Souris

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  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 1088
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1 088 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un surdosage de paracétamol par injection pour provoquer une atteinte du foie, puis sont tuées par dislocation cervicale afin de prélever foie, rate et reins. Le porteur affirme que le surdosage entraîne un inconfort mais aucune douleur dans les vingt-quatre heures. Sur le remplacement, il affirme que l'intoxication au paracétamol est un processus complexe non modélisable in vitro et une étape préclinique "indispensable".

Objectifs

Ce projet a pour objectif de trouver de nouveaux traitements de l'insuffisance hépatique induite par le paracétamol.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait aboutir à la mise en place de nouveaux traitements de l'intoxication au paracétamol basés sur l'utilisation de la N-Acétyl Cystéine et d'inhibiteurs de nécrose régulée.

Procédures

Deux injections intrapéritonéales pour procédure 1 "Traitement par le paracétamol et les inhibiteurs", une injection intrapéritonéale et une injection intraveineuse par voie rétro-orbitale sous anesthésie isoflurane pour procédure 2 "Traitement par le paracétamol par voie intrapéritonéale et par l’inhibiteur par voie intraveineuse", et un prélèvement de sang par voie rétro-orbitale avant sacrifice par dislocation cervicale.

Impact sur les animaux

Le traitement par un surdosage contrôlé de paracétamol entraine certes un inconfort des animaux mais il n’est pas accompagné de douleurs dans les 24h qui suivent son injection (actions antalgique et antipyrétique du paracétamol).

Devenir

Tous les animaux sont gardés en vie après la procédure n° 1 "Traitement par le paracétamol et les inhibiteurs" (soit 960 souris) ou la procédure n° 2 "Traitement par le paracétamol par voie intrapéritonéale et par l’inhibiteur par voie intraveineuse" (soit 128 souris). Tous les animaux (1088 souris) sont mis à mort après la procédure n°3 "Prélèvement du sang par voie rétro-orbitale" afin de prélever les différents organes (rate foie et reins) pour les analyses.

Remplacement

S’il est vrai que certaines questions peuvent être abordées grâce à la culture d’hépatocytes, celle posée dans notre projet cherche à identifier le rôle protecteur d’une molécule vis-à-vis d’une pathologie, l’intoxication au paracétamol qui implique un grand nombre d’évènements moléculaires et cellulaires. Cette pathologie est un processus complexe non modélisable in vitro. Enfin, cette étude préclinique est une étape pré-requise indispensable avant de futures études cliniques chez l’homme.

Réduction

Le nombre de souris engagées (1088) dans ces expériences a été réduit au minimum pour permettre une validation des résultats statistiques par des tests non paramétriques Kruskal-Wallis, Mann et Whitney et Spearman.

Raffinement

L’étude a été raffinée au mieux en privilégiant un traitement de courte durée permettant à la fois la mesure des paramètres d'évaluation de l'hépatite et limitant le développement de douleurs et malaise induits par le traitement. Enfin nous avons anticipé l’étude de tous les organes pertinents (3) qui permettront une étude complète de la pathologie et des molécules pour un maximum d’informations.

Choix des espèces

Cette espèce permet de modéliser ce qui se passe dans une pathologie sur des temps raccourcis à l’échelle de vie de cette espèce. Elle permet d’étudier les phénomènes en cinétique de la physiopathologie et de tester l’effet de petites molécules chimiques pour la prévention et/ou thérapie de la pathologie. Adulte de 9 semaines pour avoir des animaux avec une fonction hépatique normale et pour étudier une pathologie qui affecte surtout des adultes.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 1000
Hamsters dorés : 1000
Souffrances
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2 000 souris et hamsters dorés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont infectés par le SRAS-CoV-2 par voie nasale sous anesthésie puis reçoivent des traitements ou des vaccins, l'infection étant létale chez la souris transgénique hACE2 avec atteinte du système nerveux central. Le porteur indique que la mise à mort est imposée par la gestion du risque lié à l'agent pathogène. Il présente cette recherche sur modèles animaux comme "essentielle" à la gestion de la crise sanitaire.

Objectifs

Depuis fin 2020, la COVID-19 évolue par vagues épidémiques et l’émergence de variants préoccupants de SRAS- CoV-2 requiert dans l’urgence de nouvelles données scientifiques. Dans ce contexte, l’apport de la recherche utilisant des espèces animales modèles est essentiel à la gestion de la crise sanitaire. De nouveaux besoins urgents de recherche sont apparus en lien avec l’apparition de formes symptomatiques longues de la maladie et l’émergence des variants préoccupants du SRAS-CoV-2. Le présent projet a pour objectifs (i) l’étude de la physiopathologie des infections à SRAS-CoV-2 et ses variants et ce, principalement, au niveau de l’épithélium respiratoire des rongeurs modèles de la COVID-19, (ii) une meilleure compréhension de la diffusion et de la multiplication du SRAS-CoV-2 et ses variants dans les tissus (immunité croisée, transmissibilité, réinfection) et (iii) l’évaluation de vaccins, en particulier muqueux, et d’approches thérapeutiques adaptés à l’évolution épidémiologique des infections à SRAS-CoV-2.

Bénéfices attendus

L’étude chez le rongeur des infections à SRAS-CoV-2 et des stratégies de prévention et/ou de contrôle est déterminante pour l’élaboration de stratégie de lutte contre la pandémie de COVID-19. Ce projet s’inscrit dans une démarche de sciences appliquées au domaine médical en lien avec les déclarations d’intérêt, d’urgence ou de priorité nationale du gouvernement et des organismes publics de recherche.

Procédures

L’inoculation de la souche virale est réalisée en 8 minutes, par voie nasale sous anesthésie à l’isoflurane, en prise unique. Les traitements (thérapeutiques ou vaccinaux) sont administrés en 2 minutes, par voie sous-cutanée, intrapéritonéale, intramusculaire à l’animal vigile. Le traitement par voie nasale est administré en 8 minutes sous anesthésie à l’isoflurane. Des analyses sérologiques seront réalisées au cours des essais vaccinaux. Tous les animaux seront prélevés au plus 3 fois lors de la phase d’immunisation : avant chaque vaccination (au maximum 2) et avant l’administration de la souche virale d’épreuve. Les prélèvements seront réalisés en 10 minutes, au sinus rétro-orbital sur animal anesthésié. Le volume de sang prélevé est de 100 à 300 μl selon l’espèce.

Impact sur les animaux

Dans les conditions expérimentales les plus défavorables, l’infection du hamster doré par le SRAS-CoV-2 se traduit par une perte de poids transitoire d’environ 10%. L’animal infecté contrôle l’expression pulmonaire de la maladie au bout du septième jour de l’infection. En revanche, dans les mêmes conditions, l’infection est létale chez la souris transgénique hACE2 à 7 jours post-infection avec une perte de poids et une infection du système nerveux central conduisant à une chute de l’activité motrice et des capacités respiratoires. Cette lignée de souris est la seule à ce jour qui présente une létalité. L’impact physiopathologique de l’infection des autres lignées de souris utilisées dans ce projet sera systématiquement évalué. Il a été observé que l’infection de souris non transgéniques pour hACE2 par la souche murinisée MACo3 entraîne des symptômes légers ou modérés.

Devenir

La mise à mort des animaux est requise au regard de la gestion du risque d’exposition de l’agent pathogène de groupe III utilisé dans cette procédure.

Remplacement

L’étude de la physiopathologie de l’infection ne peut être menée sans avoir recours à l’administration de l’agent pathogène à l’animal vivant. En revanche, les stratégies vaccinales et thérapeutiques sont validées préalablement sur des modèles d’infection utilisant des lignées cellulaires appropriées (cellules VeroE6 ou Calu3). L’effet du traitement antiviral sur la multiplication du SRAS-CoV-2 ainsi que le choix de l’antigène vaccinal sont ainsi entérinés par des analyses in vitro. Les essais vaccinaux et thérapeutiques sont ensuite réalisés chez l’animal dans les meilleures conditions possibles afin d’évaluer l'innocuité et l’efficacité du traitement.

Réduction

Les modèles d’infection à SRAS-CoV-2 chez les rongeurs sont validés et totalement maîtrisés. L’utilisation de la souche historique française dénommée D614G définit les conditions standard des protocoles expérimentaux auxquelles se réfèrent l’étude des variants préoccupants ou VoC. Nous disposons d’un protocole d’administration de souches virales présentant des conditions de Répétabilité et Reproductibilité satisfaisantes. La comparaison des traitements s’établit à l’aide de tests non paramétriques (Mann-Whitney).

Raffinement

Nous nous sommes employés à définir les conditions optimales d’hébergement des hamsters dorés. L’observation du comportement du hamster, d’une part, et l’adaptation des méthodes d’anesthésie, de contention et des gestes techniques à l’animal, d’autre part, garantissent une bonne prise en compte du principe de raffinement. Notre expérience du modèle souris a été également mise à profit pour aborder la question du raffinement : enrichissement et habituation de l’animal à la manipulation. La bonne connaissance du modèle infectieux sur lequel repose ce projet permet de limiter les souffrances ressenties par les animaux au cours des procédures expérimentales. Les hamsters sont hébergés individuellement et les souris par 5 dans des portoirs ventilés, avec à leur disposition du matériel de nidification (coton), des tunnels et des maisonnettes en carton ainsi que des bûchettes de bois à ronger.

Choix des espèces

Le hamster doré est naturellement sensible aux infections à SRAS-CoV-2 et représente un modèle de choix pour étudier la COVID-19. Ce modèle restitue naturellement la physiopathologie humaine de la COVID-19. Les signes cliniques sont transitoires, l’animal contrôlant naturellement l’infection. La souris transgénique K18 ou KI exprime le récepteur humain ACE2 au SRAS-CoV-2 et permet le développement clinique et virologique des infections à SRAS-CoV-2. La souris non transgénique pour hACE2 est sensible à l’infection par la souche murinisée MACo3 et présente l’avantage de pouvoir envisager l’emploi de souris génétiquement modifiée pour un gène d’intérêt (surexpression ou suppression) nécessaire à l’exploration des mécanismes biologiques impliqués dans la susceptibilité ou la défense de l’hôte vis-à-vis de l’infection virale. Les animaux utilisés dans ce projet seront des hamsters ou des souris de 6 à 8 semaines d’âge. Mais des hamsters plus âgés (> 6 mois) pourraient être enrôlés dans des études spécifiques selon l’évolution des connaissances.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 320
Souffrances
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320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie d'injection dans le cerveau puis l'implantation d'une micro-LED sur le crâne, avant des tests moteurs et des injections de L-dopa destinées à reproduire les mouvements anormaux des patients parkinsoniens. Le porteur indique que le modèle provoque hypoactivité, perte de poids et mouvements involontaires, qu'il décrit comme non douloureux. Il affirme qu'aucune simulation informatique ne reproduit la physiopathologie cérébrale et sa traduction comportementale.

