Enseignement supérieur et formation professionnelle
Diplôme Universitaire de microchirurgie (approche expérimentale chez le rat)
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Former une centaine de chirurgiens à la microchirurgie en cinq années suppose ici un rat par participant et par séance. 990 rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit environ trois heures d'interventions successives selon la dextérité des apprenants, sutures des deux carotides, de l'aorte et des vaisseaux fémoraux, greffe rénale, greffon jugulaire. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de travailler sur des vaisseaux au sang circulant, la première séance se déroulant sur des nouilles de shirataki avant le passage aux rats, et rattache l'ensemble à un diplôme universitaire délivré à des internes et des vétérinaires.
Objectifs
La microchirurgie est une discipline chirurgicale qui permet de réparer, de remplacer, de greffer des nerfs ou des vaisseaux et qui permet de disséquer des tumeurs cérébrales sans hémorragie dans un cerveau ou une moelle épinière. Son exercice n’est accessible qu’à un chirurgien rompu aux différentes techniques microchirurgicales, et dont la pratique est quotidienne. Tous les chirurgiens des centres SOS mains notamment en France exercent cette spécialité. Tous les Neurochirurgiens sont formés à la microchirurgie, comme la plupart des chirurgiens qualifiés en chirurgie plastique et reconstructrice. Cette compétence s’acquiert par ce Diplôme Universitaire de microchirurgie dans le cadre de la formation initiale du chirurgien. Le Diplôme Universitaire de microchirugie s'adresse à des chirurgiens en formation (vétérinaires ou internes des service de chirurgie) et permet à ceux-ci d'acquérir la technique , les compétences et le diplôme nécessaire pour pratiquer la chirurgie réparatrice des microvaisseaux. Pour acquérir ces gestes, il est indispensable de travailler sur des vaisseaux avec du sang circulant pour pouvoir apprendre à réparer ces veines et artères de manière à ce que celles ci soient à nouveau opérationnelles sans hémorragie et sans thrombose, une 1ère approche validée chez l'animal est donc indispensable avant l'application de ces techniques sur des patients. Une centaine de chirurgiens pourront ainsi être formés durant ces 5 années.
Bénéfices attendus
Le Diplôme Universitaire de microchirugie s'adresse à des chirurgiens en formation (vétérinaires ou internes des service de chirugie) et permet à ceux-ci d'acquérir la technique , les compétences et le diplôme nécessaire pour pratiquer la chirurgie réparatrice des microvaisseaux chez l'Homme. Une centaine de chirurgiens pourront ainsi être formés durant ces 5 années.
Procédures
Les animaux subiront une procédure chirugicale sans réveil sous anesthésie générale et analgésie. Les rats seront préanesthésiés par un anesthésique volatile dans une cage d'endormissement puis anesthésiés par injection. Une injection d'un analgésique sera réalisée simultanément. Le niveau d'anesthésie sera évalué tout au long du protocole par surveillance visuelle du rythme respiratoire et par stimuli mécaniques. En cas, de signe de réveil, l'animal se verra injecter une 1/2 dose d'anesthésiant. A la fin des procédures, les rats seront mis à mort par injection. Les interventions seron t: Dissection et exposition des différents vaissaux, Suture des 2 carotides, Suture carotide et aorte, Suture veine et artère fémorales et aorte, Greffe rénale, Suture carotide et greffe rénale, Suture carotide et greffon jugulaire sous rénale, Suture carotide, aorte, artère et veine rénale. L'ensemble des interventions aura une durée d'environ 3h selon la dextérité des apprenants.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront le stress de leur manipulation jusqu'à la chambre d'induction d'anesthésie gazeuse. Une fois endormis, l'ensemble des procédures seront sans réveil et effectuées sous anesthésie générale et analgésie adaptée.
Devenir
L'ensemble des animaux utilisés seront mis à mort, les procédures chirurgicale lourdes ne permettent pas le reveil des animaux.
Remplacement
Pour acquérir ces gestes, il est indispensable de travailler sur des vaisseaux avec du sang circulant pour pouvoir apprendre à réparer ces veines et artères de manière à ce que celles ci soient à nouveau opérationnelles (pas d'hémorragie et sang circulant) . L'utilisation d'animaux vivants est donc indispensable.
Réduction
Le nombre d'animaux est réduit à son minimum (1 rat par séance par participant). Plusieurs vaisseaux seront utilisés sur le même animal permettant également d'en réduire le nombre.
Raffinement
La formation concerne des chirurgiens (vétérinaires ou internes des services de chirurgie) et débutera par 5 séances théoriques portant sur la microchirurgie (matériel, méthodes), l'anatomie du rat et sur l'expérimentation animale en insistant sur les parties réglementation, bien être animal et règle des 3 R. La première séance pratique se déroulera entièrement sur du matériel inerte (nouilles chinoises "shirataki") afin d'assimiler puis de valider les gestes techniques avant d'appliquer ceux-ci sur les animaux. L'ensemble des séances suivantes débutera par du travail sur matériel inerte sur lequel le geste technique devra systématiquement être validé par le responsable de séance avant de passer sur l'animal. Les rats seront préanesthésiés par un anesthésique volatile dans une cage d'endormissement puis anesthésiés par injection. Une injection d'un analgésique sera réalisée simultanément. Le niveau d'anesthésie sera évalué tout au long du protocole par surveillance visuelle du rythme respiratoire et par stimuli mécaniques. En cas, de signe de réveil, l'animal se verra injecter une 1/2 dose d'anesthésiant.
Choix des espèces
L'espèce choisie possède des vaisseaux d'un diamètre correspondant à ceux rencontrés en microchirurgie humaine ou vétérinaire. Le rat est donc parfaitement adapté à l'apprentissage de ces techniques. Les rats utilisés seront des jeunes adultes (environ 250/300g), de taille suffisante pour que leur vaisseaux soient comparables à ceux rencontrés lors d'activités de microchirurgie humaine ou vétérinaire.
Evaluation de l’activité de traitements antitumoraux sur des xénogreffes de tumeurs humaines implantées chez la souris
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Cancers
25 000 souris immunodéficientes vont être utilisées dans 125 études, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit sous la peau un fragment de tumeur humaine, une puce électronique ou un marquage aux oreilles, des administrations de médicament jusqu'à deux fois par jour et jusqu'à seize prélèvements sanguins. Le porteur annonce des pertes de poids, des diarrhées, des douleurs postopératoires et des risques d'infection, et précise que les souris chez lesquelles la greffe n'a pas pris sont tuées elles aussi, au motif des nuisances déjà subies. Ces essais alimentent des dossiers d'autorisation de mise sur le marché, le projet étant par ailleurs déclaré au titre de la formation professionnelle.
Objectifs
Le but de ce projet est de tester l’efficacité de nouveaux traitements contre le cancer sur des modèles de tumeurs humaines implantées chez la souris. Ces modèles, appelés xénogreffes dérivées de patients (PDX), permettent de reproduire au mieux les caractéristiques des tumeurs humaines, comme leur morphologie, leurs mutations et leur comportement biologique. Grâce à cela, ils offrent un moyen fiable d’évaluer l’action de nouveaux médicaments avant qu’ils ne soient testés chez l’Homme. Notre collection de modèles PDX couvre la majorité des cancers solides (par exemple : sein, poumon, côlon, foie, rein, peau, pancréas, ovaire, vessie, cerveau ou prostate) et reflète la diversité des patients. Chaque modèle est soigneusement étudié afin de mieux comprendre ses particularités et de relier ces informations à la réponse observée aux différents traitements anticancéreux. Les 125 études prévues dans ce projet sont réalisées à un stade avancé du développement des médicaments, elles permettent d’obtenir des résultats fiables sur les traitements les plus prometteurs pour un type de tumeur ou mutation donnée. Elles peuvent également permettre d’étudier les mécanismes d’action des médicaments dans l’organisme. Elles sont nécessaires pour constituer un dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) des médicaments.
Bénéfices attendus
Chaque année, dans le monde, près de 20 millions de personnes sont diagnostiquées atteintes d’un cancer (tous types confondus) dont plus de 400 000 en France, et on recense plus de 10 millions de décès (1/6) dont plus de 150 000 en France. Le nombre de personnes atteintes d’un cancer est en constante évolution, mais les progrès en terme de développement de traitements depuis 25 ans ont permis d’observer une diminution de la mortalité. La recherche de nouvelles solutions thérapeutiques est essentielle pour espérer diminuer la mortalité due au cancer, ainsi que limiter les effets indésirables pour les cancers avec des taux de guérison les plus élevés. Dans ce contexte, ce projet vise à identifier de nouveaux traitements efficaces contre différents types de cancers, à partir de modèles de tumeurs humaines implantées chez la souris (modèles de PDX). En testant des médicaments présélectionnés lors d’analyses préalables (modélisations informatiques, in vitro), nous pourrons définir les médicaments qui ont un effet anticancéreux prometteur, ainsi que définir les doses et les associations thérapeutiques les plus adaptées. Grâce à la diversité et à la caractérisation approfondie de notre collection de modèles PDX, nous pourrons également mieux comprendre pourquoi certains traitements fonctionnent mieux sur certaines tumeurs ou chez certains patients. À terme, ces travaux devraient permettre de proposer de nouvelles options thérapeutiques aux patients pour lesquels les traitements actuels sont inefficaces ou inexistants, améliorer l’efficacité des traitements disponibles et réduire les effets secondaires associés aux thérapies anticancéreuses actuelles. Ainsi, ce projet participera à réduire la mortalité due aux cancers.
Procédures
Greffe : implantation d’un fragment tumoral sous la peau. Le temps de chirurgie n’excèdera pas 10 minutes. Identification : des puces électroniques sont implantées en sous cutané au moment de la chirurgie ou un marquage aux oreilles est réalisé. Surveillance des animaux : observation quotidienne du comportement par déplacement et/ou ouverture des cages d’hébergement. Administration de médicament : préhension des animaux à une fréquence dépendant du schéma de traitement : biquotidienne ou moins. La durée de préhension n’excèdera pas 1 minute. Prélèvement de sang : préhension des animaux à une fréquence dépendant des besoins en prélèvements, 16 prélèvements seront effectués maximum par animal. La durée de préhension n’excèdera pas 2 minutes.
Impact sur les animaux
Stress dû à l‘administration de molécules: nuisance transitoire de classe légère ; Douleurs post-opératoires: nuisance transitoire de classe modérée ; Risque d’infection: nuisance transitoire de classe modérée ; Perte de poids (cachexie, anorexie ou perte d’appétit): nuisance transitoire de classe modérée ; Diarrhées: nuisance transitoire de classe modérée.
Devenir
Les animaux pour lesquels les tumeurs se seront développées seront euthanasiés pour réaliser les analyses associées (biologiques, histologiques). Les animaux n’ayant pas développé de tumeur malgré la greffe d’un fragment tumoral seront euthanasiés compte tenu des nuisances occasionnées.
