Souris

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Souris : 300
Souffrances
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300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses d'un modèle de la maladie de Pelizaeus-Merzbacher, elles reçoivent une injection intraveineuse de thérapie génique sous anesthésie, une IRM d'environ deux heures et quatre tests comportementaux dont le contenu n'est pas précisé, tout en développant tremblements et paralysie progressive liés à la maladie. Le porteur mentionne un risque d'arrêt cardiaque et d'hémorragie lors de l'injection ainsi qu'une hypothermie sous IRM. Il affirme qu'aucun modèle in vitro n'existe pour cette maladie et que la souris "reste le modèle de choix".

Objectifs

La maladie de Pelizeus Merzbacher (PMD) est un défaut héréditaire de formation de la myéline (membrane isolante permettant le transport du message nerveux dans les neurones) du système nerveux central (SNC). Cette forme est causée par des mutations du gène de la protéine appelée proteolipide protein 1 (PLP1) indispensable à la bonne formation des gaines de myeline. La PMD se caractérise chez les patients de sexe masculin par une altération précoce du développement psychomoteur (inférieur à 6 mois de vie). Au cours des premières années de myélinisation active, le manque de force musculaire est associé à des signes neurologiques progressivement modifiés par la maturation du système nerveux. Il existe un modèle murin de la pathologie présentant une bonne similitude avec la maladie rencontrée chez l’Homme pour nous permettre de tester nos thérapies géniques. A l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement pour cette pathologie. Notre objectif est de tester différentes stratégies thérapeutiques basées sur une approche de thérapie génique au moyen d’une construction d’ADN appelée vecteur adeno-associé (AAV) conduisant à la surexpression d’un gène médicament (confidentiel). Nous avons d’ores et déjà démontré l’efficacité de notre gène médicament dans d’autres modèles de maladies neurologiques avec des atteintes similaires. L’objectif du projet étant d’établir la preuve de concept de l’approche thérapeutique afin ensuite de mener les étapes précliniques pour une application chez l’Homme.

Bénéfices attendus

Des bénéfices pour les animaux ayant reçus la thérapie qui doit s’apprécier dans les tests comportementaux Le bénéfice du projet est d’etablir la preuve de concept de l’efficacité de nos approches de thérapie génique dans le modèle murin de Pelizeus Merzbacher pour pouvoir le transposer chez l’Homme afin de prendre en charge des patients aujourd’hui démunis et leur proposer un traitement.

Procédures

- Une injection intraveineuse sous anesthésie générale (durée 5 min au total) - Une Imagerie par résonance magnétique (IRM) (environ 2h)) sous anesthésie générale Des tests comportementaux basés sur une appréciation de comportements spontanés (4 tests réalisés à 1 et 2 mois d’âges d'une durée de 2 à 20 min chacun). - phenotype dommageable des animaux avec un tremblement et une paralysie progressive

Impact sur les animaux

- Une injection intraveineuse avec un risque d’arrêt cardiaque et un risque d’hémorragie - Une Imagerie par résonance magnétique (IRM) (environ 2h) avec un risque anesthésique et une hypothermie - Des tremblements et des signes de paralysie liés au modèle de la maladie - pas d'effets secondaires du traitement attendu - stress et angoisse et fatigue lié aux tests comportementaux

Devenir

En fin de procédure tous les animaux seront euthanasiés, car les prélèvements et analyses (histologique et biochimique) sont nécessaires post-mortem

Remplacement

À l’heure actuelle il n’existe pas de modèle In vitro ou de système cellulaire pour étudier les symptômes et marqueurs moléculaires associés à la maladie de Pelizeus Merzbacher (PMD). Nous avons donc besoin de modèles animaux pour reproduire et étudier cette maladie et surtout évaluer l’effet thérapeutique de nos approches de thérapie génique. Le modèle souris reste le modèle de choix car il reproduit les atteintes cliniques présentent chez les patients.

Réduction

Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats fiables. Compte tenu de la littérature et des effets attendus, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire. De ce fait un nombre de 20 souris par groupe a été choisi, ce qui va nous permettre de limiter la variabilité inter-animale et inter-groupe, et de réaliser des tests statistiques fiables. Un nombre total maximal de 300 souris sera nécessaire pour ce projet.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, la procédure a été mise en oeuvre afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal en limitant au maximum la douleur et le stress. La procédure fait l’objet de raffinement : la lutte contre l’hypothermie lors des anesthésies, la surveillance des anesthésies notamment lors de l’IRM. Pour les souris étant en evaluation de survie, une surveillance quotidienne sera mise en place ainsi qu’un acces à la nourriture facilitée avec croquettes et nourriture gélifiée mise en place dans la cage mais aussi de l’eau gélifiée avec la mise en place de points limites. Les animaux seront hébergés en groupe dans des conditions protégées avec la couverture de tous leurs besoins physiologiques. La température, l'hygrométrie sont surveillées. un cycle nycthéméral est mis en place, l'alimentation et l'abreuvement sont à disposition sans restriction. Le changement des cages est assuré toutes les 1 à 2 semaines en fonction de la densité d'animaux (avec une litière faite de copeaux de bois) De l'enrichissement adapté aux besoins des rongeurs est disponible : coton et kraft pour fabriquer un nid, des maisonnettes pour être dissimulés, des bâtonnets à ronger voire des barrières visuelles pour complexifier la circulation dans la cage et permette là aussi la dissmulation, si besoin.

Choix des espèces

Nous avons besoin d’un modèle animal pour évaluer l’efficacité thérapeutique de notre stratégie de thérapie génique de la maladie de Pelizeus. Nous prévoyons de conduire notre étude sur un modèle murin déjà connu qui reproduit la pathologie développée chez les enfants Les souris seront utilisées juste après leur sevrage et analysées jusqu’à l’âge de 2 mois pour la majorité avant l’apparition des symptômes invalidants. Seul un groupe de souris permettant d’apprécier la survie sur le meilleur de nos traitements sera gardé au-delà de l’âge des 2 mois avec suivi attentif.

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Souris : 864
Souffrances
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864 souris vont être utilisées, opérées sous anesthésie profonde et tuées avant tout réveil. Chaque animal subit une thoracotomie, ouverture de la cage thoracique que le porteur qualifie lui-même d'acte douloureux, suivie d'une perfusion intracardiaque de fixateur, pour préparer le cerveau à des analyses histologiques. Ces souris sont génétiquement modifiées pour reproduire des maladies neurodéveloppementales avec déficience intellectuelle ou autisme et des maladies neurodégénératives, et sont uniquement dédiées à des études post-mortem. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro, y compris les organoïdes cérébraux, ne remplace l'étude d'un cerveau entier.

Objectifs

Le but de la fixation est de préserver des tissus biologiques rapidement et de façon uniforme afin de réaliser des examens histologiques de qualité. Placer directement un tissu ou un organe dans une solution de fixation est efficace pour de petits volumes. Pour un organisme entier, il est nécessaire de passer par l'étape de perfusion afin que le fixateur pénètre dans tous les organes et à des concentrations similaires. C'est pourquoi la perfusion par voie intracardiaque est utilisée, ainsi la la solution de fixation circule dans l'organisme par les vaisseaux sanguins pour une fixation optimale. Ce projet nous permet de regrouper les perfusions faites sur différentes lignées génétiquement modifiées afin d'étudier le système nerveux central des animaux lors d'analyses histologiques de qualité. Le projet concerne des modèles de maladies neurodéveloppementales avec retard mental et/ou autisme ainsi que des maladies neurodégénératives. Les animaux concernés sont des souris génétiquement modifiées pour modéliser des des mutations et des anomalies chromosomiques (duplications ou pertes de fragments de chromosomes) observées dans les maladies neurodéveloppementales et neurodégénératives étudiées. Les animaux de ces études sont uniquement dédiés à des études post-mortem après la perfusion. C'est donc la seule PE de ce projet.

Bénéfices attendus

Cette procédure permet d’avoir des prélèvements de qualité pour réaliser des études histologiques et mieux comprendre certaines maladies neurodéveloppementales et neurodégénératives.

Procédures

Les souris subissent une chirurgie sans réveil pour pouvoir fixer le cerveau de manière optimale. Pour cela, une anesthésie profonde est couplée à un anti-douleur.

Impact sur les animaux

La procédure expérimentale consiste en un acte chirurgical avec une thoracotomie (ouverture de la cage thoracique), qui est un acte douloureux. 

Devenir

Cette procédure implique la mort des animaux. Les cerveau ainsi qu'éventuellement d'autres organes seront utilisés pour des analyses histologiques

Remplacement

Pour les études concernant le cerveau, il n'existe à l'heure actuelle pas d'alternative à l'utilisation des animaux. Les organoïdes cérébraux, censés mimer la structure et les fonctions principales du cerveau, n’ont pas la capacité de répliquer toutes les structures et réseaux neuronaux d’un cerveau adulte. Il n'existe donc pas encore de modèle de cerveau in vitro ou autre permettant de réaliser les analyses qui sont faites dans ce projet.

