Procédures légères

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  • Protection de l’environnement
Poissons zèbres : 6960
Souffrances
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▲ 6528
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Devenir
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 6960

Exposés jusqu'à trente jours à la chaleur, à des substances chimiques et à un rayonnement gamma, 6 960 poissons zèbres vont être utilisés, 6 528 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 432 un niveau sévère. La mortalité des larves fait partie du protocole, établir les relations dose-réponse supposant, écrit le porteur, d'obtenir 100 % de l'effet recherché. Il affirme par ailleurs que les poissons adultes ne ressentent pas de douleur dans cette procédure, et indique que l'anesthésie et l'analgésie des embryons et des larves resteraient difficiles à appliquer, puisqu'elles masqueraient les effets recherchés. Tous les poissons exposés sont tués à l'issue, les embryons témoins également, pour les analyses moléculaires.

Objectifs

Ce projet cherche à comprendre comment différents facteurs de stress affectent les écosystèmes aquatiques. Ces écosystèmes sont exposés à des produits chimiques et à des radiations. Le changement climatique augmente la température, ce qui perturbe la vie des animaux et rend les produits chimiques plus toxiques. Habituellement, on étudie la toxicité de chaque substance séparément. Ce projet veut voir comment ces substances interagissent ensemble, soit en augmentant, soit en diminuant leurs effets. Des études précédentes sur le poisson ont montré des résultats intéressants. Ce projet complète les recherches en cours sur les effets combinés des radiations et de la chaleur sur les poissons.

Bénéfices attendus

Ce projet confronte la méthodologie de l’évaluation du risque actuellement en cours. Il devrait fournir une réponse sur la nature des interactions entre le stress ionisant et d’autres stresseurs (substances chimiques, stress thermique) présents dans les écosystèmes aquatiques.

Procédures

Les animaux seront exposés à 3 stresseurs combinés pendant maximum 8 jours pour les larves et 30 jours pour les adultes.

Impact sur les animaux

La méthodologie de protection de l’environnement nécessité l’identification d’effets phénotypiques ayant des conséquences sur la structure et le fonctionnement des écosystèmes. Il conviendra d’acquérir des données sur la mortalité des stades précoces. La construction des relations dose/réponse (mortalité) nécessite d’obtenir 100 % de l’effet recherché. L’exposition parentale contribue à la radiosensibilité des stades précoces, conduisant à la mortalité des larves. Ainsi, certaines conditions expérimentales conduiront à la mortalité des larves. D’autres conditions d’exposition conduiront à des effets sublétaux, sans conduire à la mort de l’animal : retard dans l’éclosion, croissance impactée (ralentissement).

Devenir

Les embryons utilisés dans le projet seront produits par les poissons zèbres adultes de notre animalerie. Excepté pour les conditions contrôles, les embryons seront exposés à différents stresseurs, nécessitant leur euthanasie à l’issue des 8 jours d’expérimentation post fertilisation. La recherche des effets moléculaires nécessite l’utilisation des embryons « contrôles ». Il en est de même pour le stade adulte.

Remplacement

Le projet utilise un modèle animal in vivo pour mesurer des effets phénotypiques délétères en lien avec la perturbation de la structure et/ou du fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Il n’existe pas de méthodologie pour déterminer de telles perturbations sans utiliser de modèle animal.

Réduction

Les travaux antérieurs ont permis de déterminer le nombre d’individus (embryons et adulte) nécessaires aux expérimentations. Les effets subtils de l’irradiation gamma nécessitent d’utiliser au moins 72 embryons/larves par condition afin de mettre en évidence des effets statistiquement significatifs. Le retour d’expérience du laboratoire montre que l’obtention régulière d’œufs nécessite la présence de 20 couples reproducteurs (procédure 1). Un minimum de 5 couples par condition est nécessaire pour obtenir suffisamment d’œufs pour la procédure 2.2.

Raffinement

Les poissons adultes ne ressentent pas de douleur dans cette procédure. Les mesures pour réduire la douleur sont donc appliquées aux poissons au stade embryonnaire et larvaire. Cependant, l'utilisation d'anesthésie et d'analgésie peut cacher les effets que les chercheurs cherchent à observer, ce qui rend leur application difficile. Le suivi des limites expérimentales ou de la mortalité ne peut pas être effectué dans certaines conditions, mais il est possible dans des conditions où la mortalité n'est pas induite.

Choix des espèces

Le poisson zèbre est un organisme modèle régulièrement utilisé en écotoxicologie. De nombreuses données en écophysiologie, en biologie de la reproduction et des outils moléculaires performants sont disponibles. L’équipe utilise depuis de nombreuses années ce modèle animal. Contrairement aux poissons autochtones, il permet la fourniture d’œufs tout au long de l’année, facilitant la réalisation des expérimentations. De plus, son développement embryonnaire est rapide, permettant l’étude des effets de stresseurs sur ce stade biologique radiosensible. Les recherches montrent que les premiers stades de développement des animaux sont les plus sensibles aux rayonnements ionisants. Nos expériences sur le poisson confirment cette sensibilité chez les embryons et les larves. C'est pourquoi nous avons choisi de concentrer notre étude sur ces stades de développement particulièrement sensibles.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Poules : 800
Souffrances
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▲ 800
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Devenir
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 800

Tués en fin d'essai pour prélever leurs organes et pour éviter que les polluants ne se disséminent, 800 poules, coqs et poussins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent une semaine de chaleur excessive, avec halètement, ailes déployées et baisse de la prise alimentaire, tout en recevant des pesticides à des doses dites environnementales. Les coqs passent neuf semaines en cage individuelle et subissent six prélèvements de sperme, les prises de sang allant jusqu'à six par animal. Le choix de l'espèce est assumé comme agronomique : il s'agit de savoir si un extrait de pépins de raisin ajouté à l'aliment protège la fertilité des élevages de volailles contre les vagues de chaleur et les pesticides.

Objectifs

Des études réalisées in vivo ont montré non seulement un effet néfaste du stress thermique (ST) mais aussi celui d'une exposition à des pesticides sur les performances reproductives chez la volaille. D'autre part, ces deux facteurs environnementaux sont associés à une augmentation du stress oxydatif. Cependant, nous ne connaissons pas les effets de leur association sur la fertilité chez la femelle et le mâle et la viabilité des descendants. Les extraits de pépins de raisin possèdent des propriétés anti-oxydantes importantes qui ont pour effet de réduire le stress oxydatif. Ces propriétés sont bénéfiques pour augmenter la durée de vie des cellules et réduire les pertes embryonnaires. Ainsi, notre hypothèse est que les extraits de pépin de raisin pourraient aider à limiter les effets néfastes du ST et/ou de l'exposition aux pesticides. Nos objectifs sont: - de mieux déterminer l'impact d'un ST observé en cas de vagues de chaleur associé ou non à une exposition à des pesticides retrouvés à des doses environnementales sur la fertilité de la poule et du coq. - de tester des approches alimentaires en particulier la supplémentation en extrait de pépins de raisin comme moyen pour réduire les effets néfastes du ST et des pesticides.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre les effets physiologiques d’une exposition à un mélange de pesticides associé ou non à un stress de température chez les oiseaux. De plus, il permettra aussi de proposer des solutions afin de limiter les effets négatifs de ces expositions par une supplémentation naturelle en antioxydants.

Procédures

L’ensemble des animaux recevront un stress thermique sur une durée d’une semaine. Ils recevront entre 2 et 6 prélèvements de sang et 6 prélèvements de sperme. Ces actes durent en moyenne 30 secondes. Les coqs seront placés en cage individuelle pour une durée de 9 semaines.

Impact sur les animaux

Pour les coqs, un stress lié au passage en cage peut être observé chez nos animaux, entraînant notamment des troubles du comportement alimentaire qui durent généralement de 48 à 72 heures. Les prélèvements de semences peuvent éventuellement engendrer du stress. Pour les poules et les coqs, l’exposition des animaux à un stress thermique d’élévation de température peut entrainer un inconfort avec une réduction de la prise alimentaire et des manifestations de halètement et de déploiement des ailes pour réguler la température corporelle. De plus, la contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome. Les pesées peuvent aussi engendrer du stress.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés afin d'effectuer le prélèvement d'organes et/ou pour éviter la dissémination des polluants.

Remplacement

Pour évaluer les réponses physiologiques telles que l’évolution du poids, l’engraissement, la performance de ponte et la fertilité, il faut disposer des mesures sur les animaux et le modèle le plus adapté est la poule, le coq et le poussin dans notre protocole.

Réduction

Du sang sera prélevé sur des poules, coqs et poussins. Pour les adultes, cela constitue l’ensemble des animaux en expérimentation alors que pour les poussins cela représente environ 20% des animaux. Nous cherchons à mettre en évidence des variations possibles du stress thermique et/ou des pesticides mais aussi celles de la supplémentation en extraits de pépin de raisin sur les performances de ponte et de fertilité et des marqueurs physiologiques de stress cellulaire. Un des paramètres principaux de ce stress est l’index de stress oxydatif de l’animal. L’unité statistique pour les analyser sera l’animal qui sera son propre témoin avant et pendant le stress thermique. Pour calculer l’effectif requis pour atteindre une puissance de 80%, nous nous sommes appuyés sur des études précédentes montrant que 10 animaux sont nécessaires pour voir une différence de ce marqueur en réponse à une supplémentation de 0.5% de la quantité d’aliment en extraits de pépin de raisin. Chez les poules, nous prélèverons non pas 10 mais les 30 animaux de chaque lot car nous souhaitons mesurer la concentration d’hormones impliquées dans l’engraissement et la reproduction dont nous supposons que les différences seront plus faibles entre les lots nécessitant plus d’animaux.

Raffinement

Les poules seront maintenues dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des parquets (9 m2) où elles resteront en groupe. Elles disposeront de plusieurs enrichissements (blocs à piquer, perchoir, …). Les animaux auront à disposition des éléments permettant de grimper et de se cacher. Les animaux seront maintenus en groupes sociaux tout au cours de l’élevage. Pour limiter les phénomènes de picage, des répulsifs dit anti picage pourront être appliqués sur les animaux victimes de picage. Pour les poussins, la taille du parquet sera suffisante pour leur permettre de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement. Ils disposeront également de plusieurs enrichissements (balles de couleur…) Les coqs hébergés en cages individuelles pendant 9 semaines comprenant 2 semaines d’adaptation bénéficieront d'un milieu enrichi par un jouet à picorer et de la proximité avec leurs congénères permettant des échanges visuels, olfactifs et auditifs. Les animaux seront soumis à une observation soutenue, plusieurs fois par jour, afin de détecter le plus précocement possible toute dégradation du bien-être. Un arbre de décision visant à faciliter la gestion quotidienne des animaux (atteinte ou non du point limite) a été développé et sera fourni aux techniciens chargés du suivi des animaux. Deux expérimentateurs seront mobilisés afin de permettre la réalisation d'une contention appropriée du poulet par l'un pendant que l'autre réalisera la prise de sang. Ceci permettra de limiter les mouvements éventuels des animaux susceptibles d'engendrer un échec de la prise de sang.

