Enseignement supérieur et formation professionnelle

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  • Formation professionnelle
Cochons : 3000
Souffrances
▲ 3000
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Devenir
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 3000

Le nombre d'animaux dépend du nombre de robots chirurgicaux mis sur le marché en Europe et au-delà : 3 000 cochons de 30 à 60 kg vont être opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil, à raison d'un animal par binôme d'apprenants. Chaque intervention peut durer jusqu'à huit heures et comporte un risque d'hémorragie sévère non traitable et d'hyperthermie maligne liée aux anesthésiques. La finalité est la formation d'environ 3 000 chirurgiens et 3 000 infirmiers de bloc à la chirurgie mini-invasive robot-assistée sur cinq ans, après des modules en ligne, de la simulation virtuelle, des modèles en plastique et des organes de cochons prélevés. Le porteur reconnaît l'existence de ces premières étapes, et affirme que la phase sur animal vivant reste "incontournable" pour apprendre à coaguler un vaisseau sur un organisme vascularisé qui respire.

Objectifs

Dans le traitement de nombreuses pathologies comme le cancer de l’appareil digestif, des voies aérodigestives supérieures (VADS), gynécologique, urologique, la chirurgie mini invasive robotique assistée est en plein essor. Afin de permettre aux chirurgiens d’apprendre à utiliser un robot de chirurgie en toute sécurité pour le patient, plusieurs phases de formations sont nécessaires. Les premières étapes de cet apprentissage se feront par le biais de modules en ligne, simulation virtuelle, l’utilisation de modèles en plastique ainsi que d’organes porcins ex vivo, mais avant l’étape ultime sur l’Homme, la phase sur animal vivant reste incontournable.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de former environ 3000 chirurgiens à la pratique dela chirurgie mini-invasivée robot-assistée.

Procédures

La plupart des actes se dérouleront sous anesthésie générale. Ainsi, les cochons vont recevoir une injection de sédatif en intramusculaire (durée d'une minute environ). Ensuite, pour l’intervention sous anesthésie générale, sous sédation, un cathéter intraveineux sera posé sur une veine de l’oreille, l’animal étant profondément sédaté, il n’y a que peu de réaction à cet acte qui dure environ une minute. La suite de l’intervention se déroule sous anesthésie générale maintenue par un respirateur permettant de nous assurer de l’absence de toute réaction ou souffrance pendant la durée de l'intervention pouvant aller jusqu'à 8h maximum.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables pour les animaux sont liés aux actes suivants : - Anesthésie : injection intra-musculaire (douleur transitoire au site d'injection), pose de cathéter à la veine auriculaire (douleur locale au site d'insertion du cathéter, risque d'hématome), risque d’hyperthermie maligne liée aux anesthésiques, risque de défaillance cardiorespiratoire - Chirurgie : inflammation au site chirurgical, risque d’hémorragie sévère non traitable chirurgicalement.

Devenir

L’ensemble des animaux sera mis à mort en fin de formation car les chirurgiens auront été formés à plusieurs interventions chirurgicales ne permettant pas de garder en vie des animaux de manière éthique.

Remplacement

Les premières phases de formation se feront par l’utilisation de méthodes alternatives (simulation virtuelle, modèle en plastique, organes porcins ex vivo, sujet anatomique). Mais il reste nécessaire d’évoluer sur un modèle vivant vascularisé, avec mouvements cardio respiratoires, pour former à l’utilisation du bistouri électrique (qui a une fonction de coagulation) visant à coaguler un vaisseau, disséquer ou exposer un tissu selon différentes voies d’abord et rapports anatomiques.

Réduction

Cette formation s’adresse uniquement à un chirurgien et à son aide (infirmier de bloc opératoire ou chirurgien), soit 1 animal par équipe de deux personnes. Rétrospectivement sur les trois dernières années, une moyenne de 600 animaux ont été utilisés par an. Le nombre de formations réalisées dépend du nombre de robots mis sur le marché à l’échelle européenne voir internationale, il est estimé a priori équivalent par rapport aux années précédentes, d’où le nombre d’animaux nécessaires évalué à 3000 pour les 5 années à venir. Ceci permettra selon nos estimations de former un minimum de 3000 chirurgiens et 3 000 infirmiers. Nous nous attendons cependant à former davantage de chirurgiens que d'infirmiers. En effet, les effectifs dépendront de la composition du binôme d'apprenants, l'aide pouvant être soit un infirmier soit un chirurgien.

Raffinement

Avant l’expérimentation, les porcs sont maintenus en groupe social pendant une période d’acclimatation d’environ une semaine en environnement contrôlé. L’enrichissement apporté pour favoriser leurs comportements naturels comprend une stabulation en groupe social, la mise à disposition de jouets à mâchouiller, à manipuler (balles, jouets, chainettes...), l’accès à des zones de repos distinctes des zones de défécation. L’environnement sonore en animalerie est aussi apaisé par la diffusion de musique. Toute altération de leur état général sera reportée au vétérinaire qui mettra en œuvre des traitements adaptés. Pour la procédure chirurgicale, ils sont prémédiqués à l’aide de sédatifs avant d’être transférés au bloc opératoire. Une voie veineuse est posée pour l’induction de l’anesthésie générale. Ils sont intubés et placés sous anesthésie gazeuse avec assistance respiratoire. Une analgésie est également mise en place. Des points limites éthiques sont prévus, les animaux seront mis à mort en cas de perte sanguine massive faisant suite à une hémorragie sévère non traitable chirurgicalement ou en cas de défaillance cardio-respiratoire majeure. La Structure de bien-être animal et le vétérinaire désigné accompagnent le responsable de la mise en œuvre du projet et proposeront la mise en place de mesures correctives en cas de besoin. A l’issue de la chirurgie, les animaux sont mis à morts par injection intraveineuse d’euthanasiant sous anesthésie générale profonde.

Choix des espèces

Des porcs charcutiers seront utilisés. La taille du cochon est adaptée à l’utilisation de notre système de robotique, des instruments de chirurgie, endoscope, conçus pour l’Homme. De plus, l’anatomie homologue (espèce omnivore) permet de modéliser les voies d’abords et les pratiques en chirurgie abdominale. Des porcs de 2 à 4 mois, soit entre 30 et 60 Kg, sont prévus. La taille des organes des porcs à ce stade de croissance correspond déjà à ce qui peut être observé en clinique chez l’Homme, il offre les repères anatomiques recherchés par le praticien et permet d’utiliser les mêmes équipements et matériels chirurgicaux que chez le patient. Pour des raisons pédagogiques, mais aussi logistiques et de bien-être animal, il n’y a pas lieu d’utiliser des porcs plus agés qui peuvent peser jusqu’à 180kg.

Modèle expérimental de DMLA chez le rongeur

(NTS-FR-776674v1 – 29/04/2025)
  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 4600
Rats : 4600
Souffrances
▲ -
▲ 9200
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▲ -
Devenir
 -
 -
 810
 8390

Des tirs de laser sur la rétine sous anesthésie, ou une injection sous la rétine, provoquent une dégénérescence maculaire chez des souris et des rats, qui reçoivent ensuite jusqu'à huit gouttes oculaires par jour et des injections dans l'œil une à deux fois par semaine. 9 200 souris et rats vont être utilisés dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Le porteur affirme que le développement de cette maladie n'est pas douloureux, tout en annonçant une altération permanente de la vision de l'œil traité. 8 390 animaux sont tués pour les évaluations histologiques, et 810 réutilisés dans d'autres procédures, ceux-là étant les individus écartés du protocole après la détection d'une anomalie de l'œil avant le début de l'étude.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de mettre en place dans l’établissement utilisateur, un modèle expérimental de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) chez les rongeurs, dans le but de tester des traitements potentiels. La DMLA est la première cause de mal voyance chez les personnes de plus de 50 ans dans les pays industrialisés. Cette pathologie touche l'œil dans une zone particulière de la rétine : la macula, impliquée dans la vision fine et la vision centrale. La maladie est silencieuse pendant plusieurs années, puis la vision et la perception des détails baissent, des tâches sombres apparaissent au centre du champ de la vision. Elle existe sous plusieurs formes : la forme « humide » ou exsudative et la forme sèche (ou atrophie géographique). Dans la forme humide de la DMLA, plus grave qui évolue rapidement vers une perte importante de la vision centrale, de nouveaux vaisseaux sanguins poussent de façon anormale et endommagent la rétine. Les nouveaux vaisseaux sanguins poussent anormalement à partir de la choroïde (tissu situé sous la rétine), on utilise les termes de néovascularisation choroïdienne. La stratégie des traitements est de stopper la progression anarchique de ces vaisseaux délétères. La forme dite «sèche», ou atrophie géographique de la DMLA est la plus fréquente, elle évolue plus lentement que la forme humide mais il n’existe pas de traitement. Nous estimons pouvoir réaliser 7 études par an de test d’efficacité de molécules luttant contre la DMLA, comportant au maximum 6 groupes de 15 animaux (90 animaux maximum) en fonction des produits à tester, par an pendant 5 ans, chez le rat et la souris, il s’agit d’une prévision maximumselon nos capacités. Le nombre de groupe varie en fonction des produits à tester : soit 1 ou plusieurs doses d’une même molécule à comparer à l’effet d’un placébo, soit plusieurs traitements différents à comparer entre eux.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera au développement de médicaments luttant contre la DMLA et améliorant la vue des patients. La DMLA est la première cause de mal voyance chez les personnes de plus de 50 ans dans les pays industrialisés et la troisième cause dans le monde (1,5 millions de personnes en France, 196 millions dans le monde). Sa fréquence augmente avec l’âge et le nombre de patient augmentera compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie.