Remplacement
Le développement de nouveaux traitements permettant de lutter contre le cancer nécessite la réalisation de tests précliniques afin de valider leur efficacité sur la croissance tumorale, avant une application chez l’Homme. Il existe des méthodes alternatives et préalables à la réalisation de tests sur les animaux (prédictions informatiques, in vitro …), permettant de tester rapidement un grand nombre de molécules, et de sélectionner celles qui semblent le plus efficace. Cependant, ces méthodes réalisées en dehors du cadre d’un organisme vivant n’offrent pas la possibilité de lier les effets des traitements avec la complexité de l’organisme, par exemple elles ne prennent pas en compte l’effet de la circulation sanguine ou le rôle du foie dans la transformation et la distribution des médicaments. Cela limite la possibilité de prévoir comment un traitement agira réellement dans le corps d’un patient. C’est pourquoi, une fois les tests préliminaires terminés, et les molécules les plus prometteuses identifiées, il est nécessaire de poursuivre leur évaluation chez l’animal. Ces études sont réalisées sur un nombre d’animaux permettant d’obtenir des résultats fiables sur l’effet antitumoral des molécules testées. C’est une étape nécessaire pour constituer un dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché des médicaments.
Réduction
Ce projet utilise le nombre d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats fiables lors des étapes avancées d’évaluation des traitements. Les expériences sont réalisées sur des groupes de souris suffisants pour réaliser les tests statistiques adéquats et valider l’effet des médicaments testés avant des essais cliniques chez l’Homme. La croissance des tumeurs est mesurée de manière standardisée pour savoir si le traitement fonctionne : s’il stabilise ou diminue le volume de la tumeur. De plus, les animaux dont les tumeurs ne se développent pas sont utilisés pour la formation en vue de l’acquisition, de l’entretien et de l’amélioration des compétences professionnelles du personnel, ce qui permet de limiter encore l’usage d’animaux supplémentaires. La phase de formation est intégrée dans ce projet.
Raffinement
Pour prévenir l’hypothermie durant l’acte chirurgical, les animaux seront placés sur un tapis chauffant. Pour la prévention de la douleur et la souffrance lors de l’acte chirurgical et lors de prélèvements invasifs, les animaux recevront une anesthésie générale. Les produits d’anesthésie générale proposés sont suffisants pour obtenir un effet anti-douleur en plus de l’effet anesthésique profond pour le temps et le type d’intervention réalisée. Un point de compression sera réalisé sur le site de prélèvement pour éviter l’hémorragie. Si une perte de poids est observée, un supplément nutritionnel sera proposé à l’animal. Pour les soins, si une lésion ou une sécheresse sont observées au niveau de la sphère oculaire, une solution nettoyante et/ou protectrice sera appliquée. Si une lésion cutanée est observée, une solution antiseptique sera appliquée. En cas d’infection, des analyses bactériologiques et/ou virologiques pourront être effectuées pour instaurer une thérapie adéquate et l’animal pourra être isolé pour lui permettre de se rétablir sans la présence de ses congénères. Dans ce cas, divers matériaux ajoutés pour atténuer l’effet d’isolement et permettre la création d’un cocon. Après l’administration de molécules, l’animal sera observé pour détecter tout comportement inattendu. Aussi, un point de compression sera réalisé au site d’administration si nécessaire. Si ces points de raffinement ne sont pas suffisants, les mesures associées aux points limites de ce projet seront appliquées.
Choix des espèces
Nous utilisons des souches murines immunodéficientes qui sont classiquement utilisées pour des greffes de fragments tumoraux issus de tumeurs humaines et dans le cadre d'évaluations pharmacologiques. Les souris présentant un système immunitaire résiduel qui se développe avec l'âge et qui peut réduire le taux de prise de greffe, nous utiliserons des animaux en fin de période d'acclimatation, âgés entre 5 et 13 semaines afin d'homogénéiser les conditions de croissance entre les différentes études.
Induction d’un syndrome métabolique (obésité, diabète, stéatose hépatique non alcoolique, …) par un régime riche en graisse et/ou en sucre chez des rongeurs (souris, rats, hamsters)
- Formation professionnelle
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Rats : 2000
Hamsters dorés : 2050
18 000 souris, 2 000 rats et 2 050 hamsters dorés vont recevoir pendant jusqu'à soixante semaines une nourriture riche en graisses et en sucres, et une eau sucrée, afin de développer obésité, diabète, dyslipidémie et stéatose hépatique. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré, avec jusqu'à 240 piqûres de la veine caudale par animal pour mesurer la glycémie, et le porteur reconnaît que la maladie induite peut aller jusqu'à la fibrose, la cirrhose ou un cancer du foie. La majorité de ces 22 050 rongeurs part ensuite vers le laboratoire d'un client qui les utilisera dans son propre projet, les cinquante hamsters servant à entraîner le personnel au prélèvement sanguin étant, eux, tués. Rendre malades des rongeurs par lots pour les livrer comme modèles d'évaluation de médicaments : le porteur compte ce travail parmi les bénéfices pour l'animal, au titre de "l'amélioration des connaissances scientifiques pour l'espèce utilisée".
Objectifs
A l’échelle mondiale, les maladies liées au surpoids représentent une part non négligeable des décès estimé à plus de 1,2 million par an. En 2016, 650 millions d’adultes étaient obèses, soit 3 fois plus qu’en 1975. En 2021, le diabète affecte plus de 537 millions de personnes. La dyslipidémie et la NASH (stéatose hépatique non- alcoolique) sont provoqués par le diabète et l’obésité. La dyslipidémie touche quelques milliers de patients chaque année en France et la société nationale française de gastro-entérologie considère qu’un quart de la population française est touché par la NASH. Par l'alimentation de rongeurs avec un régime riche en lipides et glucides, il est possible d'induire ces phénotypes spécifiques : obésité, dyslipidémie, diabète et NASH. Ces rongeurs avec syndromes métaboliques seront utilisés chez nos clients pour évaluer les effets de médicaments.
Bénéfices attendus
Ce projet aura des bénéfices pour l’homme. Ce projet pourra amener à long terme des solutions thérapeutiques pour traiter les syndromes métaboliques du surpoids et du diabète. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules. Pour l’animal, les bénéfices attendus sont principalement une amélioration des connaissances scientifiques pour l’espèce utilisée grâce au développement de méthodes de raffinement de plus en plus adaptées et à la sélection de l’espèce la plus adéquate pour répondre aux objectifs scientifiques attendus.
Procédures
Les animaux auront à disposition un aliment standard et/ou un aliment riche en gras et/ou en sucre et une eau standard et/ou une eau additionnée de sucre, pendant 60 semaines maximum. Des prélèvements sanguins pour mesurer la glycémie pourront être faits, et consisteront en un prélèvement d'une goutte de sang au niveau de la veine caudale, avec ou sans mise à jeun (mise à jeun de 4 à 6 heures maximum), sur les animaux en aigue (maximum 2 mesures par jour par animal, avec 3 jours de récupération entre 2 séries de mesures, ce qui fait 240 prélèvements sur toute la durée du protocole) ou en chronique (une mesure par animal par semaine, ce qui fait 60 prélèvements sur toute la durée du protocole). La durée du prélèvement ne dépassera pas 1 minute.
Impact sur les animaux
Au fil de la prise alimentaire riche en gras et/ou sucres et d’un abreuvement standard ou riche en sucre, les animaux pourront exprimés des signes cliniques plus ou moins modérés. Les animaux vont développer une obésité et des syndromes métaboliques tels diabète, dyslipidémie, insulino-résistance, NASH pouvant aller jusqu’à une fibrose, une cirrhose ou un cancer du foie à long terme (après la phase préparatoire). Le prélèvement sanguin peut induire un léger stress transitoire et une légère douleur.
Devenir
La majorité des animaux sont expédiés à un laboratoire de recherche pour une utilisation dans son projet de recherche. Les animaux qui auront servi à l’entrainement au prélèvement sanguin seront mis à mort, ne pouvant être utilisés dans une autre procédure.
Remplacement
L’induction de modification métabolique chez l’animal fait intervenir plusieurs types cellulaires produisant des facteurs tendant à moduler ou amplifier la réponse. Toute cette cascade d’événement faisant intervenir des facteurs autocrines, paracrines ou exocrines aussi variés que complexes ne permet pas une étude significative et déterminante in vitro. Par ailleurs, l'objet de cette étude est d'évaluer l'impact sur une fonction vitale de l'organisme, ce qui ne peut être fait que sur un organisme vivant.
Réduction
Nous réalisons ce protocole alimentaire pour proposer un modèle animal pertinent avec un nombre minimal et suffisant d’animaux pour atteindre l'objectif scientifique. Le nombre d’animaux pour chaque espèce est estimé selon un prévisionnel de demandes basé sur les années précédentes. Les animaux dédiés à l’entraînement ne concernent que les hamsters, car la maîtrise du prélèvement sur la veine saphène nécessite une phase d’apprentissage préalable avant toute manipulation sur les animaux du protocole.Un nombre de 5 hamsters pourra être utilisé pour l’entrainement des personnes au prélèvement à la veine saphène avant chaque lot. Avec 2 lots par an, il sera utilisé 50 hamsters sur les 5 ans.
Raffinement
Une surveillance des animaux est faite quotidiennement pour déceler tout signe clinique anormal et atteinte des points limites tout au long de cette phase préparatoire. En cas d'anomalie clinique observée sur un animal, une grille de scoring général sera utilisée afin de déterminer l'atteinte de points limites et de décider du devenir de l'animal. Enfin, les contentions et prélèvements seront réalisés par un personnel formé et expérimenté.
Choix des espèces
Les souris, rats et hamsters sont des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit sur les maladies métaboliques liés au surpoids car elles développent naturellement ce type de pathologie ayant une affinité à la nourriture grasse et sucrée similaire à l’Homme. Pour les hamsters syriens dorés, ils ont un métabolisme des lipoprotéines imitant la dyslipidémie humaine car il exprime la protéine de transfert des esters de cholestérol (CETP). Les animaux pourront commencer le régime alimentaire à partir de l’âge de 4 semaines (âge minimum). À cet âge, le métabolisme est encore en développement, ce qui permet une meilleure induction de l’obésité par le régime enrichi en graisses et/ou en sucre. De plus, une mise en place précoce du régime permet une meilleure standardisation entre les individus et augmente la robustesse du modèle.
Protection des lésions d’ischémie-reperfusion hépatiques par modulation du métabolisme lipidique chez la souris
- Formation professionnelle
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Nourries pendant quatre mois d'un régime riche en sucres et en graisses jusqu'à devenir obèses, une partie des 664 souris de ce projet passe ensuite sur la table d'opération pour un arrêt puis une reprise de la circulation sanguine dans le foie, sous anesthésie, pendant quatre-vingt-dix minutes. Toutes subissent trois à quatre prélèvements sanguins, certaines reçoivent deux administrations de molécules agissant sur les lipides, et les procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré. L'enjeu déclaré est de rendre greffables des foies stéatosiques aujourd'hui écartés, et le projet sert aussi à la formation professionnelle. Toutes les souris sont tuées, le porteur précisant que les prélèvements d'organes prévus sont "incompatibles avec le maintien en vie des animaux".
Objectifs
La transplantation est aujourd’hui une solution reconnue pour soigner des patients lorsqu'un organe ne fonctionne plus. Mais il y a un manque d'organes de qualité à greffer. Les médecins doivent donc parfois utiliser des organes dits "marginaux", provenant de personnes âgées ou ayant eu certains problèmes de santé comme l’obésité ou le diabète. Ces organes sont plus fragiles et réagissent mal à un phénomène appelé ischémie-reperfusion, inévitable en transplantation. Il correspond à l’arrêt temporaire de la circulation du sang dans l’organe, puis à son retour. Cela provoque des lésions qui abîment fortement l’organe et peuvent compromettre la réussite de la greffe. Les organes dits marginaux, comme les foies avec stéatose, sont encore plus sensibles à ces lésions d’ischémie reperfusion, d’où la nécessité d’évaluer des molécules pour les protéger et pouvoir les utiliser en transplantation. Des recherches récentes ont montré une altération précoce du métabolisme des lipides après une ischémie dans le foie avec apparition de lipides toxiques. Le but de notre projet est de déterminer si l'ischémie du foie sain ou avec stéatose conduit aussi à l'apparition de lipides dits toxiques et s'il est possible de limiter les lésions du foie après ischémie reperfusion en utilisant des molécules qui agissent sur les lipides toxiques.