Objectifs

Ce projet a pour but de tester le potentiel thérapeutique d'une méthode peu invasive de stimulation du cerveau dans la maladie de Parkinson. Le traitement symptomatique de la maladie de Parkinson repose sur la substitution de la dopamine manquante par la L-Dopa. Cependant, après plusieurs années sous L-Dopa, les patients développent des complications motrices : les dyskinésies (mouvements anormaux involontaires). Une alternative thérapeutique non médicamenteuse peut alors être proposée à certains patients: la stimulation cérébrale profonde à haute fréquence du noyau subthalamique (HFS-STN), un des noyaux des ganglions de la base. Il s’agit d’un traitement neurochirurgical symptomatique très efficace, mais qui présente l’inconvénient majeur d’être invasif et de ne profiter qu’à une minorité des patients du fait de critères d’éligibilité stricts (environ 10%). Certains types de neurones dans le cortex moteur sont activés par la HFS-STN, et la stimulation directe de ces neurones par la lumière (grâce à une fibre optique implantée dans le cerveau) dans des souris transgéniques parkinsoniennes permet de reproduire partiellement les effets bénéfiques de la HFS-STN sur les symptômes moteurs dans un modèle murin de la maladie de Parkinson. Ces résultats ouvrent une nouvelle voie thérapeutique moins invasive que la stimulation cérébrale profonde, donc pouvant potentiellement bénéficier à plus de patients. Dans cette étude, nous optimiserons cette voie thérapeutique chez des souris modèle de la maladie de Parkinson sur deux axes : 1) en mettant au point une méthode d'activation neurones moins invasive : illuminer à travers le crâne à la place d'insérer une fibre optique dans le cerveau 2) en comparant les effets de la stimulation sur de nouvelles localisations pour sélectionner celle qui induit les meilleurs effets bénéfiques sur les symptômes parkinsoniens.

Bénéfices attendus

Cette étude s'insère dans un projet plus large de mise au point de techniques alternatives à la stimulation cérébrale profonde dans la maladie de Parkinson. En effet cette technique est très invasive et ne peut donc bénéficier qu'à environ 10% des patients. Certains types de neurones du cortex moteur, activés par la stimulation cérébrale profonde, constituent des cibles thérapeutiques plus superficielles donc moins invasives. La stimulation par la lumière de ces neurones améliore les symptômes moteurs dans un modèle de la maladie de Parkinson chez la souris, mais nécessite l'insertion d'une fibre optique dans le cerveau. Cette étude permettra de tester et mettre au point une méthode moins invasive de stimulation par la lumière des neurones du cortex : à travers le crâne intact.

Procédures

Les souris du lot de mise au point subiront 1 chirurgies d'injection cérébrale sous anesthésie générale de courte durée (

Impact sur les animaux

Les souris utilisées pour la mise au point technique et dans le groupe contrôle non parkinsonien n'auront que peu d'effets indésirables : en effet, les lignées transgéniques utilisées n'ont pas de phénotype dommageable, et toutes les mesures sont prises pour prendre en charge la douleur péri-opératoire. Pour les souris modèles de la maladie de Parkinson, nous nous attendons à diminution de l'activité et une perte de poids durant les deux premières semaines, pendant lesquelles elles bénéficieront d'un suivi renforcé pour minimiser au maximum les nuisances. Après stabilisation, ces souris présenteront également des modifications à long terme du comportement moteur (légère hypoactivité, asymétrie de l'usage des membres). Ces modifications sont inhérentes au modèle parkinsonien, et nécessaires pour tester les effets bénéfiques de la stimulation, et ne causent pas de douleur. Après induction des dyskinésies (mouvements anormaux involontaires), les souris présenteront temporairement après chaque injection des mouvements involontaires (rotations, posture tournée d'un côté, tics des pattes et tics faciaux). Là aussi ces nuisances sont non douloureuses et nécessaires pour pouvoir tester les effets bénéfiques de la stimulation dans les conditions les plus proches de celles vécues par les patients parkinsoniens.

Devenir

Il est nécessaire de mettre à mort les animaux dans toutes les procédures pour pouvoir effectuer une vérification histologique des aires corticales ciblées et du modèle parkinsonien.

Remplacement

Pour étudier le bénéfice des stimulations proposées sur les symptômes moteurs de la maladie de parkinson, il est nécessaire d'utiliser des animaux produisant un comportement moteur (et modèles de cette maladie). Aucune méthode de simulation informatique ne permet de récapituler la complexité de la physio-pathologie cérébrale, et encore moins sa traduction comportementale. Les structures cérébrales étudiées ne sont pas présentes chez les invertébrés.

Réduction

Trois conditions sont testées sur les mêmes animaux (Parkinson, et 2 états dyskinétiques) pour réduire le nombre total d'animaux utilisés.

Raffinement

Toutes les mesures sont prises pour minimiser les nuisances subies par les souris: une anesthésie et analgésie appropriée lors des chirurgies, un suivi post-opératoire quotidien et adapté tout au long de l'utilisation des animaux, et renforcé dans le cas des modèles de la maladie de Parkinson (maintien au chaud, nourriture appétante et hypercalorique, surveillance et maintien de l'hydratation, analgésique selon nécessité), pendant tout le temps nécessaire à la stabilisation (en général 2 semaines). Les souris sont hébergées dans une animalerie agréée et disposent de matériel d'enrichissement (coton pour faire des nids, petites maisons ou tubes pour se cacher).

Choix des espèces

Il est nécéssaire d'utiliser un modèle animal mammifère pour obtenir des résultats potentiellement transposables à l'Homme, car les structures étudiées ne sont pas présentes, ou sont organisées différement chez les autres vertébrés (et absentes chez les invertébrés). Parmi les modèles animaux mammifères, nous utilisons le modèle souris qui permet l'utilisation de lignées transgéniques nécessaires à cette étude. adulte : il est nécessaire d'étudier l'effet de la stimulation cérébrale sur un animal dont le cerveau est complètement développé

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 35
Souffrances
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35 souris femelles gestantes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue avec leurs embryons, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque femelle reçoit quatre gavages en contention vigile pour tester des médicaments sur une maladie rénale génétique, puis est tuée pour prélever les embryons, eux-mêmes tués pour en prélever les reins. Le porteur affirme qu'aucune souffrance n'est attendue et que les composés ont déjà été testés sur cultures cellulaires. Il conclut qu'il est "indispensable" de tester l'effet des composés à la période de développement rénal de l'embryon.

Objectifs

Chez l’homme, la déficience génétique dans un gène qui code pour un facteur de transcription mène à une insuffisance rénale. A l’heure actuelle, pour cette maladie rare il n’y a pas de thérapie en dehors de la transplantation et la dialyse. Les patients qui souffrent de cette maladie génétique ont sont caractérisés par une activité insuffisante de la protéine codé par ce gène. Suite à nos études, nous avons identifié plusieurs médicaments (normalement utilisés pour d’autres pathologies) qui ont la capacité d’augmenter l’activité de ce gène dans des lignées cellulaires in vitro. L’objectif de notre projet de recherche est de vérifier l’efficacité de nos 3 meilleurs composés qui se sont caractérisés par une importante stimulation de l’activité de ce gène pour vérifier si ces médicaments améliorent les défauts rénaux liés à sa déficience dans un modèle murin de la maladie.

Bénéfices attendus

Nous nous attendons de pouvoir mesurer l’effet du traitement de ces médicaments sur le degré d’avancement du développement rénal sure des tissus prélevés. Ces mesures seront effectuées par 1) analyse d’image 2) Quantification du niveau d’expression des ARN messagers codants pour les gènes cibles principales de qui sont normalement réprimés 10 fois dans le rein entier en développement d’un embryons par rapport à un embryon contrôle.

Procédures

Nous allons traiter 35 femelles mères porteuse. Chaque souris sera soumise à 4 procédures de gavage (en état vigile en contention) d'un médicament (ou du placebo). Chaque procedure de gavage va durer moins de 3 minutes.

Impact sur les animaux

En dépit du retard développemental observé avant la naissance, la grande partie des souris muntants dans leurs vies post natale arrivent à développer une fonction rénale normale et par conséquence ne développent pas de souffrances. D’autre part, pour ce qui concerne les médicaments qu'on doit tester, des études récentes ont montré que ces composés, administrés par gavage à ces doses, ne provoquent pas de conséquences visible sur le bienêtre des animaux.

Devenir

Tous les animaux utilisé dans ce protocol seront mis à mort a la fin des procédures. En effet, le prelevement des embryons pendant leur développpemnt nécessite la mise à mort des mères porteuses. Le prelevement des reins embryonnaires pendant leur développpemnt nécessite la mise à mort des embryons.

Remplacement

Remplacement : La complexité du rein et de la maladie rénale nécessite l’utilisation d’un modèle animal. Mais les molécules à l'étude de ce protiocole ont préalablement été testées sur des cultures cellulaires ce qui nous permet d’envisager une gamme d’efficacité sans toxicité pour les animaux.

Réduction

Réduction : nous utiliserons le nombre minimum d’animaux requis pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et atteindre l’objectif scientifique du projet.

Raffinement

Comme chez l’homme, les maladies rénales restent longtemps silencieuses et le modèle murin qu'on va adopter ne comporte pas de souffrance spécifiquement liée à la déficience rénale. En tout cas, les animaux seront mis à mort avant l’apparition de symptômes douloureux. Une surveillance quotidienne sera effectuée auprès des animaux afin de s’assurer de leur bien-être constant en se référant à une grille de points limites. Pour compléter cette surveillance les souris seront pesée chaque jour pendant le traitement. Si les souris depassent un niveau de score 1 pour l'évaluation de leur apparence physique ou de leur comportement (comme indiqué dans la description de la procédure expérimentale de l'état du bien-être des souris), on mettra en place l’administration d’un antalgique. En cas de dépassement du point limite, on choisira la mise à mort de l’animal. Les animaux bénéficieront d’un programme d’enrichissement, comme des carrés de cellulose, des bâtonnets de bois ou une maisonnette, défini par la cellule de l’établissement chargée de leur bien-être. Les animaux bénéficieront d’un programme d’enrichissement, comme des carrés de cellulose, des bâtonnets de bois ou une maisonnette, défini par la cellule de l’établissement chargée de leur bien-être.

