Tests réglementaires

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Souris : 590
Souffrances
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Devenir
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 590

590 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des injections de biopuces, puis sont infectées par gavage avec la bactérie Salmonella Typhimurium et développent les symptômes de la maladie, avec pesée quotidienne et prélèvement de sang par voie rétro-orbitale avant la mise à mort. L'objet est une preuve de concept sur l'usage de biopuces chargées en bactéries inactivées comme vaccin. Le porteur qualifie cette recherche de vaccin d'"indispensable" et affirme que la protection ne peut être évaluée que sur un modèle animal entier.

Objectifs

Les Salmonelles sont des bactéries intracellulaires Gram négatives dont les souches non typhiques, parmi lesquelles Salmonella Typhimurium, provoquent des gastro-entérites spontanément résolutives (95 millions de cas par an au niveau mondial) mais aussi des infections systémiques chez les enfants, personnes âgées et patients immunodéprimés avec des taux de létalité élevés (3,4 millions de cas et 680 000 décès par an au niveau mondial). Le contact direct et indirect avec de nombreuses espèces d'animaux infectés, leurs excréments et les denrées qui en sont dérivées, la viande, le lait cru, les œufs, les produits à base d'œufs et l'eau contaminés sont souvent à l'origine des Salmonelloses. Il s'agit donc d'un important problème de santé publique et des approches vaccinales sont donc pertinentes pour protéger les populations à risque. Cependant, jusqu'à présent aucun vaccin n'a encore fait l'objet d'essais avancés. Notre projet vise à utiliser des biopuces chargées avec des bactéries pathogéniques Salmonella Typhimurium inactivées dans un cadre vaccinal afin d'induire une protection chez la souris et étudier cette protection. Cela représenterait la première preuve conceptuelle de l'efficacité de telles puces en vaccination.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera une preuve de concept de l'utilisation de biopuces chargées en agents pathogènes inactivés comme méthode de protection contre ces agents in vivo et potentiellement une solution vaccinale innovante. En effet, s’il existe une solution vaccinale disponible dans un cadre vétérinaire pour les poulets, aucun vaccin contre les salmonelles n’est disponible chez les mammifères. Or, comme indiqué plus haut, les souches de salmonelles non typhiques comme Salmonella Typhimurium peuvent entrainer des infections systémiques chez les enfants, personnes âgées et patients immunodéprimés avec des taux de létalité élevés, rendant la recherche de nouvelles approches vaccinales telles que celle proposée dans ce projet indispensable.

Procédures

1- Injection des biopuces par différentes voies d'administration (intrapéritonéale, intraveineuse, intradermale, intramusculaire et intraplantaire) sur animaux anesthésiés une à trois fois espacées d'une semaine. 2- Gavage des souris avec les salmonelles en une seule prise effectuée sur souris vigiles. 3- Perte de poids mesurée sur souris infectées vigiles réalisée quotidiennement le soir. 4- Prélévement sanguin rétro-orbital sur souris anesthésiées réalisé une fois juste avant euthanasie. Chacune de ces interventions dure moins d'une minute par animal.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables de courte durée attendus sont les anesthésies à l'isoflurane nécessaires à l'injection des biopuces et aux prélévements rétroorbitaux ainsi que les gavages sur souris vigiles. L'injection des biopuces chargées en salmonelles inactivées est susceptible d'induire une inflammation.Les infections par les salmonelles pourront entrainer les symptômes classiques de la maladie chez la souris.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure et les tissus d'intérêt prélevés en vue d'analyses.

Remplacement

Les analyses préalables effectuées in vitro sur des cellules primaires pertinentes (cellules présentatrices d'antigènes, lymphocytes B et T) permettent d'évaluer la cytotoxicité et la dose optimale de biopuces/cellule cible. Par contre, la protection conférée par cette stratégie vaccinale innovante ne peut être évaluée que sur un modèle animal murin entier dont l’infection par Salmonella Typhimurium est connue pour mimer les conditions d’infection systémique chez l’homme (recherche préclinique).

Réduction

Le projet est organisé de façon à réduire au strict nécessaire le nombre de tests et donc de souris utilisées. Le nombre estimé de souris nécessaires à ce projet (590) a été calculé à l'aide d'un logiciel approprié afin d’obtenir une puissance statistique d'au moins 80% avec une erreur de première espèce de 5%.

Raffinement

Afin de limiter leur stress, les souris seront acclimatées à leur nouvel environnement pendant une semaine avant toute expérimentation. Elles seront hébergées dans des cages de 530 cm² avec la nourriture et l’eau fournies à volonté. Des dômes et du papier seront mis à disposition dans chaque cage pour enrichir le milieu. La température, l’hygrométrie et la photopériode de l’animalerie sont contrôlées et régulées. Les souris seront anesthésiées pour réaliser les expérimentations. Les injections intraplantaires seront réalisées sur le dessus de la patte pour éviter toute gêne lors de la marche. Lors des expériences d’injection des biopuces et d'infection par les salmonelles sur les animaux vaccinés ou non avec les biopuces, le poids et l’apparition des symptômes de la salmonellose seront suivis quotidiennement en fin de journée afin de respecter le cycle de sommeil de la souris. Le score de souffrance animale sera calculé suivant les points limites des 4 catégories suivantes : apparence générale , prise alimentaire et poids corporel, détection de signes cliniques et comportement général. Suivant le score obtenu des mesures seront prises pour soulager l'animal, administration d'analgésique ou dans les cas les plus sévères euthanasie.

Choix des espèces

Le modèle murin est le modèle idéal pour effectuer les expérimentations prévues dans ce projet. Son infection orale par Salmonella Typhimurium est en effet connue pour mimer une infection systémique par les salmonelles chez l’homme et est donc parfaite pour tester l’efficacité vaccinale dans un modèle préclinique. Le modèle murin permet aussi d'étudier les réponses immunitaires spécifiques d'antigènes modèles utilisés dans le cadre de ce projet et d'analyser précisément les populations immunitaires et leur état d'activation grâce au grand nombre d'anticorps disponibles sur le marché pour cette espèce. Afin de limiter les variations expérimentales qui seraient dues à des différences d'âge, les souris seront utilisées à l'âge adulte entre 6 et 8 semaines.

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    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Lapins : 1350
Souffrances
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▲ 1350
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Devenir
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 1350

1 350 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie filtrante de l'œil sous anesthésie générale, puis un mois d'instillations, d'injections oculaires et de mesures quotidiennes de la pression de l'œil, pouvant provoquer rougeurs, saignements, inflammation et érosion de la cornée. L'objectif est de mettre au point cette chirurgie chez le lapin pour tester des traitements et des dispositifs contre le glaucome. Le porteur retient le lapin pour la taille de son œil proche de celui de l'homme et affirme qu'il n'existe pas de méthode alternative validée pour ce type d'évaluation.

Objectifs

Le glaucome est une maladie de l’œil au cours de laquelle une pression oculaire trop élevée endommage progressivement le nerf optique. Sans traitement, cette maladie peut entraîner une cécité totale. Aujourd’hui quatre-vingts millions d’individus sont touchés par cette maladie, un million en France, principalement des personnes âgées de plus de quarante-cinq ans. C’est la deuxième cause de cécité dans le monde. L’objectif du projet est de mettre en place, dans le plus grand respect du bien-être animal, une technique de chirurgie filtrante chez le lapin dans le but d’améliorer le traitement de l'élévation de la tension oculaire et du glaucome.

Bénéfices attendus

Les bénéfices susceptibles de découler de ce projet sont l’identification et la sélection de nouveaux traitements ou dispositifs médicaux pouvant améliorer le traitement par la chirurgie de l'élévation de la tension oculaire et du glaucome. Aujourd’hui plus de quatre-vingts millions d’individus sont touchés par cette maladie et malheureusement dans certains cas le glaucome peut évoluer défavorablement même avec la mise en place d’un traitement médicamenteux par collyres ou implants. En effet, une opération peut devenir nécessaire lorsque les traitements de première intention deviennent inefficaces, que le traitement médical n’est plus suivi ou mal toléré par exemple. En général, l'opération présente un taux de réussite variant de quatre-vingts à quatre-vingt-dix pour cent mais elle nécessite de nombreux ajustements et retouches postopératoires en fonction notamment de la cicatrisation afin de maîtriser le débit de filtration. C’est pour cela, que de nouveaux traitements et dispositifs sont continuellement étudiés et évalués afin de rendre cette opération encore plus efficace, mieux tolérée et moins invasive.

Procédures

Au premier jour de la procédure qui durera un mois, une chirurgie filtrante d’une trentaine de minutes sous anesthésie générale est réalisée sur l’ensemble des animaux. Par la suite, une série d’administrations de produits à tester sera faite soit par : . Instillations 2 à 4 fois par jour sur animal vigile. Injection intra ou péri-oculaire 1 à 2 fois par jour sur animal anesthésié. Une série d’examens quotidiens (observation en lampe à fente, mesure de la pression intra-oculaire) sur animal vigile est ensuite pratiquée pour suivre l’efficacité des traitements et prévenir toutes complications ou effets indésirables. La mesure de la pression oculaire est réalisée quotidiennement sous anesthésie locale et a pour but de suivre la tension exercée dans l’œil et l’efficacité des traitements. Ces examens et mesures ne durent également que quelques secondes ou minutes. Tous les examens réalisés durant ce mois de procédure sont des examens pratiqués chez l’homme en ambulatoire, en cabinet d’ophtalmologie ou chez l'animal en clinique vétérinaire. Chez l’homme, toutes les procédures qui ont nécessité une anesthésie générale, se font la plupart du temps sous anesthésie locale (chirurgie comprise). Les autres examens (lampe à fente, mesure de la pression intra-oculaire) sont totalement indolores ou sous anesthésie locale et ne durent que cinq minutes tout au plus. Chez l’animal, l’anesthésie générale est réalisée afin d’immobiliser l’animal, de faciliter la procédure et de réduire un stress éventuel.

Impact sur les animaux

Le projet a pour but de trouver de nouveaux traitements ou dispositifs médicaux pouvant améliorer la prise en charge par la chirurgie de l'élévation de la tension oculaire et du glaucome. Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont pour l'essentiel des complications mineures de la chirurgie. L'œil de l'animal peut présenter des rougeurs, un léger saignement, une inflammation, une érosion de la cornée. Ces signes de complications sont légers et fréquents chez l'homme aussi et disparaissent naturellement ou à l’aide de gouttes d'anti-inflammatoires et d'antibiotiques sous quelques jours. Malgré le soin et la vigilance apportés à la manipulation des animaux, un stress est toujours possible au moment de leur manipulation lors des observations, de l’administration de l’anesthésie ou des traitements.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux sont mis à mort pour l'analyse des tissus.

