Formation professionnelle

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  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 1500
Rats : 1500
Lapins : 1950
Souffrances
▲ -
▲ 4500
▲ 450
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4950

Injections dans le vitré, implants cousus dans la conjonctive, la sclère ou la cornée, collyres administrés jusqu'à huit fois par jour : 1 500 souris, 1 500 rats et 1 950 lapins vont être utilisés pour provoquer chimiquement une dégénérescence de la rétine, puis tester des substances censées la freiner. 4 500 relèvent d'un niveau de souffrance léger, 450 d'un niveau modéré, et le porteur reconnaît que l'œil injecté subira une altération permanente de la vision. Il affirme par ailleurs que les maladies neurodégénératives ne sont pas douloureuses chez l'humain et transpose ce constat aux autres animaux. Tous seront tués pour analyse des tissus et dosage des produits, le projet servant aussi à la formation professionnelle et à des tests réglementaires d'efficacité.

Objectifs

La rétine est un tissu hautement spécialisé qui tapisse le fond de l'œil. Elle est composée de différents types cellulaires, elle repose sur l'épithélium pigmentaire rétinien (RPE) qui assure la survie et le bon fonctionnement des photorécepteurs: les cellules qui reçoivent le signal lumineux et le transforment en influx nerveux. Le signal est transmis et modulé par les autres cellules de la rétine, les cellules horizontales, bipolaires, amacrines et les cellules gliales, jusqu'aux cellules ganglionnaires dont les axones forment le nerf optique. Le nerf optique conduit le signal jusqu'au cerveau qui construit les images. Les maladies dégénératives de la rétine affectent un ou plusieurs types cellulaires. Ces maladies sont variées, liées au vieillissement comme la DMLA, héréditaires comme les rétinites pigmentaires, associées aux complications du diabète, ou encore à des traumatismes (décollement de rétine), elles entrainent soit directement l'atteinte des photorécepteurs, soit d'abord la détérioration de la RPE puis des lésions de photorécepteurs consécutives, il en résulte une baisse voire une perte de la vision pour l'œil atteint. Des auteurs ont utilisé les propriétés toxiques de certaines molécules envers des types cellulaires de la rétine afin de créer des modèles expérimentaux de dégénérescence rétinienne. Ces modèles expérimentaux permettent d'étudier les mécanismes des maladies mais aussi de tester des traitements potentiellement neuroprotecteurs. Le but de ce projet est de mettre place, en se basant sur les données bibliographiques, des modèles expérimentaux de dégénérescence rétinienne chez la souris, le rat et le lapin afin de tester l'efficacité de substances neuroprotectrices.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de participer à la recherche de nouveaux traitements neuroprotecteurs de la rétine.

Procédures

Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection intrapéritonéale, intraveineuse ou intra vitréenne. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope, electrorétinogramme), réalisées chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes et se produit une fois par semaine. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), par voie sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces procédures ne durent que quelques secondes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois par jour (dans la majorité des cas 6 à 8 administrations maximum par jour). Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leur fréquence est limitée, une à deux fois par semaine. Les administrations de produit par pose d’implant nécessitent une anesthésie et éventuellement des points de sutures au niveau des conjonctives, de la sclère ou de la cornée. Cet acte chirurgical dure cinq minutes tout au plus et sera réalisé généralement une seule fois, puisque l’implant à vocation à délivrer son contenu sur une longue période. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements se feront sur animal vigile et le temps nécessaire aux prélèvements ne dépassera pas les 5 minutes par animal.

Impact sur les animaux

Les maladies neurodégénératives ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l’animal. Outre les nuisances dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant, la pathologie devrait entrainer une altération permanente de la vision sur l'oeil ayant reçu l'injection. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une douleur légère et de courte durée notamment lors de l’anesthésie. Au cours de l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un stress est attendue. Elle sera minimisée par l’utilisation de tapis chauffant, de lampe chauffante ou d’armoire de réveil chauffée en fonction des espèces.

Devenir

Le animaux seront mis à mort pour des analyse de tissus ou dosages de produits.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse ...) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Compte tenu de la complexité de l’organe et en l’absence de modèle alternatif, le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques avec possibilité d'effectuer des comparaisons multiples; chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. La possibilité d'induire les deux yeux sera étudiée pour limiter le nombre d'animaux en étude si cela est compatible avec le mode de traitement. L'induction de la pathologie dans l'œil entraine une altération partielle et permanente de la vision, nous avons déjà expérimenté ce modèle dans notre laboratoire, il n'a pas été observé d'altération de comportement des animaux envers leurs congénères ou concernant la prise alimentaire. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés par deux au minimum en première intention, avec différents enrichissements adaptés à l'espèce. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum.

Choix des espèces

Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Le choix de l’espèce se fera en fonction de la quantité et des caractéristiques des produits à administrer. Les animaux sont de jeunes adultes, les lapins inclus auront minimum 8 à 12 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles et qui correspond à la maturité visuelle chez ces animaux

  • Formation professionnelle
Chats : 160
Chiens : 140
Souffrances
▲ 40
▲ 260
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Devenir
 -
 -
 260
 40

Former du personnel aux prélèvements et aux administrations sur carnivores domestiques : 160 chats et 140 chiens vont être utilisés, 40 d'entre eux anesthésiés puis tués avant tout réveil, les 260 autres subissant des procédures d'un niveau de souffrance léger avant d'être gardés vivants pour être réutilisés. Les stagiaires s'exercent à la contention, aux prises de sang et aux injections sous-cutanées, intrapéritonéales, intraveineuses, orales, intranasales, oculaires et auriculaires, à raison d'une à trois séances par semaine. Un même animal peut être utilisé jusqu'à trois fois par geste, cinq fois pour la voie auriculaire, et la voie intracardiaque sert à la fois au prélèvement et à l'injection du produit qui le tue. Le porteur affirme qu'aucun effet insupportable n'est prévu, tout en décrivant les gémissements, les sursauts et les hématomes possibles quand une technique n'est pas encore maîtrisée.

Objectifs

Il est essentiel que toute personne travaillant avec des animaux suive un programme de formation initial, ainsi qu'une formation continue régulière. Cette approche garantit que les individus sont qualifiés et compétents dans leur manipulation des animaux, ce qui est crucial pour assurer leur bien-être. De plus, toute nouvelle technique ou procédure requiert une formation spécifique avant sa mise en pratique, afin de maintenir des normes élevées de compétence et de qualité dans les gestes réalisés. Ces pré-requis sont indispensables pour garantir le respect et le bien-être des animaux impliqués.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ces formations sont étroitement liés aux principes des 3R : 1- Raffinement : La formation du personnel permettra de réduire le stress, l'inconfort et la durée des manipulations sur les animaux. En acquérant des compétences techniques solides, le personnel sera en mesure d'effectuer les gestes de manière plus douce et précise, ce qui contribuera au bien-être des animaux impliqués. 2- Réduction : En assurant que le personnel est qualifié dès le départ et en maintenant leur compétence tout au long de leur carrière, on maximise les chances que les études soient menées correctement du premier coup. Cela réduit la nécessité de répéter les expériences, ce qui entraîne une limitation du nombre d'animaux utilisés à des fins expérimentales. Ces bénéfices se traduiront par une amélioration globale de la qualité des études menées, avec des résultats fiables et reproductibles. De plus, en mettant l'accent sur la qualification du personnel, on garantit une approche plus éthique et responsable dans l'utilisation des animaux à des fins de recherche.

Procédures

Dans le cadre de la formation du personnel, les animaux seront utilisés pour l'apprentissage, la manipulation, la contention, l'administration de substances par différentes voies, et les prélèvements sanguins. Le personnel se formera également à l'anesthésie et à l'euthanasie des animaux. Les animaux seront vigiles pour les prélèvements ou les administrations dont l’injection d’anesthésique serait plus douloureux que le geste technique lui-même (prélèvement sanguin ou administrations sous-cutanée par exemple. Les séances de formation seront de 1 à 3 par semaine avec les temps par geste techniques suivants: Pour les prélèvements de sang: 5 min par prélèvement, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant les volumes (24h), administration intra-péritonéale: 10 min par administration, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant la récupération d’une semaine entre 2 prélèvements, administration intra-veineuse: 10 min par administration, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant les temps de récupération (>24h), administration orale: 5 min par administration, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant les temps de récupération (>24h), administration intra-nasale: 10 min par administration, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant les temps de récupération (>24h), administration dans le cul-de-sac conjonctival: 10 min par administration, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant les temps de récupération (>24h), administration intra-auriculaire: 1 min par administration, un même animal pourra être utilisé au maximum 5 fois (1 fois par jour). Pour la voie intracardiaque, 10 min pour le prélèvement et l'administration de l’euthanasiant. Chaque administration ou prélèvement par cette voie se fera de façon unique.

Impact sur les animaux

Il est essentiel de souligner qu'aucun effet insupportable pour l'animal n'est prévu lors des formations. Cependant, il est possible qu'au cours de l'apprentissage, une technique non encore maitrisée provoque un inconfort chez l'animal. Cela peut se manifester par des signes de stress (comme des gémissements), des comportements anormaux (comme des sursauts) ou des manifestations physiques (comme des hématomes). Dans ce cas, le formateur a l'autorité d'interrompre immédiatement la séance pour le bien-être de l'animal. Une attention particulière et un suivi rigoureux, avec des limites clairement définies, sont mis en place pour prévenir toute souffrance inutile et assurer le bien-être des animaux tout au long de la procédure.

Devenir

Les animaux dans la procédure sans réveil sont mis à mort à la fin de la procédure. Tous les autres animaux sont gardés en vie à l'issue de leur procédure, afin de pouvoir être réutilisés, après avis du vétérinaire désigné et de la structure chargée du bien-être animal, prenant en compte un temps de repos suffisant en fonction de la procédure qui a été effectuée sur l'animal, ainsi que leur état de santé et des possibilités de réutilisation.

Remplacement

Bien que les méthodes alternatives telles que les vidéos de contention et de manipulation, les planches anatomiques, les mannequins ou les peluches apportent une valeur éducative importante, elles ne peuvent pas toujours reproduire les réactions comportementales spécifiques ou les particularités anatomiques d’un animal vivant. Nous reconnaissons la nécessité d'utiliser des animaux vivants dans certaines formations pour assurer que le personnel soit bien préparé à répondre aux besoins réels et variés qu'ils rencontreront. Cela permet de former les personnes dans des conditions réalistes et comparables à celles rencontrées lors des futurs besoins en étude, assurant ainsi une formation adéquate et efficace.

