Procédures légères

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  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 2500
Rats : 2500
Lapins : 2500
Souffrances
▲ -
▲ 6150
▲ 1350
▲ -
Devenir
 -
 -
 675
 6825

7 500 souris, rats et lapins vont être utilisé·es, la grande majorité tuée à l'issue et environ 675 réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une neurodégénérescence de la rétine est induite par injection d'endothéline 1, ce qui doit entraîner "une altération permanente de la vision" sur l'œil traité, pour tester des molécules neuroprotectrices. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit l'œil "dans sa globalité fonctionnelle" et envisage d'induire les deux yeux "pour limiter le nombre d'animal en étude". Il indique aussi que ces maladies "ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l'animal".

Objectifs

Le glaucome est une maladie dégénérative du nerf optique, c’est la deuxième cause de cécité dans le monde. Le plus souvent, il est associé à une pression intra oculaire élevée, mais aussi présent chez des patients normotones (avec une pression intraoculaire normale), il est caractérisé par une dégénérescence des cellules ganglionnaires rétiniennes (RGC), cellules qui intègrent l’ensemble des informations de la rétine nécessaires à la vision. L'objectif de ce projet est de développer un modèle glaucome chez le rat, la souris et le lapin caractérisé par la dégénérescence des RGC afin de contribuer au développement de nouveaux traitements médicaux. Ce modèle pourra être utilisé pour identifier des substances thérapeutiques neuroprotectrices et tester leurs efficacités.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de participer à la recherche de nouveaux traitements neuroprotecteurs pour lutter contre les effets délétères du glaucome.

Procédures

Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection intra ou prérioculaire. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope, electrorétinogramme), réalisées chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes et se produit une fois par semaine. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), par voie sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces procédures ne durent que quelques secondes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois par jour (dans la majorité des cas 6 à 8 administrations maximum par jour). Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leur fréquence est limitée, une à deux fois par semaine. Les administrations de produit par pose d’implant nécessitent une anesthésie et éventuellement des points de sutures au niveau des conjonctives, de la sclère ou de la cornée. Cet acte chirurgical dure cinq minutes tout au plus et sera réalisé généralement une seule fois, puisque l’implant à vocation à délivrer son contenu sur une longue période. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt.

Impact sur les animaux

Les maladies neurodégénératives de la rétine ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l’animal. Outre les nuisances dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant, la pathologie devrait entrainer une altération permanente de la vision sur l'œil ayant reçu l'injection. L'administration des produits peut entrainer des inflammations transitoires des tissus oculaires, au niveau de la cornée, des rougeurs conjonctivales, ou des réactions internes au niveau de l'iris ou de l'humeur vitréenne dans le cas de produits administrés par voie intra oculaire. Les examens sont ceux couramment utilisés chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie, leurs effets indésirables sont négligeables.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Pour les animaux n’ayant pas reçu la totalité de la procédure expérimentale (estimé à environ 10%) pourront être gardés en vie et réutilisés dans une autre procédure, après avis du vétérinaire si besoin.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse …) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Compte tenu de la complexité de l’organe et en l’absence de modèle alternatif, le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. La possibilité d'induire les deux yeux sera étudiée pour limiter le nombre d'animal en étude. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés par deux au minimum en première intension, avec enrichissement à ronger et un abri pour les rongeurs plateforme pour les lapins. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.

Choix des espèces

Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Le choix de l’espèce se fera en fonction de la quantité et des caractéristiques des produits à administrer. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 15 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 15 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines, conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles et ce qui correspond à la maturité visuelle chez ces animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 980
Souffrances
▲ -
▲ 980
▲ -
▲ -
Devenir
 50
 -
 420
 510

980 diamants mandarins vont être utilisé·es, gardés en vie jusqu'à leur mort naturelle, réutilisés ou replacés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont exposés à un mélange de métaux lourds représentatif d'une pollution urbaine, avec pose de puces et prélèvements de sang, de plumes et de sperme, sur plusieurs générations. Le porteur indique ne pas attendre "d'effets indésirables majeurs" et invoque l'étude de "l'organisme entier" pour justifier le recours à l'oiseau vivant. Il précise avoir choisi une espèce modèle de laboratoire "pour ne pas impacter la faune sauvage".

Objectifs

Les activités humaines sont une source de stress pour la faune sauvage. Cependant, il est difficile de mettre en évidence les effets dissociés de différentes sources de stress dans le milieu naturel. Pour établir des relations causales, des études en laboratoire sont nécessaires. C’est pourquoi dans ce projet nous adoptons une approche écotoxicologique en laboratoire sur le modèle d’étude diamant mandarin (Taeniopygia guttata) qui est une espèce d’oiseau modèle en écophysiologie. Nous nous concentrerons sur les effets de la pollution en éléments traces métalliques, comme le plomb, le cadmium, le cuivre. Ces éléments peuvent avoir des effets importants sur la santé humaine et sur celle de la faune sauvage. Dans des expériences précédentes nous avons testé l’hypothèse que le stress oxydatif est le mécanisme physiologique sous-jacent à ces effets négatifs sur la santé. Le stress oxydatif résulte d’une surcharge des défenses antioxydantes par des espèces réactives de l’oxygène et peut causer des dommages sur les lipides, les protéines et l’ADN. Nous avons notamment montré un lien entre expositions aux polluants et dommages sur l’ADN chez les mâles adultes de diamant mandarins. A la suite de ces études, nous allons maintenant travailler à l’échelle de plusieurs générations, notamment car certains polluants peuvent avoir des effets uniquement sur certains stades de développement ou pendant certaines périodes du cycle de reproduction, ou des effets sur les cellules germinales qui ne se détectent qu’à la génération suivante. Le premier objectif de ce projet est donc de tester les possibles effets sur plusieurs générations de l’exposition aux polluants : des effets sur le développement des jeunes aux effets à long terme qui peuvent être aussi transmis aux descendants. Notre deuxième objectif est de travailler à la fois sur des jeunes et des adultes mâles et femelles pour étudier l’effet sexe et aussi les effets des polluants sur la reproduction.

Bénéfices attendus

Habituellement les études en écotoxicologie se limitent à un seul polluant, un seul sexe et une seule génération. Notre projet permet de répondre à toutes ces limites en étudiant des effets à long terme sur plusieurs générations d’un mélange de polluants metalliques représentatif du milieu urbain. Les résultats attendus nous permettrons donc de mieux comprendre la complexité des réponses des organismes à ce type de pollution. Notamment nous pourrons identifier des relations causales entre un mélange de polluants et les paramètres physiologiques des oiseaux. Nous pourrons également déterminer si la sensibilité des mâles et des femelles est identique et quel stade de développement est le plus vulnérable face à ces polluants. Enfin, même s’il est connu que certaines molécules peuvent avoir des effets sur les générations suivantes, comme le DDT (insecticide) sur les coquilles d’œufs, les effets inter-générationnels sont encore peu étudiés. Notre étude permettra d’une part de mesurer ces potentiels effets mais aussi de mieux comprendre les modes d’action (distinction des effets pré et post nataux par exemple). A long terme notre projet permettra d’apporter des clés de compréhension sur les effets de l’urbanisation sur les populations d’oiseaux. Par exemple, certaines des mesures physiologiques utilisées sont réalisables sur des animaux sauvages (prise de sang, plumes, morphométrie) ce qui permet d’envisager de les utiliser comme marqueur des effets de la pollution sur la santé des oiseaux in situ.

Procédures

Les différentes interventions sur les oiseaux : - pose de puces d'identification (30 secondes) – mesures morphométriques et pesées (entre 6 et 8 mesures, 3 minutes, animal vigile) - imagerie médicale sous anesthésie générale (10 oiseaux et 4 mesures par oiseau pour les tests et 40 oiseaux et 2 mesures par oiseau pour l'expérience principale, la prise d'image dure environ 3 min) - mesure de la coloration du bec (3 mesures, 2 min, animal vigile). Tous les prélèvements seront effectués sur des animaux vigiles : - prise de sang (entre 1 et 5 prélèvements, environ 30 secondes) - plumes (entre 1 et 5 prélèvements, environ 1 seconde) - sperme (1 prélèvement, 1 à 3 minutes).

Impact sur les animaux

Les animaux seront exposés à un mélange de polluants représentatif d’une pollution urbaine caractérisée par une faible concentration de chaque polluant. De ce fait, et aussi d’après nos précédentes expériences, nous n’attendons pas d’effets indésirables majeurs (mortalité, perte de poids conséquente, perte de mobilité), de douleur ou de stress chronique. Les différents prélèvements (plumes, sang…) et manipulations (pose de puces d'identification, pesée…) ne sont pas invasifs et ne génèrent pas de douleur importante, néanmoins il y a quand même un stress pour les oiseaux liés à leur prise en main. Nos précédentes expériences montrent que ce type de prélèvement et le stress associé n’engendrent pas d’effets indésirables ou chroniques sur les oiseaux.

