Souris
Effet de la survenue d’hémorragies cérébrales dans un contexte de troubles de l’hémostase chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour savoir si un trouble de la coagulation aggrave une hémorragie cérébrale, 450 souris vont subir une chirurgie de trente minutes qui provoque un saignement dans leur cerveau. Toutes sont tuées à l'issue pour prélever le cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie porte une hémophilie ou une maladie de von Willebrand par modification génétique, et chaque animal passe deux IRM sous anesthésie, à quatre heures et à sept jours de l'induction. Le porteur reconnaît que la chirurgie peut entraîner une perte d'appétit, une perte de motivation et une anxiété accrue à plus ou moins long terme, et prévoit, selon les points limites atteints, d'isoler l'animal, de le soigner ou de le mettre à mort.
Objectifs
Notre projet repose sur l'utilisation d'un modèle pré-clinique d'hémorragie intracérébrale (HIC) chez le rongeur, caractérisée par un saignement occasionné par la rupture de vaisseaux cérébraux. Cet accident vasculaire cérébral est l’un des plus dévastateurs, avec en 2018 un taux de mortalité de 50% la première année. Environ 30% des survivants deviennent dépendants 4 ans plus tard. Il n'y a actuellement pas de traitement. Des recherches précliniques et cliniques sont en cours. Mais dans les essais cliniques, les personnes atteintes d'anomalies de l'hémostase (hémophilie, maladie de Von Willebrand...) sont exclues d'emblée, du fait de risque accru de saignement. Ce modèle a été validé chez le rat (projet APAFIS numéro #14066-2018031312529642v3) mais nécessite d'être validé chez la souris pour pouvoir bénéficier de modèles hémophiles dans cette espèce. Le but de ce projet est d'évaluer dans quelle mesure les troubles hémostatiques influencent la taille et les mécanismes inhérents à la survenue d'une HIC. de microhémorragies cérébrales (MHC) disséminées dans tout le cerveau du rongeur, modèle se rapprochant ainsi des cas cliniques retrouvées dans certaines maladies neurodégénératives. Ce modèle repose sur l’utilisation de cyclodextrines (CD) qui, à forte dose, ouvrent les barrières biologiques comme la barrière hématoencéphalique (BHE), en « érodant » les membranes cellulaires endothéliales jusqu'à obtenir des MHC disséminées. Ce modèle a été validé chez la souris (APAFIS n°19866-2019030701722644). Les MHC sont des constructions radiologiques qui se présentent sous la forme de foyers hypointense visibles et qui sont prédicteurs d'une future hémorragie intracérébrale (HIC), le type d'Accident Vasculaire Cérébral (AVC) le plus dévastateur sans traitement validé à ce jour. Le but de ce projet est d'évaluer dans quelles mesures les troubles hémostatiques influencent l'incidence des MHC et leur transformation en HIC. L'existence d'un trouble hémostatique favorise-t-il la transformation en macro-saignement? Par quels mécanismes? Les anomalies hémostatiques congénitales telles que l'hémophilie et la maladie de von Willebrand sont des situations uniques, dans lesquelles l'HIC est fréquente et dévastatrice. Grâce à l'utilsation de lignées murines d'hémophilie et de maladie de Von Villebrand, nous explorerons la transformation potentielle des MHC en HIC et étudierons le rôle de ces défauts hémostatiques sur la réponse inflammatoire autour du saignement.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre l'influence de troubles de l'hémostase (défaut de coagulation ou de l'hémostase primaire) sur la taille des HIC, ainsi que les mécanismes impliqués dans leur évolution, notamment sur la réponse inflammatoire autour du saignement. sur la fréquence et la taille des MHC, ainsi que les mécanismes impliqués dans leur transformation en HIC, notamment sur la réponse inflammatoire autour du saignement. L'identification des facteurs prédictifs d'une future hémorragie cérébrale est de la plus haute importance chez les personnes atteintes de graves déficiences hémostatiques et peut conduire à une modification du régime de traitement préventif des patients, et peut aussi, en cas d'HIC, leur permettre de bénéficier de traitements innovants pour lesquels ils sont actuellement exclus par principe de précaution. A partir d'un scénario plutôt caricatural d'une maladie génétique rare, ces nouvelles connaissances peuvent également profiter à tous les patients présentant d'autres anomalies hémostatiques (par exemple les personnes traitées par anticoagulants oraux).
Procédures
Tous les animaux subiront la chirurgie permettant d'induire les HIC (environ 30 min par intervention), ainsi qu'une IRM à 4h et à 7j de l'injection (chaque IRM dure 30 min).
Impact sur les animaux
L'induction des HIC MHC chez les animaux se fait par une chirurgie réalisée sous anesthésie. Malgré nos précautions, il se peut que que cela entraine une gêne chez l'animal à plus ou moins long terme (perte d'appétit, de motivation, augmentation de l'anxiété). De même, les animaux subiront une IRM nécessitant une anesthésie non invasive sous isoflurane pouvant entrainer un stress et un mal-être chez l'animal mais qui reste proche de l'induction et dont les effets sont minimes et à court terme. La mise en place d'une surveillance rapprochée et de points limites permettra de limiter au maximum ces gènes potentielles.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure. Le cerveau sera ensuite prélevé dans le but de réaliser des études histologiques et immunohistochimiques.
Remplacement
L’expérimentation proposée vise à comprendre les mécanismes impliqés dans la survenue de MHC dans un contexte de troubles hémostatiques Il s’agit de l’étude d’un modèle physiopathologique intégré faisant appel à de nombreux types cellulaires et à de nombreux mécanismes donc la complexité et la cinétique ne peuvent être reproduites in vitro.
Réduction
L’ensemble des procédures expérimentales nécessaires à l’accomplissement de ces études requiert un nombre total de 450 animaux. Le nombre minimal nécessaire d'animaux a été défini pour assurer la validité scientifique et statistique des résultats (différences statistiquement observables entre les animaux traités et les animaux contrôles). Les données et les analyses statistiques sont conformes aux recommandations sur la conception expérimentale et l'analyse en pharmacologie.
Raffinement
Dans tous les cas, l'ensemble des procédures expérimentales sera réalisé en limitant au maximum (durée et intensité) toute douleur et/ou stress pour les animaux. Les animaux seront surveillés quotidiennement et une vigilance particulière sera réalisée sur les points limites afin de respecter au mieux le bien-être animal. Selon les critères observés et la cause identifiée, les animaux seront soit isolés et soignés, et/ou recevront un traitement analgésique, ou seront mis à mort dans une salle dédiée. La structure BEA (Bien-Etre Animal) ou le vétérinaire référent seront sollicités pour avis si besoin. Les conditions d'hébergement sont optimisées avec un environnement contrôlé (température, pression, humidité de l'air) et de l'enrichissement dans les cages.
Choix des espèces
Le retentissement des conséquences neurologiques induites par cette ces procédures varie en fonction des espèces choisies. En accord avec ces données de la littérature et surtout afin de stabiliser la reproductibilité des lésions cérébrales contribuant à terme à réduire le nombre d’animaux opérés, nous avons choisi des souris C57bl6 homozygotes stables. Le choix de cette espèce de rongeurs repose sur les recommandations STAIR et est adapté à l’évaluation expérimentale. Nous utiliserons des souris âgées de 3 à 4 mois, âge nécessaire pour permettre la mise en place des troubles hémostatiques.
Analyse du métabolisme cellulaire du NAD dans un modèle de cardiomyopathie dilatée
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Quatre injections en quinze jours, dont une sous anesthésie générale pour introduire des biosenseurs fluorescents dans le cœur, puis une échographie sous anesthésie : 432 souris subissent ce protocole, classé au niveau de souffrance léger. Toutes sont tuées à l'issue pour dissocier leur cœur en cellules isolées et y mesurer le métabolisme du NAD. Le projet prolonge des travaux antérieurs de l'équipe sur une vitamine B3 comme traitement de la cardiomyopathie dilatée, avec une translation vers la clinique renvoyée au futur. Le porteur écrit que l'insuffisance cardiaque "n'est pas un syndrome qui entraîne en soi des douleurs", tout en décrivant des souris en phase avancée qui respirent avec inconfort, ne supportent plus l'effort et peinent à accéder à la nourriture.
Objectifs
La cardiomyopathie dilatée (CMD) est une forme de pathologie cardiaque caractérisée par une augmentation de la taille du coeur et une chute de la capacité du coeur à expulser le sang dans les autres organes qui aggrave fortement le risque de développer une insuffisance cardiaque. Les patients souffrant de CMD ont peu d’options thérapeutiques à part la greffe cardiaque en phase terminale de la maladie. Dans des résultats précédemment publiés, l’équipe d'accueil a observé dans un modèle de souris une chute du niveau d'une enzyme clé du métabolisme dans le cœur. L’équipe a montré que l’administration d’une vitamine B3, le nicotinamide riboside (NR), permet de restaurer les taux de cette enzyme dans le cœur malade et ainsi restaurer partiellement son activité. L’objectif du présent projet est d’analyser plus finement les atteintes du métabolisme de cette enzyme dans le cœur de souris développant une CMD en utilisant des biosenseurs fluorescents. Ces biosenseurs permettent de mesurer sur des cellules cardiaques isolées des souris les différentes formes de l'enzyme dans différents compartiments cellulaires.
