Souris

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  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 2444
Souffrances
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2444 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des souriceaux et des adultes reçoivent des vaccins, des injections d’anticorps et une infection nasale par un grand nombre de bactéries de la coqueluche, avant le prélèvement de leur nez, de leurs poumons et de leurs organes lymphoïdes, pour identifier des anticorps maternels protecteurs. Le porteur indique que l’infection peut tuer l’animal, souiller son pelage et gêner sa respiration, la perte de poids survenant juste avant la mort. Il précise que les mères sont tuées au sevrage et affirme qu’aucun modèle in vitro ne peut remplacer cette étude.

Objectifs

Prévenir les maladies infectieuses chez l’enfant par l’immunisation maternelle et l’immunisation de l’enfant s’avère être une nécessité pour les maladies à taux infectieux (R0) élevé. Le nombre de maladies que l’on peut prévenir par la vaccination a considérablement chuté ces dix dernières années. Néanmoins, les maladies infectieuses constituent la première cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans, en particulier dans les pays en voie de développement. Le développement de nouveaux vaccins fondés sur l’identification d’anticorps protecteurs est nécessaire pour parvenir à réduire la mortalité infantile. La coqueluche figure parmi les maladies avec un R0 très élevé et pour lesquelles le taux de mortalité infantile est élevé. Les formes graves de la coqueluche touchant les nouveau-nés sont associées à une augmentation du nombre de globules blancs dans le sang (hyperleucocytose) entraînant une hypertension artérielle pulmonaire, conditionnant le pronostic vital notamment lorsqu’une défaillance cardiovasculaire apparaît. Par le passé la mise en place d’un modèle d’hyperleucocytose chez le souriceau a permis de montrer le rôle de la toxine pertussique (PT) dans ce phénomène. Les objectifs de ce projet sont les suivant : - Objectif 1 : Identification d’anticorps anti-PT conférant une immunité contre la coqueluche. - Objectif 2 : Etude du passage sélectif des anticorps de la mère à la progéniture et de la contribution des anticorps à la clairance du pathogène chez la progéniture infectée. - Objectif 3 : Immuno-modulation de la réponse immune de la progéniture par les anticorps maternels.

Bénéfices attendus

Les bénéfices apportés par ce projet seront multiples. Nous caractériseront les anticorps anti-PT protecteurs contre la coqueluche et contribuant à la clairance du pathogène. Nous déterminerons l’impact du transfert d’anticorps anti-PT sur la réponse immune des souriceaux à une vaccination contre la coqueluche ou à un challenge infectieux. Dans cette optique, nous étudierons l’effet de différents vaccins anticoquelucheux dans le but d’identifier la meilleure stratégie vaccinale et de concevoir des vaccins plus performants.

Procédures

Les vaccinations seront réalisées sur animaux vigiles, par injection sous-cutanée, qui est l'injection la plus indolore ayant prouvée son efficacité. L'injection en sous-cutané dure 1 à 2 minutes/animal (en comptant la contension nécessaire à l'injection). Deux séries de vaccinations à 4 semaines d'interval sont réalisées. Cela concerne 174 animaux. Les injections d'anticorps sont réalisées sur des souriceaux vigiles, en intrapéritonéal et dans un volume minimal de 50 uL ou bien à des souris adultes endormies, en retroorbital, dans un volume minimal de 100 uL de façon à limiter la douleur de l'animal. L'injection dure 1 à 2 minutes/animal (en comptant la contension nécessaire à l'injection) Une seule injection par animal est réalisée. Cela concerne 1860 animaux. Les infections en intranasal sont réalisées sur des souris endormies et dans des volumes minimaux pour éviter que l'animal se noie. L'injection en intranasal des bactéries prend 2 minutes/animal (temps de la contension et du maintien de l'animal après inoculation pour éviter qu'il se noie et vérifier son rythme cardiaque). Un animal est infecté une seule fois au cours des expériences. Cela concerne 2444 animaux. Toutes les procédures chirurgicales sont réalisées sur des animaux euthanasiés à l'issu des expériences. L'euthanasie dure 1 à 2 min/animal (en comptant la contension nécessaire à l'injection et le temps que le produit fasse effet). Cela engage la totalité des animaux inclus dans les expériences (2444).

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet, seule l'infection est susceptible d'induire de fortes nuisssances aux animaux. En effet, pour induire une hyperleucocytose chez les souris nous devrons inoculer un nombre élevé de bactéries virulentes ce qui peut causer la mort de l’animal. Les souris malades ont le pelage souillé et des difficultés à respirer et elles perdent du poids.

Devenir

Pour évaluer la protection des anticorps glycosylés anti-PT contre la coqueluche dans le modèle murin nous devons euthanasier l'animal et prélever son sang afin de mesurer l'augmentation du nombre de leucocytes circulants, symptôme le plus précoce associé à la maladie dans le modèle murin. La perte de poids apparaît tardivement et quasi de façon concommitente avec la mort de l'animal. De plus, nous récolterons le nez et les poumons des animaux euthanasiés pour mesurer la charge bactérienne ou la réponse immune locale. Des organes lymphoides primaires ou secondaires tels que la rate et le thymus seront également prélevés pour étudier la réponse immune en périphérie. Les mères sont euthanasiées au moment du sevrage (4 semaines) et leur sang est collecté pour mesurer le taux d'anticorps circulant et les caractériser.

Remplacement

L’étude des effets de la vaccination maternelle sur la réponse immune de la progéniture ne peut être substituée par des modèles in vitro.

Réduction

Différentes mises au point seront réalisées afin d’identifier les conditions optimales pour répondre aux problématiques posées; ce qui permettra de réaliser les expériences de grande échelle (telle que le criblage d’une banque d’anticorps glycosylés) sur un nombre minimal d’animaux.

Raffinement

Des points limites ont été définis, qui seront surveillés quotidiennement tels que le comportement apathique des souris, leur pelage souillé, leur difficulté à respirer et la perte de poids. Les souris gestantes ne seront pas transportées pour limiter le stress à l’animal. Les souris gestantes auront un régime alimentaire adapté (croquettes enrichies). Du coton sera mis dans les cages pour permettre aux souris de faire un nid.

Choix des espèces

Dans un but d'étude de potentialité vaccinale et d'immunorégulation induite par les anticorps, il n'existe pas d'autres possibilités que le recours à l'In vivo, et donc aux souris dans notre cas puisqu'elles représentent un bon modèle adapté à nos études. Il est connu que la coqueluche touche tous les âges de la population et elle est mortelle chez les nourrissons non encore correctement protégés par la vaccination. Pour faire le parallèle avec le modèle murin, nous travaillerons sur des souriceaux de 7 à 9 jours, âges auquels le système immunitaire des souris est comparable à celui d'un nouveau-né. Nous emploierons des souris de 4 semaines, âge auquel le système immunitaire des souris est comparable à celui d'un enfant pour étudier l'effet des anticorps maternels sur la réponse immune des souriceaux à une vaccination. Des souris adultes de 7 semaines, au système immunitaire mature, seront également employées comme outil de criblage, la reproductibilité et la faisabilité des expériences étant meilleure comparé au modèle d'infection néonatale.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Souris : 125
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125 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Des souris génétiquement modifiées reçoivent une amputation d’un bout d’oreille pour le génotypage et des injections hormonales, avant d’être tuées pour récupérer leurs ovocytes, afin de tester une molécule censée améliorer la fécondation par le sperme humain. Le porteur situe la finalité du côté du rendement de l’insémination artificielle chez l’humain. Il affirme qu’aucun modèle in vitro ne produit de gamètes viables et présente la souris comme "indispensable".

Objectifs

L'infertilité touche près de 15% des couples en âge de concevoir. Les techniques de reproduction assistée actuelles consistent en (i) l'insémination intra-utérine de sperme si les spermatozoides du partenaire montrent une bonne mobilité, (ii) la fécondation in vitro des ovocytes et (iii) l'injection intracytoplasmique de sperme dans le cas contraire. Les ovocytes fécondés vont ensuite continuer leur développement avant d'être réimplantés dans l'utérus au stade embryonnaire. Ces techniques sont lourdes, notamment pour les patientes : stimulations hormonales pour récupérer les ovocytes, suivis échographiques, ponction ovocytaire sous anesthésie. Une amélioration du rendement de ces techniques est donc indispensable pour améliorer la prise en charge des patientes. Ce programme de recherche permettra d'évaluer l'impact d'une molécule sur la durée du spermatozoïde et nous espérons ainsi améliorer le rendement de l'insémination artificielle qui reste très bas (10.5%) aujourd'hui. Cette molécule a déjà été testée et validée dans le cadre de fécondation bovine et permet une amélioration de 12%. L'objectif de ce projet est donc de valider l'utilisation de cette molécule comme agent améliorant la survie, la mobilité spermatique humaine et donc l'amélioration du taux de succès de l'insémination intra-utérine des spermatozoides.

Bénéfices attendus

La finalité de ce projet aura un impact direct sur la santé humaine. Les bénéfices attendus sont doubles avec (i) la réduction du nombre de FIV permettant l'obtention des embryons à partir d'une seule stimulation ovarienne et (ii) si la molécule améliore la survie et la mobilité spermatique, de proposer directement aux patientes une insémination intra-utérine de sperme traité, la fécondation et le développment embryonnaire se faisant alors in vivo favorisant les chances de grossesse. Ces résultats seront une première étape dans la validation de l'utilisation du clofilium comme agent profertilité chez l'homme.

Procédures

Contention pendant 2 minutes pour le tatouage et le prélèvement d'oreille entre 7 et 10 jours après naissance sur animaux vigiles (une par souris). Injection : IP sur souris vigile : 2 injections IP espacées de 48 h par souris agée de 6 à 12 semaines, contention pendant 30 secondes pour chaque injection.

Impact sur les animaux

La génération de souris génétiquement modifiées demande le génotypage adéquat et donc un prélèvement tissulaire par phalangectomie. La stimulation hormonale des souris nécessitera leur préhension.

Devenir

Les souris doivent etre mise à mort afin de récupérer les ovocytes.

Remplacement

Il n'existe aucun modèle invitro de production de gametes (ovocytes et spermatozoïdes) et le modèle murin est indispensable dans les études nécessitant des gametes et la fécondation; Aucun mode de remplacement n'est envisagé.

Réduction

Le nombre minimal d'animaux sera utilisé dans chaque procédure tout en garantissant une étude statistique correcte (ANOVA, test de Tukey's). La génération d'une souris permettant la fécondation des ovocytes par du sperme humain est longue puisque la souris doit perdre l'expression des 3 gènes de la zone pellucide et exprimer en remplacement les 4 gènes humains. L'obtention d'une souris humanisée parfaite est longue et demande la génération de nombreuses souris et croisements. Il est de plus décrit que ces souris humanisées sont moins fertiles. Afin de réduire le nombre de générations, nous espérons pouvoir déterminer rapidement le nombre de gènes requis a minima permettant l'attachement des spermatozoides à la zone pellucide et sa traversée.

Raffinement

Les souris seront placées en conditions de température régulée, ad libitum.Afin d'éviter la phalangectomie, les animaux seront identifiés par tatouage sur les phalanges et prélèvement d'oreille permettra de les génotyper. Les animaux seront maintenus le moins de temps possible afin d'injecter les hormones nécessaires à la stimulation ovarienne. La mise à mort des animaux sera effectuée dans une pièce différente de celle de l'hébergement.