Choix des espèces

Le developpement rénal chez la souris est un excellent modèle experimentale qui se rapproche à celui de l'homme. Le modèle murin étudié developpe spécifiquement un retard de developpement rénal à 14 jours après conception. Il est donc indispensable tester l'effet de nos composés à cette période.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles nerveux
Souris : 146
Souffrances
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Devenir
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146 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Issues d'une lignée transgénique qui reproduit la maladie de Huntington, elles présentent perte de poids, déficits moteurs et cognitifs et peuvent mourir spontanément vers trois mois, avant de recevoir une injection dans le cerveau par chirurgie stéréotaxique puis d'être tuées pour prélèvement. Le porteur indique que la craniotomie peut provoquer douleur, saignement et inflammation. Il affirme qu'aucune culture cellulaire ne reproduit la complexité du cerveau et présente la lignée comme bien caractérisée.

Objectifs

Les maladies neurodégénératives comme la maladie de Huntington (MH) sont une préoccupation croissante en santé publique. Malgré d’importants efforts de recherche, il n’existe encore aujourd’hui aucun traitement capable de combattre de façon efficace la progression de ce type de maladies. Des nouvelles approches thérapeutiques sont essentielles pour améliorer la qualité de vie des patients. Parmi ces nouvelles approches prometteuses se trouve la thérapie génique. Elle utilise l’ADN pour soigner ou prévenir de la maladie. Selon la pathologie, cet objectif peut être atteint en délivrant aux cellules un gène sain qui prendra le relai du gène déficient. Un virus modifié (AAV) non pathogène nous permettra de délivrer cet ADN au cœur même des cellules. Nous avons déjà la preuve de concept de notre stratégie dans des modèles murins pour la maladie de Huntington : l’enzyme déficiente à l’origine de la pathologie est remplacée par cet ADN permettant la synthèse d’une enzyme assurant la fonction normale permettant de corriger les anomalies neuropathologiques et comportementales chez la souris malade. Le but principal de cette étude est d’investiguer quelles sont les conséquences générales de la surexpression de ce gène et donc de la quantité d’enzyme sur la restauration des paramètres biologiques attendus des souris du modèle murin pour la MH. Pour répondre à cette question différents biomarqueurs présents dans les tissus et dans le sang seront analysés.

Bénéfices attendus

Cette étude nous permettra d’identifier un marqueur métabolique dont le profil pourrait être modifié après l'injection d’un AAV exprimant le gène thérapeutique CYP46A1 chez un model murin de la maladie d’huntington. Ce métabolite pourra être utilisé comme marqueur d’efficacité de ce traitement dans le cadre du futur essai clinique.

Procédures

A partir de 6 semaines d’âge, les animaux transgéniques issus des couples reproducteurs développeront un phénotype dommageable. Les souris utilisées recapitulent les atteintes patholgiques de la maladie d'Huntington, c'est a dire qu'ils présentent une perte de poids, des defauts moteurs et cognitifs et décedent spontanément apres 3 mois de vie. A 4 semaines d’âge, les animaux seront soumis à une injection stéréotaxique sous anesthésie générale (Durée 70 minutes), avec prise en charge analgésique avant et apres la chirurgie. A 10 semaines d’age, les animaux seront mis à jeun pendant 6 heures puis euthanasié avec prise en charge préalable d’analgésique avant l’intervention (euthanasie). Les animaux sont euthanasiés afin de pouvoir analyser les prélèvements de sang et de tissus.

Impact sur les animaux

Les souris utilisées récapitulent les atteintes patholgiques de la maladie d'Huntington, la perte de poids, les défauts moteurs et cognitifs impactant la capacité de l'animal a s'alimenter et ils peuvent décédés spontanement apres 3 mois de vie. Une douleur peut survenir lors la mise en barre d’oreille des animaux, un risque de saignement peut avoir lieu au moment de la craniotomie. Un risque d’inflammation relativement faible peut être également être observe suite l’injection de l’aiguille dans le striatum des souris. Une perte de poids dû a l’injection de AAV pourrait être observé (5 à 7% ) du poids total de l’animal, (selon nos précédentes études), bien que les concentrations des AAVs utilisées ont déjà été evaluées in vitro et dans nos précédentes études afin d’éviter toute toxicité chez la souris.

Devenir

Lors de la procédure n°1 qui correspond à l’élevage d’une lignée dommageable les animaux d’intérêt produits seront maintenus en vie et inclut dans la procédure n°2 qui est la procédure expérimentale à proprement parler. Pour la procédure n°2 et donc l’euthanasie des animaux, les animaux seront euthanasiés en fin procédure pour les prélèvements et leur analyse afin de pouvoir répondre à la question scientifique de ce projet.

Remplacement

Le recours aux modèles animaux est essentiel, car aucun type de culture cellulaire ou système synthétique ne permet à ce jour de reproduire la complexité architecturale des cellules du cerveau en particulier leurs interactions structurelles et fonctionnelles. De plus, les souris Huntington sont bien caractérisées. Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet sont nés et élevés en captivité dans des élevages agrées

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est optimisé pour obtenir des résultats statistiques. Leur nombre (146) a été restreint au minimum indispensable de façon à obtenir des données nécessaires pour valider l’efficacité d’une stratégie thérapeutique innovante qui peut être considérée comme cible dans plusieurs maladies neurodégénératives. En effet, des travaux précédents ont permis d’établir les doses de vecteur à injecter et les temps d'analyses. Afin de limiter le nombre total d’animaux essentiels au projet, les tests des analyses biochimiques post-mortem seront dans la mesure des possibles réalisés sur les mêmes animaux. Le design expérimental a pour but d’obtenir un maximum d’information en utilisant un minimum d’animaux. Les distincts paramètres (biochimiques) seront analysés grâce à des essais appropriés en fonction des revendications expérimentales. De plus, un plan statistique complet a été rédigé et validé.

Raffinement

Les protocoles d’anesthésie et d’analgésie ont été définis et validés par une équipe vétérinaire. L’application de critères d’arrêts standards en élevage/utilisation, et le suivi quotidien des animaux hébergés en groupe certifient le bien-être des animaux. En cas d’observation de la moindre douleur, les souris recevront un traitement analgésique, et si cette douleur devait persister, les animaux seraient euthanasiés pour éviter toute souffrance. 6h après l’acte chirurgical, une injection d'analgésique est réalisée pour éviter tout inconfort de l’animal. 24h après une deuxième injection d'analgésique est réalisée. 4h/5h après cette injection les animaux seront observés par l’expérimentateur et il sera vérifié qu’aucun signe de douleur est détecté. Si besoin, une injection d'analgésique est réalisée pour éviter tout inconfort de l’animal. Le protocole d’analgésie post opératoire a été décidé avec l’accord du vétérinaire clinicien.

Choix des espèces

Le but principal de cette étude est d’investiguer quelles sont les conséquences générales, de la surexpression du CYP46A1 (le gène thérapeutique) et la restauration de la voie de synthèse du cholestérol dans la région cible du cerveau (striatum), sur le métabolisme cellulaire des souris du modèle murin pour la MH. Pour répondre à cette question différents biomarqueurs du métabolisme présents dans les tissus et dans le sang seront analysés. Nous commencerons par valider nos vecteurs dans des souris saines avant son utilisation future chez la souris modèle. Les souris qui seront utilisées sont des souris adultes (4-8 semaines), dans lesquelles nous avons déjà optimisé les coordonnés d’injection dans le cerveau. Ce protocole a déjà été validé dans notre laboratoire.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 216
Souffrances
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Devenir
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216 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent jusqu'à neuf injections dans l'abdomen puis développent un cancer de la prostate avant d'être disséquées pour étude de la prostate. Le porteur présente l'étude comme un projet pilote destiné surtout à mettre au point le protocole expérimental. Sur le remplacement, il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne reproduit la cinétique et la complexité des lésions précancéreuses.

Objectifs

Afin de mieux comprendre l’évolution des cancers de la prostate (CaP), ce projet pilote ,utilisant des lignées de souris génétiquement modifiées, vise à déterminer le protocole expérimental pour identifier les populations cellulaires qui prolifèrent dans les lésions précancéreuses présentant des mutations et une cinétique similaires que celles trouvées chez l’Homme.

Bénéfices attendus

ce projet pilote déterminera le protocole expérimental permettant d'identifier les populations cellulaires qui prolifèrent dans les lésions précancéreuses.

Procédures

Les souris subiront au maximum 9 injections intra-péritonéales espacées de 1 à 10 mois, soit 1 injection quotidienne en intra-péritonéales pendant 5 jours de tamoxifène dans un premier temps, et 1 injection quotidienne d'EdU pendant 4 jours au temps de cinétique choisi. Aucune autre intervention n'est prévue.

Impact sur les animaux

Les souris transgéniques injectées développeront des cellules tumorales qui évolueront en cancer de la prostate (CaP). De plus, une attention particulière sera accordée au niveau de la zone d’injection pour éliminer tout risque d’infection (pas de zone rouge autour de la zone ou de présence de pus).

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de procédure 1 et 2 afin d'être disséqués pour l'étude de la prostate.

Remplacement

Aucun modèle cellulaire récapitule la cinétique et la complexité cellulaire impliquées dans la formation de lésions précancéreuses. Cette complexité rend nécessaire l'utilisation d'expériences in vivo pour comprendre ce phénomène et identifier d'éventuelles cibles thérapeutiques.

Réduction

Afin de différencier les rôles de différentes molécules pouvant être impliquées dans le développement du CaP, l’ensemble du projet va nécessiter l'utilisation de 2 lignées de souris différentes soit 216 animaux. Ce nombre d'animaux nous permettra d'obtenir des conclusions statistiquement significatives. Par ailleurs, des études préliminaires in vitro et des études pilotes pour identifier le protocole efficace ont été réalisées afin d’éliminer certaines hypothèses et de mieux définir les expériences à effectuer sur les modèles in vivo.

Raffinement

Pour l’ensemble des animaux, la surveillance sera visuelle, avec un suivi de l'aspect général de l'animal, sa posture et son comportement. Si l'animal présente un dos vouté, un pelage hérissé, est inactif après stimulation, ou si les points d'injections présentent des signes d'infection ou d'inflammation il sera retiré de l'étude et pourra bénéficier de soins après l'avis du vétérinaire. Si le cas est plus grave (blessure importante par exemple), l'animal sera mis à mort.