Bénéfices attendus
A court terme, cette étude permettra de mieux comprendre les modulations précoces du métabolisme lipidique après ischémie sur foies sains et stéatosiques et leurs implications dans la genèse des lésions hépatiques. A long terme, ce projet vise à réhabiliter des greffons stéatosiques aujourd’hui récusés pour la transplantation en mettant au point des stratégies thérapeutiques limitant la production d’espèces lipotoxiques, dont le nombre va croitre massivement dans les années à venir en raison de la pandémie d’obésité, et ainsi répondre à la pénurie de greffons que subit aujourd’hui la France.
Procédures
Certains animaux suivront un régime riche en sucres et graisses pendant 4 mois pour provoquer une stéatose hépatique. Tous les animaux subiront 3 à 4 prélèvements de sang (durée de moins de 5 minutes) faits sous anesthésie pour mesurer différents paramètres biologiques et une chirurgie pour réaliser l'ischémie-reperfusion du foie (durée de 90 minutes) sous anesthésie également. Les prélèvements de sang seront espacés d'un minimum de 20 heures. Parmi la totalité des souris, une partie n’aura aucune administration de molécules et d’autres souris auront 2 administrations de molécules agissant sur le métabolisme lipidique (durée de moins de 5 minutes). Les 2 administrations seront espacées au moins de 90 minutes.
Impact sur les animaux
Les animaux suivront un régime riche en sucres et graisses pendant 4 mois. Ce régime conduira à la prise de poids progressive des animaux tout au long du régime jusqu’à atteindre une obésité. Les prélèvements sanguin (acte
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort. Des prélèvements d’organes, incompatibles avec le maintien en vie des animaux, seront réalisés afin d’effectuer des analyses biochimiques, moléculaires et histologiques.
Remplacement
A ce jour, il existe des modèles de foie in silico ou in vitro, cependant ces modèles sont très limités et ne permettent pas de reproduire la complexité cellulaire du foie, le métabolisme des lipides et les lésions d’ischémie reperfusion. De plus, les modèles de perfusion de foies ex vivo ne nous permettent pas non plus d’étudier le remodelage du lipidome hépatique et plasmatique.
Réduction
Le nombre d'animaux requis par condition expérimentale pour obtenir des résultats fiables malgré la variabilité du vivant a été calculé à l'aide d'un outil statistique. Le projet sera fait en plusieurs étapes ; le résultat de certaines étapes conditionnera la réalisation d'étapes ultérieures, ainsi le nombre d'animaux indiqué est un maximum. Les organes prélevés seront placés dans une banque d'organes pour être mutualisés avec d'autres projets.
Raffinement
Les animaux feront l’objet d’un suivi quotidien de leur état de santé (grille de suivi individuel), les conditions d’élevage et d’hébergement seront optimisées (enrichissement du milieu, hébergement en groupe). La répartition sera de 3 à 5 souris par cage. Des points limites gradés avec un arbre décisionnel et des critères d’arrêt de la souffrance seront mis en place à chaque étape de la procédure en pré-, per- et post- opératoire. Les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie générale. Toutes les procédures chirurgicales seront réalisées en asepsie, sous anesthésie générale, avec un maintien de la température corporelle.
Choix des espèces
Le choix porté sur la souris repose sur les critères principaux suivants : 1) Le modèle d’ischémie-reperfusion chez la souris reflète les lésions physiopathologiques observées chez l’homme. Ce modèle est utilisé dans la littérature pour répondre à des questions pathologiques humaines. 2) Le modèle de régime obésogène chez la souris, qui mime une obésité environnementale chez l’homme, est validé et adapté pour répondre aux objectifs du projet. 3) La disponibilité chez cette espèce de l’ensemble des outils d’études biologiques déjà présents au laboratoire. 4) La souche de souris sélectionnée offre moins de variabilité dans la réponse au régime occidental que d'autres souches de souris et développe moins de shunt porto-systémique comme mis en évidence dans notre précédente saisine
Formation et habilitation du personnel à des techniques d’administration et de prélèvements chez les rongeurs
- Formation professionnelle
Rats : 1500
Pour habiliter du personnel à injecter et à prélever du sang, 1500 souris et 1500 rats vont être utilisés, 750 sous anesthésie sans reprise de conscience et 2250 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est mobilisé pour deux techniques au maximum et trois prélèvements, puis tué immédiatement après. Le porteur indique que les gestes durent de dix secondes à deux minutes chez une personne non expérimentée, et reconnaît que leur réalisation par du personnel en formation peut augmenter le stress, l'angoisse et la douleur. Il présente le recours à des animaux surnuméraires, déjà destinés à être tués, comme une mesure éthique.
Objectifs
Ce projet vise à former les professionnels de la recherche à des gestes techniques indispensables lors de l’utilisation de rats et de souris dans des protocoles scientifiques. Il s’agit notamment d’apprendre à administrer des substances ou à réaliser des prélèvements sanguins de manière maîtrisée, précise et respectueuse du bien-être animal. Dans un souci éthique, la formation d'une journée repose sur la réutilisation d’animaux surnuméraires (non sélectionnés ou reformés), initialement destinés à l’euthanasie. Cela permet de limiter le nombre total d’animaux utilisés tout en garantissant que chaque procédure est réalisée avec compétence et attention. Un fichier recensant toutes les techniques pratiquées sur les espèces modèles permet de définir les besoins individuels en formation, et ainsi d’adapter le programme à chaque apprenant. La formation est encadrée par des pairs expérimentés et comprend une validation théorique et pratique systématique, consignée dans le livret de compétences du personnel formé. Il n’existe pas de méthodes alternatives pour l’apprentissage de ces gestes techniques (administration, les prélèvements, l’anesthésie ou l’euthanasie). Lorsque certains gestes peuvent entraîner une douleur ou une gêne, des anesthésiques ou des analgésiques sont utilisés pour préserver le bien-être de l’animal. En garantissant que chaque intervenant est compétent et formé, ce projet contribue à améliorer la qualité des recherches tout en respectant les principes de protection animale.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra aux professionnels d’améliorer leurs compétences techniques grâce à une formation encadrée, incluant un système de tutorat et de validation des acquis. Chaque geste technique appris auprès d’un pair expérimenté sera évalué avant d’être pratiqué en autonomie. Un personnel bien formé limite les risques d’erreur technique, évite les biais pouvant fausser les résultats d’une étude, et diminue le risque de devoir recommencer une procédure. La traçabilité des compétences assure la conformité du projet aux exigences réglementaires. La maîtrise des gestes réduit significativement le temps de manipulation, le stress et la douleur pour les animaux. Les protocoles prévus dans ces formations sont conçus pour s’adapter à chaque technique. La formation continue des expérimentateurs permet de maintenir un haut niveau de compétence, de suivre les évolutions techniques, et de mettre en place de nouvelles méthodes toujours plus respectueuses du bien-être animal
Procédures
Les animaux, vigiles ou sous anesthésie seront soumis à des injections ou prélèvements par plusieurs voies. Le nombre d’actions est limité à : • 2 techniques maximum par animal • 3 prélèvements au maximum (quels que soient les volumes prélevés). Les animaux engagés dans le projet de formation seront euthanasiés après les limites d’utilisation ci-dessus ou en cas d’atteinte des points limites. Les gestes pourront durer entre 10 secondes et 1 minute pour l’administration ou jusqu’à 2 minutes pour les prélèvements, induction de l’anesthésie exclue, chez une personne non expérimentée en début de tutorat. L’objectif est de pouvoir réaliser ces gestes le plus rapidement possible pour arriver à terme à une durée de 10 à 30 secondes. Si la technique le permet des animaux anesthésiés seront d’abord utilisés avant de passer sur animaux vigiles.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront un léger stress durant quelques minutes (pendant et suivant l’acte) lors de la manipulation : contention, anesthésie... Les animaux subiront une douleur de légère à modérée durant plusieurs secondes pendant l’acte lors des injections et des prélèvements sanguins. La réalisation de procédures expérimentales par des personnels en formation peut induire une augmentation du stress, une angoisse et/ou une douleur.
Devenir
A l’issue de chaque procédure tous les animaux seront euthanasiés, qu’ils soient issus de l’élevage ou réutilisés d’un projet précédent.
Remplacement
Dans un souci d’éthique et de respect du principe de remplacement, la formation débutera par une phase théorique présentant en détail la technique concernée avec des modes opératoires et des vidéos. Cette introduction sera suivie d’une mise en pratique sur mannequins, notamment pour l’apprentissage des techniques de contention. Comme notre animalerie possède une activité d’élevage et doit donc pratiquer du tri génétique, des animaux euthanasiés dans ce cadre seront utilisés pour poursuivre le développement des compétences sans recourir immédiatement à l’animal vivant. Néanmoins, dans le cadre de cette formation axée sur les gestes techniques spécifiques, le recours à l’animal vivant sera indispensable pour acquérir les réflexes et la précision nécessaires à une manipulation correcte. Ce recours est limité à la phase finale du processus, après une préparation rigoureuse, afin d’assurer un apprentissage progressif et respectueux du bien-être animal
Réduction
• Le recours à des animaux surnuméraires d’élevage ou la réutilisation d’animaux provenant d’un autre projet, dans le respect de la réglementation permet de limiter significativement le nombre de nouveaux animaux mobilisés pour cette formation. • L’identification précise des besoins en formation permet une planification efficace, évitant toute manipulation non nécessaire. Le formateur est une personne compétente maîtrisant le geste technique et ayant les capacités de transmettre ses connaissances. Afin de réduire le nombre d’animaux et la souffrance, dans un premier temps, la personne en formation observera son formateur puis elle s’entraînera sur des animaux anesthésiés ou morts.
Raffinement
Les animaux seront hébergés par groupes sociaux dans un hébergement conventionnel avec un accès libre à l’eau et à la nourriture. Leur environnement sera enrichi par des matériaux pour la nidification et par exemple, des bâtons de bois à ronger pour favoriser leur bien-être . Lorsqu’il s’agit d’animaux dédiés à la formation, une période d’acclimatation de 5 jours dans leur nouvelle salle d’hébergement sera respectée pour réduire le stress. Deux semaines avant le début des séances, les animaux seront également habitués à des manipulations douces et à l’immobilisation, dans le but de minimiser leur anxiété. Les stagiaires seront formés à des techniques conformément aux réglementations et aux recommandations internes par des formateurs expérimentés et habilités. Un formateur pour 3 stagiaires assurera la supervision constante des manipulations. Cela garantit des gestes rapides et précis, réduisant le temps d’immobilisation et les effets indésirables. L’usage systématique d’anesthésiques locaux et d’anesthésie générale permettra une gestion optimale de la douleur et du stress. Chaque animal sera mobilisé pour l’apprentissage de deux techniques maximum, afin d’éviter toute sur-sollicitation, puis sera euthanasié immédiatement après le prélèvement. Des points limites ont été établis afin de réduire le stress et la douleur des animaux, ils seront appliqués pour chacune des procédures.