Choix des espèces

L'étude des mécanismes de fécondation nécessite l'utilisation d'animaux car 1/ nous ne pouvons pas utiliser des ovocytes humains permettant d'étudier la fécondation par des spermatozoides humains 1/ Il n'existe pas de système de culture cellulaire permettant d'obtenir des gamètes viables. 2/ La fécondation nécessite l'obtention de gamètes matures, qui ne peuvent être obtenus que sur des animaux Il nous est donc impossible de remplacer l’animal vivant par un modèle cellulaire ou de simulation informatique. En effet, aucun modèle alternatif ne permet encore de reproduire en globalité,  la complexité de la gamétogenèse et les impacts sur la fertilité en général et la fécondation en particulier. Notre étude s'intéresse à la fécondation des mammifères. Les processus moléculaires sont très similaires entre l'homme et la souris et le modèle souris humanisée permettra de tester l'amélioration attendue sur la physiologie spermatique par la molécule testée. Les souris femelles seront utilisées à maturité sexuelle (6 semaines) et pas au delà de 12 semaines pour la récupération d'ovocytes. En effet, après 12 semaines, les souris répondent moins bien à la stimuation hormonale et le nombre d'ovocytes récoltés décroit.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 650
Souffrances
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650 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie reçoit des chocs électriques pour induire un état de stress post-traumatique, d’autres subissent une chirurgie du cerveau de plus de trois heures pour implanter une fibre optique, avec un isolement de quatorze jours et des tests de peur et d’anxiété, pour tester une stimulation cérébrale censée accélérer l’extinction de la peur. Le porteur reconnaît que l’isolement prolongé ajoute un stress et que le modèle n’est pas transposable directement à l’humain. Il affirme qu’aucune méthode in vitro ne permet d’étudier ce trouble reposant sur le comportement de l’animal vivant.

Objectifs

Il existe plusieurs modèles murins permettant de mimer différents aspects du trouble de stress post-traumatique (PTSD). Le plus utilisé est basé sur le principe de conditionnement de peur au contexte où un contexte nouveau est associé à un événement aversif (chocs électriques). Les souris se rappelleront que l’évènement aversif a eu lieu spécifiquement dans ce contexte et en auront peur lorsqu’elles y seront réexposées. Dans le cas d’un évènement aversif léger, en réexposant l’animal de façon répétée au contexte sans choc électrique, l’expression de la peur associée devrait diminuer jusqu’à disparaitre. Les souris comprennent qu’il n’y a plus de danger dans ce contexte. Ce processus, nommé extinction de peur, est défaillant dans le cas du PTSD. Il est donc important que, chez la souris, la peur associée au contexte persiste après plusieurs réexpositions au contexte. De plus, des traits caractéristiques du PTSD (anxiété, trouble de la mémoire, évitement, hypervigilance, freezing ou immobilité lié à la peur) peuvent être observés à l’aide de différents tests comportementaux. Pour cette étude, nous voulons montrer qu’en activant le cortex infralimbique (zone du cerveau responsable de l’extinction de peur chez la souris) lors du rappel de l’évènement, nous arrivons à accélérer et accentuer l’extinction et que cette amélioration engendrerait une diminution des symptômes associés au PTSD.

Bénéfices attendus

Dans un premier temps, nous démontrerons que les symptômes du PTSD persistent après plusieurs rappels de l’évènement aversif confirmant la qualité du modèle murin de PTSD. De plus, Le cortex infralimbique a été montré comme responsable de la diminution de l’expression de la peur après l’occurrence d’un évènement aversif léger et que, dans le cas d’un PTSD, son activité est largement diminué. Pourtant un nombre très limité d’étude cherche à rétablir cette activité. La technique de stimulation choisie nous permettra d’être spécifique quant à la région ainsi que les neurones stimulés, à l’inverse d’autres techniques de neurostimulations. La stimulation pouvant être effectuée sur l’animal libre de ses mouvements, nous pourrons montrer son importance au cours du rappel de l’évènement aversif. En clinique, parmi les techniques thérapeutiques utilisées aujourd’hui, les thérapies d’exposition semblent être de plus en plus pratiquées. En mettant le patient dans une situation où il est obligé de se remémorer le traumatisme de façon répété dans le temps tout en étant dans un endroit où il se sent en sécurité, les psychiatres cherchent à diminuer l’expression des émotions négatives associées. Malheureusement ces thérapies peuvent prendre du temps et ne sont pas aussi efficaces pour tous les patients. Nous voulons monter qu’en stimulant la région responsable de l’extinction, nous pouvons accélérer le processus. Même si non transposable chez l’Homme directement, cette étude nous permettra ainsi l’obtention de résultats nécessaires pour montrer l’importance de venir stimuler le cortex infralimbique pendant le rappel de l’évènement. Enfin, à ce jour, on constate qu’aucune étude sur le PTSD chez l’animal n’a pris en compte des animaux femelles, posant un problème majeur dans la mise au point de thérapie chez l’Homme

Procédures

Le projet est composé de 3 expériences ayant des objectifs différents. Au cours de la première expérience, les souris vont être divisées en 3 groupes, en fonction du fait qu’elles sont exposés à un l’administration de chocs électriques (intensité moyenne, intensité faible, pas de choc) dans un lieu donné. Trois semaines plus tard, toutes les souris sont réexposées au même lieu pendant 20min par jour sur 3 jours. Enfin, le comportement des souris est évalué à l’aide de tests évaluant la peur, l’anxiété, la mémoire, l’activité. Les souris effectueront 2 tests comportementaux par jours maximum. Pour les expériences 2 et 3, les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de 3h-3h30 sous anesthésie gazeuse. Elle consiste en une injection dans le cerveau et la mise en place d’une fibre optique permettant d’activer les neurones à l’aide d’une stimulation lumineuse (LED). Au cours de la chirurgie, les souris recevront une injection d’anesthésique local au niveau du crâne, d’analgésique et d’anti-inflammatoire. Pour la troisième expérience, deux semaines après la chirurgie, les souris suivront un protocole de PTSD puis de 3 réexpositions au contexte 3 semaines plus tard. Les jours de réexpositions, les souris suivront ou non un protocole pour activer les neurones : celui-ci se fera sur l’animal éveillé . Il s’agira d’une session unique de 10 min (expérience 2) ou de 3 sessions de 10min (1 session par jour sur 3 jours ; expériences 2 et 3). Cette stimulation n’est pas ressentie par l’animal et n’aura aucun effet néfaste.

Impact sur les animaux

Le PTSD est caractérisé en psychiatrie par une persistance (au moins un mois) de différents symptômes envahissants comme une peur prolongée lorsque l’individu est confronté au stimulus qui a causé le PTSD. Lors de la mise au point du modèle, nous devrons vérifier ce point, et donc confronter à nouveau les animaux avec la source du stress, ce qui peut générer de l’inconfort. Toutefois, les souris ne devraient pas montrer de perte de poids importante lié à l’induction du PTSD ni de signes de mal-être dans la cage d’hébergement. Le modèle de PTSD a montré son efficacité dans plusieurs études antérieures, en particulier lorsque les souris sont hébergées seules au moins 14 jours. Nous devrons donc reproduire ces conditions d’élevage, ce qui risque d’induire un stress supplémentaire prolongé. Toutefois, les cages seront transparentes, rangées les unes à côté des autres : Les souris pourront donc se voir, s’entendre et se sentir. De plus, cette étude nécessite d’effectuer des chirurgies au niveau du cerveau. Les souris auront besoin de quelques jours pour se remettre de la chirurgie. Le cerveau n’étant pas sensible, la douleur liée à la chirurgie sera due uniquement à des aspects périphériques. Enfin, la stimulation lumineuse ne sera pas ressentie par les animaux et n’aura aucun effet néfaste mais demandera d’établir une connexion avec l’appareil de mesure à l’aide d’un câble, ajoutant une gêne dans les déplacements tant que l’animal n’y est pas habitué. Les souris seront donc habituées à cette technique dans leur cage d’hébergement plusieurs jours avant la stimulation. Cette habituation sera accompagnée d’une récompense alimentaire.

Devenir

Les 210 animaux de l’expérience 1 seront euthanasiés car ils ont été isolées ce qui peut déclencher des comportements agressifs après regroupement des animaux. En fin de d’expérience 2 et 3 tous les animaux seront destinés à l’étude anatomique et cellulaire. Pour cela, nous devons traiter le cerveau avec une solution de préservation des tissus injectée dans la circulation sanguine de l’animal euthanasié. Cette solution est nécessaire pour éviter la dégradation ou les modifications post mortem. Nous pourrons ainsi confirmer le site d’injection lors de la chirurgie et faire d’autres analyses post-mortem. Sans cela nous ne pourrons pas montrer que les résultats obtenus sont une conséquence de l’activation de la zone cérébrale visée.

Remplacement

Aucune méthode alternative in vitro n’est disponible à ce jour pour répondre à la problématique posée. Le PTSD chez l’animal, comme modèle de pathologie psychiatrique humaine, repose sur l’observation du comportement de l’animal vivant.

Réduction

Les effectifs sont optimisés, les observations comportementales nécessitent une taille d’effectif suffisant compte tenu de la variabilité inter-individuelle (n=35 sujets par groupe). Ne pouvant nous appuyer sur aucune étude conte tenue de la variabilité entre mâle et femelle, nous sommes obligé de les considérer comme des groupes séparés. Les procédures 1 et 2 sont des procédures préliminaires qui nous permettront d’arrêter l’étude si les résultats ne vont pas dans le sens attendu et nécessaire pour la suite.

Raffinement

Les effectifs sont optimisés, les observations comportementales nécessitent une taille d’effectif suffisant compte tenu de la variabilité inter-individuelle (n=35 sujets par groupe). Ne pouvant nous appuyer sur aucune étude conte tenue de la variabilité entre mâle et femelle, nous sommes obligé de les considérer comme des groupes séparés. Les procédures 1 et 2 sont des procédures préliminaires qui nous permettront d’arrêter l’étude si les résultats ne vont pas dans le sens attendu et nécessaire pour la suite. Les souris reçoivent un injection de buprénorphine à 0.1mg/kg en IP en début de chirurgie pour une injection de Métacam à 5mg/kg en sous-cutanée après la chirurgie. Une injection de Métacam en sous-cutanée sera effectué une fois par jour pendant les deux jours qui suivent la chirurgie. Les souris seront monitorée tous les jours pendant la semaine qui suit afin de vérifier que nous n’atteignons pas le point limite.

Choix des espèces

Le choix de la souris se justifie par la similarité entre la neurobiologie humaine et la neurobiologie murine, par l’expérience du laboratoire dans l’évaluation comportementale des rongeurs ainsi que dans la mise en application de la stimulation optogénétique. La zone ciblée dans cette étude (cortex infralimbique) est un équivalent fonctionnel du cortex préfrontal ventromédian chez l’Homme. Les souris C57/BL6N seront adultes (âgées de 10 semaines) à J0 de l’expérimentation afin de comparer les effets chez des animaux dont le phénotype comportemental est stabilisé (période neuro-développementale terminée).