Procédures

L’induction de la DMLA chez les rats et les souris se fait par des tirs de laser ophtalmiques sur la rétine sous anesthésie, ou par une injection sous la rétine. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives. Ces examens sont d’ailleurs réalisés chez l’homme en cabinet médical en ambulatoire sans anesthésie. Ces examens sont également régulièrement pratiqués sur l’animal en clinique vétérinaire dans le cadre des consultations. Pour notre projet, ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles (examens en lampe à fente) mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère. Ces examens sont rapides et ne dureront pas plus de quelques minutes. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), soit par injection au niveau de l'œil (injection intravitréenne, sous conjonctivale), soit par voie sous cutanée, soit par voie intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces instillations ou injections nécessitent le maintien de l’animal afin de l’immobiliser. Ces procédures sont extrêmement rapides et ne prendront pas plus d’1 ou 2 minutes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois avec généralement une moyenne de 3 administrations et un maximum de 6 à 8 administrations par jour. Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leurs fréquences sont plus limitées, une à deux fois par semaine. Ces procédures sont aussi un peu plus longues et nécessitent de placer l’animal sous un microscope chirurgical. Il faudra compter quelques minutes (en général 5 minutes par animal) pour réaliser de telles administrations. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements se feront sur animal vigile et le temps nécessaire aux prélèvements ne dépassera pas les 5 minutes par animal.

Impact sur les animaux

Le développement de la DMLA chez l’homme, et par transposition chez l’animal, n’est pas douloureux. Outre les nuisances dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant, la pathologie devrait entrainer une altération permanente de la vision sur l'œil ayant reçu l'injection. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une douleur légère et de courte durée notamment lors de l’anesthésie. Au cours de l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un stress est attendue, ce stress sera minimisé par l'utilisation de tapis, de lampe ou d'enceinte de réveil chauffants.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Pour les études d’efficacité de traitement, les animaux n’ayant pas suivi la totalité de la procédure (estimé à environ 10%, hormis ceux exclus pour cause de points limites) pourront être réutilisés dans d’autres procédures expérimentales compatibles avec l’avis du vétérinaire. Ces animaux sont des animaux qui sont exclus de l'étude en raison d'un défaut anatomique ou physiologique détecté aux examens de baseline au niveau de l'œil avant le début de l’étude. Ces animaux n'auront pas reçu d'induction de la pathologie, ni d'administration de traitement, seulement des examens qui ne sont pas invalidants mais qui potentiellement nécessitent une anesthésie.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. Les lignées cellulaires ou les systèmes alternatifs comme les organoïdes ne permettent d’étudier qu’une partie des mécanismes. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse ...) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Les études in vivo permettent d’observer les réponses physiologiques d’un traitement dans un organisme vivant en tenant compte des pharmaco cinétiques, des métabolites générés. Compte tenu de la complexité de l’organe nous aurons donc recourt à des animaux.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques paramétriques ou non paramétriques suivant la distribution des données, avec possibilité d'effectuer des comparaisons multiples, chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. Un calcul de l’effectif grâce à un test, sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. Des évaluations non invasives de la pathologie sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe, avec différents enrichissements adaptés à l'espèce. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Lors des anesthésies des substituts de larmes sont régulièrement instillés sur les cornées pour éviter le dessèchement, un dispositif est prévu pour éviter l’hypothermie (enceinte chauffante, coussin, ou lampe). Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum.

Choix des espèces

Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris et des rats ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Le choix de l’espèce se fera en fonction des caractéristiques des produits à administrer. Les animaux seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie, âgés de minimum 5 semaines, conformément aux publications de référence qui servent de base à ce modèle. Ils entrent en étude après une période d’acclimatation d'un minimum de 5 jours.

  • Formation professionnelle
Souris : 420
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 420
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Devenir
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 420

Valider une formation réglementaire obligatoire pour qui veut expérimenter sur des animaux non-humains : c'est à cela que servent ces séances, où 36 stagiaires et 6 formateurs par an manipulent des souris éveillées. 420 souris vont être utilisées sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à la fin des travaux pratiques. Chaque animal subit jusqu'à six préhensions et six contentions de moins de trente secondes par des personnes débutantes, plus une injection de sérum physiologique, sur une séance de deux heures. Le porteur précise que ces souris sont des reproductrices âgées ou des individus dont les caractéristiques génétiques empêchent l'adoption, et présente le fait de les faire manipuler par des novices comme un bénéfice à moyen terme pour les animaux non-humains utilisés en recherche.

Objectifs

Pour tout concepteur de projet et tout expérimentateur utilisant des animaux à des fins scientifiques, l'utilisation d'animaux est conditionnée, par la réglementation européenne en vigueur, à la validation d'une formation spécifique. Dans cette formation plusieurs items sont imposés dont un item portant sur les éléments théoriques et pratiques des interventions dites faiblement invasives, comme par exemple une injection d'un médicament ou une prise de sang. Nous prévoyons d'aborder la partie pratique de cet item à travers le visionnage de vidéos, l'utilisation de mannequins et l'observation et la manipulation (préhension, contention) de souris vigiles. La formation s'adresse à un public qui n'est pas familiarisé avec la manipulation d'animaux et qui sera amené à en manipuler dans le cadre de stages d'études et/ou de programmes de recherche biomédicale. Notre objectif est de donner l'opportunité aux stagiaires d'approcher l'animal vigile, d'observer les réactions de l'animal au contact de personnes non familières, d'appréhender ses propres réactions lors de la manipulation d'animaux vigiles, et d'acquérir les bonnes pratiques de manipulation dans le cadre des 2 gestes, préhension et contention, qui sont réalisés au préalable de toute intervention sur l'animal.

Bénéfices attendus

Les stagiaires seront les bénéficiaires de cette formation à court terme ; il s'agit de doctorants et de personnels (chercheurs et personnels techniques) de laboratoires de recherche oeuvrant dans le domaine biomédical et d'étudiants en master 2 qui se préparent à faire un stage de fin d'études ou à travailler dans la recherche fondamentale en biologie animale ou appliquée à la santé humaine ou animale. Le contact de l'animal vigile dans un cadre sécurisant pour les stagiaires et l'apprentissage des bonnes pratiques de préhension et de contention contribuent à la bientraitance animale lors de l'utilisation des animaux en science. Ainsi, à moyen terme, il y a également un bénéfice attendu pour les animaux utilisés dans les programmes de recherche.

Procédures

Tous les gestes se feront sur des animaux vigiles : au maximum chaque animal sera soumis à 6 préhensions, d'une durée de moins de 30 secondes chaque, à 6 contentions, d'une duréee de moins de 30 secondes chaque, et à 1 injection de sérum physiologique d'une durée de moins de 15 secondes.

Impact sur les animaux

Douleur légère et temporaire (10 secondes) lors de l'injection. Stress léger à modéré sur la durée (2 heures) de la séance de travaux pratiques du fait de la présence des stagiaires et de la manipulation (préhension et contention) par des personnes débutantes.

Devenir

Les souris utilisées sont des animaux de réforme (reproducteurs âgés) ou sont issues d'élevage d'animaux génétiquement modifiés avec des caractéristiques génétiques qui limitent leur réutilisation dans des projets de recherche ou empêchent leur adoption pour éviter tout croisement avec des animaux de la faune sauvage. Tous les animaux seront donc mis à mort à la fin des travaux pratiques.

Remplacement

Les travaux pratiques seront précédés d'une séance de présentation théorique des interventions, de visionnage de vidéos récupérées sur des sites internet dédiés à l'utilisation des animaux en science et d'utilisation de mannequins. L'objectif de ce projet est de permettre aux stagiaires d'appréhender le concret de la manipulation des animaux, de se rendre compte des réactions de l'animal vigile manipulé et des sensations de la personne qui manipule, ce qui ne peut pas être actuellement simulé en réalité virtuelle.

Réduction

Nous prévoyons d'utiliser 1 à 2 animaux par stagiaire et par formateur ; le deuxième animal sera utilisé si le premier montre des signes de stress d'intensité modérée. Une seule session de formation sera réalisée par an et accueillera au maximum 36 stagiaires encadrés par 6 formateurs. La formation sera proposée 5 ans d'affilée. Il y aura donc besoin au maximum de 2 souris pour 42 personnes par an soit 84 souris par an et 420 sur la durée de la formation. Les animaux utilisés seront des animauxde réforme ou destinés à être mis à mort à court terme du fait de caractéristiques génétiques non adaptées aux programmes de recherche.

Raffinement

En amont des travaux pratiques, les stagiaires auront acquis des connaissances sur la biologie des souris, leur comportement et les signes de stress ou de souffrance. Le calme sera exigé sur toute la durée de la séance de travaux pratiques. La séance de travaux pratiques se fera par une approche progressive : mettre sa main dans la cage pour permettre aux souris de s'habituer aux stagiaires puis des gestes de plus en plus complexes seront proposés allant de la préhension à la contention de l'animal. Les formateurs montreront les gestes et proposeront aux stagiaires de les faire sous la surveillance du formateur ; les gestes seront validés par le formateur avant de passer au geste plus complexe si le formateur juge que le stagiaire est en état (stress limité) de le faire. Ainsi, pour limiter le stress de l'animal, la progression de l'apprentissage sera adaptée à chaque stagiaire. Des points limites gradés ont été définis ; leur atteinte conduira à une réaction sans délai des formateurs.

Choix des espèces

La souris est l'animal le plus utilisé actuellement en recherche fondamentale en biologie animale et en recherche appliquée à la santé, 2 des domaines majeurs auxquels se destinent les stagiaires en master 2 ou dans lesquels les doctorants et les personnels de laboratoire travaillent. Les animaux seront utilisés après sevrage, après avoir dépassé un poids de 20 g, de façon à avoir une taille bien adaptée à la préhension et à la contention par des personnes débutantes.

  • Formation professionnelle
Souris : 350
Rats : 10
Souffrances
▲ -
▲ 360
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 360

Nés dans l'élevage de l'établissement avec un génotype inutilisable pour ses projets de recherche, 350 souris et 10 rats étaient de toute façon promis à la mise à mort. Ils vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, pour entraîner du personnel aux gestes techniques, et tués à l'issue. Chaque animal peut recevoir jusqu'à trois types de gestes différents sur des jours distincts pendant trois semaines, administration orale, injections sur animal vigile ou anesthésié, deux prélèvements sanguins au maximum, et jusqu'à trente minutes d'anesthésie pour l'apprentissage de l'échographie. Le porteur indique qu'un apprentissage préalable sur mannequins sera proposé aux apprenants pour fixer la technique, sans le rendre obligatoire avant le passage sur les animaux.

