Procédures légères

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Rôle de Dlx5 et Dlx6 dans l’os

(NTS-FR-018787v1 – 02/10/2023)
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 60
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60 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, une partie euthanasiée pour prélever sérum et os, les animaux de maintien de lignée étant gardés vivants. Elles subissent un poinçonnage d'oreille, des recueils d'urine en cage métabolique, des injections de fluorochrome, puis une ponction intracardiaque terminale sous anesthésie, pour étudier deux protéines qui favorisent la formation osseuse. Le porteur affirme que les modèles cellulaires ne rendent pas compte de la structure osseuse en trois dimensions et conclut au recours "nécessaire" à la souris. Les retombées annoncées contre l'ostéoporose restent une identification de cibles thérapeutiques "potentielles", renvoyée au conditionnel.

Objectifs

L’ostéoporose est une maladie qui affecte plus de 200 millions de femmes dans le monde et qui survient lorsqu’il existe un déséquilibre entre la formation et la résorption osseuse. Cette maladie est caractérisée par une perte excessive de la masse osseuse ce qui aboutit à une diminution de la résistance osseuse et donc à une augmentation du risque de fracture. Les cellules souches de la moelle osseuse sont la source majeure de précurseurs ostéoblastiques qui sont les cellules à l’origine de la formation osseuse. Les mécanismes impliqués dans la différentiation des cellules souches en ostéoblastes ne sont que partiellement connus. Le but de ce projet est de caractériser des protéines qui favorisent la différentiation des cellules souches en ostéoblastes et donc favoriserait la formation osseuse. Dlx5 et Dlx6 sont notamment deux protéines qui sont exprimées par les cellules souches et qui sont impliquées dans la différentiation des ostéoblastes. L’objectif est de mieux comprendre leurs rôles dans la différentiation ostéoblastique et d’identifier des protéines qui intéragiraient avec et qui pourraient devenir des cibles thérapeutiques en favorisant la formation osseuse, ce qui réduirait le risque de fracture. Pour cela, nous étudierons l’effet de l’absence de ces deux protéines chez la souris sur le remodelage osseux (formation et résorption) et nous identifierons les protéines qui intéragissent avec.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont une meilleure compréhension du rôle de ces deux facteurs de transcription dans la différentiation ostéoblastique et d’identifier potentiellement des partenaires qui pourraient devenir des cibles thérapeutiques en favorisant la formation osseuse.

Procédures

Tous les animaux : poinçonnage d’oreille pour identification et génotypage (dure quelques secondes), recueil d’urine en cage métabolique (entre 20 minutes et 2 heures maximum), injections intrapéritonéales de fluorochrome (2 injections à 3 jours d’intervalle, durent quelques secondes), anesthésie avec injections intrapéritonéales de kétamine/xylazine pour radiographie (environ 5mn par animal), ponction intra-cardiaque (réalisée sous anesthésie profonde) pour recueil de sang.

Impact sur les animaux

Les injections de fluorochromes peuvent entrainer une douleur minime ou un inconfort passager mais qui ne nécessite cependant pas de médication. De même pour le poinçonnage des oreilles qui sera effectué pour l’identification et le génotypage. Le recueil d’urine se fait en cage métabolique durant 2 heures maximum ce qui peut engendrer un stress pour les animaux du fait d’être déplacé dans un environnement qui ne leur est pas familier.

Devenir

Procédure 1 : Maintien de lignée : animaux gardés en vie. Procédure 2 : Effet de délétion sur la formation et la résorption osseuse : euthanasie afin de récupérer du sérum qui permettra de mesurer les marqueurs de formation osseuse par biochimie, et de récupérer différents échantillons qui seront prélevés pour l’analyse de la microarchitecture osseuse, de biologie moléculaire et immunohistochimiques.

Remplacement

Les modèles cellulaires ne permettant pas de récapituler les intéractions des cellules osseuses avec leur environnement et les autres tissus ainsi que l’analyse de la structure 3D de l’os, le recours à l’animal est nécessaire. En effet nous souhaitons identifier dans un système biologique complet l’impact sur l’architecture osseuse de la délétion de deux protéines dans des cellules qui ont la capacité de former de l'os.

Réduction

Les effectifs ont été ramenés au minimum permettant toutefois d’avoir un effet statistique significatif. Nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d'animaux nécessaire en utilisant les données préliminaires.

Raffinement

Nous procéderons à une évaluation de la densité minérale osseuse par radiographie. Les souris seront anesthésiées. Le temps de la radiographie est d’environ 5 minutes par animal. Après acquisition de la radiographie les animaux seront maintenus à 37°C le temps de leur réveil puis remis dans leurs conditions d’hébergement initiales. Le personnel de l’animalerie et les expérimentateurs assureront une surveillance régulière. Nous ne prévoyons pas de complications pour les animaux aux différents temps des procédures, poinçonnage des oreilles (pour identification et génotypage), anesthésies, injections intrapéritonéales de fluorochromes (substance chimique capable d'émettre de la lumière fluorescente après excitation) dilués dans du sérum physiologique et isolement en cage métabolique entre 20 minutes et 2 heures maximum. Cependant, dans l’éventualité d’apparitions de trouble du comportement ou de troubles physiques, les mesures retenues, surveillance plus fréquente, apport de nourriture gélifiée, et administration d’analgésique seront mises en oeuvre.

Choix des espèces

Ce modèle est nécessaire afin d’étudier le rôle de la délétion dans un système biologique complet. Les animaux seront âgés de 3 et 6 mois afin d’étudier l’impact de la délétion dans des cellules qui ont la capacité de former de l'os à différents stades : fin de la croissance et vérifier si le phénotype est maintenu dans le temps.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 60
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60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent trois prises de sang et, pour deux tiers d'entre elles, deux vaccinations par voie nasale ou sous-cutanée contre le paludisme. Le porteur décrit un stress de contention, des hématomes possibles et une gêne nasale, et prévoit la mise à mort à J31 pour étudier les réponses immunitaires, notamment hépatiques. Il affirme qu'aucun modèle de remplacement ne reproduit la complexité du système immunitaire, cette étude étant présentée comme une preuve de concept.