Devenir

Les animaux seront soit gardés en vie jusqu’à leur mort naturelle, soit réutilisés dans d’autres projets, soit replacés chez des particuliers.

Remplacement

Les méthodes actuelles de remplacement in vitro et in silico ne sont pas utilisables car on s’intéresse aux effets sur l’organisme entier et les modèles actuels ne permettent pas de prendre en compte la complexité d’un oiseau vivant et les polluants en mélange. Notre étude sur la physiologie et le comportement doit donc être réalisée sur des oiseaux vivants. Nous avons choisi une espèce modèle en laboratoire pour ne pas impacter la faune sauvage.

Réduction

Pour les tests de nouvelles méthodes sur les adultes (métabolisme, cytomètre) nous avons prévu une taille d'échantillon minimale avec réutilisation des animaux entre les deux tests (total de 10 individus). Pour le test de la technique d'imagerie nous avons là aussi 10 individus avec des mesures répétées sur chaque individu pour limiter le nombre total d'oiseaux utilisés. Pour l'expérience principale, la taille d’échantillon proposé (20 couples par groupe) permet d’avoir un échantillon suffisant pour réaliser des analyses statistiques en prenant en compte les aléas possibles liés au travail sur des animaux vivants. Effectivement, certains couples ne se reproduiront pas ou auront des pontes stériles. Cette proportion est estimée à 30% des couples. De plus, nous souhaitons travailler sur plusieurs générations et il faut donc qu’à chaque génération nous ayons suffisamment d’individus. Les tests statistiques prévus sont des modèles linéaires mixtes pour prendre en compte les mesures répétées sur un même individu. Nous mettrons des covariables dans les modèles quand cela est pertinent, par exemple : poids de l’oiseau, nombre d’œuf pondus.

Raffinement

Les différentes phases du protocole ont été conçues avec soin pour favoriser le bien-être des animaux : - Enrichissement structurel (branchages et perchoirs, litière pour fouiller au sol, nichoirs et fibres de coco lors de la reproduction, baignoires dans les volières extérieures) et enrichissement alimentaire (millet, os de seiche, gravier) - Attention particulière portée à l’état du plumage et à la posture des oiseaux lors des visites quotidiennes (indicateurs majeurs du bien-être) - Écartement de la procédure d’un animal si signe de souffrance (voir les indicateurs de bien être ci-dessus) et/ou perte de masse > 20% (= points limites) - Surveillance accrue au réveil de l’anesthésie lors des mesures par imagerie - Les oiseaux seront dérangés au minimum pendant l’expérimentation, c’est-à-dire que les mesures, prises de sang et autres prélèvements (plumes, œufs…) seront regroupés autant que possible. Le stress des oiseaux est donc limité en réduisant la fréquence des dérangements. Les dérangements sont aussi réduits de par l’utilisation d’antenne RFID pour enregistrer le comportement d’incubation. - transport des oiseaux dans des boîtes de transport individuelle. Les boîtes sont opaques pour limiter le stress et elles sont rembourrées avec de la fibre de coco pour garantir le confort des oiseaux.

Choix des espèces

1) Espèce modèle largement utilisée en laboratoire dans des études en écologie et évolution, notamment sur le stress oxydant, le comportement social, la sélection sexuelle et les effets maternels. Cela nous permet d’avoir des valeurs de référence 2) Continuité avec nos travaux précédents Nous travaillerons sur des adultes pour étudier les effets sur la reproduction et sur des jeunes pour étudier les effets du traitement sur le développement

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 2450
Rats : 2400
Lapins : 2450
Souffrances
▲ -
▲ 5950
▲ 1350
▲ -
Devenir
 -
 -
 675
 6625

7 300 souris, rats et lapins vont être utilisé·es, la grande majorité tuée à l'issue et environ 675 réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un glaucome est induit par injection dans l'œil, ce qui doit entraîner "une altération permanente de la vision" sur l'œil traité, pour tester des molécules neuroprotectrices lors de 25 études prévues sur cinq ans dans chaque espèce. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit l'œil "dans sa globalité fonctionnelle". Il indique aussi que ces maladies "ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l'animal", une équivalence posée sans démonstration.

Objectifs

Le glaucome est une maladie dégénérative du nerf optique, c’est la deuxième cause de cécité dans le monde. Le plus souvent, il est associé à une pression intra oculaire élevée, mais aussi présent chez des patients normotones (qui ont une pression intraoculaire normale), il est caractérisé par une dégénérescence des cellules ganglionnaires rétiniennes (RGC), cellules qui intègrent l’ensemble des informations de la rétine nécessaires à la vision. L'objectif de ce projet est de développer un modèle glaucome chez le rat, la souris et le lapin caractérisé par la dégénérescence des RGC afin de contribuer au développement de nouveaux traitements médicaux. Ce modèle pourra être utilisé pour identifier des substances thérapeutiques neuroprotectrices et tester leurs efficacités. Nous envisageons de réaliser 25 études de test d'efficacité de molécules en 5 ans dans chaque espèce.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de participer à la recherche de nouveaux traitement neuroprotecteurs pour lutter contre les effets délétères du glaucome en proposant un modèle qui permet d'évaluer l'efficacité de nouveaux produits thérapeutiques.

Procédures

Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection intravitréenne. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques (imagerie, observations au biomicroscope, electrorétinogramme) réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes et se produit une fois par semaine Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), par voie sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces procédures ne durent que quelques secondes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois par jour. Les injections peuvent être quotidienne pendant une durée d’une semaine. Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leur fréquence est limitée, une à deux fois par semaine. Les administrations de produit par pose d’implant nécessitent une anesthésie et éventuellement des points de sutures au niveau des conjonctives, de la sclère ou de la cornée. Cet acte chirurgical dure cinq minutes tout au plus et sera réalisé généralement une seule fois, puisque l’implant à vocation à délivrer son contenu sur une longue période. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt.

Impact sur les animaux

Les maladies neurodégénératives de la rétine ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l’animal. Outre les nuisances dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant, la pathologie devrait entrainer une altération permanente de la vision sur l'œil ayant reçu l'injection. Nous avons déjà expérimenté ce modèle dans notre laboratoire, il n'a pas été observé d'altération de comportement des animaux envers leurs congénères ou concernant la prise alimentaire. L 'administration des produits peut entrainer des inflammations transitoires des tissus oculaires, au niveau de la cornée, des rougeurs conjonctivales, ou des réactions internes au niveau de l'iris ou de l'humeur vitréenne dans le cas de produits administrés par voie intra oculaire. Les examens sont ceux couramment utilisés chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie, leurs effets indésirables sont négligeables.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Pour les animaux n’ayant pas reçu la totalité de la procédure expérimentale (estimé à environ 10%) pourront être gardés en vie et réutilisés dans une autre procédure, après avis du vétérinaire si besoin.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l'œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l'œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques, chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien être. Les animaux seront hébergés par deux au minium en première intention avec un enrichissement à ronger et abris pour les rongeurs et plateforme pour les lapins. Les examens non invasifs choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou chez l’animal en cabinet vétérinaire. Les examens de l'œil qui requièrent l’immobilité de l'animal pourront être réalisés pour son confort sous anesthésie. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.

Choix des espèces

Le lapin sera choisi pour la taille de son œil. Les observations des paramètres observées en sont facilitées. Si la quantité de produit à évaluer est limitée (difficulté à synthétiser, coût), le rongeur sera alors choisi. Il le sera aussi si des analyses histologiques spécifiques sont nécessaires, le catalogue d’anticorps par exemple y est plus développé. Enfin le choix de l’espèce, sera guidé aussi par les données existantes sur le produit à évaluer (spécificité d’action, données historiques sur l’espèce choisie). C’est pour ces raisons que des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les animaux inclus dans les études seront de jeunes adultes. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 15 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines, conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles et qui correspond à la maturité visuelle chez ces animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Rats : 42
Souffrances
▲ -
▲ 6
▲ 36
▲ -
Devenir
 42
 -
 -
 -

42 rats Wistar mâles vont être utilisé·es, gardés en vie et adoptés ou réutilisés à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent deux prélèvements de sang sous anesthésie et sont confrontés deux à deux dans une cage inconnue, un test d'opposition qui peut déclencher une agressivité entre mâles, pour évaluer si le handling et le tickling réduisent cette agressivité. Le porteur affirme qu'il n'existe aucune méthode alternative in vitro ou in silico pour mesurer l'effet de ces interactions homme-animal. La finalité annoncée est de mieux regrouper les rats en cage et de préparer leur replacement auprès de particuliers.