Choix des espèces

La poule et le coq ont été choisis comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Nous étudierons les animaux à deux stades physiologiques différents: -stade adulte (poules et coqs) afin d’étudier les performances reproductrices et la ponte chez les poules. - stade jeune poussin afin de déterminer l'effet du ST et/ou d'une exposition de pesticides sur la croissance des descendants.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 4283
Souffrances
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▲ 2387
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▲ 1896
Devenir
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 4283

4 283 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 2 387 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 1 896 un niveau sévère. Une paralysie partielle leur est provoquée par deux injections sous-cutanées qui déclenchent une attaque de leur propre système nerveux central, et elles subissent par ailleurs quatre gavages, des prélèvements de sang, une biopsie de la queue dès l'âge de sept jours et plusieurs injections. L'enjeu déclaré est de comprendre comment des cellules B régulatrices, transférées en grand nombre, ramènent la maladie en rémission, avec l'espoir d'un traitement contre la sclérose en plaques. Le porteur affirme qu'aucune alternative n'existe, la migration des cellules immunitaires vers le système nerveux central n'étant pas modélisable in vitro à ce jour.

Objectifs

L'objectif du projet est de mieux caractériser l'effet protecteur d’une thérapie cellulaire utilisant des cellules B dans différents modèles de sclérose en plaques. La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire du système nerveux central. Elle est la première cause de déficit neurologique chez le jeune adulte. Les femmes sont atteintes deux fois plus que les hommes et le coût socio-économique de la sclérose en plaques est le second après les traumatismes dans ce groupe d’âge. Il n’y a actuellement pas de traitement curatif pour la sclérose en plaques qui est donc une maladie chronique persistant tout au long de la vie du patient. Certains traitements permettent d’en ralentir la progression chez certains patients. La sclérose en plaques implique des cellules du système immunitaire qui attaquent le système nerveux central. L’activation des cellules pathogènes est normalement inhibée par un autre type de cellules immunitaires appelées cellules B régulatrices. Les cellules B régulatrices sont déficitaires chez les patients atteints de sclérose en plaques si bien qu’elles ne bloquent plus l’activation des cellules qui causent la maladie. Il y a un grand espoir qu’il soit possible de traiter la sclérose en plaques en transférant des cellules B régulatrices chez ces patients. Des cellules B régulatrices peuvent être produites en grand nombre en utilisant un protocole récemment établi. La sclérose en plaques peut être modélisée chez la souris, et il a été démontré dans ce modèle que les cellules B régulatrices étaient essentielles à la rémission de la maladie. En utilisant un modèle de sclérose en plaques chez la souris, ces cellules sont capables de contrôler le développement de la pathologie ainsi que d’en induire la rémission. Nous souhaitons dorénavant mieux comprendre le mode d'action des cellules B régulatrices ainsi que de raffiner leur utilisation.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est l’optimisation d'une nouvelle approche de thérapie cellulaire basée sur les cellules B régulatrices pour traiter la sclérose en plaques, et la compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans l'effet thérapeutique de ces cellules immunorégulatrices au niveau de l'organe atteint dans cette maladie, le système nerveux central. Ce modèle est prédictif de la sclérose en plaques, et a déjà servi à la mise en place des traitements principaux aujourd'hui utilisés pour cette maladie.

Procédures

Identification d'un animal : ~10 secondes. Biopsie caudale : ~5 secondes. Prélèvement sanguin : ~15 secondes. Gavage x4 : ~20 secondes/gavage. Anesthésie : ~15 minutes. Deux injections sous cutanées : ~30 secondes. Injection intra-péritonéale : ~10 secondes/injection. Une injection intra-veineuse : ~45 secondes. Anesthésie x2 par voie intra-péritonéale : ~15 minutes. Les injections sous-cutanées se font sur animaux anesthésiés. Les autres interventions se font sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Injection intra-péritonéale = douleur légère, de courte durée et localisée. Injection sous-cutanée = douleur légère, de courte durée et localisée. Injection intra-veineuse = douleur légère, de courte durée et localisée. Contention dans un tube adapté à la taille de la souris pouvant induire un léger stress de manière transitoire. Gavage = contention soutenue, introduction de la sonde dans l’œsophage et jusqu’à l’estomac pouvant induire un léger stress de manière transitoire. Prélèvement sanguin = douleur légère, de courte durée et localisée. Biopsie caudale = douleur modérée, de courte durée et localisée. Identification = douleur légère, de courte durée et localisée. Nuisance liée au modèle EAE=paralysie partielle et transitoire.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour permettre le prélèvement des tissus d'intérêt.

Remplacement

Ce projet vise à caractériser l’effet de lymphocytes B dans deux modèles de sclérose en plaques. Les réponses immunitaires se développent dans les organes lymphoïdes secondaires, et impliquent des processus d’interactions entre différents types cellulaires et de migrations cellulaires entre différents organes qui ne sont pas modélisables in vitro actuellement. Les maladies auto-immunes du systèmes nerveux central impliquent également la migration des cellules du système immunitaire dans le système nerveux central, puis l’interaction de ces cellules avec des cellules résidentes du système nerveux central. Ces processus ne sont actuellement pas étudiables in vitro. Il n’y a donc pas d’alternative au fait de conduire les investigations décrites chez l'animal.

Réduction

Le protocole d'induction du modèle expérimental de sclérose en plaques a été optimisé de manière à ce que la maladie se développe de manière homogène chez les souris identiques génétiquement, ce qui permet de réduire le nombre de souris utilisées tout en permettant d'obtenir des résultats statistiquement valides. Le nombre de souris utilisées est réduit au minimum pour avoir des résultats statistiquement interprétables. Ces estimations sont basées sur notre expérience, et les estimations obtenues avec un programme d'analyse de puissance statistique. Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. Une veille bibliographique sera effectuée dans ce contexte scientifique afin d'éviter la duplication inutile de travaux.

Raffinement

Le protocole d'induction du modèle expérimental de sclérose en plaques a été raffiné de manière à ce que les souris entrent en rémission après un court épisode de paralysie afin de réduire la souffrance des animaux. Nous avons établi pour chaque procédure des points limites adaptés qui permettent d'éviter toute souffrance indésirable et inutile des souris. Les animaux sont suivis de manière quotidienne par le personnel de l'animalerie formé au bien-être animal ainsi que par le/les expérimentateur(s). Le score clinique et le poids sont mesurés quotidiennement. les animaux sont hébergés par groupes sociaux et dans un environnement enrichi.

Choix des espèces

Le modèle expérimental de sclérose en plaques chez la souris a été utilisé pour le développement de thérapies aujourd’hui utilisées chez les patients. Il s'agit donc d'un modèle pertinent pour le développement et la compréhension de nouvelles pistes thérapeutiques pour cette pathologie humaine. Utilisation de souris à partir de l’âge de 7 jours pour effectuer les gestes d'identification ainsi que le prélèvement pour la biopsie. Utilisation des souris à partir de 4 semaines pour effectuer un prélèvement pour génotypage ou pour effectuer un gavage. Cet âge est requis afin de s’assurer que les souris aient une taille appropriée et suffisante pour effectuer les gestes susmentionnés sans porter atteinte à leur intégrité physique. A partir de 6 semaines d’âge et jusqu'à 16 semaines d’âge, les souris pourront être immunisées pour induire l'encéphalomyélite autoimmune expérimentale parce que cela correspond à l'âge pendant lequel la maturité du système immunitaire est adaptée pour étudier la pathogenèse de la maladie.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 325
Souffrances
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▲ 125
▲ 200
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Devenir
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 325

Des femelles "réformées", déjà destinées à la mise à mort par l'animalerie, sont utilisées pour prélever les embryons qui servent à tester les stratégies d'édition génétique. 325 souris au total vont être utilisées, 125 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 200 un niveau modéré. Les donneuses reçoivent deux injections espacées de deux jours puis sont tuées pour qu'on prélève leurs embryons, et les porteuses subissent une chirurgie de réimplantation de dix minutes. Elles sont tuées après le sevrage de leurs petits, au motif qu'une femelle déjà opérée ne peut pas être réutilisée, tandis que les souriceaux génétiquement modifiés partent vers le projet du chercheur qui les a commandés.

Objectifs

Lorsque l’on veut étudier les mécanismes biologiques complexes qui régulent le développement et le fonctionnement des mammifères, la souris est un modèle privilégié, autant pour sa facilité d'élevage que pour sa proximité génétique avec l'homme. Les recherches scientifiques en biologie s'appuient depuis de nombreuses années sur les souris modifiées génétiquement. La technique que nous utilisons consiste à délivrer un ciseau moléculaire (CRISPR/Cas9) dans un embryon de souris au stade 1 cellule, ce qui va introduire une modification génétique spécifique dans le génome. Les souriceaux issus de la réimplantation dans une mère porteuse sont testés pour détecter la modification génétique. Les animaux porteur de la modification sont ensuite accouplés pour établir une lignée génétiquement modifiée. Par rapport aux techniques précédentes (transgénèse par cellules souches embryonnaires notamment), la technique de CRISPR/Cas9 permet de produire des modèles expérimentaux plus rapidement, en utilisant moins d’animaux. Notre Institut a mis en place un plateau commun pour développer ces modèles de souris transgéniques. La mise à disposition de ce plateau équipé et de personnels expérimentés permet d’augmenter de façon importante les taux de réussite et donc à la fois de réduire le nombre d’animaux utilisés et de raffiner la mise en œuvre des procédures.

Bénéfices attendus

La souris est un modèle privilégié pour la recherche fondamentale en biologie, notamment lorsqu'il faut étudier les mécanismes complexes du développement, de la neurogénèse, etc... Les modèles transgéniques murins que nous réalisons sont indispensables pour mieux comprendre ces mécanismes. Les bénéfices attendus de ce projet sont de maintenir un niveau de compétence élevé du plateau commun, tant sur le plan matériel qu’humain, grâce à la prise en charge régulière de projets d’obtention de lignées transgéniques.

