
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 25/11/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-060936)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Ce projet vise à évaluer in vivo l’efficacité thérapeutique et les mécanismes immunologiques associés à l’administration combinée d’une protéine recombinante avec des immunothérapies dans des modèles murins de cancer. Les objectifs spécifiques sont de déterminer si la combinaison thérapeutique proposée améliore la régression tumorale, la survie globale, ainsi que la fréquence et la qualité des réponses immunitaires antitumorales comparativement aux traitements monothérapeutiques. Deuxième objectif : Caractériser l’infiltration immunitaire intratumorale induite par les traitements combinés en analysant la présence, la répartition et l’activation des sous-populations cellulaires. Troisième objectif : Étudier les effets systémiques des traitements sur les populations lymphocytaires dans les la rate et les ganglions drainants, ainsi que dans la moelle osseuse afin de déterminer l’impact global du traitement sur l’immunité adaptative. Ces objectifs permettront de clarifier le potentiel thérapeutique et les mécanismes immunologiques sous-jacents à l’utilisation combinée de ce traitement combiné, en vue d’optimiser les stratégies d’immunothérapie contre le cancer.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Les bénéfices attendus de ce projet incluent : 1.L’identification d’une nouvelle combinaison thérapeutique potentiellement supérieure aux traitements actuels en termes d’efficacité antitumorale, avec une amélioration notable des taux de régression tumorale et de la survie. 2.Une meilleure compréhension des mécanismes immunologiques impliqués, notamment concernant l’activation et l’infiltration des sous-populations lymphocytaires clés, ainsi que la formation de structures lymphoïdes tertiaires au sein des tumeurs, pouvant servir de biomarqueurs prédictifs d’efficacité thérapeutique. 3.La possibilité d’élargir ces résultats précliniques vers des essais cliniques futurs, en fournissant une base solide pour le développement de stratégies innovantes et plus efficaces d’immunothérapie en oncologie humaine. Ainsi, ce projet pourrait avoir un impact significatif sur l’amélioration des traitements du cancer des patients traités par immunothérapie .
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
L’injection tumorale sera réalisée chez les animaux sous anesthésie générale (durée de 2 minutes, une fois par souris). Nous effectuerons également des injections chez les animaux sous anesthésie générale (durée de 2 minutes, 6 fois par souris). Des prélèvements sanguins seront également effectués sous anesthésie générale (durée de 2 minutes, un prélèvement par souris).
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les effets indésirables dus à l’induction de la croissance tumorale sont une légère gène mécanique, et une possible diminution modérée de poids . Les injections (une par souris) de cellules tumorales seront effectuées sur animal anesthésié (une par souris, durée maximale 2 minutes). Les injections de traitements provoquent une douleur légère et transitoire et seront effectués sur l’animal vigile (6 par souris, durée 2 minutes). es manipulations des animaux pour les injections, le suivi de croissance tumorale ou les pesées 3 fois semaine pourront induire un stress.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Afin de caractériser l’effet de nos traitements; notamment l’effet biologique, nous devons récupérer en fin d’expérience les organes des animaux traités et non traités. Nous devons pour cela procéder a euthanasie de l’ensemble des animaux du projet. L’étude moléculaire et métabolique des organes , ainsi que celles des tissus est indispensable pour évaluer les effets anti tumoraux mais également la toxicité éventuelle des traitements testés.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Pour la réalisation de ce projet, l’utilisation d’animaux vivants est indispensable car seul un animal vivant, entier, peut permettre d’étudier dans leur globalité, le microbiote, l’immunité anti-tumorale et l’effet des immunothérapies sur la réponse anti-tumorale dans un contexte tumoral, avec toutes les interactions nécessaires. Il est impossible de reproduire toutes ces intéractions in vitro ou ex vivo.
2. Réduction
Dans cette étude, nous allons faire en sorte d’utiliser le moins de souris possible. Pour cela, nous allons organiser les expériences par étapes, en avançant seulement si les résultats de l’étape précédente sont conformes aux attentes. Chaque expérience sera répétée indépendamment deux fois pour s’assurer que les résultats sont fiables. Si la première ne donne pas les résultats attendus, nous arrêterons là, ce qui évitera d’utiliser plus d’animaux. Nous avons aussi calculé à l’avance combien de souris sont nécessaires pour obtenir des résultats fiables, en nous basant sur les expériences déjà faites dans notre laboratoire. Cela nous permet de ne pas en utiliser plus que nécessaire. Enfin, pour analyser ce que nous observons (comme l’évolution des tumeurs ou la durée de vie des souris), nous utiliserons des méthodes statistiques.
3. Raffinement
Une période d’acclimatation d’une semaine sera respectée avant le début de l’expérimentation afin de réduire le stress des animaux et d’assurer leur adaptation à l’environnement de laboratoire. Une surveillance quotidienne permettra d’observer tout changement comportemental et, si nécessaire, de mettre en place des adaptations ou des traitements. Toutes les injections seront administrées sous anesthésie locale afin de minimiser la douleur. Les souris seront pesées régulièrement, au moins une fois par semaine. Les points limites précoces seront strictement respectés et des soins adaptés seront prodigués, en consultation avec le vétérinaire, pour garantir le meilleur bien-être possible des animaux tout au long de l’étude.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La génétique de la souris est proche de celle de l’Homme et bien décrite au niveau de la littérature scientifique, ce qui rend comparable les voies de signalisation immunologiques des tumeures entre l’Homme et la souris. Notre centre de recherche utilise principalement des souris ce qui offre de nombreux avantages en termes d’élevage, d’animaleries, d’expertise en techniques d’expérimentation animale ainsi que le suivi microbiologique et vétérinaire des animaux. Aussi, les modèles de tumeur existants sont issus de lignées cellulaires murines et leur implantation dans la souris est indispensable pour étudier l’immunité, l’effet des traitements sur la réponse antitumorale dans leur globalité et l’immunité intestinale. Toutes ces raisons scientifiques, pratiques et éthiques font de la souris un animal indispensable dans la réalisation de ce projet. Les animaux utilisés seront âgés de 7 à 8 semaines, ce qui correspond à leur maturité sexuelle et assure une stabilité hormonale. Cet âge est optimal pour garantir une réponse biologique cohérente et réduire les variations liées aux fluctuations hormonales. De plus, leur système immunitaire est pleinement développé, ce qui est essentiel pour l’étude de la progression tumorale et des réponses aux traitements, tout en permettant des interventions expérimentales sur une période prolongée.