Souris

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  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
Souris : 3600
Souffrances
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3 600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Souvent humanisées ou immunodéficientes, elles reçoivent des injections répétées et jusqu'à 5 à 10 prélèvements sanguins par semaine, puis un prélèvement terminal d'organes, pour valider des modèles inscrits au catalogue de la société genOway. Le porteur indique que les prélèvements et injections répétés peuvent causer des douleurs et que les études de toxicité peuvent dégrader l'état général des animaux, une crème anesthésiante étant appliquée par endroits. Il affirme qu'aucune alternative non animale n'existe pour la pharmacocinétique et la toxicité, ces mécanismes ne pouvant selon lui être reproduits hors d'un animal.

Objectifs

Des modèles animaux génétiquement modifiés, exprimant des cibles thérapeutiques humaines ou reconstitués avec un système immunitaire humain sont développés pour la réalisation d’études précliniques transposables à l’homme et la sélection de nouveaux composés thérapeutiques innovants pour le cancer, les maladies infectieuses, les maladies inflammatoires. Leur validation avant commercialisation passe par l’évaluation de composés thérapeutiques commercialisé ou en développement pour montrer la pertinence des observations faites, comparé à ce qui est déjà décrit chez l’homme. Des études de preuves de concept sont réalisées dans ces modèles animaux pour démontrer leur pertinence et faire ensuite des criblages à plus large échelle, choisir la dose optimale du composé et/ou son schéma d’administration. Le projet décrit des études de pharmacocinétique évaluant la durée de vie d’un composé thérapeutique et sa vitesse d’élimination entre autres. La durée de vie d’un composé est un paramètre majeur de l’activité d’un nouveau traitement. Ce projet décrit aussi des études préliminaires de toxicité de nouveaux composés thérapeutiques dans des modèles animaux mimant des éventuels effets indésirables chez l’homme. Dans ces études, de nouveaux composés thérapeutiques ou des composés déjà connus seront administrés, des prélèvements de sang à différents temps après l’administration des composés seront réalisés pour mesurer la quantité de composé présente dans le sang ou détecter des facteurs liés à une éventuelle toxicité. Les souris recevront une ou plusieurs injections (maximum 3/semaine), ces dernières durant au maximum 1 minute chacune. Selon la voie d’injection les souris seront anesthésiées avant l’injection. Les prélèvements de sang seront au maximum de 5 à 10/semaine/souris suivis d’1 ou 2 semaines de repos sans prélèvement. Chaque prélèvement dure au maximum 1 minute. En fin d’études, les animaux seront euthanasiés pour analyser certains organes pouvant étudier la toxicité éventuelle du composé testé et sa durée de vie. La règle des 3R sera respectée en limitant au maximum le nombre d’animaux utilisés au strict nécessaire pour assurer les analyses souhaitées et la pertinence des informations scientifiques recherchées. Les procédures envisagées n’entraineront pas de souffrance aigue et longue. En cas de souffrance passagère, des analgésiques/anesthésiants locaux ou oraux seront administrés. L’environnement des animaux sera enrichi.

Bénéfices attendus

Le projet décrit ici vise à permettre la validation de nouveaux modèles animaux expérimentaux, rendus translationnels par l’humanisation de certaines cibles ou du système immunitaire des souris ou de facteurs impliqués dans la pharmacocinétique de composés thérapeutique. La validation de ces modèles permettra de les proposer dans le catalogue de genOway pour qu’ils soient à la disposition des équipes développant de nouveaux composés thérapeutiques. Cela permettra une évaluation translationnelle de leurs innovations thérapeutiques. Ces études d’évaluation de nouveaux composés thérapeutiques pourront aussi être conduites à genOway et sont décrites ici. Ces études permettront de faire avancer la recherche biolmédicale et de sélectionner les meilleurs candidats thérapeutiques pour de futurs développements cliniques.

Procédures

La nature des procédures inclues dans le projet nécessite des prélèvements sanguins multiples. Ces derniers peuvent être source de douleurs de courte durée, surtout s’ils sont répétés sur le même site de prélèvement. Les effets douloureux devraient être limités à quelques minutes ou heures. Un prélèvement sanguin tel que dure au maximum 1 minute. Les voies de prélèvements sanguins pourront être modifiées afin d’éviter une trop grande répétition au même site, tout apparition de dommages sur la peau ou de dommage de la veine, entrainera aussi un changement de site de prélèvements voire de voie. Enfin une crème anesthésiante pourra être appliqué avant les prélèvements pour limiter la douleur occasionnée. Dans certains cas, les administrations de composés pourront aussi être répétées et ces administrations répétées selon la voie choisie et si le site d’administration est conservé peuvent conduire à une souffrance passagère. Les effets douloureux devraient être limités à quelques minutes ou heures. La durée d’une injection n’excède jamais 1 minute. Dans la mesure du possible, le site d’administration sera changé entre 2 administrations et/ou l’application en local d’une crème anesthésiante sera réalisée afin de limiter lasouffrance animale. Dans le cas des études préliminaires de toxicité aigue ou chronique, la toxicité éventuelle des composés testés peut conduire à une dégradation de l’état général de l’animal pouvant se traduire par une modification du comportement, une perte de poids, une baisse ou une hausse de température. En cas de toxicité aigue, ces effets seront de courtes durée (24 à 72h). En cas de toxicité chronique, ces effets peuvent apparaitre plus tardivement et durer plus longtemps. Tous ces paramètres seront suivis quotidiennement pour ce type de procédures et les critères de points limites seront appliqués afin de veiller à ne pas laisser souffrir les animaux. Un analgésique par voie orale pourra être administré en cas de signes cliniques de souffrance avant l’atteinte des points limites.

Impact sur les animaux

La nature des procédures inclues dans le projet nécessite des prélèvements sanguins multiples. Ces derniers peuvent être source de douleurs, surtout s’ils sont répétés sur le même site de prélèvement. Les effets douloureux devraient limités à quelques minutes ou heures. Les voies de prélèvements sanguins pourront être modifiées afin d’éviter une trop grande répétition au même site, tout apparition de dommages sur la peau ou de dommage de la veine, entrainera aussi un changement de site de prélèvement voire de voie. Enfin une crème anesthésiante pourra être appliquée avant les prélèvements pour limiter la douleur occasionnée. Dans certains cas, les administrations de composés pourront aussi être répétées et ces administrations répétées selon la voie choisie et si le site d’administration est conservé peuvent conduire à une souffrance passagère. Les effets douloureux devraient être limités à quelques minutes ou heures. Dans la mesure du possible, le site d’administration sera changé entre 2 administrations et/ou l’application en local d’une crème anesthésiante sera réalisée afin de limiter la souffrance animale. Dans le cas des études préliminaires de toxicité aigue ou chronique, la toxicité éventuelle des composés testés peut conduire à une dégradation de l’état général de l’animal pouvant se traduire par une modification du comportement, une perte de poids, une baisse ou une hausse de température. En cas de toxicité aigue, ces effets seront de courtes durée (24 à 72h). En cas de toxicité chronique, ces effets peuvent apparaitre plus tardivement et durer plus longtemps. Tous ces paramètres seront suivis quotidiennement pour ce type de procédures et les critères de points limites seront appliqués afin de veiller à ne pas laisser souffrir les animaux.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de permettre des analyses sur les différents organes et compléter les observations faites sur le sang au cours de la procédure.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative non animales dans ce domaine car les études de pharmacocinétique et de toxicité préliminaire font intervenir des mécanismes physiologiques complexes qui ne peuvent être reproduits en dehors d’un être animal. Ces études doivent être conduites sur des animaux vivants afin de reproduire et prédire ce qu’il pourra se passer dans un être humain à qui sera administré les composés thérapeutiques ultérieurement.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par lot est calculé pour obtenir des résultats qui soient statistiquement interprétables. Les volumes de prélèvements de sang seront limités pour obtenir la quantité nécessaire mais sans excès de sérum afin de faire les mesures voulues. Cela doit permettre de prélever plusieurs fois le même animal, dans la limite des règles d’éthique et limiter ainsi le nombre d’animaux par étude. Le nombre de souris ne sera augmenté que quand les volumes nécessaires seront trop élevés d’un point de vue éthique pour être fait sur les mêmes animaux tout au long de l’étude. Enfin, dans la mesure du possible, à la place d’animaux non traités qui seraient en plus dans les études, nous réaliserons un prélèvement avant l’administration des composés d’intérêt afin d’avoir un niveau basal des paramètres mesurés et ainsi réduire le nombre d’animaux utilisés. En fin d’étude à la mise à mort des animaux, plusieurs organes pourront être prélevés pour faire diverses explorations et ainsi mutualiser l’utilisation des animaux pour explorer différents questions et paramètres au sein de la même expérience et ainsi limiter le nombre global d’animaux utilisés pour répondre à la question scientifique posée en évitant les répétitions trop nombreuses des expériences.

Raffinement

Dans le cadre des études décrites ici, les animaux seront surveillés quotidiennement. Une crème anesthésiante pourra être appliquée au site d’injection en cas d’injection répétées sans changement de site et dans la mesure du possible, les injections répétées seront faites en changeant régulièrement de site d’injection pour limiter la douleur. Cette même crème pourra être appliquée pour les prélèvements sanguins répétés. Là encore le site de prélèvement voire la voie pourront être modifiés dans la mesure du possible et en cas d’apparition de lésion cutanée et de dommages au niveau de la veine prélevée. En cas de lésion, des soins seront réalisés (désinfectant et cicatrisantcutané) et l’évolution sera surveillée avec application des points limites le cas échéant. Lors des études préliminaires de toxicité, un monitoring clinique régulier et fréquent avec l’établissement d’un score clinique et la mesure fréquente de la température et du poids de l’animal vise à détecter au plus tôt des manifestations cliniques de la toxicité éventuelle des composés testés. L’apparition de ces signes conduira à une surveillance accrue des animaux concernés. En cas de signe de souffrance, un analgésique pourra être administré dans l’eau de boisson. En cas d’atteinte de signes cliniques sévères (point limite) ou de la combinaison de 3 signes cliniques modérés, les animaux concernés seront mis à mort pour limiter leur souffrance.

Choix des espèces

LLe rongeur par sa taille et sa manipulation aisée, est un modèle de choix pour l’humanisation de certaines cibles thérapeutiques, l’humanisation du système immunitaire par reconstitution ou l’humanisation de facteurs intervenant dans la pharmacocinétique et la pharmacodynamique de certains composés thérapeutiques. Aujourd’hui les conditions zootechniques et le niveau d’ingénierie génétique sont tels que la construction à façon de lignées profondément immunodéficientes ou présentant l’humanisation d’une ou plusieurs cibles thérapeutiques est possible. Ces animaux permettent des avancées majeures dans la compréhension des maladies humaines et de sélectionner des thérapies adaptées et performantes.Les souris humanisées pour certaines cibles thérapeutiques ou facteurs seront utilisées dans ces procédures dès l’âge de 6 semaines et jusqu’à un âge d’environ 16 semaines. En effet, il faut que les souris inclues dans ces études soient suffisamment matures notamment d’un point de vue du système immunitaire pour que les résultats observés soient pertinents. Les souris humanisées pour leur système immunitaire seront utilisées à un âge de 16 à 30 semaines, afin que la reconstitution du système immunitaire humain soit établie et stable, ce que nous avons précédemment établi pour la tranche d’âge citée ici. Les souris génétiquement modifiées pour les cibles ou facteurs humains seront utilisées dans ces procédures dès l’âge de 6 semaines et jusqu’à un âge d’environ 16 semaines. En effet, il faut que les souris inclues dans ces études soient suffisamment matures notamment d’un point de vue du système immunitaire pour que les résultats observés soient pertinents. Les souris BRGSF-HIS seront utilisées à un âge de 16 à 30 semaines, afin que la reconstitution du système immunitaire humain soit établie et stable, ce que nous avons précédemment établi pour la tranche d’âge citée ici.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 1910
Souffrances
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Devenir
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 1910

1 910 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des chirurgies cérébrales d'injection virale et d'implantation d'électrodes et de fibres optiques, l'implantation sous-cutanée de puces RFID, puis une exposition à la nicotine et une manipulation optogénétique de leurs circuits neuronaux. Le porteur indique que les bagarres entre animaux peuvent les blesser gravement, que les manipulations répétées peuvent diminuer leur bien-être et qu'une trop forte dose de nicotine risque une overdose. Il affirme que seul l'animal vivant permet cette étape d'intégration entre comportement social et neurophysiologie, le bénéfice annoncé visant les troubles addictifs et psychiatriques.

