Souris
Cinétique d’apparition du granulome dans un modèle murin d’une maladie rare osseuse pédiatrique
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
168 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses d'une mutation reproduisant une maladie osseuse pédiatrique rare, elles subissent des radiographies sous anesthésie tous les quinze jours, jusqu'à six injections de fluorochromes et une ponction cardiaque terminale, pour décrire l'apparition d'un granulome dans les mâchoires. Le porteur affirme que cette cinétique ne peut s'observer chez les patients, diagnostiqués trop tard, et qu'elle requiert un "organisme entier". Les tests de thérapies sont présentés comme une étape ultérieure.
Objectifs
La maladie osseuse pédiatrique rare qui nous intéresse est caractérisée par le remplacement de l’os des mâchoires par un tissu mou fibreux appelé granulome. Cette pathologie se met en place vers 3 à 5 ans et est d’origine génétique. Les lésions spécifiques de la maladie sont toujours symétriques et bilatérales et peuvent ne concerner que des zones restreintes de la mandibule ou au contraire toutes les mâchoires jusqu’au plancher de l’orbite. Le principal traitement proposé aux patients pour le moment consiste principalement en chirurgies itératives et souvent iatrogènes et quelques rares molécules pour les formes très sévères. Ce qui définit la localisation anatomique et la période d’apparition de cette pathologie ne sont pas connues. Avoir accès et comprendre l’apparition du granulome permettrait de proposer des traitements plus précoces et efficaces aux patients. L’objectif de ce projet est donc de définir la cinétique d’apparition du granulome spécifique de cette pathologie dans un modèle murin, cinétique à laquelle nous ne pouvons avoir accès chez les patients. La description de cette cinétique nous permettra d’avoir une progression claire du granulome et dans un second temps de définir plusieurs fenêtres de traitement.
Bénéfices attendus
La description de la cinétique d’apparition du granulome n’est pas possible chez les patients. En effet, les patients sont diagnostiqués quand le granulome est déjà installé voire agressif. La description de cette apparition est la première étape qui permettra de mettre en place des tests de thérapies efficaces (avec un effet évaluable facilement) qui manquent encore pour le traitement des patients.
Procédures
Le phénotype osseux des souris est exploré par un examen radiographique tous les 15 jours qui nécessite une anesthésie et qui dure 5 minutes, un seul recueil d’urines en cage métabolique (durée maximale 2h) pour l’analyse des marqueurs osseux urinaires, l’injection de 2 fluorochromes pour analyser la formation dynamique de l’os (2 minutes par injection) et enfin, le prélèvement sanguin intracardiaque (réalisée sous anesthésie profonde - 5 minutes maximum) pour l’analyse des marqueurs osseux sanguins.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis au maximum 6 injections intrapéritonéales (anesthésies et injections de fluorochromes), 1h de cage métabolique et une ponction cardiaque terminale. Aucun autre dommage que d’être manipulé pour l’injection et isolé pendant 1h n’est observé dans le cadre de la caractérisation du phénotype osseux. Aucun autre dommage que d’être manipulé pour pratiquer les injections, lesquelles peuvent éventuellement provoquer une gêne très passagère qui ne nécessite pas de médication particulière.
Devenir
Les animaux concernés par cette procédure sont mis à mort pour réaliser des prélèvements post-mortem des os et des caecum qui permettront de caractériser le phénotype osseux et l’apparition du granulome du chérubisme.
Remplacement
La mutation d’un gène est responsable du développement du chérubisme. La culture de cellules mutées in vitro a déjà fourni des informations sur les voies de signalisation impliquées dans le développement du chérubisme mais toutes ces études préalables in vitro sont menées sur des cellules provenant de granulomes de patients diagnostiqués, quand le granulome est déjà installé voire agressif. La cinétique d’apparition du granulome pathognomonique du chérubisme ne peut être étudié que grâce à l’utilisation d’un modèle animal. Les interactions entre l’os (les cellules osseuses mutées), le ligament parodontale (et ses cellules mutées) et la moelle osseuses (et ses cellules mutées) et leurs implications dans l’apparition du granulome ne pouvant être observées qu’au sein d’un organisme entier. Le granulome pathognomonique du chérubisme n’apparait que lorsque le gène concerné est muté, rendant le modèle animal que nous voudrions utiliser approprié pour cette étude.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est optimisé pour obtenir des résultats statistiques. Leur nombre (168) a été restreint au minimum indispensable de façon à obtenir des données nécessaires à l’établissement de la cinétique d’apparition du granulome de chérubisme. L’analyse préalablement publiée du modèle à 10 semaines permet d’estimer la puissance statistique de nos analyses et l’échantillonnage nécessaire pour caractériser les effets biologiques souhaités.
Raffinement
Les mesures de densité minérale osseuse, seront effectuées sous anesthésie avec analgésie. Le temps de radiographie sera très cours, environ 5 minutes par animal. Il sera surveillé jusqu’à son réveil. L’appareil étant à température ambiante, un maintien de la température à 37°de l’animal ne sera pas nécessaire pour une intervention si courte. Le personnel de l’animalerie et les expérimentateurs assureront une surveillance quotidienne. Nous ne prévoyons pas de complications pour les animaux aux différents temps de la procédure car aucun autre dommage que de courtes anesthésies, espacées de 15 jours, des injections (6 maximum) et un isolement de 2h au plus pour le recueil d’urine ne sont envisagés dans le cadre de la caractérisation du phénotype osseux. Cependant, dans l’éventualité d’une perte de poids ou encore d’un comportement anormal, une surveillance plus fréquente et un apport de nourriture gélifiée seront mis en place. Les animaux seront hébergés sous conditions standards - température 20/24°, cycle jour/nuit 12h/12h, hygrométrie entre 50/55%. L’enrichissement du milieu sera assuré par la mise à disposition de tunnel en carton, de nids en papier kraft, de maisonnettes rouge et de bâtonnets à ronger. L’acte final, une ponction cardiaque, nécessaire pour évaluer les marqueurs osseux sanguins, sera faite sous anesthésie avec antalgique. L’assurance d’une anesthésie profonde sera vérifiée avant par un test de l’abolition du réflexe des extrémités.
Choix des espèces
Un modèle murin de la pathologie osseuse rare pédiatrique qui nous intéresse a été précédemment généré. La culture de cellules mutées in vitro a déjà fourni des informations sur les voies de signalisation impliquées dans le développement du chérubisme. Cependant, les interactions entre l’os (les cellules osseuses mutées), le ligament parodontale (et ses cellules mutées) et la moelle osseuses (et ses cellules mutées) et leurs implications dans l’apparition du granulome ne peuvent être observées qu’au sein d’un organisme entier. Le granulome spécifique de la pathologie osseuse rare pédiatrique qui nous intéresse apparait dans le modèle murin, rendant ce modèle approprié pour cette étude. A 10 semaines le granulome est mis en place (comme décrit précédemment). Nous voulons décrire son apparition entre 4 et 10 semaines, 4 semaines correspondant au sevrage des animaux et qui correspond au stade d’apparition du granulome chez les patients.
Etude de l’effet de différents candidats médicaments sur le transit gastro-intestinal chez le rongeur
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 850
850 souris et 850 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont mis à jeun jusqu'à 24 heures, reçoivent un candidat médicament et un traceur alimentaire, subissent des prélèvements sanguins puis une euthanasie avec prélèvement d'organes, pour évaluer l'effet d'une molécule sur le transit gastro-intestinal. Le porteur présente l'animal comme un passage obligatoire avant toute administration à l'humain. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune méthode in vitro ou in silico ne suffit à évaluer ces effets sur le transit.
Objectifs
Les effets secondaires gastro-intestinaux liés aux médicaments peuvent causer beaucoup d'inconfort et de douleur. Ces effets secondaires comprennent la constipation, l'irritation gastro-intestinale, la constriction abdominale ou la diarrhée. Le projet vise à évaluer l'effet d'un candidat médicament sur le transit gastrointestinal et sur la vidange de l'estomac. La fonction gastro-intestinal est évaluée par la mesure de la progression d’un traceur alimentaire administré par voie orale.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont la découverte de nouveaux médicaments présentant un minimum d'effets secondaires dans la pathologie humaine qui est ciblée par la/les substance(s) active(s) testée(s) dans ce projet. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules.
Procédures
Les animaux auront une ou plusieurs administrations de candidat médicament (moins de 30 secondes pour chaque administration) ainsi qu'une administration d'un traceur alimentaire (moins de 30 secondes) après mise à jeûn (sur grille pour une durée de 24h maximum et isolement pour les souris) et éventuellement des prélèvements de sang (2 minutes) sur animal vigile, ensuite d'une anesthésie suivi éventuellement un prélèvement sanguin terminal suivi d'une euthanasie pour effectuer des prélèvements d'organes (pas de réveil après prélèvement).
Impact sur les animaux
Les animaux seront mis à jeun sur une période de maximum 24h avant l'administration du candidat médicament. Et ils subiront plusieurs injections afin d'administrer le candidat médicament, le traceur alimentaire et l'anesthésique. Des prélèvements de sang pourront aussi être réalisés. Par ailleurs, les effets potentiellement indésirables des candidats médicaments font l'objet d'échange avec les responsables Bien-Etre Animal pour adapter les outils d'observations des animaux afin d'anticiper au mieux de potentiels signes cliniques.
Devenir
Euthanasie des animaux pour réaliser des prélèvements d’organes ne permettant pas la survie de l’animal.
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le rongeur car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur le transit intestinal. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, le rat et la souris sont les espèce qui sont les plus adaptées à ce type de modèle d’étude.
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d'animaux par groupe est utilisé afin d'exploiter de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences. Ce nombre (en général n=10/groupe) est calculé pour pouvoir réaliser une analyse statistique robuste sans avoir besoin de répéter les expériences (et donc d'utiliser un nombre d'animaux encore supérieur). L’analyse statistique sera adaptée au modèle.
