Procédures légères

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  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 3500
Souffrances
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▲ 3500
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Devenir
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 2000
 1500

Destinées pour 2 000 d'entre elles à alimenter d'autres projets d'expérimentation, déjà autorisés ou à venir, 3 500 souris génétiquement modifiées pour développer un cancer de la glande surrénale vont être utilisées dans des procédures classées en souffrance légère. Elles subissent une amputation de phalange dans leur première semaine de vie, pour identification et génotypage, et jusqu'à trois cycles d'accouplement de quinze jours au cours de leur vie. Le porteur affirme n'anticiper aucun effet lié aux tumeurs, les animaux étant utilisés pour la reproduction avant l'apparition de tumeurs agressives. Celles qui ne portent pas le génotype recherché sont tuées après le génotypage.

Objectifs

Les cancers de la glande surrénale (appelés corticosurrénalomes) sont des maladies rares mais très agressives. Leur pronostic est malheureusement mauvais : moins de 30 % des patients survivent après 5 ans. La seule solution efficace aujourd’hui est l’ablation chirurgicale de la tumeur. Cependant, la moitié des patients découvrent leur cancer à un stade déjà avancé, avec des métastases. Dans ces cas, les traitements disponibles (comme le mitotane, seul ou combiné à une chimiothérapie lourde) ne font que ralentir la maladie sans permettre une guérison. Pourquoi ces cancers sont-ils si difficiles à soigner ? Les mécanismes qui déclenchent ces cancers et favorisent leur propagation restent mal compris. Cela limite le développement de traitements plus ciblés et efficaces. Pour mieux comprendre ces cancers et tester de nouvelles approches thérapeutiques, nous avons créé trois modèles de souris reproduisant la maladie : 1. Un modèle utilisant un virus oncogène : il bloque deux gènes suppresseurs de tumeurs, ce qui provoque des cancers métastatiques après 7 à 8 mois. 2. Un modèle ciblant un gène suppresseur spécifique : ce gène est inactivé chez 20 % des patients. Chez les souris femelles, cela entraîne des cancers agressifs, mais seulement après 16 à 18 mois. 3. Un modèle combinant deux altérations génétiques : nous reproduisons ainsi les formes les plus agressives observées chez l’humain. Les souris développent des métastases dès 4 mois, sans distinction de sexe. Grâce à ces modèles, nous avons identifié des mécanismes clés, comme le rôle des cellules immunitaires (myéloïdes) et l’influence des hormones (testostérone et glucocorticoïdes) sur la progression du cancer. Cette demande vise à assurer l’entretien et la préservation de ces trois lignées de souris, avant qu’elles ne développent la maladie. Cela permettra de poursuivre les recherches pour mieux comprendre et combattre ces cancers.

Bénéfices attendus

Les cancers de la glande cortico-surrénale sont des maladies rares et très agressives, avec un pronostic souvent défavorable : moins de 30 % des patients survivent cinq ans après le diagnostic. La chirurgie reste le seul traitement efficace, mais près de la moitié des patients découvrent leur cancer à un stade déjà métastatique. Les traitements actuels, comme le mitotane ou la chimiothérapie, ne permettent que de ralentir temporairement la progression de la maladie, sans offrir de guérison. Les modèles génétiques entretenus grâce à cette demande ont déjà permis d’identifier des mécanismes clés dans le développement du cancer, notamment le rôle des cellules immunitaires (myéloïdes) et l’influence des hormones (testostérone et glucocorticoïdes) sur la progression tumorale. Grâce à cette demande nous allons maintenir et entretenir trois lignées de souris modèles de cancers afin de préserver ces outils essentiels pour découvrir de nouveaux mécanismes impliqués dans le développement de ces cancers agressifs et pour évaluer de nouvelles options de traitement.

Procédures

-Cycles d'accouplement pour reproduction. Maximum 2 à 3 fois dans la vie de l'animal. Le processus d'accouplement avec cohébergement mâles et femelles dure environ 15 jours. -Phalangectomie dans la première semaine de vie pour permettre l’identification et le génotypage des animaux.

Impact sur les animaux

Bien que porteurs d’altérations conduisant au développement de cancers surrénaliens, les animaux inclus dans cette demande seront utilisés à des fins reproductives avant l’apparition de tumeurs agressives. On n’anticipe donc pas d’effets indésirables particuliers liés au processus de tumorigenèse. La phalangectomie utilisée pour le marquage et le génotypage requiert une contention de quelques secondes qui peut induire un stress et une douleur de faible intensité.

Devenir

Les animaux d’intérêt seront soit utilisés pour la reproduction (jusqu’à l’âge maximal défini pour chaque procédure), soit réutilisés dans des projets d’expérimentation déjà validés ou à venir. Les animaux ne présentant pas de génotype d’intérêt seront mis à mort après le génotypage.

Remplacement

Afin d’éviter la douleur et l’inconfort à l’animal, nous souhaitons remplacer autant que possible les manipulations in vivo par des expériences de culture in vitro sur des lignées de cellules existantes ou provenant des animaux sacrifiés sans manipulation préalable. Cette technique est un bon modèle alternatif pour tester des facteurs clés ayant un potentiel comme agent antitumoral. Cependant, le développement et la progression du cancer vers des stades avancés sont fortement dépendants de l’environnement cellulaire (vascularisation, facteurs de croissance, système immunitaire périphérique…), et ne peuvent pas être reproduits in vitro. Ainsi, la nécessité d’avoir recours à des animaux se justifie in fine par le fait que le développement tumoral est un processus complexe impliquant de nombreux types cellulaires dont les interactions sont cruciales pour favoriser la progression de la tumeur. Pour ces raisons, des méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants n’apportent pas le même niveau d’information.

Réduction

La reproduction n’est utilisée que pour produire le nombre d’animaux prévu dans les projets déjà autorisés et ceux qui feront l’objet de demandes au fil de l’eau. Cette production est basée sur les besoins expérimentaux établis de façon statistiques pour chaque projet. Les caractéristiques de reproduction propres à chaque lignée (nombre de petits par portée, nombre de modifications génétiques, …) sont prises en compte pour planifier la fréquence et le type de croisements.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un environnement contrôlé et enrichi. Durant la procédure, nous veillerons au bien-être des animaux par l’ajout de plaques de papier à ronger et de maisons en carton ou polycarbonate. Lors des reproductions, le nid sera également enrichi par des frisottis et du coton . Pour limiter le stress, le nid parental est conservé pendant le change. Afin de faciliter l’accès à la nourriture aux petits lors des sevrages, des croquettes sont mises directement dans la cage. Les animaux sont surveillés quotidiennement pour vérifier l’absence d’atteinte des points limites établis selon une échelle stricte.

Choix des espèces

Les rongeurs sont les animaux couramment utilisés comme modèles de pathologies humaines, y compris dans le domaine de l’oncologie. Il existe en effet de nombreux modèles murins tumoraux mimant les cancers humains, incluant les cancers de la surrénale. La connaissance approfondie du génome et de l’expression des gènes chez la souris, ainsi que l’existence de nombreux animaux transgéniques en font un modèle de choix. Les modèles génétiquement modifiés utilisés ici reproduisent des altérations génétiques pertinentes pour la clinique et développent des tumeurs présentant de grandes similitudes biologiques, histologiques et moléculaires avec les cancers de patients. Le développement spontané des tumeurs dans un contexte immunocompétent, constitue un énorme avantage de ces modèles pour l’étude des interactions fonctionnelles entre cellules tumorales et microenvironnement immunitaire qui constitue un des axes clés de nos activités de recherche. Les souris seront mises en accouplement après sevrage pour une durée correspondant aux recommandations spécifiques en fonction de leur sexe et de leur souche, en fonction des objectifs de production pour nos projets.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Ouistitis et tamarins : 30
Macaques à longue queue : 50
Souffrances
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▲ 80
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Devenir
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 80
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50 macaques à longue queue et 30 ouistitis vont être utilisés dans des procédures classées en souffrance légère, prélèvements de sang répétés et prélèvements de sperme par stimulation de la prostate sous anesthésie, d'une durée de trente minutes, renouvelables après trois jours de repos. Le porteur reconnaît que cette stimulation peut provoquer une douleur du pénis, une douleur ou un saignement recto-anal et une infection urinaire. Après trois échecs consécutifs, un mois de repos précède de nouvelles tentatives. Aucun n'est tué au titre de ce projet, tous étant transférés vers d'autres établissements ou d'autres expériences, l'établissement présentant ces prélèvements comme une manière de "limiter l'utilisation directe" des primates et de suivre les principes de "réduction et de raffinement".

Objectifs

La proximité des primates non humains avec l’espèce humaine en fait des modèles animaux particulièrement valables pour reproduire des pathologies humaines. Ce projet vise à limiter l’utilisation directe des primates non-humains aux seules applications scientifiquement pertinentes et à promouvoir autant que possible la recherche sur leurs produits dérivés. Ce projet décrit donc deux types de prélèvements : prélèvement sanguin et prélèvement de sperme. Ce projet a deux objectifs principaux : 1- Prélever des échantillons biologiques (sang, sperme) afin de valider la pertinence scientifique des primates non-humains ou de sélectionner des individus particuliers sur la base d’analyses sanguines ou de spermogrammes pour confirmer la maturité sexuelle. Ces étapes peuvent être prérequises avant de réaliser des études sur les animaux, en particulier les études réglementaires d’efficacité et de sécurité de médicaments. Cela permet de limiter l’utilisation directe d’animaux en expérimentation, avec des procédures légères et peu douloureuses, et ainsi de suivre les principes de réduction et de raffinement en expérimentation animale. 2- Prélever des échantillons biologiques (sang, sperme) pour fournir ces produits à la communauté scientifique, pour des tests in vitro, des cultures cellulaires, etc. à partir des composants du sang, pour de la recherche fondamentale ou appliquée.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera au développement et à la validation de méthodes analytiques, à l’identification de biomarqueurs et aux tests in vitro préalables aux études précliniques permettant le développement de nouveau médicament, avec l’objectif de réduire l'utilisation de primates non humains. Ce projet contribue également à l'évaluation de l'impact d'un candidat-médicament sur les principales fonctions biologiques, notamment sur la fertilité masculine. Pour cela, il est important de s’assurer que les animaux inclus dans ces études ont bien atteints la maturité sexuelle afin que les résultats obtenus soient fiables et transposables chez l’homme.

