Souris
Projet de recherche de molécules actives dans les infections à Mycobacterium abscessus complex chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
11 220 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont immunodéprimées puis infectées par instillation pulmonaire de Mycobacterium abscessus, et reçoivent des composés par voie orale ou injectable une à deux fois par jour pendant cinq semaines, pour tester de nouveaux antibiotiques. Le porteur indique que l'infection peut provoquer une respiration difficile, un écoulement des yeux et du museau et de l'apathie, avec mise à mort anticipée si les points limites sont atteints. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne reproduit la dynamique de l'infection, ce qui rendrait "nécessaire" le recours à l'animal entier.
Objectifs
Les mycobactéries non tuberculeuses ou mycobactéries atypiques sont des bactéries opportunistes dont le réservoir réside dans l’environnement (sol et eaux). Ce sont des bactéries non pathogènes intrinsèquement pour l’homme, elles sont dites opportunistes car elles vont devenir infectieuses sur un terrain affaibli. Elles vont être responsables d’infections pulmonaires chez des sujets fragilisés, atteints de mucoviscidose, de bronchopneumopathie chronique obstructive ou immunodéprimés. Ces sujets vont alors développer une infection pulmonaire progressive entrainant une insuffisance respiratoire sévère voire la mort si elle n'est pas traitée. Avec une moindre incidence, ces bactéries peuvent être responsables d’infections cutanées, toujours sur des sujets affaiblis. Ces maladies pulmonaires dues aux mycobactéries non tuberculeuses sont en augmentation dans le monde et dans plusieurs pays, dont les États-Unis et le Canada, le taux d'incidence de ces maladies est supérieur à celui de la tuberculose. Les approches thérapeutiques sont limitées et les infections sont difficiles à traiter en raison de la résistance aux antibiotiques conférée par une paroi cellulaire imperméable, des pompes à efflux ou des enzymes de résistance. Parmi les mycobactéries non tuberculeuses, le groupe Mycobacterium abscessus complex est l’un des plus cliniquement pertinents. La prévalence de groupe a augmenté au cours des deux dernières décennies. Afin d’éviter l’émergence de mutants résistants, les traitements sont des cocktails d’antibiotiques sur de longues périodes, plusieurs mois voire plusieurs années. Le développement de nouvelles thérapeutiques s'impose donc de toute urgence. L’objectif de notre projet est d’évaluer l’efficacité de nouveaux composés dans des modèles d’infection pulmonaire chez la souris induite par des bactéries appartenant au groupe Mycobacterium abscessus complex. Ces composés auront par ailleurs montré leur efficacité in vitro sur ces mêmes bactéries.
Bénéfices attendus
Après avoir montré leur efficacité in vitro sur un panel de Mycobacterium abscessus complex, et démontré de bonnes caractéristiques pharmacocinétiques, les molécules d’intérêt seront testées in vivo dans un ou des modèles d’infection pulmonaire chez la souris. Comme chez l’homme, les mycobactéries non tuberculeuses ne sont pas intrinsèquement pathogènes chez la souris saine. Afin d’obtenir un niveau d’infection permettant d’observer une efficacité, nous devons diminuer voir supprimer leurs défenses immunitaires. Nous utiliserons 2 types de modèles : Un premier, court (maximum 2 semaines) utilisant des souris immunodéprimées, nous permettra de savoir rapidement si le composé testé est efficace pour diminuer significativement la charge bactérienne pulmonaire. Un second, plus long (4 à 5 semaines) utilisant des souris immunocompétentes à l’immunité affaiblie nous permettra de savoir si malgré la présence d’une réaction immunitaire même diminuée le composé reste efficace. Pour chaque modèle, une première procédure, nous permettra d’établir les conditions optimales d’infection. Les nouvelles molécules seront tout d’abord évaluées sur le modèle utilisant des souris immunodéprimées, puis les meilleures d’entre-elles seront évaluées sur le modèle utilisant des souris immunocompétentes.
Procédures
1/ Administration des composés à tester ou de leur solvant, par voie orale ou sous-cutanée ou intra-veineuse ou intra-péritonéale, une à deux fois par jour pendant un maximum de 5 semaines. 2/ Injection en intra-péritoneale, d’un immuno-suppresseur, 2 fois pendant l’étude. 3/ Injection sous-cutanée d’un anti-inflammatoire, une fois par jour pendant un maximum de 6 semaines. 4/ Instillation en intranasale ou en orotrachéale d’une souche infectieuse 5/ Prélèvement sanguin après anesthésie gazeuse, une fois pendant l’étude
Impact sur les animaux
Les nuisances principales et effets indésirables sont ceux d’une infection pulmonaire : Respiration difficile et/ou bruyante, yeux et museau qui coulent, apathie. Les animaux recevront également les différents traitements par gavage oral ou par injection en sous cutané, en intrapéritonéal ou en intraveineux, traitements susceptibles de créer de l’inconfort voir de la toxicité.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédures expérimentales, des analyses sur les organes étant nécessaires pour mesurer l’efficacité des molécules testées.
Remplacement
A ce jour, aucun modèle cellulaire ne récapitule complètement, ni sur une durée de quelques semaines, la dynamique bactérienne dans un organisme, la complexité cellulaire impliquée et la cinétique d’absorption et d’élimination d’une molécule. Cette complexité rend nécessaire l'utilisation d'expériences in vivo pour évaluer l’efficacité de potentiels candidats médicaments.
Réduction
Nous utiliserons des modèles bien établis dans la littérature afin de limiter la phase de mise au point et ainsi de limiter le nombre d’animaux. Afin de générer des résultats reproductibles et de limiter la variabilité intergroupe au seul effet du paramètre testé, nous veillerons à travailler sur des groupes les plus homogènes possibles au moment de leur inclusion dans l’étude. Le nombre de souris utilisées par groupe sera réduit au minimum tout en permettant une bonne analyse statistique. Dans la littérature, le nombre d’animaux par groupe est compris entre 6 à 10. Une analyse statistique rétrospective permettra de calculer le nombre nécessaire et suffisant d'animaux par groupe afin d’obtenir pour chaque paramètre étudié une puissance de 80% et alpha=0.05. Tous les composés qui seront testés dans ce modèle seront sélectionnés sur la base de leurs efficacité in vitro et leur bonne distribution pharmacocinétique. Un grand nombre de composés synthétisés par notre recherche sont éliminés sur la base de ces résultats et ne sont pas évalués in vivo.
Raffinement
Les animaux feront l’objet d’une surveillance journalière avec administration d’analgésique dans l’eau de boisson dès l’infection. Si les points-limites préalablement établis sont atteints, l’animal sera mis à mort de façon anticipée afin d’éviter toute souffrance. Lors de la mise à mort, les animaux seront placés sous anesthésie profonde. Afin de réduire le stress, une acclimatation d’au moins 4 jours sera réalisée avant l'entrée en étude. Les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé en continu (température, pression, hygrométrie, renouvellement d’air, alternance jour/nuit) relié à un système d’alarme. Pour éviter tout risque de surinfection, un couvercle filtrant sera placé sur toutes les cages. Les animaux à phénotype dommageable seront hébergés en portoir ventilé. La densité dans les cages sera en conformité avec les recommandations et autant que possible, les groupes d’animaux dans les études resteront ceux formés pendant l’acclimatation. L’environnement des animaux sera enrichi à leur arrivée et pendant toute la durée de l’expérimentation.
Choix des espèces
L’espèce choisie sera la souris, espèce majoritairement utilisée dans la littérature dans les modèles d’infection pulmonaire et qui permet de recourir à des animaux génétiquement modifiés ou mutants, immunodéprimés. Les animaux seront utilisés à un stade adulte afin d’avoir une maturité pulmonaire.
Rôle du stroma dans les pathologies inflammatoires de la peau
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système immunitaire
2 220 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales répétées, des prélèvements de sang à la queue et une biopsie de peau sous anesthésie, pour étudier le rôle des cellules du derme dans l'inflammation cutanée à l'aide de lignées transgéniques portant un gène "suicide". Le porteur décrit un inconfort léger et n'attend aucun effet indésirable majeur. Sur le remplacement, il affirme que l'étude de ces interactions multicellulaires "nécessite" un modèle murin in vivo, dont le système immunitaire serait proche de celui de l'humain.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de caractériser le rôle du stroma dans les pathologies inflammatoires et allergiques de la peau. Les cellules stromales constituent une fraction importante du derme, et sont des producteurs majeurs de facteurs immunorégulateurs. Lors d’une inflammation, elles deviennent très pro-inflammatoires. Afin d’étudier le rôle de ces cellules stromales dans l’inflammation, et en particulier les interactions avec les celllules immunitaires, nous étudierons le rôle de différentes populations stromales inflammatoires grâce à l’utilisation de lignées de souris transgéniques qui expriment des gènes « rapporteur » ou « suicide» (le récepteur à la toxine diphtérique) sous contrôle de promoteur de facteurs stromaux.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les mécanismes biologiques menant aux pathologies inflammatoires de la peau. Notre étude permettra de mettre en valeur le rôle des cellules stromales dans ces processus afin de pouvoir proposer des nouvelles cibles thérapeutiques visant à améliorer les traitements actuels des maladies chroniques inflammatoires ou allergiques de la peau, et blessures chroniques.
Procédures
- Un prélèvement sanguin a la veine caudale (durée : quelques secondes), 2x en 1 semaine, suivi d’une période de récupération de 1 semaine si besoin de refaire les prélèvements à l’identique. - Injection par voie intrapéritonéale quotidienne, ou tous les 3 jours. Durée : quelques secondes - Biopsie dermique localisée (1x par souris). Durée : 2 min sur souris anesthésiée
Impact sur les animaux
Inconfort léger dû aux injections ou prélèvement sanguin, rougeur peau. La biopsie dermique sera effectuée sur souris anesthésiée + analgésique local. Aucun effet indésirable majeur n’est attendu suite à ces procédures.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour prélever les organes pour analyse
Remplacement
Notre projet s’intéresse à l’interaction des cellules stromales avec leur microenvironnement à savoir les cellules endothéliales, les cellules épithéliales et les cellules immunitaires qui infiltrent le tissu. Comme l’étude de ces interactions cellulaires est donc multicellulaire et multi-organes (réponse immunitaire), elle ne peut pas être effectuée sur des cellules isolées in vitro et nécessite un modèle murin in vivo, qui ont un système immunitaire similaire à l’homme.
