Procédures légères
Régulation de l’évitement comportemental par la dopamine
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
710 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des chocs électriques d'intensité modérée dans un test d'évitement de place, subissent une à deux chirurgies stéréotaxiques du cerveau et un isolement de deux semaines, pour étudier les circuits neuronaux de l'évitement. Le porteur rattache ce travail au syndrome de stress post-traumatique et situe les retombées thérapeutiques pour les patients au conditionnel. Il affirme qu'il est impossible de remplacer l'animal vivant pour l'étude du comportement d'évitement.
Objectifs
Ce projet a pour objectif général d’identifier les circuits neuronaux impliqués dans l’évitement de place chez la souris. Ce projet se focalisera sur les neurones de l’aire tegmentale ventrale qui jouent un rôle clef dans le comportement de défense. Or, aucune étude à ce jour n’a cherché à comprendre comment l’aire tegmentale ventrale contrôle l’évitement de place chez la souris. Ce projet nécessitera ainsi l'utilisation de différentes lignées de souris transgéniques permettant la manipulation et enregistrement de l’activité au sein de ce circuit.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à identifier comment les souris apprennent à éviter un lieu dangereux et à cesser d’éviter un lieu qui ne l’est plus. Ce phénomène, autrement appelé persistance d’évitement est couramment observé dans le syndrôme de stress post traumatique. Cet évitement comportemental et cognitif excessif limite l’efficacité de la thérapie comportementale. Comprendre son corrélat neuronal pourrait donc permettre d’identifier des cibles thérapeutiques pour le traitement de l’évitement persistant chez les patients atteints de stress post-traumatique.
Procédures
Ce projet implique une série d’expériences de validation comportementale durant 1 semaine. Des expériences complementaires impliquent une a deux chirurgies stéréotaxiques d'une heure (espacées de 3 semaines) pour étudier des circuits neuronaux impliqués dans le comportement d’évitement de place durant 1 semaine.
Impact sur les animaux
Le comportement d’évitement de place engendre de l’inconfort pour l’animal puisque des chocs électriques d’intensité modérée sont administrés à l’animal. Les approches de chirurgie stéréotaxique sont des procédures douloureuses. L’isolement des souris pendant 2 semaines engendre de l’inconfort pour l’animal.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, les souris seront euthanasiées et ne seront donc pas impliquées dans une autre procédure.
Remplacement
Il est impossible de remplacer l’animal vivant pour l’étude du comportement d’évitement. La souris représente un modèle de choix pour notre projet par la possibilité d’étudier des individus génétiquement modifiés et dont la physiologie générale est suffisamment proche de celle de l’être humain pour que les informations obtenues soient pertinentes sur un plan médical.
Réduction
Nous prévoyons d’utiliser un maximum de 646 souris adultes (mâles et femelles) sur un période de 5 ans. Nous avons optimisé les protocoles afin de réduire au maximum le nombre de souris utilisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux. De plus, ce chiffre comprend le nombre d’animaux utilisés pour des études préliminaires (pilotes), afin de 1) déterminer les conditions optimales lors des tâches comportementales de conditionnement et 2) mettre en place de nouvelles techniques, ce qui permettra de diminuer la quantité d’animaux utilisés à long terme. Les animaux mâles et femelles seront utilisés pour toutes les expériences. L'analyse des données se fera en tenant compte du sexe car dans de nombreux cas le niveau basal dans les tâches comportementales est différent. Ceci nous permettra d'utiliser toutes les souris générées.
Raffinement
Enfin, en vue du raffinement des procédures, un soin particulier est apporté aux questions relatives au bien-être animal. Le manque d’interactions sociales pour les expériences ou les souris sont stabulées individuellement est compensé par un enrichissement des cages avec des cylindres de coton permettant de stimuler l’activité naturelle, diminuer le stress et faciliter la thermorégulation. En outre, les cages, transparentes, sont proches les unes des autres afin que chaque animal puisse avoir un contact visuel avec ses congénères. Avant chaque procédure expérimentale, les animaux sont manipulés fréquemment afin de les habituer aux expérimentateurs et réduire ainsi leur stress. Enfin, pour les procédures impliquant une neurochirurgie, un protocole d’anesthésie et d’analgésie péri- opératoire est en place afin de garantir la bonne prise en charge de nos animaux. La santé des animaux sera surveillée tout au long de l'expérience et évaluée grâce à une grille codifiant le niveau de bien être. Cela nous permettra d'intervenir immédiatement et de manière appropriée si un premier signe de souffrance est détecté.
Choix des espèces
L’évitement est un comportement extrêmement important pour la survie et est donc conservé chez les mammifères. Par ailleurs, ce projet requiert l’étude fine de populations de neurones accessibles uniquement via des modèles murins transgéniques. Les souris se reproduisent rapidement (une portée par mois) et leur système nerveux atteint son développement adulte en 12 semaines. Ainsi, la souris adulte représente un modèle de choix pour étudier les mécanismes neuronaux qui contrôlent le comportement d’évitement.
Etude des mécanismes régulant la régénération musculaire
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
16 632 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent une biopsie de l'oreille, des injections quotidiennes pendant cinq jours et une injection de toxine dans le muscle qui provoque une lésion, avant d'être tuées pour prélever les muscles des pattes. Le porteur revendique injecter les deux pattes pour réduire de moitié le nombre d'animaux et affirme vouloir exploiter au maximum chaque animal. Il indique que l'étude de la régénération musculaire ne peut être conduite que sur un "organisme entier", la souris étant présentée comme le modèle idéal.
Objectifs
Le muscle strié squelettique est composé de fibres musculaires qui doivent s’adapter aux changements physiologiques et environnementaux tout au long de la vie. Il a aussi la capacité de régénérer complètement après une lésion, grâce à des cellules souches musculaires appelées cellules satellites. Ces cellules sont responsables de la régénération des fibres musculaires après une lésion, que celle-ci soit d’origine traumatique ou génétique (maladies musculaires). Des pathologies comme les myopathies, le vieillissement ou un exercice physique trop intense conduisent à un stade chronique d’activation de la régénération avec un épuisement des cellules satellites, aboutissant ainsi à une diminution de la capacité régénérative. Notre projet vise à comprendre comment les cellules satellites répondent aux signaux d’activation lors de la régénération. L'identification de ces mécanismes de régulation pourrait permettre l'établissement de stratégies thérapeutiques afin d'améliorer la régénération musculaire dans des contextes pathologiques affectant le muscle.
Bénéfices attendus
Notre projet vise à comprendre comment les cellules satellites répondent aux signaux d’activation lors de la régénération. L'identification de ces mécanismes de régulation pourrait permettre l'établissement de stratégies thérapeutiques afin d'améliorer la régénération musculaire dans des contextes pathologiques affectant le muscle.
Procédures
Tous les animaux subiront une biopsie (durée 5 secondes). Une partie des animaux subira une injection quotidienne pendant 5 jours consécutifs (durée 1 min pour chaque injection) puis après 1 semaine de repos ils subiront 3 injections: une sur animal vigile pour l’anesthésie générale (durée une minute maximum) et deux sur animal anesthésié pour l’injection musculaire (durée 5 minutes).
Impact sur les animaux
La contention induira un stress. La biopsie à l'oreille induira une douleur légère de courte durée. L’injection intra-péritonéale induira une douleur de courte durée. L’injection musculaire de toxine induira une lésion du groupe musculaire injecté.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’expérimentation afin de collecter les muscles squelettiques des pattes postérieures. Ces tissus prélevés serviront soit pour des mises en culture des fibres musculaires ou des cellules souches musculaires afin de réaliser des tests in vitro soit pour des analyses de biologie moléculaire et d’histologie
Remplacement
Des expériences dans les cellules ont déjà été réalisées et pour étudier la physiologie de la régénération musculaire nous devons utiliser l’animal entier. Cette étude ne peut être conduite que sur un organisme entier car il est actuellement impossible de reproduire in vitro la régénération musculaire qui met à contribution différents types cellulaires. La souris est le modèle idéal pour cette analyse car les processus étudiés sont très conservés au cours de l’évolution en particulier chez les mammifères.
Réduction
Nous utiliserons le nombre d’animaux minimal permettant d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. Lors de l’injection de toxine, nous injecterons les deux pattes de chaque souris afin de réduire de moitié le nombre d’animaux utilisés, car plus le nombre de cellules satellites collectées est important, plus le nombre d’animaux est réduit. Notre expérience a montré qu’en injectant les 2 pattes, nous réduisons de moitié le nombre d’animaux utilisés sans affecter le bien-être de l’animal. Nous exploiterons au maximum chaque animal en prélevant plusieurs groupes de muscles. Nous utiliserons les mâles et les femelles afin d’étudier la régénération chez les deux sexes.
Raffinement
Pendant l’injection intra-musculaire, les animaux seront sous anesthésie générale et analgésie avec un coussin chauffant pour éviter l’hypothermie. Un gel oculaire sera appliqué sur les yeux afin d’éviter tout dessèchement de l’œil. Pour une meilleure récupération après l’anesthésie générale, les animaux seront stabulés une nuit en armoire chauffante à 28°C. Afin de faciliter l’accès à la nourriture et l’eau derrière l’intervention, des croquettes et de l’eau gélifiée seront déposées sur le sol de la cage. Toutes les souris de la même cage seront anesthésiées et injectées le même jour afin de maintenir le groupe social. Si des souris doivent être isolées au moment du sevrage, nous regrouperons systématiquement les femelles et nous tenterons de regrouper les mâles de même âge provenant des différentes cages. Grâce à notre précédent projet, nous disposons désormais d’une expérience de 5 ans dans ce type de procédure, nous permettant d’assurer une bonne réalisation des actes et limiter au maximum les dommages.
Choix des espèces
Le modèle murin permet le développement d’animaux génétiquement modifiés conduisant à l’obtention de modèle dans lequel un ou plusieurs gènes peuvent être rendus non fonctionnels. De plus, le tissu musculaire de la souris est très proche de celui de l'homme dans sa structure et son fonctionnement. Le modèle murin permet donc des explorations moléculaires, cellulaires, tissulaires et fonctionnelles. Le projet concerne des animaux adultes car le muscle termine sa croissance aux alentours de 8 à 10 semaines. A cet âge, les cellules satellites ont fini de participer à la croissance musculaire et rentrent en quiescence.