Objectifs

Ce projet repose sur l’hypothèse que les interactions homme-animal fréquentes et riches avec des rats mâles permettraient de diminuer leur agressivité. Ces deux techniques sont le « handling » (prises et portages manuels des animaux) et le « tickling » (chatouillis des animaux). Si un impact positif est validé au niveau de l’agressivité de ces rongeurs, le déploiement de ces techniques par notre Structure du Bien-Etre Animal permettra d’améliorer l’organisation technique et le bien-être animal, en particulier lors de deux situations à risque auxquelles nous sommes confrontés au sein notre structure : 1. mise en cage de deux rats mâles inconnus l’un de l’autre à la fin d’un protocole expérimental, afin d’éviter deux hébergements individuels et donc un isolement préjudiciable aux animaux. 2. réintroduction d’un rat mâle au sein de sa cage d’origine, avec son congénère, suite à une session de reproduction (retrait du reproducteur de sa cage habituelle pendant 4 jours à une semaine, puis replacement dans sa cage d’origine en post session de reproduction) Ces interactions pourront aussi être utilisées pour préparer la socialisation des rats destinés à être replacés auprès de particuliers. Il existe beaucoup de données relatant les apports bénéfiques du handling ou du tickling chez les rongeurs, et plus particulièrement pour l’espèce rat. Néanmoins, aux vues de nos recherches sur le sujet, aucun travail ne s’est intéressé à un impact potentiellement positif de ces 2 techniques sur le plan de l’agressivité des rats mâles. Etant donné l’apport de ces deux techniques (handling et tickling) sur le plan de l’anxiété et de l’apprentissage chez les rats, nous posons l’hypothèse qu’elles pourraient réduire, voire éliminer les comportements agressifs observés par nos zootechniciens ou par des utilisateurs dans les situations de remise en cages collectives.

Bénéfices attendus

Les rats mâles sont souvent replacés en isolement après période de reproduction, ou à la fin d’un protocole expérimental, pour limiter les conflits entre eux. Cet hébergement isolé est un facteur de stress. Les techniques d’interactions homme-animal que nous souhaitons mettre en place dans notre structure : « handling » (préhensions et portages manuels des animaux) et le « tickling » (chatouillis des animaux), qui seront évaluées dans ce projet, permettraient de replacer les rats en hébergement groupé, donc de limiter le stress et améliorer le bien-être, et aussi de les préparer au replacement auprès de particuliers.

Procédures

Les 36 rats inclus dans ce projet auront deux prélèvements de sang d’un volume très faible (maximum 0.5% du volume sanguin total). Ces prélèvements seront effectués sur animal anesthésié et dureront 30 secondes au total (anesthésie inclue). La durée entre ces 2 prélèvements sera de 1 mois.

Impact sur les animaux

- Prélèvements sanguins sous anesthésie gazeuse, au nombre de deux dans ce projet, espacés de plus d’un mois, de faible volume (inférieur à 1 ml), rapides et réalisés par un technicien expérimenté à ce geste. - Nuisance peu probable, mais pouvant toutefois survenir lors du test de l’opposition standard où 2 rats ne se connaissant pas entre eux sont placés dans une cage également inconnue : une agressivité exacerbée dans le but d’instaurer le rang de dominance pourrait survenir mais les affrontements sont peu sévères chez le rat mâle (pas de morsures), et se limitent à des phases de montes, de poussées, de culbutes, de face à face (« boxe ») et de retournement avec ou sans maintien de l’adversaire sur le dos. Ces affrontements seront visionnés en temps réel pour stopper le test en séparant les protagonistes si les affrontements venaient à être plus violents (morsures) ou si des vocalisations à 22 kHz (signes de détresse) venaient à survenir.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie. Ils pourront être réutilisés dans le cadre d'actions de formation ou dans tout autre projet necessitant des animaux n'ayant subi de traitements impactant ou de procédures sévères, sur avis de la structure en charge du bien-être animal, ou replacés auprès de particuliers.

Remplacement

Il n’existe pas de méthodes alternatives (in vitro, in silico) pour évaluer l’effet des interactions homme-animal sur le niveau d’agressivité endogène des rats.

Réduction

Le nombre de 36 rats est le minimum nécessaire pour évaluer correctement d'un point de vue statistique, les résultats comportementaux - ce nombre a été calculé sur la base d'une analyse statistique préalable.

Raffinement

Les animaux seront hébergés à 2 dans des cages de 900 cm2, dotées de tunnels en plastique pour se cacher ou pour grimper, de fibres de pailles à disperser, de billes et buchettes en bois pour ronger. Nourriture et eau de boisson seront disponibles à volonté. Les résultats de l’étude permettront de déployer les interactions homme-animal (prise en main chatouillis) à tous les rats mâles de la structure afin de réduire, voire d’éliminer les conflits pouvant survenir entre eux et ainsi améliorer le bien-être animal lors des remises en cage collective après séparation nécessaire à certaines étapes d’élevage (reproduction en particulier) et préparer leur replacement auprès de particuliers.

Choix des espèces

Ce projet est réalisé sur des rats car cette espèce est fréquemment utilisée à des fins de recherches dans notre structure. Dans la pratique, nous sommes parfois confrontés à des affrontements suite à la mise en cage de 2 individus (afin d’éviter l’hébergement individuel source de stress), soit en fin de projet, soit lors de la réintroduction d’un mâle reproducteur après période de reproduction (4 jours à 1 semaine). Selon la littérature, les rats répondent bien aux techniques de handling et de tickling. Les animaux seront réceptionnés à un âge de 5 semaines, et donc utilisés en début de protocole à un âge de 6 semaines. Les impacts bénéfiques des interactions homme-animal sur l’anxiété ou les capacités d’apprentissage sont plus marqués chez les jeunes rats que chez les individus au-delà de 4 mois. Cependant, aucun travail ne s’est intéressé à des effets induits sur le plan de l’agressivité des rats mâles. Agés de 6 semaines au moment des premières évaluations, les individus inclus dans ce projet seront sexuellement matures, prérequis nécessaire de par le lien entre testostérone et agressivité.

  • Enseignement supérieur
Souris : 225
Rats : 515
Cochons d'Inde : 475
Hamsters dorés : 150
Lapins : 635
Souffrances
▲ 225
▲ 435
▲ 1275
▲ 65
Devenir
 -
 -
 -
 2000

635 lapins, 515 rats, 475 cochons d'Inde, 225 souris et 150 hamsters dorés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures dont la gravité déclarée va du "sans réveil" au sévère. Ils sont utilisés pour entraîner le personnel aux gestes techniques, injections, prélèvements, intubations et chirurgie, non pour produire des connaissances mais pour maintenir des compétences. Le porteur reconnaît une douleur et un stress lors des procédures, un hébergement isolé après chirurgie et un risque infectieux. Il présente l'entraînement préalable sur mannequins et sur animaux déjà tués comme un moyen de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Objectifs

Ce projet a pour but de maintenir et de compléter les compétences acquises au cours des formations initiales et réglementaires (formation en chirurgie et formation spécifique à l'expérimentation animale) et de ce fait, d'assurer à la fois le bien-être animal et la pertinence scientifique des résultats obtenus lors de ces procédures.

Bénéfices attendus

La maîtrise des actes techniques permet de réduire le nombre d’animaux utilisés, en assurant la pertinence scientifique des modèles expérimentaux et en limitant le nombre d’animaux utilisés au strict nécessaire pour obtenir les résultats escomptés. De plus, ce haut niveau de maîtrise permet de limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse que peuvent subir les animaux au cours de leur utilisation.