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvements sanguins, sous sédation ou vigile. Le prélèvement sanguin prend habituellement 2 minutes et ne doit pas excéder 5 minutes. Tant que l'état clinique et l'état de bien-être de l'animal le permettent, celui-ci peut être prélevé en respectant les recommandations éthiques de fréquence et de volume. Les animaux seront soumis à un prélèvement de sperme par stimulation de la prostate sous anesthésie. Cette procédure dure environ 30 minutes et pourra être répétée après au moins 3 jours de repos. Si après 3 essais successifs, aucun échantillon de sperme n’a été obtenu, un repos d'un mois est respecté avant de réaliser de nouveaux prélèvements de sperme.

Impact sur les animaux

La manipulation et la contention des animaux peut induire un stress. Pour les procédures réalisées sous anesthésie, les nuisances possibles sont une douleur liée à l’introduction d’une aiguille pour l’injection d’anesthésiant, une hypothermie et un trouble cardiorespiratoire lors du réveil. Les prélèvements sanguins peuvent induire une douleur lors de l’introduction de l’aiguille pour la ponction sanguine, un saignement persistant, l’apparition d’un hématome ou d’une fistule artérioveineuse. Les prélèvements de sperme peuvent induire une douleur du pénis due à la stimulation externe, une douleur ou un saignement recto-anal ou une infection urinaire liés à la stimulation de la prostate.

Devenir

Les prélèvements biologiques ne compromettent pas la réutilisation ou l'utilisation continue dans un autre établissement utilisateur. Chaque animal fait l'objet d'une évaluation clinique et de son état de bien-être avant d'être transféré vers un autre établissement.

Remplacement

Afin de répondre aux objectifs de ce projet, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire car il s’agit de vérifier que les animaux vivants ont bien les caractéristiques physiologiques permettant leur inclusion dans une étude pré-clinique. D’autre part, il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode alternative permettant de modéliser les produits sanguins de primates non humains.

Réduction

Pour une demande d'un volume défini, nous faisons en sorte de prélever le minimum d'animaux possible tout en respectant les bonnes pratiques de volumes/fréquences de prélèvements sanguins en fonction du poids des animaux. Pour les prélèvements de sperme, seuls les macaques mâles d’âge suffisant et dont les testicules sont suffisamment développés sont inclus dans le projet.

Raffinement

Pour limiter le stress et la légère douleur de la ponction, les animaux peuvent être prélevés sous sédation. Des systèmes de contention adaptés sont développés pour limiter les manipulations directes et la contention manuelle des animaux vigiles. En cas de prélèvement vigile, l'animal reçoit des friandises en récompense pendant et après le prélèvement. Les volumes prélevés/administrés respectent les bonnes pratiques éthiques. Le prélèvement de sperme par électrostimulation rectale est réalisé sous anesthésie légère, pour réduire l’inconfort et le stress. Si animal voit son état de santé se dégrader, indépendamment ou non des procédures, il est immédiatement exclu des procédures de prélèvements et un traitement adéquat est mis en place sous la responsabilité d’un vétérinaire.

Choix des espèces

La proximité des primates non humains avec l’espèce humaine fait de ces espèces des modèles animaux pertinents en recherche biomédicale. Le macaque cynomolgus et le ouistiti commun sont deux espèces particulièrement utilisées dans le développement de nouveaux candidat-médicaments (études précliniques réglementaires) ou dans la recherche fondamentale. La recherche et développement sur leurs produits dérivés sont étroitement liés à ces besoins. Nous répondons à la demande des expérimentateurs demandeurs qui évaluent et justifient la pertinence de l’espèce animale sur laquelle ils travaillent in vitro, ou les expérimentateurs demandeurs qui souhaitent évaluer la pertinence des primates non humains par rapport à d’autres espèces animales, ou sélectionner spécifiquement certains individus avant toute étude in vivo. Prélèvement sanguin : animaux juvéniles (macaques : minimum 20 mois, ouistitis : minimum 10 mois) ou adultes, correspondant à l’âge d’inclusion en étude préclinique. Prélèvement de sperme : macaques subadultes de minimum 36 mois ou adultes, pour évaluer l’état de maturité sexuelle.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
Souris : 676
Souffrances
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▲ 592
▲ 84
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Devenir
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 676

Une chirurgie du nerf sciatique de dix minutes, des micro-impulsions électriques dans la patte postérieure et des injections quotidiennes pendant cinq à dix jours sont infligées à 676 souris, dont 84 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées à la fin de chaque procédure pour prélever leurs organes. Le projet vise à caractériser le dialogue entre nerfs et fibres musculaires chez des lignées génétiquement modifiées. La rubrique consacrée aux effets sur les animaux ne mentionne que la biopsie de queue, les injections et le stress de l'anesthésie, et passe sous silence la chirurgie du nerf sciatique et les impulsions électriques.

Objectifs

Le système neuromusculaire nous permet de respirer, marcher, manger, sourire. Les muscles et les neurones associés dégénèrent au cours du vieillissement, lors d’hospitalisation prolongée, au cours du cancer, et dans nombreuses maladies neuromusculaires d’origine génétique. Dans ce dernier cas les interactions entre les neurones et les fibres musculaires se détériorent conduisant à des défauts de contraction des fibres du muscle. Différents modèles de souris génétiquement modifiées permettent de mieux comprendre les propriétés des différents types de fibres musculaires et de leur environnement, et de leur dialogue. L’objectif principal de cette étude sera de caractériser les interactions nerf-fibres musculaires, et d’identifier les mécanismes mis en jeu dans le maitien de l’axe neuromusculaire.

Bénéfices attendus

Mieux comprendre les bases du système neuromusculaire, et d’en comprendre ses atteintes est un enjeu majeur. Cette étude sur la vulnérabilité neuromusculaire devrait aussi permettre de mieux comprendre les bases moléculaires qui contrôlent la formation de l’axe neuromusculaire, en fonction des muscles étudiés. En effet mieux comprendre les interactions entre neurones et fibres musculaires dans le but de caractériser, grâce à des approches techniques innovantes de nouveaux gènes qui contrôlent son intégrité est essentiel pour un jour permettre de guérir les malades atteints de défauts neuromusculaires. En conclusion, les études menées amélioreront nos connaissances sur les propriétés de l’axe neuromusculaire en prenant en compte les neurones et les fibres musculaires.

Procédures

Sur animaux vigiles : le prélèvement unique d’une biopsie de l’extrémité de la queue pour génotypage (5 secondes). L’injection quotidienne sur 5 ou 10 jours, durée 30 secondes. Sur animaux anesthésiés –Injection unique de 10 secondes. -Tonte de la patte postérieure (2 minutes par souris). -Micro impulsions électriques de la patte postérieure (5 minutes par souris). -Chirurgie du nerf sciatique (10 minutes par souris).

Impact sur les animaux

Une douleur légère et de courte durée est occasionnée lors de la biopsie de l’extrémité de la queue des animaux en vue de leur génotypage. Une douleur légère et de courte durée et un stress passager sont occasionnés lors d’injections chez les animaux. Un stress de courte durée peut aussi être occasionné lors des anesthésies.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux seront mis à mort afin de prélever les organes pour des analyses.

Remplacement

Nous utilisons un modèle de souris car il mime la mise en place de l’appareil neuromusculaire au cours du développement embryonnaire, nous renseigne de manière unique sur le dialogue et les propriétés de l’interaction nerf-muscle en physiologie et en physiopathologie. Les modèles cellulaires ne permettent pas à ce jour de comprendre la diversité de ce dialogue et ne permettent pas de reconstituer la diversité des types de neurones moteurs et des fibres musculaires associées.

Réduction

Nous prélevons le maximum de tissus sur les animaux mis à morts pour éviter l’utilisation ultérieure de nouveaux lots d’animaux. Nous veillerons enfin à utiliser au maximum les mêmes lots d’animaux contrôle quand cela est possible pour éviter d’avoir à élever des animaux surnuméraires. Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Le milieu d’hébergement est enrichi à l’aide de coton de nidification et d’une roue d’activité en accès libre. Les animaux sont surveillés régulièrement par le porteur de projet. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien être des animaux grâce à une surveillance attentive et des soins adaptés. Les animaux sont hébergés en groupe sociaux. Des points limites ont été établis entrainant la mise à mort anticipée ou l’administration d’un analgésique si nécessaire.

Choix des espèces

Les muscles et les nerfs moteurs humains sont bien conservés chez la souris, qui en fait un bon modèle. Le modèle de souris permet également d’accéder à tous les acteurs qui contrôelnt la formation des muscles et des nerfs moteurs associés, sa diversité et sa physiopathologie. Les souris à différents stades de développement post natal sont utilisées pour mieux comprendre le dialogue entre les différents muscles et leurs nerfs moteurs associés.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système musculosquelettique
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
Rats : 600
Souffrances
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▲ 600
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▲ -
Devenir
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 600

Porteurs par construction génétique d'une mucoviscidose, 600 rats reçoivent une alimentation modifiée et du laxatif dans l'eau de boisson depuis l'âge de dix jours jusqu'à leur mise à mort, ce qui provoque des selles molles en continu. Le niveau de souffrance déclaré est léger et le projet se limite à entretenir la lignée. Les rats sont tués pour prélèvement d'organes ou versés dans d'autres projets soumis à autorisation, sans que le RNT indique la part de chacun. Le porteur écarte les modèles drosophile et poisson zèbre, qui existent, au motif qu'ils ne renseignent ni sur le microbiote pulmonaire ni sur la fonction testiculaire, et affirme la supériorité du rat sur la souris.

Objectifs

Le projet a pour but le maintien d'une lignée de rat mucoviscidose. Ce modèle permettra de mieux comprendre la genèse de la pathologie, d'évaluer son impact sur les différents organes et sur le microbiote intestinal et pulmonaire et de proposer ou de tester des solutions thérapeutiques pour limiter l'expression de la maladie.

Bénéfices attendus

Mettre à disposition d'équipes de recherche un modèle pertient de la mucoviscidose pour répondre à leurs questions scientifiques sur le sujet.

Procédures

Les animaux recoivent une alimentation adaptée et du laxatif dans l'eau de boisson depuis l'âge de 10 jours jusqu'à leur mise à mort.