Réduction
Le nombre de souris à utiliser a été calculé avec l’objectif de réduire le nombre d’animaux autant que possible tout en assurant des résultats significatifs, qui seront confirmés par des analyses statistiques appropriées, par exemple le T Test ou le test Anova en fonction des questions posées. Ce nombre tient compte d’un minimum de cellules à collecter pour l’analyse et inclut pour chaque série d’expérience le nombre nécessaire de contrôles. Il tient également compte de la nécessité de reproduire les résultats, afin de pouvoir identifier et exclure des artéfacts expérimentaux et ainsi des erreurs d’interprétation.
Raffinement
Pour réduire au minimum les nuisances sur le bien-être des animaux dans les procédures expérimentales, les animaux seront surveillés quotidiennement pendant les traitements, et les biopsies de peau seront effectuées sur animaux anesthésiés, couchés sur un tapis chauffant et sur une peau traitée avec anesthésique local Si un comportement associé à de la douleur est détecté après les biopsies, des analgésiques seront administrés.
Choix des espèces
La souris est un bon modèle pour étudier les pathologies inflammatoires de la peau car des modèles sont bien établis et récapitulent la pathologie chez l’homme. De plus, la souris comporte tous les composants du système immunitaire inné et acquis, qui jouent un rôle essentiel dans l’inflammation chronique et sont semblables dans les pathologies inflammatoires humaines, de ce fait ce sont des bons modèles pour notre étude. Les conditions d’expérimentation proposées sont les plus susceptibles de fournir des résultats satisfaisants en soumettant les animaux à moins de souffrance possible. Les souris seront âgées de 5 à 30 semaines car nous étudierons ces pathologies dans le jeune adulte (après sevrage) et l’adulte
Modèle murin d’encéphalomyélite allergique expérimentale (EAE)
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
1 440 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une maladie proche de la sclérose en plaques leur est induite par injections d'un mélange immunogène et de toxine, provoquant une paralysie progressive des pattes arrière, pendant qu'elles reçoivent des composés à tester sur une vingtaine de jours. Le porteur cherche des molécules candidates pour les maladies démyélinisantes et met les souris à mort pour analyser leurs tissus. Sur le remplacement, il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la complexité de ces maladies, ce qui rendrait l'animal "indispensable".
Objectifs
Les maladies démyélinisantes humaines sont caractérisées par la démyélinisation du système nerveux central suite d’une réaction inflammatoire chronique. Elles évoluent de manière rémittente et entrainent une invalidité progressive. La plus fréquente étant la sclérose en plaque, Plus de 2 millions de personnes souffrent de sclérose en plaques dans le monde; 10 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Les corticoïdes sont utilisés sur de courtes périodes lors des crises aigües. La plupart des traitements contre la démyélinisation (parmi lesquels l’interféron bêta-1a, le fingolimod ou encore le natalizumab) réduisent la réponse immunitaire mais ne sont toutefois pas dénués d’effets secondaires. Par ailleurs, ils ne sont pas curatifs. L’objectif du projet est la découverte de molécules présentant des avantages thérapeutiques par rapport à l’offre médicamenteuse actuelle pour les maladies démyélinisantes humaines.
Bénéfices attendus
L’objectif du projet est la découverte de molécules présentant des avantages thérapeutiques par rapport à l’offre médicamenteuse actuelle pour les maladies démyélinisantes humaines afin qu’ils puissent progresser dans les phases de test pré-clinique puis clinique
Procédures
1/ 2 à 4 injections par voie sous-cutanée du mélange immunogène (1 minute) 2/ 2 injections à 2 jours d’intervalle de toxine pertussique par voie intra-péritonéale (1 minute par injection soit moins de 5 minutes sur les 2 jours) 3/ Administration des composés à tester ou de leur solvant, par voie orale ou sous-cutanée ou intra-veineuse, une à deux fois par jour (en fonction des voies) pendant un maximum de 22 jours (1 minute par administration, soit moins de 5 minutes par jour) 4/ 1 à 2 prélèvements sanguins au cours de l’étude à la veine sub-mandibulaire ou au sinus rétro-orbital (sous anesthésie à l’isoflurane et après application locale d’analgésique) (5 minutes par prélèvement comprenant le temps de l’anesthésie).
Impact sur les animaux
Le modèle murin d’encéphalomyélite allergique expérimentale, représentatif des pathologies humaines, induit une paralysie progressive des pattes postérieures des souris (entre les jours 10 et 22, fin de la période d’étude). Certains composés pourraient présenter une toxicité inattendue dans ce modèle (les molécules présentant une toxicité dans d’autres modèles murins ne seraient pas évalués dans ce modèle) Injections : par voie sous-cutanée de 2 à 4 fois au cours de l'étude. Ainsi que 2 injections à 2 jours d’intervalle de toxine pertussique par voie intra-péritonéale. Administration des composés à tester ou de leur solvant, par voie orale ou sous-cutanée ou intra-veineuse, une à deux fois par jour (en fonction des voies) pendant un maximum de 22 jours. Prélèvements sanguins : 1 ou 2 prélèvements au cours de l'étude.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort et divers tissus seront collectés pour caractériser les effets des composés testés
Remplacement
A ce jour, aucun modèle in vitro ne récapitule la complexité des mécanismes mis en œuvre lors des maladies démyélinisantes. L’utilisation de modèles animaux est indispensable, en complément d’études in vitro préliminaires, pour juger de l’efficacité d’un nouveau candidat médicament.
Réduction
Nous nous appuierons sur de la bibliographie solide qui documente ce modèle afin d’éviter l’utilisation d’un nombre excessif d'animaux pour la mise au point. Le nombre de souris utilisées par groupe sera réduit au minimum tout en permettant une analyse statistique appropriée en suivant les recommandations du réseau national des CEEA. Quelques études préliminaires et une analyse rétrospective nous permettront de déterminer le nombre de souris nécessaire pour attendre le degré de significativité requis. Par ailleurs, seules les molécules présentant les meilleures caractéristiques in vitro et ayant démontrées une efficacité dans d’autres modèles murins de maladies inflammatoires seront étudiées en seconde intention (en fonction de leur mécanisme d’action) dans le modèle murin de l’encéphalomyélite allergique expérimentale.
Raffinement
Les animaux feront l’objet d’une surveillance journalière. Afin de réduire le stress, une acclimatation d’au moins 4 jours sera réalisée avant l'entrée en étude. Les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé en continu (température, pression, hygrométrie, renouvellement d’air, alternance jour/nuit) relié à un système d’alarme. Par ailleurs, ils seront stabulés dans une armoire ventilée thermostatée, permettant ainsi un contrôle plus fin de la température La densité dans les cages sera en conformité avec les recommandations et autant que possible, les groupes d’animaux dans les études resteront ceux formés pendant l’acclimatation. Les animaux et leurs conditions d’hébergement (environnement, nourriture, eau de boisson) seront sous surveillance quotidienne. L’environnement des animaux sera enrichi à leur arrivée et pendant toute la période d’acclimatation (maisons en carton, carrés de coton et feuilles de cellulose). Des soins appropriés seront apportés en fonction de la progression des signes cliniques afin de les soulager (nourriture en gel placée dans la cage, administration de dextrose en cas de perte de poids préoccupante, palpation de l’abdomen des animaux afin de faciliter la miction, ajout de matériel anti-dérapant au fond des cages, préhension adaptée des animaux). Un programme d’anesthésie et d’analgésie sera mis en œuvre : une anesthésie par inhalation d'isoflurane sera effectuée lors des prélèvements sanguins au sinus retro-orbital et lors de la mise à mort. De la tétracaïne sera appliquée localement en cas de prélèvement au sinus rétro-orbital. Par ailleurs, de la buprénorphine sera administrée dans l’eau de boisson dès l’apparition des 1ers signes de paralysie. Enfin, si les points-limites préalablement établis sont atteints, l’animal sera euthanasié de façon anticipée afin d’éviter toute souffrance. Lors de la mise à mort les animaux seront placés sous anesthésie profonde à l’isoflurane
Choix des espèces
L’espèce animale utilisée est la souris comme décrit dans la littérature. Le projet utilisera des souris adultes au moment de l’inclusion dans l’étude comme décrit dans la littérature
Étude de l’activité des neurones répondant aux opiacés
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie cérébrale d'une heure, des injections de morphine puis de naloxone provoquant un sevrage, et jusqu'à sept tests comportementaux dont le RNT ne précise pas la nature, pour mesurer l'activité de neurones par fibre optique. Le porteur indique mettre les souris à mort pour vérifier l'implantation de la fibre. Sur le remplacement, il affirme que ces effets ne s'étudient que sur des "organismes vivants et entiers" et que les souris génétiquement modifiées utilisées n'existent que chez cette espèce.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de mesurer l’activité des neurones répondant aux opiacés lors de comportements liées aux réponses émotionnelles chez des animaux naïfs et dépendants aux opiacés ( comme la morphine ou l’héroïne). Le rôle des circuits neuronaux qui répondent aux opiacés dans les réponses émotionnelles positives (activité sociale ou consommation de boisson sucrée) et négatives comme le stress est encore peu étudié. L’objectif de ce projet sera de mesurer l’activité des neurones répondants aux opiacés en utilisant une technique d’imagerie.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à identifier des nouveaux circuits neuronaux lors de réponses émotionnelles positives et négatives. Ce projet aura de nombreux bénéfices, en particulier d’identifier l’implication des neurones critiques dans le développement de l’état émotionnel négatif à l’état pendant le sevrage aux opiacés. Les états négatifs (anxiété et depression) pendant le sevrage aux opiacés sont important car il contribue en grande partie au risque de rechute et donc la fin de l’abstinence. Ceci permettra de caractériser un circuit important dans le développement des troubles affectifs tels que l’anxiété et la dépression, ainsi que les mécanismes d’adaptation du cerveau à l’exposition répétée aux opiacés. Ceci aidera aussi d’identifier de nouvelles cibles neuronales pour des traitements des troubles affectifs et du sevrage aux opiacés, permettant de faire face à la forte augmentation des troubles émotionnelles et de la dépendance et de la consommation d’opiacés. Les implications sont à la fois fondamentales et cliniques.
