Souris

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Évaluation des effets de Süvy sur la santé

(NTS-FR-365587v1 – 09/09/2025)
  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
Souris : 6680
Souffrances
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Devenir
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Pendant 24 semaines, une partie des souris subit chaque semaine une prise de sang et un jeûne de cinq heures pour mesurer la glycémie, ainsi qu'un test à l'insuline de 3 h 30 à jeun et, pour un second lot, un test de tolérance au glucose de six heures à jeun la semaine de la mise à mort. D'autres sont isolées pendant 18 h 30 à 22 heures et privées de nourriture pendant 15 h 30 à 19 heures, une fois par semaine sur cinq semaines au plus, ou gavées chaque jour pendant huit jours, et un régime hypercalorique doit en rendre certaines obèses, et une privation de nourriture doit imiter chez d'autres une anorexie. 6 680 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger ou modéré, pour comparer aux sucres et édulcorants du marché un substitut breveté issu de fruits fermentés et de fibres, avec trois tests de l'attention et un test de comportement dont la nature n'est pas précisée. Toutes sont tuées à la fin de la procédure, pour prélever leur appareil digestif, leur foie, leur rate, leurs reins, leur pancréas, leurs muscles, leur tissu adipeux, leurs dents et leur cerveau.

Objectifs

Le sucre, et plus particulièrement le saccharose, occupe une place centrale dans notre alimentation en raison de ses propriétés organoleptiques (goût sucré, texture…) et fonctionnelles (conservation, structure...). Toutefois, sa consommation excessive est associée à de nombreuses pathologies chroniques telles que le diabète de type 2, les maladies neurodégénératives, les maladies cardiovasculaires, l’obésité, les troubles du comportement alimentaire ou encore l’inflammation. Au-delà des impacts physiopathologiques, plusieurs études mettent en évidence un lien entre consommation excessive de sucre et troubles du comportement, en particulier chez les enfants. En effet, la consommation de sucre serait associée à des troubles de l’attention, de l’impulsivité, voire à une augmentation de l’agressivité. Face à ces enjeux de santé publique, la recherche de substituts sucrants plus sains devient essentielle. L’objectif est double : maintenir les caractéristiques sensorielles et fonctionnelles du sucre tout en réduisant son impact sur la santé. Dans ce contexte, un nouveau substitut de sucre, un complexe sucrant breveté issu de fruits fermentés et de fibres, apparait comme prometteur dans cet enjeu. Ce substitut présente une particularité majeure : il possède des propriétés physiques similaires à celles du sucre, ce qui lui permet de s’intégrer aisément dans les préparations culinaires classiques, tout en limitant l’impact sur la santé. Au-delà de ces propriétés, ce substitut de sucre suscite un intérêt croissant pour son potentiel à limiter les pics glycémiques postprandiaux. Il permettrait aussi de palier aux dysrégulations émotionnelles et cognitives induites par le sucre. Par ailleurs, sa faible valeur énergétique pourrait jouer un rôle dans le contrôle du poids corporel et des apports caloriques, éléments clés dans la lutte contre l’obésité. Ce projet, à l’interface entre nutrition, physiologie et comportement, a pour objectif de déterminer si le substitut de sucre représente une alternative crédible au sucre classique du point de vue de la santé à court et long terme.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à générer des connaissances sur les effets d’un substitut sucrant innovant. Les bénéfices attendus sont : scientifiques, sanitaires et sociétaux. 1-Avancées scientifiques : Ce projet permettra d’approfondir la compréhension des effets des substituts du sucre sur la régulation de la glycémie, la sécrétion d’insuline et les marqueurs d’inflammation de bas grade. Il explorera également les effets neurocomportementaux d’une consommation chronique ou aiguë de sucre et de ses substituts, notamment en ce qui concerne la concentration, l’impulsivité et les comportements agressifs. Par ailleurs, les mécanismes de régulation de la satiété feront l’objet d’une attention particulière, en lien avec la fermentation colique et la production d’acides gras à chaîne courte. Enfin, le rôle de ce substitut de sucre sera évalué dans des contextes de surconsommation alimentaire (modèle d’obésité) et de réalimentation après une phase de dénutrition (modèle post-anorexique). 2-Bénéfices sur la santé humaine : Les retombées potentielles pour la santé sont significatives. Le bénéfice principal réside dans la réduction des risques associés à une consommation excessive de sucre, tels que le diabète de type 2, l’obésité, les maladies cardiovasculaires et certaines dysrégulations neurocognitives. Une attention particulière sera portée à l’amélioration de la régulation des fonctions cognitives et émotionnelles, en lien avec les variations de neurotransmetteurs observées lors de la consommation de sucre chez certains individus sensibles. 3- Impact sur la santé publique : Ce projet répond à une demande croissante de la population et des acteurs de l’agroalimentaire pour des produits alimentaires à la fois plus sains et sensoriellement satisfaisants. Il pourrait ainsi contribuer à la formulation de nouvelles recommandations nutritionnelles et à la reformulation de produits à moindre impact métabolique. En apportant des données robustes sur les effets d’un substitut sucrant à faible index glycémique, ce projet ambitionne de participer à la transition vers une alimentation plus favorable à la santé métabolique et mentale, tout en préservant le plaisir alimentaire.

Procédures

Procédure 1 : - La pesée, réalisée sur animaux vigile, durera 2 min. - Prélèvement sanguin sera réalisé 1 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude (soit 24 fois) et durera 1 min. - Le test de l’attention sera réalisé 3 fois par souris et durera 30 à 40 min - Le test de comportement sera réalisé 1 fois par souris et durera 23min divisé en 3 sessions sur 2 jours. - le test de l’insuline sera réalisé 1 fois par groupe et durera 3h30 (à jeun) - le test de tolérance au glucose sera réalisé 1 fois par souris (sur un second lot) la semaine de la mise à mort et durera 6h (à jeun) -la mise à jeun pour la prise de la glycémie sera réalisé chaque semaine, soit 24 fois par souris et durera 5h Procédure 2 : -La période de jeun durera entre 15h30 et 19h selon la phase. -La période d’isolement durera entre 18h30 et 22h selon la phase -Le prélèvement sanguin sera réalisé 1 fois par phase (1 par semaine) soit 5 fois maximum durera 1 min. -Le gavage sera réalisé 1 fois par phase (1 par semaine) soit 5 fois maximum, et durera 2 min. Procédure 3 : -Le gavage sera réalisé 1 fois par jour pendant 8 jours soit 8 fois et durera 2 min. -L’injection sera réalisé 1 fois par souris et durera 2 min. -Prélèvement sanguin sera réalisé 1 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude (soit 4 fois), et durera 1 min. -le test de l’insuline sera réalisé 1 fois par souris et durera 3h30 (à jeun) Procédure 4 : - La pesée, réalisée sur animaux vigile, durera 2 min. -Prélèvement sanguin sera réalisé 1 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude (soit 4 fois) et durera 1 min. -le test de l’insuline sera réalisé 1 fois par souris et durera 3h30 (à jeun) -la mise à jeun pour la prise de la glycémie sera réalisé chaque semaine, soit 24 fois par souris et durera 5h Procédure 5 : - La pesée, réalisée sur animaux vigile, durera 2 min. - Prélèvement sanguin sera réalisé 1 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude (soit 24 fois) et durera 1 min. -le test de l’insuline sera réalisé 1 fois par souris et durera 3h30 (à jeun) -la mise à jeun pour la prise de la glycémie sera réalisé chaque semaine, soit 24 fois par souris et durera 5h Procédure 6 : - La pesée quotidienne, réalisée sur animaux vigile, durera 2 min. - Prélèvement sanguin sera réalisé 1 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude (soit 24 fois) et durera 1 min. -le test de l’insuline sera réalisé 1 fois par souris et durera 3h30 (à jeun)

Impact sur les animaux

Les techniques de contention et l'administration de substances peuvent induire un stress significatif chez la souris. En particulier, l'administration sous-cutanée ou par gavage, ainsi que les prélèvements sanguins, peuvent être traumatisants si effectués par du personnel insuffisamment expérimenté, entraînant des complications telles que des hématomes ou une administration incorrecte, comme dans la trachée au lieu de l'estomac. Les tests comportementaux peuvent provoquer un stress léger. Les souris devront être isolées, or l’isolement social peut causer du stress et de l’anxiété chez les souris, qui sont des animaux sociaux par nature. Un régime hyper calorique sera administré aux souris afin de mimer une obésité, leur prise de poids va entraîner une réduction de leur mobilité, ce qui pourrait provoquer un inconfort. Une privation de nourriture sera mise en place afin de mimer une anorexie chez les animaux, une perte de poids trop élevée entraînera une sortie des animaux de l’étude. Les périodes de jeûne pourraient provoquer un stress et un inconfort modérés. Les pesées réalisées plusieurs fois par semaine pourraient générer un stress léger.

Devenir

A la fin de la procédure les animaux seront mis à mort afin de prélever leurs organes pour des analyses biologiques. Ces analyses permettront de comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacents à l’effet de la consommation de ce substitut de sucre. Les animaux ne seront donc pas gardés en vie car nous allons collecter l’appareil digestif, le foie, la rate, les reins, le pancréas, les muscles, le tissu adipeux, les dents et le cerveau pour procéder à des analyses biologiques.

Remplacement

À ce jour, il n’existe pas d’alternative aux tests sur les animaux qui permette de comprendre de manière fiable et complète comment ce substitut de sucre agit sur l’ensemble du corps. Les méthodes en laboratoire (sur cellules ou par modélisation informatique) ne suffisent pas à reproduire la complexité des réactions de notre organisme, notamment en ce qui concerne le métabolisme, la satiété, l’inflammation ou encore le comportement alimentaire. C’est pourquoi les études sur l’animal, en particulier la souris, restent nécessaires. Elles permettent d’observer comment ce substitut de sucre influence la sensation de satiété, la régulation du sucre dans le sang, les réponses inflammatoires et ses effets dans des situations comme l’obésité ou l’anorexie. L’utilisation de la souris offre une vision globale et sur la durée, ce qui est essentiel pour mener à bien ce projet de recherche dans un cadre scientifiquement pertinent.

Réduction

Cette étude, qui s’étalera sur cinq ans, vise à mieux comprendre les effets du substitut de sucre en le comparant aux sucres et édulcorants déjà disponibles sur le marché. Elle prendra en compte les différences entre les sexes en étudiant ses effets à la fois chez les mâles et les femelles, car le métabolisme peut varier selon le genre. Pour évaluer les effets d’une consommation prolongée, un grand nombre de souris est nécessaire. Certaines seront analysées à différentes étapes de l’étude afin de détecter, le cas échéant, des effets sur des organes comme le foie, les reins ou les intestins. Toutefois, si aucun impact n’est observé après 24 semaines chez un premier groupe de souris, les autres groupes ne seront pas utilisés. Le nombre de souris a été calculé pour obtenir des résultats fiables : 20 souris par groupe permettront notamment de tester la réponse du corps au sucre (tolérance au glucose et à l’insuline).