Objectifs

Le paludisme est une maladie parasitaire responsable de 241 millions de cas et de 627 000 décès estimés dans le monde en 2020. Malgré les mesures préventives dont l'efficacité protectrice reste modérée chez les enfants, il existe un besoin urgent de développer de nouveaux candidats vaccins antipaludiques avec une efficacité protectrice d'au moins 75 % d'ici 2030 (OMS). Le paludisme a un cycle de vie complexe impliquant l'invasion et le développement à l'intérieur des hépatocytes et des érythrocytes de l'hôte mammifère. A chaque étape de son cycle de vie, le parasite à travers ses différentes formes exprime de nombreuses protéines cibles de candidats vaccins contre le paludisme. Les vaccins candidats en développement ne bloquent pas complètement la transmission et ne sont pas aussi efficaces contre les nouvelles variantes. Il est donc urgent de développer d'autres stratégies vaccinales pour induire une immunité protectrice et simplifier les conditions d'administration et de conservation. Ces dernières années, un candidat vaccin sous-unitaire contre la COVID-19, administré par voie nasale. Celui-ci induit des réponses immunitaires humorales et cellulaires aux niveaux systémique et muqueux assurant une protection contre tous les variants décrits jusqu'à présent, ce qui a conduit à une priorisation nationale pour des essais cliniques ces prochains mois. L’équipe souhaite sur la base de cette expertise développer un vaccin contre le paludisme qui induit des réponses humorales et cellulaires au niveau hépatique et systémique afin de conférer une protection contre l'infection à Plasmodium. Des travaux récents, en modèle d’hépatite B, ont montré que seule la vaccination nasale était en capacité d’induire une réponse cellulaire hépatique (lymphocytes) en comparaison d’une immunisation systémique renforçant l’intérêt de la voie nasale comme une solution pertinente. Pour ces raisons, nous proposons d'utiliser cette même technologie pour développer un vaccin nasal contre le paludisme, et valider dans un premier temps, l’induction d’une réponse immunitaire protectrice systémique et hépatique.

Bénéfices attendus

Le vaccin contre le paludisme actuellement le plus avancé montre des résultats qui sont loin de ceux attendus pour un vaccin idéal. Le vaccin a montré une efficacité d'environ 45 % pour protéger les enfants âgés de 5 à 17 mois au cours de la première année après la vaccination avec une exposition moyenne au paludisme, avec une efficacité diminuant avec le temps et jusqu'à environ 16 % dans les situations d'exposition élevée au paludisme, même dans la première année suivant la vaccination. Il est donc urgent de développer un vaccin plus efficace. Dans ce but, nous proposons d'utiliser une nouvelle plateforme vaccinale qui a montré des résultats prometteurs pour le COVID-19. La capacité du candidat vaccin à induire une forte réponse immunitaire humorale et cellulaire systémique et hépatique forte spécifique de Plasmodium pourrait être d'un grand avantage pour un vaccin antipaludique. De plus, si notre calendrier vaccinal à deux immunisations par voie intranasale montre des réponses immunitaires robustes, ce sera une grande avancée dans la recherche sur le vaccin antipaludique. En effet, le RTS,S est proposé sous la forme d'un schéma à quatre doses chez l'enfant à partir de 5 mois ce qui est une organisation difficile dans les pays endémiques (aiguille stérile, personnel médical) . De plus, cibler différentes étapes du cycle de vie du parasite pourrait aider à compléter des candidats vaccins plus avancés et permettre d'augmenter la protection si peu de parasites parviennent à échapper à l'immunité hépatique. Comme le vaccin candidat COVID-19 entrera en essais cliniques ces prochains mois, la sécurité et la toxicité de la plateforme vaccinale auront déjà été exploitées, ce qui constituera un grand avantage pour nous concentrer sur l'amélioration de l'immunogénicité et l'évaluation de la meilleure combinaison (foie + stade sanguin antigènes) du vaccin anti-paludique.

Procédures

Les animaux subiront tous 3 prises de sang à J0, J21 et J31. 1/3 subira en plus des prises de sang, 2 instillations par voie nasale à J0 et J21 et un autre 1/3 , 2 injections par voie sous-cutanée à J0 et J21. Les prises de sang et les instillations/injections ne durent que quelques secondes sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

A ce jour, aucune des expériences de vaccinations effectuées dans le laboratoire et utilisant des antigènes n'a produits d'effets indésirables sur les animaux. Les contentions engendrent du stress, les prises de sang peuvent entrainer un hématome ainsi qu’une douleur légère au niveau du site de prélèvement. La vaccination par voie sous-cutanée peut entrainer une infection au niveau du site d’injection et celle par voie nasale une légère gêne.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin d'expérimentation à J31 de façon à pouvoir étudier les réponses immunitaires induites par les différents types de vaccination notamment les réponses immunitaires hépatiques.

Remplacement

Il n'existe actuellement aucun modèle de remplacement capable de reproduire la complexité du système immunitaire et d'étudier l'ensemble des réponses immunitaires suite à une vaccination.

Réduction

Cette expérimentation est une preuve de concept qui permettra de récolter assez de données pour réduire le nombre d'animaux utilisés dans la suite de nos expérimentations. Ne possédant pas non plus de données liés au sexe, nous avons décider de constituer des lots de 10 souris composés de 5 mâles et 5 femelles.

Raffinement

Les souris sont hébergées en accord avec les directives européennes sur des portoirs ventilés et dans un environnement enrichi (objets en cellulose pour faire un nid ou à ronger). Une surveillance accrue sera effectuée à la suite de chaque procédure afin de détecter au pls tôt les points limites définis pour chaque procédure. Un enrichissement positif sera mis en place en introduisant un enrichissement permanent de type igloo dès la semaine d’adaptation des animaux. Un enrichissement positif ponctuel, à leur entrée dans la structure puis après chaque procédure, de type carré en kraft pendant 48h pouvant être dépouillé et permettant la confection d’un nid. Un dispositif de tunnel de préhension sera utilisé pour réduire le stress des animaux.

Choix des espèces

Le modèle d'étude d'un candidat vaccin administré par voie nasale est déjà établi chez la souris dans le laboratoire. De plus, la souris Balb/c est décrit dans la littérature comme le modèle de référence permetant l'étude des réponses immunitaires suite à une vaccination contre palsmodium. Tous les outils immunologiques sont disponibles pour étudier la réponse immunitaire chez la souris. Des souris adultes sont utilisées car leur système immunitaire est complètement développé

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 160
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160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les mères sont exposées à trois fongicides utilisés sur la vigne, aux doses autorisées dans l'eau potable, et leur descendance passe une batterie de tests de développement et de comportement, réflexe de sursaut, orientation olfactive, habileté sociale, stéréotypies et anxiété. Le porteur affirme n'avoir observé ni douleur ni perte de poids lors d'expositions antérieures et présente les tests comme non invasifs. Il conclut qu'aucun marqueur biologique n'existe pour l'autisme et que l'évaluation ne peut se faire qu'au niveau comportemental, les retombées annoncées visant une éventuelle révision de la réglementation.