Bénéfices attendus
Les résultats obtenus permettront d’avoir une compréhension fine du métabolisme de l'enzyme clé du métabolisme dans les cardiomyocytes encore jamais étudié au degré de précision qu’on peut obtenir avec des biosenseurs fluorescents, aussi bien à l’état physiologique que pathologique et nous permettra de mieux comprendre les effets du traitement à la vitamine et de l’optimiser en vue d’une translation vers la clinique dans le futur.
Procédures
La totalité des animaux recevra quatre injections en début de procédure (J-15 et J1-2-3). L'une permettant l'injection de nos sensors sera réalisée sous anesthésie générale et durera 5 min et les 3 autres permettant l'inactivation de notre gène cible sous anesthésie locale dureront 30 sec. Puis les souris subiront une échographie sous anesthésie générale d'environ 5 minutes.
Impact sur les animaux
L’insuffisance cardiaque n’est pas un syndrome qui entraîne en soit des douleurs mais elle se manifeste surtout par une sensation de respiration inconfortable en phase avancée et une incapacité́ à̀ l’effort. Ces deux symptômes peuvent induire un stress psychique sur la souris en phase terminale. De ce fait, les souris peuvent avoir une difficulté à̀ accéder à̀ la nourriture ce qui pourrait entrainer une perte de poids.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure fin de permettre la dissociation du coeur en cellules cardiques. Ceci nous permettra de réaliser des analyses de biochimie, d'imagerie et de biologie moléculaire.
Remplacement
Le recours à des animaux se justifie par la nécessité d'étudier la fonction cardiaque dans un contexte physiopathologique complexe et multifactoriel impliquant une circulation sanguine avec pression artérielle, une régulation neurohormonale du rythme et de la contractilité cardiaque. Les cardiomyocytes adultes primaires isolés de ces modèles ne sont pas totalement reproduits par les modèles in vitro y compris les modèles dérivés de patients humains qui au stade d’aujourd’hui ne reproduisent qu’un stade de différenciation foetal des cardiomyocytes, très loin du modèle adulte.
Réduction
Une planification minutieuse basée sur un calcul de puissance et l’expertise de l’équipe ont permis l'estimation de la taille d'échantillon optimale. Ceci a permis de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en préservant la validité statistique de l’étude. Les analyses statistiques seront la comparaison de moyennes par un test ANOVA à 2 facteurs en accord avec notre design expérimental.
Raffinement
Les souris seront observées tous les jours (aucun phénotype délétère n’a jamais été détecté avant ce stade). Les cages sont changées 1 fois par semaine. Les animaux sont hébergés selon les conditions fixées par l'arrêté du 1er février 2013 fixant les conditions d'agrément, d'aménagement et de fonctionnement des établissements utilisateurs. L’expérimentateur, le personnel de l’animalerie seront informés des critères d’observation des animaux qui seront : l’état général, l’état du poil (manque d’hygiène) et un critère propre à l’étude de l’insuffisance cardiaque qui est la manifestation d’une sensation de respiration inconfortable en phase avancée et une incapacité́ à̀ l’effort. Le poids des animaux sera également relevé quotidiennement. Pour l’échographie, le gel échographique utilisé est chauffé. Après l’échographie l’animal est placé dans une cage propre sous lampe chauffante. Au moment de l’échographie les yeux des souris peuvent subir un léger dessèchement ainsi une pommade de protection sera appliqué. Après son réveil complet (environ 10 minutes), il est remis dans sa cage.
Choix des espèces
Le recours à des souris se justifie par la disponibilité des modèles transgéniques spécifiques que nous utilisons par nos études. La souris est un des modèles les plus utilisé́s en recherche biomé́dicale. La structure des tissus musculaires et cardiaques murins est très proche de celle de l’homme. De plus les souris se reproduisent rapidement et de nombreuses études ont été réaliseées chez la souris ce qui nous permettra de discuter nos résultats par rapport à nos études précédentes et d’autres études publiées. Des animaux adultes âgés de 2 à 3 mois sont utilisés car les maladies cardiovasculaires se déclarent essentiellement à l’âge adulte. Le vieillissement est toutefois un facteur de risque aggravant pour le développement d’une insuffisance cardiaque.
Injection de vésicules liposomales pour le traitement des cancers du sein et du poumon sur des modèles murins EU1
- Recherche fondamentale
- Oncologie
120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules cancéreuses leur sont injectées sur animal vigile, dans la glande mammaire pour les femelles du modèle mammaire, dans la veine de la queue pour le modèle pulmonaire, l'animal maintenu dans un tube de contention pendant deux minutes. Les tumeurs qui poussent peuvent gêner leurs déplacements, les métastases pulmonaires provoquer une gêne respiratoire, et les souris font le trajet entre deux bâtiments pour les séances d'imagerie de bioluminescence. Le porteur affirme que les immunoliposomes testés ont déjà fait la preuve de leur ciblage in vitro, et que le remplacement "n'est plus possible à ce stade", l'efficacité devant être jugée sur un "organisme entier".
Objectifs
Le cancer du sein est un cancer de la glande mammaire. Autrement dit, c'est un cancer qui naît dans les unités cellulaires dont la fonction est de sécréter le lait, les unités ducto-lobulaires du sein, essentiellement chez la femme. Huit cancers du sein sur dix se déclarent après 50 ans. Premier cancer dans le monde, il touche, en 2016, 1,8 million de femmes par an dans le monde, dont 50 000 femmes en France. On s'attend à ce qu'une femme sur huit reçoive un diagnostic de cancer du sein au cours de sa vie. Le traitement s'est considérablement amélioré au fil des ans, et a conduit à davantage de cas de rémission. Le cancer du poumon est la cause de 1,3 million de décès par an dans le monde. Les symptômes les plus fréquents sont le souffle court, la toux (éventuellement les crachements de sang), et l'amaigrissement. Les principaux types de cancers du poumon sont le carcinome à petites cellules et les cancers non à petites cellules. Malgré les améliorations des traitements actuels, les taux de rechute restent élevés. Ainsi, pour réduire l’intensité de la chimiothérapie et traiter avec succès les patients en rechute, il est encore nécessaire de développer de nouvelles thérapies. Nous avons identifié de nouveaux candidats thérapeutiques (immunoliposomes) que nous avons validés dans un modèle de lymphome murin. Nous souhaitons maintenant étudier leurs efficacités dans cette étude préclinique in vivo, sur d’autres modèles de cancers (sein et poumon). Pour cela, nous allons utiliser des modèles murins, en greffant, en orthotopique, des lignées cellulaires cancéreuses murines déjà établies dans des souris C57BL/6 et BALB/c. Lors de cette étude préclinique, les souris seront traitées avec ces immunoliposomes afin d’étudier leurs effets sur l’activation de l’immunité antitumorale et le ralentissement de la croissance tumorale. Nous étudierons également l’effet d’une combinaison de ces immunoliposomes avec une immunothérapie anti-PD1, connue pour être efficace et utilisée dans les traitements cliniques des cancers humains. Le projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs (EU1 et EU2) situés dans deux bâtiments voisins.
Bénéfices attendus
Nous avons identifié de nouveaux candidats immunoliposomes qui, une fois injectés dans le sang bloquent les populations immunosuppressives du cancer. Ces immunoliposomes se sont montré efficace pour ralentir fortement la prolifération des cellules cancéreuses sur un modèle murin du lymphome. Nous souhaitons maintenant tester leurs efficacités sur d’autres modèles murins d’étude du cancer. Le bénéfice attendu du projet concerne la découverte de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le traitement des cancers du sein et du poumon.
Procédures
L’injection des cellules cancéreuses se fera une seule fois sur animaux vigiles au début des expérimentations, la durée sera de moins de 5 minutes. Les injections des immunoliposomes se feront sur animaux vigiles trois fois, la durée des injections sera de moins de 5 minutes. L’injection d’un anticorps d’immunothérapie se fera une seule fois sur animaux vigiles, la durée sera de moins de 5 minutes. La majorité des expérimentations seront faites dans l’établissement utilisateur EU1. Seules les expérimentations qui concernent la prise d’images de bioluminescence sur appareil IVIS seront faites dans l’établissement utilisateur EU2.
Impact sur les animaux
Les nuisances indésirables légère attendues sont au moment de l’injection des cellules cancéreuses, dans la glande mammaire des souris femelles pour le modèle du cancer du sein, ainsi que l’injection intraveineuse, dans la veine caudale dilatée, des cellules cancéreuses du poumon qui se fait dans un tube de contention, qui ne durera pas plus que deux minutes. Les animaux vont développer des cancers, avec une multiplication proliférative des cellules cancéreuses au niveau de la zone d’injection du sein des animaux, ce qui peut occasionner une gêne au déplacement (nuisance modérée). Il y a aussi un risque de formation de métastases pulmonaires avec ce modèle. Pour le modèle du cancer du poumon, le développement du cancer se fait dans les poumons, avec l’apparition de métastases (foci). Ce développement tumoral peut engendrer une détresse chez certains animaux, comme une gêne à la respiration (nuisance modérée).