Objectifs

L’addiction au tabac est un problème majeur de santé publique. Cependant nous ne sommes pas tous égaux devant l’addiction et les raisons pour lesquelles nous fumons sont souvent très variées. Les mécanismes qui sous-tendent des différences de vulnérabilité, bien qu’essentiels pour comprendre pourquoi un individu devient et reste dépendant, sont peu étudiés d’un point de vue neurobiologique. Dans ce projet, nous développerons une approche intégrative pour lier les variations dans les traits individuels et la vulnérabilité aux drogues. Nous analyserons l’histoire individuelle de souris au sein d’un groupe pour étudier, sur de longues périodes, les dynamiques sociales entre congénères et les différentes stratégies utilisées dans des tâches de prise de décision. La consommation et le sevrage nicotiniques seront ensuite évalués pour lier les variations de comportements individuels observées avant exposition à la drogue et la vulnérabilité à la nicotine. Nous étudierons électrophysiologiquement comment les relations sociales et les prises de décision individuelles façonnent l’activité des circuits neuronaux impliqués dans la réponse à la nicotine et la susceptibilité à la drogue. Nous insisterons sur les circuits dopaminergiques impliqués dans la motivation et la réponse aux récompenses, ainsi que leurs innervations cholinergiques à travers les récepteurs nicotiniques. Ces circuits seront ensuite manipulés à l’aide d’outils optogénétiques, chémogénétiques ou de « modifications de l’environnement de l’animal » afin de modifier la vulnérabilité individuelle. Tous ces paramètres neuronaux et comportementaux seront des facteurs prédictifs utiles pour comprendre la mise en place des dépendances. Ce projet aborde donc le problème de l’individu face à la drogue. Cela représente un effort unique pour comprendre, à plusieurs niveaux d'analyse (de la molécule au comportement), le rôle des caractéristiques et des histoires individuelles dans le processus d’addiction.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'identifier des voies neuronales spécifiques de la vulnérabilité individuelle aux substances addictives, mais aussi comment un individu adapte ses stratégies face à celles-ci, dans un milieu social. Les prises de décision dans un environnement social sont d'une importance majeure pour s'adapter à son environnement. De nombreuses pathologies sont associées à un déficit d'adaptabilité dans un environnement complexe et social, notamment les troubles du spectre autistique, la schizophrénie ou encore les conduites addictives, souvent favorisées par un contexte favorable à leur développement. Une meilleure compréhension de ces mécanismes, notamment à un niveau comportemental et physiologique, permettra donc d'appréhender plus efficacement les cibles cellulaires en vue de traitements futurs face à un enjeu sociétal majeur.

Procédures

Les souris subiront des procédures chirurgicales en vue d'injecter des adenovirus-associés (AAV) permettant l'expression de gènes spécifiquement dans le cerveau, mais aussi d'implantations d'électrodes d'enregistrements et de fibres optiques afin d'enregistrer l'activité neuronales. Les chirurgies d'injection durent environ 45 mins à 1h. Les chirugies d'implantation d'électrodes et de fibres aux alentours de 1h aussi. Les chirurgies d'injection d'AAV et d'implantation sont séparées car l'expression d'un AAV au sein du cerveau est d'environ 3 semaines. Ainsi, afin d'éviter d'abimer les électrodes et les fibres implantées, celles-ci seront implantées 3 semaines plus tard, augmentant grandement les chances d'avoir des résultats exploitables à l'enregistrement. A leur réveil, le comportement des animaux sera évalué pour coupler la neurophysiologie et l'aspect comportemental. Des micropuces RFID seront implantées en sous-cutané pour permettre de suivre la position de l'animal au sein de l'environnement étudié. Le comportement des animaux sera évalué durant 2 semaines où ceux-ci vivront en communauté dans une grande cage enrichie de 50cm sur 50cm et seront placés par 3. Pour la procédure où l'animal sera étudié seul, le comportement dans la cage durera 5 jours pour limiter l'isolement. En fin de certaines procédures, les animaux seront anesthésiés et un enregistrement unitaire de neurones sera effectué. A la fin de l'enregistrement, la souris sera euthanasiée sans être réveillée.

Impact sur les animaux

Les animaux qui subiront des neurochirurgies peuvent éventuellement avoir des douleurs associées aux craniotomies effectuées sur l'os mais aussi au niveau des sutures. Certaines infections au niveau des sutures pourraient éventuellement survenir. Les bagarres entre animaux peuvent aussi arriver, blessant superficiellement ou gravement certaines souris lors du comportement en groupe. Une même souris passera dans un nombre maximum d'expériences afin de réduire l'utilisation d'animaux. Le fait de passer dans plusieurs expériences d'affilées peut possiblement diminuer le bien-être de l'animal avec les manipulations répétées. Certains effets indésirables liés à la stimulation optogénétique peuvent survenir et troubler l'activité locomotrice. Si de tels troubles sont visibles, la stimulation sera immédiatement arrêtée et l'animal laissé au repos. L'administration de nicotine en eau de boisson ou injection intrapéritonéale peut induire un risque d'overdose à trop forte concentration.

Devenir

A l'issue des procédures, tous les animaux seront euthanasiés. - Soit directement à la fin de la procédure si aucune autre procédure n'est nécessaire à effectuer sur ces animaux. Les animaux n'ayant effectué que du comportement seront euthanasiés. - Soit pour extraire le cerveau de l'animal pour l'étudier. En effet, nous devons confirmer la bonne expression des virus injectés dans le cerveau et l'emplacement des électrodes/fibres implantées. Cette confirmation est indispensable comme contrôle pour prouver que l'enregistrement ou la manipulation de l'activité neuronale est bien liée à la zone cérébrale étudiée.

Remplacement

Notre projet vise à étudier la complexité du comportement de la souris. Nous souhaitons utiliser cette méthodologie afin de mesurer de manière automatique les comportements sociaux, la hiérarchie et son incidence sur les comportements individuels ainsi que sur la susceptibilité de certains profils comportementaux à s'administrer des drogues d'abus. Le découplage et la corrélation entre comportement et neurophysiologie est aussi une composante majeure de ce projet. Au sein du laboratoire, l'expérience sur les animaux a été préparée en amont par des méthodes ex-vivo (telle que le patch-clamp recording). Cette dernière étape d'intégration ne peut être réalisée in silico et nécessite donc de se faire sur des animaux vivants. Cette étude n’est donc réalisable que sur des animaux.

Réduction

Le nombre d'animaux, pour ce projet, est déterminé sur la base d'une litterature vaste et robuste dans des domaines similaires. Afin de réduire l'utilisation de souris au minimum, nous nous imposerons un cahier des charges strict. Pour ce faire, les procédures ont été pensées pour qu'une même souris puisse passer dans un nombre maximum d'expériences afin de réduire l'utilisation de nouveaux animaux pour chaque expérimentation. De plus, notre projet s'inscrit dans un temps long, avec l'observation d'une même souris sur une période étirée, limitant de ce fait l'utilisation répétée d'animaux. Les effectifs d'animaux à utiliser ont été calculés au plus juste grâce à des tests de puissance statistique effectuées en amont des expériences. De plus, l'analyse de la littérature dans ce domaine, qui est vaste, nous permet d'estimer au mieux le nombre d'animaux à utiliser pour chaque expérience. Enfin, de notre propre expérience au sein du laboratoire, ayant l'habitude d'effectuer ce genre de procédures, tout ceci nous permet d'estimer un nombre juste d'animaux afin de générer des résultats consistants et interprétables.

Raffinement

Dans nos environnements, l'espace pour chaque souris, ainsi que l'enrichissement, sont supérieurs aux cages conventionelles de stabulation. La taille de la cage, les différentes zones accessibles, la présence d'un nid au centre de l'environnement ainsi que d'un levier permettant d'obtenir de la nourriture ad libitum permettent de diversifier les actions locomotrices et exploratrices des animaux, contribuant à leur bien-être. Tout ceci relève donc d'un plus grand enrichissement. Les souris sont pesées tous les jours et suivies en temps réel via des caméras nous permettant de monitorer à distance le comportement des animaux. Il nous est donc possible d'intervenir rapidement en cas de quelconque soucis. De plus, le bien-être des souris est conditionné par la mise en place de protocoles et de points limites lors des procédures visant à réduire les éventuelles souffrances animales. Par exemple, en cas d'agression entre animaux, des soins seront apportés aux souris blessées et celles-ci seront isolées le temps de la récupération. Si l'animal n'a pas pu récupérer dans une temps raisonnable, la procédure s'arrêtera pour celui-ci. Une fois le regroupement effectué, une surveillance accrue sera effectuée pour observer tout comportement agressif envers l'animal préalablement blessé. Si les comportements aggressifs persistent, la procédure sera arrêtée pour l'animal. Notre design d'électrode pour enregistrer l'activité des neurones est plus léger et moins encombrant que les autres systèmes connus et vendus sur le marché. Lors des chirurgies, certaines douleurs peuvent survenir en post-opératoire. Pour diminuer et abolir ces douleurs, des anesthésiques locaux et des anti-douleurs seront administrés. Les chirurgies sont effectuées sous anesthésie générale gazeuse controlée durant la totalité de la chirurgie afin de permettre un rétablissement rapide de l'animal. Si l'animal n'a pas récupéré dans les 48h, la procédure s'arrêtera pour celui-ci. Un tapis chauffant sera placé sous l'animal afin d'éviter l'hypothermie.

Choix des espèces

Le système dopaminergique mesocorticolimbique des rongeurs est relativement bien conservé par rapport à l’Homme, anatomiquement et fonctionnellement. Les récepteurs nicotiniques et les afférences cholinergiques sont organisées de manières similaires. Ce n’est pas le cas chez les invertébrés, poissons et oiseaux. Par ailleurs, il existe beaucoup d’endophénotypes de l’addiction clairement établis chez la souris. De plus, la génétique de la souris offre des outils de modulations des réseaux neuronaux, difficilement accessibles chez d’autres modèles. Si les modèles d’invertébrés et poisson peuvent être utilisés pour étudier les mécanismes de renforcement aux drogues, l’organisation anatomique est trop différent pour qu'ils puissent être utilisés pour comprendre la modulation nicotinique du système dopaminergique. Des modèles de mammifères (rat, singe) ne se justifient pas non plus car les outils génétiques nécessaires pour disséquer les mécanismes sous-jacents n’existent pas chez ces espèces. Enfin, notre environnement élargi et enrichi a été spécifiquement développé et adapté à l'étude de la souris. Les animaux utilisés seront à l'âge jeune adulte - adulte. Avant 8 semaines, les souris sont considérées comme étant au stade adolescent. Ainsi, sachant que le comportement à cet âge est différent de l'âge adulte, et que notre étude porte sur l'âge adulte uniquement, nous éviterons d'étudier le comportement de souris avant 8 semaines. De plus, l'implantation de fibres et d'électrodes représentant une certaine charge de poids sur la tête de l'animal, nous préférons le faire une fois que ceux-ci sont plus grands et ne pas influencer leur comportement avant 8 semaines. Ainsi, les procédures qui nécessitent des injections virales uniquement se feront sur l'animal entre 4 et 6 semaines afin d'observer un temps d'infection nécessaire par le virus concerné (entre 3 et 6 semaines d'expression). Les souris qui se verront implanter des fibres optiques ou des électrodes d'enregistrement subiront une chirugie à partir de 8 semaines (âge adulte pour une souris). Les expériences comportementales se feront aussi à partir de 8 semaines d'âge.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1230
Souffrances
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Devenir
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1 230 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. La plupart subissent une chirurgie cérébrale dès l'âge de nouveau-né, parfois deux interventions et des injections répétées sur 72 heures, pour étudier la neurotransmission dans un modèle de schizophrénie. Le porteur indique que les procédures peuvent provoquer des arrêts cardiaques, le cannibalisme des nouveau-nés par leur mère, des inflammations et des pertes de poids, et que la lignée transgénique présente des crises d'épilepsie. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ou in silico ne reproduit la complexité du cerveau en développement, le bénéfice restant une meilleure compréhension fondamentale des synapses.

