Enseignement supérieur et formation professionnelle
Diplôme Universitaire de formation aux techniques de neurophysiologie per-opératoire du système nerveux central et périphérique
- Formation professionnelle
Mettre des porcelets à disposition de chirurgiens du rachis venus se former : c'est la finalité déclarée, sans aucune production de connaissances. 28 porcelets de trois à quatre mois et d'environ 40 kg sont opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil, au cours d'une intervention de trois heures. Le porteur décrit l'anatomie du porcelet comme proche de celle de l'humain et la pratique sur le vivant comme "indispensable" pour acquérir les gestes. Il indique pourtant recourir déjà à des simulateurs pour réduire le nombre d'animaux, et réutiliser des carcasses issues de formations précédentes.
Objectifs
Ce projet consiste à mettre à disposition des porcelets dans les conditions d'intervention chirurgicale humaine pour la formation des chirurgiens orthopédistes spécialistes du rachis qui veulent se former aux techniques de neurophysiologie per-opératoires du système nerveux central et périphérique. La pratique sur le vivant est indispensable pour acquérir et maîtriser les gestes. En effet, l'anatomie du porcelet est similaire à celui de l'humain.
Bénéfices attendus
Proposer aux chirugiens une formation d'apprentissage et de perfectionnement sur des gestes chirugicaux dans des conditions similaires à celles du bloc opératoire de l'hôpital
Procédures
une procédure chirugicale - durée 3 h -
Impact sur les animaux
Le transport de l’animal au bloc opératoire et la chirurgie, sont les deux points où l’animal pourrait ressentir du stress, douleur ou souffrance. Afin de d’éviter cela, des protocoles dédiés sont réalisés pour la sédation, l’anesthésie et l’analgésie.
Devenir
Procédure sans réveil
Remplacement
Nous n'avons pas les moyens techniques, à ce jour, pour remplacer totalement cette formation par des méthodes alternatives. La pratique sur le vivant est indispensable pour acquérir et maîtriser les gestes. En effet, l'anatomie du porcelet est similaire à celui de l'humain. Nous utilisons des sous-produits comme les carcasses de cochon provenant de formations précédentes.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux nous utilisons également des simulateurs.
Raffinement
La pose d'un cathéter permet de réduire le nombre d'injections. L'utilisation d'un monitoring lors de l'anesthésie ( avec mesure des constantes : saturation d'oxygène, fréquence cardiaque, pression artérielle...) permet de définir des points limites précoses et de prendre les décisions sur le devenir de l'animal
Choix des espèces
Le porcelet est l'animal le plus proche de l'homme. Son anatomie, la taille de ses organes et son métabolisme permettent aux chirurgiens d'opérer dans des conditions similaires à la chirurgie d'un patient humain. Nous pouvons utiliser la même instrumentation et les gestes techniques sont les mêmes que chez un patient opéré. Les porcelets utilisés sont des jeunes adultes de 3 à 4 mois d'environ 40 kg. Le choix de ce stade de développement est tout simplement dû au poids de l'animal approchant du poids moyen d'un jeune humain.
Travaux pratiques sur le modèle « chien »
- Formation professionnelle
Apprendre à piquer et à prélever sur un "gros animal" : 16 chiens sont utilisés à cette fin par des stagiaires, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque chien subit sur une année scolaire jusqu'à 20 administrations et 5 prises de sang, toujours vigile, les injections étant faites par des apprenants en cours de formation, ce qui peut occasionner des douleurs et des hématomes. Réformés à 3 ans, ils sortent du projet et sont proposés à l'adoption. Le porteur décrit un établissement "très réputé" pour cette formation, répondant à des "demandes fortes des professionnels", et affirme que le chien reste une espèce "indispensable" pour le développement de médicaments.
Objectifs
Ce projet consiste à former des personnes travaillant au sein d’établissements utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques en tant qu’applicateur de procédures expérimentales sur l’espèce chien. Le but est d’acquérir les techniques de manipulations classiques pour réaliser des administrations et des prélèvements en évitant toute souffrance pour l’animal et en garantissant la sécurité de l’opérateur et de l’animal. En parallèle, avec l’utilisation de l’animalerie pédagogique, les apprenants avec encadrement sont initiés aux différentes techniques de base en matière d’hébergement, élevage , techniques d’anesthésie, soins pré/post opératoires et observations des animaux dans le respect du bien être animal.
Bénéfices attendus
Ces travaux pratiques font partie intégrante de la formation des techniciens applicateur de procédures utilisant des animaux à des fins scientifiques. L’obtention de leur diplôme ou habilitation leur donne la possibilité de travailler dans le cadre de projets scientifiques sur animaux vivants et permet aux employeurs de bénéficier de techniciens compétents techniquement et opérationnels réglementairement dès leur entrée dans l’entreprise. La méthode d’apprentissage basée sur les règles de bien être animal permet d’acquérir les bons gestes afin de garantir sécurité et respect éthique de l’animal. L’animalerie pédagogique permet aux apprenants d’acquérir d’autres notions importantes tel que le maintien des ces animaux en milieu confiné, l’observation quotidienne, l’élevage, l’hygiène et la prophylaxie. L’acquisition des ces compétences théoriques et pratiques démontre l’importance d’avoir des animaux hébergés dans de bonnes conditions et une approche des règles de bien être facilite leur manipulation. Les entreprises sont à la recherche de personnel formé et autonome rapidement. Notre établissement est très réputé dans la formation de techniciens applicateurs grâce à l'expertise technique de formateurs reconnus depuis de nombreuses années et un outil pédagogique tel que l’animalerie complètement rénovée cette année.
Procédures
Toutes les administrations et prélèvements sont réalisées sur animaux vigiles. Le nombre d’administrations et de prélèvements sanguins pour chaque animal est inférieur à 25 pour une année scolaire. L'animal est soumis à 2 administrations maximum par semaine et la durée d'administration est inférieure à 1 minute. Le nombre d'administrations pour un animal est inférieur à 20. Les prélèvements sanguins sont effectués 1 fois par semaine maximum. La durée de prélèvement est inférieure à 1 minute. Le nombre de prélèvements pour un animal est inférieur à 5.
Impact sur les animaux
Les procédures réalisées dans ces séances de travaux pratiques sont faiblement invasives.Les nuisances attendues pour les animaux seront liées au stress de la manipulation et aux douleurs éventuelles associées aux injections effectuées par des étudiants en apprentissage. La prise de sang peut également engendrer un hématome au niveau du site de prélèvement. La durée de ces nuisances est de l'ordre de quelques secondes pour les injections et quelques minutes pour l'hématome au niveau du site de prélèvement.
Devenir
Tous les animaux sont conservés à l'issue de cette procédure Ces animaux sont proposés à l'adoption à l'âge de 3 ans.
Remplacement
Afin de valider la formation réglementaire à l'expérimentation animale (niveau applicateur), il est nécessaire que les personnes pratiquent les techniques les plus usuelles et les moins invasives pour les maîtriser au mieux et ceci en complément des autres supports utilisés (vidéos, démonstrations sans animal ou avec « peluche »). La réalisation d’interventions directes sur l’animal, avec encadrement professionnel, est incontournable et reste l’objectif principal de ces formations professionnelles. Le but étant de permettre aux futurs applicateurs d’acquérir les bons gestes en évitant stress et souffrance aux animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés a été calculé de manière à prendre en compte le degré de stress et/ou de douleur potentiellement occasionné chez l'animal, tout en permettant une bonne formation pratique des personnes. L’organisation des travaux pratiques est planifiée de manière à ne pas utiliser nos animaux plus d’une fois par jour ouvré et ce pendant maximum 1 heure par session pour la procédure d’administrations de substances et maximum 1 fois par semaine pour la procédure de prélèvements sanguins. La quantité d’animaux est calculée en fonction du nombre d’apprenants. Une salle de travaux pratiques peut accueillir jusqu’à 16 postes de travail. Les espèces sont séparées et la session dure au maximum 2 heures. 8 chiens sont nécessaires au maximum pour une session de 2 heures. Cette journée type ne se reproduit pas tous les jours de la semaine. Avec 3 salles de travaux pratiques et pour réduire l’utilisation, la planification des sessions de travaux pratiques est lissée au maximum sur la semaine en utilisant les différentes espèces. Les professeurs utilisent d’autres espèces comme les rongeurs ou le lapin lorsqu’ils sont sur un même créneau horaire. A partir de 3 ans d’âge, les animaux sont réformés et sortent du projet pour être proposé à l’adoption. Toutes les phases de vidéos, démonstrations à vide ou sur mannequins permettent de réduire l’utilisation d’animaux vivants. L’entraînement en amont sous forme de répétitions à vide, vise à acquérir plus rapidement le geste sur animal vivant ce qui permet de réduire son utilisation.
Raffinement
Les animaux utilisés dans ce projet sont hébergés en groupe socialement harmonieux de 4 ou 8 individus. Les animaux bénéficient d’un programme d’enrichissement alternatif et évolutif (Exemple: plateforme, balle, altère, litière, fenêtre d’observations, musique...). Les animaux disposent entre 2 heures le weekend et 7 heures les jours ouvrés d'une salle détente de 70m² leur permettant de courir librement et d'évoluer sur des structures en 3 dimensions. Tous les animaux sont entraînés à évoluer dans les salles de travaux pratiques par les apprenants. Régulièrement, les animaux sont introduits dans la salle de cours ou dans le bureau de l’animalerie pour améliorer la future socialisation avant proposition d’adoption. Une attention particulière est portée sur la nécessité de travailler dans le calme afin d'éviter tout stress inutile chez l'animal. Les élèves peuvent également proposer des mesures de raffinement observées pendant leur période de stage en entreprise. Après chaque procédure d'administration ou de prélèvement, les apprenants effectuent un acte de renforcement positif (récompense alimentaire, caressing). Tous les animaux sont suivis avant, pendant et après les manipulations avec mise en place d'un suivi clinique avec points limites et utilisation d'analgésiques le cas échéant
Choix des espèces
Le chien est une espèce nécessaire à l’apprentissage du futur technicien applicateur de procédures expérimentales sur animaux. En effet, cette espèce nous permet de former les futurs techniciens à la manipulation, l'élevage et aux techniques sur les gros animaux, qui sont des demandes fortes des professionnels. Le chien reste une espèce indispensable pour le développement de médicaments. Les chiens sont âgés au minimum de 1 an à leur arrivée et sont mis à l'adoption à 3 ans d’âge en fin d’année scolaire.