Formation et maintien des compétences aux techniques d’administrations et de prélèvements chez le rat
- Formation professionnelle
300 rats vont être utilisés, tués à l'issue, dans des procédures classées légères ou menées sous anesthésie sans réveil, non pour produire des connaissances mais pour entraîner du personnel aux gestes d'injection et de prélèvement. Les animaux vigiles reçoivent jusqu'à trois injections ou gavages espacés d'une semaine, le gavage pouvant irriter l'œsophage, tandis que les gestes plus invasifs sont pratiqués sous anesthésie terminale. Le porteur indique s'entraîner d'abord sur des "rats factices" et récupérer la majorité des animaux dans d'autres projets terminés ou surnuméraires. Il affirme que la réglementation "requiert" un personnel formé et que ses projets sur animaux vivants imposent ce type d'entraînement.
Objectifs
La règlementation en vigueur concernant la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, requiert que le personnel soit compétent et formé. Le personnel de notre Institut suit les formations théoriques obligatoires. Afin de compléter cette formation, nous offrons à nos nouveaux arrivants ainsi qu’au personnel souhaitant maintenir ses compétences techniques, la possibilité de réaliser les techniques d’administration ou de prélèvements sanguins faits en routine dans nos animaleries. Cette formation permettra ainsi à nos techniciens d’être compétents et de réaliser l’ensemble des projets de l’institut dans les meilleures conditions pour les animaux. Ils seront sous la supervision d'un tuteur en interne qui maîtrise parfaitement ces gestes techniques. L’ensemble de nos projets se déroulant sur animaux vivants, il ne nous est pas possible de réaliser des formations autrement qu'avec des rats. Cependant, il existe des rats factices sur lesquels nous nous entrainerons aux différents prélèvements et administrations avant d'utiliser des animaux vivants.
Bénéfices attendus
Cette formation continue permet ainsi à nos techniciens d’être compétents et de réaliser l’ensemble des projets de l’institut dans les meilleures conditions pour les animaux. Elle permet donc un meilleur raffinement des procédures. Ces formations permettent également de garantir un résultat robuste et sans biais expérimental dans les divers projets menés qui font appel à des techniques de prélèvement ou d'administration sur les rats.
Procédures
Les procédures de classe légères (injections et gavages) seront réalisées sur animaux vigiles. Une contention de quelques secondes sera nécessaire pour réaliser le geste technique. Chaque animal pourra recevoir deux injections et un gavage avec un délai minimum d'une semaine de repos entre chaque procédure. Les procédures de classes sans réveil seront réalisées sous anesthésie générale après injection d'un mélange d'anesthésiques et les animaux seront mis à mort directement après la fin des gestes techniques, sans réveil. L'injection se fera sous contention de quelques secondes. L'anesthésie durera maximum une heure durant laquelle les gestes de prélèvements et administrations seront réalisés, puis l'animal sera mis à mort directement avant son réveil.
Impact sur les animaux
Pour certains types de gestes techniques à réaliser, ils doivent être réalisés sous contention. La contention, est un geste non invasif et de courte durée qui permet l'immobilisation de l'animal le temps de réaliser l'acte souhaité. Le gavage est réalisé à l'aide d'une sonde qui est introduite dans l'oesophage pour aller déposer directement une substance dans l'estomac. La sonde peut créer une légère irritation temporaire de l'eosophage. Les autres modes de prélèvements et administrations ont recourt à l'utilisation d'une aiguille (tailles différentes en fonction de l'acte réalisé) Les sites d'injection seront surveillés pour éviter toute inflammation ou infection (rougeur, gonflement, écoulement...)
Devenir
Les animaux utilisés pour les procédures peu invasives peuvent recevoir un maximum de 3 actes d'administration à une semaine d'intervalle à chaque fois, puis seront mis à mort. Pour les actes plus invasifs, ils seront réalisés sous anesthésie, sans réveil de l'animal.
Remplacement
L’ensemble de nos projets se déroulant sur animaux vivants, il ne nous est pas possible de réaliser des formations autrement que chez l'animal. Cependant, il existe des rats factices sur lesquels nous nous entrainerons aux différents prélèvements et administrations avant d'utiliser des animaux vivants.
Réduction
Le nombre d'animaux par procédure a été évalué en fonction des besoins des différents services de l'Institut en termes de formation initiale des personnes n'ayant jamais manipulé de rat d'une part et selon les besoins de maintien des compétences au fil du temps d'autre part. Voici le détail du calcul : Pour la première partie du projet : • Formation initiale nouveaux arrivants : 8 rats prévus par personne sur 5 ans • Maintien des compétences : 1 rat x 4 personnes tous les 4 mois sur 5 ans. Pour les animaux de la seconde partie du projet : • Formation initiale nouveaux arrivants : 10 rats prévus par 1 personne sur 5 ans • Maintien des compétences : 1 rat x 5 personnes tous les 2 mois sur 5 ans. Le nombre d'animaux utilisés est plus grand et la fréquence d'entrainement est plus grande pour la seconde partie du projet car les gestes techniques à réaliser nécessitent plus d'entrainement. Il existe des rats factices sur lesquels nous nous entrainerons aux différents prélèvements et administrations avant d'utiliser des animaux vivants. Par ailleurs, afin de réduire au minimum le nombre de rats utilisés, la très grande majorité des animaux servant aux formations proviendront d’autres projets terminés ou surnuméraires.
Raffinement
Les rats sont hébergés en groupe pour respecter leur caractéristique d'animaux grégaires. De l'enrichissement sera placé dans les cages d'hébergement ( nid, bâton et balle à ronger, croquettes d'alimentation dans le fond de la cage). Pour les premières phases d'entrainement sur les différents prélèvements sanguins, des rats factices seront utilisés. Les animaux utilisés en vigile seront particulièrement surveillés post manipulation pour déceler toute forme d'inconfort ou de douleur. Les points limites selon la procédure que les rats auront subi seront particulièrement surveillés. -Point d’injection : une attention particulière est mise sur ces sites afin de s’assurer qu’il n’y a pas d’infection./d’inflammation (rongeur, écoulement…). Dans ce cas, les animaux seront soit traités, soit euthanasiés. -Gavage : l’animal sera surveillé après l’administration pour s’assurer de l’absence de fausse route. En cas de fausse route, l’animal sera immédiatement euthanasié. La bonne prise alimentaire et de boisson sera surveillée après le gavage. En cas de problème decelé, l'animal sera mis à mort. Afin de garantir une non douleur de l'animal et un confort de manipulation de l'expérimentateur, nous ferons les procédures les plus invasives sur animaux anesthésiés et sans réveil.
Choix des espèces
L’Institut développe de nouveaux modèles de rats génétiquement modifés depuis quelques années. Une fois ces modèles prêts, il s'avère scientifiquement nécessaire de les caractériser et pour cela, le personnel doit être formé aux différentes techniques de manipulation, administration et prélèvements. Les animaux seront adultes (8 semaines à 20 mois) car pour la majorité issus d’autres projets d’une part et d’autre part parce que les projets de l'institut se font sur adultes et le personnel doit donc se former à ce stade. Les animaux seront indifféremment des mâles ou des femelles selon la disponibilité en animaux «inutilisés» dans les animaleries.
Élevage et maintien de modèles murins pour l’étude de la maladie de Huntington à phénotype dommageable (2/2)
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
2 880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Il s'agit d'un élevage de lignées modélisant la maladie de Huntington, les animaux étant maintenus en reproduction puis tués en fin de vie reproductive pour prélever leur cerveau. Le porteur affirme que les symptômes neurologiques et moteurs "ne deviennent jamais handicapants" et n'apparaissent que lors de tests comportementaux dédiés, sans les nommer. Il indique qu'il n'existe "pas de méthode alternative" au modèle animal et signale un stress lié au transport, aux manipulations et à l'isolement des mâles reproducteurs.
Objectifs
Il s’agit d’un projet d’élevage et de maintien dans 2 établissements utilisateur de differents modèles de souris génétiquement altérés avec des mutations qui entrainent l'apparition de la maladie de Huntington comme dommage. Le but de ce projet est donc de générer les animaux nécessaires pour étudier cette maladie. L'utilisation de ces animaux est essentielle pour mener à bien plusieurs projets de recherche, qui vont nous permettre de répondre à des questions majeures sur les mécanismes de mise en place de la maladie de Huntington et aboutissant sur des innovations thérapeutiques.
Bénéfices attendus
L'élevage et le maintien de ces lignées de souris ont pour but de générer le nombre d'animaux nécessaires à plusieurs projets de recherche tout en surveillant l'apparition de phénotypes dommageables et en assurant le bien être animal. Il n’existe pas de méthode alternative, autre que le recours aux modèles animaux, pour atteindre les objectifs des projets visant à mieux comprendre les mécanismes de mise en place de la maladie de Huntington et aboutir à des innovations thérapeutiques permettant de retarder la progression de la maladie, ou d’empêcher l’apparition des symptômes.
Procédures
Les animaux de ce projet seront mis en reproduction et/ou maintenus en vie jusqu'à la fin de leur vie reproductive. Ces animaux vont développer en vieillissant la maladie de Huntington caractérisé par de symptômes neurologiques et moteurs légers qui ne sont observés que lors de certains tests comportementaux conçus à cet effet. Ces symptômes ne deviennent jamais handicapants pour l’animal et n’occasionnent pas de perte d'autonomie ni de perte de poids excessive.
Impact sur les animaux
Les animaux de ce projet ont un phénotype qui peut devenir dommageable avec l’âge. Pour la prise en charge de ce phénotype, les animaux seront toujours maintenus sous forme hétérozygote, qui se caractérise par l’expression de symptômes légers. Les symptômes neurologiques et moteurs associés aux modèles ne sont observés que lors de certains tests comportementaux conçus à cet effet. Ces symptômes ne deviennent jamais handicapants pour l’animal et n’occasionnent pas de perte d'autonomie ni de perte de poids excessive. Nous ne nous attendons donc pas à observer des altérations significatives de la qualité de vie des animaux, ni de morts prématurées dû au phénotype. Nous pouvons identifier 3 nuisances légères potentielles: 1) un stress léger pendant leur transport d'un établissement à l'autre; 2) un stress léger lors de la manipulation par l'expérimentateur pendant la mise en place des croisements; 3) un stress pour les mâles reproducteurs lors de leur isolement pour les mettre en croisement jusqu'à la fin de leur vie reproductive.
Devenir
Étant donné qu'il s'agit d'élevage d'organismes génétiquement modifiés, l'ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de leur vie reproductive.
Remplacement
Nous avons précédemment démontré que les modèles murins actuelles reproduisent plusieurs des principales caractéristiques pathologiques de la maladie de Huntington in vitro et in vivo, ce qui nous a permis de répondre à des questions majeures sur les mécanismes moléculaires de la maladie et d'aboutir à des innovations thérapeutiques dans les dernières années. Il n’existe pas de méthode alternative, autre que le recours aux modèles animaux, pour atteindre les objectifs de nos projets de recherche et reproduire la complexité d’un organisme vivant. De plus, nous avons développé de nouveaux modèles murins afin de pouvoir étudier le rôle de la protéine responsable de la maladie de Huntington en conditions physiologiques et pathologiques.