Réduction

Le nombre d'animaux prévu pour ce projet a été déterminé avec une précision rigoureuse, en s'appuyant sur une analyse rétrospective de la dernière autorisation de projet et des projections quantifiées concernant les besoins de formation pour les cinq prochaines années. Dans un souci d'éthique et de responsabilité scientifique, nous nous engageons à réduire au maximum l'utilisation des animaux. Pour optimiser cette réduction, chaque acte technique pourra être répété sur le même animal, à condition que celui-ci satisfasse à tous les critères de bonne santé et de récupération complète après les interventions antérieures. Cette méthodologie vise à minimiser la souffrance animale tout en assurant la validité scientifique et la qualité des formations dispensées.

Raffinement

Nous mettons tout en œuvre pour garantir le bien-être des animaux impliqués dans nos formations. Seuls des animaux en bonne santé sont inclus, et ils vivent dans des conditions optimales respectant les plus hauts standards de bien-être animal, incluant une température contrôlée, des espaces adéquats, et des groupes sociaux harmonieux. Nous leur offrons un environnement enrichi qui répond à leurs besoins comportementaux naturels, leur permettant de mordre, de grimper, se cacher et jouer ensemble via des périodes allouées aux jeux. Avant toute manipulation, nous instaurons une phase d'acclimatation pour réduire le stress des animaux. Durant cette période, les animaux et les formateurs apprennent à se connaître, favorisant une socialisation bénéfique. De plus, lors des procédures, la santé des animaux est surveillée quotidiennement par du personnel qualifié, avec des analgésiques disponibles si besoin et des points limites précis et spécifiques mis en place pour garantir leur bien-être. Lors de la formation aux techniques d'administration de produits, nous commençons toujours par utiliser des produits neutres, comme du sérum physiologique, avant de passer à d'autres substances telles que les anesthésiques. Cette méthode garantit non seulement la rigueur scientifique de nos procédures, mais aussi le respect et le bien-être des animaux tout au long du projet

Choix des espèces

Il s'agit de toutes les espèces de carnivores domestiques notées dans l'agrément et utilisées au sein de l'unité animale. Animaux sevrés (à partir de 8 semaines d’âge) et adultes peuvent être utilisés car représentés dans les études. Il est utile de se former sur de jeunes animaux sevrés, car les techniques de prélèvement, notamment, peuvent être plus difficiles à réaliser du fait du petit format des animaux

  • Formation professionnelle
Rats : 40
Chiens : 10
Souffrances
▲ 20
▲ 30
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 30
 20

40 rats et 10 chiens vont être utilisés dans ce projet, les rats opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, les chiens réutilisés ensuite dans d'autres procédures. Chaque chien peut subir quatre prélèvements de liquide synovial au genou, deux par articulation, plus deux injections intra-articulaires par genou, le tout sous anesthésie, avec un risque de gonflement, de douleur articulaire et d'infection. L'objectif déclaré est de former le personnel à ces gestes pour des études de toxicologie réglementaire préalables à la mise sur le marché de médicaments et de dispositifs médicaux. Le porteur ajoute que l'apprentissage sur ces deux espèces permet de transposer les compétences aux primates non humains, dont l'utilisation à des fins de seule formation n'est pas réglementaire.

Objectifs

L’établissement utilisateur est spécialisé dans la recherche pré-clinique et effectue des études de toxicologie et pharmacologies réglementaires (Bonnes Pratiques de Laboratoire, textes ICH M3(R2) et ICH S3A) indispensables à la mise sur le marché de médicaments, vaccins, dispositifs médicaux, thérapies, etc. Ce type d’études requièrent une qualification au poste et aux gestes techniques réalisés, afin de garantir la qualité des résultats et la validité des études, un objectif synergique des exigences 3Rs. Pour que ces études soient menées par du personnel qualifié, la formation initiale et continue du personnel aux nombreuses techniques de prélèvements et d’administration est primordiale. Ce projet a pour objectif de valider la faisabilité de l’administration intra-articulaire et du prélèvement de liquide synoviale chez le rat, ainsi que former le personnel à ces deux actes chez le chien afin de pouvoir l’effectuer dans le cadre d’étude de toxicologie et de pharmacologie réglementaire.

Bénéfices attendus

Ce projet assure la validation de l’injection intra-articulaire et du prélèvement de liquide synoviale chez le rat et la formation pratique à ces 2 gestes chez le chiens pour personnel concepteur et/ou réalisateur de procédures expérimentales afin de garantir la maitrise des gestes techniques nécessaires à la qualité des données expérimentales (précision, reproductibilité) et les respects des exigences 3Rs de réduction (liées à la qualité des études) et de raffinement (impact minimum des gestes techniques sur le bien-être des animaux : en particulier stress, anxiété, douleur) dans le cadre d’études pré-cliniques.

Procédures

Dans ce projet, les chiens peuvent être soumis à 4 prélèvement de liquide synovial (2 par articulation du genou), avec au moins 3 jours de repos entre 2 prélèvements et jusqu'à une semaine pour une même articulation. Ces prélèvements se font systématique sous anesthésie. Les rats peuvent être soumis à des prélèvements intra-articulaires terminaux uniquement (sous anesthésie, sans réveil) Chez ces deux espèces, deux injections intra-articulaire sous anesthésie par articulation du genou peuvent être faite avec au moins 1 semaine d'intervalle pour une même articulation et 3 jours entre 2 articulations afin de s'assurer de l'absence d'effets délétères de l'injection.

Impact sur les animaux

L’injection ou le prélèvement de liquide synovial peut entrainer un gonflement, une douleur au niveau de l’articulation, ou encore une infection si les conditions d’asepsie ne sont pas respectées.

Devenir

La procédure est une procédure légère : les animaux peuvent donc être ré-utilisés dans d'autres procédures, afin de réduire le nombre total d'animaux utilisés. Cette re-utilisation se fait sur décision vétérinaire prenant en compte l'ensemble des procédures dans lesquels l'animal a été et va être impliqué.

Remplacement

Il n’existe pas de modèles satisfaisants des articulations des rats et des chiens qui permettraient de ne pas utiliser d’animaux pour pratiquer ces deux gestes. Le recours à l’utilisation d’animaux de formation est donc nécessaire afin de maitriser les bons gestes in-vivo avant la manipulation et la réalisation d’actes sur des animaux d’étude. Cela permet également de suivre l’état clinique de l’animal à postériori de la formation, indiquant la bonne réalisation du geste ou non. L’utilisation de rats euthanasiées dans le cadre d’autres procédures ou une procédure sans réveil seront faites avant le passage à l’animal vivant.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux à commander spécifiquement en vue d’être utilisé pour ce projet, les animaux non euthanasiés ou non utilisés en fin d’étude et les animaux sentinelles seront réutilisés en 1er intention. De plus, afin d’optimiser l’utilisation de chaque animal et de réduire le nombre d’animaux de formation, les deux articulations du grasset pourront être utilisées deux fois chacune, avec au moins 3 jours d’intervalles entre 2 articulations et 1 semaines pour une même articulation afin de s’assurer de l’absence d’effet délétère. Enfin, lorsque cela est possible, les 2 gestes techniques (prélèvement de liquide synoviale et injection intra-articulaire) seront réalisés sur la même articulation, réduisant le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Tout lot de rats ou tout chien inclus dans ce projet fait l’objet d’un examen et d’une approbation du service vétérinaire afin de s’assurer du bon état de santé de chaque individu et, si besoin, d’exclure du projet ceux jugés inaptes à une utilisation en formation. Une traçabilité des animaux utilisés en formation est assurée, comme pour toute autre utilisation, et enregistrée comme toute autre utilisation des animaux sur le site, ce qui en permet le suivi et l’analyse en réunion SBEA. Chaque animal utilisé possède une fiche individuelle sur laquelle est documentée, à chaque utilisation, le(s) type(s) de gestes techniques pratiqué(s) en précisant les volumes d’administration et de prélèvement, les produits administrés, etc), ainsi que l’identification du collaborateur en formation et du tuteur présent lors de la session. Ces fiches individuelles sont consultables par le service vétérinaire et la SBEA dans le cadre du suivi de l'utilisation des animaux en formation. La ré-utilisation d’animaux issus d’autres procédures expérimentales de gravité réelle ‘’légère’’ ou ‘’modérée’’ permet l’utilisation d’animaux habitués à la contention et à la réalisation des gestes techniques, ce qui contribue à une diminution du stress de l’animal avant sédation. Enfin, le passage à la réalisation d’un geste technique sur l’animal vivant peut d’abord se faire sans réveil (pour les rats), afin de s’assurer de la bonne maitrise du geste et réduire au maximum le risque d’apparition de nuisances au réveil de l’animal. Les animaux sont hébergés collectivement. Cependant, un isolement pourra être effectué pendant 24h suivant la réalisation des gestes techniques afin de mieux observer l’apparition d’effets délétères. Cet isolement ne sera que physique, et fera l’objet d’enrichissement supplémentaires (ajout d'un jeux/objet supplémentaire non présent au quotidien dans les box d’hébergement, ainsi que des friandises cachées dans des copeaux propres). Tous les animaux hébergés dans l’établissement font l’objet d’un suivi quotidien. Les chiens font l’objet de sessions régulières d’habituation aux manipulations et contentions effectuées dans le cadre des études pré-cliniques, encadrées par un programme de training mis en place et suivi par la SBEA.

Choix des espèces

Ce projet est préliminaire à la réalisation d’études de toxicologie réglementaires (ICH M3(R2) et ICH S3A) in vivo chez le rat et le chien, il est donc important que le personnel soit formé sur ce type d’espèces. De plus, l’apprentissage de gestes techniques sur ces espèces permet ensuite de transposer les compétences acquises à d’autres espèces comme les primates non humains qui sont essentiels dans la recherche biomédicale mais dont l’utilisation dans un cadre de formation uniquement n’est pas règlementaire. L’âge des animaux utilisés dans la formation sera proche de l’âge des animaux lors des études. Pour les Rongeurs, à partir de 8 semaines, et pour les chiens à partir de 6 mois.

  • Formation professionnelle
Souris : 60
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

Des cellules tumorales sont injectées sous la peau de 60 souris, dont une partie immunodéficiente, dans des procédures classées en souffrance légère. Elles sont ensuite envoyées chez un partenaire qui organise un atelier d'apprentissage de l'échographie, à raison d'un animal par apprenant. Le porteur affirme qu'aucun point limite ne sera atteint et qu'il maîtrise parfaitement la croissance du modèle tumoral. Ce que deviennent ces souris une fois l'atelier terminé n'est pas précisé, aucun animal gardé vivant n'étant par ailleurs déclaré à l'issue du projet.

