Maintien des lignées génétiquement modifiées

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  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 6100
Souffrances
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Les souris élevées dans ce projet sont immunodéficientes et porteuses d'une modification génétique létale : sans administration continue d'un médicament, elles meurent peu après la naissance de lésions hépatiques majeures. 6 100 vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune subit une biopsie sur animal vigile pour le génotypage, et le moindre microorganisme opportuniste peut dégrader leur état. Le porteur précise qu'aucune approche statistique n'a été réalisée pour fixer ces effectifs, calculés en fonction des besoins des laboratoires demandeurs. Une partie est expédiée vers ces clients, y compris des femelles gestantes et des souriceaux non sevrés accompagnés de leur mère, le reste étant tué pour la gestion de l'élevage ou faute de porter le génotype recherché.

Objectifs

Les souris immunodéficientes sont depuis plusieurs décennies des modèles de choix pour la transplantation de cellules humaines afin d’obtenir des souris humanisées car elles sont particulièrement tolérantes à l’implantation de cellules ou tissus. Les souris sont dites « humanisées » lorsqu’elles sont greffées avec des cellules humaines. Il existe plusieurs types de souris humanisées en fonction des cellules humaines qui sont utilisées et des pathologies étudiées, par exemple, l’utilisation de cellules humaines de foie (hépatocytes humains) permet de générer des souris dont le foie est humanisé, l’utilisation de cellules immunitaires humaines permet de générer des souris dont le système immunitaire est humanisé. Le développement et la production de souris humanisées permet de proposer des modèles expérimentaux pertinents et adaptées en recherche biomédicale aux utilisateurs finaux (académiques et industriels). Ce projet et la procédure qu'il comporte seront mis en œuvre sur notre Etablissement utilisateur 1 et sur notre Etablissement utilisateur 2.

Bénéfices attendus

L’identification des mutations spontanées et l’amélioration des outils permettant les manipulations génétiques ont permis de créer et/ou d’identifier des modèles animaux de diverses maladies humaines provoquées par l'expression qualitativement ou quantitativement anormale d'un gène, modèles dont l'intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point d'éventuelles thérapeutiques est évident. Ces modèles de souris dont le foie est humanisable sont pertinents, robustes et fiables. Ils permettent d’effectuer les tests précliniques de composés candidats médicaments pour le traitement de pathologies hépatiques mais également d’étudier la toxicologie de composés candidats médicaments pour d’autres pathologies.

Procédures

Les souris au foie humanisable sont immunodéficientes donc sans certaines cellules de l’immunité impliquées dans la défense de l’organisme contre les microorganismes extérieurs (pathogènes, opportunistes). Ces animaux sont maintenus dans des structures avec un niveau sanitaire élevé qui sont exempts de microrganismes pathogènes ou opportunistes listés dans un référentiel afin de ne pas développer de phénotype dommageable. Certaines souris au foie humanisable peuvent aussi un phénotype dommageable de trouble hépatique, inhibé par l’apport de médicament spécifique. Une biopsie est réalisée sur animal vigile pour son génotypage. Ce projet et la procédure qu'il comporte seront mis en œuvre sur notre EU1 (prestation de Sciences de la Reproduction : réception d’animaux, prélèvement gamètes…) et sur notre EU2 (Elevage).

Impact sur les animaux

Sans l’apport d’un médicament spécifique, les animaux ayant un foie défaillant dû à une modification génétique meurent très rapidement après leur naissance de lésions hépatiques majeures. Les animaux immunodéficients sont particulièrement sensibles aux organismes extérieurs (microorganismes pathogènes, opportunistes) pouvant amener des infections et une dégradation de leur état. Par ailleurs, une douleur légère ainsi qu’un léger stress peuvent être induits lors du prélèvement de biopsies en vue du génotypage.

Devenir

Les animaux sont soit expédiés pour une utilisation continue vers le laboratoire demandeur, soit mis à mort pour la gestion de l'élevage (avant l'atteinte des points limites du phénotype dommageable, prélèvement de gamètes). Les animaux ne présentant pas de génotype d’intérêt pour la poursuite du projet seront mis à mort (pas d’autre utilisation possible).

Remplacement

Les projets expérimentaux comportent classiquement une phase d'étude initiale in vitro qui permet une sélection des propriétés pharmacologiques et qui permet de valider certaines hypothèses et d’obtenir de données préliminaires et complémentaires. Ce type de modèle n’est pas remplaçable car il s’agit d’un modèle complexe permettant de mimer le foie humain. Il permet de réaliser des études précliniques in vivo de toxicité avant de réaliser des tests chez l’Homme. Les souris humanisées permettent d’approcher la situation physiologique humaine en limitant le recours aux modèles de primates non-humains.

Réduction

Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux liés à l'utilisation de ces animaux après expédition. Le nombre d’animaux est calculé de manière à utiliser le minimum d’animaux par groupe permettant l’obtention de résultats homogènes. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n’a été réalisée.

Raffinement

Ces animaux au foie humanisable étant immunodéficients (système immunitaire affaibli ou rendu non fonctionnel via différentes modifications génétiques), un hébergement standard (litière, enrichissement et congénères) dans un milieu biologiquement sécurisé pour les protéger de la survenue d’infections est réalisé. Le maintien de conditions d’hygiènes strictes exemptes de pathogènes et d’opportunistes étant la clé pour éviter l’expression du phénotype dommageable des animaux immunodéficients et limiter les nuisances associées. Ces animaux seront surveillés quotidiennement. Toutes les observations feront l'objet d'une documentation adaptée. Les souris au foie humanisable présentant une invalidation génétique particulière ont un foie dysfonctionnel. Cette modification génétique est léthal. Un médicament spécifique permettant le maintien d’un fonctionnement normal de leur foie leur sera administré afin d’assurer leur survie y compris pendant le transport. Les animaux aptes au transport seront livrés d’un établissement à l’autre via un transporteur agréé et en respectant le bien-être des animaux. Une période d’acclimatation sera appliquée après réception des animaux. Le médicament spécifique permettant de contrecarrer le phénotype des animaux au foie humanisable leur sera fourni tout au long du transport soit dans l’aliment soit dans le gel servant d’eau de boisson.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce est conditionné par les besoins scientifiques des projets. Les souris sont des modèles animaux simples à élever, à reproduire et à entretenir en grand nombre ainsi qu’à manipuler et modifier génétiquement comparativement à d’autres espèces. Elles constituent un modèle de choix pour les études précliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur durée de vie et de la disponibilité en réactifs expérimentaux. Le génome des souris est bien caractérisé et très comparable au génome humain. Enfin, la proximité clinique entre les modèles de rongeurs génétiquement modifiés et les maladies humaines fait de ceux-ci des modèles de choix relativement robustes pour extrapoler les résultats et en tirer des informations pertinentes pour la pathologie humaine. L’âge des animaux est conditionné par les objectifs scientifiques du projet. Les animaux seront hébergés dans nos locaux dès leur naissance et jusqu’à leur envoi ou leur mise à mort. Pour l’élevage, les accouplements seront réalisés à maturité sexuelle. Au moment de l’expédition, l’âge varie en fonction des besoins de nos clients. Les animaux pourront être envoyés à nos partenaires dès le sevrage ou avec leur mère si les animaux ne sont pas encore sevrés. Des femelles gestantes pourraient également être expédiées avant le dernier tiers de leur gestation.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Souris : 1500
Souffrances
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Devenir
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 1500

Les souris utilisées sont dépourvues de lipase acide lysosomale, une déficience qui réduit leur espérance de vie à huit ou dix mois et provoque une thrombocytose. 1 500 d'entre elles vont être utilisées, 1 300 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 200 un niveau modéré. À six jours, une partie subit une biopsie de la queue, puis viennent les injections de vecteurs lentiviraux et des prises de sang qui peuvent provoquer des plaies oculaires, les nouveau-nés étant traités dès deux jours de vie. Toutes sont tuées pour vérifier si l'accumulation de graisse dans le foie a été corrigée, un traitement en une seule injection étant annoncé pour les patients dans cinq à dix ans.