Objectifs

Le cervelet est une structure cérébrale qui permet à tout individu de s’adapter à son environnement en contrôlant et corrigeant la posture et les mouvements en fonction des informations qu’il reçoit du monde extérieur et du reste du corps. Une mauvaise transmission de ces informations pourrait être à l’origine de symptômes schizophréniques. L’objectif de ce projet est d’identifier les molécules qui jouent un rôle essentiel dans la communication au sein des réseaux de neurones du cervelet et qui, lorsqu’elles sont altérées, pourraient être responsables de troubles schizophréniques.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre de mieux comprendre les bases moléculaires des dysfonctionnements synaptiques dans le cortex cérébelleux de la souris qui pourraient être à l’origine de troubles psychotiques associés à la schizophrénie. Les voies anatomiques impliquées dans le traitement temporel (intervalle de temps) des informations sensorimotrices chez la souris sont les mêmes que chez l'homme et cette propriété est particulièrement affectée chez les patients schizophrènes. Ce projet permettra en outre de faire des progrès dans les connaissances fondamentales du fonctionnement des synapses et sur la façon dont le cervelet encode les informations sensorielles et motrices.

Procédures

Tous les animaux subiront au moins une procédure chirurgicale. Un premier groupe d’animaux nouveau-nés subira une seule intervention chirurgicale d'une durée de 30 minutes maximum sous anesthésie et analgésie profonde. Un deuxième groupe d’animaux subira une intervention chirurgicale entre 5 jours et 12 jours post-natal d'une durée de 20 minutes maximum sous anesthésie et analgésie profonde puis une seconde intervention chirurgicale après le sevrage d’une durée de 30 minutes maximum sous anesthésie et analgésie profonde. Un troisième groupe d’animaux nouveau-nés subira une seule intervention chirurgicale d'une durée de 30 minutes maximum sous anesthésie et analgésie profonde complétées par 4 injections par jour sur 72h00 (durée d'une injection = 30 secondes à 1 minute).

Impact sur les animaux

Les animaux génétiquement modifiés utilisés pour le maintien de la lignée présentent de façon épisodique un phénotype dommageable sous forme de crises d'épilepsie. Les procédures appliquées pourront induire : des arrêts cardiaques, du cannibalisme de souris nouveau-nées par leur mère, du stress pendant quelques heures, des inflammations pendant 2-3 jours, des douleurs modérées, des stéréotypies ou des pertes perte de poids pendant 2-3 jours.

Devenir

Dans les procédures conduisant à des enregistrements ou des anayses neuroanatomiques, les animaux sont mis à mort afin de réaliser des analyses électrophysiologiques, tissulaires et histologiques.

Remplacement

Pour ce projet, nous souhaitons étudier dans le cerveau de souris adultes des phénomènes biologiques complexes qui se mettent en place dans le cerveau des souris nouveau-nées. Ces phénomènes sont contrôlés à tout moment par différentes parties du cerveau. Il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico qui puissent reproduire la complexité des phénomènes biologiques qui se mettent en place dans le cerveau pendant la croissance de la souris ce qui signifie que le modèle animal ne peut pas être remplacé.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques et être statistiquement valides. Nous utiliserons des individus des 2 sexes afin de réduire le nombre d’individus à produire et produire des résultats spécifiques de genre. Pour définir statistiquement la taille des lots d'animaux à tester, nous nous appuyons sur des travaux publiés, ainsi que sur l'utilisation de logiciel approprié pour l'évaluation statistique du nombre d’animaux requis. l’utilisation conjointe de plusieurs outils expérimentaux permettra de diviser par deux le nombre d’animaux nécessaires pour le projet. Par ailleurs, afin de limiter le nombre d'animaux utilisés, nous testerons in vitro la fonctionnalité des outils moléculaires développés spécifiquement pour ce projet.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des animaleries dont le fonctionnement a été conçu pour maximiser le confort et limiter la souffrance des animaux. En particulier, les souris sont hébergées en groupes sociaux. Elles font l’objet d’observations régulières tout au long de l'expérience et l'enrichissement (matériel de nidification et bâton à ronger) est systématiquement appliqué à toutes les cages. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Les nuisances liées au phénotype dommageable de souris transgéniques seront limitées par la présence de tunnel dans les cages, par des changes réalisés par le même manipulateur et dans des conditions limitées de bruit et de vibrations. Des points limites spécifiques ont été définis et le raffinement s’appliquera selon une grille de score pour une prise en charge adaptée des animaux.

Choix des espèces

Le choix de la souris est justifié par le fait que de nombreux modèles génétiques développés chez la souris ont permis de comprendre les mécanismes physiologiques et moléculaires responsables de pathologies neurologiques humaines. Ainsi, nous utiliserons un modèle génétique souris qui reproduit certains aspects de la schizophrénie. La schizophrénie est une pathologie neuro-développementale qui implique des modifications du fonctionnement du cerveau pendant l’enfance. C’est la raison pour laquelle la plupart des procédures expérimentale seront réalisées chez des souris nouveau-nées (5 à 10 jours post-natal). Cela nous permettra en effet d'étudier le fonctionnement du cerveau à un stage juvénile (3 à 6 semaines).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 108
Souffrances
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▲ 108
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Devenir
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 108

108 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Une tumeur de mésothéliome pleural humain leur est implantée sous anesthésie, avec un suivi par bioluminescence sous anesthésie jusqu'à dix fois et de multiples injections d'un traitement, avant une analyse terminale du sang et de la tumeur. Le porteur indique que la tumeur développée peut gêner les déplacements des animaux sans, selon lui, affecter leur alimentation. Il présente le développement d'un nouveau traitement comme "indispensable" et affirme ne recourir aux animaux qu'après validation de la molécule sur cellules en culture.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité thérapeutique d’un nouveau traitement bloquant l’Interleukine 34 (IL-34) dans des modèles de mésothéliome pleural malin. En effet, le mésothéliome pleural malin est un cancer de la plèvre très agressif (médiane de survie < 1 an) pour lequel le seul traitement est une combinaison de chimiothérapie peu efficace. Il est donc indispensable de développer de nouveaux traitements pour ces patients. Plusieurs études récentes ont montré l’importance de l’IL-34, un messager du système immunitaire, dans la mise en place de l’immunosuppression au sein des tumeurs ainsi que dans la mise en place des mécanismes de résistance à la chimiothérapie. Dans ce contexte, nous développons plusieurs stratégies bloquant l’IL34 afin d’empêcher l’interaction avec ses récepteurs. Au cours de ce projet, nous souhaitons tester l’efficacité d’une de ces stratégies pour empêcher l’initiation ou lever les effets délétères induits par l’IL-34 : l’immunosuppression via le microenvironnement tumoral et la résistance à la chimiothérapie. Cet antagoniste de l’IL34 sera testé dans un modèle murin de mésothéliome pleural malin mimant la pathologie par l’association de cellules tumorales issues de patients avec des cellules du microenvironnement tumoral. Cette étude sera réalisée chez la souris sur un maximum de 108 animaux.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont dans un premier temps la mise en place d’un modèle de mésothéliome pleural malin le plus représentatif de la pathologie et de la problématique thérapeutique qui permettra l’évaluation thérapeutique de notre antagoniste de l’IL-34 mais qui pourra également par la suite servir à tester d’autres stratégies en développement dans notre équipe ou par des collaborateurs. L’étude de l’efficacité de notre antagoniste de l’IL-34 nous permettra dans un premier temps de l’optimiser en fonction des résultats obtenus puis dans un second temps d’envisager un transfert vers la clinque afin de proposer un nouveau traitement au patients atteints de mésothéliome pleural malin, particulièrement ceux en échec thérapeutique.

Procédures

Les animaux seront soumis à au moins une anesthésie générale pour l’implantation des cellules tumorales. Les animaux dont le suivi du développement de la tumeur sera fait par bioluminescence seront anesthésiés à chaque suivi : estimé entre 2 et 10 fois selon la vitesse de développement de la tumeur et l’efficacité du traitement lors de la dernière procédure. Cette analyse par bioluminescence dure environ 10 min dont 1 min d’acquisition et durant toute la procédure les animaux sont placés dans un environnement chauffé afin de maintenir leur température corporelle.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont principalement liés à l’implantation de la tumeur. L’implantation de la tumeur, bien que réalisée sous anesthésie et analgésie, peut conduire à une douleur légère et de courte durée aux animaux. Une fois la tumeur développée à un stade avancé il est possible qu’elle provoque une gêne aux déplacements des animaux mais sans conséquence sur leur alimentation …. Les points limites de l’expérience seront bien sûr adaptés dans le cas, peu probable, où le développement de la tumeur induirait un changement important du comportement lié à la douleur ou autre. Le suivi des animaux sera notamment réalisé grâce à la bioluminescence via la luciférase ce qui nécessitera l’injection du substrat et l’anesthésie des animaux une fois par semaine pouvant générer du stress. De plus, la réalisation du traitement nécessitera de multiples injections qui peuvent également induire une douleur légère et éphémère ainsi qu’un stress.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de réaliser une analyse terminale sur le sang et la tumeur.

Remplacement

L’utilisation d’animaux démarrera seulement une fois que notre molécule sera parfaitement caractérisée et son efficacité validée dans plusieurs modèles artificiels réalisés sur des cellules en culture au sein du laboratoire.

Réduction

Afin de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, chaque étape sera réalisée successivement et les modèles/protocoles les plus pertinents seront finement sélectionnés à chaque étape. Chaque protocole sera réalisé dans un premier temps sur un petit nombre d’animaux avec le nombre minimum de groupe. Si la stratégie fonctionne, elle sera alors reproduite pour confirmer les résultats et le cas échéant des groupes contrôles seront ajoutés. Nous nous limiterons à 7/8 animaux final par groupe, nombre suffisant pour attester d’une efficacité thérapeutique validée par des tests statistiques.

Raffinement

Afin de prévenir au maximum le stress des animaux, les souris sont maintenues en groupe sociaux (3 à 5 individus par cage), dans un environnement enrichi (frisottis + cabane transparente rouge) et observés quotidiennement afin d’identifier tout changement de comportement lié au stress ou à la douleur et mis à mort en cas de souffrance. L’injection des cellules tumorales et le suivi des animaux par bioluminescence sera réalisé sous anesthésie générale et anti-douleur local. De nombreux critères incluant le poids, le comportement des animaux et la taille de la tumeur nous permettrons de déterminer le stade de la tumeur à ne pas dépasser afin d’éviter toute souffrance inutile aux animaux.

