Maintien des lignées génétiquement modifiées

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  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Souris : 2080
Souffrances
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Devenir
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 2080

Comparer un régime riche en graisses donné en continu ou par alternance de deux semaines : 2 080 souris vont être utilisées pendant vingt semaines de régime gras, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées pour prélever leurs organes. Les nouveau-nés subissent une biopsie de la queue pour génotypage, puis les animaux reçoivent jusqu'à quatre injections intrapéritonéales, un gavage et jusqu'à dix prélèvements sanguins à la veine de la queue, le dernier se faisant en rétro-orbitaire sous anesthésie. Pendant les tests de tolérance au glucose et à l'insuline, chaque souris est isolée dans sa propre cage. Le porteur annonce des points limites lors de ces tests, avec apport de glucose ou d'insuline si les seuils sont atteints, et un enrichissement par bâtonnets de bois pour éviter que les dents ne poussent anormalement faute d'aliment dur.

Objectifs

L’obésité est en augmentation croissante dans les pays industrialisés et les pays en voie de développement et contribue à l’augmentation des pathologies cardiovasculaires qui se situent au premier rang des causes de mortalité dans le monde. De ce fait, l’étude des mécanismes impliqués dans le développement de cette pathologie constitue un enjeu majeur de santé publique. Notre projet a pour but de mieux comprendre les mécanismes mis en jeu dans l’obésité, et plus particulièrement d’étudier les effets induits par un régime induisant l’obésité donné de manière discontinue en comparaison avec ce même régime donné de manière continue. Nous étudierons en particulier les effets de ces 2 régimes sur la modulation de la réponse inflammatoire. Seule l’expérimentation in vivo, qui mime de façon fidèle la complexité de la réponse inflammatoire dans un contexte d’obésité nous permettra de mettre en lumière des acteurs clés impliqués dans la pathogenèse de cette maladie. Pour cela, nous évaluerons différents paramètres métaboliques et immunologiques chez des souris soumises à un régime riche en acides gras. Pour induire l’obésité, nous allons utiliser un modèle d’obésité chez des souris contrôle et des modèles génétiquement modifiés (mâles et femelles, nombre total de souris : 2080 sur une durée de 5 ans). Ce modèle murin est une étape indispensable dans la compréhension des mécanismes survenant au cours de cette maladie. En effet, actuellement il n'y a pas de systèmes in vitro qui reproduisent, imitent ou permettent la modélisation des interactions cellulaires et moléculaires qui conduisent au développement de l’obésité chronique. Ce projet comporte 2 procédures : (A) une qui consiste en la mise des animaux sous régime riche en matières grasses soit de manière continue ou discontinue (en alternant le régime gras et standard toutes les 2 semaines) pendant une durée maximale de 20 semaines de régime gras pour les 2 groupes de souris. Cette durée de régime gras de 20 semaines permet le développement de l’obésité. Pour évaluer les paramètres métaboliques des tests de tolérance à l’insuline et au glucose seront effectués. Ces tests consistent en l’administration d’insuline par voie intrapéritonéale ou de glucose par voie orale, des prélèvements de sang seront ensuite réalisés sur souris vigile à différents temps pour doser le taux de glycémie. Il y a également un prélèvement sanguin à effectuer avant la mise à mort des animaux. (B) une seconde pour l'élevage des animaux.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet nous permettront de comprendre, in vivo, le rôle de l'inflammation mise en jeu dans les différents types cellulaires et tissulaires et son implication dans l'obésité. Cela permettra de définir de nouvelles approches thérapeutiques ciblant la réponse immuno-inflammatoire pour le traitement des patients présentant des maladies métaboliques telle que l'obésité.

Procédures

Des animaux seront utilisés pour la génération de colonies d'animaux. Les nouveaux-nés auront une biopsie caudale. Les animaux auront jusqu'à 4 injections intrapéritonéales sur toute la durée de la procédure (durée inférieure à 30 secondes par injection) . Les animaux vigiles auront un gavage (durée inférieure à 30 secondes) au cours de la procédure. Des prélèvements sanguins auront lieu sur animaux anesthésiés (une seule fois avec une durée inférieure à 30 secondes) ou vigiles à la veine de la queue (jusqu'à 10 prélèvements de moins de 30 secondes).

Impact sur les animaux

Effets indésirables liés à l’expérimentation : 1- inconfort lié à la préhension et contention des animaux, lié au gavage, 2 - potentielle douleur au point d'injection en intrapéritonéale et au prélèvement sanguin terminal en rétro-orbitaire, 3 - stress lié à l'anesthésie, à l'individualisation des animaux durant les tests métaboliques et aux prélèvements de sang à la queue.

Devenir

A l'issue des différents gestes techniques, tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure dans le but de prélever les différents organes ou tissus d'intérêt. Ceci nous permettra d'étudier les populations cellulaires d'intérêt à l'aide de différentes expériences, afin de répondre aux différentes questions posées dans le cadre de ce projet.

Remplacement

Actuellement il n'existe pas de système in vitro qui reproduise, imite ou permette la modélisation des interactions cellulaires et moléculaires qui conduisent au développement de l’obésité. Les modèles in vivo sont une étape indispensable dans la compréhension des mécanismes impliqués dans l’obésité. L’expérimentation in vivo est également le seul modèle permettant d’appréhender l’intégration et la participation d’acteurs de différents tissus dans une même pathologie.

Réduction

Selon le principe de réduction décrit au 2° de l'article R. 214-105 du code rural et de la pêche maritime, et à partir des données de la littérature et de notre expérience sur le sujet (résultats analysés avec des tests statistiques adaptés), nous avons déterminé un nombre minimun de souris par groupes expérimentaux pour avoir assez de matériel et garantir une analyse statistique fiable. Nous visons toujours à maximiser l'information qui peut être récupérée à partir d'un seul animal. Les accouplements (en trio) seront optimisés (choix des génotypes) pour permettre l'obtention des groupes d'animaux nécessaire à la réalisation des expériences dans les conditions définies ci-dessus.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cages enrichies dans l’animalerie où les conditions d'hébergement et d'élevage sont standardisées et contrôlées durant toute la vie des souris. Le suivi quotidien de tous les animaux par le personnel qualifié (zootechniciens et expérimentateurs) et la mise en place de points limites adaptés permettront d'identifier et de limiter toute souffrance et douleur. Il y aura un enrichissement complémentaire dans certains cas : maisonnettes si des comportements de domination sont observés ; bâtonnets de bois pour les cages sous régime riche en gras (aliment mou) pour éviter la pousse ou abrasion dentaire anormale. Lors des procédures expérimentales, les nuisances seront réduites au maximum par l'utilisation de protocoles d’anesthésie et d’analgésie adaptées et l’établissement de points limites stricts et adaptés aux procédures. Pour la procédure des tests métaboliques de tolérance à l'insuline et au glucose, les souris seront individualisées pour limiter les interactions avec les congénères, la glycémie sera suivie en cinétique et l'apport de glucose ou l'insuline sera réalisé si nécessaire en fonction des points limites définis. Ensuite, les animaux retourneront avec leurs congénères, dans la cage d’hébergement d'origine pour limiter le stress lié au changement de cage. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par les expérimentateurs ou par le personnel technique qualifié de l’animalerie pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques de souffrance ou de mal-être. Un suivi hebdomadaire du poids des animaux sera réalisé par les expérimentateurs.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour l'étude de l'obésité avec notamment le développement du syndrome métabolique dans un laps de temps raisonnable. De plus, c’est le seul modèle dans lequel ont été générées les lignées génétiquement modifiées que nous souhaitons étudier. En effet, la souris est l'espèce dont la technologie de transgénèse est la plus fiable et la mieux établie. L’utilisation des souris permet ainsi d’avoir accès à des animaux génétiquement modifiés, qui nous permettront d’appréhender le rôle spécifique d’un type cellulaire, d’un facteur ou encore d’une voie de signalisation dans l’obésité. Grace à ces modèles murins, nous pourrons obtenir rapidement des résultats très importants pour notre projet, ce qui ne serait pas le cas avec une autre espèce qui prendrait beaucoup plus de temps à se reproduire et où le nombre de naissance serait nettement moins important. Les souris seront utilisées au stade adulte, à partir de 8 semaines. Le développement de l’obésité est corrélé à l’âge, c’est pour cela que nous utiliserons des souris adultes. Au stade nouveaux-nés, les animaux seront marqués par bagage et une biopsie caudale sera réalisée afin de génotyper et ainsi sélectionner les animaux génétiquement modifiés pouvant rentrer dans la procédure.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 2484
Souffrances
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▲ 72
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Devenir
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 279
 2205

Ces souris portent, par construction génétique, une prédisposition au cancer du côlon, du poumon, du sein, des glandes salivaires ou au lymphome. 2 484 vont être utilisées pour maintenir cinq lignées, 72 dans des procédures au niveau de souffrance léger et 2 412 au niveau modéré. Le geste infligé se limite à une biopsie de queue de dix secondes sous contention avant le sevrage, le dommage venant du génome : pâleur des pattes et ventre gonflé pour la lignée colique, halètement et difficultés respiratoires pour la lignée pulmonaire, tumeurs salivaires gênant l'alimentation chez 11 % des mâles de la lignée mammaire, dont les femelles ne sont pas mises à la reproduction faute de pouvoir allaiter. 279 souris seront réutilisées dans d'autres procédures, et celles qui n'ont pas le génotype attendu sont gardées soit pour des prélèvements après leur mise à mort, soit pour l'entraînement à des gestes techniques.