Réduction

Au cours de ce projet 12 lignées de souris mutantes seront utilisées. Ces lignées pourront pour certaines aussi contenir un marqueur fluorescent pour l’analyse de lignées neuronales spécifiques. Pour chaque lignée, les effectifs ont été calculés au plus juste pour satisfaire aux exigences en matière de réduction du nombre d’animaux utilisés (n=6 individus par sexe et génotype et par âge (non-sevré (P8-P12), juvénile (3-6 semaines), jeune adulte (2-4 mois), vieux (6-18 mois)) soit 6 individus x 2 sexes x 2 génotypes (mutant/contrôle) x 3 âges (non sevré, juvénile et jeune adulte pour les maladies neurodéveloppementales ou jeune adulte et 2 stades de vieillissement pour les maladies neurodégénératives) = 72) ) tout en assurant la qualité des résultats obtenus et la robustesse de leur validité statistique. L’effectif total de souris utilisées sera donc de 12 x 72 = 864.

Raffinement

La procédure expérimentale consiste en un acte chirurgical avec une thoracotomie (ouverture de la cage thoracique), qui est un acte douloureux. Afin que l’animal ne ressente aucune douleur, les animaux reçoivent préalablement une injection d’un mélange d’anesthésiques. Ces anesthésiques sont administrés afin de plonger l’animal dans une anesthésie profonde mais non létale et d’éviter tout réveil. Comme la souris peut conserver un certain degré de réaction douloureuse lors de l’anesthésie, un analgésique est ajouté au mélange d’anesthésiques. L’absence de douleur est vérifiée par la perte des réflexes de retrait de la patte et des réflexes palpébraux. L’anesthésie peut entrainer un stress léger chez l’animal. L'analgésique qui est administré ayant aussi un effet sédatif, permet aussi de calmer l’animal et de réduire l’anxiété. La procédure étant sans réveil, il n'y a pas besoin de suivi post-chirurgical. 

Choix des espèces

La compréhension des mécanismes associés à des déficits neurologiques, requiert l’étude d’un organisme vivant dans son intégrité et sa globalité et il n’existe donc pas de méthode autre que l’étude in vivo. La souris est une espèce physiologiquement et génétiquement proche de l’Homme dans laquelle nous pouvons réaliser les manipulations génétiques pour obtenir ces modèles de pathologies humaines. Les animaux sont utilisés à différents stades post-natals : avant sevrage (8-12 jours) juvénile (3-6 semaines), jeune adulte (2-4 mois) et vieux (6-18 mois)). Pour les syndromes neurodéveloppementaux, les études nécessitent de comprendre le développement dès le stade embryonnaire et jusqu’à l’établissement des pathologies à l’âge adulte. Cependant, pour des raisons techniques, la procédure expérimentale utilisée ne concerne que les individus à partir de 8 jours post-natal, celle-ci ne pouvant être réalisées sur des individus plus jeunes. Pour les syndromes neurodégénératifs, la progression de la maladie doit être suivie à partir du stade jeune adulte et sur au moins un stade intermédiaire (stade prodromique) avant la déclaration complète des symptômes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 12540
Souffrances
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12 540 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré. Elles subissent des gavages et des injections répétés et, pour certaines, une colite provoquant une inflammation intestinale douloureuse et des diarrhées, pour étudier l'effet du microbiote sur le métabolisme des cellules intestinales. Le porteur justifie ce nombre par la variabilité inter-animale et quinze ans d'usage de ces modèles, chaque animal étant euthanasié pour prélever plusieurs organes entiers. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne recrée la complexité d'un "organisme entier", ce qui rendrait le recours à l'animal "nécessaire".

Objectifs

Les maladies inflammatoires de l'intestin (MICI), dont la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, sont des maladies caractérisées par une inflammation intestinale inappropriée. Leur incidence a augmenté de façon spectaculaire dans les pays occidentaux au cours des dernières décennies, ce qui démontre le rôle des facteurs environnementaux. Malgré le développement de nouveaux traitements, les MICI sont insuffisamment contrôlées chez une grande partie des patients, induisant une altération de la qualité de vie et un fardeau socio-économique. Il est donc urgent de mieux comprendre leur origine et d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Dans ce contexte, le microbiote intestinal a été reconnu comme un acteur important au cours des MICI. Pour leur bon fonctionnement, nos cellules humaines ont besoin d’énergie et dépendent pour cela de plusieurs voies d’approvisionnement possibles que l’on appelle le « métabolisme énergétique ». Au cours des MICI, il a été observé une altération du métabolisme énergétique dans les cellules intestinales et immunitaires et cela pourrait jouer un rôle dans la maladie. Le métabolisme énergétique joue un rôle crucial dans la mise en place de la réponse immunitaire appropriée, et des données émergentes indiquent que le microbiote intestinal peut l'affecter directement. L'hypothèse principale est que l'altération du microbiote intestinal dans les MICI contribue à l'altération du métabolisme énergétique des cellules humaines intestinales et immunitaires, et au développement de la maladie. Le projet, en s’appuyant sur des expériences in vivo sur souris, a pour objectif (i) d'identifier les composant du microbiote ayant un impact sur le métabolisme énergétique des cellules et les mécanismes impliqués, (ii) de déchiffrer les conséquences des altérations du microbiote intestinal sur le métabolisme énergétique dans les maladies inflammatoires de l'intestin, et (iii) de concevoir de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur le microbiote pour manipuler l'état énergétique cellulaire. La compréhension du rôle du microbiote intestinal dans la physiologie est d'une importance cruciale, car il est impliqué dans de nombreuses maladies humaines, notamment les MICI, mais aussi, le cancer, le syndrome métabolique et les troubles neuropsychiatriques.

Bénéfices attendus

Ce projet représente un programme de recherche complet avec de multiples bénéfices susceptibles de découler de ces travaux : (i) la caractérisation de la modulation fine du métabolisme énergétique des cellules hôtes par le microbiote intestinal ; (ii) l'identification des principaux acteurs microbiens dans ces processus ; (iii) l’identification de nouvelles stratégies thérapeutiques potentielles dans les maladies inflammatoires de l'intestin et probablement dans plusieurs autres maladies humaines affectées par le microbiote intestinal (maladies inflammatoires rhumatologiques, maladies métaboliques, cancer…). Les résultats obtenus chez la souris seront confrontés à des données obtenues à partir d’échantillons humains, ce qui ouvrira la voie au développement de nouvelles interventions thérapeutiques. Ce projet va donc relever des défis importants en produisant des résultats d’avant- garde pour une meilleure compréhension du dialogue entre microbiote et cellules humaines. Ces résultats ouvriront la voie au développement de nouveaux traitements dans les maladies inflammatoires de l'intestin d'abord, puis pour de nombreuses autres maladies affectées par une altération du microbiote.

Procédures

Les différents gestes réalisés sur les souris en fonction des groupes concernés seront les suivants : * Gavage (2 secondes) une fois par jour durant un à 20 jours * une injection unique (2 secondes) +/- un gavage (2 secondes) une fois par jour durant 1 jour à 12 semaines

Impact sur les animaux

Le projet comprend différentes interventions (gavages, injections intrapéritonéales ou encore intraveineuse) pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste. Les modèles de colites sont associés à des effets indésirables attendus. Dans ces modèles la douleur imposée aux animaux est liée à l’inflammation intestinale. Il peut s’y associer une diarrhée.

Devenir

L’ensemble des animaux (n=12540) seront euthanasiés à la fin des expériences afin de pouvoir réaliser les différents prélèvements d’organes et réaliser les analyses nécessaires au projet de recherche. Sur chaque animal, plusieurs organes sont prélevés en entier pour analyse ce qui impose une euthanasie.

Remplacement

Malgré le développement et l’utilisation de modèles non animaux tels que les organoïdes ou les systèmes d’intestin artificiel, un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans les interactions complexes entre le microbiote intestinal et son hôte en situation basales et inflammatoires. A l’heure actuelle il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et microbiens rentrant en jeu.

Réduction

Nous limiterons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. Du fait des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Les nombre d’animaux utilisés par groupe est basé sur notre expérience de plus de 15 ans d’utilisation des modèles en question. Pour prendre en compte la variabilité biologique et assurer la robustesse des résultats obtenus, nous avons besoin de réaliser les expériences décrites dans des groupes expérimentaux de 10 souris et ce dans au minimum 2 expériences indépendantes (10 x2 = 20 souris en tout par condition, qui seront poolées dans les analyses statistiques si besoin). Le recours à une troisième expérience indépendante ne sera réalisé qu’en cas d’interprétation impossible des résultats après la 2eme expérience. Ce projet impliquera donc un maximum de 12540 animaux. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer. D’une façon générale, les modèles seront testés avec un seuil de validité de 5%. Nous utiliserons des tests statistiques non paramétriques (test de Kruskall-Wallis suivi par Mann-whitney) car les conditions de normalités ne sont fréquemment pas remplies.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Le personnel impliqué dans le projet est formé en continu pour garantir leur compétence et une veille scientifique et technique en continue. Il y aura une vérification quotidienne des animaux et une observation individuelle hebdomadaire à l’occasion des interventions d’entretien (litière/abreuvement/nourriture). Les animaux seront hébergés dans des cages standards (4 à 5 souris par cage). Du papier absorbant à déchiqueter, des buchettes de bois à grignoter et du sizzlenest seront ajoutés dans les cages comme enrichissement de milieu. Les souris recevront ad libitum un aliment standard stérilisé par irradiation à 25 kGy et de l’eau autoclavée.