Réduction
Nous allons générer 2880 animaux pendant les 5 années du projet pour le maintien de 3 lignées différentes. Le nombre d'animaux a été determiné de manière à réduire au maximum le nombre d'animaux utilisé tout en gardant suffisamment d'individus pour ne pas compromettre la validité des expériences et nous permettre d’obtenir des conclusions scientifiquement solides pour l’ensemble des projets de recherche. L'ensemble du schéma d'élevage et de maintien des animaux proposé est en accord avec les recommandations des organismes compétents en matière d'élevage de souris. De plus, nous prélèverons le cerveau de tous les animaux générés à la fin de leur vie reproductive. Ainsi, nous pourrons les utiliser afin de mettre au point de futures expériences sans devoir générer d'autres animaux, dans un principe de réduction du nombre d’animaux utilisés pour nos projets.
Raffinement
Ce projet vise à concilier une interprétation fiable des résultats et le respect du bien-être animal. Comme expliqué plus haut, aucun effet indésirable majeur n’est attendu chez l’animal. Les animaux seront hébergés dans des cages équipées d’une litière stérile et d’un enrichissement prévu par l'animalerie permettant aux animaux de fabriquer leurs nids. Tous deux seront changés toutes les semaines. Les cages seront équipées d’un accès illimité à l’eau et à la nourriture standard, changés également toutes les semaines. Le transport des animaux sera effectué en cages occultées avec enrichissement et des croquettes mouillées dans la cage. Les groupes sociaux initialement formés dans les cages seront conservés lors du passage d’une animalerie à l’autre. Pour reduire au maximum leur stress lors de la manipulation pendant la mise en place des croisements, un seul manipulateur (zootechnicien ou utilisateur) réalisera ce geste. L’état de santé des animaux sera surveillé régulièrement par des mesures de leur poids jusqu'à leur mise à mort. En particulier pour les mâles reproducteurs isolés, nous surveillerons plus attentivement l'apparition de signes de stress (comme l'alopécie) et, si nécessaire, ils seront remplacés avant la fin de leur vie reproductive pour minimiser leur stress. L’état de santé des animaux sera surveillé pendant toute la durée de l’étude. Les animaux seront élevés dans des conditions répondant aux critères relatifs aux soins et à l’hébergement des animaux de l’Annexe II du 1er février 2013 de l’arrêté fixant les conditions d’agrément, limitant ainsi les angoisses qui pourraient être induites par l’environnement.
Choix des espèces
Compte tenu de la similarité de son anatomie avec celle de l’Homme, la souris est un modèle de choix pour l’étude in vivo de la maladie de Huntington. Les modèles murins permettent de comprendre le rôle de la protéine responsable de cette maladie et de ses interactions au niveau d’un organisme entier. Les mâles et femelles reproducteurs seront maintenus en vie jusqu’à l'âge de 8 mois, quand leur fertilité diminue de manière considérable. À ce stade, les symptômes neurologiques et moteurs associés aux modèles ne sont observés que lors de certains tests comportementaux conçus à cet effet mais ne deviennent pas handicapants pour l’animal et n’occasionnent pas de perte de poids excessive.
Double geste tatouage des phalanges/récolte d’un bout d’oreille dans le but de faire un génotypage sur des souris.
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
1 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, limitées ici à leur identification. Chaque animal subit au sevrage un tatouage des phalanges à l'aiguille et l'ablation d'un bout d'oreille de deux millimètres pour le génotypage, un double geste que le porteur décrit comme provoquant une douleur passagère. Les animaux ne sont pas tués dans le cadre de ce projet, une partie étant incluse dans une autre autorisation et le reste maintenu pour l'élevage. Le porteur affirme que le tatouage est "obligatoire" pour les animaux génétiquement modifiés et indique qu'un essai de génotypage sur poils s'est révélé peu fiable.
Objectifs
Dans le cadre de l’étude du rôle d’une protéine, une souche de souris mutées a été générée. Un élevage de ces souris est hébergé et maintenu au sein de notre animalerie, dans le cadre d’un projet de thèse portant sur le rôle de cette protéine dans la relation vascularisation/formation osseuse. Des croisements hétérozygotes sont effectués pour obtenir des individus de génotypes différents. Il est donc nécessaire de génotyper systématiquement les individus provenant de ces portées et des croisements homozygotes sont effectués pour regénérer des individus hétérozygotes. Ce génotypage est effectué dans le même temps que le tatouage des animaux afin de les identifier au moment du sevrage, à 1mois. Le but du tatouage est d’identifier les animaux grâce à un code de points au niveau des doigts des pattes avant et arrière. Ce tatouage est obligatoire pour les animaux génétiquement altérés dans l’éventualité d’une fuite des animaux. Un bout d’oreille est récolté afin d’avoir assez de matériel génétique pour génotyper les animaux provenant de portées dont les souriceaux peuvent être d’un génotype différent.
Bénéfices attendus
Ce projet permet d’identifier les animaux de façon rapide et simple et de récupérer une quantité de matériel génétique suffisant pour pouvoir génotyper les animaux. Les deux gestes se font dans le même temps et la manipulation durent environ 5min afin de limiter le stress des animaux.
Procédures
Le tatouage des phalanges et récolte d'un bout d'oreille se font systématiquement chez tous les animaux dans le même temps. L'entièreté de la procédure ne dure pas plus de 5min.
Impact sur les animaux
Le tatouage des phalanges se fait à l’aide d’une aiguille trempée dans de l’encre verte et un bout d’oreille de 2mm est coupé à l’aide d’une paire de ciseaux. Ce double geste induit une douleur passagère dûe à la piqûre de l’aiguille et à la découpe de l’oreille. L’oreille ne saigne pas et cicatrise très vite, il n’y a donc pas de douleur sur le long terme. Le tatouage n’entraîne pas de problème pour se déplacer.
Devenir
Une partie de ces souris est incluse dans une Demande d'Autorisation de Projet actuellement en cours, le reste sera utilisé pour du maintien d'élevage et potentiellement pour d'autres Demandes d'Autorisation de Projet.
Remplacement
Ces animaux sont utilisés dans le cadre d’une autre Demande d’Autorisation de Projet. Le tatouage est obligatoire pour les animaux génétiquement altérés dans l’éventualité d’une fuite des animaux. La récolte d’un bout d’oreille est la meilleure façon d’avoir suffisament de matériel génétique pour faire un génotypage.
Réduction
Les croisements sont effectués entre des animaux de génotype différent, les souriceaux peuvent donc aussi avoir des génotypes différents qui ne sont pas visibles au niveau du phénotype, il est donc nécessaire de récupérer du matériel génétique afin de les génotyper. Le tatouage est obligatoire pour les animaux génétiquement altérés dans l’éventualité d’une fuite des animaux.
Raffinement
Afin de réduire la douleur des animaux, un essai de génotypage sur des poils récupérés au niveau du dos ou du ventre a été effectué mais la qualité des résultats est assez aléatoire, ce qui rend difficile de conclure sur le génotype surtout pour les souris hétérozygotes. De nouveaux essais seront effectués et en cas de validité et fiabilité, cette technique de génotypage sur prélèvement d’oreille sera arrêtée et remplacée par une technique de prélèvement de poil.
Choix des espèces
Ces animaux sont utilisés dans le cadre d’une autre Demande d’Autorisation de Projet. Les souris sont sevrées à 1mois. Le double geste tatouage/récolte d’un bout d’oreille se fait à ce moment là.
Implantation sous-cutanée de biocapteurs sans fil pour la mesure en continu du glucose avec auto-recalibration
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
44 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit sous la peau un biocapteur de glucose de deux centimètres de diamètre par chirurgie, subit des prélèvements de sang et des mesures sous anesthésie, puis est tué entre un et vingt-huit jours pour analyser les tissus autour de l'implant. Le porteur indique que la taille du dispositif justifie de préférer le rat à la souris et reconnaît une gêne ainsi qu'une douleur postopératoire. Il affirme que l'étude de la réaction à corps étranger impose le recours aux animaux, le projet visant une "preuve de concept" pour un futur "pancréas artificiel".
Objectifs
L'ensemble du projet vise à développer des biocapteurs de glucose capables de communiquer sans fil et sans pile avec un récepteur pour de futures applications de mesure en continu de la glycémie (la concentration de glucose) au profit de patients diabétiques. Les biocapteurs seront composés d'un biomatériau biocompatible, portant deux régions conductrices en or de chaque côté ; le signal électrique produit en présence du glucose créera une onde électromagnétique détectée à distance par un récepteur. Ce biocapteur ne nécessitera pas de pile pour la transmission sans fil. La technologie développée dans ce projet vise également à analyser la formation de fibrose autour du biocapteur pour, à terme, éviter aux patients diabétiques de se piquer le doigt quotidiennement. La finalité du projet s'inscrit dans la dynamique de recherche portant sur le concept de "pancréas artificiel".
Bénéfices attendus
Ce projet vise à établir une preuve de concept de la technologie. "L'épidémie" de diabète à travers le monde, et en particulier dans les pays pauvres, justifie le développement de biocapteurs dont le coût de production soit aussi réduit que possible, ce qui est le cas pour la technologie dont dépend le projet présenté ici. Le biocapteur développé dans un premier temps pour la preuve de concept est de taille assez importante pour s'assurer d'un signal électromagnétique suffisant pour être détecté à distance et à travers les tissus de l'animal. Par la suite, nous ferons évoluer la technologie pour miniaturiser le dispositif implanté. D'autre part, l'évaluation de la fibrose autour du biocapteur vise à développer des biocapteurs "2 en 1", qui permettent à la fois une mesure en continu de la glycémie avec communication sans fil vers un récepteur et une auto-calibration qui pourrait dispenser les patients de la piqûre du doigt, ou au moins en diminuer la fréquence. La finalité du projet s'inscrit dans la dynamique de recherche portant sur le concept de "pancréas artificiel".
Procédures
Les animaux seront soumis à une seule procédure chirurgicale sous anesthésie d'une durée inférieure à 20 min. Certains seront soumis au prélèvement sous anesthésie d'une goutte de sang à une ou plusieurs reprises (durée maximale de l'anesthésie : 10 min). Pour les mesures sans fil sur animaux anesthésiés, la durée maximale de l'anesthésie (profonde pour la chirurgie puis légère pour les mesures) sera d'une heure.