Objectifs

Le déficit en lipase acide lysosomale (LAL) est une maladie génétique rare due à des mutations dans le gène LAL réduisant la production de la protéine LAL, nécessaire à la dégradation des graisses. Ainsi, le déficit en LAL provoque une accumulation toxique de graisses dans les organes, notamment le foie. La gravité de l'affection dépend de la quantité de protéine fonctionnelle. La forme la plus sévère de la maladie, appelée maladie de Wolman, qui se caractérise par l'absence totale de l’enzyme entraîne une mort précoce à l'âge de 3 à 8 mois. En revanche, dans sa forme la moins sévère (maladie de stockage des esters de cholestérol, CESD), les patients présentent peu de symptômes visibles, et la maladie peut toucher aussi bien les enfants que les adultes. Le traitement standard de la déficience en LAL consiste en l’injection hebdomadaire, tout au long de la vie du patient, d’une enzyme LAL de remplacement (Sebelipase alpha ®). Ce traitement, non curatif, reste coûteux et est limité par le développement, au fil du temps, de réponse immunitaire dirigés contre l'enzyme de remplacement. Au vu des succès de la thérapie génique, l'ajout du gène sain (sans mutation) LAL dans les cellules du foie du patient pourrait représenter un traitement à long terme. En effet, les cellules modifiées produiraient l'enzyme manquante dans l'organe le plus affecté, empêchant ainsi l'accumulation de graisses liée à la maladie. Pour ce projet, nous utiliserons différents vecteurs lentiviraux modifiés pour introduire le gène manquant de l'enzyme LAL (LV-LAL) dans les cellules du foie, cible privilégiée de nos virus. Afin de couvrir tous les stades de la maladie, nous prévoyons de traiter à la fois des souris adultes et des souriceaux agées de 2 jours mimimant la déficience en LAL (LAL KO). Cette approche pourrait offrir un traitement curatif en une seule injection aux patients atteints de cette pathologie.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer une thérapie génique curative pour la déficience en LAL (lipase acide lysosomale), une maladie rare et souvent fatale. Grâce à l'utilisation de modèles animaux et de vecteurs viraux innovants, nous espérons corriger efficacement le défaut enzymatique responsable de cette pathologie. Si les résultats obtenus sont positifs, cette approche pourrait offrir une solution thérapeutique durable pour les patients atteints de cette maladie dans les 5-10 prochaines années. Dans le cas où les résultats ne seraient pas concluants, ils fourniront néanmoins des données importantes pour mieux comprendre la biologie de la maladie et les mécanismes d'action de la thérapie génique. Ces résultats seront partagés avec la communauté scientifique à travers des publications dans des revues spécialisées, contribuant ainsi à l'avancement des connaissances dans ce domaine et à l'amélioration des futures stratégies thérapeutiques.

Procédures

Les souris subiront une biopsie de queue faite à 6 jours après la naissance. Les animaux subiront les interventions suivantes : injection de vecteurs viraux et prélèvement de sang. Ces prélèvements sont des procédures rapides, et ne devrais pas prendre plus de 10 min par souris.

Impact sur les animaux

Les souris LAL KO ont une espérance de vie réduite (8 à 10 mois) et souffrent de thrombocytose. La biopsie de queue, l'administration des vecteurs ou les prises de sang peuvent induire de la douleur, du stress et/ou une perte de poids. Les prises de sang peuvent également entraîner des plaies oculaires. La douleur et le stress devraient durer une dizaine de minutes, tandis que la perte de poids et les plaies oculaires devraient être transitoires et se résorber en 24 à 48 heures.

Devenir

Les souris issues des procédures seront euthanasiées afin d'évaluer la correction du phénotype, à savoir l'accumulation de gras, après traitement par thérapie génique.

Remplacement

Nous développons une stratégie curative de la déficience en lipase acide lysosomale par thérapie génique et basée sur l'administration de vecteurs viraux lentiviraux modifiés pour introduire le gène sain de l'enzyme LAL dans les cellules du foie, cible privilégiée de nos virus. Divers vecteurs viraux ont été préalablement testés au laboratoire sur des cellules hépatiques et cutanées de patients. Ces essais ont révélé que certains vecteurs pouvaient produire un niveau suffisant d'enzyme pour corriger l'accumulation de graisses dans les cellules de patients. Néanmoins, ces tests ne permettent pas d’étudier la distribution de nos vecteurs ni leur effet thérapeutique sur tous les organes ou encore de confirmer leur innocuité. Pour cela, nous devons avoir recours à l’utilisation d’animaux sur un modèle de souris représentatif de la déficience en lipase acide lysosomale. De plus, le principe de la thérapie génique repose sur l’utilisation de corps étrangers (vecteur viraux) à l’organisme pour véhiculer le gène sain jusqu’aux cellules à traiter. Pour apporter le gène de l’enzyme lipase acide lysosomale jusqu’aux cellules du foie, nous utilisons des virus modifiés. L’organisme est entraîné à lutter naturellement contre les virus et ce mécanisme de défense est à ce jour impossible à recréer en laboratoire.

Réduction

Afin de déterminer le nombre nécessaire de souris dans nos groupes expérimentaux, nous cherchons à comparer la quantité de lipides dans le foie entre les souris déficientes en lipase acide lysosomale et celles ayant reçu le traitement. Pour cela, nous avons utilisé un test stastistique et selon ces calculs, il faudrait inclure 8 souris déficientes en lipase acide lysosomale et 4 souris saines par groupe d'études.

Raffinement

Les souris déficientes en lipase acide lysosomale sont plus petites que les souris saines, mais n'ont pas de problèmes de motricité ou de douleur, donc aucune condition particulière d’hébergement n'est nécessaire. Lors de la réalisation des procédures expérimentales, l’état général des souris (apparence, posture, comportement, etc.) et leur poids seront surveillés une fois par semaine pendant toute la durée des procédures. En cas de plaies, un traitement local sera appliqué, et si les plaies ne cicatrisent pas en une semaine, les souris seront euthanasiées.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris déficientes en lipase acide lysosomale car ce modèle mine l’accumulation de lipides observés chez les patients. Afin d’étudier la correction de la maladie, les animaux seront injectés dans les 2 jours après la naissance pour mimer des conditions de traitement de patient pédiatrique et à 7-10-semaines pour mimer le traitement d’adulte.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 3750
Souffrances
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Devenir
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Pêchés à l'épuisette, anesthésiés par balnéation, amputés d'un morceau de nageoire caudale en cinq minutes, 3 750 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le prélèvement sert à génotyper des lignées génétiquement modifiées et à repérer celles qui portent la combinaison de gènes attendue. Le porteur affirme que la nageoire se régénère complètement en vingt jours et que la douleur au réveil reste légère, et il pratique aussi ce prélèvement sur des larves de trois jours. 2 812 poissons au bon génotype sont gardés comme géniteurs, les 938 autres sont mis à mort.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de garantir la sélection et l’identification par génotypage de lignées de "poisson-zébre" génétiquement modifiées, à phénotype non dommageable.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est l’optimisation des effectifs des animaux et la gestion des élevages d’animaux génétiquement modifiés nécessaires aux expérimentations des chercheurs. L'élevage de ces modèles permettra de valider de nouveaux traitements contre des maladies neurologiques.

Procédures

Après anesthésie par balnéation, un prélèvement de la nageoire caudale sera réalisé, ce prélèvement est limité au minimum de tissus nécessaire, la nageoire caudale est capable de régénération complète en 20 jours. Temps de la biopsie (anesthésie incluse): 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables suite au prélèvement de tissus de la nageoire caudale sont un stress léger au moment de la pêche par épuisette, de l’anesthésie et une douleur légère suite au réveil associée à la coupure. Ce projet a pour but de minimiser au maximum tout signe de nuisances.

Devenir

Les poissons présentant le génotype d'intérêt sont gardés et utilisés comme géniteurs, les animaux ne présentant pas la bonne combinaison de gènes seront mis à mort.

Remplacement

Le développement du modèle animal poisson-zèbre est pour nous un choix incontournable car l'étude des maladies humaines comme les maladies neurodégénératives nécessite de considérer l'organisme entier. Il n'existe pas de méthode de remplacement pour le génotypage des animaux.