Raffinement

Les souris seront logées en groupes de quatre ou cinq dans des cages respectant les normes réglementaires, avec un accès libre à l'eau et à la nourriture. Pour réduire au minimum les nuisances sur le bien-être animal, les souris seront manipulées quotidiennement par les mêmes expérimentateurs. Ces mêmes expérimentateurs feront les administrations de la molécule et les tests comportementaux tout au long du projet. Les expérimentateurs s’assureront quotidiennement du bien-être animal Des points limites seront mis en place. Les mises à mort seront effectuées sous anesthésie profonde. Enfin, pour limiter le stress des animaux lors des tests comportementaux, des phases d’acclimatations dans les différentes enceintes font partie intégrante du protocole.

Choix des espèces

Les souris sont des modèles animaux largement utilisés dans la recherche biomédicale en raison de leur similitude biologique avec l'homme. Elles ont des systèmes digestifs, hormonaux et métaboliques assez proches de ceux de l’homme, ce qui permet d'étudier les effets physiopathologiques des aliments, tels que les substituts de sucre. Le choix d’utiliser des souris a aussi été conforté par le fait qu’il existe un plus grand nombre d’outils d’analyse disponibles (dont les réactifs immunologiques), par rapport aux autres espèces. Nous allons utiliser des souris de 8 semaines afin de regarder l’impact de la prise du substitut de sucre au cours de la vie adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 6200
Souffrances
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Devenir
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 6200

6 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Hautement immunodéprimées et maintenues en hébergement stérile, elles reçoivent des injections quotidiennes plusieurs jours de suite, des cellules leucémiques humaines ou murines, une chimiothérapie cinq jours d'affilée, puis des prélèvements de sang et de moelle dans le fémur. Le porteur décrit ce que produit l'inhibition de l'autophagie, une perte de poids puis, vers six semaines, des tremblements et une paralysie des pattes arrière, et signale que les cellules leucémiques injectées dégradent rapidement l'état général. Les bénéfices annoncés pour les malades atteints de leucémie aiguë myéloïde passent par des thérapies encore à développer, et le porteur affirme qu'il est "indispensable" d'avoir des preuves d'efficacité in vivo avant tout passage en clinique.

Objectifs

L’hématopoïèse est responsable de la génération de l'ensemble des cellules sanguines. En condition physiologique, l’hématopoïèse est soutenue par les cellules présentent dans la moelle osseuse (MO). Des dérégulations de ces cellules peuvent conduire à la survenue d'hémopathies malignes (maladies du sang) telles que les leucémies. Les leucémies aiguës myéloïdes (LAM) sont les cancers du sang et de la moelle osseuse les plus courants chez l’adulte. Malgré un taux élevé de rémission après traitement par chimiothérapie, les rechutes sont fréquentes. L’autophagie est un processus impliqué dans l’homéostasie cellulaire, la régulation du métabolisme mais également l’hématopoïèse. Ainsi, des dérégulations de l’autophagie sont impliquées dans de nombreuses maladies telles que le cancer. Récemment, l’autophagie des cellules du microenvironnement a également été mise en évidence comme favorisant la croissance de différents cancers en fournissant les substrats nécessaires aux cellules cancéreuses. Ainsi, ce projet s’intéresse à l’étude de l'implication de l’autophagie des cellules du microenvironnement de la MO dans la régulation de l’hématopoïèse et de la chimiorésistance des LAM. Mieux comprendre ces mécanismes nous aidera à mieux prévenir et soigner les hémopathies malignes.

Bénéfices attendus

La résistance aux chimiothérapies représente un enjeu clinique majeur dans les LAM. Ce projet apportera une meilleure compréhension du rôle de l'autophagie dans l’hématopoïèse mais également la résistance des LAM et les mécanismes moléculaires exacts impliqués. Cette meilleure compréhension pourra permettre le développement de thérapies ciblant directement l'autophagie ou des voies moléculaires régulées par ce mécanisme. Ce projet permettra également la découverte de nouvelles combinaisons thérapeutiques avec des chimiothérapies ou thérapies ciblées existantes dans le but d'améliorer la prise en charge et le traitement des patients atteints de LAM et ainsi diminuer les récidives.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Pré-conditionnement des animaux : une injection par jour pendant 1 ou 2 jours, 48h avant injection des cellules. Durée : quelques secondes. Sur animaux vigiles. – Inhibition de l'autophagie : une injection par jour pendant 4 jours. Durée : quelques secondes. Sur animaux vigiles. – Traitements par chimiothérapie : 1 injection par jour pendant 5 jours, durée : quelques secondes. Sur animaux vigiles. - Test cibles thérapeutiques : leur fréquence d’administration sera déterminée selon la littérature, en respectant scrupuleusement les recommandations des volumes limites. Ces procédures dureront de quelques secondes à 1 minute. - Injection des cellules hématopoïétiques. Durée : quelques secondes à une minute. Sur animaux vigiles - Injection des cellules leucémiques. Durée : quelques secondes à une minute. Sur animaux vigiles. - Prélèvements sanguins : Toutes les 4 semaines si besoin. Durée : environ 1 minute. Sur animaux anesthésiés ou vigiles. - Prélèvements de moelle : Si absence de cellules aux prélèvements sanguin. Durée : environ 1 minute. Sur animaux anesthésiés.

Impact sur les animaux

L’inhibition de l’autophagie conduit à une perte de poids puis plus tardivement (6 semaines) à une neurodégénérescence caractérisée par des tremblements et paralysie des pattes arrière. Le pré-conditionnement des animaux permettant la greffe des cellules conduit à des nuisances temporaires : déshydration et perte de poids. L’injection de lignées cellulaires de LAM qui prolifèrent rapidement engendre une détérioration rapide de l’état général des souris : déshydratation, perte de poids, paralysie des pattes arrière. Nuisances concernant les points des expériences : contention : stress, injection IP : stress, douleur modérée, Prélèvements veineux : douleur légère (sous anesthésie), prélèvements intra-fémoraux : douleur modérée, notamment au niveau du genou (sous anesthésie + analgésiques/antalgiques).

Devenir

Les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure afin de prélever les échantillons à analyser (sang, cellules de la moelle osseuse et de la rate).

Remplacement

Dans le but d’évaluer la contribution de l’autophagie dans l’hématopoïèse et la résistance leucémique, des tests chez l’animal sont nécessaires car il n’existe pas de modèle in vitro permettant d’étudier de façon fidèle les interactions entre la tumeur et son microenvironnement ainsi que son évolution au sein d’un organisme vivant. Bien que certains modèles in vitro (notamment de co-culture) permettent d’obtenir une première compréhension des mécanismes, ils ne sont pas suffisants. Afin d’appliquer nos résultats au stade clinique chez l’homme, il est indispensable d’avoir des preuves d’efficacité in vivo.

Réduction

Les cohortes décrites ont été calculées de manière à utiliser le nombre juste d’animaux. C’est-à dire un nombre suffisant pour observer l’effet attendu, mais suffisamment réduit pour ne pas utiliser de façon injustifiée des animaux. Pour cela, nous utilisons un logiciel paramétré pour pouvoir détecter des différences entre les groupes égales ou supérieures à 30%, en utilisant des tests statistiques appropriés en fonction des expériences et des groupes expérimentaux.

Raffinement

L'expérimentation fait l'objet d'une procédure de suivi du bien-être des animaux, adaptée au modèle et aux potentiels effets indésirables des procédures : les animaux seront observés quotidiennement (par le personnel de la zootechnie et les expérimentat.eurs.rices) et le milieu sera enrichi avec du papier et des frisottis pour améliorer le bien-être. Les souris utilisées dans le projet étant des animaux hautement immunodéprimés, ils sont maintenus dans un hébergement stérile. Les cages sont disposées sur des portoirs ventilés et toute personne pénétrant dans les hébergements doit porter les équipements de protection individuelle (EPI) suivants: masque chirurgical, charlotte, surchaussures, combinaison, gants. Les protocoles ont été étudiés afin de limiter au maximum le stress ainsi que la douleur subie par l'animal, en optimisant le mode et le volume d'injection (des cellules, des composés) et la durée de traitement. Des anesthésiques et analgésiques seront également utilisés lors des prélèvements veineux et intrafémoraux. Lors des expériences (chimiothérapie ou autres composés, ainsi qu’après injection de lignées cellulaires), qui pourraient engendrer une dégradation de l’état de santé des animaux, celui-ci sera évalué grâce à une grille de score adaptée (état général, poids, pelage, réflexes…). En cas d'approche d'un point limite, le responsable de l'étude prendra une décision dans les 24h après le signalement, afin de choisir une éventuelle suspension du traitement, réhydratation ou un soin. L’expérience sera stoppée (et les animaux mis à mort) lorsque le score atteindra un score trop élevé. De plus, les études antérieures ont permis de mieux appréhender les points limites. La plupart des procédures décrites dans ce projet ont déjà obtenu l'accord d'un comité d'éthique pour l'expérimentation animale.

Choix des espèces

Le modèle souris est à la base de la compréhension du rôle de l’autophagie dans de nombreuses pathologies et dans l’hématopoïèse. Du fait de la présence de nombreux gènes équivalents chez l’homme et la souris, ce modèle intègre les caractéristiques de la pathologie humaine et aide à la compréhension de la résistance des cellules aux traitements et à la compréhension des fonctions de l’autophagie. Il présente des avantages pratiques tels que la croissance rapide, le cycle de reproduction court, la facilité de transport, de manipulation et d’adaptation aux différentes conditions expérimentales ainsi qu’un coût peu élevé. L’injection de cellules hématopoïétiques (cellules du sang) murines ou humaines permet de reproduire l'hématopoïèse, processus permettant la génération de l'ensemble des cellules du sang et permet ainsi d'étudier toutes les cellules de ce processus. L’injection des cellules leucémiques dans la circulation sanguine des souris est actuellement le modèle préclinique le plus utilisé pour étudier la leucémie aiguë myéloïde in vivo puisqu'il permet de reproduire de manière relativement fidèle la maladie telle que retrouvée chez l’homme. Au début des expériences, les animaux seront âgés d’environ 7 à 12 semaines car les transplantations de cellules hématopoïétiques ou cancéreuses sont plus efficaces chez les jeunes adultes et permettent donc une meilleure prise de greffe. Le traitement au tamoxifène pour induire la délétion est également plus efficace à cet âge-là.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1606
Souffrances
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Devenir
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 1606

Les souris utilisées sont privées, par manipulation génétique ou par injection d'anticorps, des défenses immunitaires qui les protégeraient des flavivirus. 1 606 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Vaccinées deux fois, elles sont anesthésiées puis exposées pendant une demi-heure aux piqûres de moustiques infectés par la dengue, le Zika, la fièvre jaune, l'encéphalite japonaise ou le virus du Nil occidental, avant quatorze jours de suivi des symptômes métaboliques et neurologiques. Toutes sont tuées, celles qui ont été infectées au titre d'une "obligation légale", les autres pour prélever leur sang et leur rate.