Travaux pratiques sur rongeurs dans le cadre des formations continues pour les personnes amenées à réaliser les procédures expérimentales sur l’animal
- Enseignement supérieur
Rats : 330
Écartés des projets de recherche pour leur génotype ou leur sexe, 330 souris et 330 rats issus de l'élevage de l'établissement vont être utilisés dans des travaux pratiques de formation continue. Tous seront tués, 220 sous anesthésie sans réveil, les autres dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger ou modéré. Chaque participant dispose d'un animal sur lequel il pratique des injections sous-cutanée, intrapéritonéale, intramusculaire et intraveineuse, un gavage, une anesthésie gazeuse puis pharmacologique et trois types de prélèvements sanguins, avant d'apprendre le prélèvement d'organes et l'autopsie sur le cadavre. Le porteur affirme que la maîtrise de ces gestes passe par un apprentissage sur l'animal et ne peut être remplacée, la formation répondant à une obligation réglementaire de vingt-et-une heures sur six ans.
Objectifs
L’objectif du projet est la mise en place de travaux pratiques sur rongeurs dans le cadre des formations continues pour les personnes amenées à réaliser les procédures expérimentales sur l’animal afin de les aider à acquérir, entretenir, améliorer et/ou développer des compétences et connaissances professionnelles en accord avec le bien-être des animaux.
Bénéfices attendus
La formation des agents qui manipulent les animaux est très importante et incontournable car permet la réduction du stress et de la souffrance chez les animaux. Des agents bien formés seront plus attentif aussi aux signes de détresse des animaux. Cette formation est en conformation aux exigences réglementaires de formation continue des personnels impliqués dans le domaine de l’utilisation des animaux à des fins scientifiques (21h sur 6 ans).
Procédures
Les animaux seront soumis à : une anesthésie gazeuse (1 fois, 5 min) ; une anesthésie pharmacologique (injection intra-péritonéale ou sous-cutanée, 1 fois, 5 min) ; à une injection sous-cutanée, intra-péritonéale, Intra-musculaire, Intra-véneuse et gavage (1 fois, 3 min par injection/gavage) sur animal vigile; à 3 types de prélèvements sanguins sous anesthésie pharmacologique (1 fois, 15 min). L’euthanasie sera effectuée par une méthode réglementaire.
Impact sur les animaux
Les nuisances découleront des épisodes de contention des animaux vigiles et d’anesthésie, des administrations (sous-cutanée, intra-péritonéale, Intra-musculaire, Intra-véneuse, gavage) et des prélèvements sanguins. Ces différentes manipulations peuvent entrainer un stress chez l’animal. Les sites d’injections peuvent s’infecter. Les risques liés à l’anesthésie peuvent être : l’hypothermie, difficultés de réveil et respiratoires.
Devenir
Les animaux utilisés sont des animaux de réforme et seront tous euthanasiées à l’issue de période de maintien afin de permettre également aux participants des travaux pratiques d’apprendre les modalités de prélèvement d’organes et d’autopsie pouvant être nécessaire dans le cadre de leur activité professionnel.
Remplacement
Savoir mettre en œuvre les gestes techniques de façon appropriée pour la manipulation des rongeurs, dans le respect de leur bien-être, est fondamental pour le personnel manipulant les animaux. L’acquisition et la maitrise des bonnes pratiques nécessitent un apprentissage sur l’animal, encadré par un formateur pédagogue et expérimenté. L’utilisation d’animaux ne peut pas être remplacée dans ce contexte.
Réduction
Les séances des travaux pratiques seront organisées avec la participation de 10 personnes en présence de 2 formateurs. Chaque participant aura à disposition 1 animal (1 rat lors de la séance rat et 1 souris lors de la séance souris). Les formateurs utiliseront 1 animal (1 souris ou 1 rat selon la séance). Étant donné qu’il s’agit de travaux pratiques dispensés dans le cadre d’une formation continue, il est essentiel que chaque participant puisse mettre en œuvre de manière individuelle les gestes enseignés et de limiter le nombre d’interventions sur chaque animal. Les séances seront dédiées seulement aux souris ou aux rats. Il y aura 2 séances par semestre (4 séances par an) avec l’utilisation en totale de 660 animaux (330 souris et 330 rats) sur 5 ans. Pour ces travaux pratiques, seulement des animaux de réforme de la structure (qui héberge la formation) seront utilisés. Ces animaux, n’ayant subi aucune expérimentation au préalable, sont destinés à l’euthanasie car ne disposant pas des critères d’inclusion pour les projets de recherche (génotype, sexe, etc).
Raffinement
La stabulation des animaux sera conventionnelle (litière normale, cages ventilées individuellement, température et hygrométrie adaptées, éclairage alterné jour/nuit 12h/12h de 7h du matin à 7 h du soir) et ils recevront un régime alimentaire normal ad libitum ainsi que l'eau par abreuvement automatique. L’enrichissement consiste à placer des nids végétaux et des tunnels en carton dans les cages. Le comportement général des animaux sera suivi. Les animaux seront manipulés par les agents de la structure lors du change des cages afin de les habituer à la manipulation avant les travaux pratiques. Les animaux seront transférés dans la salle des Travaux pratiques le jour de la séance (3h avant le début de la séance). Par semestre, il y aura une séance dédiée aux souris et une dédiée aux rats (afin d’éviter les odeurs et ajouter du stress par la présence de plusieurs espèces pendant la même séance). Pour chaque séance pratique, il y aura un maximum de 10 participants et 2 formateurs expérimentés (1 pour 5 participants) qui veilleront à la bonne réalisation par les étudiants des gestes enseignés. Un animal sera utilisé par stagiaire et par formateur, ce qui évite de multiplier les interventions sur un même animal et permet à chaque participant d’être actif et réaliser les gestes enseignés, objectif de la formation. Pendant certaines travaux pratiques, les animaux seront soumis à l’anesthésie gazeuse et/ou chimique. Pendant l’anesthésie, les animaux seront placés sous tapis chauffants, leur température sera suivie à l'aide d'une sonde rectale ainsi que leur réveil.
Choix des espèces
Les formations proposées concernent la manipulation des rongeurs car les souris et rats constituent près de 75 pour cent des animaux utilisés à des fins scientifiques. Nous utiliserons des rongeurs adultes (à partir de 6 semaines) pour faciliter la manipulation des animaux par les participants à la formation.
Évaluation de l’impact de l’ischémie chaude receveur sur le greffon hépatique et de potentielles stratégies thérapeutiques liées à la perfusion du greffon – Etude préclinique sur modèle porcin
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Mis à mort par exsanguination sous anesthésie, sans jamais être réveillés, 36 cochons vont être utilisés dans un projet qui prélève leur foie pour le perfuser hors du corps. Chaque animal subit une prémédication par injection à l'état vigile, puis une anesthésie générale et un prélèvement hépatique de trois heures, avec une biopsie du foie et des prises de sang toutes les heures. L'objectif déclaré est de mesurer l'effet de la durée d'ischémie chaude sur le greffon et de tester des stratégies de perfusion, les reins et d'autres organes étant prélevés après la mort au titre de la réduction. Le porteur écarte la récupération de foies à l'abattoir au motif qu'il doit contrôler le décès de l'animal pour reproduire les conditions du don à cœur arrêté.
Objectifs
Les lésions d'ischémie-reperfusion sont essentielles en transplantation hépatique, car le foie est soumis à plusieurs périodes où il est privé d’oxygène. Il s’agit d’une première phase lors de sa conservation pour l’acheminer du donneur au receveur dite « d’ischémie froide » car le greffon est conservé à 4°C. Puis il est exposé à deuxième phase dite « d’ischémie chaude receveur » lors de la réalisation des anastomoses vasculaires. Ces différentes phases peuvent modifier la qualité du greffon impactant les suites post-opératoires chez le receveur. Le principal défi est ainsi de réduire ces lésions pour améliorer le pronostic de ces greffons notamment via l’utilisation de machines de perfusion, permettant un apport d’oxygène et une perfusion dynamique du foie lors de sa conservation. Cependant, bien que des données cliniques montrent que la durée de l’ischémie chaude receveur affecte la survie du greffon, peu d'études expérimentales ont exploré cette question et aucune stratégie thérapeutique n’a été validée. Ce projet a pour but : - (A) Évaluer l’impact de la durée de l’ischémie chaude receveur sur le greffon - (B) Explorer des stratégies thérapeutiques pour réduire l'impact de cette phase avec des machines de perfusion
Bénéfices attendus
Cette étude permettra d’analyser l'impact de l'ischémie chaude receveur sur les lésions d’ischémie-reperfusion. De plus, elle permettra d'évaluer l'impact de différentes stratégies de perfusion visant à diminuer l'impact de l'ischémie chaude receveur. En présence de résultats favorables, elle pourra être un support pour l'implémentation d'étude pilote chez l'humain. Les résultats comparés seront des résultats anatomopatholgiques sur les biopsies réalisées (marques d'inflammation ou de necrose cellulaire), mais aussi des analyses biochimiques (cytolyse, lactate), de débimétrie vasculaire et de métabolomiques.
Procédures
Une période d’acclimatation préalable de 4 à 7 jours sera respectée avant le début des expériences, permettant aussi de faciliter cette prémédication qui sera réalisée dans des conditions moins stressantes pour l’animal. Le premier et seul acte invasif réalisé vigile concerne la réalisation d’une prémédication, réalisée très rapidement en une injection, permettant ensuite le transport et la réalisation de l’anesthésie générale dans de bonnes conditions. Par la suite, il s'agit d'une procédure chirurgicale sans réveil au cours de laquelle l'animal sera anesthésié et analgésié en continu sans réveil. La chirurgie consiste en la réalisation d’un prélèvement hépatique, qui dure environ 180 minutes. Lors de la procédure chirurgicale, sous anesthésie générale, des prélèvements sanguins sont prévus afin de contrôler l’état physiologique de l’animal toutes les heures (pendant 3 heures) Une biopsie hépatique sera réalisée en début de procédure pour avoir une histologie hépatique de base avant toute manipulation mais sera là encore réalisée sous anesthésie générale. Tous ces prélèvements ne durent que quelques secondes.
