Projet autorisé, résumé publié en janvier 2023 · Rédigé par le laboratoire au stade de la demande d'autorisation
Histoire naturelle et études pilote de thérapie génique chez la souris PKP2_Het, modèle animal de la cardiomyopathie ventriculaire droite arythmogène (CVDA)
126 souris porteuses d'une cardiomyopathie mortelle, examinées puis tuées pour tester une piste de thérapie génique.
126 animaux (souris) · souffrance légère
Ce document a été rédigé avant l'expérience. Les souffrances qu'il décrit sont prévues et autorisées. Les bénéfices qu'il annonce sont espérés.
Les résumés non techniques ne rendent jamais compte des résultats obtenus, et aucune appréciation rétrospective n'est publiée en France. Rien ne permet donc de savoir si les bénéfices annoncés ont été atteints.
126 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Porteuses d’une mutation reproduisant une cardiomyopathie du ventricule droit, elles subissent une biopsie de la queue, une évaluation cardiaque sous anesthésie avec stress adrénergique, puis pour certaines une injection d’un vecteur de thérapie génique et des prélèvements sanguins répétés. Le porteur indique que les analyses histologiques et moléculaires « ne peuvent se faire du vivant de l’animal », ce qui justifie la mise à mort de toutes les souris. Il présente ce travail comme une étape préalable à l’évaluation de traitements, l’objectif immédiat restant de décrire l’histoire naturelle de la maladie chez ce modèle.
Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.
Ces résumés sont rédigés par les laboratoires à des fins de communication. Leurs affirmations scientifiques ne sont ni sourcées ni relues par les pairs. Les documents qui décrivent en détail les projets et les établissements, dossiers de demande d'autorisation et rapports d'inspection, s'obtiennent sur demande, et l'administration y occulte des passages, parfois au-delà de ce que les juridictions admettent. → Comment lire un résumé non technique

Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2023-01-16 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-328660)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
Décrire les objectifs du projet.
Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).
Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
La Plakophiline 2 (PKP2) est une protéine codée par le gène PKP2. On la trouve en abondance dans la peau et le muscle cardiaque, où elle fait le lien entre différentes protéines. Dans le cœur, elle se trouve au niveau des jonctions cellulaires, où elle participe activement à la connexion mécanique intercellulaire et à la propagation du signal necéssaire aux contractions cardiaques. Une mutation du gène PKP2 provoque une cardiomyopathie ventriculaire droite arythmogène (CVDA). Cette maladie est caractérisée par le remplacement progressif du muscle cardiaque dans le ventricule droit par du tissu graisseux et fibreux. Le cœur perd alors sa contractilité et il en résulte à terme une mort subite, pouvant être déclenchée par l’exercice. Il n’existe actuellement pas de traitement. PKP2 est une protéine assez conservée entre les espèces. Par conséquent, l’étude de la déficience en PKP2 dans des modèles animaux est une approche pertinente. La majorité des mutations du gène PKP2 chez l’homme entraînent une haplo-insuffisance, ce qui signifie que la présence d’environ 50 % seulement de la protéine normale dans le cardiomyocyte entraîne la maladie. Si des modèles de souris haplo-insuffisantes pour PKP2 ont été générées par le passé (avec quelques résultats publiés dans la littérature), aucun modèle de souris transgénique de ce type n’est disponible aujourd’hui sur le marché ou via des collaborations. Afin de comprendre le phénotype de la maladie chez la souris et de surtout pouvoir tester des approches thérapeutiques, un nouveau modèle de souris transgénique mutée sur le gène PKP2 murin a été généré. Nous souhaitons aujourd’hui (i) caractériser la pathologie de ce nouveau modèle de souris appelé PKP2_Het, et (ii) en cas de pathologie avérée, évaluer une approche thérapeutique de thérapie génique. C’est l’objet de ce projet, qui est donc divisé en 2 parties.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).
Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
La CVDA est une cardiomyopathie héréditaire caractérisée par un remplacement progressif des cardiomyocytes par du tissu graisseux et fibreux. Les syndromes observés sont des troubles du rythme cardiaque, qui causent une mort subite chez les adultes jeunes et les sportifs (l’effort étant un facteur déclenchant de la mort subite). La prévalence de la CVDA est estimée entre 1/2000 et 1/5000. Une mutation du gène PKP2 est impliqué dans 70 à 90% des cas de CVDA. Le traitement actuel repose sur la prise de bêtabloquants parfois en association avec des anti-arythmiques, l’ablation par radiofréquence, l’implantation d’un défibrillateur automatique implantable (« pace-maker »), et plus généralement le traitement de l’insuffisance cardiaque. La pratique sportive est clairement contre-indiquée, même chez les jeunes patients. L’évaluation d’approches thérapeutiques reste donc essentielle pour évoluer vers la mise en place d’un réel traitement curatif pour ces patients. La thérapie génique est une des approches prometteuses qui permettrait de traiter la cause moléculaire de la maladie. Pour évaluer de telles approches thérapeutiques, avoir un modèle animal pertinent est nécessaire pour pouvoir réaliser des études précliniques nécessaires (preuves de concept de l’efficacité des produits thérapeutiques, études de dose…). Le présent projet vise à évaluer la pertinence d’un nouveau modèle murin créé pour mimer cette pathologie, et en cas de pertinence avérée, réaliser une étude pilote pour évaluer l’efficacité d’un traitement de thérapie génique. C’est une étape essentielle dans le développement préclinique qui permettra à terme de proposer un traitement curatif aux patients atteints de CVDA.
Nuisances prévues, selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).
Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Pour l’étude d’histoire naturelle du modèle de souris étudié, les animaux seront soumis aux interventions suivantes: – Biopsie de queue pour génotypage (1 biopsie / animal): 2 min – Evaluation de la fonction cardiaque sur animaux anesthésiés, avec induction de stress adrénergique (1 test par animal): 20 min, puis sans réveil de l’animal : prélèvement sanguin (2 min), avant mise à mort. Pour l’étude pilote pour l’évaluation de l’efficacité d’une approche thérapeutique de thérapie génique, les animaux seront soumis aux interventions suivantes: – Biopsie de queue pour génotypage (1 biopsie / animal): 2 min – A un âge déterminé lors de l’étude d’histoire naturelle : injection unique d’un vecteur de thérapie génique ou de véhicule, sous anesthésie ou bien sur animal vigile, selon le site d’injection choisi (1 injection / animal):10 min max – Prélèvements sanguins au niveau d’une veine sous-mandibulaire (2 prélèvements / animal, avant injection, puis avant la mise à mort): 5 min – Evaluation de la fonction cardiaque sur animaux anesthésiés, avec induction de stress adrénergique (1 test par animal): 20 min, puis sans réveil de l’animal : prélèvement sanguin: 5 min, avant mise à mort.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.
Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
(i) Injection intraveineuse: l’injection intraveineuse réalisée dans la veine caudale se fera sous contention et pourra provoquer un stress léger le temps de l’injection (moins de 10min), et une petite douleur au niveau du site de ponction. L’injection intraveineuse par voie rétro-orbitale se fera sous anesthésie et ne provoquera pas de stress ou de douleur à l’animal. Par ailleurs, l’injection intraveineuse d’un vecteur viral chez la souris est connue pour ne provoquer aucun effet indésirable. Il a été en effet documenté dans de nombreuses études que l’injection systémique d’un tel vecteur chez le rongeur est très bien tolérée. (ii) ECG et échocardiographie trans-thoracique : geste non invasif, réalisé sur animal anesthésié pour éviter tout stress à l’animal. (iii) Injection intrapéritonéale d’un mélange d’isoprénaline et de phényléphrine : injection réalisée sous anesthésie générale, donc sans douleur pour l’animal. Par contre, le stress adrénergique qui sera alors appliqué pourrait induire, chez les animaux malades, une arythmie accrue et une mort subite. Cela pourrait toucher environ 20% des animaux (données obtenues dans d’autres modèles d’arythmies cardiaques). Sachant que ce stress sera induit juste avant la mise à mort des animaux (sans interruption de l’anesthésie entre l’évaluation de la fonction cardiaque et la mise à mort), cela n’aura pas d’impact négatif sur les animaux. (iv) Prélèvement sanguin terminal chez la souris au niveau de la veine cave : pas de stress ou de douleur pour l’animal, puisque cet examen sera réalisée sous anesthésie générale renforcée par une analgésie ce qui limitera une éventuelle douleur liée au geste invasif. Ce prélèvement précèdera la mise à mort des animaux.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.
Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
A l’issue de cette étude, tous les animaux de cette étude seront mis à mort afin d’obtenir des échantillons de tissus qui seront utilisés pour des analyses histologiques et moléculaires nécessaires au projet. Ces analyses ne peuvent se faire du vivant de l’animal.
Application de la règle des "3R", selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
1. Remplacement
Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.
Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Ce projet de caractérisation de l’histoire naturelle de la souris PKP2_Het (à différents âges et avec des évaluations adaptées) nous permettra à terme de réaliser l’évaluation préclinique de traitements potentiels de la CVDA dans ce modèle animal, s’il se révèle en effet adapté, et donc de raffiner le nombre d’animaux utilisés dans ces futurs projets précliniques. D’autre part, il n’existe pas aujourd’hui de méthode alternative pour tester l’effet d’un traitement de thérapie génique in vivo. Nous savons que l’efficacité du transfert de gène dans une lignée cellulaire in vitro n’est pas comparable à ce qui peut se passer in vivo dans un organisme entier. L’animal est le seul organisme vivant permettant d’étudier l’impact d’un transfert de gène dans différents types cellulaires (différents organes) et sur son phénotype, en lien avec le mode d’administration utilisé et la dose administrée. L’utilisation d’un modèle animal est donc essentiel pour l’évaluation préclinique de produits thérapeutiques pour le traitement de la CVDA.
2. Réduction
Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Le nombre d’animaux par groupe a été évalué pour être un nombre minimal, sans qu’il soit excessif, permettant d’assurer la robustesse des résultats. Il est basé sur notre expérience précédente de précédents projets et des données de la littérature sur les autres modèles de souris hétérozygotes PKP2, lors desquels des résultats cohérents et reproductibles ont pu être obtenus dans des groupes de ces tailles.
3. Raffinement
Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.
La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Le bien-être animal passera notamment par : 1) de bonnes conditions d’hébergement selon la réglementation en vigueur avec un enrichissement du milieu (cages équipées de mezzanine et mise à disposition d’éléments d’enrichissement comme des carrés de coton, des tunnels en carton, des sizzle dry (papier) et des morceaux de bois) 2) un suivi régulier des animaux (observations biquotidiennes, pesées régulières, analyse du comportement, coupage des incisives si nécessaire) 3) l’instauration de points limites pertinents et la mise en place de mesures adaptées si nécessaire (anesthésies, traitements analgésiques ou autre, ou euthanasie si pas d’autre alternative) 4) Afin d’améliorer la réactivité du personnel animalier, une grille de scoring de la douleur sera mise en place dès que celle-ci s’avère nécessaire afin de pouvoir détecter précocement tout point limite et mettre en place les actions adéquates (cf exemple en annexe 1 de la saisine). 5) la mise en place de mesures adaptées en fonction des interventions éventuelles (anesthésie et analgésie si nécessaire).
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.
Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
PKP2 est une protéine assez conservée entre les espèces. Par conséquent, l’étude de la déficience en PKP2 dans des modèles animaux est une approche pertinente. Le modèle de souris étudié dans ce projet est partiellement déficiente pour PKP2, comme les patients atteints de cardiomyopathie ventriculaire droite arythmogène (CVDA). Dans ce sens, elle se révèle être un modèle animal pertinent pour notre étude. Pour l’étude d’histoire naturelle, la caractérisation sera réalisée à différents âges, afin d’évaluer le processus évolutif de la maladie, et définir à quel âge il serait pertinent de traiter les animaux lors des études thérapeutiques. Chez l’homme, la pathologie se met en place progressivement et les 1ers symptômes de la CVDA débutent le plus souvent entre 20 et 40 ans (soit au stade adulte). Nous avons donc choisi d’analyser les animaux à l’âge de 3, 6, 9 et 12 mois (également au stade adulte donc). Pour l’étude pilote d’évaluation de l’efficacité d’une approche thérapeutique de thérapie génique, l’âge d’injection sera défini selon les résultats obtenus dans l’étude d’histoire naturelle, cet âge étant choisi pour être un âge où des 1ers symptômes de CVDA peuvent être observés chez les souris après application d’un stress adrénergique.