Choix des espèces

La souris est une espèce de référence en immunologie, microbiologie et métabolisme, qui sont les thématiques de notre projet. La souris est un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies intestinales humaines. Les souris seront utilisées à l’âge adulte, entre 6 et 14 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 3600
Rats : 3000
Souffrances
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Devenir
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3 600 souris et 3 000 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent des injections répétées de tétrachlorure de carbone et un régime gras et sucré pour induire une fibrose du foie, et le modèle STAM prévoit d'injecter de la streptozotocine à des souriceaux de deux jours, avec une mortalité attendue de 10 à 12 %. Le porteur fixe un point limite à 20 % de perte de poids et décrit une douleur "légère" malgré la gravité sévère déclarée. Il affirme que recréer in vitro une pathologie aussi complexe serait "difficile", ce qui rendrait le recours au rongeur "nécessaire".

Objectifs

L’apparition d’une fibrose hépatique est une complication principale des maladies chroniques du foie, d'origine alcoolique, virale, parasitaire, biliaire ou autre. Elle se caractérise par un dysfonctionnement des hépatocytes mesurable par une augmentation des taux circulants des enzymes hépatiques, de la bilirubine, et par une altération de la production de protéines comme l’albumine et la prothrombine. La stéatose hépatique non alcoolique (NASH) est une pathologie caractérisée par des anomalies du bilan hépatique avec augmentation du taux de transaminases dans le sang. Son diagnostic repose essentiellement sur l’analyse histologique d’une biopsie hépatique qui montre une augmentation des lipides stockés dans les cellules hépatiques accompagnée d’une inflammation, et d’une fibrose plus ou moins marquée en fonction de l’avancement de la maladie. Elle survient chez un patient qui n'a pas d'autre maladie hépatique d'origine virale, auto-immune, génétique ou toxique, et surtout qui n'a pas une maladie alcoolique du foie. La stéatohépatite métabolique, chez environ un tiers des patients, évolue à travers différents degrés de fibrose vers une cirrhose et favorise l'apparition d'un carcinome hépato-cellulaire (CHC). La fibrose et la NASH peuvent évoluer vers une forme plus grave et non réversible, la cirrhose qui favorise l'apparition d'un carcinome hépato-cellulaire. La greffe de foie reste la seule solution envisageable pour le patient à ce stade de la maladie. Etant donnée la complexité des mécanismes impliqués dans ces deux pathologies, il est difficile de prédire le potentiel thérapeutique d’une molécule uniquement sur la base de résultats in vitro. Ce projet aura donc pour but de tester des molécules chimiques ou biologiques dans des modèles rongeur (rats et souris) de fibrose hépatique et de NASH.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de tester de nouvelles molécules candidates pour une utilisation en préventif ou en curatif sur la fibrose hépatique et la NASH. A terme, cela permettra l’introduction en clinique de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ces maladies pour lesquelles les options sont pour le moment limitées à des traitements symptomatiques et à une greffe de foie.

Procédures

Pour induire une fibrose hépatique chez la souris ou le rat adulte, 2 administrations intrapéritonéales de CCl4 seront effectuées chaque semaine avec 3-4 jours d’intervalle pendant toute la durée des études. Pour causer une stéatohépatite, ces injections seront associées à un régime enrichi en graisses et en sucres qui sera fourni à volonté tout au long des études. Les études de fibrose dureront 6 semaines en cas d’évaluation d’un composé préventif, 10 semaines en cas d’évaluation d’un composé thérapeutique. Les études de stéatohépatite dureront au maximum 10 semaines. Elles comprendront au minimum 3 groupes de 10 à 12 animaux. Pour reproduire de manière plus complète la maladie humaine, un modèle progressif de stéatohépatite métabolique, fibrose et carcinome hépato-cellulaire (Modèle STAM) sera induit chez les souris. Il consistera à injecter à des souriceaux mâles de 2 jours de la streptozotocine, ce qui induira un désordre métabolique, puis à leur fournir à partir de leurs 4 semaines une nourriture riche en sucres et graisses. Ces études dureront au maximum 16 semaines, avec au moins 5 groupes de de 10 souriceaux mâles. Ces souriceaux seront obtenus en acquérant des femelles gestantes. Les souriceaux femelles ne seront pas intégrés aux études. L’induction pouvant causer environ 10-12% de mortalité, 12 souriceaux mâles seront initialement intégrés à chaque groupe. Les animaux recevront des composés chimiques ou biologiques à tester par toutes voies possibles (intramusculaire et intradermique sous anesthésie générale avec analgésie, orale sur animaux vigiles, sous cutanée et intrapéritonéale sur animal anesthésié ou vigile, ou par minipompe osmotique posée lors d’une chirurgie sous anesthésie générale avec analgésie au préalable). Les anesthésies pour les administrations de composés dureront moins d’une heure. Les volumes administrés respecteront les recommandations. Des prélèvements de sang ou d’urine pourront être réalisés au cours de la vie de l’animal afin de suivre des paramètres biologiques ou l’élimination des produits administrés. Dans le cas de prélèvements de sang visant à quantifier des paramètres métaboliques, les animaux seront mis à jeun 4h maximum avant le prélèvement. En fin de projet, les animaux seront euthanasiés pour récupération de tissus et de sang, et évaluation de critères d’efficacité des composés (histologie, immuno marquages et expression de gènes dans le foie, paramètres métaboliques et de fonction hépatique dans le sang…).

Impact sur les animaux

Dans le cas des modèles de fibrose hépatique et de stéatohépatite chez la souris et le rat adulte, peu de nuisances sont attendues chez les animaux à part de faibles pertes de poids suite aux administrations de CCl4, et le développement d’un surpoids suite au régime gras et sucré. Dans le cas du modèle progressif de stéatohépatite métabolique, fibrose et carcinome hépato-cellulaire, de la mortalité est attendue chez les souriceaux suite à l’induction (environ 10-12% des animaux). Ensuite, ils développeront une obésité. Les administrations et prélèvements, compte tenu de l’analgésie et de l’anesthésie mises en place le cas échéant, pourront générer une douleur légère et un stress léger, de très courte durée.

Devenir

Après les trois procédures, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes et de grands volumes de sang, nécessaires pour évaluer l’efficacité des composés testés sur les maladies d’intérêt.

Remplacement

Toutes les molécules chimiques ou biologiques qui seront évaluées dans ce projet auront été si possible au préalable sélectionnées dans des tests in vitro afin de s’assurer de leur efficacité, de leur spécificité et de leur absence de toxicité. Elles auront aussi si possible été sélectionnées in vivo chez le rongeur sur leurs propriétés pharmacocinétiques (vérification de la compatibilité avec une efficacité dans la maladie visée). L’ensemble de ces données est souvent insuffisant pour prédire l’efficacité in vivo des molécules, car recréer in vitro une pathologie complexe est difficile, notamment lorsque différents types cellules et/ou tissus sont impliqués. L’efficacité réelle des meilleures molécules devra donc être vérifiée chez le rongeur en choisissant le modèle animal se rapprochant le plus de la pathologie telle que décrite chez l’homme.

Réduction

Pour les modèles de fibrose hépatique et de stéatohépatite chez les souris et rats adultes, d’après la littérature et d’après les études déjà réalisées dans notre laboratoire, un nombre minimum de 10 animaux adultes par groupe est nécessaire pour observer une réduction significative de 50% d’un seul paramètre d’intérêt (analyse histologique). Ce nombre pourra monter jusqu’à 12 pour une réduction significative sur plusieurs autres paramètres suite à un traitement préventif ou curatif (quantification d’expression de gènes, marqueurs circulants). Pour le modèle STAM, des souris femelles gestantes seront hébergées jusqu’à mise bas et seuls les souriceaux mâles seront conservés, la maladie étant moins bien induite chez les femelles. Il faudra compter environ 1 femelle gestante pour 3 souriceaux mâles. L’objectif sera d’avoir à terme 10 souriceaux mâles par groupe. Du fait de la mortalité suite à l’induction (10-12%), un effectif de 12 souriceaux par groupe sera initialement visé. En conséquence, par groupe de 10 souriceaux mâles final, en prenant en compte la mortalité, 4 souris gestantes seront acquises pour obtenir 12 souriceaux mâles.

Raffinement

Les animaux seront pesés au minimum 2 fois par semaine. Une perte de poids au-delà de 20% constituera un point limite. En cas de perte de poids (à partir de 10% sur certains animaux), de l’eau gélifiée et de la nourriture humidifiée seront placés au fond de toutes les cages. L’administration d’un anti-émétique pourra être décidée sur recommandation vétérinaire. Si une déshydratation associée à une perte de poids est constatée, les animaux seront réhydratés en sous-cutané. En cas de douleur constatée ou suspectée, une analgésie (opiacé) sera réalisée. En cas de suspicion de toxicité du composé chimique ou biologique administré, les traitements seront interrompus. Pour évaluer d’une façon sensible l’état de souffrance et établir les points limites, la spécificité des modèles et des procédures est prise en compte. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître ces signes. Les personnes en charge du bien-être et du soin des animaux veillent au respect des points limites. Un système d’alerte est mis en place pour statuer sur la mise à mort de l’animal. Les principaux points limites concernent l’état général de l’animal et sont listés en détail dans les procédures. Des points limites supplémentaires seront ajoutés en cas de détection d’effets non prévus des modèles pathologiques et/ou en cas de mise en place de méthodes plus raffinées d’évaluation de la souffrance des animaux.