Remplacement

L’œil est un organe complexe. Il est composé de plusieurs tissus anatomiquement et physiologiquement très différents (très vascularisés ou très innervés pour certains, totalement avasculaires ou faiblement innervés pour d’autres). Il est soumis à d'importantes variations environnementales (température et humidité ambiantes), mécaniques (mouvements des globes, des paupières) et physicochimiques (osmolarité...), ainsi qu'à de nombreuses interactions biologiques avec les tissus et organes voisins. Contrairement aux tests d’irritation oculaire (test d’irritation oculaire de Draize par exemple), ou de cicatrisation où plusieurs méthodes alternatives permettant de s’affranchir d’essais sur l’animal ont été validées, il n’existe pas à ce jour de méthode alternative permettant d’évaluer l’efficacité et la tolérance d’un nouveau traitement ou d’un dispositif médical dans le cadre de la chirurgie filtrante du glaucome. Dans le cadre de notre projet, nous avons besoin d’un œil perfusé, relié à la circulation afin de pouvoir avoir une production et une élimination continue de l’humeur aqueuse ainsi que les mécanismes impliqués dans les phénomènes inflammatoires et de cicatrisation. C'est pour cela que l’utilisation d’animaux vivants dans nos procédures expérimentales est nécessaire pour atteindre les objectifs de ce projet, les modèles alternatifs ne pouvant pas prendre en compte ou faire intervenir à ce jour, toutes les interactions et tous les acteurs impliqués.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à chaque moment à l'aide des tests de Dunn ou de Dunnett pour des comparaisons multiples; chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin non traité. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux. De même, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisé.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les lapins seront placés préférentiellement par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique et/ou d'analgésique pourra être réalisée. Il en ira de même pour les procédures plus invasives afin de supprimer la douleur provoquée pendant et en l’atténuant après l’intervention. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.

Choix des espèces

Les procédures expérimentales présentées sont largement utilisées et décrites sur le lapin dont les publications de référence citées sur lesquelles le projet est basé. Le lapin est choisi pour la taille de son œil, proche de celle de l'homme. Les techniques chirurgicales et les observations cliniques en sont de ce fait facilitées et plus largement extrapolables à l'oeil humain. Les animaux seront de jeunes adultes. Les lapins auront un minimum de 8 à 12 semaines. Cet âge correspond à la maturité fonctionnelle et visuelle chez ces animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système respiratoire
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Cochons : 40
Souffrances
▲ 20
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▲ 20
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Devenir
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 40

40 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures menées sous anesthésie ou impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une bronchoscopie et une exploration des voies biliaires de deux heures pour y appliquer un plasma froid, susceptible de provoquer lésions et brûlures superficielles des muqueuses. Le projet teste la faisabilité et la sécurité d'un dispositif médical endoscopique antitumoral avant un éventuel usage clinique. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico et retient le porc pour son système aérodigestif proche de celui de l'humain.

Objectifs

Tester un dispositif pour traiter localement par voie endoscopique des tumeurs des bronches et des voies biliaires, 2 tumeurs difficiles à traiter en raison de leur localisation, grâce à une technique utilisant le plasma froid atmosphérique, qui est un gaz ionisé utilisé comme agent antitumoral. L’équipe a une grande expertise dans ce domaine puisqu’elle a déjà mené plusieurs travaux dans ce domaine. Nous souhaitons passer maintenant à l’évaluation en temps réel de notre dispositif.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont que le plasma soit délivré en toute sécurité (absence de lésions électriques et de brûlures) dans les voies biliaires et dans les bronches sans induire d'effets délétères sur les tissus sains. Ce projet a pour but de valider la faisabilité et la sécurité d’un dispositif endoscopique à plasma qui est la promesse d'une nouvelle alternative aux approches conventionnelles comme la chirurgie ou la chimiothérapie pour le traitement des cancers des voies biliaires et du poumon chez l’Homme.

Procédures

Au cours de ce projet les animaux seront soumis à différents gestes techniques liés à une endoscopie, dans les poumons (bronchoscopie) et les voies biliaires (duodénoscopie) afin d’appliquer le plasma froid atmosphérique dans ces cavités. Pour cela, les animaux seront anesthésiés, et une endoscopie des poumons et des voies biliaires sera réalisée par des experts cliniciens. Ces interventions seront réalisées au nombre de 40, pour une durée de 2 heures (installation dans la salle d'examen, administration de la sédation, réalisation de l'examen, réveil).

Impact sur les animaux

perforation digestive ou pulmonaire

Devenir

L’ensemble des animaux impliqués dans ce projet (n=40) seront mis à mort à la fin de la période de maintien prévu ou plus tôt en cas d’atteinte de points limites afin de réaliser les différents prélèvements nécessaires aux analyses ultérieures.

Remplacement

Dans la mise en œuvre de ce projet, le remplacement n’est pas possible car il vise à tester un dispositif médical qui est un endoscope au sein d’un organisme vivant complexe. Il n’y a pas de modèles in vitro ou in silico. Le porc possède l’avantage d’avoir un système aérodigestif (poumon, foie et canaux biliaires) proches de celui de l'homme en termes de taille et de caractéristiques physiologiques et anatomiques. En outre, il existe de nombreuses similitudes morphologiques entre les poumons porcins et humains, tous deux étant fortement lobulés, avec des lobules pulmonaires bien définis et délimités par des cloisons interlobulaires. Le recours à l'expérimentation animale chez le cochon constitue un prérequis avant la réalisation d’essais cliniques chez l’Homme. Dans les procédures 1 et 2 un même porc servira pour tester les 2 dispositifs médicaux (bronchoscope et duodénoscope).

Réduction

Nous limitons au maximum le nombre d’animaux en testant sur un même animal l’endoscope à plasma dans les voies biliaires puis dans les bronches. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Les procédures expérimentales ont été affinées pour éviter l'utilisation inutile de porc. Un nombre de 10 porcs par groupe est prévu afin de pouvoir réaliser des statistiques. Un total de 40 porcs sera nécessaire pour la mise en œuvre de ce projet. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation et adaptées en accord avec le personnel de l’animalerie (les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum ; le milieu est enrichi). Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Le vétérinaire réfèrent du Laboratoire effectue une surveillance hebdomadaire ainsi qu’à la demande des zootechniciens si besoin. Durant les périodes post-opératoires immédiates, le suivi des animaux est quotidien à l’aide d’une grille de suivi des points limites définis a priori (alimentation, perte de poids, dyspnée, douleur) Les animaux auront un traitement antalgique adapté. En cas de signes externes de souffrance (perte de poids, cachexie, prostration, fièvre) ou de dyspnée persistante pendant plus de 24h, les animaux seront mis à mort. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation et adaptées en accord avec le personnel de l’animalerie (les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum ; le milieu est enrichi). Les animaux sont mis en boxe commun dès que les conditions optimums nous le permettent.

Choix des espèces

Justification de l’espèce : Nous travaillons avec des porcs car le foie et les canaux biliaires des porcs sont proches de ceux du corps humain en termes de taille et de caractéristiques physiologiques et anatomiques. Le tube digestif (œsophage, estomac) est également similaire, ce qui permet l’utilisation du même matériel que chez l’homme (utilisation d’un duodénoscope). De plus, des similitudes morphologiques existent entre les poumons porcins et humains, tous deux étant fortement lobulés, avec des lobules pulmonaires bien définis et délimités par des septums interlobulaires, et car ces animaux constituent des modèles validés par les cliniciens pour la manipulation d’endoscopes. Description du ou des modèle(s) : Nous utiliserons des porcs commerciaux mâles ou femelles d’environ 45-55 kg, fournis par un éleveur agrée. Les porcs opérés seront âgés de 6 à 8 semaines pesant environ 45 kgs à ce stade.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Cochons d'Inde : 2820
Souffrances
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▲ 2820
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Devenir
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 2820

2820 cochons d'Inde vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré modéré. Des substances chimiques, agrochimiques ou pharmaceutiques sont appliquées sur leur peau rasée et injectées dans le derme pour vérifier si elles provoquent une allergie, selon deux tests réglementaires (Magnusson-Kligman et Buehler). Le porteur décrit des effets locaux pouvant aller jusqu'à la nécrose du derme, des escarres, des croûtes et une destruction de l'épiderme, ce qui contraste avec la gravité seulement "modérée" retenue. Il affirme que les modèles in vitro ne sont pas encore assez élaborés et que ces tests restent imposés par la réglementation européenne.

Objectifs

Le but du projet est d’évaluer la toxicité des produits chimiques, agrochimiques et pharmaceutiques pour définir les conditions sécurisées de leur manipulation sur leur lieu de fabrication, leur stockage, leur transport et leur manipulation par les utilisateurs. Un des paramètres étudiés pour évaluer la toxicité d’un produit chimique est de savoir s’il peut induire une réation allergique par contact cutané. Cette évaluation est imposée par les instances règlementaires européennes. Pour répondre aux obligations règlementaires avant mise sur le marché de produit chimique, agrochimiques et pharmaceutiques nous réaliserons des tests de sensibilisation cutanée sur le modèle du cobaye (SMK : test de sensibilisation cutanée sur cobaye selon Magnusson et Kligman ou SMB : test de sensibilisation cutanée sur cobaye selon Buehler). Pour cela, le produit à tester est appliqué sur la peau rasée du cobaye afin de vérifier, par l’observation d’érythème, si une réaction allergique se produit.

Bénéfices attendus

Le projet permet d’évaluer la dangerosité sur la santé humaine liée à une àune substance chimique, agrochimique ou pharmaceutique. Ces études de toxicité permettront de définir les conditions sécurisées de leur manipulation sur leur lieu de fabrication, leur stockage, leur transport et leur manipulation par les utilisateurs. Sur un plan plus large, ces évaluations basées sur des normes reglementaires très strictes permettent d’évaluer l’inocuité de médicaments ou denrées alimentaires à usage humain ou vétérinaire.

Procédures

- SMK : sur 15 animaux vigiles, 6 injections intradermiques, une application locales occlusive pendant 48h et une application locale pendant 24h. 3 pesées, observations locales. Injection intrapéritonéale pour la mise à mort - SMB : sur 30 animaux vigiles, 3 à 9 applications occlusives locales de 24 heures, 3 pesées, observations cliniques quotidiennes. Injection intrapéritonéale pour la mise à mort.