Objectifs

Le cancer est la première cause de mortalité prématurée en France. Il n'existe pas de modèles cellulaires suffisamment complexes qui puissent mimer le développement d'un cancer. Aussi, dans le but d’étudier les cancers, les chercheurs ont développé, par des techniques de génie génétique, des modèles animaux qui reproduisent la pathologie humaine. Pour des raisons techniques, ces modèles ont été développés chez la souris. L’objectif est de maintenir 5 modèles murins transgéniques, sous forme respirante, qui sont des outils indispensables pour les études en oncologie. Ce maintien se fera par un élevage contrôlé afin d’éviter des naissances en grand nombre mais permettant de sélectionner les animaux possédant le gène d’intérêt.

Bénéfices attendus

Ce projet permet l'élevage a minima de 5 modèles murins transgéniques, qui sont des outils indispensables pour les études en oncologie en mettant au point les méthodes les moins invasives possibles pour les analyses génétiques.

Procédures

Un prélèvement sera fait à l’extrémité de la queue, à l’âge de 21 jours au plus tard (1 fois, 10 sec), si besoin. Pour cela, les animaux seront sous contention et le geste sera effectué par du personnel formé. Les souris transgéniques décrites dans ce projet sont des modèles de prédisposition à des cancers du côlon : développement de tumeurs à partir de 4 mois , du poumon : le premières lésions apparaissent entre 6 et 8 semaines, du sein : seuls les mâles sont mis en accouplement, des tumeurs salivaires peuvent apparaitrent à partir de 6 mois (les femelles ne peuvent pas être mise en accouplement car le phenotype apparait trop tôt et n'ont pas la possibilté d'allaiter leurs petits), du lymphome : la viabilité chez les souris hétérozygotes n'est pas affectée jusqu'à l'âge de 9 mois.

Impact sur les animaux

Biopsie de queue : saignement possible, douleur de courte durée. Les nuisances possibles et spécifiques sur les souris à phénotypes dommageables seraient les suivantes : -Souris prédisposant au cancer du côlon : pâleur des pattes, gonflement du ventre. -Souris prédisposant au cancer du poumon : difficultés respiratoires, halètement. -Souris prédisposant au cancer du sein, seuls les mâles sont mis en reproduction, dans 11% des cas : tumeurs au niveau des glandes salivaires : difficultés d’alimentation et abreuvement.

Devenir

Les animaux ayant le génotype d’intérêt seront conservés pour maintenir l’élevage des lignées de souris génétiquement modifiées ou seront utilisés pour des expérimentations futures. Les souris n'ayant pas le génotypage requis, tous élevage confongus, seront gardés pour des prélèvement post-mortem ou bien pour la formation à des gestes techniques.

Remplacement

Il n'existe pas de modèles in vitro suffisamment complexes qui puissent mimer le développement d'un cancer. Ce projet a pour but de maintenir sous forme respirante des souris développant des cancers qui miment les cancers chez l'Homme. Ces modèles permettent d'apporter des outils pour le traitement des cancers chez l'Homme. Ces modèles sont utilisés régulièrement par les chercheurs, c'est pourquoi il est proposé dans cette demande de les maintenir sous forme respirante.

Réduction

Aucune approche statistique ne sera mise en œuvre. Le nombre d’animaux pour le maintien d’un élevage de souris est maintenu au minimum. Il est important de noter que le croisement de lignées entraine la production d’animaux de génotype non utilisables dans les projets. Le nombre d’animaux prévu dans ce projet a été estimé de par l’expérience des années précédentes et des besoins prévisionnels des chercheurs.

Raffinement

La biopsie de la queue ne sera réalisée qu’en cas de nécessité avant l’ossification de la queue (28 jours) et avant le sevrage, ce qui permet de limiter la nuisance de ce geste. La taille de la biopsie est réduite à son minimum et représente au maximum 1mm. Un enrichissement avec maison et cotons sera fourni dans les cages d’accouplement afin de limiter le stress et permettant aux femelles gestantes de faire un nid caché pour la mise bas. Pour chaque lignée, des points limites prédictifs et précoces sont définis afin de limiter toute souffrance. Les animaux seront mis à mort avant l’apparition des signes cliniques spécifiques à chaque lignée. De l’aliment humidifié sera mis en fond de cage, si besoin.

Choix des espèces

Les souris ont été les premiers mammifères à permettre la manipulation du génome. Grâce à cette manipulation du génome, des modèles souris mimant les maladies humaines ont été créés en grand nombre. Parmi ces modèles figurent des modèles de prédisposition à des cancers. Les animaux sont utilisés pour des accouplements, ils doivent avoir atteint la maturité sexuelle c'est-à-dire à partir de 6 semaines.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 10000
Souffrances
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Devenir
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 10000

10 000 souris génétiquement modifiées vont être triées selon leur génotype, entre celles qui serviront aux protocoles ou à l'élevage et celles dont personne n'aura l'usage. À vingt et un jours, chacune se fait couper moins d'un millimètre du bout de l'oreille, sur animal vigile et sans anesthésie, dans une procédure classée au niveau de souffrance léger. Le porteur écrit qu'anesthésier les petits "ajouterait une nuisance non nécessaire", et que cette méthode restera en usage jusqu'à la validation d'un génotypage sur des poils. Les souris jugées non utiles sont mises à mort et proposées aux membres du laboratoire pour des prélèvements d'organes, le chiffre de 10 000 sur cinq ans n'étant rattaché à aucun besoin chiffré.

Objectifs

Ce projet vise à assurer la conservation des lignées de souris modifiées génétiquement présentes dans notre laboratoire et que nous utilisons dans nos différents projets de recherche. Avant de les utiliser pour des expériences ou pour créer de nouvelles générations, il est important de les caractériser précisément. Pour cela, nous devons identifier et prélever un échantillon sur chaque souris dans notre animalerie en utilisant une méthode qui nous permet de connaître très précisement les mutations dont ils sont porteurs.

Bénéfices attendus

La caractérisation génétique permet d’optimiser la gestion de l’élevage et de produire les animaux d’intérêt, c’est-à-dire nécessaire au maintien de la lignée et/ou aux protocoles expérimentaux.

Procédures

Pour chaque animal vigile (21 jours +/- 1 jour), 1 prélèvement de bout d’oreille inférieur à 1 mm sans anesthésie. Extrêmement rarement, pour vérifier des résultats ou en cas d'échec du génotypage, un prélèvement de bout d'oreille (

Impact sur les animaux

Le prélèvement d’un bout de l’oreille sur animal vigile est réalisé sur moins de 1mm et et par un personnel expérimenté pour limiter la douleur et le stress. En cas d’un deuxième prélèvement en dehors de l’âge limite (>21 jours +/- 1 jour) en cas d'échec du génotypage, l’individu est anesthésié profondément à l’isoflurane.

Devenir

Dés résultat de génotypage, les animaux non utiles seront mis à mort. Les animaux utiles pour les projets ou l'élevage seront maintenus en vie et seront en utilisation continue pour des expériences qui seront décrites dans des DAP spécifiques. Dans la mesure du possible, les animaux génotypés non utilisables sont proposés aux membres du laboratoire pour prélèvements d’organes.

Remplacement

Pas de remplacement possible sur le projet de prélèvement de tissus pour génotypage tant que la méthode de génotypage par prélèvement de poils n'est pas validée sur nos lignées. L’approche de remplacement est prise en charge dans chaque DAP expérimentale.

Réduction

La reproduction n’est utilisée que pour produire le nombre d’animaux prévue dans la DAP d’expérimentation considérée ou la DAP d’élevage nécessaire au maintien de la lignée. Les caractéristiques de reproduction propres à chaque lignée (nombre de petits par portée, nombre de modifications génétiques, ratio homozygote/hétérozygote…) sont prises en compte pour planifier la fréquence et le type de croisements.

Raffinement

Les gestes invasifs tel que la pose d’une bague et la biopsie sont réalisés par des personnels expérimentés, selon une méthode éprouvée, précise, rapide et standardisée, limitant stress, douleur et saignement. L'anesthésie n'est prévue que sur les animaux de plus de 21 jours. L'anesthésie chez les petits ajouterait une nuisance non nécessaire. Une surveillance et un suivi de la cicatrisation sont réalisés dans les jours suivant le prélèvement. Cette méthode de prélèvements de tissus sera utilisée jusqu’à validation des procédés de génotypage à partir de prélèvements de poils, procédure moins invasive.