Réduction

Les animaux produits, issus de ce projet, et utilisés en expérimentation font tous l’objet d’une analyse statistique pour permettre la détermination des lots expérimentaux et l’analyse des résultats. Chaque chercheur a défini ses outils et échantillons pour ses expérimentations qui sont évalués indépendamment. L’enjeu et l’objectif majeur d’une réduction consistent à optimiser les élevages et à limiter la surproduction d’animaux non utilisés dans les projets scientifiques. Pour cela, les chercheurs définissent et mettent en place les accouplements avec les zootechniciens pour des objectifs de production adaptés aux projets scientifiques. La production est suivie avec des rapports trimestriels avec des indicateurs de productivité adaptés. Chaque trimestre, la production peut donc être revue et réajustée. Elle sera réduite au strict besoin, limitant le nombre de prélèvements de tissus pour génotypage. Les effectifs pour chaque lignée sont discutés avec les utilisateurs, qui ont estimé leurs besoins par des méthodes statistiques. Nous nous appuyons également sur l’expérience zootechnique d’élevage, c’est-à-dire la variabilité individuelle des performances de reproduction. Afin d’améliorer nos pratiques, nous avons également mis au point un protocole de génotypage pour les larves de 3 jours, ce qui permet de sélectionner les animaux portant le génotype correct avant le stade de larve autonom. La croissance de la larve n’est pas altérée du fait des capacités de régénération de la queue en quelques jours. Le nombre d’animaux en élevage est donc réduit. Ce protocole à un stade précoce est limité au génotypage simple, sans séquençage des mutations, soit 1/4 des lignées.

Raffinement

Chez le poisson-zèbre, bien que la cicatrisation et la régénération des tissus de la queue soient rapides, les conditions d’isolement seront maintenues au strict minimum et les capacités de nage et de prise alimentaire seront contrôlées dès les premières heures après la biopsie. Une surveillance accrue au cours des 24h suivantes se fera en surveillant les points limites définis et validés avec la Structure du Bien Etre Animal: la prise alimentaire , le comportement de nage et l'activité globale .

Choix des espèces

Le poisson-zèbre est un modèle incontournable pour la création de modèle de pathologie humaine. Son développement embryonnaire rapide et externe, permet de modifier facilement son génome qui présente plus de 70% d’homologie avec celui de l’homme. La possibilité d’étudier les mécanismes biologiques dès les stades larvaires permet de suivre en microscopie à fluorescence et en comportement sensori-moteur, le développement des maladies modèlisées. Ce modèle permet de tester et valider de nouvelles stratégies thérapeutiques, qui pourront être appliquées chez l’Homme. La procédure s'applique aux animaux adultes.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 500
Souffrances
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Devenir
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 500

Sélectionner les souris porteuses du génotype recherché est l'objet unique de cette autorisation. 500 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, celles dont le génotype ne présente pas d'intérêt étant mises à mort et les autres passant dans des autorisations d'expérimentation. Le prélèvement se fait au premier jour de vie par section d'un fragment de queue, un geste que le porteur décrit comme provoquant une très légère douleur et qu'il juge "indispensable" faute de méthode non invasive aussi fiable sur des nouveau-nés sans poil. Trois situations déclenchent la mise à mort du nouveau-né, le rejet par sa mère, un saignement de queue trop important, l'incapacité à se déplacer ou à s'alimenter.

Objectifs

L'objectif de cette demande est de caractériser génétiquement les animaux. Cette DAP de prélèvement invasif de tissus pour génotypage se justifie par la nécessité de : - sélectionner les animaux d’intérêt utilisés dans des DAP d’expérimentation

Bénéfices attendus

Le génotypage est une étape nécessaire pour déterminer quels sont les animaux dont le génotype est pertinent pour mener à bien les expérimentations, dans le but de trouver des thérapies innovantes qui puissent être transposées en recherche clinique. Le génotypage permet : - l’obtention de résultats fiables ; - de minimiser les risques de contaminations entre échantillons ; - d’éviter le recours à l’anesthésie.

Procédures

Les animaux de cette DAP seront soumis à un geste technique invasif : 1 fois, durée de quelques secondes

Impact sur les animaux

Ce geste provoque une très légère douleur.

Devenir

Les animaux ayant un génotype d’intérêt pour les projets seront utilisés en continue dans des DAP d’expérimentation et les animaux sans génotype d’intérêt seront mis à mort.

Remplacement

A ce jour, les prélèvements non invasifs à base d’écouvillons salivaires ou de follicules pileux ne permettent pas de procéder au génotypage de façon fiable sur les équipements robotisés. Un doute sur les résultats des génotypages conduirait à la nécessité de procéder à de nouveaux prélèvements et génotypages. Une erreur de génotypage se traduirait par la mise en accouplement d’animaux n’ayant pas les caractéristiques attendues. Cela impliquerait : - une augmentation du nombre d’animaux produits inutilement ; - la naissance d’animaux avec des phénotypes potentiellement délétères ; - l’utilisation d’animaux génétiquement sans intérêt dans des projets expérimentaux induisant des résultats erronés et non exploitables si l’erreur n’est pas détectée précocement. Il est donc indispensable de recourir à une méthode de génotypage fiable et il n’existe pas de méthodes non invasives aussi performantes que les tatouages et la biopsie de queue. Par ailleurs, dans notre contexte expérimental, les résultats du génotypage doivent être précoces, incompatible avec un âge où il est possible de prélever un follicule pileux ou faire un prélèvement salivaire. En effet, les animaux nouveau-nés n'ont pas de poil et il n'est donc pas possible de prélever des follicules pileux. La taille de ces animaux est également très petite rendant difficile les prélèvements à base d'écouvillons salivaires sans créer de dommages sur l'animal.

Réduction

A ce jour, nous ne disposons pas d’autres moyens aussi efficaces nous permettant de sélectionner les animaux transgéniques. Le nombre d’animaux produits est conditionné par le schéma d’accouplement entre hétérozygotes, schéma qui est obligatoire en raison de la létalité des animaux homozygotes. Par ailleurs, la lignée sera cryoconservée en cas d’arrêt temporaire de projet scientifique de façon à n’utiliser la lignée que pour la production d’animaux nécessaires au projet scientifique.

Raffinement

L’acte de génotypage est réalisé par un personnel expérimenté à jour de ses formations. La parfaite maîtrise du geste par les agents qualifiés permet de réduire l’inconfort et le stress ressentis par l’animal. Ce génotypage des animaux est réalisé avec du matériel adapté en respectant les conditions d’asepsie établies dans l’établissement. Par ailleurs, la procédure est réalisée dans une salle d’expérimentation calme. Enfin, dès que la procédure est terminée, les nouveau-nés sont remis en présence de leur mère. Des points limites sont définis comme suit et impliquent l’arrêt du protocole et la mise à mort du nouveau-né concerné : -il est rejeté par sa mère -un saignement trop important de sa queue est observé -il n'arrive plus à se déplacer ou s'alimenter

Choix des espèces

Le modèle souris est utilisé pour sa facilité de manipulation technique, génétique, la rapidité de production de lots expérimentaux, et le grand nombre de pathologies humaines qu'il est possible de modéliser. Les animaux sont génotypés le premier jour de vie (J1). A cet âge de vie : -les animaux sont aisément manipulables -le cartilage est souple -les groupes sociaux ne sont pas constitués.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 2490
Souffrances
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Devenir
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 2490

Évaluer une hormone comme "possible médicament" dans les pathologies de grossesse, tout en entretenant une colonie de souris génétiquement modifiées: 2 490 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont tatouées, subissent un prélèvement de queue pour le génotypage, trois prises de sang submandibulaires sur animal vigile et de neuf à treize injections intrapéritonéales chacune. Le régime enrichi en fer, peu apprécié des souris, peut provoquer un trouble de l'alimentation et une perte de poids, et l'isolement des mâles reproducteurs est reconnu comme un facteur de stress. Les souris soumises à une expérimentation sont tuées à l'issue de chaque procédure, sans que le texte suive le sort de celles que mobilise l'entretien de la colonie, et le porteur justifie l'espèce par le nombre d'organes qu'implique l'étude de la gestation, du duodénum au placenta.