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : -La mise au point de procédures rigoureuses, -la formation du personnel à ces dernières, - un suivi quotidien de l'état de santé des animaux, -le suivi d'éventuels signes cliniques, -la détermination des points limites, -le recours aux procédures d'euthanasie dès que nécessaire, -la réduction du volume sanguin prélevé grâce à l'amélioration de la sensibilité des méthodes d'analyse, -un protocole analgésique adapté au modèle, -la familiarisation des animaux aux procédures expérimentales.
Choix des espèces
Le rat et la souris sont deux des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets d'un nouveau médicament sur le transit gastro intestinal. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement .
Etude des mécanismes neuronaux de l’épilepsie dans la sclérose en plaques : implication d’interneurones de l’hippocampe dans la propension à développer de l’épilepsie chez des modèles de sclérose en plaques
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent pendant quatre à six semaines une alimentation à la cuprizone reproduisant une sclérose en plaques, qui peut provoquer crises d'épilepsie induites, perte de poids et difficultés locomotrices, avant euthanasie pour études post mortem de l'hippocampe. Le porteur fixe des points limites, dont une perte de poids de 20 % et l'apparition de crises spontanées, déclenchant la mise à mort. Les pistes thérapeutiques pour les patients épileptiques atteints de sclérose en plaques sont renvoyées au long terme.
Objectifs
L’épilepsie chez les personnes atteintes de sclérose en plaque est un véritable enjeu de santé publique, comprendre ses mécanismes neurophysiologiques aiderait à mieux traiter cette pathologie. Ce projet durerait 3 ans.
Bénéfices attendus
La sclérose en plaques est une maladie auto-immune très invalidante qui atteint généralement de jeunes adultes (20 à 40 ans). Elle se caractérise par la destruction progressive, par les cellules du système immunitaire, de la gaine de myéline des axones, ce qui aboutit à une dégénérescence neuronale provoquant des perturbations à la fois motrices, sensitives et cognitives. Les patients atteints de sclérose en plaques ont 3 à 6 fois plus de risque de développer de l’épilepsie. Le lien entre sclérose en plaques et épilepsie n’ayant été que peu étudié, l’épilepsie en cas de sclérose en plaques n’a pas de traitement de premier choix clairement établi et son pronostic est souvent défavorable. L’objectif de cette étude à court terme est de définir les mécanismes neuronaux sous-jacents à cette propension à l’épilepsie en cas de sclérose en plaques. L’objectif à long terme de ce projet est d’obtenir des pistes de traitements thérapeutiques de l’épilepsie chez les personnes atteintes de sclérose en plaques.
Procédures
Pour reproduire la sclérose en plaques, un régime alimentaire à la cuprizone sera donné aux animaux pendant 4 à 6 semaines. Les animaux seront pesés une fois par semaine. Le cerveau des animaux est utilisé après leur euthanasie pour des études post mortem.
Impact sur les animaux
Nous nourrirons les souris à la cuprizone pendant moins de 7 semaines. La souris peut développer des crises d’épilepsie induites et non spontanées si la durée du régime à la cuprizone est inférieure à 7 semaines ce qui est le cas dans notre étude. Ces crises induites sont des crises tonico-cloniques se caractérisant par une perte des réflexes de redressement. Le régime alimentaire à la cuprizone peut entraîner une perte de poids. Les souris nourries à la cuprizone sont moins sujettes à la douleur que des souris exposées à un régime normal. Cependant, elles peuvent développer des difficultés locomotrices et de l’anxiété.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour des études post mortem.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant la compréhension des mécanismes complexes mis en jeu dans cette pathologie humaine invalidante. En effet, les organoïdes présentent de nombreuses limites telles que : - le manque d'une haute fidélité pour chaque type cellulaire, alors que dans ce projet nous voulons étudier des neurones avec des caractéristiques spécifiques très prononcées - une maturation limitée, alors que dans ce projet nous voulons étudier une pathologie qui se déclare quand le cerveau est mature - une physiologie atypique et des problèmes de développement d'aires neuronales adéquates, alors que dans ce projet nous voulons étudier une partie cérébrale spécifique, l'hippocampe, dont la structure neuronale est extrêmement organisée.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux au maximum, différentes expériences seront effectuées à partir de tranches d’hippocampe provenant d’une même souris. Le nombre estimé de souris nécessaires à cette étude en fonction des conditions expérimentales et des tests statistiques est de 120 souris dont la moitié nourrie à la cuprizone. Les souris mâles et femelles présentant le même degré de dégradation cérébrale à la suite d’un régime à la cuprizone, nous utiliserons des mâles et des femelles indifféremment ce qui nous permettra de réduire le nombre d’animaux (pas de tri négatif dans les portées). Les données seront traitées avec des tests statistiques non paramétriques afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. 20 neurones par condition seront nécessaires. Nous prévoyons 4 conditions expérimentales (a,b, c, d) à tester pour 2 temps de nourriture (4 et 6 semaines) avec et sans cuprizone. Chaque condition expérimentale nécessitera 15 souris pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Afin de réduire le nombre d’animaux, 2 conditions expérimentales seront testées sur le même animal. Seront ainsi nécessaires : expériences a/b ; 15 souris cuprizone-4sem + 15 souris cuprizone-6sem + 15 souris contrôle-4sem + 15 souris contrôle-6sem = 60 ; expériences c/d ; 15 souris cuprizone-4sem + 15 souris cuprizone-6sem + 15 souris contrôle-4sem + 15 souris contrôle-6sem =60. Total 120 souris.
Raffinement
Nous nourrirons les souris à la cuprizone pendant moins de 7 semaines afin d’éviter que les animaux ne développent des crises d’épilepsie spontanées. Un examen quotidien permettra de suivre la progression des signes cliniques. La présence de crises d’épilepsie spontanées constitue un point limite : tout animal développant des crises d’épilepsie spontanées sera euthanasié. Ces souris peuvent développer des crises d’épilepsie induites et non spontanées. Il faudra donc impérativement veiller à un silence environnant, à manipuler les souris le moins possible à partir du début du régime à la cuprizone et, au contraire, les manipuler le plus souvent possible avant le début du régime pour qu’une certaine habituation de la manipulation par le même expérimentateur puisse être établie. Un deuxième point limite déterminé est le poids : ce régime alimentaire peut entraîner une perte de poids. Une pesée hebdomadaire sera effectuée. Les animaux présentant une perte de poids supérieure à 20% de leurs poids initiaux seront euthanasiés. Il est possible que certains animaux développent des crises d’épilepsie lors de cette manipulation. Si cette crise tonico-clonique (avec une perte des réflexes de redressement) dure plus de 15 secondes, l’animal sera euthanasié. Les souris nourries à la cuprizone sont moins sujettes à la douleur que des souris exposées à un régime normal. Cependant, elles peuvent développer des difficultés locomotrices et de l’anxiété. Nous surveillerons donc les souris tous les jours. Si elles sont prostrées et que leur score de « mouse grimace scale » du NC3R est de 2, nous les euthanasierons. Les euthanasies se feront par décapitation après anesthésie à l'isoflurane 5% pendant 5 minutes.
Choix des espèces
La souris est le modèle animal le plus utilisé actuellement dans la littérature pour l’étude des mécanismes neuronaux en cas de sclérose en plaques. L’objectif de l’étude est de déterminer le rôle d’interneurones de l’hippocampe dans l’épilepsie de modèles de sclérose en plaques. L’induction de la sclérose en plaques se fera via un régime de croquettes contenant de la cuprizone. Présentant une propension au développement des crises d’épilepsie, ce modèle constitue un sujet d’étude concordant. Intéressés par les mécanismes cérébraux expliquant le développement futur de crises, nous avons choisi d’utilisé ce modèle avant le développement de crises d’épilepsie spontanées afin d’éviter une souffrance animale. Ce modèle a déjà été détaillé dans la littérature antérieure ce qui nous a permis de cibler des fenêtres de temps d’étude précises en fonction du taux de dégradation de l’hippocampe caractérisées par différentes études. Le laboratoire UNIS a acquis depuis plusieurs années une grande expertise dans le domaine de l’électrophysiologie neuronale, en particulier chez les souris au travers des différents projets. De plus, cette équipe de recherche a l’habitude, depuis quelques années, de travailler sur des modèles épileptiques telles que les souris KO Lgi1. Des souris de 8 semaines seront nourries pendant 4 ou 6 semaines à la cuprizone (0.3%). Les animaux présentent à ces stades une dégradation partielle et totale de l’hippocampe selon des études antérieures.
Rôles des interactions neuroglailes dans l’addiction à la cocaïne
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
1 548 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de légers à sévères. Elles subissent des chirurgies d'injection de vecteurs viraux, d'implantation de sonde et de pose de cathéter jugulaire, puis un protocole d'auto-administration de cocaïne deux heures par jour pendant 21 jours qui installe une addiction et un état de manque. Le porteur vise à préciser le rôle des astrocytes dans l'addiction, avec des retombées thérapeutiques renvoyées au long terme. Il affirme que l'addiction, trouble du comportement, ne peut être reproduite in vitro ni modélisée sur ordinateur.
Objectifs
Déterminer les processus neurobiologiques qui sous-tendent le comportement addictif est essentiel pour mieux comprendre et ainsi mieux lutter contre cette pathologie. Le traitement de l’information par le cerveau implique les neurones mais également un autre type cellulaire: les astrocytes. L'addiction implique des rérégulations du neurotransmetteurs dopamine. Nous avons récemment montré que les astrocytes jouent un rôle essentiel dans la régulation des niveaux de dopamine cérébrale. Les objectifs du présent projet sont 1/ de déterminer si les astrocytes jouent un rôle dans la mise en place et/ou la rechute vers l’addiction à la cocaïne et 2/ d’identifier les mécanismes impliqués dans les modulations des niveaux de dopamine en situation physiologique ou sous cocaïne.