Choix des espèces

Les lignées en élevage sont définies par les besoins des projets autorisés. Les animaux seront prélevés d’un bout d’oreille (

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 20
Souffrances
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Devenir
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 20

Des tumeurs hépatiques apparaissent d'elles-mêmes à partir de six mois chez ces souris, sans qu'aucun geste expérimental ne leur soit infligé. 20 souris vont être utilisées dans cet élevage de lignée à phénotype dommageable, dans une procédure classée au niveau de souffrance léger. Le porteur affirme, en s'appuyant sur la littérature, que l'accumulation de graisse dans leur foie ne nuit pas à leur bien-être et qu'aucun signe de souffrance n'apparaît jusqu'à douze mois. Les souris utiles à la reproduction sont gardées en vie, les autres tuées avant l'apparition du carcinome, et le projet se limite à faire vivre la lignée, le croisement qui doit répondre à la question scientifique relevant d'une autre autorisation.

Objectifs

Le cancer du foie est la troisième cause de décès par cancer dans le monde. Avec 8500 nouveaux cas par an en France et plus de 7000 morts par an, le carcinome hépatocellulaire (CHC) est le cancer hépatique le plus fréquent. Le CHC survient à cause d’une accumulation excessive de gras qui favorise le développement tumoral en induisant des modifications majeures dans le métabolisme des cellules du foie. Malgré les progrès thérapeutiques, l’incidence du CHC est en constante augmentation, ce qui constitue un réel problème de santé publique. Les mécanismes moléculaires menant au développement du CHC nécessitent donc d’être plus amplement caractérisés. Des études précédentes ont démontré qu'une protéine est impliquée dans la suppression des métastases lors du développement de la maladie. Récemment, une nouvelle fonction de cette protéine a été découverte. Ce projet de recherche vise donc à étudier le rôle de la nouvelle fonction de notre protéine d'intérêt dans le développement du CHC. Afin d’atteindre cet objectif, il nous faudra ultérieument croiser des souris qui n'expriment pas notre protéine d'intérêt avec des souris qui développent spontannément des tumeurs dans le foie (phénotype dommageable). La DAP ci-présente concernera uniquement l'élevage des souris qui développent le CHC.

Bénéfices attendus

L'élevage de la lignée murine qui développe spontannément des tumeurs dans le foie nous permettra de les croiser ultérieument avec d'autres souris. Ce croisement nous permettra d’élucider le rôle de la nouvelle fonction de notre protéine d'intérêt dans la physiologie et le cancer du foie. Comme notre protéine d'intérêt a des propriétés anti-métastatiques, elle constitue par conséquent une cible potentielle pour de nouvelles stratégies thérapeutiques. Par ailleurs, cette protéine joue un rôle important dans l'homéostasie du foie et pourrait être impliquée dans l'obésité et le diabète.

Procédures

Les animaux ne seront soumis à aucune intervention puisqu'il s'agit d'une procédure d'élevage de souris à phénotype dommageable.

Impact sur les animaux

De 0 à 6 mois, certaines souris accumuleront progressivement du gras au niveau du foie ce qui d’après la littérature ne nuit pas à leur bien-être. Dans ce modèle, le cancer du foie commence à apparaître à partir de 6 mois. Jusqu’à 12 mois d’âges, les animaux ne présenteront aucun signe de souffrance et leur qualité de vie ne sera pas impactée. Les animaux ne seront pas utilisés au delà de 12 mois.

Devenir

Les animaux nécessaires à l'élevage seront gardés en vie tandis que les autres seront euthanasiés. Les souris au phénotype dommageable seront euthanasiées avant le développement du cancer du foie.

Remplacement

Bien que nous ayons commencé à étudier les propriétés de notre protéine d'intérêt dans des cellules cancéreuses humaines, il n’est pas possible de reproduire tous les mécanismes sur lesquels nous travaillons dans ces modèles. En effet, la diversité des types cellulaire ainsi que la communication entre les différents organes présente à l'échelle d'un organisme entier ne sont pas reproductible in vitro. Par rapport au modèle de culture de cellules cancéreuses, le modèle souris permet donc d’appréhender l'ensemble des intéractions entre différent types cellulaires et organes qui sont essentielles dans le développement du cancer de foie.

Réduction

Pour réduire au maximum la survenue de petits qui développent des tumeurs hépatiques (phénotype dommageable), les individus seront génotypés puis les reproducteurs optimaux seront sélectionnés en fonction des besoins. Au cours de l’élevage, le nombre minimal d’animaux à phénotype dommageable sera généré pour assurer l'élevage de la lignée.

Raffinement

Les souris seront observées tous les jours afin de contrôler leur mobilité, l’apparence de leur fourrure ainsi leur comportement dans la cage. Concernant l'hébergement, les femelles seront regroupées ensemble tandis que les mâles seront isolés le moins possible. Les animaux seront euthanasiés avant l’apparition du CHC.

Choix des espèces

La souris est un modèle très pertinent pour l'étude du cancer du foie. En effet, le développement de tumeurs chez la souris est facilement réalisable, reproductible et constitue un modèle de référence dans le domaine de l’oncologie. Pour tester nos hypothèses de travail, l'élevage de ce modèle murin à phénotype dommageable est donc nécessaire. Dans ce modèle, les souris commencent à développer des tumeurs hépatiques à partir de 6 mois. Elles seront donc euthanasiées avant cet âge ou avant l’atteinte des points limites détaillés dans les procédures expérimentales. Puisqu’il s’agit d'élever des souris, nous avons besoins d’adultes sexuellement matures c’est-à-dire âgés de 6-7 semaines.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 2500
Souffrances
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▲ 2500
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Devenir
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 2500

Un bout de queue coupé sur animal vigile, en quelques secondes et sans anesthésie, parfois complété d'une biopsie d'oreille quand le premier génotypage échoue : 2 500 souris subissent ce prélèvement, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'opération sert à trier les souriceaux au sevrage selon qu'ils portent ou non l'invalidation du gène MLKL, dans deux lignées destinées à l'étude des hépatites. Le porteur qualifie la douleur de brève et d'intensité limitée, tout en signalant que son animalerie cherche activement d'autres méthodes de génotypage, à partir de poils, de salive ou de fèces. Aucune de ces 2 500 souris n'est tuée dans ce projet, 165 sont gardées comme reproductrices et 2 335 passent en "utilisation continue" vers d'autres protocoles expérimentaux.

Objectifs

L'objectif du projet est d'identifier en fonction de leur génotype les souris génétiquement altérées pour une cible (MLKL), protéine impliquée dans une voie de mort cellulaire programmée, la nécroptose. Deux lignées de souris seront exploitées. Au sein de l'une d'elles, la protéine MLKL ne s'exprime dans aucune cellule de tout leur organisme. Quant à la seconde lignée, seules les cellules principales du foie (hépatocytes et cholangiocytes) n'expriment pas la protéine MLKL. Ces souris seront générées pour d'une part maintenir les lignées et d'autre part pour être utilisées dans des projets scientifiques ayant pour but d'étudier l'implication de cette protéine exécutrice de la nécroptose dans des hépatites aigües ou chroniques.

Bénéfices attendus

Le projet permettra le génotypage de souris nécessaires au maintient des 2 lignées de souris et pour fournir des animaux pour différents projets scientifiques (utilisation continue vers des DAP d'expérimentation).

Procédures

Le projet permettra d'identifier par génotypage les animaux à partir d’un prélèvement unique d'une biopsie de queue, éventuellement complété d'un second prélèvement de biopsie d'oreille en cas d'échec exceptionnel du premier génotypage. La procédure de prélèvement s'effectue en quelques secondes sur animal vigile. Cela concerne 500 animaux par an.

Impact sur les animaux

Les nuisances sont celles liées au prélèvement unique d'une biopsie de queue par individu, voir d'un éventuel second prélèvement au niveau de l'oreille. Ce type de prélèvement, qui s'effectue en quelques secondes seulement, n'induit qu'une douleur d'intensité limitée et est extrèmement brève. Elle peut entrainer une sensation d'inconfort, nuisance passagère qui n'entraîne pas de complications majeures.

Devenir

Les animaux seront gardés en vie, non pas pour une réutilisation, mais pour utilisation continue pour les expérimentations (2335 animaux) ou pour maintien de la lignée (reproducteurs, 165 animaux).

Remplacement

Aucune alternative à un génotypage par PCR à partir d'un échantillon d'ADN isolé à partir d'un fragment de tissu de l'animal.

Réduction

Le nombre d'animaux subissant un prélèvement pour génotypage est réduit à son minimum: La production est lié au maintien des lignées et aux besoins des projets scientifiques. Les schémas d'accouplement sont optimisés pour ne produire que des animaux "utiles" porteurs de modifications génétiques d'intérêt.

Raffinement

Pour minimiser la douleur associée au prélèvement de l'extrémité de la queue des souris âgées de 3 semaines, l'équipe de l'animalerie travaille activement à l'exploration de nouvelles techniques de génotypage. Le prélèvement de tissu est réalisé par une méthode éprouvée, précise, rapide et standardisée de façon à limiter les effets indésirables (stress et douleur). Des approches alternatives, comme le prélèvement de poils, de salive ou de fèces, sont actuellement en cours d'étude.