Procédures
Procédure chirurgicale sous anesthésie générale 1 fois pendant 1 heure avec une injection d’anesthésiant local et une injection d’analgésique pendant la chirurgie pour chaque souris. i) Groupe 1 : Nous allons effectuer 7 tests comportementaux par souris de maximum 45 minutes séparées par 7 jours. ii) Groupes 2 et 3 : Les souris recevront 9 injections sur animal vigile par souris d’une durée de 30 secondes iii) Groupes 4 et 5 : Nous allons effectuer un test comportemental sur 5 jours (15-30 minutes). Les souris recevront 8 injections sur animal vigile par souris d’une durée de 30 secondes
Impact sur les animaux
Chirurgie stéréotaxique : Après la chirurgie, Il existe aussi un risque d’inflammation de la plaie, d’infection et de douleur post-opératoire. Injections multiples : Les souris seront injectées par la morphine ou saline (6 fois) en intrapéritonéale et avec la naloxone et saline en sous-cutanée (2 injections), donc il y a la possibilité d’irritation du site d’injection. Tests : les tests comportementaux choisis ne posent aucun risque corporel pour l’animal. Les tests de comportementaux sont potentiellement stressant pour l’animal, donc il y aura 7 jours de repos entre chaque test. Sevrage précipité : les animaux pourront présenter des symptômes d’addiction et de sevrage pouvant entrainer une douleur considérée comme modérée. Le sevrage précipité avec la naloxone peut induire des symptômes somatiques de sevrage, tels que les tremblements de corps ou de pattes, la piloérection, le ptosis, et des sauts.
Devenir
Mise à mort afin de vérifier l'implantation de la fibre optique permettant la mesure d'activité.
Remplacement
"Remplacement" : les effets comportementaux des opiacés ne peuvent pas être étudiés en utilisant des modèles cellulaires, qui par nature ne récapitulent ni la complexité de l’organisation cérébrale en réseaux neuronaux complexes. L’étude de ces effets nécessite donc l’analyse d’organismes vivants et entiers. De plus nous utiliserons des souris génétiquement modifiées permettant de cibler les circuits neuronaux répondant aux opiacés, ces modèles n’existent que chez la souris.
Réduction
"Réduction" : les animaux utilisés étant consanguins, la variabilité phénotypique est limitée, ce qui permet de réduire le nombre d’animaux tout en mettant potentiellement en évidence un effet statistiquement significatif. De plus ces études se feront de manière longitudinale, afin de tester l’activité des neurones pendant plusieurs comportements (dépression et anxiété) chez le même animal afin de réduire au maximum le nombre de souris utilisées. Ainsi, au regard des données de la littérature et de la variabilité interindividuelle attendue, les groupes expérimentaux destinés à caractériser les comportements liés aux i) troubles affectifs et ii) effets aversifs des opiacés seront constitués de 12 souris chacun.
Raffinement
"Raffinement": nous avons choisi d’utiliser des protocoles expérimentaux qui minimisent au maximum l’inconfort des animaux tout en permettant néanmoins d’étudier les réponses comportementales au sevrage à la suite d’une administration d’opiacés. Les conditions d’hébergement sont optimisées en fonction des comportements naturels des rongeurs : les souris sont hébergées en groupe sociaux de 3 à 5 animaux par cage, et chaque cage est enrichie avec un barreau à ronger, une ‘’maison’’ en carton, et des papiers absorbants pour faire un nid. Enfin, les procédures invasives seront réalisées sous anesthésie (anesthésique profond et un anesthésique local autour du site de chirurgie) et les animaux recevront un traitement antidouleur (traitement par un anti-inflammatoire). La température corporelle de l’animal sera maintenue grâce à un tapis chauffant thermostaté jusqu’au complet réveil de l’animal. Les animaux seront ensuite suivis et la souffrance sera évaluée. Des points limites prédictifs seront établis permettant d’interrompre l’étude limitant ainsi la souffrance, la douleur et le stress pour l’animal.
Choix des espèces
La souris est un modèle de prédilection pour la recherche biomédicale et sont aujourd'hui utilisés comme modèles standards pour l’étude de la plupart des pathologies, grâce aux connaissances de plus en plus précises de leurs génomes permettant la création de modèles transgéniques de ces maladies. Des souris adultes seront utilisées (agées de 8 semaines au début des expériences).
Modèles expérimentaux d’uvéites
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 5100
Lapins : 2550
12 750 animaux non-humains, soit 5 100 souris, 5 100 rats et 2 550 lapins, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une inflammation de l'œil leur est provoquée par injection oculaire ou systémique, suivie d'examens ophtalmologiques parfois sous anesthésie, avant mise à mort pour analyse des tissus. Le porteur attend des modèles servant à évaluer de futurs traitements et décrit une inflammation, un gonflement au point d'injection et de possibles diarrhées. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit l'œil "dans sa globalité fonctionnelle".
Objectifs
Les uvéites sont des inflammations, réactions de défense de l'organisme à une agression, de la partie de l'oeil appelée uvée qui est composée de plusieurs structures internes de l’oeil. Elles entrainent une rougeur de l'oeil, altèrent la vision, occasionnant des troubles ou l'apparition de taches, et peuvent conduire à la cécité en l'absence de soins. Dans les pays occidentaux, elles seraient à l’origine de 5 à 20% des cas de cécité. Les causes des uvéites sont variées: d’origine infectieuse, associées à une autre pathologie ou auto-immunes. L’objectif du projet est la mise en place de modèles expérimentaux d'uvéite chez le rongeur et le lapin, afin de contribuer au développement de nouveaux traitements médicaux pour diminuer les symptômes. Compte tenu des particularités physiologiques et anatomiques de l’organe concerné et l’absence pour l’instant de modèle alternatif, nous devrons avoir recours à des animaux pour établir notre modèle. Les informations bibliographiques recueillies, les analyses statistiques ainsi que notre expérience, nous permettrons de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu du projet est de proposer des modèles expérimentaux qui permettront d'évaluer l'efficacité de nouveaux traitements. La recherche de traitements contre les signes et les origines des uvéites est en constante évolution et nécessite de pouvoir les tester dans les meilleures conditions possibles et dans le plus grand respect du bien-être animal.
Procédures
Selon la procédure, l'induction de la pathologie peut se faire soit par une injection directement au niveau de l'oeil soit par une injection systémique, intraveineuse pour le lapin, sous cutanée pour le rat, sous-cutanée ou intrapéritoneale pour la souris. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations par une lampe à fente d'phtalmologie). Ces examens sont réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif ou tout autre marqueur d'intérêt. Les prélèvements de sang se feront par ponction et basé sur des recommandations et durent moins d'une minute.
Impact sur les animaux
Les signes cliniques attendus sont une inflammation de tissus de l'oeil, conjonctive, iris, humeur aqueuse, rétine, vitré et photophobie. De même un gonflement au niveau du site d'injection de l'inducteur est attendu (patte, dos, et base de la queue). Des diarrhées peuvent se produire, les animaux seront pesés juste avant l’induction le lendemain et chaque semaine qu’à la fin de la procédure.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo sur les tissus impactés (évaluations histologiques, dosages de produits...).
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’oeil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe est limité pour cependant rester adapté à l'analyse des résultats par des tests statistiques afin de permettre de conclure sur la présence ou l'absence d'effet de la molécule testée sur le paramètre étudié. Des évaluations non invasives des structures internes de l'oeil par des techniques d'imagerie ou de mesure de la fonctionnalité de la rétine sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal. L'analyse des deux yeux sera effectuée chaque fois que possible afin de réduire le nombre d'animaux.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum pour les rongeurs, de l’enrichissement adapté (abri et morceaux de bois à ronger). Les lapins seront placés individuellement ou par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens non invasifs pour évaluer la pathologie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent un immobilisme de l'animal pourront être réalisés sous anesthésie légère pour son confort. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l‘établissement.
Choix des espèces
Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’oeil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dans les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les rongeurs ont minimum 6 semaines au début de l’étude, les lapins 8-12 semaines, âge minimum pour la maturation de la rétine comme il convient au modèle.
Biodistribution et étude d’efficacité de nouveaux composés par imagerie chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
3 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré. Saines ou porteuses de tumeurs greffées, elles reçoivent des composés fournis par des clients extérieurs, des séances d'imagerie sous anesthésie et des prélèvements sanguins, avant que leurs organes soient envoyés aux commanditaires. Le porteur décrit une prestation de service visant à mesurer la biodistribution et l'efficacité de ces composés. Il affirme qu'aucune modélisation mathématique ni culture in vitro ne peut prédire ces résultats, ce qui rendrait l'animal vivant nécessaire.
Objectifs
Ce projet a pour but d'étudier, à la demande de chercheurs extérieurs à notre laboratoire, la biodistribution de nouveaux composés qu'ils nous fournissent chez des souris saines ou porteuses de tumeurs sous-cutanées et de suivre leur efficacité thérapeutique sur ces modèles de souris. Malgré des avancées significatives en termes de modélisations mathématiques, il n'est actuellement pas possible de prédire efficacement la biodistribution ou l’efficacité thérapeutique sur des modèles tumoraux, nous devons donc utiliser des animaux vivants. L’intérêt de ce projet est de pouvoir proposer à nos clients chercheurs des études sur des modèles de cancer simple à mettre en œuvre afin de vérifier la biodistribution/ciblage et l’efficacité des composés qu’ils mettent au point. Cela constitue une étape préliminaire avant de passer sur des modèles orthotopiques par exemple (faisant l’objet d’autres autorisations de projet). Les tumeurs sous cutanées pourront être issues de notre banque de cellules tumorales (cellules tumorales mammaire, pulmonaire, colorectal, pancréatique, ovarienne, prostatique…) ou fournies par nos clients. Nous ne pouvons pas précisément indiquer les composés (molécule, anticorps, hormone, peptide, protéine…) à tester car ils nous sont fournis par les clients (recherche fondamentale, privé…). Nous utiliserons uniquement des composés qui auront préalablement été testés et tolérés par les souris, cette étape est effectuée dans le cadre d’une autorisation de projet séparée ou chez le client.