Objectifs

Le projet vise à promouvoir le développement d’un vaccin contre les flavivirus transmis par les moustiques. La cible du vaccin candidat a été identifiée et correspond à un facteur de transmission dans la salive du moustique. L’équipe de recherche a déjà démontré que l’immunisation contre ce facteur de transmission protège contre l’infection par le virus de la fièvre du Nil Occidental dans un modèle murin de type sauvage. Pour soutenir le développement vaccinal, le projet décrit ici a deux objectifs : (i) décrypter le(s) mécanisme(s) de protection ; et (ii) évaluer la protection contre plusieurs flavivirus transmis par les moustiques. Ces deux objectifs nécessitent l’utilisation d’animaux génétiquement modifiés. (i) Pour décrypter les facteurs immunitaires responsables de la protection, nous évaluerons l’efficacité de la vaccination dans différentes colonies de souris où les diverses branches de l’immunité ont été supprimées par des manipulations génétiques ou par l’injection d’anticorps ciblant différentes cellules. (ii) Les souris de type sauvage ne sont pas susceptibles d’être infectées par d’autres flavivirus que le virus de la fièvre du Nil Occidental. L’infection par des flavivirus tels que ceux de la dengue, du Zika, de la fièvre jaune et de l’encéphalite japonaise nécessite des souris dont l’immunité innée a été génétiquement altérée. Le projet se déroule dans 2 établissements utilisateurs (EU1/2 et EU2/2).

Bénéfices attendus

Ce projet soutiendra le développement d’un vaccin contre plusieurs flavivirus. Ces flavivirus infectent plus d’un demi-milliard de personnes dans le monde et causent la mort d’environ 200 000 personnes chaque année. Pourtant, il n’existe actuellement aucune méthode de protection contre tous. En soutenant le développement d’un vaccin contre les flavivirus, ce projet contribuera à étoffer l’arsenal thérapeutique contre ces maladies.

Procédures

Dans un premier temps, nous évaluerons les facteurs immunitaires nécessaires pour la vaccination. Nous injecterons à deux reprises des souris présentant différents types de déficiences immunitaires avec le candidat vaccin. Les injections dureront quelques minutes. Deux semaines après la dernière injection, les souris seront anesthésiées pour prélever du sang, puis euthanasiées pour prélever la rate afin d’analyser la réponse immunitaire. Ensuite, nous évaluerons l’effet des facteurs immunitaires sur la protection conférée par le vaccin. Des souris présentant les mêmes types de déficiences immunitaires que précédemment seront injectées avec le vaccin, puis exposées à la piqûre de moustiques infectés par le virus de la fièvre du Nil Occidental. L’exposition aux moustiques, sous anesthésie, durera moins de 30 minutes. Nous effectuerons ensuite un seul prélèvement sanguin pour vérifier l’infection et évaluerons les symptômes pendant 14 jours en observant et pesant les souris. Enfin, nous évaluerons l’effet de la vaccination sur la protection contre l’infection par les virus de la dengue, du Zika, de la fièvre jaune et de l’encéphalite japonaise. Des souris génétiquement modifiées, susceptibles à ces flavivirus, seront injectées avec le vaccin, puis exposées à la piqûre de moustiques infectés par ces virus. Nous procéderons de la même manière que pour le virus du Nil Occidental pour la vérification de l’infection et le suivi des symptômes. Toutes les immunisations seront conduites dans l’EU2/2. Toutes les infections et les procédures sur animaux infectées seront conduites dans l’EU1/2.

Impact sur les animaux

Douleur passagère au niveau du site d’injection lors de l’administration du vaccin candidat et des anesthésiques, ainsi que lors des prélèvements sanguins. Développement de symptômes métaboliques et neurologiques associés à l’infection flavivirale.

Devenir

Les animaux utilisés pour l’étude de la réponse immunitaire à notre vaccin candidat seront euthanasiés afin de permettre la collecte de sang et d’organes. Tous les animaux infectés seront euthanasiés à la fin des procédures, conformément à l’obligation légale.

Remplacement

Dans notre cas, le modèle animal est incontournable. Aucun modèle autre que le modèle animal ne permet de tester l’effet de l’immunisation sur la transmission par piqûre de moustique. Néanmoins, nous avons généré les données préliminaires nécessaires pour supporter notre hypothèse sur des modèles cellulaires in vitro.

Réduction

Pour évaluer l’effet de la réponse immunitaire dans les différentes conditions de déficiences immunitaires, nous utiliserons 5 souris par groupe car ce nombre est le minimum pour obtenir des données fiables selon des travaux préliminaires. Pour quantifier l’effet de la vaccination sur l’infection nous utiliserons 15 souris par groupe, nous avons effectué des calculs statistiques de puissance à partir d'expériences préliminaires pour connaitre le nombre minimum d'individus nécessaire.

Raffinement

Les souris auront accès à des enrichissements variés. Les souris seront anesthésiées avant leur exposition aux moustiques pour limiter la gêne de la piqûre. Un contrôle régulier, toutes les 15 min, sera effectué pour déceler de possibles anomalies liées à la narcose. Entre autres, nous suivront les grandes fonctions. En dehors des expériences, le suivi des animaux s’effectuera quotidiennement en se basant sur la grille de scoring des symptômes. Des points limites seront mises en place suivant ce score.

Choix des espèces

Nous allons utiliser des souris. Les souris sont des animaux de petites tailles, faciles à manipuler, avec lesquelles nous avons développé et évalué la stratégie vaccinale. Nous continuerons à documenter la protection conférée par notre vaccin candidat sur souris avant de tester le vaccin candidat sur des animaux plus grands pour soutenir une demande d’essais cliniques. Nous allons utiliser des sujets adultes de 6-8 semaines car ils ont un système immunitaire mature permettant une réponse immunitaire adéquate. Leur taille permet aussi la piqûre simultanée par plusieurs moustiques, nécessaire pour maximiser l’effet de l’infection. Leur taille facilite leur manipulation.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1536
Souffrances
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Devenir
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 1536

Toutes biopsiées à l'oreille au poinçon ou aux ciseaux, et 320 d'entre elles gavées une fois par semaine jusqu'à seize fois, 1 536 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles portent des modifications génétiques qui leur font développer des tumeurs pulmonaires entre trois et quatre mois, et sont tuées au plus tard à cinq mois pour prélever des tissus, ou parce que le porteur les juge "inutilisables" pour le projet. L'objet est de savoir si les cellules sénescentes freinent ou favorisent le cancer du poumon. Le porteur reconnaît que ces tumeurs sont indétectables à l'œil comme à la palpation et annonce un simple suivi hebdomadaire, sans dire comment il repérera la souffrance des souris chez lesquelles elles progressent.

Objectifs

Malgré les efforts considérables déployés pour lutter contre le cancer et trouver des traitements efficaces, cette maladie demeure l’une des principales causes de mortalité en France et dans le monde. Un des principaux défis des différentes approches anticancéreuses est leur incapacité à éliminer toutes les cellules tumorales. En effet, une petite proportion de ces cellules parvient à survivre aux traitements puis redonne naissance à des tumeurs. La nature de ces cellules cancéreuses résistantes reste largement méconnue et sujette à débat, néanmoins, il pourrait s'agir de cellules sénescentes (CS). La sénescence est un processus qui se déclenche lorsqu’une cellule est soumise à un stress susceptible de la rendre cancéreuse, entrainant un blocage définitif de sa capacité à se multiplier, et donc a créer des tumeurs. Néanmoins, certaines études suggèrent que les CS sont non seulement sont très résistantes aux traitements anticancéreux, mais pourraient contourner leur blocage et redevenir capable de se multiplier. Pire encore : ces traitements pourraient paradoxalement induire la sénescence par le stress qu’ils engendrent, et donc permettre a des cellules précancéreuses de survivre. Nous supposons donc que la sénescence n’est pas nécessairement une barrière définitive et qu’elle pourrait être contournée, permettant ainsi à des cellules potentiellement tumorales de survivre aux traitements et de compléter ultérieurement leur transformation en cellules cancéreuses, expliquant ainsi le retour du cancer chez les patients traités. Le but de ce projet est de comprendre comment les cellules pulmonaires sénescentes influencent le développement du cancer en utilisant un modèle murin développant des tumeurs pulmonaires associé à des systèmes génétiques et pharmacologiques permettant de marquer et d'éliminer les cellules sénescentes.

Bénéfices attendus

En déterminant la contribution des cellules sénescentes dans le développement tumoral, nous espérons pouvoir déterminer si elles inhibent ou au contraire promeuvent celui-ci. Dans ce dernier cas, nous aurons découvert une nouvelle cible pharmacologique dans la lutte contre le cancer pulmonaire.

Procédures

Biopsie : La totalité des 1536 souris seront biospiées, par prélèvement d'un petit bout de tissu par punch ou avec des ciseaux (3 mm). Fait une seule fois dans la vie de l'animal pour une durée inférieur a 1 minute. Gavage : 320 souris seront gavées une fois par semaine à partir de l’âge d’un mois et jusqu’à leur mise à mort a l'age de 2 mois (4 gavages), 3 mois ( 8 gavages), 4 mois (12 gavages) et 5 mois (16 gavages). 80 souris seront traitées pour chaque âge. La procédure de gavage prend moins de 15 secondes par souris.

Impact sur les animaux

Le modèle murin utilisé dans ce projet développe des tumeurs pulmonaires entre 3 et 4 mois au point d'impacter leurs bien-être à partir de 6 et de causer la mort a près de 7 mois. Néanmoins, ces souris seront mises à mort à 5 mois maximum, soit avant que des problèmes sanitaires n'apparaissent. Il est néanmoins possible que certaines d'entre elles développent des difficultés respiratoire mineures. De même, il existe une faible probabilité de voir apparaître des prolapsus rectal et des papillomes sur le corps de la souris. Les souris seront également maintenues en contention puis biospiées : elles devraient donc subir un stress et une douleur légère pour un court laps de temps. En ce qui concerne le gavage, les souris ne devraient alors ressentir qu'un léger et fugitif inconfort, peu de stress et aucune douleur.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort à l'issue de chaque procédure pour les raisons suivantes : soit les souris seront susceptibles de développer des tumeurs pulmonaires et doivent dont être mises à mort avant que cela ne se produise ; soit les souris seront mises à mort pour prélèvement de tissus aux temps impartie ; soit les souris seront inutilisables pour ce projet (mauvaise combinaison de gènes ou souris trop âgée).

Remplacement

L'étude de la senescence est un processus intégré impliquant une communication intra- et inter-cellulaire et tissulaire. Il est ainsi impossible de mimer in vitro ou in silico le développement tumoral au sein des poumons et son interaction avec des cellules sénescentes. Pour ce projet, le recours à l’animal reste donc indispensable.