Impact sur les animaux
Les nuisances habituellement rencontrées dans ce type de modèle comprennent le choc anesthésique et le risque hémorragique. Concernant le premier point, le déroulé des sessions respecte la période d’acclimatation de ces animaux et l’anesthésie débute par une pré-médication de l’animal afin de faciliter son transfert sur le plateau technique. Par ailleurs après le début de l’anesthésie, une courte période est respectée pour permettre une stabilisation de l’animal sous anesthésie générale. Toute cette période est couverte par un monitorage approprié de l'anesthésie/analgésie et des administrations médicamenteuses adaptées, permettant aussi de limiter le risque de réveil. Concernant le second point et le choc hémorragique, le modèle animal utilisé fait partie intégrante de notre dynamique de recherche et est parfaitement maitrisé, limitant se risque avec une dissection soigneuse des vaisseaux tout au long de la procédure. Cependant, l’exsanguination reste la méthode de mise à mort choisie, mais est encadrée par une analgésie et une anesthésie dépassée limitant là encore le risque de réveil et d’inconfort. La procédure étant sans réveil, il n’y a par ailleurs pas de nuisances ou effets secondaires attendus après la procédure
Devenir
Il s’agit d’une procédure chirurgicale sans réveil qui est principalement motivée par des raisons scientifiques qui justifient l’utilisation du modèle décrit. En effet, dans le respect du bien-être animal, par soucis de standardisation, mais aussi pour permettre une analyse pertinente et exhaustive du greffon hépatique, seule la première partie nécessitant le prélèvement d’un greffon hépatique est réalisé chez l’animal. Dans la mesure où il s’agit d’un prélèvement d’organe la mise à mort de l’animal est indispensable en fin de procédure
Remplacement
Pour limiter au maximum, le nombre de biais, il est important que la procédure expérimentale reflète au plus près les conditions réelles d'une procédure de transplantation chez l'humain. C'est pourquoi un modèle uniquement cellulaire n'est pas envisageable pour cette étude. De plus pour se servir des machines de perfusion, il est d'indispensable d'obtenir un organe entier à perfuser de taille comparable à l'humain, éliminant le modèle murin. Il n'est pas possible de récupérer cet organe en abattoir car nous devons contrôler le décès de l'animal pour que celui-ci soit semblable aux conditions d'obtention des greffons issues de donneur à cœur arrêté en transplantation hépatique chez l'humain. Cela permet aussi de prélèver l’organe dans les mêmes conditions qu’en pratique clinique et de limiter ainsi le risque de thromboses vasculaires qui pourraient compromettre la perfusion de l’organe au décours du prélèvement.
Réduction
Comme énoncé précédemment, à la place d’une transplantation hépatique chez des porcs receveurs, nous avons fait le choix de remplacer cette étape par une reperfusion normothermique oxygénée du foie par machine de perfusion ex-vivo. Cette technique permet de réduire par 2 le nombre d’animaux utilisés. Après vérification de la mort de l’animal, nous réaliserons des prélèvements d’organes. Si l’objectif premier reste l’étude de la conservation du foie, les reins, voire d’autres organes, feront l’objet d’une étude complémentaire et donc d’un prélèvement post mortem. Cette démarche s’inscrit dans un souci de réduction afin d’optimiser les données recueillies sur un même animal.
Raffinement
Afin de réduire la souffrance animale, seul le premier temps de l’expérimentation, c’est-à-dire le prélèvement hépatique, sera réalisé sur les animaux sous anesthésie générale, sans réveil. Les animaux seront anesthésiés et monitorés pendant la totalité du prélèvement afin d’éviter tout stress.
Choix des espèces
Le foie de porc présente une taille, un poids et une microstructure similaire au foie humain. Ces caractéristiques anatomiques et histologiques permettent d’effectuer un prélèvement d’organe standardisé et reproductible, ainsi que d’utiliser des machines de perfusion d’organes identiques à celles utilisées en pratique clinique. Un argument supplémentaire est l’utilisation et la validation de ce modèle animal dans la littérature scientifique sur la préservation des greffons hépatiques. Ceci permettra de comparer et de discuter les résultats obtenus au cours de ce projet avec les données déjà publiées. Enfin, en comparaison avec un modèle murin, les prélèvements de tissus et les analyses sanguines seront plus faciles compte tenu de la taille de l’animal. Ceci permet également de diminuer les erreurs d’analyse et le nombre d’animaux à inclure dans le projet. De plus, la reperfusion normothermique sur machine de perfusion avec du sang non-dilué est difficilement réalisable sur un modèle murin compte-tenu du petit volume sanguin. Jeunes porcs sevrés d’un poids de 25 à 30 kg à réception.
Tutorat pour l’habilitation et le maintien des compétences techniques en expérimentation animale chez le rongeur
- Formation professionnelle
Rats : 400
Six gestes d'administration et trois gestes de prélèvement sanguin sont répétés sur les mêmes individus, quotidiennement pendant deux semaines pour les administrations. 320 souris et 400 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, dans le seul but d'habiliter des expérimentateurs et d'entretenir leurs compétences. Le porteur affirme que cette formation améliore le bien-être des animaux non-humains et réduit le nombre d'animaux utilisés, et qualifie le recours à des animaux vivants d'"indispensable" puisque simulateurs et mannequins "ne reproduisent pas les conditions réelles". Il annonce réutiliser autant que possible des animaux venant d'études précédentes, qui subissent donc ces gestes après en avoir déjà subi d'autres.
Objectifs
Pour assurer le bien-être des animaux, la réussite des projets et la qualité des résultats scientifiques, il est crucial que les expérimentateurs soient compétents dans l’exécution des gestes techniques. Cela signifie qu'ils doivent être formés et maintenir leurs compétences au fil du temps, que ce soit pour les employés actuels ou les nouveaux arrivants. Un bon encadrement par un personnel qualifié permet de former les expérimentateurs et d'améliorer le bien-être des animaux en réduisant les erreurs et en augmentant la rapidité des gestes, ce qui limite le stress et la douleur des animaux. Cela garantit également des études fiables et solides, avec suffisamment de données pour les analyses, réduisant ainsi les risques de remettre en question les résultats et d'avoir à faire des études complémentaires, ce qui diminue le nombre d'animaux utilisés.
Bénéfices attendus
L’habilitation des expérimentateurs aux gestes techniques améliorera la qualité et la fiabilité des procédures expérimentales et des résultats, tout en réduisant le nombre d'animaux nécessaires pour les études. Cela permettra d'avoir suffisamment de données pour les analyses, réduisant ainsi les risques de remettre en question les résultats et d'avoir à faire des études complémentaires.
Procédures
Durant ce projet, 6 gestes techniques d’administration et 3 gestes techniques de prélèvement sanguin seront effectués. Les gestes techniques d’administration effectués quotidiennement pendant 2 semaines se feront sur animaux vigiles, les animaux étant si nécessaire maintenus en contention par du personnel qualifié pour limiter les mouvements lors de l’exécution des gestes. Certains gestes techniques d’administration et de prélèvement sanguin seront effectués 1 seule fois sous anesthésie gazeuse. Le temps passé à effectuer un geste technique d’administration ou de prélèvement sur un animal sera de 1 minute maximum.
Impact sur les animaux
Les nuisances subies par les animaux seront temporaires et principalement dues aux administrations répétées et aux prélèvements sanguins effectués. Les animaux ressentiront une légère gêne, ainsi qu'une douleur similaire à une piqûre d'aiguille lors de certains gestes techniques d’administration et de prélèvement. Les animaux vigiles maintenus immobiles pour la réalisation de ces gestes pourront également ressentir un stress léger mais temporaire.
Devenir
L’ensemble des animaux utilisés pour ce projet seront euthanasiés à l’issu de la procédure expérimentale pour la réalisation d’analyses.
Remplacement
L’utilisation d'animaux pour l’acquisition et la maîtrise des gestes techniques par les expérimentateurs est indispensable et ne peut être remplacée par d’autres méthodes. Les simulateurs ou mannequin peuvent compléter la formation de base, mais ne reproduisent pas les conditions réelles nécessaires à l’acquisition des gestes techniques sur des animaux vivants. De tels gestes nécessitent une pratique directe pour observer et appréhender le comportement spécifique à chaque espèce, afin d’assurer la précision de leur réalisation. Selon la réglementation, l’habilitation implique d’acquérir et de valider les compétences sur des animaux, garantissant la qualité des procédures et l’amélioration du bien-être animal. Utiliser des animaux dans un cadre contrôlé minimise les risques de souffrance tout en assurant la maîtrise des gestes techniques avant de les appliquer en recherche.
Réduction
Des animaux utilisés dans des études précédentes seront réutilisés autant que possible, afin de réduire le nombre d’animaux commandés spécifiquement pour la réalisation de ce projet de tutorat et d’habilitation. Cela permettra d’utiliser au maximum les animaux disponibles. Pour ce projet, le nombre minimum de souris et de rats a été choisi pour que les expérimentateurs à habiliter puissent se former, un animal étant utilisé pour la réalisation de plusieurs gestes techniques.
Raffinement
Chaque expérimentateur sera supervisé par un personnel qualifié (tuteur) maîtrisant parfaitement les gestes techniques auxquels les expérimentateurs devront être habilités. L’objectif est de garantir une exécution correcte des procédures expérimentales, minimisant ainsi le stress et les erreurs potentielles d’exécution des gestes sur les animaux. Les animaux seront observés 2 fois par jour en semaine par du personnel qualifié, avant et après l’exécution d’un geste technique, et 1 fois par jour le week-end et jours fériés inclus. Pour gérer la douleur de certains gestes techniques, une anesthésie gazeuse sera utilisée. De plus, un suivi de poids avec au moins 2 pesées par semaine sera réalisé au cours du projet. Si l’atteinte d’un point limite est constaté, l’animal sera euthanasié dans des conditions éthiques.
Choix des espèces
Le rat et la souris étant les deux espèces utilisées dans notre établissement, il est donc primordial que le personnel soit habilité à effectuer les gestes techniques sur ces deux espèces. Nous allons réutiliser autant que possible les animaux d’études précédentes menées dans notre établissement. Les animaux réutilisés seront âgés d’au moins 10 semaines.