Bénéfices attendus
Selon les études clients, les bénéfices attendus sont une bonne connaissance de la biodistribution des composés des clients sur souris saines puis sur souris avec tumeurs sous-cutanées avant utilisation de ces composés à visée thérapeutique sur souris avec tumeurs sous-cutanées. Ce projet pourra être suivi par un projet différent avec étude de l’efficacité thérapeutique de ces composés sur des animaux portant des tumeurs orthotopiques avec de plus grands effectifs.
Procédures
Des administrations de composés seront effectuées sur ces animaux par du personnel formé et entraîné : - Administration unique pour les procédures avec biodistribution - Administration répétée pouvant aller jusqu’à 7 fois par semaine sur 4 semaines maximum pour la procédure d’efficacité Pour les points d’imagerie, les animaux seront anesthésiés : - 4 examens maximum par jour sur 7 jours pour les procédures avec biodistribution - 2 examens d’imagerie par semaine sur 12 semaines maximum pour la procédure d’efficacité Dans le cas des souris induites en sous-cutanée (procédures 2 et 3), les animaux seront anesthésiés lors de l’induction qui se fait par piqure d’aiguille Nous pouvons être amenés à prélever du sang sur animal vigile au niveau submandibulaire (3 fois en 24h maximum).
Impact sur les animaux
Les possibles complications peuvent être liées au développement tumoral (perte de poids de l’animal, taille et aspect de la tumeur).
Devenir
Mise à mort de tous les animaux à la fin de chaque étude pour prélèvements post-mortem. Les organes prélevés sont ensuite envoyés aux clients pour de plus amples analyses.
Remplacement
Malgré des avancées significatives en termes de modélisations mathématiques, il n'est actuellement pas possible de prédire efficacement la biodistribution des composés. De plus, l'étude de tumeurs résulte de l’interaction de nombreux types cellulaires et ne peut pas être modélisée in vitro. Aucune autre méthode expérimentale ne serait en mesure d’apporter un niveau équivalent d’information que la procédure expérimentale impliquant l’utilisation d’animaux vivants.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous mettons en œuvre des techniques d’imagerie (bioluminescence, échographie, scanner, photoacoustique, imagerie radioisotopique, imagerie de fluorescence) qui permettent de réaliser un suivi longitudinal des animaux et ainsi de réduire le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et reproductibles, évitant ainsi de refaire plusieurs fois les mêmes expérimentations. Les tests statistiques sont effectués par les clients, ils utilisent en général des test ANOVA et test de comparaison multiple pour des études avec au minium 6 souris par lot. Le nombre d’animaux utilisé dans ce projet est réduit au minimum sans toutefois compromettre les objectifs : sur 5 ans nous prévoyons jusqu’à 80 études qui seront réparties ainsi : - Pour la biodistribution sur souris saine (procédure 1), 40 études : 4 lots de 10 animaux = 1600 souris. - Pour la biodistribution sur souris avec tumeur sous-cutanée (procédure 2) : 20 études : 4 lots de 10 animaux = 800 souris. - Pour l’efficacité sur tumeur sous-cutanée (procédure 3) : 20 études : 4 lots de 10 animaux = 800 souris. Soit un total de 3200 animaux pour ce projet sur 5 ans. Les études étant faites sur demande des clients, nous ne serons pas amenés à utiliser systématiquement le maximum de souris par étude, le nombre d'animaux sera alors réduit en conséquence.
Raffinement
Les modalités d'imagerie mises en œuvre sont non invasives et les actes sont le plus souvent réalisés sous anesthésie, ce qui limite le stress infligé au cours de l'expérimentation. Par ailleurs, les souris seront hébergées en portoir ventilé, dans des cages disposant d'un environnement enrichi et en accord avec les directives européennes. Les souris immunodéficientes présentent un phénotype dommageable mais seront hébergés en portoir ventilé et ne développeront donc pas ce phénotype. En portoir ventilé, les filtres HEPA des unités de ventilation procurent une très haute protection contre les bactéries, virus ... ainsi les souris immunodéficientes (sensibles aux infections) ne sont pas contaminées par des bactéries et virus qui entraineraient leurs décès. Les souris immunocompétentes seront également hébergées en portoir ventilé. Des grilles de scoring avec des points limites prédictifs seront mis en place et le personnel assurera l’observation des animaux quotidiennement afin d'anticiper leur souffrance.
Choix des espèces
La souris est une espèce animale classiquement utilisée pour les études de tumorigenèse, de progression tumorale et métastatique de par la relative faible durée des expérimentations (quelques semaines), ainsi que par la possibilité d'utiliser des techniques d'imagerie in vivo. C'est ainsi le modèle animal de choix. Modèle de cancer réalisable chez le jeune animal (5 à 10 semaines) car à ce stade, la croissance et le développement des tumeurs sont optimaux. L’âge des animaux sera défini en fonction du modèle orthotopique qui sera étudié par la suite (6 semaines pour certains modèles de tumeur mammaire, 8-9 semaines sur les modèles de tumeur pulmonaire) correspondant qui sera utilisé lors d’une demande d’autorisation de projet séparée. Sur des animaux plus âgés, il est possible qu’une légère immunocompétence apparaisse, augmentant ainsi le risque de rejet de greffe tumorale.
Circuits neuronaux participant aux dimensions comportementales de l’addiction
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 080 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie cérébrale d'une heure puis des séances comportementales cinq jours par semaine pendant huit semaines, dont le RNT ne précise pas la nature, pour construire un modèle d'addiction reposant sur une stimulation lumineuse des neurones. Le porteur indique que les animaux peuvent présenter des symptômes d'addiction et de sevrage jugés modérément douloureux et sont ensuite tués pour prélever le cerveau. Sur le remplacement, il affirme que les effets des opiacés sur le cerveau ne peuvent être étudiés que sur des "organismes vivants et entiers".
Objectifs
Ce projet de recherche vise à identifier les circuits neuronaux participant à la dépendance aux substances d'abus et plus particulièrement aux opiacés. De plus, il permettra de créer un nouveau modèle d’addiction, ou les drogues d’abus seront remplacées par une stimulation lumineuse par optogénétique, technique qui consiste en le fait d’induire dans une cellule un gène codant pour une protéine photosensible, qui s’activera lorsque celle-ci sera éclairée par une lumière spécifique. Le système opioïde est un système neuromodulateur complexe composé de trois récepteurs (mu, delta et kappa), largement distribués dans le cerveau et peuvent moduler plusieurs fonctions dont la réponse à la douleur, au stress ou encore au contrôle des émotions. Ces derniers sont activés par des peptides opioïdes endogènes. Le système opioïde régule la douleur, les processus de récompense, la régulation des réponses émotionnelles et des réponses au stress. Les altérations de ce système sont centrales dans le développement de troubles addictifs. L’objectif de ce projet est de modéliser les dimensions comportementales de l’addiction communes à toutes les drogues d’abus (impulsivité, résistance à la punition, motivation, rechute), grâce à l’optogénétique et au comportement opérant.
Bénéfices attendus
Ce projet permettera d'améliorer nos connaissances sur mécanismes moléculaires impliqués dans l'addiction aux drogues d'abus, c’est-à-dire sur l’usage excessif de substances qui induisent des modifications des fonctions physiologiques, entraînant une dépendance du consommateur à celles-ci. De plus, il permettera d'établir un nouveau modèle d'addiction sans utilisation de drogues d'abus. ce modèle permettera l'étude de l'ensemble des dimensions comportementales de l’addiction communes à toutes les drogues d’abus (impulsivité, résistance à la punition, motivation, rechute), grâce à l’optogénétique, (technique qui consiste en le fait d’induire dans une cellule un gène codant pour une protéine photosensible, qui s’activera lorsque qu’elle sera éclairée par une lumière spécifique à celle-ci) et au comportement opérant, méthode d’apprentissage qui est basée sur l’associations de récompenses et de punitions à un comportement particulier.
Procédures
Procédure chirurgicale : 1 fois sous anesthésie générale pendant 1 heure Tests comportementaux : 5 sessions comportementales par semaine seront réalisées pendant 8 semaines (2 jours de repos par semaine), les sessions seront limitées à 60 minutes, sauf pour une session qui sera limité à 4 heures.
Impact sur les animaux
La procédure chirurgicale peut induire des effets indésirables sur les animaux, tels que des ouvertures de la plaie et des infections. Un suivi rigoureux et quotidien sera mis en place pour chaque animal. Les animaux peuvent également présenter des états de stress en lien avec les expérimentations. Une habituation sera réalisée plusieurs jours avant le début des expérimentations afin de réduire au maximum le stress engendré. De plus, les animaux pourront présenter des symptômes d’addiction et de sevrage pouvant entrainer une douleur considérée comme modérée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour permettre le prélèvement des cerveaux.
Remplacement
"Remplacer" : les effets moléculaires des opiacés, sur le cerveau et d’autres tissus de l’organisme, ne peuvent pas être étudiés en utilisant des modèles cellulaires, qui par nature ne récapitulent ni la complexité de l’organisation cérébrale en réseaux complexes de structures interconnectées, ni les communications inter-tissulaires. L’étude de ces effets nécessite donc l’analyse d’organismes vivants et entiers.
Réduction
"Réduire" : les animaux utilisés étant consanguins, la variabilité phénotypique est limitée, ce qui permet de réduire le nombre d’animaux tout en mettant potentiellement en évidence un effet statistiquement significatif. Ainsi, au regard des données de la littérature et de la variabilité interindividuelle attendue, les groupes expérimentaux destinés à caractériser les comportements liés aux effets de récompense seront constitués de 15 souris chacun (par sexe). En effet, chaque expérience sera menée en parallèle chez des souris mâles et femelles. Alors que l’addiction aux opiacés est plus fréquente chez l’homme que chez la femme, on sait très peu de choses sur les mécanismes neurobiologiques qui pourraient différer selon le sexe et contribuer à expliquer cette différence de vulnérabilité. Sur le plan éthique, il apparait essentiel d’aborder systématiquement cet aspect sur le plan de la recherche fondamentale, aussi bien pour maximiser la relevance des données obtenues pour la compréhension de l’addiction aux opiacés chez l’homme, que pour l’utilisation de tous les animaux obtenus lors de la reproduction de la lignée de souris que nous utiliserons.