Objectifs

Les objectifs du projet de recherche sont d'étudier les effets de certains polluants fréquemment détectés dans notre environnement sur le neurodéveloppement et le vieillissement. Nous nous intéressons à différents polluants : les fongicides de la famille des anilinopyrimidines, le cyprodinil, le mépanipyrim, et le pyrimethanil. Ces 3 antifongiques sont très largement utilisés pour le traitement de la vigne et pour préserver les fruits de la moisissure grise après récolte. Nous avons récemment montré que l'exposition tout au long de la vie à un cocktail de ces 3 fongicides à la dose réglementaire autorisée dans l'eau potable (0.1 µg/L) conduit à un trouble du neurodéveloppement ainsi qu’à l’âge adulte, au développement d’un phénotype autistique. Nous souhaitons maintenant mettre en évidence les fenêtres de développement précoce critiques d’exposition aux fongicides afin de mieux comprendre leur rôle dans le développement des effets délétères pour ensuite examiner leur exposition ultérieure.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra une meilleure compréhension de l’impact de l’exposition à des polluants environnementaux dans le développement des troubles neurodéveloppementaux et dans la mise en place de la pathologie autistique. Il aura des bénéfices pour la santé humaine car les expositions utilisées dans notre modèle correspondent aux doses règlementaires à ne pas dépasser dans l’eau potable et pourraient aboutir, à terme, à une modification de la réglementation actuelle.

Procédures

Les mères seront exposées à des fongicides à des doses réglementaires autorisées dans l'eau potable. La trajectoire du développement comporte l'ouverture des yeux (durée du test : 1 minute), l'examen du conduit auditif (durée du test : 1 minute), le réflexe de sursaut (durée du test : 1 minute), l'acquisition de la marche (durée du test : 1 minute), l'orientation olfactive (durée du test : 5 minutes) et l'activité motrice (durée du test : 10 minutes). À l'âge adulte, les animaux seront évalués pour leur habileté sociale, leur capacité à générer des stéréotypies motrices et cognitives ainsi que leur niveau d'anxiété. Chacun de ces tests durera entre 7 et 15 minutes et ne sera réalisé qu'une seule fois par animal.

Impact sur les animaux

D’après les expériences réalisées chez nos collaborateurs, l’exposition à des fongicides aux doses réglementaires autorisées ne présente pas d’effets indésirables notoires. Dans les expériences d'exposition aux pesticides menées tout au long de la vie, nous n'avons pas observé de douleur, souffrance, perte de poids ou stress consécutifs au traitement. De plus, en limitant la fenêtre d'exposition, nous ne nous attendons pas à observer d’effets indésirables notoires. Par ailleurs, la dose de fongicide utilisée est la dose maximale réglementaire autorisée dans l'eau potable. Les animaux seront soumis à des tests comportementaux éthologiques non invasifs

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés soit par exposition au CO2, soit par dislocation cervicale sous légère sédation dans le cas de prélèvements de tissus à des fins d'analyses ex-vivo

Remplacement

La compréhension des mécanismes causaux de l’autisme et le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour le traiter nécessitent la mise à disposition de la communauté scientifique de modèles précliniques de cette pathologie. Une étude précise et détaillée du répertoire comportemental des animaux modèles permet de vérifier que ces modèles valident bien le critère d’aspect pour la pathologie autistique, et aussi d’évaluer le cas échéant l’efficacité d’une approche thérapeutique. L’évaluation des effets bénéfiques d’un traitement ne peut être réalisée dans ces modèles qu’au niveau comportemental : en effet, il n’existe pas de marqueur biologique pour l’autisme, dont le diagnostic clinique repose entièrement sur une évaluation comportementale. Cette pathologie ne peut donc être modélisée qu’au niveau de l’animal entier, exprimant toute la variété de son répertoire comportemental.

Réduction

Nous utilisons des outils statistiques adéquats pour calculer précisément le nombre d'animaux nécessaires pour réaliser les expériences

Raffinement

Nous raffinerons nos expériences en soulageant l’inconfort ou le stress potentiel subi par les animaux tout au long du protocole expérimental. Nous logerons les souris par groupes sociaux de 2 à 4 individus, mettrons à leur disposition le matériel nécessaire pour faire un nid (ouate et cabane en carton) et les manipulerons quotidiennement par le même expérimentateur. Pour réduire le nombre d’animaux, nous utiliserons les animaux des deux sexes, les testerons dans différentes tâches et appliquerons les tests statistiques adéquats. Nous ne pouvons toutefois pas nous passer du modèle animal car l’autisme est une pathologie complexe qui ne peut être modélisée qu’au niveau de l’animal entier, exprimant tout son répertoire comportemental. Pendant les expériences, nous suivrons quotidiennement le bien-être de nos animaux, en particulier leur poids et leur posture. Nous mettrons en place des points limites afin d’éviter de faire souffrir inutilement les animaux.

Choix des espèces

Les souris sont des animaux sociaux, chez lesquels des altérations des compétences sociales, symptôme clé de la pathologie autistique, peuvent être aisément étudiées. Par ailleurs, le répertoire comportemental de ces animaux est suffisamment étendu pour compléter cette étude par une évaluation de nombreuses autres réponses comportementales connues pour être affectées par la pathologie autistique. Les déficits comportementaux détectés chez les souris modélisant l’autisme sont suffisamment importants et robustes pour tester la validité d’aspect du modèle et, le cas échéant, permettre de révéler des effets bénéfiques potentiels de composés pharmacologiques. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (8-12 semaines), alors que le répertoire comportemental est totalement développé et les déficits comportementaux fixés.

  • Formation professionnelle
Souris : 450
Souffrances
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450 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les femelles reçoivent deux injections intrapéritonéales d'hormones de superovulation, puis tous les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale après sédation, pour prélever leurs gamètes. Ces animaux ne servent pas à la recherche mais à l'entraînement de médecins et de techniciens aux techniques de fécondation in vitro. Le porteur affirme que le modèle animal est "incontournable" car il n'existe selon lui aucun autre moyen de se procurer des gamètes que de tuer des animaux.

Objectifs

L'Assistance Médicale à la Procréation (AMP) fait appel à diverses techniques biologiques telles que la préparation de sperme en vue d'assistance médicale à la procréation, la fécondation in vitro, la congélation de gamètes et d'embryons, l'ICSI (Injection Intracytoplasmique de Spermatozoïde), la vitrification d'embryons, entre autres. Ces procédures demandent une haute technicité. Les différentes techniques et en particulier celles liées aux micro-manipulations sollicitent des compétences très spécifiques. Les thérapeutiques employées par les biologistes de la reproduction sont de hauts niveaux et nécessitent des habilitations pour une optimisation et une reproductibilité des résultats. C'est pour développer ces compétences pratiques et manuelles pour tendre vers une autonomie des professionnels de santé que cette formation est proposée. Elle se veut très pratique et elle permet notamment aux apprenants de manipuler des gamètes tout au long du cursus de professionnalisation sur des postes de micro-manipulations dédiés sous l’œil de praticiens aguerris.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de satisfaire les exigences de formation des médecins, pharmaciens, scientifiques et techniciens de laboratoire sur les méthodes de fécondation in vitro, avec ou sans micromanipulation.