Devenir
Tous les animaux seront sous anesthésie mis à mort à l’issue des expériences
Remplacement
Pour remplacer des modèles animaux, il est parfois possible de travailler in vitro, sur des cellules ou des tissus. Les immunoliposomes que nous allons tester dans ce projet préclinique ont d’ores et déjà été testés in vitro par des méthodes alternatives. Ceci nous permet d’être sûr que les composés qui vont être étudiés in vivo sont fonctionnels. Il nous faut maintenant valider sur des études précliniques in vivo l’efficacité de ces molécules et le remplacement par des méthodes alternatives n’est plus possible à ce stade du projet de recherche. L'efficacité thérapeutique des immunoliposomes repose sur l'implication du système immunitaire. Il est donc essentiel, à ce stade de nos recherches scientifiques, d'évaluer leurs efficacités in vivo sur un organisme entier, en utilisant des modèles murins porteurs de cancers.
Réduction
Dans ce projet, nous allons diminuer le nombre d’animaux utilisés à des fins de recherche. S’il est essentiel d’utiliser le plus petit nombre d’animaux possibles, il faut néanmoins éviter que cet effort de réduction nuise à la fiabilité des résultats. Une réflexion biostatistique a alors été intégrée à la construction de ce projet. Pour chaque modèle de cancers (sein et poumon), nous testerons lors d’une première expérimentation, la capacité des immunoliposomes à diminuer le nombre de cellules immunitaires favorisant le développement des tumeurs. Si nous obtenons une bonne efficacité, l’effet des immunoliposomes sur le ralentissement de la croissance tumorale sera alors réalisé, dans une seconde expérimentation.
Raffinement
Afin de réduire, supprimer ou soulager la douleur ou la détresse des animaux, et ainsi améliorer leur bien-être, en amont des expériences, nous allons planifier les protocoles. Nous avons aussi planifié et établi les points limites (ou critère d’arrêt anticipé) de la procédure. Afin de limiter le stress des animaux, ils sont placés par groupe de 5 à 10 dans des cages agrémentées d’éléments en carton ou en plastique leur permettant de se regrouper dans un nid. Afin qu’une prise en charge des animaux puisse se faire le plus rapidement possible, nous communiquerons les points limites au personnel de l’animalerie. Pour le transport entre les deux établissements utilisateurs, les animaux seront placés dans une cage munie d’un couvercle à filtre. Le transport durera moins de 30 minutes car les établissements sont situés à quelques minutes à pied l’un de l’autre, et les cages seront remplacées à l’arrivée dans le second établissement utilisateur.
Choix des espèces
Nous disposons de modèles de cellules cancéreuses qui sont des lignées cellulaires murines établies et commercialisées qui seront injectées à des souris dont le système immunitaire est fonctionnel. Après l’injection, les cellules murines forment une boule qui peut être palpable au niveau du site de l’injection dans la glande mammaire. Ces études ne peuvent se réaliser que sur le modèle murin femelle. L’injection des cellules cancéreuses murines du poumon dans la littérature se fait sur modèle murin, par injection dans le sang, les cellules vont alors se nicher dans les poumons et conduire au développement du cancer. L’étude sur l’immunité anti tumorale des souris est celle qui se rapproche le plus de l’homme est c’est ce modèle qui est préférentiellement choisi dans la littérature afin de réaliser des études précliniques sur le cancer du sein et du poumon. Les animaux âgés entre 2 et 5 mois seront utilisés, ceci correspond à un âge optimal pour la greffe des cellules cancéreuses et l’obtention d’un système immunitaire fonctionnel.
Titre du projetExploration de nouveaux agents thérapeutiques pour la maladie de Niemann-Pick type C avec un modèle murin
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
2 070 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever des tissus, et chacune passe d'abord par une biopsie de la queue à six jours, un génotypage que le porteur qualifie lui-même d'invasif. 1 150 sont soumises à des procédures d'un niveau de souffrance léger, 340 modéré, 580 sévère. Un groupe reçoit une injection dans les deux yeux sous anesthésie, avec un risque de lésions oculaires, un autre une injection intrapéritonéale par jour pendant quatre semaines, pouvant provoquer inflammations et lésions locales. Les souris atteintes de la maladie de Niemann-Pick perdent l'équilibre et la coordination, tremblent et maigrissent à partir de six semaines, et le porteur revendique d'avoir choisi la lignée aux symptômes les plus précoces pour que les animaux "souffrent moins" en étant gardés moins longtemps.
Objectifs
La maladie génétique rare étudiée se manifeste par des symptômes métaboliques et neurologiques très variés. Elle est difficile à diagnostiquer et d’évolution fatale. Actuellement, il n'y a pas de traitement curatif. Le but principal de ce projet est de mieux comprendre l'effet de molécules potentiellement thérapeutiques sur l'accumulation pathologique de cholestérol dans cette maladie en utilisant des souris comme modèle expérimental. Deuxièment, l'objectif est de décrire plus précisément les changements pathologiques de ce modèle murin, à l'âge de 10 semaine, stade tardif de la maladie.
Bénéfices attendus
Il s'agit de valider in vivo l'effet de candidat médicament dans un modèle murin de maladie génétique d'accumulations pathologiques de lipides, et à la fois d'obtenir des connaissances approfondies du modèle à 10 semaines.
Procédures
Un groupe d'animaux anesthésiés 10 minutes recevra une injection unique dans l'oeil qui permet de cibler et délivrer une molécule aux neurones de la rétine par une voie modérement invasive. Le deuxième groupe d'animaux vigiles recevra une injection une fois par jour d'une molécule thérapeutique pendant 4 semaines. Pour constituer les groupes expérimentaux, tous les animaux seront génotypés par un génotypage de type "invasif", en biopsiant la queue des souris vers l'âge de 6 jours.
Impact sur les animaux
Les injections intraoculaires bilatérales sous anesthésie générale peuvent générer un inconfort passager, et potentiellement un risque de lésions oculaires. Les injections intrapéritonéales répétées peuvent stresser les souris et provoquer des inflammations ou des lésions locales qu'il faudra surveiller Quant aux souris âgées de 10 semaines, elles développent des symptômes neurologiques (pertes d'équilibre et coordination, tremblements) accompagnés d’un amaigrissement à partir de 6 semaines d'âge.
Devenir
Les souris sont mises à mort pour prélever des tissus.
Remplacement
Nous sommes obligés d'utiliser des animaux pour étudier les effets de molécules comme therapeutiques dans la maladie. Ces mécanismes dépendent d’interactions complexes entre une multitude de types cellulaires hautement spécialisés qui ne peuvent pas être imitées par des modèles alternatifs in vitro.
Réduction
Nous utilisons mâles et femelles pour réduire de moitié le nombre de souris. Et chaque souris est son propre contrôle et permet ainsi de réduire encore de moitié le nombre d'animaux. Le nombre d'animaux a été établi pour permettre d'obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes.
Raffinement
Les conditions d'hébergement des souris seront raffinées : les souris d'une même portée seront gardées ensemble après le sevrage jusqu’au moment de leur mise à mort et les cages sont enrichies avec du matériel de nidation et de barreaux à ronger. Elles seront nourries avec des bouchons ainsi qu’une forme gélifiée (pour faciliter la préhension) du même aliment, placés directement dans la litière pour faciliter l’accès aux souris si elles présentent des troubles locomoteurs. Les souris seront maniées à l'aide d'un tunnel de manipulation. Un suivi clinique quotidien sera assuré (ouverture de la cage pour l’examen du comportement locomoteur), ainsi que celui du poid. Une partie des injections sera réalisée sous anesthésie gazeuse. Nous avons aussi établi des points-limites permettant de soustaire l'animal à la souffrance.
Choix des espèces
La souris représente un modèle animal bien établi et reconnu pour étudier la rétine des mammifères et ses maladies. Il existe d’autres lignées murines et félines avec des mutations naturelles ou induites dans le même gène. Nous préférons utiliser la lignée choisie car elle développe les symptômes plus tôt et plus rapidement. Par conséquent, les souris souffrent moins que dans les autres modèles, qui ont besoin d'être maintenus plus longtemps. Dans l'étude de candidat médicament, les animaux seront utilisés à 4 semaines, soit après le sevrage et ne présenteront pas encore de symptôme de la maladie. Pour étudier et décrire les changements pathologiques très tardifs de la maladie, nous utiliserons des animaux âgés de 7 et 10 semaines.
Maintien de modèles murins de prédisposition à des cancers
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Ces souris portent, par construction génétique, une prédisposition au cancer du côlon, du poumon, du sein, des glandes salivaires ou au lymphome. 2 484 vont être utilisées pour maintenir cinq lignées, 72 dans des procédures au niveau de souffrance léger et 2 412 au niveau modéré. Le geste infligé se limite à une biopsie de queue de dix secondes sous contention avant le sevrage, le dommage venant du génome : pâleur des pattes et ventre gonflé pour la lignée colique, halètement et difficultés respiratoires pour la lignée pulmonaire, tumeurs salivaires gênant l'alimentation chez 11 % des mâles de la lignée mammaire, dont les femelles ne sont pas mises à la reproduction faute de pouvoir allaiter. 279 souris seront réutilisées dans d'autres procédures, et celles qui n'ont pas le génotype attendu sont gardées soit pour des prélèvements après leur mise à mort, soit pour l'entraînement à des gestes techniques.