Choix des espèces

Les souris sont de bons modèles d'étude, notamment pour évaluer le bénéfice de nouvelles stratégies antitumorales, de par leur facilité de manipulation et leurs similitudes physiologiques avec l’homme. L'utilisation préalable de ces animaux par des équipes scientifiques internationales permet à d’autres travaux de recherche de débuter avec une base solide (connaissances théoriques, modèles, équipement, ...). Le développement de tumeurs humaines chez la souris nécessite l’utilisation de sujets immunodéficients (sans système immunitaire) pour éviter tout rejet de greffe. Ces souris permettent à la fois la croissance des cellules tumorales humaines et la survie des cellules immunitaires humaines. Les souris seront utilisées à l’âge adulte afin qu’elles ai atteint leur développement complet et afin de renforcer la pertinence des modèles (cancer chez l’adulte).

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 128
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 128
▲ -
Devenir
 -
 -
 128
 -

128 souris vont être utilisées, gardées en vie à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles servent de support à des étudiants apprenant les prélèvements sanguins, chaque animal subissant quatre prélèvements sur quatre sites différents sous anesthésie, l'exercice étant répété une semaine plus tard puis une seconde fois avec un autre groupe. Le porteur indique que la répétition des gestes par des novices et le couplage à l'anesthésie font passer la sévérité de légère à modérée, et prévoit une réutilisation ultérieure des animaux. Il justifie l'anesthésie par le stress qu'induirait autrement la contention, et présente cette formation comme la source de techniciens "très recherchés".

Objectifs

Durant leur cursus, nos étudiants suivent une formation qui qualifie le personnel appliquant des procédures expérimentales aux animaux, spécifique aux modèles rongeurs. Cette formation réglementaire nous permet de former des techniciens hautement qualifiés en expérimentation animale, qui sont des professionnels très recherchés dans notre bassin d’emploi. Le programme de la formation inclut l’acquisition de compétences théoriques et pratiques permettant la manipulation d’animaux dans le respect de leur bien-être. Parmi ces manipulations à maîtriser figure la réalisation de prélèvements sanguins, chez le rongeur de laboratoire. Pour permettre l’acquisition de cette compétence, les travaux pratiques que nous souhaitons réaliser permettent une familiarisation progressive des étudiants avec ces techniques. Durant les travaux pratiques précédents, les étudiants ont appris à réaliser la contention des animaux, des injections, leur anesthésie. Ils ont également suivi des enseignements d’éthique, de réglementation et savent évaluer le bien-être animal afin d’être en mesure d’adapter leur pratique au comportement de l’animal qu’ils manipulent. Les objectifs pédagogiques de cette séance de travaux pratiques sont multiples : -Connaissance de la diversité des voies de prélèvement veineux, recommandations, méthodes, avantages et inconvénients de chacune - Connaissance des recommandations en termes de volumes maximaux et de fréquence des prélèvements sanguins -Apprentissage des règles d’asepsie, propres à la pratique de prélèvements sanguins. - Connaissance du matériel nécessaire aux prélèvements, préparation de ce matériel -Acquisition des compétences techniques de prélèvement sur veines caudale et saphène - Etude de la régulation de la glycémie, par analyse des prélèvements sanguins réalisés - Renforcement de l’apprentissage du contrôle des paramètres physiologiques et du respect du confort de l’animal durant une anesthésie

Bénéfices attendus

Au cours d’une procédure expérimentale, le technicien doit être en mesure de limiter le degré de mal-être généré à l’animal, en apportant des réponses adéquates afin de restreindre celui-ci. Ceci nécessite un apprentissage, réalisé durant des séances de travaux pratiques. Ce projet permettra à nos étudiants, futurs techniciens pratiquant l'expérimentation animale, d'acquérir la compétence de réalisation de prélèvements sanguins chez la souris, tout en veillant à respecter son bien-être. La liste plus précise des compétences acquises est décrite dans la partie Objectifs.

Procédures

Anesthésie par voie gazeuse (isoflurane) : deux anesthésies par animal, espacées d'une semaine minimum. Prélèvements sanguins : 4 prélèvements de faible volume (de l'ordre de 10 microlitres), réalisés sur des sites de ponction disctincts (2 veines sapheines et 2 veines caudales) chez la souris anesthésiée et analgésiée (buprénorphine). Ces prélèvements seront répétés une semaine plus tard, dans les mêmes conditions. La durée de l'anesthésie, durant laquelle se réaliseront les prélèvements, ne dépassera pas 1h.

Impact sur les animaux

Les actes pratiqués ici sont individuellement d’un degré de sévérité léger mais leur répétition (4 prélèvements sanguins par animal), leur réalisation par des étudiants novices et le couplage à une anesthésie pourraient les classer dans un degré de sévérité modéré. Les effets indésirables possibles, qui seront recherchés et évalués à l'aide d'une grille de scoring et conduiront à la réalisation d'un traitement antalgique adapté, sont : - une perte de poids (évaluée en pourcentage et par jour), - un comportement inadapté (comportement des animaux sans intervention du manipulateur – contractions, boiteries des pattes postérieures, position antalgique, prostration - et en réponse au geste du manipulateur : agressivité ou passivité) - une déshydratation (détectée par l’apparence physique telle que yeux plissés, enfoncés, pli de peau moins élastique …), -un aspect physique altéré (poil hérissé, sale), -une hyperventilation

Devenir

Il n'est pas justifié d'euthanasier les animaux suite à cette procédure et cela irait à l'encontre de la règle des 3R. Les animaux seront réutilisés pour d’autres projets se déroulant à l’IUT, après vérification du rétablissement total de ceux-ci si jamais ils avaient présenté des signes de souffrance.

Remplacement

Nous commençons l’apprentissage sur support non vivant, avons recours à des vidéos plutôt qu’à une démonstration sur animal.

Réduction

Réduire le nombre d’animaux : Nous commençons l’apprentissage sur support non vivant, avons recours à des vidéos plutôt qu’à une démonstration sur animal, ne recourons qu’à une souris pour deux étudiants, par séance, tout en permettant à chacun de s’entraîner au prélèvement sanguin sur deux voies distinctes, nous utilisons le sang prélevé pour étudier l’évolution de la glycémie des souris durant la séance, sans recourir à un autre TP spécifique et donc à d’autres animaux. Par ailleurs, nous aurons 7 groupes d’étudiants mais n’aurons recours au maximum qu’à quatre lots de 8 souris, chaque lot étant utilisé 2 fois, par deux groupes d’étudiants dont la séance de TP sera espacée d’au moins une semaine, de manière à permettre une totale récupération de l’animal. Après ces séances, les animaux pourront être réutilisés dans d’autres TP de notre établissement, correspondant à des procédures sans réveil ou de gravité légère (autres projets autorisés).

Raffinement

Nous aurons recours à une analgésie centrale, au moyen d’une prémédication à la buprénorphine à 2 mg/kg. Après réveil, les zootechniciens surveilleront le réveil des animaux et leur bien-être durant quelques heures puis quotidiennement à l’animalerie. Il est important qu’ils soient informés des actes réalisés sur les animaux durant les TP, de façon à connaître les douleurs potentiellement occasionnées. Une grille d’évaluation du bien-être des animaux est couramment employée pour ce type d’acte. Prenant en compte des critères objectifs, elle servira à adapter un traitement antalgique. Si le traitement n’aboutit à aucune amélioration (suite à évaluations, plus fréquentes si une douleur a été détectée), l’euthanasie de l’animal sera réalisée après anesthésie (injection létale d'Exagon après anesthésie à l'isoflurane). Les animaux sont amenés en salle de TP une heure avant le début de la séance, afin de s’acclimater à ce nouvel environnement. Des recommandations sont données, rappelées aux étudiants à chaque séance afin que la manipulation ait lieu dans le calme. Le recours à l’anesthésie des animaux, pour des actes de prélèvement sanguin périphériques, peut sembler exagéré et nous pourrions nous contenter de placer les souris dans des tubes à contention en les maintenant en veille. Cependant, pour permettre à chaque étudiant de pratiquer ce geste tout en réduisant le nombre d’animaux, nous allons réaliser 4 prélèvements sanguins sur le même animal. Nous pensons que ceci pourrait générer, chez la souris vigile, un stress supérieur à celui induit par une anesthésie à l’isoflurane. Les animaux seront maintenus sur tapis chauffants reliés à des sondes thermiques durant l’anesthésie et seront réveillés au calme et au chaud.

Choix des espèces

Les souris sont les animaux les plus utilisés en expérimentation, il est donc logique que nous formions nos étudiants à la manipulation de cet animal. Les actes de prélèvements sanguins sont fréquemment réalisés chez cette espèce. Adultes de plus de 7 semaines, habitués à la préhension et la contention, plus faciles à manipuler que de jeunes animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 90
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 90
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 90

90 souris au système immunitaire humanisé vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections de cellules de leucémie pouvant induire une tumeur et des métastases, avec des prélèvements sanguins réguliers et une imagerie sous anesthésie deux à trois fois par semaine. Le porteur indique que les animaux développant des métastases douloureuses seront euthanasiés. Il qualifie ces souris humanisées d'approche "indispensable" et affirme que les interactions entre système immunitaire, pathologie et traitement ne peuvent être recréées in vitro.

Objectifs

Les lymphocytes T sont des cellules du système immunitaire qui présentent des fonctions « tueuses » puissantes et leur capacité à reconnaître et tuer spécifiquement des cellules tumorales est une promesse thérapeutique d'importance. Le but de cette expérimentation animale est de vérifier si des cellules précurseurs des lymphocyte T sont capables de migrer dans le thymus et s'y différencier afin d'acquérir les caractéristiques fonctionnelles des lymphocytes T matures : c'est-à-dire, reconnaissant une cellule tumorale afin de s’activer et d’éliminer les cellules cibles l'exprimant.

Bénéfices attendus

Les lymphocytes T immatures peuvent au préalable être modifiés génétiquement pour leurs permettant de s'attaquer à des cellules tumorales cibles. Il s'agit donc de vérifier l'efficacité d'un modèle permettant de développer des nouvelles méthodes thérapeutiques pour guérir les cancers. En utilisant des souris au système immunitaire humanisé, nous validons en outre un modèle davantage spécifique de l'utilisateur final des ces cellules à visées thérapeutiques : l'Homme.

Procédures

Injection : 3 maximum, d'une durée de 10 à 15 secondes chacune; prélèvements sanguins : toutes les 2 semaines, d'une durée de 10 à 15 secondes chacun. Imagerie in vivo sous anesthésie générale : 5-10 minutes par souris 2 à 3 fois par semaine.

Impact sur les animaux

L’injection de cellules tumorales peut induire une tumeur et la présence de métastases.

Devenir

Les animaux ayant reçu une injection de cellules tumorales risquent de développer des métastases amenant une souffrance. Ils seront dès lors euthanasiés.

Remplacement

Les tests in vitro ont été envisagés. Néanmoins, il n’est pas possible de recréer, in vitro, les interactions complexes qui peuvent exister entre un organe fonctionnel (le système immunitaire), une pathologie et les effets thérapeutiques et toxicologies de composés à visées thérapeutiques les impliquant. Les souris aux organes humanisés constituent donc une approche scientifiquement valide, robuste et indispensable au développement et à la mise à disposition de nouvelles thérapies.

Réduction

Aucune approche statistique n'a été réalisée, l’estimation du nombre d’animaux par groupe (n=10) est réalisée sur la base de notre expérience, ainsi que sur la littérature scientifique tout en tenant compte du taux d’humanisation de 82,5%. Trois groupes sont prévus et un total de 3 études sera réalisé, au total, pour valider le modèle.