Impact sur les animaux

Un phénomène de sensibilisation peut apparaître. Les réactions attendues sont locales, limitées à la zone de traitement. Les effets locaux peuvent rester jusqu’à la fin de l’étude, soit 35 jours. Selon l’intensité des effets observés, s’il y a atteinte des points limites alors l’animal peut être euthanasié pour raison éthique avant la fin de l’étude. Il peut y avoir, assez rarement, des effets de toxicité systémique. - test SMK : À la suite des injections intradermiques, il peut y avoir de l’érythème allant jusqu’à la nécrose du derme. À la suite des applications locales, peuvent apparaître des érythèmes pouvant aller jusqu’à la formation d’escarre et/ou de croûte, une desctruction de l’épiderme et du derme, de l’œdème, de la sécheresse cutanée. - test SMB : peuvent apparaître des érythèmes pouvant aller jusqu’à la formation d’escarre et/ou de croûte, une desctruction de l’épiderme et du derme, de l’œdème, de la sécheresse cutanée.

Devenir

SMK et SMB : Les animaux ayant reçu des traitements sur différentes parties de leur corps ceux-ci ne peuvent donc pas être réutilisés pour une procédure différente ultérieurement. Ils sont donc mis à mort en fin d’essai.

Remplacement

Les relations quantitatives structure-activité et les modèles in vitro ne sont pas encore suffisamment élaborés à l’heure actuelle pour jouer un rôle significatif dans l’évaluation du potentiel de sensibilisation cutanée des substances chimiques à tester. On doit donc continuer à déterminer ce potentiel sur des modèles in-vivo. L’évaluation du potentiel sensibilisant des produits chimiques est de plus imposée par la règlementation européenne pour leur mise sur le marché. Conformément à la réglementation des produits chimiques, deux tests in vitro sont réalisés sur les produits et doivent être négatifs avant de passer chez l'animal pour étudier le pouvoir sensibilisant du produit d'essai.

Réduction

Des essais préliminaires sont réalisés afin de déterminer pour l’essai principal les doses non irritantes par application topique, non nécrosantes par injection intradermique et ne présentant pas de toxicité systémique et donc de limiter le nombre d’animaux utilisés. Les normes demandent de réaliser des groupes témoins positifs à chaques tests. Pour limiter le nombre d’animaux utilisés dans ces tests, nous réalisons un test témoin positif tous les six mois et non à chaque essai.

Raffinement

A leur arrivée, les animaux sont mis en cage par l’animalier qui effectue un premier contrôle de leur état de santé. En vue de leur acclimatation aux conditions du laboratoire, les animaux sont gardés pendant au minimum 5 jours avant le début des procédures, dans des cages communes par 2 ou 3, pour garantir leur bien-être. La taille des cages est adaptée aux critères de bien être animal, elles contiennent de la litière constituée de particules de bois résineux déshydratée puis tamisée et un tunnel en carton comme enrichissement. Les animaux ont un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau et la litière souillée est remplacée par de la litière propre 3 fois par semaine. En cous d’étude (pendant une phase de repos) les animaux sont passés en cages plus grandes, par 5, toujours dans un souci de respect des règles de bien être animal (surface au sol). Des essais préliminaires sont réalisés afin de déterminer pour l’essai principal les doses non irritantes par application topique, non nécrosantes par injection intradermique et ne présentant pas de toxicité systémique et donc de limiter toute souffrance animale inutile. Des points limites sont définis pour chacun des tests afin d’éviter toutes souffrance inutile aux animaux.

Choix des espèces

Le cobaye reste le modèle de choix utilisé pour les tests de sensibilisation cutanée, comme le décrit la ligne directrice de la norme que nous suivont qui a été révisée en 2022. De plus la capacité de sensibilisation du cobaye est assez voisine de celle de I'homme. L’espèce et le stade de développement des animaux est imposé par les normes correspondantes. Cobayes jeunes adultes de 3 à 6 semaines pesant au moins 300g au début d’étude et arrivant à environ 800g à 1kg en fin d’étude. Si des femelles sont utilisées elles doivent être nullipares et non gravides.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 1050
Souffrances
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▲ 1050
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Devenir
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 820
 230

1050 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie réutilisée et le reste tué. Ils reçoivent des substances chimiques sur la peau rasée ou dans l'œil pour des tests d'irritation cutanée et oculaire de type Draize, qui peuvent provoquer érythèmes, escarres, œdèmes et atteintes de la cornée et de l'iris. Les lapins sans irritation sont réutilisés pour d'autres essais, ceux plus atteints étant tués. Le porteur indique que les tests in vitro suffisent "dans la grande majorité des cas" et ne recourt au lapin que lorsque la substance est incompatible avec ces méthodes.

Objectifs

Le but du projet est d’évaluer la toxicité des produits chimiques, agrochimiques et pharmaceutiques pour définir les conditions sécurisées de leur manipulation sur leur lieu de fabrication, leur stockage, leur transport et leur manipulation par les utilisateurs. Un des paramètres étudiés pour évaluer la toxicité d’un produit chimique est de savoir s’il peut induire une irritation par contact cutané et/ou oculaire. Cette évaluation est imposée par les instances règlementaires européennes. Pour répondre aux obligations règlementaires avant mise sur le marché de produit chimiques, agrochimiques et pharmaceutiques nous réaliserons des tests d’irritation cutanée et occulaire sur le modèle du lapin (IC : irritation cutanée sur le lapin et IO ; irritation oculaire chez le lapin). Pour cela, le produit à tester est appliqué sur la peau rasée du lapin ou dans le sac conjonctival de l’œil du lapin afin de vérifier, par l’observation d’érythème et autres signes cliniques locaux, si une réaction d’irritation se produit.

Bénéfices attendus

Le projet permet d’évaluer la dangerosité sur la santé humaine liée à une substance chimique, agrochimique ou pharmaceutique. Ces études de toxicité permettront de définir les conditions sécurisées de leur manipulation sur leur lieu de fabrication, leur stockage, leur transport et leur manipulation par les utilisateurs. Sur un plan plus large, ces évaluations basées sur des normes reglementaires très strictes permettent d’évaluer l’inocuité de médicaments ou denrées alimentaires à usage humain ou vétérinaire.

Procédures

- Irritation cutanée : C'est un traitement local par patchage / dépatchage (mise d’un pensement puis retrait), sur un animal vigile. Il y a 3 applications pour l’animal de l’essai initiale puis 1 application pour les 2 animaux de l’essai de confirmation. Les animaux sont pesés à J0 et à la fin de l’étude. Les sites de traitement sont soumis à des observations marcroscopiques à J0, J1, J2, J3, J7 et J14. A la fin de l'étude les animaux sont euthanasiés par injection intraveineuse. - Irritation oculaire : C'est un traitement local par instillation dans le sac conjonctival sur 1 à 3 animaux vigiles. Des injections sous cutanées sont faites aux animaux pour l'analgésie (3 à J0 puis 2/jour si nécessaire). Ils sont pesés à J0 et à la fin de l’étude. Les sites de traitement sont soumis à des observations marcroscopiques à J0, J1, J2, J3, J7, J14 et J21, nécessitant une instillation de fluoréscéine 10%. A la fin de l'étude, les animaux ne pouvant pas être utilisé pour une autre étude sont euthanasiés par injection intraveineuse.

Impact sur les animaux

Un phénomène d’irritation peut apparaître. Les réactions attendues sont locales, limitées à la zone de traitement. Les effets locaux peuvent rester jusqu’à la fin de l’étude, soit 14 jours pour l’irritation cutanée et 21 jours pour l’irritation oculaire. - test IC : peuvent apparaître des érythèmes pouvant aller jusqu’à la formation d’escarre et/ou de croûte, une destruction de l’épiderme et du derme, de l’œdème, de la sécheresse cutanée, une perte de souplesse de la peau pouvant provoquer une douleur à l’animal. Un stress physique peut être engendré dû à la pose du patch de traitement que l’animal garde 4h. - test IO : peuvent apparaître du larmoiement, de l’œdème des conjonctives, de l’érythème des conjonctives, une atteinte cornéenne (opacité, néovascularisation, œdème cornéen), une atteinte de l’iris pouvant provoquer une douleur à l’animal. De plus un stress physique au moment du traitement et des observations post traitement.

Devenir

- IC : Les lapins n’ayant pas présenté de signes d’irritation cutanée ou très légers et uniquement sur les trois premiers jours d’observation peuvent être récupérés pour être réutilisés dans une autre procédure utilisant une voie d’administration de la substance d’essai différente. Ceci dans un souci d’éthique animale et de réduction des animaux utilisés. Si les signes d’irritation cutanée observés sont plus importants, alors les animaux ne pourront être réutilisés car ils auront été traités avec une substance d’essai classée à minima d’irritante pour la peau. - IO : Les lapins n’ayant pas présenté de signes d’irritation oculaire ou très légers et uniquement sur les trois premiers jours d’observation peuvent être récupérés pour être réutilisés dans une autre procédure utilisant une voie d’administration de la substance d’essai différente. Ceci dans un souci d’éthique animale et de réduction des animaux utilisés. Si les signes d’irritation oculaire observés sont plus importants, alors les animaux ne pourront être réutilisés car ils auront été traités avec une substance d’essai classée à minima d’irritante pour les yeux.

Remplacement

Ces tests ne sont réalisés qu’après avoir évalué, par une analyse du poids de la preuve, toutes les données relatives au caractère potentiellement corrosif ou irritant de la substance pour la peau. Ces tests ne sont réalisés qu’après l’évaluation sur le produit chimique des données existantes en in-vivo humaine, en in vitro et de ses propriétés physicochimiques. - IC : Dans la grande majorité des cas, il n’est pas nécessaire de mettre en œuvre un test in vivo pour évaluer l’irritation cutanée. Les tests in vitro selon l’OCDE 439, l’OCDE 431 et l’OCDE 435 suffisent pour évaluer cet effet. Le test in vivo n’est mis en œuvre que lorsque le produit à tester n’est pas compatible avec le système d’essai in vitro (résultats faux positifs, faux négatifs ou interaction empêchant la réalisation du test).