Choix des espèces

Le choix du rongeur se base sur trois points : La fibrose hépatique et la stéatohépatite métabolique sont bien documentées dans la littérature chez le rat et la souris La combinaison d’un modèle de fibrose induit au CCl4 avec un régime gras et sucré est aussi décrite dans la littérature chez le rat. Le modèle de développement de cancer du foie sur fond de stéatohépatite métabolique est décrit dans la littérature chez la souris. Lors du développement d’un candidat médicament, les études de toxicité pour toute nouvelle molécule doivent être réalisées à minima sur une espèce rongeur (rat ou souris). Seuls des animaux sevrés seront utilisés (jeunes adultes et adultes, 6 semaines minimum), pour les modèles de fibrose et stéatohépatite au CCL4 chez l’adulte, étant donné que ces modèles sont bien décrits dans la littérature sur des rongeurs sevrés de plus de 6 semaines. A l’inverse, le modèle STAM impliquera l’utilisation de souris adultes gestantes puis de leurs nouveaux-nés dès la naissance (premier acte à 2 jours de vie).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1824
Souffrances
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1 824 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie cérébrale puis un enregistrement de l'activité neuronale, de l'imagerie calcique et de l'optogénétique pendant une tâche comportementale opposant actions dirigées et habituelles, avant prélèvement du cerveau. Le porteur cite la chirurgie, l'euthanasie et l'isolement en cage individuelle comme sources de souffrance, sans détailler le contenu des tests comportementaux. La rubrique réduction avance 912 souris et 16 par groupe, chiffre inférieur au total de 1 824 déclaré, et présente ces travaux comme une étape "indispensable" contre la toxicomanie et les troubles compulsifs.

Objectifs

L’objectif principal du projet est double. Premièrement, développer et valider une tache comportementale pendant laquelle des souris libres de leurs mouvements performent des actions dirigées et habituelles. Deuxièmement, identifier et manipuler les réseaux neuronaux contrôlants les deux types d’actions. Ces objectifs seront atteints en combinant des approches comportementales, électrophysiologiques, d’imagerie calcique et d’optogénétiques.

Bénéfices attendus

Les bénéfices du projet sont doubles. Premièrement, la compréhension des mécanismes neuronaux contrôlants les actions dirigées et habituelles, et leur interaction chez le même sujet est une étape indispensable pour dans le développent de nouvelles stratégies thérapeutiques des troubles psychiatriques comme la toxicomanie et les comportements obsessionnels compulsifs. Deuxièmement, nous pensons que notre approche nous permettra d’améliorer le phénotypage des actions dirigées et habituelles chez la souris. Les procédures de psychologie expérimentale actuellement utilisées allongent le temps d’expérience et le stress des animaux.

Procédures

Opérations chirurgicales : les animaux sont soumis à une procédure chirurgicale d'une durée maximale de 1h15.

Impact sur les animaux

Les sources éventuelles de douleurs ou souffrance dans notre procédure : la chirurgie, l’euthanasie ainsi que l'isolement des animaux en cage individuelle.

Devenir

Euthanasie de l'ensemble des animaux à la fin de la procédure expérimentale afin de prélever le cerveau.

Remplacement

Le rat reste encore le modèle animal de prédilection pour étudier les fondements comportementaux et neuronaux du comportement instrumental. Cependant, les souris peuvent remplacer les rats. Les souris peuvent apprendre un comportement instrumental et faire une distinction claire entre les actions dirigées et habituelles. Nous étudierons les circuits neuronaux des souris pendant qu’elles exécutent une tâche comportementale. Pour comprendre les mécanismes des circuits neuronaux contrôlant les actions instrumentales, nous devons utiliser des méthodes permettant de mesurer et de manipuler l'activité de neurones spécifiques avec des résolutions spatiales et temporelles élevées sur un cerveau intact et vivant. Il est impossible d’étudier des réseaux neuronaux avec des méthodes in vitro ou in silico. Il n'existe donc pas de méthodes alternatives.

Réduction

En calculant l’estimation de la variance observée avec ce type de données pour atteindre une signification statistique, nous avons besoin de 16 souris par groupes expérimentaux. La mise en œuvre de cette tache comportementale nous permettra l’étude de ces deux types d’action chez le même sujet, ce qui n’est pas le cas des taches comportementales classiques dans lesquelles actions dirigées et habituelles sont étudiées séparément avec des groupes expérimentaux distincts. Pour la réalisation de toutes les expériences de ce protocole nous utiliserons 912 souris.

Raffinement

Afin de réduire au minimum la souffrance des animaux, nous appliquons systématiquement un traitement antalgique avant et trois jours suivant les actes chirurgicaux qui sont réalisées sous anesthésie gazeuse. L’évaluation du poids de l’animal est effectuée de façon journalière à partir du moment où il est isolé en cage individuelle et rentre dans la phase expérimentale. Ces mesures ont lieu lors de la manipulation journalière des animaux en même temps que la vérification de l’état général de l’animal. Ces mesures sont consignées dans un cahier d’expérience prévu à cet effet. Pour identifier les dommages et contraintes subis par l’animal, nous avons définis des points limites au nombre de 5. Ces cinq aspects évalués au cours de nos expériences nous aident à déterminer un point final à l’expérimentation. Chaque critère est évalué de 0 à 3 et si un critère obtient le score maximal, ceci induit un arrêt immédiat de l’expérience. Sur la base des critères définis dans ces fiches, les expérimentateurs et les zootechniciens seront informés des procédures à suivre pour limiter toute souffrance chez les souris.

Choix des espèces

La souris est un bon modèle pour les études comportementales. Son utilisation est généralisée dans le domaine des neurosciences et en particulier pour l’étude des circuits neuronaux impliqués dans les comportements instrumentaux. Les animaux seront utilisés entre 2 et 6 mois post natal afin de permettre une comparaison avec des résultats précédemment publiés.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 10500
Souffrances
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Devenir
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 10500

10 500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une injection chirurgicale de cellules cancéreuses directement dans un organe, un suivi par imagerie et des prélèvements de sang, puis reçoivent des composés une à deux fois par jour, pour tester des traitements anticancéreux. Le porteur indique une perte de poids, des saignements après la chirurgie et une baisse d'activité liée à l'atteinte de l'organe. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne reproduit la progression d'une tumeur dans un organe, ce qui rendrait le recours à l'animal "nécessaire".

Objectifs

Les cancers font partie des maladies les plus complexes à traiter. Notre projet propose de trouver de nouvelles thérapies anticancéreuses et permettra de comprendre pourquoi on observe un échappement de la maladie lors de traitement à base d’anticorps ou de molécules pharmaceutique mais également de proposer des stratégies pour rendre ces thérapies plus efficaces.

Bénéfices attendus

L’inoculation de cellules directement dans l’organe permet dans un premier temps de limiter la diffusion de cellules cancéreuses dans d’autre organe et de pouvoir cibler l’organe d’intérêt avec nos traitements ; L’évaluation de l’efficacité des composés sur le développement de la tumeur dans l’organe nous permettra d’orienter le traitement en cliniques dans vers les tissus cancéreux les plus sensible à notre composé.

Procédures

1) Injection de cellules tumorales dans l’organe d’intérêt avec acte chirurgical, sous anesthésie une seule fois dans l'étude, 2) l'imagerie de la tumeur une fois par semaine se fera sous anesthésie pendant 5 min après une injection de sonde bioluminescente, 3) Prélèvements sanguins une fois par semaine: prélèvement en moins d'une minute avec anesthésie pas plus de 2 fois dans l'étude ou intraveineux sans anesthésie ou en moins d'une minute, 4) Administration des composés à tester ou de leur solvant en moins d'une minute par animal, une à deux fois par jour pendant la durée de l’étude.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus chez la souris sont dans un premier temps une perte de poids, des saignements à la suite de l’acte chirurgical, une diminution de l’activité et potentiellement un effet due à la diminution de fonctionnalité de l’organe. Les animaux seront également manipulés délicatement mais rapidement afin d'éviter au maximum le stress de la manipulation, des administrations et du gavage.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale, des analyses sur les organes étant nécessaires pour mesurer l’efficacité des molécules testées.

Remplacement

A ce jour, aucun modèle cellulaire ne récapitule complètement la cinétique et la complexité cellulaire impliquées dans la progression d’une tumeur dans l’organe. Cette complexité rend nécessaire l'utilisation d'études in vivo pour comprendre ce phénomène et évaluer de potentiels candidats médicaments. Afin de réduire au maximum le nombre d’étude et donc le nombre d’animaux utilisés, les différentes stratégies antitumorales seront préalablement testées in vitro.

Réduction

Pour respecter le principe des 3R, nous veillerons à ce que toutes les expériences qui pourront être réalisées in vitro le soient et que ne soient testés, in vivo, que les meilleures molécules ou anticorps obtenus in vitro. Le nombre de souris utilisées par groupe sera réduit au minimum tout en permettant une bonne analyse statistique. Une analyse statistique rétrospective permettra de calculer le nombre nécessaire et suffisant d'animaux par groupe afin d’obtenir pour chaque paramètre étudié une puissance de 80% et alpha=0.05. L’utilisation de l’imagerie bioluminescente et de cellules tumorales exprimant la luciférase permettront un suivi longitudinal des animaux et donc diminuera le nombre d’animaux utilisés dans les études. Nous utiliserons un modèle bien établi dans la littérature afin de limiter la phase de mise au point et ainsi de limiter le nombre d’animaux.