Réduction

Nous n’avons pas trouvé de système in vitro permettant de faire des analyses préliminaires susceptibles de diminuer le nombre de souris à utiliser. Des efforts seront faits pour limiter le nombre de souris nécessaires par groupe, par exemple en utilisant les règles statistiques adéquates et des logiciel dédiés. En se basant sur la littérature déjà existante et en prenant en compte les exigences de réduction, nous constituerons des groupes expérimentaux composés de 20 animaux. Pour cette étude, nous aurons besoin de souris sur 4 à 5 ans. Les effectifs ont été choisis en prenant en compte 2 paramètres : -(1)Le nombre minimum de souris permettant d’obtenir des résultats significatifs. –(2)Le taux de mortalité/échec associé au travail sur animaux et a la part d’incertitude, notre modèle murin cancéreux développant un phénotype dommageable.

Raffinement

Le raffinement sera assuré par: 1) Un enrichissement permettant l’expression des besoins comportementaux et physiologiques de l’espèce (morceau de bois, abris dans la cage...). 2) Un suivi sanitaire hebdomadaire par les membres de l’équipe (expérimentateurs + personnels techniques). Ce suivi permettra d’indiquer si la souris a atteint des points limite préalablement définis et imposera la prise de mesures adéquats. La fréquence de ces examens sera intensifiée en fonction des symptômes relevés sur un animal jusqu'à la disparition du problème ou la mise à mort de l'animal. Le suivi permettra notamment d'identifier un développement tumoral non pulmonaire visible qui peut rarement se produire dans notre modèle murin. En ce qui concerne les tumeurs pulmonaires, il sera impossible de les détecter visuellement ou par palpation. Cependant, elles se traduisent par un affaiblissement de l'animal associé à un essoufflement marqué de la souris. De plus, le développement de cancers pulmonaires entre 3 et 4 mois n'aura qu'un impact mineur sur le bien-être des souris car nous les mettrons à mort à 5 mois maximum (le bien-être étant impacté à partir de 6 mois et la mort survenant à 7 mois)». Pour le gavage, nous utiliserons une sonde à bout rond et de longueur appropriée afin de limiter les risques d'irritation voire de blessures. Plusieurs mesures correctives seront faites suivant les problèmes sanitaires rencontrés : désinfection en cas de plaie, nourriture gélifiée+mesure du poids si la souris parait amaigrie, antalgique en cas de signe de souffrance de la souris, et enfin consultation du vétérinaire en cas de doute sur la conduite à tenir.

Choix des espèces

Il s'agit d'une étude exploratoire et innovante basée sur les modèles murins transgéniques qui ont déjà été utilisés dans le cadre d'études portant sur la sénescence. À notre connaissance, il n'existe pas d'autres organismes modèles transgéniques comparables et utilisables pour étudier la sénescence, tant au niveau de leur disponibilité, de la vitesse de leur vieillissement et de leur capacité a générer rapidement les animaux expérimentaux nécessaires. Nous aurons besoin d'animaux adultes à l'âge adulte, tant pour générer les animaux expérimentaux que pour mener nos expériences. En effet, nous suivrons le développement tumoral, lequel n'apparaît que chez les souris adultes. Pour des raisons scientifiques (d'étude de la croissance tumorale) et éthiques ,toutes les souris expérimentales seront mises à mort entre 2 et 5 mois.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1170
Souffrances
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1 170 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Des cellules tumorales leur sont injectées dans le cerveau, une partie subit trois semaines plus tard l'ouverture du crâne pour retirer la tumeur, reçoit dans la cavité des cellules immunitaires modifiées ou un implant, et donne deux prises de sang par semaine. Le porteur annonce une perte de poids pouvant dépasser 20 %, une tête inclinée et une perte progressive d'équilibre, et écrit que le retrait de la tumeur ne provoque pas de douleur puisque le cerveau n'a pas de terminaisons nerveuses. Il conclut qu'aucun modèle in vitro ne permet d'étudier une chirurgie associée à une immunothérapie, ce qui selon lui "justifie l'utilisation du modèle animal", le projet étant mené avec un groupe pharmaceutique.

Objectifs

Le glioblastome (GBM) est la tumeur cérébrale la plus fréquente et la plus agressive chez l'adulte. Malgré un traitement lourd associant chirurgie (résection pour réduire la taille de la tumeur), chimiothérapie et radiothérapie, la survie moyenne des patients est inférieure à 15 mois, en raison de la survenue quasi systématique de récidives. Le principal facteur explicatif de ces récidives est la repousse de cellules très invasives qui se sont propagées à partir de la masse tumorale et qui ne sont donc pas éliminées par la résection chirurgicale. Sur la base de ces données, il est urgent d'élaborer de nouvelles stratégies de traitement. Si l'immunothérapie (utilisation des cellules immunitaires contre le cancer) s'est révélée prometteuse dans de nombreux types de cancer, notamment le mélanome, le cancer de la prostate, le cancer du poumon non à petites cellules et le carcinome rénal, elle n'a pas pu concurrencer les autres traitements dans le cas du GBM, en raison du niveau anti-inflammatoire élevé de la tumeur. Il est donc essentiel de comprendre comment nous pouvons stimuler le système immunitaire pour surmonter cet échec et améliorer son efficacité. Sur la base de ces données et en collaboration avec un groupe pharmaceutique, qui dispose déjà de données préliminaires sur la pertinence de l'utilisation de cellules immunitaires contre le cancer, nous voulons étudier l'utilisation de cellules immunitaires pour augmenter la stimulation de la réponse immunitaire anti-tumorale Dans l'ensemble, cette étude vise à explorer l'utilisation de cellules immunitaires modifiées pour cibler les cellules tumorales après la résection par chirurgie, dans le but d'améliorer la survie et de contrôler la croissance de la tumeur. En injectant ces cellules immunitaires modifiées dans la cavité chirurgicale, nous espérons améliorer leur efficacité à tuer les cellules tumorales et à stimuler l’ensemble du système immunitaire.

Bénéfices attendus

Le glioblastome est la tumeur cérébrale agressive la plus fréquente chez l'adulte et l'un des cancers les plus mortels. Malgré des traitements intensifs tels que la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie, la récidive est presque inévitable (90 %). Avec ce projet, notre objectif principal est d'acquérir des connaissances importantes qui peuvent être appliquées dans des contextes cliniques pour le traitement du GBM. Les options thérapeutiques pour ces tumeurs solides ont été relativement jusqu'à présent peu efficace .

Procédures

Dans cette étude, les animaux subiront plusieurs interventions afin d’évaluer l’efficacité d’un traitement basé sur des cellules immunitaires modifiées contre le glioblastome. Tout d’abord, une première intervention consistera en l’injection de cellules tumorales directement dans le cerveau des animaux sous anesthésie générale. Cette procédure, réalisée une seule fois par animal, durera environ 10 à 15 minutes. Trois semaines après l’injection des cellules tumorales, certains animaux subiront une résection chirurgicale de la tumeur, toujours sous anesthésie générale. Cette intervention, qui vise à mimer la prise en charge clinique du glioblastome chez l’humain, durera environ 30 à 45 minutes. Dans le cadre du traitement expérimental, des cellules immunitaires modifiées seront injectées soit directement dans la tumeur, soit dans la cavité laissée par la résection. Cette injection, réalisée une seule fois sous anesthésie brève, durera environ 5 minutes. Chez certains animaux, un implant biodégradable sera placé dans la cavité tumorale au moment de la résection. Cet implant permettra une libération contrôlée des cellules immunitaires et/ou de médicaments anti-inflammatoires pour améliorer l’efficacité du traitement. Parallèlement, des prélèvements sanguins seront effectués deux fois par semaine afin de mesurer l’évolution de la tumeur. Chaque prélèvement, réalisé en quelques secondes sur une veine de la queue, permettra de limiter le stress des animaux. Enfin les animaux seront opérés sous anesthésie générale profonde juste avant leur mise à mort pour remplacer le sang par une solution de fixation (durée de l’anesthésie : 15 min). Les animaux ne reprendront pas conscience après cette anesthésie.

Impact sur les animaux

Pendant l'injection des cellules tumorales :Suite à l’injection des cellules tumorales, les animaux peuvent présenter une douleur localisée au site d’injection apparaissant immédiatement après la procédure et pouvant persister jusqu’à 24 heures ; cette douleur sera contrôlée par l’administration d’analgésiques. Des troubles transitoires de l’équilibre et une légère diminution de l’activité motrice peuvent également être observés durant les premières 24 heures. Avec le développement de la tumeur cérébrale, attendu dans les 1 à 2 semaines suivant l’inoculation, une perte progressive de l’équilibre, une réduction de la mobilité, une inclinaison anormale de la tête et un amaigrissement peuvent apparaître. Ces signes tendent à s’aggraver avec la croissance tumorale et seront surveillés quotidiennement afin d’identifier le moment approprié pour appliquer les critères d’arrêt. Pendant la résection : l'os du crâne étant mal innervé, la craniotomie provoque une douleur modérée. Alors que l'incision de la peau provoque une douleur modérée, la résection de la tumeur elle-même ne provoque pas de douleur puisque le cerveau n'a pas de terminaisons nerveuses. À la suite de cette opération, l'animal peut présenter une réduction de ses mouvements et de sa mobilité, ainsi qu'une perte de coordination dans les heures qui suivent l'intervention. Une perte de poids peut également être observée dans les jours qui suivent l'opération. Injection de monocytes modifiés: À la suite de l’injection de ces cellules immunes modifées, une perte progressive de poids supérieure à 20 % et un pelage hirsute, notamment au niveau du museau, peuvent être observés. D’autres signes incluent une réduction de la mobilité et une posture anormale (par exemple tête inclinée), comme rapporté dans des modèles similaires dans la littérature. Ces signes traduisent une dégradation de l’état général et entraîneront l’euthanasie conformément aux critères d’arrêt afin d’éviter toute souffrance. Nous prévoyons un stress et une douleur minimes lors des injections intracrâniennes, La douleur associée aux prélèvements sanguins répétés sera équivalente à celle de l’introduction d’une aiguille et pourront provoquer un stress chez la souris.

Devenir

Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem

Remplacement

Les résultats préliminaires obtenus en laboratoire et les données de la littérature nous amènent à penser que les changements de comportement des cellules tumorales après une intervention chirurgicale sont intimement dépendants de leur environnement. Cependant, le microenvironnement tumoral (toutes les cellules non tumorales autour de la masse tumorale) est un système complexe avec un nombre extrêmement élevé de paramètres, dont la plupart sont inconnus : il est actuellement impossible de recréer complètement cet environnement ex vivo. C'est pourquoi des études animales sont nécessaires. Notre hypothèse est que l'administration d'une thérapie par CAR-monocytes (cellules immunitaires modifiées) en utilisant la cavité chirurgicale renforcera la capacité du système immunitaire à combattre la tumeur et fournira une meilleure réponse au traitement standard par radiothérapie et chimiothérapie. Cette approche ne peut pas être étudiée de manière fiable par des modèles in vitro, car aucun ne permet de reproduire l'interaction complexe entre la cavité chirurgicale, le microenvironnement tumoral et la thérapie immunitaire. Cela justifie l’utilisation du modèle animal.. En outre, nos collaborateurs ont déjà utilisé des monocytes modifiés in vitro en co-culture 2D, testé avec des cellules GBM ce qui a permis de sélectionner les meilleurs candidats et de prouver leur efficacité contre les cellules tumorales. De plus, nous souhaitons évaluer l'effet d'une résection chirurgicale combinée à une immunothérapie utilisant des monocytes modifiés. A notre connaissance, aucun modèle in vitro ne permet d'étudier cette procédure sans utiliser d'animaux.