Raffinement

Les souris seront hébergées en cages ventilées, par groupe social stable. La nourriture et l’eau de boisson seront fournies ad libitum. La cage contiendra une couche de litière permettant aux souris de creuser, de se cacher et de réaliser un nid, élément essentiel à leur bien-être. Six morceaux de bois permettant aux souris d’exprimer leur comportement de rongeur, ainsi qu’un nid en carton seront également disposes. A leur entrée dans le projet, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation et seront habituées a la présence de l’expérimentateur qui les manipulera régulièrement. Pour gérer la douleur, la souffrance et l’angoisse, nous évaluerons l’état de santé par une échelle cumulative de scores prenant en compte : l’aspect du pelage, les mouvements, l’activité, la couleur des muqueuses et le score corporel. Les souris seront évaluées quotidiennement et l’échelle sera appliquée dès que nécessaire. Une souris avec un score clinique ≥ à 7 sera euthanasiée pour raison éthique. Le poids sera monitoré 3 fois par semaine. Une perte de plus de 20%, calculée à partir du poids le plus élevé sera considérée comme une raison de mise à mort. Toute anormalité non objectivable par l’échelle de score clinique devra être rapportée au vétérinaire qui aura pleine autorité pour euthanasier un animal pour raison éthique ou mettre en œuvre un traitement anti-douleur si elle/il le juge nécessaire.

Choix des espèces

Nous maitrisons l'humanisation du système immunitaire sur les souris NCG. En se basant sur cette expertise, il est essentiel de continuer sur cette espèce. La procédure expérimentale requiert des animaux entrant en étude vers l’âge de 3-4 semaines. Des animaux plus âgés présentent des taux de succès inférieurs pour la prise de greffe.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
Souris : 100
Rats : 400
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 500

400 rats et 100 souris vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit l'implantation chirurgicale d'une prothèse crânienne sous anesthésie de 2 à 6 heures, puis jusqu'à une dizaine de sessions d'enregistrement, certaines en contention sur plateforme rotative, d'autres après une lésion vestibulaire provoquant des troubles de l'équilibre. Le porteur indique que la lésion vestibulaire entraîne des vertiges et une désorientation transitoires, et que les lignées modèles d'épilepsie-absence figent l'animal quelques secondes à minutes. Il affirme qu'aucune simulation ni organoïde ne reproduit ces interactions neuronales, l'euthanasie survenant entre 3 et 12 mois.

Objectifs

Le fonctionnement du cerveau est basé sur l'interaction réciproque entre les neurones, qui traitent l'information, et le réseau sanguin, qui répartit en permanence le soutien métabolique selon les contributions de différentes aires cérébrales. Ce couplage entre métabolisme et traitement cognitif sert de moyen d’exploration des processus cérébraux, grâce à l’imagerie des processus vasculaires et métaboliques pour identifier et comprendre les réseaux neuronaux associés à chaque comportement, activité physiologique ou pathologique. Le but de ce projet est de mieux comprendre comment les différentes aires fonctionnelles du cerveau interagissent pour produire des processus cognitifs, des comportements, ou des anomalies handicapantes telles que les absences (brêves périodes de passivité associée à une perte de conscience). Ce projet associe trois axes d’analyse complémentaires : 1/Comment mesurer simultanément la dilatation des vaisseux sanguins et la charge en oxygène du sang pour estimer la charge métabolique des aires cérébrale à travers l’ensemble du cerveau ? On développe des méthodes pour la mesure du métabolisme tissulaire in vivo sur l’ensemble du cerveau de façon minimalement invasive, en combinant des moyens acoustiques et optiques. 2/L’orientation spatiale nécessite des repères visuels stables, i.e. dont le mouvement apparent est uniquement causé par les mouvements de l’animal. Comment le cerveau identifie et utilise de tels repères à partir des signaux visuels et vestibulaires ? On aborde une situation physiologique, la dynamique des réseaux impliqués dans des fonctions cognitives d’orientation spatiale, où des aires cérébrales spécialisées coopèrent pour produire une fonction intégrée. 3/Existe-t-il des marqueurs de l’activité cérébrale annonçant la survenue d’absence, et quels en sont les mécanismes déclencheurs? On explore une situation pathologique, l’épilepsie de type absence (non convulsive), où des réseaux distribués à travers le cerveau perturbent l’ensemble de l’activité jusqu’à interrompre le comportement et figer l’animal de façon transitoire (typiquement 3s à 3min).

Bénéfices attendus

Les données obtenues dans ce projet apporteront une meilleure connaissance de mécanismes cérébraux physiologiques et pathologiques. D’un point de vue scientitifque on attend de mieux comprendre quelles aires cérébrales sont impliquées dans l’orientation et dans l’attention (interrompue par les absences) et globalement de mieux comprendre comment les différentes aires cérébrales spécialisées interagissent pour produire un effet de conscience. D’un point de vue technologique on développe des moyens d’observation donnant une vision étendue des liens entre mécanismes métaboliques et cognitifs. L’ensemble de ces progrès constitueront une base pour mieux comprendre et à terme traiter les pathologies impliquant l’orientation, les absences, ou les troubles métaboliques, dont l’impact sur la santé est significatif.

Procédures

Chaque animal est soumis à une unique procédure chirurgicale d'implantation d'une prothèse crânienne et d'un système d'attache permettant des mesures ultérieures non invasives (EEG, imagerie ultrasonore, imagerie optique). Cette étape est réalisée en une seule chirurgie sous anesthésie profonde d’une durée de 2-6h, suivie d’une période de récupération de 5-7 jours. Chaque animal participe ensuite à une campagne d’observation non invasive, composée au maximum d’une dizaine de sessions d’enregistrement espacées de 3 jours à 3 mois, étalée sur une durée totale maximale de 1 an. Chaque session nécessite une brêve anesthésie initiale, pour fixer le système d’enregistrement, pendant environ 30 minutes. Une fois le système attaché la session peut se dérouler de trois façons différentes : 1/L’animal est maintenu anesthésié pour la session de mesure, d’une durée maximale de 6h ; 2/L’animal réveillé reste en contention sur une plateforme rotative, pour évaluer des stimuli visuo-vestibulaires imposés, sur une durée maximale de 6h ; 3/L’animal est mobile, en restant attaché au système de mesure par un cordon léger, pour une durée d’enregistrement des mesures en continu de 6h à une semaine. Les animaux participant à l'étude de l'intégration visuo-vestibulaire sont soumis à une brève chirurgie de lésion vestibulaire (environ 30 minutes), sous anesthésie profonde, au milieu de la période d'observation. Les animaux sont euthanasiés à l'issue de la dernière session d'observation.

Impact sur les animaux

La procédure chirurgicale d’implantation d’une prothèse crânienne est associée à un risque post-opératoire de douleur à traiter de façon préventive, d’infection ou de dégradation de la prothèse à surveiller. La procédure de lésion vestibulaire produit un stress lié à un défaut de sens de la verticale et des accélérations de la tête, se traduisant par des mouvements déséquilibrés de l’animal et/ou une immobilisation inhabituelle. Ce handicap est transitoire, grâce à compensation du système nerveux atteinte en une semaine environ. Les sessions d’observations avec l’animal en contention sur une plateforme rotative peuvent induire des vertiges brefs et du stress en cas de stimuli visuel et vestibulaire discordants. Les sessions d’observation sur animal éveillé peuvent produire un stress pendant la durée de la session, lié à la contention ou à la gêne occasionnée par le câble rattachant la tête au système de mesure. Les lignées établies comme modèles d’absence spontanée présentent des périodes de quelques secondes à quelques minutes pendant lesquelles l’animal est figé, interrompant son comportement pour le reprendre à la fin de l’absence. Bien que le comportement soit inhabituel pour des rongeurs il n’est pas dommageable dans le cadre sécurisé du laboratoire (notamment absence de prédateur). La rotation imposée sur une plateforme mobile, et la lésion vestibulaire provoquent des vertiges et perte d'équilibre. La récupération spontanée d'une lésion vestibulaire est de 3 jours.

Devenir

La qualité des mesures obtenues au moyen d'une prothèse crânienne permettant l'observation décroit avec le temps, ce qui ne permet pas de conserver les animaux pour obtenir plus de données. Les animaux sont gardés en vie durant au maximum 12 mois pour permettre d’obtenir des données suffisantes en qualité et quantité pour établir des observations répondant aux questions abordées par le projet. On prévoit une euthanasie entre un âge de 3 et 12 mois.

Remplacement

Les questions abordées dans ce projet concernent les propriétés émergentes des interactions entre assemblées de populations neuronales réparties à travers le système nerveux, en rapport avec des questions de physiologie et pathologies des mammifères. La diversité des types cellulaires, de leurs connexions, la richesse des intéractions moléculaires -d’ailleurs tous encore incomplètement décrits- font qu’il n’existe aucun moyen de simulation ou de remplacement par des organismes plus simples ou des organoïdes. En outre les mécanismes étudiés sont très dynamiques et propres aux animaux vivants, ce qui ne permet pas de les aborder sur des tissus fixés.

Réduction

On prévoit d’employer au maximum 400 rats et 100 souris sur 5 ans. Nos études déjà publiées ont montré que la bonne sensibilité des méthodes utilisées dans nos approches EEG-imagerie fonctionnelle permet typiquement de dresser un panorama de l’activité fonctionnelle et d’exhiber des variations statisiquement significatives avec un nombre limité d’animaux (par exemple sur la dynamique d’activation, la comparaison avec une situation contrôle). Ces animaux permettront d’aborder nos trois axes d’étude (méthode, orientation, absence). L’étude de méthode compare les variations temporelles des signaux cérébraux entre des activités de base et des activité induites pharmacologiquement sous anesthésie, suivant un protocol établi. L’étude sur l’orientation spatiale repose sur un groupe avec lésion vestibulaire et un groupe contrôle, tous deux soumis à des stimuli concordants ou discordants. L’étude sur les absences compare également deux groupes d’animaux, présentant des absences spontanées contre animaux contrôles. Pour réduire les effectifs, étant donné les similitudes techniques entre les procédures engagées pour ces 3 axes d’étude, des données pourront être partagées et le cas échéant des animaux pourront participer à plusieurs axes d’étude.

Raffinement

Les animaux sont acclimatés pendant 5 jours suivant leur arrivée aux conditions de température et d'humidité de l'animalerie. Les conditions de stabulations sont conformes aux standards: taille des cages, nourriture et eau ad libitum, éclairage suivant un cycle régulier jour/nuit. L'environnement est enrichi par des buchettes. Les animaux sont hébergés par groupes sauf lorsque cela représente un risque post-opératoire (détérioration des prothèses par un congénère). Le projet n’a pas de finalité associée à la douleur et ne prévoit pas l’occurrence de situation douloureuse, en dehors d’un épisode d’intensité au maximum modérée, post-opératoire sur une durée de 3 jours, pris en charge de façon systématique et anticipée. La survenue éventuelle d’autres épisodes douloureux pourrait se produire en cas de complication chirurgicale, impliquant une vigilance quotidienne. Afin de minimiser les douleurs post-opératoires les animaux recevront un traitement antalgique initié dès le début de la chirurgie. Durant toute l'étude : les animaux seront évalués quotidiennement par les zootechniciens pour des comportements tels qu'une posture ou des mouvements anormaux. En cas de comportement anormal, les animaux seront isolés et feront l'objet de soins adaptés par les expérimentateurs pendant 72h. Les animaux seront euthanasiés s'ils présentent des signes de douleur persistants ou perdent 10% ou plus de leur poids pendant cette période, selon une grille standard. L'atteinte d'un point limite exige une ou plusieurs des actions suivantes : -l'isolation et la surveillance bi-quotidienne, injection de solution glucosée en sous-cutanée en cas de dénutrition - l'administration d'un analgésique -l'euthanasie de l'animal.