Impact sur les animaux

Les animaux recoivent une alimentation modifiée et du laxatif dans l'eau de boisson qui peuvent provoquer la production de selles molles depuis le sevrage jusqu'à l'âge de sortie du projet.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à l'issue de cette procédure en cas de prélèvement d'organes ou de matériel biologique post mortem ou ils seront inclus dans d'autres projets soumis à demande d'autorisation.

Remplacement

Pour la mucoviscidose qui touche de nombreux organes, il n'existe pas de modèle intégré in vitro reproduisant la compléxité de la pathologie et les interactions entre les différents organes touchés. Il existe des modèles drosophile et zebrafish mais qui ne permettent pas de répondre à certaines questions ( caractérisation du microbiote pulmonaire et digestif, fonction testiculaire, ...). Des expériences ont montrées une supériorité du modèle rat sur le modèle souris avec un phénotype qui se rapproche plus de celui de l'humain.

Réduction

En fonction des demandes des équipes intéressées par le modèle, des tests statistiques seront réalisés à priori pour déterminer la taille des groupes expérimentaux en vue des différentes attendues (test de puissance) et/ou des tests à posteriori pour s’assurer de la validité statistique des résultats obtenus. En cas de projets en prévision ou en préparation, la lignée sera maintenue sous forme d'animaux porteurs d’une seule mutation ce qui permet d'avoir des animaux qui n’expriment pas la maladie et avec une alimentation conventionnelle (en effet, seuls les rats porteurs de 2 mutations expriment la maladie). Cela permettra la production des animaux d'intérêt au moment de la réalisation du projet. Si aucun projet n'est en prévision, la lignée sera conservée au maximum 12 mois à l'état respirant puis sera maintenue sous forme non respirante par conservation d’embryons congelés. Le maintien de la lignée à l’état respirant sur 12 mois correspond à peu près à une génération de rat (car les rats mâles peuvent être mis en reproduction jusqu'à cet âge) et permet d'éviter la décongélation de la souche cryoconservée qui est aussi consommatrice d'animaux. En effet les animaux obtenus nécessitent des accouplements sur une génération avec des animaux non consanguins pour éviter tout accouplement frère-sœur issus des embryons ce qui pourrait introduire un biais lié à la consanguinité

Raffinement

Des grilles de score seront mises en place pour détecter une altération du bien-être des animaux et prendre des mesures correctrices grâce à des points limites qui déclencheront une action curatrice ou une mise à mort des animaux si la souffrance ne peut pas être réduite. Un antalgique sera administré en cas de signe d'expression de douleur.

Choix des espèces

Le modèle rat a montré qu'à plusieurs égards qu'il est plus pertinent que le modèle souris. Il existe des modèles drosophile et zebrafish mais qui ne permettent pas de répondre à certaines questions ( caractérisation du microbiote pulmonaire, fonction testiculaire, ...).

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Poules : 1000
Souffrances
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▲ 820
▲ 120
▲ 60
Devenir
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 -
 1000

1 000 poulets âgés de 14 à 28 jours reçoivent deux administrations de souches ou de formulations vaccinales, dont 60 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 120 un niveau modéré. Le contrôle repose sur le développement ou non de la maladie après injection, les signes attendus étant le torticolis, les plumes ébouriffées, l'apathie et la prostration. La description des procédures tient en une phrase, deux administrations de moins d'une minute, alors que la souffrance sévère vient de la maladie déclenchée ensuite, qui n'est décrite nulle part. Tous sont tués, l'établissement présentant ces essais comme imposés par la Pharmacopée européenne pour libérer des lots de vaccins vétérinaires déjà autorisés.

Objectifs

Le projet a pour objectif répondre aux exigences réglementaires de contrôle de qualité de vaccins vétérinaires bénéficiant d'une AMM. Les essais sur animaux ont pour but de déterminer l’activité des vaccins aviaires. Les contrôles d’activité par épreuve et de titrage se basent sur le développement ou non de la pathologie après injection de la souche. L’identité d’un principe actif est confirmée grâce à l’apparition de signes cliniques spécifiques. Ils sont effectués sur espèce cible. La Pharmacopée Européenne demande la démonstration de résultats, certains obtenus sur l’animal.

Bénéfices attendus

Ces tests garantissent une commercialisation de vaccins sures et efficaces pour l’animal. Les tests ont lieu selon le cadre approuvé par les autorités réglementaires et permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs.

Procédures

2 administrations pour tous les animaux en vigile. La durée est inférieur à 1 minute

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent présenter une légère augmentation de stress due aux injections des vaccins et aux manipulations. Les animaux peuvent développer des signes cliniques liés aux pathologies : torticolis , plumes ébouriffées, apathie , prostration.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés

Remplacement

La nécessité d’utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la réglementation du pays destinataire. Elle permet de démontrer l’activité, l’identité et le titre de la formulation vaccinale. Certains tests in vivo ne sont pas à ce jour, remplaçables par un modèle in vitro.

Réduction

Le nombre d'animaux est décrit dans les réglementations.

Raffinement

Une observation quotidienne des animaux est réalisée et dès apparition des premiers signes cliniques une 2éme observation quotidienne est mise en place . Des points limites précoces sont définis et appliqués. Pour certains tests, les animaux témoins bénéficient de morphiniques. Le personnel vérifie l’évolution de l’état général et si les points limites spécifiques sont atteints. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés du milieu ont été mis en place dans les hébergements. Des perchoirs et des nids en cartons sont installés. Le sol peut être recouvert partiellement de papier gaufré. Des blocs à picorer et des larves d'insectes sont placés pour éviter le picage. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Le choix de ces espèces provient du fait que ce sont les espèces cibles. Les poulets seront âgés 14 jours à 28 jours Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 1598
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ 1568
▲ -
Devenir
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 -
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 1598

Une chirurgie intracérébrale de 20 à 30 minutes, ou une injection dans l'orbite de l'œil sous anesthésie, sert à administrer des vecteurs viraux à 1 598 souris, dont 1 568 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes subissent trois prélèvements sanguins au sinus veineux rétro-orbitaire et sont tuées pour analyse des tissus cérébraux, y compris les reproducteurs, mis à mort en fin de période de fertilité. Certaines lignées utilisées vieillissent de façon accélérée et meurent vers dix mois, d'autres font des crises d'épilepsie spontanées entraînant une mortalité précoce. Le projet annonce cinq tests comportementaux qualifiés de peu stressants pour évaluer les capacités cognitives, sans préciser lesquels.

Objectifs

La thérapie génique est une approche prometteuse qui consiste à corriger certaines maladies en apportant une version fonctionnelle d’un gène défectueux. Pour cela, des vecteurs viraux sont utilisés comme « transporteurs » afin d’acheminer ce gène dans les cellules du patient. Cette stratégie a déjà permis des avancées importantes dans le traitement de maladies rares. Cependant, des effets secondaires graves ont été observés lors de certains essais cliniques, en particulier lorsque des doses élevées de vecteurs sont nécessaires. Ces effets sont en partie liés à une réaction excessive du système immunitaire. L’un des enjeux majeurs actuels est donc de rendre ces traitements plus sûrs, en réduisant les doses administrées tout en conservant leur efficacité. Une piste importante consiste à améliorer la qualité des vecteurs produits, afin qu’ils soient plus performant et mieux toléré. Ce projet vise à mieux comprendre comment la qualité des vecteurs viraux influence la réaction du système immunitaire. Plus précisément, il s’agit d’identifier quels critères de qualité permettent de limiter les réactions indésirables. Nous étudierons également l’impact de certains paramètres, comme la composition des vecteurs viraux , sur leur efficacité et leur tolérance par l’organisme receveur. Ces recherches seront menées chez la souris, modèle essentiel pour étudier à la fois les effets du traitement et les réactions biologiques dans un organisme entier. Une partie du projet portera sur la maladie d’Alzheimer, afin d’évaluer le potentiel de nouvelles approches thérapeutiques. Les animaux seront donc évalués sur leur capacité d’apprentissage avant et après traitement avec un vecteur viral codant un gène médicament.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif d’améliorer la sécurité et l’efficacité de la thérapie génique, une approche innovante qui pourrait transformer le traitement de nombreuses maladies graves, notamment des maladies génétiques et neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. Elle a déjà fait ses preuves dans le cas de maladies génétiques rares. En comprenant mieux comment la qualité des vecteurs utilisés influence la réaction du système immunitaire, cette étude permettra d’identifier des critères essentiels pour produire des traitements mieux tolérés par l’organisme. À terme, cela pourrait réduire les effets secondaires observés chez certains patients et rendre ces thérapies accessibles à un plus grand nombre de personnes, y compris dans des maladies nécessitant des doses élevées. Les résultats attendus apporteront également de nouvelles connaissances sur les interactions entre les traitements et le système immunitaire, un enjeu clé pour le développement de nombreuses approches thérapeutiques. Au-delà de la santé humaine, ce projet contribuera à améliorer les méthodes de production et de contrôle qualité des vecteurs utilisés en recherche biomédicale, ce qui bénéficiera à l’ensemble de la communauté scientifique. À plus long terme, ces avancées pourraient accélérer le développement de nouveaux traitements plus sûrs et plus efficaces pour diverses maladies.

Procédures

Les animaux seront soumis à différentes interventions : - Une partie des animaux recevra un vecteur viral par chirurgie intracérébrale à l’âge adulte (durée : 20 à 30 minutes), à la suite de quoi les animaux récupèrent généralement en quelques heures. - Une partie des animaux recevra le vecteur viral par injection rétro-orbitaire à l’âge adulte (cet acte dure moins d’une minute et se pratique sous anesthésie). - Une partie des animaux sera soumise à 5 tests comportementaux peu stressants et destinés à évaluer leur capacités cognitives et d’apprentissage. Chacun de ces tests durent entre 30 sec et 6 min par souris et par jour. L’ensemble des tests est effectué sur une période de 4 à 6 semaines en fonction du nombre de tests prévus (4 à 5). - Pour le suivi de la réponse immunitaire, l’ensemble des animaux subiront trois prélèvements sanguins (effectué en quelques secondes au niveau du sinus veineux rétro-orbitaire) avant injection, puis 1 jour et 1 mois après-injection.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à différents types de manipulations qui entraineront les effets indésirables différents : - Les effets secondaires liés à l’injection se limitent à une douleur transitoire au niveau du point d’injection. - Une des souches de souris présente un vieillissement accéléré qui se traduit par une surmortalité survenant vers l’âge de 10 mois environ. - Une des souches de souris peuvent présenter des crises d’épilepsie spontanées conduisant à une mortalité précoce - L’injection peut entraîner une hémorragie légère au site d’injection qui se résorbe spontanément en quelques minutes. - Les tests comportementaux sont réalisés sur animaux vigiles et peuvent entraîner un stress léger. Ce stress sera réduit au minimum par l’habituation à l’expérimentateur avant chaque session d’étude. - Les prélèvements sanguins ou injection peuvent conduire à une légère hémorragie au site d’injection, facilement jugulée par compression légère.