Réduction

Pour réduire le nombre d'animaux, nous avons procédé à une analyse documentaire approfondie. En outre, notre expérience passée nous permet de limiter le nombre d'animaux. Plus précisément : 1. Nous avons identifié le nombre de cellules à injecter pour obtenir une tumeur de taille correcte. Nous n’aurons donc pas besoin de reproduire ces expériences 2. Nous avons appris à réséquer la tumeur, cette technique étant déjà pratiquée et maîtrisée dans notre laboratoire depuis plusieurs années. 3. Pour les traitements par CAR-Monocytes (cellules immunitaires modifiées), nous avons réalisé de nombreuses expériences in vitro avec l'aide de nos collaborateurs, ce qui nous a permis de déterminer les doses et le moment du traitement, réduisant ainsi de manière significative le nombre d'animaux utilisés. 4. Le suivi régulier de la progression de la tumeur par la mesure d'un marqueur sanguin nous permet de savoir quand réséquer la tumeur, réduisant ainsi également le nombre d'animaux utilisés. 5. Les analyses nécessitent une faible quantité de matériel, ce qui réduit le nombre d'animaux nécessaires. 6. Pour ce projet, le nombre de souris utilisées a été soigneusement calculé afin d’obtenir des résultats fiables tout en utilisant le moins d’animaux possible. Le nombre de souris par groupe est donc réduit au strict minimum, en fonction du type d’expérience tout en garantissant que les résultats soient statistiquement solides.

Raffinement

Conformément aux recommandations internationales, notamment dans le domaine de l'oncologie, les animaux sont suivis individuellement plusieurs fois par semaine (2 à 3 fois) afin de s'assurer de leur bien-être. Celui-ci sera évalué à l'aide d'une grille de cotation. Les interventions invasives sont réalisées sous anesthésie générale et les animaux reçoivent systématiquement des traitements analgésiques appropriés pendant et après les opérations. Les interventions chirurgicales sont réalisées dans des conditions de stérilité maximale par un personnel spécialement formé. Les animaux bénéficient d'une prise en charge standardisée de la douleur et sont régulièrement suivis après l'opération. Après injection du traitement, les animaux seront suivis 2 à 3 fois par semaine pendant les deux premières semaines, puis une surveillance quotidienne sera mise en place dès le développement de la tumeur. Cette surveillance quotidienne sera assurée y compris les week-ends et les jours fériés. L’objectif est de détecter précocement toute perte de poids ou signe de souffrance. En cas de perte de poids détectée, une surveillance rapprochée avec pesées quotidiennes et soins complémentaires (hydratation, compléments alimentaires) sera assurée. Après injections du traitement, les animaux seront suivis quotidiennement (jours ouvrés donc 5j/semaine) afin d’évaluer la perte de poils, et pesés plusieurs fois par semaine. Si une perte de poids est détectée, l’animal sera alors surveillé de manière plus rapprochée avec une pesée quotidienne et des soins complémentaires effectués (hydratation, compléments alimentaires). Nous travaillons avec un personnel expérimenté dans l’observation et la gestion des souris, capable de reconnaître rapidement les signes de douleur ou de détresse. Le suivi est effectué de manière objective en s'appuyant sur la grille d'évaluation spécifique au projet. Si nécessaire, des soins supplémentaires, tels que des analgésiques ou réhydratation, compléments alimentaires seront apportés. Si aucun soulagement n’est possible, les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

Nous mènerons nos expériences en utilisant des souris, espèce de choix pour les études de cancérogenèse et les expériences menées en thérapeutique du cancer. Elles ont depuis longtemps servi à l'étude de thérapies antitumorales, notamment parce que leur physiologie est proche de celle de l'Homme. La connaissance complète du génome murin permet d'utiliser de nombreux outils bien caractérisés, dont les souris immunodéficientes, qui permettent l'implantation de cellules humaines sans rejet et offrent un modèle pertinent pour évaluer la croissance tumorale et les effets des traitements anticancéreux in vivo. Adultes de 7-8 semaines, un âge qui permet une bonne prise tumorale. De plus, les animaux à cet âge supportent mieux l’anesthésie et la chirurgie

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1450
Souffrances
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Devenir
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 1450

1 450 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, dont 80 recevront trois injections dans le ventre par semaine pendant six à huit mois. Toutes sont tuées à l'issue pour prélever des organes. 970 subissent un prélèvement de peau à l'oreille et 570 une injection sous la peau, le porteur attendant douleur, perte de poids et mobilité réduite à mesure que les cancers cutanés se développent. Les retombées annoncées, de nouveaux marqueurs et de nouvelles cibles thérapeutiques, sont renvoyées au conditionnel, l'objectif immédiat restant de comprendre le rôle d'une protéine dans la pigmentation de la peau.

Objectifs

Des données de plus en plus nombreuses indiquent que des protéines impliquées dans la croissance des cellules ont un rôle clé dans le fonctionnement de la cellule. Dans ce contexte, le but de notre projet est d’étudier les rôles d’une protéine dans le fonctionnement des cellules de la peau qui sont responsables de la pigmentation. Ces cellules sont également responsables du développement de certains cancers, et un second objectif de notre projet sera d’étudier le rôle de cette protéine dans le développement de ces cancers de la peau. Pour atteindre notre objectif, nous utiliserons différents modèles de souris génétiquement modifiées nous permettant d'inactiver notre protéine d’intérêt spécifiquement dans les mélanocytes et d'évaluer les conséquences sur la croissance de ces cellules et sur leur capacité à pigmenter.

Bénéfices attendus

A court terme, notre projet vise à comprendre le rôle d'une protéine dans le fonctionnement des cellules de la peau et le développement des cancers de la peau. Nos travaux permettraient ainsi de comprendre comment se forment ces cancers et identifier de nouveaux marqueurs prédictifs voir même de nouvelles cibles thérapeutiques pour traiter ces cancers. De plus, il existe de nombreuses pathologies cutanées associées à des défauts de pigmentation de la peau, et à long terme nos travaux pourraient également avoir des retombées sur la compréhension de ces maladies dermatologiques.

Procédures

Sur les 1450 souris du projet : - 970 auront un prélèvement de peau à l’oreille (1 minute) - 80 recevront uniquement 3 injections dans le ventre (2 minutes par injection) – 80 recevront 3 injections dans le ventre par semaine et pendant 2 semaines (2 minutes par injection) - 80 recevront 3 injections dans le ventre par semaine et pendant 1 mois (2 minutes par injection) - 80 recevront 3 injections dans le ventre par semaine et pendant 6 à 8 mois (2 minutes par injection) - 570 recevront une injection sous la peau (3 minutes par injection) dont 240 recevront en plus 3 injections dans le ventre par semaine

Impact sur les animaux

Les effets indésirables qui pourraient être observés sur les animaux de notre projet sont notamment des effets associés au prélèvement à l’oreille, aux injections dans le ventre, à la manipulation des animaux et au développement des cancers de la peau, à savoir de la douleur, une perte de poids, une mobilité réduite et du stress. Nous n’attendons pas d’effet secondaire des différents traitements proposés sur la base de travaux déjà publiés dans la littérature.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront euthanasiés afin de prélever des organes pour la réalisation d'analyses.

Remplacement

Notre étude in vivo s’appuie sur nos résultats expérimentaux obtenus à partir de lignées cellulaires en culture. En effet, nous montrons dans ces modèles que la perte de notre protéine conduit à une forte diminution des facteurs qui régulent la pigmentation. Certains de ces acteurs étant également essentiels au développement des cancers de la peau, nous émettons l’hypothèse que la perte de notre protéine aura un impact majeur sur la croissance de ces tumeurs. Etant donné que ces travaux ne nous permettent pas d’aborder les différentes questions liées à l’initiation et au développement tumoral, nous souhaitons aborder ces questions dans des modèles intégrés in vivo, et notamment les modèles murins génétiquement modifiés.

Réduction

Nous générerons plusieurs groupes expérimentaux contenant 10 animaux chacun et le nombre d'individus par groupe a été déterminé à partir de tests statistiques. Par ailleurs, nous avons intégré une étude préliminaire afin de minimiser notre nombre d'animaux.

Raffinement

Une observation quotidienne de l’état clinique des animaux sera assurée. La sévérité des signes sera déterminée selon une grille d’évaluation qui permettra la mise en place de soins éventuels (administration d’anti-douleurs) ou conduira à l’euthanasie des animaux. Enfin, les conditions d’hébergement sur des portoirs adaptés ainsi que le suivi du statut sanitaire des animaux immunodéprimés permettent de les protéger.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour nos études in vivo car c'est la seule espèce dans laquelle nos gènes d'intérêts ont déjà été modifiés, permettant ainsi de limiter le nombre d'animaux à générer pour notre étude. Nous estimons que les conclusions de ces études réalisées chez la souris pourront être étendues à d'autres mammifères, dont l'homme. Des similarités sont observées entre nos lignées de souris génétiquement modifiées et les patients atteints de cancer de la peau ce qui nous laisse penser que ce modèle animal est un excellent modèle d'étude de la pathologie humaine et qu'il permettra, à terme, d'établir de nouvelles stratégies thérapeutiques pour traiter ce cancer de la peau. Selon les expériences, certaines souris seront utilisées à 18 jours, correspondant à la première pousse du poil adulte chez la souris et d'autres à 6 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Souris : 1388
Souffrances
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Devenir
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 1388

Rasées à la crème dépilatoire sous anesthésie puis badigeonnées d'un produit irritant trois fois par semaine pendant trois semaines, ou injectées cinq jours sur sept, 1 388 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées à l'issue pour prélever des organes. L'objet est de tester des molécules censées relancer la résolution de l'inflammation dans des modèles de dermatite atopique et de sclérodermie, un essai clinique étant évoqué comme suite possible. Le porteur écrit que le rasage et les applications n'engendrent "pas de douleur mais un léger stresse", puis annonce que l'apparition des signes cliniques, elle, provoquera de la douleur chez l'animal.

Objectifs

Les maladies inflammatoires chronique ont aujourd’hui une incidence en constante augmentation notamment dans les pays industrialisés. Ces maladies peuvent être localisées à un organe comme la rectocolite hémorragique, ou bien toucher tout l’organisme : c’est le cas de la dermatite atopique (DA). La DA est une inflammation qui touche 2 millions de personnes et entraîne de nombreux inconvénients tel que des démangeaisons intenses, des rougeurs et des troubles du sommeil. Cette inflammation est déclenchée par une altération de la barrière cutanée menant à l’activation du système immunitaire. Les traitements actuels utilisés visent à réduire l’inflammation et les démangeaisons par 1) l’application de crème et 2) l'utilisation d'immunomodulateurs ayant pour objectif d'inhiber le système immunitaire. Ces molécules ne sont pas spécifiques et sont associées à de nombreux effets secondaires tel que des brulures, bouffées de chaleur ainsi qu’une immunodépression rendant les patients très fragiles aux infections. Les nouvelles stratégies d’immunothérapie cherchent à améliorer l’effet anti-inflammatoire des traitements en limitant les effets secondaires. De nouvelles cibles ont été identifiés comme jouant un rôle dans la modulation de l'inflammation. Nous aimerions tester différentes molécules capables d’activer une de ces cibles et analyser les effets engendrés par cette activation dans différents modèles animaux de dermatite atopique.