Objectifs

Nous étudions le rôle d'une hormone dans un contexte de gestation. Si cette hormone est bien connue dans de nombreuses fonctions de notre organisme, son rôle lors d'une grossesse est encore mal connue. Ce projet a pour but de préciser son rôle au niveau du développement de l'embryon et du placenta ainsi que d'évaluer son rôle comme un possible médicament dans diverses pathologies de grossesse.

Bénéfices attendus

L’étude permettra de comprendre le rôle d'une hormone dans la gestation, et d’évaluer l’intérêt thérapeutique de cette molécule dans un contexte de gestation chez des femmes dont le taux de fer est perturbé.

Procédures

Les animaux seront soumis à des tatouages pour identification et subiront un prélèvement de queue pour être génotypés. Sur animaux vigiles il sera effectué trois prélèvements sanguins, temps estimé par souris : 1 minute (contention et prélèvement) Injection : temps estimé : 15s par souris (contention et injection) avec entre 9 et 13 injections intra-péritonéale par souris.

Impact sur les animaux

Il peut exister un stress lors de la contention de la souris ou de l’injection du produit. Le prélèvement sanguin réalisé en état d’éveil au niveau submandibulaire est aussi inducteur d’un stress et de douleur légère pour la souris. La modification du régime alimentaire de la souris altère l'état général de la souris. Notamment le régime riche en fer qui est peu apprécié des souris et peut engendrer, au début du régime, un trouble de l’alimentation associé à une perte de poids. Enfin l’isolement des mâles reproducteurs sera également facteur de stress pour ces derniers.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux soumis à une expérimentation seront mis à mort à la fin de cette dernière

Remplacement

L’altération de la gestion du fer par la modification du taux de l'hormone d'intérêt a déjà été étudiée sur des modèles cellulaires in vitro. Nous continuerons en parallèle des expériences sur modèle murin, nos études in vitro, notamment pour préciser le mécanisme d’action sur des modèles cellulaires de placenta. Le principe actif testé a été choisi parmi un panel de molécules testé in vitro.

Réduction

Un nombre minimum d'animaux sera inclus dans chaque groupe mais toutefois suffisant pour assurer la robustesse de l’expérience et appliquer des tests statistiques entre les différentes conditions. L'étude statistique permettant de calculer au plus juste le nombre d'animaux a été réalisée.

Raffinement

Les souris vivront en groupes sociaux. Elles seront élevées dans le respect des règles du bien-être animal en limitant au maximum leur douleur et leur stress. Nous effectuerons toutes nos manipulations de l’animal en s’efforçant de maximiser notre efficacité et réduire le risque d’induire stress et douleur à l’animal. Des scores ont été établis pour surveiller au mieux les animaux et entraîner la fin de l’expérimentation plus précoce si nécessaire.

Choix des espèces

Nous utilisons un modèle de souris car l’étude de la gestation implique de nombreux organes clefs (duodénum, foie, placenta…). Ce modèle murin nous permettra de modéliser une gestation en situation de déficience dans notre hormone d'intérêt dans tous les organes de l’organisme. Les souris seront utilisées autour de 3 mois au stade adulte, une fois arrivée à maturité sexuelle.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 25600
Rats : 6500
Souffrances
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▲ 32100
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Devenir
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 32100

25 600 souris et 6 500 rats vont être produits et génotypés sur la durée du projet, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chaque animal subit une seule intervention, un prélèvement de queue ou d'oreille sur animal éveillé accompagné d'un tatouage des phalanges, moins de cinq minutes en tout. Les animaux issus de ces quinze lignées génétiquement altérées, treize de souris et deux de rats, sont destinés à d'autres projets sur les dystrophies musculaires, puis tués, gardés pour la reproduction ou transférés vers une utilisation continue. Le porteur indique développer en parallèle des muscles artificiels dérivés de cellules de patients, tout en qualifiant les expériences prévues d'"absolument indispensables".

Objectifs

Ce projet a pour but de produire et de génotyper des animaux. Ce projet permettra l’élevage de 13 souches de souris et de 2 souches de rats génétiquement altérées nécessaires à la mise en oeuvre de différents projets de recherche ayant pour but de comprendre la physiopathologie des maladies étudiées et de trouver des approches thérapeutiques innovantes pour des dystrophies musculaires.

Bénéfices attendus

Les bénéfices devant découler de ce projet concernent le domaine de la santé humaine. Ils visent à valider l’effet thérapeutique de molécules d’intérêt ou de produits de thérapie génique pour un groupe de maladies humaines sur des modèles de la maladie. L’observation d’un effet thérapeutique permettra d’envisager un essai clinique qui, s’il est probant, devrait permettre de stopper l’évolution de la pathologie chez les patients atteints de dystrophie, et donc de valider une thérapie pour des maladies qui n’en n’ont pas à ce jour (maladies orphelines de traitement).

Procédures

Les prélèvements de tissus (queue et/ou oreille) se font sur animaux vigiles. Cet acte se fait en même temps que le tatouage des phalanges et n’est pratiqué qu’une seule fois. Au total, moins de 5 minutes sont nécessaires pour réaliser tous les actes. En effet, les prélèvements de tissus se font en moins d'une minute, mais les instruments sont nettoyés entre chaque animaux ce qui augmente un peu le temps total. Les tatouages se font également en quelques minutes. Pour une durée total (néttoyage compris) n'excédant pas 5 min.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont liées à la méthode de prélèvement de tissu (queue ou oreille) sur jeunes animaux vigiles. La contention d’animaux jeunes peut entrainer un stress et une douleur légère passagère ne dépassant pas quelques heures.

Devenir

Euthanasie des animaux ou gardé en vie pour la reproduction ou une utilisation continue.

Remplacement

Un effort de remplacement est réalisé en amont et en parallèle de ce projet. En effet, nous essayons dans un premier temps de répondre aux questions scientifiques dans des modèles cellulaires et nous développons des muscles artificiels dérivés notamment de cellule de patient. L’utilisation d’animaux dans des études scientifiques ne se fait que lorsque les modèles cellulaires ne peuvent pas répondre aux questions. Par exemple quand il est nécessaire d’étudier les symptômes de perte de la locomotion typiques des dystrophies musculaires. Enfin, dans le but de diminuer le nombre d’animaux à produire, certaines de nos lignées ayant le même fond génétique, les animaux contrôle peuvent être utilisés comme contrôles pour plusieurs lignées.

Réduction

Nous avons prévu d’utiliser un total de 25600 souris et 6500 rats pour fournir les animaux nécessaires à l'ensemble des expériences in vivo. Ce projet se limite aux expériences considérées comme absolument indispensables et prévoit l'exploitation maximale des données obtenues.

Raffinement

Le raffinement du projet inclut la sélection des modèles : la souris est un modèle déjà utilisé et bien étudié pour les maladies musculaires. En cas d’observation de la moindre douleur, définit par des points limites stricts en fonction des procédures, les souris recevront un traitement analgésique, et si cette douleur devait persister, les animaux seraient euthanasiés pour éviter toute souffrance. Les animaux sont élevés dans un environnement enrichi, ils sont observés quotidiennement pendant les jours ouvrés. Les souris et rats étant des animaux sociaux, aucun animal n’est seul dans une cage, sauf si problème d’agressivité.

Choix des espèces

Pour ce projet, nous utiliserons les espèces souris et rat car les modèles existants des pathologies étudiées sont sur ces espèces. Pour évaluer les effets des fortes doses, nous utiliserons l’espèce rat car elle est plus sensible au niveau cardiaque, ce qui nous permet d’avoir une meilleure sensibilité de l’expérience. Les animaux seront utilisés au stade adulte. Après le sevrage, les animaux présentent une taille de muscle et des conditions physiques suffisantes pour évaluer les fonctions musculaire ou cardiaque et présentent déjà des signes histologiques pour les modèles pathologiques les plus sévères.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Souris : 7500
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 7500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 7500

Des souris porteuses de mutations qui leur causent des douleurs, des difficultés à se déplacer et parfois la mort avant terme sont élevées ici pour d'autres projets. 7 500 d'entre elles sont concernées, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, la seule intervention décrite étant une biopsie de quelques secondes pour le génotypage. Le porteur affirme que l'élevage de ces lignées ne peut pas être remplacé, ces animaux constituant selon lui "le cœur même" des projets des utilisateurs. Celles dont le génotype n'intéresse aucun projet sont transférées vers un autre établissement quand c'est possible, tuées sinon, tandis que les autres partent en expérimentation ailleurs ou servent de reproducteurs.