Objectifs

Ce projet est consacré à l’entrainement du personnel sur les gestes techniques nécessaires à la bonne réalisation des procédures expérimentales, sur les espèces déclarées dans les projets de recherche de l’établissement. En complément de la formation, initiale le programme du tutorat permet d’assurer le niveau de compétence requis pour la qualification au poste de travail. Ce programme inclut la formation aux aspects pratiques et aux gestes techniques sur les espèces concernées par le poste de travail. Un entrainement régulier et une bonne compétence du personnel sont indispensables à une réalisation efficace des études, augmentant la fiabilité des résultats, et respectant le bien-être animal par la pratique de gestes maitrisés. La formation aux différents gestes techniques peu invasifs sera mise en place dans ce tutorat. Les tutorés seront supervisés dans l’accomplissement de leurs tâches par un tuteur présentant les qualifications et l’expérience adéquates, jusqu’à ce qu’ils aient démontré qu’ils possèdent les compétences requises. Ce programme de tutorat sur différents gestes techniques permettra de 1-donner les éléments théoriques sur la bonne réalisation du geste en respectant le bien-être des animaux, 2-réaliser des démonstrations par le tuteur, 3-mettre en pratique sous surveillance rapprochée, 4-valider la compétence et l’autonomie du tutoré.

Bénéfices attendus

Ces sessions de formation sur l’animal permettront une amélioration de l’apprentissage des concepteurs et applicateurs concernant les gestes de base et puis secondairement plus complexes sur le vivant. Les enseignants seront présents pour parfaire les gestes des apprenants, discuter et faire un « debriefing » à chaque fin de séance. Ces sessions viendront compléter les formations reçues au préalable par l’apprenant. L’avantage de la formation par tutorat est de pouvoir acquérir des gestes plus assurés et efficaces pour améliorer le confort des animaux avec une diminution du temps d’exécution des gestes, une contention ou anesthésie d’une plus courte durée et une meilleure récupération des animaux qui seront utilisés dans les futurs projets. Un entrainement régulier et une bonne compétence du personnel, sont indispensables à une réalisation efficace des études, augmentant la fiabilité des résultats, et respectant le bien-être animal par la pratique de gestes maitrisés.

Procédures

Les gestes concernés par ce tutorat seront des techniques d'administrations avec le geste d'administration orale, les techniques d'injections sur animaux vigiles ou anesthésiés et l'apprentissage du suivi des animaux en echographie. Trois types de gestes techniques peu invasifs pourront être réalisés au maximum sur un même animal sur des jours différents. Un interval de minimum 3 jours sera à respecter entre les séances de formation. Les prélèvements de sang seront limités à un prélèvement par semaine pour un maximum de 2 prélèvements par animal. Les animaux entrant en procédure pourront être utilisés pendant 3 semaines. Ils seront pesés avant de commencer la procédure et chaque geste technique. Les gestes d'administration et injection peuvent occasionner un stress ou douleur de faible intensité de trés courte durée (quelques secondes). Pour l'acquisition en echographie, il n'y a aura pas de douleur car aucune injection mais les animaux peuvent rester sous anesthésie 30 minutes.

Impact sur les animaux

L'ensemble des procédures seront légères, les gestes qui le nécessitent seront réalisés sous anesthésie pour limiter le stress des animaux. Lors des contentions les animaux même habitués peuvent avoir un léger stress. L’introduction d’une aiguille lors des gestes d’injection et prélèvements peut occasionner une très légère douleur de courte durée.

Devenir

Les animaux utilisés dans cette procédure de formation sont des animaux surnuméraires d'élevage ayant un génotype non adéquat pour les projets de recherche de l'établissement et sont donc destinés à l'euthanasie. Ils ne pourraient pas être réutilisés pour d'autres études ni être replacés.

Remplacement

Ce projet consiste à former les personnels aux gestes techniques sur animaux vigiles, il ne sera donc pas possible de remplacer completement le modèle animal dans ce projet. Mais il sera proposé aux apprenants de débuter par un apprentissage théorique sur des mannequins pour fixer la technique avant de passer à la réalisation des gestes sur animaux. Ainsi des entrainements sur supports inertes pourront être réalisés afin que les apprenants puissent se concentrer ensuite sur les gestes techniques

Réduction

Un nombre minimal d'animaux est prévu pour assurer un bon enseignement à chacun des participants et la possibilité de renouveler les phases de tutorat. En effet, l’acquisition des compétences nécessite de pouvoir répéter les gestes techniques pour que la personne atteigne le niveau de compétence requis. Ce niveau de compétence est évalué par le formateur, lors des séances de tutorat. Le nombre d’apprenants choisi sera fait avec soin et limité pour un meilleur apprentissage, suivi et maintien des compétences. Des essais sur mannequins pourront être faits avant de passer sur l'animal pour réduire le nombre d’animaux utilisés. Plusieurs procédures pourront être réalisées sur le même animal pour limiter le nombre d’animaux. Les animaux utilisés pour ce projet ne seront pas générés pour ces études car nous réutiliserons des animaux de nos élevages destinés à l’euthanasie.

Raffinement

Les animaux de ce projet seront acclimatés à leur salle d’expérimentation et hébergement et habitués à la présence des apprenants au minimum 5 jours avant le début des procédures pour limiter le stress généré lors de leur préparation. Une étape cruciale avant de réaliser les gestes techniques peu invasifs sera d'apprendre et de maitriser la préhension et la contention des animaux. En effet la contention correcte des animaux est déterminante pour la qualité des administrations à réaliser ensuite chez les animaux. Une première partie du tutorat pourra être réalisée sur modèles inertes pour fixer la technique des apprenants avant de passer sur l'animal. L’apprentissage du maintien de l’anesthésie, de l’analgésie et du monitoring sera également enseignée et à maîtriser avant de passer à une procédure complète d’acquisition sur animaux vivants anesthésiés ou vigiles. Une attention particulière sera également faite sur le suivi des animaux et leur observation (reconnaissance des signes de douleurs, pesée à l'aide d'une grille de score). En effet le suivi des animaux en expérimentation repose sur la capacité à savoir reconnaitre des signes de souffrance et remplir correctement une grille de score. Cette étape sera donc vérifiée en tutorat.

Choix des espèces

Les apprenants seront formés sur les rats ou souris en fonction du modèle d’étude choisi dans leurs procédures expérimentales. Les animaux utilisés pour ce tutorat seront des adultes à partir de 8 semaines. Ce seront des animaux surnuméraires d'élevage sevrés et ayant effectués une période d'habituation avant de débuter les formations. Attendre un âge de 8 semaines permettra d'avoir des animaux aldultes suffisamment habitués et manipulés avec un poids correct pour débuter les formations.

  • Formation professionnelle
Cochons : 20
Souffrances
▲ 20
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Devenir
 -
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 -
 20

Vingt cochons de trois à quatre mois vont être utilisés pour entraîner des radiologues et des chirurgiens à la cryoablation, une technique de destruction des tissus par le froid. Chacun est sédaté puis maintenu sous anesthésie générale jusqu'à quatre heures pendant que jusqu'à quatre apprenants pratiquent des gestes sur le foie, les reins et la peau, avant d'être tué sans avoir repris conscience. Le porteur décrit un risque d'hypothermie lié à la durée de l'anesthésie ainsi que des risques d'hémorragie et de douleur liés aux gestes, et précise que la durée dépend des compétences des apprenants. Il affirme que les simulateurs ne reproduisent pas la manipulation des tissus vivants et qu'"aucune autre méthode ne permet de former efficacement les praticiens" à cette technique.

Objectifs

La cryochirurgie, aussi appelée cryoablation ou cryothérapie, est une technique de chirurgie mini-invasive utilisée pour détruire des tissus pathologiques, comme par exemple des tumeurs cancéreuses, en les congelant. Cette technique entre dans l'arsenal thérapeutique des radiologues interventionnels qui, sous guidage par imagerie, peuvent appliquer ce traitement tout en limitant les effets secondaires pour les patients. Notre équipe, précurseur en France de l'utilisation de la cryoablation à l'azote liquide, souhaite partager son expertise dans ce domaine. L'objectif de ce projet est d'organiser des ateliers pratiques de formation à la cryoablation, visant à améliorer les compétences des médecins, radiologues interventionnels et chirurgiens en formation, en leur permettant de pratiquer dans des conditions réalistes avant une application clinique chez l'humain. Ainsi la formation comprendra un cours théorique, l'observation de cas cliniques humains en milieu hospitalier et une séance de travaux pratiques sur des porcs anesthésiés, objet de cette demande d'autorisation de projet.

Bénéfices attendus

La radiologie interventionnelle, et les traitements mini-invasifs comme la cryoablation, s'imposent ces dernières années comme solution privilégiées pour le traitement de lésions cancéreuses en fonction de leur taille, de leur nombre et de leur localisation. L’objectif de cet atelier est avant tout la mise en oeuvre de techniques avancées de cryoablation dans des conditions similaires à celles rencontrées dans la pratique clinique et l’accélération de la courbe d’apprentissage pour des praticiens en formation. Ainsi, à long terme, l’utilisation de modèles porcins lors de ces procédures permettra aux participants d'améliorer la sécurité des interventions humaines, en réduisant le risque d'erreurs lors de la première application sur des patients.

Procédures

Chaque animal sera soumis à une injection intra-musculaire pour la sédation (quelques secondes). Puis il sera sous anesthésie generale pendant un maximum d’une demie-journée (4 heures) pour la réalisation de plusieurs gestes de cryoablation sur différents tissus. La durée de réalisation des gestes dépendra des compétences des apprenants. Il sera euthanasié en fin de procédure toujours sous anesthésie.