Travaux pratiques sur le modèle « lapin »
- Formation professionnelle
Le lapin est retenu ici parce qu'il figure au deuxième rang des espèces les plus utilisées en recherche. 96 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun peut recevoir jusqu'à trente administrations, par voie orale, sous-cutanée, intradermique, intramusculaire ou intraveineuse, et subir jusqu'à dix prélèvements de sang à l'artère de l'oreille ou à la veine jugulaire, tous réalisés sur animal vigile par des élèves. Une dizaine des plus âgés sont tués chaque année pour des dissections de BTS, 30 sur l'ensemble du projet, quand 46 restent dans l'animalerie pédagogique et 20 sont proposés à l'adoption à deux ans.
Objectifs
Ce projet consiste à former des personnes travaillant au sein d’établissements utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques en tant qu’applicateur de procédures expérimentales sur l’espèce lapin. Le but est d’acquérir les techniques de manipulations classiques pour réaliser des administrations et des prélèvements en évitant toute souffrance pour l’animal et en garantissant la sécurité de l’opérateur et de l’animal. En parallèle, avec l’utilisation de l’animalerie pédagogique, les apprenants avec encadrement sont initiés aux différentes techniques de base en matière d’hébergement, élevage , techniques d’anesthésie, soins pré/post opératoires et observations des animaux dans le respect du bien être animal.
Bénéfices attendus
Ces travaux pratiques font partie intégrante de la formation des techniciens applicateur de procédures utilisant des animaux à des fins scientifiques. L’obtention de leur diplôme ou habilitation leur donne la possibilité de travailler dans le cadre de projets scientifiques sur animaux vivants et permet aux employeurs de bénéficier de techniciens compétents techniquement et opérationnels réglementairement dès leur entrée dans l’entreprise. La méthode d’apprentissage basée sur les règles de bien être animal permet d’acquérir les bons gestes afin de garantir sécurité et respect éthique de l’animal. L’animalerie pédagogique permet aux apprenants d’acquérir d’autres notions importantes tel que le maintien des ces animaux en milieu confiné, l’observation quotidienne, l’élevage, l’hygiène et la prophylaxie. L’acquisition des ces compétences théoriques et pratiques démontre l’importance d’avoir des animaux hébergés dans de bonnes conditions et une approche des règles de bien être animal facilite leur manipulation. Les entreprises sont à la recherche de personnel formé et autonome rapidement. Notre établissement est très réputé dans la formation de techniciens applicateurs grâce à l'expertise technique de formateurs reconnus depuis de nombreuses années et un outil pédagogique tel que l’animalerie complètement rénovée cette année.
Procédures
Toutes les administrations et prélèvements sont réalisées sur animaux vigiles. Les différentes voies d'administrations sont la voie sous cutanée, intra dermique, intra musculaire, intra veineuse et orale. L'animal est soumis à 2 administrations maximum par semaine pour toutes les administrations sauf la voie intra dermique réalisée une ofis par an avec anesthésie locale au préalable. La durée d'administration est inférieure à 1 minute. Le nombre d'administrations pour un animal est inférieur à 30. Les prélèvements sanguins sont effectués à l'artère auriculaire et à la veine jugulaire 1 fois par semaine maximum. La durée de prélèvement est inférieure à 1 minute. Le nombre de prélèvements pour un animal est inférieur à 10.
Impact sur les animaux
Les procédures réalisées dans ces séances de travaux pratiques sont faiblement invasives. Les nuisances attendues pour les animaux seront liées au stress de la manipulation et aux douleurs éventuelles associées aux injections effectuées par des étudiants en apprentissage. La prise de sang peut également engendrer un hématome au niveau du site de prélèvement.
Devenir
Tous les animaux sont conservés à l'issue de cette procédure sauf 10 animaux maximum par an (les plus âgés) utilisés dans le cadre du programme de BTS pour des dissections. Le reste des animaux est maintenu dans l'animalerie et sert aux apprenants pour l'acquisitions de compétences comme l'observation, l'entretien, ou la manipulation. Ces animaux sont proposés à l'adoption à l'âge de 2 ans.
Remplacement
Afin de valider la formation réglementaire à l'expérimentation animale (niveau applicateur), il est nécessaire que les personnes pratiquent les techniques les plus usuelles et les moins invasives (intramusculaire, sous cutanée, intraveineuse et voie orale sur animal vigile) pour les maîtriser au mieux et ceci en complément des autres supports utilisés (vidéos, démonstrations sans animal ou avec « peluche »). La réalisation d’interventions directes sur l’animal, avec encadrement professionnel, est incontournable et reste l’objectif principal de ces formations professionnelles. Le but étant de permettre aux futurs applicateurs d’acquérir les bons gestes en évitant stress et souffrance aux animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés a été calculé de manière à prendre en compte le degré de stress et/ou de douleur potentiellement occasionné chez l'animal, tout en permettant une bonne formation pratique des personnes (voir annexe 3). Ce calcul est fonction du nombre de sesssions réalisées pendant une semaine en tenant compte du nombre maximum d'apprenants. Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet sont aussi utilisés pour des travaux pratiques hors projet comme le sexage, la préhension, les contentions,les activités zootechniques. Cette double utilisation permet de réduire le nombre d'animaux. Le nombre de lapins utilisés au maximum sur 1 semaine est 56 lapins. Cependant afin de réduire le nombre d'animaux utilisés tout en maintenant des phases de repos nécessaires au bien être de nos lapins, les sessions de travaux pratiques sont réparties tout au long de la semaine en alternant travaux pratiques "projet" avec des travaux pratiques "hors projet". Le lapin est utilisée 1 fois par jour ouvré au maximum avec 2 administrations différentes par semaine ou 1 prélèvement sanguin par semaine. Cette organisation nous permet de diminuer le nombre de lapins à 32 par an soit une diminution de 40%. Ce nombre sera adapté chaque année scolaire en fonction du nombre d'apprenants. A partir de 2 ans d'âge les animaux sortent du projet pour être maintenu dans l'élevage, ils sont également proposés à l'adoption. La réhabilitation d'animaux fait partie intégrante du cursus d'apprentissage de nos futurs techniciens.
Raffinement
Les animaux utilisés dans ce projet sont hébergés en groupe socialement harmonieux de 2 ou 3 individus. Les animaux bénéficient d’un programme d’enrichissement alternatif et évolutif (Exemple: bâton à ronger, tunnel, foin, plateforme, balle, altère...). Tous les animaux sont entraînés en début d’année scolaire par les apprenants en classe de terminale, lors des premières séances de travaux pratiques. Les classes de seconde ou premières années débutent par l'habituation au contact applicateur/animal puis par la préhension de l'animal. Une attention particulière est portée sur la nécessité de travailler dans le calme afin d'éviter tout stress inutile chez l'animal. Les élèves peuvent également proposer des mesures de raffinement observées pendant leur période de stage en entreprise comme une nouvelle technique de contention. Après chaque procédure d'administration ou de prélèvement, les apprenants effectuent un acte de renforcement positif (récompense alimentaire, caressing).
Choix des espèces
Le lapin est une espèce nécessaire à l’apprentissage du futur technicien applicateur de procédures expérimentales sur animaux. Cette espèce est une des plus utilisée en recherche (2ème au classement en 2022 avec environ 8.96%). Les lapins sont âgés au minimum de 4 semaines en début de projet et sont mis en réforme à 2 ans d’âge pour une adoption éventuelle. L’âge de réforme et la proposition à l’adoption se fait en fin d’année scolaire généralement. Avec des animaux de 2 ans, l’espérance de vie pour les adoptants reste intéressante.
Formation et entrainement aux gestes techniques sur souris
- Formation professionnelle
225 souris vont subir jusqu'à trois gestes techniques chacune, à un jour d'intervalle, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Tatouage, prélèvement de tissu pour génotypage, gavage, injections dans l'abdomen, sous la peau, dans le muscle ou le sinus rétro-orbitaire : les gestes sont exécutés par des personnes en cours d'apprentissage, et le porteur reconnaît qu'une injection hésitante peut provoquer des lésions, voire la mort de l'animal. Ces séances ne produisent aucune connaissance, elles servent à remplir le cahier de compétences du personnel, et les animaux utilisés sont des souris de réforme, surnuméraires ou porteuses d'un génotype inutile aux protocoles en cours. Toutes sont tuées après leur troisième séance, le porteur jugeant "indispensable" que la formation se fasse sur des animaux vivants.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de former le personnel aux gestes techniques qu'ils auront à effectuer pour leurs projets sur les animaux. Ces formations permettront d'établir et de compléter pour tous les personnels le cahier de suivi de compétences à la fois pour la formation initiale et les formations continues. L'objectif est de garantir le bien etre des animaux par leur bonne manipulation et la reproductibilité des résultats. Ainsi la maitrise des gestes techniques permet de s’assurer du bien être animal et de réduire le nombre d’animaux utilisés lors de projets expérimentaux.
Bénéfices attendus
Le projet permettra la transmission des bonnes pratiques qui diminueront le biais manipulateur-dépendant dans les protocoles expérimentaux lié au stress ou à la douleur de l’animal et de garantir des résultats scientifiques reproductibles. Il permettra également aux manipulateurs de travailler en autonomie et dans le respect de la réglementation afin de s’assurer du bien être des animaux lors des procédures.
Procédures
3 animaux pourront être utilisés par participant pour reproduire le geste une seule fois par animal. 3 gestes maximum (hors contention) peuvent être réalisés par animal avec un jour d'intervalle entre chaque geste. Selon les besoins, les utilisateurs seront formés à l'identification par tatouage (durée 2s), au prélèvement pour génotypage (durée 1s), à l'administration orale sur animal (durée 30s), aux injections (durée 30s) (intra-péritonéale, sous-cutanée, intradermique, intramusculaire, rétro-orbitaire), aux prélèvements sanguins (durée 30s) (sinus rétro-orbitaire sur animal anesthésié, veine mandibulaire), à l'anesthésie (durée 10min maximum).
Impact sur les animaux
Ces gestes mal maitrisés peuvent engendrer un stress par la répétition d'essai de contention et contention plus longue, par le stress de l'expérimentateur et par une durée de manipulation plus longue et hésitante. La douleur chez l’animal peut également etre plus importante que lors de ces gestes d'apprentissage du fait d'injection hésitante et difficulté à trouver le site précis lors des injections/prélèvements veineux. Ces gestes mal réalisés peuvent entrainer des lésions voire le deces de l'animal.