Impact sur les animaux
Les biocapteurs implantés sont de taille relativement importante à ce stade (diamètre de 2 cm) et entraineront donc une gêne (non douloureuse) pour les animaux. C'est la raison pour laquelle les rats ont été préférés aux souris. Il s'agit d'une implantation en sous-cutané. Une douleur post-chirurgicale due à l'incision devra donc être prise en compte par un traitement analgésique adapté.
Devenir
Les animaux devront tous être euthanasiés, entre 1 jour et 28 jours après l'implantation, de manière à prélever et analyser les tissus situés autour de l'implant.
Remplacement
Les premières expériences (choix d'une résine non toxique, optimisation des biocapteurs, développement des récepteurs pour la communication sans fil) ont été/seront effectuées in vitro et n'impliquent pas l'utilisation d'animaux de laboratoire. Dans les expériences suivantes, où la réaction à corps étranger doit être présente pour les études de développement pré-clinique, il n'est pas possible de remplacer les animaux.
Réduction
Comme il s'agit à ce stade d'un projet "preuve de concept" où la question est surtout de montrer que le système électronique fonctionne in vivo, nous prévoyons de faire les étapes d'optimisation sur un seul rat à chaque étape et sur trois rats pour chaque condition de l'analyse de biocompatibilité. Ensuite, des petits groupes de rats (n = 3/groupe) permettront d'évaluer la reproductibilité des dispositifs et du système de détection.
Raffinement
Lors de la chirurgie et dans les jours suivants si nécessaire, une analgésie suffisante sera mise en place (morphinique, anesthésiques locaux à durée d'action courte et moyenne, anti-inflammatoire non stéroidien). Un seul biocapteur pourra être implanté sur chaque animal pour limiter la gêne ressentie. Afin de limiter autant que possible le stress des animaux, ceux-ci seront maintenus dans leur groupe d'origine après la chirurgie et les mesures qui nécessitent une immobilisation des animaux seront effectuées sous anesthésie légère si nécessaire. Les cages sont pourvues d'un enrichissement (frisons, tunnels en plastique) ; après chirurgie, les animaux se réveilleront dans une cage isolée avant d'être remis avec leurs congénères. Une grille d'évaluation utilisée pour suivre les animaux impliqués dans une expérimentation permettra de définir un score à ne pas dépasser ; en cas de dépassement (atteinte de point limite), l'animal sera euthanasié.
Choix des espèces
Compte tenu de la taille des biocapteurs (2 cm de diamètre), les rats ont été préférés aux souris. Pour la même raison et parce qu'il ne s'agit pas d'une étude en lien avec le développement, nous utiliserons des animaux adultes (12-30 semaines).
Etude de l’impact de la perte de fonction de CFTR sur le développement de l’ostéoporose chez la souris 1/2
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
92 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent l'ablation chirurgicale des ovaires pour provoquer une ostéoporose, puis jusqu'à trois séances d'imagerie annuelles sous anesthésie générale, avant d'être tuées pour prélever les tissus osseux. Le porteur reconnaît un risque de mortalité chirurgicale et prévoit d'abandonner la procédure au-delà de certains seuils, mais n'attend "aucun autre effet indésirable". Il affirme qu'il n'existe pas d'alternative non animale pour reproduire la perte osseuse post-ménopause liée à la mucoviscidose.
Objectifs
L’ostéoporose est une problèmatique de santé publique. Cette pathologie, qui touche près de 40% des femmes et 15% des hommes de plus de 65 ans dans le monde, se traduit par une perte excessive de la masse osseuse et une diminution de la résistance des os, induisant une augmentation considérable du risque de fractures (377 000 nouvelles fractures dues à l’ostéoporose sont recencées chaque année en France). Il en résulte un important impact pour la société en raison des prises en charges hospitalières et thérapeutiques nécessaires à ces patients. Les patients souffrant de mucoviscidose présentent une forme particulière d’ostéoporose appelée maladie osseuse liée à la mucoviscidose. Cette maladie est due à un problème génétique dont l’effet précis sur l’os n’est pas aujourd’hui connu. Ce projet qui se déroule dans deux établissements utilisateurs a pour objectif de consolider les données dores et déjà acquises sur l’effet biologique de la problématique génétique sur la qualité osseuse, en étudiant les os de souris où l’ostéoporose sera induite par le retrait chirurgical des ovaires au cours du temps. Ces approches expérimentales permettent de récapituler les changements majeurs intervenant dans le cadre de la survenue de la ménopause chez la Femme, et de façon plus globale dans les deux sexes en lien avec le vieillissement de l’organisme. Ce travail permettra donc, à terme, de mieux comprendre l’impact de la problématique génétique sur les altérations osseuses dans des populations de plus en plus agées et donc de proposer de nouvelles molécules pour lutter contre la pathologie osseuse liée à la mucoviscidose et plus généralement contre l’ostéoporose.
Bénéfices attendus
L’ostéoporose se traite actuellement par des moyens non médicamenteux et médicamenteux. La prise en charge non médicamenteuse fait ainsi appel à l’optimisation de la prise de calcium, le plus souvent d’origine alimentaire, une activité physique adaptée et régulière, couplées à la réduction de tous les facteurs favorisant la perte accélérée du capital osseux et les facteurs favorisant les chutes. Les traitements médicamenteux de l’ostéoporose se basent essentiellement sur des médicaments bloquant la résorption osseuse, ou des substituts des hormones, mais toutes ces approches thérapeutiques doivent être adaptées en fonction de différents facteurs de risques et ne présentent qu’une efficacité limitée chez les patients souffrant de mucoviscidose. Les résultats de cette étude permettront une meilleure compréhension de l’impact de la problématique génétique dans l’établissement de l’ostéoporose post-ménopause ou liée à l’age et pourront orienter vers de nouvelles pistes thérapeutiques potentielles.
Procédures
Les animaux recevront une intervention chirurgicale de 30 min sous anesthésie générale pour la procédure de retrait des ovaires au sein du premier établissement utilisateur. Ils seront également soumis au maximum à trois séances d’imagerie de 30 min, sous anesthésie générale, par an, au sein du second établissement utilisateur.
Impact sur les animaux
Toute approche chirurgicale implique un risque de mortalité lors de l’intervention et après. Néanmoins, si la mortalité en lien avec la réalisation de la chirurgie est supérieure à 10% pour le groupe d’animaux ne portant pas de problème génétique et supérieure à 50% pour le groupe portant l’anomalie génétique, la procédure complète sera abandonnée. Un gonflement, une perte de liquide et une irritation, susceptibles d’engendrer une diminution de l’activité de l’animal, peuvent nuire à la bonne alimentation et donc mener à une perte de poids voire à un comportement de repli. Une légère perte de poids des animaux, classiquement constatée après les interventions chirurgicales est attendue dans les tous premiers jours avant une reprise de poids classique ensuite. A notre connaissance, aucun autre effet indésirable n’est attendu.
Devenir
A l’issue des procédures tous les animaux seront euthanasiés afin de prélever les tissus osseux et observer la microarchitecture osseuse par scanner à haute résolution et analyses histologiques et immunohistochimiques et biomécaniques.
Remplacement
A notre connaissance il n’y a pas d’alternative non animale efficace qui permet d’étudier la perte osseuse induite par chute des taux hormonaux, mimant l’ostéoporose post-ménopause chez l’Homme, ou en lien avec le vieillissement de l’organisme. Les mécanismes complexes de régulation en cascade des différents tissus, chacun contenant plusieurs types cellulaires, et du système immunitaire notamment via la mise en place d’une mobilisation augmentée des cellules résorbant l’os par exemple n’est pas réalisable en dehors de modèles in vivo impliquant un animal complet. Les données sur ces régulations complexes et multifactorielles sont encore trop minimalistes en l’état actuel des connaissances scientifiques pour envisager une modélisation numérique susceptible de répondre à notre hypothèse.
Réduction
Sur la base de nos expériences précédentes, un nombre optimisé d’animaux (10 par groupe) sera employé pour ces procédures afin que les valeurs obtenues soient exploitables sur le plan statistique en fin d’expérimentation. Une logique d’arrêt des procédures est de plus mise en place : en cas de dépassement par 3 animaux par groupe des points limites, la procédure sera interrompue. Des tests statistiques adaptés à nos effectifs seront utilisés.
Raffinement
Lors de leur arrivée à l'animalerie, une période de d’acclimatation d’une semaine sera appliquée afin que les souris s'acclimatent à leur nouveau lieu d'hébergement. Les cages seront enrichies d’abri et roues ainsi que de matériaux (morceau de coton ou de sopalin, tube en carton...) permettant aux animaux d'améliorer leur cage. A chaque intervention les animaux seront endormis afin de limiter le stress et la douleur. Du fait de l’intervention chirurgicale pour la procédure portant sur l’ostéoporose post-ménopause, une douleur après l’opération sera anticipée avec l’utilisation de médicaments antidouleurs. Un suivi rapproché (2 fois par jour) sera effectué sur les deux jours suivants la chirurgie et si des signes d’inconfort étaient détectés. Le suivi des animaux se fera tous les deux jours ensuite sur la première semaine puis deux fois par semaine ensuite. Les animaux engagés pour la procédure 2 seront visités deux fois par semaine. Le poids des animaux sera mesuré à chaque temps de traitement. Les animaux seront finalement euthanasiés après anesthésie générale. Afin de réaliser les analyses par imagerie, sur un site distant abritant la plateforme dédiée, les animaux seront transportés par véhicule personnel climatisé afin de consevrer une température optimale pour les animaux de 20°C, (8 km, environ 10 minutes). Le transport sera effectué dans des cages de transport propres, spécifiquement préparées, et les animaux seront remis dans des cages habituelles avec eau et nourriture à volonté dès leur arrivée. Le retour s’effectuera de la même manière.
Choix des espèces
La réalisation de ces études chez la souris via le modèle est décrite et validée. Les expériences antérieures ont donné des résultats exploitables. La souris étant un animal de petite taille, son hébergement en groupe sociaux de plusieurs individus est facilité au sein de notre établissement utilisateur en regard du matériel à disposition. Dans le but de se placer dans des conditions expérimentales les plus représentatives de la réalité physiologique rencontrée en médecine humaine, les souris utilisées seront des souris adultes âgées de 8 semaines à l’initiation de la procédure.
Impact de la dérégulation de métabolites-cibles déficitaires au cours du vieillissement dans la mise en place de la sarcopénie et des désordres métaboliques liés à l’âge et potentiel thérapeutique de leur supplémentation – EU1/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système musculosquelettique
2 060 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des gavages ou injections quotidiens jusqu'à deux mois, sont isolées quarante-huit heures pour la calorimétrie, subissent des prélèvements sanguins et une série de tests moteurs (rotarod, marche, force de préhension, suspension, tapis roulant) et de tolérance au glucose, avant d'être tuées pour prélever leurs tissus. Le porteur reconnaît le stress de l'isolement, des mises à jeun et des gavages répétés pouvant irriter l'œsophage. Il affirme que l'action systémique des métabolites ne peut être étudiée que "in vivo" et justifie des groupes de dix animaux par la variabilité liée au vieillissement.
