Les questions parlementaires

Souris modifiées produisant une protéine de brebis

Laits «sur mesure» — recherches génétiques

Question écrite n° 2902/87, Parlement européen, 18 mars 1988

Le résumé de l'OXA

Le député demande à la Commission si elle connaît les recherches sur des souris modifiées produisant une protéine de brebis dans leur lait, et leurs conséquences industrielles.

2 demandes : réponse à 1, aucune réponse à 1.

  1. Si la Commission est informée de ces recherches.

    Réponse La réponse dit connaître la recherche écossaise et le travail du chercheur de l'INRA, contractant du programme de biotechnologie 1985-1989.

  2. Les conséquences que la Commission tire de leur future application industrielle.

    Aucune réponse La réponse juge impossible pour le moment de déterminer les applications et annonce une évaluation au cas par cas, sans date ni procédure.

La fiche

Thème : zootechnie · Espèce : rongeurs

Auteur
Luc Beyer de Ryke (LDR, B)
Destinataire
Commission européenne
Date de la question
18 mars 1988
Date de la réponse
8 septembre 1988
Statut
Réponse publiée
Référence du Journal officiel
JO C 77 de 1989, p. 8
Sources

La question

Textes lus par reconnaissance optique des caractères (OCR) sur les pages du Journal officiel des Communautés européennes. Les fautes relevées sont corrigées ; une faute qui forme un mot existant peut rester. Les appels de note, que l'OCR lit "(!)" ou "(?)", sont rétablis en chiffres.

(Question écrite n° 2902/87 de Luc Beyer de Ryke, Parlement européen, 18 mars 1988)

Des articles scientifiques récents font état de ce qu’une équipe de chercheurs, en Écosse, est parvenue pour la première fois, par manipulations génétiques, à obtenir une lignée de souris dont le lait contient majoritairement une protéine de brebis.

Ce «bricolage» génétique est le résultat de plusieurs années d’efforts, et pourrait être appliqué à d’autres espèces animales, plus rentables que la souris quant à leur production laitière.

L’«or blanc», précise Jean-Marie Handebine du laboratoire de physiologie et de lactation de l’INRA (France) peut désormais être manipulé de manière à lui conférer des caractéristiques physicochimiques plus adaptées à l’industrie laitière et fromagère, ou produire des laits à haute valeur nutritionnelle, spécialement conçus pour l’alimentation des nouveaux-nés?

La Commission est-elle informée de ce type de recherches? Quelles conséquences la Commission tire-t-elle de la mise en application industrielle future de celles-ci?

La réponse

(Réponse donnée par M. Narjes au nom de la Commission, 8 septembre 1988)

Au sujet du caractère scientifique de la recherche sur le lait maternisé, la Commission invite l’honorable parlementaire à se reporter à sa réponse à la question écrite n° 2272/87 de M. Glinne (").

La Commission n’ignore pas la recherche effectuée sur des souris manipulées génétiquement en Écosse ni le travail du Dr. Handebine, l’un des contractants de l’actuel programme d’action de recherche dans le domaine de la biotechnologie (1985 - 1989) (2).

Les techniques utilisées actuellement en sont encore au premier stade de développement, de sorte qu’il n’est pas possible pour le moment de déterminer avec précision quelles pourraient être leurs applications industrielles. Enfin, il faudra les évaluer, cas par cas, lorsqu’elles auront été appliquées à des animaux d’élevage, mais après un travail préliminaire considérable qui devra être effectué sur des sujets expérimentaux.

(1) JO n° C 229 du 5.9. 1988. (2) JO n° L 83 du 25. 3. 1985, p. 1.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • Le Dr. Handebine est l'un des contractants du programme d'action de recherche dans le domaine de la biotechnologie (1985-1989).

Le détail de l'analyse

Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.