Réduction

Ces tests ne sont réalisés que si nécessaire et après obtention des données montrant l’absence d’effet corrosif par la peau. Les animaux utilisés dans ces études peuvent être issus d’autres études de tolérance locale par une autre voie d’administration et dans lesquelles aucun effet ou des effets très légers ont été observés, ou de test d’évaluation de la pyrogénécité dont les résultats sont négatifs. Les animaux utilisés dans ces études sont de sexe indifférent. Ces tests sont réalisés par étapes pour réduire au maximum les souffrances et le nombre d’animaux utilisés. L’étude nécessite de traiter trois animaux mais seulement un animal est traité dans un premier temps. Si le produit n’induit pas d’effet corrosif sur le premier animal alors uniquement dans ce cas les deux autres animaux seront traités.

Raffinement

A leur arrivée, les animaux sont mis en cage par l’animalier qui effectue un premier contrôle de leur état de santé. En vue de leur acclimatation aux conditions du laboratoire, les animaux sont gardés pendant au minimum 5 jours avant le début des procédures, dans des cages individuelles, pour garantir leur bien-être. La taille des cages est adaptée aux critères de bien être animal, elles sont équipées de plateformes, de cloisons transparentes, d’un fond perforé en noryl et un enrichissement par briquettes de bois est mis à leur disposition. Les animaux ont un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau et le plateau contenant les fécès et les urines est nettoyé 3 fois par semaine. - IC : Ce test est réalisé par étapes pour réduire au maximum les souffrances et le nombre d’animaux utilisés. Le produit est appliqué à des temps croissants (3 minutes, 1 heure puis 4 heures). Si un effet corrosif est obtenu à l’un des premiers temps alors le produit ne sera pas appliqué à un temps plus long. S’il n’y a plus de réactions observées 72 heures post-traitement, l’étude peut être arrêtée. - IO : Ce test est réalisé par étapes pour réduire au maximum les souffrances et le nombre d’animaux utilisés. Un protocole d’analgésie générale et d’anesthésie locale permet d’éviter toute souffrance pendant ces études. L’anesthésie locale est réalisée avant traitement, l’analgésie générale est réalisée pré et post traitement le jour du traitement ainsi que quotidiennement si des lésions importantes de l’œil ou un comportement de souffrance est perceptible chez l’animal. S’il n’y a plus de réactions observées 72 heures post-traitement, l’étude peut être arrêtée. Des points limites sont définis pour chacun des tests afin d’éviter toute souffrance inutile aux animaux.

Choix des espèces

Le lapin reste le modèle de choix utilisé pour les tests de tolérance locale comme l’irritation cutanée et oculaire. Il est décrit dans les lignes directrices de l’OCDE 404 et de l’OCDE 405 dont les versions originales ont été adoptées en 1981 et ont été mises à jour en juillet 2015 et en juin 2021, respectivement. De plus, le lapin est historiquement l’espèce utilisée pour l’évaluation du potentiel irritant par contact cutané et oculaire des produits chimiques, comme décrit dans le test de Draize mis au point en 1944. L’espèce et le stade de développement des animaux à utiliser sont imposés par les normes OCDE correspondantes. Lapins jeunes adultes de 9 à 15 semaines. Si des femelles sont utilisées elles doivent être nullipares et non gravides.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 108
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 108
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Devenir
 -
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 -
 108

108 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur implante sous la peau un dispositif puis on y dépose la bactérie Staphylococcus aureus, avant un prélèvement du cœur et une dislocation cervicale, pour tester un implant recouvert d'une molécule antibactérienne contre le biofilm. Le porteur écarte tout anti-inflammatoire, qui risquerait d'aggraver l'infection, et n'attend surtout que des atteintes locales. Il répond à la "demande de l'industriel" et présente l'essai in vivo comme un "besoin incontestable".

Objectifs

L’objectif de ce projet d’évaluer l’efficacité d’un implant coaté d’une molécule antibactérienne sur la réduction du biofilm microbien dans un modèle d’infection d’implant sous-cutané à Staphylococcus aureus chez la souris.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont de pouvoir développer un matériel innovant permettant de réduire ou même d’inhiber l’apparition d’un biofilm bactérien sur un matériel étranger chez l’homme. Les biofilms bactériens sont généralement définis comme des agrégats de cellules bactériennes attachés à une surface et enrobés d’une matrice visqueuse. La formation d’un biofilm se fait selon un modèle bien établi et suit différentes étapes (adhésion, croissance, maturation et dispersion). On estime que 80 % de la biomasse microbienne de notre planète réside sous forme d’un biofilm. Le biofilm protège les bactéries et leur permet de survivre dans des conditions environnementales hostiles. Les bactéries du biofilm peuvent résister à la réponse immunitaire de l’hôte et sont beaucoup plus résistantes aux antibiotiques et aux désinfectants que les cellules bactériennes planctoniques (non adhérentes). Ainsi, la présence de biofilm dans les infections est particulièrement redoutée en clinique (ex : prothèse orthopédiques, sondes de ventilation mécanique, cathéters veineux…). Parmi les espèces bactériennes largement retrouvées dans les biofilms figurent les espèces du genre Staphylococcus sp.

Procédures

La mise en place de l’implant coaté ou non en position sous-cutanée chez la souris sera réalisée sous anesthésie fixe en intra-péritonéal (kétamine 50mg/kg + xylazine 10 mg/kg). Les flancs seront rasés puis désinfectés par un cycle Bétadiné. Une incision cutanée de 0.5cm sera réalisée stérilement et l’implant sera inséré dans la poche ainsi constituée. L’infection bactérienne sera effectuée dans un même temps en déposant 50µL de l’inoculum au contact de l’implant dans la poche sous-cutanée. Deux points de suture seront appliqués à l’issue. Les souris concernées par la phase 1 du projet seront soumis à un prélèvement intracardiaque sous anesthésie fixe (kétamine 50mg/kg + xylzaine 10 mg/kg) avant la mise à mort par dislocation cervicale. Toutes les autres souris seront mises à mort comme précédemment cité sans prélèvement intracardiaque.

Impact sur les animaux

S’agissant d’un matériel étranger non connu les effets indésirables attendus pourraient principalement être de nature tissulaires (nécrose au site d’implantation, œdème, hématome, altération de la morphologie tissulaire. Aucune atteinte systémique liée à l’infection n’est attendue (vérifié dans d’autres études réalisées par le laboratoire).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’étude afin de récupérer l’implant et le tissu environnant pour une quantification bactérienne.

Remplacement

Lors du développement de nouvelles stratégies anti-infectieuses, les molécules ou matériaux sont tout d’abord testées par des méthodes traditionnelles in vitro. Ces études in vitro sont indispensables à l’avancée des travaux de recherche et développement mais ne suffisent pas à déterminer l’efficacité en conditions réelles des traitements en développement. En effet, de nombreux échecs thérapeutiques ont été décrits malgré une bonne sensibilité in vitro du pathogène à la molécule d’intérêt. Ainsi, la mise en place de méthodes d’évaluation préclinique in vivo des agents anti-infectieux dans des systèmes plus complexes constitue un besoin incontestable et est devenue l’une des exigences des sociétés savantes telles que l’EMEA (European Medicines Agency).

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire à cette étude a été réduit au maximum (5 souris pour la phase pilote et 10 souris pour la troisième partie du projet) qui permettront de répondre aux hypothèses énoncées et permettre une analyse statistique fiable (estimation de la diminution de la charge bactérienne sur l’implant et dans le broyat du tissu environnant par une analyse Anova (test post hoc Bonferroni)). Pour la première partie (étude de la toxicité, le nombre d’animaux a été réduit à 5 par groupe).

Raffinement

D’une façon générale pour l’ensemble de l’étude, la prise d’anti-inflammatoires est contre indiquée du fait de l’interaction reconnue avec les modulateurs de l’inflammation, et risquerait même de faire flamber l’infection. Lors de la mise en place de l’implant, les souris seront anesthésiées par un mélange de kétamine (50 mg/kg) + xylazine (10 mg/kg). L’incision cutanée réalisée ne dépassant pas 5mm, deux points de suture seront appliqués à l’issue. Les souris reprennent une activité normale dès leur réveil et ne présentent pas de signes de souffrance particuliers. Par ailleurs, il s’agit d’une infection très localisée et en aucun cas une infection systémique n’est anticipée. Enfin, un enrichissement du milieu (jouets en plastique, igloos en carton) sera utilisé et une surveillance bi quotidienne sera réalisée tout au long de l’étude.

Choix des espèces

Les modèles de biofilm sur implant utilisent le plus souvent le cochon d’Inde ou la souris. Dans notre cas, la demande de l’industriel a porté sur l’utilisation de la souris. Des souris Balb/cByJ de 8 semaines de façon à avoir un poids corporel de 26-27g

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 180
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 180
▲ -
Devenir
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 -
 10
 170

180 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la plupart tuées à l'issue et dix réutilisées pour la formation de praticiens. Souris immunodéficientes greffées d'un carcinome à cellules de Merkel, elles reçoivent des injections intraveineuses hebdomadaires d'un anticorps-médicament à doses croissantes, avec prélèvements sanguins, pour fixer la dose à retenir avant un essai clinique. Le porteur définit des points limites au pelage "piqué", à une perte de 20% de poids ou à un volume tumoral dépassant 1 cm³. Il présente le modèle murin immunodéficient comme "indispensable" faute d'autre modèle disponible.

Objectifs

L’objectif du présent projet est d’optimiser le schéma thérapeutique du produit étudié dans le but de mettre en place un essai clinique de phase 1 chez l’Homme. Ce projet doit donc permettre de déterminer l'effet dose-réponse du traitement envisagé, la dose minimale efficace et la dose optimale permettant d’observer une réponse objective durable sur la régression tumorale en modèle de xénogreffe murin de lignées de CCM. De plus, cette étude permettra l’obtention d‘informations préliminaires sur la tolérance du produit, permettant d’orienter une étude de tolérance à mener sur une seconde espèce de rongeur (rats).

Bénéfices attendus

Ce projet doit donc permettre de déterminer l'effet dose-réponse du traitement envisagé, la dose minimale efficace et la dose optimale permettant d’observer une réponse objective durable sur la régression tumorale en modèle de xénogreffe murin de lignées de CCM. De plus, cette étude permettra l’obtention d‘informations préliminaires sur la tolérance du produit, permettant d’orienter une étude de tolérance à mener sur une seconde espèce de rongeur (rats).