Objectifs
Avec l'augmentation de l'espérance de vie, améliorer ou préserver la santé et la qualité de vie des personnes âgées afin qu'elles puissent être autonomes le plus longtemps possible représente un enjeu majeur de santé publique. La sarcopénie, qui se caractérise par une perte de la masse et de la force musculaire avec l’âge, joue un rôle critique dans la perte de mobilité du sujet âgé. Si le vieillissement d’un tissu a une origine intrinsèque, il peut également résulter du vieillissement global de l’organisme, notamment via des altérations de la communication entre les organes. Or, il a récemment été montré que le vieillissement du tissu adipeux blanc (TA) pouvait avoir un impact délétaire sur la fonction musculaire, soulevant l’intérêt de comprendre la communication TA-muscle au cours du vieillissement. Parmi les médiateurs de cette communication, on retrouve les métabolites, de petites molécules organiques intermédiaires du métabolisme. Or, nos données préliminaires ont permis de mettre en évidence un défaut de production de certains métabolites par le TA âgé qui corrèle avec une diminution de leur concentration circulante et intra-musculaire chez la souris âgée. Compte tenu de leur importance dans le maintien de l'intégrité musculaire, un défaut d’approvisionnement des métabolites du TA vers le muscle au cours du vieillissement pourrait participer au développement du processus sarcopénique ainsi qu’aux désordres métaboliques qui lui sont associés (intolérance au glucose, résistance à l’insuline). Ainsi, l'objectif de ce projet est 1. de tester si une carence en métabolites-cibles identifiés comme sous-produits par le TA avec l’âge participe à la faiblesse musculaire et aux désordres métaboliques qui lui sont associés. 2. de tester si supplémenter ces métabolites - individuellement ou en combinaison - chez la souris âgée (afin de restaurer leur disponibilité systémique) permet de prévenir/contrecarrer la mise en place de la sarcopénie et des désordres métaboliques liés à l'âge. Ce projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs (EU1 et EU2), certains équipements nécessaires au phénotypage de nos animaux n’étant disponibles que dans l’EU1 ou que dans l’EU2.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre la physiopathologie de la sarcopénie liée à l’âge en évaluant l’impact d’une carence en métabolites-cibles (précédemment identifiés comme étant déficitaires au cours du vieillissement) sur la mise en place des désordres musculaires et métaboliques associés à l’âge. Le potentiel thérapeutique de leur supplémentation chez la souris adulte/âgée devrait nous permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour prévenir/contrecarrer le développement du processus sarcopénique ainsi que les désordres métaboliques qui lui sont associés.
Procédures
Certains animaux recevront un traitement pharmacologique quotidien soit par gavage (moins de 15 secondes par souris), soit par injection intra-péritonéale ou sous-cutanée (moins de 15 secondes par souris) pour une durée maximale de 2 mois (EU1/2). D'autres animaux seront supplémentées avec les métabolites-cibles de façon non invasive pour une durée de 2 à 6 mois en intégrant ces molécules à leur eau de boisson ou à leur nourriture (EU1/2). Ces animaux pourront être soumis à des prises de sang à la veine de la queue (espacées d'au moins 6 semaines, durée approximative d'intervention : 10 minutes par souris) (EU1/2). Leur composition corporelle sera mesurée de façon non invasive grâce à un système de résonance magnétique nucléaire (RMN) (temps de mesure moyen par souris : 90 secondes) et leur dépense énergétique par calorimétrie indirecte (isolement en cage individuelle pendant 48h) (EU2/2). Leur fonction musculaire pourra être évaluée à l'aide de différent tests non invasifs (mesure de l'équilibre avec le système Rotarod (durée: 5 minutes maximum, répétée 2 fois avec 15 minutes de repos entre 2 essais ; analyse de leur démarche lors d'une marche spontanée à l’aide d’un test de distribution pondérale cinétique (KWB) (durée approximative: 5 minutes), mesure de leur force musculaire grâce à un dynamomètre relié à une grille (durée totale approximative: 5 minutes, 3 mesures consécutives séparées par 1 min de repos, expérience répétée une fois après 15 min de repos), test de suspension sur une grille inversée (durée dépendante des capacités de l'animal: de quelques secondes à 30 minutes), course sur tapis roulant (durée dépendante des capacités de l'animal: de quelques minutes à 45 minutes) (EU1/2). Des tests de tolérance au glucose (GTT) et à l'insuline (ITT) pourront également être réalisés (prélèvements de sang durant les GTT/ITT pour la mesure de la glycémie à 8 temps donnés espacés de 15 minutes minimum (8 x 5 secondes) suite à un gavage au glucose (moins de 15 secondes par souris) pour la GTT ou une injection intra-péritonéale d'insuline (moins de 15 secondes par souris) pour l'ITT (EU1/2). L'ensemble de ces tests pourront être répétés jusqu'à 4 fois dans la vie de l'animal, avec une période minimale de 6 semaines entre deux tests.
Impact sur les animaux
Plusieurs nuisances ou effets indésirables sont attendus au cours de ce projet : 1. stress des animaux au moment de leur réception (une période d’acclimatation d’au moins une semaine sera respectée); 2. L’isolement des souris pour la calorimétrie indirecte (48h au total, acclimatation puis mesure) est une source de stress. Les animaux gardent toutefois un contact visuel avec leurs congénères dans les cages voisines et sont rapidement remis dans leur cage d’origine ; 3. stress au moment des manipulations pour les tests de caractérisation de la fonction musculaire et métabolique (habituation des animaux aux expérimentateurs ainsi qu'aux dispositifs expérimentaux); 4. Des gavages répétés quotidiennement peuvent induire une irritation de l'oesophage et des injections intra-péritonéales ou sous-cutanées répétées quotidiennement une douleur au niveau du point d'injection (les sites d'injection seront changés chaque jour) 5. la mise à jeun des animaux représente une source de stress (le temps de jeûne sera limité à 6 heures). 6. les prises de sang à la queue sont source d'inconfort (prélèvement d'un volume restreint de sang (80ul) espacé de 15 jours au minimum)
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de collecter leurs tissus et de procéder à des analyses métaboliques, biochimiques ou d'expression de gènes. Ces études permettront de mieux comprendre les mécanismes tissulaires et cellulaires mis en jeu dans les phénomènes observés.
Remplacement
Ce projet vise à mieux comprendre la physiopathologie de la sarcopénie liée à l'âge et des désordres métaboliques qui lui sont associés, ainsi que leur potentielle amélioration par des stratégies de supplémentation en métabolites-cibles. Ceci nécessite de prendre en compte l'action systémique des métabolites-cibles administrés, ainsi que la contribution relative des différents organes métaboliques au phénotype, ce qui ne peut être réalisé que par une approche intégrée in vivo. Lorsque possible, une partie de l’étude sera réalisée sur des lignées immortalisées de cellules musculaires humaines afin de répondre à des questions plus ciblées ne nécessitant pas une approche intégrée.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire pour répondre aux différentes problématiques scientifiques exposées dans ce projet a été déterminé en se basant à la fois sur les données bibliographiques actuelles et sur des études préliminaires déjà réalisées par le porteur du projet. Compte tenu de la variabilité des capacités physiques et des paramètres métaboliques généralement observée au sein d’un groupe homogène, des groupes de 10 animaux seront formés afin de pouvoir mettre en évidence des différences statistiques. Ce nombre d’animaux est classiquement utilisé dans la littérature pour réaliser ce type d'études, en particulier dans un contexte de vieillissement, où la variabilité inter-individuelle tend à augmenter avec l'âge. Dans un souci de réduction, le projet a été designé de façon à réaliser plusieurs expériences sur les mêmes groupes d'animaux dès lors qu’elles ne sont pas susceptibles d’interférer les unes avec les autres. De plus, une veille bibliographique sera effectuée afin d'éviter de refaire des expérimentations déjà réalisées par d'autres équipes de recherche sur les mêmes molécules. Les tissus et organes prélevés seront utilisés non seulement pour l’analyse du métabolome (par spectrométrie de masse) mais aussi pour des analyses transcriptomiques, protéomiques et biochimiques. Nous avons en effet mis au point des conditions de préparation des tissus (lyophilisation, pulvérisation) qui nous permettront, à partir de la même poudre, de faire plusieurs analyses en parallèle. Ceci permet d’optimiser et de réduire le nombre d’animaux utilisés dans notre projet.
Raffinement
Les procédures seront réalisées dans le respect du bien-être animal pour limiter la souffrance, la douleur ou l’angoisse des animaux, en respectant les points limites préalablement définis. Lors du transport des animaux, l’enrichissement de leur cage sera multiplié afin de les occuper pendant le trajet (coton salivaire et bouts de bois à ronger en plus du matériel de nidification). Les animaux seront protégés en permanence des intempéries, des rayons du soleil ou des écarts de température. Leur exposition au bruit et aux vibrations sera limitée au maximum et les souris ne seront jamais transférées en présence d’espèces différentes – hors rongeurs – dans le même véhicule. Lors de leur arrivée à la zootechnie, les animaux seront placés en pièce d'acclimatation. Ils seront pris en charge par du personnel de la zootechnie compétent qui vérifie leur état et place de l'enrichissement dans les cages pour amoindrir le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux issus de différents cartons de transport ne seront jamais mélangés lors de la répartition dans les cages d'hébergement. Le caractère grégaire des souris sera maintenu puisque les animaux ne seront jamais seuls en cage (sauf si un isolement est nécessaire pour cause de bagarres). Les cages seront passées en revue deux fois par semaine pour repérer les blessures éventuelles, un comportement anormal (isolement, pas de reflexe de fuite lorsque l'on vient attraper l'animal), maigreur, problème de dentition, et pesés au moins une fois par semaine. Les tests fonctionnels seront réalisés suite à une habituation des animaux aux expérimentateurs ainsi qu'aux dispositifs expérimentaux utilisés, afin de réduire le stress engendré et améliorer la reproductibilité des résultats. De plus, en ce qui concerne la stratégie de supplémentation en métabolites-cibles, une approche physiologique non invasive via leur eau de boisson/nourriture sera privilégiée afin d'améliorer le bien être animal et réduire le stress lié aux expérimentations. Chaque étude est discutée avec l’ensemble de l’équipe de recherche afin de garantir la pertinence de chaque expérience.