Procédures

1/Les administrations seront effectuées sur animaux vigiles : injection intradermique, sous cutanée, intramusculaire, intrapéritonéale et per os. Le temps estimé pour réaliser 1 administration hors intubation est de moins d’1 min. Ajouter 2 min environ pour mettre en évidence le site d’administration à l’aide d’une contention adaptée et 5 min si une tonte de la zone. Les intubations seront réalisées sur animaux anesthésiés. Le temps estimé pour mettre sous inhalation, implique une prémédication (1 min), action des molécules 15 à 20 min, mise sous gaz anesthésique (environ 4 min). Procédure complète : 25 à 30 min. 2/Les animaux seront soumis à des administrations intraveineuses, effectuées vigiles. Le temps estimé pour réaliser 1 administration ou un prélèvement est d’environ 1 min. Ajouter 2 min pour mettre en évidence le site et 5 min si tonte. Procédure complète : 5 à 10 min. 3/Les administrations / prélèvements seront réalisées sur animaux anesthésiés. Le temps estimé pour réaliser 1 administration / prélèvement est de moins d’1 min. Ajouter l’anesthésie (prémédication 1 min) action des molécules 15 à 20 min puis mise sous gaz anesthésique (4 min). Procédure complète : 25 min. 4/Les administrations / prélèvements seront réalisés sur animaux anesthésiés. Le temps estimé pour réaliser 1 administration / prélèvement est d’environ 1 min. Ajouter l’anesthésie avec la prémédication (1 min), action des molécules 15 à 20 min, réaliser la tonte et l’aseptie. Procédure complète : 25 à 30 min. 5/Les applications seront effectuées vigiles. Le temps estimé pour réaliser 1 application est d’environ 1 min. Ajouter 2 min pour mettre en évidence le site d’administration et 10 min si une tonte de la zone est nécessaire. Procédure complète : entre 5 et 15 min.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont : - douleur et stress lors de la réalisation des procédures expérimentales. - en phase post-opératoire, les animaux pourront être hébergés individuellement de façon temporaire, ce qui peut également causer un stress à l’animal chez les espèces sociables. - effets de l’anesthésie et/ou de la chirurgie, pendant quelques jours : perte de poids ou d’appétit, baisse d’activité, comportements atypiques... - risque infectieux suite à la chirurgie.

Devenir

Utilisation des animaux en continue jusqu’à la mise à mort pour des formations de prélèvements d’organes, de tissus.

Remplacement

Des méthodes de remplacement sont mises en place pour l’acquisition de certaines compétences : par exemple, entrainement sur mannequins ou sur animaux euthanasiés (contention, injection intraveineuse ou sous-cutanée, prélèvement sanguin intraveineux, administration orale, suture...). Cependant, certains actes nécessitent malgré tout le recours à des modèles animaux pour finaliser la formation des opérateurs dans des conditions les plus proches possible des situations réelles..

Réduction

Le recours aux mannequins ou l’utilisation d’animaux euthanasiés provenant d’autres procédures permet également de diminuer le nombre d’animaux utilisés pour l’entraînement et la formation du personnel. De plus, la réutilisation d’animaux permet de réduire encore le nombre d’animaux utilisé pour la formation.

Raffinement

Grâce à l’entrainement préalable sur mannequins et sur animaux euthanasiés permettant des gestes plus assurés de la part des opérateurs, les manipulations des animaux provoquent moins de stress. En cas de signes de stress ou de douleur, ou en amont lorsqu’ils sont prévisibles, une analgésie associée si besoin à une anesthésie sera réalisée.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce animale se fera conformément au besoin de la formation, et en adéquation avec les exigences de compétence pour la mise en œuvre des projets. En l’absence d’exigence particulière, l’utilisation d’animaux au stade adulte est privilégiée.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 120
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent sous anesthésie générale jusqu'à douze séances d'électrostimulation musculaire et treize mesures de force, avant analyse détaillée du tissu musculaire après mise à mort. Le porteur indique n'attendre qu'un stress léger lié aux séances et revendique un dispositif non invasif rendant la chirurgie inutile. Il affirme que l'exercice par stimulation électrique est "impossible à reproduire in vitro" et que la physiologie exige l'organisme entier.

Objectifs

Le muscle strié squelettique possède une remarquable capacité à s’adapter à une augmentation de son activité (exercice physique). Ce projet a pour but d’évaluer les effets d’un protocole d’exercice induit par des stimulations électriques musculaires chez des souris saines. Des analyses de force musculaire, de taille des fibres musculaires couplées à des investigations biochimiques et cellulaires sont réalisées pour déterminer les mécanismes biologiques impliqués dans l’augmentation de la taille des fibres musculaires.

Bénéfices attendus

La compréhension des mécanismes biologiques impliqués dans l’augmentation de la masse musculaire est fondamentale pour la prise en charge de pathologies associées à une fonte du tissu musculaire et à une dysfonction des cellules souches musculaires (i.e., vieillissement, cancer, sepsis, insuffisance cardiaque).

Procédures

Les souris sont soumises à un protocole d’exercice par électrostimulation (sous anesthésie générale, durée 15 minutes maximum, 12 séances maximum) et à une mesure de force (sous anesthésie générale, durée 5 minutes maximum, 13 mesures maximum).

Impact sur les animaux

Des nuisances "légerès" sont attendues du fait de la réalisation du protocole d’exercice par électrostimulation (sous anesthésie générale, durée 15 minutes maximum, 12 séances maximum) et des mesures de force (sous anesthésie générale, durée 5 minutes maximum, 13 mesures maximum) qui peuvent induire un stress chez les animaux.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort car le projet nécessite une analyse détaillée du tissu musculaire (type de cellules, taille des fibres musculaires…) qui ne peut pas être réalisée sur animal entier vivant.

Remplacement

Pour ce projet, les modèles animaux sont indispensables car la procédure implique un exercice par stimulations électriques musculaires qui est impossible à reproduire in vitro. Enfin, les études de physiologie nécessitent l'utilisation de modèles animaux car seule l'analyse du tissu, voire de l'organisme entier permet d'identifier le réel impact de ces interactions moléculaires et cellulaires sur la fonction de l'organe

Réduction

L'utilisation des animaux est strictement réduite au nombre nécessaire pour l'établissement des données expérimentales, à l'aide des analyses statistiques effectuées précédemment pour ces procédures. Nous utilisons un dispositif expérimental totalement non-invasif qui permet de réaliser des protocoles d’exercice par stimulations électriques musculaires et de mesurer la force musculaire de manière simultanée sur les mêmes animaux rendant les préparations chirurgicales totalement obsolètes et réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les protocoles les moins invasifs et les moins douloureux possibles sont privilégiés. La procédure expérimentale utilisée inclut un recours systématique à l'anesthésie générale adaptée lors de l’électrostimulation et de la mesure de la force musculaire. Notre expérience sur ce modèle d’exercice montre que l'ensemble (100%) des animaux est inclus pour réaliser des analyses fonctionnelles et biologiques.

Choix des espèces

Le tissu musculaire de la souris est très proche de celui de l'homme dans sa structure et son fonctionnement. Les processus physiologiques impliqués dans l’homéostasie du muscle squelettique ont été largement décrits chez des animaux adultes. Les animaux seront utilisés entre 8 et 12 semaines d'âge.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 980
Souffrances
▲ -
▲ 980
▲ -
▲ -
Devenir
 50
 -
 420
 510

980 diamants mandarins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 510 tués, 420 réutilisés et 50 placés chez des particuliers. Ils sont exposés à un mélange de métaux lourds sur plusieurs générations, avec pose de puces, prises de sang, prélèvements de plumes et de sperme, pour mesurer les effets de la pollution urbaine sur leur physiologie et leur reproduction. Le porteur s'appuie sur des expériences antérieures pour affirmer n'attendre ni mortalité ni douleur importante, seulement un stress lié à la manipulation. Il conclut qu'aucun modèle in vitro ou in silico ne rend compte de "l'organisme entier" d'un oiseau vivant.

Objectifs

Les activités humaines sont une source de stress pour la faune sauvage. Cependant, il est difficile de mettre en évidence les effets dissociés de différentes sources de stress dans le milieu naturel. Pour établir des relations causales, des études en laboratoire sont nécessaires. C’est pourquoi dans ce projet nous adoptons une approche écotoxicologique en laboratoire sur le modèle d’étude diamant mandarin (Taeniopygia guttata) qui est une espèce d’oiseau modèle en écophysiologie. Nous nous concentrerons sur les effets de la pollution en éléments traces métalliques, comme le plomb, le cadmium, le cuivre. Ces éléments peuvent avoir des effets importants sur la santé humaine et sur celle de la faune sauvage. Dans des expériences précédentes nous avons testé l’hypothèse que le stress oxydatif est le mécanisme physiologique sous-jacent à ces effets négatifs sur la santé. Le stress oxydatif résulte d’une surcharge des défenses antioxydantes par des espèces réactives de l’oxygène et peut causer des dommages sur les lipides, les protéines et l’ADN. Nous avons notamment montré un lien entre expositions aux polluants et dommages sur l’ADN chez les mâles adultes de diamant mandarins. A la suite de ces études, nous allons maintenant travailler à l’échelle de plusieurs générations, notamment car certains polluants peuvent avoir des effets uniquement sur certains stades de développement ou pendant certaines périodes du cycle de reproduction, ou des effets sur les cellules germinales qui ne se détectent qu’à la génération suivante. Le premier objectif de ce projet est donc de tester les possibles effets sur plusieurs générations de l’exposition aux polluants : des effets sur le développement des jeunes aux effets à long terme qui peuvent être aussi transmis aux descendants. Notre deuxième objectif est de travailler à la fois sur des jeunes et des adultes mâles et femelles pour étudier l’effet sexe et aussi les effets des polluants sur la reproduction.