Procédures

Chaque femelle recevra deux injections intrapéritonéales, espacées de 48 heures et d'une durée de 30 secondes chacune.

Impact sur les animaux

-Les pratiques de contention et de manipulation peuvent engendrer de stress pour les animaux. -Douleur suite à l’introduction des aiguilles dans les sites d’injection.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale après une sédation profonde pour le prélèvement des gamètes

Remplacement

Le modèle animal est incontournable car La réalisation de fécondation in vitro nécessite des gamètes. Il n’existe pas d’autre moyen de se procurer des gamètes que de sacrifier des animaux.

Réduction

Aucune statistique n'est nécessaire dans ce projet qui a un but éducatif. L'utilisation des hormones de superovulation a pour but de réduire le nombre d'animaux nécessaires pour prélever des gamètes, en permettant d'obtenir un plus grand nombre d'ovocytes par ovulation

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes sociaux en présence d'enrichissement (igloo et matériel de nidification), la nourriture et l'eau sont ad libitum. La température et l'hygrométrie des salles d'hébergement sont contrôlées et un cycle jour/nuit 12H est en place. L'injection intrapéritonéale sera pratiquée par des personnes habituées à ce geste technique après l’application d’une pommade anesthésiante sur le site d’injection. Un suivi quotidien sera réalisé pour évaluer l'état de santé des animaux, en prenant en compte les paramètres physiologiques, le comportement et l'apparence. Cette évaluation permettra de déterminer les points limites stricts et spécifiques du projet qui, s'ils sont atteints, nécessiteront l'arrêt de la procédure.

Choix des espèces

Les souris B6-CBA-F1 présentent une très bonne réponse à l’hyperstimulation ovarienne et une spermatogenèse de très bonne qualité, permettant des recueils de gamètes favorables à la réalisation de FIV et réduisant le nombre d’animaux nécessaires Les mâles seront utilisés à l’âge adulte (8 semaines) car les animaux doivent être pubères pour produire des spermatozoïdes matures fécondants. Les femelles seront utilisées en période pré-pubère (6 à 8 semaines) car c’est l’âge où la super ovulation permet de recueillir les plus d’ovocytes matures.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 440
Souffrances
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Devenir
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440 souris humanisées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Un psoriasis leur est induit par application d'imiquimod avec épilation, puis elles reçoivent par gavage ou injection des inhibiteurs candidats, avec des prélèvements sanguins répétés en rétro-orbitaire sous anesthésie. Le porteur décrit une contention et des gestes générateurs de stress, et prévoit l'euthanasie pour prélever rate et peau. Il revendique un "fort besoin médical" pour le psoriasis et affirme que les modèles plus simples, invertébrés, ne permettent pas de valider l'approche.

Objectifs

Les ERAPs sont des cibles thérapeutiques intéressantes pour traiter les maladies auto-immunes et autoinflammatoires. Les ERAP 1 et 2 sont des amino-peptidases intracellulaires (métalloprotéases) chargées de la transformation finale des antigènes peptidiques pour présentation par les molécules du CMH de classe I. Ils régulent ainsi la réponse immunitaire adaptative par les lymphocytes T cytotoxiques (LcT) et affectent l'immunodominance en impactant le répertoire peptidique global présenté par le CMH-I. Les enzymes ERAP ont des rôles complémentaires et des fonctions importantes in vivo. Un certain nombre d'haplotypes ERAP sont liés au risque de souffrir de diverses maladies auto-immunes ou auto-inflammatoires, notamment le psoriasis. Un obstacle scientifique est la disponibilité de petites molécules inhibitrices d'ERAP efficaces, sélectives et biodisponibles. Aucun inhibiteur d'ERAP n'a été évalué in vivo jusqu'à présent et les rapports sur la modulation de l'immunopeptidome par les composés ERAP ne sont pas disponibles. L'objectif du projet est d'identifier des inhibiteurs pharmacologiques d’ERAP à travers méthodes intégrés de chimie médicinale (du criblage fonctionnel de la présentation de l'antigène combiné au profilage des immunopeptidomes dans les cellules des patients) et l’évaluation préclinique de leur efficacité thérapeutique dans un modèle de psoriasis chez des souris presentant a systeme immunitaire humain (souris BRGSF-HIS).

Bénéfices attendus

Ce projet et les composés identifiés pourraient ouvrir la voie à des traitements personnalisés des maladies autoimmunes/auto-inflammatoires. A terme, nous souhaitons proposer de nouvelles options thérapeutiques pour la psoriasis qui est maladies à fort besoin médical.

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvements sanguins réalisés en rétro-orbitaire, à partir de J8 et chaque 2 jours après le début du protocole de traitement avec IMQ, jusqu'au sacrifice (J16). Ces prélèvements seront effectués sous anesthésie gazeuse à l'isofluorane 2%. Le volume maximal prélevé sera égal à 200μL. Pour chaque souris, le prélèvement sanguin durera au maximum 5 minutes, y compris la durée de l'anesthésie

Impact sur les animaux

Concernant les molécules candidates qui seront administrés, leur toxicité est préalablement testée par nos partenaires et leur administration tiendra compte des études de toxicité et de pharmacodynamique afin de ne pas avoir d'effets indésirables qui pourraient interférer avec les résultats de l'expérimentation. Cependant, les souris seront soumises à des procédures pouvant générer un stress, comme la contention, afin d'effectuer des traitements de gavage oral ou des ponctions intrapéritonéales ou un prélèvement sanguin sous anesthésie à l'isoflurane à 2 %.

Devenir

A l'issue de la procedure tous les animeaux seront euthanasiés sous anesthésie à l'isoflurane à 2% afin de prélever des échantillons de rate et de peau sur lesquels seront évalués tous les paramètres histologiques et biomoléculaires nécessaires pour définir l'efficacité ou non des composés testés.

Remplacement

Afin de limiter le nombre d'animaux utilisés, le criblage d'une série d'inhibiteurs d'ERAP1/2 préalablement modélisés et synthétisés par l'équipe partenairesera réalisé sur des modèles cellulaires, par quantification LCMS-MS. De plus une évaluation de la sécurité sera exprimée sous la forme d'un rapport IC50 et CC50 (test cellulaire à haut contenu d'apoptose ou de nécrose (Caspase-3/7 activité Propidium iodure) et évalué la plateforme Equipex Imaginex. Les inhibiteurs candidats seront préalablement testés par des expériences de pharmacodynamiques afin de garantir une exposition et une voie optimale avant les tests chez les souris BRGSF-HIS

Réduction

Dans le respect des règles des 3R, le nombre minimum d'animaux sera utilisé pour garantir une analyse statistique correcte prenant également en compte la variabilité de l'expression des gènes d'interet et les differents paramètres mesurés. Le nombre d’animaux par groupe de n= 10 est calculé par une approche statistique qui integre la dispersion des valeurs individuelles et qui a été déterminé suite à des expériences pilotes ou sur la base des précédentes publications.