Choix des espèces
Nous avons décidé de travailler sur la souris car cette espèce est un modèle bien établi pour l’analyse des fonctions métaboliques et sa cinétique de vieillissement est elle aussi bien documentée. De plus, dans la mesure où nous travaillons sur la problématique du vieillissement, la souris nous permet de réduire le temps d'expérimentation car elle a une espérance de vie plus courte (1 à 3 ans) en comparaison au rat (2 à 3.5 ans) ou au cobaye (4 à 8 ans). Pour cette étude, nous utiliserons des souris de différents âges : 3-6 mois pour les souris « jeunes », 10-14 mois pour les souris adultes d'âge moyen et 18-24 mois pour les souris « âgées » afin de caractériser la contribution d'un déficit en métabolites-cibles dans la mise en place de la sarcopénie et des désordres métaboliques qui lui sont associés au cours du vieillissement.
Caractérisation d’un nouveau modèle murin, optimisation de l’expression d’un transgène par modulation du sérotype et de la voie d’administration et évaluation de son effet thérapeutique en vue d’une application en thérapie génique pour la Sclérose Latérale Amyotrophique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
4 166 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent des biopsies de la queue, des prélèvements sanguins étalés jusqu'à dix-huit mois, une batterie de tests moteurs (arène, suspension à une grille, mesure de la force musculaire, barre crantée, tapis roulant) et des injections dans le cerveau ou la moelle épinière de trente à soixante-dix minutes, avant d'être tuées pour les analyses. Le porteur décrit une lignée transgénique reproduisant la sclérose latérale amyotrophique et annonce des symptômes moteurs "très peu probables". Il affirme que l'évaluation de la motricité et le choix de la voie d'administration imposent le recours aux animaux, tout en poursuivant ses modèles in vitro et ex vivo.
Objectifs
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative progressive mortelle qui affecte les neurones moteurs du cerveau et de la moelle épinière. La dégénérescence de ces neurones moteurs entraîne une atrophie et une sclérose musculaires qui se traduisent par une perte progressive de la capacité de parler, de manger, de bouger et de respirer. Il s’agit d’une maladie au pronostic sombre, dont l’issue est fatale après trois à cinq ans d’évolution en moyenne. Malgré d’importants efforts de recherche, il n’existe aujourd’hui aucun traitement capable de lutter de façon efficace la progression de cette maladie. Le développement de nouvelles approches thérapeutiques est donc essentiel pour permettre la prise en charge des patients atteints de cette maladie. Parmi ces nouvelles approches prometteuses se trouve la thérapie génique, dont l’objectif est de délivrer aux cellules un gène à action thérapeutique (transgène) qui exprime une protéine d'intérêt pour la maladie. Ce transgène est transporté dans les cellules grâce à un vecteur médicament, capable de cibler plus ou moins spécifiquement certains types cellulaires. Notre projet a pour but (1) de caractériser le modèle murin utilisé pour l’étude et (2) de déterminer la stratégie thérapeutique optimale pour soigner ces animaux.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de réaliser les études préliminaires au développement d’un traitement curatif pour les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA), maladie neurodégénérative mortelle pour laquelle aucun traitement n’existe aujourd’hui. Le projet décrit permettra (1) de déterminer les paramètres qui seront utilisés pour l’évaluation de l’efficacité thérapeutique du traitement et (2) de déterminer la stratégie thérapeutique optimale pour le traitement testé (expression maximale dans les régions et les cellules d’intérêt -sans inflammation associée – avec une efficacité thérapeutique confirmée sur les signes neuropathologiques). Ces études sont donc une étape cruciale et permettront d’obtenir des résultats indispensables pour la poursuite du développement du traitement envisagé pour la SLA.
Procédures
Une biopsie de l’extrémité de la queue sera réalisée sur les animaux produits autour de 10 jours, afin de déterminer la présence de la maladie (durée : 1 s). Pour une première partie des animaux, un prélèvement sanguin sera réalisé sous anesthésie et analgésie à 2, 5, 9 et 18 mois d’âge (durée : 3 s). Une deuxième partie des animaux sera soumise à 4 sessions maximum de tests comportementaux, chacune de ces sessions se répartira sur 13 jours. Avant ces tests comportementaux, les animaux seront habitués à être manipulé entre 3 et 5 min par jour pendant 16 jours maximum (4 jours x 4 sessions). Pour analyser leur locomotion spontanée ils seront placés dans une arène pendant 10 min, 4 fois maximum, ils seront ensuite maintenus par la base de la queue pendant 10 s, 4 fois maximum pour l’évaluation d’un réflexe, indicateur de l’état neurologique. Les animaux seront aussi soumis à des tests pour évaluer leur force musculaire. Les 2 premiers seront des tests de suspension (à une grille ou à un fil), (durée : 3 min maximum par test, 4 répétitions maximum). Le troisième test permet de mesurer la force musculaire, (durée : 2 s par essai avec 4 essais pour les pattes avant et 4 pour les 4 pattes, 4 répétitions maximum). La coordination motrice sera évaluée grâce à un premier test dans lequel les souris devront réaliser 5 traversées d’une barre crantée (durée : 6 min, 4 répétitions maximum). Le deuxième test de coordination motrice comprend 4 essais de 5 minutes maximum par jour et est réalisé 12 jours maximum (3 jours x 4 sessions maximum). Enfin, les souris sont placées sur un tapis roulant pour évaluer leur locomotion forcée, pendant 1 min et 30 s, 4 fois maximum. Ces animaux seront ensuite soumis à un prélèvement sanguin unique réalisée sous anesthésie et analgésie à 13 mois d’âge (durée : 3 s). Pour la dernière partie des animaux, une injection sera réalisée entre 1 et 2,5 mois d’âge (injection dans le cerveau, dans une cavité située à l'arrière de la tête entre le crâne et la première vertèbre, dans les ventricules du cerveau, ou au niveau de la moelle épinière entre les vertèbres). Ces injections ont des durées comprises entre 30 et 70 min et sont réalisées sur animal anesthésié et analgésié. Afin d’éviter la douleur en post-chirurgie, les animaux reçoivent une prise en charge analgésique au cours des 48 heures suivant la chirurgie. Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure par une méthode règlementaire.
Impact sur les animaux
Deux types de nuisances peuvent subvenir lors de notre étude : 1) des nuisances directement liées au développement de la maladie chez la souche utilisée (très peu probables) et 2) des nuisances induites par nos procédures. Les nuisances inhérentes au modèle utilisé sont très peu probables (non observées par le fournisseur de la lignée). Il pourrait s’agir d’une faiblesse musculaire voire de l’apparition progressive d’une paralysie. Les nuisances induites par nos procédures sont les suivantes : une légère et brève douleur de l’extrémité distale de la queue au moment du prélèvement pour le génotypage, une angoisse ou appréhension ainsi qu’une fatigue musculaire lors de la réalisation des tests comportementaux (les tests envisagés sont non douloureux mais sortent l’animal de son environnement habituel), une sensibilité au niveau des oreilles suite à l’utilisation des barres d’oreilles (appareil chirurgical), des démangeaisons au niveau des sutures, une angoisse ou appréhension après les procédures chirurgicales, des douleurs post-opératoires ainsi que des risques anesthésiques (stress thermique, risque cardio-respiratoire, etc.).
Devenir
Les souris inclues dans les différentes études seront euthanasiées entre 2 et 18 mois d’âge, pour les différentes études histologiques et biomoléculaires. Les animaux produits qui ne seront pas inclus dans les études seront euthanasiés, de même que les reproducteurs à l'issue de la période de reproduction.
Remplacement
Le développement de thérapies pour la Slérose Latérale Amyotrophique est essentielle car actuellement, aucun traitement ne permet de lutter efficacement contre la progression de cette maladie au pronostique sombre. Les premières étapes du projet (validation et raffinement de la thérapie développée) ont été réalisées sur des modèles in vitro (lignées cellulaires) et ex-vivo (cellules de patients). Cependant, ce type de modèle ne permet pas de réaliser l’ensemble des étapes nécessaires au développement du traitement. L’analyse de l’effet du traitement sur la motricité est un paramètre essentiel à l’évaluation du bénéfice thérapeutique, qui nécessite l’utilisation d’animaux. De même, la sélection de la voie d’administration optimale pour la thérapie requiert également l’utilisation d’animaux. Toutefois, nous continuons d’utiliser nos modèles in vitro et ex-vivo pour tous les aspects du projet auxquels ces modèles peuvent répondre.
Réduction
Le nombre total d’animaux pour l’ensemble de l’étude est 4166. Les effectifs des différentes procédures correspondent aux effectifs minimaux d’animaux nécessaires pour une comparaison de moyennes entre les différents groupes. Ces effectifs ont été calculés grâce à une analyse a priori réalisée à l’aide d’un logiciel statistique adapté. Les analyses seront réalisées au fur et à mesures, et les résultats obtenus conditionneront la poursuite des différentes sous-études, afin de ne pas utiliser des animaux si les premiers résultats ne sont pas concluants. Cette stratégie permettra de réduire le nombre total d’animaux utilisés pour l’étude.
Raffinement
Nos souris suivent les protocoles d’hébergement établis par la responsable et le personnel de l'animalerie. Les animaux sont hébergés en groupe de 5 maximum et jamais isolés (sauf cas exceptionnel, traitement particulier suite à une blessure ou agression). Ils bénéficient d’un enrichissement dans la cage (maisonnette et matériaux pour confection du nid). La pièce d’hébergement a un accès restreint afin de limiter le bruit et les perturbations dues à la présence humaine. Un examen des animaux sera effectué quotidiennement par le personnel de l’animalerie, permettant de s’assurer du bien-être des animaux. Toute anomalie (aspect ou comportement anormal, blessure ou apparition inattendue des symptômes de la maladie (i.e.début de paralysie)) sera signalée au responsable du projet. En cas de signalement, de l’alimentation sera ajoutée directement dans la cage ainsi que de l’hydrogel pour permettre à l’animal de continuer à s’alimenter et s’hydrater correctement et un contrôle approfondi et une pesée seront réalisés quotidiennement par la personne en charge du projet jusqu’à résolution de l’anomalie. Les animaux seront également pesés toutes les semaines. Des protocoles d’anesthésie et d’analgésie, définis et validés par une équipe vétérinaire, seront mis en place pour les différentes procédures. Un suivi renforcé des animaux sera réalisé en post-chirurgie : l’état de la cicatrisation, l’aspect du poil, l’expression faciale, la structure du nid, l’activité locomotrice, les vocalisations ainsi que la perte de poids seront scorées de manière à guider la prise en charge d’une douleur potentielle, grâce à un arbre décisionnel validé par notre vétérinaire. Un traitement analgésique sera administré en cas de signe de douleur. Si cette douleur devait persister, les animaux seraient euthanasiés pour éviter toute souffrance inutile. Pour chacune des procédures, des points limites adaptés ont été définis. Les animaux seront immédiatement euthanasiés par inhalation de dioxyde de carbone si un point limite est atteint.