Choix des espèces
Les rats et les souris adultes sont les modèles d’étude couramment utilisés dans notre unité de recherche. Ainsi, l’apprentissage des bonnes pratiques se fera sur des animaux d’espèce et âge identiques.
Formation à des gestes techniques (implantation de cellules tumorales dans des modèles orthotopiques, injection intra tumorale)
- Formation professionnelle
Apprendre à implanter des cellules cancéreuses dans l'organe d'origine et à injecter dans une tumeur : la finalité de ce projet est l'entraînement de manipulateurs, pas la production de connaissances. 360 souris vont être utilisées sur cinq ans, 60 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 300 d'un niveau modéré, toutes tuées à l'issue puis autopsiées pour vérifier que la tumeur a pris. Chaque apprenant dispose d'environ cinq souris par geste, opérées trente à quarante minutes sous anesthésie, avec jusqu'à trois injections intratumorales sur animal vigile. Le porteur reconnaît que l'implantation peut provoquer des métastases dans le péritoine ou le cerveau, tout en affirmant que les signes cliniques ne devraient pas apparaître, et qualifie d'"indispensable" l'apprentissage sur animal vivant.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de former de nouveaux expérimentateurs aux gestes techniques indispensables à la maîtrise d’une chirurgie avec l’implantation de cellules tumorales dans différents organes pour le développement de différents modèles de cancer orthotopique (Les modèles orthotopiques de cancer impliquent l'inoculation directe de cellules cancéreuses dans l'organe d'origine, permettant une meilleure récapitulation de la progression de la maladie et du microenvironnement tumoral). De plus, l’injection intra-tumorale dans une tumeur implantée en sous-cutanée sera également apprise. Ce projet permettra également le tutorat de ces gestes en l’absence d’études afin de maintenir ces différentes compétences à jour pour les expérimentateurs n’ayant eu l’opportunité de pratiquer régulièrement ces gestes. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’arrêté du 1er février 2013 relatif à l'acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs d'animaux utilisés à des fins scientifiques. Notre objectif est de former les utilisateurs aux gestes techniques pour assurer le bien-être des animaux, garantir la bonne exécution de ces procédures et la qualité des études menées ensuite dans le cadre de projets de recherche. Toutes les personnes concernées par ce projet (tuteurs et apprenants) sont titulaires d’un diplôme d’expérimentation animale et ont suivi une formation obligatoire en chirurgie expérimentale sur rongeurs. Les animaux utilisés dans le cadre de ces formations seront autant que possible des animaux surnuméraires (en provenance de fournisseurs agréer ou des élevages interne) et/ou des animaux exclus d’un autre projet approuvé (ex : animaux n’ayant pas développés de tumeur ou d’une taille non satisfaisante...). Le but étant de ne pas avoir recours à des animaux supplémentaires.
Bénéfices attendus
La formation pratique des utilisateurs est indispensable et indissociable du bien-être animal. Seule la maitrise des gestes techniques assure que la finalité d’un projet ait été assurée sans remettre en cause le bien-être de l’animal. L’apprentissage des gestes est réalisé avec un tuteur technique dont la parfaite maitrise du geste et la pédagogie est reconnue par ses pères et la structure du bien-être animal de l'EU. La formation continue au sein de l'EU permet de maintenir une veille des pratiques expérimentales et des évolutions éthiques tout en assurant un haut niveau d’excellence des pratiques et des compétences des utilisateurs.
Procédures
Dans ce projet les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Procédures chirurgicales sous anesthésie et analgésie pour induction d’un modèle de cancer adapté pour la formation (durée d’environ 30 à 40 minutes). Injection intra-tumorale sur animal vigile, maximum 3 injections pour une durée de 1 minutes (avec la contention)
Impact sur les animaux
La contention sur des animaux vigiles peut générer un stress, les animaux seront manipulés et déposés en douceur dans leur cage après chaque geste. L’acte chirurgical peut induire une hémorragie et le recourt aux anesthésies peut poser des problèmes cardio-respiratoires et entrainer la mort de l’animal. Du fait de l’injection orthotopique des cellules tumorales, la croissance tumorale ne sera pas visible et peut engendrer des métastases dans le péritoine (insuffisance hépatique, ascites, …) et/ou dans le cerveau (désorientation) suivant le modèle tumoral. Notre expérience antérieure de ces modèles tumoraux et du tutorat de ces derniers montre que les signes cliniques liés aux tumeurs ne devraient pas être observés puisque le contrôle de la bonne implantation tumorale se fera en amont de leur apparition.
Devenir
Dans le cadre de la formation, tous les animaux sont mis à mort à l'issue de chaque procédure. Pour les procédures de chirurgie, les animaux seront autopsiés pour vérifier la présence de tumeur.
Remplacement
La formation aux gestes techniques en expérimentation animale ne peut être réalisée que sur animal vivant ayant toutes ces capacités à s’échapper, manifester ou sanctionner tout signe de mal être et d’inconfort. Afin de garantir la maitrise et l’excellence de nos expérimentateurs, il est indispensable que l’apprenant puisse apprendre et répéter le/les gestes utiles autant de fois que nécessaire jusqu’à ce que sa compétence puisse être reconnue et validée par le tuteur. L’apprentissage à l’aide de moulage d’animaux ne peut être utilisé puisque la validation du geste se fera par une prise tumorale visible. L’utilisation de vidéos servira à expliquer le principe de chaque geste, les attentes et les difficultés afin de rendre la pratique plus sereine et respectueuse des animaux. Ces alternatives ne peuvent cependant pas produire les réactions d’un animal vivant pour l’entraînement aux techniques de chirurgie. Pour réaliser ce projet, nous utiliserons la souris, puisque c’est l’espèce animale concernée par ces procédures. L’apprentissage de l’injection intra-tumorale sera effectué autant que possible sur des animaux exclus d’autres projets, sous le contrôle permanent et assidu du tuteur.
Réduction
La formation aux nouveaux gestes ainsi que le maintien des compétences s'inscrivent dans la réglementation mais aussi permet de diminuer l'impact de la variabilité inter expérimentateur. Le nombre d'animaux par procédure sera estimé par le tuteur, en fonction du niveau des apprenants et du ou des gestes réalisés, sous le contrôle de la SBEA. De fait, notre expérience montre qu’un nombre moyen de 5 animaux par apprenant et par procédure d’implantation orthotopique et qu’un nombre moyen de 5 animaux par apprenant pour l’injection intra-tumorale est réaliste pour un maximum de 360 souris sur 5 ans. L’apprentissage pour l’injection intra-tumorale sera effectué autant que possible sur des animaux exclus d’autres projets. Aucune analyse statistique ne sera réalisée dans le cadre de la formation.
Raffinement
La formation est réalisée avec pour objectif de garantir le bien-être de l’animal et réduire au maximum l’inconfort, le stress et la souffrance. Durant l’étude in vivo, nous portons une attention particulière au bien-être de l’animal. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux afin de réduire le stress et un enrichissement du milieu (coton ou papier kraft, tunnel de change et bâtonnets à ronger) est prévu dans chaque cage. Les animaux sont toujours manipulés en douceur. Une période d’acclimatation et une période d’habituation aux gestes sont respectées avant de démarrer un protocole pour que les animaux puissent s’habituer à leur nouvel environnement et ainsi, diminuer le stress lié au transport et à la manipulation. Les injections intra-tumorales s’effectueront sur animal vigile. Lors de la chirurgie, les animaux seront sous anesthésies locale et générale et sous analgésie. L’analgésie sera poursuivie 24h après la chirurgie. Afin d’éviter une hypothermie due à l’anesthésie, l’animal est placé sur un tapis chauffant de son endormissement à son réveil. Des points limites, permettant l'arrêt de la procédure avant un impact sur le bien-être animal, ont été établis dans le but de soustraire l’animal à toute souffrance. Aucune conséquence de l'implantation des cellules ne sera visible sur l'état physiologique de l'animal.
Choix des espèces
La souris est l’espèce présente au sein de notre établissement utilisateur. Le choix est donc dicté par la nécessité de former les manipulateurs pour l’espèce concernée pour les différentes études menées dans l’établissement. Souhaitant utiliser des animaux exclues des études pour l’injection intra-tumorale, l’âge des animaux n’est pas défini à l’avance. Pour les objectifs scientifiques des futures études dans des modèles orthotopiques, nous utiliserons des animaux âgés entre 7 et 10 semaines lors de l’injection des cellules tumorales.
Étude du développement synaptique via la manipulation in vivo de la fonction génétique dans des populations neuronales spécifiques
- Formation professionnelle
Des femelles gestantes sont opérées sous anesthésie générale pendant trente minutes pour qu'un produit soit injecté dans le cerveau de leurs embryons, à treize jours de gestation. Les souriceaux de zéro à trois jours reçoivent à leur tour une injection intracérébrale sous anesthésie. 450 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, l'objet déclaré étant de former de nouveaux chercheurs à ces gestes puis à l'imagerie des circuits synaptiques. Le porteur mentionne des douleurs abdominales après l'opération, un risque de fausse couche et des cas où la mère refuse de s'occuper des souriceaux injectés. Tous les animaux sont tués à la fin, leur cerveau prélevé.
Objectifs
Le système nerveux central est composé de différents types de neurones dont la morphologie et la physiologie varient considérablement. Cette diversité commence au cours du développement embryonnaire et est déjà observable dans les cellules immatures qui donneront naissance à des neurones. Pour mieux comprendre les mécanismes moléculaires régissant la différenciation et la maturation des cellules à différents stades du développement, nous procéderons au transfert de gènes dans le cerveau embryonnaire ainsi que durant les trois premiers jours de vie. Nous proposons de former de nouveaux chercheurs aux méthodes, qui permettent d’étudier l’expression génétique pendant le développement. Une meilleure maîtrise de ces techniques leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils réaliseront ce type d'expérimentations pour leurs besoins de recherche.
Bénéfices attendus
Nous proposons de former de nouveaux chercheurs à ces deux méthodes, qui permettent d’étudier l’expression génétique pendant le développement. Une meilleure maîtrise de ces techniques leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils réaliseront ce type d'expérimentations pour leurs besoins de recherche. Le projet de cette formation est également de présenter des techniques d’imagerie à haute résolution, permettant d’observer et d’étudier la dynamique des circuits synaptiques dans des tranches du cerveau.
Procédures
Les femelles gestantes subiront une intervention chirurgicale sous anesthésie générale, au cours de laquelle une injection sera réalisée chez les embryons (durée approximative : 30 minutes, intervention unique). Les nouveau-nés (âgés de 0 à 3 jours) recevront également une injection sous anesthésie (durée inférieure à 5 minutes, intervention unique).
Impact sur les animaux
Nuisances liées aux procédures chirurgicales : douleur abdominale post opératoire, risque mineur d’infection de la cicatrice. Dans de très rares cas, les souris enceintes pourraient avoir des problèmes de mobilité après la chirurgie ou une fausse couche. Nuisances liées aux injections : stress liée à l’anesthésie. Dans de très rares cas, la mère des souriceaux n’accepte pas de s’occuper des nouveau-nés injectés.
Devenir
A l’issue de toutes les expériences, les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé.