Raffinement

Afin de réduire le stress, une acclimatation de 4 jours sera réalisée avant l'entrée en étude. Les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé en continu et relié à un système d’alarme. La densité dans les cages sera en conformité avec les recommandations. Les animaux et leurs conditions d’hébergement seront sous surveillance quotidienne. L’environnement des animaux sera enrichi à leur arrivée et pendant toute la période d'étude. La bonne connaissance des études permettra de raffiner et d’anticiper le développement de la maladie chez l’animal et donc d’anticiper la mise à mort éthique. Pour cela, un programme d'analgésie ainsi qu'une grille de score, l'utilisation de points limites adaptés, d'un arbre décisionnel et de critère d'arrêt de souffrance sont mis en place.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus utilisée pour ce type de modèle et donc le plus décrit. Son utilisation permettra de bénéficier de toute la littérature scientifique déjà parue sur ce modèle utilisant cette espèce. Nous nous appuierons sur de la bibliographie solide et sur un modèle déjà bien documenté afin d’éviter l’utilisation d’un nombre excessif d'animaux pour la mise au point. Nous utiliserons des animaux à l’âge adulte afin de travailler sur des organes parfaitement développés.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
Souris : 200
Souffrances
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▲ 200
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Devenir
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 200

200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Immunodéprimées, elles reçoivent une greffe de cellules de mélanome humain, des gavages quotidiens pendant trois semaines et des injections d'anticorps, pour tester une cible thérapeutique contre le mélanome métastatique. Le porteur indique que la tumeur peut gêner les déplacements et que les métastases pulmonaires peuvent provoquer perte de poids et troubles respiratoires, la mise à mort intervenant à 2 cm³ de tumeur. Il vise une collaboration avec l'industrie pharmaceutique et affirme que les méthodes in vitro ne reproduisent pas toutes les étapes de la tumorigenèse.

Objectifs

Le mélanome cutané est un cancer de la peau agressif et malgré le développement de thérapies ciblées et d'immunothérapies, les patients diagnostiqués au stade métastatique ont toujours un mauvais pronostic. Il est donc urgent de trouver de nouvelles cibles pour les tests de diagnostic précoce et pour les traitements de la maladie métastatique. Ce projet vise à démontrer que cibler une protéine exprimée de façon non conventionnelle par les cellules tumorales peut altérer la formation de mélanome et la progression des métastases, en association avec les traitements déjà existants. Ces preuves ouvriront la possibilité de collaborer avec l'industrie pharmaceutique pour démarrer des essais cliniques.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre la validation préclinique d'une nouvelle approche thérapeutique pour le mélanome cutané. Si les résultats obtenus confirment ceux des précédentes expériences in vitro, des essais de xénogreffes de tumeurs provenant de patients humains dans un modèle murin, pourront être envisagées. Ces preuves ouvriront la possibilité de collaborer avec l'industrie pharmaceutique afin d’étudier l’effet de notre approche d’immunothérapie lors d'essais précliniques, dans l'objectif final d'identifier de nouveaux traitements pour le mélanome cutané.

Procédures

Toutes les souris seront injectées une fois avec des cellules tumorales humaines (200 microlitres). Les injections se font sous anesthésie gazeuse et durent une dizaine de secondes. Les injections d'anticorps (2 fois par semaine, 100 microlitres) ou de produit luminescent (une fois par semaine, 100 microlitres) sont faites sur animal vigile et durent quelques secondes. Le gavage oral sera quotidien à raison de 100 microlitres, est réalisé sur animaux vigiles et dure une dizaine de secondes. Les traitements durent au maximum trois semaines.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont l'introduction d'une canule de gavage pour l'administration des molécules per os. Une douleur peut apparaitre à cause de la répétition des gavages (1 fois par jour pendant 3 semaines maximum). L’introduction d’une aiguille pour les différentes injections entraine une légère douleur au point d’injection mais qui est brève. L'injection de cellules tumorales va provoquer la croissance d'une tumeur primaire à l'endroit de l'injection et/ou la formation de métastases distantes, notamment dans les poumons. La tumeur primaire pourra générer un inconfort physique lors des déplacements des souris. Les métastases ne seront pas visibles mais pourront entraîner une perte de poids, d'appétit et d'autres effets biologiques liés à la perturbation des organes vitaux touchés notamment problèmes respiratoires liés aux métastases sur les poumons.

Devenir

Il est prévu de mettre à mort tous les animaux pendant ou à la fin du projet : l'injection de cellules tumorales devant conduire à la formation de tumeurs voire de métastases chez les souris, les animaux seront mis à mort pendant le projet si la taille de(s) tumeur(s) atteint les points limites, en cas de signes de souffrance ou à la fin du projet. Les tumeurs et métastases seront prélevées à des fins d'histologie pour étudier les marqueurs de cancer et la composition des tumeurs ainsi que pour d'autres analyses : séquençage d'ARNs, quantification protéique afin d'évaluer le résultat des différents traitements.

Remplacement

Les procédures expérimentales proposées visent à étudier l’effet du traitement par un anticorps spécifique sur la croissance tumorale in vivo. Les expériences in vitro nous ont permis de valider nos techniques d’expérimentation et d’apporter de premiers résultats encourageants. Cependant, ces méthodes de substitution in vitro ne reproduisent pas toutes les étapes caractéristiques de la tumorigenèse in vivo et donc ne pourront pas apporter le niveau d'information requis.

Réduction

Le nombre total de souris expérimentales sera de 200 réparti comme suit : 4 cohortes de 20 animaux injectés avec 4 lignées de cellules tumorales puis traités ou non avec l'anticorps et 3 cohortes de 40 animaux injectés avec 3 lignées cellulaires différentes, puis traités ou non avec l'anticorps en présence ou en absence d'une thérapie ciblée complémentaire. Cet effectif correspond au nombre d’animaux nécessaires afin que les résultats obtenus soient exploitables et reproductibles (statistiquement valides). Les paramètres étudiés seront la taille de la tumeur (mesurée avec un pied à coulisse) ainsi que sa vitesse de croissance et le développement des métastases pulmonaires. Les mélanomes humains sont des tumeurs hétérogènes dont les cellules ont un potentiel d’invasion plus ou moins important. Leur étude n'a pas permis d'isoler une lignée cellulaire modèle unique : il est donc nécessaire de tester plusieurs lignées cellulaires par différentes voies d'injection.

Raffinement

Des souris femelles seront utilisées : moins agressives que les mâles, elles seront hébergées en cohorte pour conserver l’interaction sociale. Les expérimentateurs établiront le contact avec les souris 8 jours avant le début de l’expérimentation les habituer à la manipulation et réduire leur angoisse. Les cages seront enrichies. Nous surveillerons quotidiennement l'état des souris après injection des lignées tumorales afin de détecter tout effet dommageable. Nous mesurerons la taille de la tumeur primaire trois fois par semaine pour suivre la croissance tumorale jusqu’à l'atteinte de la taille limite de la tumeur de 2 cm3 par souris. Nous adapterons la période de mesure pour chacune des lignées cellulaires utilisées en fonction de la vitesse de croissance tumorale. La migration des cellules métastatiques sera suivie par l'utilisation du système d’imagerie in vivo (IVIS) une fois par semaine.

Choix des espèces

In vitro, nous avons validé nos techniques expérimentales et obtenu des premiers résultats encourageants. Cependant, ces méthodes in vitro ne reproduisent pas toutes les étapes caractéristiques environnementales de la tumorigenèse in vivo et ne peuvent donc fournir le niveau d'information requis. La souris est un modèle reconnu dans la communauté scientifique pour la greffe de lignées cancéreuses humaines afin de tester des traitements potentiellement transférables en médecine humaine. Pour éviter le rejet des cellules humaines de mélanomes après injection, nous utiliserons des souris immunodéprimées NOD/SCID/IL2GammaR. Ces souris présentent un système immunitaire déficient et nécessitent des conditions d'élevage stériles. Nous utiliserons des souris ayant atteint le stade adulte (6 semaines) qui seront injectées avec les cellules tumorales par voie sous-cutanée dans le flanc ou intraveineuse rétro-orbitale. La croissance tumorale ne devrait pas être impactée par l'âge des souris. Il est cependant préférable de greffer les cellules sur des animaux adultes afin que les tumeurs grandissantes n'entravent pas leur capacité de mouvement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Souris : 432
Souffrances
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▲ 432
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Devenir
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 432

432 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une infection pulmonaire par voie intra-trachéale puis, pour certaines, une greffe de cellules cancéreuses et des injections répétées, pour étudier le rôle de lymphocytes dans la défense anti-cancéreuse du poumon après une infection. Le porteur indique une perte de poids transitoire et modérée après l'infection et présente le modèle de métastases comme sans souffrance jusqu'au jour de l'euthanasie. Il affirme que la complexité de la réponse immunitaire rend le recours aux modèles animaux "indispensable" et évoque une valorisation par brevet.

Objectifs

Notre laboratoire a montré que suite une infection bactérienne pulmonaire, une cicatrice immunitaire se mettait en place, avec l’apparition de plusieurs populations de lymphocytes. Nous avons montré que ces lymphocytes jouaient un rôle majeur dans la défense anti-cancéreuse pulmonaire. Les objectifs du projet sont de caractériser le rôle de ces populations de lymphocytes 1) au cours de la défense anti-cancéreuse ; 2) lors d’une 2ème infection bactérienne.

Bénéfices attendus

Notre projet nous permettra d’améliorer nos connaissances de l’immunité anti-cancéreuse dans le poumon. Ce projet nous aidera à comprendre les modifications induites par la cicatrice immunitaire pulmonaire créée lors de la 1ère infection sur les fonctions des lymphocytes et les conséquences de ces modifications au cours d’une 2ème infection ou dans un modèle de cancer pulmonaire. Ceci nous permettra en finalité la valorisation (brevet) et la mise en place de traitements adaptés pour lutter contre le cancer et les infections bactériennes.