Choix des espèces

Les rats et souris forment un modèle des activités cérébrales et du couplage neuro-vasculaire des mammifères. Ils forment des modèles particulièrement développés pour étudier les circuits cérébraux de l’orientation spatiale, des comportements cognitifs simple et du sommeil. De plus, des lignées spécifiques (WAG/Rij, GAERS) sont des modèles de référence pour les absences. Le projet repose sur des rats et souris adultes, dès la fin du sevrage, soit un âge compris entre 4 semaines et 1 an, poids d'un animal sain (souris 10-20g, rat 150-500g). Des animaux adultes présentent un référentiel stable des capacités cognitives et du couplage neurovasculaire. Les lignées WAG/Rij et GAERS présentent des absences spontanées qui émergent dans les 2-4 semaines suivant la naissance, ce qui en fait d'excellents modèles. Les modèles rats et souris sont complémentaires : la taille du cerveau de rat est particulièrement adaptée à la technique d'imagerie ultrasonore (résolution spatiale, masse de la sonde fixée sur le tête de l'animal), la souris offre une perspective de comparaison avec un corpus d’études plus diversifié.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 3200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 3200
Devenir
 -
 -
 -
 3200

3 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une dépendance à la morphine leur est induite par injections répétées, suivie de tests comportementaux d'anxiété, de dépression et d'anhédonie, ce dernier imposant un isolement de 48 heures, avant un prélèvement terminal de sang et d'organes. Le porteur indique que les traitements peuvent entraîner une perte de poids de 10 à 15 % et une mobilité réduite, et que le sevrage provoque des signes physiques de manque et des modifications émotionnelles qu'il juge modérées. Il affirme que seul le modèle animal donne accès aux conséquences émotionnelles du sevrage et qu'un transfert vers les patients pourra être "très vite" proposé.

Objectifs

La dépendance aux opioïdes est une pathologie complexe du système nerveux central. La prise en charge thérapeutique des patients présentant une dépendance aux opioïdes se fait grâce aux traitements de substitution, qui sont également des opioïdes. Néanmoins force est de constater que les risques de rechute restent très élevés. Plusieurs facteurs peuvent être responsables de ces rechutes, et dans ce projet nous allons explorer un de ces facteurs, l’inflammation. En effet de plus en plus d’études mettent en évidence que l’inflammation joue un rôle important dans les maladies psychiatriques, y compris les dépendances aux drogues, ainsi que dans des comorbidités très souvent retrouvées, comme l’anxiété et la dépression par exemple. Il est connu que les opioïdes sont pro-inflammatoires. La mise en place des traitements de substitution avec des ligands opioïdes peut donc contribuer à maintenir un état inflammatoire important, et à entretenir ainsi un cercle vicieux, contribuant aux rechutes. Notre hypothèse de travail est donc qu’une réduction de l'inflammation pourrait permettre une sortie plus pérenne des patients dépendants aux opioïdes. Pour étudier cette hypothèse nous proposons d’utiliser des modèles pré-cliniques et d’associer aux opioïdes des cannabinoïdes qui ont des propriétés anti-inflammatoires, et qui sont connus pour potentialiser les réponses des opoïdes. Cette approche par co-traitement permettrait donc de diminuer les doses d’opoïde lors du traitement de substitution, et de diminuer l’inflammation (baisse de la dose d’un agent proinflammatoire (opioïde de substitution) + ajout d’un agent anti-inflammatoire). Nous évaluerons donc, après induction d’une dépendance à la morphine chez la souris, l’état inflammatoire des animaux (aussi bien au niveau périphérique que central) que nous corrélerons avec des modifications de l’état émotionnel des animaux avant et après mise en place d’un traitement associant opioïde ± cannabinoïdes.

Bénéfices attendus

Notre objectif est de montrer qu’une diminution de l’inflammation pourrait permettre une meilleure prise en charge de la dépendance aux opioïdes, avec une réduction des signes physiques du sevrage, et une diminution des perturbations émotionnelles. Le projet proposé permettra d’apporter la preuve de concept sur des modèles précliniques robustes. Dans ce projet nous utiliserons des molécules qui sont présentes dans la pharmacopée, et un transfert vers les patients pourra donc être très vite proposé.

Procédures

Tous les animaux subiront des injections d'opioïdes et /ou de cannabinoïdes pendant 5 jours. Puis des tests comportementaux permettant de mesurer l'état émotionnel des animaux (anxiété, dépression, anhédonie) ainsi que le développement d'une dépendance. Ces tests durent entre 5 et 30 min. Pour la mesure de l'anhédonie, les animaux devront être isolés durant la durée du test (48h). A la fin de tests les animaux seront mis à mort pour prélèvement du sang et des organes. Un groupe d'animaux subira en plus une implantation d'une pompe sous anesthésie générale. Cette procédure dure 5 à 10 min au maximum.

Impact sur les animaux

Les procédures qui seront réalisées le sont déjà dans des projets antérieurs. Certains traitements utilisés peuvent entrainer une perte de poids (10-15% au maximum) et une mobilité réduite 2 ou 3 jours après l’injection, mais dans la majorité des cas (sauf atteinte des points limites dans 5 % des cas au maximum) les souris recouvrent leurs poids et capacités motrices au maximum 5 jours plus tard. Le traitement à la morphine entraine une dépendance chez les animaux, qui peut se manisfester lors de l’arrêt du traitement par des modifications émotionnelles, et des signes physiques de manque, qui sont les paramètres que nous suivrons dans l’étude pour mettre en évidence l’intérêt des traitements de subtitution et la plus-value d’ajouter des cannabinoïdes. Néanmoins ces modifications comportementales restent modérées, et immédiatement après l’évaluation comportementale une sédation profonde sera induite.

Devenir

A l'issue des études, les animaux sont mis à mort pour prélèvement de sang et des organes.

Remplacement

Ce projet ayant pour but d’étudier les conséquences émotionnelles d’un sevrage suite à une exposition répétée aux opioïdes, les méthodes alternatives actuelles (e.g., modélisation, études in vitro) sont impossibles. Seul le modèle animal donne accès à l’ensemble des informations que nous souhaitons collectées.

Réduction

Pour réduire au minimum le nombre de souris utilisées, nous avons estimé la taille des échantillons permettant une analyse statistique efficace grâce aux données obtenues lors de projets précédents. Chaque groupe sera constitué de 20 souris pour révéler les différences inter-individuelles comportementales.

Raffinement

L’angoisse des animaux sera minimisée par au moins une semaine d’habituation aux conditions d’hébergement avant le début des expériences. Les animaux seront hébergés dans des conditions normales avec enrichissement du milieu. Tous les groupes ont un accès libre à l’eau et à la nourriture. L’implantation des pompes osmotiques sous anesthésie gazeuse sera réalisée par une personne compétente ayant suivie la formation réglementaire de chirurgie. Cette procédure dure 5 à 10 min au maximum. Tout au long du projet, les animaux seront quotidiennement suivis, et surveillés en fonction des points limites afin de limiter la douleur aux animaux.

Choix des espèces

Au vu de la littérature, la souris apparaît comme étant un très bon modèle permettant d’étudier les mécansimes qui lient la dérégulation du système immunitaire et les pathologies psychiatriques. Cette espèce est largement utilisée en immunologie, et aussi dans le champ des études portant sur les opioïdes. Les animaux que nous utiliserons seront de jeunes adultes. Ils arriveront au laboratoire à l’âge de 7 semaines et ne seront pas testés avant leur 8ème semaine, ce qui correspond à une phase où ils sont sexuellement mâtures, et où ils ont aussi un système immunitaire et un système nerveux mâtures. Il est important de réaliser les expériences chez l’animal adulte pour éviter des biais dûs à l’âge et le manque de mâturité des systèmes.

Impact du mycobiote sur la fragilité osseuse

(NTS-FR-158950v1 – 26/10/2022)
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 150
Souffrances
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▲ 150
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Devenir
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 150

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Une ostéoporose leur est induite par ovariectomie ou par injection de toxine botulique provoquant une paralysie, avant un traitement antifongique dans l'eau de boisson, des injections de calcéine, un test de perméabilité intestinale et un prélèvement squelettique terminal. Le porteur affirme que l'injection de toxine botulique provoque une boiterie mais que ses études antérieures n'ont pas mis en évidence de douleur apparente. Il indique qu'aucune méthode in vitro ou in silico ne peut être développée faute de données, et présente le mycobiote intestinal comme une piste "totalement inexplorée".

Objectifs

Des études antérieures ont montré un rôle important du microbiote bactérien intestinal sur le contrôle de la masse osseuse mais également de la qualité osseuse et de la résistance à la fracture, dans les ostéoporoses. En effet, la présence d’une dysbiose bactérienne entraine soit une exacerbation de la fragilité osseuse, soit protège de cette dernière, en fonction des espèces impliquées. Les populations fongiques et bactériennes occupent des espaces similaires dans l'intestin et peuvent s'influencer mutuellement. Une question évidente, pour laquelle aucune réponse aujourd’hui ne peut-être apportée, est l’influence des souches fongiques commensales sur la survenue de la fragilité osseuse des ostéoporoses. Notre projet s’interessera à cette problématique dans un modèle préclinique murin validé et maitrisé au sein de notre laboratoire en proposant l’utilisation d’antifongique pour dépleter le mycobiote intestinale et voir la répercussion sur la fragilité osseuse.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice de ce projet est de faire progresser les connaissances sur le rôle du mycobiote intestinal dans la physiopathologie des ostéoporoses. Ce pan scientifique est totalement inexploré et peut représenter une piste intéressante de traitement des ostéoporoses (transplantation de mycobiote, probiotique, …). De plus, en parallèle, nous projetons de lancer une étude clinique pour étudier la diversité du mycobiote dans la population ostéoporotique par rapport à une population de même age sans fragilité osseuse. La comparaison des données entre étude préclinique et clinique permettra de mieux comprendre les relations entre les deux modèles et de valider des cibles microbiennes pour le traitement de la fragilité osseuse.

Procédures

Dans le modèle d’ostéoporose par carence en hormone sexuelle (modèle d’ostéoporose post-ménopausique), les 75 souris seront soumises à : - deux injections sous-cutanées de calcéine (10mg/kg, durée de l'injection : 30 secondes) sur animal vigile avec une contention adaptée ; - un test de perméabilité intestinale, comprenant une administration orale de dextran-FITC (durée 2 minutes) suivi d’un prélèvement sanguin unique réalisé sous anesthésie gazeuse (durée 2 minutes). Dans le modèle d’ostéoporose par paralysie à la toxine botulique (modèle d’ostéoporose d’immobilisation), les 75 souris seront soumises à : - Une injection intramusculaire de toxine botulique ou de solution saline réalisée sous anesthésie gazeuse (durée 30 secondes) - deux injections sous-cutanées de calcéine (10mg/kg, durée de l'injection : 30 secondes) sur animal vigile avec une contention adaptée ; - un test de perméabilité intestinale, comprenant une administration orale de dextran-FITC (durée 2 minutes) suivi d’un prélèvement sanguin unique réalisé sous anesthésie gazeuse (durée 2 minutes).

Impact sur les animaux

L’administration d’antifongiques dans l’eau de boisson ne devrait pas entrainer d’effets indésirables pour les animaux. L’administration de calcéine réalisée à l’aide de seringue à insuline permet de limiter le désagrément de la piqûre. L’administration de calcéine ne provoque pas d’effet indésirable à l’animal. Le prélèvement sanguin du test de perméabilité intestinale sera réalisé sous anesthésie gazeuse afin de réduire le stress aux animaux. L'administration de toxine botulique sera réalisée sous anesthésie gazeuse et provoquera une boiterie à l'animal. Cependant, nos études antérieures publiées sur le modèle n'ont pas mise en évidence de diminution de l'activité des animaux ni de douleur apparente. L'administration de toxine botulique n'entraine pas de diminution de la prise alimentaire.

Devenir

Les animaux seront gardés en vie entre les actes de chaque procédure. A la fin de la procédure 1 ou 2, l’ensemble des animaux seront euthanasiés afin de pouvoir réaliser les prélèvements de tissus et de pièces squeletiques.