Raffinement
"Raffiner" : nous avons choisi d’utiliser des protocoles expérimentaux qui minimisent au maximum l’inconfort des animaux tout en permettant néanmoins d’étudier les propriétés aversives des opiacés. Les conditions d’hébergement sont optimisées en fonction des comportements naturels des rongeurs : les souris sont hébergées en groupe sociaux de 3 à 5 animaux par cage, et chaque cage est enrichie avec un barreau à ronger et des papiers absorbants pour faire un nid. Enfin, lors de la réalisation de procédures chirurgicales, les animaux seront sous anesthésie générale et recevront un traitement antidouleur (anesthésique local autour du site de chirurgie et traitement par un anti- inflammatoire non stéroïdien). De plus, des points limites seront déterminés avant et après les procédures chirurgicales afin d’apporter un suivi individuel à chaque animal permettant de limiter ou arrêter la souffrance de l’animal. Avant de commencer les expérimentations les animaux seront pris en mains afin d’être habitués aux manipulateurs. Les souris seront également habituées aux expérimentations en étant enveloppées dans du papier afin d’être branchées à la fibre optique. Enfin, elles seront branchées à la fibre laser et seront libre d’explorer leur cage, afin d’être habituées à la sensation.
Choix des espèces
La souris est aujourd’hui utilisée comme modèle standard pour l’étude de la plupart des pathologies de son génome (99 % identique à celui de l'humain). De plus, le modèle souris permet la création de lignées génétiquement modifiées (délétion/surexpression globale ou locale d’un gène ou d’un marqueur neuronal, manipulation de neurones ciblés). Pour notre étude, les souris MOR-Cre permetteront de cibler et manipuler spécifiquemenent les neurones aux opiacés. Nous utiliserons des souris agées de 8 semaines au début de l'expérience.
Evaluation de l’efficacité thérapeutique de nouveaux traitements dans des modèles d’arthrose chez la souris ou le rat.
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
Rats : 4290
8 970 animaux non-humains, soit 4 680 souris et 4 290 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une arthrose leur est provoquée par section de ligaments du genou ou par injection intra-articulaire d'un produit toxique, avant l'administration de molécules à tester et des tests comportementaux mesurant la douleur. Le porteur décrit une maladie douloureuse et handicapante chez l'humain et attend un dépistage de molécules efficaces. Il qualifie ses procédures de "stricte nécessité" et affirme qu'aucune méthode sans animaux n'apporterait le même niveau d'information.
Objectifs
L’arthrose ou ostéoarthrite (OA) est une pathologie qui appartient à la famille des rhumatismes et entraine des douleurs au niveau des articulations. C’est une affection chronique inflammatoire qui se manifeste par des douleurs persistantes aux articulations causées par l’usure anormale (dégénérescence) du cartilage et de l’ensemble de l’articulation. Elle affecte des millions de personnes chaque année et est la maladie articulaire avec le plus de prévalence chez la population âgée. Cette maladie rhumatismale touche une part importante de la population (environ 70% de la population à un certain moment dans leur vie) et a donc des impacts sociaux et économiques majeurs sur les patients et le système de santé. Les thérapies actuellement disponibles pour traiter cette maladie ne réussissent pas à lever de façon adéquate la douleur chez beaucoup de patients, et les effets secondaires des traitements limitent considérablement leur utilisation. De plus, les traitements utilisés ne traitent que les conséquences de la maladie, c’est-à-dire l’inflammation et la douleur. Il y a donc un besoin urgent de trouver des molécules efficaces qui pourraient réverser ou tout du moins ralentir l’évolution de la pathologie tout en soulageant les symptômes. Dans le cadre de nos programmes de maturation, nous développons au stade pré-clinique des nouvelles molécules pharmaceutiques ou des molécules en repositionnement. Pour chaque nouvelle molécule intégrée dans notre pipeline, des études de toxicologie (in vitro et/ou in vivo), de pharmacocinétique et d’efficacité seront entreprises. Cette demande d’éthique concerne les études d’efficacité dans le contexte de l’arthrose avec la mise en place de différents modèles animaux d’arthrose chez la souris ou le rat. L’objectif est d’étudier l’effet de nouveaux traitements potentiels ou de molécules en repositionnement sur la réponse à la douleur et l’inflammation mais aussi la structure de l’articulation dans des modèles animaux mimant l’OA chez la souris ou le rat. Ce projet a déjà été déposé en 2019.
Bénéfices attendus
Ce projet en général se focalise sur l’étude et la validation, dans un contexte physiopathologique pertinent, de l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques ou de molécules déjà approuvées pour une autre indication pouvant avoir un effet dans l’arthrose. Les retombées attendues incluent le screening in vivo de molécules efficaces, l’étude si besoin de leur mécanisme d’action et l’évaluation des meilleurs candidats avant une éventuelle utilisation en clinique chez l’homme. Ainsi, nos études permettront de trouver potentiellement des médicaments dont les effets seraient supérieurs aux molécules de référence déjà existantes, qui soulageraient à la fois les symptômes de l’arthrose (inflammation, douleur) et ralentiraient l’évolution de la pathologie (dégénérescence articulaire).
Procédures
tous les animaux de la procédure 1 (sauf le groupe 1, opéré à blanc) subiront une chirurgie pour sectionner certains ligaments du genou pour induire une arthrose. La chirurgie de 30-45minutes aura lieu au jour 0 sur animal anesthésié et analgésié. tous les animaux de la procédure 2 subiront une injection intra-articulaire de monoiodoacétate ou de collagénase II (sauf le groupe 1, sérum physiologique) pour induire l’arthrose. La procédure d'injection dure moins de 10 minutes et se fera sur animal anesthésié. les traitements pourront être administrés après l'induction du modèle. selon la molécule, la voie d'administration pourra être par voie intra- veineuse, intra-péritonéale, sous la peau, par voie orale (sur animal vigile) ou par voie intra-articulaire (sur animal anesthésié). tous les animaux recevront un véhicule, un traitement à tester ou une molécule de référence. le nombre d'administration dépendra de la molécule et de la voie d'administration considérée. cela pourra être une fois par semaine jusqu'à une à deux fois par jour. En amont des études in vivo, la toxicité potentielle des molécules testées et du véhicule aura été testée in vitro. Dans le cas où les molécules d’intérêt ne sont pas des molécules déjà sur le marché pour d’autres indications, des études de toxicologie in vivo pourront être entreprises afin de travailler avec des doses non toxiques. Des tests comportementaux pour mesurer la douleur (test de von Frey) ou l’inconfort (incapacitance) seront également réalisés : une fois avant le début des traitements mais après l’induction du modèle afin de procéder à l’allocation des groupes (durant la 1ère semaine), puis 1-2 fois par semaine pendant 12 semaines après la chirurgie pour la procédure 1 ou 4-6 semaines après l’induction du modèle chimiquement induit pour la procédure. Le premier type de test dure une trentaine de minutes (incluant l’acclimatation) et le deuxième type de test (procédure n°4) dure environ 5 secondes de mesure et le test est répété trois fois avec un intervalle de 30 secondes entre chaque répétition.
Impact sur les animaux
Du fait de l'induction des modèles, les animaux vont développer une arthrose (dégénérescence articulaire) associée à de la douleur (visible par les tests comportementaux mis en place) sans autre effet indésirable attendu. Nous n’attendons pas de nuisance liée à l’administration des traitements (doses non toxiques) ni aux tests comportementaux (procédure légère pour évaluer la douleur).
Devenir
euthanasie pour récupérer différents organes, dont les articulations, pour analyses histologiques ou autre
Remplacement
L’étude de l’efficacité de nouvelles molécules pouvant agir sur l’inflammation et la douleur implique de disposer de modèles animaux adéquats mimant au mieux la pathologie humaine. Bien que des expériences in vitro seront réalisées en amont, l’espèce rat ou souris à travers nos différents modèles reproduisent au mieux la pathophysiologie de l’arthrose humaine. Nos procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Pour vérifier et déterminer l’effet d’un traitement sur la réponse à la douleur et l’inflammation ou la structure de l’articulation, il est essentiel d’examiner l’animal entier. Il est indispensable car ne peut être reproduit en cellule.
Réduction
Pour nos expérimentations, nous avons prévu le nombre nécessaire et suffisant d’animaux, pour garder une puissance statistique dans le traitement des résultats et pour avoir le nombre de contrôles internes suffisant, afin de pouvoir conclure sur l’efficacité du traitement. Le traitement des données entrainera la comparaison de 7 groupes de 6-12 animaux pour chaque étude. Une analyse statistique appropriée sera réalisée par un test non paramétrique (kruskal-wallis test).
Raffinement
Toutes les procédures induisant une douleur seront réalisées sous anesthésie (chirurgie, injection intra-articulaire) durant toute la procédure expérimentale afin de maitriser et limiter la douleur et la souffrance des animaux. L’anesthésie sera induite par induction à l’isoflurane (et maintien au masque). Les procédures de chirurgie seront effectuées par une personne habilitée et formée. Nos études étant basées sur des modèles de douleur, l’utilisation d’analgésiques ou d’anti-inflammatoires n’est pas applicable. Toutefois, pour les modèles d’induction d’OA par la chirurgie, les animaux recevront un analgésique sera administré en phase pré- et post-opératoire. Les animaux seront également sous surveillance rapprochée. Les animaux seront suivis quotidiennement pendant les 10-15 premiers jours qui suivent l’induction puis de façon bi-hebdomadaire ensuite pour pouvoir identifier les signes de souffrance caractérisés par le comportement du rat ou de la souris : les changements physiques (pelage, peau, yeux…), la mobilité, l’alimentation, l’agressivité, le poids du corps (mesuré 2 fois par semaine) limité à une perte de 20% maximum par rapport au poids initial, la consistance des fèces. Nous avons mis en place un tableau de suivi qui permet de définir les points limites adaptés. Si le score total d’un animal, toutes catégories confondues, au cours de l’étude est >7 ou bien si le score dans une seule catégorie est 3, l’animal est euthanasié pour raisons éthiques.