Procédures

Tous les animaux de ce projet sont soumis à une administration intra-trachéale sous anesthésie générale Un quart des animaux sont soumis à une administration unique par voie rétro-orbitale sous anesthésie générale. La moitié des animaux sont soumis à plusieurs injections intrapéritonéales en condition vigile. La moitié des animaux sont soumis à une injection intra-veineuse par voie caudale sur souris vigile. Tous les gestes sont de courte durée (au maximum 1 minute) et pour les souris anesthésiées, le réveil est quasiment instantané. En fonction de l’état général des souris (grille de score d’évaluation des points limites) et si nécessaire, une ou plusieurs injections sous-cutanées d’analgésiques pourraient être réalisées.

Impact sur les animaux

Modèles d’infection bactérienne : Les modèles d’inflammation respiratoires aiguës sont des modèles avec une récupération de l’état général des souris à partir de J2. Suite à l’infection, une perte de poids transitoire (2-3jours) et modérée (< 10%) est observée, sans perte de motricité. Après J2, les souris reprennent une courbe de poids normale. Les modèles cancéreux de métastases pulmonaires sont sans souffrance jusqu’à J21, temps d’euthanasie pour analyse. La déplétion des cellules gamma delta par administration intra-péritonéale de toxine diphtérique n’induit pas d’effets indésirables connus chez la souris (Sandrock et al. JEM. 2018).

Devenir

Tous les animaux utilisés dans cette étude seront euthanasiés à la fin de chaque procédure pour prélèvement d’organes et analyse des modifications immunologiques.

Remplacement

Les paramètres étudiés dans ce travail ne peuvent être aujourd’hui remplacés par des procédures in vitro et le recours à l’utilisation de modèles animaux est indispensable. Les multiples interactions entre types cellulaires différents et la complexité de la mise en place de l’immunité entraînée nous oblige à utiliser les modèles animaux pour appréhender ces phénomènes dans leur globalité.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit au minimum (n=5) afin de permettre une analyse statistique fiable des résultats. Le test statistique utilisé sera une Anova suivie d’un test post-hoc. Une valeur de p

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupe sociaux harmonieux dans des cages enrichies en frisottis, de taille suffisante et dont la litière est changée une fois par semaine. Les animaux ont un accès libre à l’eau et à la nourriture. Sauf mention contraire, l’état général des souris est évalué quotidiennement. Un tableau d’évaluation des points limites adapté aux modèles a été mis en place (annexe 2). Les procédures n’entrainent pas de douleur résiduelle. Afin de limiter la douleur consécutive à l’administration intratrachéale, la sonde de gavage de 24G est préalablement enduite de lidocaïne (1mg/kg) afin d’anesthésier localement la trachée.

Choix des espèces

Les modèles murins d’infections bactériennes ainsi que les modèles tumoraux sont des modèles fiables et reproductibles. Les résultats issus de ces modèles peuvent être transposés à l’homme avec une très bonne correspondance des résultats trouvés à la fois en médecine humaine et en expérimentation animale pour les datas déjà générées dans ce projet de recherche. 7-14 semaines de vie. A ce stade le système immunitaire est mature

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 130
Souffrances
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▲ 130
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Devenir
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 130

130 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales de tamoxifène pour inactiver un gène, puis des prélèvements réguliers de touffes de poils et de fèces pendant six mois, pour étudier le rôle des hormones somatotropes dans le maintien des tissus au cours du vieillissement. Le porteur qualifie ces gestes de peu invasifs et compare la douleur du prélèvement de poils à celle d'interactions entre souris. Il affirme que la souris est la seule espèce vertébrée permettant cette approche transgénique et qu'un "organisme entier" est "indispensable".

Objectifs

Vieillir en bonne santé est un objectif majeur de notre société. La découverte de traitements anti-âge efficaces ou de comportements nutritionnels mieux adaptés pourrait avoir un impact spectaculaire sur la santé publique, en réduisant les problèmes de santé liés à l'âge tels que la démence, les accidents vasculaires cérébraux et les maladies cardiaques. Cette découverte devrait permettre de maintenir une qualité de vie acceptable au sein d’une population de plus en plus vieillissante. Plusieurs caractéristiques d’un vieillissement en bonne santé ont été identifiées à ce jour. Notamment, au cours du temps, il est connu que les tissus constituant les organes s’altèrent et ont donc besoin d’être renouvelés voire remplacés. Ce maintien tissulaire dépend fortement de l’alimentation, qui peut être considérée comme le premier stress environnemental d’un organisme à travers l’action des nutriments sur les tissus. D’ailleurs, une restriction calorique montre en effet une meilleure longévité dans des modèles animaux. L’expression des hormones somatotropes qui participent à la détection des nutriments est diminuée lors de cette restriction alimentaire. Ces hormones somatotropes et leurs récepteurs cellulaires ont été clairement identifiées comme étant des facteurs qui influencent la durée de vie des mammifères. Elles ont de plus des rôles critiques dans le développement, la croissance et le métabolisme des organismes. Le blocage de cette régulation hormonale somatotrope conduit à une augmentation de longévité. Selon notre hypothèse, cet accroissement de longévité devrait s’appuyer sur un meilleur maintien des tissus au cours du vieillissement. Ce projet vise à mieux comprendre le rôle de ces hormones somatotropes dans le maintien et le renouvellement tissulaire au niveau de différents organes. Le rôle de ces récepteurs hormonaux dans le maintien tissulaire sera exploré dans des modèles où cette signalisation somatotrope est altérée. Notamment, nous ferons varier les taux de blocage du récepteur impliqué et nous suivrons le devenir des cellules inactivées au sein des tissus au cours du vieillissement par des mesures longitudinales des taux d’inactivation sur des souris transgéniques mutantes.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de comprendre comment l’axe somatotrope influence le devenir des cellules souches responsables du bon maintien des tissus au cours du vieillissement. Cette étude ne peut être effectuée qu’in vivo sur des modèles animaux de mammifères proches de l’homme où les tissus/organes sont dans un contexte permettant à différents types de cellules d’interagir entre eux au cours du temps. L’aspect intégré du modèle est essentiel pour comprendre dans son ensemble les mécanismes gérant l’activité des cellules souches dans les processus de régénération et de maintien à l’équilibre des tissus constitutifs d’organes. L’évaluation du rôle du récepteur hormonal dans l’homéostasie tissulaire proposée ici sera bénéfique en santé humaine, car elle permettra de proposer des pistes dans la prévention d’une meilleure santé humaine dans notre population vieillissante.

Procédures

Au cours de ce projet les animaux seront soumis à différents gestes techniques afin de répondre aux objectifs scientifiques. Les interventions sont majoritairement peu invasives. Les souris seront injectées en intrapéritonéale avec contention sur animal vigile par trois doses différentes de tamoxifène afin d’induire l’inactivation du gène cible (environ 30 secondes par animal). Les poils et les fèces seront prélevés sur l’ensemble des animaux vigiles sur une période de 6 mois à raison d’un prélèvement par quinzaine, soit au total 14 prélèvements de touffes de poils et de crottes par souris (nombre maximum). Ces prélèvements ne durent pas plus de quelques minutes par animal (environ 2 minutes). A la fin de la période de maintien, les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

Les injections intrapéritonéales de tamoxifène nécessaire pour induire le modèle implique une contention qui entraine un léger stress et une douleur de courte durée liée à l’injection. La récolte de fèces nécessite un isolement de quelques minutes qui peut également être source d'un léger stress mais n’a aucun impact sur le comportement global de l’animal. Le prélèvement de poils sera effectué par prise de petites touffes avec une pince plate et sera espacé d’au moins deux semaines. Ce type de prélèvement induit une légère douleur similaire à celle des interactions sociales entre deux souris.

Devenir

L’ensemble des animaux impliqués dans ce projet seront euthanasiés à l’issus des actes mis en œuvre par une méthode réglementaire effectuée selon les bonnes pratiques. L’euthanasie des animaux est requise pour limiter la souffrance animale et pour l’étude histologique ou biochimique des tissus. La récupération des tissus post-mortem permettra une analyse des taux d’inactivation du gène cible par amplification quantitative de l’ADN.

Remplacement

Dans la mise en œuvre de ce projet, utiliser l’animal vivant est indispensable pour étudier les acteurs mis en jeu dans le maintien des tissus d’un organisme au cours du vieillissement. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu, notamment pour caractériser les compétitions/interactions existant entre des cellules inactivées pour le récepteur hormonal au sein des tissus d’un organisme multicellulaire. De plus la stimulation de croissance suite à l’inhibition de la voie de signalisation ne peut être obtenue que dans des modèles in vivo où les régulations hormonales peuvent se mettre en place. Notre objectif étant d’évaluer la possibilité de remplacement cellulaire au sein d’un tissu complexe, il ne peut être atteint que dans notre modèle de souris transgénique.