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 1064
Souffrances
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1064 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par voie nasale avec des mycobactéries de la tuberculose, une partie recevant en plus des molécules immunomodulatrices, avant le prélèvement de leurs organes, pour étudier la réponse immunitaire à l’infection. Le porteur indique que certaines lignées perdent rapidement du poids et se prostrent, et précise qu’aucun antidouleur ni anti-inflammatoire n’est administré afin de suivre l’évolution de la maladie. Il affirme qu’aucun système in vitro ne reproduit l’infection du poumon.

Objectifs

La tuberculose est une pathologie majeure en santé humaine et en santé animale (bovins). L’agent pathogène principal de la tuberculose chez l’homme est Mycobacterium tuberculosis (Mtb) et Mycobacterium bovis (Mb) pour les bovins. Le BCG est le seul vaccin actuellement commercialisé contre la tuberculose chez l'homme mais son utilisation chez les bovins n’est pas autorisée en Europe. Les traitements antibiotiques chez l’hommes sont lourds, et l’apparition de souches résistantes aux antibiotiques rend les traitements conventionnels inefficaces. Une alternative aux antibiotiques pourrait être l’amélioration des compétences immunitaires, grâce au développement de stratégies d’immunomodulation, préventives ou thérapeutiques, complémentaires des moyens de lutte classiques. Pour cela, il est nécessaire d’avoir une meilleure compréhension des mécanismes inflammatoires et de la réponse immunitaire de l’hôte (homme, bovin) lors de la tuberculose. Notre objectif est, grâce au modèle murin, d’améliorer nos connaissances des manifestations de la maladie et des fonctions des cellules de l’immunité innée (macrophages, neutrophiles) ainsi que leurs interactions avec l’immunité adaptative (lymphocytes) et d'identifier des facteurs de l’hôte pouvant être immunomodulés afin de mieux lutter contre l’infection.

Bénéfices attendus

Nous espérons, grâce à ce projet, mieux comprendre les rôles de neutrophiles dans la physiopathologie de la tuberculose et de comprendre les interactions de ces cellules avec l’immunité adaptative (Lymphocytes). Ces travaux permettront également d'expliquer les différences de virulence et de dissémination des différentes souches mycobactériennes. Ces travaux, très fondamentaux, pourront permettre développer des stratégies d'immunomodulation en ciblant les facteurs de l’immunité, afin de mieux lutter contre la tuberculose.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une anesthésie par administration médicamenteuse par voie intrapéritonéale et seront ensuite infectées par voie intranasale (durée de l'intervention 15min/animal) . 288 de ces animaux recevront par voie intrapéritonéale des molécules (anticorps ou inhibiteurs) permettant de moduler l'expression de molécules cibles (durée de l'intervention 5 min/animal)

Impact sur les animaux

Nous savons par expérience que les souris C3HeB/FeJ sont beaucoup plus sensibles que les souris C57Bl/6 aux infections mycobactériennes. Ces animaux sont plus susceptibles d'atteindre les points limites lors d'infections avec les souches M.tuberculosis HN878 (souche clinique humaine) et M.bovis (souche référence bovine). Nous pourrons observer une perte de poids assez rapide associée à une prostration des animaux. Afin d'assurer un bon suivi de ces animaux, une grille d'évaluation de bien-être des animaux a été mise en place basée sur une observation quotidienne et une pesée bi-hebdomadaire

Devenir

L'ensemble des animaux du projet seront euthanasiés à la fin du protocole afin de permettre le prélèvement post mortem des organes (poumons, foie, rate, ganglion médiastinal, sang). Ces prélèvements nous permettront d'effectuer l'ensemble des analyses souhaitées comme l'analyse de charge bactérienne, du recrutement cellulaire ou de la sécrétion de médiateurs biochimiques.

Remplacement

Jusqu’à présent, aucun système in vitro ne permet de reproduire les caractéristiques d’infections du poumon et le modèle murin constitue un modèle expérimental pertinent

Réduction

Pour limiter le nombre d’animaux, un test statistique de calcul de la puissance ou de l'effectif nécessaire en utilisant un test de comparaison de deux échantillons indépendants a été réalisé. Pour les données mesurées que ce soit le recrutement cellulaire, cytokines secrétées, nous obtenons une puissance de test pour un effectif de 6 animaux de 87% pour un test Mann-Whitney. Nous utilisons des souris consanguines dont la variabilité génétique est très faible. Nous utilisons des tests statistiques non paramétriques spécialement conçus pour comparer des groupes de petits effectifs de type Mann-Whitney ou Bonferroni. Un maximum d’analyses sera effectué sur chaque animal (cellules immunitaires, cytokines, expression des gènes, histologie, évaluation de la charge du pathogène).

Raffinement

Les animaux seront élevés en communauté dans des cages enrichies avec du papier essuie tout, tunnel carton. Des visites des animaliers seront quotidiennes. Les animaux seront 6 par cage de 530 cm2. Nous réduisons, et limitons au maximum l'inconfort, la douleur, pouvant être subie par les animaux. Pour cela les animaux sont anesthésiés lors des infections et leur état général est suivi tout le long de l’expérimentation (poids, prostration…). Ainsi les animaux sont euthanasiés dès l’apparition des premiers signes de souffrance comme définis par le point limite. Aucun traitement (antidouleur ou anti-inflammatoire) n'est prévu afin de pouvoir suivre l'évolution de la maladie et comprendre le rôle du système immunitaire inné dans les mécanismes de défense liés à ces infections mammaires.

Choix des espèces

Les modèles in vitro ne permettent pas de modéliser la complexite de la reponse immunitaire d'un organisme entier . De plus les modeles murins d'infections mycobacteriennes sont tres bien etablis et permettent de mimer la physiopathologie observée chez l'homme et le bovin. Nous utiliserons des souris adultes agées entre 6 et 12 semaines. Poiur ce projet il nous faut des animaux ayant un systeme mature competent pour cela il nous faut des animaux adultes mais pas trop agées. De plus nous utilisons un modele validé par la communaute scientifique

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 124
Souffrances
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124 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. La seule intervention est l’implantation sous la peau d’une puce d’identification sous anesthésie, les animaux étant ensuite filmés en groupe puis tués, pour étudier le rôle d’un récepteur cérébral peu connu dans les comportements sociaux. Le porteur relie ce récepteur à l’addiction, à la dépression et à l’anxiété. Il affirme ne disposer d’aucune méthode de substitution pour étudier un comportement social complexe entre individus.

Objectifs

Ce projet de recherche vise à identifier les circuits neuronaux participant au développement de troubles cérébraux, en mettant l'accent sur les états émotionnels positifs et négatifs. Nous avons un récepteur d'interêt qui est à ce jour très peu connu et documenté. Ce récepteur est exprimé majoritairement une toute petite structure située au centre du cerveau. Ses fonctions sont encore à ce jour mal connues mais sa localisation presque exclusive ce noyau du cerveau suggère un rôle de ce récepteur dans des comportements clés associés à l’addiction aux drogues d’abus, la dépression, les troubles anxieux ou encore la balance entre états émotionnels positifs et négatifs. L’objectif de ce projet vise donc à mieux comprendre le rôle de ce récepteur dans des comportements sociaux, exprimés dans des groupes d'animaux

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre en évidence le rôle d'un récepteur peu étudié dans les interactions sociales de groupes, mais aussi sur chaque individu. L'appareillage utilisé effectue en effet un suivi permanent de l'activité des animaux, qu'ils soient proches de congénères ou isolés. Ce type d'analyse complexe nous permettra de poursuivre notre recherche sur le rôle de ce récepteur peu connu.

Procédures

Une implantation sous-cutanée d'une puce constituera la seule intervention que subiront les animaux. Elle se fera sous anesthésie et avec une couverture antalgique durant une durée de 30 minutes maximum..

Impact sur les animaux

Les animaux subiront une implantation d'une puce RFID en sous-cutanée sous anesthésie gazeuse. Ensuite, ils resteront en groupe sociaux dans leur cages d'hébergement. Lors des périodes d'analyse, ils seront simplement transférés dans une arène de 50 cm de côté qui disposera de sciure, boisson et aliment qu'ils pourront explorer. En cas de rixe, l'animal dominant sera retiré du protocole si besoin.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin du projet.

Remplacement

Nous souhaitons étudier un comportement social complexe impliquant des relations entre individus porteurs ou non d'une mutation génétique. Nous ne disposons pas de méthode alternative pour répondre aux questions posées par les données actuellement disponibles sur le gène étudié dans cette étude.

Réduction

Pour cette étude, nous emploierons le minimum d'animaux pour pouvoir conclure de manière robuste et statistiquement significative. Nous avons deux modalités expérimentales dans ce projet qui seront analysées de manière différentes. Les groupes d'animaux homogènes fourniront des données qui seront regroupées par génotype et seront analysées par statistiques paramétriques et des tests de corrélations pra paires. Pour les comparaisons de groupes mixtes (animaux controles et génétiquement modifiés dans la même cage), nous étudierons l'écart des anuimaux génétiquement modifiés, par rapport à la moyenne des animaux contrôles, à l'intérieur de chaque cage. Cette méthode permet de réduire les différences inter-cages qui sont très importantes. Suite à cela, ces écarts seront analysés par des analyses de corrélations.

Raffinement

Les animaux seront surveillés quotidiennement et auront un accès illimité à l'eau et à la nourriture. Ils subiront la pose d'une puce sous-cutanée sous anesthésie et avec une couverture antalgique suite à laquelle une attention particulière sera effectuée afin de vérifier la bonne cicartrisation. Nous avons défini des points limites éthique dans le cadre de la procédure expérimentale. Un antiseptique local par spray pourra être administré si besoin. Pour éviter tout stress de l'animal durant l'implantation, une anésthésie gazeuse sera effectuée.

Choix des espèces

Nous disposons de la lignée génétiquement modifiée pour le gène étudié et nous souhaitons poursuivre son étude dans ce projet. Les animaux seront agés de 8 semaines afin d'être au même stade de développement que lors des expériences précédentes

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 160
Souffrances
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▲ 160
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Devenir
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 160

160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont rendues obèses et insulino-résistantes par un régime gras de huit semaines, avec des prélèvements de sang hebdomadaires, la moitié subissant en plus la pose chirurgicale d’un cathéter dans la veine jugulaire, pour comparer l’effet d’une huile interestérifiée de l’industrie agroalimentaire sur le métabolisme du glucose. Le porteur situe la retombée du côté d’une meilleure compréhension de cet additif alimentaire. Il indique explorer des approches in vitro de type organe sur puce, tout en jugeant le modèle animal encore nécessaire.

Objectifs

Ce projet vise à étudier l'effet d'un apport en graisse interestérifiée sur le métabolisme glucidique chez la souris. Les graisses interestérifiées. Les graisses interestérifiées sont issues de l'industrie agro-alimentaires et ont été développées par de nombreux fabricants d’aliments transformés pour trouver un substitut approprié lorsque des études scientifiques ont exposé les dangers inhérents aux acides gras trans pour la santé publique. Les industriels de l'agro-alimentaires devaient trouver une forme de graisse qui offrirait toujours la durée de conservation prolongée des huiles partiellement hydrogénées, mais qui ne contiendrait pas d’acides gras trans. Les graisses interestérifiées ont donc été développées. Il s'agit d'un produit entièrement hydrogéné avec bon nombre des mêmes caractéristiques que les graisses trans, mais chimiquement plus proche des graisses saturées. La graisse interestérifiée est produite par un processus appelé interestérification, qui réorganise la structure moléculaire des huiles végétales grasses. Des données chez l'animal et l'Homme montre cependant qu'un apport de graisse interestérifiée pourrait avoir un effet délétère sur l'homéostasie énergétique (prise de poids, intolérance au glucose voire insulino-résistance). Notre projet a pour but d'étudier l'effet des graisses interestérifiées sur l'homéostasie du glucose par rapport à un régime hyperlipidique n'en contenant pas chez des souris.