Choix des espèces
La souris et le rat sont des modèles d’étude très développés et caractérisés, de par leurs tailles et leurs spécificités. Ce sont des espèces communément utilisées pour les études d’OA en accord avec les recommandations internationales et la littérature. Notamment la souche de rat SD est un modèle de laboratoire bien connu avec suffisamment de données historiques. Cependant, il est envisageable d’utiliser d’autres souches de rat comme par exemple le rat Lewis ou wistar qui sont également des modèles de laboratoire bien connus. Chez la souris, la souche C57Bl/6 représente la souche de choix pour les études d’OA mais d’autres souches pourront également être utilisées dépendant de leurs susceptibilités à l’induction de la pathologie en fonction du modèle. Le choix de l’espèce utilisée dépendra en particulier des objectifs et besoins de l’étude. Si une molécule s’avère efficace dans une espèce, celle-ci pourra être éventuellement testée dans l’autre espèce afin de montrer une efficacité espèces indépendante. Les rats ou souris seront âgés de 6-12 semaines au début de l’étude selon les recommandations de la littérature pour ce type de modèle (Disease Models & Mechanisms 2015 8: 17-30).
Effets d’inhibiteurs de facteurs inflammatoires à court et long termes sur des souris gestantes prééclamptiques
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
5 346 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des femelles gestantes reçoivent des injections quotidiennes entre le 7e et le 17e jour de gestation, des mesures répétées de tension pouvant irriter la queue jusqu'à des plaies, et se voient retirer leurs petits à trois jours, le suivi allant jusqu'à quinze mois après. Le porteur étudie la prééclampsie et ses conséquences cérébrales tardives, dont la valeur thérapeutique reste annoncée au conditionnel. Sur le remplacement, il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit l'interaction entre placenta et système neurovasculaire dans la durée.
Objectifs
Ce projet porte sur la prééclampsie, la principale pathologie de la grossesse, et plus particulièrement sur l’implication d’une famille de facteurs dénommés les prokinéticines au cours de cette pathologie. Nous nous intéressons également aux conséquences à long terme de cette pathologie qui ont pu être observées en clinique chez les femmes ayant fait une prééclampsie. Au cours de la grossesse normale, les niveaux des prokinéticines circulants augmentent graduellement avec un pic au premier trimestre puis chutent significativement aux deuxième et troisième trimestres. En revanche, chez les patientes prééclamptiques, leurs taux circulants sont significativement plus élevés et le restent au deuxième et au troisième trimestres, associés à de l’hypertension. Ceci est dû à une anomalie au moment de la formation des vaisseaux sanguins du placenta, qui permettent les échanges entre la mère et le fœtus. De ce fait le placenta ne reçoit pas suffisamment de nutriments et d’oxygène et développe un retard de croissance. Chez la mère, le manque d’oxygénation du placenta a diverses conséquences : une hypertension artérielle gravidique, des lésions au niveau des vaisseaux des reins, du foie et du cerveau, ainsi que des troubles de la coagulation sanguine. Le placenta, qui est pour sa part en hypoxie, et va alors se mettre à sécréter et libérer de nombreux facteurs pro-inflammatoires, dont les prokinéticines, dans la circulation sanguine maternelle Il est connu que les femmes ayant fait une prééclampsie sont plus tard, davantage sujettes aux pathologies cardiovasculaires. Récemment, plusieurs études cliniques ont également reporté qu’elles sont aussi susceptibles de développer des troubles de l’attention et de la mémoire, associés à des modifications du tissu cérébral, observées par imagerie médicale, 10 à 20 ans plus tard. L’objectif du projet est donc d'investiguer les mécanismes impliquant les prokinéticines à long terme dans l’apparition des modifications anatomiques cérébrales qui provoqueraient des troubles cognitifs et d’éventuelles pathologies neurodégénératives. Actuellement, ces facteurs sont en cours de certification comme biomarqueurs de la pathologie de la prééclampsie. Donc le but ultime de notre projet est de déterminer s’ils pourraient constituer des cibles thérapeutiques pour traiter la pathologie et ses conséquences à long terme.
Bénéfices attendus
•Les analyses, réalisées précédemment sur des sérums de patientes prééclamptiques, ainsi qu’en provenance d’animaux modèle de la pathologie, suggèrent une implication de la famille des prokinéticines dans le développement de la pathologie grave de la grossesse, qu’est la prééclampsie. •Cette étude in vivo nous permettra de mieux comprendre le rôle des facteurs pro-inflammatoires, que sont les prokinéticines, dans la prééclampsie et sur leurs conséquences à long terme. Enfin ces études nous permettrons de démontrer la valeur thérapeutique des antagonistes des prokinéticines dans le cadre d’un traitement de la pathologie.
Procédures
•les souris gestantes seront traitées par injection (durée : 1 minute), une fois par jour et tous les jours, entre le 7ème et le 17ème jour de la gestation. •Mesure du poids (durée: 5 min) et de la tension artérielle (durée : 20 min) des souris gestantes, tous les 2 jours, pendant 17 jours. • L’IRM des cerveaux sera réalisée 1 fois après la gestation (durée : maximum 2h). •Au moment de l’euthanasie les souris seront analgésiées 30 minutes avant de procéder à l’anesthésie.
Impact sur les animaux
• L’étude implique des injections intrapéritonéales répétées ce qui risquent de provoquer un peu de stress, un léchage de la région d’injection et/ou l’adoption d’une position recourbée suite à l’injection et durant quelques minutes, comme toutes injections chez les souris. •Les souris donnant naissance et allaitant jusqu’au sevrage pourront avoir une perte de poids. •L’enlèvement des souriceaux à J+3 peut représenter un stress pour la mère. •Les mesures de la pression artérielle répétée peuvent provoquer une irritation de la queue avec parfois l’apparition de plaies. •Cette étude porte sur des temps longs (jusqu’à 15 mois après la prééclampsie), des troubles cognitifs, i.e. stéréotypie, pourraient apparaitre.
Devenir
Les animaux seront tous euthanasiés pour effectuer soit des dosages sanguins et tissulaires, soit d’une recherche in situ de marqueurs de l’inflammation et du développement de démence cérébrovasculaire.
Remplacement
•Le projet porte sur l’étude des conséquences cérébrales au cours du vieillissement suite à une pathologie de la grossesse, il nous est donc impossible à ce jour de remplacer par un modèle cellulaire la complexité d’interaction entre organes et cellulaires sur la durée qui existe lors de ce processus in vivo. •Ces mécanismes résultent d’interaction entre le placenta et le système neurovasculaire. A ce jour, il n’existe pas de modèle qui puisse reproduire ce contexte in vitro, sur une seule population cellulaire ou des explants en culture. En effet, l’organisme entier offre la possibilité d’étudier les lésions et les réponses inflammatoires, par dosage des cytokines circulantes, et, in situ, au niveau du site inflammatoire, i.e. : le cerveau dans notre projet. •Ce projet nécessite donc l’approche sur des animaux modèles de la pathologie permettant l’étude des mécanismes physiologiques complexes mis en oeuvre.
Réduction
Cette étude se déroule sur une cinétique de 15 mois pour chacun des antagonistes testés, avec 6 points de cinétique. Pour obtenir des résultats statistiquement robustes, chaque groupe de souris comportera 10 souris femelles pour chaque étude. Afin de valoriser totalement les animaux engagés dans cette étude, une étude sera mise en place d’expérimentations in vitro, avec les souriceaux qui vont naitre au cours du projet.
Raffinement
Les animaux femelles sont hébergés en groupe et sans mâles dans un environnement enrichi : tube de cartons, petites maisons en plastique, matériel de nidification, ... L’application de critères d’arrêt et le suivi quotidien des animaux hébergés permettent de garantir leur bien-être. L’état de santé des animaux sera surveillé (état général) tout au long de l’expérience et quotidiennement, ce qui nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. •Les modifications de comportement et le degré de mal être des animaux seront surveillés quotidiennement, les points limites seront estimés à l’aide d’une grille d’évaluation du bien-être animal spécifique au projet. Plus l’état de la souris se détériore, plus le score établi dans cette grille augmente. La grille attribue un score suivant l’aspect général, le comportement et la locomotion ainsi que la perte de poids. Des points limites spécifiques à ce projet seront également pris en compte Un arbre décisionnel est mis en place permettant d’intervenir en cas de douleur voir d’euthanasier l’animal, mettant un arrêt à son expérimentation. Dans ce cas les tissus seront prélevés pour être analysés. •Avant les procédures d’IRM et de collecte du sang, les animaux seront analgésiés et anesthésiés.
Choix des espèces
•L’objectif du projet est d’étudier les conséquences de la prééclampsie, c’est à dire de la réaction inflammatoire du placenta au moment de la grossesse, sur le vieillissement du cerveau des années plus tard. Donc le choix de travailler sur un modèle animal est nécessaire pour avoir cette interaction inter-organe et dans le temps. •L’usage de la souris pour ce projet est approprié car comme chez l’humain, la placentation chez la souris est hémochoriale (le sang maternel est au contact direct avec les cellules foetales placentaires). •Par ailleurs, plusieurs études ont montré qu’il existe une grande similitude dans l’expression et la régulation des gènes clés de la placentation chez les deux espèces et que plusieurs facteurs impliqués sont exprimés et régulés de la même façon. •Les travaux de l’équipe, depuis dix ans, ont montré qu’il existe une grande similitude dans l’expression et la régulation des prokinéticines, facteurs inflammatoires étudiés dans ce projet, chez les deux espèces également. •Le projet s’attache à étudier les troubles cognitifs des années après un épisode de prééclampsie, les souris femelles seront étudiées au moment de la prééclampsie (pendant et jusqu’à la fin de la gestation) puis au cours de leur vieillissement, jusqu’à 15 mois post-gestation, ce qui correspond à un âge d’environ 70 ans chez la femme.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1 659 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré et sévère. Une tumeur, mélanome ou cancer du côlon, leur est induite, puis elles reçoivent cinq injections d'une immunothérapie, avec suivi de la tumeur trois fois par semaine et prélèvements sanguins. Le porteur indique mettre les souris à mort quand la tumeur atteint 2 cm ou dès un point limite, parmi lesquels l'ulcération, une distension abdominale gênant les déplacements et la prostration. Il présente le recours aux modèles tumoraux murins comme "essentiel" pour reproduire un microenvironnement proche de celui de l'humain.