Bénéfices attendus

Habituellement les études en écotoxicologie se limitent à un seul polluant, un seul sexe et une seule génération. Notre projet permet de répondre à toutes ces limites en étudiant des effets à long terme sur plusieurs générations d’un mélange de polluants metalliques représentatif du milieu urbain. Les résultats attendus nous permettrons donc de mieux comprendre la complexité des réponses des organismes à ce type de pollution. Notamment nous pourrons identifier des relations causales entre un mélange de polluants et les paramètres physiologiques des oiseaux. Nous pourrons également déterminer si la sensibilité des mâles et des femelles est identique et quel stade de développement est le plus vulnérable face à ces polluants. Enfin, même s’il est connu que certaines molécules peuvent avoir des effets sur les générations suivantes, comme le DDT (insecticide) sur les coquilles d’œufs, les effets inter-générationnels sont encore peu étudiés. Notre étude permettra d’une part de mesurer ces potentiels effets mais aussi de mieux comprendre les modes d’action (distinction des effets pré et post nataux par exemple). A long terme notre projet permettra d’apporter des clés de compréhension sur les effets de l’urbanisation sur les populations d’oiseaux. Par exemple, certaines des mesures physiologiques utilisées sont réalisables sur des animaux sauvages (prise de sang, plumes, morphométrie) ce qui permet d’envisager de les utiliser comme marqueur des effets de la pollution sur la santé des oiseaux in situ.

Procédures

Les différentes interventions sur les oiseaux : - pose de puces d'identification (30 secondes) – mesures morphométriques et pesées (entre 6 et 8 mesures, 3 minutes, animal vigile) - imagerie médicale sous anesthésie générale (10 oiseaux et 4 mesures par oiseau pour les tests et 40 oiseaux et 2 mesures par oiseau pour l'expérience principale, la prise d'image dure environ 3 min) - mesure de la coloration du bec (3 mesures, 2 min, animal vigile). Tous les prélèvements seront effectués sur des animaux vigiles : - prise de sang (entre 1 et 5 prélèvements, environ 30 secondes) - plumes (entre 1 et 5 prélèvements, environ 1 seconde) - sperme (1 prélèvement, 1 à 3 minutes).

Impact sur les animaux

Les animaux seront exposés à un mélange de polluants représentatif d’une pollution urbaine caractérisée par une faible concentration de chaque polluant. De ce fait, et aussi d’après nos précédentes expériences (APAFIS#26929), nous n’attendons pas d’effets indésirables majeurs (mortalité, perte de poids conséquente, perte de mobilité), de douleur ou de stress chronique. Les différents prélèvements (plumes, sang…) et manipulations (pose de puces d'identification, pesée…) ne sont pas invasifs et ne génèrent pas de douleur importante, néanmoins il y a quand même un stress pour les oiseaux liés à leur prise en main. Nos précédentes expériencesmontrent que ce type de prélèvement et le stress associé n’engendrent pas d’effets indésirables ou chroniques sur les oiseaux.

Devenir

Les animaux seront soit gardés en vie jusqu’à leur mort naturelle, soit réutilisés dans d’autres projets, soit replacés chez des particuliers.

Remplacement

Les méthodes actuelles de remplacement in vitro et in silico ne sont pas utilisables car on s’intéresse aux effets sur l’organisme entier et les modèles actuels ne permettent pas de prendre en compte la complexité d’un oiseau vivant et les polluants en mélange. Notre étude sur la physiologie et le comportement doit donc être réalisée sur des oiseaux vivants. Nous avons choisi une espèce modèle en laboratoire pour ne pas impacter la faune sauvage.

Réduction

Pour les tests de nouvelles méthodes sur les adultes (métabolisme, cytomètre) nous avons prévu une taille d'échantillon minimale avec réutilisation des animaux entre les deux tests (total de 10 individus). Pour le test de la technique d'imagerie nous avons là aussi 10 individus avec des mesures répétées sur chaque individu pour limiter le nombre total d'oiseaux utilisés. Pour l'expérience principale, la taille d’échantillon proposé (20 couples par groupe) permet d’avoir un échantillon suffisant pour réaliser des analyses statistiques en prenant en compte les aléas possibles liés au travail sur des animaux vivants. Effectivement, certains couples ne se reproduiront pas ou auront des pontes stériles. Cette proportion est estimée à 30% des couples. De plus, nous souhaitons travailler sur plusieurs générations et il faut donc qu’à chaque génération nous ayons suffisamment d’individus. Les tests statistiques prévus sont des modèles linéaires mixtes pour prendre en compte les mesures répétées sur un même individu. Nous mettrons des covariables dans les modèles quand cela est pertinent, par exemple : poids de l’oiseau, nombre d’œuf pondus.

Raffinement

Les différentes phases du protocole ont été conçues avec soin pour favoriser le bien-être des animaux : - Enrichissement structurel (branchages et perchoirs, litière pour fouiller au sol, nichoirs et fibres de coco lors de la reproduction, baignoires dans les volières extérieures) et enrichissement alimentaire (millet, os de seiche, gravier) - Attention particulière portée à l’état du plumage et à la posture des oiseaux lors des visites quotidiennes (indicateurs majeurs du bien-être) - Écartement de la procédure d’un animal si signe de souffrance (voir les indicateurs de bien être ci-dessus) et/ou perte de masse > 20% (= points limites) - Surveillance accrue au réveil de l’anesthésie lors des mesures par imagerie - Les oiseaux seront dérangés au minimum pendant l’expérimentation, c’est-à-dire que les mesures, prises de sang et autres prélèvements (plumes, œufs…) seront regroupés autant que possible. Le stress des oiseaux est donc limité en réduisant la fréquence des dérangements. Les dérangements sont aussi réduits de par l’utilisation d’antenne RFID pour enregistrer le comportement d’incubation. - transport des oiseaux dans des boîtes de transport individuelle. Les boîtes sont opaques pour limiter le stress et elles sont rembourrées avec de la fibre de coco pour garantir le confort des oiseaux.

Choix des espèces

Espèce modèle largement utilisée en laboratoire dans des études en écologie et évolution, notamment sur le stress oxydant, le comportement social, la sélection sexuelle et les effets maternels. Cela nous permet d’avoir des valeurs de référence 2) Continuité avec nos travaux précédents Nous travaillerons sur des adultes (âgés entre 1 et 3 ans au début de l’expérience) pour étudier les effets sur la reproduction et sur des jeunes (de la naissance à la mort) pour étudier les effets du traitement sur le développement

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Bovins : 24
Souffrances
▲ -
▲ 24
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 16
 -
 8

24 jeunes bovins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, seize retournant au circuit de consommation humaine et huit tués faute d'autorisation de mise sur le marché du produit reçu. Ils reçoivent des antibiotiques par voie intramusculaire et intraveineuse et jusqu'à trente prises de sang, pour comparer le devenir de trois associations sulfamides-triméthoprime dans l'organisme. Le porteur indique des prises de sang provoquant une douleur modérée de courte durée et pose un cathéter pour éviter les ponctions répétées. Il affirme qu'il n'est "pas possible de se passer d'animaux" car la pharmacocinétique n'est pas prévisible in vitro.

Objectifs

Suite à la réduction de la possibilité pour les vétérinaires d'utiliser des antibiotiques d'importance critique, l'usage d'antibiotiques anciens comme les sulfamides a dû être reconsidéré. En médecine vétérinaire, ces sulfamides sont majoritairement associés à un antibiotique de la classe des diaminopyrimidines, le triméthoprime, pour obtenir un effet synergique et bactéricide sur les bactéries pathogènes. La proportion de doses sulfamides/triméthoprime est de 5/1 dans la quasi-totalité des formulations vétérinaires mises sur le marché. Cette proportion est une transposition directe de celle utilisée chez l'Homme. Un biais majeur de cette transposition réside dans le fait que le devenir de ces antibiotiques dans l’organisme (pharmacocinétique) peut être très variable selon l'espèce animale. Chez les bovins par exemple, certains sulfamides sont éliminés beaucoup plus lentement que le sulfaméthoxazole et que le triméthoprime, d'où une perte probable de l'effet synergique recherché lorsque sulfamides et triméthoprime sont utilisés en mélange. D’autre part, la synergie entre les sulfamides et le triméthoprime n'a jamais été évaluée sur des pathogènes d'intérêt vétérinaire. L'objectif de ce projet est alors de déterminer chez le jeune bovin la pharmacocinétique de l'association sulfaméthoxazole/triméthoprime et de la comparer à celle de deux associations couramment utilisées en élevage (sulfadiazine/triméthoprime et sulfadiméthoxine/triméthoprime). Ce projet sera réalisé sur des animaux sains. Les tests impliquant des bactéries pathogènes seront faits in vitro.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de proposer des ratio des doses sulfamides/triméthoprime adaptés à l'espèce bovine et pour des pathogènes d'intérêt vétérinaire. Le bénéfice final sera une meilleure exposition des animaux, une mauvaise exposition des animaux étant un des facteurs de l'émergence de résistances aux antibiotiques en élevage. Ce bénéfice servira autant les animaux (augmentation de l'efficacité des traitements antibiotiques) que l'Homme (diminution de la résistance aux antibiotiques au niveau de produits de consommation humaine et diminution du transfert de résistances à l'Homme).