Bénéfices attendus

L'ensemble de cette étude permettra de mieux comprendre les effets d'une supplémentations en huile de palme interestérifié sur le métabolisme glucidique dans un modèle préclinique d'insulino-résistance.

Procédures

Quarante souris du lot 1 et quarante souris du lot 2 animaux seront soumises à un régime hyperlipidique pendant 8 semaines qui entraînera une prise de poids et la mise en place d'une insulino-résistance. De plus les animaux subiront des prélèvements sanguins une fois par semaine (10 microlitres) et 30 microlitres la semaine 7 pour le lot 1 un pendant le test de tolérance au glucose (qui dure 120 min, 3 prélévements de 10 microlitres aux temps 0, 15 et 120 min ). Pour le lot 2, un cathéter sera implanté dans la veine jugulaire à la semaine 7 (pour les 80 souris de ce lot 2) et 30 microlitres de sang seront également prélevés à la semaine 8 pendant le clamp hyperinsulinémique euglycémique (la durée du clamp est de 120 min, et les prélèvement s ont lieu aux temps 90, 100 et 120).

Impact sur les animaux

L'étude étant limitée à 8 semaines, nous n'attendons pas de nuisances ou d'effets indésirables. Hormis l'apparition d'une prise de poids et d'une insulino-résistance qui sont les effets attendus du régime hyperlipidique. Siur la base de notre expérience de trente ans d'utilisation des régimes obésogènes, il faut noter que la prise de poids attendue n'induit pas une obésité massive (environ 5 grammes pour une souris de 30 g). Il n'y aura pas donc d'effets délétères majeurs. En ce qui concerne la chirurgie, l’antalgie est assurée par du BUPRECARE (buprénorphine) en intra-péritonéale (1/100) que l'on administre en complément de l'isoflurane. Les outils sont désinfectées à l’alcool 70°, les animaux sont nettoyés à la vétadine afin de limiter le risque infectieux. En post opératoire, les souris reposent sur un tapis chauffant à 37°C, jusqu’au réveil. Pour poursuivre l’antalgie en post opératoire, dès la fin des sutures, du KETOPROFENE® (10%) est injecté en IP (0,15 à 0,3ml d’une dilution au 1/100 de KETOPROFENE® 10%) ainsi que le jour suivant l’opération si nécessaire. Le KETOPROFENE est un anti-inflammatoire, on l'administre après la chirurgie pour les douleurs post-opératoires. Le suivi post-chirurgical sera également effectué conformément aux bonnes pratiques. Le point limite est une perte de poids supérieure à 15% en suivi post-chirurgie.

Devenir

Les animaux seront mis à mort.

Remplacement

Le contrôle du métabolisme fait intervenir de nombreux organes (foie, intestin, cerveau, muscles, tissus adipeux) qui communiquent entre eux en permanence pour informer l'organisme des besoins énergétiques et contrôles les flux d'énergie en fonction des besoins. Il est très difficile de mimer in vitro toutes ces interactions et c'est pour cela que l'utilisation des modèles animaux vivants est encore nécessaire. Cependant, nous avons entamé une réflexion sur le développement d'approches in vitro du type "organ on chips" qui permettent de mimer quelques interactions entre organe. De plus, nous allons effectuer en parallèle de nos études in vivo des études in vitro sur des cultures cellulaires pour disséquer les effets de l'huile de palme interestérifiée et identifier les mécanismes moléculaires les relayant.

Réduction

Pour réduire le nombre d'animaux, nos collègues brésiliens ont commencé des études in vitro sur des cultures cellulaires pour tester les concentrations d'huile de palme que nous pourrons utiliser in vivo. Ils ont aussi réalisé une étude in vivo pour trouver la bonne dose d'HPI à utiliser pendant les 8 semaines de l'expérience. Ainsi nous utiliserons le nombre minimum nécessaire à générer des données interprétables. Les échantillons prélevés sur chaque animal permettront de générer un grand nombre d’informations sur des marqueurs moléculaires (métabolites, transcripts, protéines inflammatoires). De plus, grâce aux donnees de la littérature et aux nombreux résultats obtenus lors de projets précédents (nous travaillons sur des modèles de souris obèses depuis une 20aine d'années) nous avons estimé la taille des echantillons ( n=10 par groupe) permettant une analyse statistique efficace (test non paramétrique Mann-Whitney U). En effet les groupes de souris sont généralement très homogènes en terme de tolérance au glucose, des données physiologiques et biochimiques.

Raffinement

Les animaux seront maintenus avec leurs congénèes dans des milieux enrichis avec des morceaux de bois et des tubes en carton, ce qui permettra d'améliorer leur bien être. Ils seront également observés quotidiennement et un suivi du poids et de la prise alimentaire seront réalisés 1 fois par semaine. Cela nous permettra d'identifier rapidement les animaux en souffrance. En cas de perte de poids supérieure à 15 % l'animal sera euthanasié. Pendant les tests de tolérance au glucose et à l'insuline, les prises de sang seront réduites au minimum pour permettre le dosage d'insuline par des kit Elisa ultrasensibles (nécessitant 5µl de plasma), et les tests eux-mêmes seront espacés d'une semaine. Pour la série desitnée à la réalisation des clamps euglyémqiues-hyperinsuliénmiques, l'implantation du cathèter sera réalisée dans des conditions strictes d'asseptie par du personnel hautement qualifié ayant l'habitude de ce type de chirurgie. Les animaux sont anesthésiés par inhalation à l’ISOFLURANE® en 2 temps : la phase d’endormissement pendant laquelle est délivré 3,5% d’ISOFLURANE® dans l’air à un débit de 2L/min puis la phase d’entretien de l’anesthésie avec de l’ISOFLURANE® à 1,5% d’air à un débit de 0,4L/min. L’ISOFLURANE® n’ayant pas de propriétés analgésiques, l’antalgie est assurée par du BUPRECARE (buprénorphine) en intra-péritonéale (1/100) que l'on administre en complément de l'isoflurane. Les outils sont désinfectées à l’alcool 70°, les animaux sont nettoyés à la vétadine afin de limiter le risque infectieux. Le cathéter est passé sous la peau et est externalisée au niveau interscapulaire. En post opératoire, les souris reposent sur un tapis chauffant à 37°C, jusqu’au réveil. Pour poursuivre l’antalgie en post opératoire, dès la fin des sutures, du KETOPROFENE® (10%) est injecté en IP (0,15 à 0,3ml d’une dilution au 1/100 de KETOPROFENE® 10%) ainsi que le jour suivant l’opération si nécessaire. Le KETOPROFENE est un anti-inflammatoire, on l'administre après la chirurgie pour les douleurs post-opératoires. Le suivi post-chirurgical sera également effectué conformément aux bonnes pratiques et le point limite est une perte de poids de 15%.

Choix des espèces

Les modèles précliniques de souris obèses et insulino-résistantes, partagent avec l’humain de fortes homologies dans les régulations physiologiques, en particulier le contrôle de l’homéostasie glucidique et de l’adiposité. Le laboratoire travaille depuis de nombreuses années sur la souris en régime gras et a accumulé un grand nombre d’informations physiologiques et moléculaires qui seront utilisées pour interpréter les résultats obtenus. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes (30 jours) et seront nourris aux différents régimes pendant 8 semaines. La mise sous régime à un âge précoce permet d'avoir des résultats plus marquant qu'une mise sous régime qui se produirait à un âge plus avancé et mime l'apport excessif de calories pendant l'adolescence dans l'espèce humaine.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 116
Souffrances
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▲ 116
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Devenir
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 116

116 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un transfert de cellules d’une souris donneuse puis des injections et des prélèvements de sang répétés, souvent par voie rétro-orbitaire, avant le prélèvement de leur sang et de leur rate, pour tester deux immunosuppresseurs contre un rejet de greffe médié par les lymphocytes NK. Le porteur fixe un point limite de mise à mort à 20 % de perte de poids et mentionne un risque rare d’embolie lors des injections. Il affirme que l’effet de ces traitements à l’échelle de l’organisme ne peut être appréhendé par des modèles in vitro seuls.

Objectifs

La meilleure option thérapeutique pour les patients au stade terminal d'une défaillance d'organe vital est la transplantation, qui consiste à substituer chirurgicalement l'organe défectueux par un greffon fonctionnel prélevé chez un donneur. La principale complication de la greffe d’organe est le phénomène de « rejet » qui demeure la cause majeure d’échec en transplantation. En effet, bien que de la même espèce, les individus sont génétiquement différents. Le système immunitaire du receveur va alors reconnaître des antigènes présents à la surface du greffon comme étrangers, au même titre qu’il reconnaît un agent infectieux. On distingue différents mécanismes conduisant au rejet de greffe, en particulier l’un d’eux découvert récemment fait intervenir des cellules de l’immunité du receveur appelé « lymphocytes NK ». C’est donc autour de la compréhension des mécanismes immunologiques de ce nouveau type de rejet, appelé « rejet NK » que ce projet s’articule, grâce à l’utilisation d’un modèle murin de transplantation simplifié. Dans ce modèle la transplantation sera modélisée par le transfert de cellules de souris dites « donneuses » à des souris « receveuses » issues d’un fond génétique différent, permettant de recréer un rejet NK de manière moins invasive qu’une transplantation chirurgicale. Les patients transplantés sont contraints de prendre toute leur vie un traitement immunosuppresseur qui permet de diminuer la réactivité de leur système immunitaire vis-à-vis du greffon, afin de limiter le phénomène de rejet. Ces traitements, actuellement validés pour d’autres types de rejets, n’ont à ce jour jamais été testés sur le rejet NK. L’objectif de ce projet est donc d’évaluer l’effet de 2 familles d’immunosuppresseurs sur ce rejet NK in vivo chez la souris, afin de pouvoir proposer ces traitements aux patients qui en sont atteints. Tout au long du projet, les conditions d'élevage, d'hébergement et de soins seront adaptées aux besoins des animaux. Les procédures utilisées dans ce projet n’occasionnent qu’une douleur et une angoisse minimes pour les animaux. Des points limites précis ont cependant été définis afin d’intervenir si besoin. Les prélèvements sanguins et injections seront réalisés sous anesthésie afin de limiter toute souffrance ou stress chez les animaux. Ce projet nécessite le recours à 116 souris, nombre calculé à visée de réduction par des méthodes biostatistiques nécessaire pour répondre à la problématique.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider un nouveau modèle murin de rejet NK grâce à une technique de transfert de cellules, beaucoup moins invasif que le modèle chirurgical par transplantation cardiaque. Grâce à ce modèle murin, l’efficacité de 2 familles de traitement immunosuppresseurs (déjà disponibles en clinique) pourra être évaluer spécifiquement dans ce nouveau type de rejet NK. De manière plus concrète, la validation de l’efficacité de ces traitements chez la souris pourra permettre aux patients atteints de ce rejet particulier de bénéficier de ces médicaments pour limiter la perte de leur greffon

Procédures

Deux à 3 prélèvements sanguins (chaque prélèvement sanguin dure environ 30 secondes), et 2 à 10 injections (la durée d’une injection est inférieure à une minute) seront réalisés au cours de l’expérimentation. Ces gestes seront réalisés après anesthésie gazeuse et de manière alternée gauche/droite pour les prélèvements, afin de limiter le stress des animaux. Les procédures dureront entre 5 et 18 jours. L’ensemble de gestes seront réalisés par un opérateur expérimenté de manière à veiller à engendrer le moins de stress possible sur les animaux.