Devenir
1 seul geste est réalisé lors d'une séance de formation sur chaque animal. 3 gestes maximum (hors contention) peuvent être réalisés par animal avec un jour d'intervalle entre chaque geste. Afin de ne pas multiplier le stress et la douleur des animaux ayant participé à 3 sessions d'entrainement, ils seront mis à mort
Remplacement
L'objectif de ce projet est de former le personnel aux gestes techniques qu'ils auront à effectuer sur les animaux vivants pour leurs projets. il est ainsi indispensable d'utiliser pour la formation des utilisateurs des animaux vivants dans les memes conditions afin de s'assurer que ces gestes techniques soient réalisés dans les meilleures conditions.
Réduction
La formation aux bons gestes techniques permet une réduction du nombre d'animaux en assurant la reproductibilité des résultats. Ce projet utilisera des animaux de réforme issu de nos élevages ne pouvant pas rentrer dans un protocole de recherche (animal surnuméraire ou présentant un génotype non compatible avec le protocole expérimental) afin de réduire le nombre d’animaux utilisés à des fins scientifiques. 1 seul geste est réalisé lors d'une séance de formation sur chaque animal mais ils seront réutilisés pour réduire le nombre d'animaux sacrifié. 3 gestes maximum (hors contention) peuvent être réalisés par animal avec un jour d'intervalle entre chaque geste. L'apprentissage nécessite un nombre limité par participant et ne fait pas l'objet de tests statistiques.
Raffinement
L'apprentissage des bons gestes contribue au raffinement des procédures en assurant le bien etre des animaux par leur bonne manipulation. Les animaux sont hébergés en cages ventilées, selon les normes de la directive 2010/63/EU, avec un enrichissement dans chaque cage (parmi igloo, batônnets de bois, papier, tunnel), avec accès illimité à l’eau et à l’alimentation standard dans une atmosphère contrôlée, avec alternance jour/nuit. Des méthodes alternatives à la préhension par la queue sont utilisées, lors d'anesthésie, l’utilisation de tapis chauffants limite l’hypothermie. Les animaux utilisés sont choisis en bonne santé et sans phénotype dommageable. 1 seul geste est réalisé lors d'une séance de formation sur chaque animal afin de réduire le stress de l’animal. 3 gestes maximum (hors contention) peuvent être réalisés par animal avec un jour d'intervalle entre chaque geste. La surveillance journalière des animaux sera renforcée pendant ces 3 jours. Les animaux par groupe de 3 (répétabilité sur 3 animaux pour les gestes techniques) seront transférés ensemble dans une nouvelle cage. Afin de limiter les bagarres, les males de différentes cages ne seront pas mélangées et les gants seront changés entre chaque cage afin de limiter le transfert d’odeur. L’encadrement est réalisé par du personnel compétent. Toute altération du bien-être (prostration, perte de poids, piloerection, blessures) des animaux les écarte de toute utilisation.
Choix des espèces
La formation est nécessaire pour que nos expérimentateurs puissent mettre en oeuvre leurs projets concernant le modèle expérimental "souris" de manière la plus reproductible et dans le respect du bien etre animal. Les gestes doivent etre enseignés et appris sur ce modèle expérimental. Le critère d’âge n’est pas restrictif sur l’utilisation de ces animaux. Les animaux seront utilisés en fonction de leur disponibilité.
Enseignement de travaux pratiques en expérimentation animale : Conception et réalisation de procédures sur rongeurs
- Formation professionnelle
Manipulés, gavés puis injectés dans l'abdomen par des apprenants dont certains n'ont jamais tenu un rongeur, 40 rats vont être utilisés deux jours de suite dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Tous seront tués une semaine après les travaux pratiques, pour prélèvement d'organes. Ces séances ne produisent aucune connaissance, elles valident un diplôme universitaire qui autorisera ensuite les participants à concevoir eux-mêmes des procédures. Le porteur écrit que les rats "ne subiront donc aucun stress lors de la manipulation par les apprenants", après avoir indiqué quelques lignes plus haut que cette manipulation peut engendrer un stress léger, précisément parce que les apprenants sont inexpérimentés.
Objectifs
L'objectif de ce projet s'inscrit dans le cadre d'une formation qui s'adresse à des apprenants qui vont être amenés à utiliser des animaux de laboratoire (rongeurs) dans le cadre de leur recherche. Le rat est une espèce largement utilisée en expérimentation animale. Ainsi, le but est de les familiariser avec les gestes de base couramment réalisés et de les sensibiliser au bien-être animal. Ils vont donc apprendre à tenir un rat en toute sécurité pour l'animal et l'apprenant, à réaliser des contentions permettant l'administration de substance. Si l'examen à l'issue de la formation est favorable, ils seront autorisés à manipuler des animaux de laboratoire en toute autonomie. Cette formation est donc essentielle et indispensable pour acquérir les gestes de base à l'utilisation d'animaux de laboratoire.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu de cette formation est que chaque apprenant puisse utiliser l'expérimentation animale à des fins scientifiques de la façon la plus éthique possible, de les familiariser avec les animaux de laboratoire (rongeurs), de leur montrer les bons gestes et surtout de leur faire prendre conscience que tout doit être réalisé en tenant compte du bien-être animal.
Procédures
Chaque animal subira une préhension/contention (1 minute maximum), un gavage (quelques secondes) et une injection intra-péritonéale (quelques secondes) par jour (sur 2 jours consécutifs).
Impact sur les animaux
Les nuisances subies par les animaux seront transitoires. Les animaux ressentiront une contrainte légère liée à l'administration Per Os ainsi qu'une douleur équivalente à la piqure d'une aiguille lors des injectipns intra-périronéales (douleur légère de courte durée). Chaque animal subira une préhension/contention, pouvant également engendrer un léger stress pour l'animal étant donné que les apprenants sont non-expérimentés sur animaux vivants.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans ce projet seront euthanasiés une semaine après la fin des 4 TPs et différents organes seront prélevés pour la réalisation d'analyses.
Remplacement
L'objectif de cet enseignement est de sensibiliser les apprenants aux gestes simples d'expérimentation animale sur rongeurs en respectant l'éthique et le bien-être animal. Les enseignements de TP suivis par les apprenants sont progressifs et s'inscrivent dans la démarche "jamais la première fois sur l'animal". Ainsi, après l'apprentissages des gestes simples d'expérimentation animale sur des modèles virtuels (rats et souris en peluche), le projet présenté dans le cadre de cette demande intervient en dernière position et vise à expérimenter sur des animaux vivants (rats). La théorie et la réglementation ainsi que la manipulation sur modèles virtuels ne peuvent malheureusement pas remplacer les gestes sur animaux vivants, surtout pour des apprenants,qui n'ont pour certains, jamais manipulé de rongeurs. Cet enseignement s'avère donc essentiel et indispensable pour la délivrance d'un DU en expérimentation animale niveau concepteur, qui autorise la réalisation de procédures en expérimentation animale de façon autonome.
Réduction
Chaque année, 8 animaux, séparés en 2 groupes de 4 rats seront utilisés (40 annimaux au total sur 5 ans). Chaque année, quatre groupes d'apprenants (de 4 personnes maximum / groupe) sont prévus au maximum et sont répartis sur 4 demi-journées consécutives. Ainsi, 4 animaux seront prévus par groupe, de façon à ne manipuler les animaux qu'une seule fois par jour.
Raffinement
Durant la phase de stabulation, les animaux auront été habitués quotidiennement à être manipulés. Ce sont également des animaux jeunes, donc plus facilement manipulables et non agressifs. Ils ne subiront donc aucun stress lors de la manipulation par les apprenants. Des personnes expérimentées encadreront le TP et veilleront tout au long de la procédure au bien-être animal. Les gavages seront uniquement montrés aux apprenants par une personne expérimentée. Les injections intra-péritonéales seront réalisées à deux personnes, en binôme avec un encadrant. Chaque animal ne subira qu'une seule injection par jour (l'injection intra-pérotonéale). Les autres types d'injection seront montrés sous forme de vidéo de façon à supprimer au maximum le stress et la souffrance. Si les animaux sont trop agités par le nombre de personnes présentes dans la pièce, une pause sera effectuée jusqu'à à ce qu'ils se calment.
Choix des espèces
Le rat est couramment utilisé en expérimentation animale. Les animaux seront livrés par un fournisseur agrée à l'âge de 6 semaines et auront une semaine d'acclimatation. Ils seront donc manipulés par les apprenants à l'âge de 7 semaines. Il s'agit d'un bon compromis pour une manipulation optimale des animaux (dociles et conditionnés de façon positive). Il n'y a aucune influence du genre. Ainsi, 4 rats mâle et 4 rats femelle seront utilisés chaque année, ce qui permettra de rappeler aux apprenants l'importance de planifier ses expérimentations en amont et de bien réfléchir aux animaux dont ils ont besoin.
Travaux pratiques sur le modèle « rat »
- Formation professionnelle
Réformés à neuf mois puis proposés à l'adoption, sauf trente par an tués pour des dissections de BTS, 600 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit jusqu'à vingt administrations par voie sous-cutanée, intrapéritonéale, intramusculaire, intraveineuse ou orale au cours de l'année scolaire, et jusqu'à cinq prises de sang à la queue, à la saphène ou à la jugulaire, cette dernière sous anesthésie gazeuse. Les gestes sont faits par des apprentis, avec douleurs éventuelles et hématomes au point de ponction, chaque rat étant manipulé au maximum une fois par jour ouvré. Le porteur présente ces séances comme un moyen de fournir aux entreprises des techniciens "compétents techniquement et opérationnels réglementairement dès leur entrée", et met en avant une animalerie pédagogique rénovée cette année.
Objectifs
Ce projet consiste à former des personnes travaillant au sein d’établissements utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques en tant qu’applicateur de procédures expérimentales sur l’espèce rat. Le but est d’acquérir les techniques de manipulations classiques pour administrer ou prélever des substances en évitant toute souffrance pour l’animal et en garantissant la sécurité de l’opérateur et de l’animal. En parallèle, avec l’utilisation de l’animalerie pédagogique, les apprenants avec encadrement sont initiés aux différentes techniques de base en matière d’hébergement, élevage , techniques d’anesthésie, soins pré/post opératoires et observations des animaux dans le respect du bien être animal.