Objectifs
Le cancer est la première cause de mortalité prématurée en France. Il n'existe pas de modèles cellulaires suffisamment complexes qui puissent mimer le développement d'un cancer. Aussi, dans le but d’étudier les cancers, les chercheurs ont développé, par des techniques de génie génétique, des modèles animaux qui reproduisent la pathologie humaine. Pour des raisons techniques, ces modèles ont été développés chez la souris. L’objectif est de maintenir 5 modèles murins transgéniques, sous forme respirante, qui sont des outils indispensables pour les études en oncologie. Ce maintien se fera par un élevage contrôlé afin d’éviter des naissances en grand nombre mais permettant de sélectionner les animaux possédant le gène d’intérêt.
Bénéfices attendus
Ce projet permet l'élevage a minima de 5 modèles murins transgéniques, qui sont des outils indispensables pour les études en oncologie en mettant au point les méthodes les moins invasives possibles pour les analyses génétiques.
Procédures
Un prélèvement sera fait à l’extrémité de la queue, à l’âge de 21 jours au plus tard (1 fois, 10 sec), si besoin. Pour cela, les animaux seront sous contention et le geste sera effectué par du personnel formé. Les souris transgéniques décrites dans ce projet sont des modèles de prédisposition à des cancers du côlon : développement de tumeurs à partir de 4 mois , du poumon : le premières lésions apparaissent entre 6 et 8 semaines, du sein : seuls les mâles sont mis en accouplement, des tumeurs salivaires peuvent apparaitrent à partir de 6 mois (les femelles ne peuvent pas être mise en accouplement car le phenotype apparait trop tôt et n'ont pas la possibilté d'allaiter leurs petits), du lymphome : la viabilité chez les souris hétérozygotes n'est pas affectée jusqu'à l'âge de 9 mois.
Impact sur les animaux
Biopsie de queue : saignement possible, douleur de courte durée. Les nuisances possibles et spécifiques sur les souris à phénotypes dommageables seraient les suivantes : -Souris prédisposant au cancer du côlon : pâleur des pattes, gonflement du ventre. -Souris prédisposant au cancer du poumon : difficultés respiratoires, halètement. -Souris prédisposant au cancer du sein, seuls les mâles sont mis en reproduction, dans 11% des cas : tumeurs au niveau des glandes salivaires : difficultés d’alimentation et abreuvement.
Devenir
Les animaux ayant le génotype d’intérêt seront conservés pour maintenir l’élevage des lignées de souris génétiquement modifiées ou seront utilisés pour des expérimentations futures. Les souris n'ayant pas le génotypage requis, tous élevage confongus, seront gardés pour des prélèvement post-mortem ou bien pour la formation à des gestes techniques.
Remplacement
Il n'existe pas de modèles in vitro suffisamment complexes qui puissent mimer le développement d'un cancer. Ce projet a pour but de maintenir sous forme respirante des souris développant des cancers qui miment les cancers chez l'Homme. Ces modèles permettent d'apporter des outils pour le traitement des cancers chez l'Homme. Ces modèles sont utilisés régulièrement par les chercheurs, c'est pourquoi il est proposé dans cette demande de les maintenir sous forme respirante.
Réduction
Aucune approche statistique ne sera mise en œuvre. Le nombre d’animaux pour le maintien d’un élevage de souris est maintenu au minimum. Il est important de noter que le croisement de lignées entraine la production d’animaux de génotype non utilisables dans les projets. Le nombre d’animaux prévu dans ce projet a été estimé de par l’expérience des années précédentes et des besoins prévisionnels des chercheurs.
Raffinement
La biopsie de la queue ne sera réalisée qu’en cas de nécessité avant l’ossification de la queue (28 jours) et avant le sevrage, ce qui permet de limiter la nuisance de ce geste. La taille de la biopsie est réduite à son minimum et représente au maximum 1mm. Un enrichissement avec maison et cotons sera fourni dans les cages d’accouplement afin de limiter le stress et permettant aux femelles gestantes de faire un nid caché pour la mise bas. Pour chaque lignée, des points limites prédictifs et précoces sont définis afin de limiter toute souffrance. Les animaux seront mis à mort avant l’apparition des signes cliniques spécifiques à chaque lignée. De l’aliment humidifié sera mis en fond de cage, si besoin.
Choix des espèces
Les souris ont été les premiers mammifères à permettre la manipulation du génome. Grâce à cette manipulation du génome, des modèles souris mimant les maladies humaines ont été créés en grand nombre. Parmi ces modèles figurent des modèles de prédisposition à des cancers. Les animaux sont utilisés pour des accouplements, ils doivent avoir atteint la maturité sexuelle c'est-à-dire à partir de 6 semaines.
Production d’anticorps induits contre les peptides partageant des séquences identiques entre EBV et SARS-CoV-2
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées au niveau de souffrance léger. Elles reçoivent trois injections sous anesthésie et subissent trois prélèvements de sang, le porteur signalant qu'elles peuvent développer des ulcérations de la peau ou du muscle au point d'injection, ainsi que des décolorations de l'œil et des lésions de la cornée avant la prise de sang. Leur sang doit fournir des anticorps dirigés contre des fragments de protéines communs au virus d'Epstein-Barr et au SARS-CoV-2, anticorps qui serviront ensuite d'outils de laboratoire. Le porteur indique que ces anticorps ne peuvent être produits qu'à partir d'animaux vivants, et justifie la mise à mort par le fait qu'il ignore leurs effets sur l'organisme des souris et le risque de souffrance supplémentaire.
Objectifs
L'objectif de ce projet repose sur la production d'anticorps contre des séquences spécifiques de virus humains tels que Epstein-Barr (virus de l’herpès) et le SARS-CoV-2 (COVID-19). Ces anticorps sont un outil important pour étudier les maladies auto-immunes causées par ces virus.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra aux chercheurs de mieux connaître les effets du SARS-CoV-2 et de l'infection par le virus d'Epstein-Barr sur l'homme et leur relation avec le développement de maladies du système immunitaires, les maladies auto-immunes
Procédures
Trois injections sont réalisées sur animal anesthésié. Trois prélèvements sanguins sont effectués sur animal vigile. Temps : injections : 1 minute/souris Prélèvement sanguin : 2-5 minutes/souris
Impact sur les animaux
Les souris peuvent développer des lésions cutanées ou des ulcérations au niveau de la peau ou du muscle après l'injection, ainsi que des décolorations de l'œil et des lésions cornéennes avant le prélèvement de sang.
Devenir
Une fois l'immunisation terminée et le sang recueilli pour l'extraction des anticorps, les animaux ne pourront plus être utilisés à d'autres fins. À ce jour, nous ne connaissons pas encore les effets possibles de ces anticorps sur l'organisme ni s'ils pourront induire des altérations du système immunitaire susceptibles de provoquer des maladies chez la souris et donc d'entraîner une souffrance supplémentaire.
Remplacement
Notre récente étude a déjà identifié un groupe de peptides présents dans le protéome humain et partageant des séquences avec les virus Epstein-Barr et SARS-CoV-2. L'objectif du projet actuel est à présent de produire des anticorps contre les peptides caractérisés et de pouvoir étudier leur effet sur un organisme vivant complexe. Cela nécessite d’induire des anticorps contre ces peptides, ce qui ne peut être généré que chez -ou à partir- d'animaux vivants et de prélèvements de tissus à la fin de la procédure.
Réduction
Le nombre d'animaux employés est basé sur les travaux rapportés dans la littérature. Il a été établi pour nous permettre d’obtenir des anticorps en quantité suffisante pour poursuivre nos travaux.
Raffinement
À leur arrivée dans l'établissement, les animaux seront répartis en groupes sociaux dans des cages contenant l'enrichissement approprié (matériel de nidification, tubes, bâton à ronger). Ils y resteront pendant 2 semaines pour favoriser un bon acclimatement. L'injection et le prélèvement de sang seront effectués sous anesthésie gazeuse. Une solution saline sera injectée pour prévenir la déshydratation, et une goutte d'anesthésique sera appliquée sur l'œil. En cas de douleur musculaire, un analgésique sera administré. Nous avons défini les points limites pour déterminer le degré de souffrance que l'animal peut rencontrer après la procédure, incluant : perte de poids, lésions cutanées, température, expressions faciales et lésions oculaires.
Choix des espèces
Les souris ont un génome très proche de celui de l'homme, et leur système physiologique mime les observations faites chez l'homme. Aujourd'hui, la souris représente le meilleur modèle pour induire des anticorps comme outils. Des souris âgées de 6 à 8 semaines seront incluses. À cet âge, les souris sont considérées comme des adultes et leur système immunitaire est pleinement développé.
Prélèvement de tissus pour caractérisation d’animaux génétiquement modifiés
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
10 000 souris génétiquement modifiées vont être triées selon leur génotype, entre celles qui serviront aux protocoles ou à l'élevage et celles dont personne n'aura l'usage. À vingt et un jours, chacune se fait couper moins d'un millimètre du bout de l'oreille, sur animal vigile et sans anesthésie, dans une procédure classée au niveau de souffrance léger. Le porteur écrit qu'anesthésier les petits "ajouterait une nuisance non nécessaire", et que cette méthode restera en usage jusqu'à la validation d'un génotypage sur des poils. Les souris jugées non utiles sont mises à mort et proposées aux membres du laboratoire pour des prélèvements d'organes, le chiffre de 10 000 sur cinq ans n'étant rattaché à aucun besoin chiffré.