Remplacement
Plusieurs phases de ce projet ont été effectuées in vitro sur différentes lignées cellulaires. Actuellement, nous souhaitons étudier le développement embryonnaire de différents types de neurones et leur intégration dans les circuits neuronaux in vivo. Cela nous permettra de mieux comprendre la physiologie des circuits neuronaux du cortex cérébral. L'utilisation d'animaux est donc inévitable. Notre formation repose sur une approche pédagogique de type hands-on training, c’est-à-dire un apprentissage par la pratique. Les compétences techniques et analytiques visées dans cette formation ne peuvent être pleinement acquises qu’à travers une mise en pratique directe. Les étudiants doivent pouvoir effectuer les expériences afin de recueillir des échantillons biologiques viables, nécessaires pour les étapes ultérieures du programme de formation, notamment l’imagerie à haute résolution et les analyses de biologie moléculaire. Ces étapes requièrent des matériaux biologiques d’une qualité et d’une intégrité qui ne peuvent être obtenues à partir de modèles in silico, de cadavres ou de démonstrations filmées.
Réduction
Nous faisons un effort particulier pour faire intervenir, lors de ces formations, des spécialistes expérimentés dans les techniques enseignées. Leur haut niveau d’expertise garantit une démonstration précise et efficace, ce qui permet de limiter le nombre d’animaux nécessaires à l’apprentissage. Grâce à la transmission rigoureuse de leur savoir-faire, les étudiants acquièrent rapidement les compétences requises, réduisant ainsi le besoin de répétition inutile des procédures. Nous utilisons le nombre minimal de souris permettant à la fois de démontrer correctement les techniques et d’offrir aux étudiants une opportunité d’entraînement pratique suffisante pour atteindre les objectifs pédagogiques fixés. Cette approche assure un équilibre entre la qualité de la formation et le respect du principe de réduction dans l’utilisation d’animaux vivants.
Raffinement
Nos mesures mises en place pour réduire la douleur pendant les procédures expérimentales impliquent une induction et un suivi de l'anesthésie, une mise en place d'analgésie et une installation tout au long des procédures chirurgicales d’un contrôle de la température par tapis chauffant. Les animaux injectés et/ou opérés seront observés quotidiennement par l’expérimentateur pendant la période qui suit le réveil (2h) ainsi que pendant les 4 jours suivants. L'évaluation des points limites se fera selon une grille d'évaluation incluant le poids de l'animal, l'état de la plaie, l'état du pelage, la mobilité de l'animal et les signes de douleur. Selon le score obtenu, les souris pourront recevoir une injection d’un antalgique, et de l’aliment hydraté pourra être ajouté au fond de la cage. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront définis et appliqués.
Choix des espèces
La souris a été choisie pour cette formation car elle correspond à l’espèce la plus couramment utilisée dans les laboratoires de recherche en neurosciences, notamment pour les études portant sur le système nerveux central. Les techniques enseignées lors de cette formation sont directement applicables aux modèles murins utilisés dans la grande majorité des projets de recherche académique et préclinique. De plus, la souris présente des avantages pratiques et scientifiques importants : elle est bien caractérisée sur le plan neuroanatomique et génétique, de nombreux outils et lignées transgéniques sont disponibles, et son utilisation est conforme aux standards internationaux en recherche biomédicale. Ainsi, le recours à la souris permet d’assurer la pertinence, la reproductibilité et le transfert direct des compétences acquises par les étudiants vers leurs futures activités professionnelles Nous devons cibler les cellules progénitrices en une période embryonnaire précise, nous utiliserons des gestantes à 13 jours de gestation. Il s’agit d’un stade où les embryons sont facilement accessibles pour l'intervention. L’injection chez les souriceaux permet de moduler l’expression génétique des neurones et des autres types cellulaires dans toutes les régions cérébrales, grâce à une technique simple et rapide.
Influence du syndrome métabolique sur la progression de certains adénocarcinomes pulmonaires
- Formation professionnelle
- Recherche fondamentale
- Oncologie
894 souris vont être utilisées, chacune pouvant recevoir jusqu'à quarante gavages, douze à vingt-quatre séances d'imagerie sous anesthésie et douze injections, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un virus déposé dans leur trachée active un gène qui déclenche un cancer du poumon, pendant qu'un régime riche en graisses et en sucres leur fait prendre du poids sur plusieurs mois. Le porteur indique que les grosses tumeurs peuvent bloquer les voies respiratoires et provoquer des complications sévères, et que la maladie mène parfois à la cachexie. Les bénéfices annoncés vont de nouvelles cibles thérapeutiques à des "arguments scientifiques solides" pour des politiques de santé publique, tous renvoyés au moyen et au long terme, quand les 894 souris sont toutes tuées à l'issue pour le prélèvement de leurs poumons, rate, pancréas, foie et ganglions.
Objectifs
Ce projet cherche à comprendre comment le syndrome métabolique, une maladie fréquente liée au surpoids et à une alimentation riche en graisses et en sucres, peut favoriser le développement du cancer du poumon et influencer la réponse aux traitements. Le syndrome métabolique associe souvent obésité abdominale, excès de graisses dans le sang, hypertension et résistance à l’insuline. Sa fréquence est en forte augmentation dans la population mondiale. De nombreuses études montrent que les personnes atteintes de syndrome métabolique ont un risque plus élevé de développer un cancer, en particulier lorsqu’elles présentent aussi une mutation du gène KRAS, très souvent retrouvée dans les cancers du poumon. Cependant, on ne connaît pas encore précisément les mécanismes par lesquels ce trouble métabolique induit la maladie ou l’aggrave. Pour répondre à ces questions, nous devons utiliser l’animal. La souris permet de reproduire fidèlement les effets du régime alimentaire occidental sur le métabolisme, l’immunité et le développement du cancer. Aucun autre modèle (culture cellulaire, informatique) ne peut à ce jour recréer l’ensemble des interactions entre organes et le système immunitaire. Nous analyserons les différentes étapes du développement tumoral et testerons des traitements déjà utilisés contre le diabète et l’obésité, afin de savoir s’ils peuvent aussi limiter la progression du cancer du poumon. À terme, ce projet vise à mieux prévenir les cancers liés au mode de vie et à améliorer la prise en charge précoce des patients les plus à risque, en réduisant l’impact négatif du syndrome métabolique.
Bénéfices attendus
À court terme, ce projet permettra de mieux comprendre comment le syndrome métabolique, lié à une alimentation riche en graisses et en sucres, influence le système immunitaire et favorise l’apparition de lésions précancéreuses dans le poumon. Ces connaissances sont indispensables pour identifier les mécanismes par lesquels le surpoids et les troubles métaboliques augmentent le risque de cancer du poumon. À moyen terme, ce projet pourra conduire à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques pour les personnes à risque de développer un cancer du poumon du fait de leurs maladies concomittantes, en particulier lorsque ces dernières sont difficiles à corriger par des mesures de mode de vie seules. À plus long terme, grâce aux nouvelles connaissances générées, ce projet fournira des arguments scientifiques solides pour soutenir les politiques de santé publique visant à réduire l’impact du syndrome métabolique sur la santé. Les résultats pourront ainsi contribuer à la mise en place de stratégies de prévention plus efficaces et à une meilleure protection de la population face au risque accru de cancer.
Procédures
Prélèvements sanguins : réalisés sur souris éveillée par petite ponction à la queue, maximum deux fois pendant l’étude, anesthésie locale, durée 2 minutes. Administration dans la trachée : dépôt d’un petit volume de solution contenant un virus inoffensif servant à activer un gène, via un petit tube souple, sous anesthésie générale (n=1,durée 1 minute). • Imagerie médicale : réalisée sous anesthésie générale, durée 4 minutes, n=12-24. • Gavage oral : administration de traitements à l’aide d’un petit tube souple introduit dans la bouche, limité en fréquence pour réduire le stress, durée 1 minute,vigile, n maximum = 40. • Injections sous anesthésie locale, n max=12, durée 1 minute. Dans certains cas, pour récupération d'organes exploitables pour des analyses post-mortem, une chirurgie terminale de perfusion intracardiaque pourra être mise en oeuvre, durée 5 minutes, n=1.
Impact sur les animaux
Certaines interventions peuvent provoquer un inconfort temporaire : • Le régime riche en graisses et sucres entraîne une prise de poids, et peut entraîner une baisse d’activité et parfois des difficultés respiratoires modérées. • Les anesthésies peuvent causer une somnolence brève ou, rarement, des complications respiratoires. • L’administration dans la trachée peut provoquer un essoufflement transitoire. • Le scanner sous anesthésie peut provoquer une légère hypothermie, transitoire. • Le gavage oral et les injections peuvent causer un inconfort momentané au point d’entrée • Les traitements testés peuvent parfois entraîner une perte de poids modérée, de la diarrhée ou une baisse temporaire de l’appétit. • Le développement de lésions pulmonaires précancéreuses ou de petites tumeurs peut, dans certains cas, provoquer un essoufflement ou une fatigue. • Dans le cas de tumeurs pulmonaires de tailles plus importantes, les voies respiratoires peuvent se bloquer entrainant des complications plus sévères. • L’évolution de la maladie entraine parfois une cachexie (perte de la masse graisseuse et musculaire).
Devenir
Tous les animaux utilisés dans ce projet seront euthanasiés à la fin des procédures. pour prélèvement de tissus multiples (poumons, rate, pancréas, tissus adipeux, ganglions lymphatiques, foie) pour des études histologiques, immunologiques et moléculaires.
Remplacement
L'utilisation de modèles animaux vivants est indispensable dans ce projet en raison de la nature systémique du syndrome métabolique (MetS), qui affecte simultanément plusieurs organes et le système immunitaire. À ce jour, aucun modèle in silico ne permet de reproduire fidèlement les interactions complexes inter-organes, dont l'identification précise constitue justement l'un des objectifs majeurs de notre projet. Par ailleurs, les méthodes alternatives in vitro telles que les cultures cellulaires classiques, les organoïdes ou les organes sur puce sont insuffisantes pour étudier les effets systémiques globaux du MetS. Ces modèles in vitro ne peuvent pas reproduire intégralement l'environnement physiologique, les interactions intercellulaires et la réponse immunitaire globale observée chez un organisme entier. Ainsi, l'utilisation d'animaux vivants est incontournable pour appréhender pleinement les mécanismes complexes du MetS et leur impact sur la progression tumorale dans le contexte de ce projet.
Réduction
Le nombre total d’animaux utilisés pour obtenir un résultat est calculé à partir de méthodes statistiques afin d’obtenir des résultats fiables avec le moins d’animaux possible. Ces estimations sont possibles grace aux connaissances du modèle utilisé par l'équipe. Les procédures sont conçues pour permettre plusieurs analyses sur un même animal, évitant ainsi de répéter inutilement les expériences.
Raffinement
L' état de santé des animaux sera évalué quotidiennement par l'équipe de recherche, et les points limites prédéfinis précoces seront appliqués strictement. Pour limiter les biais liés à l’activité physique ou à la prise de poids, tous les groupes auront libre accès à des jouets pour rongeurs. L'utilisation d’aiguilles fines pour les injections, ainsi que de sondes souples pour les gavages, permettra de limiter la douleur et l’inconfort. Toutes les procédures nécessitant une contention prolongée ou potentiellement douloureuses seront effectuées sous anesthésie générale ou locale, selon les cas. En cas de perte de poids liée à la charge tumorale, de signes de souffrance ou d'altération du comportement, des mesures de soutien seront immédiatement mises en place (nourriture appétente, gels de réhydratation). Enfin, toutes les méthodes utilisées dans ce projet sont validées et optimisées pour minimiser le stress, la douleur et l’impact global sur l’animal, conformément au principe de raffinement.