Choix des espèces

Cette espèce (souris) permet de modéliser la pathogenèse humaine d'hépatites aigües ou chroniques sur des temps raccourcis à l’échelle de vie de cet animal. Par ailleurs, ce modèle murin permet de tester in vivo les conséquences de l’absence d’expression au sein de cellules d’une ou plusieurs protéines potentiellement impliquées dans ces pathologies. Les souris sont prélevées au moment de leur sevrage et identification par bague à l'oreille, 3 semaines après la naissance. La réalisation de l'identification et du prélèvement au même moment permet de limiter les effets indésirables du prélèvement (une seule manipulation). En cas de problème technique sur le prélèvement (défaut d'extraction de l'ADN par exemple), un deuxième prélèvement pourra être réalisé entre 5 et 12 semaines.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 4800
Souffrances
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▲ 4800
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Devenir
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 3600
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 1200

3 600 souris seront transférées vers des projets expérimentaux du laboratoire ou gardées pour maintenir les lignées, les 1 200 autres étant tuées parce qu'elles n'ont pas le génotype attendu ou qu'elles ne sont plus en âge d'être accouplées. 4 800 souris génétiquement modifiées vont ainsi être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Au sevrage, à trois semaines, chacune est immobilisée le temps de la pose d'une boucle à l'oreille et du prélèvement de l'extrémité de la queue pour le génotypage. Le porteur justifie le recours à cette espèce en affirmant que la souris partage 99 % de ses gènes avec l'humain.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de caractériser le génotype des souris génétiquement modifiées pour des gènes connus ou candidats pour leur implication dans le développement musculo-squelettique. Ces animaux sont générés pour être, par la suite, utilisés dans des projets de recherches expérimentaux autorisées.

Bénéfices attendus

Ce projet permet d'identifier les génotypes des animaux pour maintenir les différentes lignées de souris génétiquement modifiées nécessaires aux différents projets de recherche au sein du laboratoire et pour optimiser au mieux la gestion des élevages.

Procédures

Au moment du sevrage, les animaux vigiles seront pris en contention pour réaliser l'identification par pose de boucle à l'oreille et la biopsie caudale pour le génotypage. Ce geste ne dure que quelques secondes et n'est répété qu'une seule fois au cours de la vie de l'animal.

Impact sur les animaux

Les nuisances sont liées au prélèvement de l'extrémité caudale de queue pour le génotypage pouvant entrainer une sensation d'inconfort et une douleur légère. Les animaux peuvent également ressentir un stress au moment de la contention de l'animal indispensable pour effectuer la pose de la boucle pour l'identification et le prélèvement pour le génotypage.

Devenir

Les animaux présentant le génotype souhaité seront utilisés pour le maintien des lignées ou intégreront les projets expérimentaux du laboratoire autorisés. Les animaux qui ne seront plus en âge d'être accouplés ou qui présenteront un génotype non souhaité seront euthanasiés selon la réglementation en vigueur.

Remplacement

Il n'est pas possible de modéliser in vitro la complexité d'un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu. Les gènes impliqués dans le développement musculaire peuvent également avoir un impact sur le développement osseux et le métabolisme lipidique en particulier. La souris est un bon modèle pour étudier les fonctions biologiques et les pathologies liées au développement musculaire et retrouvées chez les mammifères.

Réduction

Le nombre d'animaux est calculé de manière à maintenir la lignée au sein de l'animalerie et de fournir les animaux nécessaires pour les différents projets d'étude au sein du laboratoire. Les schémas d'accouplement ont été optimisés pour ne produire que les animaux génétiquement modifiés nécessaires pour alimenter les projets de recherche. En fin d'expérimentation, une cryoconservation des lignées sera effectuée de manière systématique par congélation de sperme.

Raffinement

L'ensemble des procédures expérimentales sera réalisé de manière à limiter le stress et la souffrance des animaux. Le prélèvement de l'extrémité caudale de la queue est réalisé par du personnel qualifié maitrisant ces gestes techniques au moment du sevrage. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive et quotidienne des animaux. En cas d'apparition d'une souffrance inattendue, d'un changement comportement, les animaux seront mis à mort dans les 24 heures suivants l'apparition des signes. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’isolement est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès à volonté à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements ci-après : carré de lanière kraft, carré de coton, batônnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette. Si un animal se retrouve isolé de manière imprévue, il bénéficiera de deux enrichissements. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées.

Choix des espèces

Le modèle murin est un modèle de choix dans l'étude du développement musculaire du fait de la parenté génétique et d'un développement embryonnaire proche des mammifères dont l'homme. En effet, la souris possède 99% d’identité de gènes avec l’Homme (et forte identité également avec d’autres mammifères sujets de nos travaux de recherche). De plus, les mécanismes cellulaires et moléculaires mis en œuvre au cours du développement musculo-squelettique sont similaires entre la souris et l’Homme. Dans ce projet, les animaux seront mis en reproduction à partir de l’âge de 6 semaine pour les femelles et de 8 semaines pour les mâles, âges auxquels les animaux sont sexuellement matures et jusqu’à ce que les animaux commencent à présenter des difficultés à se reproduire (20 à 24 mois). Le génotypage des animaux sera réalisé au moment du sevrage, c’est-à-dire à l’âge de 3 semaines.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 3480
Souffrances
▲ -
▲ 3480
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 2436
 -
 1044

1 044 souris seront tuées pour n'avoir pas hérité de la bonne modification génétique. Elles font partie des 3 480 animaux que ce projet d'élevage prévoit de faire naître en cinq ans, à raison de trois accouplements par an pour chacune de vingt-neuf lignées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque souris subit au sevrage un prélèvement du bout de la queue ou une prise de sang sous anesthésie pour son génotypage, les 2 436 qui portent le bon génotype retournant à l'élevage en attente d'expériences ultérieures. Le porteur décrit la souris comme un modèle "incontournable" pour l'étude des lymphomes B et affirme que le recours à des animaux vivants est "indispensable", le mélange cellulaire en cause n'étant pas reproductible en culture.

Objectifs

Notre laboratoire étudie la réponse immunitaire normale et pathalogique des cellules spécifiques appelées Lymphocytes B avec différents objectifs: • fondamentaux : mécanismes moléculaires régulant la production des anticorps / étude du remodelage génétique / biologie de la transformation tumorale des cellules et devellopement de cancers / physiologie du lymphocyte B normal… • appliqués à des questions de médecine expérimentale : réalisation de modèles mécanistiques d’étude des pathologies de l’immunité / participation à des travaux de recherche clinique / mise en place de nouveaux outils diagnostiques pour les lymphomes ; • finalisés : approches visant notamment à l’amélioration du diagnostic ou du traitement de pathologies tumorales ou immunitaires / développements technologiques autour des méthodes de détection des cellules immunitaires… Toutes ces études nécessitent l'utilisation de différents modèles murins dont le maintien, l'élevage et le génotypage sont décrits ici. Dans les conditions de maintien des lignées (élevage), le phénotype tumoral ne s'exprime pas. Les différentes techniques de génotypage décrites sont : soit par PCR (amplification en chaîne par polymérase) via une biopsie de la queue de la souris qui permet de mettre en évidence la modification génétique sur l'ADN de l'animal ou par ELISA (technique d'immunoadsorption par enzyme liée) via un prélèvement de sang qui permet de mettre en évidence la présence d'anticorps spécifique.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de maintenir différentes lignées de souris génétiquement modifiées permettant ainsi aux chercheurs de l'unité d'avoir différents modèles d'étude pour mener à bien leur projet de recherche. Les modèles murins génétiquement modifié permettent d'intègrer une modification génétique précise au sein d'un organisme possèdant un système immunitaire physiologique complet. La modification spécifique d'un géne cible permet d'analyser et de comprendre la physiopathologie de nombreuses maladies en lien avec le dysfonctionnement du système immunitaire et particulièrement les lymphomes ou les maladies de depôts.

Procédures

Les animaux subiront au moment du sevrage un prélèvement de bout de queue ou de sang après anesthésie.

Impact sur les animaux

Le prélèvement de bout de queue sous anesthésie entraine une douleur de courte durée aprés le reveil de l'animal. Le prélèvement de sang sous anesthésie induit une douleur de courte durée chez l'animal au reveil. Les animaux immunodéprimés sont maintenus dans des conditions particulières afin que leur phénotype dommageable ne s'exprime pas et qu'ils ne soient pas en contact avec des pathogènes.

Devenir

Pour les 5 ans à venir, 3 accouplements seront lancés chaque année pour renouveller le stock d'animaux avec en moyenne 8 petits par portée soit au total 3 accouplements x 29 lignées x 8 petits x 5 ans = 3480 animaux. Sur la totalité des animaux, 70% auront le bon génotypes et seront replacés dans l'elevage soit 2436 aniamux. Les 30% n'ayant pas le bon génotype seront euthanasiés, soit 1044 animaux.