Objectifs

Dans ce projet, nous allons mettre en place un modèle tumoral sous-cutané afin de fournir des animaux porteurs de tumeurs à un partenaire qui organise un atelier de formation à l'échographie de modèles tumoraux. L'échographie est une technique très intéressante dans l'évaluation de la croissance tumorale en recherche préclinique, notamment sous-cutanée. En effet, elle permet une approche longitudinale moyennant uniquement une anesthésie gazeuse. Malheureusement, cette technique requiert un apprentissage de l'acquisition et de la lecture des signaux échographiques pour obtenir une analyse qui soit pertinente et en phase avec la réalité physiologique de la tumeur. Ce projet vise donc à permettre à des chercheurs de se former sur le modèle Souris afin d'améliorer les expériences réalisées dans le cadre de la recherche de nouveaux médicaments contre le cancer, chez l'Homme.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice de ce projet est de permettre la mise en place d'un atelier d'apprentissage de la technique d'échographie en oncologie sur le modèle souris. Cette compétence est rare et pourtant elle apporte un énorme bénéfice dans l'analyse longitudinale des projets de recherche fondamentale et appliquée dans le domaine de l'oncologie. Nous maitrisons parfaitement le modèle tumoral utilisé et nous pouvons nous assurer de la bonne mise en place de modèles tumoraux et notre partenaire est une référence dans l'analyse échographique et organise cet atelier pour former des chercheurs en oncologie utilisant le modèle Rongeur.

Procédures

Les animaux subiront une injection sous-cutanée qui dure quelques secondes. Si besoin, une anesthésie gazeuse sera pratiquée à ce moment, dont l'effet peut s'étendre sur quelques minutes.

Impact sur les animaux

Sur la durée du projet, nous n'attendons aucune nuisance sur ces animaux, en dehors du stress lié à l'injection. Par ailleurs, nous greffons des cellules tumorales que nous connaissons parfaitement et nous nous sommes assurés que la croissance de ces cellules n'atteigne jamais durant le projet un stade entraînant un risque pour l'animal.

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux seront envoyés chez notre partenaire pour la réalisation d'échographies.

Remplacement

Ce projet vise à développer des compétences en analyse par échographie de modèles tumoraux pour améliorer la recherche en oncologie. Seul le modèle animal permet cet usage et la souris est le modèle de référence pour ces études

Réduction

Nous prévoyons d'injecter 10 animaux dans ce protocole afin de permettre un atelier de formation avec 1 animal par apprenant. Le but du projet vise à réduire le nombre d'animaux employés en recherche préclinique en oncologie par la propagation de la compétence d'analyse échographique. En effet, l'approche longitudinale remplace les mises à morts à des stades étagés et permet donc une réduction globale dans ces projets. Amendement: Nous prévoyons pour les 5 sessions supplémentaires de formation de fournir 50 animaux, donc d'injecter 5 lots de 10 souris avec des cellules tumorales.

Raffinement

Les animaux seront injectés par voie sous-cutanée, soit un geste de quelques secondes. Ils seront surveillés quotidiennement et pesés 3 fois par semaine pour s'assurer de leur bien-être. Nous maitrisons parfaitement le modèle tumoral injecté et nous connaissons notamment sa croissance et les éventuelles conséquences sur la santé de l'animal. Nous pouvons affirmer qu'aucun point limite ne sera atteint pour ces animaux en lien avec le modèle tumoral, que ce soit en lien avec la taille de la tumeur ou son état (nécrose par exemple). Amendement: Pour les souris immunodéficientes, une surveillance quotidienne de l'état des animaux sera réalisée, une pesée hebdomadaire ainsi que la mise en place d'un suivi régulier de l'état général des animaux seront mis en place afin de s'assurer de la bonne santé de ceux-ci. De plus nous connaissons et maitrisons parfaitement les modèles tumoraux crées à partir des lignées tumorales injectées.

Choix des espèces

La souris est l'espèce la plus utilisée en recherche préclinique en oncologie Nous grefferons des animaux agés de 8 semaines pour lesquels nous avons la meilleure connaissance de la croissance tumorale.

  • Formation professionnelle
Souris : 600
Rats : 300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 900
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 900

Tués à la fin de chaque session de formation, faute de pouvoir être affectés à un autre projet, 600 souris et 300 rats subissent des gestes techniques d'apprentissage, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit au maximum deux gestes parmi injection intraveineuse caudale, injection intrapéritonéale, injection sous-cutanée, prélèvement submandibulaire et gavage, ce dernier étant le seul pratiqué sans anesthésie. Le porteur écrit lui-même que les animaux pourront être impactés par des gestes hésitants, voire brusques, et que leur stress ne pourra pas être évité dans un premier temps. L'effectif est calé sur le nombre de personnes à former, quatre sessions de trente personnes par an pendant cinq ans, et le porteur précise qu'aucune approche statistique n'a été réalisée.

Objectifs

Les objectifs de ce projet de formation sont multiples : avoir une première approche de la réalisation des travaux pratiques de fin de formation de niveau applicateur, uniformiser les pratiques afin d'être le plus reproductible possible et raffiner les techniques pour fournir une qualité optimale dans les résultats expérimentaux sur rats et souris. Cette formation réglementaire pratique est intégrée/fait suite à une formation théorique pour les personnes de niveau applicateur.

Bénéfices attendus

Les bénéfices du projet sont multiples : première approche des gestes techniques classiques, sensibilisation sur les bonnes pratiques, raffiner les techniques en optimisant le matériel utilisé, les manipulations et harmonisation des savoir-faire afin d'être reproductible. Ce projet s'inscrit dans une démarche court terme : formation directe du personnel, moyen terme : réalisation des gestes techniques dans le cadre scientifique.

Procédures

Les gestes techniques réalisés seront les suivants : prélèvement/injection intraveineuse caudale, injection intrapéritonéale, injection sous-cutanée, prélèvement submandibulaire et gavage. Ces gestes seront réalisés sous anesthésie générale (sauf pour le gavage). Deux gestes techniques maximum seront faits sur un animal. Les collaborateurs ne pourront effectuer l'intégralité des gestes. Pour les rats, le binôme se mettra d'accord pour la réalisation des 2 gestes techniques. Si l’injection intraveineuse en veine caudale seule était souhaitée, elle serait faite par une seule des deux personnes du binôme. Seule l’injection intraveineuse en veine caudale sera un geste unique sur un animal. Chaque geste durera moins d’1 minute.

Impact sur les animaux

Comme tout geste technique non maitrisé en phase de de découverte ou d'apprentissage, il est évident que les animaux pourront être impactés par des gestes techniques hésitants, voire brusques. En effet, le stress des animaux ne pourra pas être évité dans un premier temps notamment à cause de la manipulation en cours d'apprentissage de la personne concernée (travail de préhension et contention). Ceci entrainera principalement des douleurs légères de courte durée et du stress.

Devenir

A la fin de chaque session de formation, les animaux seront euthanasiés, ne pouvant pas être utilisés pour un autre projet.

Remplacement

L'objectif de ce projet est de permettre aux personnes ayant déjà participé à la partie théorique du niveau applicateur, de mettre en pratique les connaissances acquises. Des alternatives à l’utilisation d’animaux vivants ont été envisagées : travaux pratiques intéractifs, utilisation de poupées pour imiter la taille de l'animal, etc. Dans le cadre de la première approche des gestes techniques, il est nécessaire d'assurer une formation complémentaire technique et de suivi sur animal vivant. En effet, certains gestes techniques tels que les gavages ou les injections nécessitent l'utilisation d'animaux vivants afin d'avoir la dextérité et la sensibilité du geste (fausse route, injection/prélèvement non maitrisé, etc.).

Réduction

Dans le cadre de la mise en place de ce projet, le nombre d'animaux aura été réduit au maximum. Le nombre d’animaux utilisés est estimé en fonction du besoin d’un nombre de personnes à former. Il est pris en compte d’éviter l'effet cumulatif des gestes techniques, en limitant le nombre de geste par animal par binôme. Il est calculé l'utilisation d'1 souris pour 1 personne formée et d'1 rat pour 2 personnes formées. Il est prévu 4 sessions de formation de 30 personnes par an, soit 600 personnes au total sur les 5 ans. Au total, 900 animaux seront utilisés (150 rats femelles, 150 rats mâles, 300 souris femelles et 300 souris mâles). Les espèces et les sexes à utiliser et à observer seront répartis au sein des différents binômes d'une session de formation. Il est à noter que pour les animaux destinés à ce projet, il sera envisagé de récupérer les animaux destinés à la mise à mort car ils ne répondent pas aux critères voulus (trop vieux) pour la vente ou l’utilisation dans d’autres projets. Cela permettrait également d'éviter de produire des animaux destinés à de la formation interne. Aucune approche statistique n’a été réalisée.

Raffinement

Etant dans le cadre d'une formation interne, toutes les précautions seront prises pour permettre de limiter le stress ou la douleur liée à l'apprentissage du geste technique : travail de contention préalable, réalisation de la majorité des gestes sous anesthésie, utilisation de canules souples, diminution de la taille de l'aiguille quand cela est possible. Un travail en amont sera fait avec les personnes sur la contention des animaux. L'observation sera continue pendant les gestes techniques pour détecter précocément tous signes de douleur, souffrance ou mal-être qui nécessiteraient une sortie de la procédure.

Choix des espèces

La souris et le rat sont les espèces les plus couramment utilisées dans la recherche scientifique française. Il est nécessaire que la formation effectuée se fasse sur les mêmes espèces. Aucune souche ne sera privilégiée afin de permettre aux opérateurs d'être opérationnels sur l'intégralité des demandes et contraintes techniques. Les animaux utilisés seront des animaux de réformes (souche, âge, poids non vendables) afin d'avoir un panel plus large d'animaux sans les produire spécifiquement pour la formation.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
Souris : 1380
Rats : 260
Souffrances
▲ -
▲ 1640
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1640

Pour entraîner des personnels aux gestes techniques, 1 380 souris et 260 rats vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, pris parmi les animaux dits de réforme de l'établissement. Chaque animal subit jusqu'à trois gestes, injections, prélèvements sanguins ou tatouage des phalanges, réalisés par des personnes peu ou pas expérimentées, avec les contentions prolongées et les piqûres hésitantes que le porteur reconnaît. S'y ajoutent des essais de protocoles anesthésiques pouvant provoquer des réveils précoces ou tardifs, une hypothermie, une hypotension ou une dépression cardiorespiratoire. Le devenir déclaré ne prévoit aucun animal gardé vivant, quand le porteur écrit que ceux passés par une procédure non invasive sont conservés, et il juge "indispensable" de travailler sur la souris.