Choix des espèces
Nous utilisons la souris car c’est l’espèce la plus adaptée pour ce type de recherche. Son organisme réagit de façon similaire à celui de l’être humain en ce qui concerne le métabolisme, le fonctionnement du système immunitaire et le développement du cancer du poumon. Des modèles bien établis existent déjà pour reproduire l’obésité, le diabète de type 2 et leurs effets sur l’immunité. Les animaux en procédure seront des adultes ayant un système immunitaire mature et une physiologie métabolique stable.
Formation réglementaire pratique aux bases fondamentales de la chirurgie chez les rongeurs : ovariectomie.
- Formation professionnelle
Rats : 84
840 femelles, 756 souris et 84 rates, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tuées dès la fin de l'opération sans attendre le réveil. Chaque animal reçoit deux injections en étant conscient, puis subit une ovariectomie de quarante-cinq minutes, laparotomie, dissection, ligature des vaisseaux, ablation des ovaires et sutures, avec un risque d'hémorragie si l'hémostase du stagiaire est insuffisante. Un animal par participant, quarante participants par session, quatre sessions par an pendant cinq ans : le compte est celui d'une obligation réglementaire de formation, pas d'une recherche. Le porteur indique que les stagiaires s'entraînent d'abord sur des substituts synthétiques, des pièces de boucherie et des cadavres de rongeurs, avant de conclure que la maîtrise du geste "nécessite" un animal vivant.
Objectifs
Les personnes amenées à concevoir ou à réaliser des interventions chirurgicales sur des animaux dans le cadre des projets scientifiques, ont l’obligation réglementaire de suivre un enseignement théorique et pratique à la chirurgie expérimentale. Le projet concerne les travaux pratiques d’une formation aux bases de la chirurgie expérimentale à destination de ces personnes. Elle s’adresse à des personnes ayant validé préalablement une formation initiale à l’expérimentation animale (niveau applicateur ou concepteur). Chaque session de formation totale (formation théorique + formation pratique) dure 22h. Au cours de celle-ci, les participants sont préalablement sensibilisés à tous les aspects théoriques à l’occasion des cours et travaux dirigés. La formation pratique vise en particulier, sur un exemple pratique d’ovariectomie réalisée chez le rongeur, 1/ à leur dispenser les moyens de raffiner les procédures chirurgicales et à réduire le nombre d’animaux nécessaires, 2/ à acquérir les gestes nécessaires au bon déroulement d’une intervention chirurgicale réalisée dans le respect du bien-être animal. Cette formation a pour vocation de dispenser tous les concepts inhérents et indispensables à toute chirurgie expérimentale (asepsie, anesthésie, analgésie, respect des structures anatomiques, choix du matériel, principe des sutures, suivi des animaux). Elle enseigne ainsi dans le respect des 3R les différentes étapes d’une intervention chirurgicale incluant la préparation de l’animal, l’anesthésie, les soins péri- et post-opératoires, la bonne conduite de l’analgésie, la maitrise de la technique opératoire.
Bénéfices attendus
Chaque participant recevra ainsi une formation pratique pour mener à bien une intervention chirurgicale prenant en compte le respect du bien-être animal et la règle des 3R. La qualité de ces formations contribue ainsi à court terme à la maitrise des gestes chirurgicaux permettant d’obtenir à moyen terme des résultats scientifiques plus fiables et reproductibles tout en réduisant au maximum le stress et la souffrance des animaux et leur nombre.
Procédures
Chaque animal recevra en vigile une injection sous-cutanée (analgésique) 15s, puis une injection intrapéritonéale (anesthésique)15s. Ces gestes induisent un stress/et ou douleur légère de courte durée (15s) chez les animaux. L'anesthésie peut également être réalisée par anesthésie gazeuse. Il subira ensuite une intervention chirurgicale (ovariectomie) réalisée sous anesthésie d'une durée totale de 45 minutes de douleur modérée consistant en une laparotomie, une dissection atraumatique, une ligature vasculaire, une exérèse d’organes et des sutures dans le plan musculaire et cutané. La mise à mort des rates sera réalisée par injection intrapéritonéale réalisée sous sédation (15s)
Impact sur les animaux
Chaque animal recevra en vigile une injection sous-cutanée (15s) puis une injection intrapéritonéale (15s). Ces gestes induisent un stress/et ou douleur légère de courte durée chez les animaux. L'anesthésie peut également être réalisée par anesthésie gazeuse à l'isofluorane ( 3-4% en induction 30 secones à 2 min pour les souris et 1 à 3 minutes pour les rates puis 1,5-2% ). Il subira ensuite une intervention chirurgicale (ovariectomie) réalisée sous anesthésie d'une durée totale de 45 minutes au maximun.. L’animal peut être victime d’une hémorragie en cas d’une hémostase insuffisante. La couverture analgésique proposée permet de réduire au maximum la douleur liée à l’intervention chirurgicale.
Devenir
42 animaux mis à mort par session de formation soit au total 840 animaux sur 5 ans Un seul animal par participant permettra la réalisation d’une chirurgie complète (rat ou souris). L’utilisation d’animaux supplémentaires sera de 2 animaux/session grâce à l’entrainement préalable que les participants recevront en amont, diminuant ainsi le risque d’échecs. Au maximum, 4 sessions de cette formation réglementaire seront réalisées par an dans cet établissement et le nombre de stagiaires par session de formation est limité à 40 participants. Le nombre d’animaux pour la durée du projet sera donc de (1 animal /participant X 40 participants/session X 4 sessions/an X 5 ans) + 2 animaux supplémentaires/session X 4 sessions/an X 5 ans) = 800+40 soit 840 animaux pour la durée du projet.
Remplacement
La formation est réalisée de telle façon que les participants peuvent s’entraîner et répéter, à leur rythme, les gestes chirurgicaux, sans avoir le stress de la surveillance du respect de l’asepsie, de l’anesthésie et des fonctions vitales de l’animal vivant en utilisant des substituts synthétiques inertes, des pièces de boucherie ou des cadavres de rongeurs euthanasiés indépendamment des besoins de la formation. Cela favorise la sérénité́ et la confiance dans l’apprentissage de la chirurgie expérimentale. La maitrise des gestes associés à une procédure chirurgicale nécessite cependant dans l’état actuel des connaissances un entrainement pratique sur modèle animal.
Réduction
De notre expérience, 75 à 95% des animaux nécessaires à cette formation sont couverts par des animaux de surplus et donc destinés à être euthanasiés dans l’établissement utilisateur accueillant cette formation. Seuls 5 à 25% maximum des animaux nécessaires à cette formation nécessiteront une provenance d’un fournisseur. Ce qui contribue à la réduction. Afin de réduire le nombre total d’animaux utilisés, et grâce à l’entrainement préalable que les participants recevront en amont, un seul animal par participant permettra la réalisation d’une chirurgie complète (rat ou souris). En effet, le passage à la chirurgie pratique ne sera pas réalisé tant que l’apprentissage des gestes n’est pas suffisamment bien maîtrisé, diminuant ainsi le risque d’échecs et l’utilisation d’animaux supplémentaires.
Raffinement
Les animaux sont gardés dans une salle d’hébergement à part et ne sont amenés en salle de travaux pratiques qu’au dernier moment afin de réduire au maximum le stress des animaux. Les gestes réalisés sur animaux vigiles (sous cutanée, intrapéritonéale) sont normalement maitrisés par les participants qui ont validé au préalable une formation initiale à l’expérimentation animale niveau applicateur ou concepteur, limitant ainsi le stress et la douleur liés à la réalisation de ces gestes techniques. Les encadrants ayant sensibilisé les participants aux différentes phases de l’anesthésie, s’assurent que chaque participant réalise l’intervention chirurgicale sous anesthésie générale conformément aux bonnes pratiques de narcose, myorelaxation et analgésie. Un analgésique est administré 30 min avant le début de la procédure chirurgicale en quantité suffisante pour limiter toute douleur per-opératoire, sa durée d’action couvrant la totalité de la procédure chirurgicale. Les animaux sont euthanasiés dès la fin de la chirurgie sans attendre le réveil, leur évitant ainsi toute douleur post-opératoire. Enfin, l’encadrant veille tout au long de la séance de travaux pratiques au respect des bonnes pratiques, il sensibilise en continu les stagiaires au raffinement des techniques chirurgicales. Cette procédure chirurgicale sera réalisée dans un ratio encadrant/ participant (1/4) permettant de détecter précocement tout signe de souffrance des animaux ou une couverture anesthésique insuffisante et de prendre les mesures correctives adéquates (prolongation de l’anesthésie ou mise à mort précoce).
Choix des espèces
Cette formation a pour vocation de dispenser tous les concepts inhérents et indispensables à toute chirurgie expérimentale (asepsie, anesthésie, analgésie, respect des structures anatomiques, choix du matériel, principe des sutures, suivi des animaux). Les notions enseignées sont applicables à toutes les espèces de mammifères utilisés à des fins scientifiques. Les rongeurs étant très majoritairement utilisés dans la recherche, ces travaux pratiques sont réalisés sur rongeurs. Le choix de l’espèce (souris ou rat) est fait en fonction de l’agrément de l’établissement d’accueil de la formation, et des besoins pédagogiques exprimés par les participants. Pour les travaux pratiques de chirurgie, la procédure chirurgicale enseignée étant une ovariectomie, des femelles sont utilisées.
Etude des effets directs et circadiens de la lumière sur le cycle veille/sommeil : transfert et validation de l’approche chirurgicale sur un modèle de rongeur diurne
- Formation professionnelle
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Valider un geste chirurgical, pas produire des connaissances : 10 rongeurs diurnes vont subir une opération d'une heure et demie sous anesthésie générale, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des électrodes sont implantées après incision du scalp, puis chaque animal reste seul en cage pendant une semaine. Le porteur indique que la plaie peut s'enflammer au point que l'animal se gratte et arrache ses points de suture, et qu'une infection reste possible. Les dix animaux sont tués pour autopsie, afin de vérifier ce que la chirurgie a fait à leurs tissus, et le RNT ne nomme pas leur espèce.
Objectifs
Ce projet s'inscrit dans un projet de recherche plus large visant à étudier les effets de la lumière ambiante sur le cycle veille/sommeil au cours des 24 h. Les expériences seront menées en parallèle chez un modèle animal nocturne et chez un modèle animal diurne. Le projet de recherche scientifique se propose de tester l’hypothèse selon laquelle l'exposition à la lumière optimise le cycle veille/sommeil chez les espèces diurnes et nocturnes, par deux processus temporellement cohérents qui sont 1) les effets dépendants des horloges circadiennes et 2) les effets directs de la lumière sur les états de vigilances. Pour tester cette hypothèse il sera nécessaire d'enregistrer le cycle veille/sommeil sur les animaux au moyen d'électrodes d'enregistrement. L'objectif du présent projet est l'acquisition et la validation de la compétence nécessaire à la mise en oeuvre de ces enregistrements sur l'espèce diurne. Cette étape vient en amont de la mise en oeuvre de l'étude scientifique.
Bénéfices attendus
L’identification des effets directs de la lumière sur le cycle veille/sommeil pourrait permettre de participer à la prévention des troubles du sommeil et de leurs conséquences comme les troubles de l'humeur, les troubles métaboliques comme le diabète ou l’obésité, par des approches de photothérapie ciblée et par des recommandations sur des horaires d’exposition à la lumière qui seraient à éviter. Le transfert et la validation de l'approche sur l'espèce diurne permettra à la partie du projet scientifique relative à l'étude du sommeil de démarrer dans des conditions qui garantissent le bien-être des animaux, la qualité des données enregistrées et donc leur exploitation statistique.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale d'une durée de 1h30 réalisée sous anesthésie générale et analgésie. Les animaux seront placés en cage individuelle à l'issu de la chirurgie pendant une semaine.