Impact sur les animaux

Au vu de la durée des procédures (maximum 18 jours) et de la dose d’immunosuppresseurs administrée (concentrations thérapeutiques déjà testées dans un précédent projet et évaluées dans la littérature comme inférieures aux concentrations toxiques), il n'y a pas d'effets indésirables attendus imputables aux substances injectées. Les principales nuisances attendues sont le stress et la douleur liés aux prélèvements et injections répétées de façon rapprochée. Les animaux seront anesthésiés par inhalation avant de procéder aux injections, ou aux prélèvements sanguins. Un collyre anesthésiant, sera administré aux souris avant de procéder à une injection intra veineuse par voie rétro-orbitaire ou à un prélèvement sanguin rétro-orbitaire pour limiter au maximum le stress et la douleur liés à ces gestes. L’ensemble des manipulations et gestes seront réalisées par un opérateur expérimenté afin de limiter les nuisances pour les animaux. Les souris seront surveillées dans les minutes suivants leur réveil après anesthésie afin de contrôler leur état et comportement.

Devenir

A la fin de la procédure, toutes les souris sont mises à mort après anesthésie gazeuse afin de prélever le sang et les rates des animaux, et procéder à l’analyse des cellules d’intérêt

Remplacement

Le but de cette étude est d'évaluer l'efficacité de 2 traitements immunosuppresseurs dans le traitement du rejet de greffe induit par les lymphocytes NK du receveur. Nous avons précédemment mis en évidence l'effet bénéfique de ces traitements in vitro grâce à un modèle de coculture cellulaire entre des lymphocytes NK de volontaires sains et une lignée de cellules endothéliales. Néanmoins, la complexité des mécanismes immunologiques en jeu, de même que l'effet des traitements immunosuppresseurs à l'échelle de l'organisme entier ne peuvent être appréhendés par des modèles in vitro seuls. C'est pourquoi ce projet nécessite l'emploi d'un modèle in vivo de rejet NK, permettant de confirmer les données que nous avons obtenu in vitro. Par ailleurs ce modèle de rejet NK utilise une méthode simplifiée par transfert de cellules d’une souris donneuse à une souris receveuse, beaucoup moins invasif pour les animaux que la chirurgie pour transplantation d’organe solide.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupes dans chaque procédure expérimentale a été calculé à minima afin que les résultats puissent être statistiquement interprétables, basée sur notre expérience passée. Les paramètres de réponse immunitaire étant relativement homogène chez les souris contrôles, nous avons pris le parti de diminuer le nombre d'animaux contrôles à 5 plutôt que 8. En cas d'échec de l'une des expérimentations dû à problème technique, nous gardons la possibilité de renouveler une fois les procédures.

Raffinement

Au vu de la durée des procédures et de la dose d’immunosuppresseurs administrée (concentrations thérapeutiques déjà testées dans un précédent projet et évaluées dans la littérature comme inférieures aux concentrations toxiques), il n'y a pas d'effets indésirables attendus imputables aux substances injectées. Un collyre anesthésiant, sera administré aux souris anesthésiées par inhalation avant de procéder à une injection ou un prélèvement sanguin. Les gestes d'injection et les prélèvements seront réalisés par un opérateur expérimenté afin de limiter les nuisances liées au geste. Les côtés seront alternés afin de limiter les conséquences de ces prélèvements et dans le cas où l'œil montrerait des signes d'inflammation après l’injection, il sera rincé quotidiennement par sérum physiologique. Un point de compression sera réalisé au site de ponction après chaque prélèvement. Une hémorragie non contrôlée conduira à la mise à mort de l’animal. Les animaux seront surveillés dans les 15 minutes suivants leur réveil après anesthésie, afin de contrôler leur état et comportement. De plus une surveillance du comportement des animaux sera observée de manière très régulière, avant chaque geste et le lendemain des transferts de cellules. Dans de très rares cas, l’injection intraveineuse peut se compliquer d’une embolie. Les points limites suivants conduiront à la mise à mort de l’animal : coma, convulsions. Si des signes de souffrance ou des modifications de comportement tels qu’une prostration, des yeux mi-clos, un pelage hérissé, un dos vouté ou encore une absence d’interaction avec ses congénères sont observés, cela conduira à une nouvelle surveillance de l’animal le lendemain. En cas de persistance de ces signes de souffrance un antalgique de palier 1 (paracétamol) pourra être administré à l’animal. Si aucune amélioration n’est observée, l’animal sera sorti du protocole et sera mis à mort. La perte de poids étant un indicateur clé de l’état de souffrance ressentie par les souris, ces dernières seront pesées 2 fois par semaine durant le déroulé de la procédure. Une perte de poids supérieure à 10% du poids maximum atteint par l’animal conduira à sa réhydratation avec de l’eau gélifiée durant 48h ainsi que la mise à disposition de croquettes humidifiées dans la cage pour favoriser l’alimentation. Une perte de poids supérieur à 20% du poids maximum de l’animal, constitue un point limite à cette procédure. L’animal sera alors mis à mort.

Choix des espèces

Du fait de leur similarité avec l’homme en termes de génétique, d’anatomie et de physiologie, la souris représente un modèle expérimental privilégié pour l’étude du rejet de greffe. Afin de reproduire la différence génétique entre un donneur et un receveur d’organe conduisant au rejet, deux lignées de souris de fonds génétiques différents seront utilisées. Les cellules de souris donneuses, qui expriment à leur surface des antigènes différents de celles des souris receveuses, seront reconnues comme « étrangères » par les lymphocytes NK des receveuses, conduisant ainsi à leur destruction. Des souris adultes entre 8 et 15 semaines seront utilisées dans ce projet. Nous avons choisi cette fenêtre afin de laisser le temps au système immunitaire de se développer et d’atteindre sa maturité afin de répondre aux antigènes administrés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 150
Souffrances
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▲ 150
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Devenir
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 150

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit sous anesthésie un transfert de gène par électroporation dans les muscles de la patte arrière, puis est tué pour prélever ces muscles, afin d’étudier le fonctionnement de canaux ioniques normaux ou porteurs de mutations humaines. Le porteur décrit une douleur légère après l’intervention, un léchage de la patte se résorbant en une douzaine d’heures. Il affirme que le couplage étudié reste trop immature dans les cellules en culture et que le muscle de souris adulte est requis.

Objectifs

La stimulation du muscle squelettique par le nerf moteur fait intervenir un ensemble de petits courants électriques qui se propagent à la surface du nerf puis du muscle. Ces courants électriques sont dus au passage d'ions dans des protéines poreuses appelées canaux ioniques qui sont situés dans la membrane de surface entourant les cellules. Ces courants électriques sont détectés à la surface du muscle par un type de canal ionique sensible aux variations de potentiel électrique, le canal calcique Cav1.1. Celui-ci est alors stimulé et active en retour un autre canal calcique appelé récepteur de la ryanodine de type 1 ou RyR1. Il en résulte une augmentation massive et soudaine de la quantité d’ions calcium (Ca2+) dans la cellule musculaire qui déclenche aussitôt le raccourcissement de la cellule musculaire : c'est la contraction musculaire. Ces mécanismes responsables de ce qui est appelé le couplage "excitation-contraction" jouent évidemment un rôle clé dans le déploiement de force musculaire et sont fréquemment affectés lors de pathologies musculaires. Ce projet vise à caractériser les mécanismes fondamentaux de fonctionnement des canaux ioniques impliqués dans l’excitation et dans le couplage excitation-contraction. Notre but est aussi d’évaluer comment ces mécanismes sont altérées dans des conditions pathologiques. Comme décrit ci-dessous, l’exploration du couplage excitation-contraction nécessite l'utilisation de muscle squelettique mature et à ces fins, nous utiliserons une technique de transfert local et transitoire d’ADN exogène chez la souris adulte.

Bénéfices attendus

De très nombreuses pathologies musculaires sont des maladies génétiques dues à des mutations dans les gènes codant pour les canaux ioniques impliqués dans le couplage excitation-contraction. Cependant les conséquences de ces mutations sur l’excitabilité et le couplage dans le muscle squelettique restent mal connues. Dans ce contexte, le but de ce projet est d’étudier les effets de mutations de ces canaux, mises en évidence par des médecins chez des patients, sur le fonctionnement de la cellule musculaire différenciée. Pour cela, il est nécessaire de mettre au point des modèles d’étude de canaux ioniques soit normaux soit comportant des mutations pathologiques en utilisant les cellules musculaires de souris adulte comme modèle. Ce projet a pour ambition de conduire à une meilleure compréhension des mécanismes fondamentaux et pathologiques et ainsi de permettre l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et l’émergence de nouveaux traitements.

Procédures

L’intervention consistera à réaliser un transfert de gène par électroporation intramusculaire, procédure précédemment utilisée au laboratoire. Le transfert est transitoire et est réalisé uniquement sur un territoire restreint de muscles présents dans la paume des membres postérieurs de souris adulte (c’est-à-dire la face ventrale du pied). Ce transfert de gène permet à quelques cellules du muscle de souris d’exprimer des protéines particulières, des canaux ioniques, en particulier les formes pathologiques de ces canaux ioniques précédemment identifiés chez des malades. Le transfert de gène par électroporation est réalisé après analgésie et anesthésie de l’animal et consisté à injecter l’ADN correspondant aux gènes des canaux ioniques et à appliquer pendant quelques dizaines de secondes un courant électrique au niveau de la face ventrale du pied des membres postérieurs. Afin d’éviter des dommages tissulaires ou une réaction inflammatoire pouvant altérer les muscles de ce territoire et nuire au bien-être animal, les conditions utilisées sont les plus modérées possibles, en termes de durée (20 s par membre postérieur) et d’intensité du champ électrique (80 à 100 V). L’électro-transfert a pour but l’expression transitoire dans le muscle des canaux ioniques d’intérêts sans que d’autres paramètres comme la maturité cellulaire, la structure tissulaire ou le fonctionnement musculaire ne soient modifiés. Une fois la procédure réalisée, l’animal est hébergé pendant 1 à 10 semaines, notre expérience montrant que cette durée est suffisante pour permettre l’expression optimale des différentes protéines par électro-transfert de gènes. Le prélèvement des muscles est alors réalisé après mise à mort des animaux et les analyses sont réalisées sur muscles frais. En moyenne 15% des cellules expriment ainsi les canaux ioniques qui ont tous la propriété de fluorescer, ce qui facilite le repérage des cellules positives par microscopie à fluorescence. Les analyses des différents paramètres de physiologie cellulaire sont ensuite le plus souvent menées sur une cellule à la fois et s’accommodent bien de ce nombre de cellules relativement peu important.