Bénéfices attendus

Les traitements utilisés contre la dermatite atopique font appel à des traitements locaux de type crème corticoïdes limitant les rougeurs ainsi que les démangeaisons. Puis, lorsque les patients ne répondent plus aux corticoïdes ils peuvent être mis sous immunomodulateurs. Ces traitements entrainent néanmoins de nombreux effets secondaires tels que des sensations de brulures ainsi qu’un risque accru de lymphomes ou de cancers cutanées. De plus, il a été démontré que dans 50% des cas une inefficacité ou une tolérance aux traitements est observé chez ces patients. Il est donc primordial de mettre en place de nouvelles stratégies thérapeutiques. Nous avons développé de nouvelles molécules ciblant le système immunitaire. Ces molécules ont pour avantage de ne pas induire d’inhibition du système immunitaire, rendant le patient totalement apte à répondre à tout type d’attaque extérieure. Chez l’animal nous espérons pouvoir activer la phase de récupération dans ces différents modèles avec notamment une diminution des signes cliniques. Si ces études in vivo sont bénéfiques pour l’animal nous envisageons de pouvoir débuter un essai clinique chez l’humain afin de traiter les patients n’ayant plus de possibilité thérapeutique et de leur proposer une nouvelle voie thérapeutique.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs gestes d'administrations. L'administration des traitements se fera à hauteur de 3 fois par semaine sur une durée de 3 semaines. L'administration des agents inducteurs se fera sur animaux anesthésiés 2 à 5 fois par semaines pendant 3 à 4 semaines. Des prélèvements sanguins au niveau de la veine mandibulaire pourront être effectués sur animaux vigile (1 fois par semaine maximum tout au long du protocole). Pour finir certains animaux seront rasés par utilisation de crème épilatoire après anesthésie de l'animal lors de l'induction du modèle.

Impact sur les animaux

Modèles de sclérodermie : Les animaux subiront des injections quotidienne (5 jours sur 7) d'inducteurs pour un maxium de 3 semaines, ceci engendrera du stress répéter ainsi qu’une légère douleur lors de l’injection. De plus, l’apparition des premières signes cliniques dès la première semaine ainsi qu’une perte de poids contrôlé, engendrera de la douleur chez l’animal. Modèles de dermatite atopique : Les souris seront rasées puis subiront une application cutanée d'inducteur 3 fois par semaine pendant 3 semaines. Ce geste n’engendrera pas de douleur mais un léger stresse chez l’animal. L’apparition des premiers signes cliniques provoquera de la douleur chez l’animal.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort et des organes d'intérêts pourront être prélevés pour compléter les analyses

Remplacement

Le meilleur moyen pour étudier le rôle d'une molécule sur une réponse immune qui est complexe et qui fait intervenir de nombreux acteurs cellulaires est in vivo et ce en utilisant des animaux. En effet, nos molécules d’intérêt pouvant être exprimées par de nombreux types cellulaires et jouant un rôle sur de nombreux acteurs de l'immunité, il n'est pas possible de reconstituer un modèle de dommage tissulaire et d'étudier l'homéostasie d'un tissu dans des modèles in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux sera réduit autant que possible. En effet les différents axes définis plus haut ainsi que les 5 études pilotes permettront de réduire l’utilisation de l’animal puisque l’étude principale ne sera exécutée que sur l’étude pilote ayant validé le plus de critères de la pathologie et le moins de nuisances sur l'animal. En amont nous avons étudié par un test statistique le nombre d'animaux nécessaire afin d'observer une différence significative dans nos expériences. Basé sur un test de distribution normale d'échantillons nous avons déterminé un nombre d'animaux de n=22 animaux/groupe nécessaire.

Raffinement

Les animaux auront une phase d’acclimatation de plusieurs jours et ne seront pas manipulés afin de limiter leur stress. En amont de l’expérience le protocole sera entièrement planifié afin d’éviter du stress à l’animal et les points limites seront définis afin d’anticiper toute souffrance. Les animaux montrant des signes de douleurs lors de l’expérience recevront de l'analgésique 3 fois par jour puis dans l’eau de biberon pour la nuit. Les animaux ne seront pas maintenus au-delà des délais décrits pour chaque modèle, limitant leur utilisation si cela n’est pas nécessaire. L’animal sera maintenu en groupe, avec des frisottis pour se camoufler ainsi que des dômes ou des tunnels. Si un animal montre de l’agressivité il sera isolé afin de préserver les autres animaux et mis dans une cage avec des enrichissements de type : dôme ou tunnel, frisottis, coton

Choix des espèces

Afin d'étudier le rôle des différentes cibles in vivo dans des modèles expérimentaux d'inflammations induit par des molécules chimiques, nous utiliserons différentes lignées chez la souris décrite pour déclencher ce type d'inflammation. Les souris utilisées auront entre 6 et 10 semaines car l’inflammation générée par les molécules chimiques utilisées dans les différents modèles est homogène dans cette tranche d’âge contrairement à des âges précoces ou avancés où les défenses immunitaires sont différentes et peuvent induire une hétérogénéité de réponse inflammatoire.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 144
Souffrances
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Devenir
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Deux injections dans le sinus situé derrière l'œil, dix prises de sang à la queue et une ponction cardiaque finale attendent chacune des 144 souris du projet, utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Rendues obèses et résistantes à l'insuline, elles reçoivent un virus qui modifie une enzyme du foie, pour faire monter leur cholestérol et favoriser des dépôts dans les artères. Le porteur affirme que ce changement reste "sans signes visibles ni douleur pour l'animal", tout en rangeant les injections rétro-orbitales et les prises de sang bimensuelles parmi les effets indésirables attendus. La mise à mort sert à prélever le foie et le tissu adipeux.

Objectifs

Nous allons étudier l'impact d'une modification d'une enzyme du foie sur des souris obèses et résistantes à l'insuline. Pour cela, nous utiliserons une version particulière de cette enzyme et rendrons les souris plus sensibles aux déséquilibres des graisses dans le sang en modifiant une autre protéine. Nous analyserons ensuite la quantité de graisses présentes dans le sang et vérifierons si ces changements favorisent la formation de plaques dans les artères, un facteur clé des maladies cardiovasculaires.

Bénéfices attendus

Nos recherches ont montré qu’une forme particulière de la lipase hépatique, plus active que la normale, permet de faire baisser le taux de cholestérol dans le sang, chez la souris comme chez l’homme. Or, le cholestérol LDL (souvent appelé "mauvais cholestérol") est l’un des principaux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires. En s’accumulant dans les artères, il peut former des dépôts qui les rétrécissent et gênent la circulation du sang. Ce projet cherche à savoir si cette forme modifiée de la lipase hépatique peut protéger des souris obèses, avec un taux de sucre élevé dans le sang et une sensibilité réduite à l’insuline, contre ce type de problèmes dans les artères.

Procédures

Chaque souris recevra deux injections d’un virus (durée de 5/10 secondes), subira dix prises de sang (durée 5/15 secondes) et une ponction cardiaque avant la mise à mort.

Impact sur les animaux

Les souris auront un taux de cholestérol élevé et seront plus susceptibles de développer des dépôts de graisses dans les artères. Cependant, ce changement reste sans signes visibles ni douleur pour l’animal. Contrairement à l’humain, les souris ne développent pas de maladies graves comme les crises cardiaques ou les accidents vasculaires cérébraux : les plaques qui se forment dans leurs artères restent stables. Les effets indésirables possibles concernent surtout les deux injections dans le sinus rétro-orbital et les prises de sang régulières réalisées au niveau de la queue toutes les deux semaines.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure, conformément aux objectifs expérimentaux. Cette mise à mort est nécessaire pour permettre le recueil des organes et tissus d’intérêt (par exemple le foie, le tissu adipeux ou d’autres prélèvements), indispensables aux analyses biologiques et histologiques prévues dans le protocole.

Remplacement

Ce projet comprend plusieurs volets : des analyses génétiques menées sur une cohorte humaine et des études en laboratoire sur des cellules hépatiques. Les données déjà obtenus ont confirmé l’intérêt de la cible étudiée. Les maladies cardio-métaboliques résultent de mécanismes complexes impliquant plusieurs organes qui communiquent entre eux. Actuellement, ces interactions ne peuvent pas être reproduites en laboratoire avec des modèles cellulaires. C’est pourquoi l’utilisation de modèles animaux reste essentielle.

Réduction

Ce projet a été conçu dans le respect de la règle des "3R" (Remplacement, Réduction, Raffinement). Seules les expériences strictement nécessaires à la réussite du projet seront réalisées.Le nombre d’animaux utilisés a été déterminé avec rigueur, en s’appuyant à la fois sur notre expérience passée et sur un logiciel d’analyse statistique permettant d’optimiser la taille des échantillons. De plus, nous avons sélectionné les lignées de souris les plus adaptées afin de maximiser la pertinence des résultats tout en limitant le nombre d’animaux impliqués.

Raffinement

Nous avons pris en compte le bien-être animal en mettant en place une surveillance quotidienne assurée par des zootechniciens formés, afin de détecter tout signe de stress ou de souffrance. De plus, un examen clinique hebdomadaire sera réalisé par les responsables du protocole de recherche. Pour limiter la douleur et le stress des animaux, des mesures adaptées seront mises en place. Les injections dans le sinus rétro-orbital seront réalisées sous anesthésie gazeuse, avec l’application d’un collyre anesthésiant pour une analgésie locale. Une analgésie appropriée sera également administrée avant la mise à mort. Par ailleurs, une sédation légère sera utilisée lors des prises de sang au niveau de la queue pour réduire le stress des animaux . Des critères précis ont été établis pour définir des seuils au-delà desquels l’expérimentation serait arrêtée et l’animal mis à mort, garantissant ainsi une prise en charge éthique et responsable. Enfin, les souris seront hébergées dans des conditions optimales : elles disposeront de cages équipées de litières et d’enrichissements (frisottis, igloo ou tube en polycarbonate). Elles seront également restreintes en nombre dans chaque cage en fonction de leur poids, afin d’assurer leur confort. Les animaux seront maintenus en groupes pour préserver leur bien-être social.