Choix des espèces
Afin de tester différentes approches thérapeutiques pour traiter les différentes maladies neurodégénératives, il est nécessaire de disposer d'animaux modèles. A ce jour, seules les souris transgéniques pour la Sclérose Latérale Amyotrophique permettent de mimer suffisamment fidèlement la pathologie et donc d'être utilisés dans des études d'efficacité thérapeutiques. Une biopsie de la queue sera prélevée autour de dix jours d'âge pour réaliser un test permettant de vérifier la présence de la maladie. Pour caractériser la progression des signes neuropathologiques et investiguer la présence de marqueurs de dégénérescence neuronale dans le sang, nous utiliserons des animaux de différents âges : 2, 5, 9 et 18 mois. D’autres animaux seront étudiés à 2, 5, 9 et 12 mois d’âge pour tenter de déterminer des signes fonctionnels de la maladies (symptômes moteurs). Ces différents signes ou marqueurs serviront ensuite à évaluer l’efficacité de notre approche thérapeutique. Enfin, des animaux seront injectés entre 4 et 10 semaines d’âge (début de l’apparition des signes neuropathologiques), et euthanasiés entre 2 semaines et 5 mois après injection (soit, 7.5 mois d’âge maximum) pour les analyses, afin de déterminer la stratégie thérapeutique optimale pour soigner ces animaux, et in fine les patients.
Exploration du métabolisme du fer en physiologie et dans les maladies neurodégénératives et inflammatoires_1
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système nerveux
408 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées légères ou menées sous anesthésie terminale sans réveil. Le porteur indique que 160 d'entre elles reçoivent une injection intrapéritonéale de fer et 80 un prélèvement sanguin à la queue, l'ensemble étant euthanasié pour des nécropsies et des cultures cellulaires. Il décrit peu d'effets attendus de l'injection de fer, l'euthanasie survenant sept jours après. Sur le remplacement, il affirme recourir à des cultures issues des animaux mais conclut que la complexité du cerveau impose pour l'instant le modèle in vivo, en disant surveiller les avancées des organoïdes.
Objectifs
Les héparanes sulfate (HS) sont des sucres complexes. Des mutations ou des défauts dans cette machinerie de recyclage des HS provoquent généralement une accumulation progressive de fragments de sucres partiellement dégradés dans un compartiment cellulaire spécifique; le lysosome. Cela conduit à une pathologie métabolique grave nommée mucopolysaccharidose de type III. Cette maladie neurodégénérative pédiatrique est caractérisée par l’accumulation de sucres défectueux essentiellement dans le cerveau. Les conséquences cliniques de celle-ci sont la perte des facultés d’élocution, de compréhension et de motricité des jeunes enfants atteints ainsi que des décès prématurés. A l’heure actuelle, établir un diagnostic précoce de la pathologie est complexe et aucun traitement ne permet de ralentir la détérioration mentale. Des essais de thérapie génique sont en cours d'étude (notre équipe et collaborateurs). Un premier essai à base de vecteurs a été réalisé chez 4 patients, le suivi de 5 ans montre des résultats encourageants. La poursuite de l’amélioration de cette approche prometteuse continue et des essais précliniques avec le vecteur sont en cours dans notre équipe. Ainsi, d’autres alternatives thérapeutiques restent à être recherchées pour les patients qui seront exclus de cette approche et pour les patients chez qui la thérapie génique aurait échoué. Parmi elles, l’exploration de l’accumulation du fer observée dans le cerveau de patients et dans notre modèle de souris. Les dépôts de fer s’accumulent progressivement avec l’âge aussi bien chez les patients que dans le modèle de souris. Le fer est extrêmement toxique et est capable de produire du stress oxydant, de l’inflammation, voire une mort cellulaire dépendante du fer ou ferroptose. De ce fait, nous souhaitons explorer la ferroptose dans la maladie, en vue de diagnostic et/ou traitement associant la thérapie génique en cours. Les objectifs de ce projet sont de mettre en évidence de la ferroptose dans cette maladie et identifier les populations cellulaires touchées dans le contexte de la maladie de Sanfilippo.
Bénéfices attendus
Ce travail va nous permettre de mieux comprendre la physiopathologie de la maladie de Sanfilippo . A travers l'étude approfondie des cultures cellulaires issues des animaux, nous allons pouvoir decrypter les mécanismes de la ferropotose associés. La modélisation de la surcharge en fer va aussi nous permettre d'étudier avec précision aussi bien sur l’inflammation que le stress oxydant. l'étape suivante sera la perspective de se projeter vers une solution thérapeutique majeure à cette pathologie pédiatrique grave qui n’est actuellement toujours pas soignée.
Procédures
80 animaux vont subir un prélevement sanguin à la veine caudale. Pour les 80 souris cela se fera en quelques secondes avec une couverture analgésique et un anesthésique approprié. Toutes les 368 souris (males et femelles) suivront une anesthésie et analgésie terminale en vue d'une euthanalise réglementaire necessaire à la bonne réalisation des expériences de nécropsie associées (immunologie et culture). 160 souris vont avoir une injection non douloureuse de fer en solution ou de serum physiologique en intrapéritonéale en une seule fois avec un volume réglementaire. c'est un geste qui sera réalisé avec un minimum de contention par des personnes habitués et qui dure moins de 10 secondes.
Impact sur les animaux
160 souris de ce projet recoivent une injection unique en intrapéritonéale d'une solution tamponnée contenant du fer. L'observation de l'animal en continu dans l'heure qui suit permet de déceller toute anomalie synonyme de douleurs (prostration, changement dans l'aspect de l'animal). Le personnel de la zootechnie qui les observent quotidiennement peut détecter d’éventuelles blessures, un comportement anormal ou un amaigrissement. Il n'est pas attendu d'effets particulier car nous avons une euthanasie de l'animal qui se déroule 7 jours après l'injection de fer.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés à l'issue de chaque procédure expérimentale
Remplacement
Quand cela est possible, le modèle animal est remplacé par des cultures cellulaires mais qui reste issues de l’animal. Nous avons une étape « in vitro » indispensable à la compréhension et au décryptage des interactions cellulaires et des voies de signalisation de la ferroptose dans notre modèle Afin de valider ces interactions cellulaires au sein du cerveau, actuellement seul le modèle in vivo peut modéliser les interactions entre plusieurs cellules du cerveau pour une démarche thérapeutique. Nous sommes également vigilantes sur les avancées des modèles organoïdes afin de mettre en perspective le remplacement de notre modèle animal. Pour l’instant, la complexité physiologique et les réponses systémiques de ce projet ne peuvent pas être reproduites in vitro.
Réduction
Un nombre restreint de souris est utilisé dans chaque groupe (n=10) afin de perfectionner la procédure et de maximiser les chances de réussite et de réduire le nombre de pertes potentiels. Notre étude utilise des méthodes expérimentales validées, publiées et utilisées extensivement par les laboratoires de recherche. Les analyses statistiques seront effectuées à l'aide d'un logiciel de statistique performant. des tests statistiques adaptés seront utilisés. Les résultats avec p
Raffinement
Afin de réduire au maximum les douleurs et l’inconfort des animaux, cette étude sera conduite par un expérimentateur formé à l’expérimentation animale et avec le diplôme de chirurgie. Pour les injections IP, elles seront réalisées par un personnel compétent et habitué. De toute façon, nos procédures nécessitent une manipulation fréquente des animaux qui permettra à l’expérimentateur d’observer et d’évaluer l’état de santé de l’animal ainsi que son évolution dans le temps. En particulier, nous observerons : Les altérations physiques : • Les variations du poids de l’animal (et variations de l’ingestion de nourriture et d’eau), flan creusé/dos vouté, yeux enfoncés/vitreux • Les signes cliniques observables (fréquence respiratoire et cardiaque) •Les changements du comportement •Les réponses comportementales aux stimuli externes Tout écart de la normalité sera répertorié et des solutions seront considérées pour pallier à cette situation. L’ensemble de ces 4 critères sera utilisé pour déterminer l’état de santé de l’animale. Dans le cas où une souris montrerait un état de santé détérioré qui ne pourra être amélioré par les traitements (antidouleur, antibiotiques, administrations de solutions glucosées, etc…), la souris sera euthanasiée. En tous cas, une perte de poids supérieure à 20 % dans l’espace d’une semaine est considérée en soi comme un point limite et engendra l’euthanasie de l’animal. Ces cas sont très rares, dans le cadre de nos expériences mais le nombre d’animaux utilisés prend en considération ces éventuelles pertes pour les tests statistiques. Nous réaliserons les expériences anatomiques, cellulaires et moléculaires sur les mêmes animaux utilisés. La technique de préhension de l’animal sera réalisée sans lui tenir la queue suivant les recommandations du service du bien-être animal.
Choix des espèces
Le métabolisme du fer a été très étudié chez la souris qui s'est révélé être un modèle pertinent. Les hypothèses scientifiques sur lesquelles reposent le projet ont été élaborée sur la base de travaux déjà publiés chez la souris. Cette souche mutée est adaptée pour examiner la pathophysiologie de la maladie de Sanfilippo B et développer des thérapies pour les maladies lysosomales. Notre projet de recherche est basé sur l’utilisation de modèles animaux génétiquement modifiés qui nécessitent d’utiliser des animaux contrôles sauvages. Aucune autre espèce n’est disponible avec autant d’outils précieux (Ac, protéines recombinantes) qui sont indispensables pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. Cette espèce présente certains intérêts pratiques décisifs justifiant l’utilisation des souris comme modèles dans ce type de projet : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation et une bonne adaptabilité aux conditions expérimentales. Les stades de développements sont adaptés aux caractéristiques physiopathologiques de la maladie que nous voulons étudier. Les animaux seront utilisés à 2 et 5 mois. Ce sont des ages assez précoce qui vont nous permettre de pourvoir étudier le développement de la pathologie + ou- en présence de fer exogène. A 2 mois ces animaux ont les 1er influx de fer et à 5 mois on peut voir les consequences de cette accumulation les fonctions du cerveau et des differents types cellulaires qui y coexistent.
Evaluation de substances pharmacologiques sur le système nerveux périphérique chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Rats : 300
600 rats et souris vont être utilisés, dont 500 tués à l'issue et 100 animaux témoins réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent des substances agissant sur les récepteurs cholinergiques sous anesthésie d'environ une heure, pour évaluer une dizaine de molécules candidates avant un éventuel passage en clinique. Le porteur indique que seuls les animaux traités sont mis à mort, l'effet à moyen et long terme des traitements n'étant pas connu, et qu'un prélèvement de sang terminal peut être réalisé sous anesthésie. Il affirme que ces tests ne peuvent être remplacés par des méthodes alternatives, tout en reconnaissant l'existence de tests in vitro et in silico pour présélectionner les molécules.