Objectifs
Ce projet vise à assurer la conservation des lignées de souris modifiées génétiquement présentes dans notre laboratoire et que nous utilisons dans nos différents projets de recherche. Avant de les utiliser pour des expériences ou pour créer de nouvelles générations, il est important de les caractériser précisément. Pour cela, nous devons identifier et prélever un échantillon sur chaque souris dans notre animalerie en utilisant une méthode qui nous permet de connaître très précisement les mutations dont ils sont porteurs.
Bénéfices attendus
La caractérisation génétique permet d’optimiser la gestion de l’élevage et de produire les animaux d’intérêt, c’est-à-dire nécessaire au maintien de la lignée et/ou aux protocoles expérimentaux.
Procédures
Pour chaque animal vigile (21 jours +/- 1 jour), 1 prélèvement de bout d’oreille inférieur à 1 mm sans anesthésie. Extrêmement rarement, pour vérifier des résultats ou en cas d'échec du génotypage, un prélèvement de bout d'oreille (
Impact sur les animaux
Le prélèvement d’un bout de l’oreille sur animal vigile est réalisé sur moins de 1mm et et par un personnel expérimenté pour limiter la douleur et le stress. En cas d’un deuxième prélèvement en dehors de l’âge limite (>21 jours +/- 1 jour) en cas d'échec du génotypage, l’individu est anesthésié profondément à l’isoflurane.
Devenir
Dés résultat de génotypage, les animaux non utiles seront mis à mort. Les animaux utiles pour les projets ou l'élevage seront maintenus en vie et seront en utilisation continue pour des expériences qui seront décrites dans des DAP spécifiques. Dans la mesure du possible, les animaux génotypés non utilisables sont proposés aux membres du laboratoire pour prélèvements d’organes.
Remplacement
Pas de remplacement possible sur le projet de prélèvement de tissus pour génotypage tant que la méthode de génotypage par prélèvement de poils n'est pas validée sur nos lignées. L’approche de remplacement est prise en charge dans chaque DAP expérimentale.
Réduction
La reproduction n’est utilisée que pour produire le nombre d’animaux prévue dans la DAP d’expérimentation considérée ou la DAP d’élevage nécessaire au maintien de la lignée. Les caractéristiques de reproduction propres à chaque lignée (nombre de petits par portée, nombre de modifications génétiques, ratio homozygote/hétérozygote…) sont prises en compte pour planifier la fréquence et le type de croisements.
Raffinement
Les gestes invasifs tel que la pose d’une bague et la biopsie sont réalisés par des personnels expérimentés, selon une méthode éprouvée, précise, rapide et standardisée, limitant stress, douleur et saignement. L'anesthésie n'est prévue que sur les animaux de plus de 21 jours. L'anesthésie chez les petits ajouterait une nuisance non nécessaire. Une surveillance et un suivi de la cicatrisation sont réalisés dans les jours suivant le prélèvement. Cette méthode de prélèvements de tissus sera utilisée jusqu’à validation des procédés de génotypage à partir de prélèvements de poils, procédure moins invasive.
Choix des espèces
Les lignées en élevage sont définies par les besoins des projets autorisés. Les animaux seront prélevés d’un bout d’oreille (
Role de MUC1 dans la progression tumorale et la chimioresistance dans un modèle murin de cancer du poumon
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Anesthésiées, tondues sur le flanc, injectées de cellules cancéreuses, 360 souris entrent dans un protocole de vingt à vingt-quatre jours classé au niveau de souffrance sévère. Dès que la tumeur atteint le volume fixé, 120 reçoivent une chimiothérapie au platine chaque jour pendant six jours, 240 une injection dans la tumeur tous les quatre jours, dont 120 les deux traitements à la suite. Toutes sont pesées deux fois par semaine et leurs tumeurs mesurées au pied à coulisse sur animal vigile, cinq minutes par mesure, le porteur écrivant qu'aucune analgésie n'est préconisée aux doses utilisées et que le développement tumoral ne devrait pas gêner leurs déplacements. Toutes sont tuées à la fin pour récupérer les échantillons qui permettront de juger de l'effet des traitements.
Objectifs
Le cancer du poumon (dont 85% sont des cancers bronchiques dits non à petites cellules ou NSCLC) reste la 1ère cause de mortalité par cancer dans les pays développés avec plus d’1 million de décès par an dans le monde. Le traitement de 1ère intention des NSCLC se fait par chirurgie mais un 1/3 des patients présente des stades trop avancés de la maladie rendant ainsi l’ablation de la tumeur impossible. La chimiothérapie (utilisation de sels de platine) représente une facette essentielle dans la prise en charge des patients atteints de cette pathologie. Même si ces agents anticancéreux éliminent une grande majorité des cellules tumorales pulmonaires, il est fréquent qu’une proportion d’entre elles résiste favorisant ainsi l’apparition de récidives et de métastases. Dans ce contexte, des analyses sur des cohortes de patients ont montré que dans de nombreuses tumeurs présentant une résistance à la chimiothérapie le gène codant une protéine particulière était surexprimé. Cette protéine, la mucine 1, est notamment impliquée dans la protection des cellules en contact avec le milieu extérieur contre toutes sortes d’agressions. Dans ce projet, nous nous intéresserons donc à la mucine 1. Dans le cancer du poumon, elle est surexprimée dans 60-80% des adénocarcinomes en comparaison avec un poumon sain. Les données de la littérature montrent que la surexpression de la mucine 1 est associée à la progression tumorale, aux phénomènes de chimiorésistance et la mise en place d’un microenvironnement immunosuppresseur (qui supprime la réponse immunitaire face à la tumeur). De ces observations, nous avons émis l’hypothèse que la mucine 1 pourrait être impliquée dans les phénomènes de chimiorésistance au cisplatine et interviendrait également sur les propriétés des cellules cancéreuses pulmonaires et sur le microenvironnement tumoral. Afin de valider cette hypothèse, nous étudierons le rôle de la mucine 1 sur les propriétés et le microenvironnement des cellules cancéreuses pulmonaires et nous évaluerons de nouvelles pistes thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de tester le bénéfice de nouvelles stratégies thérapeutiques associant des inhibiteurs oligonucléotidiques à des agents de chimiothérapie conventionnelle.
Procédures
Ce projet se déroulera en deux parties. Cependant, plusieurs étapes sont communes à l’ensemble des parties. L’ensemble des animaux (360) sera soumis à une anesthésie par injection (durée 20 min) afin, dans un premier temps de tondre une partie de leur pelage au niveau du flanc où ils recevront une injection de cellules cancéreuses (durée injection : 30 sec). Dès que le volume tumoral défini pour intervention sera atteint, une partie des animaux (120) recevront une injection d'un agent de chimiothérapie tous les jours pendant 6 jours (durée : 1 min). L'autre partie des animaux (240) recevront dans un premier temps une injection dans la tumeur de notre traitement d'intérêt à raison d'une injection tous les 4 jours jusqu'à la fin du protocole (durée : 1 min). En addition de ce traitement, 120 animaux seront en plus traités par la suite avec l'agent de chimiothérapie tous les jours pendant 6 jours (durée : 1 min). L'ensemble des animaux (360) seront pesés deux fois par semaine (durée : 2 min par animal) et la taille des tumeurs sera mesurée par l’utilisation d’un pied à coulisse (sur animaux vigiles, durée : 5min/intervention). De plus, pour 120 animaux, l'évolution de la tumeur sera également évaluée par imagerie. Pour cela les animaux seront anesthésiés par voie gazeuse et une molécule facilitant la lecture de l'imagerie sera injectée (durée anesthésie : 20-30 min, durée injection : 30 sec). La durée maximale des manipulations sera de 24 jours pour 240 animaux et de 20 jours pour 120 animaux et ce, dépendamment du type de cellules tumorales injectées.
Impact sur les animaux
Les procédures que nous prévoyons de réaliser pourraient être à l’origine d’un stress lié à la manipulation. L’injection des cellules et/ou de la luciférine pourrait entraîner un stress ou une douleur chez les animaux. Pour limiter le stress des animaux, ces derniers seront anesthésiés lors de ces étapes de la procédure. Aux sites où les cellules seront injectées, le développement des tumeurs ne devrait pas entraver la liberté de mouvement des souris, cependant si cette liberté était altérée, une mise à mort des animaux sera réalisée. Les doses d'agent de chimiothérapie et du traitement d'intérêt utilisés dans ce protocole ne sont pas décrits dans la littérature comme susceptibles d’induire des effets indésirables (toxicité) sur les animaux. De même, aucune analgésie encadrant leurs injections intra-tumorales n’est préconisée au vu des doses utilisées. Le suivi régulier des animaux permettra de pallier toute souffrance ou détresse ressenties par ces derniers.
Devenir
TDans ce projet, nous étudions l'effet d'une nouvelle combinaison de traitements sur des tumeurs établies. Afin de mieux comprendre l'impact de nos traitements sur l'organisme, nous devrons récupérer différents échantillons nécessitant la mise à mort des animaux.
Remplacement
Les modèles utilisés dans ce projet ne nécessitent pas de mises au point car elles utilisent des procédures couramment décrites dans la littérature. De plus, les sélections de Gapmers ont été réalisés sur des modèles in vitro de manière à remplacer la mise au point sur les animaux. Cependant, les processus étudiés dans ce projet mettent en jeu de nombreux types cellulaires (cellules tumorales et celles du microenvironnement dont celles du système immunitaire), leur étude en concomitance ne peut se concevoir que sur un organisme entier d’où ce recours à l’expérimentation animale.
