Peut-on se passer de l’expérimentation animale ? La question parait évidente aujourd’hui, alors qu’elle suppose déjà d’avoir résolu toute une partie de la controverse qui s’étale depuis l’Antiquité. À oublier l’histoire du débat, on s’enlise dans des questions faciles et stériles. Avec cette série de vidéos, l’Observatoire de l’Expérimentation Animale veut redonner du sens au débat pour le sortir du statu quo et avancer.
Pour cette première vidéo, nous partirons des querelles épistémologiques et éthiques antiques pour en arriver au suprémacisme humain médiéval, en passant par les considérations esthétiques des spectacles de vivisection et par les expérimentations médiévales poussées par la curiosité sur la nature.
Chapitres
- 00:00 Introduction et générique
- 00:54 Refuser la vivisection #1
- 01:13 Querelles épistémologiques pendant l’Antiquité classique
- 03:40 Considérations éthiques
- 06:29 La vivisection comme spectacle dans la Grèce romaine
- 08:20 De l’Antiquité au Moyen Âge
- 09:12 Le suprémacisme humain dans le monde chrétien
- 10:41 Observations et manipulations
- 12:08 Expérimenter pour mieux exploiter
- 13:41 Le monde arabe
- 15:13 Conclusion
- 15:55 Crédits
Transcription
Ci-dessous le texte de la vidéo, chapitre par chapitre.
Introduction (00:00)
Peut-on se passer de l’expérimentation animale ? Cette question est devenue une ritournelle dans les médias et dans les discours des laboratoires dès que l’on commence à vouloir débattre de l’utilisation des animaux pour des recherches ou des tests susceptibles de les faire souffrir. En somme, peut-on faire la même chose autrement, sans nuire aux animaux ?
Si on s’intéresse à l’histoire, on voit que le débat a été beaucoup plus riche que cette simple question, qui parait pourtant aller de soi. Des querelles épistémologiques de l’Antiquité jusqu’à l’intersection des luttes sociales au 19e siècle, l’Observatoire de l’Expérimentation Animale vous offre cette série de vidéos pour explorer l’évolution de la controverse et aider le débat actuel à sortir de son immobilisme… et du statu quo.
La méthode scientifique a largement évolué depuis plus de deux mille ans, avec des disputes, des découvertes et des propositions plus ou moins bien acceptées. En Occident, on trouve l’origine de tout ça dans l’Antiquité gréco-romaine.
Querelles épistémologiques pendant l’Antiquité classique (01:13)
Pour Platon (au quatrième siècle avant notre ère), la recherche, ça passe par le raisonnement sur des idées générales, qui permettraient, d’après lui, d’atteindre la vérité de manière beaucoup plus fiable et précise que l’observation du monde. Et pour son élève Aristote, quelques années plus tard, l’observation c’est important, mais l’expérimentation, ça dénature le monde, et donc ça ne permet pas de mieux le connaitre. Ça ne l’empêche pas pour autant de faire des dissections d’animaux qui sont tués pour ça ou qui sont récupérés déjà morts.
En 331 avant notre ère, la ville d’Alexandrie est fondée. Et là, il y a la création de nombreuses sectes médicales qui ont des idées divergentes sur plein de choses. (Alors, à noter que ce qu’on appelle « secte » dans l’Antiquité, c’est juste un groupe de personnes qui sont d’accord sur des doctrines philosophiques ou religieuses, ça a pas les mêmes connotations péjoratives que les sectes d’aujourd’hui.)
Quelles que soient les affinités, pour les uns comme pour les autres, on n’est pas vraiment à l’aise avec la dissection et la vivisection. Il faut dire que la manipulation des cadavres, c’est très mal vu par la culture grecque antique (même si, bon, ça n’empêche pas l’utilisation de prisonniers pour des tests de poisons, et pour des vivisections). (Encore un petit mot pour dire que littéralement, le mot « vivisection », ça désigne le découpage, la dissection, d’un corps vivant, que ce soit un humain ou un autre animal, avec ou sans anesthésie, mais là on est dans l’Antiquité, donc l’anesthésie, ça n’existe pas.)
Pour beaucoup de personnes qui adhèrent aux idéaux de Platon et d’Aristote, l’idée même de l’expérimentation, de la vivisection, ça peut être repoussant. Mais pour les sectes médicales, tout ça, ça passe au second plan, derrière les querelles épistémologiques, donc les questions qui concernent les meilleures manières d’accéder à la connaissance.
Là on a deux grandes orientations.
