Les questions parlementaires

Nouvelle réglementation de l'expérimentation animale

Expérimentation animale: élaboration d'une nouvelle réglementation

Question écrite n° 05155, Sénat, 3 avril 1982

Le résumé de l'OXA

Le sénateur demande au ministre de la santé s'il compte réglementer plus sévèrement, voire interdire, l'expérimentation animale et la vivisection, et propose une commission d'enquête parlementaire.

3 demandes : réponse partielle à 2, aucune réponse à 1.

  1. S'il envisage de réglementer plus sévèrement l'expérimentation animale.

    Réponse partielle La réponse dit la réglementation et les inspections suffisantes pour assurer des conditions irréprochables, sans dire si elles seront renforcées : elle défend sans répondre.

  2. S'il envisage d'interdire l'expérimentation animale, en particulier la vivisection, notamment dans l'enseignement médical.

    Réponse partielle La réponse dit l'expérimentation animale indispensable aux médicaments et à la recherche médicale, sans dire si l'interdiction est écartée : elle défend sans répondre ; rien sur l'enseignement médical.

  3. La constitution d'une commission d'enquête parlementaire sur l'expérimentation animale.

    Aucune réponse La réponse n'en dit rien.

La fiche

Thème : réglementation

Auteur
M. Philippe Machefer (SOC, Yvelines)
Ministère interrogé
Santé
Rubrique
Animaux
Question publiée
au Journal officiel du 3 avril 1982
Réponse publiée
au Journal officiel du 18 juin 1982
Statut
Réponse reçue
Sources

La question

La base du Sénat ne donne pas ces textes. Ils sont transcrits par l'OXA sur les pages numérisées du Journal officiel des débats du Sénat, et contrôlés contre la reconnaissance de caractères que le Sénat a posée sur ces pages.

(Question écrite n° 05155 de M. Philippe Machefer, Sénat, JO du 3 avril 1982)

M. Philippe Machefer expose à M. le ministre de la santé que l'expérimentation animale et notamment la vivisection sont aujourd'hui dépassées par les techniques scientifiques. Alors qu'un grand nombre de produits pharmaceutiques en vente sont inutiles ou font double emploi, il devient inutile de tester ces substances sur des animaux, d'autant qu'un produit inoffensif chez l'animal peut se révéler dangereux pour l'homme (voir thalidomide, stilbœstrol et quinoform). Dans l'industrie des cosmétiques, il ne résulte de l'expérimentation animale aucun progrès scientifique. Dans ces conditions, il lui demande s'il envisage de réglementer plus sévèrement, voire d'interdire l'expérimentation animale, et, en particulier, la vivisection qui, ne correspondant plus à une nécessité, notamment dans l'enseignement médical, ne respecte aucun fondement moral et devient par là inhumaine et dégradante et il lui propose la constitution d'une commission d'enquête parlementaire sur les conditions actuelles et à venir de l'expérimentation animale.

La réponse

(Réponse du ministère : Santé, JO du 18 juin 1982)

Le ministre de la santé, conscient du caractère délicat du problème soulevé par l'honorable parlementaire, précise qu'en l'état actuel des possibilités scientifiques, les méthodes alternatives ne couvrent qu'une partie du champ d'expérimentation et sont loin de donner les renseignements nécessaires pour connaître l'efficacité et la sécurité des médicaments. L'expérimentation animale constitue une étape indispensable dans la connaissance de nouveaux médicaments et dans la recherche médicale. Les essais sur les animaux trouvent ainsi leur justification dans les progrès de la santé des hommes et l'évolution des connaissances scientifiques. Enfin, la réglementation des expérimentations, les inspections des laboratoires et la création de laboratoires modernes concourent à assurer des conditions irréprochables de conduites des expériences sur les animaux, garantie indispensable à l'octroi de l'autorisation.

Le détail de l'analyse

Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.