Objectifs

Tous les utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques se doivent de maitriser les gestes techniques afin de s’assurer du bien être animal et réduire le nombre d’animaux utilisés lors de leurs projets expérimentaux. La formation initiale et les formations continues doivent être complétées par un entrainement aux différents gestes qui vont être réalisés lors des procédures. Le présent projet a pour but de lister certains gestes techniques réalisés sur des animaux de réforme dans le cadre d’apprentissage ou de training. Par ailleurs, l’anesthésie et l’analgésie font partie de nombreux projets et sont essentiels au raffinement des procédures, autant pour le bien-être des animaux que pour la cohérence des résultats obtenus. Ce projet va permettre de valider différents protocoles anesthésiques et analgésiques. Il va également décrire la mise en œuvre d'actes d'imagerie à l'aide d'un échographe. Ces sessions permettront d'apprendre à utiliser l'appareil et de réaliser des repérages anatomiques, cela afin d'appréhender les anomalies anatomiques éventuelles.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d’assurer une maitrise des gestes techniques réalisés par tous les utilisateurs de la zootechnie afin que ceux-ci puissent travailler en autonomie et dans le respect de la réglementation relative aux compétences des personnels. Ces formations permettront de s’assurer du bien être des animaux lors des procédures. Ces bonnes pratiques diminueront également le biais dans les protocoles expérimentaux lié au stress ou à la douleur de l’animal. La validation de différents protocoles anesthésiques et analgésiques permettra d’adapter au mieux les molécules utilisées pour une plus grande sécurité de l’animal, en regard des attendus du projet. L'echographie quant à elle permetra d'affiner le diagnostic dans des situations particulières.

Procédures

Les animaux, vigiles ou anesthésiés, pourront subir diverses administrations, injections, prélèvements sanguins ainsi qu’un tatouage aux phalanges. 3 gestes maximum seront réalisés sur chaque animal, la durée étant variable selon le degré de formation du stagiaire allant de queleques secondes à moins de cinq minutes. Les animaux subiront également des injections pour la validation des protocoles anesthésiques et analgésiques. Dans le cas de l'échographie la durée totale de chaque acte ne devra en aucun cas dépasser les trente minutes

Impact sur les animaux

Ce projet a pour but de former ou valider des gestes techniques sur des personnels peu ou pas expérimentés. Ces gestes mal maitrisés peuvent engendrer un stress ou une douleur chez l’animal : contention plus longue, injection hésitante, difficulté à trouver le site précis lors des injections/prélèvements veineux. Les tests anesthésiques pourront engendrer des réveils précoces ou au contraire tardifs, avec des effets secondaires plus ou moins marqués selon les molécules utilisées (hypothermie, hypotension, dépression cardiorespiratoire). Pas de nuisances attendues lors des sessions d'échographies.

Devenir

Afin de ne pas multiplier le stress et la douleur des animaux ayant participé à 3 sessions de training (procédure invasive), ils seront mis à mort après chaque procédure. Dans le cas des animaux impliqués dans une procédure non invasive, ils seront gardés en vie à la fin de celle-ci.

Remplacement

Pour l’apprentissage de l’approche de l’animal, de sa contention et des gestes techniques, les réactions comportementales de l’animal vigile, ainsi que les spécificités anatomiques propres à chaque individu et les caractéristiques hémodynamiques d’un animal vivant ne peuvent être reproduites par des méthodes alternatives (mannequin ou peluche). Cependant, si cela est possible certains gestes pourront être mimé sur un animal ou un élément factice. Les animaux vivants restent indispensables pour former les personnes les utilisant dans les mêmes conditions que lors de la réalisation du projet scientifique.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés à des fins scientifiques, nous n’utiliserons que des animaux de réforme. Ces derniers sont les animaux disponibles de notre établissement n’étant pas rentrés dans un protocole de recherche ou ne portant pas les gènes d’intérêts. Le nombre d’animaux sera également limité par participant. Pour les tests anesthésiques, la validation des protocoles nécessite un nombre limité d'animaux et ne fait pas l'objet de tests statistiques.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en cages ventilées par groupe, selon les normes de la directive 2010/63/EU, avec un enrichissement dans chaque cage (parmi igloo, batônnets de bois, coton, sizzle nest), et un statut sanitaire exempt de pathogènes contrôlé trimestriellement. Des méthodes alternatives à la préhension par la queue sont utilisées, les procédures sont réalisées sous anesthésie et analgésie quand cela est possible, et l’utilisation de tapis chauffants limite l’hypothermie lors des anesthésies. Les animaux utilisés sont choisis en bonne santé et sans phénotype dommageable. L’encadrement est réalisé par du personnel compétent, et l’état de santé des animaux contrôlé quotidiennement. Toute altération du bien-être (prostration, perte de poids, piloerection, blessures) des animaux réformés les écarte de toute utilisation de training.

Choix des espèces

Les équipes de recherche, pour la majorité, utilisent la souris comme modèle animal dans leurs projets expérimentaux. La zootechnie expérimentale accueille donc principalement des souris et le personnel de la zootechnie ainsi que les utilisateurs sont amenés à travailler sur ce modèle. L’objectif de ce projet étant d’améliorer la méthodologie des gestes techniques, il apparaît judicieux et indispensable de travailler sur la souris. Des manipulations sur rats sont également prévues dans le cas où des protocoles expérimentaux utilisent cette espèce. Les animaux seront utilisés en fonction de leur disponibilité. Le critère d’âge n’est pas restricif sur l’utilisation de ces animaux.

  • Formation professionnelle
Souris : 1400
Souffrances
▲ -
▲ 1400
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1400

Prises en priorité parmi les souris qui n'ont pas été incluses dans les projets auxquels elles étaient destinées, 1 400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque souris subit jusqu'à six administrations de solution physiologique et six administrations d'eau par voie orale sur animal vigile, deux micro-prélèvements de sang par jour, puis jusqu'à quatre prélèvements sanguins sous anesthésie et un prélèvement terminal. La finalité est l'entraînement d'expérimentateurs aux gestes d'administration et de prélèvement, la mise à mort intervenant dès que le nombre maximal d'actes fixé par le projet est atteint. Le porteur indique qu'un premier apprentissage peut se faire sur des animaux déjà tués, et qualifie malgré tout le recours à l'animal vivant d'"indispensable" pour que les opérateurs éprouvent les réactions de la souris vigile.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’enseigner et de maintenir les compétences des expérimentateurs sur différentes techniques d'administration et de prélèvement chez la souris, couramment employées dans le cadre de leur projet. La formation est assurée par un formateur désigné et compétent.

Bénéfices attendus

Le projet permet l’apprentissage et/ou la révision de compétences et de connaissances nécessaires à la réalisation d’administration et de prélèvement de qualité chez la souris. A l’issue de celui-ci, les expérimentateurs formés seront ainsi capables de réaliser les gestes techniques enseignés en totale autonomie et en aisance technique, facilitant ainsi l’obtention de résultats scientifiques de qualité tout en préservant le bien-être animal.

Procédures

• Sur animal vigile : Administration d’une solution physiologique (maximum 6 fois) ; administration d’eau per os (maximum 6 fois) ; Micro-prélèvement de sang (maximum 2 fois /jour). • Sur animal anesthésié (anesthésie gazeuse) : Administration d’une solution physiologique (maximum 6 fois) ; Prélèvement de sang (maximum 4 fois) ; Prélèvement de sang terminal.

Impact sur les animaux

Stress et douleur légère lors de l’administration de la solution physiologique.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux lorsque l’une des conditions ci-après est remplie : Atteinte d’un point limite justifiant l’euthanasie ; Atteinte du nombre maximal d’administrations/prélèvements décrit dans le projet.

Remplacement

Un primo-apprentissage de certaines compétences pourra être réalisé sur animaux euthanasiés. Cependant, pour finaliser une formation efficace et permettre aux opérateurs d'aborder les animaux dans des conditions comparables à celles utilisées dans les différentes études en leur fournissant l’apprentissage de l'approche de l'animal, de sa contention et des gestes techniques ainsi que les réactions comportementales de l'animal vigile, le recours à l’animal reste, malgré tout, indispensable.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, plusieurs gestes sur un même animal seront réalisés. Les animaux n'ayant pas été inclus dans les projets pour lesquels ils étaient destinés seront utilisés en priorité. Le nombre d’animaux pourra, également, être réduit par l’utilisation d’animaux euthanasiés provenant d’autres projets.

Raffinement

Les souris seront hébergées en groupes sociaux, avec un minimum de 2 enrichissements de milieu. Dans le cas où une souris doit être maintenue seule (agressivité, euthanasie de ses congénères) un enrichissement supplémentaire sera ajouté dans la cage. Les souris seront hébergées dans des « zones protégées » dont les conditions d’environnement et d’hygiène sont contrôlées (barrière aseptique) pour éviter toute contamination et assurer ainsi le maintien de leur statut sanitaire. Le volume et la fréquence des prélèvements de sang suivront strictement les recommandations émises par la Structure chargée du Bien Être des Animaux (SBEA). En fonction du site et du type de prélèvement, ils seront réalisés sous anesthésie gazeuse associée à un analgésique local ou un antiseptique. Le prélèvement terminal sera réalisé sous anesthésie gazeuse en combinaison avec un analgésique opioïde. Certaines injections pourront être réalisées sous anesthésie gazeuse et la taille des aiguilles utilisées sera la plus petite possible afin de limiter la douleur. L’apparence/comportement de l’animal ainsi que la perte de poids seront suivis et évalués de manière précise, tout au long de la procédure, grâce à un tableau de scoring. Ils pourront justifier la mise en place d’enrichissement supplémentaire, d’une surveillance accrue ou l’euthanasie de l’animal. L’aspect général de l’animal (apparence, comportement) sera suivi au minimum 1 fois/semaine et le poids, au moins 1 fois/mois et avant chaque session de formation. Un temps de récupération de 24h minimum par animal sera respecté entre 2 session de formation. Si un animal présente une lésion cutanée mineure, une pulvérisation de spray cicatrisant et antiseptique (jusqu’à 2 fois/jour jusqu’à guérison complète) pourra être réalisée.