Remplacement

Aucune donnée dans la littérature ne permet de prédire l’impact d’une modulation du mycobiote sur la fragilité osseuse. De ce fait, l’utilisation de méthodes alternatives telles que des techniques in vitro ou in silico ne peuvent être développées et le recours à l’emploi d’un modèle de petit animal est requis pour évaluer cette question. La souris est un modèle animal reconnu d'ostéoporose peu couteux et facilement maintenu en captivité. Les modèles murins d’ostéoporoses utilisés reproduisent les mêmes modifications de tissu osseux que celles observées en pathologie humaine. Nous avons également développé et validé depuis maintenant 10 ans tous les outils nécessaires à l'étude de la qualité osseuse dans des modèles murins.

Réduction

Les modèles d’ostéoporoses induite par ovariectomie ou par injection de toxine botulique sont des modèles maitrisés au sein de notre laboratoire. Nos études antérieures dans ces modèles ont permis de réaliser un calcul d’échantillonage afin de déterminer le nombre minimum d’animaux requis pour observer une différence significative de la déformation plastique, et donc de la fragilité osseuse, dans ces modèles d’ostéoporose. En se basant sur ce calcul et pour atteindre une significativité statistique, nous avons décidé d’inclure 15 animaux par lot. Des tests statistiques seront ensuite réalisés pour vérifier si les différences observées entre les groupes sont dûes au hasard ou au traitement/intervention.

Raffinement

Les animaux seront hébergés selon les conditions d’hébergements au sein de l’établissement utilisateur, à savoir : hébergement en groupe sociaux dans des cages normalisées, placées sur des portoirs ventilés à hygrométrie et température contrôlées. Les animaux auront à leur disposition de l’eau et de la nourriture à volonté. Un cycle automatique jour-nuit de 12h-12h sera respecté. Il sera mis à leur disposition un abri et de la cellulose pour la constitution d’un nid. Des frisottis en carton et/ou des petits morceaux de bois à ronger leurs seront distribués. Une grille de points limites adaptés sera mise en place avec les critères suivants : Perte de poids, activité, posture, respiration, automutiliation, aspect des matières fécales et déshydratation. La grille est fournie en annexe 2. Un animal démontrant une somme de points limites de score 3 ou supérieur sera sorti du projet et mis à mort immédiatement. La fréquence d'observation des animaux sera journalière. Un score supérieur ou égal à 1 entrainera l’injection d'un anti-douleur par voie sous-cutanée.

Choix des espèces

Les rongeurs sont recommandés par les agences de régulation du médicament comme première approche dans l’étude des mécanismes conduisant à une ostéoporose et une fragilité osseuse. La souris est un modèle animal reconnu d'ostéoporose peu couteux et facilement maintenu en captivité. Les modèles murins d’ostéoporoses utilisés reproduisent les mêmes modifications de tissu osseux que celles observées en pathologie humaine. L’ostéoporose post ménopausique est une pathologie du sujet de plus de 50 ans. En revanche, l’ostéoporose d’immobilisation est une pathologie qui peut toucher toutes les classes d’âge d’individus. Classiquement les modèles de souris utilisés font appel à un déclenchement de l’ostéoporose autour de la 16ème semaine de vie (ovariectomie ou paralysie). Les animaux que nous utiliseront seront ovariectomisés à l’âge de 16 semaines par l’établissement éleveur. Le traitement par antifongique commencera 4 semaines après afin de laisser la fragilité osseuse s’installer. Pour le modèle d’ostéoporose par immobilisation, l’injection de toxine botulique sera réalisée à la 16ème semaine et l’administration d’antifongique dans l’eau de boisson commencera deux semaines avant l’injection de toxine botulique et durera 5 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 224
Souffrances
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▲ 224
Devenir
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 -
 224

224 souris juvéniles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Des crises fébriles leur sont provoquées sur animal vigile pendant une heure au maximum, avec prise de température par sonde rectale et injection intrapéritonéale, pour tester des traitements antiépileptiques transposables aux enfants de moins de deux ans. Le porteur indique que les nuisances attendues sont des crises myocloniques et convulsives, un stress lié à l'isolement des jeunes animaux et à la sonde, et une douleur liée à l'injection, un état de mal dépassant quinze minutes constituant un point limite. Il affirme que la culture cellulaire ne reproduit pas les crises d'un cerveau entier et que l'étude chez l'enfant ne serait pas éthiquement acceptable.

Objectifs

Ce projet va permettre d’évaluer l’efficacité de traitements sur les crises fébriles, un type de crise présente chez les patients Dravet. Le syndrome de Dravet est une épilepsie grave de l’enfant, qui débute avant l’âge d’un an par des crises convulsives, souvent déclenchées par de la fièvre. Ces crises fébriles sont les premières manifestations de cette maladie orpheline et les traitements actuels ne permettent pas de soulager tous les patients. De plus, les crises fébriles reproduisent un état de mal épileptique (status epilepticus) qui touche de nombreux patients. Nous proposons ici de tester des traitements aigus sur un modèle murin de crises fébriles, afin de pouvoir diminuer ces crises précoces, prédisant le développement d’une épilepsie.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d’évaluer l’efficacité de traitements anti-épileptiques sur les crises fébriles, dès le plus jeune âge et ainsi conforter l’utilisation de ces traitements chez les patients de moins de 2 ans. L’inhibition des crises fébriles aidera à contrôler le phénomène d’état de mal épileptique (status epilepticus) et ainsi à limiter ses conséquences délétères sur le développement des patients.

Procédures

Induction de crises fébriles sur animal vigile: protocole d’induction durant au maximum 1h avec prise de température par sonde rectale, tous les animaux : 224 souris Injection i.p. pour la 2ème partie : une seule injection (max 30s), 168 souris. Ces procédures seront effectuées par du personnel expérimenté pour limiter le stress de l’animal.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont : 1) Une survenue de crises myocloniques et convulsives 2) un stress dû à l’isolement des jeunes animaux et à la prise de température par sonde rectale (pendant une heure au maximum) 3) un stress et une douleur dus à l’administration intrapéritonéale.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin d’effectuer des prélèvements d’organes, pour compléter cette étude.

Remplacement

L’utilisation d’animaux est justifiée car: (1) Les modifications cérébrales induites par les crises ne peuvent être étudiées chez l’humain de façon éthiquement acceptable. (2) La culture cellulaire ne reproduit pas l’ensemble des propriétés des crises d'épilepsie survenant dans un cerveau entier. (3) La modélisation in silico nécessite des données expérimentales encore manquantes.

Réduction

Nous ferons une planification rigoureuse des expériences, en testant d’abord des animaux de différents âges pour sélectionner l’âge avec le plus de crises fébriles et une latence d’induction la plus faible. Selon le Guidelines for the Design and Statistical Analysis of Experiments Using Laboratory Animals, il nous faut au minimum 10 animaux par groupe. Cependant, les animaux étant livrés avec leur mère, leur nombre peut varier selon les portées. Nous envisageons ainsi d’utiliser au maximum 14 souris par groupe (et au minimum 10) pour utiliser tous les animaux d’une portée. Ainsi, avec 3 mères gestantes, nous attendons d’avoir entre 10 et 14 petits à utiliser.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des cages ventilées (une mère et sa portée par cage), enrichies avec du sizzle dry. La température et l’hygrométrie sont contrôlés. Le cycle jour nuit est de 12h, changeant à 7h et 19h. Lors de l’induction de crises fébriles, les animaux seront observés de façon continue afin de caractériser ces crises et définir l’apparition d’un état de mal épileptique (status epilepticus). Si cet état de mal dure plus de 15 minutes, cela constituera un point limite. Les administrations i.p. seront effectuées sur des animaux vigiles par du personnel expérimenté.

Choix des espèces

L’espèce que nous avons choisie (souris) est le modèle animal décrit dans la littérature comme reproduisant au mieux l'épilepsie induite par la fièvre. Les rongeurs ont un cerveau suffisamment élaboré pour générer des activités épileptiques dont les mécanismes pathologiques aux niveaux cellulaire et moléculaire sont similaires à l'humain. Les crises fébriles apparaissent chez les nouveaux nés humains, ainsi nous utiliserons des souris juvéniles entre P8 et P20 (stade de développement correspondant à la période péri-natale chez l’humain): dans un premier temps pour définir l’âge optimal pour la survie de crises fébriles; puis à cet âge optimal, afin de tester des traitements dans le but de réduire ou éliminer le nombre de crises. La souris C57Bl6 présente des crises fébriles à partir de P8 jusqu’à P20, ce qui justifie son emploi.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 4600
Souffrances
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▲ 4600
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Devenir
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 4600

4 600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une implantation de tumeur cérébrale par stéréotaxie, un suivi par IRM répété, des injections intraveineuses, sous-cutanées ou intracérébrales sur plusieurs cycles et des gavages, pour tester un peptide et des nanotechnologies portés par une société de biotechnologies. Le porteur décrit des effets possibles d'hyperpression intracrânienne, d'œdème et de perte de poids, et justifie l'effectif élevé par les 17 procédures prévues. Il qualifie le passage par un modèle animal d'"indispensable" et conclut que le glioblastome ne peut être reproduit in vitro, les bénéfices pour les patients restant conditionnés à des étapes réglementaires ultérieures.

Objectifs

Le glioblastome (GBM) est le cancer cérébral le plus fréquent et le plus agressif, avec 200 000 décès par an dans le monde, une survie médiane de 14 mois et aucun traitement curatif. Le traitement actuel consiste en une extraction chirurgicale de la tumeur suivie par le protocole de Stupp (radiothérapie et chimiothérapie avec le témozolomide). Des travaux ont montré l’activité anticancéreuse du peptide NFL sur des cellules de GBM (rats, souris, humain) cultivées en laboratoire et sur des rats porteurs d'un GBM (après une simple administration directement dans la tumeur). Ce peptide tue également les cellules responsables de l'apparition du GBM. De plus, lorsque le peptide se trouve à la surface de nanotechnologies, ce peptide augmente leur entrée dans des cellules de GBM de souris comparativement aux nanotechnologies seules. Chez l'animal (souris), une seule injection des nanotechnologies couplées au peptide et chargées en un anticancéreux, directement dans la tumeur, diminue de manière plus efficace le volume de la tumeur comparativement aux nanotechnologies chargées en anticancéreux mais sans peptide à leur surface. Une société de biotechnologies en santé travaille sur les formulations de ce peptide seul et combiné à des nanotechnologies pour en faire de futurs candidats-médicaments pour le traitement du GBM. Leur développement pharmaceutique a permis de les formuler pour une utilisation clinique. Le but de ce projet de recherche pré-clinique non réglementaire est d’étudier la tolérance et l’efficacité de ce peptide seul ou combiné à des nanotechnologies après administrations chez des souris saines ou porteuses de GBM humain en déterminant la voie d’administration la plus adaptée afin de développer un traitement contre le GBM et prévenir les rechutes chez les patients.

Bénéfices attendus

La société de biotechnologies en santé qui travaille sur les formulations du peptide NFL seul et combiné à des nanotechnologies visent à en faire de futurs candidats-médicaments dans le traitement du GBM. Ces travaux avancés de recherche pré-clinique non réglementaire ont pour but de valider l’innocuité des traitements et leur efficacité et ainsi, confirmer leur intérêt thérapeutique. Si l’intérêt thérapeutique est attesté et la posologie déterminée, ces travaux pourront servir de base pour la mise en place d’essais pré-cliniques règlementaires avant la mise en place d’essais cliniques chez l'Homme. Le but de ce projet est de développer un traitement contre le GBM et prévenir les rechutes chez les patients opérables ou non.