Impact sur les animaux
La chirurgie peut induit une douleur modérée, de l'inflammation au niveau de la plaie cutanée (incision du scalp) ce qui peut conduire l'animal à se gratter et à arracher les points de suture. Dans de très rares cas, une infection pourrait survenir. La contention nécessaire à la mise en place de l'anesthésie pourrait induire un stress léger transitoire. A l'issu de la chirurgie, les animaux seront placés en cage individuelle enrichie pendant une semaine pendant laquelle le suivi de l'état de santé des animaux sera réalisé. Cette situation pourrait induire un stress léger chez les animaux.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour autopsie afin de vérifier macroscopiquement les conséquences tissulaires de la procédure chirurgicale.
Remplacement
La régulation du cycle veille/sommeil et la mesure des effets de la lumière sur ce cycle implique plusieurs stuctures nerveuses et horloges cérébrales qui fonctionnent en réseau interconnectés et l'intégrité de la rétine qui leur relaie l'information lumineuse. Ainsi est-il impossible de réaliser ces études sur des organes isolés ou des cultures cellulaires in vitro ou de modéliser in silico la réponse de ce circuit multi-structures.
Réduction
Il n'y aura pas d'analyse statistique des résultats car il s'agit d'acquisition de compétences. Le nombre d'animaux a été défini sur la base de la complexité de la chirurgie, des connaissances du modèle animal et de sa physiologie et du risque anesthésique du fait que ces animaux qui sont diurnes seront opérés de jour moment où ils sont normalement actifs et au pic de leur métabolisme contrairement au rat et à la souris. Dèss que l'approche chirurgicale aura été validée comme reproductible la procédure sera stoppée.
Raffinement
La chirurgie sera réalisée sous anesthésie générale et analgésie adaptée à l'espèce. Tout au long de la chirurgie, les animaux seront maintenus sur tapis chauffant thermostaté (température de 38°C) muni d'une sonde rectale pour éviter de placer l'animal en hypothermie. Les yeux seront recouvert de gel oculaire hydratant pour éviter le déssèchement de la cornée. La chirurgie sera réalisée en conditions aseptiques. Après la chirurgie, les animaux seront réhydratés par injection d'une solution saline isotonique et stérile puis placés sous lampe chauffante jusqu'à leur complet réveil et sous surveillance. La douleur sera prise en charge avant, pendant et après la chirurgie par la mise en place d'un traitement analgésique post-opératoire par prise de médicaments dans l'eau de boisson. La prise hydrique quotidienne sera alors mesurée. Dès le lendemain de la chirurgie, l'état de santé des animaux sera évalué quotidiennement à l'aide d'une grille de score pemettant d'objectiver des points limites pertinents suffisamment précoces pour interrompre dès que nécessaire la procédure et ainsi limiter la souffrance animale. A l'issu de la chirurgie, les animaux seront hébergés pendant une semaine dans seuls des cages enrichies avec plus du matériel de nidification pour aider à la thermorégulation et un bâton à ronger. Nous validerons que l'ajoût d'un tunnel en verre dans la cage est compatible avec la pose d'électrodes et d'un connecteur à la surface du crâne, afin de garantir l'intégrité du dispositif implanté qui permettra de collecter les données scientifiques et donc d'obtenir un résultat exploitable (principe de réduction).
Choix des espèces
Il s'agit d'un projet de formation visant à transférer une compétence chirurgicale à un modèle de rongeur diurne afin de permettre l'enregistrement du sommeil sur cette espéce. Le sommeil sera étudié sur de jeunes adultes lorsque les structures nerveuses impliquées sont mâtures.
Formation pratique aux techniques de microchirurgie vasculaire sur modèle rat
- Enseignement supérieur
Anciens reproducteurs pesant de 350 à 600 grammes, et pour partie transférés depuis d'autres projets après avis du vétérinaire, 1 300 rats vont être opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chacun subit quatre heures de microchirurgie vasculaire, sutures, pontages et anastomoses sur des vaisseaux de très petit calibre, avec deux à quatre injections d'anesthésique pendant l'intervention. Ces séances servent à entraîner des internes en chirurgie humaine, des vétérinaires et des expérimentateurs, à raison de vingt séances par apprenant, sans produire de connaissances. Le porteur affirme qu'aucun modèle artificiel ne reproduit les flux et les pressions sanguins, tout en indiquant que le premier contact des stagiaires se fait sur un rat en plastique et que les gestes sont filmés pour les formations suivantes.
Objectifs
La formation a pour objectif d'entraîner les internes en chirurgie humaine à la microchirurgie vasculaire, et de parfaire la formation en chirurgie de vétérinaire et/ou d'expérimentateurs disposant d'une habilitation réglementaire à cette pratique. Ces procédures de microchirurgie réalisées sur des artères et des veines sont nécessaires à tous les types de macrochirurgie (chirurgies maxillo-faciale, plastique, orthopédique, cardiaque ...) au cours desquelles il faudra nécessairement réaliser des sutures, des pontages, ou des anastomoses de vaisseaux sanguins.
Bénéfices attendus
L’objectif est d'entraîner les internes en chirurgie humaine de différentes spécialités (ORL, Gynécologie, Neurologie, Orthopédie…), les vétérinaires et les expérimentateurs à la microchirurgie vasculaire avant d'exercer chez l'humain. Le travail avec le rat permettra aux stagiaires de s'entraîner à l'aide d'un 'modèle représentatif de l'humain en terme de microchirurgie afin d'acquérir une maîtrise du geste sur des vaisseaux de très petit calibre. L'exercice de la chirurgie nécessite de travailler avec des animaux vivants de façon à appréhender toutes les contraintes liées à cette pratique : conditions d'aseptise, induction et maintien de l'anesthésie, sang circulant...L'aquisition complexe des gestes et techniques de la microchirurgie sur l'animal permettront de garantir une formatin de haut niveau pour pouvoir ensuite exercer chez l'humain.
Procédures
Chaque animal recevra une première injection en vigile durant quelques secondes puis entre 2 et 4 injections sous anésthésie durant 4 heures. Les chirurgies de vaisseaux sanguins seront réalisées sous anesthésie générale sans réveil pendant ces 4 heures.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent ressentir un léger stress et une douleur passagère lors de la contention pour réaliser l’injection de l’anesthésique. Les animaux peuvent ressentir une douleur brève musculaire au point d’injection de l’anesthésique. Une application des points limites stricts et spécifiques du projet sera réalisée en particulier en cas de réapparition inattendue de la sensibilité lors de l'anésthésie.
Devenir
Euthanasie des animaux sous anesthésie générale à la fin de chaque geste de chirurgie vasculaire vérifié. Il est impossible de laisser en vie des animaux avec des muscles ayant subits une dissection et des sutures de vaisseaux incomplètes ou non perméables
Remplacement
L'exercice de la chirurgie nécessite de travailler avec des animaux vivants de façon à appréhender toutes les contraintes liées à cette pratique : conditions d'aseptise, induction et maintien de l'anesthésie, sang circulant, pression du sang... Il n’existe actuellement pas de modèle artificiel permettant de reproduire les flux sanguins, les pressions et les tissus des vaisseaux pour se former au plus proche d’une intervention humaine. Néanmoins, Le premier contact avec l’animal vivant endormi se fait après avoir manipulé un rat en plastique, les encadrants montrent les incisions à faire sur un animal en plastique. Nous réaliserons également des vidéos lors des premières séances pour montrer les principaux gestes à réaliser sur les rats. Ces vidéos seront montrées aux étudiants lors des formations suivantes.
Réduction
Nous souhaitons former des apprenants à la réussite d’une anastomose de vaisseau sanguin. Il est donc nécessaire d’utiliser plusieurs rats pour se former. Les expériences en matière de formation ont montré qu’il était nécessaire d’avoir recours à 20 séances par apprenant pour garantir un maximum de chance de succès dans la réussite des gestes techniques. Des rats provenant d’autres DAP pourront être réutilisés sur ce projet après autorisation du vétérinaire.
Raffinement
Un analgésique et un tapis chauffant sont utilisés en période per-chirurgicale. Les animaux sont tous opérés sous anesthésie générale chimique. En cas de signes de réveil, la chirurgie est suspendue, une dose est réinjectée en intra-musculaire et la chirurgie reste suspendue le temps que l’animal n’est plus de réflexe de retrait au pincement de la patte. Une application des points limites stricts et spécifiques du projet sera réalisée en particulier en cas de réapparition inattendue de la sensibilité lors de l'anesthésie.
Choix des espèces
La taille de l’artère Aorte sous rénale du rat correspond à une artère de doigt d’un Homme adulte Les rats seront des rats adultes anciens reproducteurs, ils ont un poids moyen de 450-600g pour les mâles et 350-430g pour les femelles. Ils ne sont plus en phase de croissance et correspondent à l’âge adulte chez l’homme
Effets immuno-inflammatoires de vaccins antigrippaux sur l’athérosclérose et la neuroinflammation – Étude mécanistique chez des souris athérosclérotiques
- Formation professionnelle
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système nerveux
Six souris issues de l'élevage interne sont affectées à l'apprentissage des gestes techniques par deux expérimentateurs, et quinze reproductrices sont réintégrées dans le protocole pour produire des sérums hyperimmuns. 141 souris génétiquement modifiées pour développer spontanément des plaques d'athérome vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées à l'issue. Injections de vaccin antigrippal et ponctions veineuses se pratiquent sur animal vigile, sans anesthésie, le porteur les jugeant peu invasives et non douloureuses. Aucun calcul d'effectif ne vient justifier le nombre de 141 souris, la rubrique consacrée à la réduction énumérant seulement les animaux mutualisés entre plusieurs usages.