Bénéfices attendus
La redistribution de dopamine par les astrocytes pouvant être à l’origine de la plasticité du cortex préfrontal sous-jacente à la mise en place du comportement addictif et à la rechute vers ce comportement, décrire les mécanismes permettant ce contrôle permettra d’identifier une nouvelle cible thérapeutique contre les maladies impliquant une dérégulation des niveaux de dopamine préfrontaux et striataux. Ceci concerne l'addiction mais également nombre de maladies psychiatriques tel que la schizophrenie ou la dépression. Les changements de ces niveaux de dopamine ne sont pour le moment analysés qu'en terme de libération ou recapture neuronale. Il est important de comprendre le rôle des astrocytes dans ces changements physiopathologiques pour pouvoir également agir sur leur capacité à recapter et/ou redistribuer ce neuromodulateur dans le cadre d'un dévelopement thérapeutique contre une hypo- ou hyperdopaminergie.
Procédures
648 souris seront sujettes à une intervention chirurgicale visant à l'injection de vecteurs viraux. La durée de cette procédure est de une heure. 576 souris seront sujettes à une intervention chirurgicale visant à l'implantation d'une sonde. La durée de cette procédure est de une heure. 756 souris seront sujettes à la mise en place d'un cathéter dans la veine jugulaire. La durée de cette procédure est de 30 minutes. 648 souris seront sujettes à l'injection intra-péritonéale de tamoxifène. La durée de cette procédure est de 1 minute. 396 souris seront sujettes à l'injection intra-péritonéale de tamoxifène. La durée de cette procédure est de 1 minute. 756 souris seront sujettes à l'autoadministration de cocaïne. La durée de cette procédure comportementale est de 2 heures et sera répétée une fois par jour pendant 21 jours. 216 souris seront sujettes à des séances pour imagerie in vivo pendant l’autoadministration. La durée de cette procédure comportementale est de 2 heures et sera répétée une fois par jour pendant 21 jours.
Impact sur les animaux
Certains animaux seront soumis à une chirurgie pour placement d'un catheter ou injection intracérébrale de vecteurs viraux, ce qui entrainera une douleur modérée post-opératoire qui sera minorée par des antalgiques. L'administration de cocaïne et le protocole d'autoadministration engendrera une addiction chez les souris testées. Cette addiction sera a priori accompagnée d'un inconfort lié à une sensation de manque ce qui induira un stress.
Devenir
Le tissu cérébral des animaux à l'issue de chaque procédure sera utilisé pour marquage immunohistochimique des molécules d'intérêts ou pour analyses de parametres physiologiques.
Remplacement
Le remplacement du modèle animal n'est pas possible dans ce projet puisqu'il s'agit de tester le rôle des astrocytes dans les paramètres physiologiques et comportementaux modifiés dans l'addiction à la cocaïne. L’addiction est un trouble du comportement et, en tant que telle, ne peut pas être récapitulée sur des lignées cellulaires humaines ou animales ou tout autre modèle in vitro, cellulaire ou subcellulaire. De plus, il n’existe pas encore de modèles mathématiques ou in silico alternatifs de l’addiction.
Réduction
Afin d'optimiser de nombre de souris utilisé pour ce projet, plusieurs mesures pourront être effectuées sur les même animaux: Certains test comportementaux n'impliquant pas d'apprentissage pourront être effectué sur les même souris servant à l'électrophysiologie et l'imagerie ex vivo. De même, différentes phases du processus test comportementaux seront effectués sur les mêmes souris. Sur chaques cerveau perfusé, plusieurs marquages immunohistochimiques seront réalisés. Enfin, lors des expériences de test comportementaux, nous estimons que 18 souris par groupe seront nécessaires pour obtenir des résultats suffisamment fiables pouvant être testés par des statistiques paramétriques.
Raffinement
Entre 2 et 4 animaux d’une même fratrie sont regroupés dans une large cage (530 cm²). Les souris ont de la nourriture et de la boisson ad libitum, ainsi qu’un environnement enrichi (tunnels, boites en carton, coton et fibres de papier pour faire des nids). Pour toute chirurgie, les animaux recevront les doses nécessaires d’anesthésiques, analgésiques et antalgiques en pré- et post-opératoire. Les jours suivant l'opération chirurgicale, les animaux seront surveillés et pesés tous les jours par l'expérimentateur et/ou les animaliers (avec une fiche post-opératoire pour chaque animal), et recevront si besoin un analgésique par voie orale ou en injection sous-cutanée. Une grille de score pour évaluer le bien être des souris sera utilisée. L’animal serait euthanasié par dislocation cervicale en cas d'atteinte des points limites, s’il présentait des signes évidents de douleur, c’est-à-dire le niveau 3 de la grille de score utilisée. Pendant la période de repos, aucune manipulation expérimentale n’est entreprise.
Choix des espèces
La souche C57BL/6 est la plus répandue dans les laboratoires de Neurosciences aujourd'hui. De plus, elle présentevune reproduction facile et une bonne stabilité malgré une reproduction par croisement consanguin. Elle a été ici choisie pour pouvoir comparer nos résultats avec ceux publiés dans la littérature. De plus, le fond génétique de cette espèce est celui qui a été utilisé pour montrer que les astrocytes du cortex prefrontal regulent les niveaux extracellulaires de dopamine.
Effets chez la souris d’un candidat vaccin contre l’infection respiratoire par la bactérie Pseudomonas aeruginosa
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
1 404 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères, la majorité en gravité sévère. Elles reçoivent trois injections d'un candidat vaccin, une infection respiratoire à Pseudomonas aeruginosa et des prélèvements sanguins répétés, l'infection provoquant perte de poids, baisse de mobilité et troubles respiratoires. Le porteur euthanasie les animaux sept jours après l'infection pour étudier la réponse immunitaire. Le passage éventuel à des essais cliniques chez l'humain est renvoyé au conditionnel.
Objectifs
Pseudomonas aeruginosa (P.a) est une cause majeure d'infections nosocomiales, d‘infections respiratoires chroniques et de comorbidités chez les personnes atteintes de mucoviscidose, de bronchectasie (maladie chronique entrainant une dilatation des bronches) ou de maladie pulmonaire obstructive chronique, et elle provoque des infections aigües dramatiques chez les personnes immunodéprimées (personne dont les défenses immunitaires sont affaiblies). Cette bactérie devient progressivement multi-résistante aux antibiotiques et représente une menace considérable pour la santé publique. Par conséquent, le développement d'un vaccin préventif contre cette bactérie devient indispensable. L’objectif de ce projet est.de tester l’effet d’un nouveau candidat vaccin contre les infections respiratoires à P.a chez la souris et de caractériser les réponses immunes mises en jeu.
Bénéfices attendus
Si les effets de ce candidat vaccin sont avérés chez la souris, ce projet préclinique pourrait permettre la mise en place d’essais cliniques visant à prévenir l’infection pulmonaire à P.a chez L’Homme atteint ou non de mucoviscidose.
Procédures
Pour l’ensemble des souris étudiées, trois injections sont réalisées. Ces injections contiennent soit le candidat vaccin ou le vaccin contrôle ou une solution saline. Ces injections durent moins de 30 secondes et sont effectuées sur les animaux vigiles. Dans ce projet 85% des souris seront infectées par voie oro-pharyngée, 10 jours après le dernier rappel vaccinal. Cette infection unique dure moins de 5 minutes et est réalisée chez l’animal anesthésié. Pour tous les animaux, juste avant la première immunisation, nous réaliserons un prélèvement sanguin de quelques microlitres à la veine sous-maxillaire. Ce prélèvement dure moins d’une minute. Il est répété après 15j et après 1 mois.
Impact sur les animaux
L’injection des candidats vaccins ou une solution saline n’est pas douloureuse mais peut entrainer une perte de poids très modérée durant 24h. Les prélèvements sanguins itératifs peuvent présenter un risque hémorragique. Notre expérience nous indique qu’à la suite de l’infection respiratoire aigüe, nous observerons une perte de poids progressive, une réduction de la mobilité, une négligence du toilettage et des troubles respiratoires modérés chez les animaux chez lesquels l’infection pulmonaire se développera. Pour les animaux infectés par une dose plus faible de Pa, nous observerons une perte de poids variable en fonction de la dose de P.a. limitée, suivie d’une résolution de l’infection. Une constipation chronique peut être observée.
Devenir
Dans le cadre de cette étude visant à caractériser la réponse immunitaire des souris, il est important d’euthanasier les animaux 7j après le dernier rappel vaccinal ou 7 jours après l’infection pour pouvoir étudier les réponses immunes cellulaires et humorales, tissulaires et périphériques.
Remplacement
Les connaissances issues de cette étude sur l’animal ne peuvent pas être actuellement obtenues autrement qu’à l’échelle de l’organisme vivant compte-tenu de la complexité physiologique de 1- la pathologie respiratoire liée à l’infection par la bactérie pseudomonas aetuginosa, 2- des réponses immunes développées suite à une vaccination et une infection.
Réduction
Nous avons réduit le nombre de souris utilisées au minimum nécessaire et suffisant pour valider scientifiquement notre étude du point de vue de l’analyse statistique. Ainsi, le nombre d’animaux est limité à 6 par groupe et les expériences sont répétées 3 fois pour être en mesure d’appliquer les tests statistiques adéquats.