Les dogmatistes, ils veulent en apprendre le plus possible sur le fonctionnement du corps et, pour ça, ils ne vont pas hésiter à disséquer des cadavres et à viviséquer des personnes humaines et des animaux d’autres espèces. Leur but, c’est de servir la médecine en comprenant le fonctionnement intime du corps humain et des maladies.
De l’autre côté, les empiriques, ils s’opposent généralement à la dissection et à la vivisection, parce qu’ils pensent que ça ne peut rien nous apprendre sur le fonctionnement normal du corps vivant, parce que ça le modifie, artificiellement. Donc ils préfèrent s’appuyer sur l’observation des personnes blessées pendant qu’ils les traitent, pour trouver les causes apparentes des maladies, plutôt que d’en chercher des causes cachées.
Considérations éthiques (03:40)
Avec ces débats épistémologiques, on pourrait penser que la réflexion éthique, elle est tout simplement absente pendant l’Antiquité. Pourtant, c’est vraiment pas le cas. Deux cents ans avant la fondation d’Alexandrie, le philosophe Pythagore (que vous connaissez sûrement pour son théorème du triangle-rectangle, mais c’était aussi un philosophe sur plein d’autres sujets), Pythagore, donc, il croyait en la métempsychose : pour lui, les âmes humaines pouvaient se réincarner aussi bien dans de nouvelles personnes humaines que dans des animaux d’autres espèces. Du coup, la consommation de viande était découragée, voire proscrite, dans sa secte. C’est ce qu’on appellera plus tard le végétarisme, et en l’occurrence, c’était plutôt par intérêt pour l’âme humaine que par considération pour les animaux en tant qu’individus.
Plus tard, il y a Théophraste qui succède à Aristote à Athènes. Et lui, il affirme que la vivisection et la consommation de chair animale sont injustes, parce que les animaux (autres qu’humains) peuvent souffrir au même titre que les personnes humaines. Mais il fait quand même dans la nuance en disant qu’il est parfois « nécessaire » de tuer des animaux pour manger, et que c’est donc moralement autorisé dans ce cas, pour la même raison qu’on accepte… la mise à mort des criminels. Donc on peut supposer qu’il accepte probablement la vivisection d’animaux, humains ou non, avec la même condition de « nécessité ».
En avançant un peu dans le temps jusqu’au deuxième siècle de notre ère, on trouve une « déclamation » qui condamne la vivisection humaine quels que soient les résultats qu’on puisse en attendre pour la médecine. C’est un exercice de pensée : on a deux jumeaux qui sont diagnostiqués d’une même maladie et qui ne peuvent pas être soignés, sauf par un médecin qui dit qu’il va pouvoir guérir un des deux s’il peut viviséquer l’autre. Il le fait avec l’accord de leur père. Résultat : le premier est sauvé, le deuxième est mort, et là, leur mère accuse leur père d’avoir mal agi. Le père, il se défend en disant qu’il a préféré sauver la vie d’un de ses enfants plutôt que de laisser mourir les deux, mais l’avocat de la mère, lui, il dit que « l’exercice de la médecine ne permet pas de tuer une personne pour sauver la vie d’une autre » et que « une action criminelle en soi ne peut se justifier par des effets bénéfiques collatéraux ». Là, on a quelque chose d’original : le problème, ce n’est pas de savoir si on peut faire autrement ou s’il y a des alternatives, c’est surtout de ne pas nuire, de ne pas justifier les moyens par la fin.
Mais ça n’empêche pas la vivisection de se faire. La déclamation avec les jumeaux, elle date probablement de l’époque de Galien, qui va devenir le vivisecteur antique le plus célèbre, de très loin. Ses livres, ils vont être conservés et traduits dans plusieurs langues, et puis ils seront redécouverts à la Renaissance. Lui, il dit que l’anatomie, donc les vivisections, en l’occurrence, ça sert surtout au médecin pour mieux traiter les maladies. Mais quand même, dans ses livres, on voit bien son plaisir de la découverte, et face à ça, les animaux, c’est tout juste des outils qu’il peut découper comme il veut. D’ailleurs, pour lui, ils ont un niveau de conscience limité et ils ne ressentent pas beaucoup la douleur.
La vivisection comme spectacle dans la Grèce romaine (06:29)
Mais alors qu’il ne voit pas de problème moral à instrumentaliser les animaux, Galien, il a quand même des réticences côté esthétique : par exemple, il évite de toucher aux organes génitaux, et puis il ne veut pas disséquer un animal en position debout, parce que ça rappelle trop les humains. Si ça vous parait bizarre de sembler aussi puritain tout en découpant des animaux vivants, c’est qu’il vous manque une information : dans l’Antiquité, la vivisection, ça ne se fait pas juste en privé, c’est aussi un objet de démonstrations publiques, qui permettent d’alimenter la réputation du vivisecteur et puis, en même temps, de proposer un moment de divertissement.