Procédures

Les différentes doses préalablement définies (2, 5, 10 et 20 mg/kg) seront injectées une fois par semaine pendant cinq semaines en intra-veineuse (directement dans la veine caudale) sous un volume de 0.2 ml. Les animaux (demi-groupe) auront également un prélèvement de sang en submandibulaire à 6 et 21 jours permettant ainsi que chaque souris ne subisse qu'un seul prélèvement sanguin au cours de l'étude.

Impact sur les animaux

points limites: aspect « piqué » du pelage, perte de poids de 20% et prostration des animaux, volume tumorale supérieur à 1 cm3 ou apparition d’ulcération

Devenir

Les souris utilisées pour la formation des pratricien seront réutilisés

Remplacement

L’efficacité de l’ADCTIMER a été préalablement démontrée in vitro et in vivo en modèle de xénogreffe murin. L’étude préliminaire in vivo consistait à l’évaluation de l’efficacité des 10 mg/kg suivant le schéma thérapeutique de 3 injections IV, chacune espacée de 15 jours. Cette étude a montré que la dose de 10 mg/kg induit une stabilisation de la croissance tumorale. Dans ces nouvelles études, un nouveau schéma thérapeutique d’une injection toutes les semaines pendant trois semaines (schéma thérapeutique usuellement utilisé en clinique pour un ADC) ainsi que trois nouvelles doses (une dose faible, une dose intermédiaire et une dose forte) seront évaluées. Cette étude apportera des informations clés pour la détermination de la dose optimale permettant à la fois une réponse anti-tumorale franche et une bonne tolérance du produit. Ces éléments, essentiels pour le développement d’un nouveau biomédicament et de son évaluation en phase I, nécessitent le passage par un modèle in vivo.

Réduction

La détermination du nombre de groupes et les doses testées sont basées sur les résultats des tests de cytotoxicité in vitro et in vivo préalablement réalisés au laboratoire réduisant ainsi le nombre de souris utilisées.

Raffinement

Les souris seront dans des cages enrichies avec des maisonnettes en plexiglas et du papier absorbant. Du fait du statut immuno-déficient des souris, l’ensemble du matériel d’enrichissement sera stérilisé. La douleur et l’inconfort pouvant être subit durant ce projet par les animaux sont un maximum réduit. Afin de réduire la douleur pouvant être par l'injection du produit ou du véhicule en intraveineuse, l'utilisation d'une pomade anesthésiante sera systématiquement faite.

Choix des espèces

Le seul modèle disponible étant des lignées carcinomateuses humaines, l’utilisation d’un modèle murin immunodéficient est indispensable. Les souris NOD/SCID sont un modèle de référence dans les études de xénogreffe 7 semaines (incluant la semaine d’acclimatation. Stade physiologique : croissance) Pour la formation , des souris Balb/c seront alors utilisées comme modèle par soucis de coût par rapport aux souris NOD/SCID mais également parce que ces souris seront plus facilement réutilisées pour des expérimentations.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Chiens : 240
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 240
▲ -
Devenir
 -
 -
 240
 -

240 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis pour la plupart réutilisés dans d'autres études. Un émetteur de télémétrie est implanté chirurgicalement dans le corps de chaque animal pour enregistrer, sur le chien conscient, l'effet de candidats médicaments sur le cœur, la respiration et le système nerveux, avec des prélèvements de sang. Le porteur indique que les effets sont le plus souvent réversibles et que les animaux sont réutilisés après vérification de leurs fonctions vitales, une partie pouvant être euthanasiée avec certains produits biologiques ou anticancéreux. Il affirme que ces études de pharmacologie de sécurité sont un préalable réglementaire aux premiers essais chez l'homme et qu'un non-rongeur est exigé par les recommandations ICH.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de permettre l'évaluation des effets de candidats médicaments sur les fonctions vitales de l'organisme (cardiovasculaire, respiratoire et système nerveux central) chez le chien conscient. Ces études dites de pharmacologie de sécurité, sont réalisées dans un cadre réglementaire en accord avec les recommandations ICH S7A, ICH S7B, ICH S6, ICH S9 et ICH M3 (R2). La réalisation de ces études est un préalable aux premiers essais cliniques chez l’homme. Les effets pharmacodynamiques indésirables d'une substance sur les fonctions physiologiques sont évalués en relation avec une exposition à des doses supérieures ou égales aux doses thérapeutiques. Indépendamment de la nature du candidat médicament (nouvelle entité chimique, biologique ou anticancéreux), l’évaluation des fonctions cardiovasculaire et respiratoire chez l’animal conscient nécessite l’utilisation de la télémétrie interne et/ou externe. La télémétrie interne nécessite l’implantation chirurgicale d’un émetteur de télémétrie dans le corps de l’animal. L’émetteur transmet par onde radio les signaux vitaux tels la pression artérielle, l’électrocardiogramme (ECG), la pression ventriculaire gauche, la température, les paramètres de la fonction respiratoire ou les mouvements de l’animal. La télémétrie externe nécessite d’équiper les animaux d’un gilet intégrant des outils de télémétrie externe permettant de transmettre à distance (sans fil) les signaux d’électrocardiogramme, de respiration, de température et dans certains cas de pression artérielle par le biais d’un émetteur miniature implanté dans l’artère fémorale de l’animal. La pression artérielle peut aussi être mesurée sur animal vigile avec un brassard classique ou un système plus sensible tel le système HDO (high definition oscillometry). Dans certains cas la combinaison de la télémétrie interne et externe est nécessaire pour collecter un maximum de données sur les paramètres vitaux. L’enregistrement des paramètres vitaux par le biais de la télémétrie interne et/ou externe est réalisé en continu sans induire de stress aux animaux. La fonction du système nerveux central est réalisée par le biais d’une batterie de tests fonctionnels (FOB) chez des animaux équipés ou non en télémétrie interne et/ou externe.

Bénéfices attendus

Le projet est mis en œuvre dans un cadre réglementaire. Il permet l’évaluation des effets de candidats médicaments sur les fonctions vitales de l’organisme (Cardiovasculaire, Respiratoire et Système Nerveux Central) à des doses thérapeutiques ou supérieures conformément aux recommandations ICH S7A ICH S7B, S6, S9 et M3 (R2). Il s'agit d'un préalable à l’initiation des essais cliniques. Pour cela des études de pharmacologie de sécurité sont réalisées sur l’animal conscient dans le cadre du développement préclinique de candidats médicaments conformément aux recommandations ICH S7A ICH S7B, S6, S9 et M3 (R2). La réalisation de ces études est indispensable avant d’envisager la première administration chez l’homme. Ces études permettent de réduire au maximum le risque encouru par le volontaire sain à la suite de l’administration d’un candidat médicament au cours des premiers essais cliniques chez l’homme. En effet, bien avant la première administration chez l'homme, ces études peuvent renseigner sur : - les propriétés pharmacologiques d'un candidat médicament (pharmacologie primaire et/ou secondaire), - les effets pharmacodynamiques indésirables du candidat médicament, - les effets toxicologiques précoces du candidat médicament, - les doses appropriées à utiliser chez l'homme en recherche clinique. A l’issue de ces études et en focntion des résultats de ces investigations, le projet du développement du candidat médicament peut être soit réorienté soit stoppé sans jamais parvenir aux volontaires sains.

Procédures

A l'exception d'un prélèvement sanguin unique réalisé avant l'inclusion des animaux dans l'étude et dans le but d'évaluer les paramètres hémato-biochimiques, des prélèvements sanguins ayant pour but de définir la Pharmacocinétique/Pharmacodynamie (PK/PD) peuvent être considérés. Pour réduire les perturbations des signaux de télémétrie, un nombre limité de prélèvements sanguins peut être effectué. Généralement ce nombre ne dépasse pas 3 ou 4 prélèvements sur 24 heures. Dans d'autres cas, une véritable cinétique peut être réalisée avec approximativement 8 prélèvements sanguins sur 24 heures. Dans ce cas, ces prélèvements sont réalisés après la phase de télémétrie sur les mêmes animaux en respectant le même ordre de traitement ainsi que la même période de washout entre chaque traitement. Dans tous les cas, la fréquence et le volume des prélèvements sont toujours conformes aux recommandations décrites dans le document suivant: ‘A Good Practice Guide to the Administration of Substances and Removal of Blood, Including Routes and Volumes’ Diehl & al. JOURNAL OF APPLIED TOXICOLOGY J. Appl. Toxicol. 21, 15–23 (2001). En télémétrie, les animaux peuvent être soumis à l'implantation chirurgicales d'émetteurs de télémétrie. En fonction du type de l'émetteur, ce dernier est placé dans la cavité abdominale, entre couche musculaire de l'abdomen ou de la cuisse ou sous la peau de l'animal. Deux électrodes sont placées sous la peau de l'animal en position DII pour l'enregistrement de l'électrocardiogramme. Si nécessaire, un cathéter est placé dans l'artère fémorale ou sous le diaphragme pour la mesure de la pression artérielle et de la fonction respiratoire, respectivement. Les animaux sont hébergés en groupe, à l’exception des périodes d’enregistrements télémétriques qui peuvent s’étalées de 6 à 26 heures. Dans certaines configurations, les enregistrements télémétriques peuvent être réalisés en groupe.

Impact sur les animaux

Les paramètres sensibles enregistrés dans le cadre des études de pharmacologie de sécurité (entre autres, pression artérielle et fréquence cardiaque), exigent une attention très particulière aux conditions de santé des animaux. L'état de santé des animaux est contrôlé tous les jours et évalué par rapport à des points limites définis de façon à éviter un inconfort/souffrance prolongé. Si nécessaire, un vétérinaire peut intervenir, mais si la souffrance d'un animal est jugée trop importante et si aucun soin ne peut lui être apporté, il sera euthanasié selon une procédure éthiquement acceptée. Pour réduire au minimum tout comportement induit par le stress, et afin de stimuler l’activité physique des animaux et de développer leurs capacités d’adaptation, un programme d’enrichissement (renforcement positif, jouets, musique) est systématiquement appliqué pour le chien. De plus, pendant l'enregistrement de télémétrie et compte tenu de la sensibilité des signaux de télémétrie au bruit et aux nuisances liés à l'entrée en salle de télémétrie, aucune intervention dans la salle d'enregistrement n'est permise en dehors du traitement des animaux, de la distribution de la nourriture et dans certains cas le changement de batterie des outils de télémétrie externe. Les animaux utilisés dans le cadre de pharmacologie de sécurité sont le plus souvent réutilisés. Ces animaux sont donc habitués aux conditions de déroulement de ces études. De plus, en fonction de l'étude et de la technique de télémétrie utilisée, les animaux sont hébergés pendant les enregistrements télémétriques soit en groupe d'au moins deux animaux, soit individuellement avec un contact visuel entre eux.