Remplacement

La réponse immune B et le développement des maladies lymphoprolifératives sont étroitement liés à la présence et à l'interaction de populations cellulaires et d’un microenvironnement adapté (cellules stromales de différents types, facteurs de croissance, chimiokines…). Ce mélange complexe n’est pas reproductible in vitro et c’est pourquoi le recours à des animaux vivants est indispensable pour pouvoir étudier ces mécanismes.

Réduction

Notre laboratoire possède une grande expérience dans l’élevage des lignées murines destinées à la recherche ce qui permet d’anticiper le nombre d’animaux reproducteurs nécessaires au maintien de chaque lignée ainsi que le nombre de portées nécessaires pour obtenir un nombre suffisant d’animaux pour effectuer les diverses expériences. Ce projet comprend un grand nombre d'animaux car il décrit l'ensemble des lignées de souris élevées par notre laboratoire pour une durée de 5 ans. Le nombre d'animaux produits est réduit au minimum afin d'être suffisant pour maintenir la lignée et effectuer les expérimentations ultérieures tout en évitant de produire des animaux inutilement.

Raffinement

L’ensemble des procédures sera réalisé de manière à limiter le stress et la souffrance des animaux : les prélèvements de sang et de tissus seront tous réalisés sous anesthésie générale gazeuse et par du personnel qualifié maitrisant ces gestes. Les animaux sont maintenus sous surveillance jusqu’à leur réveil. L'observation régulière des animaux et le suivi de leur comportement permettra d’avoir un contrôle sur leur état de santé et tout animal présentant des signes de souffrance sera immédiatement euthanasié.

Choix des espèces

Il existe une très forte homologie de structure et fonction entre les locus IgH humain et murins faisant de la souris un modèle expérimental incontournable pour l'étude des disfonctionnements oncogéniques aboutissant à la genèse des lymphomes B et pour le developpement de nouvelles stratégies thérapeutiques. La souris est également l'espèce de référence internationale pour l'étude des lymphomes. La réponse immune B et le développement des maladies lymphoprolifératives sont étroitement liés à la présence et à l'interaction de populations cellulaires et d’un microenvironnement adapté (cellules stromales de différents types, facteurs de croissance…). Ce mélange complexe n’est pas reproductible in vitro et c’est pourquoi le recours à des animaux vivants est indispensable pour pouvoir étudier ces mécanismes. Dans ce projet, les animaux seront mis en reproduction à partir de l’âge de 8 semaines, âge auquel mâles et femelles sont sexuellement matures et jusqu’à l’âge de 20 semaines car les animaux plus âgés (en particulier les femelles) commencent à présenter des difficultés à se reproduire. Le génotypage des animaux sera réalisé au moment du sevrage, c’est-à-dire à l’âge de 4 semaines.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 4660
Souffrances
▲ -
▲ 3040
▲ 1620
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4660

Sur les 4 660 souris utilisées, 3 040 le sont dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 1 620 dans des procédures d'un niveau modéré, une partie relevant du seul maintien des lignées génétiquement modifiées. Toutes sont tuées, cerveau prélevé. Les autres subissent une biopsie, des injections intracérébrales, une chirurgie d'imagerie de 45 minutes sous anesthésie, puis des tests d'interaction sociale, d'inhibition du prépulse et de contrôle attentionnel étalés sur sept jours, pour étudier les circuits cérébraux de la schizophrénie. Le porteur affirme qu'aucun remplacement n'est possible pour le maintien des lignées et présente les manipulations génétiques comme "indispensables".

Objectifs

Le cortex préfrontal est une région clé du cerveau impliquée dans des fonctions cognitives importantes comme l'attention et la mémoire. Dans des troubles psychiatriques tels que la schizophrénie, cette zone montre des altérations de l'activité neuronale. La schizophrénie se manifeste par des hallucinations, des délires, et des difficultés sociales et cognitives. Nous explorons comment des mutations spécifiques influencent ces dysfonctionnements en utilisant la génétique, le comportement animal, et l'imagerie cérébrale. Ce projet vise à mieux comprendre la schizophrénie et à développer de nouvelles stratégies de traitement pour cette maladie complexe.

Bénéfices attendus

Cette recherche est essentielle pour mieux comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans la schizophrénie pour trouver d’autres solutions thérapeutiques.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : 1) Réalisation de biopsies (une fois, durant quelques secondes). 2) Anesthésie générale (durée : 30 minutes-45 minutes). 3) Injections intracérébrales (durée : 30 minutes). 3) Chirurgie pour l’imagerie cérébrale (durée : 45 minutes). 4) Injections des agonistes/antagonistes (30 secondes environ). 5) Prélèvement des cerveaux pour des analyses. 6) Test comportementaux pour évaluer la psychose et les déficits cognitives. Plus précisément, le test d'interaction sociale se déroulera pendant une durée de 10 minutes par souris, le test du « prepulse inhibition » (PPI) d’une durée de test environ 30 minutes et le test du contrôle attentionnel se déroule sur sept jours (20 minutes en total).

Impact sur les animaux

En général, toutes les interventions sont bien tolérées par l’animal et n’affectent pas le phénotype général de la souris. La biopsie peut provoquer un stress léger et l’anesthésie générale peut provoquer également un stress léger. Concernant la chirurgie, les nuisances comprennent douleur modérée post opératoire. Concernant les injections sous-cutanées, une douleur de classe légère peut survenir. En ce qui concerne les expériences comportementales, les nuisances peuvent inclure un stress léger de la manipulation.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin des expériences afin d'effectuer des analyses dans le cerveau.

Remplacement

Concernant le maintien des lignées aucun model de remplacement n’est possible. Il n’y a pas d’autres alternatives à l’utilisation d’animaux pour ces expériences, car il n'existe aucune lignée cellulaire qui récapitule avec précision la physiologie des neurones des animaux, et comme nos expériences étudient les interconnexions entre les neurones qui se produisent dans le cerveau intact normal et malade, ces expériences ne seraient pas possibles avec la culture cellulaire. De plus, l’utilisation d’un modèle animal est une nécessité pour cette étude qui nécessite une approche comportementale. L’utilisation de l’animal est donc primordiale pour obtenir des résultats qui puissent avoir un véritable impact dans le développement de nouvelles thérapies chez l’homme. Les souris transgéniques sont le seul modèle de référence pour étudier l'effet cholinergique sur le comportement cognitif et de faire de l'imagerie cellulaire en temps réel.

Réduction

La stratégie que nous avons utilisée pour maintenir les lignées de souris est calculée de manière à minimiser au maximum le nombre de souris. Le nombre de cages pour les élevages a été réduit au maximum afin d'obtenir la production minimale nécessaire pour nos expériences. Afin de réduire au strict minimum nécessaire le nombre d’animaux, nous utiliserons une analyse de puissance statistique pour déterminer le nombre d’animaux nécessaires afin d’obtenir un résultat scientifiquement fiable. De plus, les données seront analysées avec des tests statistiques adaptés et si la significativité est atteinte avec un nombre d’animaux plus faible que prévu, les expériences seront arrêtées.

Raffinement

Le maintien, marquage et biopsie sont assurés par du personnel compétent et en fonction de l'âge de l'animal afin de réduire au minimum toute souffrance éventuelle de l'animal. Les souris seront hébergées en groupe sociaux dans un environnement enrichi. Les méthodes utilisées et la manière de traiter les animaux pendant les expériences et dans l’animalerie assureront à ces derniers un minimum de contraintes et un maximum de bien-être. Les animaux sont surveillés quotidiennement (aspect physique, comportement, accès à l’eau et nourriture) par un personnel compétent. La chirurgie s’effectue sur un coussin chauffant et une sonde permet de monitorer la température de ce dernier pour préserver l’animal de l’hypothermie. Les actes chirurgicaux sont réalisés sous anesthésie générale avec prise en charge de la douleur par voie locale et systémique. Au cours de la chirurgie, une solution d’ocrigel est appliquée sur les yeux de l’animal pour les protéger de l’assèchement. Une injection sous cutanée de solution saline est effectuée en fin de chirurgie pour palier à la déshydratation de l’animal. A la fin de la chirurgie, les animaux sont placés sur un coussin chauffant jusqu’à leur réveil complet puis replacés avec leurs congénères en cage collective avec nourriture et eau volonté. En post-opératoire la douleur est prise en charge. Pour éviter toute souffrance, les animaux seront observés régulièrement et une grille précise d’évaluation des points limites sera utilisée.

Choix des espèces

Les expériences seront réalisées chez la souris. La souris est un modèle de choix pour visualiser et enregistrer les types d’interneurones que nous voulons étudier dans ce projet. En plus, les souris peuvent être génétiquement modifiées pour des gènes spécifiques . Ces manipulations génétiques sont indispensables pour la réalisation de ce projet. Les approches expérimentales multiples réalisées chez la souris permettent une analyse complète allant du comportement jusqu’à l’activité d’un seul neurone ou d’une très grande population de neurones simultanément. Les animaux transgéniques seront d'abord génotypés avant l'âge de 10 jours et ensuite utilisés à partir de l’âge adulte (8 semaines).