Pendant ces spectacles de vivisection, il faut éviter de choquer le public avec des visions désagréables, comme un pénis de singe par exemple. Pour Galien, la « laideur » de la vivisection, ça varie en fonction de l’animal qu’on utilise. Par exemple, il fait bien des dissections de primates, mais il les tue d’abord, en les noyant plutôt qu’en les étranglant, « de manière à ce qu’aucune des structures du cou ne soit écrasée ». Mais alors qu’il les dissèque, il ne fait pas de spectacle de vivisection de primates. D’abord parce qu’il veut « éviter de voir l’expression déplaisante du singe pendant que l’on réalise la vivisection » ; mais aussi parce que, pour le spectacle, « l’animal disséqué doit crier d’une voix vraiment puissante, ce qui n’est pas le cas des singes ».
Pour les démonstrations de lésions du larynx, d’un côté il fait attention « à ce que les cris des animaux ou le sang répandu ne viennent pas inutilement effrayer les spectateurs au risque de gâcher leur plaisir », mais quand même il va préférer les cochons et les chevreaux, parce que eux crient assez fort pour impressionner le public.
Donc là, pour finir sur l’Antiquité, on s’éloigne bien des questions d’éthique, de religion, d’épistémologie, et les quelques réticences qui restent chez Galien et des gens comme lui, c’est de l’ordre de l’esthétique et ça n’empêche pas du tout les vivisections.
De l’Antiquité au Moyen Âge (08:20)
Et puis, l’Antiquité se termine, l’empire romain chute, le christianisme prend racine et se répand. Et quand on pense à l’histoire de la vivisection et de l’expérimentation animale, on imagine souvent que le Moyen Âge, c’est une période justement marquée par les tabous religieux, et on entend régulièrement que ça aurait mis fin à toute recherche scientifique pendant plus de mille ans, parce que la science aurait été rejetée par principe. Donc, il n’y aurait eu aucune vivisection, aucune expérimentation animale pendant ce temps.
Sauf que, c’est faux.
Le christianisme, ça va avec l’idée que l’espèce humaine serait par essence supérieure aux autres espèces, de plusieurs manières. Ce qui fait que les pratiques qui découlent de ce suprémacisme humain (donc les élevages, les exploitations de la force de travail des animaux, mais aussi les expérimentations), tout ça a continué pendant le Moyen Âge sous diverses formes.
Le suprémacisme humain dans le monde chrétien (09:12)
Au début du Moyen Âge, on a Augustin d’Hippone (ou « Saint Augustin » pour les chrétiens) qui affirme que l’espèce humaine, ce serait un intermédiaire entre les animaux et Dieu. Donc, les animaux sont supérieurs aux plantes, et les humains, pareil, on est supérieurs aux animaux (et aux plantes aussi, du coup). Pour lui, l’égalité des êtres c’est « le sommet de la superstition ».
Huit cents ans plus tard, François d’Assise et Thomas d’Aquin reprennent les idées d’Augustin, avec l’idée que la cruauté envers les animaux, c’est une mauvaise chose seulement si ça implique de mauvaises conséquences pour des humains. Par exemple, François d’Assise a un disciple qui s’appelle Junipère. Et quand Junipère, il coupe le pied d’un cochon pour nourrir un moine malade, François, il se fâche, mais c’est pas parce qu’il a fait du mal au cochon, c’est parce que le cochon appartenait à quelqu’un d’autre, donc il a nui à un humain. Pareil, Thomas d’Aquin, il dit qu’il faut « bien » traiter les animaux, mais ce n’est pas dans leur intérêt, c’est parce que « la cruauté envers les animaux peut mener à la cruauté envers les humains ».
Alors, tout de même, tout le long du Moyen Âge, il y a plusieurs mouvements chrétiens (les pauliciens, les euchites, les bogomiles, les cathares) qui pratiquent largement le végétarisme, mais là aussi, c’est pas dans l’intérêt des animaux, c’est pour se détacher de la chair matérielle et se rapprocher de leur dieu. D’ailleurs, le végétarisme est régulièrement cité par l’Église catholique de l’époque comme une bonne raison de condamner ces autres mouvements chrétiens.
Mais alors, l’expérimentation animale, dans tout ça ?