Réduction
Pour la reproductibilité, les expériences seront répétées au moins 3 fois. Les courbes de survie seront établies grâce à un test statistique spécifique dont la fiabilité prévoit des échantillons d’une taille minimum de 30 animaux. Pour cela, des groupes de 10 animaux sont prévus. Les différences significatives entre les courbes de survie des animaux des groupes traités ou non seront analysées par un test statistique adapté aux données. Les différences significatives entre les courbes de survie des animaux des groupes traités ou non seront analysées par un test statistique adapté aux données.
Raffinement
Lors de l’expérimentation, les animaux seront anesthésiés avant toute procédure pouvant provoquer un stress, une angoisse ou une souffrance. Les animaux seront ensuite suivis quotidiennement de manière à pouvoir détecter le plus rapidement possible tout signe de souffrance ou d’angoisse. Les animaux sont hébergés dans des cages individuelles en groupes sociaux enrichies avec des cotons de nidification et dans des conditions classiques de stabulation. Avant toute manipulation, les animaux seront acclimatés de 7 à 10 jours dans leur salle d’hébergement. Des points limite de douleur ont été déterminés préalablement au projet. La mise à mort sera réalisée à distance des autres animaux.
Choix des espèces
Le choix de la souris comme espèce animale repose sur la grande disponibilité des outils moléculaires (anticorps spécifiques pour l’immunohistochimie, le western blot et la cytométrie en flux, souches animales adaptées, amorces et sondes spécifiques pour la RT-qPCR) permettant de mener à bien ce projet. De plus, cette espèce est l’une des mieux caractérisée au niveau immunologique. Nous pouvons également bénéficier de modèles immunodéficients largement décrits dans la littérature qui sont essentiels au bon déroulé de notre projet. En nous basant sur les données de la littérature concernant les modèles que nous souhaitons étudier, nous utiliserons des souris âgées de 4 à 8 semaines pour le premier modèle et de 6 à 10 semaines pour le second modèle.
Influence du niveau de brain-derived neurotrophic factor (BDNF) dans l’installation de la fibrillation atriale d’origine métabolique
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
Rendues obèses par une suralimentation organisée dès après leur naissance, les souris de ce projet doivent développer un trouble du rythme cardiaque. 324 vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever des tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit sous anesthésie un capteur d'électrocardiogramme implanté par trois incisions, quatre injections intraveineuses de microvésicules, et passe deux séjours en cage individuelle que le porteur reconnaît stressants. Vient ensuite une exploration électrophysiologique par l'œsophage, dont il indique que l'animal n'est pas réveillé, et il affirme que ces altérations ne s'observent que dans un "organisme entier", aucun modèle cellulaire ou in silico ne pouvant répondre à la question posée.
Objectifs
La fibrillation atriale est une trouble du rythme cardiaque, qui fait battre le coeur de manière irrégulière, c’est-à-dire de façon arythmique. Son apparition est favorisée par l’obésité et l’altération des vaisseaux sanguins. Dans ce projet, notre hypothèse est qu’une protéine sécrétée par ces vaisseaux, nommée brain-derived neurotrophic factor, généralement appelée BDNF est impliquée dans cette dysfonction du coeur. A partir de souris en surpoids à cause d’une suralimentation postnatale, invalidées ou non pour le gène du BDNF, nous allons vérifier en mesurant leur électrocardiogramme si cette protéine est vraiment impliquée dans ce trouble électrique du coeur.
Bénéfices attendus
L'un des principaux résultats du projet sera d'aborder le rôle du BDNF dans la FA métabolique d'un point de vue translationnel, ce qui ouvre la voie à la découverte de nouveaux mécanismes, cibles et médicaments grâce à la genèse d'un large éventail de données innovantes. Par exemple, certains résultats obtenus sur nos modèles expérimentaux pourraient être pris en compte dans des études cliniques à grande échelle afin de développer de nouveaux outils pharmacologiques pour traiter ou prévenir la FA. Ces résultats serviront à guider le volet clinique de ce projet. Ainsi, notre projet a des impacts scientifiques, socio-économiques et cliniques élevés. Les données obtenues dans ce projet seront régulièrement présentées à la communauté scientifique lors de conférences nationales et internationales. Les résultats seront publiés dans des revues d’audience internationale à comité de lecture.
Procédures
Les animaux des groupes ‘SAPN’ auront une prise de poids supérieure aux animaux non SAPN, conduisant ce groupe à un surpoids. Les animaux seront soumis sous anesthésie gazeuse et locale à une implantation chirurgicale d'un capteur permettant de mesurer l'électrocardiograme (durée 25 min). Les animaux seront soumis à une exploration électrophysiologique transoesophagienne sous anesthésie gazeuse (20 à 35 min). Les animaux auront 4 injections intraveineuses de microvésicules pour rétablir leur niveau circulant de BDNF sous anesthésie gazeuse. L’ensemble des animaux auront deux périodes d’hébergement individuel pouvant conduire à un stress.
Impact sur les animaux
Le projet repose sur une suralimentation conduisant à un surpoids des animaux. La caractérisation fonctionnelle repose d'une part sur l'enregistrement de l'électrocardiogramme par un système implanté qui envoie des données à distance par télémétrie. L'implantation du dispositif ECG est bien maitrisée et aucune nuisance supérieure à une sévérité légère n'est attendue par l'acte chirurgical en lui-même (implantation sous cutanée nécessitant 3 petites incisions de la peau). Ces animaux implantés devront être hébergés individuellement en cage unique à 2 reprises pour des raisons de suivi et techniques (post-implantation du capteur de télémétrie d’une durée supérieure à 24h et enregistrement de l’électrocardiogramme, durée égale à 24h). Cet hébergement individuel pouvant conduire à un stress sera pris en compte pour le suivi journalier de l'animal. L'exploration électrophysiologique transoesophagienne a été choisie car elle est réalisée sous anesthésie générale de l'animal et est non-invasive. L'animal n’est pas réveillé à la fin de la procédure. Pour l’ensemble des actes des procédures, cette DAP est classée comme sévérité modérée.
Devenir
L’ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour effectuer des prélèvements de tissus.
Remplacement
La fibrillation atriale est l'arythmie cardiaque la plus fréquente et dont la prévalence chez l’humain augmente dans le monde. Cette arythmie est associée à des complications délétères majeures telles que les accidents vasculaires cérébraux, l'insuffisance cardiaque et la mortalité. L’ensemble de ces altérations sont observables chez l’animal uniquement dans un organisme entier et impliquent des interactions inter organes. Ainsi, les modèles cellulaires ne peuvent pas se substituer à un modèle animal impliquant des relations entre les organes et ne peuvent donc pas être utilisés dans ce projet. De même, auccun modèle in silico ne pourrait répondre à notre questionnement.
Réduction
Ne sera utilisé que le nombre d’animaux strictement nécessaire à la conduite du projet et à l’obtention de statistiques suffisantes afin d'en tirer des conclusions non biaisées. L'utilisation de plusieurs techniques sur le même animal permet de réduire le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Les souris seront hébergées avec un enrichissement de leur milieu de vie (nid en cellulose et carré de cellulose, morceau de bois), dans une pièce calme et tempérée, avec régulation des cycles lumineux. Les animaux seront observés quotidiennement par du personnel qualifié et des soins per-opératoires et post-opératoires comprenant anesthésie générale et analgésie seront apportés tout au long de l’étude. Une grille d'évaluation clinique permettant l’établissement d’un score selon une échelle de douleur permettra leur suivi et le respect des points limites. Selon cette échelle, une décision sera prise dont, notamment, la mise à mort de l’animal si un point limite est atteint afin de prévenir ou arrêter les souffrances.
Choix des espèces
La souris nous permet d’envisager les effets de la suralimentation sur un modèle très étudié dans différents projets, au niveau national et international, et qui sert de témoin « sauvage » aux études sur animaux génétiquement modifiés. De surcroît, les mécanismes physiologiques du controle du rythme cardiaque et physiopathologiques conduisant à la genèse de la FA chez les souris sont semblables à ceux de l'Homme, ce qui nous permet de réaliser des études translationnelles. Les animaux seront âgés de 4, 6 et 12 mois afin de suivre l’évolution dans le temps des paramètres cardiaques des animaux en fonction du temps d'installation progressive des troubles métaboliques. Ces différents âges correspondent à la période jeune adulte à adulte vieillissant chez l’Homme.
Etude des effets du vieillissement et de candidats-médicaments sur la régénérescence de l’axe moteur périphérique dans un modèle murin de compression nerveuse.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Si l'analgésique administré ne suffit pas, l'animal est mis à mort. 1 824 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune subit sous anesthésie une chirurgie de trente minutes qui comprime et lèse le nerf sciatique, puis une injection quotidienne pendant 28 ou 42 jours et deux électromyographies, le porteur reconnaissant que la lésion "provoquera de la souffrance" et que la pesée quotidienne y ajoute du stress. Deux questions justifient ces 1 824 souris, l'effet de candidats-médicaments et celui du vieillissement sur la repousse nerveuse, et le seul bénéfice annoncé tient dans la poursuite du développement de ces molécules si les résultats sont positifs.