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
    • Système urogénital
Souris : 90000
Souffrances
▲ -
▲ 90000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 90000

Les souris dont le génotype ne présente pas d'intérêt sont tuées pour cette seule raison, les autres partant vers des projets de recherche ou vers l'élevage, où elles seront tuées en fin de période reproductive. 90 000 souris sont concernées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune subit une biopsie de la queue entre le septième et le dixième jour de vie, sans anesthésie ni analgésie, le porteur écrivant que celles-ci "induiraient des nuisances supplémentaires" et que la partie distale de la queue n'est pas encore ossifiée à cet âge. Ce chiffre de 90 000 n'est rattaché à aucun calcul, seulement à l'adaptation des croisements aux besoins de plusieurs dizaines d'équipes, dont certaines utilisent ces lignées pour des formations réglementaires à l'expérimentation animale.

Objectifs

Notre centre assure l'hébergement, le soin et l'élevage de lignées murines impliquées dans de nombreuses thématiques de recherche (comme par exemple la biologie du développement, la reproduction, la physiopathologie des maladies du système nerveux, l’étude du vieillissement) ou dans des formations pour des étudiants de Licence ou Master et des formations réglementaires pour l’expérimentation animale. Le présent projet vise à identifier les génotypes des animaux dans divers modèles de souris. Plusieurs dizaines d’équipes utilisent des modèles murins mutants et transgéniques pour étudier leur comportement et/ou les mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacents à la régulation des processus physiologiques ou physiopathologiques dans les systèmes cardiovasculaire, nerveux, immunitaire, reproducteur, endocrinien/métabolisme, et pendant le développement.

Bénéfices attendus

Le maintien des lignées par croisement nécessitant un génotypage est nécessaire pour éviter une dérive génétique par croisement consanguin, et pour la production de contrôles dans la même portée. Cela contribue à diminuer la variabilité du fond génétique et donc des résultats, permettant la réduction du nombre d’animaux. L’étude des différents modèles murins mutants et transgéniques permettra de faire des avancées significatives dans la connaissance des processus physiologiques ou physiopathologiques dans les systèmes cardiovasculaire, nerveux, immunitaire, reproducteur, endocrinien/métabolisme, de la biologie du développement et du comportement animal. Ces connaissances pourront permettre le développement de traitements contre différentes pathologies des domaines concernés.

Procédures

Prélèvement d'une biopsie caudale par animal (contention et biopsie moins d'1 minute, prélèvement en lui même moins d'1s). Si un animal doit être re-prélevé lors de sa vie, il le sera par encoche à l’oreille et génotypage sur le fragment de tissu prélevé (contention et biopsie moins d'1 minute, prélèvement en lui même moins d'1s).

Impact sur les animaux

La biopsie de l’extrémité de la queue, pour le génotypage des animaux, pourra générer une légère et brève douleur. Des petits saignements peuvent être constatés lors du prélèvement de la biopsie caudale, cela ne dure que quelques secondes. Toutes les contentions, manipulations représentent un stress léger pour les animaux.

Devenir

Les animaux disposant d’un génotype d’intérêt seront utilisés dans les projets de recherche préalablement autorisés par le ministère dans le cadre d’une utilisation continue. Les autres animaux seront soit utilisés dans les élevages puis euthanasiés en fin de période reproductive, soit euthanasiés pour génotype sans intérêt, par une méthode réglementaire adaptée à l’âge des animaux concernés.

Remplacement

Nos projets s’intéressent à la physiologie de l’organisme qui implique l’interaction entre différents organes et l’environnement. Même si nous nous efforçons au maximum de travailler in vitro, nos projets s’intéressent à des systèmes complexes impliquant l’interaction entre différents organes et l’environnement et nécessitent une étude à l’échelle de l’organisme. La nature expérimentale de notre recherche nécessite l’utilisation de modèles animaux plutôt que des sujets humains. Les résultats obtenus au laboratoire sont toutefois complémentaires à ceux obtenus chez l’homme. L’anatomie, la physiologie et les comportements murins sont suffisamment complexes pour modéliser de nombreux aspects de la biologie humaine. Nous étudions la souris afin de tirer profit des techniques de transgénèse conditionnelle pour l’étude de la fonction des gènes.

Réduction

Le nombre total d’animaux du projet sera de 90 000. Pour le maintien de lignées et la production des animaux pour l’expérimentation, lors de réunions avec les concepteurs des différentes équipes, nous adaptons les croisements (choix des génotypes et nombre de portée) pour effectuer un élevage raisonné. Le choix des génotypes des reproducteurs est effectué pour obtenir le maximum d’animaux ayant un génotype d’intérêt dans la descendance et donc pour générer le moins d’animaux possible. Les croisements sont arrêtés dès le bon nombre d’animaux avec le génotype d’intérêt obtenus.

Raffinement

Les animaux sont observés quotidiennement. En cas de bagarre un enrichissement supplémentaire pourra être ajouté (type maisonnette en carton). Des points limites ont été définis et seront respectés pour éviter toute souffrance animale. Les protocoles utilisés ont été optimisés pour exposer les animaux au minimum de souffrance possible. Les animaux ne sont séparés que le temps strictement nécessaire pour la procédure. De même que pour tous les animaux de l'élevage, biopsiés ou non, si une infection ou signe d'inconfort est observé, un incident est rapporté concernant l'animal. Un traitement adapté est alors décidé. La biopsie caudale est prélevée lors du marquage par tatouage, entre P7 et P10, et n'induit donc pas de stress supplémentaire par rapport au marquage. Cette méthode n'induit pas de signes majeurs d'inconfort, du fait que la partie distale n'est pas encore ossifiée. Le geste est très rapide et les souriceaux rapidement remis avec leur mère et observés pour vérifier qu’elle les reprend bien en charge. L'absence de saignement et la bonne cicatrisation sont vérifiés. La méthode de prélèvement est éprouvée, précise, rapide et standardisée. Elle a été élaborée pour limiter les effets indésirables (stress, douleurs) et ne nécessite pas ni anesthésie ni analgésie, qui induiraient des nuisances supplémentaires.

Choix des espèces

La souris est un modèle idéal pour l'utilisation de lignées transgéniques permettant l'étude ciblée de systèmes biologiques complexes. Notre centre assure l’hébergement, le soin et l’élevage de lignées murines impliquées dans de nombreuses thématiques de recherche (comme par exemple la biologie du développement, la reproduction, la physiopathologie des maladies du système nerveux, l’étude du vieillissement) ou dans des formations pour des étudiants de Licence ou Master et des formations réglementaires pour l’expérimentation animale. Les animaux sont manipulés avant le sevrage (entre le 7ème et le 10ème jour après la naissance), pour minimiser le stress de contention : ainsi sexage, tatouage et biopsie sont réalisés en même temps.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 25000
Souffrances
▲ -
▲ 25000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 25000

Les 25 000 souris de ce projet naissent dans l'animalerie de la plateforme et sont génotypées pour être triées, celles qui portent la mutation attendue étant destinées à d'autres protocoles. Elles subissent, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, une biopsie caudale de moins de cinq millimètres pratiquée sur animal vigile en cinq secondes. Le porteur décrit une légère perte de sang, une contention brève, du stress et une légère douleur, et ne dit rien du sort des souris dont le génotype ne présente pas d'intérêt. Il affirme travailler sur des pathologies "qui ne peuvent être mimées par des cellules en culture" et conclut que l'utilisation de souris transgéniques "reste obligatoire" pour de nombreux projets de recherche.

Objectifs

Les diverses unités utilisatrices de notre plateforme s’intéressent à des thématiques diverses aussi bien dans le domaine de la biologie du développement, du métabolisme, de la trisomie 21, de tumorigénèse, le développement de vaccins… Parmi les maladies sur lesquelles nous travaillons, des modèles murins précliniques présentent des mutations gain ou perte de fonction, modèles inductibles Cre-Lox. L’objectif de ce projet est d’identifier et de génotyper des animaux génétiquement modifiés reproduits au sein de notre animalerie. Cette étape est essentielle pour identifier les animaux qui seront ensuite utilisés à des fins expérimentales dans les projets déposés au MESRI.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre la mise à disposition d’animaux d'un génotype d'intérêt pour le projet. Des lignées de souris transgéniques sont nécessaires pour la compréhension de certains mécanismes du vivant.

Procédures

Un prélèvement caudal (biopsie de la queue) de moins de 5mm pour génotypage (5s) sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

L’incision de l’extrémité de la queue (moins de 5mm) peut conduire à une légère perte de sang. Une contention de courte durée est nécessaire, pouvant entrainer un stress et une légère douleur.

Devenir

Les animaux comportant la mutation ou transgène d’intérêt seront utilisés en continu dans d’autres procédures expérimentales validées et autorisées par le comité d’éthique et le MESRI.

Remplacement

Nous travaillons sur des pathologies qui ne peuvent être mimées par des cellules en culture (développement d’une obésité, d’une trisomie 21...). Il n’est donc pas encore possible de se passer totalement des modèles animaux. A ce jour, l'utilisation de souris transgéniques reste obligatoire pour de nombreux projets de recherche fondamentale et translationnelle.