Devenir

Tous les animaux sont destinés à une étude des tissus et/ou analyse et de l’expression des gènes au niveau des régions atteintes du cerveau, ce qui nécessite leur euthanasie. Les animaux reproducteurs des différentes lignées utilisées seront euthanasiés en fin de période de fertilité. Ces animaux ne seront en effet plus utilisables dans le cadre du projet, et ne pourront pas non plus être réutilisés dans d’autres projets du fait des potentiels biais expérimentaux induits par la période de reproduction active . L’euthanasie interviendra par des méthodes adaptées et validées.

Remplacement

Ce projet fait appel à des modèles de souris déjà caractérisés de la maladie d’Alzheimer. A l’heure actuelle, ce projet ne peut être réalisé à l’aide de modèles cellulaires, ni être simulé par des techniques informatiques. En effet, les symptômes neurologiques cognitifs de la maladie ne peuvent être reproduits que chez l’animal, notamment dans les modèles murins. Il est donc nécessaire de réaliser ce projet sur une espèce modèle mammifère comme la souris, qui possède un cerveau complexe doté d’un système permettant d’exprimer des comportements sophistiqués. De plus la proximité entre l’espèce humaine et la souris maximisera la pertinence des cibles thérapeutiques identifiées au cours de ce projet.

Réduction

Une étude statistique a été réalisée pour déterminer le nombre minimum d’animaux par groupe nécessaire pour observer des effets significatifs. Cette étude est basée sur des données obtenues dans la littérature scientifique et sur les valeurs que nous avons observées dans le passé lors d’expériences utilisant des analyses similaires. Ainsi, nous prévoyons d’utiliser 1578 animaux lors des expériences qui seront menées pendant les 5 années de l’étude. Ce nombre maximum, a été déterminé en fonction des expériences à réaliser pour pouvoir répondre à la question scientifique. Pour minimiser le nombre d’animaux utilisés dans le projet nous avons prévu les procédures au fur et à mesure avec une réduction du nombre de groupes possible s’il apparait qu’un ou plusieurs des facteurs étudiés apparaissent sans impact sur la réponse étudiée.

Raffinement

Le suivi quotidien des souris hébergées en groupe dans un milieu enrichi et l’application de critères d’arrêt en élevage et en expérimentation permettra de garantir leur bien-être. En cas d’atteinte des points limites, le vétérinaire de l’installation sera alerté afin de mettre en œuvre des traitements appropriés. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience à l’aide d’une grille de scoring. Les protocoles d’anesthésie et de diminution de la douleur des procédures chirurgicales ont été définis et validés par une équipe vétérinaire. Des échelles cliniques journalières, un soutien nutritionnel adapté et l’application de critères d’arrêts permettent de veiller au bien-être des rongeurs. Les animaux bénéficieront de périodes de récupération suffisantes après les anesthésies générales et les gestes chirurgicaux. Les tests comportementaux seront précédés par une phase d’habituation à l’expérimentateur afin de minimiser le stress et d’assurer une reproductibilité optimale de ces expériences.

Choix des espèces

Choix de l’espèce modèle : L’objectif de ce projet est d’améliorer les connaissances sur la maladie d’Alzheimer afin d’identifier de nouvelles solutions thérapeutiques. La région initialement la plus gravement atteinte dans la maladie d’Alzheimer est celle qui gère la mémoire et les émotions. Les modèles animaux invertébrés ne possèdent pas cette zone. Il est donc nécessaire de mener ce projet sur une espèce dotée d’un tel système, similaire à celui retrouvé dans l’espèce humaine. Les rongeurs, et la souris en particulier, possèdent une zone très proche de celle de l’espèce humaine. De plus, la grande proximité entre le génome de la souris et le génome humain assure une pertinence maximale des cibles thérapeutiques qui seront identifiées au cours de ce projet. Les souris qui seront utilisées reproduisent les différentes lésions anatomiques retrouvées dans le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Elles présentent également des altérations cognitives (défauts de mémoire spatiale et de mémoire de travail) qui sont caractéristiques de cette maladie. Ces déficits peuvent être quantifiés par des tests comportementaux qui sont réalisés en routine au laboratoire. Choix du stade de développement étudié : La maladie d’Alzheimer se déclare la plupart du temps chez le sujet âgé, mais des déficits discrets apparaissent longtemps en amont du diagnostic. Nous étudierons donc les modèles animaux à un temps précoce et à un temps tardif pour refléter les effets observés en début et en fin de la maladie, soit entre 4 et 14 mois selon les différents modèles de la maladie qui seront étudiés.

  • Formation professionnelle
Souris : 500
Souffrances
▲ -
▲ 500
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 500

Réformées de l'élevage, âgées de 6 à 8 mois, 500 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, ce choix évitant d'en produire de nouvelles. Chacune subit quatre à cinq contentions, un gavage, une injection intrapéritonéale, une à deux injections sous-cutanées, une injection intraveineuse sous anesthésie et une prise de sang, gestes exécutés par des personnes en cours de formation. Le porteur signale que le gavage mal fait peut provoquer stress, irritation et fausse route, et prévoit que le formateur interrompe le geste et mette l'animal à mort si nécessaire. Toutes sont tuées à l'issue, le RNT indiquant qu'elles ne peuvent pas être replacées et qu'elles seront trop vieilles pour être réutilisées.

Objectifs

La présente demande d'autorisation de projet s'inscrit dans un contexte de formations des personnes pratiquant l'expérimentation animale. Notre objectif est de former nos utilisateurs à un ensemble de gestes expérimentaux pratiqués de manière fréquente. Notre service est ouvert à l'ensemble de la communauté scientifique souhaitant mener des projets de recherches in vivo et remplissant les conditions de formations réglementaires. L'enjeu de cette demande d’autorisation de projet s’inscrit dans un contexte de formation et d'acquisitions des gestes de bonnes pratiques d'expérimentations animales. Les bénéfices attendus sont très importants car au-delà du respect de la législation notre objectif est de réduire le nombre d'animaux utilisés au cours des projets ainsi que la souffrance des animaux grâce à l’acquisition des bonnes pratiques.

Bénéfices attendus

A court terme, cette formation permettra à l'ensemble des personnes effectuant des actes expérimentaux sur animal, de le faire d'une manière limitant au maximum la souffrance des animaux. A moyen terme, la répétabilité de la qualité des gestes permettra de limiter le nombre d'animaux nécessaires dans les procédures. Et à long terme, cela s'inscrit dans une démarche d'amélioration continue pour la réduction du nombre d'animaux nécessaires et le raffinement des expérimentations..

Procédures

Pour chaque animal il y aura : 4 à 5 contentions vigiles d'environs 10 secondes, 1 gavage, de 10 à 20 secondes, 1 injection intrapéritonéale de 30 secondes, 1 à 2 injections sous cutanées de 20 secondes, 1 injection intra-veineuse de 30 secondes sous anethésie et un prélèvement sanguin sous anesthésie de 1 minute..

Impact sur les animaux

Le gavage effectué par des personnes en formation peut provoquer plusieurs types de nuisances, stress et irritation (léger) pendant quelques minutes et la fausse route. L'injection sur animal vigile peut générer une douleur légère au point d'injection au moment de la réalisation de l'acte pendant quelques secondes. Les autres gestes sont effectués sous anesthésie et peuvent provoquer une douleur légère au site d'injection/prélèvement dans le cas d'un réveil non souhaité.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort à l'issue de la procédure. Ils ne peuvent pas être replacés et seront trop vieux pour être réutilisés.

Remplacement

Avant de participer à cette formation, les personnes sont au préalable formée au cours d'une formation initiale règlementaire. Il est aussi évalué le besoin en fonction des projets, si ces derniers ne nécessitent aucun des gestes présent dans cette formation, alors elle ne sera pas administrée. En revanche, à ce jour, pour qualifier les gestes justifiant ce projet, nous sommes encore dans l'obligation de le pratiquer sur animal vivant.

Réduction

Nous prévoyons pour une formation efficace, par expérience, un maximum de 5 animaux par formation, un pour la demonstration des gestes par le formateur et 4 pour la personne formée. Dans un but de réduire, à chaque fois que ce sera possible, il y aura un regroupement des formations pour réduire le nombre d'animaux utilisés pour la démonstration. De la même manière la personne formée ne travaillera qu'avec le nombre d'animaux strictement nécessaire à la réussite de tous les gestes visés par sa formation, cela peut-être moins que 4 étant donné que tous les gestes sont réalisé sur chaque animal de formation. Donc dans les faits il y aura souvent moins de 5 animaux par personne formée. Les animaux utilisés sont des animaux de réforme des élevages, donc on ne produit pas d'animaux à but exclusif pour ce projet.

Raffinement

Pour éviter le déclenchement du phénotype dommageable des animaux immunodéficients, l'hébergement se fait en cage ventilée et les gestes expérimentaux sont effectuées dans des conditions stériles. Des points limites directs sont mis en place pour détecter et anticiper toute souffrance animale. Le formateur veille à ce que chaque geste soit effectué correctement et intervient pour stopper et mettre à mort si nécessaire. L'anesthésie sera appliquée pour les gestes la nécessitant.