Impact sur les animaux

Sur la base de la bibliographie, de nos études préliminaires et des avis de membres de la SBEA, des grilles d'évaluation ont été mises en place et les points limites seront appliqués en fonction des scores obtenus. Comme indiqué précédemment, le risque de score élevé est minime mais il existe toujours un risque lié soit à une erreur technique (injection mal réalisée...), soit à la possibilité que l’expression d’une des protéines d’intérêt ait des effets délétères imprévisibles. Les études préalables menées sur différentes protéines d’intérêt n’ont pas révélé d’effets indésirables graves ou de signes importants de douleur : l’animal montrait des signes de douleur légère (léchage de la patte) juste après la procédure, douleur spontanément résorbable dans les 12h post-électroporation. Malgré tout, un suivi clinique accru des animaux sera réalisé le jour même et le lendemain de la procédure, en accord avec le responsable du bien-être animal de l’établissement et en utilisant des grilles de score. Un suivi quotidien sera ensuite réalisé et un examen clinique sera alors réalisé si jugé necessaire.

Devenir

Tous les animaux ayant été soumis à la procédure d’expérimentation seront mis à mort afin de pouvoir prélever les muscles correspondants et conduire ex vivo les différents caractérisations du couplage excitation-contraction envisagées.

Remplacement

L’expression adéquate des protéines d’intérêt à l’aide des plasmides mis en œuvre est vérifiée en utilisant des modèles d’études en remplacement du modèle souris (cultures cellulaires). Cependant le couplage excitation-contraction est très immature dans les cellules musculaires en culture et sa caractérisation ne peut donc se faire que sur des cellules adultes, prélevées chez l’animal. Le muscle squelettique de souris adulte est un modèle pertinent, ses caractéristiques étant suffisamment similaires à celles du muscle squelettique humain adulte pour en constituer un modèle approprié.

Réduction

Au total, un maximum de 150 souris seront nécessaires pour les 5 ans du projet. Le nombre d’animaux sera le minimum raisonnable pour démontrer ou infirmer statistiquement les hypothèses. L’analyse du couplage excitation-contraction se fera avec une ou deux souris par semaine. Il est possible qu’au cours de l’étude des résultats significatifs soient obtenus avec un nombre plus faible d’animaux : dans ce cas le nombre d’animaux utilisé sera revu à la baisse. Contrairement par exemple à une lignée transgénique, tous les animaux soumis au transfert transitoire d’ADN intramusculaire constitueront des animaux expérimentaux.

Raffinement

L’électroporation est réalisée sur l’animal anesthésié et sous analgésie. La procédure a pour but l’expression transitoire in vivo des protéines d’intérêts sans que d’autres paramètres comme le degré de maturité cellulaire, la structure tissulaire ou le fonctionnement musculaire ne soient modifiés. Les conditions utilisées lors de l’électroporation ont été raffinées en réduisant au maximum la durée et l’intensité du champ électrique, dans le but d’éviter des dommages tissulaires ou une réaction inflammatoire néfastes pour le muscle et le bien-être animal. Le risque estimé que l’expression des canaux ioniques altère sévèrement la motricité ou la physiologie générale de l’animal est faible pour différentes raisons: 1/ l’expression sera restreinte temporellement (durée d’expression au maximum de 10 semaines) 2/ l’expression sera restreinte spatialement, puisque seuls les muscles de la paume de la patte arrière seront ciblés ; Cette restriction spatiale est d’autant plus importante que toutes les cellules des muscles ciblés n’exprimeront pas les canaux : d’après des résultats préalables, seules 15% des fibres musculaires expriment en moyenne les protéines exogènes. Un suivi post-opératoire minutieux sera mis en place le jour et le lendemain de la procédure et un suivi des animaux sera également réalisé pendant toute la durée de l’hébergement. Le suivi sera fait sur la base de grilles de scores sur des paramètres comme la douleur, l'état général et la locomotion et des points limites seront appliqués en fonction des scores. Le score maximal total est de 20 et les animaux qui présenteraient un score total ≥ 10 recevront des soins adaptés et seront mis à mort si ce score persiste au delà de 24h.

Choix des espèces

La souris est un modèle mammifère bien adapté à l’étude du couplage excitation-contraction et l’excitabilité musculaire. Son génome ainsi que les caractéristiques de son couplage excitation-contraction musculaire présente des homologies importantes avec celui de l’Homme. En outre ce modèle se prête bien à l’électrotransfert d’ADN et la procédure sur ce modèle est aujourd’hui standardisée; Des animaux adultes, agès de 8 à 24 semaines, seront utilisés, afin que les processus de différenciation des structures et protéines cellulaires impliqués dans l’excitabilité musculaire soient terminés, et afin de garantir un couplage excitation-contraction le plus mature possible. Les animaux sont généralement réceptionnés à l'age de 7 à 9 semaines et subissent une periode d'acclimatation d'au minimum 2 semaines avant d'être soumis à la procédure.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 447
Souffrances
▲ -
▲ 312
▲ 135
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Devenir
 -
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 447

447 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 312 d’entre elles et modéré pour 135. Elles reçoivent des injections et jusqu’à trois prélèvements de sang dans le sinus derrière l’œil, geste qui peut léser l’œil, avant le prélèvement de leurs organes lymphoïdes et d’un muscle, pour tester une méthode visant à éviter le rejet immunitaire d’une thérapie génique de l’hémophilie A. Le porteur situe la retombée du côté d’un essai clinique porté par une société nommée. Il affirme que seule une approche in vivo rend compte de l’induction d’une réponse immunitaire.

Objectifs

L’objectif du projet est de valider dans un modèle préclinique une nouvelle approche thérapeutique destinée à tolériser les patients hémophiles A candidats à la thérapie génique par vecteur AAV codant pour le facteur VIII thérapeutique (AAV-F8). L’objectif de notre approche est notamment de prévenir l’apparition des réponses immunitaires dirigées contre le facteur VIII thérapeutique, notamment le développement d’anticorps neutralisants conduisant à l’échec de ce type de thérapie génique (réponse neutralisante contre le transgène).

Bénéfices attendus

Les patients traités par thérapie génique à l’aide de virus AAV développent des réponses neutralisantes contre le vecteur AAV et contre la protéine dérivée du transgène. L’apparition de cette réponse neutralisante représente un échec clinique important car les patients ne peuvent plus être retraités par thérapie génique; ils sont exclus de toute tentative de traitement ultérieure. De plus, le traitement substitutif classique à l’aide de FVIII exogène devient inefficace, et les patients se retrouvent dans une impasse thérapeutique pour prévenir les hémorragies. Des résultats positifs conduiraient immédiatement à la mise en place d’un essai clinique par la société Topas Therapeutics, avec à la clef un nouveau protocole thérapeutique pour les patients hémophiles A.

Procédures

Les animaux subiront une injection intramusculaire ou une injection intraveineuse sous anesthésie gazeuse. Ces interventions (injection) ne durent que 10 à 20 secondes. Ils subiront également 3 prélèvements sanguins espacés de 20 jours. Ces prélèvements seront également réalisés sous anesthésie gazeuse et ne nécessitent que 20 secondes d'immobilisation maximum de l'animal anesthésié. Dans certaines conditions expérimentales, les animaux subiront en plus des gestes cités précedemment 5 injections intraveineuse espcées de 4 à 5 jours. Ces injections seront là encore réalisées sous anesthésie gazeuse et ne nécessitent que 10 à 20 secondes d'immobilisation de l'animal anesthésié.

Impact sur les animaux

Les lésions au niveau de l'œil sont possibles du fait des cycles d’injections/ prélèvements au niveau du sinus rétro-orbital, mais ce risque est limité. Par ailleurs, cette voie est à privilégier par rapport à l’injection au niveau de la veine caudale (contention de l’animal pouvant induire des hématomes chez des souris hémophiles), ou le prélèvement au niveau de la capsule sub mandibulaire (temps prolongé de saignement chez des souris hémophiles, limité par la pression de l’oeil en cas de prélèvement au niveau du sinus).

Devenir

Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure. Les organes lymphoïdes et le mucle gastrocnémien seront collectés pour l' évaluation de la réponse immunitaire anti FVIII ou pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Le projet fera appel à différents modèles expérimentaux chez la souris. En effet, seule une approche expérimentale in vivo permet de rendre compte de la complexité des systèmes biologiques (notamment l’induction d'une réponse immunitaire ou d'une tolérance au FVIII). Toutefois, toute information obtenue par l’expérimentation animale sera immédiatement transposée à des systèmes in vitro pour analyses ultérieures si de nouvelles questions surviennent.

Réduction

Un nombre maximum de 447 animaux sera utilisé pour ce projet. Le nombre de répétitions des expériences sera défini de manière rationnelle : si une expérience donne des résultats statistiquement significatifs avec une puissance appropriée (Test de Mann Whitney), elle ne sera pas répétée, sinon elle sera répétée une à deux fois maximum. Les organes, sérum et cellules des souris euthanasiées en fin d’expérience seront conservés; ainsi, aucune expérience supplémentaire ne doit-elle être faite si des questions nouvelles surviennent.

Raffinement

Les souris seront hébergées en accord avec les lois d’éthique françaises. Les conditions d'hébergement sont conformes à la réglementation et adaptées avec le personnel de l’animalerie. Les animaux disposent de nourriture et de l’eau ad libitum. L’environnement est enrichi par ajout de nids végétaux et de tunnels en carton. Les souris seront hébergées avec un maximum de 5 souris par cage. Les animaux seront contrôlés quotidiennement pour évaluer et réduire au maximum tout risque de douleur. Les conditions de vie seront améliorées au maximum (5 souris maximum par cage, ajout de nids végétaux et de tunnels en carton). Tout geste (injection/ prélèvement) susceptible d'entraîner une douleur/ souffrance sera réalisé sous anesthésie gazeuse. Les animaux malades seront soignés ou euthanasiés.

Choix des espèces

La seule alternative connue est l’utilisation d’un modèle canin hémophile. Nous n’avons pas les infrastructures nécessaires pour l’élevage de ce modèle expérimental. De plus, la souris est la seule espèce qui permette d’avoir un nombre d’individus de même âge suffisant, et de génotype homogène, qui permette l’obtention de résultats statistiquement fiables, et pour lequel les outils nécessaires à l’étude de la réponse immunitaire sont disponibles sans restriction. Des souris adultes, âgées de 7-12 semaines en début d’expérimentation (système immunitaire mature) seront utilisées.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1358
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 878
▲ 480
Devenir
 -
 -
 -
 1358

1358 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 878 d’entre elles et sévère pour 480. Des femelles gestantes reçoivent une injection d’acide valproïque qui provoque une surmortalité de leur descendance avant le sevrage, les jeunes survivants subissant ensuite des injections de dopamine, l’implantation d’une puce, une chirurgie sans réveil et des tests comportementaux non détaillés, pour évaluer un traitement des troubles du spectre autistique. Le porteur qualifie ces gestes d’inconfort léger malgré une gravité déclarée jusqu’à sévère. Il affirme que ces symptômes de nature comportementale ne peuvent être reproduits en culture cellulaire et présente le recours au modèle animal comme "essentiel".