Objectifs
Dans notre projet, nous souhaitons éprouver l’hypothèse selon laquelle la combinaison entre un messager spécifique du système immunitaire (l’interleukine 2) et des inhibiteurs de point de contrôle (point de contrôle qui peuvent permettre à la tumeur de se protéger contre les attaques du système immunitaire) peut augmenter la formation de lymphocytes T mémoires. Afin de tester cette hypothèse, nous allons utiliser deux modèles de cancer ayant déjà prouvé leur sensibilité aux immunothérapies grâce à la stimulation de la réponse immunitaire médiée par les cellules T : le mélanome et le cancer du côlon. Ces modèles nous permettront notamment d’évaluer l’efficacité de la thérapie dans le contexte de tumeurs plus ou moins immunogéniques (cancer du côlon et mélanome respectivement). Ce programme de recherche, qui pourra s’appliquer à d’autres cytokines, permettra de mieux comprendre le rôle et le sort des lymphocytes dans l'immunité antitumorale. Enfin, il offre de nouvelles perspectives thérapeutiques pour les patients.
Bénéfices attendus
Ce projet aura un impact sur la santé humaine sur le long terme. Une meilleure compréhension des mécanismes à la base d’une réponse antitumorale durable vont permettre de développer de nouvelles stratégies immunothérapeutiques.
Procédures
Les souris recevront une injection de cellules tumorales correspondant au type de cancer étudié avec, dans le cas du modèle de mélanome une injection supplémentaire de cellules immunitaires d’intérêt. L’ensemble des souris recevra un traitement par injection (5 injections au total - une injection tous les jours pendant 5 jours, maximum 5min/intervention). L’évolution du volume tumoral sera mesuré par bioluminescence (sous anesthésie générale, 3 fois par semaine, 10min/intervention) dans le cas du mélanome ou par l’utilisation d’un pied à coulisse (sur animaux vigiles, 3 fois par semaine, 5min/intervention) dans le cas du modèle de mélanome et du cancer du côlon. Des prélèvements sanguins seront réalisés soit une fois par semaine jusqu’à la mise à mort (modèle de mélanome) ou une fois juste avant la mise à mort (modèle de cancer du côlon)(3min/intervention). La durée maximale des procédures est de 45 jours.
Impact sur les animaux
Les deux modèles utilisés peuvent entrainer des nuisances ou effets indésirables tels que l’ulcération ou l’infection de la tumeur, une distension abdominale empêchant la mobilité, une souffrance de l’animal qui se traduira notamment par une position prostrée, un manque de tonicité lors de la prise de l’animal, des yeux quasiment fermés, une perte de poil, une piloéréction ou encore une perte de poids.
Devenir
Les souris seront mises à mort lorsque la tumeur atteindra un diamètre de 2 cm ou dès l'atteinte d'un des points limites décrits pour chaque procédure.
Remplacement
L'utilisation des animaux dans cette étude est essentielle afin d'étudier le mécanisme de l'épuisement des lymphocytes T et de mieux comprendre comment la thérapie à l'interleukine-2 combinée au blocage de la protéine 1 de la mort cellulaire programmée (Programmed cell death protein 1, PD-1) permet la reprogrammation des cellules T épuisées (Tex) en cellules "memory"-like. Les modèles tumoraux murins vont nous permettre de recréer le microenvironnement tumoral complexe et ainsi d'étudier les effets de cette thérapie combinée dans des conditions semblables à celles de l'Homme.
Réduction
Afin de respecter le principe de réduction, les expériences ont été conçues afin de coordonner plusieurs paramètres d'analyse à partir d'expériences individuelles et permettent une analyse longitudinale. Cela a réduit le nombre total d'animaux requis. De plus, si les premiers résultats obtenus sont statistiquement significatifs et suffisamment homogènes, le nombre d'animaux et de répétitions d'expérimentations sera diminué. Quand cela est possible, des expériences in vitro seront réalisées afin de reproduire les données pertinentes du phénomène in vivo afin de réduire l'utilisation des animaux. Par exemple, nous n'utiliserons que quelques animaux afin de générer un grand nombre de cellules T par culture in vitro. De cette manière, l'expansion de cellules permet de disposer de suffisamment de matériel pour une analyse génomique biochimique et fonctionnelle en aval, sans avoir à utiliser un grand nombre de souris.
Raffinement
Afin de limiter au minimum toute souffrance, stress ou angoisse des animaux, ces derniers seront hébergés selon les recommandations établies à raison de maximum 5 animaux par cage dans un environnement enrichi (cocoon) et dans des conditions classiques de stabulation (température régulée, cycle jour/nuit). Avant toute manipulation, les animaux seront acclimatés de 7 à 10 jours dans leur salle d’hébergement. Les animaux seront manipulés individuellement avant la mise en place de l’expérimentation et dans une pièce séparée des autres animaux afin réduire leurs stress et angoisse. Lors de l’expérimentation, les animaux seront anesthésiés avant toute procédure pouvant provoquer un stress, une angoisse ou une souffrance. Les animaux seront ensuite suivis quotidiennement de manière à pouvoir détecter le plus rapidement possible tout signe de souffrance ou d’angoisse. Des points limites ont été définis avant l’expérimentation et dans le cas où ceux-ci seraient atteints, les animaux seront mis à mort selon la méthode définie. La mise à mort sera réalisée à distance des autres animaux.
Choix des espèces
Les cellules tumorales avec lesquelles nous travaillons sont issues de souris femelles justifiant donc l’utilisation de cette espèce et de ce sexe dans notre projet. De plus, le choix de l’âge des souris utilisées est justifié par les données déjà existantes dans la littérature relative aux modèles sur lesquels nous souhaitons travailler où les souris sont injectées entre 6 et 8 semaines d'âge avec des nombres de cellules variable des lignées correspondantes.
Etude de la régénération tissulaire chez la souris : modèle du tissu adipeux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
1 890 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit l'ablation chirurgicale de 40 % d'un tissu adipeux sous-cutané, suivie d'injections d'une molécule orientant la cicatrisation ou la régénération, avant prélèvement d'organes. Le porteur décrit un suivi du bien-être adapté à l'inflammation provoquée par la chirurgie. Sur le remplacement, il affirme que l'étude de la régénération d'un organe ne peut se faire que sur des animaux vivants, les hypothèses étant d'abord testées in vitro et in silico.
Objectifs
La réparation tissulaire d’une lésion peut conduire à l’activation de deux processus : la régénération qui correspond à la restauration de la structure du tissu et de sa fonction, ou la cicatrisation qui est caractérisée par un dépôt excessif de matrice extracellulaire(MEC) affectant l’architecture globale du tissu et sa fonction. La faculté de régénérer certains membres ou organes est retrouvée chez les vertébrés non mammifères ou chez des organismes inférieurs tels que la salamandre, le poisson zèbre ou encore le planaire. En revanche, chez les mammifères, les capacités régénératrices sont restreintes à une courte période périnatale. Cette perte de capacités régénératrices post-natales chez les mammifères adultes suggère la mise en place de mécanismes inhibant la régénération au profit des processus cicatriciels. Notre projet consiste désormais à explorer comment les propriétés mécaniques de la matrice extracellulaire contrôlent les processus de régénération chez les mammifères. Ce projet sera développé sur un modèle de lésion du tissu adipeux (lipectomie) chez la souris, puisque notre équipe a déja démontré la capacité de ce tissu à régénérer, sous certaines conditions bien maîtrisées.
Bénéfices attendus
La compréhension du mécanisme de régénération, en particulier la maîtrise de la production de MEC, pourrait permettre d’améliorer la réparation tissulaire chez le mammifère adulte, y compris l'homme, afin de rétablir les fonctions tissulaires après lésion.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à une seule intervention chirurgicale permettant d'initier le modèle lésionnel. Il s'agit d'une lipectomie : résection partielle (40%) d'un seul tisu adipeux sous-cutané, réalisée en 10 minutes. Puis tous les animaux seront injectés (maximum 1 minute) avec une molécule pharmalogique afin d'orienter l'issue du modèle vers la régénération ou la cicatrisation et d'en étudier les mécanismes moléculaires et cellulaires. Celles ci n’excèderont pas 200 μL par voie sous-cutanée ou par voir intra-péritonéale, et leur fréquence (1seule par jour) pourra varier selon les molécules, de J0 à J4, ou bien tous les 3 jours pendant la durée du protocole.
Impact sur les animaux
L’expérimentation fait l’objet d’une procédure de suivi du bien-être des animaux sur l’état global de santé des animaux, et sera adaptée à l’expérience et aux potentiels effets indésirables des procédures, tels que l'inflammation générée par la chirurgie. Les protocoles sont réfléchis afin d’être le moins douloureux possible pour l’animal (mode et volume d’injection, durée du traitement…) et les études antérieures nous ont permis de mieux appréhender les points limites pour le bien-être des animaux.
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour prélevements d'organes.
Remplacement
Même si l’étude de la régénération d’un organe ne peut se faire qu’’en utilisant des animaux vivants, de nombreuses hypothèses sont au préalable testées in vitro et in silico. Le recours à l’animal est donc restreint uniquement aux expériences indispensables.
Réduction
Chaque étude est discutée avec l’ensemble de l’équipe de recherche afin de garantir la pertinence de chaque expérience et d’établir un protocole d’étude adapté à l’obtention de résultats fiables permettant d’atteindre l’objectif, et en évitant la répétition des groupes contrôles indispensable à la validation des résultats. D'après notre expertise le nombre minimum d'animaux pour obtenir des résultats reproductibles et statistiquement interprétables est de 5 animaux par groupe, et doit être répété 3 fois pour obtenir une significativité des résultats. Ce sont également les résultats des simulations dans notre modèle in silico qui nous permet de ne réaliser que les expérimentations les plus pertinentes.
Raffinement
Les conditions d’expérimentation font l’objet d’un travail de raffinement continu dans le but d’aboutir à des procédures de travail définies, et avec une procédure de suivi du bien-être animal adaptée aux expériences. En effet, les animaux ne seront jamais seuls en cage afin de respecter le caractère grégaire de la souris. Nous proposons aussi d’enrichir l’environnement des souris, favorisant le bien-être de l’animal. L’expérimentation fait l’objet d’une procédure de suivi du bien-être des animaux, adaptée à l’expérience et aux potentiels effets indésirables des procédures, sur l’état global de santé des animaux. Les protocoles sont réfléchis afin d’être le moins douloureux possible pour l’animal (anesthésie gazeuse, mode et volume d’injection, durée du traitement…) et les études antérieures nous ont permis de mieux appréhender les points limites pour le bien-être des animaux. La surveillance des souris sera réalisée tous les jours. Ceci permettra de proposer des soins adaptés, de sortir de l’étude, ou bien d’euthanasier les animaux en cas de comportements anormaux ou de souffrance (points limite : perte de poids, prostration, poil hirsute).