Devenir

Les animaux impliqués dans les études de télémétrie en pharmacologie de sécurité sont le plus souvent ré-utilisés dans plusieurs études. Ceci est d'autant plus possible que les effets pharmacodynamiques adverses sont dans la plupart des cas complétement réversibles. C'est le cas des investigations impliquants des nouvelles entités chimiques et parfois biologiques ou anti-cancéreux. Dans ce cas, les animaux sont remis dans leurs lieu d'hébergement habituel et pourront être impliqués dans une autre étude après vérification préalable de la fonction cardiovasculaire (paramètres cardiovasculaires : pression artérielle, fréquence cardiaque et électrocardiogramme), de la fonction rénale et hépatique (analyses hémato-biochimiques et coagulation). Dans d'autres cas, et notamment avec certains produits biologiques ou anti-cancéreux, les animaux peuvent être euthanasiés suivant les procédures en vigueur. Il en est de même pour les animaux dont la durée de vie de l'émetteur implanté arrive à échéance.

Remplacement

L’identification et l’évaluation des propriétés pharmacodynamiques indésirables de candidats médicaments sur des fonctions complexes de l’organisme impliquant des interactions multiples entres ces fonctions exigent le recours à l’utilisation des animaux de laboratoire et ne peuvent faire l’objet d’études in vitro, comme les cellules isolées, les préparations multicellulaires ou organes isolés.

Réduction

Compte tenu de la sensibilité des techniques d'investigation utilisées et notemment grace à l'utilisation de la télémétrie, un nombre limité d'animaux est utilisé dans ce projet reglementaire. Ce nombre réduit d'animaux est utilisé sans que cela nuise à la fiabilité ou la qualité des résultats. Une reflexion biostatisique est réalisée en amant dans le cadre de la rédaction préalable du plan d'étude avant toute implication de l'animal. Cette reflexion biostatistique garentie à l'avance la fiabilité des données escomptées et évite toute possibilité de répétition de l'étude.

Raffinement

L'utilisation de la télémétrie a permis d'améliorer considérablement l'approche expérimentale, la fiabilité et la qualité des données. Certains paramètres enregistrés comme la fréquence cardiaque renseignent à distance du niveau de stress qui peut être ressenti par l'animal au cours de l'étude. Une attention particulière est donnée à la réduction du niveau de stress des animaux car le stress peut à lui seul avoir un effet néfaste sur le déroulement de l'étude ainsi que la qualité des résultats obtenues. D'importantes actions sont mises en œuvre pour réduire ou supprimer le stress, soulager la douleur ou la détresse et améliorer ainsi le bien-être: En amont de la phase expérimentale, - habituer les animaux aux conditions de déroulement des études avant le démarrage de l'expérimentation, - améliorer les conditions d'hébergements des animaux en utilisant un programme d'enrichissement très diversifié, - utilisation d'un fond sonore de musique, - utiliser parfois des outils de surveillance vidéo qui renseignent à distance sur le comportement des animaux, - les points limites spécifiques sont indiqués dans le plan d'étude. Pendant la phase expérimentale : - afficher une pancarte alertant du déroulement des enregistrements télémétriques afin de réduire les nuisances sonores, - une attention particulière est donnée aux images vidéo et/ou aux paramètres cardiovasculaires et notamment la fréquence cardiaque et le niveau de pression artérielle enregistrés par vidéo à l'extérieur du lieu d'hébergement des animaux. - une attention particulière est donnée aux points limites définis dans le plan d'étude après traitement, - un vétérinaire est disponible pour intervenir à tout moment en cas de problème avec un animal.

Choix des espèces

A côté des rongeurs, l’utilisation des non-rongeurs est une exigence réglementaire (ICH M3) et le choix de l’espèce non rongeur est généralement dépendant de la fonction à évaluer, de l’indication thérapeutique et de considérations métaboliques, pharmacocinétiques et pharmacodynamiques. Ce choix portera toujours sur l’espèce ayant la plus grande similitude en termes d’exposition/pharmacodynamie avec l’homme. Pour les études de pharmacologie de sécurité autonomes, ce choix est toujours dicté par celui appliqué au préalable dans les études de toxicologie réglementaire. De plus, le chien possède un système cardiovasculaire et respiratoire proche de l’homme. Pour l’évaluation des effets sur le système nerveux central, le chien qui est souvent utilisé. Pour les études de pharmacologie de sécurité l’âge minimal chez le chien est d'environ 6 mois. Ces animaux peuvent être utilisés dans le cadre de plusieurs études, par conséquent l’âge des animaux peut être plus important que dans les études de toxicologie réglementaire utilisant le plus souvant des jeunes adultes.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Poules : 500
Dindes : 50
Autres oiseaux : 100
Souffrances
▲ -
▲ 620
▲ 30
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 650

650 oiseaux, poulets, dindes et canards, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger à modéré. Ils reçoivent une souche infectieuse ou un vaccin, sont suivis jusqu'à quatre mois puis saignés pour produire des sérums de référence destinés à des contrôles in vitro. Le porteur indique que la production de sérum exige de tels volumes de sang que la réutilisation est impossible, d'où l'euthanasie de tous les animaux. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne permet aujourd'hui de produire ces réactifs.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de produire des réactifs nécessaires aux laboratoires pour effectuer et valider des tests in vitro, tout en satisfaisant aux exigences réglementaires du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Ces tests permettent de limiter le nombre d’animaux utilisés dans les procédures de contrôles qualité ayant pour but la mise sur le marché d’un lot de vaccins. Ils sont effectués sur espèce cible. Il n’existe actuellement pas de modèle in vitro alternatif.

Bénéfices attendus

Ces tests permettent la réalisation des contrôles in vitro réalisés dans les laboratoires. Ceci permet la mise sur le marché de vaccins qui protègent efficacement les animaux contre les maladies infectieuses, améliorent directement la qualité sanitaire des élevages et assurent un meilleur bien-être animal en favorisant les méthodes alternatives.

Procédures

Une période d’acclimatation de 2 jours minimum est requise. Les modes opératoires débutent par l’administration à J0 avec possibilité de prélèvement sanguin. Il y a ensuite une phase d’observation quotidienne avec éventuellement jusqu’à 4 rappels en fonction des techniques qui sont appliquées. Un prélèvement final est effectué. La principale substance injectée pour ces tests est : la souche de l’agent infectieux ou un vaccin. La durée des tests dépend du réactif produit et de l’espèce. Les tests durent jusqu’à 4 mois.

Impact sur les animaux

Un léger stress lié aux manipulations et injection des souches virales peut apparaître. Toutes les manipulations sont réalisées par du personnel formé et compétent. Ces tests garantissent la qualité du produit pour les animaux et leur environnement

Devenir

La production de sérum nécessite des volumes de sang importants pour les espèces utilisées et ne permet pas la réutilisation de ces animaux. Par conséquent tous les animaux sont tous euthanasiés.

Remplacement

La production de réactifs est actuellement irréalisable sur un modèle in vitro. Il faut passer par le modèle in vivo. Les réactifs produits entrent ensuite dans les contrôles in vitro réalisés permettant la mise sur le marché d’un lot.

Réduction

le nombre d’animaux est directement lié à la quantité de réactifs nécessaires à la réalisation de tests in vitro qui ont été développés afin de réduire le nombre d’animaux utilisés dans les procédures de contrôles qualité ayant pour but la libération d’un lot vaccins

Raffinement

Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Les techniciens vérifient l’évolution de l’état général et que les critères généraux d’alarme ne sont pas atteints. En cas de suspicion, ils font appel au vétérinaire désigné présent sur le site. Les protocoles de production de sérums n’induisent normalement pas de souffrances chez l’animal. Il n’y a donc pas de points limites spécifiques et seuls les points limites « génériques » liés aux pathologies concomitantes déclenchant une euthanasie systématique pour raisons éthiques sont appliqués pour ces protocoles. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements ont été mis en place dans les hébergements. Des perchoirs et des nids en cartons sont installés. Le sol est recouvert de litière, ou partiellement de papier gaufré. Des blocs à picorer sont placés chez les poulets et chez les dindes pour éviter le picage et des piscines à canards sont mises en place. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Les réactifs produits sont spécifiques et liés à l’espèce. Les poulets seront âgés d’un jour à onze semaines, les canards d’un jour à six semaines et les dindes à partir d’un jour. Ces stades de développement correspondent à l’âge nécessaire à la production de réactifs.

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Poules : 70000
Dindes : 1500
Autres oiseaux : 1100
Souffrances
▲ -
▲ 72600
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 72600

72 600 oiseaux, poulets, dindes et canards, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger, pour le contrôle réglementaire de vaccins vétérinaires aviaires. Ils reçoivent une injection puis sont observés de plusieurs jours à sept semaines, avec des prélèvements de sang pour vérifier l'innocuité, l'activité sérologique et la pureté des lots. Le porteur indique que les animaux jugés réutilisables par le vétérinaire pourront l'être, les autres étant euthanasiés. Il affirme que ces tests sont imposés par la Pharmacopée européenne et que certains ne sont pas remplaçables in vitro.

Objectifs

Le projet a pour objectifs de confirmer l’innocuité, de déterminer l’activité sérologique et de vérifier la pureté (absence d’agents contaminants) pour les vaccins de la gamme aviaire, et de réaliser le titrage (calibration) du lot de semence de travail destiné à la fabrication du principe actif de vaccin. Ces objectifs doivent être respectés afin d’être en conformité avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays destinataires pour la constitution d’un dossier de mise sur le marché et pour la fabrication d’un lot commercial. La Pharmacopée Européenne demande la démonstration de résultats, dont certains doivent être obtenus chez l’animal. Par conséquent, les tests sont effectués sur espèce cible ou sur espèce alternative proche. Ces tests garantissent une commercialisation de vaccins sans danger pour l’animal et pour le consommateur potentiel.

Bénéfices attendus

Ces tests permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs.