Procédures

Les animaux seront soit soumis à 2 injections d’une durée de 10 secondes chacune (espacées de 46-48 heures), soit soumis à une unique chirurgie d’un maximum de 10 minutes.

Impact sur les animaux

La réimplantation est une procédure chirurgicale qui peut entrainer des douleurs, des infections et du stress. Les signes de douleurs ne sont plus normalement présents le lendemain de la chirurgie. Les souris recevront des injections qui provoqueront un stress léger lié à la contention et l’introduction de l’aiguille pendant moins de 10 secondes. Ces injections peuvent induire une certaine sensibilité locale. Ce désagrément ne dure que quelques minutes au maximum. Les animaux génétiquement modifiés peuvent éventuellement présenter un phénotype dommageable.

Devenir

Toutes les femelles donneuses seront mises à mort afin de pouvoir obtenir les embryons zygotes. Toutes les femelles porteuses seront mises à mort lorsque leurs petits auront été sevrés. En effet, nous ne pouvons pas réutiliser une femelle qui a déjà subi une chirurgie. Les animaux générés par le plateau technique seront transférés dans le projet du chercheur qui les utilisera.

Remplacement

Le modèle souris est un modèle d’étude indispensable pour les recherches qui sont menées dans notre institut, notamment pour les thématiques de biologie du développement. Même si des modèles in vitro de remplacement sont largement utilisés (modèles in silico, cultures cellulaires 2D, cultures de neurosphères, d’organoides), seuls les modèles animaux (la souris dans notre cas) permettent des études intégrées, reflétant la complexité d’un organisme entier. Les possibilités de remplacement seront aussi évaluées en amont par chaque responsable de projet accepté par la plateforme.

Réduction

La technique d’édition du génome CRISPR/Cas9 est très efficace. Grâce aux performants outils de bio-informatique disponible, il est possible d’optimiser les résultats, ce qui permet de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour générer les souris fondatrices modifiées génétiquement. Par ailleurs, afin de limiter le nombre d’expériences nécessaires, nous avons mis en place une expérience test in vitro pour vérifier/comparer les stratégies d’édition et ainsi choisir les outils les plus performants. Pour cette expérience, nous utilisons des femelles donneuses d’embryons issus de notre animalerie et qui sont réformées (et donc normalement destinées à la mise à mort). En sélectionnant la meilleure stratégie d’édition, nous pouvons limiter le nombre de femelles à réimplanter.

Raffinement

Pour la réimplantation, les souris porteuses reçoivent une injection d’analgésique 30 min avant d’être anesthésié. En fin de chirurgie, les souris reçoivent une injection d’analgésique. Après la chirurgie, la surveillance renforcée permettra une vigilance accrue en cours d’expérimentation et la détection de l’atteinte des points limites.

Choix des espèces

L’espèce utilisée est la souris, modèle mammifère dans lequel il est possible d’introduire des mutations génétiques ciblées ou des transgènes rapporteurs de l’expression d’un gène d’intérêt. C’est aussi le modèle génétique le plus proche de l’Homme. Dans ce contexte, les résultats obtenus à la suite des expériences proposées pourront potentiellement trouver une application dans des études d’intérêt thérapeutique chez l’Homme. Les femelles donneuses seront utilisées entre 4 et 7 semaines car c’est à cet âge qu’on obtient le plus grand nombre d'embryons au stade 1 cellule. Les femelles porteuses réimplantées seront mises à mort après le sevrage de leurs petits (on ne peut pas réutiliser un animal ayant déjà subi une chirurgie).

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 120
Souffrances
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Devenir
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 120

Une échocardiographie par mois sous anesthésie gazeuse, pendant douze mois, attend 120 souris génétiquement modifiées, utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et toutes tuées à l'issue pour prélèvement des tissus. Le porteur indique que l'anesthésie peut faire chuter leur thermorégulation et, plus rarement, provoquer une détresse cardio-respiratoire, et que certaines développeront une maladie cardiaque qui écourtera leur vie. L'objet reste fondamental : comprendre comment les modifications d'une protéine du squelette cellulaire pèsent sur la fonction du cœur. Le remplacement tient en deux phrases, des expériences sur lignées cellulaires étant annoncées "autant que possible", et les points limites évoqués ne sont pas précisés.

Objectifs

Ce projet a pour but d’analyser les rôles et les fonctions de différents aspects de la régulation du cytosquelette cellulaire : d’un côté ses composantes propres, de l’autre les éléments qui interagissent avec lui, au niveau de l’organisme entier, la souris. Cette étude a pour ambition d’analyser les relations entre ces différents aspects et d’établir comment ils coopèrent dans la régulation de fonctions du scytosquelette. Le cytosquelette étant impliqués dans de nombreuses fonctions cellulaires, sa régulation est susceptible d’avoir des effets sur de nombreux processus cellulaires, qui, perturbées, pourrait avoir des répercussions sur la bonne survie de l’organisme entier. Ainsi, comprendre la régulation du cytosquelette et pouvoir l’influencer, permettra d’élucider son impact sur le maintien de la survie cellulaire et, comment sa dérégulation participe au développement de maladies cardiaques. Ce projet a pour but l’évaluation des modifications de la tubuline sur la fonction cardiaque chez des souris genetiquement modifiées dans des gènes codant des proteines importantes pour les modifications post-tranductionnelles de la tubuline.

Bénéfices attendus

Ce projet peut aboutir à la première description du role des modifications de la tubuline dans le developement de pathologies cardiaques. Cette étude permettra de mieux comprendre les rôles des mécanismes de régulation du cytosquelette. Étant donné que le cytosquelette a des fonctions essentielles dans toutes les cellules, cela suggère que sa régulation pourrait être impliquée dans le développement normal de l’organisme. Inversement, les défauts de cette régulation pourraient être à l’origine de pathologies cardiaques. Cette étude vise à éclaircir le mode d’action de ces mécanismes de régulation du cytosquelette dans le developpment d'insufficnace cardiaque. L’insuffisance cardiaque correspond à un état dans lequel le cœur n’est plus capable d’assurer son rôle de pompe, et donc d’alimenter correctement l’organisme en sang. Le cœur ne peut alors plus répondre aux besoins énergétiques du corps, et lui apporter oxygène et nutriments. Cette pathologie chronique est irréversible. L'insuffisance cardiaque est liée à une perte de contractilité du muscle cardiaque. Dans un premier temps, le rythme du cœur s’accélère pour pallier la perte de contractilité. Ensuite, sa paroi s’épaissit et ses cavités se dilatent : c’est l’hypertrophie cardiaque. Cette dernière induit une fatigue du cœur menant à l’insuffisance cardiaque. La prévalence de l’insuffisance cardiaque est très élevée et elle concernerait 1,5 million de personnes en France.

Procédures

Nous allons procéder aux échocardiographie tous les mois sous anesthésie, sur 12 mois. La durée d’une échocardiographie est de 5 à 10 minutes par souris. Les souris seront euthanasiées en fin de protocole par méthode réglementaire en vue des prélèvements tissulaires pour analyse.

Impact sur les animaux

La fonction cardiaque sera évaluée par échocardiographie, sous anesthésie gazeuse. L’anesthésie pourra engendrer une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse cardio-respiratoire. Certains animaux peuvent développer une pathologie cardiaque qui peut réduire l'espérance de vie des animaux.

Devenir

Les souris seront euthanasiées en fin de protocole par méthode réglementaire en vue des prélèvements tissulaires pour analyse.

Remplacement

Le projet a pour but de comprendre la fonction d'enzymes et leur mécanisme d’action au niveau de l'organisme vivant intégré et autonome, la souris. Néanmoins, autant que possible et si la question posée peut être résolue ainsi, des expériences in vitro avec des lignées cellulaires seront réalisées pour limiter au maximum le recours à l'utilisation de souris.

Réduction

120 animaux seront utilisés pour ce projet. Les processus expérimentaux seront conçus par un test de puissance de façon à utiliser un nombre de souris limité permettant une analyse statistique. Le nombre d’animaux nécessaires à la bonne exécution de ce projet sera suffisant pour obtenir les résultats statistiquement significatifs : nous allons analyser 10 mâles et 10 femelles d’au moins deux portées différentes. Les groupes de souris seront analysés avec des tests statistiques appropriés pour une interprétation fiable des résultats. Les protocoles seront rigoureusement élaborés et réfléchis en avance pour que l’expérience soit interprétable et que l’on n’ait pas à la refaire.

Raffinement

Les conditions d’hébergement et l’enrichissement du milieu sont définis dans l’agrément de l’établissement utilisateur. Les souris sont stabulées sur des portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et nourriture à volonté. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour. Les zootechniciens assurent un contrôle quotidien des animaux afin de relever le moindre signe de souffrance, un changement régulier des cages, un nombre réduit d’animaux par cage (5 maximum hors cages d’accouplement). Le changement des cages se fait sous hotte aspirante et les cages possèdent des filtres. Le milieu est enrichi. Enfin, si nécessaire, la nourriture hydratée pourra être mise à disposition sur le plancher de la cage pour faciliter la prise. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne jusqu’à leur euthanasie. L'état de santé des animaux sera surveillé quotidiennement par du personnel compétent et des points limites ont été définis. Nous réalisons un examen d’imagerie non invasive effectuée sous anesthésie avec tapis chauffant/gel hydratant oculaire.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour les expériences menées en biologie du développement, de cancer et de la neurodégénérescence. Les modèles génétiquement modifiés des éléments de cytosquelette, protéines interagissant avec le cytosquelette et les enzymes impliquées dans la régulation du cytosquelette permettent de définir leurs rôles dans ces différentes maladies. Du fait de la parenté biologique avec l’Homme, les modèles murins sont d’excellents modèles de différentes pathologies. Les analyses seront effectuées à 6 différents âges à partir du sevrage des animaux et jusqu'à 12 mois. En effet, les niveaux de modifications changent au cours du développement de l’organisme et cela peut avoir des consequences sur la structure et la fonction cardiaque.