Réduction

Le projet impliquera un total de 130 animaux. Nous limitons systématiquement le nombre d’animaux au strict minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement fiables. Chaque souris est utilisée pour un maximum de protocoles expérimentaux, afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. La procédure expérimentale a été affinée pour éviter l'utilisation inutile de souris comme un ajustement des doses de tamoxifène à injecter. Le suivi longitudinal du taux d’inactivation du récepteur qui sera effectué par prélèvement de petites touffes de poils et de fèces au cours de la vie de la souris, permet de réduire substantiellement le nombre de souris nécessaire pour l’étude proposée. Le nombre d’animaux testés dans chaque expérience nous permettra une comparaison statistique adaptée tout en tenant compte des impératifs de réduction. Les taux d’inactivation seront comparés au sein de chaque groupe par un test statistique adapté.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mises au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la règlementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi en continu à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés quand cela est possible/nécessaire. Les prises de touffes de poils prélevés seront réduites au minimum nécessaire pour les analyses par amplification quantitative de l’ADN et les volumes injectés de tamoxifène seront adaptés au poids de chaque animal afin de ne pas induire de stress supplémentaire.

Choix des espèces

La souris est la seule espèce vertébrée qui permet une approche par transgénèse avec élaboration de modèles génétiques complexes. Dans le cadre d’une étude intégrée au sein d’un organisme du devenir du maintien des tissus, elle représente un modèle de choix. De plus, l’utilisation de souris se justifie également par l’existence de lignées génétiquement modifiées dans lesquelles les gènes de l’axe somatotrope peuvent être invalidés. La souris représente un modèle de choix pour l’analyse exploratoire de ces gènes impliqués dans l’homéostasie tissulaire au cours du vieillissement. Les premières études menées sur ces modèles transgéniques ont permis d’aborder des questions fondamentales au niveau du maintien de la fonctionnalité des organes qui n’auraient pas pu être obtenues à partir de lignées cellulaires. Les expériences seront réalisées sur des animaux adultes âgés de 3 mois ou d’un an, et seront suivies pendant six mois. Les deux âges choisis sont les plus adaptés à l’étude du maintien tissulaire au cours du vieillissement et sont assez éloignés des stades du développement où la croissance de l’animal peut perturber le remplacement tissulaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 80
Souffrances
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▲ 80
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Devenir
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 80

80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une puce sous-cutanée, des gavages répétés d'antibiotiques puis de solution fécale, des mises à jeun et des prélèvements de sang et de fèces, pour étudier le rôle du microbiote et des cellules MAIT dans une stéatose du foie induite. Le porteur indique des effets possibles de perte de poids, de selles liquides, de déshydratation et de prostration, avec euthanasie si l'état ne s'améliore pas. Il affirme que ces interactions complexes seraient "impossibles à reproduire" in vitro, ce qui rendrait le recours aux animaux "indispensable".

Objectifs

Les maladies métaboliques sont des affections qui touchent des sujets génétiquement prédisposés, chez lesquels le dialogue entre le microbiote intestinal et le système immunitaire est altéré. Bien que leur incidence soit en croissance et que leur impact socio-économique soit majeur, ces maladies ne connaissent pas de traitement curatif. Les malades présentent une dysbiose du microbiote intestinal, une altération de la barrière intestinale et une inflammation des tissus incluant le foie et les tissus adipeux. En plus des macrophages connus pour leur rôle dans l’inflammation, il a été récemment démontré que les cellules MAIT (mucosal-associated invariant T cells) jouent un rôle clé dans l’initiation et l’entretien de l’inflammation. Il est à noter que les cellules MAIT sont une sous-population de lymphocytes T particulièrement abondantes dans le sang, le foie, l'intestin et le tissu adipeux. Les MAIT reconnaissent des métabolites bactériens et sont aussi dotées de propriétés antibactériennes.

Bénéfices attendus

La compréhension du dialogue entre les cellules MAIT et le microbiote et le rôle des MAIT dans l’inflammation durant les maladies métaboliques et la stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD pour "Non Alcoholic Fatty Liver Disease") pourrait permettre d’envisager à l’avenir de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur l’inhibition de ces cellules.

Procédures

Les souris seront soumises aux interventions suivante : - Implantation sous cutanée unique de puces pour l’identification individuelle - Gavages : 4 gavages seront réalisés. • Gavage quotidien avec un mélange d’antibiotiques pendant 1 semaine • 2 gavages avec un produit marqué à 10 semaines d’intervalle • Gavage deux fois par semaine de solution fécale pendant 2 semaines - 2 mises à jeun pendant 4 heures à 10 semaines d’intervalle - Prélèvement de sang : 2 prélèvements seront réalisés sur souris vigiles à 10 semaines d’intervalle. Un prélèvement unique de sang sera réalisé sur animal anesthésié. - 15 prélèvements de fèces provenant d’une défécation spontanée seront réalisés au minimum 1 fois par semaine - 84 pesées seront réalisées à une fréquence d’une pesée par jour.

Impact sur les animaux

Une observation quotidienne des animaux et après chaque geste expérimental sera effectuée incluant une vérification de l’état général de l’animal observé. Pour cette procédure, les nuisances prévisibles sont : une perte de poids, des selles liquides accompagnées d’un pli cutané persistant (synonyme d’une déshydratation importante), et/ou un état de prostration (souris immobile, dos voûté, peu réactive aux sollicitations des congénères ou du manipulateur, yeux fermés, absence de toilettage).

Devenir

L’étude portant sur une maladie hépatique, le prélèvement post-mortem du foie est nécessaire.

Remplacement

Les mécanismes impliqués dans le développement de la NAFLD mettent en jeu des interactions complexes au sein de l’hôte, qui sont impossibles à reproduire dans un modèle cellulaire ou de culture d’organe. Ainsi, utiliser uniquement une approche in vitro pour ce projet exclurait les différentes interactions pouvant survenir chez l’hôte. De ce fait, le recours aux animaux est indispensable.

Réduction

Le nombre minimum d’animaux nécessaire a été déterminé en se basant sur les données acquises lors des expériences préliminaires, des études précédentes publiées dans la littérature, mais aussi grâce à un test de puissance permettant de calculer le nombre minimum d’animaux pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Pour ce projet, nous utiliserons 4 groupes de souris conventionnelles (n = 20). Le nombre total d'animaux nécessaires est alors 20*4 = 80 souris.

Raffinement

Les souris seront hébergées par lot de 4 dans des cages collectives. L’eau et la nourriture seront disponibles à volonté et les paramètres ambiants seront contrôlés régulièrement (température, humidité…). Un enrichissement de leur milieu sera mis en place afin de favoriser le bien-être des animaux et se matérialisera par du papier absorbant à déchiqueter, des buchettes de bois à grignoter, des tunnels en carton pour se cacher et des tiges métalliques pour grimper. La durée de l’expérience sera limitée à 12 semaines, temps nécessaire et suffisant pour la mise en place de la maladie, sans altérer l’état général de l’animal. Au cours de l’étude, les animaux seront examinés individuellement de façon quotidienne (à l’occasion de l’examen clinique et de la pesée) ce qui permettra de réagir le plus rapidement possible en cas d’anomalie.Dans le cas où un ou plusieurs points limites sont identifiés, la cause de ces signes sera recherchée afin d'apporter la solution appropriée. L'animal présentant ces points d'alerte fera l'objet d'une surveillance particulière afin d'être soigné et limiter sa douleur. Si ces signes, pour des raisons inconnues, persistent et l'état de santé de l'animal ne s'améliore pas, une décision de'euthanasie sera prise par le personnel compétant afin de mettre fin à la souffrance de l'animal.

Choix des espèces

Les souris sont couramment utilisées pour étudier les maladies métaboliques et l’effet du microbiote intestinal sur ces dernières. Ce modèle est facile à gérer (petite taille, très facile à manipuler et la maladie est facile à mettre en place) et reproduit plusieurs caractéristiques physiopathologiques de la stéatose hépatique développée par l'être humain. Ainsi, ce modèle sera utilisé pour étudier l’interaction entre les cellules MAIT et le microbiote intestinal dans le contexte de NAFLD. Au commencement de l'expérience, les souris seront de jeunes adultes (6-8 semaines) ce qui correspond à un âge où le métabolisme ainsi que le système immunitaire de cette espèce sont matures. Ceci limite leur fragilité et permet alors d’obtenir un modèle animal qui reflète au mieux la physiologie de l’humain adulte, âge de plus grande fréquence d'apparition des maladies métaboliques et de la stéatose hépatique.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 35
Souffrances
▲ 15
▲ 20
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 35

35 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, une partie étant maintenue sous anesthésie prolongée sans réveil. Elles reçoivent un dépôt de solution sur la cornée ou une injection unique dans l'œil sous anesthésie générale pouvant durer deux heures, pour tester l'administration d'un ARN messager destiné à compenser des mutations à l'origine de déficiences visuelles. Le porteur situe la nuisance principale dans la durée d'anesthésie et l'introduction de l'aiguille, et euthanasie les 35 souris pour analyse histologique. Sur le remplacement, il affirme que l'évaluation de la production de protéine après administration ne peut se faire que sur animal vivant.

Objectifs

Selon l'Organisation mondiale de la santé, au moins 2,2 milliards de personnes sont touchées par une forme ou une autre de déficience visuelle dans le monde et ce nombre tend à augmenter, principalement en raison de l'augmentation de l'espérance de vie. Les options de traitement actuellement disponibles sont invasives et les risques d'infections et d'hémorragies doivent être pris en compte. Il est donc indispensable de développer de nouvelles thérapeutiques pour traiter ces maladies. L'une des stratégies possibles pour traiter les maladies oculaires d’origines génétiques consiste à délivrer des molécules naturelles déficientes mais indispensables à la synthèse de la protéine manquante, responsable de la maladie. L'objectif du projet est d'évaluer la possibilité de compenser des altérations génétiques par un traitement appliqué directement sur la cornée.