Bénéfices attendus
Ces travaux pratiques font partie intégrante de la formation des techniciens applicateur de procédures utilisant des animaux à des fins scientifiques. L’obtention de leur diplôme ou habilitation leur donne la possibilité de travailler dans le cadre de projets scientifiques sur animaux vivants et permet aux employeurs de bénéficier de techniciens compétents techniquement et opérationnels réglementairement dès leur entrée dans l’entreprise. La méthode d’apprentissage basée sur les règles de bien être permet d’acquérir les bons gestes afin de garantir sécurité et respect éthique de l’animal. L’animalerie pédagogique permet aux apprenants d’acquérir d’autres notions importantes tel que le maintien des ces animaux en milieu confiné, l’observation quotidienne, l’élevage, l’hygiène et la prophylaxie. L’acquisition des ces compétences théoriques et pratiques démontre l’importance d’avoir des animaux hébergés dans de bonnes conditions et une approche des règles de bien être facilite leur manipulation. Les entreprises sont à la recherche de personnel formé et autonome rapidement. Notre établissement est très réputé dans la formation de techniciens applicateurs grâce à notre expertise de formateurs techniques reconnus depuis de nombreuses années et un outil pédagogique tel que l’animalerie complètement rénovée cette année.
Procédures
Toutes les administrations et prélèvements seront réalisées sur animaux vigiles sauf le prélèvements sanguin à la veine « jugulaire » qui est effectué sous anesthésie gazeuse. Le nombre d’administrations et de prélèvements sanguins pour chaque animal est inférieur à 20 pour une année scolaire.Les différentes voies d'administrations sont la voie sous cutanée, intra péritonéale, intra musculaire, intra veineuse et orale. L'animal est soumis à 2 administrations maximum par semaine et la durée d'administration est inférieure à 1 minute. Le nombre d'administrations pour un animal est inférieur à 20. Les prélèvements sanguins sont effectués à la veine caudale, saphène ou jugulaire 1 fois par semaine maximum. La durée de prélèvement est inférieure à 1 minute. Le nombre de prélèvements pour un animal est inférieur à 5. Pour l'anesthésie gazeuse, l'induction et la durée d'anesthésie est inférieure à 5 minutes. A la suite du prélèvement le réveil de l'animal est inférieur à 3 minutes.
Impact sur les animaux
Les procédures réalisées dans ces séances de travaux pratiques sont faiblement invasives. Les nuisances attendues pour les animaux seront liées au stress de la manipulation et aux douleurs éventuelles associées aux injections effectuées par des étudiants en apprentissage. La prise de sang peut également engendrer un hématome au niveau du site de prélèvement.
Devenir
Tous les animaux sont conservés à l'issue de cette procédure sauf 30 animaux maximum par an (les plus âgés) utilisés dans le cadre du programme de BTS pour des dissections. Le reste des animaux est maintenu dans l'animalerie et sert aux apprenants pour l'acquisitions de compétences comme l'observation, l'entretien, ou la manipulation. Ces animaux sont proposés à l'adoption à l'âge de 9 mois.
Remplacement
Afin de valider la formation réglementaire à l'expérimentation animale (niveau applicateur), il est nécessaire que les personnes pratiquent les techniques les plus usuelles et les moins invasives (intramusculaire,sous cutanée, intrapéritonéale, intraveineuse et voie orale sur animal vigile ou anesthésié) pour les maîtriser au mieux et ceci en complément des autres supports utilisés (vidéos, démonstrations sans animal ou avec « peluche »). La réalisation d’interventions directes sur l’animal, avec encadrement professionnel, est incontournable et reste l’objectif principal de ces formations professionnelles. Le but étant de permettre aux futurs applicateurs d’acquérir les bons gestes en évitant stress et souffrance aux animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés a été calculé de manière à prendre en compte le degré de stress et/ou de douleur potentiellement occasionné chez l'animal, tout en permettant une bonne formation pratique des personnes (voir annexe 3). Ce calcul est fonction du nombre de sesssions réalisées pendant une semaine en tenant compte du nombre maximum d'apprenants. Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet sont aussi utilisés pour des travaux pratiques hors projet comme le sexage, la préhension, les contentions,les activités zootechniques. Cette double utilisation permet de réduire le nombre d'animaux. Le nombre de rats utilisés au maximum sur 1 semaine est de soit 56 cages. Cependant afin de réduire le nombre d'animaux utilisés tout en maintenant des phases de repos nécessaires au bien être de nos rats, les sessions de travaux pratiques sont réparties tout au long de la semaine en alternant travaux pratiques "projet" avec des travaux pratiques "hors projet". Le rat est utilisée 1 fois par jour ouvré au maximum avec 2 administrations différentes par semaine ou 1 prélèvement sanguin par semaine. Cette organisation nous permet de diminuer le nombre de rats à 120 par an soit une diminution de 30%. Ce nombre sera adapté chaque année scolaire en fonction du nombre d'apprenants. Les sessions de formation courtes "applicateurs" sont placées lors des congés scolaires afin d'utiliser les mêmes animaux.
Raffinement
Les animaux utilisés dans ce projet seront hébergés en groupe socialement harmonieux de 2 ou 3 animaux par cage. Les animaux bénéficient d’un programme d’enrichissement alternatif et évolutif (Exemple: couche épaisse de copeaux au dessus des micro plaquettes, des tunnels et des bâtons à ronger). Tous les animaux sont entraînés en début d’année scolaire par les apprenants en classe de terminale bac pro TEA lors des premières séances de travaux pratiques. Les classes de seconde ou les premières années de BPTAUE débutent par l'habituation puis la préhension au contact applicateur/animal. Une attention particulière est portée sur la nécessité de travailler dans le calme afin d'éviter tout stress inutile chez l'animal. Les élèves peuvent également proposer des mesures de raffinement observées pendant leur période de stage en entreprise comme une nouvelle technique de contention. Après chaque procédure d'administration ou de prélèvement, les apprenants effectuent un acte de renforcement positif (récompense alimentaire, caressing). Tous les animaux sont suivis avant, pendant et après les manipulations avec mise en place d'un suivi clinique avec points limites et utilisation d'analgésiques le cas échéant
Choix des espèces
Le rat est une des espèces nécessaires à l’apprentissage du futur technicien applicateur de procédures expérimentales sur animaux. La rat fait parti des espèces les plus utilisées en recherche (4ème au classement en 2022 avec environ 7,76%). Les rats sont âgés au minimum de 4 semaines en début de projet et seront mis en réforme à 9 mois d’âge pour une adoption éventuelle. Cette période correspond globalement à une année scolaire permettant au apprenants de manipuler des animaux tout juste sevrés et des animaux plus vieux et donc plus gros en fin de cycle. L’âge de réforme et la proposition à l’adoption se fait en fin d’année scolaire généralement. Avec des animaux de 9 mois, l’espérance de vie pour les adoptants reste intéressante.
Travaux pratiques sur le modèle « souris »
- Formation professionnelle
Pour former des techniciens à la pratique des injections et des prélèvements, 1 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Toutes les administrations et les prises de sang se font sur animaux éveillés, par voie sous-cutanée, intrapéritonéale, intramusculaire, intraveineuse et orale, jusqu'à vingt administrations et cinq prélèvements par souris sur l'année scolaire. Les gestes sont réalisés par des élèves en apprentissage, ce que le porteur reconnaît comme source de douleurs éventuelles, avec risque d'hématome au point de ponction. Trente souris au maximum, les plus âgées, sont tuées pour des dissections de BTS, les autres restant à l'animalerie pédagogique pour les exercices d'observation et de manipulation avant d'être proposées à l'adoption à neuf mois.
Objectifs
Ce projet consiste à former des personnes travaillant au sein d’établissements utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques en tant qu’applicateur de procédures expérimentales sur l’espèce souris. Le but est d’acquérir les techniques de manipulations classiques pour réaliser des administrations et des prélèvements en évitant toute souffrance pour l’animal et en garantissant la sécurité de l’opérateur et de l’animal. En parallèle, avec l’utilisation de l’animalerie pédagogique, les apprenants avec encadrement sont initiés aux différentes techniques de base en matière d’hébergement, élevage , techniques d’anesthésie, soins pré/post opératoires et observations des animaux dans le respect du bien être animal.
Bénéfices attendus
Ces travaux pratiques font partie intégrante de la formation des techniciens applicateur de procédures utilisant des animaux à des fins scientifiques. L’obtention de leur diplôme ou habilitation leur donne la possibilité de travailler dans le cadre de projets scientifiques sur animaux vivants et permet aux employeurs de bénéficier de techniciens compétents techniquement et opérationnels réglementairement dès leur entrée dans l’entreprise. La méthode d’apprentissage basée sur les règles du bien être animal, permet d’acquérir les bons gestes afin de garantir sécurité et respect éthique de l’animal. L’animalerie pédagogique permet aux apprenants d’acquérir d’autres notions importantes tel que le maintien des ces animaux en milieu confiné, l’observation quotidienne, l’élevage, l’hygiène et la prophylaxie. L’acquisition des ces compétences théoriques et pratiques démontre l’importance d’avoir des animaux hébergés dans de bonnes conditions et une approche des règles du bien être animal facilite leur manipulation. Les entreprises sont à la recherche de personnel formé et autonome rapidement. Notre établissement est très réputé dans la formation de techniciens applicateurs grâce à l'expertise technique de formateurs reconnus depuis de nombreuses années et un outil pédagogique tel que l’animalerie complètement rénovée cette année.
Procédures
Toutes les administrations et prélèvements sont réalisées sur animaux vigiles. Les différentes voies d'administrations sont la voie sous cutanée, intra péritonéale, intra musculaire, intra veineuse et orale. L'animal est soumis à 2 administrations maximum par semaine et la durée d'administration est inférieure à 1 minute. Le nombre d'administrations pour un animal est inférieur à 20. Les prélèvements sanguins sont effectués à la veine caudale ou sub mandibulaire 1 fois par semaine maximum. La durée de prélèvement est inférieure à 1 minute. Le nombre de prélèvements pour un animal est inférieur à 5.