Raffinement
Une attention toute particulière sera portée sur le bien-être des animaux par une surveillance journalière qui sera assurée par le personnel de l'animalerie, en complément à celle des expérimentateurs. Cette surveillance sera renforcée pour les souris qui subiront une infection aigüe. L’ensemble des actes (prélèvement sanguin, immunisation, infection oropharyngée) seront réalisés par du personnel qualifié et expérimenté. Une grille d’évaluation des signes cliniques (prenant en compte l’apparence physique, le poids, le comportement ou la progression de la maladie) sera renseignée deux fois par jour pour les animaux qui subiront une infection aigüe, une fois par jour pour les animaux qui subiront une infection subaigüe et 3 fois par semaine pour les souris immunisées sans être infectées. En cas d’atteinte des points limites définis, un antalgique pourra être administré. Si l’état de l’animal ne s’améliore pas après 4h, l’animal sera euthanasié
Choix des espèces
Les souris sont largement utilisées dans l'étude des mécanismes des pathologies humaines. 1- la souris est un animal sensible à l’infection respiratoire à P.a et 2- des souris génétiquement modifiées sont disponibles et sont de très bons modèles de mucoviscidose humaine. La souris est un mammifère de petite taille dont la génétique et le comportement sont parfaitement connus. Cela permet de mesurer très facilement le bien-être, la souffrance et l'angoisse des animaux et de pouvoir y remédier le cas échéant . Les souris utilisées seront âgées de 6-8 semaines. Nous avons choisi cet âge parce qu’il correspond à la maturité du système immunitaire murin. L’historique de la littérature scientifique du domaine montre que les souris de cet âge sont le plus communément utilisées dans un contexte d’immunisation et/ou d’infection.
ONCO-OT-Colon: Evaluation de thérapies anti-cancéreuses sur des modèles de tumeurs greffées dans le colon.
- Recherche appliquée
- Cancers
Rats : 60
660 souris et 60 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une greffe de tumeur colique sous anesthésie, des traitements par voies multiples, parfois une irradiation, et des mesures répétées de tumeur, la croissance tumorale pouvant provoquer occlusion, ascite et perte de poids. Le porteur, prestataire de services en recherche préclinique, propose ces modèles à des clients pour sélectionner des molécules anticancéreuses avant essais chez l'humain. Sur le remplacement, il affirme que les méthodes alternatives ne prédisent pas l'efficacité in vivo et que la reconstruction 3D de tumeurs reste marginale.
Objectifs
Au niveau mondial, il a été constaté une forte augmentation de l’incidence du cancer du fait du vieillissement de la population et de facteurs environnementaux qui se dégradent. En 2020, quelque 19,3 millions de nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués et 10 millions de décès sont à déplorer des suites de cette maladie, selon des données publiées par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC). Parmi les cancers, le cancer colorectal est le deuxième plus mortels (plus de 900 000 décès en 2020 pour environ 1,93 million nouveaux cas). Le cancer se caractérise par une dégradation pathologique des processus contrôlant la prolifération cellulaire, la différenciation et la mort programmée de certaines cellules. Tous les tissus ou organes peuvent être atteints. Bien que possédant des caractéristiques communes, différents types de cancers ont des causes très éloignées et répondent de façon extrêmement différente à un traitement. L’objectif de ce projet est d’utiliser des modèles de cancer coliques déjà mis en place dans notre établissement ou bien d’en développer de nouveaux chez les rongeurs (rats ou souris), les plus prédictifs possible afin de refléter la pathologie cancéreuse humaine et de pouvoir évaluer des nouveaux médicaments pour traiter ces tumeurs viscérales coliques chez l’homme. Pour cela, nous étudierons ces nouveaux médicaments, seuls ou en combinaison, dans un contexte pathologique le plus proche possible de l’homme et d’arriver, avant les essais cliniques chez l’homme, à établir une évaluation de l’efficacité des molécules destinées à traiter les cancers chez l’homme. Grace à ces modèles de cancer, une évaluation de la pharmacocinétique et de la biodistribution des traitements pourra aussi être réalisée en plus de l’évaluation de l’efficacité antitumorale.
Bénéfices attendus
Notre société, prestataire de services en recherche préclinique propose un large panel de modèles in vivo nécessaires à l’évaluation de nouveau composés thérapeutiques pour la recherche contre le cancer, spécifiquement les cancers colorectaux. Ce projet a pour finalité de sélectionner des molécules thérapeutiques grâce à des modèles précliniques les plus prédictifs possibles afin de pouvoir transposer l’utilisation de ces molécules chez l’homme lors d’essais dans différentes phases cliniques. Pour cela, les expériences chez l’animal, qui représente un système d’essai physiologiquement proche de l’homme, permettent d’évaluer l’efficacité, la toxicité, la pharmacocinétique et la pharmacodynamique de nouveaux composés afin d’éviter ces essais directement chez l’homme. Au cours des expériences réalisées, il sera possible d’étudier les mécanismes de croissance d’une tumeur dans un environnement mimant la pathologie chez l’homme, d’étudier les mécanismes de résistance après des traitements avec de nouvelles molécules ou des molécules déjà utilisées en clinique, et les mécanismes de progression tels que la formation de métastases. Grâce à ces études dans un environnement adapté, il sera aussi par exemple possible de suivre la réaction du système immunitaire de l’hôte face à la progression de la maladie, de moduler et/ou orienter le système immunitaire afin de donner à l’organisme les moyens de se défendre contre le cancer.
Procédures
Identification des animaux par implantation d’un transpondeur ou clips aux oreilles ou tatouage, sous anesthésie (1 fois, moins de 1 minute). Induction tumorale : sous anesthésie générale (1 fois, chirurgie inférieur à 30 min). Des méthodes d’imagerie non invasives peuvent être réalisée (sous anethésie pour une durée maximale d’1 heure. Les animaux sont traités sous anesthésie générale par voie : - intra-veineuse -intrapéritonéale -sous cutanée -intra-musculaire ou intra-dermique avec analgésie Les animaux sont traités vigile par voie : - per os faite sous contention La palpation et la mesure au pied à coulisse des tumeurs nécessite la contention des animaux (inférieur à 30 secondes) Des prélèvements de sang pourront être réalisés (1 minute) sur animaux vigiles sous contention si nécessaire ou si possible sous anesthésie. Des prélèvements d’urine peuvent être réalisés en hébergeant individuellement les animaux moins d’une heure ou par légère pression sur le ventre sous contention.
Impact sur les animaux
La greffe tumorale pourra engendrer une douleur et un stress modérés sur 1-2j. L’évolution de la tumeur pourra entraîner une douleur, une gêne, une occlusion intestinale, un envahissement de la cavité abdominale ou pelvienne, de l’ascite et une perte de poids. Au cours d’une étude, les animaux seront manipulés. Les mesures de poids et de volume tumoral entraînent un stress que l’on peut considérer comme faible, et qui diminue avec l’habituation. Le jour de la randomisation, les animaux seront potentiellement mis avec de nouveaux congénères. Cela pourra engendrer un stress de 1-2j. Les animaux recevront des traitements par voie intra-musculaire, intradermique, sous cutané, intra-veineuse, orale, per os ou intra-péritonéale et / ou seront exposés à des rayons ionisants à visée thérapeutique. Ces traitements pourront entrainer un stress léger et une douleur légère. Dans le cas des rayons ionisants, les animaux seront transportés dans leur cage d’origine vers la plateforme d’irradiation. Cela pourra entrainer un stress léger.
Devenir
Les animaux seront mis à mort.
Remplacement
Les méthodes alternatives ne permettent pas, à ce jour, de prévoir l’efficacité in vivo de potentiels candidats-médicaments, car les étapes nécessaires au développement d’un médicament, pour lesquelles il est nécessaire d’étudier les interactions du médicament dans un contexte global, ne peuvent pas être étudiées dans un système alternatif (in vitro par exemple). Des méthodes alternatives de reconstruction d’organes ou de tumeurs en 3D sont utilisées mais sont toutefois marginales.
Réduction
Dans chaque étude, les animaux seront répartis en groupes expérimentaux selon le(s) critère(s) défini(s) (volume tumoral et/ou poids). Le nombre de groupes contrôles sera ajusté à la question scientifique posée et des paramètres étudiés. Les variations de ces paramètres et de la mortalité entre les groupes contrôles et traités seront comparées pour évaluer les composés testés. La validité scientifique nécessite d’utiliser un nombre minimum d’animaux par groupe pour que les tests statistiques soient valides et représentatifs d’éventuelles variations inter-individuelles. Il est estimé que 9 études seront réalisées sur 5 ans. Le nombre d’animaux par groupe est choisi sur la base des précédentes études réalisées dans nos laboratoires pour les modèles connus (en général 6 à 10 animaux) afin de sélectionner le nombre d’animaux minimum pour observer des différences significatives sur les paramètres d’intérêt (en général mortalité et volume tumoral). Pour réduire le nombre d’animaux utilisés dans ces procédures, il sera toujours proposé d’utiliser des biomarqueurs et des techniques faiblement invasives d’imagerie chez le petit animal pour remplacer des analyses terminales en cours d’étude.
Raffinement
Les animaux sont pesés minimum 2 fois par semaine. Le volume tumoral est estimé, minimum 2 fois par semaine par palpation. Ces fréquences seront adaptées en fonction de l’état général des animaux. Un gel nutritif sera placé au fond de toutes les cages dès que la perte de poids supérieur à 10% sera observée. De l’enrichissement est utilisé dans toutes les cages. La greffe de tumeur est réalisée sous anesthésie générale gazeuse avec administration préalable d’un analgésique opiacé. L’implantation de la greffe nécessite l’incision de la peau, la chirurgie est réalisée de façon aseptique et les animaux reçoivent une injection d’anti inflammatoire non stéroïdien en préopératoire ainsi que le lendemain, des soins opératoires (maintien de la température), surveillance post opératoire et soins post opératoires adaptés si nécessaires. Toutes les procédures invasives et la plupart des procédures peu invasives, sont réalisées sous anesthésie générale par des techniciens formés dont les compétences ont été validées. Les administrations/prélèvements sont réalisés sous anesthésie sauf si la contention génère moins de stress (prélèvement d’urine) ou si l’anesthésie n’est pas possible (administration orale). Les administrations douloureuses (intramusculaire et intradermique) sont réalisées avec analgésie préalable (opiacés). Ces administrations/prélèvements sont effectués en suivant les recommandations vétérinaires et du comité d’éthique. Les principaux points limites concernent l’état général de l’animal et sont listés en détail dans les procédures. Si l’un des signes cliniques liés aux points limites est observé, l’animal est mis en observation et un traitement est si possible mis en place. Il sera toujours proposé d’utiliser des biomarqueurs et des techniques faiblement invasives d’imagerie permettant d’atteindre l’objectif de l’étude plus tôt et de sortir l’animal de la procédure.