Impact sur les animaux

En dehors des contraintes liées à la préparation de l'animal (stress au moment de la prémédication), cette procédure sans réveil exposera les animaux à un risque d'hypothermie liée à la durée de l'anesthésie, ainsi qu'à des risques d'hémorragie et de douleur liés aux gestes chirurgicaux réalisés. La gestion de la douleur, de l'hémostase et de l'anesthésie générale seront rigoureusement surveillées.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour éviter toute souffrance liée aux chirurgies réalisées.

Remplacement

Des essais sur "fantôme en silicone" pour le maniement de l’aiguille et de la machine sont réalisés avant la mise en oeuvre de la cryoablation sur l'animal. Cependant les simulateurs et la formation théorique ne reproduisent pas la manipulation des tissus vivants, surtout pour des techniques aussi précises. L'apprentissage nécessite des conditions réalistes, que seule la pratique sur modèle vivant peut offrir. Le modèle animal permettra de créer des scénarios plus réels avec cibles dans le foie et dans les reins, ainsi que pour la protection de la peau lorsqu'il s'agit de tumeurs sous-cutanées. Le modèle porcin permet une simulation fidèle, essentielle pour apprendre les gestes avant d'intervenir sur un patient. Aucune autre méthode ne permet de forme efficacement les praticiens à cette technique spécifique.

Réduction

Le nombre d'animaux sera minimisé en optimisant chaque session pour permettre de former jusqu'à 4 participants sur le même animal, en tenant compte du nombre de sessions de formation prévisibles répondant à la demande et fonction du nombre d'inscrits.

Raffinement

Pendant la période d'acclimatation, les procédures habituelles seront appliquées : contacts et observations quotidiennes par les soigneurs, hébergement en groupe de 2 individus minimum, environnement adapté et enrichi. L’animal sera placé sous anesthésie générale durant toute la durée de l’intervention jusqu’à sa mise à mort, avec la mise en en place de point limites qui indiqueront la conduite à tenir en fonction des paramètres contrôlés.

Choix des espèces

Le modèle porcin permet de réaliser l’ensemble des interventions réalisables chez l’Homme. La taille des organes et l’anatomie de ce modèle en sont proches et les gestes techniques à réaliser sont les mêmes. Les animaux sont choisis au terme du post-sevrage à l'âge de 3-4 mois, pour des raisons techniques (poids autour de 30-35 kg). En effet, à ce stade de développement l’anatomie correspond à celle de l’humain et permettent donc de réaliser les gestes dans de bonnes conditions.

  • Formation professionnelle
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 965
Rats : 965
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1930
Devenir
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 -
 -
 1930

965 souris et 965 rats vont être utilisés, chacun subissant une chirurgie de vingt à trente minutes pour poser un cathéter au contact de la moelle épinière. Le niveau de souffrance déclaré est sévère et tous sont tués à l'issue. Le porteur indique que l'intervention peut provoquer une hémorragie pendant l'opération, une infection, une douleur prise en charge à la buprénorphine, ainsi qu'une paraplégie ou une parésie qui conduira à la mise à mort de l'animal, risque qu'il rattache en particulier aux séances de formation. Le chiffre de trois milliards de personnes atteintes d'une maladie neurologique ouvre la justification d'un projet qui sert d'abord à entraîner des opérateurs et à conduire des études de toxicologie réglementaire.

Objectifs

L’établissement utilisateur est spécialisé dans la conduite d’études de toxicologie/pharmacologie réglementaires, lesquelles sont indispensables pour initier l’évaluation clinique d’un xénobiotique. Ce projet a pour objectif : • d’administrer par voie Intrathécale (IT) des composés ne passant pas, ou peu, la Barrière Hématoencéphalique (BHE), ou pour lesquels l’information n’est pas connue • prélever du liquide Céphalo-Rachidien (LCR) 1. Les maladies neurologiques : un important besoin médical non satisfait En 2023, plus de 3 milliards de personnes dans le monde étaient atteintes d’une maladie neurologique pour lesquels il n’existe aucun traitement satisfaisant. Elles constituent la principale cause de problèmes de santé et de handicap dans le monde, et provoquent un véritable drame humain, social et économique. 2. Le projet Du fait de la complexité des organismes vivants, il n’existe actuellement aucun modèle de remplacement pour prédire la toxicité d’un xénobiotique. Seule l’expérimentation animale permet de définir leur innocuité avant les premiers essais chez l’homme. De nombreux xénobiotiques, ne passant pas la BHE, doivent être administrés au contact direct du Système Nerveux Central (SNC) pour atteindre des concentrations efficaces. De même, le prélèvement de LCR est indispensable pour suivre un composé dans ce compartiment, et également comme outils de diagnostic (examens cytochimiques). Enfin, l’administration IT et les prélèvements simultanés de LCR et de sang permettent de caractériser le passage au travers de la BHE d’un composé, afin de déterminer si une autre voie d’administration, plus conventionnelle, est envisageable. A. Les techniques mises en œuvre Traitement IT : chez le rongeur, du fait de la petite taille des structures médullaires, l’administration intrathécale est réalisée à l’aide d’un cathéter sous-dural introduit après laminectomie et incision de la dure-mère. Prélèvement de LCR : il est réalisé par ponction percutanée dans la cisterna magna. B. Livrables Ce projet a deux composantes : 1- conduire un plan de formation initiale et continue pour des collaborateurs réalisant des administrations intrathécales et des prélèvements de LCR rat/souris 2- conduire des études nécessitant l’utilisation de ces voies d’administration ou de prélèvement chez le rat et la souris

Bénéfices attendus

En 2023, plus de 3 milliards de personnes dans le monde étaient atteintes d’une maladie neurologique pour lesquels il n’existe aucun traitement satisfaisant. Elles constituent la principale cause de problèmes de santé et de handicap dans le monde. Elles provoquent un véritable drame humain, social et économique. Le SNC est isolé du reste de l’organisme par la BHE, laquelle contrôle étroitement les échanges entre les compartiments sanguin et SNC. Cette barrière filtre et empêche le passage de nombreuses molécules thérapeutiques potentielles. De ce fait, les composés ne passant pas la BHE, doivent être administrés au contact direct du SNC pour atteindre des concentrations efficaces. La voie IT est le plus souvent privilégiée dans ce contexte. En parallèle des études d’efficacité, la toxicologie règlementaire permet de caractériser les effets toxiques d’un xénobiotique afin de sécuriser les essais chez l’homme. C’est l’objet premier de cette demande d’autorisation de projet. En effet, l’établissement utilisateur est spécialisé dans la conduite d’études de toxicologie/pharmacologie réglementaires. Dans ce contexte, la voie d’administration IT sera privilégiée afin de mimer la voie d’administration qui sera utilisée chez l’homme ou étudier les propriétés pharmacocinétiques d’un composé. Concernant les prélèvements de LCR : ils sont utilisés pour suivre le composé au cours du temps et établir son profil pharmacocinétique, déterminer son passage au travers de la BHE, mais aussi comme outils de diagnostic (examens cytochimiques). Donc, à court terme, le bénéfice premier de la mise en œuvre de ce projet sera l’établissement du profil toxicologique et pharmacocinétique d’un composé, après formation du personnel. A plus long terme, les données obtenues au travers des études de toxicologie réglementaire feront partie intégrante du dossier Européen IMPD (Investigational Medicinal Product Dossier), lequel permettra de motiver une demande d’essai clinique qui débouchera peut-être sur la commercialisation d’un nouveau médicament.

Procédures

Les animaux seront soumis à une chirurgie pour l'administration intratéchale d'un xénobiotique, ainsi que pour des prélèvements de liquides céphaloréchidiens (20 à 30 minutes d'intervention). Des prélèvements de sang pourront être effectué sous anesthésie légère ou vigiles dans le respect des recommandations (5 minutes par prélèvements environ).

Impact sur les animaux

Pratiqué correctement, l’administration IT et le prélèvement de LCR n’induisent pas de mortalité. Néanmoins, cela reste possible dans le cadre de la formation. Mais un apprentissage graduel, sous la supervision d’un tuteur, permettra de limiter au maximum ce risque. La chirurgie, nécessaire à l’implantation d’un cathéter sous dural, peut induire une hémorragie peropératoire. La pratique permettra de réduire, voire de supprimer ce risque. Ces techniques (administration/prélèvement) sont réalisées au contact de la moelle épinière. Il existe donc un risque de paraplégie/parésie qui conduiront à l’euthanasie des animaux. Comme tout acte invasif, un risque d’infection est présent. Il sera géré par l’asepsie locale et l’administration d’une antibiothérapie prophylactique. Une douleur peut également émerger. Elle sera gérée par anticipation à l’aide de buprénorphine. Le stress est inhérent à toute manipulation d’animaux. Il sera limité grâce à une phase d’habituation/acclimatation, un hébergement collectif et l’ajout d’enrichissements. En cas de signes d’infections, de signes neurologiques, ou d’effets toxiques importants liés à l’administration (perte de poids importante, inflammation sévère, douleur sévère, paraplégie) l’animal sera euthanasié afin de procéder à un examen anatomopathologique dans le cadre de l’étude de toxicité réglementaire, selon les recommandations de l’ICH/EMA.

Devenir

Les animaux seront euthansiés à la fin des procédures.