Choix des espèces

La souris est un animal qui a un système immunitaire largement décrit dans la littérature et qui est proche de l’humain avec une immunité innée et adaptative, ce qui est crucial pour la mise en œuvre de notre projet d’étude sur l’interaction des cellules épithéliales de la prostate avec le microenvironnement tumoral. De plus, les souris qui seront utilisées expriment les mêmes protéines que l’homme, ce qui permet de générer les mutations les plus fréquemment identifiées dans le CaP humain. L’ensemble de ces résultats nous permettra d’étudier au plus près l’évolution des lésions de CaP afin de développer des stratégies personnalisées de prévention, de surveillance active et/ou de traitement précoce. Les animaux utilisés seront adultes, de 8 semaines à plus d'un an afin de faire une cinétique en fonction de l'âge.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 16800
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 16800
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 16800

16 800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections de vecteurs viraux puis des injections quotidiennes d'immunosuppresseurs pouvant s'étaler sur seize semaines, avec des prélèvements de sang répétés, l'immunosuppression pouvant provoquer des infections opportunistes et une perte de poids. Ce criblage sert à préparer une thérapie génique destinée à des enfants atteints d'une maladie osseuse rare. Le porteur décrit la souris comme une "espèce inférieure" servant à trier vecteurs et traitements avant des essais sur primates, qu'il présente comme le "modèle de prédilection".

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un programme plus large qui inclut un projet déjà en cours dans le même établissement utilisateur. L’objectif du programme est de développer des traitements pour différents types de dysplasies du squelette, notamment la dysplasie spondyloépiphysaire congénitale (SEDc), la collagénopathie de type 2 la plus fréquente. La SEDc est une dysplasie osseuse génétique qui cause une forme rare de nanisme chez l'être humain (1 naissance sur 100 000). Elle est caractérisée phénotypiquement par une petite taille avec un raccourcissement du tronc et du cou, induisant un risque important d'instabilité au niveau des vertèbres cervicales pouvant provoquer une paralysie. Les patients souffrent également d'anomalies au niveau de la rétine et d’une perte d'audition. Cette pathologie est due à des mutations perte de fonction dans le gène du collagène de type 2. L’objectif de ce projet est d’identifier un traitement immunosuppresseur pouvant être utilisé en combinaison avec un traitement de thérapie génique pour différents types de dysplasies squelettiques. Les traitements de thérapie génique basés sur l’utilisation de vecteurs viraux peuvent induire des réponses immunitaires pouvant réduire l’efficacité du traitement (diminution du niveau d’expression du gène d’intérêt ou élimination des cellules transduites) et empêcher la ré-administration efficace de ce dernier (réponse mémoire dirigée contre le vecteur viral). Il est donc nécessaire d’inhiber de façon transitoire les mécanismes impliqués dans les réponses immunitaires.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra à la fois d’identifier la ou les constructions de vecteurs viraux les moins immunogènes, et la stratégie d’immunosuppression la plus efficace entrainant le moins de complications. Ces résultats, combinés à ceux d’un autre projet en cours permettront d’identifier, chez la souris, la combinaison vecteur viral / immunosuppression la plus efficace et la moins toxique. Ces étapes de pré-sélection chez la souris permettront de diminuer le nombre de sujets dans les futures études sur animaux supérieurs (type primates) aux caractéristiques plus proches de celles de l’Homme. Le bénéfice final du projet est de développer des traitements (combinaison thérapie génique / Immunosuppression) pour différents types de dysplasies du squelette, notamment la dysplasie spondyloépiphysaire congénitale (SEDc), la collagénopathie de type 2 la plus fréquente.

Procédures

Les animaux seront soumis à une ou deux injections de vecteurs viraux par voie intraveineuse ou intrapéritonéale, et de multiples injections d’immunosuppresseurs par voie intrapéritonéale. Ces dernières se feront sur une durée maximum de 16 semaines (injections IP quotidiennes sur un maximum de 21 jours consécutifs ou injections hebdomadaires sur un maximum de 16 semaines). Les animaux seront également soumis à des prélèvements répétés de sang (toutes les semaines, ou toutes les deux semaines sur une durée maximale de 16 semaines) dans la mesure du possible (effectués sur des animaux d’un mois minimum). Ces prélèvements s’effectueront sous anesthésie au niveau de la veine mandibullaire en alternant chaque côté. Des prélèvements de sang terminaux seront également effectués sous anesthésie sur tous les animaux par la voie rétro-orbitale.

Impact sur les animaux

Aucun effet indésirable n’est attendu suite à l’injection de vecteurs viraux (résultats obtenus dans le cadre d’un précédent projet). Les souris sous immunosuppresseurs présenteront un système immunitaire éteint. Elles seront ainsi plus sujettes à des infections opportunistes et aux complications qui pourraient en découler. En cas d’infection, les souris pourraient être sujettes à des pertes de poids ou des signes d’inactivité.

Devenir

Toutes les souris utilisées au sein de ce projet seront mises à mort par dislocation cervicale, asphyxie au CO2 ou injection intrapéritonéale d’une dose létale de pentobarbital sodique (de type Euthasol 140 mg/kg ou Euthoxin 500 mg/kg). La mise à mort est nécessaire afin de récupérer un ensemble d’organes (rate, foie, moelle osseuse, plaques de croissance…) pour évaluer à la fois la biodistribution des vecteurs viraux testés, mais aussi l’effet du traitement (vecteur viral et immunosuppresseur) sur la réponse immunitaire cellulaire.

Remplacement

Globalement, la construction des vecteurs viraux et l’optimisation de ces derniers se sont faites et continuent à se faire en se basant sur des publications scientifiques, et sur un certain nombre de tests in vitro réalisés. Les différents vecteurs viraux produits sont précédemment testés in vitro afin de valider leur capacité à transduire efficacement des cellules modèle (HEK293). Si la transduction n’est pas efficace, le vecteur ne sera pas sélectionné pour les études in vivo. Une importante recherche bibliographique a été effectuée afin d’identifier des traitements immunosuppresseurs d’intérêt, d’autant plus sachant que la patientèle sera constituée en totalité d’enfants. Il est très difficile de valider une stratégie d’immunosuppression par des tests in vitro sachant que cela nécessite la présence d’un système immunitaire complet et fonctionnel. Certains immunosuppresseurs seront tout de même évalués à l’aide des tests in vitro mentionnés précédemment afin de confirmer qu’ils n’impactent pas la capacité des vecteurs à transduire efficacement les cellules modèles.

Réduction

Le juste nombre d’animaux a été calculé de manière à réduire le nombre minimum d’animaux par lot, tout en produisant des résultats statistiquement significatifs et robustes. De manière à répondre aux exigences de réduction, nous allons utiliser des groupes contrôles en commun chaque fois que cela est possible. Globalement, un ensemble de 8 animaux par groupe sera suffisant pour comparer de manière significative les niveaux d’anticorps et les réponses cellulaire induites. En effet, l’utilisation d’outils statistiques (calcul de puissance de test et de taille d’échantillons, https://biostatgv.sentiweb.fr/?module=etudes/sujets#) permet de définir un nombre minimal d’animaux de 8 par groupe, en considérant un seuil de significativité (p

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe à maximum 5 par cage et par sexe dans une pièce à température et hygrométrie contrôlées avec un cycle jour/nuit de 12h. Chaque cage sera soumise à un enrichissement du milieu de type tige en papier, un igloo et une buchette de peuplier afin de satisfaire l’instinct naturel des souris à ronger et éviter les malocclusions des incisives. Les souris sous immunosuppresseurs présenteront un système immunitaire éteint. Elles seront ainsi plus sujettes à des infections opportunistes et aux complications qui pourraient en découler. L’hébergement des animaux en zone SPF (Specific Pathogen Free) dans des cages ventilées, l’utilisation de hottes de change, ou de hotte à flux laminaire pour les expérimentations, et l’apport d’aliments irradiés, permettront de réduire ces risques au minimum. Le suivi quotidien (weekends et jours fériés inclus) des animaux par le personnel de l’établissement utilisateur et les visites régulières des expérimentateurs (à minima deux fois par semaine) nous permettront de déceler précocement tout signe de souffrance ou d’angoisse et nous appliquerons strictement les points limites définis. En cas d'altération de l'état de l'animal, la surveillance sera rapprochée (observation et pesée quotidienne) et les animaux seront soignés en fonction de la sévérité de la douleur observée. Les procédures mises en place dans ce projet ne nécessitent aucune analgésie particulière. En cas d'apparition d'une souffrance ou toxicité inattendue, les animaux seront exclus de l'étude et mis à mort dans les 24 heures avec l’accord du directeur d’étude et/ou d’un vétérinaire

Choix des espèces

Afin d’identifier une combinaison vecteur / immunosuppression applicable en clinique chez l’homme, il est important de la valider au préalable au sein d’un modèle animal. En effet le système immunitaire fonctionne au travers de mécanismes complexes qu’il est impossible de reproduire fidèlement en dehors d’un organisme vivant. Les primates non humains représentent le modèle de prédilection de par son anatomie proche de celle de l’Homme. Il est cependant impossible de cribler autant de paramètres différents (vecteur, dose, immunosuppresseur, dose, fréquence) chez cette espèce. Nous allons avoir besoin d’une espèce inférieure, i.e. la souris, pour cribler les vecteurs mais aussi les traitements immunosuppresseurs pertinents. Étant donné que les destinataires finaux du traitement seront des enfants, l’efficacité du traitement combinatoire thérapie génique + Immunosuppresseur devra être confirmé chez un modèle de souris d’âge similaire, soit des souris juvéniles (1 à 22 jours). Les études qui consistent à évaluer la cinétique de la réponse immunitaire (Procédure n°1), cribler les différents traitements immunosuppresseurs (Procédure n°2) et évaluer l’efficacité d’une seconde injection de vecteur viral (Procédure 3) seront réalisées sur des animaux adultes âgés de 5 à 8 semaines. Étant donné que les destinataires finaux du traitement seront des enfants, l’efficacité du traitement combinatoire thérapie génique + Immunosuppresseur devra être confirmé chez un modèle de souris d’âge similaire, soit des souris juvéniles avec des traitements allant de la naissance jusqu’à un âge de 4 mois maximum (procédures n°4 et 5).