Choix des espèces

La souris étant le modèle d'étude utilisés lors des projets, il est donc pertinent que la formation/maintien des compétences soit réalisé sur cette espèce. Les souris utilisées auront un âge compris entre 7 et 40 semaines lors de leur entrée dans la procédure. Il pourra, notamment, être conditionné par les mises à mort programmées dans l'animalerie.

  • Formation professionnelle
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Cochons : 3
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3

Le premier des trois porcs reste sous anesthésie générale jusqu'à quatre heures, le temps que quatre opérateurs s'exercent à poser des cathéters dans une à trois veines ou artères chacun. Ces 3 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Le projet se présente comme un progrès de raffinement au sens de la directive 2010/63/UE, avec une anesthésie plus courte et un risque infectieux réduit, et le porteur décrit la pose échoguidée comme "très peu invasive" et les prélèvements suivants comme "totalement indolores". Le premier porc est tué à la fin de l'intervention parce que de nombreux vaisseaux y ont été cathétérisés, que l'opération a duré et que l'asepsie n'y est pas complètement maîtrisée, les deux autres au terme de trois semaines, leurs muscles, foie et reins pouvant être récoltés.

Objectifs

Dans le cadre de la directive 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, retranscrit en droit français par le décret no 2013-118 du 1er février 2013, le raffinement des techniques utilisées en expérimentation animale est souligné. Le but de ce projet est d'améliorer la technique de pose de cathéter veineux central ainsi que d'autres voies d'accès sanguines sur 3 porcs, grâce à un appareil d'échographie, pour réaliser par la suite des études de cinétique tout en minimisant au maximum la souffrance pour les animaux. De plus ce projet permettra de former des opérateurs à cette nouvelle technique (4 opérateurs) La 2e partie de ce projet permettra de vérifier le bon maintien des cathéters et de réutiliser deux animaux pour réaliser une cinétique plasmatique comprenant une association d'antibiotiques classiquement utilisée en médecine vétérinaire, notamment dans la filière porcine, pour traiter certaines infections. Cependant les posologies actuelles ne sont pas optimales pour avoir un traitement le plus efficace possible. Cette 2e procédure permettra ainsi de compléter les données déjà obtenues lors d'une précédente saisine afin d’améliorer l’analyse des résultats. Cette 2e procédure permet donc d'optimiser l'usage de 2 de ces 3 porcs, suite à la formation sur la pose des cathéters, par la mise en place d'une cinétique de prélèvement sanguin. La répétition de ces prélèvements confirmera la fonctionnalité des cathéters et le bon maintien des bandages grâce à une évaluation à moyen et long terme.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de la mise en place de cette nouvelle technique de cathéter central sont multiples : - réduction de la durée d'anesthésie des animaux (environ 30-45min contre plus de 2h avec la technique chirurgicale) - diminution du risque infectieux car il n'y a pas d'ouverture chirurgicale, le seul geste étant le passage de l'aiguille et du cathéter au niveau du cou. Celui-ci n'étant pas fixé au vaisseau comme lors de la technique précédente, il peut être retiré facilement en cas d'infection. Amélioration globale du bien-être des animaux grâce aux points précédents. Concernant les prélèvements sanguins de l'association d'antibiotique, les données récoltées permettront par la suite de proposer une posologie plus adaptée lorsque le recours à cette association d’antibiotique est nécessaire en élevage agricole.

Procédures

Pour le premier porc, une anesthésie générale sera effectuée afin d'effectuer l'ensemble des poses de cathéter sur chaque site recherché. La durée dépendra du temps d'apprentissage de chaque intervenant en fonction de leur maitrise et de leur expérience mais ne dépassera pas 4 heures. Les 2 porcs restant ayant reçu une pose de cathéter central au niveau de la veine jugulaire externe auront une anesthésie générale d'une durée moyenne de 30-45 min. Le placement du cathéter central de façon écho-guidée, permet de réduire la durée de l'anesthésie et de minimiser le risque infectieux. Cette procédure peut être source de stress et de douleur mais une contention maitrisée suivi d’une anesthésie/analgésie adaptée permettra de réduire au maximum ces désagréments. Une fois le cathéter posé, les prélèvements de sang seront totalement indolores et sans contention particulière, et auront lieu sur une période de 56h. Puis les porcs seront gardés au maximum 2 semaines afin d'évaluer quotidiennement la fonctionnalité des cathéters. Chaque manipulation de contention+gavage ne dure pas plus de quelques minutes. Les animaux seront hébergés durant les deux semaines de prélèvement dans une salle commune avec box individuel disposant de séparation ouverte favorisant les relations sensorielles (contact visuel, contact olfactif et tactile groin à groin) entre chaque animal tout en évitant d’abimer ou détériorer les cathéters.

Impact sur les animaux

La procédure de pose de cathéter sera réalisée sous anesthésie générale et avec des conditions d'asepsie stricte. Une fois le cathéter posé les prélèvements de sang et l'entretien des cathéters seront totalement indolores et donc non générateurs de stress. Il n'est pas attendu d'effet indésirable sauf un éventuel risque d'infection en cas d'erreur d'asepsie et/ou de mauvais entretien des cathéters (risque très faible). Pour éviter tout problèmes respiratoires durant l'anesthésie générale, un contrôle permanent sera effectué par un assistant expérimenté et complété par un monitoring respiratoire. Un tapis chauffant est associé durant l'ensemble des actes chirurgicaux afin de maintenir la température corporelle de l'animal. L'association d'antibiotique utilisée sera une spécialité vétérinaire disponible sur le marché et la dose sera conforme à ce qui est indiquée dans la notice de ce médicament, donc sans effet toxique attendu.

Devenir

Le premier porc sera mis à mort lors de la fin de l'intervention chirurgicale, car beaucoup de vaisseaux sanguins ont été cathétérisé, que l’intervention a été longue, sans une complète maitrise de l’asepsie. Les deux autres porcs seront mis à mort à l’issue des 3 semaines d’expérimentation dans des conditions éthiques, et des tissus d’intérêt (muscle, foie reins) pourront être récoltés.

Remplacement

Un entrainement et une formation avec un expérimentateur aguerri à la technique avec échographe a déjà été effectué pour 2 opérateurs, et d'autres entrainements sur des mannequins/fantômes sont prévus pour maintenir le geste de l'échographe lors de la pose de cathéter. Cependant, il est nécessaire de pratiquer cette technique in vivo sur un faible nombre d'animaux afin d'asseoir les gestes techniques et évaluer l'efficacité de cette méthode tout en maintenant et maitrisant les règles sur poste chirurgicale : asepsie, anesthésie et d'analgésie. De plus la maitrise des bandages ne peut se réaliser que sur animaux vivant. Ce contrôle nécessite une supervision des fixations du bandage sans en gêner l'ensemble de ses mouvements à court terme puis long terme par l'augmentation de la masse corporelle de l'animal. La durabilité de l'ensemble de ces gestes doit être contrôler et évaluer à moyen et long terme. La réalisation de ces contrôles servira à la réalisation d'une cinétique plasmatique d'une combinaison d'antibiotique, procédure qui ne peut pas être remplacée par des méthodes in vitro.

Réduction

Le nombre minimal d'animaux (3 porcs) a été défini pour permettre une manipulation de l'ensemble des opérateurs (4 opérateurs, entre une et 3 veines et ou artères par opérateur). Concernant la cinétique plasmatique, le nombre d'animaux est faible mais complète des données déjà générées. De plus après administration intraveineuse, la variabilité inter-animale est bien moindre que par voie extravasculaire et un nombre suffisant de prélèvements dans le temps seront réalisés. Il n'y aura pas de statistiques réalisées les cinétiques étant descriptives.

Raffinement

Les animaux recevront une pré-anesthésie en intramusculaire puis anesthésie gazeuse initiée avec un masque puis relayée par intubation intratrachéale. Utilisation d'un anesthésique local au niveau du point d'insertion cutané des cathéters. La pose de cathéter sous échographie est très peu invasive et l'ensemble des anesthésiants ont un effet analgésique suffisant pour ce type de procédure. Un anti-inflammatoire sera utilisé en cas de manifestation de douleur de l'animal après la pose des cathéters. Les porcs seront hébergés ensemble lors de la phase d'acclimatation (5-7 jours) puis seront seuls par case (sur caillebotis) après la pose du cathéter afin de limiter les risques d'arrachement. Cependant, les barrières entre cases permettent un contact visuel, olfactif et tactile (groin à groin) entre porc voisin. Des jouets seront mis à disposition : jouets à mâcher en caoutchouc et jouets à mâcher suspendus (de type disque en caoutchouc, chaine) sur support amovible. Les cathéters seront protégés avec un bandage adéquat qui sera vérifié régulièrement et changé s'il est trop souillé. Un suivi-post anesthésie individuel des animaux sera effectué. Les injections et prises de sang seront indolores grâce à la pose des cathéters. Des sessions d’interactions positives sont régulièrement effectuées lors des prélèvements sanguins par des caresses et grattages, ce qui permet d’améliorer le bien-être des animaux.

Choix des espèces

Il s'agit de l'espèce cible utilisée au laboratoire pour les études de cinétique plasmatique. Les porcs auront un stade de 60 jours correspondant à un poid de 20kg à leur arrivée. Les porcs de ce poids sont généralement utilisé dans nos projets de cinétiques. De plus à ce stade, les animaux sont plus facilement manipulables, permettant d’assurer la sécurité des animaux et des opérateurs.

  • Formation professionnelle
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
Souris : 4930
Souffrances
▲ -
▲ 2450
▲ 1240
▲ 1240
Devenir
 -
 -
 50
 4880

Atteintes d'une altération génétique qui provoque atrophie et faiblesse musculaires, jusqu'à ne plus pouvoir accéder à l'eau et à la nourriture, 4 930 souris vont être utilisées, dont 1 240 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. La seule intervention décrite est une biopsie de deux millimètres sur animal vigile entre dix et vingt et un jours d'âge, répétée si le génotypage n'est pas concluant. Le projet consiste à produire ces animaux en lots et à les expédier à des équipes de recherche, la caractérisation du modèle passant par la mise à mort d'une partie d'entre eux pour prélèvement d'organes. Les souris au mauvais génotype et les géniteurs réformés sont tuées, 50 sont réutilisées pour l'entretien des compétences techniques du personnel, et les autres partent vers d'autres projets.