Raffinement

Afin de limiter la douleur, surtout pendant la phase d'épilation, toutes les souris seront traitées avec une injection sous cutanée de buprenorphine a la concentration de 0.05 mg/Kg. Les animaux sont observés et pesés d’une manière quotidienne pour une attention particulière aux points limites suivants: -une modification du comportement (prostration, poils hérissés, cris, blessure) - une perte de poids supérieur à 15%. Les souris montrat de signe de mal-être seront euthanasiées sous anesthésie gazeuse à l'isofluorane 2%.

Choix des espèces

La souris est une espèce modèle très bien documentée dans la littérature scientifique, offrant des outils optimisés pour l’étude des réponses immunitaires et des mécanismes physiologiques intégrés. Des modèles plus simples (invertébrés) ne permettent pas de valider les approches proposées. Le modèle expérimental murin de psoriasis que nous avons choisi d’utiliser est référencé et validé scientifiquement dans de nombreuses publications. Le modèle murin est donc le plus susceptible de fournir des résultats satisfaisants tout en évitant au maximum la douleur et la souffrance chez l’animal. De plus, la souris BRGSF représente le modèle le plus immunodéficient généré à ce jour, avec un défaut des compartiments lymphoïde et myéloïde murin et représente donc un modèle animal fortement adapté pour la xénogreffe su systeme immunitaire humaine. La souris BRGSF représente le modèle immunodéficient plus efficace généré à ce jour, avec un défaut des compartiments lymphoïde et myéloïde murin, et représente donc un modèle animal fortement adapté pour la xénogreffe de tumeurs humaines et/ou du système immunitaire. L'inflammation cutanée de type psoriasis induite par l'Imiquimod (IMQ) semble liée à une production de cytokines, notamment d'IL23, par les cellules dendritiques. Dans le modèle BRGSF-HIS, nous proposons un boost de cellules dendritiques en utilisant hFlt3L. Comme les souris n'expriment pas ERAP2, l'utilisation d'une version humanisée semblerait être un solution pertinent pour tester les effets des nouvelles molécules basées sur l'inhibition des ERAPs dans la psoriasis. Le souris BRGSF-HIS seront utilisée a 12 semaine de vie, qui représentent le temps pour une reconstitution optimale d'un système immunitaire humain.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 2104
Souffrances
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Devenir
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2 104 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Elles subissent une ou deux chirurgies du cerveau, implantation d'électrodes de deux à six heures et injection de virus, suivies d'enregistrements de l'activité neuronale et de tests de mesure de l'anxiété et de la peur. Le porteur décrit une recherche fondamentale sur des récepteurs au glutamate et affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour préserver un réseau neuronal intact chez le rongeur. Les applications thérapeutiques pour les troubles anxieux sont annoncées à long terme, l'euthanasie servant à des analyses histologiques post-mortem.

Objectifs

Le projet, qui se déroulera dans deux établissements, a pour but d’étudier des récepteurs activés par le glutamate et fortement présents dans le système nerveux central des vertébrés. Ces récepteurs jouent un rôle central dans la communication et le fonctionnement de nos neurones, ainsi que dans les mécanismes associés à l’apprentissage et la mémoire. Ces récepteurs au glutamate étant également impliqués dans de nombreuses pathologies neurologiques et psychiatriques (épilepsie, neurodégénérescence, troubles cognitifs), ils constituent des cibles thérapeutiques à fort potentiel. L’objectif de ce projet est d’évaluer et comprendre le rôle et l’importance de la régulation d’un des récepteurs au glutamate dans le fonctionnement des circuits neuronaux et le comportement, dans un cadre physiologique et pathologique. Il s’agira notamment de comprendre l’importance de ces récepteurs dans la formation et la stabilisation des souvenirs associant un contexte à une émotion donnée et leur implication dans les comportements liés à l'anxiété. Nous voulons comprendre si et comment ces récepteurs participent à la réactivation et la coordination de plusieurs structures cérébrales pendant l'exécution et la consolidation des souvenirs aversifs dépendante du sommeil. Pour cela, nous réaliserons des enregistrements in vivo chez des souris libres de leurs mouvements et endormies. L'identification des processus de formation de souvenirs émotionnels est essentielle pour comprendre comment ces processus sont affectés dans la maladie. Ce projet devrait permettre des avancées scientifiques sur les mécanismes et la diversité des récepteurs du glutamate, sur la régulation des signalisations neuronales et des fonctions cérébrales et comportementales associées. Notre travail ouvrira de nombreuses perspectives tant avec des implications importantes sur notre compréhension de la neurotransmission et le développement de nouveaux agents protecteurs contre les troubles neurologiques et psychiatriques. Ainsi des retombées sont attendues tant dans le domaine fondamental qu’appliqué (développement de nouvelles stratégies thérapeutiques).

Bénéfices attendus

Les troubles anxieux sont des troubles psychiatriques très répandus et constituent une préoccupation croissante pour la santé publique mondiale. Ces troubles touchent environ 15 à 20 % de la population à un moment ou un autre de leur vie. Ils sont aussi systématiquement associés à des troubles du sommeil, considérés soit comme une cause, soit comme une conséquence des symptômes. Ce projet de recherche fondamentale utilisera des modèles animaux pour développer nos connaissances sur les mécanismes neurophysiologiques précis potentiellement affectés chez les patients humains. A long terme, il permettra ainsi de développer et de mettre en œuvre des stratégies thérapeutiques précises de prévention et de guérison axées sur le sommeil dans les troubles anxieux.

Procédures

Selon la procédure considérée, les animaux seront soumis à un ou deux types de chirurgie au niveau du cerveau (implantation d’électrodes (2-6h) et/ou injection de virus (1h30)) avec ou sans enregistrement de l’activité des neurones pendant l’éveil et le sommeil sur animal vigile (2 à 8 h, 1x/jr) avec ou sans comportement (1h maxi / jr). Ainsi, 3 options peuvent se présenter : 1) comportement (mesure de l’anxiété ou de la peur), 2) injection de virus + comportement, 3) injection de virus + implantation d’électrodes + enregistrement de l’activité des neurones + comportement. A la fin de chaque procédure, il sera réalisé sur chaque individu une euthanasie selon une méthode réglementaire qui, selon les besoins, pourra permettre des prélèvements et analyses ultérieurs (10min). L’ensemble des actes (hors enregistrement de l’activité neuronale et comportement) est réalisés sous anesthésie et analgésie.