Dermatologie

(NTS-FR-674835v1 – 13/04/2022)
  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Souris : 1500
Rats : 1000
Cochons : 100
Souffrances
▲ -
▲ 100
▲ 800
▲ 1700
Devenir
 -
 -
 800
 1800

2 600 cochons, souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère, une partie des rongeurs (800) étant réutilisée et le reste tué. Ils subissent l'induction de maladies de peau comme le psoriasis, des biopsies cutanées et des évaluations de grattage sous anesthésies répétées, l'isolement prolongé classant certaines procédures en sévères. Le porteur indique que l'ingestion d'imiquimod par toilettage peut provoquer chez la souris une perte de poids, une déshydratation et une hypothermie. Sur le remplacement, il affirme que les tests in silico ou in vitro ne peuvent pas suppléer le modèle animal faute d'un environnement biologique intact.

Objectifs

Les origines des pathologies de la peau sont souvent multifactorielles. Le psoriasis, par exemple, est une maladie inflammatoire chronique de la peau qui touche 1 à 3% de la population mondiale et pour laquelle il existe souvent une prédisposition familiale héréditaire (30 % des cas). Un dérèglement du système immunitaire est aussi incriminé. De plus, des facteurs extérieurs, comme le stress, la fatigue, les infections, certains médicaments par exemple, peuvent favoriser la survenue de poussées de psoriasis. Le psoriasis ou l’hypersensibilité de contact, tout comme un grand nombre de pathologies de la peau sont souvent associés à des démangeaisons qui entrainent un besoin incontrôlable de se gratter. Le prurit peut aussi survenir sur une peau saine, sans raison apparente. Les causes des démangeaisons sont très variées : éruptions cutanées, peau sèche, piqûres, réactions allergiques, maladies affectant le système nerveux ou d’autres organes. Quel que soit la ou les causes, le fait de se gratter n’améliore pas la situation, au contraire, il contribue à son aggravation. Le projet concerne des tests d'évaluation de réactions ou d'affections cutanées chez le rongeur et le porc, de comportements de grattage chez le rongeur et de cicatrisation chez le rongeur. Les tests décrits dans ce projet ciblent l'évaluation des effets de substances dans le cadre de développement préclinique de produits pharmaceutiques. Ces modèles sont mis en place et utilisés afin de tester l'efficacité de médicaments à lutter contre certaines affections cutanées (psoriasis, allergie, dermatite atopique, démangeaisons) ou à améliorer la cicatrisation.

Bénéfices attendus

Ces différents modèles sont nécessaires à la découverte et la mise sur le marché de nouveaux médicaments sûrs et efficaces pour traiter contre certaines affections cutanées (psoriasis, allergie, dermatite atopique, démangeaisons) ou à améliorer la cicatrisation. Par exemple, même si les corticoïdes, appliqués par voie topique ou orale, sont fréquemment utilisés pour traiter de nombreuses affections cutanées, ces derniers ne restaurent pas la barrière que constitue l’épiderme. Leur utilisation est de plus fréquemment accompagnée d’une immunosuppression, ce qui a pour conséquence de prolonger leur utilisation à des doses fortes entrainant ainsi de nombreux effets secondaires (atrophie de la peau, augmentation du risque d’infection). Pour ces raisons, de nouveaux traitements, sans effets secondaires majeurs, sont en développement.

Procédures

Dans la procédure d'évaluation de grattage, les rats et les souris sont rasés (sous anesthésie gazeuse). A la fin de la procédure (évaluation du grattage), des prélèvements de sang (sous anesthésie) et structures/organes après euthanasie (peau…) peuvent être nécessaires. Dans la procédure d’évaluation de la cicatrisation chez la souris, les souris sont rasées (sous anesthésie gazeuse) et une exérèse de la peau est réalisée (sous anesthésie gazeuse et sous traitement analgésique) à l’aide d’un punch à biopsie (2 biopsies d’un diamètre de 5 mm). Pour évaluer l’évolution de la cicatrisation (et appliquer les traitements topiques le cas échéant) les souris sont légèrement anesthésiées (anesthésie gazeuse) de façon régulière pendant 3 semaines maximum (généralement 1 fois maximum par jour). A la fin de la procédure, des prélèvements de sang (sous anesthésie) et structures/organes après euthanasie (peau…) peuvent être nécessaires. Dans les autres procédures chez le rongeur (rat et souris), les animaux sont anesthésiés (anesthésie gazeuse) et rasés/épilée (zones à traiter). Pour évaluer l’évolution des lésions cutanées et appliquer les traitements topiques, les animaux souris sont légèrement anesthésiées (anesthésie gazeuse) de façon régulière sur une période pouvant aller d’une à trois semaines maximum selon la procédure (généralement 1 fois maximum par jour, sauf 2 fois par jour pour le modèle de sécheresse de la peau). A la fin de la procédure, des prélèvements de sang (sous anesthésie) et structures/organes après euthanasie (peau…) peuvent être nécessaires. Dans la procédure chez le porc, les animaux sont placés sous sédation légère (injection de tranquillisants) pour la phase dite de sensibilisation, la phase dite de challenge, pour l’application des traitements topiques et pour les prélèvements sanguins (le cas échéant). Cette tranquillisation est réalisé en plusieurs occasions sur une période généralement de 9 jours maximum (généralement 1 fois maximum par jour). A la fin de la procédure, des prélèvements de sang (sous anesthésie) et structures/organes après euthanasie (peau…) peuvent être nécessaires.

Impact sur les animaux

Pour les procédures chez le rongeur, les animaux peuvent être isolés pendant plusieurs jours. Cet isolement est nécessaire pour éviter les morsures/griffures occasionnées par les congénères qui pourraient introduire un biais dans l'évolution et donc l'évaluation des lésions (aggravation des symptômes). De plus, l’isolement permet aussi d’éviter l’ingestion inter-individuelle des traitements appliqués de façon topique (traitements sous forme de pommade, de crème,…). Dans la procédure d'induction de psoriasis chez le rongeur, l’ingestion possible de l’imiquimode (par le toilettage) peut induire une toxicité (observée plus particulièrement chez la souris) dont la conséquence est une perte de poids (et éventuellement une déshydratation et une hypothermie). Pour les procédures chez le rongeur (sauf modèle de grattage et modèle de sécheresse de la peau), même si cela demeure extrêmement rare, une attention particulière sera apportée à l’apparition de lésions ulcératives et/ou infectées, ainsi qu'à l’infection/surinfection de la plaie induite par la biopsie (modèle de cicatrisation uniquement). Pour la procédure chez le porc, une contention est nécesaire pour appliquer les traitements. Pour minimiser le stress de cette contention, les aniamux sont placés sous sédatif

Devenir

A l'issue la procédure d'évaluation de grattage, les rats et les souris peuvent être réutilisés s'ils n'ont pas été soumis à un prélèvement terminal et s'ils n'ont pas reçu de substances dont les effets à long terme ne sont pas connus. Les autres procédures chez le rats et la souris sont classées sévères (du fait de la durée d'isolement des animaux). Ils sont euthanasiés à l'issue de la procédure. De plus, des prélèvements terminaux (ex: peau et/ou sang) sont souvent réalisés pour analyse à la fin de la procédure. Ils sont euthanasiés à l'issue de la procédure. De plus l'évolution corporelle importante du porc ne permet pas sa réutilisation dans une nouvelle procédure.

Remplacement

En amont des tests in vivo, des tests in silico ou in vitro peuvent être envisagés. Cependant, même si ces tests peuvent apporter des données préliminaires ou complémentaires (permettant ainsi un tri des substances à étudier, et donc réduisant de fait le nombre d'animaux utilisés), ils ne peuvent entièrement suppléer les modèles animaux car ils ne permettent pas d’évaluer les pathologies dans un environnement biologique et immunologique intact comme cela est possible chez l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé pour chaque étude a été optimisé de façon à obtenir des données suffisantes pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des études. Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet et la comparaison par rapport à un groupe contrôle négatif et éventuellement positif. Nos analyses statistiques (Student'st test) indiquent qu’un effectif de 8-10 animaux par groupe (nombre de groupes variable en fonction du nombre de doses et de produits à testés) est généralement nécessaire pour atteindre une sensibilité correcte du test. Lorsque celà est possible, des prélèvements sanguins intermédiaires (autre que terminal) peuvent être envisagés sur un même animal, permettant ainsi de générer de données sur la cinétiques d'action de la molécule testés sans utiliser un plus grand nombre d'animaux..

Raffinement

Dans le cadre du projet, les mesures de raffinement qui s'intègrent dans la règle des 3Rs, vont consister en un suivi des points limites permettant de sacrifier précocement tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids). De plus, les animaux sont manipulés fréquemment par des techniciens formés et attentifs et suivis par le vétérinaire. Il est également mis en place un enrichissement complet dans leur hébergement, sous la forme de litière, objet de nidification, objet à ronger ou à mastiquer, présence de congénères (sauf cas contraire imposé par la procédure), jouets (porcs). Prises dans leur ensemble, ces mesures tendent à limiter la variabilité des données. Lorsque nécessaire, les animaux sont anesthésiés et analgésiés. Le programme d’anesthésie et d’analgésie est défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. De la même manière, lorsque les protocoles l’exigent, les chirurgies sont raffinées au maximum, par la mise à disposition d’oxygène ou air ambiant à concentration ajustable, de tapis chauffants et/ou de lampes chauffantes et de soins post-opératoires complets.

Choix des espèces

L’impact de substances pharmacologiques sur les paramètres physiologiques des espèces choisies est prédictif de leurs effets chez l’Homme. De plus, le choix des espèces est basé sur la bibliographie scientifique, les modèles expérimentaux étant largement décrits chez le rat et la souris. L’utilisation du porc voit également son intérêt de par les caractéristiques de sa peau qui sont proches de celle de l’Homme. Principalement rongeurs sevrés, âge variant entre 3 semaines et 6 mois, conformément aux données historiques, à la bibliographie scientifique (Avci et al., 2013, Expert Opin Drug Discov. 8(3): 331-355). Principalement porcs sevrés, âge minimum de 4 semaines, conformément aux données historiques (manipulation encore aisée à cet age) et à la bibliographie scientifique (Mollison et al., 1998, Current Pharmaceutical Design. 4: 367-379).

Système hépatique

(NTS-FR-628521v1 – 13/04/2022)
  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 2400
Rats : 2400
Souffrances
▲ -
▲ 4200
▲ 600
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4800

4 800 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils servent à provoquer des atteintes du foie pour tester des médicaments, l'un des modèles imposant chez le rat une chirurgie de ligature du canal biliaire suivie d'une jaunisse, d'une ascite et d'une perte d'appétit. Le porteur indique que le stade de coma hépatique n'est pas atteint car les animaux sont tués avant, et que le prélèvement du foie ne permet pas leur maintien en vie. Sur le remplacement, il affirme que les cultures d'hépatocytes ne peuvent pas suppléer le modèle animal, faute de reproduire un environnement biologique et immunologique intact.