Objectifs
Certaines maladies chroniques liées à l’âge, comme les maladies cardiovasculaires ou neurodégénératives, sont favorisées par une inflammation persistante de faible intensité, souvent silencieuse mais délétère à long terme. L’athérosclérose, épaississement progressif des parois artérielles, en est un exemple typique. Elle résulte de l’accumulation de graisses dans les vaisseaux, mais aussi — et surtout — d’une activation prolongée du système immunitaire, qui entretient une inflammation locale et systémique. Depuis quelques années, des études montrent que les personnes vaccinées contre la grippe présentent un risque réduit d’infarctus, d’accident vasculaire cérébral ou de démence. Cet effet bénéfique, observé même sans infection grippale, suggère que la vaccination pourrait exercer une protection plus large, possiblement liée à une modulation des mécanismes inflammatoires communs à plusieurs maladies du vieillissement. Le projet vise à étudier, chez la souris, l’effet de différentes formulations vaccinales contre la grippe sur l’inflammation chronique dans deux contextes : les artères (athérosclérose) et le cerveau (neuroinflammation). L’objectif est de déterminer si le vaccin peut influencer la réponse immunitaire dans ces organes et atténuer leurs conséquences pathologiques. Nous utiliserons un modèle de souris déficientes pour la protéine ApoE, connues pour développer simultanément des lésions d’athérosclérose et de neurodégénérescence, permettant d’explorer dans un même animal deux formes d’inflammation chronique. Des souris sauvage (qui constituent le fond génétique des lignées athérosclérotiques) serviront de comparaison. Les animaux recevront différentes solutions vaccinales, puis un suivi biologique sera réalisé à trois temps à partir de prélèvements sanguins. En fin de protocole, une analyse post-mortem des tissus artériels et cérébraux évaluera localement l’impact de la vaccination. Ce double niveau d’analyse, dans le sang et au niveau des tissus, est essentiel pour comprendre l’effet du vaccin dans ces contextes pathologiques. Ce projet pourrait aider à préciser le rôle de la vaccination dans la prévention de complications chroniques du vieillissement. Il repose sur l’utilisation de vaccins déjà disponibles en pratique clinique, ce qui en facilite la transposition à la médecine humaine.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à poser les bases mécanistiques nécessaires à une transposition vers la recherche clinique. Grâce à un modèle expérimental combinant deux contextes pathologiques majeurs du vieillissement (athérosclérose et neuroinflammation), il permettra de confirmer la capacité du vaccin antigrippal à moduler l’inflammation chronique de faible intensité. Notre schéma expérimental, qui intègre différentes formulations vaccinales, dont un vaccin recombinant contenant une protéine vaccinale cible, permettra d’identifier la spécificité de l’effet observé et de désigner une protéine vaccinale putative. Ces données sont indispensables pour soutenir la pertinence d’un futur essai clinique, avec constitution d’une cohorte humaine, dans le cadre d’un programme de recherche translationnelle. À terme, ce projet pourrait contribuer à un changement de paradigme : considérer certains vaccins, notamment le vaccin antigrippal, non plus seulement comme des outils de prévention infectieuse, mais comme de véritables leviers thérapeutiques pour contrôler l’inflammation liée au vieillissement et prévenir ou ralentir la progression des maladies chroniques responsables de la majeure partie de la morbi-mortalité chez les personnes âgées.
Procédures
Toutes les interventions prévues dans ce projet seront réalisées sur des souris vigiles (éveillées), sans anesthésie, car elles sont considérées comme peu invasives et non douloureuses. Des souris athérosclérotiques seront dédiées à l’apprentissage des gestes techniques (injections et prélèvements) de deux expérimentateurs, sous la supervision du personnel animalier qualifié. Chaque animal sera soumis à un seul geste technique par session, d’une durée comprise entre 5 et 10 minutes, incluant la contention, la réalisation du geste et la vérification post-manipulation. Un intervalle minimal de 7 jours sera respecté entre deux gestes techniques sur un même animal. La cohorte principale de souris athérosclérotiques recevra deux injections sous-cutanées de vaccin antigrippal (à 11 et 13 semaines d’âge) d’une durée d’environ 5 minutes. Trois prélèvements sanguins (100 µL) seront réalisés par ponction veineuse — avant la première vaccination, 15 jours après le rappel et avant la fin du protocole — chacun durant environ 5 à 10 minutes. Les souris reproductrices, âgées de 6 à 7 mois, recevront trois injections vaccinales espacées de deux semaines, dans les mêmes conditions, afin de stimuler une réponse anticorps robuste.
Impact sur les animaux
Chez les souris déficientes de la protéine, les principales sources de gêne sont les injections et les ponctions sanguines sur animaux vigiles. Les formulations vaccinales ont déjà été administrées chez la souris et l’humain sans effets notables, hormis des réactions inflammatoires transitoires comparables à celles observées chez l’homme (érythème ou œdème localisés, 12 à 72 h). L’administration peut entrainer une gêne locale et se traduire par un grattage ou un léchage temporaire. Aucune douleur persistante ni trouble comportemental durable n’est attendu. Les prélèvements sanguins peuvent entraîner une croûte ou ecchymose légère. L’ensemble de ces interventions peuvent générer du stress pour les animaux.
Devenir
La mise à mort en fin de protocole est indispensable pour permettre une analyse fine des tissus cibles et évaluer les effets locaux de la vaccination sur la progression des atteintes pathologiques, en particulier au niveau vasculaire et cérébral. Ces analyses nécessitent le prélèvement d’organes comme l’aorte et le cerveau dans des conditions de conservation rigoureuses et dans un délai très court, incompatible avec le maintien en vie des animaux. Les examens réalisés incluront des analyses histologiques, immunohistochimiques, transcriptomiques et de cytométrie en flux, toutes essentielles pour caractériser les effets inflammatoires ou protecteurs induits par les différentes formulations vaccinales. Par ailleurs, l’analyse de la réponse humorale nécessite la récupération de volumes sanguins importants, impossibles à obtenir sur animaux vigiles sans compromettre leur bien-être. C’est dans ce contexte que les 15 souris reproductrices seront réintégrées dans le protocole pour être immunisées et mises à mort après la phase vaccinale. Elles permettront de générer des sérums riche en anticorps essentiels à l’analyses. Enfin, les 6 souris de la cohorte d’apprentissage seront nécssaire pour permettra aux expérimentateurs de s’exercer à la microdissection post-mortem en conditions réelles, après une phase préalable sur cadavres. Les tissus prélevés seront utilisés pour la mise au point des protocoles d’immunohistochimie et autres analyses exploratoires.
Remplacement
Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes de l’inflammation qui jouent un rôle central dans deux maladies liées : l’athérosclérose (responsable de nombreuses maladies cardiovasculaires) et la neuroinflammation (impliquée dans certaines maladies neurodégéneratives). Ces deux maladies interagissent entre elles. Pour les étudier, il est indispensable d’observer le fonctionnement global de l’organisme. L’utilisation de l’animal est donc nécessaire pour atteindre ces objectifs. Ce choix a été réfléchi en s'appuyant sur les enseignements de notre projet préliminaire et limité au strict nécessaire : un seul modèle animal a été retenu pour réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Il s’agit de la souris déficiente pour la protéine ApoE, un modèle bien connu qui développe spontanément des lésions comparables à celles de l’athérosclérose humaine, et qui présente aussi des signes d’inflammation cérébrale en vieillissant. Ce modèle permet ainsi d’étudier, dans un seul protocole, les effets de la vaccination sur ces deux maladies en interaction.
Réduction
Le nombre d’animaux impliqués dans ce projet a été strictement limité grâce à plusieurs mesures de réduction. Quinze souris adultes utilisées comme reproductrices (10 femelles, 5 mâles) seront réintégrées dans le protocole afin de produire des sérums hyperimmuns, évitant ainsi l’utilisation d’animaux supplémentaires pour cette finalité. Par ailleurs, six souris provenant de l’élevage interne seront dédiées à la formation des expérimentateurs aux gestes techniques (vaccination et prélèvements), dans un cadre supervisé. Une fois les expérimentateurs formés, ces animaux seront également réutilisés pour des prélèvements de tissus, permettant la mise au point des analyses post-mortem. L’emploi d’un modèle unique de souris, qui développe à la fois des lésions cardiovasculaires et une inflammation cérébrale, permet d’étudier deux pathologies systémiques au sein d’un même protocole. Ce choix limite le nombre de modèles utilisés tout en répondant aux objectifs scientifiques. Le nombre d’animaux par groupe expérimental (24 souris, soit 12 mâles et 12 femelles) a été défini à partir de calculs de puissance statistique réalisés sur la base de données issues de précédents travaux. Cette taille d’échantillon est la plus faible permettant de détecter une différence significative sur les paramètres étudiés. La répartition équilibrée par sexe permet d’explorer les effets différenciés selon le genre, sans accroître les effectifs globaux, tout en assurant la représentativité des réponses immunitaires.
Raffinement
Les enseignements de notre projet préliminaire ont permis de renforcer les stratégies de raffinement grâce à une familiarisation précoce, une manipulation progressive et une formation encadrée des expérimentateurs, limitant ainsi le stress, la douleur et la variabilité interindividuelle. Dès le sevrage, les souris seront manipulées deux fois par semaine afin de les habituer progressivement au contact humain et d’atténuer leur niveau de stress. La semaine précédant toute procédure invasive, des séances quotidiennes de manipulation et d’habituation spécifiques aux gestes d’injection et de prélèvement seront réalisées. Chaque manipulation sera systématiquement suivie d’une récompense alimentaire (biscuit sucré) afin de favoriser un conditionnement opérant et de renforcer l’acceptabilité des gestes. Ces stratégies visent à réduire la douleur, mais aussi à instaurer des interactions positives. Les injections seront réalisées par voie sous-cutanée entre les omoplates, une méthode choisie pour sa moindre nocivité par rapport à la voie intrapéritonéale, tout en maintenant une efficacité comparable. Les aiguilles seront systématiquement changées entre chaque animal afin de prévenir toute douleur liée à une pointe émoussée et d’éviter les contaminations croisées. Les prélèvements sanguins seront effectués par ponction sous-mandibulaire, une méthode sélectionnée pour son caractère peu invasif au regard du volume nécessaire. Chaque prélèvement sera précédé d’une pesée systématique afin de garantir le respect des seuils éthiques : le volume maximal prélevable par séance est fixé à 10 % du volume sanguin total. Le volume prévu de 100 µL par prélèvement demeure systématiquement inférieur au seuil de 10 % pour l’ensemble des poids attendus (poids théoriques des femelles : 19–26 g ; mâles : 26–33 g). L’intervalle entre deux prélèvements est largement supérieur aux 14 jours requis pour la reconstitution hématologique, ce qui ne justifie pas de compensation systématique. Le volume cumulé par animal sur l’ensemble du protocole sera de 300 µL, compatible avec les recommandations, et les pesées pré- et post-prélèvement garantiront le respect du seuil réglementaire. Enfin, tous les gestes seront réalisés par des expérimentateurs spécifiquement formés, et des points limites prédictifs et adaptés au protocole seront appliqués pour garantir à la fois l’absence de souffrance inutile et la qualité de vie des animaux jusqu’à la fin du protocole.
Choix des espèces
La souris a été choisie comme espèce expérimentale car elle est largement utilisée dans les recherches sur l’athérosclérose (maladie des artères) et l’inflammation du cerveau. Elle bénéficie d’un important recul scientifique et de nombreux modèles validés. Le modèle utilisé ici correspond à une lignée de souris génétiquement modifiées, couramment employée pour étudier le développement de plaques dans les artères, similaires à celles observées chez l’humain. Ces souris développent naturellement des lésions dès l’âge de 8 semaines, qui s’accélèrent avec une alimentation riche en graisses. Cela permet de reproduire une forme précoce de la maladie humaine. Par ailleurs, leur système immunitaire est suffisamment proche de celui de l’humain pour évaluer les effets d’un vaccin. Le modèle choisi permet donc d’étudier, dans un même animal, l’impact d’un vaccin antigrippal sur deux organes particulièrement touchés par le vieillissement : les vaisseaux sanguins et le cerveau. Les souris seront incluses dans le protocole à l’âge adulte (9 semaines) et suivies jusqu’à l’âge de 6 mois environ. Pendant dix semaines, elles recevront une alimentation spéciale afin de favoriser l’apparition de plaques dans les artères, sans aller jusqu’à des stades sévères de la maladie. Ce choix permet de tester l’effet du vaccin dans une approche dite de « prévention secondaire », c’est-à-dire avant que n’apparaissent les complications. Au niveau du cerveau, cet âge correspond également à une période où l’on observe des signes précoces d’inflammation, sans atteinte neurologique irréversible. C’est donc une fenêtre idéale pour étudier si le vaccin peut limiter cette inflammation dite « silencieuse ». Enfin, utiliser des souris jeunes adultes permet d’éviter les effets liés à un système immunitaire encore immature (chez les jeunes) ou à un affaiblissement global (chez les plus âgées), assurant ainsi des résultats fiables et plus facilement transposables à l’humain.