Objectifs

Dans le cadre de la production de modèles murins génétiquement modifiés, l'objectif du projet est de décrire la prise en charge des pathologies induites par les mutations de ces modèles.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de raffiner la production de souris génétiquement modifiées et de gérer l'apparition de pathologies induites par ces modèles en anticipant leur prise en charge et en permettant ainsi une réaction immédiate et adaptée. Il y a également un bénéfice indirect, car les modèles précliniques génétiquement modifiés permettent de reproduire chez l’animal des pathologies humaines.

Procédures

Des mutations chez des souris génétiquement modifiées peuvent entrainer des nuisances (phénotype dommageable) durant l’élevage chez l’animal. La biopsie pour génotypage ne prend que quelques secondes.

Impact sur les animaux

En fonction du modèle de pathologie, les mutations entrainant un phénotype dommageable induisent en général et à des degrés divers des douleurs, de l’inconfort, des difficultés à se déplacer et pour certaines des mortalités selon le génotype. Le génotypage des animaux requiert un prélèvement qui peut occasionner une gêne de très courte durée.

Devenir

Les animaux d'intérêt sont utilisés dans des procédures epxérimentales dans d'autres établissements utilisateurs (utilisation continue) ou peuvent servir en tant que reproducteurs. Les animaux dont le génotype n'a pas d'intérêt pour les projets expérimentaux initiaux peuvent être soit utilisés pour d'autres projets expérimentaux dans d'autres établissements utilisateurs si c'est possible, soit euthanasiés s'l n'y a pas de possibilité de les utiliser dans d'autres procédures.

Remplacement

Différentes stratégies de remplacement peuvent être appliquées par les chercheurs en amont de l'élevage des souris (expériences préparatoires in vitro, modélisations, veille scientifique) ou en aval des expérimentations (modélisation, raffinement des méthodes statistiques). Pour ce projet précis, il n'est pas possible de remplacer l'élevage de lignées de souris car ces animaux correspondent au coeur même des projets des utilisateurs.

Réduction

La réduction en pratique d'élevage nécessite une optimisation de l'âge des animaux géniteurs afin d'obtenir la plus grande descendance avec un minimum de cages d'accouplement. Elle nécessite aussi un choix approprié des génotypes des géniteurs (choix du mâle vs femelle; utilisation hétéro/homozygote, etc). La production sera rationnalisée par l’établissement de programmes d’élevage afin de ne pas produire plus d'animaux que nécessaire pour la production de lots expérimentaux.

Raffinement

Le raffinement concernant l'évaluation et l'entretien de lignées à phénotype dommageable ou potentiellement dommageable est obtenu en appliquant scrupuleusement les consignes des chercheurs concernant l'apparition des points limite attendus ou supposés pour chaque lignée considérée. Le raffinement des conditions d'élevage se traduit par un enrichissement des cages de production et de stabulation des animaux (par exemple : batonnets de coton, maison en carton si besoin, frisottiss si besoin,mise à disposition de l'aliment et/ou de la source hydratée sur la litière si besoin , etc... adaptation du nombre d'animaux / Cage au phénotype). Les conditions environnementales sont très élevées afin de protéger les animaux d'infections.

Choix des espèces

La souris est un animal permettant un grande variété de techniques génétiques permettant d'établir des relations entre gènes, fonctions, comportements et pathologies. Tout âge : animaux jeunes à âgés selon le type de procédures expérimentales dans lesquelles ces animaux sont par la suite utilisés en utilisation continue.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 27000
Rats : 200
Souffrances
▲ -
▲ 27200
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 27200

27 000 souris et 200 rats vont être utilisés sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, chacun pour une biopsie de la queue de moins d'une minute, pratiquée éveillé. Le prélèvement a lieu sur des souriceaux et des ratons de 5 à 15 jours et peut être refait à l'oreille, avec une douleur au moment du geste et un saignement possible. Ces 27 200 prélèvements servent à lire le génome de chaque petit pour trier ceux qui iront alimenter les recherches du laboratoire sur la vision et la cécité. Les porteurs du génotype recherché partent vers d'autres projets ou vers la reproduction, les autres sont utilisés pour entraîner les nouveaux arrivants à la préhension et à la contention, ou tués aussitôt.

Objectifs

Dans nos études sur les mécanismes de la vision, les maladies oculaires et la restauration visuelle, nous utilisons différents modèles de rats et de souris transgéniques. Afin de caractériser leur génome et de sélectionner les animaux d’intérêt pour nos études, nous devons caractériser leur génome précocement. Afin de pouvoir réaliser cette caractérisation, nous réaliserons une biopsie de queue ou de l’oreille afin d’en extraire l’ADN.

Bénéfices attendus

Les recherches menées au laboratoire grâce à l’utilisation de ces animaux permettront de comprendre les mécanismes conduisant à la malvoyance voire la cécité et de trouver des thérapeutiques efficaces pour limiter la progression des maladies de la vision et/ou de permettre la restauration visuelle.

Procédures

Chaque animal sera soumis une seul fois dans sa vie à un prélèvement caudal. Cet acte dure moins d’une minute. Dans de rare cas, un reprélevèrent à l’oreille pourra être réalisé et dure quelques secondes. Ces actes sont réalisés sur des animaux vigiles.

Impact sur les animaux

La contention des souriceaux et des ratons induisent un léger stress. Le prélèvement à la queue induit également une douleur lors du prélèvement et un saignement est possible.

Devenir

Les animaux avec le génotype d’intérêt ou pouvant servir de contrôle seront utilisés dans un projet de recherche autorisé par le ministère et pour le renouvellement des accouplements. Les animaux passants dans les projets de recherche seront en utilisation continue. Les animaux ne portants pas le génotype d’intérêt seront soit utilisés dans le cadre de la formation tutorat (préhension, contention) soit immediatement euthanasiés

Remplacement

Les animaux sont utilisés uniquement s’il n’existe pas d’alternative par des études in vitro sur des modèles de cellules en culture. L’action de certaines molécules nécessitent une étude sur l’organe dans son ensemble et les études de restauration visuelles ne peuvent être appréciés sur des modèles ex vivo.

Réduction

Le génotypage précoce des animaux permet de sélectionner et de conserver uniquement les animaux ayant le profil génétique d’intérêt. Les animaux n’ayant pas le bon profil seront utilisés si possible en tant que témoin dans l’étude. Ces derniers pourront aussi être utilisé dans le cadre de formation/tutorat au sein de notre institut (formation des nouveaux entrants). Compte-tenu de la nature du projet, aucun test statistique n’est utilisé. Le nombre d’animaux total a été calculé en fonction des animaux produits les deux années précédentes et aussi sur la base de l’évolution du nombre d’équipes et de projet au sein de notre institut. Nous estimons que 27000 souris et 200 rats seront nécessaires aux études des chercheurs pour les 5 prochaines années.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des cages de stabulation en portoir ventilé avec enrichissement (coton, bâton à ronger et tunnel ou maison pour les souris, papier kraft et bâton à ronger pour les rats). Les animaux sont hébergés avec alimentation et abreuvement à volonté. La température des cages et l’hygrométrie sont contrôlées, le cycle jour-nuit est de 12h. La manipulation et les prélèvements sont effectués conformément à la règlementation par des expérimentateurs formés et habilités. Un point de compression est réalisé en cas de saignement abondant.

Choix des espèces

Les lignées transgéniques présentes dans notre établissement sont sélectionnées, maintenues et utilisées en fonction des objectifs scientifiques des projets de recherche Selon les projets (rats et souris) : Les animaux seront tatoués et génotypés entre 5 et 10 jours post-natals. Les animaux seront identifiés et génotypés par pose d’une bague à l’oreille entre 10 et 15 jours post-natals. Plus la biopsie est précoce, mieux c’est pour l’animal d’un point de vue du Bien-etre animal.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 7500
Souffrances
▲ -
▲ 7500
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 7500

Un morceau du bout de la queue est coupé sur chaque souris, entre sept et dix jours d'âge, pour l'identifier génétiquement. 7 500 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, et certaines subissent en plus cinq jours consécutifs de gavage sous contention pour activer une modification génétique. Leur sort dépend du résultat du génotypage, entre affectation à un autre projet de recherche, conservation pour l'entretien des lignées, et mise à mort quand leurs caractéristiques ne correspondent à aucun besoin scientifique. Le porteur qualifie le prélèvement de queue d'"indispensable" et présente l'effectif de 7 500 comme une estimation calquée sur les prélèvements réalisés en 2022 et 2023, sans autre justification.