Impact sur les animaux

Nous détaillons ci-dessous l’ensemble des dommages prévus dans ce projet. Nuisances induites par les actes effectués : chirurgie du cerveau : implantation d’électrodes et injection de virus (légère perte de poids, problème de cicatrisation et douleur post-chirurgicale pendant 48h ; risques anesthésiques (hypothermie, détresse respiratoire, arrêt cardio-respiratoire, etc) ; isolement nécessaire à la préservation des électrodes implantées (stress modéré) ; comportement (stress modéré).

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l’issue de chaque procédure afin de réaliser des analyses histologiques (prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem).

Remplacement

Un impératif concernant les études sur récepteurs natifs est de conserver l’intégrité d’un réseau neuronal afin de préserver les connections synaptiques. A ces fins, il n’existe, à ce jour, aucune méthode alternative à l’utilisation de modèle rongeurs. Les techniques d'enregistrement chroniques sont invasives et ne peuvent être effectuées chez l'homme chez le sujet sain. Elles sont utilisées chez des patients épileptiques dont l'activité cérébrale est par conséquent anormale. Ceci ne permet pas d'effectuer des études systématiques car le placement des électrodes est dicté par l'impératif médical. D'autre part, l'état des connaissances actuelles et la puissance requise d'un point de vue technologique ne permettent pas de modéliser le fonctionnement de ces réseaux sur ordinateur.

Réduction

Les enregistrements électrophysiologiques de grande ampleur in vivo permettent d'enregistrer un grand nombre de neurones simultanément, ce qui augmente la puissance statistique des analyses et permet de réduire le nombre d'animaux utilisés. Pour les tests comportementaux, le nombre d'animaux proposé reste standard par rapport à la littérature existante. Le couplage entre électrophysiologie in vivo et comportement permet également de corréler les résultats comportementaux des individus avec leur activité neurale. Ceci permet de s'affranchir partiellement du problème de variabilité individuelle et de réduire le nombre d'animaux. Le calcul du nombre d’animaux a également été réalisé en fonction des travaux précédents. Au total, sur 5 ans, ce projet de recherche impliquera 2104 animaux.

Raffinement

Après leur réception, les animaux sont habitués aux expérimentateurs par une manipulation bienveillante pendant 5jrs (5min) de manière à réduire le stress lors des procédures. Sauf si cela n’est pas approprié, toutes les procédures expérimentales du projet sont pratiquées sous anesthésie générale ou locale en recourant à des analgésiques. Les enregistrements en soi ne sont pas douloureux. Les administrations et prélèvements seront effectués conformément aux bonnes pratiques vétérinaires. Les animaux seront hébergés en groupes ou individuellement et disposeront d’un enrichissement de nidification. Une surveillance quotidienne sera réalisée pour vérifier la bonne santé des animaux et les points limites définis. Avant le début de chaque procédure l’animal sera pesé et son état général contrôlé. En cas de signe de douleur, les animaux seront exclus du protocole. Les procédures comportementales sont modérément aversives et brèves et n'induisent pas d'angoisse sur le long-terme.

Choix des espèces

Le choix de la souris est scientifique : il s’agit d’un mammifère de petite taille, au cycle de vie reproductif rapide et qui possède un système nerveux central ‘développé’. La souris est un modèle classique pour l'étude de la physiologie des réseaux neuronaux en lien avec le comportement. Sa robustesse et ses capacités d'apprentissage la qualifient comme un modèle idéal d'étude de la mémoire chez les mammifères. Nous utiliserons des souris non génétiquement modifiées et des souris génétiquement modifiées dans le cadre de ce projet. Ces souris se développent normalement et ont un comportement général sans anomalies évidentes. Seules des souris au stade adulte seront utilisées pour ce projet (à partir de 6 semaines), plus alertes et plus prompts à explorer leur environnement que les animaux âgés.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 3663
Souffrances
▲ -
▲ 3239
▲ 424
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3663

3663 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le projet crée et entretient une lignée transgénique, avec puçage et biopsie de la queue sous anesthésie, puis induit un asthme dit sévère par des sensibilisations et des challenges répétés, une partie des souris subissant une trachéotomie sous curarisation. Les reproducteurs sont tués vers huit à dix mois et les génotypes intermédiaires éliminés. Le porteur affirme n'avoir jamais observé de gêne respiratoire ni d'altération du bien-être malgré l'asthme induit, et juge "indispensable" le modèle transgénique in vivo pour étudier le rôle d'une protéine dans les éosinophiles.

Objectifs

L'asthme est l'une des maladies chroniques les plus courantes dont la prévalence augmente dans le monde. Les cas les plus graves sont résistants aux traitements actuels. Il est urgent d'améliorer la prise en charge de ces patients asthmatiques sévères et de pouvoir proposer de nouveaux traitements prévenant les crises d'asthme mortelles. L'identification de nouvelles cibles pharmacologiques et le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques devraient permettre de relever ce défi dans lequel s'inscrit notre projet. Récemment, nous avons identifié le rôle majeur d’une protéine (Rac1) qui régule la contraction et la prolifération du muscle des voies respiratoires. Nous avons démontré que la suppression spécifique du gène Rac1 dans le muscle bronchique empêche l'hyperréactivité et le remodelage des bronches chez les souris asthmatiques. Grâce à notre modèle expérimental d'asthme sévère, nous avons également identifié la population de cellules inflammatoires présentant une sur-activité de Rac1 : les globules blancs (éosinophiles). Notre objectif est maintenant d’identifier le rôle de Rac dans cette population cellulaire au cours de l’asthme sévère. Ainsi, nous devons générer une lignée murine n’exprimant pas spécifiquement la protéine Rac1 dans les éosinophiles . Ce travail permettra de confirmer l’intérêt thérapeutique d’inhiber Rac1 chez les patients asthmatiques.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de générer une lignée murine unique permettant l’analyse du rôle de Rac1 spécifiquement dans les éosinophiles. Grâce à notre protocole expérimental d’asthme, nous pourrons également déterminer le rôle de Rac1 dans les éosinophiles au cours de l’asthme. La réalisation de cette étude déterminera si la protéine Rac1 est une nouvelle cible thérapeutique pour cette pathologie.