Etude des relations tumeur système immunitaire

(NTS-FR-036714v1 – 15/05/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 240
Souffrances
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Devenir
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 240

Irradiées sous anesthésie pendant trente minutes puis greffées avec des cellules de moelle osseuse et des cellules tumorales, 200 souris receveuses subissent ensuite trois prélèvements sanguins à une semaine d'intervalle. Avec les 40 donneuses de moelle, 240 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 40 d'entre elles et modéré pour les 200 autres, toutes tuées pour le prélèvement de la rate, du foie et de la moelle. L'objet est de tester le rôle de gènes exprimés par les cellules Natural Killer, repérés lors d'un criblage in vitro que le porteur juge trop éloigné des conditions réelles. Il écrit que les prises de sang sont douloureuses, tout en concluant qu'il n'attend le développement d'aucun phénotype susceptible d'induire une souffrance.

Objectifs

Les cellules Natural Killer (NK) ont des propriétés anti-tumorales. Lors d'un cancer, la persistance de la tumeur tue les cellules NK, ce qui conduit à une perte du contrôle de la tumeur par ces cellules. L'objectif de ce projet est de tester le rôle (positive ou négatif) dans ce processus de certains gènes exprimés par les cellules NK et identifiés comme potentiellement impliqués lors d'expériences préliminaires in vitro. Nous modifierons in vitro des cellules NK que nous réintroduirons dans des souris receveuses afin de remplacer leur population de cellules NK. L'impact de ces gènes sur la survie de cellules NK sera ensuite mesuré dans ces souris après transfert de cellules tumorales.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux définir l'impact de la pousse tumorale sur la régulation de l’activité anti-tumorale des cellules NK. Etant donné le rôle des cellules NK dans la réponse anti-tumorale, ces résultats pourraient à terme conduire à des développements en santé humaine.

Procédures

Les souris donneuses de moelle subiront une injection après anesthésie gazeuse (40 souris, 1 injection par souris, 2 minutes). Les souris receveuses seront anesthésiées (200 souris, 1 injection par souris, 1 minute) puis irradiées (200 souris, 30 minutes, transport compris). Elles seront ensuite transférées sous anesthésie gazeuse (200 souris, 1 injection par souris, 2 minutes). Les animaux receveurs seront greffés avec les cellules tumorales (200 souris, 1 injection par souris, 2 minutes). Après anesthésie gazeuse, 3 prélèvements de sang seront ensuite effectués à une semaine d'intervalle (200 souris, 3 prélèvements par souris, 3 minutes).

Impact sur les animaux

L'injection d'une molécule permettant de conditionner les cellules hématopoiétiques est en elle-même peu douloureuse. Nous n’attendons pas le développement de phénotype dommageable, les animaux étant mis à mort rapidement après le traitement. L'opération d'irradiation aux rayons X provoque peu de stress ou de douleur à l'animal, anesthésié durant l'irradiation. L'anesthésie peut provoquer un déssèchement des yeux qui sera prévenu par application d'un produit protecteur. L'injection des cellules de la moelle osseuse et les prélèvements sanguins ne provoquent initialement pas de douleur ou d'inconfort autre que le stress et la douleur liés à l'injection. Nous n’attendons pas le développement de phénotype pouvant induire une souffrance suite à la greffe. En effet, la prise de greffe se déroule bien dans >90% des cas, d'autre part, les cellules NK modifiés au cours de ce protocole sont redondantes d'autres types cellulaires et ne sont pas connues pour induire de phénotype préjudiciable. Le risque est de voir se développer une infection opportuniste avant que le système immunitaire ne se reconstitue. Les prises de sang (avant et après transfert des cellules tumorales) sont douloureuses. L'injection des cellules tumorales est faiblement douloureuse, mais ces cellules forment des métastases disséminées, les animaux seront mis à mort avant que ces métastases ne soient source de souffrance pour l'animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en vue d'effectuer des prélèvements d'organe post-mortem (rate, foie, moelle) afin d'effectuer des analyses phénotypiques et fonctionnelles des cellules Natural Killer.

Remplacement

Les gènes dont l'importance sera testée au cours de cette procédure ont été sélectionnés lors d'un screen in vitro. Ce screen a mis en évidence leur implication dans la régulation de la survie des cellules NK mises face à des tumeurs in vitro. Ce modèle expérimental est cependant limité, ne reproduisant qu’imparfaitement les conditions rencontrées in vivo. Il nous est donc maintenant nécessaire de mettre en place un modèle animal.

Réduction

L'âge des souris donneuses produites par notre établissement utilisateurs et utilisées dans ce protocole étant assez étendu et leur sexe indifférent, tous les animaux produits dans notre établissement seront utilisés, évitant ainsi la mise à mort d'animaux inutiles. Nous utiliserons des méthodes d'analyses de pointe permettant de réaliser de multiples analyses et cela sur les cellules d’un même animal. D'autre part, nous pouvons comparer dans une même expérience jusqu'à 5 gènes d'intérêt et, au sein d'un même animal receveur, des cellules NK exprimant ou non notre gène d'intérêt. Cette capacité permet de réduire la variation expérimentale inhérente à la réalisation d’expériences indépendantes. Tout cela nous permettra ainsi de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

L'irradiation des animaux ainsi que les injections intraveineuses se feront sous anesthésie gazeuse, la douleur liée aux injections ou prélèvements sera combattue à l'aide d'un anesthésique local. La mesure d'un marqueur circulant permet de mesurer précisément la pousse tumorale. Cette connaissance nous permet de prédire le moment auquel les cellules tumorales auront affecté les cellules NK et ainsi de mettre à mort les animaux avant l'apparition de signes cliniques liés à la pousse tumorale, ce qui limite la souffrance des animaux. Cependant, afin de parer à toute éventualité, les expérimentateurs se tiendront prêts à réaliser l'expérience les jours précédant la date prédite en cas de dégradation inattendue de l'état des animaux. Les animaux seront suivis tous les jours pendant les trois jours qui suivront l'irradiation et la reconstitution puis une fois par semaine jusqu'à la mise à mort. En ce qui concerne les analyses que nous ferons, nous utiliserons des méthodes permettant de recueillir un maximum d'informations tout en minimisant le nombre de cellules (et donc d'animaux) nécessaires.

Choix des espèces

Les cellules NK ne sont présentes que chez les mammifères. Parmi ceux-ci, la souris est un modèle de choix. D'une part, et bien qu'il existe certaines différences entre l'immunologie murine et humaine, d'innombrables découvertes chez la souris sont transposables chez l'homme. D'autre part, la richesse des souches murines génétiquement modifiées et des réactifs disponibles permettent une compréhension très approfondie des phénomènes mis en jeu du niveau moléculaire au niveau de l'organisme, un atout déterminant dans notre projet. Des souris âgées de 8 à 28 semaines seront utilisées. En effet, c'est à partir de l'âge de 8 semaine que les souris ont un système immunitaire mature. D'autre part, la réponse anti-tumorale ne varie pas sur la tranche d'âge considérée. Nous utiliserons de cette façon tous les animaux produits, évitant ainsi la mise à mort d'animaux inutiles.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 963
Souffrances
▲ -
▲ 375
▲ 150
▲ 438
Devenir
 -
 -
 -
 963

Jusqu'à quarante prises de sang sous anesthésie générale par animal, toutes les deux à trois semaines pendant douze mois : 963 souris vont être utilisées ainsi, 438 d'entre elles dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour l'analyse de leur moelle osseuse, de leur rate et de leur foie. Une partie est irradiée puis greffée avec de la moelle osseuse ou des cellules souches humaines, ce qui les laisse immunodéprimées pendant le mois suivant. Le porteur décrit des surproductions de cellules sanguines, des anémies, des pertes de poids, une fatigue, un gonflement de la rate et du foie et des troubles cardiovasculaires aux stades avancés. Il indique que les cellules de moelle d'un seul animal donneur permettent de créer jusqu'à trente animaux receveurs, et présente cette multiplication comme une réduction.

Objectifs

Ce projet étudie des maladies rares du sang appelées néoplasmes myéloprolifératifs. Elles sont causées par des mutations, c’est-à-dire des modifications dans l’ADN, qui apparaissent dans les cellules souches de la moelle osseuse – ces cellules sont à l’origine de toutes les cellules sanguines. Ces mutations provoquent une production excessive de globules rouges, de plaquettes ou d'autres cellules du sang. Cela peut entraîner des complications graves, comme des caillots, des saignements, ou parfois une transformation en leucémie, une forme plus grave de cancer du sang. Ces mutations peuvent être présentes longtemps avant que les premiers signes cliniques n’apparaissent. C’est pourquoi mieux comprendre ces maladies pourrait permettre de les diagnostiquer plus tôt et d’agir avant que des complications surviennent. Ces maladies peuvent être regroupées dans certaines familles où plusieurs personnes sont touchées, ce qui suggère qu’il existe une prédisposition génétique. Nous avons identifié une anomalie dans l’ADN d’une famille et le projet cherche à comprendre comment cette anomalie augmente le risque de développer ces maladies. Pour cela, nous avons construit des modèles chez la souris afin d’étudier comment cette mutation agit sur les cellules souches de la moelle osseuse et par quels mécanismes elle entraine le développement de ces maladies caractérisées par un dérèglement de la production des cellules du sang. À terme, cette recherche pourrait permettre de mieux repérer les personnes à risque, d’intervenir plus tôt dans l’évolution de la maladie.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche vise à mieux comprendre l’origine de certaines maladies rares du sang, appelées néoplasmes myéloprolifératifs. Ces maladies apparaissent lorsque les cellules souches de la moelle osseuse – qui produisent toutes les cellules du sang – subissent des modifications et commencent à fonctionner de manière anormale. Cela entraîne une production excessive de certaines cellules sanguines, ce qui peut provoquer des complications comme des caillots, des saignements, ou même une évolution vers une forme de cancer du sang plus grave comme la leucémie. Nous nous intéressons ici à une anomalie génétique, transmise dans une famille, qui pourrait jouer un rôle important dans le développement de ces maladies. En l’étudiant, nous espérons mieux comprendre comment la maladie débute, pourquoi elle évolue différemment d’un patient à l’autre, et pourquoi certains cas sont plus graves que d’autres. L’un des bénéfices majeurs attendus de ce projet est la possibilité d’identifier plus tôt les personnes à risque, notamment chez les jeunes adultes, afin d’assurer un suivi médical adapté avant que la maladie ne progresse. Cela pourrait permettre de prévenir des complications graves et de proposer des traitements plus personnalisés, en fonction du profil génétique de chaque patient. Ces recherches pourraient aussi ouvrir la voie à de nouveaux outils de dépistage, basés sur des marqueurs génétiques, et à de nouvelles pistes thérapeutiques, en s’attaquant directement aux mécanismes qui déclenchent la maladie. En résumé, ce projet a pour but de faire progresser la médecine vers des diagnostics plus précoces, des traitements plus ciblés, et une meilleure qualité de vie pour les patients touchés par ces maladies du sang.