Remplacement

La toxicologie étudie les interactions entre un agent toxique potentiel (xénobiotique) et une ou plusieurs cibles. Ces interactions recouvrent les effets du xénobiotique, ou ses produits de dégradation, sur la ou les cibles, mais aussi l’action de la ou les cibles sur l’agent toxique. Une bonne compréhension des mécanismes de toxicité est donc indissociable d’une bonne connaissance des mécanismes physiologiques, développementaux, cellulaires et moléculaires. Actuellement, l’ensemble des cibles potentielles et les mécanismes conduisant à une toxicité ne sont pas complètement élucidés et ne peuvent donc pas être modélisés. Il n’existe donc pas de modèle de remplacement. C’est pour cela que la règlementation (lignes directrices Ides instances médicales et pharmacologiques) impose d’évaluer la toxicité potentielle d’un composé thérapeutique sur 2 espèces animales avant tout essais chez l’homme. Concernant la formation : l’utilisation d’animaux est nécessaire afin de s’assurer de la bonne maîtrise des gestes techniques qui seront exécutés pendant les études de toxicologie. Cela permet également de suivre l’état clinique des animaux après traitement intratéchal et prélèvement de LCR, et de s’assurer l’absence de biais expérimental. De plus, le manque actuel de modèle mimant de manière satisfaisante l'anatomie des animaux implique le recours à l’animal.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux dans les études de toxicologies : • nous nous assurerons de la validité et de la prédictivité des données acquises avant de démarrer toute expérimentation, pour ne pas évaluer des composés non pertinents • des études pilotes sont réalisées, de deux types : études MDT - dose maximale tolérée ; études DRF ou dose rang findings, pour détermine la plage de doses appropriée). Elles ont pour objectif d’évaluer graduellement la toxicité des composés et de rechercher les doses les plus prometteuses sur un nombre limité d’animaux (1/dose pour une MTD, de 3 à 5 pour une DRF) Concernant les études de toxicologie règlementaires : le nombre d’animaux par groupe est fixé dans les lignes directrices des instances médicales et pharmacologiques. Ce nombre est considéré comme le minimum acceptable permettant une interprétation pertinente des données et la caractérisation correcte des effets toxiques potentiels. Pour la formation : le nombre d’animaux utilisé sera le minimum suffisant pour garantir la maîtrise et la reproductibilité des gestes. Afin de réduire le nombre d’animaux à commander spécifiquement, ils seront autant que possible réutilisés d’autres procédures expérimentales (légère à modérée).

Raffinement

Le raffinement de nos procédures inclue : • la gestion du stress et de l’angoisse: les animaux seront acclimatés (animalerie, nouveaux congénères, environnements de test) pendant 7 jours, et habitués à la manipulation et à la contention. Ils seront également hébergés à 3 par cage au minimum, pour augmenter les interactions sociales, dans un environnement enrichi • la prise en charge précoce de la douleur : un même opérateur observera matin et soir chaque animal. La douleur sera objectivée en fonction de modifications de l'apparence, de la posture et du comportement. En parallèle, une échelle de douleur Grimace Scale sera employée. Dès les premiers signes de douleur, les animaux seront traités à la buprénorphine pendant 7 jours. • 2 évaluations cliniques quotidiennes : activité, poids, hydratation, transit, activité vésicale/infections urinaires, cicatrisation • des soins vétérinaires adaptés : compléments alimentaires, sérum physiologique, antibiotique, analgésique • l’intégration de points limites stricts : une grille précise d’évaluation sera utilisée afin d’anticiper la mise à mort si nécessaire. Dans tous les cas, l’ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de l’expérimentation

Choix des espèces

Les études de toxicologie réglementaire in vivo sont régies par les lignes directrices des instances médicales et pharmacologiques. Ces études nécessitent l’utilisation d’au moins 2 espèces animales (rongeur et non rongeur). Le rat et la souris sont 2 espèces retenues pour ces études du fait de leur prédictivité. Les espèces non rongeurs font l'objet d'un projet particulier. A partir de 6 semaines, en accord avec les lignes directrices des instances médicales et pharmacologiques

Diplôme Universitaire de microchirurgie

(NTS-FR-489527v1 – 18/04/2025)
  • Enseignement supérieur
Rats : 960
Souffrances
▲ 960
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
 -
 960

Jusqu'à cinq artères, deux veines et deux nerfs suturés sur un même animal : 960 rats vont être opérés sous anesthésie pendant trois heures au maximum, puis tués avant tout réveil. Les nuisances annoncées comprennent des thromboses, des lésions accidentelles de tissus et une mort par hémorragie, plus fréquentes sur les premiers rats confiés à un étudiant qui débute. Chaque étudiant dispose de seize rats. Ces sutures servent à valider un diplôme universitaire de microchirurgie, dont le porteur décrit la formation pratique comme "primordiale".

Objectifs

La microchirurgie est une discipline chirurgicale qui permet de réparer les petits vaisseaux ou les nerfs des doigts, de la main ou du poignet. Ces techniques permettent, en urgence, de réimplanter les doigts, de suturer les nerfs ou les artères lésés à la main ou au poignet ou de réaliser des reconstructions complexes de la main (lambeaux de couvertures, greffe d’orteil pour reconstruire le pouce par exemple). Ces sutures des vaisseaux et des nerfs doivent être réalisées par un chirurgien spécialisé. Ces gestes doivent être parfaitement maitrisés car ils sont réalisés en urgence et le temps est un facteur primordial pour la survie du membre traumatisé et pour le bon rétablissement du patient. Cette compétence s’acquiert par un Diplôme Universitaire de microchirurgie dans le cadre de la formation initiale du chirurgien de la main, ainsi que par une pratique de la microchirurgie au quotidien. Les éléments à réparer sont extrêmement fins, et nécessitent une grande habileté micro chirurgicale. Le diamètre des artères digitales est de l’ordre du millimètre. Le chirurgien utilise une loupe binoculaire qui va grossir la zone à réparer. Par une chirurgie minutieuse, il va isoler une artère collatérale de doigt, un nerf collatéral de doigt ou une micro veine. Il va relier les éléments sectionnés sur un clamp microchirurgical, puis va suturer bout-à-bout le nerf, l’artère ou la veine afin de rétablir la continuité de ces éléments. Dans le cadre de ce DU, la formation pratique est primordiale. Les entrainements se font d’abord sur un support d’entrainement à l’anastomose pour apprendre à faire les sutures sous la binoculaire, une fois cette étape validée, les étudiants se forment sur des rats de laboratoire car les vaisseaux et les nerfs du rat ont une dimension proche de ceux des doigts humains. La suture du vaisseau est validé grâce à un teste d'étanchéité appelé test de Patency qui permet de voir si le sang passe et donc si l'anastomose est réussie. Il n’est donc pas nécessaire de garder le rat en vie, le rat est mis à mort avant son réveil. Il s’agit d’une procédure réalisée sous anesthésie générale avec emploi d’analgésique où les étudiants sont encadrés par du personnel compétent en expérimentation animale. Le DU est validé avec un examen pratique.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet est la formation de chirurgiens compétents en micro-chirurgie qui vont ensuite réaliser ces gestes sur l'Homme, souvent dans des situations d'urgences où les techniques doivent être parfaitement maitrisées.

Procédures

Les animaux seront soumis à une seule chirurgie sous anesthésie générale d'une durée de 3h00 maximum.

Impact sur les animaux

Puisqu'il s'agit d'apprentissage il peut y avoir des effets indésirables sur les rats. Les nuisances possibles sont : le stress généré lors de l'anesthésie (contention, injection), des thromboses sur les vaisseaux, une mort accidentelle par hémorragie, des tissus lésés accidentellement pouvant provoquer de l'inconfort ou un peu de douleur notamment sur les premiers rats lorsque l'étudiants n'est pas encore très habitué ou un problème avec l'anesthésie.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés à la fin de la chirurgie avant leur réveil car il n'est pas nécessaire de garder les animaux vivants pour vérifier l'efficacité des sutures, un test d'étanchéité est réalisé directement sur les vaisseaux suffit. Le fait de garder les animaux après la chirurgie pourrait provoquer plus de gêne et d'éventuelles douleurs post-opératoires non-anticipables avant le réveil, n'aurait aucun bénéfice et serait contraire au bien-être animal.

Remplacement

L'apprentissage des sutures sur les vaisseaux ne peut se faire que sur un être vivant avec un circulation sanguine afin de valider l'efficacité de la suture.

Réduction

Avant de passer sur le rat les étudiants s'entrainent sur un support en silicone afin de maitriser la manipulation des instruments et du fil avant de commencer à travailler sur le rat. Le support ne permet pas le remplacement total de l'animal mais permet d'en réduire le nombre. Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, jusqu'à 5 artères (2 carotides, 2 fémorales, 1 caudale), 2 veines (fémorales) et 2 nerfs (sciatiques) pourront être suturés par rat. De plus le nombre de rats est limité par étudiants, chacun a droit à un maximum de 16 rats.

Raffinement

Les rats sont hébergés par 2 avec des enrichissements (bout de bois, tunnel...), la nourriture et l’eau de boisson sont fournies à volonté. Les animaux ont au minimum une semaine d’acclimatation avant le jour de la chirurgie. Les animaux sont sous anesthésie générale avec analgésie et anesthésiant local (pour le nerf) pour qu'ils ne ressent aucune douleur pendant l'opération.

Choix des espèces

Le rat adulte (500-600g) est utilisé car la taille des vaisseaux et des nerfs les plus gros chez le rat est proche de la taille des vaisseaux et nerfs des doigts humains.

  • Enseignement supérieur
Rats : 320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 320
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 320

Faire manipuler un animal vivant à des étudiants de troisième année de licence : c'est la raison d'être de ce projet, qui utilise 320 rats mâles dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Chaque rat reçoit une injection d'hormone 48 heures avant la séance, subit une chirurgie de trente minutes avec pose d'un cathéter dans la carotide, puis quatre prélèvements sanguins espacés de quinze minutes. Le porteur signale que la pose du cathéter peut entraîner une insuffisance respiratoire, traitée le cas échéant par une trachéotomie réalisée par les enseignants, et que le volume de sang prélevé interdit de garder les rats en vie. La démonstration attendue, l'effet stimulant d'une hormone sur la production de testostérone, est établie de longue date, et l'effectif suit une règle d'organisation, un rat pour deux étudiants.