Objectifs

Création d’un modèle neuro-musculaire à partir de souris génétiquement altérées à phénotype dommageable en vue de produire des lots de les expédier aux différentes aires thérapeutiques pour permettre d’étudier la physiopathologie des maladies neuro-musculaires (comme la myopathie tubulaire) ou de tester des composés médicaments ciblant ces mêmes troubles). La vérification de la présence/absence du gène d’intérêt est réalisée par une méthode de génotypage par biopsie tissulaire permettant l’exploitation par PCR. L’étape de caractérisation du modèle est réalisée par prélèvements post mortem d’organes cibles afin d’évaluer le niveau d’expression des gènes altérés par des techniques de biologie moléculaire et de sélectionner les animaux étant cliniquement et phénotypiquement pertinents pour les besoins des aires thérapeutiques .

Bénéfices attendus

-Avantages à court terme : valider, caractériser et vérifier la présence/absence de la modification génétique, responsable de troubles neuro-musculaires, avant et pendant la production et l’utilisation des animaux -Avantages à long terme : les animaux génétiquement altérés utilisés dans ce projet permettront l’avancée dans la compréhension de la physiopathologie de certaines maladies neuro-musculaires, améliorer le diagnostic et tester des molécules pour traiter les patients. Les connaissances scientifiques obtenues feront l’objet de publications dans un délai de 2 à 5 ans et le bénéfice sur les patients est attendu par le biais des études cliniques dans un délai de 5 à 10 ans.

Procédures

-Biopsie tissulaire : prélèvement sur animal vigile de 2 mm maximum réalisée entre 10 et 21 jours d’âge, dure quelques secondes. -Une seconde biopsie peut être réalisée si et seulement le génotype est à confirmer. Elle sera réalisée dans les mêmes conditions

Impact sur les animaux

La modification génétique de la protéine d’intérêt peut entraîner un phénotype dommageable dont la gravité pourra potentiellement être sévère, tels qu’une atrophie et une faiblesse musculaire significatives. Cette maladie peut entrainer des difficultés à la souris d’accès à la nourriture et à la boisson pouvant entrainer faim, soif et malnutrition, associée à une perte de poids. Une insuffisance cardiorespiratoire potentiellement léthale est possible et décrite dans la littérature à partir de 18 semaines d’âge (âge médian 66 semaines), âge qu’il n’est pas prévu d’atteindre pour ces souris dans notre animalerie. -La biopsie tissulaire entraine un stress/douleur de courte durée .

Devenir

- Gestion spécifique de l’élevage : les animaux qui ne présentent pas le génotype demandé et les géniteurs réformés, ou ayant atteint un point limite seront euthanasiés. -Dans le cadre de la caractérisation, certains animaux seront euthanasiés pour permettre le prélèvement de tissus nécessaires à leur validation. Les animaux gardés en vie : -utilisation continue pour les expérimentations pour l’objectif scientifique des différentes aires thérapeutiques -gestion de l’élevage (reproducteurs si concernés par le phénotype dommageable) - Certains animaux ne présentant pas le génotype d’intérêt pourront être réutilisés pour le maintien des compétences.

Remplacement

Nécessité d’utiliser des animaux pour l’objet du projet car pas de méthodes substitutives : Dans le cadre de l’étude de la myopathie tubulaire, des cultures cellulaires permettent un certain nombre d’investigations mais un modèle murin de la présente lignée, mimant la pathologie, reste nécessaire pour évaluer le potentiel candidat médicament. La validation, la caractérisation et la production de rongeurs répondent aux besoins de certains projets scientifiques de disposer d'animaux homogènes en poids et en âge selon des critères génétiques définis et en nombre suffisant. Les modèles génétiquement altérés permettent de reproduire le contexte physiologique d’un organisme entier, cette étape est difficilement substituable puisque seul un organisme intégré permet d’étudier et de comprendre les interactions entre les cellules dans les tissus et organes. Le recours à l’animal est justifié pour chacune des lignées utilisées (développement des projets des équipes de recherche). Chaque fois que des méthodes in silico ou méthodes in vitro (cultures de cellules, organoïdes…) suffisent à couvrir les besoins des chercheurs celles-ci sont privilégiées sans recours ultérieur à l'animal.

Réduction

La caractérisation moléculaire vise à déterminer la viabilité du modèle selon la cible analysée. Ce phénotypage est réalisé en amont de l’élevage afin de réduire la production inutile d’animaux en cas d’obsolescence du modèle. Le nombre d’animaux produit est optimisé par les pratiques d’élevage et le relevé d’indicateurs de production propres à chaque lignée. Les objectifs de production seront réévalués si nécessaire en fonction des ratios de production. . Les demandes sont calculées sur la base des évaluations statistiques propres à chaque projet utilisateur, afin de limiter le nombre d’animaux produits aux stricts besoins des procédures en place dans chaque projet de recherche, selon les justifications statistiques de chaque type d’étude expérimentale. Les biopsies sont réalisées sur les animaux car le schéma d’accouplement de cette lignée ne permet pas 100% d’homozygotie. Une seconde biopsie est réalisée si et seulement si les résultats de génotypage ne sont pas concluants.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, un enrichissement sera placé dans les cages (cellulose de nidification, dômes en carton) et un enrichissement sonore est présent dans chaque pièce d’hébergement afin de couvrir les sons liés au travail zootechnique. L’observation des animaux est faite quotidiennement par du personnel formé et compétent. Le responsable de l’étude est informé de toute anomalie, de même que le vétérinaire désigné si des signes cliniques sont relevés. Chaque observation est consignée, permettant ainsi de suivre le bien-être de l’animal et d’ajuster au besoin les conditions environnementales telle que le remplacement de la litière conventionnelle par de la litière de cellulose en cas d’apparition d’une sensibilité au niveau des pattes et ajouter de l’ aliment enrichi à partir de 3 semaines d’âge (sevrage) au sol (recommandations scientifiques). Un suivi pondéral hebdomadaire sera également réalisé. Sur cette lignée, nous mettons en place les mesures nécessaires pour veiller à leur bien-être (contention douce avec « cupping »). En cas d’animaux stressés, les gestes des techniciens sont adaptés afin de ne pas en générer davantage. Afin de limiter la perte de poids et/ou en cas d’apparition des signes cliniques tels qu’une léthargie, la perte des fonctions motrices, une ataxie, de la nourriture enrichie ainsi qu’un hydrogel seront mis à disposition au sol de la cage, une observation et un suivi par le personnel qualifié et le suivi vétérinaire sera également mis en place. Des méthodes alternatives de génotypage non invasifs sont en phase d’expérimentation afin d’être intégrées au processus d’élevage dès que possible.

Choix des espèces

La souris est un des modèles pharmacologiques de choix pour les études scientifiques dans les pathologies neuro-musculaires afin d’en comprendre l’origine et de tester des molécules thérapeutiques. Son génome facilement modifiable est à 90% similaire à celui de l’Homme. Sa rapidité de production et d’hébergement permettent de réaliser des modèles en un temps et un espace restreint. Dans le cadre de l’étude de la myopathie tubulaire, ce modèle murin, mimant la pathologie, reste le plus pertinent pour évaluer le candidat médicament. Les études comme les transferts pour utilisation continue seront réalisés avant l’atteinte des points limites. Les géniteurs commandés sont des adultes. Les animaux expédiés aux chercheurs sont le plus souvent des adultes (jeunes ou matures), permettant de garantir la pleine expression physiologique des cibles thérapeutiques visées. Le génotypage est effectué sur des animaux âgés de 10 à 21 jours afin de sélectionner les animaux d’intérêts aux études et aux renouvellements de géniteurs. Le phénotypage est effectué généralement sur des animaux âgés de 3 à 10 semaines.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 4140
Rats : 828
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 4968
Devenir
 -
 -
 -
 4968

4 140 souris et 828 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une chirurgie injecte un vecteur viral directement dans le nerf sciatique ou le nerf trijumeau, une deuxième comprime le trijumeau, une troisième serre le nerf facial, une quatrième provoque une neuropathie traumatique, et tous les animaux passent ensuite une électrophysiologie sous anesthésie puis des tests comportementaux tous les quinze jours. Le porteur annonce des douleurs post-opératoires de quatre jours, des douleurs neuropathiques et une baisse de mobilité de six à dix semaines, ainsi qu'une obésité et une hyperglycémie chez les animaux rendus diabétiques. Les bénéfices, eux, sont datés : premiers essais cliniques entre 2027 et 2029, mise sur le marché entre 2029 et 2032.

Objectifs

Le système nerveux périphérique (SNP) est composé des nerfs qui commandent les mouvements et renvoient au cerveau les sensations ressenties par le corps. Par exemple, le nerf sciatique étudié dans ce projet est situé dans les patte arrières permettant à la fois de les faire bouger et de ressentir des sensations perçues au niveau des pattes (toucher, douleur, température...). Le nerf trijumeau va permettre de faire bouger le visage (mordre, mâcher, ...) et de recevoir les informations proprioceptives (toucher, douleur...). Les nerfs sont composés de fibres (les axones) et des cellules de Schwann formant une membrane autour des axones, la gaine de myéline, qui est isolante, protectrice et nutritive. La plupart des maladies du SNP a pour origine la perte progressive de la gaine de myéline (démyélinisation) ou celle des axones engendrant des troubles moteurs et sensoriels handicapants. La dégradation des axones et la démyélinisation sont réversibles. Ces maladies sont soit innées, c’est-à-dire d’origine génétique (héréditaire), comme les maladies de Charcot-Marie-Tooth ou l’hypersensibilité à la pression ou bien acquises, comme les neuropathies (maladie des nerfs) traumatique (causée par une blessure) ou diabétique (causée par le diabète). Il n’existe aucun traitement. Cependant, des études réalisées sur des cultures cellulaires et chez les animaux ont mis en évidence des cibles sur lesquelles agir pour arrêter le processus de démyélinisation engagé dans ces maladies. L'objectif du projet est de valider notre approche thérapeutique, basée sur une thérapie génique qui utilise des vecteurs viraux, pour introduire dans les cellules des nerfs des patients, des candidats médicaments au potentiel anti-démyélinisant pendant plusieurs années lors desquelles les troubles moteurs existants et la progression de la maladie seront diminués. Ces vecteurs viraux sont les plus utilisés et ont été cliniquement et commercialement validés. Afin de savoir si nos traitements seront efficaces aux stades précoces et tardifs de la maladie, nous administrerons les traitements soit en amont, soit après l'apparition des premiers symptômes dans des modèles de rongeurs de ces maladies. D'autre part, nous analyserons les nerfs prélevés sur les animaux à la fin de chaque procédure afin d'évaluer l'effet des candidiats médicaments sur l'état de myélinisation des nerfs malades.