Choix des espèces
Les petits rongeurs, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques, sont les seules espèces animales disponibles pour l’expérimentation présentant un statut immunodéprimé (avec des mutations spontanées ou génétiquement modifiées) indispensable à l’implantation de cellules tumorales humaines dans le cadre de la recherche en oncologie. De plus, diverses souches de souris et rats immunocompétents sont également disponibles pour l’établissement de modèles tumoraux syngéniques. De plus, les rats et les souris autorisent une variété de techniques d’administration, de prélèvement et de chirurgie présentant des analogies avec ce qui peut être réalisé en recherche clinique sur l’homme. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (7-8 semaines lors de leur première manipulation). Des animaux adultes sont utilisés afin qu’ils aient leur poids et leur morphologie adulte pour faciliter l’induction tumorale. Les animaux adultes pourront mieux supporter le développement tumoral ainsi que les éventuels effets secondaires des composés testés.
Elevage de souris dépourvues de système immunitaire
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
14 000 souris vont être utilisées dans un projet d'élevage de six lignées dépourvues de système immunitaire, classé en gravité légère. Ces souris, destinées à porter des greffes de cellules humaines pour des modèles de cancer, sont plus sensibles aux infections qui peuvent évoluer vers un amaigrissement puis la mort. Le porteur indique que toutes sont euthanasiées lorsqu'elles ne donnent plus de portées, atteignent quinze semaines, présentent des signes de souffrance, ou à l'issue des protocoles de recherche où elles sont incluses. Le nombre élevé tient à l'ajustement de l'élevage aux besoins des équipes, sans calcul statistique.
Objectifs
Ce projet doit permettre l'élevage de 6 lignées de souris dépourvues de système immunitaire (immunodéficience). Ces lignées sont indispensables à la mise en place de modèles murins de cancer humain comme le cancer du sang (leucémie) ainsi que pour l'étude du développement du système de défense contre les infections. Du fait de leur immunodéficience, ces lignées murines supportent la greffe de cellules humaines sans risque de rejet. Il est ainsi possible d'amplifier du matériel obtenu à partir de prélèvements de patients (cellules ne pouvant être cultivées in vitro), de reproduire une pathologie proche de la leucémie humaine (développement de cellules tumorales dans la moelle osseuse puis circulation des cellules cancéreuses dans le sang) et d'avoir un modèle d'hématopoïèse humaine (différenciation de toutes les cellules du système sanguin à partir de cellules souches humaines). Par ailleurs, les modèles de cancers peuvent également être utilisés pour évaluer le potentiel thérapeutique de nouvelles molécules.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre de mettre à la disposition des équipes de recherche du site des lignées de souris immunodéficientes nécessaire à la mise en place de leurs modèles animaux.
Procédures
Ce projet consiste en l'élevage de 6 lignées de souris immunidéficientes. Pour cela des accouplements (une souris mâle et une ou deux souris femelles) seront réalisées. Les souris nées de ces accouplements seront sexés (identification et séparation des mâles et des femelles) et sevrés (séparation d'avec leur mère) à l'âge de 3-4 semaines. Ces animaux ne subiront aucun prélèvement ni intervention au cours de ce projet.
Impact sur les animaux
Du fait de leur immunodéficience, ces souris sont plus sensibles aux infections par des bactéries, des virus ou des parasites. Ces animaux ne sont pas capables de se débarrasser des infections. Les signes cliniques sont modérés, mais l’infection peut évoluer rapidement vers une dégradation brutale de l’état général, un amaigrissement pouvant évoluer vers la mort.
Devenir
L'ensemble des souris de ce projet est euthanasié lorsqu'elles présenteront des signes de souffrance ou lorsqu'elles n'auront plus donné de portées depuis 2 mois ou âgées de 15 semaines (souris trop âgées pour être utilisées en accouplement ou incluses dans un protocole de recherche). Les souris incluses dans un projet de recherche seront euthanasiées à l'issue des procédures expérimentales.
Remplacement
L'étude des cellules leucémiques de patients n'est pas possible in vitro (conditions de culture actuelles ne permettent pas leur maintien et leur expansion). De plus, l'évaluation de nouvelles stratégies thérapeutiques dans des pathologies multifactorielles comme les cancers implique l'utilisation de modèles animaux permettant de reproduire les interactions entre les cellules tumorales et l'environnement cellulaire en particulier.
Réduction
Nous adapterons l'élevage au besoin des équipes de recherche. Nous connaissons bien l'ensemble de ces lignées de souris immunodéficientes (nombre et taille des portées), ce qui permet de gérer les élevages de façon raisonnée.
Raffinement
Les souris seront hébergées en groupes pour respecter leur comportement naturel. Elles seront hébergés dans des conditions qui empêche le contact avec des organismes pathogènes (bactéries, virus, parasites), en utilisant des équipements particuliers d'hébergement et de manipulation (portoirs ventilés, hotte). Elles seront surveillés quotidiennement afin de détecter des signes de souffrance liés à une infection en tenant compte de leur apparence et de leur comportement. Des contrôles sanitaires réguliers (détection de la présence de microorganismes dans les souris) permettront de s'assurer du maintien de cette protection et de l'absence d'agents pathogènes dans leur environnement.
Choix des espèces
L'utilisation des souris immunodéficientes pour la mise en place de modèle cancer humain tel que le cancer du sang est largement décrit dans la littérature scientifique. Ces modèles sont robustes et reproductibles. Les souris seront mises en accouplement à l'âge adulte (8 semaines), stade qui correspond à leur maturité sexuelle.
DMPK : Evaluation chez le rongeur, de la biodistribution de composés chimiques ou biologiques
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Rats : 500
2 000 souris et 500 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la plupart tués pour prélever organes et sang, 250 pouvant être gardés vivants et réutilisés. Les composés sont administrés par de nombreuses voies, dont intracérébrale, intravésicale et intrapéritonéale, avec mises à jeun jusqu'à 16 heures et une phase in vivo pouvant durer douze mois. Le porteur présente ce travail comme une étape de biodistribution préalable à des études d'efficacité, dans un contexte de cancer colorectal. Sur le remplacement, il affirme que les tests in vitro ne suffisent pas à prédire la biodistribution réelle et qu'il faut la vérifier chez le rongeur.
Objectifs
Au niveau mondial, il a été constaté une forte augmentation de l’incidence du cancer du fait du vieillissement de la population et de facteurs environnementaux qui se dégradent. En 2020, quelque 19,3 millions de nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués et 10 millions de décès sont à déplorer des suites de cette maladie, selon des données publiées par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC). Parmi les cancers, le cancer colorectal est le deuxième plus mortels (plus de 900 000 décès en 2020 pour environ 1,93 million nouveaux cas). Le cancer se caractérise par une dégradation pathologique des processus contrôlant la prolifération cellulaire, la différenciation et la mort programmée de certaines cellules. Tous les tissus ou organes peuvent être atteints. Bien que possédant des caractéristiques communes, différents types de cancers ont des causes très éloignées et répondent de façon extrêmement différente à un traitement. L’objectif de ce projet est d’utiliser des modèles de cancer coliques déjà mis en place dans notre établissement ou bien d’en développer de nouveaux chez les rongeurs (rats ou souris), les plus prédictifs possible afin de refléter la pathologie cancéreuse humaine et de pouvoir évaluer des nouveaux médicaments pour traiter ces tumeurs viscérales coliques chez l’homme. Pour cela, nous étudierons ces nouveaux médicaments, seuls ou en combinaison, dans un contexte pathologique le plus proche possible de l’homme et d’arriver, avant les essais cliniques chez l’homme, à établir une évaluation de l’efficacité des molécules destinées à traiter les cancers chez l’homme. Grace à ces modèles de cancer, une évaluation de la pharmacocinétique et de la biodistribution des traitements pourra aussi être réalisée en plus de l’évaluation de l’efficacité antitumorale.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer la pharmacocinétique in vivo de composés biologiques ou chimiques après une ou plusieurs administrations chez le rongeur, sur une période allant de 1 jour à 12 mois. Cette évaluation est critique afin de pouvoir ensuite réaliser des études d’efficacité.
Procédures
Des composés chimiques ou biologiques seront administrés aux animaux par toutes les voies possibles : intranasale et intratrachéale, sous anesthésie générale d’environ une heure; intramusculaire et intradermique sous anesthésie générale d’environ une heure avec analgésie; orale sur animaux vigiles (acte bref d’une minute environ); sous cutanée et intrapéritonéale sur animal anesthésié ou vigile (acte bref d’une minute sur animal vigile, anesthésie d’environ une heure sinon). Des administrations intravésicales (par cathéterisation de l’urètre) pourront être réalisées (anesthésie générale de moins d’une heure) après privation d’eau sur maximum 4h et vidange de la vessie par pression légère sur le ventre. Il sera aussi possible de réaliser des administrations intracérébrales. Ce geste sera réalisé lors d’une anesthésie de moins d’une heure avec analgésie. Pour les administrations orales où l’alimentation pourrait biaiser la pharmacocinétique, les animaux pourront être mis à jeun au maximum 16h. Ils seront pesés et éventuellement réhydratés après le jeûne. Les volumes administrés et fréquences d’administration respecteront les recommandations. La phase in vivo pourra durer jusqu’à 12 mois. Des prélèvements de sang ou d’urine pourront être réalisés afin de suivre la biodistribution et l’élimination des produits administrés. Les prélèvements de sang sur animal vigile prendront environ deux minutes. En cas d’anesthésie, celle-ci durera au maximum une heure. Pour les prélèvements individuels d’urine et/ou de fèces, il pourra être nécessaire d’héberger individuellement les animaux en cages, sans enrichissement En fin de projet, la plupart des animaux seront euthanasiés pour récupération des tissus, organes, et du sang. Avant euthanasie, sous anesthésie générale profonde avec analgésie, une perfusion pourra être réalisée pour rincer les organes. Cela durera moins d’une heure avant euthanasie. Dans le cas particulier d’animaux ayant subi une administration unique de produit et ayant été gardés en procédure au maximum une semaine, ils pourront être gardés en vie sur avis du vétérinaire.