Réduction

Nous adapterons l'élevage au besoin des projets de recherche des équipes. Nous connaissons bien l'ensemble de ces lignées de souris transgéniques (nombre et taille des portées), ce qui permet de gérer les élevages de façon raisonnée. En effet, le nombre de couples en reproduction est monitoré au plus près afin de l’adapter en temps réel aux besoins expérimentaux. A cette fin, les animaux sont génotypés avant le sevrage pour anticiper les besoins avant la naissance de la génération suivante et afin de grouper les animaux d’intérêts pour les autres procédures expérimentales.

Raffinement

Afin de réduire au minimum la douleur et la souffrance qui pourraient être ressenties par les souris, nous prévoyons la mise en place de différentes procédures. Tout d'abord, les souris sont hébergées en groupe dans l’animalerie avec un statut sanitaire contrôlé. Les installations (ventilation, température et lumière) ainsi que les cages (nourriture, eau, enrichissement) sont vérifiées quotidiennement afin de réduire la détresse des animaux. De plus, un suivi quotidien des animaux est réalisé par les animaliers afin de vérifier leur bien-être. Les animaux sont euthanasiés par des procédures appropriées si leur état se dégrade soudainement. Les souris présentant une perte poids de plus de 10% ou une dégradation de leur état général sont monitorées tous les jours par le personnel de l’animalerie.

Choix des espèces

Le modèle murin a été choisi pour réaliser les expériences de ce projet. La souris mus musculus étant de mieux en mieux connue du point de vue génétique est un très bon modèle d’étude pour nos travaux. De plus, des modèles transgéniques pour nos molécules d’intérêt existant, l’utilisation du modèle murin est légitimée. Enfin, nous avons une bonne connaissance des signes de souffrance chez la souris et possibilité de les prendre en charge facilement. Les animaux seront marqués avant le sevrage entre 10 et 15 jours afin d’être génotypés avant le sevrage (soit à minimum 21 jours). Cela permet de rapidement déterminer le génotype des animaux afin de les regrouper et d’adapter le nombre de couples en reproduction au plus proche des besoins expérimentaux au moment du sevrage.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 1680
Souffrances
▲ -
▲ 1680
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1680

Produire des souris atteintes d'un cancer du foie et les expédier vers un autre établissement, c'est tout l'objet de ce projet, qui n'y ajoute aucune expérience. 1 680 souris mâles porteuses de la modification ASV-B vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles développent une dysplasie du foie à huit semaines, des nodules et un abdomen gonflé à douze, puis un carcinome diffus à partir de seize semaines. 600 d'entre elles sont expédiées vivantes avant sept semaines, avant l'apparition du phénotype, les 1 080 gardées pour la reproduction étant tuées avant quatre mois.

Objectifs

Le carcinome hépatocellulaire (CHC= cancer du foie) est la troisième cause de mortalité par cancer dans le monde. La mortalité élevée du cancer du foie est principalement liée au manque de traitements curatifs pour les formes avancées. En effet¸ malgré les avancées technologiques dans le dépistage du cancer du foie, seuls 30-40% des patients sont éligibles à un traitement curatif (résection chirurgicale, destruction percutanée, transplantation hépatique). Afin de proposer des traitements curatifs à une plus large proportion des patients, il est important d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques et de pouvoir les tester dans un modèle pertinent d’un point de vue de la pathologie humaine. L’objectif de ce projet est de produire, dans notre établissement, un modèle de souris transgéniques (ASV-B) développant un cancer du foie sur foie sain, mimant parfaitement la maladie qui se développe chez le patient. Ces animaux seront ensuite expédiés dans un autre établissement utilisateur afin d’y tester de nouvelles molécules thérapeutiques.

Bénéfices attendus

L’élevage de ces animaux permettra d'obtenir des animaux reproduisant de manière très fidèle la pathologie humaine. Ces animaux seront intégrés dans un projet scientifique qui vise à permettre l’évaluation de nouvelles thérapies anti-angiogéniques mais également l’intérêt de l’immunomodulation dans le carcinome hépatocellulaire.

Procédures

Les mâles ASV-B utilisés pour l’élevage dans notre EU peuvent manifester un phénotype dommageable léger au-delà de 12 semaines (abdomen légèrement tendu à la palpation sans gêne particulière) et seront mis à mort avant un stade avancé de la pathologie (avant 4 mois). Les mâles ASV-B utilisés pour l'expérimentation seront expédiés avant 7 semaines, soit avant le début de l’expression du phénotype dommageable dans notre EU. Au total, 1680 mâles ASV-B seront générés en 5 ans : 1080 pour l’élevage et 600 pour l’expérimentation. Pour cette DAP, aucune autre intervention ne sera réalisée dans notre établissement.

Impact sur les animaux

Les souris ASV-B mâles développent la pathologie en 3 phases : à 8 semaines le foie grossit (dysplasie, sans douleur), à 12 semaines, peuvent apparaître un léger gonflement de l’abdomen et de petites taches blanches sur le foie (nodules) mais les animaux restent actifs, se nourrissent et se déplacent. À partir de la 16ème semaine, la totalité du foie commence à être atteinte (carcinome diffus). Des études ont déjà été menées par les porteurs de projet avec ce modèle et ont démontré que le foie tumoral ne devrait augmenter ni au point d’interférer significativement avec les fonctions normales du corps, ni au point d’induire, du fait de son emplacement, souffrance et/ou détresse, entre la 6ème à la 22ème semaine de vie de l’animal concernant les mâles. Selon nos observations, les mâles gardés au-delà de 12 semaines pour la reproduction peuvent manifester un phénotype léger (abdomen légèrement tendu à la palpation sans gêne particulière) et sont mis à mort avant un stade avancé de la pathologie (avant 4 mois).

Devenir

Une partie des mâles portant le génotype d’intérêt ASV-B sera expédiée avant l’expression du phénotype dommageable et utilisée pour expérimentation dans un autre établissement utilisateur. Une autre partie des mâles ASV-B sera utilisée pour l’élevage dans notre établissement. Les mâles utilisés pour l’élevage seront mis à mort avant 4 mois, soit avant le stade avancé de pathologie, ou plus tôt si non nécessaires pour maintenir l’élevage (e.g.si surplus). Les animaux ayant atteint les points limites selon la grille d’évaluation du bien-être animal seront mis à mort.

Remplacement

Dans le développement des médicaments anti-cancéreux, l’utilisation d’animaux est aujourd’hui indispensable. En effet, les résultats in vitro sont une étape primordiale, puisqu’ils permettent d’évaluer les effets directement sur les cellules tumorales. Toutefois, les immunothérapies et les anti-angiogéniques nécessitent également de pouvoir évaluer les effets dans un système « intégré ». Nous entendons par là, dans un système où les cellules tumorales, les cellules immunitaires, les cellules endothéliales et tout le microenvironnement si typique d’une tumeur puissent interagir. À ce jour, aucun modèle ne permet de mimer ce type d’interaction, d’où un passage obligatoire par le modèle animal.

Réduction

Afin de respecter la règle des 3R, une réduction du nombre d'animaux utilisés est appliquée pour répondre aux différentes questions du projet scientifique. Un nombre total de 1680 animaux au phénotype dommageable est nécessaire et comprend les animaux pour accouplements et les animaux issus des accouplements et nécessaires pour l’expérimentation pour le projet scientifique associé. La production des animaux sera planifiée et suivie par l’expérimentateur et les zootechniciens de l’établissement utilisateur afin de limiter le nombre d’animaux générés au strict nécessaire pour les besoins expérimentaux et l’élevage. Le nombre de reproducteurs, le schéma de croisement et la durée d’accouplements seront définies en amont de la mise en place des croisements. Ces paramètres seront définis en fonction des objectifs et des différentes caractéristiques connues des lignées (taille de portées, viabilité, phénotype, etc.). L'élevage sera suivi via le fichier de l'élevage. En fin de projet expérimental, l’élevage sera arrêté et le modèle restera accessible sous forme cryoarchivé pour utilisation ultérieure.

Raffinement

Les souris seront hébergées en groupes sociaux dans des cages de taille réglementaire (6 maximum par cage) comportant des enrichissements permettant la nidification. Les mâles ASV-B sont susceptibles de développer le phénotype dommageable à partir de 12 semaines et seront ainsi expédiés avant 7 semaines pour l’expérimentation dans un autre établissement, avant le début de l’expression du phénotype dommageable. Dans le cas où les mâles ASV-B ne sont pas transférés vers l’autre établissement pour l’expérimentation, ces derniers seront utilisés pour l’élevage et mis à mort avant 4 mois, avant le stade avancé de la pathologie (abdomen légèrement gonflé sans gêne particulière peut être observé après 12 semaines). Ils seront suivis tous les jours à partir de 8 semaines et ce jusqu'à leur mise à mort avec la grille d’évaluation du bien-être animal contenant des mesures de raffinement (croquettes humides et/ou aliment gélifié déposés dans la cage) et des points limites précoces.