Objectifs

Le laboratoire travaille sur les cellules souches germinales (cellules à l’origine des gamètes) afin de mieux comprendre les mécanismes moléculaires régulant l’autorenouvellement de ces cellules. Ces travaux ont pour but d’améliorer les connaissances sur les problèmes de fertilité et de contribuer au développement de thérapies à partir de ces cellules. Ce projet nécessite le développement et l’utilisation de modèles murins génétiquement modifiés, il a donc pour objectif d’identifier et de caractériser génétiquement ces animaux. Chaque animal sera caractérisé par génotypage sur un prélèvement de tissus au bout de la queue. Cette demande d’autorisation de projet de génotypage se justifie par la nécessité de : - sélectionner les animaux d’intérêt; - sélectionner les animaux pour le maintien des lignées ; - sélectionner les animaux pour les prélèvements d’organes ou de tissus post mortem Ce projet nous permettra également d’étudier l’inactivation de la fonction de gènes d’intérêts grâce à des animaux modèles conditionnel inductibles.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de la procédure de prélèvement de tissus pour le génotypage sont de permettre la caractérisation génétique des lignées, afin de fournir les animaux d’intérêt pour le projet scientifique présenté et pour optimiser la gestion des élevages. Ce projet nous permettra également d’étudier l’inactivation de la fonction de gènes d’intérêts grâce à des animaux modèles conditionnel inductibles.

Procédures

Un prélèvement rapide de tissus au bout de la queue (environ 10 secondes) est réalisé pour réaliser le génotypage. Dans les cas extrêmement rares où l’analyse génétique du prélèvement n’a pu aboutir, un deuxième prélèvement pourra être envisagé (biopsie sur poils – durée : environ 10 secondes). L’induction des modèles murins conditionnels se fait par contention et gavage (durée : environ 1 minute) pendant 5 jours consécutifs.

Impact sur les animaux

Les prélèvements de tissus de queue sont des gestes qui provoquent une douleur légère. L’animal est maintenu en contention (pour qu’il ne bouge pas) pendant le prélèvement, ce qui représente une source de stress. Les effets indésirables lors de l’induction des modèles murins conditionnels sont le stress et l’inconfort dus à la contention et au gavage.

Devenir

selon les résultats du génotypage : - ils sont sélectionnés pour un projet de recherche (inclus dans d'autres demandes d’autorisation de projet) ; - ils sont conservés pour l’entretien des lignées ; - ils sont euthanasiés pour des prélèvements de tissus post mortem pour des études ne nécessitant pas de demande d’autorisation de projet ; - ils sont euthanasiés si leurs caractéristiques ne répondent pas aux besoins des projets scientifiques et si aucune autre utilisation n’est possible.

Remplacement

Il n’existe à ce jour pas de méthodes aussi performantes que le prélèvement de tissus de queue pour réaliser le génotypage des souris, étape indispensable pour identifier génétiquement les animaux nécessaires aux expérimentations et entretenir les lignées.

Réduction

La production d’animaux sera adaptée en fonction des besoins du projet scientifiques. Un nombre adéquat d’accouplements d’animaux avec les génotypes nécessaires sera mis en place dans le but d’obtenir les lots d’animaux aux génotypes recherchés pour les expérimentations, ou les animaux nécessaires à l’entretien et au maintien des lignées. Le nombre d'animaux prévu pour ce projet est une estimation prospective basée sur le nombre de prélèvements invasifs qui ont été réalisés en 2022 et 2023. Les stratégies scientifiques et les élevages ne devraient pas évoluer de façon importante sur les années à venir. Nous utiliserons dès que possible des schéma d’accouplement ne nécessitant pas ou peu de génotypage et ainsi que des accouplements optimisés pour produire un maximum d’animaux au(x) génotype(s) recherché(s).

Raffinement

Les prélèvements de tissus sont réalisés par un personnel expérimenté. La parfaite maîtrise du geste par les agents qualifiés permet de réduire l’inconfort et le stress ressentis par l’animal. Elles sont réalisées avec du matériel adapté permettant un geste rapide et précis. Une fois le prélèvement effectué l’animal est remis dans sa cage, il est observé pour vérifier qu’il se déplace correctement et qu’aucun signe de souffrance ou de détresse n’est visible. En cas de mauvaise reprise de l’activité, ce qui constitue le principal point limite, il est identifié et l’animal sera pris en charge. Il est ensuite surveillé lors d’observations quotidiennes pour s’assurer notamment de la bonne cicatrisation. Les gavages sont effectués par des gestes précis, rapides et standardisés. C’est pourquoi des actions supplémentaires qui apporteraient des nuisances additionnelles sur les animaux, non recherchées ne sont pas envisagées.

Choix des espèces

Les modèles murins génétiquement modifiés sont très utilisés pour comprendre des pathologies humaines car les outils pour générer ces modèles sont bien connus et très efficaces. Le temps de génération d’une lignée est court (3 mois) et son élevage simple, ce qui représentent des atouts importants pour le déroulement des expérimentations Les prélèvements ont lieu le plus précocement possibles, sur des animaux âgés entre 7 à 10 jours. Les inductions au tamoxifen seront sur des nouveaux nés (entre 3j et 10 j), ainsi que sur des animaux adultes (entre 2 et 4 mois) en fonction des études.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 3000
Souffrances
▲ -
▲ 3000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 70
 -
 2930

2 930 des 3 000 souris de ce projet sont tuées, soit parce qu'elles ne portent pas le génotype recherché, soit une fois les expériences terminées, dans des procédures classées au niveau de souffrance le plus faible. Chaque année, 600 animaux subissent une biopsie de la queue pour le génotypage, une biopsie de l'oreille s'y ajoutant en cas de second prélèvement, et 50 à 100 femelles reçoivent des injections d'hormones pour qu'on leur prélève trente à quarante ovocytes au lieu de la dizaine obtenue après une ovulation naturelle. Le porteur présente cette superovulation comme une mesure de réduction et signale que l'invalidation du gène étudié rend probablement les femelles infertiles. Les 70 souris restantes sont maintenues en vie pour entretenir la lignée, et resteront disponibles pour les croisements suivants.

Objectifs

L'objectif du projet est de comprendre les mécanismes moléculaires contribuant à la bonne qualité des cellules reproductrices femelles (ovocytes). Nous étudierons le rôle d'un gène particulier en utilisant comme modèle d'étude l'ovocyte de souris. Notre approche consistera à empêcher le fonctionnement de ce gène dans les ovocytes murins par modification génétique. Nous étudierons les conséquences de cette modification sur la croissance des ovocytes, leur aptitude à être fécondé, la qualité du développement embryonnaire, et la fertilité des souris. Nous réaliserons notamment des expériences de microscopie sur des ovocytes isolés. Ce projet nécessitera : 1) de caractériser le profil génétique des souris génétiquement modifiées afin d'optimiser les stratégies d'élevage ; et 2) de stimuler hormonalement la production d'ovocytes afin de réduire le nombre d'animaux nécessaires aux expérimentations.

Bénéfices attendus

Les résultats générés par ce projet pourraient être transférables à la médecine reproductive humaine, car les mécanismes fondamentaux de la production d'ovocytes semblent largement conservés chez les deux espèces. Ainsi, dans le but de restaurer la fertilité chez des femmes souffrant de ménopause prématurée, certains laboratoires ont mis en place des protocoles prometteurs, susceptibles d'agir via le gène que nous proposons d'étudier. Notre projet apportera des éléments nouveaux dans la compréhension du rôle de ce gène dans la physiologie de l'ovocyte et la fertilité.