Bénéfices attendus

Avantages à court-terme : - démontrer l’efficacité de notre stratégie thérapeutique. - sélectionner les produits efficaces pour de futurs essais cliniques. - créer une banque de tissu. - publication des résultats. Avantages à long terme : - Administration chez l’homme d’un traitement stable (>10 ans d’après la durée d’efficacité des vecteurs viraux selon les études précédentes) et non toxique. L’injection locale envisagée n’abîme pas le nerf et évite une dissémination des vecteurs dans tout l’organisme. - diminution des symptômes existants - arrêt de l’évolution et possible réversion de la maladie. Premiers essais cliniques chez l'homme entre 2027 et 2029 et l'approbation pour une mise sur le marché entre 2029 et 2032.

Procédures

- Quatre types de chirurgies o La première chirurgie sera réalisée une seule fois par animal sous anesthésie générale par du personnel formé et compétent et consistera à administrer un candidat médicament directement dans les nerfs sciatiques ou le nerf trijumeau. Elle durera 15-30 min, la finesse des aiguilles de verre permet de limiter les dommages du nerf. Après injection au niveau du nerf, la peau sera suturée. Aucun autre organe que la peau ne sera incisé. o La deuxième chirurgie de compression unilatérale du nerf trijumeau sera effectuée une seule fois sous anesthésie générale par du personnel formé et compétent chez 504 souris et 184 rats au maximum. Elle durera 10 à 15 minutes. o La troisième chirurgie de constriction unilatérale du nerf facial sera effectuée une seule fois sous anesthésie générale par du personnel formé et compétent chez 1504 souris et 184 rats au maximum. Elle durera 10 à 15 minutes. o La quatrième chirurgie d’induction de neuropathie périphérique traumatique sera réalisée une seule fois sous anesthésie générale par du personnel formé et compétent chez 504 souris au maximum. Elle durera 20 minutes. - L’électrophysiologie du nerf sciatique sera réalisée une seule fois chez tous les animaux sous anesthésie générale. Aucune incision n’est nécessaire. Elle dure 30 minutes. - Les tests comportementaux seront réalisés chez tous les animaux une fois tous les quinze jours sur des animaux vigiles. Chaque session de chaque test dure 15 min maximum.

Impact sur les animaux

Nuisances :Chirurgies d’après les recommandations des bonnes pratiques vétérinaires. - Douleurs post-opératoires (4 jours) traitées par des analgésiques puissants - Maladies : douleurs neuropathiques, diminution légère à modérée de la mobilité (6 à 10 semaines) qui ne sera mise en évidence que dans les tests comportementaux-Tests comportementaux : léger stress (15 min par jour). Nuisances associées au diabète: obésité et hyperglycémie (6 à 10 semaines, évolution progressive).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure car nous prélèverons leurs nerfs pour étudier l’effet du traitement sur leur pathologie.

Remplacement

La biologie de notre système d'étude, qui repose principalement sur une profonde collaboration entre les cellules de Schwann et les axones qu'elles couvrent, rend difficile la modélisation in silico et la reproduction complète du système in vitro. Il existe des méthodes pour étudier la myélinisation in vitro mais la myéline obtenue par ces méthodes reste très fine et immature. Etant donné l’immaturité de la myéline en culture, il a été montré que les mécanismes moléculaires impliqués dans la formation, la dégénération, la régénération du nerf périphérique ne sont reproduits que partiellement in vitro. L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques reste donc le seul véritable moyen d'aborder ces problèmes et de trouver des solutions aux maladies humaines du nerf.

Réduction

En nous basant sur la littérature et nos données internes, nous avons réalisé des tests statistiques afin de déterminer le nombre d'animaux pour chaque groupe expérimental et limiter ainsi le nombre d’animaux aux stricts besoins des procédures en place. Les deux sexes seront utilisés dans tous les modèles rongeurs de ce projet car il n’a pas été montré de différences significatives dans l’expression de la maladie entre les deux sexes pour les âges et les tests que nous allons étudier. Afin de réduire le nombre d’animaux, ils proviendront de fournisseurs ou si possible générés par FIV (fécondation in vitro).

Raffinement

- Les rongeurs auront une période d'acclimatation d'une semaine lors de laquelle une habituation à la contention (gentle handling) sera effectuée tous les jours durant une minute par les expérimentateurs en vue de diminuer le stress. - Les conditions d'hébergement des rats et souris respecteront les bonnes pratiques en matière d'hébergement (matériel de nidification, copeaux, frisottis et cello dome). Pour les femelles gestantes isolées : ajout de matériel de nidification à leur arrivée, une séparation (portée non entière) avec les nouveau-nés limitée au strict minimum. - De plus, le personnel formé et compétent augmentera la fréquence du change des cages et des biberons des souris diabétiques. - La méthode d'injection locale des vecteurs viraux est un raffinement par rapport à l'injection systémique (diminution de leur dissémination et des effets secondaires). - Observations quotidiennes des animaux par du personnel formé et compétent. - Fiche individuelle de suivi de pré- per et post-chirurgie - Evaluation post opératoire de l'état clinique des animaux (un scoring corrélé à l'intensité de la souffrance), à l'aide de plusieurs fiches adaptées aux besoins spécifiques des lignées, aux nouveau-nés et au suivi post-opératoire. Selon les scores des animaux, il y aura une discussion avec le vétérinaire et/ou la Structure du Bien Etre Animal (SBEA) pour décider des soins à apporter. Si le score cumulé atteint 10, ou si un paramètre scoré à 5 est observé, une euthanasie de l'animal sera faite immédiatement. De manière générale nous mettrons en œuvre des actions adaptées, par exemple en cas de déshydratation : apport d'eau gélifiée ou injections sous-cutanées d'une solution isotonique d'électrolytes. o En cas de perte de poids ou d'état affaibli : nourriture humide et d'eau gélifiée sur le sol de la cage - Sédation préalable des souris et des rats avant leur euthanasie.

Choix des espèces

Nous avons sélectionné des modèles animaux reconnus pour modéliser fidèlement les symptômes sensorimoteurs des neuropathies périphériques étudiés dans ce projet et dans lesquels nos produits, construits pour reconnaitre des cibles à la fois humaines et de rongeurs, seront actifs. D’autre part, les premières études de preuves de concept de nos candidats médicaments ont été apportées chez le rongeur justifiant de poursuivre nos recherches avec ces espèces. Notre objectif est de tester l’efficacité des traitements soit au début de l’apparition des symptômes pour prévenir la démyélinisation pathologique ou la dégénération axonale (stade précoce), soit une fois ceux-ci bien installés (stade tardif) afin bloquer la progression de la maladie ou de favoriser la régénération. Rat/souris : mâle et femelle juvéniles et adultes Nouveau-nés : J1 à J4 pour les souris, J6 à J7 pour les rats Femelles gestantes pour fournir les nouveau-nés: elles arrivent pendant le dernier tiers de gestation et sont gardées jusqu’au sevrage de leur portée.

  • Formation professionnelle
Souris : 260
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 260
▲ -
Devenir
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 -
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 260

Écartées des projets de l'animalerie et jugées non replaçables, 260 souris de réforme vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit d'abord une biopsie de peau de 4 mm suivie de deux points de suture posés par un stagiaire, se réveille, puis est réutilisé le lendemain pour la pose d'un cathéter dans la veine jugulaire, cette fois sans réveil. Le porteur écrit que les gestes pratiqués par des personnes en formation "ne permettent pas de garantir un confort de vie aux animaux", ce qui justifie l'injection létale à la fin du cathétérisme. La formation est réglementaire, agréée par le ministère de l'Agriculture et obligatoire pour toute personne concevant ou réalisant des procédures chirurgicales.

Objectifs

La prise en compte du bien-être animal nécessite la sensibilisation, la formation et l’acquisition des compétences pour le personnel concevant ou appliquant des procédures expérimentales. L’acquisition de ces compétences est un prérequis et leur mise à jour et leur adéquation avec les besoins des projets scientifiques est obligatoire. Nous proposons une formation d'initiation à la chirurgie expérimentale qui est une formation réglementaire agréée par le ministère de l’Agriculture. Elle est obligatoire pour les personnes concevant des projets comprenant des procédures chirurgicales ou réalisant ces procédures. Le but de cette formation est d’acquérir des notions élémentaires et des gestes de base nécessaires à l’expérimentateur pour réaliser une procédure définie avec une prise en charge satisfaisante de l’anesthésie, de l’analgésie et du bien-être animal. Chaque session de formation comprend un enseignement théorique de 15h et un enseignement pratique de 10h30 dont 7h00 sur animal anesthésié et 3h30 sur matière inerte. Elle permet tout d'abord de mettre en évidence les contraintes liées au choix du matériel et à l’organisation du champ opératoire puis de faire acquérir au manipulateur les bonnes pratiques pour intervenir sur l’animal dans les étapes pré, per et post-opératoires. Le stagiaire est initié aux étapes et techniques chirurgicales en réalisant de manière encadrée et après entrainement sur matière inerte, une biopsie cutanée et la pose d'un cathéter dans la veine jugulaire.

Bénéfices attendus

Etre sensibilisé et initié aux bonnes pratiques chirurgicales est essentiel, et obligatoire d'un point de vue réglementaire, pour concevoir ou mettre en oeuvre des actes de chirurgicaux. Cette initiation passe par une formation réalisée par des experts (vétérinaires et ingénieurs/techniciens compétents) et doit être complétée ensuite par un encadrement adapté pour la mise en oeuvre d'une procédure chirurgicale en particulier dans le cadre d'un projet autorisé. Cette formation n’a pas vocation à transformer les stagiaires en chirurgiens accomplis mais doit leur permettre d'acquérir les notions élémentaires et les gestes de base fondamentaux pour réaliser une procédure chirurgicale associée à une prise en charge per-opératoire satisfaisante.