Choix des espèces
Afin d’étudier les processus de régénération, il est indispensable d’étudier les mécanismes mis en place au cours du temps, après lésion tissulaire. Notre laboratoire a montré que le fond génétique, ou bien les récepteurs aux opioïdes jouaient un rôle majeur dans la balance régénération/cicatrisation. Afin d’en étudier les effets de ces paramètres, nous disposons au laboratoire ou par l’intermédiaire de collaborations plusieurs lignées transgéniques de souris tout à fait pertinentes pour mener à bien notre étude. C’est pourquoi l’ensemble de ce projet nécessite l’utilisation de l’espèce mus musculus. Les animaux seront utilisés à l’âge de jeune adulte (de 6 à 8 semaines) afin d’utiliser des animaux à maturité sexuelle. Les procédures décrites dans ce protocole ont déjà été validées sur des animaux de cet âge et les résultats ont été publiés.
Rôle et mécanismes d’action des neurones à 26RFa dans la régulation hypothalamique de l’homéostasie glucidique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
1 696 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de l'absence de réveil au modéré. Elles subissent une chirurgie cérébrale pour injecter des vecteurs viraux ou implanter une canule, des jeûnes répétés de 6 à 16 heures et des prélèvements sanguins à la queue répétés 6 à 10 fois, pour étudier des neurones impliqués dans la régulation du sucre. Le porteur relie ces travaux au diabète et à l'obésité, dont les retombées thérapeutiques restent au conditionnel. Sur le remplacement, il indique avoir utilisé des cultures cellulaires mais affirme qu'il n'existe "pas d'alternative non-animale" pour l'étude intégrée.
Objectifs
Au cours de la dernière décennie, il a été montré que le cerveau participe à l’équilibre métabolique et au maintien de la quantité de sucre circulant dans le sang (la glycémie), de façon importante. Un défaut dans ces processus de régulation assurés par le cerveau pourrait donc jouer un rôle majeur dans l'apparition de maladies ayant un grave impact sur nos sociétés occidentales telles que l'obésité et le diabète. En effet, l'obésité est fréquemment associée au diabète de type II et leur progression significative et synchrone depuis 30 ans fait de la pandémie mondiale de "diabesity" actuellement observée, un véritable enjeu de santé publique. Néanmoins, les mécanismes de contrôle du métabolisme et de la glycémie par le cerveau sont encore très mal connus. Nous savons que certaines molécules de l’organisme permettent aux neurones du cerveau de communiquer entre eux afin d’assurer ces fonctions de contrôle. Parmi ces molécules, certaines semblent être importantes car elles sont capables de modifier la sensation de faim, notamment chez les animaux obèses, et de modifier la quantité de sucre en circulation dans le sang. Le projet décrit ici, cherche à comprendre comment les neurones du cerveau communiquent entre eux pour réguler le métabolisme et la glycémie de l’organisme.
Bénéfices attendus
Si l’on parvient à comprendre la façon dont les neurones du cerveau communiquent entre eux et régulent le métabolisme et la quantité de sucre en circulation dans l’organisme, cela permettra d’identifier les mécanismes qui ne sont plus correctement régulés chez les personnes atteintes de diabète de type 2 et d’obésité. Des pistes seront alors ouvertes pour la prise en charge thérapeutique de ces maladies et l’identification de nouveaux médicaments.
Procédures
Les animaux seront soumis à divers type d'expérimentations et de prélèvements soit en conditions vigile, soit sous anesthésie. - Afin d'activer ou d'inhiber les neurones à 26RFa ou bien administrer des composés pharmacologiques dans le Système nerveux central, les animaux subiront une chrirugie visant à injecter des vecteurs viraux dans l'hypothalamus ou à implanter une canule d'injection dans les ventricules cérébraux. - Afin de suivre la glycémie, les animaux subiront des prélèvements sanguins à l'extrémité de la queue d'un volume total de l'ordre de 40 μL par expérimentation. Les expérimentations sont répétées 6 à 10 fois avec une semaine de repos minimum entre chacune d'entre elles. Certains prélèvements sanguins sont réalisés sous anethésie. - Afin de prélever des tissus à l'issue des tests physiologiques, les animaux seront profondément anesthésiés afin de réaliser une perfusion intracardiaque de PFA 4%, fixer les tissus et prélever le cerveaux. - Pour le suivi métabolique, les animaux seont hebergés en cage de calorimétrie indirecte afin d'évaluer les paramètres métaboliques.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à divers type d'expérimentations et de prélèvements soit en conditions vigile, soit sous anesthésie. - Chirurgie stéréotaxique visant à injecter des vecteurs viraux dans hypothalamus ou à implanter une canule d'injection dans les ventricules cérébraux. Nuisances prévues : douleurs post opératoires minorées par des antalgiques. - Mise à jeun de 6 à 16h avant chaque test physiologique. Nuisances prévues : Perte de poids consécutive à la mise à jeun dont le retour à la normale sera surveillé après chaque test, une semaine de repos minimum entre chacun d'entre eux. - Incision à l’extrémité de la queue. Nuisance prévue : douleur à l’incision couverte par l’application locale d’analgésique. - Cage de calorimétrie indirecte afin d'évaluer les paramètres métaboliques. Nuisance prévue : isolement des animaux à 1 animal/cage inhérent à ce suivi, minoré par un temps de test le plus court possible et une mise à mort qui suit immédiatement le test.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux sont mis à mort pour prélèver les organes.
Remplacement
Afin de comprendre la fonction du système peptidergique 26RFa, nous avons entrepris de caractériser l’effet de ce neuropeptide sur des lignées de cellules beta-pancréatiques et neuronales en culture. Cependant, la compréhension globale du rôle physiologique de ce neuropeptide dans la communication existant entre les différents systèmes de l’organisme (i.e. communication via le système nerveux et le système hormonal dans ce cas), n’est possible que in vivo. Il n’existe pas d’alternative non-animale. Dans ce contexte, la grenouille a été précédemment utilisée afin d’identifier le 26RFa. Par la suite, les études chez les mammifères ont révélé un rôle majeur du 26RFa dans la régulation du métabolisme énergétique. Ceci en fait une piste du choix en vue d'un développement thérapeutique dans le cadre du traitement de maladies métaboliques telles que le diabète de type 2. Une telle approche physiologique n’est rendue possible que par les études, sur des organismes modèles mammifères afin de s'approcher le plus possible de la physiologie humaine.
Réduction
Compte tenu de l'approche chémogénétique innovante utilisée dans ce projet, nous ne pouvons pas, a priori, modéliser la puissance statistique des tests que nous prévoyons de mener. Aussi, nous menerons nos procédures en subdivisant les effectifs des groupes prévus par lot de 3 animaux par condition et par test. Nous incrémenterons les résultats obtenus jusqu'à un maximum par avance fixé de 12 souris par condition de traitement. Cet effectif est en effet justifié par les données disponibles dans la litterature (dont nos propres expérimentations) indiquant que la variabilité inter-individuelle des processus physiologiques étudiés est prise en compte dans des groupes de 12 souris, dans le fond C57Bl6/J. Ces effectifs nous assureront d’obtenir des données statistiquement analysables (test ANOVA à un ou deux facteurs selon les conditions d’expérimentation réalisées, suivis d’un test post-hoc tel que Tukey ou Bonferroni). De plus, une partie des tests physiologiques prévus pour évaluer l’homéostasie glucidique sera réalisée successivement sur une même souris et chaque souris sera son propre contrôle afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. Chaque nouveau test sera débuté lorsque les animaux auront bénéficié d’une période de rétablissement minimum d’une semaine qui permet aux animaux de reconstituer leur volume sanguin après les prélèvements effectués lors du test précédent et de stabiliser leur poids corporel. Pour les groupes dédiés au prélèvement des explants hypothalamiques ou cérébraux, les groupes de souris pourront être réduits à 10 animaux.
Raffinement
Les conditions d’élevage et de manipulation des animaux seront raffinées pour réduire au maximum la douleur, la souffrance et l’angoisse éventuelle des animaux. Les animaux seront maintenus à minimum trois par cage pour éviter tout isolement social et leur hébergement sera pourvu de matériel pour la nidification et d'un tube de plastique rouge leur fournissant un abri. Pendant toute la durée du séjour, les animaux seront suivis quotidiennement pour déceler tout signe de souffrance. Parmi ces signes, seront notamment relevés : posture « dos voûté », prostration, plaies, poil terne, vocalisations anormales, agressivité. Si l’un de ces signes ou combinaison de signes apparaît, le suivi de l’animal sera renforcé. Si l’état de l’animal s’aggrave dans les heures qui suivent ou ne s’améliore pas dans les 24h, il sera considéré qu’un niveau de souffrance intolérable est atteint et une mise à mort sera réalisée. L’ensemble des actes pouvant entrainer une douleur sera réalisé sous anesthésie (locale ou générale) et la douleur au réveil sera traitée par des analgésiques. La animaux devant subir plusieurs tests au cours d'une même procédure, chaque nouveau test sera débuté lorsque les animaux auront bénéficié d’une période de rétablissement minimum d’une semaine qui permet aux animaux de reconstituer leur volume sanguin après les prélèvements effectués lors du test précédent et de stabiliser leur poids corporel.
Choix des espèces
Seule l’utilisation d’un modèle mammifère intégré, donc in vivo chez l’animal entier, peut nous permettre de comprendre de façon globale, le rôle des neurones à 26RFa/orexines dans la régulation hypothalamique de l’homéostasie glucidique et de comprendre les mécanismes d’actions de ces deux neuropeptides. La souris présente de nombreux avantages pour l’élevage en animalerie : taille et coût d’entretien réduits, fortes performances reproductives. Il s’agit d’un modèle animal largement utilisé pour les études physiopathologiques permettant une comparaison de nos données avec celles d’autres équipes. De plus, la souris permet des approches génétiques et chémogénétiques complexes n’existant pas chez d’autres modèles mammifères. Au cours de cette étude, la physiologie adulte sera étudiée. Les souris seront donc âgées d’au moins 8 semaines lors des expérimentations.