Procédures

Deux types d'interventions seront mis en oeuvre : 1) biopsie caudale pour prélèvement d'un échantion de queue (durée 5 secondes) : 600 animaux par an. Si besoin d'un second prélèvement, une biopsie auriculaire sera réalisée (durée 5 secondes) ; 2) injection intrapéritonéale d'hormones (durée : 20 secondes) : 50-100 animaux par an.

Impact sur les animaux

L'invalidation du gène d'intérêt dans les ovocytes est susceptible d'entraîner une infertilité chez les femelles, sans autre type de nuisance. Pour l'obtention d'ovocytes isolés, et pour limiter le nombre d'animaux à expérimenter, nous procéderons à une superovulation des femelles par injection intra-péritonéale d'hormones ; cette procédure sera susceptibles de générer une gêne passagère due à la piqûre de l'aiguille. Pour identifier les animaux porteur du bon génotype après croisements, nous procéderons à une biopsie de queue pour réaliser une caractérisation génétique des individus ; cette procédure sera susceptible de générer de l'inconfort chez l'animal. Cette gêne est passagère et n'entraîne pas de complication.

Devenir

Certains des animaux présentant le génotype recherché seront maintenus en vie pour maintien de lignée. Tous les autres animaux ayant fait l'objet des procédures seront euthanasiés pour une des raisons suivantes : 1) animal ne présentant pas le génotype d'intérêt ; 2) animal ayant servi aux expérimentations.

Remplacement

A ce jour, il n'y a pas d'alternative non-animale pour l'étude de la physiologie de l'ovocyte de mammifère. L'espèce souris est à l'heure actuelle le modèle le plus répandu pour l'étude des mécanismes moléculaires de la fertilité chez les mammifères.

Réduction

La stimulation hormonale des souris femelles vise précisément à réduire le nombre d'animaux requis pour la réalisation des expérimentations sur ovocytes isolés. Sans stimulation hormonale, le nombre d'ovocytes recueillis après ovulation dépasse rarement la dizaine. En revanche, après stimulation hormonale (superovulation), nous obtiendrons en routine 30 à 40 ovocytes par souris. De plus, au moment du prélèvement des ovaires ou oviductes, nous prélevons régulièrement d'autres organes tels que foie et cerveau, qui serviront à réaliser des échantillons protéiques contrôles pour les approches biochimiques.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions optimales : locaux confinés, portoirs ventilés, eau et nourriture ad libitum. Aucun animal ne sera hébergé seul dans sa cage, avec un maximum de 5 animaux par cage. Des jouets en plastique sont rajoutés systématiquement pour enrichir l'environnement. Une surveillance quotidienne des animaux est en place, et des points limites ont été définis pour chacun des deux types d'intervention. Nous appliquerons une grille de score pour détecter d'éventuels signes d'inconfort ou de douleur, et y remédier. De plus, l'équipe de l'animalerie travaille activement à l'exploration de nouvelles techniques de génotypage alternatives à la biopsie caudale, telles que le prélèvement de poils, de salive ou de fèces.

Choix des espèces

Les études chez la souris ont montré que les mécanismes fondamentaux de l’ovogenèse, la folliculogenèse, la fécondation, étaient similaires à ce qui est décrit chez l’humain. De nombreuses études chez la souris ont été le point de départ de découvertes et progrès remarquables en reproduction humaine (fécondation in vitro, maturation in vitro, culture d'embryons ...). A l’inverse, la recherche sur ovocytes humains se heurte à la rareté du matériel, et soulève des questions éthiques évidentes. De plus, l’espèce souris offre la possibilité de générer des lignées génétiquement modifiées, permettant d’interroger le rôle spécifique de gènes d’intérêt. Nous utilisons des souris adultes car nous souhaitons étudier la physiologie des ovocytes matures aptes au développement.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 37300
Souffrances
▲ -
▲ 37300
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 37300

Une biopsie pratiquée sur animal éveillé sert à génotyper chaque souris de cet élevage. 37 300 souris vont être utilisées sur la durée du projet, dans des procédures classées au niveau de souffrance le plus faible, et sont soit expédiées vers le laboratoire demandeur pour y être utilisées, soit tuées pour la gestion de l'élevage. Les souris homozygotes développent trois semaines après la naissance un syndrome lymphoprolifératif qui les tue vers dix-sept semaines, sans qu'aucun signe clinique n'annonce cette issue, et le porteur prévoit de les tuer au plus tard à quinze semaines. Ces 37 300 souris sont élevées en vue d'essais de composés thérapeutiques contre les maladies liées aux immunoglobulines G4, et le porteur indique qu'aucune approche statistique n'a été réalisée pour fixer ce nombre.

Objectifs

Les maladies immunitaires sont parfois difficiles à diagnostiquer du fait des signes cliniques variés qui leurs sont associés. Cela rend également leur traitement difficile et le taux de rechutes est important. L’objectif de ce projet est d’améliorer la prise en charge et le traitement des maladies associées aux immunoglobulines G4 (protéines du sang produite par le système immunitaire). Ces maladies sont des troubles fibro-inflammatoires chroniques graves à médiation immune qui se traduisent souvent par des niveaux élevés de protéines dans le sang (immunoglobulines G4), dans les urines et par le développement de masses semblables à des tumeurs touchant plusieurs organes chez l’Homme. Des souris reproduisant ces maladies grâce à des modifications génétiques spécifiques seront utilisées afin d’étudier l’apparition et le développement de ces maladies mais également de tester de nouveaux traitements. Nous mettrons en place un élevage de ces souris afin de générer les animaux nécessaires aux expérimentations.

Bénéfices attendus

L’identification des mutations spontanées et l’amélioration des outils permettant les manipulations génétiques ont permis de créer et/ou d’identifier des modèles animaux de diverses maladies humaines provoquées par l'expression qualitativement ou quantitativement anormale d'un gène, modèles dont l'intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point d'éventuelles thérapeutiques est évident. Ces modèles de souris, au plus proche de la maladie humaine, sont très pertinents pour le développement de traitements pharmacologiques ciblant les maladies chroniques graves associées aux IgG4. La prévalence exacte de ces maladies n’est pas connue en partie à cause de leur diagnostic difficile à établir et à dissocier des maladies chroniques connues. Actuellement, les traitements reposent sur l’utilisation d’agents anti-inflammatoires et 40% des patients sont en rechute. Ainsi, la découverte de nouveaux agents thérapeutiques est nécessaire afin d’augmenter les chances de rémission des patients. Ce projet permettra d’évaluer à la fois l’effet des composés thérapeutiques sur l’initiation et le développement des IgG4-RD.

Procédures

Une biopsie sera réalisée sur animal vigile afin de déterminer le génotype de l’ensemble des animaux de ce projet. Les souris homozygotes pour les modifications génétiques présentent un phénotype dommageable qui commence 3 semaines après la naissance.

Impact sur les animaux

Les animaux développent un syndrome lymphoprolifératif 3 semaines après la naissance conduisant à leur mort après 17 semaines. Aucun signe clinique laissant présager de l’issue fatal de ce syndrome lymphoprolifératif n’est décrit chez ces animaux. Par ailleurs, une douleur légère ainsi qu’un léger stress peuvent être induits lors du prélèvement de biopsies en vue du génotypage.

Devenir

Les animaux sont soit expédiés pour une utilisation continue vers le laboratoire demandeur, soit mis à mort pour la gestion de l'élevage (avant l'atteinte des points limites du phénotype dommageable, prélèvement de gamètes).

Remplacement

Les projets expérimentaux comportent classiquement une phase d'étude initiale in vitro qui permet une sélection initiale des propriétés pharmacologiques et qui permet de valider certaines hypothèses et d’obtenir de données préliminaires et complémentaires. Les modèles murins proposés ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car une deuxième étape d'étude nécessite de consolider les résultats in vitro et valider ses hypothèses sur un modèle in vivo. Le projet actuel ne peut pas être envisagé sans étape in vivo donc sans modèle animal ; en effet, avant de pouvoir envisager une étude clinique sur les patients, il est nécessaire de démontrer que les molécules sélectionnées ont les effets pharmacologiques escomptés et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs.