Choix des espèces

La souris est un modèle de choix dans l’étude des maladies cardiaques et métaboliques. Il est utilisé de longue date pour caractériser les différentes complications associées à l’obésité et est largement reconnu pour sa pertinence dans la recherche biomédicale en raison de sa similitude génétique avec l'humain. Facile à manipuler et à reproduire, il offre une bonne reproductibilité des résultats, ce qui en fait un choix pour les études précliniques. Son utilisation permet ainsi d'obtenir des données fiables. Nous avons choisi des souris qui sont naturellement obèses et moins sensibles à l’insuline. Pour les rendre plus à risque de développer des plaques dans les artères (athérosclérose), nous modifions une protéine, ce qui augmente leur taux de cholestérol. Les animaux débuteront le protocole de recherche à 5 semaines d’âge (randomisation) car il est nécessaire de débuter avant la mise en place de l’insulino-résistance qui s’établit entre 6 et 12 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 144
Souffrances
▲ -
▲ 21
▲ 123
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 144

Tuées en fin d'étude pour récupérer dans des conditions stériles le liquide accumulé dans leur ventre, 144 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chacune reçoit deux à quatre injections destinées à déclencher une inflammation du péritoine, puis une gêne abdominale que le porteur qualifie de transitoire. L'objet réel est de tester des microbulles d'oxygène censées calmer les cellules immunitaires du sang, les retombées annoncées pour les malades chroniques étant renvoyées à des traitements futurs. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ou in silico ne reproduit cette complexité et conclut que le recours à l'animal est "indispensable".

Objectifs

Les maladies chroniques inflammatoires représentent aujourd’hui une des plus grandes menaces pour la santé humaine selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Environ 5 % de la population mondiale en est atteinte. Ces maladies provoquent des poussées inflammatoires qui nuisent fortement à la qualité de vie et peuvent mettre en danger la santé à moyen et long terme. Malgré de nombreux traitements disponibles, ces poussées restent difficiles à contrôler et les médicaments actuels ont souvent des effets secondaires importants. Une piste prometteuse réside dans la régulation du métabolisme des cellules immunitaires, en particulier des monocytes, des cellules du sang qui jouent un rôle clé dans l’inflammation. Quand elles manquent d’oxygène, comme c’est souvent le cas dans le sang, ces cellules adoptent un comportement pro-inflammatoire. Leur fournir de l’oxygène pourrait donc permettre de limiter leur activité inflammatoire. Mais distribuer de l’oxygène aux bonnes cellules est complexe. Les méthodes actuelles sont peu efficaces, peu ciblées ou présentent des risques. Notre projet propose une solution innovante : utiliser de petites bulles d’oxygène compatibles avec l’organisme. Ces bulles, conçues pour rester dans le sang et être reconnues par les monocytes, pourraient leur fournir de l’oxygène de manière ciblée. En les absorbant, les monocytes réduiraient ainsi leur capacité à entretenir l’inflammation.

Bénéfices attendus

1_ Réduction ciblée de l'inflammation : Diminuer les poussées inflammatoires en agissant directement sur les cellules en partie responsables (les monocytes). 2_Moins d'effets secondaires : Limiter les effets indésirables grâce à une approche localisée. 3_Nouvelle stratégie thérapeutique : Ouvrir la voie à des traitements innovants pour les maladies inflammatoires chroniques résistantes aux thérapies actuelles.

Procédures

les souris vont être soumises aux interventions suivantes : injections (1 minute 2 à 4 fois).

Impact sur les animaux

un stress léger pourra survenir lors de la prise en main des animaux pour les injections. Une douleur légère et passagère pourra survenir sur la zone d’injection et une gêne abdominale transitoire due à l'irritation.

Devenir

La mise à mort des animaux en fin d’étude est indispensable afin de récupérer le liquide dans le ventre dans des conditions stériles et optimales, permettant une analyse précise de la réponse cellulaire inflammatoire.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’étudier in vivo l’impact d’une modulation métabolique ciblée des monocytes au cours d’une inflammation systémique. Ce type de réponse immunitaire est complexe, impliquant des interactions dynamiques entre cellules circulantes, tissus, médiateurs inflammatoires et des facteurs généraux comme l’oxygène ou les nutriments. À ce jour, aucun modèle in vitro ou in silico ne permet de reproduire fidèlement cette complexité dans un organisme vivant. Des modèles cellulaires sont utilisés en parallèle pour affiner nos hypothèses, mais le recours à l’animal est indispensable pour valider l’efficacité, la spécificité et la tolérance d’une délivrance ciblée d’oxygène via microbulles dans un contexte physiologique pertinent.

Réduction

Le protocole est conçu pour utiliser le nombre minimal d’animaux nécessaire à la significativité statistique. Des pré-tests in vitro ont permis d’optimiser les formulations, doses et modalités de délivrance avant toute expérimentation animale. Des groupes témoins strictement limités sont prévus pour permettre une comparaison pertinente (thioglycollate seul, traitement sans microbulles, etc.). Des réplicats biologiques et des analyses croisées (biomarqueurs, cytométrie, histologie) sont mutualisés pour maximiser les données obtenues par animal. De plus, si dans la première phase du projet nous avons 100% d'inflamation homogène, nous n'utiliserons que 10 souris par groupe dans la seconde phase.

Raffinement

Tout a été mis en œuvre pour minimiser la douleur, le stress et les effets secondaires induits par les manipulations : L’injection de notre produit est une méthode standardisée et maîtrisée. Les animaux sont manipulés par un personnel formé et expérimenté. Le volume et la concentration du produit injecté ont été choisis pour provoquer une inflammation modérée, sans provoquer de souffrance prolongée. Une grille de suivi clinique est mise en place, avec des points limites définis. Une surveillance rapprochée est assurée. Les microbulles sont conçues pour être biocompatibles et non toxiques.

Choix des espèces

La souche de souris choisi est une souche de référence dans les études immunologiques et inflammatoires : son profil immunitaire est bien caractérisé. Cette souche est largement utilisée dans les modèles de péritonite, avec une cinétique bien connue de recrutement des cellules immunitaires, notamment des monocytes/macrophages, qui sont la cible principale de notre stratégie. À 7 semaines, les souris sont jeunes adultes : leur système immunitaire est pleinement développé, ce qui est essentiel pour étudier une réponse inflammatoire reproductible et physiologiquement représentative. De plus, la plupart des études publiées sur le modèle d’inflammation dans le ventre utilisent des souris de 6 à 10 semaines, ce qui garantit la comparabilité de nos résultats avec les données existantes.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 252
Souffrances
▲ -
▲ 126
▲ 126
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 252

Rendues parkinsoniennes par une injection intraveineuse censée détruire environ la moitié de certaines populations de neurones, 252 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour analyse du cerveau et d'organes périphériques. Le niveau de souffrance déclaré est léger pour 126 d'entre elles et modéré pour les 126 autres. Deux mois après l'induction, elles enchaînent sur trois jours des tests comportementaux dont la durée va de trois minutes à une heure, sans que le résumé indique lesquels. Parmi les bénéfices avancés, le porteur met en avant que sa méthode, une simple injection intraveineuse au lieu d'une chirurgie stéréotaxique, rendra ce modèle de la maladie de Parkinson "accessible à une plus grande communauté de chercheurs".

Objectifs

La maladie de Parkinson est, après la maladie d’Alzheimer, la pathologie neurodégénérative la plus répandue. Elle touche actuellement environ 300.000 personnes en France et représente par conséquent un véritable enjeu de santé publique. Comme pour toutes les maladies, les modèles animaux représentent un outil essentiel pour répondre aux limites des modèles informatiques et cellulaires. Ils permettent notamment d’élucider de manière plus intégrée des mécanismes pathologiques et de tester l’efficacité de médicaments candidats. La majorité des modèles animaux présentent des avantages et des inconvénients. Il est donc essentiel de poursuivre leur optimisation. Dans le contexte de la maladie de Parkinson, les modèles de souris induits par expression d’une protéine impliquée dans le développement de la maladie de Parkinson, sont considérés comme les plus pertinents. Les souris transgéniques surexprimant cette protéine dès les stades embryonnaires présentent une pathologie tissulaire large mais peu de troubles comportementaux. Il faut donc poursuivre le développement de nouveaux modèles mimant le plus possible la pathologie humaine. Pour reproduire assez fidèlement la maladie de Parkinson chez le rongeur, les caractéristiques recherchés sont : une pathologie dans une large partie du système nerveux et des organes périphériques, une neurodégénérescence bilatérale et l’apparition progressive de symptômes moteurs et non-moteurs (olfactifs, digestifs,…). L’objectif de cette étude est de tirer avantage de nouveaux outils moléculaires (vecteurs viraux) pour développer un modèle murin de la maladie de Parkinson qui concilie de nombreux avantages des modèles précédents. En particulier, nous souhaitons générer un modèle pertinent, complet et plus accessible à la communauté scientifique.

Bénéfices attendus

Comme pour les autres maladies, les modèles animaux de la maladie de Parkinson sont des outils essentiels pour mieux comprendre les mécanismes pathologiques et développer des thérapies. Par le développement de ce nouveau modèle, nous espérons identifier de nouveaux mécanismes responsables de la pathologie aussi bien à l’échelle cellulaire qu’au niveau de la communication inter-organes. En effet, notre approche permettra l’apparition de signes pathologiques non seulement dans le système nerveux mais aussi dans des organes périphériques tels que l’intestin et le cœur comme ce qui est observé chez les patients parkinsoniens. Tous ces traits permettront une modélisation plus fidèle de cette maladie chez l’animal. Enfin, de nombreux chercheurs n’ont actuellement pas accès à des modèles animaux de la maladie de Parkinson, souvent car les chirurgies stéréotaxiques nécessitent beaucoup d’expertise et de matériel. Notre méthode de modélisation, obtenue par une simple injection intra-veineuse, permettra de rendre ce modèle accessible à une plus grande communauté de chercheurs.

Procédures

Les animaux seront soumis à une seule procédure chirurgicale qui consiste en l’induction du modèle. Cette procédure dure environ 5 minutes entre l’induction de l’anesthésie et le réveil de l’animal. Deux et mois après cette procédure, les animaux réaliserons des test de comportements répartis sur 3 jours. Chacun de ces tests peut durer entre 3 minutes et environ une heure.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sont : 1- L’injection intra-veineuse qui peut induire un stress léger; 2- L’induction du modèle qui peut induire une dégénérescence d’environ 50% de certaines populations neuronales et l’apparition de légers troubles moteurs et non-moteurs; 3- Les test comportementaux qui peuvent induire des stresses légers, y compris lors du déplacement des animaux vers les salles expérimentales.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour l’analyse du cerveaux et d’autres tissus périphériques

Remplacement

Ce projet a pour but de mesurer des marqueurs de la maladie, notamment comportementaux, au cours du développement de la maladie de Parkinson. De ce fait, il est impossible de reproduire la complexité d’un organisme vivant et de remplacer notre approche in vivo par un modèle cellulaire ou une simulation informatique.