Choix des espèces

La totalité des procédures effectuées par les personnels formés se font sur souris, c'est donc le meilleur modèle pour la formation car directement adaptable à leurs futurs projets. Les animaux utilisés auront entre 6 et 8 mois car se sont des animaux de réforme de production pour éviter d'avoir à produire de nouveaux animaux dans le cadre de la formation.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 1780
Rats : 1780
Souffrances
▲ -
▲ 840
▲ -
▲ 2720
Devenir
 -
 -
 -
 3560

Les animaux qui montrent des signes cliniques anormaux plus de trois jours sont mis à mort. 1 780 souris et 1 780 rats vont être utilisés dans ce projet, dont 2 720 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués pour prélever poumons et cerveau. Les souris reçoivent une irradiation du thorax qui peut provoquer fibrose, rougeurs, croûtes, détresse respiratoire et mort au bout de cinq à six mois, les rats une irradiation du crâne suivie de dépilations et d'ulcérations pendant cinq à six jours. La rubrique décrivant les procédures reste à l'état de formulaire, l'instruction "pour chaque intervention préciser : durée, nombre de fois et nombre d'animaux concernés" y figurant en lieu et place des réponses.

Objectifs

La radiothérapie est un traitement largement utilisé contre le cancer. Elle repose sur l’irradiation ciblée des tissus tumoraux afin de détruire les cellules cancéreuses ou de limiter leur progression, tout en cherchant à préserver au mieux les tissus sains situés à proximité. Malgré les progrès techniques importants réalisés ces dernières années, les effets indésirables sur les tissus non ciblés restent une contrainte majeure de ce type de traitement. Dans ce contexte, il apparaît nécessaire d’explorer de nouvelles approches permettant d’améliorer le rapport entre l’efficacité du traitement et la protection des tissus sains. Parmi ces approches, certaines visent à modifier la manière de déposer la dose dans le volume irradié. Ces stratégies innovantes s’écartent volontairement des pratiques conventionnelles en proposant une distribution volontairement non homogène du traitement. Des travaux antérieurs menés dans différents modèles expérimentaux ont montré que ce type d’approche pourrait à la fois améliorer le contrôle de la maladie et réduire les atteintes aux tissus sains. Des résultats encourageants ont également été observés dans des contextes cliniques exploratoires, suggérant un fort potentiel de transfert vers une utilisation thérapeutique plus large. Cependant, les mécanismes biologiques à l’origine de ces effets favorables restent encore insuffisamment compris. Une meilleure connaissance de ces phénomènes est indispensable pour sécuriser, optimiser et étendre l’utilisation de ces nouvelles modalités de traitement. Ainsi, l’objectif principal de ce projet est d’améliorer la compréhension des réponses biologiques induites par cette approche innovante, en s’intéressant plus particulièrement aux réactions des vaisseaux et du système immunitaire. Ces connaissances permettront d’évaluer le potentiel thérapeutique de cette stratégie et de contribuer à terme au développement de traitements plus efficaces et mieux tolérés.

Bénéfices attendus

Les enjeux autour de ces nouvelles techniques de radiothérapie (SFRT) sont nombreux : • Anticiper leur déploiement rapide, voire imminent, en pratique clinique. • Questionner la justification de ce type de techniques en termes de radioprotection des patients, puisqu’elle repose sur un changement de paradigme important. • Saisir l’opportunité du positionnement de l’institut et de la France autour de cette question Acquérir des connaissances et des compétences autour des concepts liés aux modifications du volume d'irradiation pour alimenter l’expertise concernant la radioprotection des patients.

Procédures

- Irradiations sous anesthésie - Prélèvements de sang sous anesthésie - Imagerie scanner sous anesthésie - Echo doppler sous anesthésie Pour chaque intervention préciser : durée, nombre de fois et nombre d’animaux concernés

Impact sur les animaux

Des effets indésirables pourront être occasionnés par l’exposition aux rayonnements ionisants. Pour le modèle souris, les irradiations localisées au niveau des poumons pourront conduire à de la fibrose radio-induite aux temps tardifs (plus de trois mois post-irradiation). Les souris pourront également développer des lésions cutanées (rougeurs, érythèmes, croutes) suite à l’irradiation. Aux temps les plus tardifs de l’étude (5-6 mois post-irradiation), les animaux pourraient être en détresse respiratoire voire décéder. Les animaux devront donc être surveillés de près et euthanasiés en cas d’atteinte importante de leur bien-être, comme une perte de poids, une mobilité réduite. Concernant le modèle d’irradiation localisée cérébrale chez le rat, suite à l’irradiation des signes de détresse ou de mal-être peuvent apparaître, suivis d’une perte de poids et d’une réduction de la mobilité pendant quelques jours (3 à 5 jours). Les animaux peuvent présenter des dépilations voire des croutes et même des ulcérations sur le dessus de la tête, à l’endroit de l’irradiation pendant quelques jours (5 à 6 jours). Pour les deux modèles, compte-tenu de l’objectif qui est d’étudier la réponse vasculaire pulmonaire de ces nouvelles stratégies thérapeutiques, il est nécessaire de fixer un temps d’étude long, ici de 6 mois, pour toutes les études envisagées.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés, les organes d’intérêt (poumon, cerveau notamment) seront prélevés pour des analyses histologiques ou moléculaires.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative non animale à ce jour concernant l’étude de la réponse moléculaire des cellules endothéliales et immunitaires dans leur environnement tissulaire complet, qui joue un rôle sur la réponse moléculaire des cellules. L’utilisation d’animaux vivants est indispensable à cette étude.

Réduction

Les modèles d’expérimentation pour l’étude des lésions pulmonaires et cérébrales tardives radio-induites sont fortement influencés par la physiologie des animaux. Dans le but d’effectuer des tests statistiques sur les analyses histologiques, des microscanners, des analyses moléculaires, des groupes de 20 animaux sont nécessaires. Nous avons déterminé le nombre d’animaux par groupe à l’aide d’un logiciel statistique. Pour mettre en évidence une différence de 25%, biologiquement significative, entre groupes traités et groupes témoins, il nous faudra inclure 20 animaux par groupe. Dans certains cas, le nombre d’animaux contrôle est augmenté car toutes les irradiations ne peuvent pas être réalisées le même jour. Les animaux seront suivis 6 mois maximum.

Raffinement

Un délai minimum d’une semaine est respecté entre la réception des animaux et la mise en place des procédures expérimentales pour leur permettre de s’adapter à leur nouvel environnement. Tous les animaux du projet seront surveillés afin de vérifier que la perte de poids ne dépasse pas 20 % du poids du groupe témoin Ils seront pesés 2 fois par semaine semaines après l’irradiation. Des observations de signes comportementaux et cliniques (absence de mobilité, de réactivité, prostration, signes de détresse respiratoire) seront effectuées. L’observation de signes comportementaux ou cliniques anormaux pendant plus de 3 jours entraînera l’euthanasie. Lors des irradiations, afin d’assurer un meilleur réveil, les animaux seront placés en thermacage dès la fin de l’irradiation. Des poches d’eau gélifiées ainsi que des croquettes seront également placés dans les cages de transport. Les souris pouvant montrer des signes d’agressivité, des enrichissements supplémentaires seront mis dans les cages (bâtonnet en bois, dôme en carton, coton, papier kraft si nécessaire).

Choix des espèces

Dans le cadre de ce projet nous utiliserons des rats et des souris qui sont des modèles les plus utilisés pour les modèles précliniques. Le modèle d’irradiation thoracique chez la souris est un modèle très utilisé depuis de nombreuses années au sein du laboratoire pour comprendre le rôle de l’endothélium vasculaire dans les lésions pulmonaires radio-induites. Le modèle d’irradiation cérébrale rat est un modèle maitrisé par nos collaborateurs du projet qui participeront aux expériences. Nous choisissons des animaux de même âge, et jeunes adultes, pour éviter l’éventuelle hétérogénéité de la réponse liée à l’âge. Il s’agit de la gamme d’âge classiquement utilisée pour ces modèles d’irradiation localisée. Comme tenu du potentiel caractère agressif des souris mâles, notamment en vieillissant, ils seront hébergés par 3 à 4 avec un enrichissement augmenté par rapport aux standards de l’animalerie. En cas de bagarres et/ou de blessures, les animaux pourront être hébergés en cages individuelles.

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Moutons : 200
Souffrances
▲ -
▲ 100
▲ 100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 200

Vaccinés puis délibérément infectés avec l'agent pathogène sous anesthésie locale, 200 moutons vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, tous tués ensuite. Les animaux témoins, non protégés, développent fièvre, œdème de la face, manifestations inflammatoires et diarrhée, ces symptômes constituant la mesure attendue. Deux gestes suffisent par animal, une injection de vaccin de moins d'une minute et une administration de la souche de moins de cinq minutes. Ce contrôle ne vise pas à produire des connaissances mais à libérer des lots commerciaux de vaccins vétérinaires, et le porteur indique qu'il ne pourra pas être remplacé "sans un changement de la réglementation de tous les pays".

Objectifs

Le projet a pour objectif de déterminer l’activité de vaccins destinés aux animaux de rente. Cet objectif doit être respecté afin d’être en conformité avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires dans la constitution d’un dossier d’AMM. Les contrôles sont effectués sur ovins (une des espèces cibles). La Pharmacopée Européenne demande la démonstration de résultats concrets, certains obtenus chez l’animal

Bénéfices attendus

Ces tests garantissent une commercialisation de vaccins sûrs et efficaces pour l’animal. Les tests ont lieu selon le cadre approuvé par les autorités réglementaires et permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs.

Procédures

1 administration de vaccin, sur tous les animaux en vigile. L'acte est inférieur à 1 minutes. 1 administration de l'agent pathogène, sur tous les animaux en vigile avec une anesthésie locale. L'acte est inférieur à 5 minutes

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent présenter une légère augmentation de stress due aux injections des vaccins, à l'administration de la souche et aux manipulations. Les animaux témoins peuvent montrer des symptômes liés à la maladie virale, tels qu’une réaction fébrile associée à des manifestations inflammatoires et congestives et d’œdème de la face, une diarrhée légère transitoire et une hyperthermie modérée.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés

Remplacement

Les réglementations des pays destinataires du produit exigent la réalisation des tests sur animaux pour la mise sur le marché de lot commercial. Il n’est actuellement pas possible de les remplacer sans un changement de la réglementation de tous les pays.