Observations et manipulations (10:41)
Certes, sur la première moitié du Moyen Âge, je n’ai pas de références qui en parlent, ce qui ne veut pas dire que ça n’existait pas, mais peut-être juste que je n’ai pas assez cherché, ou qu’il n’y en a pas tellement de traces.
Par contre, en Occident, à partir du 11e siècle, là il y a des traces d’observations zoologiques et de manipulations diverses, qui peuvent être assimilées à de l’expérimentation animale. Et globalement, comme vous allez voir, on a plutôt des traces de ça que des traces d’une opposition à la vivisection.
Par exemple, Abū l-Ḥāmid al-Ġarnaṭī, c’est un voyageur andalou, lui il note systématiquement ses observations d’animaux quand il les prend dans sa main, quand il les caresse, quand il les tourne dans tous les sens, et puis éventuellement quand il les poignarde et qu’il les éviscère pour satisfaire sa curiosité sur le monde.
Autre exemple, mais sans dissection : Albert le Grand et Thomas de Cantimpré, ils étudient effectivement les animaux, mais c’est plutôt par des observations, et quand même par des mises en situation, notamment pour vérifier des idées reçues qui peuvent être problématiques pour les animaux. Par exemple, entre le 13e et le 15e siècle, il y avait l’idée que les autruches peuvent digérer n’importe quoi. Du coup, beaucoup de gens ont tenté de leur proposer (ou carrément de leur faire avaler de force) des petits objets en fer, comme des pièces ou des clous, et même « des ciseaux rougis au feu ». Donc pas de dissection, pas de vivisection de ce côté-là, mais quand même des souffrances.
Expérimenter pour mieux exploiter (12:08)
On trouve d’ailleurs ce même genre de pratiques chez Frédéric II, empereur du Saint-Empire romain germanique, qui étudie l’anatomie des animaux et leur comportement. Dans ses livres, il fait des observations très précises, tellement précises qu’on peut supposer qu’il a manipulé les animaux lui-même pour les étudier. Mais ses expériences les plus marquantes, c’est sur la fauconnerie, c’est-à-dire sur l’exploitation des rapaces pour chasser. Donc Frédéric II, il dissèque une grue et il extrait ses poumons pour pouvoir reproduire le cri de la grue et entrainer ses faucons à le reconnaitre et à chasser les grues. Et pour vérifier une idée répandue qui dit que les vautours se repèrent de loin avec seulement leur odorat, et bien il coud les paupières de faucons (ce qui est une technique fréquente en fauconnerie pour le dressage, on utilise le verbe « ciller ») et puis il leur lance des morceaux de viande ou des poussins vivants pour voir s’ils vont les manger.
Ces pratiques d’observation et d’expérimentation pour faciliter l’exploitation d’autres animaux, ce n’est pas une exception. Aux 13e et 14e siècles, il y a une maladie qui fait mourir beaucoup de moutons dans les élevages. Du coup, on commence à observer les moutons, et puis on va tuer beaucoup de moutons pour faire des diagnostics préventifs et étudier la maladie.
Donc là on voit bien qu’au Moyen Âge, chez les chrétiens occidentaux, on ne se prive pas d’expérimenter sur les animaux, même si ce n’est pas tant pour étudier l’anatomie humaine comme à l’Antiquité, mais plutôt pour étudier les animaux et faciliter leur exploitation. Et pour ça en tout cas, l’opposition n’est pas évidente, même s’il reste quelques personnes qui prônent une miséricorde un peu abstraite envers les animaux.
Le monde arabe (13:41)
Dans le monde arabe, c’est un peu différent. Que ce soit chez les chrétiens ou les musulmans, il y a bien des utilisations d’animaux pour étudier l’anatomie et la médecine. Là, sur le début du Moyen Âge, vers 836, avec l’interdiction de la dissection des corps humains, on trouve l’histoire d’un homme dont le fils est mort d’une maladie, et il veut disséquer une guenon (et puis un grand singe) pour étudier la maladie en question. L’idée, c’est d’éviter qu’il y ait d’autres victimes humaines. Du coup, il commence à élever des primates pour faire des expériences pharmacologiques et médicales. Et rapidement, les médecins arabes, ils vont avoir des ménageries privées destinées, concrètement, à la vivisection.