Procédures

Les ateliers proposés dans cette formation sont l’anesthésie, l’analgésie, l'asepsie, les points de suture et une expérience chirurgicale simple : une biopsie cutanée de 4 mm2 ou "punch biopsie"avec réveil et suivi de l'animal. L'intervention chirurgicale dure environ 1/4h. La grande partie du temps de la procédure est consacrée à la préparation de l'animal (Anesthésie, tonte, désinfection, préparation du matériel). Le lendemain, la pose d'un cathéter à la veine jugulaire (temps chirurgical 1/2h-1h max) sous anesthésie générale et analgésie appropriée est réalisée sans réveil de l'animal.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à un stress léger lié à la préhension et contention d'un animal et une injection IP pour l'administration de l'anesthésie Les effets indésirables attendus sur les animaux sont légers et liés à la biopsie cutanée. Le choix des gestes mis en oeuvre dans cette formation réglementaire a été fait en prenant en compte les attentes réglementaires (mise en situation des stagiaires) et en minimisant l'impact pour les animaux. C'est pour cela qu'une biopsie cutanée est proposée (degré de contrainte léger attendu, pas d'ouverture de cavité abdominale ou thoracique) avec réveil des animaux puis le lendemain réalisation d'intervention, toujours sans ouverture de cavité, avec suivi de l'anesthésie et analgésie adaptée et sans réveil des animaux après pose du cathéter et suture cutanée. Les effets indésirables attendus sont donc très limités et pourraient correspondre à l'inconfort d'une éventuelle plaie cutanée de petite taille (4 mm de diamètre) si les 2 points de sutures réalisés par les stagiaires lâchaient dans les 12h suivant l'intervention. Le protocole anesthésie pour la mise en place du cathéter comporte un antalgique et la dose d'anesthésique est adaptée pour la durée de l'intervention attendue.

Devenir

Les interventions réalisées sur les animaux (biopsie cutanée et cathéterisme) par des personnels en formation ne permet pas de garantir un confort de vie aux animaux. Le choix d'administrer un euthanasique aux animaux encore anesthésié à la suite du cathétérisme de la veine jugulaire est donc fait pour éviter un inconfort post-chirurgical. De plus, les animaux utilisés dans cette formation sont des animaux de réforme de l'animalerie. C'est-a-dire ne pouvant pas être utilisés dans un projet ou replacés.

Remplacement

L'utilisation de modèles animaux pour la formation à la chirurgie expérimentale permet la mise en situation des participants afin de les former aux bonnes pratiques face à un animal et de gérer notamment le suivi post-opératoire. Au préalable, ils réaliseront les gestes chirurgicaux sur de la matière inerte. Sur l'animal les gestes réalisés avec réveil sont mineurs (biopsie de peau sur 1à 4mm2 et suture). Les gestes plus invasifs sont limités, effectués sous anesthésie générale et analgésie et sans réveil. Il n'y a pas ouverture de cavité (thoracique ou abdominale) même sous anesthésie.

Réduction

Nous allons réduire le nombre au strict nécessaire dans le cadre de la formation, à savoir les animaux sur lesquels les participants auront pratiqué une biopsie cutanée suivie d'une suture seront reutilisés après leur réveil 24h plus tard pour la réalisation du catheterisme de la veine jugulaire avant l'injection d'un sous anesthésie. Un seul animal par expérimentateur sera utilisé, sachant que les animaux utilisés sont des animaux de réforme de l’animalerie n’ayant subi aucune procédure.

Raffinement

Comme tous les autres animaux de l’animalerie ils sont suivis quotidiennement pour évaluer leur comportement général (prostration, perte de fourrure, auto-aggression) et s’assurer de leur bien-être. Les souris sont utilisées dans cette formation sous anesthésie générale avec un antalgique. Seules les souris subissant une biopsie cutanée et des points de suture seront réveillées, chauffées et surveillées pendant le réveil. Tout comportement anormal des souris au réveil, même s'il est rare chez des souris ayant subi une biopsie cutanée et des points de suture, conduira à leur mise à mort sans réalisation de la deuxième procédureLa pose d'une voie d'abord au niveau de la veine jugulaire avec un est réalisée sous anesthésie générale et antalgique et les animaux reçoivent une injection létale à la fin de la procédure, en étant toujours anesthésiés.

Choix des espèces

Les souris sont largement utilisées à des fins scientifiques (statistiques MESR). Le modèle murin a été choisi pour plusieurs raisons. La souris est le modèle le plus utilisé dans la recherche préclinique et la littérature à son sujet est donc abondante. Nous utiliserons des souris adultes de 6 à 8 semaines d'âge. Le stade de développement de ces animaux est largement utilisé dans la recherche in vivo et leur taille, à ce stade, est optimale pour la réalisation des gestes chirurgicaux décrits dans les procédures de ce projet.

  • Formation professionnelle
Souris : 520
Rats : 130
Souffrances
▲ 150
▲ -
▲ 500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 650

Chirurgies de trois heures au maximum sur 150 animaux anesthésiés, prélèvements et administrations répétés jusqu'à trois fois sur 500 autres : 520 souris et 130 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré ou menées sans réveil. Ces séances forment le personnel de l'animalerie aux gestes pratiqués en routine, une société extérieure intervenant pour la partie chirurgicale. L'argument avancé est que maîtriser ces gestes évite "un stress et une souffrance animale supplémentaires" et permet de "réduire le nombre d'animaux nécessaires", au prix de 650 animaux non-humains tués pour l'apprentissage. Le porteur précise que la mise à mort fait elle-même partie des gestes à acquérir, "dans le respect du bien-être animal".

Objectifs

Les personnes travaillant avec des animaux de laboratoire doivent maitriser des gestes techniques plus ou moins complexes : administrations, prélèvements, … Leur formation initiale doit parfois être complétée par une formation spécifique en chirurgie, en fonction des études qu’ils seront amenés à réaliser, et suivre un tutorat pour l’acquisition de gestes techniques ou maintenir leur compétence avec l’évolution des connaissances et pratiques. Le but de ce projet est d’acquérir de nouvelles techniques, notamment des techniques chirurgicales, se perfectionner ou de maintenir la maitrise des gestes techniques pratiqués en routine dans les animaleries expérimentales par le personnel utilisant des animaux à des fins scientifiques. Ces formations doivent lui donner les moyens d’optimiser les procédures expérimentales en évitant un stress et une souffrance animale supplémentaires liés à une non maitrise du geste technique et ainsi, réduire le nombre d’animaux nécessaires. Nous ferons appel à une société extérieure pour la réalisation des sessions de formation de chirurgie.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont, à l’issue de la formation, l’acquisition de nouvelles compétences, une maitrise des gestes techniques utilisés en routine ou des gestes chirurgicaux par les utilisateurs de l’animalerie et un maintien accru des compétences.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - des procédures chirurgicales sur animal anesthésié (150 animaux, 3h au maximum) ; - des prélèvements ou administrations sur animal vigile ou anesthésié (500 animaux, quelques secondes à 30 minutes). Chaque geste simple pourra être réalisé 3 fois au maximum, et ce avec au moins deux jours d’intervalle entre chaque geste.

Impact sur les animaux

Une infection peut apparaitre pour tout acte avec une piqure Des saignements peuvent être observés pendant quelques minutes lors des chirurgies ou des prélèvements. Un stress ou une douleur peut être occasionné par un geste non maitrisé. Détresse respiratoire, hypothermie ou hémorragie peuvent être observées lors d’anesthésie et chirurgie.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue des sessions de formation. L’euthanasie fait partie des gestes à acquérir dans le respect du bien-être animal.

Remplacement

La formation aux gestes techniques du personnel travaillant avec des animaux utilisés à des fins scientifiques nécessite de se former sur animaux vivants. Cet apprentissage nécessite de le faire la première fois en présence de personne experte et ayant une excellente maitrise de la technique. Cependant, à chaque fois qu’il sera possible, les stagiaires auront accès soit à des vidéos soit à des systèmes d’entrainement sans animaux vivant. Si les gestes techniques de base peuvent être enseignés et appris sur des systèmes inertes d’entrainement, la mise en condition réelle sur le modèle animal reste essentielle pour l’apprentissage du maintien de l’animal, la mise en place et la gestion du matériel, la dissection des tissus vivants et la gestion des mouvements. La mise en condition sur modèle animal est donc d’une aide fondamentale dans l’apprentissage des conditions réelles d’utilisation des animaux à des fins scientifiques. Pour la formation pratique, il n’existe pas de méthode de substitution, qui pourraient restituer fidèlement les comportements et réactions des animaux et/ou la manipulation des tissus vivants.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires aux formations en chirurgie expérimentale et pour la formation du personnel aux gestes techniques a été estimé à minima pour permettre la maitrise des gestes. Seuls les animaux nécessaires seront utilisés, si le personnel et les étudiants en formation acquièrent rapidement les gestes techniques, le nombre total d’animaux utilisés sur 5 ans sera réduit d’autant. La majorité des rongeurs utilisés seront des animaux surnuméraires issus des élevages de l’établissement utilisateur.

Raffinement

Les animaux utilisés pour l’apprentissage de gestes simples ou lors des travaux pratiques de chirurgie seront anesthésiés selon des méthodes appropriées et maitrisées par les formateurs. En fonction des gestes réalisés lors des sessions de tutorat et systématiquement pour les gestes chirurgicaux, une analgésie sera réalisée ainsi qu’une anesthésie locale. Le protocole d’anesthésie sera décidé par le vétérinaire formateur en chirurgie expérimentale ou par le tuteur qui a l’expérience de l’anesthésie la plus adaptée au geste réalisé. Les animaux sont maintenus sur un tapis chauffant tout au long de la chirurgie. Pour la formation chirurgicale, les procédures seront réalisées sans réveil des animaux. Pour les animaux utilisés pour l’acquisition de gestes techniques simples, ils pourront être utilisés plusieurs fois si nécessaire, mais pas plus de trois fois par geste, avec un temps de récupération de 2 jours minimum entre chaque session d’apprentissage. Certains gestes peuvent être réalisés sur animaux vigiles. Après réalisation des gestes, ils seront observés quotidiennement afin de s’assurer de leur bon état général et tout geste potentiellement stressant sera réalisé sous anesthésie générale afin de préserver le bien-être animal et celui du personnel apprenant. Les procédures sont toujours réalisées sous la supervision de personnel ayant la maitrise des gestes. Enfin, la définition de points limites permettra de réduire au minimum les nuisances sur le bien-être des animaux.

Choix des espèces

Ces formations sont destinées au personnel de l’établissement utilisateur travaillant sur le modèle souris et le modèle rat (bien que plus rarement utilisé). Les gestes techniques seront réalisés, si possible sur des animaux de même espèce/souche/sexe/âge que ceux prévus pour les projets nécessitant des gestes techniques ou de la chirurgie expérimentale.