Objectifs

Le but de ce TP est l’occasion pour des étudiants en L3, engagés dans un cursus où la physiologie animale tient une part importante, de réaliser des expérimentations sur un animal vivant. Ceci est un point fort dans le cursus des étudiants en licence SDV spécialité physiologie animal. Ce TP permet également de mettre en évidence le rôle joué par l’hypophyse via l’hormone gonadotrope LH, sur la sécrétion de testostérone par le testicule adulte chez le rat et également d’illustrer le phénomène de désensibilisation. Ainsi pour de nombreuses hormones polypeptidiques, après une forte stimulation hormonale, l'organe cible devient incapable de répondre à une deuxième stimulation. Dans le cadre du TP, nous utilisons de l'hCG (gonadotrophine chorionique humaine) en remplacement de la LH (hormone lutéinisante) pour mimer cette désensibilisation. L’hCG (human chorionic Gonadotropin) est une hormone analogue de la Luteinizing Hormone (LH) capable comme la LH de stimuler spécifiquement la stéroidogénèse testiculaire. Le coût d’achat de l’hCG étant inférieur à celui de la LH recombinante, nous privilégions son utilisation lors des TP

Bénéfices attendus

Grâce à ce TP, le étudiants pourront apprécier l’effet stimulateur de la LH (hormone lutéinisante) sur la production de testostérone et mettront en évidence la notion de régulation endocrine (régulation hormonale via la circulation sanguine). Ils verront que cette réponse est rapide (quelques minutes). Pour le lot d'animaux désensibilisés, ils constateront que le testicule n’est plus capable de répondre à une deuxième stimulation ce qui illustre l’effet inhibiteur d’un stimulant sur sa propre cellule cible.

Procédures

Injection 48h avant le TP : 1 min. Procédure chirurgicale: 30 minutes. Prélèvements sang : 4 prélèvements de 5 secondes chacun espacés de 15 minutes.

Impact sur les animaux

Le jour du TP, la pose d'un cathétèr dans la carotide peut entrainer une insuffisance respiratoire. Lors du TP, 2 enseignants ayant validé la formation chirurgie sont présents. Si l'animal est en insuffisance respiratoire une trachéotomie est éffectuée par ces enseignants. L’injection d’hCG est sans incidence sur l’état général des animaux. Cependant, l'état des animaux est surveillé jusqu’au jour du TP. Les injections 48h avant le TP peuvent conduire à un stress lié à la préhension et la contention de l’animal plus qu’à la douleur induire par l’injection. Pour ces raisons, les injections sont réalisées par une personne expérimentée, limitant le temps de préhension. les animaux sont de plus manipulé quotidiennement pendant 1 semaine avant l'injection. D’autre part, dans de cas très rares pouvant conduire à la mort de l’animal (problème du site d’injection), l’animal peux montrer des signes de douleurs (prostation inhabituelle et emissions de vocalises).

Devenir

Les animaux sont euthanasiés car volume sanguin prélevé étant trop important pour pouvoir les garder en vie.

Remplacement

Le but de ce TP étant de faire découvrir des pratiques de chirurgie à des étudiants , il est impossible de remplacer les animaux par des systèmes ex vivo, in vitro. L'utilisation des animaux dans ce projet est justifiée par l'absence d'alternatives non animales capables de reproduire l'ensemble des phénomènes biologiques complexes observés lors de la stimulation répétée avec de l'hCG, ainsi que par la nécessité d'enseigner des gestes chirurgicaux pratiques aux étudiants. Les modèles in vitro et in silico ne peuvent pas remplacer un organisme vivant pour cette étude, car ils ne reproduisent pas les interactions physiologiques et systémiques nécessaires pour comprendre les mécanismes d'action de l'hCG et la réponse des cellules de Leydig

Réduction

Nombre d'animaux: Afin de pouvoir répondre à la question scientifique posée, 4 combinaisons d'injection sont réalisées et comparées nombre animaux (320 rats sur 5 ans). Afin de permettre une conclusion générale avec un nombre d’animaux suffisant, les résultats des différentes salles de TP sont mis en commun permettant d'éffectuer un test statistiques prenant en compte la variabilité interindividuelle. Ainsi, il nous est possible de limiter le nombre d'animaux à 1 rat (1 combinatoire de traitement) pour 2 étudiants.

Raffinement

Les animaux sont habitués à la manipulation de sorte à réduire le stress. Les injections ne génèrent pas de souffrance pour l'animal. Cependant, les animaux sont observés durant 5 minutes après injections en cas de signes de douleur les animaux sont mis à mort avec du pentobarbital. Au cours de la chirurgie, suite à l'utilisation d'analgésie et d'anesthésie à isoflurane , l'hypothermie et une insuffisance respiratoire et cardiaque seront suivis. Durant tout le protocole nous avons mis en place des points limites.

Choix des espèces

Nous travaillons sur des rats mâles adultes puisque nous analysons la désensibilisation des cellules de Leydig adultes qui sont des cellules testiculaires. Les animaux sont à l'âge adulte (environ 3 mois) afin que l'axe gonadotrope soit mis en place. Les rats permettent d'obtenir un volume sanguin suffisant pour permettre le dosage de testosterone par dosage radio_immunologique.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Cochons : 120
Souffrances
▲ 120
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

Former des internes en chirurgie, pas produire des connaissances : 120 porcelets de 40 kg sont opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal est opéré pendant environ trois heures par quatre chirurgiens de spécialités différentes, qui enchaînent sur lui des gestes thoraciques, abdominaux, digestifs et vasculaires. Le porteur présente cette mutualisation comme une mesure de réduction, tout en indiquant que la demande annuelle d'inscriptions est quatre fois supérieure à ce qu'il peut accueillir. Il affirme que les simulateurs et la réalité immersive ne permettent pas d'apprendre à gérer une hémorragie, et conclut que le recours à l'animal vivant est "indispensable".

Objectifs

Ce projet a pour objectif de former des internes en chirurgie aux techniques chirurgicales spécialisées par coeliscopie ou laparotomie en chirurgie thoracique, abdominale, digestive, vasculaire... Plusieurs chirurgiens de différentes spécialités pratiquent sur le même porcelet (4 chirurgiens/porcelet) pour limiter le nombre d’animaux utilisés. Ainsi sur un même animal, plusieurs techniques de diverses spécialités sont réalisés. La durée de la chirurgie sera d’environ 3h.

Bénéfices attendus

Le DES permet aux internes en chirurgie de se former sur des techniques spécifiques de chirurgie pour à terme obtenir le DES et transposer ces techniques chez l’humain.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale d’environ 3h, sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Le transport de l’animal au bloc opératoire et la chirurgie, sont les deux points où l’animal pourrait ressentir du stress, douleur ou souffrance. Afin de d’éviter cela, des protocoles dédiés sont réalisés pour la sédation, l’anesthésie et l’analgésie.

Devenir

Respect du protocole des « animaux sans réveil », selon la réglementation.

Remplacement

Nous n'avons pas les moyens techniques, à ce jour, pour remplacer cette formation par des méthodes in vitro ou artificielles. La pratique sur le vivant est indispensable pour acquérir et maîtriser les techniques de chirurgie viscérale pour pouvoir ensuite, une fois le diplôme obtenu, les appliquer sur l‘humain. Ces animaux sont opérés sous anesthésie générale. Il existe des méthodes d’entrainement en chirurgie tels que les simulateurs haute et basse fidélité ou la réalité immersive. Cependant, ces dispositifs ont leurs limites. Dans le cadre de notre formation, ils ne permettent pas d’appréhender la gestion de l’hémostase (hémorragie), la faisabilité d’un prélèvement d’organe et de sa réimplantation, la gestion d’une fuite de liquide cérébro-spinal. C'est pourquoi, le recours au modèle animal vivant est indispensable pour acquérir et maîtriser les techniques de chirurgie pour pouvoir ensuite, une fois le diplôme obtenu, les appliquer sur l‘humain.

Réduction

Nous avons de très nombreuses demandes d’inscriptions sur les formations proposées, la demande annuelle est multipliée par 4. Nous avons investi dans des simulateurs virtuels et nous utilisons des sous-produits animaliers pour réduire le nombre annuel d’animaux vivants. Nous prévoyons 24 animaux/an (soit 120 animaux/5 ans). Ce nombre sera revu à la baisse et uniquement à la baisse en fonction du nombre d’internes inscrits. De plus, toujours dans l’objectif de réduire le nombre d’animaux, plusieurs chirurgiens pratiquent sur le même animal ; plusieurs chirurgiens effectuent plusieurs gestes de diverses spécialités sur un même animal, toujours dans l'objectif d’utiliser moins d’animaux.

Raffinement

La pose d'un cathéter permet de réduire le nombre d'injections. L'utilisation d'un monitoring lors de l'anesthésie (avec mesure des constantes : saturation d'oxygène, fréquence cardiaque, pression artérielle...) permet de définir des points limites précoses et de prendre les décisions sur le devenir de l'animal.

Choix des espèces

Le porcelet de 40 kg est l'animal le plus proche de l'anatomie humaine car la taille de ses organes et son métabolisme permet aux chirurgiens de se mettre en situation similaire à la chirurgie d'un patient humain. Nous pouvons utiliser la même instrumentation et les gestes techniques sont les même que chez un patient opéré. Les porcelets utilisés sont des jeunes adultes de 3 à 4 mois d'environ 40 kg. Le choix de ce stade de développement est tout simplement dû au poids de l'animal approchant du poids moyen d'un jeune humain. Un poids supérieur poserait un problème de manipulation (pas de matériel de levage adapté). De plus, ce modèle permet d’utiliser les mêmes instruments que chez l’humain.

  • Formation professionnelle
Souris : 1000
Rats : 80
Cochons d'Inde : 80
Hamsters dorés : 70
Hamsters de Chine : 10
Lapins : 80
Cochons : 20
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1340
▲ -
Devenir
 20
 -
 40
 1280

Former le personnel aux gestes techniques d'une activité de recherche et développement, sur des animaux vivants, constitue l'objet de ce projet. 1 340 animaux non-humains vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 1 000 souris, 80 lapins, 80 rats, 80 cochons d'Inde, 70 hamsters dorés, 10 hamsters de Chine et 20 cochons. Chaque séance comporte une à trois interventions par animal sur trente minutes, injections, prises de sang, anesthésies parfois répétées, lavages broncho-alvéolaires avec chute de la saturation en oxygène, le porteur reconnaissant que les personnes à former ne maîtrisent pas les gestes et peuvent provoquer saignements et douleurs par erreur technique. Quarante animaux seront réutilisés et vingt lapins ou cochons placés en adoption quand les conditions le permettent, les 1 280 autres étant tués, et le porteur justifie l'ensemble par une obligation réglementaire de formation qu'il qualifie d'"indispensable".