Impact sur les animaux
Dans ce modèle, nous attendons n’attendons pas d’effets indésirables particuliers chez les animaux. Dans le cas de phénotypes dommageables, celui-ci n’affectera pas le bien-être animal, bien que les animaux pourraient boire plus d’eau et/ou être obèses. Il ne peut toutefois pas être exclu que les composés administrés causent de la toxicité, ce qui sera surveillée.
Devenir
Dans une grande partie des cas, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes et de grands volumes de sang, nécessaires pour évaluer la cinétique et la biodistribution des composés testés. Les animaux ayant reçu une administration unique de composé et étant restés en procédure moins d’une semaine pourront être gardés en vie pour réutilisation.
Remplacement
Les molécules chimiques ou biologiques dont la pharmacocinétique sera évaluée dans ce projet auront été si possible sélectionnées au préalable dans des tests in vitro (tests sur hépatocytes, microsomes, etc.) afin de s’assurer de leur efficacité, de leur spécificité et de leur absence de toxicité. Ces données sont souvent insuffisantes pour prédire la biodistribution in vivo des molécules. La pharmacocinétique réelle des meilleures molécules devra donc être vérifiée chez le rongeur en choisissant le modèle animal.
Réduction
Le nombre d’animaux par lot a été déterminé sur la base des expériences passées dans notre centre, pour choisir le nombre minimum permettant d’obtenir une puissance statistique suffisante pour conclure. Dans le cas de prélèvements terminaux à différents points de temps (collecte d’organes/tissus, ex. collecte de peau à plusieurs points de temps), un groupe d’animaux devra être inclus pour chaque point de temps. Dans le cas de criblage de nouvelles molécules, au maximum 5 animaux par groupes seront inclus. Le nombre sera adapté en fonction de la variabilité attendue de la pharmacocinétique du composé. Dans le cas où la bioanalyse suite aux prélèvements nécessiterait un volume trop important de fluides, le nombre d’animaux devra être augmenté, jusqu’à au maximum 15 animaux.
Raffinement
Les animaux seront pesés au minimum 2 fois par semaine : • A partir de 10% de perte du poids, les animaux seront pesés quotidiennement et une de l’alimentation et de l’eau gélifiées seront mises à disposition dans les cages. • Entre 10 et 15% du poids : les animaux seront réhydratés avec du Ringer Lactate, 0.5mL, une fois par jour. Une perte de poids de plus de 15% ou se maintenant plus de 3 jours au-delà de 10% constituera un point limite. En cas de suspicion de toxicité du composé chimique ou biologique administré, un arbre décisionnel validé par la SBEA et le comité d’éthique (document de référence) sera utilisé pour décider de l’arrêt du traitement, de traitements de support et/ou de l’euthanasie de l’animal. Pour évaluer d’une façon sensible l’état de souffrance et établir les points limites, la spécificité des modèles et des procédures est prise en compte. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître ces signes. Les principaux points limites concernent l’état général de l’animal sont listés en détail dans les procédures. Les administrations intracérébrales, intrathécales ou intravésicales seront réalisées sous anesthésie générale avec analgésie pré-, per- et post-opératoire (analgésique opioïde et alpha2 agoniste au préalable). Les administrations intramusculaire et intradermique seront réalisées après administration d’un analgésique (analgésique opioïde et alpha2 agoniste).
Choix des espèces
Si le profil pharmacocinétique in vitro est adéquat dans cette espèce, la souris sera privilégiée pour évaluer la pharmacocinétique des nouveaux composés in vivo, car c’est l’espèce mammifère la plus décrite dans les modèles d’évaluation de molécules chimiques ou biologiques. Les rats et les souris autorisent une variété de techniques d’administration, de prélèvement et de chirurgie présentant des analogies avec ce qui peut être réalisé en recherche clinique sur l’homme. Seuls des animaux sevrés seront utilisés (jeunes adultes et adultes, 6 semaines minimum), tel que référencé dans la littérature.
Effet de drogues sénolytiques sur un nouveau modèle de glioblastome murin
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Une injection de lentivirus dans le cerveau, par chirurgie stéréotaxique de trente à quarante minutes, provoque chez chaque souris une tumeur cérébrale de type glioblastome. 460 souris femelles vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour l'analyse de la tumeur dans leur cerveau. Elles reçoivent ensuite des séries d'injections renouvelées toutes les deux semaines, drogues sénolytiques ou anticorps bloquants, pendant que la tumeur peut entraîner fonte musculaire, prostration, déshydratation et lésions cutanées. Le porteur indique que ces tumeurs se développent de façon similaire chez les mâles et les femelles, et retient les femelles parce qu'elles sont "moins agressives et donc plus faciles à manipuler".
Objectifs
Ce projet vise à évaluer l'effet de drogues dites sénolytiques (drogues qui éliminent les cellules sénescentes) seules ou en combinaison avec d'autres traitements, dans un nouveau modèle immunocompétent de tumeur cérébrale de type glial appelée glioblastome. Le modèle de glioblastome de type mésenchymateux proposé dans le projet récapitule au mieux les altérations moléculaires identifées chez les patients en utilisant une nouvelle technologie d'invalidation de l'expression de gènes.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait générer un modèle préclinique immunocompétent de glioblastome de type mesenchymateux qui récapitule au plus près les altérations moléculaires des glioblastomes de patients. En effet, afin de traduire de façon efficace nos résultats de recherches fondamentales à la clinique il est indispensable de se rapprocher au plus près de la pathologie humaine. Nos résultats devraient permettre de proposer des nouvelles aprroches thérapeutiques pour la prise en charge des patients avec un glioblastome.
Procédures
La procédure expérimentale sera réalisée sur des souris adultes agées de 6-8 semaines et comprend 4 actes techniques incluant une injection intra-crâniale de lentivirus nécessitant un acte chirurgical, une série d'injections, un suivi de la croissance tumorale par bioluminescence et des traitements. La chirurgie prendra environ 30-40min par animal. Les injections d'une durée de 10-20 secondes, seront réalisées 1 fois par jour pendant 5 jours consécutifs. La quantification de bioluminescence sera réalisée deux fois par semaine, toutes les semaines. Cette mesure est indolore et dure selon l'intensité de la bioluminescence entre 1 et 4 min. Les traitements d'une durée de 10-20 secondes, seront administrés pendant 5 jours consécutifs et ce cycle sera renouvelé toutes les deux semaines. L'administration d'anticorps bloquants se fera en 4 injections espacées de deux jours et ce cycle sera renouvelé toutes les deux semaines.
Impact sur les animaux
Ce projet comporte deux étapes où des effets indésirables sont attendus sur les animaux, la procédure chirurgicale et la charge tumorale. La procédure chirurgicale est invasive, il s'agit d'une injection stéréotaxique de lentivirus dans le ventricule latéral effectué sous anesthésie/analgésie mais qui entraîne des nuisances (risques anesthésiques, douleur post-opératoire, risque infectieux). Concernant la charge tumorale, les nuisances sont une variation du poids corporel notamment une perte de masse musculaire, le développement d'une masse tumorale gênant la mobilité ou les fonctions normales de l'animal, une dégradation de l'état général de l'animal (signes cliniques généraux parmi lesquels posture et état de vigilance, prostration ou décubitus, déshydratation, lésions cutanées). Nous analyserons la croissance tumorale par bioluminescence et les animaux seront pesés quotidiennement pendant les 5 jours suivant la chirurgie et deux fois par semaine par la suite.
Devenir
Toutes les souris de ce projet seront euthanasiées en fin de procédure. En effet, l'euthanasie des animaux est nécessaire afin de prélever le cerveau des souris et d'analyser la tumeur cérébrale induite pendant la procédure, au niveau moléculaire et histologique.
Remplacement
En parallèle de ce projet in vivo, nous caractériserons des prélèvements chirurgicaux de glioblastomes de patient collectés avant et après traitement. Ce matériel est rare car la survie des patients après diagnostic est inférieure à 15 mois. Cette étude fondamentale demeurera néanmoins descriptive ; pour avancer dans le développement de nouveaux traitements nous devons réaliser des études fonctionnelles dans un modèle animal. Dans un souci de remplacement et réduction, nous projetons de générer des organoides à partir de glioblastomes de patient afin de tester de nouveaux traitements in vitro. Cependant, l'environnement tumoral, et notamment le système immunitaire, est essentiel à la réponse aux traitements et à ce jour, il n'existe pas encore de modèle d'organoides conservant le microenvironnement global (notamment, la microglie, les monocytes et les cellules T infiltrants, les cellules endothéliales et les péricytes). Notre équipe de recherche participe activement à un projet collaboratif visant à générer des organoides de glioblastomes incluant de la microglie et des monocytes infiltrants. Selon les résultats obtenus sur ce projet, nous pourrons remplacer une partie de nos expériences in vivo par des expériences réalisées sur ces organoides.