Procédures

1. Administration par voie intramusculaire, une fois, maximum 1 min; 2. Administration intraveineuse lente, une fois, 4-5 min après pose d'un cathéter dans une des veines jugulaires (environ 1 min); 3. Contention des animaux, à chaque prise de sang, au maximum entre 30 sec-1min entre contention et prise de sang; 4. Prises de sang, entre 12 et 15 * 2 cinétiques avec 1 semaine de pause, soit au maximum 30 prises de sang sur la totalité du projet, au maximum 30 sec-1min entre contention et réalisation de chaque prise de sang. Toutes les interventions sont réalisées sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Les traitements antibiotiques administrés sont des médicaments vétérinaires ou humain prévus pour des administrations intramusculaires et intraveineuses. Il ne devrait donc pas y avoir d'effets indésirables lors de ces administrations. Elles seront de courte durée et peu voire pas douloureuses. En effet, les volumes à administrer par voie intramusculaire sont très faibles et les intraveineuses seront réalisées via un cathéter placé dans une des veines jugulaires afin d'éviter toute administration périveineuse. Nous ne prélèverons pas plus de 1.1% du volume sanguin au maximum, les prises de sang engendrant une douleur modérée de courte durée, notamment pour les premiers prélèvements qui seront réalisés via un cathéter placé dans une des veines jugulaires pour éviter de multiples ponctions.

Devenir

A la fin de l'expérimentation, les veaux recevant les associations sulfadiazine/triméthoprime et les associations sulfadiméthoxine/triméthoprime pourront retourner dans le circuit de consommation humaine car ils auront reçu des médicaments vétérinaires avec autorisation de mise sur le marché (AMM). Les veaux recevant les associations sulfaméthoxazole/triméthoprime ne pourront pas retourner dans le circuit de consommation humaine car cette association n'a pas d'AMM chez les bovins, ils seront alors mis à mort.

Remplacement

Il n'est pas possible de se passer d'animaux pour ce projet car le devenir d'un médicament dans un organisme (pharmacocinétique) n'est pas prévisible par des études in vitro compte-tenu de la complexité des mécanismes (absorption, métabolisme hépatique, diffusion tissulaire, élimination rénale, ...). Cependant, le test de différents ratio de sulfamides/triméthoprime et l'optimisation de doses, ainsi que la mesure des effets de ces ratio sur différents pathogènes seront faits in vitro. Cela permettra de ne pas multiplier les expérimentations sur animaux et de ne pas faire d'expérimentation sur animaux malades.

Réduction

Il n'est pas possible de réaliser les 6 administrations sur les mêmes animaux car leur croissance au cours de l'étude pourrait impacter le devenir des antibiotiques dans l’organisme et car il serait nécessaire de faire un trop grand nombre de prises de sang par animal. Pour estimer correctement le temps pour que les concentrations en sulfamides et en triméthoprime diminuent de moitié et pour déterminer quelle fraction de la dose atteint la circulation sanguine après une administration par voie intramusculaire, le nombre d'animaux nécessaire a été déterminé par des méthodes statistiques à 8 animaux par groupe. Grace à un plan expérimental en cross-over dans lequel, pour chaque association d’antibiotiques, 4 veaux reçoivent une intramusculaire et les 4 autres une intraveineuse, puis un traitement inverse une semaine après, on a réduit de 36 à 24 le nombre total d’animaux pour la totalité du projet.

Raffinement

Les veaux seront hébergés en groupe en liberté dans une stalle. La stalle sera équipée de brosses, d'une pierre à lêcher, de ballons et de balles de foin à faire rouler. Les animaux seront observés au moins une fois par jour, y compris les weekend et jours fériés. Pour limiter leur stress et faciliter les administrations par voie intramusculaire, ils seront habitués à venir se placer d'eux-mêmes dans un cornadis et à y rester le temps de la distribution de l'aliment concentré. Les manipulations réalisées sur les animaux ne devraient pas engendrer de douleur ou de stress majeur mais des traitements ont été envisagés en cas de réaction allergique lors des administrations ou de formation d'un hématome lors des prises de sang. La mise en place des traitements sera décidée conjointement entre le responsable de l'expérimentation et le vétérinaire référent de l'Etablissement Utilisateur.

Choix des espèces

Les bovins sont les animaux pour lesquels nous souhaitons revoir les ratio de doses sulfamides/triméthoprime dans ce projet Veaux sevrés car il est nécessaire de mener l'étude sur des veaux ruminants et non au stade pré-ruminant pour pouvoir extrapoler les données aux utilisations en élevage. Cependant, pour des raisons pratiques, nous ne mènerons pas l'étude sur des animaux de plus de 100-150 kg.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 2450
Rats : 2450
Lapins : 2400
Souffrances
▲ -
▲ 6400
▲ 900
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 7300

2400 lapins, 2450 souris et 2450 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent une injection dans l'œil déclenchant une néovascularisation de la rétine, des instillations, des injections et parfois la pose chirurgicale d'un implant oculaire, avant évaluations après mise à mort. Le porteur affirme que les maladies vasculaires de la rétine ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l'animal, et décrit démangeaisons et rougeurs comme de simples gênes. Il conclut qu'aucune méthode alternative ne permet de reproduire l'œil "dans sa globalité fonctionnelle".

Objectifs

L’objectif du projet est la mise en place, au sein de l’établissement utilisateur, d’un modèle expérimental de néovascularisation rétinienne chronique chez le lapin et le rongeur afin de tester l'efficacité de traitements potentiels dans cette maladie. Nous nous baserons sur les données de la littérature, en utilisant un composé qui induit les mécanismes similaires à ceux impliqués dans les complications néovasculaires chez l'homme.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu du projet est de proposer des modèles expérimentaux qui permettront d'évaluer l'efficacité de nouveaux traitements. La recherche de traitements contre les atteintes vasculaires impliquées dans différentes pathologies est en constante évolution et nécessite de pouvoir les tester dans les meilleures conditions possibles et dans le plus grand respect du bien-être animal.

Procédures

Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection intravitréenne. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope). Ces examens sont réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), par voie sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces procédures ne durent que quelques secondes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois par jour (dans la majorité des cas 6 à 8 administrations maximum par jour). Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin. Les administrations de produit par pose d’implant nécessitent une anesthésie et éventuellement des points de sutures au niveau des conjonctives, de la sclère ou de la cornée. Cet acte chirurgical dure cinq minutes tout au plus et sera réalisé généralement une seule fois, puisque l’implant à vocation à délivrer son contenu sur une longue période. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Si des prélèvements de sang doivent être effectués, ils se feront par ponction et basés sur les recommandations du Gircor et durent moins d'une minute.

Impact sur les animaux

Les maladies vasculaires de la rétine ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l'animal. Un des effets indésirables attendu dans ce modèle expérimental devrait entrainer une altération de la vision sur l'œil ayant reçu l'injection. Dans le cas où traitement devrait être administré par chirurgie, il s'agira d'une chirurgie permettant l'insertion d'un implant oculaire de taille réduite, une inflammation peut être observée dans les heures suivant l’intervention. La manipulation et l’immobilisation des animaux au cours des différents examens et des différentes administrations devraient engendrer un léger stress malgré toutes les précautions mises en place. Il en va de même pour les lapins lors de la sortie des animaux et leur placement en salle d’expérimentation. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une douleur légère et de courte durée notamment lors de l’anesthésie. Au cours de l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un stress physique/thermique est attendue. Elle sera minimisée par l’utilisation de tapis chauffant, de lampe chauffante ou d’armoire de réveil chauffée en fonction des espèces. Une légère perte de poids peut survenir à la suite de certaines manipulations ou actes invasifs (anesthésie…). Un point terminal est fixé à -20% par rapport au poids du début de l’étude. Elle ne devrait pas être supérieure à 20% d’autant plus que l’accès à l’eau et à la nourriture ne sera pas limité lors de leur stabulation. Des démangeaisons, des sensations de brûlures, des rougeurs palpébrales, des gonflements des paupières sont autant de nuisances attendues et imputables à la composante inflammatoire de la maladie induite par ces procédures. Elles n’occasionneront pas de douleur tout au plus une légère gêne ou un léger inconfort.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...).