Objectifs
Le projet concerne des tests chez le rongeur visant à étudier les effets de substances pharmacologiques sur le système nerveux périphérique (plus spécifiquement sur les récepteurs cholinergiques), permettant de lutter contre différentes pathologies (symptômes de la maladie de Parkinson, troubles de la sécrétion de l'estomac ou de glandes, traitement du glaucome). Les anticholinergiques sont utilisés pour augmenter le rythme cardiaque, atténuer les symptômes de la maladie de Parkinson, diminuer les sécrétions de l'estomac ou de glandes (salivaires par exemple). Les agonistes cholinergiques ont par exemple un intérêt dans le traitement des troubles des glandes salivaires dus à la radiothérapie ou dans le traitement du glaucome. Le projet consistera à évaluer une dizaine de substances pour l’ensemble du projet par type de test (induction et inhibition).
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer les potentiels effets de substances pharmacologiques sur les récepteurs cholinergiques. Il pourra permettre d’écarter des molécules qui auraient des effets néfastes (excès de salivation) ou de garder des molécules qui pourraient faire preuve d’efficacité (inhibition de l'excès de salivation); ceci avant le passage en phase clinique des nouveaux traitements dans certaines pathologies.
Procédures
Les principales interventions subies sont l'administration des substances à tester et anesthésiques (3 max au total, max 30 sec chacune). L'anesthésie est maintenue pendant environ 1 heure.
Impact sur les animaux
Les manipulations / contentions réalisées au cours des procédures d'administration peuvent entrainer un léger stress. Il n'est pas attendu de nuisances liées à cette procédure, l'animal étant sous anesthésie pendant le test qui est de courte durée (maximum 1 heure).
Devenir
L’effet à moyen et long terme des traitements reçus n'étant pas connu (par exemple, risque de toxicité non détectable immédiatement au niveau d'un organe : foie, reins...), seuls les animaux contrôles pourront être gardés, tous les animaux traités seront euthanasiés à la fin de l’étude.
Remplacement
Ces tests ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car ils impliquent l’observation des effets de substances pharmacologiques sur la capacité de régulation du système nerveux périphérique. Cependant, il existe des tests in vitro et in silico permettant de sélectionner en amont des molécules efficaces et dont la toxicité n’est pas avérée.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose/effet et la comparaison par rapport à une substance de référence. L' effectif a été défini de façon à obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. Aussi, un prélèvement sanguin en fin d'étude pourra être envisagé, permettant ainsi de collecter des données biochimiques sur la molécule testée sans utiliser un plus grand nombre d'animaux.
Raffinement
Le raffinement des méthodes expérimentales pour réduire au maximum la souffrance animale est mis en oeuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis, permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse . L'éventual prélèvement de sang terminal sera réalisé sous anesthésie (type isoflurane) pouvant être associé à un traitement analgésique (carprofene à 5 mg/kg ou équivalent) afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans l'hébergement des animaux (e.g. sous la forme de jouet, litière, objets de nidification, objets à ronger...). Les animaux sont également hébergés en groupe.
Choix des espèces
L’impact de substances pharmacologiques sur le système nerveux périphérique chez le rongeur est prédictif de leur efficacité en clinique. Tous les animaux seront utilisés à partir de 4 semaines de développement (après sevrage) que ce soient des rats ou des souris, conformément à la bibliographie scientifique.
Caractérisation des effets du SB216763 sur la fonction musculaire chez un modèle murin reproduisant une forme de myopathie centronucléaire liée à MTM1
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
114 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance qualifié de léger à sévère. Le modèle reproduit une myopathie centronucléaire liée au gène MTM1, les mâles atteints présentant perte de poids, scoliose, atrophie et faiblesse musculaires et une survie ne dépassant pas huit semaines. Les souris reçoivent des injections intrapéritonéales quotidiennes pendant quinze jours, subissent des tests moteurs hebdomadaires puis une mesure de force sous anesthésie sans réveil suivie du prélèvement des organes, pour évaluer une molécule inhibitrice de kinase, le SB216763. Le porteur affirme que le modèle murin est "privilégié" faute de méthode évaluant la contractilité musculaire sur "organisme entier", et renvoie tout bénéfice clinique à d'éventuels essais ultérieurs.
Objectifs
Les myopathies centronucléaires sont des maladies génétiques rares qui affectent notamment la fonction des muscles squelettiques. A ce jour aucune thérapie n’est disponible pour les patients atteints de ces maladies qui impactent grandement leur survie ou qui sont handicapantes au quotidien. Une hyperactivation de dynamine 2 (DNM2) est retrouvée dans ces myopathies. L'activité de cette protéine pourrait être corrigée par l'administration d'une molécule inhibitrice de kinase. Ce projet vise donc à caractériser les effets d’une administration de cette molécule (SB216763) sur la fonction musculaire chez un modèle murin reproduisant une forme de myopathie centronucléaire liée au gène MTM1. Le but de ce projet est d’évaluer le potentiel thérapeutique du SB216763 pour le traitement de cette forme de myopathie centronucléaire.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de fournir des informations relatives aux effets d’une molécule pharmacologique inhibitrice de kinase. Dans le cas d’effets bénéfiques, ce projet permettra d’envisager des essais cliniques pour une application dans les myopathies centronucléaires liées à l’X, touchant uniquement les mâles. Nos résultats nous permettrons également d’envisager des essais précliniques de cette molécule dans d’autres modèles murins de myopathies centronucléaires. Enfin, cette preuve de concept thérapeutique présente un intérêt pour un éventail plus large de maladies musculaires dues à une hyperactivation de DNM2.
Procédures
L’identification des animaux sera réalisée par poinçonnage des oreilles à partir de 14 jours après la naissance. La biopsie servira pour la procédure de génotypage. Les souris recevront des injections intrapéritonéales quotidiennes durant 15 jours (de 4 à 6 semaines) afin de leur administrer soit la molécule d'intérêt soit le placebo. Des tests de comportement peu invasifs, qui permettront d’évaluer les performances et capacités motrices de l’animal, seront réalisés une fois par semaine chez l’animal vigile à partir de 3 semaines pendant 5 semaines (i.e. jusqu’à l’âge de 8 semaines). Chaque test sera réalisé 3 fois par jour avec un temps de repos minimal de 10 minutes entre chaque essai. Chaque essai durera entre 10 secondes et 5 minutes selon le test comportemental. L’activité locomotrice spontanée et la posture debout de l’animal seront acquises pendant 48h au maximum, période au cours de laquelle les animaux seront hébergés individuellement. La production de force sera mesurée sur une durée maximale de 30 minutes chez l’animal anesthésié par inhalation d’un mélange gazeux ou par injection intrapéritonéale d’un anesthésique et d’un anti-douleur dont l’administration ne durera pas plus de 5 secondes. Les animaux seront ensuite mis à mort après prélèvement de leurs organes sous anesthésie.
Impact sur les animaux
Les souris mutantes présentent une perte de poids à partir de 3 semaines après la naissance, une scoliose et une cyphose, une atrophie musculaire, une faiblesse musculaire et une durée de vie réduite par rapport à des animaux contrôles (les animaux ne survivent pas plus de 8 semaines). Les mâles uniquement sont affectés car la mutation est présente sur le chromosome X. Nuisances causées par le traitement : les souris MTM1 KO et sauvages recevront une injection intrapéritonéale 1 fois par jour pendant 15 jours. Nuisances causés par les tests : mesure de force in situ : l’animal sera maintenu sous anesthésie générale réalisée par injection intrapéritonéale d’anesthésique et d’analgésique. Ce dernier test est sans réveil. A l’issue de ce test l’animal sera euthanasié.
Devenir
Les animaux utilisés pour les tests seront euthanasiés après prélèvement des organes nécessaires pour les analyses histologiques et moléculaires.
Remplacement
Dans ce projet qui consiste à évaluer les effets sur le muscle d’un agent pharmacologique, le modèle murin est privilégié car l’utilisation d’un modèle cellulaire ne permet pas d’évaluer la contractilité du muscle et la toxicité sur un organisme entier. D’autre part, il n’existe pas de méthode alternative qui permette d’évaluer sur l’organisme entier et dans des conditions in vivo les effets d’une molécule. L’évaluation des effets d’un agent pharmacologique in vivo est un prérequis indispensable avant toute application clinique.
Réduction
Pour la partie accouplement, le nombre de géniteurs sera réduit en créant des cages d’accouplements avec deux femelles pour un mâle et en faisant plusieurs portées par femelle. Pour la partie expérimentale, les tests comportementaux peu invasifs offrent la possibilité de réaliser un suivi longitudinal en répétant les expérimentations sur les mêmes animaux au cours du temps. Ce point est essentiel car il permet de réduire de manière drastique le nombre d’animaux. D’autre part, les analyses moléculaires et histologiques seront réalisées uniquement en fin de traitement, ce qui permet non seulement de collecter les différents tissus sur ces mêmes animaux mais également de s’affranchir de générer une cohorte pour chaque point du suivi longitudinal. Ce point est important car il est à l’origine de la réduction du nombre d’animaux.
Raffinement
Les nouveau-nés seront hébergés avec leurs parents jusqu’au sevrage. L’analyse de la capacité à se retourner et à se mouvoir, la couleur de la peau, la présence d'une poche de lait seront évalués chez le nouveau-né tous les 2 à 3 jours. A partir du sevrage, les animaux seront hébergés en groupe. Les animaux seront observés quotidiennement et pesés 2 à 3 fois par semaine. Dès lors qu’une perte de poids sera notée, les animaux seront pesés quotidiennement. Si des difficultés de locomotion apparaissent, la nourriture sera placée dans la cage. Les tests comportementaux seront peu invasifs et permettront un suivi longitudinal. Afin de diminuer le stress lié à ces tests, une session de familiarisation sera effectuée.
Choix des espèces
Le modèle murin utilisé est modèle transgénique non disponible sur le marché qui reproduit les caractéristiques principales de la maladie étudiée. Le modèle développe des symptômes de myopathie dès 3 semaines après la naissance. La majorité des animaux meurent avant l’âge de 8 semaines, nécessitant la mise à mort entre 5 et 8 semaines du fait de la perte de poids et de la faiblesse musculaire sévère. Les tests comportementaux seront réalisés une fois par semaine sur des animaux âgés de 3 semaines sur une période de 5 semaines (donc jusqu’à l’âge de 8 semaines).