Réduction
Nous veillerons à utiliser le moins d’animaux possible pour l’ensemble de nos expériences, leur nombre est de 460 pour cette prodédure. Nous utiliserons pour chaque type d’expérience 10 animaux. Ce nombre, qui peut paraître élevé, est nécessaire pour l’obtention de résultats reproductibles et statistiquement significatifs car les gliomes sont par nature très hétérogènes. Afin d'éviter l'euthanasie séquentielle d’animaux au cours du temps pour évaluer l’apparition de la tumeur, son volume et sa croissance, nous utiliserons la méthode de suivi in vivo par bioluminescence grâce à l'expression de la luciférase dans les cellules tumorales. A chaque euthanasie des animaux afin d'éviter tout double emploi des animaux, nous collecterons divers tissus sur un même animal (cerveau, ganglions, rate, sang). De plus, la tumeur fluorescence sera localisée dans le cerveau disséqué à la loupe binoculaire. Immédiatement après son prélèvement, la tumeur sera séparée en deux parties, une pour les analyses histologiques et immunologiques et une autre pour les analyses moléculaires et biochimiques.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe sociaux conformément à la réglementation. L'enrichissement initial de la cage est composé bandes de papier kraft pliées en accordéon. Les animaux seront analgésiés et anesthésiés avant et pendant toute la procédure chirurgicale. Post-chirurgie, les animaux seront placés dans une salle de réveil chauffée, la qualité du réveil sera observée pour détecter toute anomalie potentielle de la procédure anesthésique. Pendant 48 heures post-chirurgie, nous administrerons un analgésique. Les animaux seront surveillés quotidiennement et euthanasiés dès que les points limites seront atteints. A cet effet, nous avons mis en place une grille de score afin d'établir un arbre décisionnel et des critères d’arrêt de souffrance. Nous analyserons la croissance tumorale par bioluminescence et le poids des animaux deux fois par semaine.s
Choix des espèces
Les nombreux outils génétiques développés et caractérisés chez la souris font de cette espèce un modèle de choix pour l’étude in vivo des tumeurs. De plus, les modèles les plus représentatifs de la biologie et de la génétique des tumeurs humaines sont établis chez la souris. Nous utiliserons des souris adultes de 6-8 semaines pour induire de novo des glioblastomes. En effet ce type de tumeur est diagnostiqué chez des sujets adultes d'âge médian de 59 ans, cette tumeur se développe donc à l'âge adulte. Notre projet, qui vise à évaluer l'effet de drogues sénolytiques dans un nouveau modèle immunocompétent de glioblastome, utilisera uniquement des souris femelles. En effet, les modèles de glioblastomes murins se développent de façon similaire chez les mâles et les femelles. De façon plus importante dans une étude récente, nous avons montré que l’enrichissement de la signature murine de sénescence chez les patients avec un glioblastome est un facteur de mauvais pronostique quel que soit le sexe. Ces résultats montrent donc que l’étude de la sénescence dans le contexte des glioblastomes peut être réalisée sur un seul sexe. Nous avons choisi pour ce projet de travailler sur des femelles en effet, elles sont moins agressives et donc plus faciles à manipuler, ne se battent pas et peuvent être regroupées dans une même cage si besoin.
Influence des entérotypes bactériens du microbiote intestinal sur les capacités fonctionnelles et le métabolisme énergétique chez le mus musculus.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système musculosquelettique
36 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en gravité sévère. Elles reçoivent un traitement antibiotique pendant neuf jours, puis une transplantation de microbiote fécal par gavage et des tests de course sur tapis roulant, pour établir un lien de cause à effet entre type de flore intestinale et endurance. Le porteur indique que le gavage, les tests physiques et l'antibiotique à large spectre génèrent stress et inconfort intestinal, et héberge chaque animal en cage individuelle. La mise à mort est présentée comme "indispensable" pour accéder aux organes.
Objectifs
Le microbiote intestinal représente tous les microorganismes, bactéries, champignons et virus vivant le long du tractus gastro-intestinal d’un hôte. Ces différents microorganismes et plus particulièrement les bactéries vivent en homéostasie au sein de l’intestin, c’est-à-dire qu’il existe un équilibre entre les bactéries commensales (i.e. bactéries non néfastes et contribuant au bon fonctionnement de l’hôte), les bactéries parasites et les pathogènes permettant un état d’eubiose de la flore intestinale. Au cours de la dernière décennie, un certain nombre d’études scientifiques ont été conduites pour établir le lien qu’il existe entre ce microbiote intestinal et la performance sportive. Certains travaux scientifiques, et notamment ceux conduits au laboratoire M2S, ont ainsi mis en évidence un lien direct entre le microbiote intestinal et le muscle squelettique, organe central dans la performance sportive. Récemment, nous avons en effet conduit une étude clinique pilote chez l'humain pour caractériser la composition du microbiote intestinal en fonction du profil glucido-lipidique à l'exercice. Nous avons montré que des sujets utilisant principalement des lipides à l'exercice présentent en très grande majorité un entérotype bactérien dominé par le genre Prevotella (espèce de bactérie). A l'inverse, les individus n'utilisant pas ou peu de lipides présentent un entérotype dominé par le genre Bacteroides (autre espèce de bactérie). En réalisant une transfection fécale des deux entéroypes chez des souris, l'objectif de ce projet vise à déterminer si un lien de cause à effet existe entre le type d'entérotype bactérien et les capacités d'endurance à l'exercice.
Bénéfices attendus
Les résultats obtenus dans le cadre de cette étude permettront de déterminer si une relation de cause à effet existe entre un entérotype bactérien retrouvé chez les populations sportives et la performance en endurance. Sur le plan de la santé, ils permettront de déterminer si un entérotype bactérien peut être bénéfique pour oxyder préférentiellement les lipides dans la fourniture d'énergie, caractéristique bien reconnu comme étant associé à un meilleur état de santé métabolique.
Procédures
Aucune intervention chirurgicale n'est prévue. Les 3 groupes expérimentaux auront un traitement antibiotique pendant 9 jours dans l'eau du biberon. Puis 2 groupes expérimentaux seront assujettis à une transfection fécale par gavage soit 3 doses (1 dose/j la première semaine) puis 1 dose par semaine pendant 4 semaines. La durée de manipulation pour réaliser le gavage est de moins d'une minute. Ils effectueront également, avant et pendant la durée de l'étude, des tests de course sur tapis roulant pour évaluer leurs capacités fonctionnels. Un des tests mesurant la vitesse de course maximale durera environ 20min alors que l'autre test mesurant la capacité d'endurance durera environ 1h. Des prélèvements fécaux non-invasifs seront réalisés chez les animaux (durée de la manipulation : moins d'une minute).
Impact sur les animaux
Les animaux sont hébergés dans des cages individuelles. Les procédures de gavage et les tests physiques peuvent engendrer du stress pour les animaux. Le traitement antiobiotique à large spectre peut générer un inconfort intestinal durant les 9 jours de traitement. Toutefois, ces approches expérimentales sont communément utilisées pour les protocoles de transfection fécale chez l'animal.
Devenir
A la fin de ces protocoles expérimentaux, les animaux seront euthanasiés. La mise à mort des animaux est indispensable à l’étude pour avoir accès aux différents organes. L’objectif sera entre autres de réaliser des analyses moléculaires sur ces tissus.
Remplacement
Les résultats que nous avons obtenus sur la cohorte d'individu sains démontrent que les profils oxydant préférentiellement des lipides à l'exercice sont associés à un entérotype Prevotella dominant chez l'homme. L’étude de la causalité (soit l'effet de l’entérotype sur le métabolisme), ne peut se faire qu’à travers une étude chez le rongeur. Il n'existe pas d'alternative in vitro, ou ex-vivo, pour évaluer de manière efficace l’impact d’un entérotype bactérien sur le métabolisme et les capacités fonctionnelles.
Réduction
La cohorte constituée de 36 souris sera répartie en 3 groupes expérimentaux (12 animaux/groupe) afin d'obtenir les effets des différents entérotypes sur les capacités fonctionnelles.
Raffinement
Les animaux utilisés dans ce projet nécessitent un hébergement en cage individuelle car il est indispensable d'éviter le transfert du profil microbiote et il est nécessaire de mesurer la consommation quotidienne de nourriture et d'eau. Mais des précautions sont prises. Les animaux seront hébergés dans des cages individuelles, côte à côte et enrichies avec de jouets et un tunnel ce qui permet de limiter l'isolement social et le stress. De plus, tout au long de la durée du protocole, les animaux suivront un contrôle quotidien effectué par les chercheurs via un registre journalier et individuel. Un questionnaire pour mesurer le niveau de souffrance des rongeurs est mis à disposition et disponible dans les locaux de l’animalerie. Le questionnaire fait ressortir les signes visibles de douleur et d’inconfort chez le rongeur (vocalisation, agressivité, retrait d’un membre, autres). En cas d'atteinte des points limites décrits dans chacune des procédures, nous procéderons à la sortie la souris du protocole.
Choix des espèces
Les souris constituent une espèce qui très facile à manipuler et à faire courir sur des tapis. Le matériel que nous avons à disposition est également optimisé pour évaluer les performances physiques chez la souris. Par ailleurs, la nécessité d'avoir une population la plus homogène possible place la souris comme un modèle de choix pour cette expérimentation. Nous disposons par ailleurs de précédentes expériences validant l'usage d'un traitement antibiotique à large spectre chez cette espèce. Les animaux seront âgés de 7 semaines au début de l'expérimentation pour étudier de l'effet de la flore intestinale sur les capacités fonctionnelles et le métabolisme énergétique. Il faut disposer d'animaux adultes dont le métabolisme énergétique est stabilisé.
Implantation de sonde multiélectrodes chez la souris épileptique
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
10 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une injection intracérébrale d'acide kaïnique pour induire une épilepsie, puis subissent une chirurgie stéréotaxique d'implantation d'électrodes suivie de dix jours d'enregistrements, avant d'être euthanasiées pour étude histologique. Le porteur décrit un projet pilote destiné à mettre au point une technique d'enregistrement pour de futurs projets, les bénéfices en connaissance des maladies du cerveau étant renvoyés au long terme. Sur le remplacement, il affirme que le cerveau ne se laisse pas encore modéliser en boîte de Pétri ou sur ordinateur et qu'il faut donc recourir à des modèles animaux.