Procédures

Une période d’acclimatation de 2 jours minimum est requise. Les principales substances injectées pour ces contrôles sont : le solvant de reprise, le lot de semence de travail et le vaccin (lyophilisé, aqueux ou huileux). Elles varient en fonction des tests et des espèces. La durée des tests dépend de la finalité du contrôle, de l’agent viral et de l’espèce. Ainsi, chez le canard, le test dure entre 35 et 42 jours, chez la dinde, le test dure entre 4 et 35 jours et chez le poulet, le test dure entre 21 et 49 jours. Les modes opératoires sont relativement simples et similaires. Tout d’abord il y a une administration à J0 avec possibilité de prélèvement sanguin. Il y a ensuite une phase d’observation quotidienne avec éventuellement un ou plusieurs rappels en fonction des techniques qui sont appliquées. Un prélèvement sanguin final pour les techniques de contrôle de l’activité sérologique ou de pureté peut être effectué. Les observations des espèces varient d’un simple suivi des réactions générales et locales à un suivi pondéral, un suivi des lésions.

Impact sur les animaux

Le seul dommage est une légère augmentation du stress lié aux prélèvements sanguins, aux injections et aux manipulations subies lors de ces contrôles. Toutes les manipulations sont réalisées par du personnel formé et compétent pour le limiter. L’avantage est que ces tests ont lieu dans un cadre réglementaire approuvé via le dossier d’AMM. Ils sont requis par la Pharmacopée Européenne et/ou les réglementations des pays destinataires des lots commerciaux de vaccins. Ces tests garantissent la qualité du produit pour l’espèce cible.

Devenir

Les animaux considérés comme éligibles à la réutilisation par le vétérinaire désigné pourront être réutilisés dans une autre procédure expérimentale. Cette possible réutilisation de l’animal est de sa responsabilité, il évalue le bien-être des animaux à la fin de la procédure expérimentale. Si aucune réutilisation n’est possible, les animaux seront euthanasiés.

Remplacement

La nécessité d’utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la réglementation du pays destinataire. Elle permet de démontrer l’innocuité, la pureté, le titrage et l’activité sérologique. Certains tests in vivo ne sont pas à ce jour remplaçables par un modèle in vitro.

Réduction

le nombre d’animaux est imposé par la réglementation des pays. Une réduction du nombre d’animaux est possible grâce à la mise en commun des animaux témoins. Le test est aussi réalisable sur les mêmes animaux pour le contrôle de la pureté de vaccins vivant issus du même lot. Les tests d’activité sérologique peuvent aussi être mutualisés. De plus, les tests d’innocuité et de pureté sont réalisés sur les mêmes lots d’animaux. Tout ceci concourt à la réduction du nombre d’animaux.

Raffinement

dans ce projet, aucune souffrance ou stress significatif est attendu. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Le choix de ces espèces provient du fait que ce sont les espèces cibles ou des espèces alternatives proches. Les canards sont âgés de 1 à 28 jours lors du début de l’expérimentation et les poulets sont âgés de 1 à 35 jours. Les dindes sont âgées de 1 à 62 jours ou d’au moins 42 jours dans le cas du contrôle du titrage. Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 4320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1800
▲ 2520
Devenir
 -
 -
 -
 4320

4320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères. Génétiquement modifiées pour développer un syndrome de Netherton, elles présentent dès la naissance une inflammation cutanée grave, et certaines lignées ne survivent pas plus de quatre heures. Sur cinq ans d'élevage, elles subissent applications topiques, gavages, injections sous-cutanées, intrapéritonéales et intraveineuses, imagerie et ponction cardiaque pour tester douze molécules, tandis qu'environ un quart des animaux au génotype inadéquat sont tués. Le porteur annonce au conditionnel une amélioration de la prise en charge des patients et décrit les modèles génétiques comme "un atout majeur".

Objectifs

Le syndrome de Netherton (SN) est une maladie génétique cutanée rare dont l'incidence est estimée à 1/200000. Il est caractérisé par une dermatose inflammatoire génétique, une anomalie capillaire et des manifestations allergiques. Ces symptômes sont présents dès la naissance, entrainant des infections bactériennes, une déshydratation, une hypothermie et une perte de poids extrême et sont à l’origine d’un taux de mortalité postnatal élevé. Ces symptômes conduisent à une inflammation sévère de la peau évoluant par poussées ayant un fort impact sur la qualité de vie des personnes atteintes. Jusqu’à présent, il n’existe pas de traitement efficace pour les sujets atteints du SN. Le gène SPINK5 code la protéine LEKTI, un inhibiteur de protéase multi-domaine exprimé dans la couche supérieure des épithéliums stratifiés. LEKTI joue un rôle essentiel dans l’homéostasie cutanée en régulant l’activité des protéases épidermiques (notamment KLK5 et KLK7) et son absence induit une augmentation de l’activité protéolytique et une perte d’adhérence de la couche cornée. L’utilisation de différentes lignées de souris génétiquement modifiées mimant le plus fidèlement possible les symptômes du SN, a permis d’étudier la maladie et de découvrir des cibles thérapeutiques majeures. L’objectif du projet est de tester l’efficacité de 12 molécules thérapeutiques in vivo qui ont été préalablement validées in vitro, sur des cellules issues de patients. Afin d’atteindre ces objectifs, nous utiliserons des souris génétiquement modifiées, avec un phénotype dommageable, qui développent les signes de la maladie SN.

Bénéfices attendus

A terme, les résultats de ce projet permettront d’étudier l’effet thérapeutique de différentes molécules sur le phénotype de ces animaux et de préciser leur impact sur la physiopathologie du SN. Ces résultats nous permettront également de vérifier si ces molécules thérapeutiques n’ont pas d’effets indésirables sur les modèles animaux. Ainsi, l’utilisation de ces animaux est un atout majeur pour l’amélioration de la prise en charge thérapeutique des patients.

Procédures

Cette étude se compose de 5 procédures. La procédure 1 consiste en l'élevage et la production de souris pendant une période de 5 ans. Les animaux seront observés quotidiennement et les souris présentant un phénotype léger à modéré seront conservées pour l’essai des traitements thérapeutiques tandis que les souris au phénotype sévère seront euthanasiées. Tous les animaux des procédures 2 à 5 sont issus des élevages de la procédure 1. Les procédures 2 à 5 contiennent 11 interventions énumérées ci-dessous. La durée de ces interventions varie de 1 à 10 minutes répétées deux ou une fois par jour ou une fois tous les trois jours sur une période maximale de 5 semaines, ou de manière continue pendant 3 semaines (dans le cas d’administration de composés thérapeutiques per os). • Anesthésie par inhalation de mix d’oxygène et d'isoflurane (4% induction, 2% maintien) • application topique de tamoxifene • administration de composés thérapeutiques par voie topique • administration de composés thérapeutiques per os • administration de composés thérapeutiques par injection sous-cutanée • administration de composés thérapeutiques par injection intrapéritonéale • administration de composés thérapeutiques par injection intraveineuse • administration de sonde fluorescente par injection intrapéritonéale • imagerie in vivo • anesthésie Kétamine/Xylazine par IP (100 mg/kg, 10 mg/kg) • ponction cardiaque

Impact sur les animaux

Toutes les souris élevées dans le cadre de la procédure 1 ont un phénotype dommageable. Les souris seront observées quotidiennement dès la naissance et la sévérité de leur phénotype cutané sera évaluée selon un système de notation / grilles de décision qui prend en compte la présence et l'étendue des lésions cutanées, la perte de poids, l'inconfort physique ou les comportements anormaux. Nous n'attendons pas d’effets indésirables majeurs des molécules testées sur les souris traitées. Des études in vitro sur des kératinocytes issus de patients sont réalisées en amont de nos études sur le modèle murin. Nos études faisant partie d’études précliniques menées par nos collaborateurs industriels, nous ne sommes pas dans la capacité de décrire les molécules testées (composés organiques de petite taille, peptide, ou anticorps monoclonaux). Cependant, nos expérimentations animales sont réalisées en aval des premières études précliniques menées par le groupe industriel, c’est-à-dire après avoir étudié : -La génotoxicité -La distribution et la pharmacocinétique -La détermination de la NOAEL (dose la plus élevée de la molécule pour laquelle aucun effet toxique n’est observé) -Les effets sur le système cardiovasculaire et respiratoire -La toxicité aigüe -L’irritation et la corrosion cutanée Nos collaborateurs industriels mènent également leurs propres études d’efficacité sur des modèles murins non génétiquement modifiés, ce qui nous permet de pouvoir lancer nos expérimentations avec un range de doses d’efficacité fixé. C’est pourquoi seulement deux doses en plus du placebo sont utilisées dans nos études. Ces doses sont fixées grâce aux résultats préliminaires obtenus par nos collaborateurs industriels. L’aspect et le comportement des souris traitées seront surveillés quotidiennement et une grille de score hebdomadaire sera établie avec notamment un scoring et un suivi du poids corporel. La décision d'euthanasier la souris sera prise selon les critères décrits dans les pointes limites.

Devenir

Toutes les souris seront euthanaisées à la fin de chaque procédure. Cela permettra de collecter échantillons de tissue et faire des analyses histologiques et moléculaires pour déterminer si le traitement a eu efficacité thérapeutique.

Remplacement

Nos expérimentations animales sont réalisées en aval des premières études précliniques menées par le groupe industriel, notamment des études de toxicité et d’efficacité sur des modèles in vitro (lignées cellulaires humains et murines). Cela nous permet alors de ne lancer les expérimentations animales qu’après l’obtention de résultats positifs avec leurs molécules in vitro. De plus, nous utiliserons également des modèles cellulaires cultivés en monocouches ou en trois dimensions (kératinocytes humains primaires, issus de patients) pour montrer l'engagement cible du composé testé.