Choix des espèces

La souris est un modèle pertinent car la plupart des immunomodulateurs reconnaissent les cibles murines. De plus, les grosses molécules comme les anticorps, sont réputés pour être difficiles à tester dans des conditions in vitro, et de ce fait, les tests in vivo peuvent être privilégiés. Nous utilisons un modèle de souris transgénique qui développe un carcinome hépatocellulaire (CHC), le modèle ASV-B. C’est un modèle syngénique avec un système immunitaire fonctionnel, idéal pour tester les immunomodulateurs, présentant les mêmes anomalies vasculaires que la pathologie humaine. Dans ce modèle, la carcinogenèse et l’angiogenèse miment à la perfection celles observées chez l’homme (CHC sur foie sain). La pathologie évolue en 3 phases : à 8 semaines le foie grossit (dysplasie, sans douleur), à 12 semaines peuvent apparaître un léger gonflement de l’abdomen et de petites taches blanches sur le foie (nodules) mais les animaux restent actifs, se nourrissent et se déplacent. À partir de la 16ème semaine, la totalité du foie commence à être atteinte (carcinome diffus). Les mâles ASV-B seront ainsi envoyés pour expérimentation avant 7 semaines, avant le début de l’expression du phénotype dommageable. Les mâles ASV-B seront utilisés pour les croisements dès l’âge de 6 semaines et ce jusqu’à 4 mois, soit avant le stade avancé du phénotype dommageable (abdomen légèrement gonflé sans gêne particulière peut être observé après 12 semaines). Les femelles non porteuses de la modification ASV-B étant saines, aucune restriction d’âge n’est attendue. Elles seront utilisées pour les croisements dès l’âge de deux mois et ce jusqu’à un âge où le taux de fécondité est maintenu stable.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1284
Souffrances
▲ -
▲ 1204
▲ 40
▲ 40
Devenir
 -
 -
 -
 1284

Les souris de ce projet ont été construites pour surexprimer la protéine humaine BCL2 et porter une seconde altération génétique, de façon à développer un lymphome folliculaire. Elles sont 1 284, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement d'organes, dont 40 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 40 un niveau modéré. Elles reçoivent trois gavages, des injections dans l'abdomen et des prises de sang à fréquence mensuelle, une partie subissant en plus une irradiation du corps entier de trente minutes suivie d'une greffe de cellules. Le bénéfice annoncé tient en une phrase, une meilleure compréhension des stades de la lymphomagenèse.

Objectifs

Le lymphome folliculaire (LF) est un cancer des cellules immunitaires se développant au sein des ganglions. Cette pathologie, malgré des avancées thérapeutiques notables, reste à l’heure actuelle incurable et sa fréquence est en constante augmentation dans les pays industrialisés. Les cellules tumorales de LF se caractérisent par l'accumulation d'altérations génétiques. La première altération conduit à la surexpression de la protéine de survie BCL2, puis d'autres altérations additionnelles sont fréquemment observées. Ainsi les modèles murins que nous avons développés pour mimer le LF surexpriment la protéine BCL2 humaine et possèdent une altération fréquemment décrite chez les patients. Ces multiples anomalies présentes dans le LF favorisent la croissance tumorale et la résistance au traitement en agissant directement sur la survie ou la prolifération des cellules tumorales mais aussi en favorisant le dialogue des cellules tumorales avec les cellules qui l’entourent, les cellules du microenvironnement. Nos modèles murins permettent ainsi d'analyser le développement tumoral en étudiant la fonctionnalité des cellules tumorales et en caractérisant la composition du microenvironnement tumoral.

Bénéfices attendus

Nos travaux devraient permettre une meilleure compréhension des différents stades et acteurs de la lymphomagenèse.

Procédures

1)- La majorité des animaux aura une administration par voie orale d'une molécule chimique à 3 reprises pour l'induction des altérations d'intérêt, ce geste prend quelques secondes. En parallèle, ces souris recevront à une fréquence mensuelle une administration intrapéritonéale pour stimuler leur système immunitaire, cette administration prendra moins de 30 secondes. Dans le cadre du suivi de ces animaux, des prélèvements de sang, dont la fréquence sera au maximum mensuelle et la durée de moins de 30 secondes, seront réalisés. Dans certains cas, de l'imagerie non invasive pourra être réalisée impliquant une administration intrapéritonéale prenant moins de 30 secondes. 2)- Une petite partie du projet sur des souris non transgéniques implique cette fois-ci une irradiation de 30 minutes des souris sous oxygène (évite le stress), puis une injection intraveineuse de cellules, réalisée en moins d'une minute, pour reconstituer les souris.

Impact sur les animaux

L'administration par gavage peut générer un stress, un inconfort, voire une fausse route créant une détresse respiratoire, c'est pourquoi elle ne sera réalisée que par des personnes qualifiées pour ce geste et sur animal vigil, diminuant ainsi drastiquement les fausses routes. En cas de fausse route, l’animal sera surveillé le temps de l’évacuation du liquide, l’animal vigil aura le réflexe d’évacuer par lui-même le liquide. Dans nos expériences précédentes, nous n’avons pas observé de stress lié à la répétition de ce geste de gavage. Pour les animaux transgéniques portant la double altération et conservés plus de 6 mois, on peut observer un développement tumoral qui reste généralement indolent (non douloureux) comme chez l'Homme ; cependant ces souris seront observées régulièrement afin de détecter l'apparition de signes d'affaiblissement (perte de poids, léthargie, dos courbé...). Concernant les souris ayant reçues une irradiation corps entier, une perte de poids en lien avec des diarrhées induites par l'irradiation peut être attendue.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés afin de prélever les organes d'intérêt qui seront rigoureusement exploités et analysés afin de recueillir un maximum d'informations.

Remplacement

La caractérisation des évènements géniques impliqués dans le développement du cancer que nous étudions (lymphome folliculaire) ne peut être réalisée que partiellement in vitro puisque les modèles de culture ne nous permettent pas encore de reproduire la complexité du microenvironnement tumoral (présence de tous les acteurs cellulaires impliqués et complexité 3D) alors que celui-ci est justement essentiel au développement de ce type de cancer. Même si nous travaillons en parallèle à développer des modèles 3D plus complexes et de plus en plus fidèles à la réalité afin d'avoir recours au minimum à l'expérimentation d'animaux, l'utilisation de modèles animaux est indispensable pour certaines étapes de nos recherches sur la lymphomagenèse.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaires, les expérimentations ont été mises en place de manière à utiliser le moins de souris possible tout en extrayant le plus d’informations. Les croisements principaux des souris pour l'élevage ont été conçus de manière à obtenir uniquement des souris qui pourront être expérimentées sans produire des souris de mauvais génotype à euthanasier. Lorsque des expérimentations différentes sont nécessaires pour l'analyse des différents types cellulaires, les organes non utilisés sur chaque souris expérimentée seront congelés pour des analyses complémentaires afin d'éviter d'avoir d'autres souris à expérimenter pour générer ces échantillons. Notre expérience précédente nous a permis de dimensionner les groupes de souris pour l'étude des stades tardifs par la connaissance du taux de développement tumoral. Enfin, lorsque cela était pertinent, un calcul d'effectif a été réalisé afin de définir la taille des groupes d'animaux permettant d'observer l'éventuel effet des mutations étudiées.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions adaptées à savoir des locaux confinés, des portoirs ventilés, un environnement contrôlé (température, humidité, pression), avec alternance jour/nuit (12h/12h), accès à la nourriture et l’eau de boisson ad libitum, change des cages 1 fois/semaine, et hébergement en groupe avec respect de la densité recommandée. Ils bénéficient également d'un enrichissement constitué de coton et/ou « maisons » en carton afin de les stimuler, diminuer le stress et afin qu’elles puissent se construire un «nid». Afin de limiter le stress lié aux gavages et injections, une acclimatation à la manipulation sera réalisée (manipulation préalable sans administration dans la salle d’expérimentation) par les expérimentateurs. Pour l'irradiation des animaux, ils seront placés dans une boite de confinement afin de maintenir une asepsie maximum, et de l'oxygène sera administré dans cette boite en continu à l'aide de filtre pour éviter l'apparition de stress ou de l'inconfort aux souris. Egalement, dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : la mise au point de procédures rigoureuses, la formation du personnel, un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, le suivi des signes cliniques et la détermination des points limites, et le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire.

Choix des espèces

La souris possède un système immunitaire proche du système humain. Les mécanismes de diversification du répertoire et de réponse à une stimulation antigénique sont similaires. De plus le modèle murin a déjà démontré sa pertinence pour reproduire les mécanismes de développement de nombreuses pathologies lymphoprolifératives humaines. Les souris transgéniques seront utilisées à partir de 12 semaines et jusqu'à 18 mois dans le cadre de la procédure la plus longue, ce stade a été déterminé afin de reproduire au mieux la pathologie humaine survenant tardivement et avec un développement s'étalant sur plusieurs années. Les souris sauvages seront utilisées à 6 semaines puisque ce stage jeune favorise une reconstitution post-greffe efficace.