Impact sur les animaux
Les procédures réalisées dans ces séances de travaux pratiques sont faiblement invasives. Les nuisances attendues pour les animaux seront liées au stress de la manipulation et aux douleurs éventuelles associées aux injections effectuées par des étudiants en apprentissage. La prise de sang peut également engendrer un hématome au niveau du site de prélèvement.
Devenir
Tous les animaux sont conservés à l'issue de cette procédure sauf 30 animaux maximum (les plus âgés) utilisés dans le cadre du programme de BTS pour des dissections. Le reste des animaux est maintenu dans l'animalerie et sert aux apprenants pour l'acquisitions de compétences comme l'observation, l'entretien, ou la manipulation. Ces animaux sont proposés à l'adoption à l'âge de 9 mois.
Remplacement
Afin de valider la formation réglementaire à l'expérimentation animale (niveau applicateur), il est nécessaire que les personnes pratiquent les techniques les plus usuelles et les moins invasives pour les maîtriser au mieux et ceci en complément des autres supports utilisés (vidéos, démonstrations sans animal ou avec « peluche »). La réalisation d’interventions directes sur l’animal, avec encadrement professionnel, est incontournable et reste l’objectif principal de ces formations professionnelles. Le but étant de permettre aux futurs applicateurs d’acquérir les bons gestes en évitant stress et souffrance aux animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés a été calculé de manière à prendre en compte le degré de stress et/ou de douleur potentiellement occasionné chez l'animal, tout en permettant une bonne formation pratique des personnes (voir annexe 3). Ce calcul est fonction du nombre de sesssions réalisées pendant une semaine en tenant compte du nombre maximum d'apprenants. Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet sont aussi utilisés pour des travaux pratiques hors projet comme le sexage, la préhension, les contentions,les activités zootechniques. Cette double utilisation permet de réduire le nombre d'animaux. Le nombre de souris utilisées au maximum sur 1 semaine est de 280 soit 56 cages. Cependant afin de réduire le nombre d'animaux utilisés tout en maintenant des phases de repos nécessaires au bien être de nos souris, les sessions de travaux pratiques sont réparties tout au long de la semaine en alternant travaux pratiques "projet" avec des travaux pratiques "hors projet". La souris est utilisée 1 fois par jour ouvré au maximum avec 2 administrations différentes par semaine ou 1 prélèvement sanguin par semaine. Cette organisation nous permet de diminuer le nombre de souris à 200 par an soit une diminution de 30%. Ce nombre sera adapté chaque année scolaire en fonction du nombre d'apprenants. Les sessions de formation courtes "applicateurs" sont placées lors des congés scolaires afin d'utiliser les mêmes animaux.
Raffinement
Les animaux utilisés dans ce projet seront hébergés en groupe socialement harmonieux de 4 ou 5 animaux par cage. Les animaux bénéficient d’un programme d’enrichissement alternatif et évolutif (Exemple: couche épaisse de copeaux au dessus des micro plaquettes, des tunnels et des bâtons à ronger). Tous les animaux sont entraînés en début d’année scolaire par les apprenants en classe de terminale bac pro TEA lors des premières séances de travaux pratiques. Les classes de seconde ou les premières années de BPTAUE débutent par l'habituation puis la préhension au contact applicateur/animal. Une attention particulière est portée sur la nécessité de travailler dans le calme afin d'éviter tout stress inutile chez l'animal. Les élèves peuvent également proposer des mesures de raffinement observées pendant leur période de stage en entreprise comme une nouvelle technique de contention. Après chaque procédure d'administration ou de prélèvement, les apprenants effectuent un acte de renforcement positif (récompense alimentaire, caressing). Tous les animaux sont suivis avant, pendant et après les manipulations avec mise en place d'un suivi clinique avec points limites et utilisation d'analgésiques le cas échéant
Choix des espèces
La souris est une espèce nécessaire à l’apprentissage du futur technicien applicateur de procédures expérimentales sur animaux. Cette espèce est la plus utilisée en recherche (1ère au classement en 2022 avec environ 60 %). Les souris sont âgés au minimum de 4 semaines en début de projet et seront mis en réforme à 9 mois d’âge pour une adoption éventuelle. Cette période correspond globalement à une année scolaire permettant au apprenants de manipuler des animaux tout juste sevrés et des animaux plus vieux et donc plus gros en fin de cycle. L’âge de réforme et la proposition à l’adoption se fait en fin d’année scolaire généralement. Avec des animaux de 9 mois, l’espérance de vie pour les adoptants reste intéressante.
Travaux pratiques : « Formation à l’expérimentation animale niveau praticien chez le rat et la souris»
- Enseignement supérieur
Rats : 285
Déjà utilisés dans une précédente séance de travaux pratiques, 370 souris et 285 rats vont servir à deux séances supplémentaires, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent de l'eau par sonde gastrique et du sérum physiologique par voie intraveineuse, sous-cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale, à raison de deux gestes par animal espacés d'une semaine. Aucune connaissance n'est produite ici, il s'agit de former des étudiants de deuxième année aux gestes techniques et de valider leur aptitude pratique. Une troisième réutilisation étant exclue, les 655 animaux sont tués à la fin des travaux pratiques.
Objectifs
Cette formation s'adresse aux étudiants de deuxième année après le baccalauréat, destinés à la profession de technicien ou assistant-ingénieur de laboratoire. Dans une structure de recherche publique ou privée, ils peuvent donc être amenés à travailler sur des animaux vivants. Par conséquent, ces étudiants doivent être formés aux techniques utilisées en expérimentation animale et obtenir un diplôme d’expérimentation animale de niveau praticien. Depuis plus de 25 ans, notre établissement propose une formation d’habilitation animale de niveau praticien, intégrée à la formation initiale. Ce projet a pour objectif de former ces étudiants aux techniques peu invasives et d’évaluer leurs aptitudes pratiques. Ces deux objectifs sont déjà intégrés dans l'autorisation à délivrer la formation à l'expérimentation animale niveau praticien en cours dans l'établissement.
Bénéfices attendus
Dans le cadre de notre formation à l’expérimentation animale, il est nécessaire de former nos étudiants à des gestes techniques couramment utilisés dans les structures utilisant des animaux de laboratoires, mais également de renforcer leurs compétences en contention des animaux. En parallèle lors de cette formation nous inssistons particulièrement sur le respect des règles de bien-être animal lors du travail avec des animaux de laboratoire. Un personnel formé travaillera dans le respect de l’animal. Nous savons que les étudiants issus de notre formation sont capables d’intégrer un projet sur le rongeur et d’y être rapidement autonomes et efficaces (stage ou apprentissage dans la suite de leur formation, emploi en fin de formation…).
Procédures
Certains rats recevront une administration d'eau par voie orale (durée 0,5-1 min) et une injection de sérum physiologique par voie intrapéritonéale la semaine suivante (durée 0,5-1 min); les autres rats recevront une injection de sérum physiologique par voie intramusculaire dans chaque cuisse (0,5 min/injection) deux fois, à une semaine d'intervalle. Certaines souris recevront une injection de sérum physiologique par voie intraveineuse (durée 0,5-1 min) et une injection de sérum physiologique par voie sous cutanée (durée 0,5-1 min) la semaine suivante; les autres souris recevront une injection de sérum physiologique par voie sous cutanée (durée 0,5-1 min) et une injection de sérum physiologique par voie intrapéritonéale la semaine suivante (durée 0,5-1 min).
Impact sur les animaux
Seul du sérum physiologique ou seule de l'eau est administré aux animaux. Les contentions génèrent du stress chez l’animal et les injections provoquent une légère douleur lors de l’introduction de l’aiguille. L'insertion de la sonde dans la gorge de l'animal provoque un inconfort lors de l'administration par voie orale.
Devenir
Les animaux seront utilisés lors de deux séances de travaux pratiques (apprentissage et évaluation), mais ils auront préalablement déjà été utilisés dans une autre séance de travaux pratiques (TP) avec d'autres procédures. Ainsi il n'est pas possible de pouvoir réutiliser ces animaux dans une troisième procédure et les animaux seront mis à mort à la fin de ces travaux pratiques.
Remplacement
Notre établissement est détenteur d’une autorisation à délivrer une formation à l’expérimentation animale niveau praticien spécialité rongeurs et ce depuis plus de 25 ans. Dans ce cadre, il est nécessaire que nos étudiants soient familiarisés avec ces techniques d’administration de produits chez le rat et la souris. De plus, les compétences pratiques des étudiants sur ces espèces doivent obligatoirement être validées lors d’une épreuve pratique pour pouvoir attribuer cette autorisation. Ce projet, dont nous demandons ici le renouvellement, fait partie de l'autorisation à délivrer l'expérimentation animale délivrée par la Commission Nationale pour la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques. Il n’est donc pas possible dans ce cadre de remplacer l’utilisation d’animaux par des méthodes alternatives.