Réduction

Le nombre optimal de souris pour obtenir des données fiables a été calculé en réduisant la variabilité des souris au sein des groupes expérimentaux (sélection des souris présentant des phénotypes de maladie de peau similaires et un âge similaire). Nous avons calculé la taille d'échantillon nécessaire pour les analyses ANOVA des données à 9 souris par groupe (puissance 80%) et un alpha fixé à 5%. Nous anticipons la perte d'animaux pendant le protocole de traitement en raison du phénotype sévère. Pour compenser cette perte, nous ajustons la taille de l'échantillon à 10 souris par groupe. Des études d’efficacité sur des modèles murins non génétiquement modifiés ont été réalisées en amont par nos collaborateurs, permettant de pouvoir lancer nos expérimentations avec un range de doses d’efficacité fixé. C’est pourquoi seulement deux doses en plus du placebo sont utilisées dans nos études. Afin de maintenir 6 lignées viables qui permettent de mimer le SN, un élevage est maintenu avec différents couples en reproduction. Les nouveau-nés issus sont hébergés dans la même cage que leurs parents durant 21 jours avant d’être sevrés. Ils sont tatoués et prélevés pour réaliser un génotypage à l’âge de 10 jours. Pour ce faire, un petit morceau de l’extrémité de la queue est coupé, puis directement envoyé au laboratoire pour réaliser le génotypage. En fonction des résultats, les nouveau-nés peuvent être gardés pour tester nos molécules et partir en procédure 2, 3, 4, ou 5 (environ 70%) ou peuvent être conservés pour faire de nouveaux couples reproducteurs afin de maintenir l’élevage (environ 5%). Les autres souris dont le génotype ne permet pas de réaliser nos expérimentations seront euthanasiés (environ 25%). Le maintien de lignées génétiquement modifiées demandant beaucoup de souris, les expérimentations animales sont organisées et optimisées en fonction du résultat des génotypages. Ce qui signifie que nous n’attendrons pas d’avoir l’effectif final désiré pour lancer nos expérimentations, mais que nous réaliserons les traitements au fur et à mesure de l’arrivage des souris possédant le génotype et phénotype désiré. Cela permet de réduire au maximum la perte d’animaux. Lors de la procédure 1 le nombre de couples reproducteurs peut varier en fonction des besoins. C’est-à-dire que nous diminuerons le nombre de souris en accouplement si le besoin en souris diminue afin que le nombre de nouveau-nés soit adapté aux expérimentations prévues sur les prochains mois.

Raffinement

Les souris seront hébergées par 2 ou 3 dans la cage lors des expérimentations. Pour éviter tout conflit entre les animaux, ces derniers seront tant que possible hébergés entre frères ou entre sœurs issus des mêmes parents. Un enrichissement sera présent dans toutes les cages d’hébergement (cylindres rouges, bâtonnets à ronger et coton). De plus, un suivi rigoureux sera réalisé afin de veiller à prévenir toute souffrance endurée par les animaux (observations quotidiennes et scoring deux fois par semaine avec points limites établis, entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire). Tout le suivi par scoring se fera visuellement et ne sera donc pas invasif pour les animaux, permettant de voir l’évolution du phénotype au fur et à mesure de l’expérimentation. Les volumes de traitement et les volumes d’injection seront limités le plus possible. Par exemple, pour une souris de 25g : -200µL pour le traitement topique -200µL pour le gavage -100µL pour l’injection sous-cutanée -100µL pour l’injection intrapéritonéale -50µL pour l’injection intraveineuse Les vestes qui seront appliquées aux animaux lors de la procédure 2 (traitement topique) permettront d’empêcher ces derniers de se gratter et ainsi d’aggraver leur phénotype. Enfin, l’imagerie in vivo permettra de suivre de manière longitudinale la distribution de la molécule de manière non invasive. Une anesthésie sera pratiquée dès que possible telles que (1) anesthésie par inhalation avec un mix d’oxygène et d'isoflurane (4% induction, 2% maintien), (2) anesthésie locale oeil (Proparacaine (Alcaine) 0.5%) ou (3) anesthésie avec mélange de Kétamine/Xylazine injecté par voie intrapéritonéale (100 mg/kg, 10 mg/kg).

Choix des espèces

La souris est le modèle expérimental le plus adapté pour ce projet car il existe plusieurs modèles murins génétiquement modifiés qui reproduisent les principales caractéristiques cutanées et systémiques du syndrome de Netherton. Il est facile de produire des animaux génétiquement modifiés dans le modèle murin et d’en étudier les conséquences fonctionnelles. •Les souris TghKLK5 et Tg.hKLK5/IL36rKO : de 10 jours à 5 semaines d'âge seulement pour les traitements topiques et injections s.c. car le phénotype d'inflammation de la peau chez ces souris atteint une expression maximale à l'âge de 3 semaines. Entre 10 jours et 5 semaines est la période pendant lequel on peut observer l'inflammation de la peau et mesurer l'apparition et la sévérité de lésions cutanées. •Les souris TghKLK5 et Tg.hKLK5/IL36rKO : 5 mois d'âge pour les injections i.p., gavages, traitement par alimentation et injections IV. À cet âge, le phénotype d'inflammation de la peau chez ces souris réapparait, mais seulement au niveau du cou et de la tête. De plus, à cet âge les souris se grattent au niveau des zones inflammatoires. La taille corporelle des souris âgées de 5 mois permettra de réaliser des traitements plus invasifs tels que les injections i.p. ou i.v.. •Les souris Spink5cKO, Spink5cKO/IL36rKO, Spink5cKO/Klk5KO, Spink5cKO/IL36rKO/Klk5KO : de 4 à 10 semaines d'âge. L'induction du phénotype par l’activation de CreER par le tamoxifène est plus efficace chez les souris Spink5cKO âgées de 3 à 6 semaines. Les souris de 3 à 6 semaines d'âge seront utilisées pour l'induction au tamoxifène, puis utilisées pour le protocole de traitement. •Les souris Spink5KO seront utilisées 1 à 4 heure(s) après la naissance, car les souris homozygotes pour l'allèle Spink5KO ne survivent pas plus de 4 heures après la naissance.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 336
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 336
Devenir
 -
 -
 -
 336

336 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une péritonite leur est provoquée par injection intrapéritonéale de Staphylococcus aureus, qui peut entraîner poil hérissé, dos voûté, apathie, détresse respiratoire et la mort, pour tester deux molécules antibactériennes. Le porteur indique maintenir les animaux vigiles et limiter la souffrance par la buprénorphine, et classe la procédure en sévère du fait de la mortalité attendue. Il affirme que la corrélation in vitro-in vivo n'est pas satisfaisante et que le recours à l'animal est "indispensable".

Objectifs

Le traitement des infections à Staphylococcus aureus reste problématique et il n’existe pas de consensus à l’heure actuelle sur le choix de l’antibiothérapie la plus efficace. L’émergence de la résistance à la méticilline chez les souches de S. aureus et la production de toxines par certains d’entre eux, augmentant la virulence de la bactérie, complique la prise en charge des patients. Face à cette augmentation continue des résistances bactériennes, il apparait donc indispensable d’évaluer de nouvelles molécules thérapeutiques. Le but de notre travail est d’évaluer l’activité de deux nouvelles molécules à activité anti bactérienne dans le modèle murin expérimental de péritonite et de comparer leur activité à celle d’un antibiotique de référence.

Bénéfices attendus

Développement de nouvelles molécules qui pourraient être actives sur les souches bactériennes multi résistantes, l'antibiorésistance étant devenue un problème majeur, avec l'émergence et la diffusion croissante de souches bactériennes de plus en plus résistantes aux antibiotiques.

Procédures

Animaux de la procédure 1 Tous les animaux (n=36) recevront une injection IP de 0.6ml de la souche bactérienne. Ils recevront également une injection SC de 30µl de Buprénorphine (0.1 mg/kg) 15 min avant infection, puis 5h et 10h après. Ces injections de buprénorphine à 0.1mg/kg seront renouvelées 3 fois le lendemain. Animaux de la procédure 2 Tous les animaux (n=300) recevront une injection IP de 0.6ml de la souche bactérienne. Le premier jour du protocole, ils recevront 3 injections SC de 200µl de la molécule de traitement. Ils recevront également une injection SC de 30µl de Buprénorphine (0.1 mg/kg) 15 min avant infection, puis 5h et 10h après. Ces injections de buprénorphine à 0.1mg/kg seront renouvelées 3 fois le lendemain. Une fois cette phase sévère passée, en fonction de l’état général des souris, si nécessaire, d’autres injections SC de 30µl de buprénorphine (0.05 – 1 mg/kg) pourraient être réalisées. Tous les animaux (procédures 1 et 2) resteront vigiles tout au long de l’étude.

Impact sur les animaux

Dû à l’infection bactérienne, les animaux pourraient présenter, au cours des 48 premières heures du protocole, un ou plusieurs effets indésirables parmi les suivants : Poil hérissé, dos vouté, perte de poids, larmes, yeux collés, isolement, comportement apathique, respiration ralentie ou difficile. Malgré la mise en place des critères d’arrêt (points limites) dont la mise en œuvre sera aussi précoce que possible, cette évaluation sera susceptible d’entrainer la mort et/ ou de causer des états pathologiques graves, c’est pourquoi nous la réaliserons sur le plus petit nombre possible d’animaux par groupe (n=6) et nous classons la procédure en sévère. L’intensité de la souffrance sera réduite autant que possible, par l’injection de buprénorphine, la mise en place de biberons d’eau additionnée de buprénorphine ainsi que par une surveillance accrue.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans cette étude seront euthanasiés à la fin de chaque procédure.

Remplacement

Les techniques in vitro ne permettent pas d’obtenir des données fiables sur l’activité in vivo d’un antibiotique. La corrélation in vitro - in vivo n’étant pas satisfaisante, le recours à l’utilisation de modèles animaux est indispensable.

Réduction

Les premiers temps de l’expérimentation consistent à la validation du modèle avec les souches à étudier, ce qui permet d’utiliser le moins d’animaux possible lors de l’évaluation thérapeutique proprement dite. Pour les évaluations thérapeutiques, le nombre de souris par groupe a été réduit au minimum afin de garder une analyse statistique fiable. Le test du log-rank (Mantel-Cox), test statistique non paramétrique, sera utilisé afin de comparer les distributions des différentes séries de survie.

Raffinement

Avant l’expérimentation : - Conditions d’hébergement : Acclimatation des animaux durant une semaine avant l’expérimentation. Assurance d’une non surpopulation dans la salle d’hébergement. Les animaux sont conservés dans des cages répondant aux dernières normes. La litière est changée 1 fois par semaine avec accès libre à l’eau et à la nourriture (alimentation spécifique pour rongeur). - Détermination des points limites : cf annexe 1, figure 3 Pendant l’expérimentation : - Soins pré et post intervention : Les souris recevront 3 injections de buprénorphine (0,1mg/kg) pendant 48h (période de sévérité du protocole). De la buprénorphine (0.009mg/kg) sera ajoutée à l’eau de boisson 10h après infection et le biberon restera en place pendant 48h. - Application des points limites : cf annexe 1, figure 4 - Euthanasie : dislocation cervicale après pré-anesthésie

Choix des espèces

Le modèle murin de péritonite est un modèle bien caractérisé et parfaitement adapté pour tous les types d’analyses prévus pour cette étude. Cinq semaines de vie permettant une manipulation simple sur un animal robuste.