Objectifs

La stéatose hépatique non alcoolique (NASH) représente la première cause d’hépatopathie chronique dans les pays occidentaux. Elle est caractérisée par un dépôt excessif de lipides dans le foie (stéatose), d’une inflammation et d’une nécrose hépato-cellulaire pouvant évoluer vers la cirrhose. L’hépato-toxicité liée aux médicaments, aux plantes médicinales ou aux agents chimiques est un problème de santé publique. Le foie joue un rôle essentiel dans la transformation et l'élimination des médicaments. Mais lorsque la quantité ou la puissance du toxique dépassent les capacités métaboliques du foie, il peut se produire une destruction de cellules hépatiques: c'est l'hépatite toxique. La toxicité hépatique des médicaments est l’une des principales causes d’arrêt dans le développement de substances ou de retrait de médicaments. Par exemple, le paracétamol (antalgique et antipyrétique de référence) est l'un des médicaments les plus utilisés et est considéré comme une substance d'utilisation sûre, du moins à doses thérapeutiques. Toutefois, le potentiel hépatotoxique du paracétamol en cas de surdosage, accidentel ou plus souvent à visée suicidaire, est néanmoins connu de longue date. L’exposition à des produits chimiques est également un problème croissant dans les sociétés industrielles. Le risque est plus difficile à apprécier que pour les médicaments car il n’existe pas de réseaux spécifiques centralisant les effets secondaires rapportés par des cliniciens. De plus, les effets à long terme à des expositions intermittentes à doses variables, susceptibles de produire des maladies chroniques du foie et des cancers, restent peu connus. Parmi les agents chimiques identifiés, on retrouve le tétrachlorure de carbone (CCl4). L’hépatite auto-immune est une maladie d’étiologie inconnue, qui progresse spontanément vers la cirrhose et l’insuffisance hépatique. Certains modèles murins d’hépatite auto-immune sont induits par des produits chimiques tels que la concanavaline A. Enfin, l'obstruction des voie biliaires (cholestase), dont l'origine peut être diverse, entraine également des nombreuses complications. Les tests décrits dans ce projet ciblent l'évaluation des effets de substances dans le cadre de développement préclinique de produits pharmaceutiques. Ces modèles sont mis en place et utilisés afin de tester l'efficacité de médicaments (par la réduction de l'hépatite, du NASH) ou de s'assurer qu'ils n'induisent pas eux-mêmes une hépatotoxicité.

Bénéfices attendus

Ces différents modèles sont nécessaires à la découverte et la mise sur le marché de nouveaux médicaments sûrs et efficaces pour traiter l'hépatotoxicité chronique (NASH) ou aigüe (intoxication, cholestase). Par exemple, il n’existe pas, pour l’instant, de traitements médicamenteux établis pour traiter le NASH et le risque associé de développer d’autres affections du syndrome métabolique (par exemple augmentation du risque de développer un diabète) Jusqu’à présent, le traitement reste basé sur le contrôle de chacun des facteurs de risque métabolique (limiter le surpoids par le régime et l'exercice physique et/ou combattre l'insulino-résistance par la prescription de médicaments qui améliorent la sensibilité des tissus périphériques à l'insuline).

Procédures

Dans les procédures chez la souris (modèles d'hépatotoxicité aigüe et NASH), un prélèvement sanguin terminal (euthanasie sans réveil) sous anesthésie gazeuse à l'isoflurane est réalisé. Dans les procédures chez le rat (modèles d'hépatotoxicité aigüe, NASH et cholestase), un prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse à l'isoflurane est réalisé (juste avant l'euthanasie). Selon les besoins de l'étude (et plus particulièrement pour les procédures NASH et cholestates, des prélèvements sanguins supplémentaires (fréquence à adapter en fonction des besoins de l'étude) peuvent être réalisés (sous anesthésie avec retour à l'état conscient). Dans le cas des prélèvements intérmédiaires, le volume prélevé sur chaque animal sera inférieur ou égal à 15% de sa volémie et ne pourra être répété que toutes les 2 semaines au minimum. Dans la procédure cholestase, une phase de chirurgie est nécesaire. Les rats sont anesthésiés (anesthésie gazeuse isoflurane) et reçoivent une administration d'un anti-inflammatoire non stéroïdien. Une laparotomie médiane est pratiquée en condition d'asepsie. Le canal biliaire est répéré, liguaré puis sectionné (entre 2 ligatures). Les plans musculaires et cutanés sont suturés et l'animal est placé près d'un dispositif chauffant jusqu'au réveil. Pendant la phase de récuprération post-chirurgicale, les animaux recoivent un traitement antibiotique et de nouvelles administrations de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. NB: un groupe d'animaux subit la même procédure (anesthésie, laparotomie...) à l'exception de la ligature/section du canal biliaire. Les animaux de ce groupe (groupe Sham) servent de contrôle.

Impact sur les animaux

A ce stade du développement du médicament, il est usuel d’avoir déjà des notions de toxicité des composés. Il n’est donc pas attendu de sévérité forte liée au médicament. Dans ce type de procédures, il est attendu une hépatotoxicité aigüe (intoxication, cholestase) ou chronique (NASH). Dans les modèles aigüs d'intoxication, une perte d'appétit et de poids peut être observées sur la durée de l'évaluation (généralement dans les premières 24 heures). Dans le modèle de cholestase (ligature du canal biliaire), les animaux doivent être hébergés en cage individuelle (avec enrichissement) pendant la période de récupération post-chirurgicale (quelques jours). Après la ligature du canal biliaire, une jaunisse apparait progressivement. Elle peut être accompagnée par de l'ascite (à un stade plus tardif, environ 4 semaines) et une diminution de d'appétit. Le stade d'encéphalopathie hépatique (et de coma), observé chez l'homme à un stade terminal, n'est pas atteint dans ce modèle (les animaux étant euthanasiés avant ce stade). Dans le modèle du NASH, il n'est pas attendu de nuisances ou d'effets indésirables sur les animaux.

Devenir

Chez la souris (procédures 1 à 4), le volume du prélèvement sanguin terminal et le prélèvement du foie (pour analyses, procédure 4) ne permettent pas le réveil et le maintien en vie. Chez le rat (procédures 4 et 5), le prélèvement du foie (pour analyses) ne permettent pas le réveil et le maintien en vie. Chez le rat (procédures 1 et 2), l'éventuelle toxicité long terme de la substance d'induction et l'eventuel prélèvement du foie (pour analyses) ne permettent pas le réveil et le maintien en vie.

Remplacement

En amont des tests in vivo sur les modèles d’hépatotoxicité aigue (acétaminophène, CCl4 ou concanavaline A), des tests in vitro (culture d'hépatocytes) peuvent être envisagés. Cependant, même si ces tests peuvent apporter des données préliminaires ou complémentaires (comme par exemple les tests de viabilité cellulaire), les hétatocytes en culture ne peuvent entièrement suppléer les modèles animaux car ils ne permettent pas d’évaluer les pathologies dans un environnement biologique et immunologique intact comme cela est possible chez l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé pour chaque étude a été optimisé de façon à obtenir des données suffisantes pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des études. Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet et la comparaison par rapport à un groupe contrôle négatif. Nos analyses statistiques (Student'st test) indiquent qu’un effectif de 10 animaux par groupe (nombre de groupes variable en fonction du nombre de doses et de produits à testés) est généralement nécessaire pour atteindre une sensibilité correcte du test. Lorsque celà est possible, et chez le rat uniquement, des prélèvements sanguins intermédiaires (autre que terminal) peuvent être envisagés sur un même animal, permettant ainsi de générer des données sur la cinétique d'action de la molécule testée sans utiliser un plus grand nombre d'animaux.

Raffinement

Dans le cadre du projet, les mesures de raffinement qui s'intègrent dans la règle des 3Rs, vont consister en un suivi des points limites permettant de sacrifier précocement tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids). De plus, les animaux sont manipulés fréquemment par des techniciens formés et attentifs, et sont suivis par le vétérinaire. Il est également mis en place un enrichissement complet dans leur hébergement, sous la forme de litière, objet de nidification, objet à ronger ou à mastiquer, présence de congénères (sauf cas contraire imposé par la procédure). Prises dans leur ensemble, ces mesures tendent à limiter la variabilité des données. Lorsque nécessaire, les animaux sont anesthésiés et analgésiés. Le programme d’anesthésie et d’analgésie est défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. De la même manière, lorsque les protocoles l’exigent, les chirurgies sont raffinées au maximum, par la mise à disposition d’oxygène ou air ambiant à concentration ajustable, de tapis chauffants et/ou de lampes chauffantes et de soins post-opératoires complets.

Choix des espèces

L’impact de substances pharmacologiques sur le système hépatique du rat et de la souris dans les modèles décrits, sont prédictifs de leur efficacité en clinique. Principalement rongeurs sevrés, âge variant entre 3 semaines et 6 mois, conformément aux données historiques.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 720
Souffrances
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Devenir
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 720

720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris reçoit une greffe d'un million de cellules tumorales dans la glande mammaire sous anesthésie, puis est tuée par dislocation cervicale ou perfusion intracardiaque entre 3 et 28 jours plus tard, pour étudier l'influence des fibres nerveuses sur le cancer du sein. Le porteur indique que les cellules mises en co-culture avec des neurones peuvent donner des tumeurs plus volumineuses voire des métastases. Sur le remplacement, il décrit un test de co-culture in vitro déjà mis au point mais affirme qu'il ne reproduit pas la complexité de l'organe, d'où le recours aux souris.