Bénéfices attendus

Si la démonstration de l'administration d'un ARN messager par application topique au niveau de l'œil est démontrée et conduit à la production de protéine, nous ouvrirons la voie à un nouveau moyen non invasif de traitement des patologies oculaires d'origines génétiques.

Procédures

Les animaux seront soumis à un dépot de solution aqueuse thérapeutique sur la cornée ou à une injection unique intra vitrée. Dans les deux cas, le geste est réalisé sous anesthésie générale et en normothermie. Pour l'injection intra vitrée, un traitement analgésique local est associé.

Impact sur les animaux

La principale nuisance pour les animaux sera liée à la durée d'anesthésie (potentiellement 2h) pour pouvoir laisser le nanovecteur diffuser dans l'espace intraoculaire. Pour le groupe recevant une injection intraoculaire, la principale nuisance sera liée à l'introduction d'une aiguille.

Devenir

L'ensemble des 35 souris du protocole seront euthanasiées pour analyse histologique.

Remplacement

L'experimentation ayant pour objet l'évaluation de l'expression de proteine après delivrance d'ARN messager, elle ne peut être conduite que sur animal vivant.

Réduction

Nous avons choisi de procéder à notre expérimentation sur les 2 yeux des animaux pour réduire le nombre. Nous n'attendons pas d'effets secondaires de notre approche et pensons donc qu'elle est réalisable.

Raffinement

Les procédures sont de courte durée (24h maximum), classifiées sans reveil ou légére. Le point important et classique en expérimentation animale concerne le maintien de la température corporelle.

Choix des espèces

L'espéce retenue pour cette étude est la souris dont de multiples variant génétiques existent, en particulier porteur de défauts génétiques, tels des mutations au niveau du gène OPA1, qui sont connues pour induire chez l'homme des déficiences visuelles. Après cette étude pilote de faisabilité, la compensation de ces mutations est un des objectifs que nous voulons adresser après cette étude de faisabilité. Ces dégénéresnces étant généralement observées chez l'homme adulte, les souris sseront également des oruis adultes agées de 8-10 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 24
Souffrances
▲ -
▲ 24
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 24

24 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections répétées de quelques secondes, une vaccination et un inhibiteur dérivé d'une toxine bactérienne, pour mesurer l'effet de ce traitement anti-myélome sur la réponse immunitaire. Le porteur n'attend qu'une douleur légère au point d'injection et présente le projet comme une étude préliminaire répondant à une question posée par des industriels. Sur le remplacement, il affirme que la réponse immunitaire doit être analysée sur un "organisme entier".

Objectifs

Le myélome multiple (MM) est un cancer caractérisé par l’expansion de plasmocytes. L'introduction des chimiothérapies reposant sur les inhibiteurs du protéasome (IP) et sur des immunomodulateurs (IMID) a amélioré la survie des patients. Cependant, ces molécules induisent des effets secondaires sévères et développent de chimiorésistances. Le MM reste donc un cancer incurable et il est essentiel de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Nous avons démontré qu’une toxine bactérienne bloque le translocon (Sec61) qui est le canal protéique assurant l’import dans le réticulum endoplasmique de la majorité des protéines secrétées ou membranaires synthétisées. En bloquant cet import, cette toxine entraîne leur dégradation par le protéasome et déclenche un stress protéotoxique conduisant à l’apoptose. Nous avons montré que le blocage de Sec61 par la mycolactone potentialisait les activités anti-MM des IP et des IMID et que la trithérapie associant mycolactone aux IP et IMID était supérieure aux mono- et bithérapies dans le contrôle de la croissance tumorale chez la souris, sans induire d'effets secondaires. Ces travaux ont donc révélé que le blocage de Sec61 constituait une piste thérapeutique innovante et prometteuse pour le MM. Cependant, par ces capacités à bloquer la production des protéines, un traitement basé sur l’utilisation de ce type d’inhibiteur pourrait avoir un effet délétère sur l’induction d’une réponse immunitaire. Étant donné que cette réponse joue un rôle important dans le contrôle de la croissance tumorale, il est donc essentiel de déterminer l’effet d’un tel traitement sur cette réponse. L’objectif de ce projet consistera donc à déterminer l’influence de ce traitement aux doses précédemment établies sur l’induction d’une réponse immunitaire chez des souris immunocompétentes. Ce projet constitue donc une étude préliminaire car, s’il s’avérait que les doses déjà identifiées de cet inhibiteur permettant de réduire la croissance tumorale bloquait, dans un même temps, la réponse immunitaire, il sera alors essentiel par la suite, d’établir un nouveau projet afin d’analyser le développement de cancer et la réponses immunitaire antitumorale chez des souris immunocompétentes porteuses de tumeur afin d’adapter le traitement pour obtenir un réel bénéfice. Ce projet répondra à une question demandée lors des évaluations par les industriels impliqués pour l’utilisation éventuelle de notre approche dans le traitement de cancers.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra d’évaluer in vivo si le traitement par l’inhibition de la translocation des protéines sécrétées et transmembranaires à des doses thérapeutiques déjà établies ont une influence sur la réponse immunitaire. Ce projet constitue une étude préliminaire sur la réponse immunitaire et les résultats obtenus nous permettrons d’établir un nouveau projet sur les conséquences d’un tel traitement sur les réponses anti-tumorales et d’établir s’il y a un réel bénéfice de développer une telle stratégie thérapeutique et d’en déterminer les conditions. Dans l’ensemble, les résultats nous permettrons de définir une stratégie thérapeutique basée sur l’inhibition de la translocation dans le cadre de traitement de certains cancers et tout particulièrement sur le Myélome multiple.

Procédures

Injections répétées de quelques secondes (5 à 10 secondes).

Impact sur les animaux

D’après notre expérience, la vaccination et le traitement ne devrait pas induire de douleur particulière, de stress ou d’inconfort mise à part une douleur légère sur le site d’injection lors de la vaccination et de l’administration du traitement qui se fera par injections à l’aide de seringue.

Devenir

Tous les animaux du projet, comprenant une procédure unique, seront mis à mort car le projet nécessite de faire des analyses sur des organes vitaux et donc de les prélever après leur mise à mort.

Remplacement

Nos études ont mis en évidence un effet thérapeutique des traitements sur des lignées et des cellules primaires humaines tumorales de MM in vitro. Ce projet vise maintenant à caractériser et comprendre les effets thérapeutiques d’un inhibiteur de la translocation des protéines sur l’induction des réponses immunitaires, réponses essentielles dans le contrôle de la croissance tumorale lors de développement de cancers. L’induction d’une réponse immunitaire est un phénomène complexe faisant intervenir de nombreux types cellulaires dans différent organes et ne peut être étudié que dans sa globalité. En effet, il existe de nombreux éléments inducteurs et régulateurs impliquées dans ces réponses et certains ne sont pas encore connus. L’effet d’un tel inhibiteur sur la réponse immunitaire devra donc être analysé et validé sur un organisme entier.

Réduction

Le nombre d’animaux que nous estimons nécessaire repose sur notre expérience de la conception d’études de ce type et validée par des biostatisticiens. Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux strictement nécessaire pour atteindre l’objectif fixé et nous utiliserons des techniques expérimentales nous permettant d’analyser sur un seul individu plusieurs facteurs caractérisant la réponse immunitaire pour obtenir le maximum d’information en utilisant le moins d’animaux possible. Une analyse statistique sera réalisée afin de valider les résultats. Le protocole de vaccination établi et utilisé depuis une quinzaine d’année nous assure que 100% des souris répondent à la vaccination en donnant de faibles variations sur les tests utilisés pour l’évaluer. Ceci nous permet alors d’utiliser le strict minimum de souris sans avoir le besoin d’utiliser des souris supplémentaires pour palier le fait que des souris seraient susceptibles de ne pas répondre.

Raffinement

Les souris seront maintenues dans un environnement protégé et hébergées en groupe, avec une litière appropriée, des matériaux de nidification. Suivant notre expérience, la vaccination et le traitement ne devrait pas induire d’effets indésirables mise à part une douleur légère lors de la vaccination et de l’administration de l’inhibiteur qui se fera par injections à l’aide de seringue ne nécessitant pas de procédures particulières. La durée et les doses sont calculées pour ne pas induire d’effet indésirable, tout en atteignant les objectifs scientifiques. Néanmoins les souris seront attentivement observées lors de l’expérience, et si des animaux présentaient le moindre signe de douleurs ou de stress, ils seront mis à mort.

Choix des espèces

La souris présente le meilleur compromis éthique entre modèle mammifère, résultats le plus proches de l’humain. Les métabolismes sont bien caractérisés et largement comparables à ceux de l’homme. En conséquence, les connaissances acquises seront vraisemblablement transférables à l’homme. D’autre part, de nombreux outils très performants sont disponibles pour l’analyse de réponses immunitaires chez la souris (anticorps monoclonaux, marqueurs) nous permettant d’avoir des réponses claires et précises en utilisant de faibles quantités d’échantillons et permettant ainsi d’analyser différents facteurs. De plus de nombreuses données sont déjà disponibles (par notre expérience et dans la littérature) nous permettant de valider les résultats par comparaison. Les cancers ciblés se développant généralement chez l’adulte, nous n’utiliserons que des individus adulte (> 10 semaines).