Réduction

Le nombre d’animaux est imposé par la réglementation. Lorsque c'est possible la mutualisation des lots témoins permet de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Tous les animaux bénéficient d'une période d'acclimatation. Lors de l'administration intradermique une anesthésie locale est mise en place. L'observation quotidienne des animaux et l'application d'une grille de scoring permet d'appliquer les points limites. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Il s'agit d'une espèce cible Les ovins doivent avoir entre 2 et 9 mois. Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre au dossier déposé aux autorités des pays destinataires.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 3500
Souffrances
▲ -
▲ 3500
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 50
 3450

Tuées au terme d'un prélèvement final, sauf cinquante gardées pour servir à des formations dans le même bâtiment, 3 500 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit une à cinq administrations d'un médicament vétérinaire, puis subit une à cinq prises de sang espacées de trois semaines à un mois, avant le prélèvement terminal. Le porteur indique que l'adoption est exclue parce que l'hébergement n'est possible qu'en confinement BSL3, et que la réutilisation dans d'autres études introduirait des biais. Ces essais mesurent la réponse immunitaire exigée par la Pharmacopée européenne et par les réglementations des pays destinataires, les souris tenant lieu de modèle pour le chien, le chat et le cheval.

Objectifs

Les études destinées à évaluer la réponse immune suite à l’administration d’un produit sont exigées par la Pharmacopée Européenne et les règlementations des pays destinataires. Le projet consiste à immuniser des souris (espèces modèles) avec un médicament vétérinaire dans le but d'évaluer l’efficacité, et secondairement l’innocuité, d’un produit par suivi de la réponse immune chez l’animal.

Bénéfices attendus

La finalité de ce projet est de mettre sur le marché des médicaments vétérinaires présentant un risque minimal et de permettre aux propriétaires de disposer des meilleurs traitements pour leurs animaux tout en réduisant l’impact des maladies infectieuses sur les populations. Les études d’efficacité permettent de connaitre le niveau de réponse immunitaire induit par le produit chez l’animal grâce à des paramètres évalués par des analyses de laboratoires.

Procédures

1 à 5 administrations sur animal vigile ou anesthésié en fonction des voies utilisées. L'acte est inférieur à 1 minute. 1 à 5 prélèvements intermédiaires avec 3 semaines à 1 mois entre chaque prélèvement, sur animal vigile ou anesthésié en fonction des voies utilisées. L'acte est inférieur à 1 minute. 1 prélèvement terminal sur animal anesthésié. L'acte est inférieur à 1 minute

Impact sur les animaux

La contention peut être une contrainte pour l'animal. Celle-ci doit être adaptée pour que la technique soit la plus rapide et moins douloureuse et traumatisante possible. La prise de sang peut occasionner un stress et une douleur légère de quelques minutes. L’administration du produit peut occasionner un stress et une douleur légère de quelques minutes, voir une réaction localisée.

Devenir

Pas de réutilisation des animaux dans d'autres études qui pourrait induire des biais scientifique. Et pas de possibilité de sortir les animaux pour adoption, car hébergement possible uniquement dans bâtiment BSL3. Des souris peuvent être réutilisées dans le même bâtiment à des fins de formation.

Remplacement

Il est nécessaire d’utiliser des animaux vivants car l’efficacité par suivie de la réponse immune doit être évaluée sur l’animal. Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement d’un produit consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection de ces derniers, réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible.

Réduction

Le nombre minimum d’animaux à inclure est très souvent une exigence réglementaire. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste (analyse statistique, historique, définition des objectifs…) de façon à minimiser le nombre d’animaux utilisés en limitant le risque d’études non conclusives. De plus, pour les études d'innocuité peu d'animaux sont utilisés et le groupe contrôle négatif est commun. Aucun groupe contrôle n'est utilisé pour les études de screening.

Raffinement

Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Une anesthésie de l’animal est réalisée lors de certains prélèvements. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés au milieu sont mis en place. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie des animaux.

Choix des espèces

Ces études sur rongeurs sont des modèles alternatifs pour les études sur chien, chat et cheval. Les chiffres sont donc basés sur l’expérience (études antérieures et bibliographie) et les référentiels du modèle canin, félin et équin. L’efficacité d’un produit par suivi de la réponse immune ne peut pas être testées in vitro. Les procédures utilisant des souris sont réalisées après le sevrage (dès 21 jours). Les caractéristiques de ces animaux sont bien connues à cet âge ; il s’agit de l’âge qui offre une meilleure sensibilité pour le modèle. Ces animaux sont communément utilisés à cet âge (bibliographie, données fournisseurs agréés). La race des souris et leur âge ont été sélectionnés de façon à avoir des animaux de taille et de poids le plus important possible afin de limiter les répercussions d’éventuels prélèvements de sang intermédiaires.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Souris : 768
Souffrances
▲ -
▲ 480
▲ -
▲ 288
Devenir
 -
 -
 -
 768

Biopsiées à l'oreille vers une semaine de vie, testées cinq fois avant trois semaines d'âge, les mêmes souris enchaînent treize tests entre dix et dix-neuf semaines, répartis sur dix semaines avec trois à sept jours de repos entre chacun. Certains se déroulent dans l'eau, d'autres mesurent la force musculaire ou la mémoire, et un sous-groupe reçoit une injection déclenchant des crises d'épilepsie. 768 souris sont utilisées dans ce second volet, dont 288 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Toutes sont tuées pour prélever le cerveau et les muscles.

Objectifs

Les maladies du cerveau représentent un enjeu majeur de santé publique. Malgré les progrès récents de la génétique, près d’un patient sur deux ne bénéficie toujours pas d’un diagnostic génétique précis. Cette situation est souvent liée au fait que les gènes impliqués sont encore mal compris, ce qui entraîne des délais prolongés avant que les enfants concernés puissent recevoir un diagnostic. Ces maladies sont très diverses sur le plan génétique. A ce jour, plus de 2 000 gènes sont impliqués dans les maladies du cerveau. De plus, les atteintes du cerveau sont fréquemment associées à des problèmes musculaires, tels que des difficultés de mouvement, de coordination ou une faiblesse musculaire. Ce lien suggère que certains gènes jouent un rôle commun dans le fonctionnement du cerveau et des muscles. L’objectif principal de ce projet est de mieux comprendre le rôle de plusieurs gènes récemment identifiés chez des patients présentant à la fois des maladies du cerveau et des atteintes musculaires. Ces gènes ont été choisis car ils sont systématiquement associés à ces deux types de symptômes, ce qui en fait des gènes candidats particulièrement pertinents pour étudier les liens entre cerveau et muscle. Pour atteindre cet objectif, nous utiliserons des modèles de souris génétiquement modifiées afin d’analyser le développement moteur, les capacités de mouvement et certaines fonctions cognitives, comme la mémoire, à différents stades de la vie. L’étude portera à la fois sur des stades précoces du développement et sur l’âge adulte, afin d’identifier le moment où apparaissent les anomalies et leur évolution dans le temps. Ce projet qui sera realisé sur deux établissements (EU 1/2 et EU 2/2), vise à améliorer la compréhension des maladies touchant à la fois le cerveau et les muscles chez les patients, souvent des enfants, afin de contribuer au développement futur de meilleures stratégies diagnostiques et, à terme, thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Dans de nombreuses maladies du cerveau, les premiers signes apparaissent d’abord au niveau des muscles, peu de temps après la naissance et avant l’apparition des atteintes cognitives. Ainsi, étudier précocement le développement moteur permettrait de détecter très tôt les signes cliniques qui sont parfois invisibles à l’âge adulte, soit parce qu’elles sont corrigées par l’organisme, soit parce qu’elles s’aggravent avec le temps. Ce projet va permettre d’identifier précisément quand apparaissent les premiers signes de la maladie, d’améliorer la compréhension de son évolution et de disposer d’indicateurs précoces utiles pour mieux orienter le diagnostic et la prise en charge des patients, tout en évitant des méthodes plus invasives.

Procédures

Les souris utilisées dans ce projet seront soumises à des interventions sans chirurgie qui sont basées sur l’observation de leur comportement et de leurs capacités de mouvement. Dans un premier temps, un très petit prélèvement sera réalisé sur l’oreille de chaque souris afin de caractériser leurs gènes. Ce geste est réalisé une seule fois et dure quelques secondes. Chez les jeunes souris, des observations seront réalisées pour suivre le développement des mouvements, comme la capacité à se déplacer, à se retourner ou à utiliser leurs pattes. Ces tests sont courts et durent moins d’une minute. Le nombre total de tests effectués au stade précoce (entre 1 et 3 semaines d’âge) dans l’EU 1/2 est de cinq, pour une durée totale maximale d’environ cinq minutes, les tests étant réalisés successivement. À l’âge adulte, les mêmes souris participeront à différents tests permettant d’évaluer leur comportement, leur mémoire et leurs capacités physiques. Ces tests consistent principalement à observer leurs déplacements, l’exploration d’un environnement ou la force musculaire. Chaque test dure quelques minutes et les animaux bénéficient de périodes de repos entre les séances. Le nombre total de tests effectués à l’âge adulte dans l’EU 2/2 est de treize. Ils seront répartis sur une période de 10 semaines avec des périodes de repos de 3 à 7 jours entre les tests. Les animaux auront alors entre 10 et 19 semaines d’âge. Pour un nombre limité de souris adultes (un sous-groupe), un test spécifique permettra d’évaluer la sensibilité aux crises d’épilepsie à l’aide d’une injection unique. Les animaux seront ensuite surveillés en continu pendant 20 minutes après l’injection. Cette étape est importante car, dans de nombreux cas, les crises d’épilepsie représentent un symptôme majeur qui aggrave fortement la maladie et la qualité de vie des patients. Étudier ces crises chez la souris permet donc de mieux comprendre leur origine et leur lien avec les autres symptômes observés. À la fin du projet, les souris seront mises à mort afin de permettre le prélèvement et l’analyse de certains organes, dont le cerveau et les muscles. Ces analyses sont indispensables pour mieux comprendre les maladies qui touchent à la fois le cerveau et les muscles chez les enfants malades.