Objectifs
Les atteintes de l’axe moteur, telles que la perte des axones et des neurones moteurs ainsi que la dénervation musculaire, sont à l’origine des maladies neuromusculaires. Des études montrent que dans certaines maladies neuromusculaires, comme la sclérose latérale amyotrophique, les neurones moteurs encore fonctionnels sont capables de compenser cette perte en créant de nouveaux prolongements axonaux et une réinnervation partielle. Ces mécanismes compensatoires sont induits par des voies de signalisations pro-régénératives : on parle de régénérescence de l’axe moteur. Ici, nous avons 2 objectifs : 1) étudier les effets de différents candidats-médicaments pour leur capacité à promouvoir la régénérescence de l’axe moteur après compression/lésion du nerf sciatique. 2) étudier l'effet du vieillissement sur la capacité à promouvoir la régénérescence de l’axe moteur après compression/lésion du nerf sciatique. Pour cela, nous utiliserons un modèle murin de lésion mécanique du nerf sciatique. En effet, la souris possède un système moteur complexe présentant de fortes similitudes avec le système moteur humain. Une lésion du nerf sciatique va en effet conduire à une dénervation musculaire et à une dégénérescence wallérienne, comme chez les humains. Le système moteur des souris est capable de régénérescence après lésion. Seulement 10 jours après la lésion, les souris présentent des signes de récupération fonctionnelle ainsi que réinnervation du muscle. La souris est donc un modèle approprié permettant la mise en place de protocoles expérimentaux courts, efficaces, simples et reproductibles.
Bénéfices attendus
Le projet s'intégre dans la phase préclinique du développement de candidats-médicaments pour des maladies invalidantes. En cas de résultats positifs, le développement du ou des candidats médicaments pourra se poursuivre.
Procédures
L'ensemble des animaux de ce projet subiront la procédure décrite: une chirurgie (1 fois, 30 minutes maximum), sous anesthésie générale, et une analgésie systémique et une analgésie locale. Leur état clinique sera surveillé pendant cinq jours postopératoire pour détecter un effet indésirable ou des signes de souffrance. La procédure 1 inclue des traitements chroniques (une fois par jour, pendant 28 jours, d'une durée de 30 secondes maximum). La procédure 2 inclue des traitements chroniques (une fois par jour, pendant 42 jours, d'une durée de 30 secondes maximum). Les enregistrements électromyographiques (EMG) auront lieu à 2 reprises (J14 et J21 pour la procédure 1, et J35 et J42 pour la procédure 2). Ceux-ci durent maximum 30 minutes, et seront réalisés sous anésthésie générale. En fin de procédure, les animaux seront mis à mort.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront une chirurgie et une lésion mécanique du nerf sciatique. Cette lésion provoquera de la souffrance. Le traitement quotidien des souris peut induire un stress, particulièrement lors des premières administrations. Des mesures électromyographiques seront réalisées sous anesthésies. De plus, la mesure quotidienne des poids des animaux peut également engendrer un stress chez les animaux.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de collecter des tissus pour des analyses complémentaires (histologie).
Remplacement
Les processus de dénervation et réinnervation impliquent l'interaction de plusieurs types cellulaires (motoneurons, cellules de l'immunité et cellules de Schwann) dans différentes structures (moelle épinière, nerf sciatique, muscle). Ce degré de complexité ne peut être atteint qu’avec un modèle animal.
Réduction
Le nombre de souris (n par expérience) a été optimisé pour assurer l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Des études antérieures disponibles dans la littérature scientifique ainsi que l’expérience du porteur du projet suggèrent un nombre minimal de 12 souris par groupe, afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs (puissance: 80%, seuil de significativité à 5%, effect un effet de 25% et un écart type de 15%). Ainsi, pour ce projet, nous travaillerons avec n=12 souris par groupe pour détecter d’éventuel effets significatifs de candidats médicaments dans un modèle animal de lésion mécanique du nerf sciatique.
Raffinement
Le raffinement sera basé sur : (i) la présence d’objets d'enrichissement (papiers pour nids, tunnels en carton), (ii) des approches d'analgésies quand nécessaire, (iii) et le contrôle strict des paramètres physiologiques des animaux (poids, température corporelle). Les animaux seront hébergés par 4 au maximum, avec accès ad libitum à l'eau et à la nourriture. La souffrance des animaux sera limitée au maximum grâce à la recherche quotidienne de signes indicateurs de souffrances. Le projet a défini des points limites. Si un de ces points limites est atteint, le responsable de l’étude sera informé et l’animal sera mis à mort. Si des signes de souffrances sont détectés, le responsable de l’étude sera informé, et un analgésique (buprénorphine, 0.1 mg/kg) sera administré. Dans le cas où le traitement analgésique se révèlerait être inefficace, l’animal sera mis à mort.
Choix des espèces
La souris possède un système moteur complexe présentant de fortes similitudes avec le système moteur humain. Une semaine après la lésion du nerf, les souris présentent les premiers signes de réinnervation musculaire. La réinnervation et la récupération fonctionnelle est observable à partir de 10 jours après la lésion. La souris est donc un modèle approprié permettant la mise en place de protocoles expérimentaux courts, efficaces, simples et reproductibles. Nous utiliserons dans ce projet des souris. Afin de pouvoir évaluer l'effet du veillissement sur les procéssus de récupération fonctionnelle après une lésion du nerf, nous utiliserons des animaux âgés de 2, 12, 15 et 18 mois. Afin de tester l'efficacité de différents candidats-médicaments, nous utiliserons des animaux de 2 mois.
Développement chez la souris d’une nouvelle méthode contraceptive non hormonale
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
Un ovule de la taille d'un grain de blé est introduit au pouce dans le vagin de souris maintenues par la base de la queue, pendant deux minutes trente, jusqu'à trois fois pour la même femelle. 640 souris vont être utilisées dans ces procédures, classées au niveau de souffrance léger, pour tester si une molécule odorante, le lyral, empêche la fécondation et pourrait fournir une contraception sans hormone. Le porteur écrit que l'expérimentateur exerce un massage doux pour "apporter du bien être à l'animal pendant ce geste" et que la souris ne montre aucun signe de douleur, tout en prévoyant de surveiller pendant deux à trois semaines l'apparition de dermatites et de conjonctivites dues au caractère allergisant du lyral. Les femelles retournent au pool des accouplements après chaque essai, et les souriceaux qui naissent sont mis à mort immédiatement, sans que leur nombre apparaisse.
Objectifs
La contraception bénéficie de nombreuses méthodes. La pilule à base d'hormones qui est l'une des méthodes les plus utilisées dans notre société souffre à tort ou à raison d'une suspicion quant aux effets négatifs que l'usage répété d'hormone pourrait engendrer. Les travaux de recherche sur les récepteurs olfactifs (OR) capables de reconnaître des molécules odorantes, ont montré qu'un certain nombre d'entre eux étaient présents à la surface des spermatozoïdes de plusieurs mammifères dont l'homme et la souris. Il a été montré qu’un odorant, le bourgeonal, modifiait in vitro le chimiotactisme des spermatozoïdes humains et que le lyral, un autre odorant, modifiait lui aussi in vitro le chimiotactisme des spermatozoïdes de souris. Suite à ces travaux, nous avons cherché à savoir si in vivo l'addition de lyral dans le vagin des souris modifierait leur chimiotactisme. Pour cela, nous avons émis l’hypothèse qu’une surcharge de lyral dans le vagin de souris serait de nature à perturber la reconnaissance d’un ligand naturel à découvrir et limiterait la fécondation de l'œuf. Dans une série d’expériences préliminaires nous avons de fait observé que l’introduction de lyral liquide dans le vagin de souris perturbait la procréation : Ainsi, la copulation de 31 couples de souris, n’a donné naissance qu’à 176 souriceaux (13 femelles n’ayant eu aucune progéniture) alors que tous les couples témoins (n=31) ont été productifs et amené à la naissance de 372 souriceaux (résultats non publiés). A partir de ces résultats, statistiquement significatif, nous avons émis l'hypothèse qu'une molécule odorante introduite dans le vagin par un ovule pourrait être la source du développement d'une nouvelle méthode contraceptive non hormonale. Le présent projet a pour but de tester cette possibilité, ainsi le mode de l'utilisation via un ovule.
Bénéfices attendus
Les conséquences et bénéfices attendus sont à deux niveaux le premier dans le cadre de la pratique médicale, le second sur le plan de la recherche fondamentale. 1) Si le lyral introduit dans le vagin à l’aide d’un ovule diminue nettement la procréation, comme observé précédemment chez les souris ayant reçu du lyral liquide il est prévu de faire des essais cliniques d'utilisation d'ovules chargés d'un odorant reconnu par les OR exprimés à la surface des spermatozoïdes humains, dans le but de développer une nouvelle méthode contraceptive sans hormone. 2) Sur le plan de la recherche fondamentale, une forte limitation de la taille des progénies confirmerait les résultats de nos expériences précédentes selon lesquels les OR exprimés à la surface des spermatozoïdes ont un rôle biologique dans la fécondation de l'oeuf, ce qui n’a jamais été démontré. Cela ouvrirait la voie à la recherche de ligand(s) particuliers impliqués dans le chimiotactisme naturel des spermatozoïdes et dans la reproduction. Cela conduirait aussi à la recherche des cellules émettrices de ce ligand et plus encore permettrait d’envisager de nouvelles explications et hypothèses de travail relatifs à la stérilité de certains couples.