Procédures

Trois semaines après leur naissance, les souriceaux seront sevrés. De ce fait, ils seront anesthésiés afin d’être pucés ou bagués pour identification ; au même moment, un prélèvement d’un bout de queue sera fait afin de les génotyper. Pour l’élevage, les animaux en reproduction seront gardés jusqu’à l’âge de 8-10 mois pour effectuer cette fonction après quoi ils seront mis à mort. Dans le cadre du protocole d’asthme, les animaux seront soumis au protocole de sensibilisation à 4 reprises, avec 7 jours de repos entre chaque sensibilisation. Chaque sensibilisation dure quelques minutes par souris au maximum (hors anesthésie). Par la suite, les animaux seront soumis au protocole de challenge à 6 reprises. La fréquence de 1 challenge par jour pendant 3 jours (répété 1 fois avec 1 semaine de repros entre les « deux groupes » de challenge) est nécessaire pour induire le phénotype recherché.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de la procédure d’élevage, il n’y a pas de nuisance prévue. Néanmoins, il est possible d’observer des cas de cannibalisme des parents sur leurs petits ou agressivité dans le couple. Dans ce cas, les animaux seront exclus de l’aspect reproduction et mis à mort. De plus, des cas de dystocies peuvent être observées chez les femelles qui seront alors mises à mort. Dans le cadre de la procédure visant à induire l’asthme sévère : les souris seront anesthésiées durant les étapes de challenge et de sensibilisations, ce qui limitera le stress ressenti. Lors de l'exploration des fonctions respiratoires, un stress pourra être ressenti par les animaux en raison de la restriction d’espace dans la chambre. Pour prévenir ce stress, les souris seront habituées environ 3 jours avant l’expérimentation, en les laissant quelques minutes dans la chambre. De plus, lors de l’expérimentation, avant d’entamer les nébulisations, les souris seront laissées quelques minutes dans la chambre pour faciliter encore leur acclimatation. L’analyse des résistances pulmonaires, plus invasive, s’effectue sur des souris anesthésiées et curarisées. Une trachéotomie est donc réalisée. Pour limiter la douleur une injection d'analgésique est réalisée 20 minutes avant la trachéotomie. Nous souhaitons ajouter que bien que l’objectif soit d’induire un asthme sévère, le mot sévère indique seulement un phénotype équivalent aux patients résistants aux traitements corticoïdes. De plus, nous pratiquons ce protocole depuis plusieurs années et il n’a jamais été observé de gêne respiratoire en raison de l’induction de l’asthme. En effet, on observe même que des souris laissées 1 mois dans leur cage après le dernier challenge retrouvent un état symptomatique et inflammatoire équivalent à celui des souris n’ayant pas subi le protocole d’asthme. Il n’est donc pas attendu de phénotype délétère dans ce nouveau modèle expérimental ni d’impact sur le bien-être animal. Cette supposition s’appuie sur le fait que les corticoïdes sont les traitements classiques des asthmatiques sévères qui visent notamment les éosinophiles. Les patients, comme les modèles animaux, traités aux corticoïdes n’ont pas d’altération du bien-être.

Devenir

Pour l’élevage : les animaux nécessaires au maintien de la lignée sont gardés en vie. Les génotypes intermédiaires seront mis à mort. Protocole asthme : animaux mis à mort en fin de procédure

Remplacement

L’objectif de ce projet est l’étude du rôle de la protéine Rac1 dans le polynucléaire éosinophile au cours de l’asthme sévère. Pour répondre à notre problématique scientifique, nous avons établi un modèle d’étude in vitro sur des progéniteurs hématopoïétiques qui ont été différenciés en éosinophiles matures. Bien que nos résultats démontrent un rôle majeur de Rac1 dans la physiologie de l’éosinophile, notamment dans sa fonction de dégranulation, il nous manque la composante pathologique de l’asthme pour approfondir notre recherche. C’est pourquoi un modèle in vivo est indispensable à la poursuite de ce projet. De plus, notre objectif étant d’identifier les rôles de Rac1 spécifiquement dans l’éosinophile, un modèle transgénique où l’expression de la protéine est déplétée spécifiquement dans ces cellules inflammatoires est la méthode la plus précise et rigoureuse que nous pouvons mettre en place. Ainsi, pour valider ou non nos hypothèses scientifiques et répondre à nos problématiques de projet, l’étude in vivo sur une lignée transgénique est indispensable.

Réduction

Pour l'élevage, les croisements ont été optimisés pour obtenir le plus rapidement possible nos animaux d’intérêt. Pour notre projet asthme, des groupes de 12 souris seront nécessaires pour réaliser une analyse statistique robuste pour les différentes approches mises en œuvre. Ne connaissant pas l’impact du sexe sur les paramètres observés, mâles et femelles seront étudiés. Si nous n’observons pas d’effet sexe, le nombre de souris sera alors divisé de moitié. Enfin, les manipulations seront réalisées en duplicat afin de prévenir un effet observé dû au groupe d’étude. Cependant, pour réduire au maximum le nombre d’animaux, les analyses seront regroupées au maximum.

Raffinement

Dans le cadre de la procédure élevage, lors de la mise en accouplement, l’alimentation des mères est enrichie. Pour enrichir le nid, du coton est ajouté en plus des frisottis. Afin de ne pas perturber les relations parents-petits, le change est décalé à minimum J+3 après la mise bas ; une étiquette est apposée pour signaler ce report. De plus, pour limiter le stress, le nid parental est conservé pendant le change. Afin de faciliter l’accès à la nourriture aux petits lors des sevrages, des croquettes sont mises directement dans la cage. Les gestes invasifs tel que le bagage et le prélèvement de biopsie sont réalisés sous anesthésie générale. Dans le cadre des procédures expérimentales, les animaux anesthésiés et curarisés seront placés sur un tapis chauffant afin d’éviter une hypothermie. De plus, l’utilisation d'un analgésique adapté permettra d’atténuer la douleur lors de la trachéotomie. Du fait d’une durée longue de l’anesthésie, une injection sous-cutanée d’un bolus réchauffé de solution saline injectable sera réalisée pour éviter toute hypotension de l'animal. Pour l'exploration des fonctions respiratoires, et pour limiter le stress des souris, une acclimatation sera mise en œuvre en laissant les souris seules quelques minutes dans la chambre quelques jours avant et durant l’expérimentation.