Impact sur les animaux

À l’âge d’environ une semaine, un petit prélèvement sera réalisé sur l’oreille des souris afin d’analyser leurs gènes. Ce geste peut provoquer une douleur légère et de courte durée, ainsi qu’un léger stress lié à la manipulation. Le risque de saignement est très faible. Tout au long du projet, chez les souris jeunes et adultes, différents tests seront réalisés pour observer leurs mouvements et leur comportement. Ces manipulations peuvent entraîner un stress temporaire, notamment lors de la prise en main ou de l’exposition à un nouvel environnement. Les tests sont courts, espacés dans le temps et les animaux sont habitués au matériel et à la salle d’expérimentation afin de limiter ces effets. Lors de certains tests, notamment ceux réalisés dans l’eau, les souris peuvent ressentir un inconfort passager lié au contact avec l’eau. Ces effets sont limités par une durée d’exposition courte de quelques minutes, une température de l’eau contrôlée, une surveillance continue et un séchage immédiat après chaque session. Pour un nombre limité de souris adultes, un test permettant d’évaluer la sensibilité aux crises d’épilepsie sera réalisé à l’aide d’une injection unique. Cette injection peut entraîner une douleur légère et transitoire au point d’injection, ainsi que l’apparition temporaire de crises convulsives. Les animaux seront surveillés en continu pendant une période maximale de 20 minutes. Si des signes de détresse sévère apparaissent, le test sera immédiatement interrompu et l’animal pris en charge. Enfin, une lignée de souris particulière peut développer des tumeurs à partir de l’âge de 6 mois. Les animaux utilisés pour les tests seront mis à mort bien avant cet âge. Les animaux conservés en élevage seront également mis à mort avant l’âge limite de 6 mois.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de permettre le prélèvement des muscles et du cerveau. Ces prélèvements sont nécessaires pour réaliser des analyses anatomiques et moléculaires, permettant d’étudier les similitudes et les différences entre ces deux organes et de mieux comprendre les maladies associées.

Remplacement

Les maladies du cerveau font intervenir des mécanismes complexes qui touchent à la fois le cerveau, les muscles et le comportement. Ces interactions ne peuvent pas être étudiées à l’aide de modèles simplifiés, comme des cellules cultivées en laboratoire ou des simulations informatiques. Même si les études sur cellules permettent de mieux comprendre certains mécanismes biologiques de base, elles ne permettent pas d’observer comment les gènes influencent le développement du cerveau, les capacités de mouvement ou les comportements dans un organisme vivant. Or, ces aspects sont essentiels pour comprendre les maladies étudiées dans ce projet. L’utilisation de modèles animaux est donc indispensable. La souris est particulièrement adaptée, car son fonctionnement biologique présente de nombreuses similitudes avec celui de l’être humain. De plus, il existe déjà un grand nombre de modèles de souris génétiquement modifiées, développés dans le cadre de collaborations internationales, ce qui permet d’étudier de manière ciblée le rôle de nombreux gènes impliqués dans ces maladies. Enfin, ces maladies étant rares et touchant souvent des enfants, il est très difficile de réaliser ce type d’études directement chez l’être humain. Le recours à la souris est donc nécessaire pour améliorer la compréhension de ces maladies et préparer le développement de futures approches diagnostiques et thérapeutiques.

Réduction

Le nombre de souris utilisées dans ce projet a été calculé au plus juste afin d’obtenir des résultats fiables, tout en limitant au maximum le recours aux animaux. Les effectifs ont été déterminés à partir de données issues d’études précédentes et de méthodes statistiques, de manière à utiliser uniquement le nombre de souris strictement nécessaire. Afin de réduire le nombre total d’animaux, les mêmes souris sont suivies tout au long du projet, depuis les premières étapes du développement jusqu’à l’âge adulte. Cette approche permet de recueillir plusieurs types d’informations chez les mêmes animaux, évitant ainsi de multiplier les groupes expérimentaux. Ce suivi sur la durée permet également de mieux comprendre l’évolution des maladies étudiées, en observant comment les symptômes apparaissent et évoluent avec le temps. Chez la souris, l’âge adulte atteint en fin de projet correspond approximativement à un âge avancé chez l’humain, ce qui rend cette approche particulièrement pertinente pour étudier l’évolution des maladies du cerveau associées à des atteintes musculaires. Les analyses des résultats seront réalisées à l’aide de méthodes statistiques adaptées, ce qui permet d’obtenir des conclusions solides sans avoir recours à des animaux supplémentaires. Les souris témoins sont issues des mêmes portées que les souris génétiquement modifiées, afin de limiter la production d’animaux en excès. Au total, ce projet nécessitera un maximum de 768 souris, incluant des mâles et des femelles. Ce nombre correspond au strict nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques, conformément au principe de réduction.

Raffinement

Pour réduire le stress lié aux manipulations, les souris seront habituées à la présence des zootechniciens et des expérimentateurs et au contact avant le début de chaque procédure. Un petit tunnel sera utilisé pour transférer les souris d’une cage à l’autre. Les biopsies d’oreille, nécessaires pour identifier les souris porteuses de la maladie, seront réalisées entre 7 et 10jours après la naissance, à un âge où le système nerveux est pas encore complètement développé. Pour éviter que la mère rejette ses petits à cause de l’odeur humaine, l’expérimentateur frottera ses gants avec de la litière souillée. Le transport des animaux entre les deux établissements utilisateurs sera limité à une seule fois. Il sera réalisé sur une courte distance de moins de 1 km dans des conditions adaptées, en conservant les cages d’origine, la litière et les élèments d’enrichissement habituel afin de maintenir un environnement familier. À leur arrivée, les animaux bénéficieront d’une période d’adaptation suffisante avant toute nouvelle manipulation expérimentale. Chez les souris adultes, une phase d’habituation sera mise en place avant le début des tests afin de réduire l’anxiété liée à la nouveauté. Les animaux seront familiarisés avec les dispositifs utilisés et la présence des expérimentateurs. Les évaluations seront organisées de manière progressive, en commençant par les moins contraignantes, avec des périodes de repos suffisantes entre chaque étape pour permettre une récupération complète. Certaines évaluations pouvant entraîner un inconfort temporaire feront l’objet de mesures spécifiques. Lors des tests impliquant une exposition à l’eau, les conditions seront strictement contrôlées, la durée d’exposition sera limitée, et les animaux seront immédiatement séchés et maintenus au chaud après chaque session afin d’éviter toute gêne. Tout au long des manipulations, les animaux bénéficieront d’un environnement enrichi comprenant des abris et des matériaux adaptés, afin de favoriser les comportements naturels et de limiter le stress. Les animaux seront surveillés régulièrement, avec un suivi du poids et de l’état général, afin de détecter précocement tout signe de mal-être, de souffrance ou de détérioration de leur état de santé. Des points limites adaptés permettront d’interrompre la participation d’un animal au projet si nécessaire. En cas de dégradation de l’état général ou de souffrance persistante, l’animal sera mis à mort sans délai afin d’éviter toute souffrance inutile.

Choix des espèces

La souris a été choisie comme modèle d’étude car elle présente de nombreuses similitudes avec l’être humain. Bien que la surface de son cerveau soit plus simple que celle de l’homme, la grande majorité des structures cérébrales est commune aux deux espèces. De plus, une part très importante des mécanismes biologiques est partagée, ce qui permet d’étudier de manière pertinente l’origine de certaines maladies affectant le cerveau et les muscles. La souris est également un modèle particulièrement adapté pour l’étude des comportements. Elle permet d’analyser des fonctions complexes telles que les capacités de mouvement, certaines formes de mémoire ou les interactions sociales, qui ne peuvent pas être étudiées de manière fiable avec des modèles non animaux. Par ailleurs, ce modèle permet d’étudier séparément les mâles et les femelles, un point essentiel car certaines maladies du cerveau touchent différemment les deux sexes et sont plus fréquentes chez les garçons. Les animaux seront étudiés à plusieurs stades clés de leur développement afin de mieux comprendre l’apparition et l’évolution des maladies. Une première phase concernera la période précoce après la naissance, jusqu’à la troisième semaine de vie. À ce stade, le système nerveux et les muscles sont encore en cours de maturation. L’étude de cette période permet de détecter d’éventuels retards ou anomalies du développement moteur dès leur apparition. Une seconde phase sera réalisée chez les mêmes animaux à l’âge adulte, lorsque le cerveau et les muscles ont atteint leur maturité. Cette étape est indispensable pour évaluer de manière fiable les capacités motrices, musculaires et certaines fonctions cognitives, et pour comprendre comment les anomalies observées précocement évoluent au cours du temps.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 5250
Rats : 1500
Souffrances
▲ -
▲ 1350
▲ 1800
▲ 3600
Devenir
 -
 -
 -
 6750

Quatre-vingt-dix études prévues sur cinq ans mobilisent 5 250 souris et 1 500 rats, tous tués à l'issue, dont 3 600 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Les animaux sont infectés une fois par un virus, une bactérie ou un champignon, puis traités une à quatre fois par jour pendant dix jours, avec pesées quotidiennes et prélèvements de sang hebdomadaires sous anesthésie. Selon les protocoles, ils reçoivent un cathéter intra-urétral, une administration intranasale ou une lésion cutanée provoquée, et développent fièvre, perte de poids, détresse respiratoire et mobilité réduite. Le rat est retenu parce que sa taille permet des prélèvements de sang répétés plus abondants, la souris parce que les lignées transgéniques y sont nombreuses.