Réduction

Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux liés à l'utilisation de ces animaux après expédition. Le nombre d’animaux est calculé de manière à utiliser le minimum d’animaux par groupe permettant l’obtention de résultats homogènes. Par ailleurs, notre savoir-faire, nos données historiques et les techniques de reproduction assistées (fécondation in vitro, stimulations hormonales…) permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n’a été réalisée.

Raffinement

Un hébergement standard est réalisé (litière, enrichissement et congénères) associé à une surveillance quotidienne. Toutes les observations feront l'objet d'une documentation adaptée. Dans la mesure du possible (hors demande client), la lignée sera maintenue via des accouplements hétérozygotes (HET) x wild-type (WT). Ces accouplements génèreront 50% d’animaux WT et 50% d’animaux HET n’exprimant pas le phénotype lymphoprolifératif. Cette stratégie d’accouplement, nous permettra de limiter au maximum la production d’homozygotes (HOM) non nécessaire présentant un phénotype dommageable. En effet, le syndrome lymphoprolifératifs caractéristique de notre modèle d’intérêt, ne se développe que chez les individus HOM. Les accouplements naturels HOM x HOM seront éviter au maximum. Lorsqu’ils seront nécessaires, notamment pour développer la lignée ou pour la production des lots d’intérêt, si cela est possible, nous privilégierons les fécondations in vitro (embryons portés par des femelles pseudogestantes WT) car les femelles HOM ont des difficultés à mener à terme leur gestation. Les animaux HOM (ainsi que ceux dérivées de cette lignée par accouplement avec d’autres lignées génétiquement altérées) développent un syndrome lymphoprolifératif 3 semaines après la naissance conduisant à leur mort après 17 semaines. Aucun signe clinique laissant présager de l’issue fatal de ce syndrome lymphoprolifératif n’est décrit chez les animaux HOM. Afin d’anticiper l’atteinte des points limites, les animaux HOM seront donc euthanasiés, au plus tard, lorsqu’ils auront 15 semaines. Une observation quotidienne sera réalisée pour identifier tout animal qui présenterait des signes cliniques.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce est conditionné par les besoins scientifiques des projets. Les souris sont des modèles animaux simples à élever, à reproduire et à entretenir en grand nombre ainsi qu’à manipuler et modifier génétiquement comparativement à d’autres espèces. Elles constituent un modèle de choix pour les études précliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur durée de vie et de la disponibilité en réactifs expérimentaux. Le génome des souris est bien caractérisé et très comparable au génome humain. Enfin, la proximité clinique entre les modèles de rongeurs génétiquement modifiés et les maladies humaines fait de ceux-ci des modèles de choix relativement robustes pour extrapoler les résultats et en tirer des résultats pertinents pour la pathologie humaine. L’âge des animaux est conditionné par les objectifs scientifiques du projet. Les animaux seront hébergés dans nos locaux dès leur naissance et jusqu’à leur envoi ou leur mise à mort. Pour l’élevage, les accouplements seront réalisés à maturité sexuelle. Au moment de l’expédition, l’âge varie en fonction des besoins. Les animaux pourront être envoyés à nos partenaires dès le sevrage ou avec leur mère si les animaux ne sont pas encore sevrés. Des femelles gestantes pourraient également être expédiées avant le dernier tiers de la gestation. Les animaux porteurs de la mutation LatY136F seront expédiés ou euthanasiés au plus tard à l’âge de 15 semaines.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 25960
Souffrances
▲ -
▲ 25960
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 25960

Une partie des souris hébergées est immunodéprimée, donc fragilisée face aux infections, ce que le porteur qualifie de phénotype dommageable tout en affirmant que leur bien-être n'en est pas affecté tant que l'hébergement reste adapté. 25 960 souris génétiquement modifiées vont être utilisées sur cinq ans dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. L'acte déclaré tient en un prélèvement de moins de deux millimètres de queue ou d'oreille, réalisé une fois sur des souris vigiles au moment du sevrage, avec un second prélèvement possible entre cinq et douze semaines si le génotypage échoue. Ces souris passent ensuite en utilisation continue dans d'autres projets, et l'effectif déclaré est calé sur les statistiques des années précédentes, avec une marge prévue pour les projets des cinq prochaines années.

Objectifs

Notre établissement utilisateur élève des animaux génétiquement altérés dédiés à la recherche scientifique dans divers domaines tel que la cancérologie, l'immunologie, neurologie, maladies métaboliques etc. Pour cela, nous utilisons une méthode de prélèvement de queue pour la caractérisation génétique. De plus, nous hébergeons des lignées immunodéprimées caractérisées de phénotype dommageable pour certains projets expérimentaux.

Bénéfices attendus

Les lignées immunodéprimées ont pour objectif de répondre à des questions scientifiques dans le domaine de l’immuno-oncologie ou de surveiller le maintien du statut sanitaire SPF dans le cas des sentinelles. Le génotypage permet la caractérisation génétique des lignées génétiquement altérées avec ou sans phénotype dommageable pour optimiser la gestion des élevages et la production des animaux pour les projets scientifiques des différentes structures travaillant dans notre animalerie (thématiques développées : cancérologie, digestif, cardiaque, osseux...).

Procédures

Prélèvement de queue (

Impact sur les animaux

La biopsie au niveau de la queue ou de l’oreille peut entrainer de la douleur et du stress chez l'animal. L’immunodépression fragilise les animaux d’un point de vue immunitaire, mais cela n’impacte pas leur bien être tant qu’ils sont maintenus dans des conditions d’hébergement adaptées.

Devenir

Les animaux sont prévus pour une utilisation continue dans divers projets scientifiques. La biopsie de queue ou d'oreille permet le génotypage et en fonction des croisement effectués permettra d'identifier les animaux utiles aux études.

Remplacement

Jusqu’à présent la méthode de biopsie de queue était la plus efficace pour identifier génétiquement les animaux. Cependant nous réfléchissons à mettre en place des méthodes alternatives moins invasives tel que le génotypage via prélèvement de poils, de salive ou de fécès. La difficulté d’une méthode non invasive est qu’elle soit applicable pour tous ce qui n'est pas le cas dans toutes les équipes de recherche. Les animaux immunodéprimés sont nécessaires pour des projets de recherche en immunooncologie. Concernant les sentinelles, nous sommes en cours de développement d’une méthode de prélèvement par buvard directement au niveau des aérations, ce qui nous affranchirai de l’utilisation des animaux.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisé est basé sur les statistiques des années précédentes et en lien avec les différents besoins en fonction des projets scientifiques. Ce dernier reste suffisamment important pour pouvoir y inclure de futurs projets d’ici les 5 prochaines années. Nous sommes en cours d'expertise pour développer des méthodes de génotypage moins invasives. Concernant les animaux utilisés comme sentinelles, nous sommes en cours de développement d’une méthode alternative aux animaux de prélèvement par buvard directement au niveau des aérations, cela nous affranchirai de l’utilisation des animaux. Lorsqu’une lignée n’a plus d’intérêt scientifique à moyen ou long terme, nous encourageons l'arrêt de l'élevage de cette dernière associé à une méthode de conservation autre (cryopréservation...).

Raffinement

La biopsie de queue ou la biopsie à l’oreille sont réalisées lors du baguage sur des animaux vigiles. Ces méthodes sont éprouvées, précises, rapides (quelques secondes), standardisées et réalisées par du personnel formé, ce qui limite les effets de stress et douleurs chez les animaux. En cas de signes de stress ou de douleur, du Douxocalm pourra être appliqué. L’immunodépression fragilise les animaux d’un point de vue immunitaire, mais cela n’impacte pas leur bien être tant qu’ils sont maintenus dans des conditions d’hébergement adaptés avec un statut sanitaire stricte et une fréquence de change rapprochée.

Choix des espèces

Nous avons majoritairement des élevages de souris. Ces animaux sont utilisés en fonction des besoins pour les différents projets scientifiques. Les souris sont prélevées au moment de leur sevrage et identification par bague à l'oreille, 3 semaines après la naissance. La réalisation de l'identification et du prélèvement au même moment permet de limiter les effets indésirables du prélèvement (une seule préhension). En cas de problème technique sur le prélèvement (défaut d'extraction de l'ADN par exemple), un deuxième prélèvement pourra être réalisé entre 5 et 12 semaines.