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l'œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l'œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statitiques, chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rongeurs seront placés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum et enrichissement à ronger et abris. Les lapins seront placés individuellement ou par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens non invasifs choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou chez l’animal en cabinet vétérinaire. Les examens de l'œil qui requièrent l’immobilité de l'animal pourront être réalisés pour son confort sous anesthésie. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.

Choix des espèces

Le lapin sera choisi pour la taille de son œil. Les observations des paramètres observées en sont facilitées. Si la quantité de produit à évaluer est limitée (difficulté à synthétiser, coût), le rongeur sera alors choisi. Il le sera aussi si des analyses histologiques spécifiques sont nécessaires, le catalogue d’anticorps par exemple y est plus développé. Enfin le choix de l’espèce, sera guidé aussi par les données existantes sur le produit à évaluer (spécificité d’action, données historiques sur l’espèce choisie). C’est pour ces raisons que des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 288
Souffrances
▲ -
▲ 288
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 288

288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Une partie reçoit pendant la gestation une injection intra-abdominale d'un traceur, les descendants subissant ensuite des prélèvements de sang sous anesthésie et une batterie de tests comportementaux dont le détail n'est pas précisé, jusqu'à douze mois. Le porteur relie ce projet à un précédent et cherche à établir si une carence en vitamines B pendant la gestation aggrave la maladie de Huntington. Il affirme qu'aucun modèle non-animal ne convient à cette approche développementale et comportementale.

Objectifs

Ce protocole in vivo est complémentaire du premier de même type précédemment validé (2020-2023). Le précédent projet a confirmé que la carence en vitamines B pendant la vie adulte était un facteur aggravant de la maladie de Huntington, notamment en terme de précosité des symptômes. Mais, alors qu'il est connu que les carences en vitamines B sont en lien avec des effets à long terme de type "programmation foetale", nous émettons l'hypothèse qu'une carence géstationnelle en vitamines B pourrait avoir une influence sur les mécanismes de développement embryonnaires et post-embryonnaires, sur la survenue et la gravité de la maladie de Huntington, dont les manifestations sont plutôt caractéristiques des âges adultes. Or cette maladie est incurable et cette étude pourrait nous permettre de mieux comprendre les mécanismes liant la carence en vitamines B12/B9 et la mise en place éventuellement précoce de la maladie. L'objectif final serait alors de trouver des potentiels cibles thérapeutiques pour freiner la progression de la maladie.

Bénéfices attendus

La maladie de Huntington est incurable et cette étude pourrait nous permettre de mieux comprendre les mécanismes liant la carence en vitamines B12/B9 et la mise en place éventuellement précoce de la maladie. Et ainsi trouver des potentiels cibles thérapeutiques pour freiner la progression de la maladie.

Procédures

30 souris seront injectées (cavité abdominale) avec 200 µl d'une solution aqueuse d'un traceur de multiplication cellulaire, une seule fois pendant la gestation, durée de l'intervention moins d'une minute. 240 animaux nés et suivis au cours de leur vie seront prélevés d'une goutte de sang (100µl) sous anesthésie une seuls fois à 3, 6 et 9 mois d'âge; intervention d'une durée d'environ 1 minutes (hors temps d'anesthésie). 240 animaux nés et suivis au cours de leur vie passeront une batterie de tests comportementaux observationnels; chaque test ponctuel ayant une durée relativement courte (5 minutes ou moins).

Impact sur les animaux

Le seul effet indésirable prévisible sera l'injection ponctuelle intra-abdominale du traceur de prolifération cellulaire chez les mères et le prélèvement de d'une goutte de sang chez les animaux après la naissance. Une étude du même type précédemment autorisée a montré que parfois certaines souris âgées de plus de 12 mois peuvent présenter des démangeaisons cutanées. Cependant, pour ce projet, nous n'irons pas au delà de 12 mois d'âge.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure pour effectuer les prélèvements de tissus nécessaires à l'étude.

Remplacement

Il n’est pas possible de faire cette étude sur des modèles non-animaux, en raison de l'approche développementale puis comportementale. L’utilisation du modèle murin de la maladie permet de mimer au mieux la phytopathologie de la maladie de Huntington retrouvé chez l’Homme. Ce modèle nous permet de suivre la mise en place et la sévérité des symptômes moteurs, cognitifs et/ou psychiatriques retrouvés chez l’Homme, au cours d’une temporalité, elle aussi, semblable à celle retrouvée chez l’Homme. Ceci nous permet de mieux comprendre les mécanismes impliqués et d’espérer trouver des nouveaux biomarqueurs et/ou cibles thérapeutiques chez la souris mais transposables à l’Homme.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe est calculé au plus juste avec l'utilisation d'un logiciel statistique et selon (1) l'expérience des porteurs du projet sur les carences vitaminiques et (2) l'analyse des résultats de la précédente étude du même type. D'après notre prospective, 10 individus par groupe sont suffisants, alors qu'auparavant, certaines études comportementales proposaient 12 à 15 individus par groupe.

Raffinement

Un enrichissement des conditions d'hébergement est prévu avec buchettes de bois et du papier absorbant. Lors des procédures d'injection et de prélèvement de sang, les animaux seront anesthésiés à l'aide d'isoflurane (5% air) et ces actes ne dureront que très peu de temps (moins d'une minute hors temps d'anesthésie). Les points limites sont déterminés à l'aide de différents paramètres observables, dont la posture, les comportements quotidiens et l'évolution de la masse corporelle de l'animal (frêle, inactif, peu ou pas de prise de poids, voir perte de poids).

Choix des espèces

La souris est le seule espèce permettant une étude de la maladie de Huntington selon un modèle génétiquement modifié. L'étude à long terme dite "de programmation foetale" se déroule en 2 temps: 30 souris (gestantes) seront mises à mort pour prélèvement des embryons au jour embryonnaire 12 et au jour embryonnaire 19. Pour la cinétique post-natale, l'étude sera menée dès la naissance, durant la lactation des souris, et après le sevrage à 21 jours et jusqu'à 12 mois d'âge. En effet, durant cette période nous pourrons évaluer les effets de la carence et les symptomes comportementaux de la maladie de Huntington. Plusieurs tests comportementaux s'enchaineront de 5 à 65 jours d'âge, puis à 270 et à 360 jours d'âge. Des prélèvements d'une goutte de sang (100 µl) seront réalisés pour suivre l'aspect carence à 90, 180, 270 jours d'âge.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Souris : 7800
Souffrances
▲ -
▲ 3000
▲ 4800
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 7800

7800 souris vont être utilisées, tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les femelles donneuses sont soumises à une stimulation hormonale puis tuées pour la récolte d'ovocytes, les femelles receveuses subissent une microchirurgie de transfert d'embryons sous anesthésie, et les mâles reproducteurs et vasectomisés sont tués en fin de projet. L'opération vise à réintroduire des lignées de souris génétiquement modifiées avec un statut sanitaire contrôlé, les jeunes issus des transferts étant conservés pour la recherche. Le porteur affirme que le transfert d'embryons est "la seule méthode possible" de redérivation des lignées.

Objectifs

Les équipes de recherche utilisent de nombreux modèles génétiques différents chez la souris, pour supporter des programmes de recherche visant à la fois à étudier le rôle de gènes dans le développement, à caractériser l’impact de mutations génétiques identifiées chez des patients et à évaluer des stratégies thérapeutiques. Les opérations d'assainissement et de décontamination des lignées génétiques impliquées vise à préserver le statut sanitaire des animaux. Le statut sanitaire des colonies de rongeurs correspondantes conditionne à la fois leur état de santé, leur bien-être, et leur pertinence en tant que modèle. Ce projet a pour but l'introduction de nouvelles lignées murines originales après décontamination au sein des zones d'animalerie de différents centres de recherche afin dêtre utilisées dans diférents domaines dont notamment la recherche fondamentale en oncologie, sur le système immunitaire et endocrinien.

Bénéfices attendus

Le statut sanitaire des colonies de souris de laboratoire utilisées comme modèles animaux pour les recherches scientifiques et biomédicales conditionne à la fois leur état de santé, leur bien-être, et leur pertinence en tant que modèle. L’évolution des connaissances concernant les pathogènes spécifiques des rongeurs, et des contaminations accidentelles, imposent des procédures d'entrée de nouvelles lignées murines par transfert d’embryons afin de garantir pour ces nouveaux modèles murins un statut sanitaire approprié.