Objectifs

- Educatif : La formation sur animaux est indispensable pour la qualification du personnel et la maitrise des gestes techniques et ainsi pouvoir observer que ceux-ci correspondent bien aux règles de l’art et qu’aucun impact clinique n’est constaté suite à la réalisation des gestes techniques. - Réglementaire : La formation du personnel avec démonstration de la compétence est une obligation réglementaire (décret 2013-118, section 6, sous-section 4, paragraphe 2).

Bénéfices attendus

La formation du personnel aux gestes techniques permet d’avoir des personnes parfaitement formées et compétentes, et travaillant de façon harmonisée avec du matériel optimisé. Les bénéfices sont principalement éthiques : pour le bien-être de l’animal manipulé (raffinement), ainsi que pour consolider la reproductibilité du geste et donc éviter d’avoir à refaire l’étude (réduction). Des gestes maitrisés permettent également de limiter le risque de blessure pour l’opérateur

Procédures

Les animaux sont soumis à des sessions de formation à l’administration de produits non irritants et/ou de prélèvements de sang. Par séance de formation, ils vivront entre 1 et 3 interventions ; pour une durée totale de 30 minutes

Impact sur les animaux

Les nuisances sont : - la sensation de piqûre de l’aiguille pour les injections et prélèvements. - l’anesthésie potentiellement répétée notamment pour certains types de prélèvements sanguins - la chute de la saturation en oxygène du sang pendant quelques minutes dans le cas des lavages broncho-alvéolaires. Par définition, les personnes à former ne maitrisent pas complètement les gestes techniques. Bien qu’une formation théorique préalable et un accompagnement par une personne compétente soit assurés, il est possible que des erreurs techniques surviennent induisant des effets indésirables comme des saignements de faible intensité et de courte durée lors des prélèvements sanguins, ou de légères douleurs induites par une injection dans un compartiment non adéquate (péri-veineux ou intra-intestinal par exemple).

Devenir

Lorsque cela est possible (pas de formation au prélèvement terminal, pas de procédure invasive, bon état de santé de l’animal, pas d’hébergement dans un milieu bioconfiné, statut sanitaire compatible, structure d’accueil identifiée et disponible), des démarches de réutilisation, de replacement et/ou d’adoption sont enclenchées. Lorsque toutes les conditions ne sont pas réunies, les animaux sont euthanasiés en fin de procédures expérimentales.

Remplacement

Lorsque cela est possible, les gestes sont réalisés sur des matières non vivantes (plastique, textile, tissus morts, ou composition diverse) afin de s’entrainer au geste avant de pratiquer sur animal vivant. Des dispositifs ont déjà été testés, tous n’ont pas été retenus (ex : des animaux en plastique trop rigides pour s’entrainer à de la contention). Une veille scientifique est assurée par notre équipe (vétérinaires, managers, techniciens) via les publications, le réseau, la visite d’un centre de formation aux gestes techniques sans animaux, les formations (ex : ComEd), etc. afin de ne rater aucune opportunité à la formation sans animaux vivants.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est raisonné selon le nombre de personnes à former, l’expérience de ces personnes, le nombre de techniques à apprendre, la difficulté technique, le nombre de techniques réalisables sur un même animal et sur la base des expériences terrain comme étant le minimum pour s’assurer qu’une personne maîtrise un geste technique. Aucune approche statistique n'est envisageable pour ce projet, le nombre d'animaux utilisé étant tributaire du nombre de personnes à former et de leur niveau initial. Dans la mesure du possible, des animaux d’autres procédures pourront être utilisés pour cette formation. Pour qu’ils soient réutilisés, il faut que la procédure précédente soit considérée comme « légère ou modéré» et qu’ils soient en bon état de santé. Aucun animal ayant subi une procédure sévère ou ne présentant pas un bon état général ne pourra être utilisé pour la formation. Enfin, un effort de réduction est appliqué chez les rongeurs par l’utilisation d’un appareil d’imagerie qui permet de visualiser la localisation de l’injection (IC, IP, IM, ICe ou SC) -et donc valider le geste technique sans avoir à euthanasier l’animal - permettant ainsi de réutiliser l’animal par la suite.

Raffinement

Moyens entrepris au niveau du projet ou de la procédure pour réduire le niveau de souffrance : une formation théorique est dispensée à l’arrivée des personnes avec du texte, des supports visuels (photos, vidéos). Avant maitrise des gestes de prélèvements et d’administration (hors IP), les animaux sont anesthésiés.

Choix des espèces

La formation du personnel doit prendre en compte toutes les espèces sur lesquelles il est amené à réaliser des gestes techniques dans le cadre des projets de recherche. Ces espèces sont définies et justifiées dans les protocoles des procédures de R&D. Le programme est développé en lien avec le responsable du suivi des compétences et le manager. D’autres aspects techniques sont aussi à prendre en compte : taille des animaux (voie ou volume des administrations, volume de prélèvement,…). Ces espèces correspondent aux espèces déclarées et validées dans l’agrément d’établissement utilisateur, ainsi qu’aux espèces déclarées dans les projets de recherche et développement. Ce sont donc les espèces pour lesquelles le personnel doit être formé s’il ne l’est pas déjà Les animaux utilisés sont ceux demandés dans les protocoles d’étude de la R&D. Les souris peuvent être utilisées nouveau-nés dans le cadre de besoin projet (ex : développement de candidat vaccin pour des nouveau-nés). Si des souriceaux âgés entre 24h et

  • Formation professionnelle
Souris : 300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 300

Les souris sont tuées à la fin de la formation pour que le personnel s'exerce aux méthodes de mise à mort. 300 d'entre elles vont être utilisées sur cinq ans, à raison de quinze tous les trois mois, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris subit successivement tous les gestes du programme : gavage quotidien pendant sept jours, injections sous-cutanées et intrapéritonéales tous les trois jours, prélèvement sanguin hebdomadaire sous anesthésie, tests de motricité, de stress et de mémoire chaque semaine. Le programme entretient les compétences techniques d'une équipe de zootechnie de trois personnes, que le porteur prévoit de doubler.

Objectifs

L’objectif principal du projet est de garantir la formation complète et continue du personnel de notre centre de recherche préclinique, dans le respect des normes éthiques et réglementaires, afin d'assurer le bien-être animal lors des expérimentations. Pour ce faire, plusieurs modules de formation sont proposés à l’ensemble du personnel utilisant des animaux à des fins scientifiques. Ces formations, exclusivement axées sur le modèle murin (souris), couvrent les thématiques suivantes : • Techniques de contention : méthodes appropriées pour manipuler les souris en minimisant leur stress. • Administration des substances : Par voie sous-cutanée Par voie intra-péritonéale (dans la cavité péritonéale : ventrale) Par gavage • Pratiques d'anesthésie : utilisation d’un appareil à chambre d’anesthésie (Induction et maintien sous anesthésie). • Prélèvements : Prélèvement sanguin en sous-mandibulaire • Tests de comportement pour évaluer le stress et la locomotion •Mise à mort : formation du personnel sur les méthodes de mise à mort du laboratoire. Ces formations visent à harmoniser les pratiques et à renforcer les compétences techniques du personnel, tout en maintenant un haut niveau d'exigence en matière de bien-être animal.

Bénéfices attendus

La formation en interne du personnel offre plusieurs bénéfices. Elle garantit une meilleure maîtrise des procédures spécifiques à l'établissement, renforçant ainsi la conformité aux réglementations éthiques et légales. En assurant une formation uniforme, elle favorise la réduction du stress et de la variabilité expérimentale, ce qui améliore la qualité des données obtenues. De plus, elle permet un suivi continu et une adaptation rapide aux nouvelles pratiques ou technologies, tout en renforçant l'engagement du personnel envers le bien-être animal. Enfin, elle contribue à créer une culture de responsabilité et de sensibilité éthique au sein de l'organisation.

Procédures

Interventions sur animaux, chaque souris est utilisée pour toutes les interventions : 1) Administration par gavage sur souris vigiles (Durée 15 sec ; 1x tous les jours pendant 7 jours) 2) Contention et administration sous-cutanée et intra-péritonéale (1x tous les 3 jours, 30 sec) sur souris vigiles. 3) Prélèvement sanguin (1x/7 jours, pendant semaines, durée 2 min) sur souris anesthésiées. 4) Tests de comportement pour évaluer la motricité, le stress ou encore la mémoire (1x par semaine, durée 10 min) sur souris vigiles.

Impact sur les animaux

Les techniques utilisées pour manipuler les souris et administrer des substances peuvent leur provoquer un stress important. Ce stress peut être causé par les manipulations répétées, les prises de sang, ainsi que les injections, qui peuvent entraîner des douleurs et des hématomes. Les tests comportementaux et les interventions sur des animaux éveillés génèrent également du stress, parfois prolongé, à cause de l'inconfort et de la peur occasionné Les prélèvements sanguins fréquents, réalisés chaque semaine, peuvent entraîner des effets indésirables comme de la fatigue, des ecchymoses ou une déshydratation. De plus, l'anesthésie peut également provoquer un léger stress. Cependant, nos méthodes d'euthanasie sont spécifiquement conçues pour limiter le stress des animaux.

Devenir

A l’issu des formations les souris seront mises à mort pour permettre au personnel de se former aux méthodes de mise à mort.