Objectifs

Les études épidémiologiques ont apporté des preuves tangibles qu’une exposition prénatale à l’acide valproïque (VPA), un anti-épileptique, est associée à un risque accru de développer des troubles psychiatriques et neurologiques tel que les Troubles du Spectre Autistique (TSA). Les TSA sont des troubles du développement qui sont associés à des perturbations dans la communication, les interactions sociales, la conscience et les émotions. Les TSA sont également caractérisés par des comportements répétitifs et restreints. Un nombre croissant de preuves associe les TSA aussi à des troubles complexes du mouvement, dont l’absence de coordination des mouvements. Ces troubles moteurs sont une indication d’une altération du système dopaminergique pouvant concerner les mêmes centres nerveux que ceux affectés dans la maladie de Parkinson. L’objectif de ce projet est de déterminer l’impact d’un traitement à la Dopamine sur les comportements sociaux et moteurs dans le modèle murin des TSA. Ce projet ouvre la voie vers un traitement des TSA avec une molécule éprouvée, la Dopamine, car déjà utilisée depuis plus de 40 ans dans le traitement de la maladie de Parkinson.

Bénéfices attendus

Les données de la littérature montrent des déficits sociaux dans ce modèle animal de TSA avec une diminution significative du niveau cérébral de Dopamine indiquant une possible implication des systèmes dopaminergiques dans les troubles sociaux. Le traitement des animaux présentant un TSA avec la Dopamine pourrait induire une restauration ou une amélioration des capacités sociales avec une compensation des déficits dans les taux de dopamine. Si le traitement à la Dopamine se montre capable de corriger ou améliorer les déficits sociaux et/ou moteurs dans ce modèle, cela pourrait constituer une voie d’approche pour le traitement de ces troubles dans les TSA.

Procédures

1) Traitement par la Dopamine : 1 injection, moins de 2 minutes par animal, 2) Exposition à l’acide Valproïque : une injection, moins de 2 minutes par animal en cours de gestation 3) Chirurgies sous anesthésie avec antalgique : 1 chirurgie de 10 minutes maximum sur la descendance pour implantation d’une puce qui permettra le suivi des animaux, 1 seule fois et 1 chirurgie sans réveil de l’animal, 5 minutes maximum. 4) 2 Tests comportementaux : 15minutes et 6h cumulées, 1 seule fois 5) Prélèvement sanguin sous anesthésie générale et antalgie : 1 seule fois, 5 minutes maximum.

Impact sur les animaux

1/ Léger inconfort lié à l’injection de Dopamine pouvant engendrer des comportements stéréotypiques 2/ Léger inconfort lié à l’injection de l’acide valproïque engendrant une surmortalité chez la descendance avant le sevrage et des symptômes sociaux et moteurs chez la descendance qui atteint le sevrage 3/ Léger inconfort lié au réveil après anesthésie et à l’implantation de la puce de traçage 4/ Léger stress lié aux tests comportementaux 5/ Léger inconfort lié à l’injection de l’antalgique pour le prélèvement sanguin

Devenir

Les lots de souris consacrés à l’étude pilote permettant de déterminer les doses de traitement à la dopamine sont mis à mort à la fin de dette étude. Ces animaux ayant reçus une dose de Dopamine ne peuvent pas être réutilisés dans un autre projet. Pour l’étude de l’effet de la Dopamine sur les comportements sociaux et moteurs dans le modèle des TSA, tous les animaux sont mis à mort à la fin de l’étude pour la collecte des tissus et l’analyse en aval.

Remplacement

Nous étudions les bases cellulaires et moléculaires de pathologies psychiatriques dont les TSA pour ce projet. Les symptômes cliniques de cette pathologie sont de nature comportementale (cognitive et motrice) qu’il est impossible de reproduire en culture cellulaire ou en modèle informatique dans l’état des connaissances actuelles. De ce fait, la nécessité de modèles animaux apparaît essentielle à l’étude de cette pathologie. Ces approches nécessitent la présence du réseau neuronal qui est uniquement accessible dans des modèles d’animaux intègres et donc vivants. Il n’est donc pas envisageable d’utiliser des méthodes de substitution à l’animal entier.

Réduction

Des études statistiques préalables nous ont permis de définir les effectifs nécessaires à la réalisation de ce projet de façon à mettre en évidence des différences significatives tout en limitant au maximum le nombre d’animaux utilisés. Afin de déterminer la taille de l’échantillon nécessaire pour cette étude, nous avons effectué une analyse de puissance : le nombre d’animaux nécessaires pour ce projet est de 1358 souris. Nous avons aussi pris en compte le pourcentage de succès de la reproduction pour la souche murine utilisée ainsi que le taux de survie de la descendance des mères en présence de VPA ou non. Dans ce projet, nous utiliserons également une approche séquentielle permettant de limiter le nombre d’animaux au maximum pour déterminer la dose efficace de L-Dopa pour le traitement des animaux.

Raffinement

Nous avons planifié ce projet en gardant à l'esprit la nécessité de réduire, sinon de soulager l'inconfort, la douleur, la détresse ou l'angoisse des animaux, et dans le but d'obtenir plus d'informations pertinentes en minimisant le "mal être" animal. Les animaux auront une période d’habituation à l’animalerie de 14 jours avant toute intervention. Le bien-être des animaux est pris en compte à chaque étape par une surveillance quotidienne des animaux, l’apport d’enrichissement spécifique aux rongeurs dans le milieu. De plus toutes les chirurgies se font sous anesthésie générale en présence d’antalgique additionnée à une anesthésie locale et sur tapis chauffant. Les animaux sont pesés deux fois par semaine jusqu’au sacrifice et pour les mères durant la gestation. Les descendants ne sont pas manipulés de leur naissance au sevrage, mais seulement observés. Nous réaliserons une étude pilote afin de déterminer la dose optimale de Dopamine à utiliser pour éviter les effets néfastes d’un excès de Dopamine (hyperactivité / stéréotypies). Les femelles, même lorsqu’elles sont gestantes, sont hébergées par 2 dans une cage ventilée avec accès à la nourriture et à l’eau ad libitum et ont à leur disposition un tunnel et du matériel de nidification afin de faire leur nid en vue de la mise-bas. Les femelles gestantes seront séparées au moment de l’injection de VPA ou de solution saline à la moitié de la gestation (12.5jour) afin de limiter les manipulations et le stress de la séparation sur la mise bas et s’assurer de bien pouvoir identifier de quelle mère est issu chacun des petits pour les analyses épigénétiques. Les pères ainsi que la descendance sevrée, sont hébergés à 4/cage. Les animaux de l’étude pilote sont hébergés à 3/cage. L’injection des puces de tracage est une chirurgie légère sous cutanée (10min) s’effectuant sous anesthésie générale et locale. Après cette chirurgie les animaux sont hébergés en groupe de quatre de manière randomisée avec accès à la nourriture et à l’eau ad libitum et à un enrichissement (papier de nidification) leur permettant de se cacher. Les expérimentateurs sont expérimentés et compétents.

Choix des espèces

La souris, et plus spécifiquement la souche C57BL/6Jrj, est l’espèce la plus pertinente pour les études menées sur les TSA car elle ouvre la porte à l'utilisation de souris transgéniques portant des mutations spécifiques en phase avec notre projet de recherche. Les rongeurs sont à ce jour les espèces modèles de petite taille ayant un système nerveux moteur proche de l’Homme. Les souris (Mus musculus) ont l’avantage d’être un modèle de choix pour les études comportementales. Les animaux reproducteurs auront entre 12 et 25 semaines pour les reproductions. La descendance sera étudiée dès le sevrage (J28, implantation de la puce de tracage) et entre J35 et J84 pour les analyses comportementales.

Production d’anticorps monoclonaux

(NTS-FR-701810v1 – 08/08/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 100
Souffrances
▲ -
▲ 100
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 100

100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections répétées d’antigènes pendant plusieurs semaines pour déclencher une réponse immunitaire, puis sont tuées pour prélever leur rate et produire des anticorps monoclonaux destinés au diagnostic de la maladie d’Alzheimer. Le porteur attend une inflammation minimale aux points d’injection et prévoit d’arrêter le protocole en cas de perte de poids. Il affirme que cette production ne peut se faire sans animaux et la présente comme "indispensable".

Objectifs

L’objectif de nos travaux consiste à étudier les mécanismes pathologiques impliqués dans maladie d’Alzheimer (MA). Le but est de caractériser des marqueurs permettant la compréhension de la pathologie et son diagnostic. Le laboratoire a identifié de nouvelles formes protéiques, les outils nécessaires à leur validation et à leur caractérisation n’existent pas à ce jour. Notre objectif est de développer un panel d’anticorps monoclonaux afin de les détecter et ainsi confirmer ces résultats. Ce protocole va nous aider à mettre à disposition les outils indispensables pour améliorer le diagnostic dans le sang et le liquide céphalo-rachidien et la prise en charge des patients atteints de MA. Ces outils seront également utilisés dans des protocoles thérapeutiques chez la souris (Immunothérapie). Lors de notre dernière évaluation, ce projet de recherche publique a été validé par nos tutelles, il répond aux exigences des différentes instances finançant nos projets de recherche.

Bénéfices attendus

A courts terme, le développement de nouveaux anticorps vont permettre une meilleure caractérisation de nouvelles formes de protéines identifiées par le laboratoire. Ils vont être utilisés sur des échantillons provenant de diverses Tauopathies et aider à la compréhension des mécanismes conduisant au déclenchement et à l’évolution de la maladie dans le cerveau.

Procédures

Etude de recherche fondamentale sur le système nerveux appliquée dans les Troubles nerveaux et mentaux chez l’homme. Injections répétées d’antigènes par voie intra-péritonéales (2), sous-cutanées (2 à 4 selon la réponse obtenue) sur l’ensemble des animaux vigiles afin d’induire une réponse immunitaire. Les injections seront espacées de 3 semaines. L'efficacité de l'immunisation sera contrôlée après prélévement sanguin au niveau de la veine caudale . L’animal ayant la plus forte réponse immunitairesera immunisé une dernière fois par voie intra-veineuse. A la fin du protocole, les souris seront mis à mort pour prélever la rate afin d’isoler les lymphocytes et ainsi produire les anticorps monoclonaux.

Impact sur les animaux

Dans nos expériences, pas de nuisance/effet indésirable majeur espéré. Nous nous attendons à une inflammation minimale au niveau du point d’injection. Le côté des injections intrapéritonéales sera alterné d’un jour à l’autre. Dans le cas où les animaux présenteraient un comportement anormal tels que la perte de poids ou piloéréction, le protocole sera arrêté.

Devenir

L’ensemble des animaux sera mis à mort suite à la procédure.

Remplacement

Les anticorps que nous développons n’ont pas d’équivalent dans le commerce. Il n’existe pas de banque de séquence pour les antigènes visés. Les banques synthétiques disponibles pour d’autres types d’anticorps ne sont pas adaptées aux anticorps monoclonaux développés à des fins diagnostics. La production des anticorps monoclonaux ne peut se faire qu’à partir de cellules issues d’organes lymphoïdes prélévés sur des animaux immunisés. Cette étape ne peut pas être remplacées par des méthodes sans animaux.Afin de répondre à notre besoin, il est donc indispensable de procéder à leur production. Lorsqu’il existe des hybridomes produisant l’anticorps d’interêt, nous privilégions l’achat à la production des anticorps in vivo

Réduction

Les études bibliographiques et les précédentes expériences réalisées par le laboratoire nous ont permis de définir le nombre minimal de souris nécessaires pour l’obtention d’un résultat positif. Nous réaliserons les expériences sur 5 animaux par anticorps à developper. Afin de réduire le nombre d’animaux, les animaux non utilisés dans la procédure d’immunisation du fait de la faible réponse immunitaire seront réutilisés pour des protocoles de lavements intrapéritonéaux.