Procédures

-hébergement en situation d'isolement de 1 à 2 semaines maximum - Stimulation hormonale : 2 injections intrapéritonéales (durée inférieure à 30 secondes) réalisées à 48h d'intervalle - Microchirurgie sous anesthésie générale (durée de l'intervention inférieure à 30 min) nécessitant 2 injections, une en intrapéritonéale et une en sous-cutanée

Impact sur les animaux

Les mâles stérilisés et les mâles reproducteurs utilisés pour la production des embryons sont hébergés en situation d'isolement intermittent entre deux périodes d'accouplement. Les femelles receeveuses d'embryons peuvent faire l'objet de douleurs post-chirurgicales suite à la réimplantation des embryons par micro-chirurgie. Un stress peut aussi apparaitre en raison de la contention des animaux lors des stimulations hormonales ou pour l'anesthésie des femelles receveuses d'embryons.

Devenir

Les mâles reproducteurs sont mis à mort en fin de projet et ceux ayant servis à produire les femelles pseudo-gestantes (mâles vasectomisés) également. Les femelles ayant été sujettes à la chirurgie de transfert d'embryons ne peuvent subir un deuxième transfert d'embryons. Les femelles donneuses sont mises à mort pour permettre la récolte d'ovocytes post-mortem. Les animaux issus des transfert d'embryons seront conservés.

Remplacement

Il n'y a pas de remplacement possible, le transfert d'embryon est la seule méthode possible pour la redérivation de lignées murines. La redérivation des lignées sera limitée aux lignées originales pour lesquels ces lignées ne sont pas disponibles sous une forme respirante auprès d'un centre de ressouces.

Réduction

Les nombres d'animaux utilisés sont réduits au maximum et l'estimation a été faite en se basant sur la littérature scientifique et sur la base des années d'expérience dans ces approches.

Raffinement

La procédure chirurgicale de transfert d'embryons associe anesthésie générale et analgésie post et per-opératoire, avec la mise en oeuvre de points limites opérationnels pour le monitoring du temps post opératoire. Des points limites ont été établis, entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. Les conditions d’élevage, d’hébergement et de soins sont contrôlées pour réduire toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable potentiels. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification et de maisons en carton.

Choix des espèces

La redérivation de lignées murines s'appuie sur l'intérêt et la justification pré-existante des modèles animaux disponibles pour répondre aux multiples objectifs scientifiques des programmes de recherche concernés. Il s'agit ici d'un prolongement de leur utilisation dans le sens d'une utilisation plus pertinente dans un contexte sanitaire protégé. Les animaux utilisés sont d'âge adulte pour les mâles reproducteurs, les femelles receveuses et les males vasectomisés, aprés la puberté et avant tout vieillissement. Les femelles donneuses utilisées sont des femelles impubères (4 semaines) pour faciliter l'efficacité du traitement de superovulation. Les animaux issus des transferts d'embryons seront âgés de 7 à 10j.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chiens : 200
Souffrances
▲ -
▲ 200
▲ -
▲ -
Devenir
 20
 -
 180
 -

200 chiens adultes vont être utilisés, réutilisés ou adoptés à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent l'injection d'un antigène réputé fortement immunogène, le KLH, et des prises de sang répétées à la jugulaire sous simple contention, pour évaluer si un médicament vétérinaire module la réponse immunitaire. Le porteur signale que des chocs anaphylactiques ont été observés dans des modèles antérieurs au KLH chez le chien, tout en affirmant que cet antigène semble aujourd'hui bien supporté. Il indique qu'il n'existe "pas de méthodes alternatives" pour mesurer cette réponse chez l'espèce cible.

Objectifs

Les études de toxicologie visent à établir les organes cibles de la molécule et les doses toxiques pour un organisme vivant. Pendant la phase de développement préclinique, des essais d’innocuité et des études de résidus sont réalisés sur l’animal de l’espèce concernée par le médicament. Pour certains produits biologiques, le système immunitaire pourrait être affecté par la présence d’anticorps étrangers, c’est pourquoi des études d’immunotoxicité peuvent être réalisées (par exemple in vivo, la réponse anticorps liée aux lymphocytes T (TDAR) a été recommandée pour évaluer une potentielle immunomodulation de la réponse immunitaire acquise chez les espèces utilisées dans les études toxicologiques précliniques).

Bénéfices attendus

L’immunogénicité d’un médicament se définit par sa capacité à induire une réaction immunitaire spécifique au sein de l’organisme dans lequel il est introduit. Cette fonction peut s’avérer problématique si elle n’est pas attendue et s’avère délétère, on parle alors d’immunotoxicité. Pour étudier ce mécanisme, il est important d’avoir en main un modèle au sein duquel il est possible de mesurer une activité immunitaire connue, comme la réponse anticorps liée aux lymphocytes T (TDAR) par exemple, causée par l’injection d’un produit réputé fortement immunogène comme le KLH (Keyhole Limpet Haemocyanin). Les études d’immunotoxicité sont conduites pour évaluer la capacité, ou non, d’un médicament à moduler la réponse immunitaire au KLH, supposément indépendante vis-à-vis du mode d’action dudit médicament.

Procédures

Des prélèvements sanguins seront réalisés sur animal vigile soumis à une contention légère ne visant qu’à restreindre ses mouvements pour sa sécurité et celle des manipulateurs, selon les procédures en vigueur sur le site et selon les recommandations de la réglementation en vigueur. Des prises de sang pourront être réalisées afin de suivre l’état immunitaire ou de santé des chiens. Ils seront généralement réalisés à la veine jugulaire (ponctuellement un autre site : veine céphalique) et effectués en quelques minutes par chien, au maximum une fois par jour. La fréquence et le volume des prélèvements seront définis et justifiés dans le plan d’étude.

Impact sur les animaux

Dans les modèles antérieurs au KLH pour l’étude du TDAR, des chocs anaphylactiques ont pu être observés chez les chiens suite à l’injection de SRBC (Haggerty, 2007 et Lebrec, 2014). La bibliographie actuelle relative à l’utilisation de KLH chez l’espèce canine ne relate aucun fait similaire et cet antigène semble bien supporté par les chiens. En humaine, l’utilisation de KLH en injection n’a pas engendré d’importantes douleurs au site d’injection.

Devenir

Dans le cadre de ce projet, les euthanasies ne sont pas prévues. Ils seront réintroduits dans la colonie des animaux hébergés dans l'animalerie ou adoptés. Les informations concernant chaque animal sont conservées et consultées avant une réutilisation potentielle d’un animal dans un autre projet.

Remplacement

Il n’existe pas de méthodes alternatives pour déterminer la réponse anticorps liée aux lymphocytes T (TDAR) d’un produit chez l’animal de l’espèce cible.

Réduction

Dans le plan d’étude, le nombre d’animaux par groupe sera toujours argumenté et justifié (selon les recommandations de la bibliographie et toutes autres données pertinentes) de manière à optimiser l’utilisation des animaux et à en réduire leur nombre tout en s’assurant que ce nombre d’animaux permette d’atteindre l’objectif de l’étude. Il est possible de réduire le nombre d’animaux par groupe, au cas par cas, selon la finalité de la procédure expérimentale.

Raffinement

Ces études ne requièrent qu’une contention légère des animaux pour l’administration du traitement et les collectes (ex. sang) et n’induisent pas de stress aux animaux autre que celui d’être maintenus pendant des temps très courts à quelques reprises. Les volumes de sang prélevés et les temps de récupération des animaux sont déterminés de manière anticipée pour s’assurer que le bien-être animal ne sera pas altéré. Depuis leur inclusion dans l’étude jusqu’au dernier prélèvement, les animaux sont observés au moins 2 fois par jour par le personnel dédié et formé aux soins des animaux. Des observations plus fréquentes sont prévues dès que requis, particulièrement après les administrations des traitements, pour s’assurer qu’aucune réaction non attendue n’est observée. Toute observation d’un état de santé ou d’un comportement anormal d’un animal fait l’objet d’un examen par un vétérinaire qui proposera les mesures adéquates pour protéger l’animal en lui administrant un traitement si nécessaire et décidera de son maintien ou non dans l'étude.

Choix des espèces

Les produits vétérinaires doivent obligatoirement être testés dans l’espèce de destination cible. Afin d'avoir une réponse immunitaire stable et également pour être plus représentatif dans la population ciblée sur le marché, des animaux avec un système immunitaire mature donc des chiens adultes seront privilégiés.