Procédures

Nous allons utiliser deux types de modèles de souris : des souris d’élevage et des souris greffées. Les greffes seront réalisées par une injection unique de cellules de moelle osseuse ou des cellules souches humaines dans des souris receveuses préalablement irradiées (durée 1 minute, anesthésie locale). Le suivi des souris se fera pendant plusieurs mois, avec des prises de sang régulières toutes les 2 à 3 semaines afin d’analyser l’évolution de la maladie (nombre maximal = 40, durée 1 minute, anesthésie générale).

Impact sur les animaux

Certains modèles de souris développent des troubles sanguins similaires à ceux observés chez les patients atteints de maladies du sang. Cela peut inclure une surproduction de certaines cellules sanguines, une anémie (manque de globules rouges), ou un dérèglement de la moelle osseuse. Ces atteintes peuvent entraîner une perte de poids, une diminution de l’activité, une fatigue, voire des troubles cardiovasculaires dans les cas les plus avancés. Les animaux peuvent également présenter une gêne liée au développement progressif de la maladie, comme une augmentation du volume de certains organes (rate, foie) ou un état général affaibli. Les prises de sang répétées peuvent provoquer un stress léger, ainsi qu'une fatigue modérée et temporaire, en particulier chez les animaux déjà fragilisés par la maladie.Les greffes seront réalisées par une injection unique de cellules de moelle osseuse ou de cellules souches humaines dans des souris receveuses préalablement irradiées. Cette irradiation peut entraîner un inconfort transitoire, etune immunodépression pendant le mois suivant la greffe.

Devenir

Les différents lots de souris étudiées dans les différentes procédures seront euthanasiés afin d’étudier et d'analyser les organes hématopoïétiques (moelle osseuse, rate et foie).

Remplacement

Les modèles animaux sont indispensables pour cette étude car certaines mutations génétiques affectent des cellules particulières de la moelle osseuse et du sang. Ces mutations entraînent des changements dans le corps qui sont trop complexes pour être reproduits en laboratoire, en dehors de l'organisme vivant. Les cellules souches de la moelle osseuse, qui ont la capacité de se renouveler, jouent un rôle clé dans le développement de ces maladies. Elles ont besoin d'un environnement particulier dans la moelle osseuse (l'intérieur des os) pour rester fonctionnelles, un environnement que les tests en laboratoire ne peuvent pas recréer de façon réaliste. Les modèles de laboratoire comme les organoïdes (mini-organes cultivés) n'arrivent pas encore à imiter l'interaction complexe entre ces cellules et leur environnement, ni les phénomènes d'inflammation qui se produisent avec la maladie. De plus, l'évolution de ces maladies dans l'organisme vivant entraîne des changements spécifiques, comme le déplacement des cellules souches de la moelle osseuse vers d'autres organes (rate et foie). Enfin, même si des modèles informatiques peuvent nous donner des idées théoriques, ils ne suffisent pas à comprendre complètement les interactions entre les mutations génétiques, l'environnement du corps et le système immunitaire, qui sont trop complexes pour être modélisées de manière fiable sans utiliser des animaux vivants.

Réduction

Nous avons créé des animaux génétiquement modifiés pour étudier l'effet d’un variant familial et son interaction avec d'autres mutations génétiques. Le nombre d'animaux utilisé sera limité au strict nécessaire Nous collecterons des données sur la santé des animaux (comme les paramètres sanguins) sur une période prolongée. Certains animaux seront euthanasiés pour permettre des analyses approfondies, afin de maximiser les informations recueillies à partir de chaque animal. Pour les expériences de greffe, nous avons optimisé l’utilisation des animaux. En récupérant des cellules de moelle osseuse d’un seul animal donneur, nous pouvons isoler des cellules pour créer jusqu’à 30 animaux receveurs, tous dans le même état de santé. Cela nous permet de réduire le nombre d’animaux tout en garantissant des résultats scientifiques fiables.

Raffinement

Les souris seront logées dans des portoirs ventilés avec un enrichissement constant (comme des sizzlenests et des maisons en carton). Une surveillance quotidienne sera mise en place pendant toute la durée des expériences pour vérifier leur santé physique et comportementale. Si une souris présente une diminution de la prise alimentaire, des compléments nutritionnels seront ajoutés à sa cage pour maintenir son état général et l’aider à se rétablir. Toutes les interventions invasives, telles que les greffes ou les prélèvements sanguins, se feront sous anesthésie pour garantir le bien-être des animaux. Si nécessaire, un traitement antidouleur sera administré, en fonction de l'état de chaque animal. Les points limites précoces seront strictement appliqués.

Choix des espèces

Les modèles murins avec lesquels nous travaillons reproduisent fidèlement les maladies humaines du sang étudiées, ce qui les rend particulièrement adaptés à ce projet. Dans nos modèles de souris, nous pouvons exprimer certaines mutations dès la naissance, ce qui reflète bien ce qui se passe chez l’humain, où ces anomalies peuvent apparaître très tôt au cours de la vie, parfois même avant la naissance. Le variant familial étudié est naturellement présent dans toutes les cellules du corps, et sa forme est très similaire chez la souris et chez l’humain. Les souris seront suivies pendant plusieurs mois (jusqu’à 12 mois maximum) afin d’observer l’évolution des maladies au xours du temps, comme chez les patients.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système nerveux
Rats : 1760
Souffrances
▲ -
▲ 400
▲ 1360
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1760

Provoquer une encéphalopathie hépatique en quatre à sept jours par intoxication au thioacétamide, puis y tester des composés quelle que soit la voie d'administration, per os, intraveineuse, intrapéritonéale ou par dialyse péritonéale. 1 760 rats vont être utilisés, 1 360 d'entre eux dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués pour l'évaluation histologique du foie, des reins et du cerveau. Ils subissent jusqu'à sept administrations intrapéritonéales pendant l'induction, jusqu'à vingt administrations de traitement, quatre drainages de dialysat de quinze minutes sous anesthésie générale et jusqu'à six prélèvements sanguins. Le porteur qualifie ses modèles de "modérés" tout en énumérant les signes attendus, vocalises spontanées, dyspnée, incapacité à se retourner, absence de réflexe pupillaire, ptôse palpébrale avec larmoiement et œdème cérébral.

Objectifs

L'encéphalopathie hépatique (EH) est un syndrome d'altération des fonctions cérébrales dû à une maladie hépatique aiguë ou chronique. Les manifestations peuvent aller de troubles psychiatriques, neurologiques subcliniques jusqu’au coma. Ce syndrome est associé à une morbidité, à un taux de mortalité élevé et nécessite des soins importants. Bien que l’encéphalopathie hépatique ne soit pas entièrement comprise, il est admis qu’elle est liée à la présence de médiateurs inflammatoires et de neurotoxines circulantes, notamment l’ammoniaque. L’une des principales sources d’ammoniaque est par le métabolisme des acides aminées issus de l’alimentation par les bactéries du microbiote. Chez un patient sain, le foie le métabolise en urée, qui est ensuite éliminée dans les urines. Lors d’une défaillance hépatique qu’elle soit fulgurante, chronique ou associée à une cholestase (diminution ou un arrêt de l'écoulement de la bile produite par le foie), la transformation de l’ammoniaque par le foie en urée pour être éliminée dans les urines est profondément altérée. Outre la transplantation hépatique, il existe certains traitements tels la lactulose ou la rifaximine, avec certains effets secondaires et des pathologies réfractaires au traitement. Le but de ce projet est de non seulement reproduire la pathologie humaine dans différents modèles expérimentaux d’atteintes hépatiques et de démontrer l’activité de nos composés et ce quelle que soit la voie d’administration : Per os, intraveineuse, intrapéritonéale ou par voie de dialyse péritonéale.

Bénéfices attendus

L'encéphalopathie hépatique fulgurante (EHF) est observée dans environ 50 à 70 % des cas d'insuffisance hépatique aiguë (IHA), surtout en présence de certaines étiologies comme l'hépatite virale aiguë, la toxicité médicamenteuse ou l'intoxication alcoolique. Le pronostic de l'EHF est souvent très grave, et le risque de mortalité est élevé, particulièrement si la prise en charge est tardive. Le taux de mortalité associé à l'encéphalopathie hépatique fulgurante peut atteindre 50 % ou plus dans les cas graves, surtout si une transplantation hépatique n'est pas disponible ou si elle est retardée. Le degré de gravité de l’EH (score de West Haven) reste un facteur de pronostic important. Les deux modèles proposés sont de type aiguë, l’un par intoxication par un produit nocif pour le foie (Thioacétamide) et l’autre par saturation de l’organisme et déséquilibre du système enzymatique à l’origine de l’élimination de l’ammoniaque. Ce projet vise par un traitement à bloquer et reverser le processus qui conduit à la mise en place de l’encéphalopathie hépatique et dans le cas d’une atteinte cirrhotique de pouvoir avoir accès à une transplantation hépatique.

Procédures

Les animaux subiront 7 administrations intrapéritonéales pour les procédures 1 à 3, 4 administrations intrapéritonéales pour les procédures 4 à 6 d’une durée d’une minute pendant la phase d’induction de la pathologie. Un prélèvement de sang (durée 1 minute) avant début des traitements sous anesthésie à l'isoflurane (durée 3 minutes). Cas de la dialyse : 4 administrations des composés à raison d’une fois par jour pendant 4 jours consécutifs (durée 1 minute) sous anesthésie (3 minutes) et 4 Drainages du dialysat à raison d’une fois par jour pendant 4 jours consécutifs (15 minutes) sous anesthésie générale. Autres types de traitement : au maximum 20 administrations par gavage, en sous-cutanée, en intraveineuse, en intranasale (durée une minute) ou en administration intraveineuse lente (durée 30 minutes). 4 prélèvements de sang intermédiaires (durée 1 minute) sous anesthésie (durée 3 minutes) . Un prélèvement de sang final (durée 1 minute) sous anesthésie (durée 3 minutes).