Raffinement

Nous serons attentifs à la prise en charge de la douleur. Lors des prélèvements de sang, de la lidocaine sera utilisée pour anesthésier la queue de la souris à prélever. Si les souris présentent des signes de douleur, le protocole sera suspendu et les souris mises à mort.

Choix des espèces

Les lapins pourraient être utilisés pour la production d’anticorps polyclonaux. Mais la disponibilité de l’anticorps est limitée au stock de sérum pouvant être prélevés. Lorsque ce stock est épuisé, de nouveaux lapins doivent être immunisés. La technique des anticorps monoclonaux permet une seule utilisation de l’animal, une fois la rate prélevée, les cellules sont immortalisées et conservées en azote liquide ce qui nous procure un stock d’anticorps illimité. La technique des anticorps monoclonaux consiste à isoler les cellules, l’utilisation de souris plutôt que de rats permet d’isoler plus facilement les cellules de la rate et augmentent la probilité d’obtenir un résultat positif. Suite à nos recherches bibliographiques et de part notre expérience sur la production des anticorps monoclonaux, les expériences seront réalisées sur des souris Balb/cbyJ adultes agées de 2 mois. La réponse immunitaire est plus forte à 2mois que sur des soris plus agées, cela permet d’optimiser les chances d’obtenir le résultat espéré et de réduire le nombre d’animaux.

  • Formation professionnelle
Souris : 700
Rats : 860
Cochons d'Inde : 160
Hamsters dorés : 160
Souffrances
▲ 260
▲ -
▲ 1145
▲ 475
Devenir
 -
 -
 -
 1880

1880 rongeurs, souris, rats, cobayes et hamsters dorés, vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant du sans réveil au sévère, 475 d’entre eux en gravité sévère. Chaque animal peut subir deux interventions parmi la pose de cathéter, la craniotomie, l’induction d’une pathologie, l’ablation d’un organe ou la greffe de peau, non pour produire des connaissances mais pour former le personnel d’un prestataire de services à la chirurgie. Le porteur indique que ces gestes sont déclenchés par la demande d’un client et présente le cobaye et le hamster comme des espèces ajoutées pour rester réactif à cette demande. Il affirme que les mannequins ne suffisent pas et que l’apprentissage des gestes rend l’utilisation d’animaux vivants nécessaire.

Objectifs

Tous les personnels impliqués dans des études menées sur des animaux ont pour obligation d'acquérir et de maintenir leurs compétences tout au long de leur carrière. L’objectif de ce projet est de former et d'actualiser les compétences du personnel sur différents actes techniques impliquant de la chirurgie dans le but de développer et de réaliser des études précliniques pour le compte de clients. Les actes chirurgicaux nécessitant une expertise élevée, l'acquisition de ces compétences est requise afin que ceux-ci soient réalisés de façon maîtrisée et reproductible. Certaines espèces et techniques de ce projet seront utilisées à la marge mais peuvent tout de même être demandée par un client. Afin d'être suffisament réactif par rapport à notre activité de prestatire de services, notre personnel se doit de pouvoir être formé pour ces espèces et ces techniques. Ainsi l'acquisition de nouvelles compétences sera toujours initiée par une demande Client.

Bénéfices attendus

L'acquisition et le maintien de compétences de gestes techniques en chirurgie permet d’acquérir et de maintenir la dextérité et la technicité permettant de limiter les dommages infligés à l’animal et les niveaux de douleurs non conformes au type de chirurgie réalisée. La maitrise des techniques chirurgicales obtenues par le maintien des compétences contribue par la suite à une réduction du nombre d’animaux dans les procédures. D’où l’importance de ce projet, quant à l'acquisition et au maintien des compétences du personnel intervenant sur les animaux. De par notre activité de prestataire de services nous nous devons d'avoir l'ensemble de notre personnel opérationnel sur l'ensemble des techniques utilisées au sein de notre société. Ainsi nous devons envisager tous les cas de figure c'est pour cette raison que notre projet comporte plusieurs procédures sur de nombreuses espèces de rongeurs. Néanmoins, le nombre d'animaux calculé reste un maximum et sera sans aucun doute inférieur.

Procédures

Au cours de sa vie, un animal ne pourra être impliqué que dans deux procédures maximum de cette demande de projet. Pour tous les animaux l’identification (quelque soit l’identification) dure 30 secondes. Pour les procédures comportant l’anesthésie chimique, le temps d’injection de l’anesthésique est estimé à 30 secondes. Les temps d’intervention sur l’animal estimés pour chaque procédure chirurgicale sont les suivants : - Procédure 1 (Implantation de cathéter) : moins d’une heure - Procédure 2 (Injection nécessitant une chirurgie) : moins de 20 min - Procédure 3 (Craniotomie) :moins d’une heure - Procédure 4 (Induction d'une pathologie avec réveil) : environ 2h00 - Procédure 5 (Induction d'une pathologie sans réveil) : jusqu’au retrait des clamps temps estimé à 1h30 - Procédure 6 (Exérèse d'organe) : moins de 30 minutes - Procédure 7 (Implantation de dispositifs médicaux) : environ 30 minutes - Procédure 8 (Greffe cutanée) : moins d’une heure.

Impact sur les animaux

Toutes les procédures de ce projet incluant des gestes chirurgicaux, un certain niveau de douleur et de stress sont attendus nécessitant une anesthésie et analgésie pré et post-opératoires appropriées. Pour chaque procédure, la possibilité d’administrer une dose supplémentaire d’analgésique durant la période post-opératoire en cas de signe visible de douleur est prévue. Une perte de poids et une réduction de l’activité peuvent être observées dans les 48h suivant les interventions, ces paramètres font l’objet d’un suivi durant la période de rétablissement des animaux. Dans le cadre des procédures d’induction d’une pathologie, les signes cliniques de la pathologie (ex : insuffisance rénale ou hépatique) sont attendus et font l’objet d’un suivi spécifique.

Devenir

Les procédures terminant par une exsanguination impliquent forcément une mise à mort de l’animal. Dans un but de réduction du nombre d'animaux utilisés, les animaux impliqués dans un procédure (excepté P4, P5, P6 ) pourront être réutilisés dans une autre procédure de ce projet. Au terme, des deux procédures maximum subies par l'animal, il n’est pas envisagé de les replacer, ces animaux seront alors mis à mort au terme de la période post-opératoire déterminée pour chaque procédure. La mise à mort des animaux pourra également avoir lieu dans le cas de prélèvements d’organes / tissus en vue d’une analyse histologique ou biochimique visant à valider le geste technique de la personne formée.

Remplacement

Des modèles animaux artificiels (exemple : rats ou souris mannequins, peau synthétique) existent afin de permettre à l’expérimentateur en formation d’acquérir certains gestes de base tels que la pose de points de suture ou des injections et prélèvements simples. Cependant, l’apprentissage des bons gestes en chirurgie ainsi que de la surveillance de la profondeur d’anesthésie/analgésie et du suivi post-opératoire ne peuvent être réalisés que sur des animaux vivants. Néanmoins, certains gestes de base (exemples : sutures, incision, etc...) inclus dans les différentes procédures décrites dans ce projet pourront être réalisés sur ce type de support dans un but de remplacer l'utilisation de l'animal.

Réduction

Une meilleure maîtrise des gestes techniques permettra une réduction du nombre d’animaux impliqué dans les études. De plus, nous utiliserons dans la mesure du possible des animaux surnuméraires ou issus d’un précédent projet, naïfs de toute expérimentation (après avis favorable de la SBEA et du vétérinaire référent) ce qui rentre dans le cadre d’une réduction du nombre d’animaux utilisés. Le nombre d'animaux impliqués dans cette demande pourra également être revu à la baisse dans les cas suivants : - lorsque les gestes techniques auront été pratiqués par un collaborateur lors d'une étude - lorsqu'un collaborateur maitrise le geste technique qu'il aurait pratiqué dans une autre société /laboratoire de recherche - lorsque la personne maitrise le geste technique sur un des 4 types de rongeurs cités dans cette demande. Les animaux utilisés dans ce projet pourront être utilisés dans plusieurs procédures. Par exemple, un animal ayant subi une craniotomie (P3) pourra être réutilisés dans une procédure sans réveil (P5), au terme de sa période de récupération, dans le but de diminuer le nombre d'animaux utilisés dans ce projet. Pour finir, les modules d'acquisition des compétences ne seront initiés sans qu'ils ne soient motivés par la demande d'un client. L'ensemble de ces conditions s'inscrivent dans le cadre de la réduction du nombre d'animaux.

Raffinement

Le tuteur sera vigilant sur l’exécution des manipulations/gestes réalisés sur l’animal tout au long de la formation/maintien des compétences. Le tuteur s’assurera que toute manipulation sera conforme à la réglementation en vigueur et entrainera un minimum de stress ou une douleur chez l’animal. Préalablement à toute formation, des points limites seront définis en accord avec la littérature scientifique et la réglementation en vigueur. Ces points limites permettront un meilleur suivi des animaux lors de la réalisation des gestes techniques mais également de maintenir leur bien-être tout au long de l’expérimentation ainsi que la mise en place d’une intervention précoce et adaptée si cela est nécessaire. Dans le cas où la santé de l’animal serait dégradée après 48h, une mise à mort sera réalisée immédiatement sur décision du tuteur de la formation et /ou du vétérinaire désigné. Avant tout acte de chirurgie, l’anesthésie (type, dose, fréquence) ainsi que l’analgésie (type, dose, fréquence) nécessaires au suivi pré et post opératoire de l’animal devront être validées par le vétérinaire référent. Le réveil des animaux s’effectuera dans un environnement permettant le maintien de la température corporelle (ex : lampe chauffante, enceinte thermostatée etc…). Les animaux seront hébergés individuellement après chaque chirurgie jusqu’à la fin du suivi post opératoire (7 à 21 jours). Afin de limiter le stress dû à l’isolement et de maximiser le bien-être de l’animal, de l’enrichissement spécifique à chaque espèce sera utilisé (exemple : igloo, bûchette, coton, etc…).

Choix des espèces

D'un point de vue scientifique, nous disposons d'un grand nombre d'articles et de données validées sur le rat et la souris. De plus, les espèces les plus demandées par nos clients sont le rat et la souris. C'est pour cette raison que nous souhaitons accentuer nos efforts d'acquisition de compétences sur ces deux espèces principalement. Néanmoins, notre activité de prestataire de services peut nous amener à développer des modèles de pathologie sur d'autres espèces telles que le hamster et/ou le cobaye, à la demande d'un client. Dans le cadre de notre activité, nous devons être réactifs face à toute demande client ainsi nous avons ajouté comme espèce le hamster et le cobaye à notre projet. Ces derniers ne seront utilisés dans le cadre d'une acquisition de compétence qu'en cas de demande spécifique d'un client, d'où le faible nombre d'hamsters et cobayes impliqués dans ce projet. Seuls des animaux adultes seront utilisés dans les procédures faisant l’objet de ce projet, les protocoles d’anesthésie et de chirurgie décrits ayant été mis au point sur des animaux à ce stade.