Réduction

La détermination du nombre d’animaux est basée a priori sur nos études antérieures et celle d’autres équipes démontrant des résultats statistiquement significatifs avec une taille d’échantillon de 20 animaux par condition. Ce nombre pourra être corrigé après obtention des résultats des expériences pilotes qui nous fourniront une estimation de la taille de l’effet du traitement. Celle-ci nous permettra de calculer le nombre minimal théorique d’animaux nécessaires pour détecter une différence statistiquement significative (p

Raffinement

Suite à leur arrivée dans l'animalerie, les animaux auront une semaine d'acclimatation. Le projet implique ensuite la mise en place d'un état pathologique chez le rongeur avec une approche lésionnelle de classe modérée. L'injection du vecteur virale sera réalisé sous anesthésie et anti-douleur. La mise au point de ce modèle a l’avantage de ne pas nécessiter de chirurgie. Cette approche est donc moins invasive et impactante pour l’animal. Les tests comportementaux ont été répartis sur plusieurs jours et les animaux seront acclimatés à la salle avant de réaliser les tests. La mise à mort des animaux sera réalisée selon un protocole d'anesthésie et de double analgésie adaptée. Une échelle de cotation de douleur basée sur des signes indicatifs de gêne sera utilisée afin d’évaluer l’état général de chaque animal et de définir des points limites adaptés permettant ainsi de prendre le plus rapidement possible des mesures nécessaires pour préserver le bien-être animal.

Choix des espèces

La souris est une espèce adéquate car il existe un degré de similitude important avec le cerveau humain, notamment au niveau de la structure de la barrière hémato-encéphalique et des réseaux neuronaux impliqués dans la maladie de Parkinson. Le modèle sera induit chez des animaux jeunes adultes (10 semaines). À ce stade, les systèmes cérébraux sont matures et stables et le resteront tout au long des procédures expérimentales proposées.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Souris : 128
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 128
▲ -
Devenir
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 -
 -
 128

Une inflammation du muscle cardiaque leur est provoquée par deux injections sous la peau, à sept jours d'intervalle. 128 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue pour des analyses post-mortem, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pendant les trois semaines qui suivent, elles reçoivent un agent d'imagerie par voie intraveineuse puis passent sous anesthésie pour l'acquisition des images, l'objectif étant de tester si ce produit repère mieux l'inflammation cardiaque que l'agent de référence. Le porteur résume le raffinement en deux lignes, annonce des "points limites adaptés au modèle" sans dire lesquels, et ne précise ni la fréquence de la surveillance ni les signes qui déclencheraient une mise à mort anticipée.

Objectifs

Le terme de « cardiomyopathies inflammatoires » regroupe un ensemble de pathologies qui toutes sont caractérisées par une inflammation du muscle cardiaque. Cependant, malgré ce point commun, la prise en charge des patients diffère fortement en fonction de la nature de la maladie. Il est donc essentiel, en pratique clinique, de diagnostiquer la présence d’un site inflammatoire dans le cœur, puis de réaliser un prélèvement (biospie) à ce site pour déterminer la nature de la maladie. En pratique, il reste difficile de localiser le site inflammatoire avec l’ agent d’imagerie de référence, car il peut également se fixer de manière non spécifique dans le cœur sain. L’objectif de ce projet est de résoudre ce problème grâce à un nouvel agent d'imagerie de l'inflammation offrant un meilleur signal. Il fera l’objet d’une évaluation pour cette application en réalisant de l’imagerie sur un modèle de souris d’inflammation du cœur.

Bénéfices attendus

L’agent d’imagerie de l’inflammation qui va être évalué est en cours d’évaluation clinique dans une autre indication. L’objectif ici sont donc de déterminer s’il permet également la visualisation de l’inflammation du muscle cardiaque . S’il est validé pour cette nouvelle application, il pourra être utilisé dans le cadre de la pratique clinique pour diagnostiquer cette inflammation et pour guider les prélèvements. Cela permettra également de disposer d’un outil de recherche pour tester de manière non invasive des traitements ciblant la réponse inflammatoire.

Procédures

Les animaux subiront une unique procédure incluant l’induction de l’inflammation du muscle cardiaque (myocardite) (réalisée via 2 injections en sous-cutané au temps initial et à 7 jours) et son suivie par imagerie. A différents temps (de 0 à 3 semaines suivant l’induction de la myocardite) les animaux recevront une injection intraveineuse d’un agent d’imagerie suivi d’une anesthésie volatile de courte durée (

Impact sur les animaux

Cette procédure a été classée en modérée car l’induction de la maladie peut être une source de stress et de douleurs pour l’animal. Un stress léger lié aux injections peut également survenir.

Devenir

A l’issue de la procédure les animaux seront mis à mort. En effet, des analyses post-mortem seront nécessaires pour caractériser la réponse inflammatoire et la distribution de l’agent d’imagerie à une échelle cellulaire et tissulaire.

Remplacement

La réponse inflammatoire lors d’une myocardite ne peut être évaluée qu’in vivo. Toutefois, l’agent d’imagerie a été préalablement entièrement caractérisé et validé in vitro sur protéine et sur cellules. Sa spécificité et sa sensibilité pour lier sa cible ont ainsi été préalablement démontrées in vitro.

Réduction

Le design de l’étude a été conçu de sorte à réduire le nombre d’animaux. Ainsi, dans un premier temps un suivi longitudinal sera réalisé afin de restreindre l’étude aux seuls temps pertinents.

Raffinement

Des points limites adaptés au modèle permettront de réduire le stress et la souffrance. L’imagerie sera réalisée sous anesthésie volatile.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle de référence pour l’étude des de la myocardite. L’agent d’imagerie reconnait la protéine humaine impliquée dans l’inflammation, mais également la protéine de souris. De ce fait l’espèce retenue est la souris. Des souris adultes seront utilisées afin de se rapprocher du contexte clinique.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 228
Souffrances
▲ 228
▲ -
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▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 228

Anesthésiées puis saignées à l'aorte jusqu'à ce que la quantité prélevée ne permette plus de les maintenir en vie, 228 souris sont tuées avant tout réveil. La procédure entière dure moins de vingt minutes. Leur sang servira à des tests de coagulation hors du corps, pour comprendre pourquoi les personnes atteintes de pseudoxanthome élastique, une maladie génétique rare, font des thromboses à répétition. Le porteur consacre l'essentiel de sa rubrique raffinement à l'aménagement des cages, carrés de cellulose, bâtonnets de coton, papier froissé et hébergement en groupes sociaux, pour des animaux dont la seule procédure prévue consiste à être anesthésiés et vidés de leur sang.

Objectifs

Le pseudoxanthome élastique (PXE) est une maladie génétique rare associée à un risque cardiovasculaire accru. Les patients atteints de PXE développent des thromboses de manière récurrente. L’origine de cette propension à la thrombose n’est pas connue, mais nos résultats obtenus sur le sang de patients atteints de PXE indiquent que les plaquettes sanguines jouent un rôle prépondérant. L’objectif de notre projet de recherche est de mieux comprendre le rôle des plaquettes dans la maladie vasculaire associée au PXE en utilisant le modèle de souris génétiquement modifiées pour reproduire la pathologie. Nous procèderons pour cela à des tests en perfusant le sang de ces animaux sur des surfaces générant des thromboses. Les retombées de ce projet permettront de comprendre l’origine de la dysfonction de plaquettes chez les patients atteints de PXE et par conséquent d’orienter ces patients vers un meilleur diagnostique et une meilleure prise en charge. D’un point de vue fondamental, ces expériences nous permettront de caractériser le lien entre la dysfonction du transporteur Abcc6, muté dans la maladie, et une altération de la fonction plaquettaire.

Bénéfices attendus

L'objectif est de trouver des traitements antiplaquettaires appropriés pour prévenir les caillots chez les patients atteints de la maladie rare PXE afin de leur offrir des options thérapeutiques plus efficaces pour une meilleure prise en charge et une meilleure qualité de vie.

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection (anesthésie) qui prend environ 1 minute et nécessite une contention. Après l’injection, il faudra attendre environs 10 minutes pour que celle-ci fasse effet et après le prélèvement de sang terminal (animal anesthésié) prend quant à lui environ 5 minutes. Ainsi, la procédure dans sa totalité de l’injection au prélèvement dure moins de 20 minutes.

Impact sur les animaux

La contention nécessaire à l’anesthésie génère un stress chez l’animal. La complication principale attendue peut être un impact de l’anesthésie sur le rythme respiratoire (irrégulier ou apnée).

Devenir

Le prélèvement à l’aorte est un prélèvement terminal car la quantité de sang prélevée est très importante et non compatible avec un maintien en vie des animaux.

Remplacement

Le but de ce projet est de caractériser la fonction plaquettaire du modèle murin de PXE, par des tests de thrombose artérielle ex vivo et d’agrégation in vitro. Ces processus sont complexes et intégrés. La génération de plaquettes in vitro ne peux pas répondre à nos questions scientifiques. De plus, on ne produit pas à l’heure actuelle des quantités suffisantes de plaquettes de culture pour réaliser ces tests. En ce qui concerne les approches pharmacologiques, les molécules et combinaisons de molécules testées entrainent des interactions multiples et complexes entre les plaquettes et les cellules sanguines qui ne peuvent pas être modélisées par des systèmes in vitro. Les résultats nous permettront à terme (une nouvelle saisine sera rédigée) d’évaluer l’effet de traitements antiplaquettaires existants ou de nouveaux traitements in vivo chez la souris, dans le but de cerner les stratégies antithrombotiques efficaces dans le contexte du PXE.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude est réduit au minimum pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Les effectifs ont été déterminés en amont par une approche statistique.

Raffinement

Les conditions d’hébergement des animaux sont optimisées. Nous avons ajouté des matériaux tels que des carrés de cellulose, des bâtonnets de coton et des morceaux de papier froissé pour qu'ils puissent organiser leur environnement comme ils le souhaitent. Nous avons également veillé à ce qu'ils ne se sentent pas seuls en les plaçant par groupes sociaux. Les conditions de travail pour l’utilisation de modèles animaux ont été raffinées au maximum afin de limiter leur angoisse, stress et douleur lors des manipulations. Lors des procédures, les animaux sont anesthésiés, maintenus à une température de 38°C par l’utilisation d’une plaque chauffante (tout au long de la procédure). De plus, des points limites spécifiques ont été établis pour chaque procédure. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales et ainsi de limiter la souffrance et l’inconfort de l’animal. Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entraîné. Les procédures sont sans réveil et l’animal sera anesthésié pendant la totalité des procédures.

Choix des espèces

L’utilisation de sang de souris pour évaluer la formation de caillot sanguin dans un contexte simplifié (ex vivo) est un modèle bien maitrisé au sein du laboratoire et qui permet une évaluation précise de la formation d’un thrombus. Nous souhaitons élucider et rectifier la dysfonction plaquettaire des souris génétiquement modifiées. Ainsi, la première étape consiste à étudier ces animaux dans des modèles de thrombose artérielle. Il est donc nécessaire d’évaluer leurs efficacités sur sang de souris avant de démarrer les études in vivo. Ainsi, pour étudier nos récepteurs d’intérêt, nous procédons à des approches pharmacologiques séquentielles. Ceci nous permettra de mieux comprendre la contribution des différents récepteurs plaquettaires et d’envisager un traitement anti plaquettaire efficace. Les souris seront utilisées au stade adule entre 2 et 6 mois. Cet âge correspond à la période utilisant des souris pubères et ne présentant pas encore de vieillissement.