Impact sur les animaux

L’encéphalopathie est une pathologie très lourde pouvant conduire au décès du patient. La décompensation « spontanée » peut inéluctablement conduire à la mort. Les modèles étudiés s’apparentent davantage à des modèles d’hyperammoniémie soi de type ALF (atteinte hépatique aigue) soi par perturbation métabolique. La forme la plus grave de la pathologie humaine est le coma et les parties développement de modèle nous permettront un ajustement de façon à ne pas l’atteindre dans le cadre d’étude de produits. Sur les deux procédures de développement de modèle, des signes comme des vocalises spontanées, des difficultés respiratoires (dyspnée), une incapacité à se retourner, une absence de réflexe pupillaire, une ptose palpébrale avec larmoiement et une pâleur prononcée pourront être observés. Des effets indésirables spécifiques aux administrations massives répétées de thioacétamide sont décrits dans la littérature comme l’hypoglycémie, l’hypotension, la chute des globules rouges et les troubles de la coagulation. Une observation plus approfondie de la couleur de la peau des animaux (pâleur) sera à effectuer le lendemain.

Devenir

L'évaluation histologique des organes majeurs (foie, reins et cerveau) et une investigation approfondie des biomarqueurs plasmatiques circulants imposent la mise à mort des animaux

Remplacement

Les modèles développés et décrits dans ce projet reproduisent un déséquilibre de l’ammoniémie avec atteinte cérébrale. Il n’existe à ce jour pas de modèle in vitro permettant de reproduire cette pathologie qui se base entre autres sur des anomalies comportementales. Les premières étapes du programme de recherche seront réalisées dans des tests in vitro pour évaluer les activités intéressantes sur des paramètres connus jouant un rôle dans l’évolution de la pathologie étudiée.

Réduction

Le nombre d’animaux estimé pour chaque procédure tient en compte de l’hétérogénéité associée aux modèles d’induction de la défaillance hépatique et métabolique. Le nombre initial de certaines procédures permettra l’élimination d’animaux sous ou sur-répondants, ce afin d’avoir une meilleure homogénéité après réponse à l’agent précipitant et donc in fine de réduire les groupes d’étude finaux. Les administrations de produits toxiques pour le foie sont décrites dans la littérature afin d’induire une encéphalopathie en très peu de temps (4 jours ou 7 jours) . Nous nous baserons sur ces données scientifiques afin de définir le nombre d’animaux nécessaire à la caractérisation de ce modèle.

Raffinement

L’encéphalopathie hépatique à son stade terminale est une pathologie sévère, qui chez l’humain entraîne de nombreux décès dans un délai de 1 à 3 ans. Nos modèles expérimentaux sont des modèles d’encéphalopathie fulgurante qui ne devrait pas atteindre les stades les plus tardifs de la pathologie humaine, ils visent à induire en quatre ou sept jours à amener un taux d’ammoniaque suffisamment élevé pour causer des séquelles cérébrales. Nos modèles, tels que décrits dans la littérature, restent néanmoins modérés et ne devrait causer que d’un point de vue comportementale des troubles de la mémoire et de la confusion et d’un point de vue physiologique un œdème cérébrale et une hyperammoniémie. Nous avons établi une liste de signes cliniques de manière à ne pas conserver des animaux ayant atteint ces points limites. Ceux-ci sont spécifiques des séquelles neurologiques et nous serviront le cas échéant à réajuster notre modèle. Les procédures se feront avec un hébergement adapté au bien-être des animaux avec un enrichissement du milieu (morceaux de bois à ronger, tunnel et éléments de nidification). Au cours des procédures, nous appliquerons pendant les périodes qui suivent non seulement les administrations de thioacétamide (hypoglycémie possible) mais également les prélèvements sanguins, un apport d’aliment gélifié enrichi qui favorise la récupération des animaux. Une partie des observations étant de nature comportementale, les études requiert l’utilisation d’animaux et ne peuvent être remplacées par des expérience in vitro.

Choix des espèces

Sur la base de la littérature scientifique, aucun modèle invertébré ne permet à ce jour de développer une encéphalopathie associée à une atteinte hépatique et donc de valider l’efficacité d’un traitement dans cette pathologie. Le génome des rongeurs et celui de l'homme ont 90% d’homologie, cela en fait un modèle de choix dans les études pharmacologiques. Le choix de l'espèce Rat a été fait en se basant sur la littérature scientifique et sur nos connaissances des caractéristiques des molécules à tester. Les traitements induits aux animaux affectent essentiellement la fonction hépatique et produisent des modifications métaboliques. Il est nécessaire de les appliquer sur un organisme développé, qui puisse mettre en place des mécanismes de réparation et de défense. L’animal au stade de jeune adulte qui a un système immunitaire compétent (microbiote bien établi) et des mécanismes de réponse à des stress inflammatoires correspond au stade de vie requis pour développer notre modèle expérimental. Pour se faire, nous utiliserons des animaux de 6 semaines (250-275 gr) à l'arrivage.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 892
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ 872
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 892

Des souris de réforme servent à l'apprentissage du gavage. Au total 892 souris vont être utilisées, 872 d'entre elles dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour le prélèvement de leurs tissus. Les souris de l'étude développent une inflammation intestinale proche de la maladie de Crohn après neuf jours d'anti-inflammatoires, puis reçoivent six gavages d'un nanosystème à ARN et un prélèvement sanguin sous anesthésie. Le porteur reconnaît que des modèles in vitro d'inflammation intestinale ont été développés et optimisés ces dernières années, mais affirme qu'aucun ne reproduit la complexité de la maladie humaine.

Objectifs

Dans ce projet, nous voulons tester un nouveau traitement utilisant des nanoparticules avec du matériel génétique pour soigner les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Les MICI, comme la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, sont des maladies auto-immunes où le système immunitaire attaque par erreur certaines parties du système digestif. La maladie de Crohn peut toucher tout le système digestif, alors que la colite ulcéreuse se limite au côlon et au rectum. Actuellement, environ 300 000 personnes en France sont atteintes de MICI, dont une majorité de femmes. Les traitements existants ne fonctionnent pas bien à long terme et causent souvent des effets secondaires importants. C’est pourquoi nous cherchons une approche nouvelle avec des nanoparticules d’ARN, encapsulées dans un gel spécial qui facilite leur transport et permet une libération prolongée. Notre système de nanoparticules est conçu pour moduler la réponse inflammatoire altérée lors de cette pathologie. Pour confirmer leur efficacité thérapeutique, nous allons utiliser des souris capables de développer spontanément une inflammation intestinale semblable aux MICI humaines. Ce modèle nous permettra de vérifier si notre traitement par nanoparticules peut efficacement réduire cette inflammation et apporter une solution durable contre les MICI.

Bénéfices attendus

Le projet vise à étudier la biodistribution et l'efficacité thérapeutique de nanoparticules chargées en ARNs dans un modèle de souris pathologique. Les MICI se caractérisent par une réponse inflammatoire exacerbée. L'administration de nanoparticules de ce type de nanoparticules pourrait offrir un moyen ciblé et modulé de restaurer l'équilibre immunitaire, en réduisant l'inflammation excessive tout en favorisant une réponse immunitaire régulée. Les bénéfices attendus incluent une meilleure biodistribution de l’agent thérapeutique, une réduction des effets secondaires, et l'amélioration des symptômes pathologiques, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour les maladies inflammatoires chroniques

Procédures

Le sang sera prélevé sous anesthésie une fois par animal pour le modèle MICI. La durée du prélèvement est estimée à moins d’une minute. Notre nanosystème sera administré six fois par souris par gavage. On estime que la procédure de gavage sera environ de 30 secondes par souris.

Impact sur les animaux

Ce type de souris développent des MICI semblables à la pathologie humaine. En conséquence, elles peuvent développer des douleurs abdominales. Le traitement des souris par gavage (introduction d’un tube dans la gorge) peut aussi causer du stress, des douleurs au niveau de l’œsophage. Enfin, le suivi du poids des souris tout au long de l’étude, bien qu’important, est une autre source potentielle de stress pour elles.

Devenir

Après chaque procédure, toutes les souris seront mises à mort pour permettre le prélèvement des tissus nécessaires à l’analyse de l’induction de la pathologie mais aussi pour évaluer l’efficacité thérapeutique de notre nanosystème.

Remplacement

Ces dernières années, différents modèles in vitro ont été développés et optimisés afin de mimer au mieux l’environnement intestinal en condition d’inflammation pour tester l’efficacité thérapeutique de futurs traitements potentiels. En revanche, aucun de ces modèles ne représentent complètement la complexité de la physiopathologie des MICI humaines. Ainsi, il n’existe pas d’alternative non animale pour mimer l’environnement cellulaire complexe et l’état d’inflammation intestinale présente dans la pathologie MICI.

Réduction

Les effectifs d'animaux ont été calculés à partir d'outil statistiques. De plus, si nous n’observons pas d’induction de la pathologie chez les souris, les procédures définies dans la demande de projet ne seront pas effectuées.

Raffinement

Afin d’augmenter la tolérance à l’administration orale par gavage pour la souris, nous utiliserons une canule trempée dans une solution appétissante pour la souris, par exemple une eau sucrée. Des visites journalières des souris seront effectuées pour détecter la souffrance, la douleur et le stress des animaux. Les animaux auront accès à de la nourriture humide en cas de perte de poids légère. Les souris seront observées quotidiennement pendant chaque pesée afin de détecter l’éventuelle apparition de signes de souffrance (points limites). Un traitement anti-douleur sera administrée par voie sous-cutanée dès lors un signe de souffrance détecté.

Choix des espèces

Les souris utilisées pour l’étude est privilégiée pour mimer les maladies inflammatoires intestinales humaines. Ce modèle présente un phénotype inflammatoire spontané par la prise d’anti inflammatoire non stéroïdien pendant neuf jours. Les souris femelles et mâles seront utilisées pour l’ensemble de cette étude. Les souris seront âgées de 9 semaines, car ce sont les souris âgées de moins de 3 mois qui sont le plus susceptibles de développer une inflammation intestinale. Pour la procédure « apprentissage gavage » des souris de réformes seront utilisées.  

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 412
Souffrances
▲ -
▲ 112
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 412

Toutes tuées pour la collecte de leurs organes, 412 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 112 d'entre elles et modéré pour les 300 autres. Elles reçoivent une injection intraveineuse par voie rétro-orbitale sous anesthésie, certaines une seconde dix semaines plus tard, et une partie subit une irradiation totale du corps suivie d'une greffe de moelle osseuse. D'autres ingèrent pendant sept jours une molécule qui déclenche une inflammation intestinale, avec diarrhées et perte de poids, puis reçoivent des bactéries. Le porteur reconnaît que des données humaines et des expériences in vitro existent déjà, mais conclut que le modèle animal reste "nécessaire" à ce stade pour établir le rôle des lymphocytes T du foie.