Objectifs

Le projet propose l’évaluation préclinique de composés anti-infectieux pour déterminer leur efficacité contre des agents pathogènes, incluant des virus, des bactéries et des champignons. L’objectif principal est d’explorer le potentiel thérapeutique de ces traitements pour la diminution de la résistance aux antibiotiques et la découverte de traitement contre les infections virales et fongiques dans les secteurs de la santé humaine et animale. Le nombre d'étude envisagées sur 5 ans est 90. L'efficacité des traitements sera mesurée à travers des tests biologiques et cliniques sur les modèles animaux, en évaluant leur capacité à éliminer ou inhiber la prolifération des agents infectieux, tout en favorisant une réponse immunitaire appropriée. Ce projet s’inscrit dans une démarche de développement de nouvelles solutions thérapeutiques, dans une perspective de prévention et de traitement des infections.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont multiples avec un impact significatif sur la santé humaine et animales. En développant des composés anti-infectieux, le projet vise à répondre à des besoins non satisfaits dans la lutte contre les infections virales, bactériennes et fongiques, en particulier face à la résistance antimicrobienne et aux effets secondaires des traitements existants. Le projet permettra de concevoir de nouveaux traitements ciblant plus efficacement les infections, en particulier dans les contextes où les thérapies actuelles échouent. Cette innovation pourrait améliorer la gestion des infections résistantes et des maladies difficiles à traiter. Les résultats du projet auront un impact direct sur la santé humaine et animale, en réduisant la prévalence des infections et la résistance aux traitements, contribuant ainsi à améliorer la santé publique. A court terme, ce projet permettra l'identification rapide de composés prometteurs ayant une activité anti-infectieuse spécifique et une compréhension fine de la physiopathologie infectieuse, en particulier les interactions hôte-pathogène et les réponses immunitaires induites. A long terme, ces recherches autoriseront le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour des infections graves ou résistantes alternatives aux antibiotiques. La réduction de la mortalité et de la morbidité associées aux infections bactériennes, fongiques ou virales, en particulier dans les populations à risque (immunodéprimés, enfants, patients hospitalisés), favorisera l'amélioration de la préparation face aux pandémies par la mise au point de traitements adaptables à différents pathogènes et des avancées scientifiques transversales profitant à d’autres domaines (cancérologie, immunologie, microbiome, médecine personnalisée).

Procédures

Le projet implique une seule administration des virus, bactéries ou champignons pour l'ensemble des protocoles. Cette procédure n'excède pas 15 secondes pour chaque animal et est réalisée sous anesthésie gazeuse. Les traitements avec les composés testés sont de 1 à 4 fois par jour pendant 10 jours maximum. Ce geste n'excède pas 10 secondes par animal. Pour l'ensemble des protocoles, des pesées journalières sont réalisées ; pour chaque souris, une contention de 20 secondes maximum est nécessaire pour cette mesure. Enfin, des prélèvements sanguins sous anesthésie gazeuse (pendant 1 minute) sont pratiqués pour la mesure des paramètres inflammatoires. En prenant en compte le temps de récupération des souris, le nombre maximum de prélèvement est de 1 fois par semaine pour l'ensemble des procédures. 30 minutes avant le prélèvement, un traitement avec un analgésique est pratiqué pour réduire la douleur ; ce traitement est également réalisé pour les installations de cathéters et la génération de lésions cutanées.

Impact sur les animaux

Les nuisances principales concernent la douleur et l'inconfort induits par les injections, les inflammations et l'infection. Des efforts sont faits pour limiter ces impacts en suivant des protocoles de réduction de la douleur et du stress. L'anesthésie avec l'isoflurane induit un stress de courte durée (15 secondes). Les piqûres d’aiguille pour infecter ou traiter les animaux entraînent une douleur légère de courte durée (2 secondes). Lors d'infection urinaire l'installation d’un cathéter intraurétral peut induire une inflammation locale de la vessie, causant un léger inconfort temporaire (1 minute). L'administration par voie intranasale de molécules peut entraîner une inflammation : douleur modérée (10 secondes). La génération de lésion cutanée (modèle cicatrisation) induit une douleur importante de 2minutes ; cet effet indésirable majeur sera contrôlé par analgésique et anesthésie. L'infection par des agents pathogènes induit la pathologie avec des symptômes attendus comme la fièvre, la perte de poids, la diminution de la prise alimentaire et hydrique, détresse respiratoire et une mobilité réduite. Ces symptômes sont causés par la maladie elle-même, ce qui constitue une altération de l'état général de l'animal. La préhension répétée, bien que de courte durée (20 secondes), peut être perturbant pour les animaux et induit un stress, mais il est géré en limitant la fréquence et la durée de ces manipulations. Ceci peut affecter le bien-être psychologique des animaux pendant la durée de la manipulation. UNE PRIVATION DE NOURRITURE DE PLUSIEURS HEURES PROVOQUE UN STRESS MÉTABOLIQUE MARQUÉ PAR UNE CHUTE DE LA GLYCÉMIE ET UNE HAUSSE DES HORMONES DU STRESS. CET ÉTAT DÉCLENCHE UNE ALTÉRATION COMPORTEMENTALE, OSCILLANT ENTRE UNE AGITATION ANXIEUSE ET UNE LÉTHARGIE. LES SOURIS AYANT DES MALADIES METABOLIQUES AURONT PLUS DE NUISANCE, COMME L'ETAT GENERAL ET LA MOBILITE. LES NUISANCES ATTENDUES SONT LES SIGNES CLINIQUES DETAILLE DANS L'ANNEXE 1.

Devenir

A la fin de chaque procédure tous les animaux sont mis à mort et des prélèvements d'organes et de sang sont réalisés pour des mesures de charge microbienne, de paramètres inflammatoires et des études d'histologie.

Remplacement

Préalablement à toute utilisation d'animal, nous intègrons dans nos projets des modèles in vitro, tissulaires et des organoïdes, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés et d’optimiser les essais précliniques. Il existe plusieurs alternatives non animales dans la recherche sur les maladies infectieuses et inflammatoires, mais elles ne peuvent pas remplacer totalement les tests sur les animaux utilisés dans ce projet. 1. Modèles in vitro : Les cultures cellulaires humaines ou animales permettent d’étudier des interactions cellulaires et les réponses inflammatoires. Cependant, elles ne peuvent pas reproduire la complexité d'un organisme entier, notamment les interactions multicellulaires complexes et la réponse immunitaire systémique. 2. Modèles ex vivo : Les tissus humains ou animaux (biopsies, organes) permettent d’étudier des processus biologiques en conditions plus réalistes, mais il manque des interactions entre plusieurs systèmes organiques, essentiels pour comprendre les maladies infectieuses et inflammatoires. 3. Modèles organoïdes et organes sur puce : Ces systèmes imitent des organes comme les poumons ou les reins pour étudier les réponses biologiques. Cependant, ils ne peuvent pas reproduire la réponse systémique d'un organisme complet. 4. Modélisation informatique : Les simulations informatiques peuvent modéliser certaines interactions pathogènes et immunitaires, mais elles ne peuvent pas simuler toutes les réactions biologiques complexes d'un organisme vivant. Ces alternatives ne peuvent pas complètement remplacer les animaux, pour les raisons suivantes : • Complexité biologique : Les modèles non animaux ne peuvent pas reproduire la complexité d’un organisme vivant complet, limitant leur capacité à simuler des réponses biologiques globales. • Interactions systémiques : Les maladies infectieuses et inflammatoires nécessitent l'étude des interactions complexes entre les systèmes biologiques, ce qui ne peut être simulé sans un modèle vivant.

Réduction

Nous intègrons dans notre projet des modèles in vitro, tissulaires et des organoïdes, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés et d’optimiser les essais précliniques. Les modèles in vitro et tissulaires permettent de tester les composés anti-infectieux et immunomodulateurs sur des cultures cellulaires et tissulaires, évaluant leur efficacité, leur innocuité et leurs mécanismes d’action avant tout essai in vivo. Les organoïdes reproduisent des structures d’organes spécifiques, comme les poumons, la vessie et les reins, permettant d’étudier la réponse des tissus aux infections et traitements dans un environnement plus réaliste. En combinant ces approches, nous contribuons à la réduction des expérimentations animales, tout en garantissant la précision des résultats. Cette approche permet d'identifier les composés les plus prometteurs et de maximiser l'efficacité des traitements contre les infections virales, bactériennes et fongiques. De façon systématique des analyses statistiques sont effectuées pour déterminer le nombre d’animaux optimal afin de produire des résultats robustes pour chaque end point: généralement la charge virale, bactérienne ou fongique dans les organes ciblés, analyse de la survie, mesure de biomarqueurs (exemple: biomarqeur hépatique) et évaluation de l'inflammation.

Raffinement

Dans les expérimentations pour les maladies infectieuses et inflammatoires, la fréquence de surveillance des animaux est essentielle pour garantir leur bien-être. Les signes de détérioration de l’état de santé, sont particulièrement surveillés par l'observation de points limites en raison des effets des infections et inflammations. Après l'infection ou l'administration de traitements, une surveillance plus rapprochée (toutes les 2 à 4 heures) est mise en place dans les premières 12 heures, pour détecter rapidement des signes de détresse. Des critères d'arrêt stricts sont définis pour éviter la souffrance excessive des animaux. L’objectif est de garantir que l’état de l’animal est constamment suivi et que des soins vétérinaires sont fournis dès que nécessaire. La prévention du stress est intégrée au protocole expérimental par l'utilisation d'une anesthésie gazeuse et administration d'analgésique au préalable des gestes douloureux (injection par piqure...).

Choix des espèces

En infectiologie, les souris sont le modèle le plus documenté pour les infections bactériennes, fongiques et virales. Leur système immunitaire, bien caractérisé et très proche de celui de l’humain, permet l’analyse fine de la réponse hôte. Il y a une grande disponibilité de lignées transgéniques, utiles pour étudier des voies spécifiques des défenses immunitaires. Les rats ont une taille corporelle supérieure à celle de la souris, permettant des prélèvements répétés de sang en quantité suffisante pour des dosages biochimiques, hématologiques ou pharmacocinétiques. Ils présentent une meilleure tolérance aux manipulations, ce qui les rend adaptés aux études de suivi prolongé, à administration chronique. Les modèles infectieux bien établis pour certaines pathologies spécifiques, comme les infections pulmonaires et urinaires, sont parfois plus représentatifs chez le rat que chez la souris. Les animaux utilisés dans le cadre des modèles de pathologies infectieuses sont des jeunes adultes, âgées de minimum de 6 à 10 semaines. Ce stade de développement correspond à une maturité immunologique, métabolique et physiologique optimale, ce qui en fait un modèle préclinique pertinent et standardisé pour l’étude des maladies infectieuses et inflammatoires humaines. A partir de la 6e semaine, les animaux présentent un système immunitaire complet (réponses innée et adaptative), permettant une réponse fiable aux agents pathogènes étudiés (bactéries, virus, champignons). Les animaux sont sevrés, stabilisés, et moins sujets aux fluctuations hormonales ou de croissance rapides, ce qui renforce la reproductibilité expérimentale. La morphologie permet des manipulations techniques précises (voies d’infection, prélèvements sanguins, administration de traitements). La majorité des publications scientifiques et des recommandations réglementaires utilisent ce stade pour modéliser des infections systémiques, respiratoires, digestives ou cutanées.