Objectifs

Les cancers du sein sont la première cause de décès liés au cancer dans le monde occidental chez la femme. Dans ce cancer l'environnement autour des cellules cancéreuses joue un rôle crucial. Récemment, un nouvel élémentde cet environnement tumoral a été identifié : les prolongements des neurones (axones) du système nerveux périphérique. S’il est maintenant clairement établi que certaines cellules de l'environnement tumoral influencent la progressiondu cancer, le rôle des cellules nerveuses et notamment des fibres nerveuses infiltrant les tumeurs reste mal compris. Nous proposons donc d’étudier l’influence du système nerveux dans le développement des cancers du sein. Ainsi, le but de ce projet est de mieux comprendre le rôle de l’innervation au sein des tumeurs mammaires et de caractériser les interactions entre les projections nerveuses et les cellules tumorales. Nos données in vitro ont montré que les cellules cancéreuses de cancer du sein de souris co-cultivées avec des neurones étaient capables de proliférer plus rapidement que les cellules cancéreuses cultivées seules. Nous souhaitons donc à travers ce projet valider ce résultat chez la souris. Dans un premier temps, nous étudierons le développement tumoral d’une implantation dans la glande mammaire de cellules cancéreuses de souris ayant été au préalable en co-culture pendant 6 jours avec des neurones. Nous utiliserons comme contrôle des cellules tumorales ayant été en culture seules 6 jours avant implantation. Afin d’étudier la cinétique du développement tumoral, nous procéderons à des euthanasies au bout de 3, 7, 14 et 28 jours (ou atteinte d’un point limite). Pour finir, dans une deuxième et dernière procédure, nous souhaitons vérifier que le caractère pro-tumoral des cellules cancéreuses est bien dû à la présence des neurones. Pour cela, nous induirons une mort des neurones en traitant nos cellules avec une drogue en co-culture avant l’implantation dans la glande mammaire. Nous utiliserons comme contrôle des cellules cancéreuses ayant été en culture seules 6 jours avant implantation et traitées avec la drogue induisant la mort neuronale. Afin d’étudier la cinétique du développement tumoral, nous procéderons à des euthanasies au bout de 3, 7, 14 et 28 jours (ou atteinte d’un point limite).

Bénéfices attendus

La réalisation de ce projet va donc identifier de nouvelles interactions entre les neurones et les cellules cancéreuses applicables dans la lutte contre les cancers. A ce jour, les thérapies couramment utilisées en clinique ciblent principalement les cellules tumorales (chimiothérapie) et, plus récemment, le microenvironnement tumoral en visant les vaisseaux sanguins de la tumeur. L’identification des mécanismes à l’origine du dialogue entre les neurones et les cellules cancéreuses sera une avancée majeure pour le traitement des cancers et pourra déboucher vers de nouvelles stratégies thérapeutiques permettant de lutter contre le développement de la tumeur primaire mais aussi des métastases.

Procédures

Les souris reçoivent une injection de 1 000 000 de cellules tumorales implantées avec une seringue à insuline (29 G) au niveau de la glande mammaire sous anesthésie générale (induction à 5% isoflurane pendant une minute, et maintien au masque à 2.5% isoflurane d’environ 2-3 minutes, temps nécessaire à l’injection des cellules dans la glande mammaire).

Impact sur les animaux

La lignée de cellules cancéreuses utilisée est issue d’un carcinome mammaire spontané apparu chez la souris femelle, et est décrite comme peu agressive et non métastatique. En effet, ces cellules ne sont pas capables de sortir du site d’injection primaire et le volume tumoral moyen à 28 jours n’excède pas 1cm3. Aucune métastase n’est donc détectée dans les poumons, le foie et les ganglions lymphatiques 7 semaines après implantation. Dans nos procédures, nous nous limiterons à 28 jours post implantation afin de limiter au maximum la souffrance animale. Cependant, nos données in vitro montrent que la co-culture de ces cellules avec des neurones sympathiques augmente les capacités oncogéniques des cellules tumorales. Il est donc possible que les cellules cancéreuses ayant été en co-culture soient plus agressives et donnent donc des tumeurs plus volumineuses ainsi que des métastases. Dans nos procédures, nous utiliserons une fiche de score adaptée et nous nous limiterons à 28 jours post implantation afin de limiter au maximum la souffrance animale.

Devenir

Dans l’ensemble des procédures, les euthanasies seront réalisées par dislocation cervicale ou perfusion intracardiaque. En effet, nous procéderons à une euthanasie par dislocation cervicale dans un premier temps car nous souhaitons effectuer des tests de prolifération et d’invasion in vitro ainsi que des coupes fines du tissu avec des marqueurs spécifiques afin de visualiser la tumeur ou les métastases possibles sur le foie et les poumons. Ces expérimentations sont toutes compatibles avec une euthanasie par dislocation cervicale. Dans un deuxième temps, nous souhaitons réaliser une description plus précise des phénomènes observés lors de notre étude, nous devons donc travailler sur des tissus dont la structure morphologique et l’organisation cellulaire sont parfaitement conservées. Pour cela, une perfusion intracardiaque sous anesthésiant est préconisée suivie d’une exsanguination induisant la mort de l’animal. La technique de perfusion intracardiaque est détaillée dans chacune des procédures. Pour les animaux ayant ateint un point limite, l'euthanasie se fera par dislocation cervicale.

Remplacement

Nous avons mis au point un essai in vitro de co-culture de cellules cancéreuses et de neurones qui permet de récapituler le mieux possible les interactions entre neurones et cellules cancéreuses. Nous avons observé que la croissance des fibres nerveuses déclenche une augmentation de l'invasion et de la prolifération des cellules cancéreuses. Même si nous avons exploité au maximum les données in vitro, nos co-cultures ne récapitulent pas la complexité́ de l’organe. En effet, une tumeur se développe par l’interaction des cellules cancéreuses avec leur environnement tumoral très complexe constitué de cellules immunitaires, de vaisseaux sanguins, de fibroblastes ect… La culture in vitro des cellules tumorales avec uniquement un seul constituant du microenvironnement tumoral (ici, les neurones) ne reproduit donc en aucun cas un développement tumoral physiologique d’où notre recours aux animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux est choisi afin d’obtenir une taille d’effet d’intérêt avec un nombre de souris minimum. Le nombre de souris se justifie par la taille moyenne des tumeurs 28 jours après implantation des cellules tumorales.

Raffinement

Dans le respect de la réglementation européenne, les animaux seront manipulés dans le calme ,4/cages, avec une alternation jour/nuit de 12h, eau et nourriture à volonté. Chaque cage est enrichie (maisonnette en carton, carrés de coton). Les cages sont séparées des élevages pour un suivi adapté. La période d’acclimatation suite à la livraison des souris sera de 5 jours, à la fin de laquelle les souris recevront les cellules tumorales. L’injection des cellules tumorales est réalisée sous anesthésie générale. Le suivi sera effectué 3 fois par semaine et évalué via la grille de score associés à des critères de mal-être . Un score cumulé limite entrainera la mise à mort des animaux.

Choix des espèces

Nous souhaitons étudier le rôle des fibres nerveuses dans le développement tumoral du cancer du sein. Dans cette optique, nous souhaitons utiliser le modèle d’implantation de cellules tumorales dans la glande mammaire. Le modèle murin est un excellent modèle pour élucider ces mécanismes car il présente de grandes similitudes génétiques et physiologiques avec l’espèce humaine. Ce modèle est un outil puissant et couramment utilisé dans l’étude des cancers du sein. Les implantations de cellules tumorales seront réalisées sur des souris âgées d’au moins 8 semaines, âge auquel la glande mammaire est mature/formée. Dans les nos 2 procédures les prélèvements des tumeurs sur les souris se feront à 3, 7, 14 et 28 jours après implantation des tumeurs. En effet, afin d’étudier le comportement des cellules tumorales co-cultivées avec les neurones, il est nécessaire de regarder à différents temps du développement tumoral. Ainsi nous pourrons mieux comprendre comment les cellules tumorales deviennent plus agressives lorsqu’elles sont en contact avec les neurones et déceler des mécanismes qui s’opèrent au début du développement.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 700
Souffrances
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Devenir
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 700

700 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent deux injections dans la patte sans anesthésie, et 30 % d'entre elles sont infectées par la grippe par voie nasale sous anesthésie, l'infection pouvant provoquer une perte de poids, les souris atteignant -20 % de leur poids étant alors mises à mort. Le projet vise à tester un candidat-vaccin ciblant la nucléoprotéine du virus et à contrôler des lots destinés au marché humain. Le porteur affirme qu'aucun test in vitro ne peut reproduire la réponse immunitaire et que le modèle souris est imposé par les tests précliniques des compagnies pharmaceutiques.

Objectifs

La grippe est une maladie virale aiguëe, fréquente et très contagieuse causée par des virus grippaux qui circulent dans toutes les régions du monde. On estime à un milliard le nombre de cas, à 3-5 millions le nombre de cas graves et entre 290 000-650 000 le nombre de décès liés à la grippe dans le monde. Des pandémies de grippe surviennent occasionnellement en plus de la grippe saisonnière annuelle, avec un impact sanitaire et économique considérable. La vaccination est la stratégie la plus efficace pour protéger les populations. Elle fonctionne en induisant des anticorps spécifiques à la souche de grippe circulante, visant à cibler les protéines de surface du virus. Cependant ces vaccins sont partiellement efficaces : 32% pour les personne âgées et 43% sur les adultes en raison du fait que les souches virales en circulation mutent tous les ans. Pour pallier la mutation des protéines de surface, les vaccins sont reformulés chaque année. Cependant, le virus de la grippe possède également une protéine contenue à l’intérieur de l’enveloppe virale, la nucléoprotéine (NP), qui diffère peu d’une souche à l’autre, ce qui fait d’elle une cible pertinente pour l’efficacité des vaccins sur le long terme. Ainsi un vaccin qui induit une réponse protectrice contre une protéine peu sujette aux mutations pourrait donc conférer une protection plus durable non seulement contre la grippe saisonnière humaine, mais aussi contre une nouvelle pandémie et pourrait donc avoir améliorer l'efficacité du vaccin. Un candidat-vaccin, contenant la nucléoprotéine de la souche A de la grippe est capable d’induire une réponse immunitaire de type cellulaire permettant une protection contre différentes souches du virus de la grippe chez la souris. Ce projet a donc pour objectif d’améliorer les vaccins actuels contre la grippe, en ouvrant la voie vers le développement clinique d'un candidat-vaccin qui pourra être utilisé seul, avec un adjuvant ou en association avec les vaccins saisonniers actuellement sur le marché. Les lots de vaccins destinés aux études cliniques chez l’homme doivent subir des tests concernant leur efficacité et leur activité biologique chez la souris. Enfin il est nécessaire de procéder à des études de stabilité, afin de vérifier que le médicament expérimental sera stable pendant la période de stockage prévue de sa libération à son administration aux patients

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont d’améliorer l’efficacité des vaccins antigrippaux saisonniers et pandémiques actuels. Ce candidat-vaccin produira, en plus de la réponse humorale habituellement observée à la suite d’une vaccination contre la grippe saisonnière ordinaire, une forte réponse des cellules T ainsi qu’une protection de longue durée contre l’antigène le plus conservé de la grippe : la nucléoprotéine NP. Afin d’obtenir une autorisation d’essai clinique chez l’homme (Phase IIA, III), il est nécessaire de réunir suffisamment de données concernant l’efficacité et l’innocuité de ce candidat-vaccin in vivo. Une preuve de concept de l’efficacité et de l’innocuité du candidat-vaccin seul ou coadministré avec un vaccin saisonnier ou avec un adjuvant sera effectuée dans un modèle physiopathologique infectieux, c'est-à-dire après inoculation de la grippe. La production et le contrôle qualité des vaccins répondent à des normes très strictes (réglementation européenne et bonnes pratiques de fabrication) qui doivent être respectées pour la libération des lots de vaccin, la surveillance de sa sécurité et son contrôle pour une utilisation chez l’homme. Un test chez la souris, comme contrôle de l’activité biologique est imposé à la libération des lots, et également dans les études de stabilité réalisées suivant les ICH pour contrôler une potentielle évolution des vaccins au cours du temps, et dans les conditions de stockage définies (température, humidité de l'air, lumière). Le suivi en stabilité permet de définir la date limite d’utilisation du vaccin.