Objectifs

Les lymphocytes T sont des cellules immunitaires qui jouent des rôles centraux dans les défenses contre les agents pathogènes, mais aussi dans les interactions symbiotiques avec les bactéries commensales colonisant les muqueuses et la surface du corps. Dans ce projet de recherche fondamentale, nous nous intéressons à une population de lymphocytes T reconnaissant des composés (aussi appelés antigènes) bactériens fabriqués par de nombreuses bactéries intestinales. Ces lymphocytes présentent un fort interet car ils sont très abondants chez l'humain et sont impliqués dans de nombreuses maladies telles que les infections, l’obésité, la sclérose en plaque, le diabète, les maladies inflammatoires de l’intestin et le syndrome métabolique. Leur rôle dans le foie, où ils représentent jusqu'à 40% des lymphocytes T, reste inconnu à ce jour. Le foie a notamment comme fonction d'éliminer les bactéries commensales qui ont atteint le système sanguin, en particulier lors d'une rupture de la barrière intestinale. Ce projet vise à tester l'hypothèse que les lymphocytes T du foie contribuent à cette fonction pare-feu en éliminant les bactéries commensales présentes dans la circulation sanguine.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre le role dans le foie de lymphocytes T très abondants chez l'humain et impliqués dans de nombreuses pathologies. Le projet peut donc conduire à de nouvelles opportunités thérapeutiques pour améliorer le traitement de pathologies telles que le diabete, l'inflammation intestinale chronique ou encore l'obésité.

Procédures

Les animaux recevront une injection intra-veineuse par voie rétro-orbitale sur animaux anesthésiés par inhalation (environ 1 minute, 1 fois au cours de l'expérience). Certains animaux recevront une irradiation totale suivie d'une injection intraveineuse par voie rétro-orbitale sur animaux anesthésiés par inhalation (environ 1 minute). Certaines souris recevront une deuxième injection rétro-orbitaire après anesthésie par inhalation (1 minute environ) 10 semaines après la première injection. Certains animaux recevront une molécule dans l’eau de boisson pendant 7 jours, suivi d'une administration orale sur animaux vigiles (geste d'environ 10 secondes réalisé une fois au cours de l'expérience).

Impact sur les animaux

L’inflammation intestinale peut causer des diarrhées entrainant une perte de poids. Le poids initial est retrouvé 2-7 jours après la fin du traitement. Le développement d'une immunodépression induite par l'irradiation peut engendrer une perte de poids. Le poids initial est retrouvé environ 1 semaine après administration de moelle osseuse. L'administration de E. coli non-pathogène peut entrainer une perte de poids. Le poids initial est retrouvé environ 4 jours plus tard. Le développement de suppurations des yeux peut apparaitre suite aux injections rétro-orbitales. En cas d'apparition, un gel anti-septique sera immédiatement appliqué.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés pour des analyses post-mortem : collecte des organes et analyses.

Remplacement

Les données obtenues chez l'humain montrent une fréquence élevée de lymphocytes T dans le foie. In vitro, les lymphocytes T sont activés par différentes lignées de cellules du foie en présence d'E. coli. Ces informations sont utiles mais ne permettent pas de conclure quant à la réponse des lymphocytes T et quant à l'identité des cellules qui les activent in vivo en présence de E. coli. Le rôle des lymphocytes T dans la clairance de bactéries commensales ne peut pas non plus être déterminé dans des modèles in vitro ou ex vivo. Le modèle animal reste donc nécessaire à ce stade.

Réduction

Le nombre minimum d’animaux qu’il faut utiliser pour répondre aux questions posées a été calculé en utilisant un test statistique (t-test de student). Ce nombre a été calculé pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats. Le projet est conçu en 2 phases: certaines procédures ne seront réalisées qu'en fonction des résultats obtenus, de façon à réduire le nombre d'animaux au minimum. Enfin, une étude pilote est prévue pour s'assurer de la bonne re-constitution du compartiment hématopoeitique (et notamment des lymphocytes T dans les tissus) après greffe de moelle.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe sociaux et non isolés. Ils bénéficieront de matériel d’enrichissement (igloos, tunnels). L’inflammation intestinale est induite par administration de produits chimiques et peut causer des diarrhées. En cas de déshydratation, les souris seront réhydratées par voie intra-péritonéale et un gel hydratant sera placé dans la cage. Nous utiliserons une grille de score pour évaluer de façon objective l’état des animaux et des points limites adaptés aux signes cliniques associés à l’inflammation intestinale.

Choix des espèces

La souris est l'espèce dans laquelle les lymphocytes MAIT ont été largement étudiés (en dehors de l’humain) et pour laquelle nous disposons d’outils moléculaires et génétiques permettant leur étude. La souris est également le modèle de choix pour l’étude de l’inflammation intestinale et des réponses immunes associées, du fait de l’existence de modèles bien définis, de la similarité de la flore intestinale, et de la parenté génétique avec l’humain. -Les souris seront utilisées à l’âge adulte (8 à 14 semaines). -Nous utiliserons des souris adultes car nous souhaitons que les souris aient un système immunitaire et un microbiote matures.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1440
Souffrances
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▲ 1440
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Devenir
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 1440

Gavées une fois par jour pendant cinq jours avec du tamoxifène, 1 440 souris vont être utilisées dans des procédures classées comme impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées après des périodes de régime hypercalorique. Une partie d'entre elles subit en outre une injection stéréotaxique de virus dans le cerveau, avec incision du cuir chevelu et douleurs postopératoires attendues. Ces actes servent à caractériser des sous-populations de neurones de l'hypothalamus impliquées dans l'obésité. Le porteur qualifie le gavage de méthode indolore tout en décrivant l'immobilisation totale qu'il impose et le stress qu'il déclenche, et attribue au tamoxifène une perte de tissu adipeux et de poids qu'il présente comme temporaire.

Objectifs

L'obésité est un problème mondial, touchant plus de 13% de la population et entraînant des comorbidités graves telles que le diabète, l'hypertension et les maladies cardiaques. Cette condition résulte principalement de troubles de la balance énergétique. Cependant, les thérapies actuelles ont des limites en termes d'efficacité à long terme. Pour développer de nouvelles stratégies, il est essentiel de comprendre les mécanismes biologiques régulant la balance énergétique. Dans ce contexte, il existe dans notre cerveau des neurones capables de détecter différents nutriments issus de l’alimentation, afin d’adapter nos choix alimentaires. Certains de ces neurones ont longtemps été considérés comme responsables de la satiété, mais des études récentes ont dévoilé leur grande hétérogénéité. L'objectif est d'identifier ces sous-populations de neurones susceptibles de dysfonctionner dans l'obésité. Pour cela, une caractérisation de la structure, de l'activité électrique et de la fonction de ces neurones grâce à des lignées de souris transgéniques sera effectuée. Les bénéfices escomptés incluent une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans les dysfonctionnements neuronaux liés à l'obésité, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Bénéfices attendus

À l’heure actuelle, l’Organisation Mondiale de la Santé estime à plus d’1 milliard le nombre de personnes obèses à travers le monde, ce qui représente un problème de santé publique de la plus haute importance. Malheureusement, les traitements disponibles à l’heure actuelle ne sont que peu efficaces pour lutter contre cette pathologie, et seules des techniques extrêmement invasives comme la chirurgie bariatrique permettent une perte de poids durable (sans garantie de succès systématique). Il est donc crucial d’approfondir nos connaissances sur les mécanismes biologiques participant au développement de l’obésité, dans l’espoir de fournir à l’avenir de meilleurs traitements aux personnes affectées. À court terme, notre projet apportera des informations nouvelles sur les mécanismes biologiques qui favorisent le développement de l’obésité et des comorbidités associées. En outre, il s’inscrit pleinement dans un contexte de recherche international visant à décrypter les rôles spécifiques des différentes souspopulations de "neurones de la satiété". À plus long terme, ce projet pourrait ainsi conduire à la mise au point de nouvelles approches thérapeutiques pour lutter contre l’obésité.

Procédures

Gavage oral (1440 animaux) : un gavage oral sera réalisé 1 fois par jour durant 5 jours, sans anesthésie. La durée de l’administration orale de tamoxifène ne dure que 15 secondes par animal, en prenant en compte la contention de l’animal et l’administration de l’agent pharmacologique à proprement parler. La durée de l'administration de la dose d’euthanasiant quant à elle ne dure que 10 secondes à prenant en compte la contention et l’administration en elle même.

Impact sur les animaux

Certaines souris de l'étude (à l’exception des souris de la lignée KISS-Cre-GFP) seront soumises à une administration orale de tamoxifène. Le tamoxifène est un agent pharmacologique susceptible d’induire des effets indésirables. Il induit une perte temporaire de tissu adipeux. Il entraine donc une perte de poids, qui est néanmoins temporaire. Le gavage oral est une méthode indolore, mais implique une immobilisation totale de l’animal, induisant du stress chez ce dernier. Des douleurs post-opératoires sont possibles pour les souris qui subiront une injection stéréotaxique bilatérale de virus (deuxième partie du projet, uniquement pour la lignée KISS-Cre-GFP), par neurochirurgie. Les nuisances les plus importantes sont attendues lors de la neurochirurgie. L’incision de la peau du crâne et la déshydration induite par l’anesthésie peuvent provoquer des douleurs post-opératoires. Ces douleurs devraient s’estomper dans les jours suivant la chirurgie, grâce au traitement analgésique mis en place.

Devenir

Pour la procédure 1: toutes les souris seront gardés en vie à l'issue du gavage. Après des temps précis de régime hypercalorique, les souris seront mises à mort aux temps définis. Pour la procédure 2 : toutes les souris seront gardés en vie de la chirurgie. Après des temps précis de régime hypercalorique, les souris seront mises à mort aux temps définis.

Remplacement

Le but de ce projet est d’étudier la relation entre l’activité des sous populations de neurones et la consommation de régime obésogène. Dans ce contexte, les neurones que nous étudions interagissent avec d’autres structures du cerveau mais également avec des organes périphériques qui influencent l’activité neuronale via des signaux hormonaux. Les effets que nous étudions sont donc la résultante de cette communication entre divers réseaux de neurones et la périphérie. Des interactions aussi complexes ne peuvent être modélisées in vitro, et les variables mesurées ici telles que le comportement alimentaire nécessite évidemment un animal vivant. De même, il n’existe aucun modèle informatique qui pourrait remplacer l’animal dans le cadre de cette étude.