Mais là, on a des traces d’une opposition plus claire, surtout parce que la dissection a un statut assez ambigu dans les pays musulmans. Pour l’islam, la dissection, c’est aussi mauvais que la vivisection, humaine ou pas. Sauf que, l’obtention du savoir c’est important, et c’est même récompensé. Et puis bon, les médecins, à l’époque, ils sont souvent sous l’autorité de grands princes, des princes dont les décisions et les envies, elles sont plus importantes que la loi elle-même. C’est pour ça que des médecins musulmans vont pouvoir développer au Moyen Âge toute une médecine à base de vin (alors que c’est un produit interdit par leur religion) et puis, plus près de notre débat, ils vont pouvoir pratiquer des vivisections dans divers buts. Ça va du développement de remèdes jusqu’au test des méthodes de torture et de mise à mort des condamnés. Donc là encore, même si l’opposition religieuse de principe est documentée, dans la pratique, c’est beaucoup moins clair.
Conclusion (15:13)
On est donc passés d’une époque où les vivisections faisaient l’objet de débats sur plusieurs plans (ça allait du scientifique au purement moral, en passant par des croyances spirituelles et des réticences esthétiques) à une nouvelle époque, dans laquelle les humains sont de toute façon mieux que les autres, ce qui fait que les quelques pratiques d’expérimentation animale restantes étaient globalement très bien acceptées malgré quelques tabous religieux.
Et là, on arrive à la Renaissance. Et parmi toutes les redites de l’Antiquité qu’il y aura pendant la Renaissance en Occident, il y a… la redécouverte de la vivisection.
Les sources pour cet épisode
- Grmek, Mirko D. (1997). Le chaudron de Médée – L’expérimentation sur le vivant dans l’Antiquité, Le Plessis-Robinson, Synthélabo.
- Guerrini, Anita (2022). Experimenting with Humans and Animals – From Aristotle to CRISPR (second edition), Baltimore, Johns Hopkins University Press.
- Boudon-Millot, V. (2023). « Dans les yeux du singe qu’on dissèque : Galien face à la souffrance animale », in Anthropozoologica 58 (10), Actes du colloque – Observation zoologique, expérience et expérimentation sur l’animal. Antiquité · Moyen Âge, Université Côte-d’Azur (22/10/2022), p.97‑106. [https://sciencepress.mnhn.fr/fr/periodiques/anthropozoologica/58/10]
- Pulleyn, Simon (2018). « Animal Experimentation in Classical Antiquity », in The Ethical Case Against Animal Experimentation, Urbana, Chicago and Springfield, University of Illinois Press, p.103‑111.
- Fox, Michael Allen (1999). Deep Vegetarianism, Philadelphia, Temple University Press.
- Ducène, J.C. (2024). « Titiller, manipuler et observer les animaux chez Abū l-Ḥāmid al-Ġarnaṭī », in Anthropozoologica 59 (3), Actes du colloque – Observation zoologique, expérience et expérimentation sur l’animal. Antiquité · Moyen Âge, Université Côte-d’Azur (22/10/2022), p.29‑35. [https://sciencepress.mnhn.fr/fr/periodiques/anthropozoologica/59/3]
- Buquet, T. (2023). « Savoirs, observations et expériences sur l’animal exotique captif », in Anthropozoologica 58 (10), Actes du colloque – Observation zoologique, expérience et expérimentation sur l’animal. Antiquité · Moyen Âge, Université Côte-d’Azur (22/10/2022), p.115‑129. [https://sciencepress.mnhn.fr/fr/periodiques/anthropozoologica/58/12]
- Van den Abeele, B. (2024). « Expertum est a nobis pluries: observation des oiseaux d’eau et expérimentation dans le De arte venandi cum avibus de Frédéric II de Hohenstaufen (1194-1250) », in Anthropozoologica 59 (4), Observation zoologique, expérience et expérimentation sur l’animal, dans l’Antiquité et au Moyen Âge, Université Côte-d’Azur (22/10/2022), p.37‑52. [https://sciencepress.mnhn.fr/fr/periodiques/anthropozoologica/59/4]
- Binois-Roman, A. (2024). « Présence, perception et prévention de la fasciolose ovine aux XIIIe et XIVe siècles », in Anthropozoologica 59 (5), Observation zoologique, expérience et expérimentation sur l’animal, dans l’Antiquité et au Moyen Âge, Université Côte-d’Azur (22/10/2022), p.53‑75. [https://sciencepress.mnhn.fr/fr/periodiques/anthropozoologica/59/5]
- Bouhdiba, S. (2022). « La dissection animale dans la médecine arabe médiévale », in Observation zoologique, expérience et expérimentation sur l’animal, dans l’Antiquité et au Moyen Âge, Université Côte-d’Azur (22/10/2022), 22 octobre.