Procédures
L'expérimentation se limite à l'introduction d'un ovule de la taille d'un petit grain de blé dans le vagin de souris avant leur mise en accouplement. L'introduction sera réalisée manuellement et délicatement la souris est maintenue, sans contrainte par la base de la queue afin de permettre à l'expérimentateur d'accéder à la région vulvaire. L'ovule est introduit délicatement avec le pouce. L'expérimentateur maintient une légère pression avec son pouce sur la région génitale afin d'éviter une sortie de l'ovule et exerce un massage doux de la zone pour faciliter l'introduction complète de l'ovule et apporter du bien être à l'animal pendant ce geste. Le temps d'introduction complète est d'environ 2m30s et l'animal ne montre aucun signe de douleur ou de stress (pas de morsure, de réaction de fuite...) Le geste sera répété à une semaine d'intervalle ou plus, en cas de non copulation. La même souris femelle pouvant être utilisée jusqu’à 3 fois, si nécessaire.
Impact sur les animaux
Les expériences préliminaires que nous avons faites et qui consistaient en l'introduction directe de lyral dans l'espace vaginal de souris n'ont pas mis en évidence d'effets indésirables à court ou moyen terme chez les souris. La même dose sera utilisée dans cette expérience. L’introduction de la molécule via un ovule sera également sans effet. Aussi toutes les souris recevant un ovule (placebo ou test) seront quotidiennement observées pour noter tout changement dans leur comportement ou l'apparition de quelques symptômes qu'ils soient. Etant donné le caractère allergisant du lyral, une attention particulière sera donnée à l’apparition de démangeaisons et de conjonctivites pendant 2 à 3 semaines après introduction des ovules. Les souris feront l’objet d’une surveillance quotidienne de leur comportement afin de détecter toute gêne éventuelle, ou phénomène de nature allergisant (dermatites, conjonctivites). Si de tels problèmes étaient observés, risquant d’entrainer une douleur chez l’animal, l’expérience sera stoppée et celui-ci sera euthanasié.
Devenir
Après chaque accouplement, les souris seront remises dans le pool et utilisées pour d'autres accouplements. Les souriceaux seront immédiatement mise à mort.
Remplacement
Il est impossible de remplacer ces expérimentations chez la souris, préliminaires à des essais cliniques chez l'homme, par des tests in vitro dans la mesure où la question posée est celle de savoir si un ovule libérant dans le vagin une molécule odorante se fixant à la surface des spermatozoïdes pourrait empêcher la procréation en perturbant leur chimiotactisme en direction de l'œuf. A l’évidence, des expériences reposant sur fécondation in vitro ne permettrait pas de tester cette hypothèse.
Réduction
Le nombre d'animaux a été réduit au strict minimum nécessaire pour réaliser des analyses statistiques pertinentes et scientifiquement irréprochables afin de valider les données obtenues.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans une structure agréée qui tient compte de l'éthique animale. Les accouplements seront hébergés dans une armoire ventilée afin d'éviter les conséquences olfactives de l'utilisation de la molécule odorante sur les autres animaux présents dans la pièce d'hébergement. Le reste du temps l'hébergement se fera en groupes sociaux et les animaux bénéficieront d’un environnement calme et d'une alimentation abondante. Une surveillance journalière des animaux sera réalisée pour s'assurer que les conditions de bien-être sont respectées. Si des souris présentaient une réaction de nature allergisante, elles seraient immédiatement retirées de l'expérience. Par ailleurs, rappelons que les ovules sont de qualité pharmaceutique, fabriqués par une société pharmaceutique avec des produits autorisés par la pharmacopée et ainsi sans danger par elles-mêmes.
Choix des espèces
La souris est la seule espèce animale pour laquelle on a clairement identifié les récepteurs olfactifs exprimés à la surface des spermatozoïdes. Par ailleurs nous avons choisi la souris Swiss CD1 car elle est très prolifique. Les portées sont régulièrement supérieures à 10 souriceaux, ce qui facilite la recherche d'un effet négatif sur la procréation. Les souris mâles et femelles utilisées auront entre 8 à 48 semaines.
Elevage d’une lignée de souris génétiquement modifié qui développe spontanément des tumeurs pour l’étude du cancer du foie
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Des tumeurs hépatiques apparaissent d'elles-mêmes à partir de six mois chez ces souris, sans qu'aucun geste expérimental ne leur soit infligé. 20 souris vont être utilisées dans cet élevage de lignée à phénotype dommageable, dans une procédure classée au niveau de souffrance léger. Le porteur affirme, en s'appuyant sur la littérature, que l'accumulation de graisse dans leur foie ne nuit pas à leur bien-être et qu'aucun signe de souffrance n'apparaît jusqu'à douze mois. Les souris utiles à la reproduction sont gardées en vie, les autres tuées avant l'apparition du carcinome, et le projet se limite à faire vivre la lignée, le croisement qui doit répondre à la question scientifique relevant d'une autre autorisation.
Objectifs
Le cancer du foie est la troisième cause de décès par cancer dans le monde. Avec 8500 nouveaux cas par an en France et plus de 7000 morts par an, le carcinome hépatocellulaire (CHC) est le cancer hépatique le plus fréquent. Le CHC survient à cause d’une accumulation excessive de gras qui favorise le développement tumoral en induisant des modifications majeures dans le métabolisme des cellules du foie. Malgré les progrès thérapeutiques, l’incidence du CHC est en constante augmentation, ce qui constitue un réel problème de santé publique. Les mécanismes moléculaires menant au développement du CHC nécessitent donc d’être plus amplement caractérisés. Des études précédentes ont démontré qu'une protéine est impliquée dans la suppression des métastases lors du développement de la maladie. Récemment, une nouvelle fonction de cette protéine a été découverte. Ce projet de recherche vise donc à étudier le rôle de la nouvelle fonction de notre protéine d'intérêt dans le développement du CHC. Afin d’atteindre cet objectif, il nous faudra ultérieument croiser des souris qui n'expriment pas notre protéine d'intérêt avec des souris qui développent spontannément des tumeurs dans le foie (phénotype dommageable). La DAP ci-présente concernera uniquement l'élevage des souris qui développent le CHC.
Bénéfices attendus
L'élevage de la lignée murine qui développe spontannément des tumeurs dans le foie nous permettra de les croiser ultérieument avec d'autres souris. Ce croisement nous permettra d’élucider le rôle de la nouvelle fonction de notre protéine d'intérêt dans la physiologie et le cancer du foie. Comme notre protéine d'intérêt a des propriétés anti-métastatiques, elle constitue par conséquent une cible potentielle pour de nouvelles stratégies thérapeutiques. Par ailleurs, cette protéine joue un rôle important dans l'homéostasie du foie et pourrait être impliquée dans l'obésité et le diabète.
Procédures
Les animaux ne seront soumis à aucune intervention puisqu'il s'agit d'une procédure d'élevage de souris à phénotype dommageable.
Impact sur les animaux
De 0 à 6 mois, certaines souris accumuleront progressivement du gras au niveau du foie ce qui d’après la littérature ne nuit pas à leur bien-être. Dans ce modèle, le cancer du foie commence à apparaître à partir de 6 mois. Jusqu’à 12 mois d’âges, les animaux ne présenteront aucun signe de souffrance et leur qualité de vie ne sera pas impactée. Les animaux ne seront pas utilisés au delà de 12 mois.
Devenir
Les animaux nécessaires à l'élevage seront gardés en vie tandis que les autres seront euthanasiés. Les souris au phénotype dommageable seront euthanasiées avant le développement du cancer du foie.
Remplacement
Bien que nous ayons commencé à étudier les propriétés de notre protéine d'intérêt dans des cellules cancéreuses humaines, il n’est pas possible de reproduire tous les mécanismes sur lesquels nous travaillons dans ces modèles. En effet, la diversité des types cellulaire ainsi que la communication entre les différents organes présente à l'échelle d'un organisme entier ne sont pas reproductible in vitro. Par rapport au modèle de culture de cellules cancéreuses, le modèle souris permet donc d’appréhender l'ensemble des intéractions entre différent types cellulaires et organes qui sont essentielles dans le développement du cancer de foie.
Réduction
Pour réduire au maximum la survenue de petits qui développent des tumeurs hépatiques (phénotype dommageable), les individus seront génotypés puis les reproducteurs optimaux seront sélectionnés en fonction des besoins. Au cours de l’élevage, le nombre minimal d’animaux à phénotype dommageable sera généré pour assurer l'élevage de la lignée.
Raffinement
Les souris seront observées tous les jours afin de contrôler leur mobilité, l’apparence de leur fourrure ainsi leur comportement dans la cage. Concernant l'hébergement, les femelles seront regroupées ensemble tandis que les mâles seront isolés le moins possible. Les animaux seront euthanasiés avant l’apparition du CHC.
Choix des espèces
La souris est un modèle très pertinent pour l'étude du cancer du foie. En effet, le développement de tumeurs chez la souris est facilement réalisable, reproductible et constitue un modèle de référence dans le domaine de l’oncologie. Pour tester nos hypothèses de travail, l'élevage de ce modèle murin à phénotype dommageable est donc nécessaire. Dans ce modèle, les souris commencent à développer des tumeurs hépatiques à partir de 6 mois. Elles seront donc euthanasiées avant cet âge ou avant l’atteinte des points limites détaillés dans les procédures expérimentales. Puisqu’il s’agit d'élever des souris, nous avons besoins d’adultes sexuellement matures c’est-à-dire âgés de 6-7 semaines.