Réduction

Nous avons utilisé un test de puissance pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaires chez les deux sexes, pour obtenir des résultats exploitables statistiquement. Le nombre d’animaux que nous demandons est le nombre maximal dont nous estimons avoir besoin. Si nous nous rendons compte en cours de projet que ce nombre peut encore être réduit, il le sera bien évidemment.

Raffinement

Nous avons défini différents points de raffinement tout au long de l’étude : 1) Les animaux arriveront dans la pièce d’hébergement à l’âge de 6 semaines et seront habitués pendant au moins 2 semaines. Toutes les expériences seront réalisées par du personnel formé et entraîné. 2) L’enrichissement des cages se compose de carrés de cellulose pour nidifier, de bâtonnets en bois pour ronger et de tunnels en carton, qui permettront aux souris de se cacher. En outre, nous utiliserons ces tunnels pour transporter les souris, qui est la méthode de manipulation la moins stressante pour ces animaux. 3) Environnement sonore : Une radio est installée dans la pièce d’hébergement afin d’atténuer l'impact des bruits extérieurs qui pourraient se produire accidentellement. 4) Des points limites précoces et terminaux appropriés ont été́ définis : ces critères prennent en compte l'apparence, l'évolution du poids, le comportement, les signes cliniques (température et respiration) et l'aspect de la plaie (le cas échéant). Des mesures conservatoires sont prévues pour chaque critère, afin de prendre en charge promptement toute modification de l’état de l’animal. Lorsqu’un point limite précoce est atteint, nous demanderons un avis vétérinaire afin d’envisager la mise en place de soins personnalisés compatibles avec le maintien de l’animal dans l’étude. En cas d’échec ou si un point limite terminal est atteint, l’animal sera retiré de l’étude et mis à mort, pour lui éviter toute souffrance que nous ne pourrions soulager.

Choix des espèces

La régulation du poids corporel et du comportement alimentaire sont depuis longtemps étudiés chez la souris, qui représente donc une espèce adaptée à ce type d’études. De plus, les lignées transgéniques dont nous avons besoin pour mener à bien ce projet ont été créées chez la souris. Enfin, la forte proximité biologique entre l’Homme et la souris en ce qui concerne le contrôle de la prise alimentaire fait de cette espèce un bon modèle prédictif. Toutes les souris de ce projet arriveront à l’âge de 6 semaines dans notre animalerie, mais nous ne débuterons les expériences qu’à partir de l’âge de 8 semaines, sur des souris adultes. Il est admis qu’à 8 semaines, la croissance des os est achevée, ce qui facilite les procédures impliquant une chirurgie stéréotaxique (car les points de repère anatomiques se situent sur le crâne). Les souris seront logées dans des cages collectives pour favoriser les interactions sociales

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Poissons zèbres : 14400
Souffrances
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▲ 14400
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Devenir
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 14400

Sur les 14 400 poissons zèbres génotypés en cinq ans, 1 440 seront tués faute de génotype intéressant, 2 880 partiront vers d'autres projets, 1 440 deviendront géniteurs. Ces poissons sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun est pêché à l'épuisette, anesthésié, amputé d'un fragment de nageoire caudale d'un millimètre, puis isolé jusqu'à trois jours, ce que le porteur reconnaît comme une source de stress chez une espèce grégaire. Les 8 640 restants, plus de la moitié de l'effectif, sont annoncés comme "écartés à différentes étapes", entre vieillissement naturel et "gestion standard de la colonie".

Objectifs

Les animaux génétiquement modifiés sont utilisés pour étudier le rôle des gènes dans la santé humaine, animale et l’environnement. Ces animaux sont élevés dans des conditions spécifiques pour répondre aux besoins de la recherche scientifique. Ils sont sélectionnés pour des caractéristiques précises, comme leur fertilité et leur capacité à produire des portées, afin de fournir des groupes d’animaux adaptés aux objectifs des projets. Dans ce projet, les animaux sont étudiés pour mieux comprendre le rôle de certains éléments génétiques dans des maladies comme le cancer, le vieillissement et les troubles du comportement. Pour cela, des échantillons de nageoires sont prélevés sur les poissons pour analyser leur génétique et déterminer la présence de mutations ou de gènes modifiés. Les recherches portent sur trois grands axes : comprendre l'impact de certains gènes sur le cancer de la peau (mélanome), étudier leur rôle dans le vieillissement, et explorer comment des changements génétiques influencent la santé intestinale et le comportement des poissons. Ces études aideront à faire avancer nos connaissances dans des domaines comme la lutte contre le cancer, le vieillissement et l’étude des interactions entre gènes et microbiome intestinal.

Bénéfices attendus

Ce projet de prélèvement de tissus pour identification permet de sélectionner les poissons génétiquement modifiés et ainsi d'optimiser la gestion et l’élevage des animaux destinés aux expérimentations futures. Le prélèvement de nageoires pour l'identification est une méthode simple, fiable et minimise les risques de contamination entre les échantillons. Lorsqu'elle est scientifiquement justifiée, cette approche constitue un bon compromis, respectant les principes de réduction et de raffinement dans la recherche.

Procédures

Les animaux seront d'abord soumis à une anesthésie, d'une durée estimée à 1 à 2 minutes. Ensuite, un prélèvement de tissus sera effectué, à savoir un échantillon d'environ 1 mm de diamètre à l'extrémité de la queue, et cette procédure prendra moins de 5 minutes. Après le prélèvement, les animaux seront temporairement isolés pour garantir leur sécurité et leur bien-être, avec une durée maximale d'isolement de 3 jours. Cette période permet également de déterminer leur génotype tout en réduisant au minimum le stress pour les animaux.

Impact sur les animaux

Les manipulations réalisées pour pêcher le poisson, telles que l'utilisation d'une épuisette et le transfert dans un nouveau bac, induisent un stress léger. Le prélèvement d'un fragment de nageoire caudale (environ 1 mm de diamètre) entraîne une douleur légère. L'isolement des poissons pendant un maximum de trois jours pour la procédure de génotypage provoque un stress ou une angoisse légère chez cette espèce grégaire.

Devenir

Dans ce projet, nous maintiendrons 48 lignées de poissons zèbres génétiquement modifiés. Chaque année, des prélèvements de nageoires seront réalisés sur 60 poissons par lignée, soit 2 880 poissons génotypés par an (48 × 60), et 14 400 poissons génotypés sur 5 ans. À l’issue du génotypage, les poissons seront répartis de la manière suivante : 576 poissons par an (soit 2 880 sur 5 ans) seront gardés en vie pour être utilisés dans des procédures expérimentales relevant d'autres demandes d'autorisation. 288 poissons par an (soit 1 440 sur 5 ans) seront gardés en vie pour devenir géniteurs, afin de maintenir les lignées. 288 poissons par an (soit 1 440 sur 5 ans) seront mis à mort, en raison d’un génotype sans intérêt scientifique ou pour la gestion de l’élevage, avec ou sans prélèvements post-mortem. Ainsi, au total, 5 760 poissons sur 5 ans seront directement affectés (utilisés expérimentalement, conservés pour la reproduction, ou euthanasiés). Le reste des poissons génotypés (soit 8 640 poissons sur 5 ans) correspond aux animaux écartés à différentes étapes (non sélectionnés pour la reproduction ou les expériences, vieillissement naturel, gestion standard de la colonie).

Remplacement

Ce projet est nécessaire pour la production et la mise à disposition pour des projets scientifiques d’animaux modèles génétiquement modifiés. Le remplacement ne se situe donc pas directement à ce niveau mais en amont lors du choix du modèle par les chercheurs. Nous privilégions le génotypage des larves de moins de 5 jours, car elles ne sont pas considérées comme des animaux au sens réglementaire. Cela permet d’éviter le recours aux animaux adultes et constitue une stratégie de remplacement en soi. Toutefois, lorsque des analyses génétiques plus complexes nécessitent une quantité d’ADN plus importante, nous procédons à un prélèvement de nageoires sur les adultes. Afin de limiter l’impact sur ces derniers, ces prélèvements sont réalisés de manière ciblée et optimisée : nous ne prélevons que le nombre strictement nécessaire d’adultes et effectuons un seul prélèvement par individu. Bien que l’utilisation des larves représente une alternative intéressante, elle n’est pas toujours applicable à toutes les expérimentations. En effet, les prélèvements sur ces jeunes stades peuvent présenter des risques de contamination, des résultats moins reproductibles ou affecter leur survie. C’est pourquoi, dans les cas où la fiabilité des analyses l’exige, le prélèvement sur adultes reste nécessaire mais est strictement encadré afin de minimiser son impact.

Réduction

La nomenclature est harmonisée pour éviter les redondances et la duplication de lignées proches ou identiques. Le chiffre de 2 880 poissons par an (soit 60 poissons par lignée), estimé au minimum, permet de maintenir un effectif suffisant pour garantir la diversité génétique tout en limitant la production d’animaux au strict nécessaire pour les projets scientifiques et le maintien des lignées.

Raffinement

Dans ce projet, les éléments de raffinement mis en œuvre visent à limiter le stress et la douleur des animaux. Les biopsies sont réalisées individuellement, et la méthodologie pour le prélèvement de nageoire a été améliorée en réduisant la taille de l'échantillon prélevé (environ 1 mm de diamètre) par rapport aux méthodes habituelles. Les conditions d'isolement ont également été adaptées pour permettre aux animaux de maintenir des échanges visuels avec leurs congénères. Enfin, les procédures sont réalisées par des personnes formées et sensibilisées à l'évaluation de la souffrance animale.

Choix des espèces

Sa petite taille permet des manipulations aisées comparé à d’autres espèces de poissons. Ces dernières années, un nombre croissant de lignées de poissons zèbres génétiquement modifiés ont été développées, s’avérant être des outils pertinents et efficaces pour l’étude du vieillissement. Bien que le poisson-zèbre puisse vivre jusqu'à 5 ans, notre modèle tert ne dépasse pas les 20 mois. Les animaux seront utilisés aux stades larvaires et adultes. La taille du prélèvement de nageoire (environ 1 mm de diamètre) sera moins dommageable, en termes de surface prélevée et douleur, chez des adultes que chez des stades juvéniles, qui sont de plus, plus difficiles à manipuler. Cependant, l’utilisation des larves de moins de 5 jours prend en compte l’une des règles des 3R (remplacement).