Procédures

Dans la mise au point du modèle, les animaux subiront 3 types d'intervention : l’implantation tumorale par stéréotaxie qui dure plusieurs minutes, le suivi de la croissante tumorale par IRM (4 IRM de suivi qui dureront environ une heure chacune et qui seront espacées de plusieurs jours) et une injection intraveineuse. Dans l'étude de toxicité, les animaux subiront un type d'intervention : des injections intraveineuses ou sous-cutanées (1 à 2 injections, qui durent quelques minutes, par jour pendant 5 jours suivies de 2 jours de repos, sur 5 cycles) ou une injection intracérébrale. Dans l’étude de biodistribution et pharmacocinétique tissulaire, les animaux subiront jusqu'à 5 types d’intervention : l’implantation tumorale par stéréotaxie qui dure plusieurs minutes, le suivi de la croissante tumorale par IRM (3 IRM de suivi qui dureront environ une heure chacune et qui seront espacées de plusieurs jours), des injections intraveineuses ou sous-cutanées sur une période de 5 semaines (1 à 2 injections, qui durent quelques minutes, par jour pendant 5 jours suivies de 2 jours de repos, sur 5 cycles) ou une injection intracérébrale qui durera plusieurs minutes et une perfusion cardiaque. Dans l’étude de pharmacocinétique, les animaux subiront deux types d’intervention, une injection unique intraveineuse ou sous-cutanée ou intracérébrale qui durera plusieurs minutes et des prélèvements répétés de sang au niveau de la veine caudal, de la veine jugulaire ou du sinus retro-orbital (3 prélèvements maximum, qui dureront quelques minutes chacun et qui seront espacés de plusieurs minutes à plusieurs heures). Dans l’étude d'efficacité, les animaux subiront quatre types d’intervention : l’implantation tumorale par stéréotaxie qui dure plusieurs minutes, le suivi de la croissante tumorale par IRM (1 à 6 IRM de suivi qui dureront environ une heure chacune et qui seront espacées de plusieurs jours), des injections intraveineuses ou sous-cutanées (1 à 2 injections, qui durent quelques minutes, par jour pendant 5 jours) ou une injection intracérébrale qui durera plusieurs minutes et des gavages répétés (1 gavage par jour pendant 5 jours suivi de 2 jours de repos, sur 5 cycles maximum).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables des candidats médicaments seront évalués lors de chaque phase du projet. Les nanotechnologies pouvant être chargés d’anticancéreux (paclitaxel, etc.), des effets indésirables communément retrouvés après injection de ce type de composé pourraient être observés (modification de la formulation sanguine, perte de poids, faiblesse, etc.). Les effets indésirables peuvent être également liés à l’acte chirurgical et la croissance tumorale (hyperpression intracrânienne, oedème, etc.) ainsi qu’à l’injection des traitements (rougeur, inflammation, etc.).

Devenir

A l’issue de toutes les procédures, les animaux seront tous mis à mort pour prélèvements de sang et/ou d’organes.

Remplacement

L’utilisation des candidats médicaments étant à visée humaine, dans le domaine de la neuro-oncologie, il est nécessaire de réaliser des études précliniques pharmacologiques non-réglementaires, comme ici des études toxicologiques et d’efficacité pour démontrer et valider sans aucune ambiguïté leur innocuité et efficacité avant les études précliniques réglementaires et les essais cliniques chez l’Homme. Des travaux menés sur des cultures de cellules tumorales et saines ont déjà été réalisées ou sont en cours pour valider les molécules et formulations testées. Pour compléter l’étude, il est indispensable de passer sur un modèle animal mimant les conditions de développement du GBM humain avant de pouvoir tester les molécules sur des patients atteints de ce cancer. Le développement de ce type de modèle (modèle CDX) dans ce projet ne peut pas être remplacé par des méthodes alternatives car l'induction de tumeur s'accompagne de modifications physiopathologiques dans un microenvironnement particulier, notamment dans le cas du glioblastome, ne pouvant actuellement pas être reproduites in vitro, ces modifications étant nécessaires pour l'étude d'efficacité d'anticancéreux.

Réduction

L'étude de toxicité permettra de raffiner la dose administrée, et ainsi de réduire le nombre de lot d’animaux à tester dans les études suivantes (études 2, 3 et 4). Une seule dose à la fois sera testée. Ainsi, si la plus haute dose n’est pas toxique, les doses plus basses ne seront pas systématiquement testées. Le nombre de souris immunodéprimées pourra également être réduit au strict minimum en fonction des résultats obtenus chez les souris immunocompétentes. Pour finir, lors de l’étude d’efficacité, seuls les traitements ayant montré la meilleure biodistribution et pharmacocinétique tissulaires seront testés pour réduire le nombre d’animaux. Enfin, ce traitement étant destiné aux hommes et aux femmes, ces études seront d'abord effectuées sur un premier sexe, ce qui permettra de réduire le nombre d'animaux pour le deuxième sexe. Ce nombre n'est pas inclu dans cette saisine mais est estimé à 1526 comparativement à 4640 pour le premier sexe. Le nombre d’animaux choisi par groupe est suffisant pour garantir des données précises, représentatives de l’espèce, et statistiquement exploitables. Il n’est pas utile d’avoir plus d’animaux, mais il est préférable de ne pas en utiliser moins, au risque d’être confronté à des variations entre des animaux d’un même groupe. L’effectif des souris utilisées (4640) est très important, toutefois il est justifié par le nombre de procédures (17) dont la logique de déroulement est clairement établie. Si certaines de ces procédures étaient un échec complet (peu probable et non souhaitable), cela pourrait entraîner un arrêt du projet tel qu’il est établi aujourd’hui et diminuerait le nombre de vies animales utilisées, afin d’éviter de recourir inutilement à des vies animales.

Raffinement

La douleur et l’angoisse de chaque animal seront évaluées par un suivi quotidien. Afin d’évaluer de façon raffiner la souffrance/douleur des animaux tout au long de l’expérimentation, un système de score sera mis en place pour chaque animal et pour chaque paramètre contrôlé. Dans le cas où un animal présenterait un ou des signes de souffrance, un médicament contre la douleur serait administrée jusqu’à ce que ces signes disparaissent. L'atteinte d'un des points limites par un animal impliquera sa mise à mort. Plusieurs personnes seront impliquées dans ce suivi, mais la décision finale sera prise dans les 24h par le porteur de projet. Au fur et à mesure des études précédentes, nous avons pu affiner cette grille et la prise en compte de la douleur animale.

Choix des espèces

Des recherches bibliographiques montrent que la souris est l'espèce la plus utilisée et adaptée pour l’implantation de cellules de GBM, qu’elles soient issues de lignées immortalisés ou de patients. Il s'agit de l'espèce la mieux décrite dans la littérature. Les souris seront utilisées entre 6 et 8 semaines d’âge. Cet âge est majoritairement retrouvé dans les études bibliographiques in vivo sur modèle orthotopique de GBM chez la souris.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 275
Souffrances
▲ -
▲ 275
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 183
 92

275 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 92 tuées à l'issue et 183 réorientées vers d'autres projets. Cette lignée transgénique développe vers 7-8 mois des lésions cérébrales entraînant faiblesse musculaire, paralysie partielle des membres postérieurs et amaigrissement, que le projet se limite à surveiller par pesée et observation hebdomadaires. Le porteur présente ce suivi comme un progrès de "bien-être animal", alors que la souffrance provient du phénotype dommageable entretenu par l'élevage de la lignée. Il affirme que l'étude de la maladie d'Alzheimer "nécessite" ces souris et qu'aucune alternative non animale ne peut les remplacer.

Objectifs

Le présent projet a pour but de mettre en place une stratégie pour la production et l’élevage, dans le respect strict du bien-être animal, de souris nécessaires à des travaux expérimentaux sur la maladie d’Alzheimer (MA). Ces souris transgéniques miment les lésions cérébrales de la MA et seront utilisées dans différents projets de recherche qui ont été examinés par les comités d’éthique pour l’expérimentation animale et qui sont déjà validés par les instances du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (MESRI). Les souris utilisées développent au cours du vieillissement des symptômes neurologiques invalidants nécessitant un suivi rapproché et constituant l’objectif de ce projet.

Bénéfices attendus

Le projet concerne le maintien dans notre animalerie d’une lignée murine modèle de MA. Ce modèle reproduit de façon unique les dégénérescences de la MA. L’implantation de la lignée sur site permettra aux équipes de chercheurs de mieux comprendre les mécanismes de la MA et de développer des thérapies innovantes pour cette affection. Le présent projet a pour unique but d’assurer les meilleures conditions d’élevage et de préservation des souris produites, dans le strict respect des règles du bien-être animal. On veillera en particulier à détecter de façon précoce l’apparition de symptômes neurologiques (problème moteurs) et à mettre en place des procédures pour limiter le caractère dommageable de ces manifestations cliniques.

Procédures

Le suivi des animaux implique des gestes zootechniques mineurs (toutes les semaines, à partir de l’âge de 6 mois : observation de l’état général, prise de poids). Aucune intervention invasive ne sera réalisée au cours de ces visites de suivi.

Impact sur les animaux

Les souris étudiées peuvent développer vers l’âge de 7-8 mois (parfois plus tôt) des lésions cérébrales entraînant une faiblesse musculaire et parfois une paralysie partielle des membres postérieurs. Ce tableau clinique s’accompagne d’un amaigrissement lié aux difficultés d’accès à la nourriture et à la boisson. La procédure expérimentale associée à ce projet consiste en un suivi rapproché de la colonie de souris afin de minimiser l’apparition des signes cliniques et, le cas échéant, d’appliquer une réponse adaptée lorsque que les symptômes sont détectés.

Devenir

Les animaux de 6 mois et plus qui feront l’objet de la procédure de suivi de lignée et qui n’atteindront pas les points limites, seront réutilisés. Ils seront alloués à 3 projets expérimentaux en cours et validés par le ministère, ou utilisés en procédure hors champ (prélèvement d’organe).

Remplacement

L’étude préclinique, fondamentale ou appliquée de la maladie d’Alzheimer, nécessite le recours aux modèles animaux, seuls à même de reproduire le contexte physiologique de cette pathologie neurodégénérative complexe. Il n’est donc pas possible de substituer aux souris transgéniques une alternative non-animale.

Réduction

Le nombre d’animaux produits et maintenus sur site est réduit au maximum. La taille des groupes d’animaux produits pour les études expérimentales est définie en fonction de nos expériences antérieures et des données de la littérature afin de permettre de générer des données reproductibles et donc solides. Les lots produits tiennent compte de la variabilité de la lignée (par exemple la densité des lésions cérébrales peut varier d’un animal à l’autre) et des mesures biologiques effectuées (par exemple les performances comportementales des souris dans des tests de mémoire peuvent montrer un degré important d’hétérogénéité d’un animal à l’autre). Ce projet de suivi de lignée concernera 275 souris.

Raffinement

L'animalerie où sont hébergés les animaux est agréée, avec des conditions de température et d'hygrométrie contrôlées, un abreuvage automatique et de la nourriture à volonté. Les animaux sont hébergés par groupes de 4-5 souris et bénéficient également d’un enrichissement matériel (coton ou kraft pour faire un nid, maisons en cellulose). Le maintien de la lignée de souris s’articulera sur un ensemble d’actions : surveillance accrue des animaux âgés afin de détecter le plus précocement possible l’apparition de troubles neurologiques invalidants, mise en place de mesures pour limiter l’impact des symptômes moteurs et faciliter l’alimentation des animaux, euthanasie des souris dès l’atteinte de points limites. La mise en place du présent projet de maintien de lignée renforcera le bien-être animal et constitue donc une étape supplémentaire dans l’application et le respect du principe de Raffinement.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris transgéniques qui surexpriment une mutation et développent des lésions cérébrales similaires à celles des patients atteints de maladie d’Alzheimer. Il n’existe pas à notre connaissance de modèles autres que ces souris transgéniques permettant d’atteindre les objectifs des différents projets nécessitant la mise en place d’une procédure de suivi de lignée globale (objectif du présent projet). Le présent projet sera réalisé sur des animaux adultes.