Procédures

Tous les animaux du projet vont recevoir 2 injections dans le muscle de la patte sans anesthésie préalable. Ces injections sont espacées de 21. Pour 70% des animaux, seul un prélèvement de sang sera réalisé au jour de la mise à mort de l'animal. Avant chaque prélèvement de sang, une goutte d'un collyre anesthésique local (Tétracaïne). 30% des animaux seront infectés par voie intra-nasales sous anesthésie profonde (70 mg/kg de Kétamine et 9 mg/kg de Xylazine, par injection intra-péritonéale)

Impact sur les animaux

Pour les procédures (Comparaison de l’efficacité d’un candidat vaccin contre la Grippe, Etude de la co-admnistration avec un vaccin saisonnier grippe et le dernier etude d’activité biologique et stabilité de un candidat vaccin contre la Grippe) du projet aucune souffrance des animaux n'est attendue. Le geste de l'immunisation intramusculaire est très peu invasif pour l'animal. Également, les volumes injectés ne dépassent pas 50μl évitant au maximum tout type de douleur musculaire et aucune souffrance n'est attendue en réponse aux formulations vaccinales injectées. La procédure Etude de protection contre une infection virale pour évaluer l’efficacité des candidat-vaccins, l'infection virale peut entraîner une perte de poids chez les animaux.

Devenir

L'ensemble des animaux du projet sont mise à mort lors de chaque procédure.

Remplacement

L'efficacité d'un vaccin dépend de sa capacité à induire une réponse immunitaire, avec un mécanisme d’action spécifique, un phénomène biologique complexe faisant intervenir différents types de cellules immunitaires et une organisation particulière qui rend impossible son étude dans des tests in vitro. De plus, les tests de protection contre une infection virale ne peuvent être menés que par des études in vivo. Pour la procédure: Etude de protection contre une infection virale pour évaluer l’efficacité des candidat-vaccins, nous étudions et essayons de mettre en place un test in vitro qui puisse répondre aux exigences de la réglementation pour remplacer les études sur les animaux, mais cette étude est toujours en recherche.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est réduit à minima sans compromettre les objectifs du projet. Pour obtenir des résultats statistiquement interprétables, des groupes de 6 souris sont nécessaires dans les procédures (Comparaison de l’efficacité d’un candidat vaccin contre la Grippe, Etude de la co-admnistration avec un vaccin saisonnier grippe ). Des groupes de 10 souris sont nécessaires dans les procédures ( Etude de protection contre une infection virale pour évaluer l’efficacité des candidat-vaccins ou pour l'etude d’activité biologique et stabilité de un candidat vaccin contre la Grippe) pour l’utilisation d’un test plus performant et une analyse statistique plus stricte pour la libération de lots vaccins. L’analyse et l’estimation du nombre d'animaux à utiliser se font en amont de l’expérimentation.

Raffinement

Les souris seront acclimatées durant une semaine au PBES. L’immunisation est réalisée par voie intra musculaire. C’est une voie permettant l’obtention d’une bonne réponse immunitaire et qui est peu invasive pour l’animal. Les animaux en expérimentation sont observés au moins une fois tous les 2 jours et ce pendant 7 jours après les immunisations. Enfin, avant chaque prélèvement de sang, un collyre anesthésique local sera appliqué. Pour la procédure Etude de protection contre une infection virale pour évaluer l’efficacité des candidat-vaccins, les infections virales intra-nasales sont réalisées sous anesthésie profonde. De jour 43 à jour 56 après infection les souris feront l’objet d’une surveillance régulière et seront pesées quotidiennement pendant 2 semaines, un point limite est fixé à une perte de 20% de poids du poids initial.

Choix des espèces

Une partie des réponses immunes médiées par les lymphocytes T sont initiées dans les ganglions lymphatiques, qui drainent le site de l’immunisation, et qui vont pouvoir circuler dans les divers organes lymphoïdes et certains tissus comme le parenchyme pulmonaire. Cependant, aucun modèle in vitro n’est actuellement capable de reproduire une telle dynamique de circulation. Egalement, de nombreuses études déjà réalisées sur le modèle souris avec ce pathogène permettent d'optimiser les essais en limitant au maximum le nombre d'animaux, ainsi que la souffrance de l'animal. Le choix du modèle souris est donc adapté, et également imposé par son utilisation dans les tests précliniques des compagnies pharmaceutiques. Nous allons utiliser des animaux sevrés de 6 semaines à 12 semaines. Le système immunitaire est décrit comme mature à partir de cet âge là et non vieillissant.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 16270
Souffrances
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Devenir
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 16270

16 270 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles portent un modèle d'une maladie osseuse rare avec atteinte rénale, reçoivent des injections de vecteurs lentiviraux, des prélèvements de sang et d'urine et une biopsie d'oreille, puis sont toutes tuées pour analyse des organes, pour une preuve de concept thérapeutique. Le porteur annonce un bénéfice "certain à long terme" pour les patients, formulé au conditionnel, face à ce nombre très élevé d'animaux mobilisés d'emblée. Il affirme le recours au modèle animal "inévitable" malgré des tests menés in vitro et une recherche bibliographique.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de développer une nouvelle approche thérapeutique pour une maladie osseuse avec troubles renaux associés. En effet, il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement curatif pour cette maladie. Les seules approches thérapeutiques actuellement utilisées sont des approches palliatives et seulement pour certains symptômes de la maladie notamment les problèmes rénaux associés.

Bénéfices attendus

Ce projet va nous permettre de faire la preuve de concept chez l’animal d’une approche thérapeutique pour cette maladie. Il s’agit d’une maladie rare sévère pour laquelle à l’heure actuelle il n’existe aucune approche thérapeutique. Dans le cas où cette approche fonctionnerait cela nous permettrait de continuer le développement dans le but d’apporter un jour un traitement efficace pour les patients. Il s’agit donc d’un bénéfice certains à long terme pour ces patients.

Procédures

Les animaux sont soumis à des injections de vecteurs lentiviraux (30 secondes), ainsi que des prélevements de sangs (5 minutes) et d'urine (30 minutes). Les prélèvements de sang sont sur animal anesthésié et un animal aura maximum de 3 prélèvements dans sa vie. Les prélèvements d'urine se font sur animal non anesthésié et un maximum de 6 prélèvements sera fait Les animaux auront également une biopsie d'oreille pour savoir s'ils sont porteur de la maladie (20 secondes).

Impact sur les animaux

Le modèle de souris utilisé dans ce projet présente les signes cliniques caractéristiques de la maladie. En effet, ces animaux sont de plus petite taille et présentent un poids inférieur par rapport aux souris non malades de même âge. Cependant les chercheurs ayant générés ce modèle ne rapportent aucun problème pour ces animaux à se mouvoir ou à s’alimenter. Les souris ont également une altération de la fonction rénale et une ostéoporose associée à une destruction partielle des os des pattes chez la souris malade. Toutes ces altérations sont caractéristiques de la pathologie.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés. En effet, le projet nécessite d'étudier la structure des organes afin de vérifier l'efficacité du traitement testé et cela ne peut se faire que sur animal euthanasiés.

Remplacement

Globalement, la production du traitement et l’optimisation se fait et continue à se faire en se basant sur des publications scientifiques, et sur un certain nombre de tests in vitro réalisés sur cellules. Une importante recherche bibliographique a été effectuée afin d’identifier les cellules atteintes lors de la pathologie et ainsi développer un traitement le plus ciblé possible. Cependant l’utilisation du modèle animal de la maladie est inévitable afin de déterminer le bénéfice thérapeutique ainsi que d’évaluer les potentiels effets toxiques du traitement.

Réduction

Le juste nombre d’animaux a été calculé de manière à réduire le nombre minimum d’animaux par lot, tout en produisant des résultats statistiquement significatifs et robustes. De manière à répondre aux exigences de réduction, nous allons utiliser des groupes contrôles en commun chaque fois que cela est possible. Globalement, un ensemble de 10-12 animaux par groupe sera suffisant pour valider l’efficacité d’un traitement. Ce modèle étant un nouveau modèle de souris, il est possible que ce nombre soit amené à changer au cours des études et des différents résultats obtenus. Ce nombre est basé sur nos expériences passées avec différents modèles animaux de maladies osseuses.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe à maximum 5 par cage. Chaque cage contient une tige en papier, un igloo et une buchette de peuplier afin de satisfaire l’instinct naturel des souris à ronger et éviter les malocclusions des incisives. Le suivi quotidien (weekends et jours fériés inclus) des animaux par le personnel de l’établissement utilisateur et les visites régulières des expérimentateurs (à minima trois fois par semaine) nous permettront de déceler précocement tout signe de souffrance ou d’angoisse et nous appliquerons strictement les points limites définis. En cas d'altération de l'état de l'animal, la surveillance sera rapprochée et les animaux seront soignés en fonction de la sévérité de la douleur observée. Les procédures mises en place dans ce projet ne nécessitent aucune analgésie particulière. En cas d'apparition d'une souffrance ou toxicité inattendue, les animaux seront exclus de l'étude et euthanasiés dans les 24 heures.

Choix des espèces

Ce projet ne peut pas se faire sans modèle animal car avant de pouvoir envisager un traitement, et de commencer une étude clinique sur les patients souffrant de la maladie, il est nécessaire de démontrer que les molécules choisies ont l'effet attendu au niveau du modèle animal de la maladie, et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs. Ce modèle de souris est pertinent car il a été construit pour mimer la pathologie et en effet, les auteurs du papier original démontrent bien que les principales caractéristiques de la pathologie sont retrouvées. Les animaux seront utilisés de la naissance jusqu’à environ 52 semaines maximum afin de pouvoir caractériser chacune des étapes du développement de la pathologie.