Remplacement

L'utilisation d'animaux est indispensable pour ces formations, dont l'objectif est précisément de former le personnel à l'expérimentation animale. Cependant, lors des premières étapes de formation, telles que la contention, l'administration sous-cutanée ou l'euthanasie, des modèles mimant l'animal peuvent être utilisés. Cette approche permet au personnel d'acquérir les gestes techniques de base tout en réduisant l'exposition initiale des animaux à des manipulations potentielles, assurant ainsi une meilleure préparation avant les interventions sur des sujets vivants.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire pour ce projet a été estimé sur la base des besoins en formation du personnel. Nous prévoyons l'utilisation de 15 souris tous les trois mois, pendant une période de 5 ans, pour assurer la formation continue et complète de notre équipe. L'équipe de zootechnie actuelle se compose de 3 personnes, et ce nombre devrait doubler au cours des prochaines années. L’estimation repose sur le nombre d'expérimentations et de techniques que le personnel doit maîtriser, ainsi que sur la fréquence des formations pour chaque nouveau projet ou nouvel arrivant. La période de trois mois correspond aux sessions de formation, et cette fréquence pourra être réduite selon les besoins des projets et des nouveaux arrivants. Le nombre de souris par session de formation sera également ajusté en fonction des besoins spécifiques. Chaque animal sera utilisé pour l’ensemble des gestes et procédures nécessaires à la formation, maximisant ainsi l'utilisation de chaque individu dans le cadre des objectifs d’apprentissage.

Raffinement

Le bien-être des animaux sera suivi tout au long de nos formations. Les souris seront toujours hébergées en groupes dans des cages avec une surface réglementaire, avec un libre accès à l’eau et la nourriture. Un suivi des animaux a été mis en place en accord avec le comité de suivi du bien–être animal de notre établissement pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal. Les animaux sont hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et auront à disposition des igloos, des bâtons à ronger et cotons pour la nidification. Les animaux seront suivis quotidiennement, permettant la détection précoce d’anomalies éventuelles. Des périodes d’acclimatations à l’hébergement comme à la manipulation permettront de limiter l’angoisse des animaux. Enfin, les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie générale gazeuse afin de minimiser le stress induit par cet acte sur les animaux.

Choix des espèces

Notre laboratoire n’est équipé que pour l’hébergement de souris, ainsi l’ensemble des formations dispensées au sein de notre laboratoire sera réalisé chez la souris. Des souris à différents stades de développement (Post-sevrage, juvéniles, adultes, adultes âgés) seront utilisées lors les formations, permettant au personnel de s'exercer aux gestes techniques sur des animaux de tailles variées. Cette approche offre également l'opportunité d'observer et de mieux comprendre les différentes étapes du développement de la souris, favorisant ainsi une adaptation des pratiques en fonction des spécificités liées à chaque stade.

  • Enseignement supérieur
Souris : 180
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 180
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 180

Deux injections, sept ponctions à la veine caudale et six tests comportementaux par séance, exécutés par des étudiants de première année en cours de formation. 180 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue puis congelées pour servir aux séances de dissection. Le porteur indique que les manipulations peuvent provoquer une hypoglycémie "potentiellement sévère" et des effets psychotropes, dans une pièce qu'il décrit lui-même comme bruyante et agitée. La finalité déclarée est l'obtention du certificat d'expérimentation animale de niveau applicateur, que l'arrêté du 1er février 2013 conditionne à la manipulation d'animaux vivants. Le même RNT annonce deux injections par animal, puis précise qu'une seule sera réalisée lors des travaux pratiques.

Objectifs

Les manipulations sont menées dans le cadre des Travaux pratiques du module de physiopathologie - pharmacologie in vivo destinés aux étudiants de 1ère année de Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) du département génie biologique parcours Biologie médicale et Biotechnologie (BMB). En effet, les compétences visées dans ce module sont de savoir « mettre en oeuvre les techniques d’expérimentation animale pour des études du métabolisme et de pharmacodynamique ». Les modalités de mise en oeuvre indiquées dans le Programme Pédagogique National (PPN) sont « l’évaluation en TP de l’activité biologique de molécules médicamenteuses de référence sur des modèles in vivo ». De plus, certains étudiants effectuent leur stage dans es établissements utilisateurs d’animaux, ou y postulent pour faire des vacations, une poursuite d’étude en alternance, ou encore, pour un emploi. Il est donc très intéressant pour eux d’avoir des connaissances théoriques et pratiques sur l’expérimentation animale.

Bénéfices attendus

Cet enseignement permettra aux étudiants de découvrir le monde de l'expérimentation animale, de pouvoir passer le Certificat d’expérimentation animale niveau applicateur et de pouvoir travailler pendant l’année scolaire comme vacataire dans un établissement utilisateur d’animaux. Ce projet permettra aux étudiants d'acquérir la compétence " Mener des études à l'échelle de l'organisme et de la cellule en biologie de la santé" exigées dans le cadre du BUT parcours BMB. L'acquisition de cette compétence nécessite pour l'étudiant de maitriser un certain nombre d'apprentissages critiques (AC) qui sont, pour cette compétence : Mettre en oeuvre des procédures expérimentales d'études physiologiques. Le contenu de ce projet répond ainsi à ces apprentissages critiques et entre donc dans le processus d'acquisition de cette compétence en complément des autres enseignements théoriques et pratiques de la Ressource "Physiologie et Expérimentation animale" et de la Situation d’Apprentissage et d’Evaluation (SAé) associée.

Procédures

Les animaux seront observés de façon détaillée avant le début de chaque séance de Travaux pratiques (TP) afin de s’assurer que les animaux sont sans signes cliniques avant chaque séance de TP. Les animaux seront à jeun au maximum 6h. Les animaux vigiles recevront 2 injections. 7 prélèvements au niveau de la veine caudale seront effectués afin d’étudier l’impact de l’insuline ou de la solution de glucose sur la glycémie. Ces manipulations se font sur animaux vigiles avec une légère contention et durent entre 1 à 2 min. Des tests comportementaux pourront être effectués afin d’étudier l’impact de psychotropes sur les souris. 6 tests seront effectués, chacun durant quelques minutes. 6 tests de comportement sont réalisés et la durée des tests est de 30 secondes à 2 minutes maximum. Pendant le reste du TP les étudiants observent les animaux pour observer les signes cliniques éventuels. Lors d'une autre séance, les animaux recevront 2 injections et 5 tests de salivation seront effectués Ces manipulations se font sur animaux vigiles avec une légère contention et durent environ 1 minute par mesure.

Impact sur les animaux

Les animaux seront manipulés par des étudiants en cours de formation, sous la surveillance d'un ou deux enseignants formés. Cela peut entrainer du stress pour les animaux d'être manipulés par différentes personnes. Les procédures appliquées peuvent entrainer des nuisances (prélèvements répétés, hypoglycémie potentiellement sévère, effets psychotropes, etc.) De plus l’environnement de la pièce de manipulation pourra être bruyant avec de l’agitation. Il est à noter qu’une seule injection par animal sera réalisée lors de TP.

Devenir

A la fin des séances de Travaux pratiques (TP) les animaux sont euthanasiés. Les animaux euthanasiés seront congelés afin d’être utilisé dans d'autres séances de TP de dissection.

Remplacement

Pour cet apprentissage, il n’est pas possible de remplacer l’utilisation des animaux vivants par une autre méthode pour observer et manipuler rats et souris. Les objectifs de ces TP sont d’être capable de mettre en oeuvre les techniques d'expérimentation animale pour des études de toxicologie, de pharmacocinétique, d’études du métabolisme ou de pharmacodynamie. Afin de respecter le programme national publié en 2021 par le ministère, un remplacement n’est pas possible dans ce contexte car, les titulaires du diplôme BUT du département génie biologique parcours Biologie médicale et Biotechnologie (BMB) pourront être en mesure d’intervenir en expérimentation animale in vivo et in vitro. De plus, la certification en expérimentation animale « niveau applicateur » ne peut être obtenu qu’après manipulation sur animal vivant (arrêté du 1er fevrier 2013).

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été réduit au maximum en prenant en compte que la formation s’adresse à de 2 groupes de 15 étudiants. Concernant les séances de TP les étudiants seront 4 pour un enseignant présent. Dans ce TP, afin de limiter le nombre d'animaux utilisés, les étudiants sont regroupés par binôme ou quadrinôme. De plus, les animaux morts sont utilisés ensuite pour des séances de dissections en travaux pratiques.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe dans des cages standards aux normes européennes, avec enrichissement. Le bienêtre des animaux est suivi quotidiennement. Sous la surveillance d’un enseignant ou d’un responsable de l’animalerie, les étudiants, en petit groupe, s’assurent du bien-être des animaux chaque jour (vérification de la nourriture, eau), des friandises adaptées peuvent être données (si cela n’impacte pas les TP), des bouts de bois, pour ronger et du papier (pour les nids) sont mis dans les cages. Il est demandé aux étudiants de ne pas mettre de parfum, ou déodorants forts, d’éteindre leurs téléphones et de chuchoter lorsqu’ils sont dans l’animalerie. Des points limites adaptés sont également mis en place lors de la manipulation, notamment en étudiant le comportement de l’animal. Un anesthésique local (Lidocaïne) sera utilisé avant les prélèvements au niveau de la queue de l’animal. Une attention particulière sera apportée aux souris lors de ce TP surtout pour les animaux ayant reçu une injection d’insuline car une diminution brutale de la glycémie peut être provoquée entrainant une hypothermie et donc des tapis chauffants seront utilisés lors de ces TP afin d’éviter les hypothermies. Des friandises seront données aux animaux à la fin des TP.

Choix des espèces

Les rongeurs sont les animaux les plus utilisés en expérimentation animale. Ce sont donc des animaux sur lesquels les étudiants seront susceptibles de travailler. De plus, la souris est un modèle qui est adapté à ce type d’expérience : en effet, les mesures réalisées ici sont directement extrapolables à l’homme, permettant ainsi d’illustrer et approfondir les enseignements de physiologie. Les animaux seront des adultes, car il n’y a pas besoin de condition d’âge particulière, et que la taille est ainsi suffisante.