Les questions parlementaires
Convention du Conseil de l'Europe et loi-programme
Expérimentation animale: réglementation
Question écrite n° 02495, Sénat, 26 mars 1981
Le résumé de l'OXA
Le sénateur demande au ministre de l'agriculture un bilan des travaux du Conseil de l'Europe sur une convention, et l'état de la loi-programme sur l'expérimentation animale.
2 demandes : réponse à 1, réponse partielle à 1.
Un bilan des travaux du comité d'experts du Conseil de l'Europe pour une convention sur la protection des animaux utilisés à des fins expérimentales.
Réponse La réponse retrace les réunions du comité de 1974 à 1980, le réexamen d'un projet révisé, et annonce la réunion de mai 1981.
L'état d'élaboration de la loi programme sur l'expérimentation animale que le rapport Micaux disait nécessaire.
Réponse partielle La réponse dit la loi-programme en cours d'élaboration par la mission de la protection des animaux et en donne le contenu prévu, sans stade ni date.
La fiche
Thème : réglementation
- Auteur
- M. Jean Mercier (GD-SRG, Rhône)
- Ministère interrogé
- Agriculture
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 26 mars 1981
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 14 mai 1981
- Statut
- Réponse reçue
- Sources
La question
La base du Sénat ne donne pas ces textes. Ils sont transcrits par l'OXA sur les pages numérisées du Journal officiel des débats du Sénat, et contrôlés contre la reconnaissance de caractères que le Sénat a posée sur ces pages.
(Question écrite n° 02495 de M. Jean Mercier, Sénat, JO du 26 mars 1981)
M. Jean Mercier prie M. le ministre de l'agriculture de bien vouloir dresser un bilan des travaux entrepris par le comité d'experts pour la protection des animaux, dans le cadre du Conseil de l'Europe, pour élaborer une convention relative à la protection des animaux à des fins expérimentales. Il lui demande en outre quel est l'état d'élaboration de la loi programme sur l'expérimentation animale, dont la nécessité avait été affirmée dans le rapport Micaux.
La réponse
(Réponse du ministère : Agriculture, JO du 14 mai 1981)
La recommandation 621 (1971) de l'assemblée consultative du Conseil de l'Europe, relative aux problèmes posés par l'utilisation d'animaux vivants à des fins expérimentales ou industrielles et prise en compte par le comité des ministres de ce conseil au cours de la 200e réunion, a été soumise à un premier examen du comité d'experts sur la protection des animaux au cours de sa 5e réunion tenue à Strasbourg du 30 septembre au 3 octobre 1974, qui a approuvé le principe de l'élaboration d'une convention sur l'utilisation d'animaux vivants à des fins expérimentales. Ce projet de convention, compte tenu du programme de travail fixé par le comité des ministres du Conseil de l'Europe mettant au premier plan de ses préoccupations le projet de convention sur les méthodes d'abattage des animaux de boucherie, n'a pu être mis à l'étude par le comité ad hoc d'experts pour la protection des animaux qu'au cours de la réunion tenue à Strasbourg du 16 au 20 janvier 1978. Sur la base des propositions du président du comité d'experts représentant la France à ce comité, un avant-projet de convention relative aux animaux utilisés à des fins expérimentales était examiné au cours des trois réunions suivantes tenues en octobre 1978, mai et octobre 1979. A la suite de la présentation par le nouveau président du comité d'experts représentant le Royaume-Uni d'un projet de convention entièrement révisé, il a dû être procédé à un réexamen de l'ensemble du projet initial de convention sur l'utilisation des animaux vivants à des fins expérimentales au cours des réunions suivantes tenues en avril et en septembre 1980. L'étude du nouveau projet de convention qui représente une synthèse des deux textes doit se poursuivre au cours de la réunion du comité ad hoc d'experts qui se tiendra à Strasbourg du 12 au 15 mai 1981. Les représentants français au comité ad hoc d'experts du Conseil de l'Europe ont, conformément aux instructions qui leur ont été données, participé activement à la fois à l'élaboration du texte initial du projet de convention et à la recherche de dispositions faisant la synthèse des positions définies par les vingt et un pays adhérents au Conseil de l'Europe, et ont tout mis en œuvre pour aboutir à l'adoption d'une convention européenne sur l'expérimentation animale en 1981. Cette action qui s'inscrit dans la suite du rapport présenté par M. Micaux, parlementaire en mission, doit aboutir à la présentation d'une loi-programme de l'expérimentation animale en cours d'élaboration par la mission de la protection des animaux du ministère de l'agriculture. Cette loi-programme dont l'aspect technique sera basé sur les dispositions de la convention européenne sur l'expérimentation animale, qui comportera un code d'éthique, permettra d'éviter les souffrances inutiles aux animaux utilisés en répondant aux trois objectifs retenus par M. Micaux dans son rapport : améliorer les conditions d'élevage et de détention des animaux de laboratoire ; limiter les expérimentations sur l'animal par leur contrôle strict et par la substitution chaque fois que cela est possible par des expérimentations in vitro ; faire respecter des techniques réduisant au maximum les souffrances de l'animal d'expérience.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Le comité d'experts sur la protection des animaux a examiné la recommandation 621 (1971) à Strasbourg du 30 septembre au 3 octobre 1974 et approuvé le principe d'une convention sur l'expérimentation animale.
- Le comité des ministres du Conseil de l'Europe a pris en compte la recommandation 621 à sa 200e réunion.
- Le projet de convention sur l'expérimentation animale n'a été mis à l'étude par le comité ad hoc d'experts qu'à sa réunion de Strasbourg du 16 au 20 janvier 1978, la convention sur l'abattage étant prioritaire.
- L'avant-projet de convention sur les animaux utilisés à des fins expérimentales, examiné en octobre 1978, mai et octobre 1979, a été réexaminé en avril et septembre 1980 sur un projet révisé du président britannique.
- L'étude du projet de convention européenne sur l'expérimentation animale doit se poursuivre au comité ad hoc d'experts, à Strasbourg, du 12 au 15 mai 1981 ; les représentants français visent son adoption en 1981.
- Vingt et un pays adhèrent au Conseil de l'Europe.
- Le rapport de M. Micaux retient trois objectifs : améliorer l'élevage et la détention des animaux, limiter les expériences par un contrôle strict et le recours à l'in vitro, réduire leurs souffrances.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Recommandation 621 (1971) de l'Assemblée consultative du Conseil de l'Europe texte non contraignant
- Projet de convention du Conseil de l'Europe sur l'utilisation des animaux vivants à des fins expérimentales texte en préparation, texte adopté ensuite
- Projet de convention du Conseil de l'Europe sur les méthodes d'abattage des animaux de boucherie texte en préparation, texte adopté ensuite
- Rapport de M. Micaux, parlementaire en mission rapport
- Loi-programme de l'expérimentation animale texte en préparation
Les organismes cités
- Conseil de l'Europe
- Assemblée consultative du Conseil de l'Europe
- Comité des ministres du Conseil de l'Europe
- Comité ad hoc d'experts pour la protection des animaux du Conseil de l'Europe
- Mission de la protection des animaux du ministère de l'agriculture
Sur le site de l'OXA
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".