Réduction
Rats : Lors de la séance d'apprentissage, pour la voie intramusculaire (IM), un rat sera utilisé pour deux étudiants (une injection dans chaque cuisse) et chaque étudiant utilisera également un rat pour réaliser la voie orale (VO) lors de cette séance d’apprentissage. Quatre animaux supplémentaires seront prévus, dont deux serviront pour la démonstration des gestes techniques par l'enseignant. Les animaux seront réutilisés pour la séance d'évaluation : le rat ayant reçu la VO recevra une injection intrapéritonéale (IP) lors de l’évaluation pratique, l’IM sera réalisée sur le même rat dans les mêmes conditions. Ainsi, 35 rats seront nécessaires pour la VO et l'IP et 18 rats pour l'IM pour 35 étudiants, plus 4 animaux, soit 57 animaux pour 35 étudiants maximum par an et 285 rats pour 5 ans. Souris : deux souris par étudiant seront nécessaires pour la séance d'apprentissage, une pour la voie intraveineuse (IV) et une pour la voie sous-cutanée (SC). Les souris seront réutilisées pour la séance d'évaluation, la semaine suivante: celles ayant servi pour l’IV recevront une SC et les souris ayant reçu la SC recevront une IP. De plus, 2 souris surnuméraires seront prévues en cas de problème pour chaque procédure (animal malade ou stressé avant le TP par exemple), dont l'une servira pour la démonstration des gestes techniques par l'enseignant. Ainsi 74 souris seront nécessaires pour 35 étudiants maximum par an et 370 souris pour 5 ans. Ce chiffre sera bien évidemment indexé sur le nombre réel d'étudiants inscrits dans la formation. Nous souhaitons que tous ces animaux soient réutilisés depuis des protocoles de TP de pharmacologie ou de physiologie peu invasifs réalisés précédemment dans notre établissement, afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés. Afin de garantir une formation efficace de nos étudiants il n'est pas possible de diminuer plus le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Les animaux seront hébergés avec un enrichissement comprenant au moins 2 éléments (rat: tunnel en plastique noir, bâtonnet en bois, noix à ronger; souris: tunnel/maison en plastique, morceaux de boîte à oeufs, lanières de papier kraft servant à la création de nids par les animaux) et en groupes socialement harmonieux dans des cages appropriées à l’espèce et en nombre adapté. Afin de limiter le stress des animaux lors des manipulations, les animaux seront habitués à la préhension/contention pendant la semaine précédant le début des TP. Cette habituation se fera via un système de récompense (pop corn, gâteau sec, vers séchés, mélange de fruits légumes et graines, mini-gouttes de yaourt séché…). Préalablement aux séances, une observation clinique des animaux permettra d’exclure du TP tout animal stressé ou malade (poils hérissés, prostration …). Les TP seront réalisés avec de petits groupes d’étudiants. Les étudiants seront incités à ne pas faire trop de bruit pour ne pas effrayer les animaux. Un soin particulier sera apporté à la démonstration du respect des règles de bien être animal lors de chaque TP, afin que les étudiants soient parfaitement formés à l’éthique en expérimentation animale. Par ailleurs les plus gros rats (280 à 380 g) seront préférentiellement utilisés pour l’administration par voie IM, leur masse musculaire plus importante diminuant l’inconfort des animaux. Les animaux seront récompensés après chaque manipulation (pesée, contention, administration de produit). De plus, les souris auront été habituées par notre personnel à être prises en préhension dans le creux de la main et non par la queue afin de diminuer leur stress.
Choix des espèces
Notre établissement est habilité à délivrer une formation à l’expérimentation animale niveau praticien, spécialité rongeurs. En effet, les souris et les rats constituent les espèces les plus fréquemment ultilisées à des fins scientifiques en France et également en Europe, pays où nos étudiants peuvent poursuivre leur carrière professionnelle. Ainsi, les rats et les souris sont des modèles de choix pour ces travaux pratiques destinés à former aux techniques d’administration et de prélèvement les plus courantes chez les rongeurs. Rats : Les manipulations se feront sur des rats adultes (plus de 7 semaines) correspondant au stade d’utilisation classique de ces animaux pour ce type de formation. En général, le poids des rats variera de 200 à 380 g en fonction de l’âge et du sexe des animaux. Les plus gros rats (280 à 380 g) seront préférentiellement utilisés pour l’administration par voie IM, leur masse musculaire plus importante diminuant l’inconfort des animaux. De plus, cette pratique étant réalisée par 2 étudiants, la maîtrise de la seule contention par l’étudiant d’un rat d’environ 380 g est ainsi facilitée. Souris : les manipulations auront lieu sur des souris adultes, pesant entre 25 et 50 grammes. Ce poids correspond au poids des souris classiquement utilisées en expérimentation et permet une manipulation aisée pour les étudiants, diminuant ainsi le stress des animaux.
Formation à la procédure de stérilisation sous coelioscopie sur cheval debout sous sédation et anesthésie locale
- Enseignement supérieur
Opérés debout, sous sédation et anesthésie locale, 30 chevaux subissent une coelioscopie abdominale bilatérale d'environ une heure trente, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Aucun n'est tué, tous retournent chez leur propriétaire. Les ovariectomies et castrations pratiquées ne soignent rien, elles servent à entraîner des chirurgiens en exercice à opérer un cheval vigile. Lors du projet précédent, trois juments sur douze ont développé un œdème ou une collection liquidienne au flanc, et un mâle un abcès du cordon spermatique avec péritonite. Le porteur justifie six chevaux pour douze apprenants, sans expliquer comment on parvient à trente.
Objectifs
L’objectif est l’acquisition par les chirurgiens de la technique de la chirurgie sous coelioscopie, intervention chirurgicale courante, le plus souvent réalisée sur le cheval debout sous sédation et anesthésie locale et dans des conditions sécurisées. Cette procédure a pour avantage d’éviter la pratique courante qui consiste à réaliser une anesthésie générale, procédure qui présente des risques plus élevés (complications cardio-vasculaires ou respiratoires, risques d’accidents au réveil de l’animal). Dans certains cas, les animaux ne peuvent également pas être anesthésiés pour raisons médicale et il est donc nécessaire pour le chirurgien de maîtriser la technique opératoire sur l’animal vigile (debout et sédaté). Le principe est une approche chirurgicale dite mini-invasive, avec réalisation de petites incisions après anesthésie locale et insertion d’une caméra et d’instruments dans l’abdomen pour la réalisation de diverses interventions (exploration abdominale lors de troubles digestifs aigus ou chroniques, réalisation de biopsies, stérilisation, réduction de hernies…). Les procédures sont auparavant répétées ex-vivo (sur modèle inerte) pour acquérir les gestes en amont de l’intervention sur animaux vivants. Le projet concerne plus spécifiquement l’apprentissage de l’ovariectomie chez la jument et de la stérilisation chez le mâle, l’approche chirurgicale étant réalisée dans le flanc de façon bilatérale.
Bénéfices attendus
Pour les apprenants, acquisition de la technique chirurgicale et des conditions d’intervention nécessaires à la réalisation en sécurite de ce type d’interventions coelioscopiques en clinique sur un animal vigile (interventions réalisées sous sédation et anesthésie locale), ceci permettant ultérieurement la prise en charge de chevaux nécessitant des soins.
Procédures
Une prise de sang pré-opératoire sera réalisée et un cathéter intra-veineux sera posé pour la réalisation et le suivi de la sédation durant l’intervention. Les procédures chirurgicales réalisées sont des interventions coelioscopiques chez le cheval vigile, sous sédation et analgésie spécifique, et anesthésie locale des voies d’abord chirurgicales. Une seule chirurgie est réalisée par cheval, avec intervention successive des deux côtés, comme en pratique clinique. L'intervention dure environ 1h30 avec réalisation des actes suivants : insertion des trocarts, exploration de l’abdomen, ovariectomie de la jument ou stérilisation du mâle par transection du cordon testiculaire ou retrait d’un testicule intra-abdominal le cas échéant, fermeture des points d’entrée.
Impact sur les animaux
En post-opératoire, l’apparition d’un gonflement au site chirurgical ou d’une anorexie transitoire, voire de coliques légères associées à la reprise du transit sont fréquemment rencontrés. Ces signes cliniques post-opératoires sont généralement gérés rapidement (24-72h) par une thérapie adaptée. En pratique courante, les complications sévères (ponction intestinale per-opératoire, péritonite post-opératoire, coliques sévères) sont rares. La présente demande étant une demande de renouvellement de projet, à titre indicatif les affections post-opératoires identifiées au cours de ce projet lors des actions de formation continue antérieures ont été : présence d’un œdème et/ou collection liquidienne inflammatoire chez 3 juments sur l’un des flancs (sur 12 juments opérées des deux flancs), et un abcès du cordon spermatique droit avec péritonite localisée sur un mâle stérilisé (sur 12 mâles opérés de façon bilatérale). Cette dernière complication a été traitée par reprise chirurgicale avec une excellente évolution post-opératoire. Les 24 chevaux opérés ont tous été rendus à leur propriétaire.
Devenir
Les interventions réalisées sont des chirurgies courantes en pratique clinique qui permettent le retour de l’animal à sa vie antérieure.
Remplacement
Les chirurgies sous coelioscopie peuvent être travaillées sur matériel inerte ou organes dans un modèle ex-vivo. En revanche la particularité de ces interventions chez le cheval consiste en leur réalisation sur l’animal non anesthésié sous sédanalgésie et anesthésie locale, avec outre la maîtrise de la technique opératoire, une nécessité de maîtriser l’environnement de l’intervention et les éventuelles réactions imprévues de l’animal. L’apprentissage des procédures dans des conditions réelles permet à l’apprenant de pouvoir appréhender ces aspects et ensuite appliquer les techniques sur des cas cliniques.
Réduction
Le nombre de chevaux utilisés est le nombre minimal permettant la formation de 12 personnes à la réalisation des deux interventions chirurgicales enseignées (soit 3 mâles et 3 femelles, avec 4 apprenants par cheval pour chaque intervention, chaque côté du cheval étant fait par un binôme d’apprenants)
Raffinement
En pré-opératoire, une période de mise à jeun progressive sera observée afin de limiter les risques opératoires pour les animaux (introduction des trocarts de coelioscopie en particulier). Les chevaux recevront des anti-inflammatoires ainsi qu’une analgésie per-opératoire à base d’opioïdes. En pré-et en post-opératoire, les chevaux seront examinés deux fois par jour, avec réalisation d'un examen clinique complet et évaluation de la cicatrisation et de la sensibilité des sites opératoires. La douleur abdominale post-opératoire sera évaluée à l'aide de la grille PASPAS. En post-opératoire, l’administration d’anti-inflammatoires sera réalisée durant 5 jours et adaptée en fonction des points limites définis pour la procédure : intensité de la douleur (si présente) ou signes cliniques (gonflement d'intensité anormale au site opératoire). De la même façon, l’analgésie post-opératoire pourra également être complétée par l’utilisation d’opioïdes (point limite = présence d'une anorexie lors de la réalimentation). Comme lors de la gestion de cas cliniques, une réalimentation rapide sera réalisée afin de limiter les conséquences gastro-intestinales de la mise à jeun, mais de façon progressive afin d’assurer une reprise du transit dans de bonnes conditions en limitant les risques de coliques post-opératoires. Les chevaux seront hébergés dans des boxes permettant un contact visuel entre eux, et un enrichissement sera réalisé durant leur période d’hospitalisation (pierre à sel, jouets). Dès que possible selon la procédure chirurgicale réalisée, les chevaux sortiront en main ou en paddock.
Choix des espèces
L’espèce choisie (Equidés) est l’espèce cible pour les affections et la spécialité chirurgicale concernées. Les animaux utilisés sont des chevaux adultes avec un appareil génital développé permettant la réalisation des interventions de stérilisation sous coelioscopie.