Objectifs
Le cerveau est organisé en réseau susceptible d’être modifiée en cas d’épilepsie. Les progrès de la technologie des microélectrodes ou polytrodes à base de silicium offrent de nouvelles possibilités d'investigations. Les enregistrements à haute densité des champs électriques chez la souris fournissent désormais une couverture spatiale et une résolution sans précédent permettant de déceler des processus élémentaires permettant une compréhension plus approfondie des maladies du cerveau. Pour cela, il est necessaire d’identifier les différentes phases aboutissant à une chirurgie implantatoire optimale et d’évaluer les critères de qualité des enregistrements chez la souris dans un contexte normal (souris WT) ou épileptique (modèle KA). Le modèle KA reproduit les symptômes électrophysiologiques et morphologiques de l’épilepsie du lobe temporal mésial tels que : 1/une mort neuronale accompagnée par une gliose autour du site d'injection 2/ qu'une apparition retardée de crises focales après 3-6 semaines. L’objectif de ce projet est : - de mettre au point les enresgistrement à polytrodes. - de devopper une stratégie chirurgicale la moins insavive et la plus précise possible - d’anticiper les contraintes technologiques (qualité du signal, propriétés des électrodes) et techniques de ce type d’enregistrements pour des futurs projets sur la souris - d’étudier les modifications de connectivités chez le modèle KA apposant les caractéristiques électrophysiologies d’activité anormale et anomale.
Bénéfices attendus
Les bénéfices seront à court terme : - le developpement d’une nouvelle technique dans une thématique expérimentale précise - Une meilleure formation des futurs expérimentateurs amenés à utiliser ce type d’enregistrement. A long terme : - Une meilleur connaissance pathophysiologique des maladies du cerveau. - Un partage des meilleures méthodes à la communauté scientifique
Procédures
Les 10 animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Deux procédures sous anesthésie générale et sous analgésie Acte 1) 1heure Administration aiguë intra cérébrale par injection stéréotaxique de KA sur souris anesthésiées Acte 2) 1heure chirurgie stéréotaxique: implantation d'electrode et Suivi post op= contention et injection sous cutanéé quotidien pendant 48 heure minimum Acte 3)Pendant 10 jours, un max de 2 contentions par jours pour le branchement pendant un maximum de 10 jours /Enregistrement 2 h par jours x 10 jours Les animaux Acte 4) Euthanasie : Sédation de l’animal puis injection d’un agent euthanasiant. La mort est confirmée par l'arrêt cardio respiratoire.
Impact sur les animaux
Les nuisances sont: l'isolement de l'animal, risque infectieux/problème de cicatrisation,baisse de la qualité du signal enregistré.
Devenir
La procédure est divisé en 3 phases à l'issue de la dernière phase (enregsitrement électrophysiologique) les animaux seront euthanasiés pour l'étude histologique sera effectué pour observer la localisation d'implantation des microélectrodes.
Remplacement
Certaines questions d’intérêt scientifique nécessitent des expériences sur les animaux. Bien que de nombreuses procédures alternatives existent, il n’est pas possible dans notre contexte d’utiliser autres choses que ces animaux étant donné l’interêt porté. En effet, cette étude vise à developper, standardiser une procédure dans le but d’étudier la connectivité cérébrale dans le cerveau. Le cerveau est un organe dont le fonctionnement est extrêmement complexe, qu’on ne sait pas encore complètement modéliser dans une boite de pétri ou sur ordinateur. Donc, nous devons faire appel à des modèles animaux.
Réduction
Nous sommes sensibles au besoin d’utiliser le moins d’animaux possible et de diminuer la souffrance animale tout en respectant la rigueur scientifique. C’est dans cet objectif que nous conduisons cette étude pilote afin d’établir les paramètres idéaux pour l’implantation de multielectrode avant le démarrage de projets plus conscéquents. Le nombre d’animaux utilisés est de 10 et sera réduit au minimum nécessaire pour produire une conclusion scientifique et statistique tenable.
Raffinement
Une semaine d'acclimatation minimum à la zone d’hébergement est respectée après la livraison des animaux. De façon à réduire le stress et l’anxiété, les animaux seront maintenus au sein de groupes sociaux de plusieurs individus le plus longtemps possibles c’est-à-dire jusqu’à l’implantation des électrodes. Les animaux bénéficieront alors de nourriture et d’eau à volonté ainsi que d’un environnement enrichi à l’aide de maisons et netslets. Les conditions d’hébergement, incluant température, éclairage et espace (tableau 1.1, directive européenne 2010/63/UE) ainsi que les conditions d’enrichissement de l’environnement, l’alimentation et soins si nécessaires, seront adaptées aux animaux et à leur âge. Un soin particulier sera apporté à la réduction de l’inconfort, de la douleur ou du stress des animaux. Un protocole d’intervention sera mis en place pour chaque indicateur de souffrance (modification de comportement, signes identifiables de douleur ou d’inconfort, perte de poids, difficultés d’alimentation).Après une acclimatation de 30 minutes et un examen clinique, un analgésique sera injectée minimum 30 minutes avant la chirurgie puis renouveler après 12h00 jusqu’à 48h minimum après l’intervention. L’animal sera placé dans une cage d’induction préalablement pendant 4 minutes et l’anesthésie maintenue en diffusion au masque facial. Un anesthésique local est injectée au niveau de la zone d’incision et appliqué au niveau du contact avec les barres d’oreilles. Du gel oculaire sera appliqué et de l’eau physiologique sera injectée par voie sous-cutanée. Les lieux d’incisions et de chirurgie seront préalablement aseptisie par une succession de 3 lavages et l’application de vétédine. Après la chirurgie, l’animal sera surveillé et sa température régulée jusqu’à son réveil dans une cage de réveil à 37°C, il sera ensuite transféré dans sa cage.
Choix des espèces
Notre projet s’integre dans l’optimisation d’une procédure expérimentale qui sera à posteriori intégrée à d’autres projets scientifiques. Nous avons choisi la souris adulte car c’est l’espece la plus utilisée dans la modélisation de pathologie neurologique Il s’agit ici d’un projet pilote de mise au point qui se realisera sur la souris adulte. Le modele KA est induit et se developpe chez la souris adulte
PRELEVEMENTS DE TISSUS ET ORGANES CHEZ LE RAT ET LA SOURIS (POUR ETUDES IN VITRO)
- Recherche appliquée
- Cancers
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
Rats : 100
500 souris et 100 rats vont être utilisés, tués par prélèvement terminal sous anesthésie sans réveil, pour fournir sang, tissus et organes à des études in vitro. Le porteur classe ces procédures en gravité légère et affirme qu'elles n'induisent aucune douleur ni angoisse. Il présente ce prélèvement d'organes comme un moyen de réduire le nombre total d'animaux utilisés dans d'autres projets, une partie provenant d'animaux réaffectés après annulation d'étude. Le projet alimente une banque de matrices biologiques congelées mutualisée entre les équipes.
Objectifs
Dans le cadre des activités de recherche et de développement de nouveaux candidats médicaments humains, un certain nombre d’études in vitro et ex vivo nécessite la mise à disposition de matrices biologiques d’origine animale (sang, tissus, organes…). Ces études préliminaires aux approches in vivo, sont essentielles pour comprendre les processus pathologiques, vérifier l’expression des cibles d’intérêt et contribuent à la sélection des meilleurs candidats médicaments. Ces études entrainent finalement une diminution du nombre d’animaux total utilisé dans les projets de recherche.
Bénéfices attendus
Les prélèvements réalisés servent à l’analyse de biomarqueurs ou la mise en culture cellulaire primaire dans le cadre d’études in vitro. Ils servent également à la calibration des méthodes de dosages analytiques réalisés sur les échantillons générés dans les études de toxicologie et pharmacocinétique. Enfin, ils peuvent servir pour caractériser les caractéristiques anatomo-pathologiques et hémato-biochimiques des souches murines utilisées en pharmacologie ou en toxicologie. En parallèle, une banque de matrices biologiques peut être congelée et mutualisée pour les équipes afin d’avoir à disposition des tissus lors de demandes ultérieures et limiter ainsi le nombre d’animaux utilisés ultérieurement.
Procédures
Un seul prélèvement sanguin terminal sur animal profondément endormi et avec analgésie si le prélèvement nécessite une ouverture cutanée - durée
Impact sur les animaux
Les procédures expérimentales sont entièrement réalisées sous anesthésie générale et sans réveil consécutif. Elles n’induisent aucune angoisse, douleur ou souffrance de l’animal.
Devenir
L’objectif des procédures expérimentales de ce projet est de réaliser des prélèvements terminaux sans reveil sur les rats et souris en vue d’études in vitro et d’analyses anatomo-pathologiques et hémato-biochimiques.
Remplacement
L’utilisation de matrices biologiques d’origine animale dans les études in vitro a pour but de remplacer en partie le recours à l’animal pour les premières phases de l’évaluation de l’efficacité ou de la toxicité d’un produit. Les études in vivo contribuant à la sélection des meilleurs candidats médicaments sont remplacées par ces études in vitro nécessitant moins d’animaux.
Réduction
Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet sont essentiellement des animaux devant faire l’objet de réaffectation de projet en cas d’annulation d’étude ou issus d’un premier projet autorisé. Cette approche permet par exemple de valoriser les animaux non inclus dans les études et contribue à la règle des 3R par la réduction in fine du nombre d’animaux.
Raffinement
Les procédures expérimentales sont entièrement sans réveil et n’induisent aucune angoisse, douleur ou souffrance de l’animal. Lorsqu’une ouverture cutanée est réalisée une analgésie est réalisée en complément de l’anesthésie.
Choix des espèces
Pour les études in vitro, l’espèce est choisie en fonction de la cible d’intérêt et des modèles toxicologiques et/ou pharmacologiques qui seront ensuite utilisés. Des animaux sevrés seront utilisés majoritairement (jeunes adultes et adultes). Cependant, pour des besoins spécifiques liés aux cibles, des animaux non-sevrés pourront être également utilisés.