Choix des espèces

Dans notre modèle murin d’asthme, nous retrouvons l’endotype éosinophilique de l’asthme allergique décrit chez les patients asthmatiques sévères. En effet, un fort infiltrat éosinophile est observé au niveau pulmonaire, contrairement à d’autres espèces animales. De plus, on observe chez la souris les mêmes composantes physiopathologiques de l’asthme que chez les patients : une inflammation exacerbée, une hyper réactivité bronchique et un remodelage des voies aériennes. Les autres modèles animaux pouvant reproduire un asthme sévère sont essentiellement le cheval, le chat et le cochon-dinde. Or, nous ne disposons pas de modèles transgéniques exprimant la CRE recombinase sur le promoteur de l’éosinophile peroxydase, ni les séquences lox autour du gène Rac1 chez ces animaux. Les animaux seront utilisés à un âge entre 8 et 10 semaines pour effectuer les reproductions, afin que les animaux soient matures sexuellement. Cependant, pour la procédure visant à rendre les animaux asthmatiques, les animaux utilisés seront âgés d’environ 7 semaines afin d’avoir un système immunitaire optimal permettant une bonne mise en place du phénotype pathologique. De plus, certains prélèvements comme la récupération de moelle osseuse doivent être réalisés sur des animaux qui ne sont pas trop âgés afin que les progéniteurs hématopoïétiques soient suffisamment nombreux pour obtenir une culture d’éosinophile, et pas trop jeunes afin d’avoir une maturité du système immunitaire suffisante. Pour toutes ces raisons les prélèvements seront effectués sur des animaux à 13 semaines.

  • Enseignement supérieur
Souris : 480
Souffrances
▲ -
▲ 480
▲ -
▲ -
Devenir
 50
 20
 400
 10

480 souris femelles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la plupart réutilisées pour d'autres enseignements, une vingtaine gardées en élevage, une cinquantaine adoptées et une dizaine tuées. Des étudiants de BUT apprennent sur elles les gestes de base, préhension, contention, prise de température, pesée et identification, puis cinq tests comportementaux nommés, planche à trous, traction, cheminée, rotarod et transition clair-obscur. Le porteur indique que les cadavres servent ensuite à des travaux pratiques d'anatomie et que l'adoption reste possible avec l'accord du vétérinaire. Il justifie le choix de la souris par le fait qu'elle représente la majorité des animaux utilisés en expérimentation.

Objectifs

L’objectif général du Bachelor Universitaire de Technologie, Génie Biologique, parcours Biologie Médicale et Biotechnologie (BUT GB BMB) est de former des jeunes au métier de technicien supérieur ou d’assistant ingénieur qui exerceront des activités dans les domaines de la santé humaine et animale, des biotechnologies, des industries pharmaceutiques et de la toxicologie. L'objectif du projet « Situation d’Apprentissage et d’Evaluation : Organiser et mettre en place une procédure d’expérimentation animale dans le cadre de la règlementation en vigueur » est de répondre aux contraintes du programme national du BUT GB BMB avec notamment comme apprentissage critique : l'acquisition des gestes de base sur la souris de laboratoire. Au cours de leur 1ère année d’études, les étudiants devront donc faire l'acquisition des gestes suivants : identification, préhension, contention, injections, prélèvements, prise de la température et tests comportementaux basiques pour évaluer les aptitudes psychomotrices et la bonne santé des animaux.

Bénéfices attendus

Grâce à ce projet pédagogique, les étudiant.es de BUT GB BMB pourront bénéficier d’un apprentissage pratique sur animaux vivants des gestes techniques de base sur la souris qui viendra en complément d’approches virtuelles et sur maquettes. Le suivi et le soin des souris sur 3 semaines permettra de sensibiliser par la pratique la notion importante de bien-être animal et les bonnes pratiques de laboratoire. Cette activité pédagogique concerne particulièrement les souris et par conséquent, les étudiant.es acquériront des connaissances pratiques sur cette espèce, dans le cadre de la mise en place de procédures d’expérimentation animale dans le cadre de la règlementation en vigueur. Par ailleurs, ce projet a été conçu dans le cadre d’apprentissages critiques du BUT GB BMB pour la formation de futurs technicien.nes ou assistant-ingénieur.es. Enfin, les données produites lors de ces activités (prises de poids, données de tests comportementaux…) seront utilisées pour l’analyse de données (tests statistiques) concernant d’autres apprentissages critiques du BUT GB BMB.

Procédures

Séances de 1 à 6 : Préhension- Prise de température : animaux vigiles, 2 par séance et par animal (12 fois/ animal réparties sur les 6 séances annuelle), 5 minutes Préhension-Pesée : animaux vigiles, 1 par séance et par animal (6 fois/ animal réparties sur les 6 séances annuelle), 2 minutes Préhension-Identification : animaux vigiles, 1 fois à la séance 1 de l’année en cours, par animal, 4 minutes. Séances 4 et 6 : réalisation de 5 tests comportementaux consécutifs sur animaux vigiles, espacés de 10 minutes, pour chaque souris. Test de la planche à trous (PT) : Dépôt d’une souris au centre du dispositif et dénombrement des trous visités pendant 5 minutes. Ce test est répétés 4 fois, soit 20 minutes par souris. Test de la traction (T) : Présentation du fil tendu à la souris et observation. Une souris en bonne santé effectue un rétablissement en 5 secondes voir moins. Le nombre d'animaux ayant eu une réponse positive (rétablissement en moins de 5 secondes) ou négative (rétablissement en plus de 5 secondes). 10-15 secondes maximum par souris. Test de la cheminée (C) : Les souris sont introduites dans un tube. Une fois arrivée à l’extrémité du tube, on bascule celui-ci verticalement. La souris en ressort à reculons. Le temps de sortie des souris est mesuré. 10-15 secondes maximum par souris. Test de coordination motrice ou test de la roue tournante (Rotarod ou R) : L'animal est placé sur le tambour du ROTAROD et le temporisateur démarre. Lorsque l'animal tombe, le temps de tenue en équilibre (en minutes et secondes) et la vitesse de rotation sont enregistrés pendant 5 min. Test d’anxiété de transition clair/ obscur ou « Dark and light transition » : Les souris seront habituées à la salle d’expérimentation avant le test d’anxiété. La souris est placée au milieu de la zone claire et laissée libre de mouvements pendant 5 minutes.

Impact sur les animaux

Etant donné que les étudiant.es seront inexpérimenté.es à la manipulation de souris vigiles, il sera possible que ces dernières ressentent du stress. Cependant, l’encadrement mis en place lors de ce projet, à savoir 3 encadrant.es lors des séances de manipulation des souris vigiles, permettra de contrôler et d’éviter des risques de blessures pour les animaux, mais aussi pour les étudiant.es. Trois tentatives de contention manuelle maximum pour chaque souris par étudiant.e seront fixées pour éviter de générer du stress. Tous les tests comportementaux que nous avons choisis sont basés sur des comportements et aptitudes naturels chez la souris et ne généreront donc à priori aucun effet néfaste.

Devenir

Tous les animaux qui ne seront ni adoptés ni réutilisés vivants pour une autre activité pédagogique, seront mis a mort. Ainsi, les cadavres serviront au travaux pratiques d'anatomie. Si les animaux peuvent servir à d'autres travaux pratiques, alors les souris seront gardées en vie. De plus, si des étudiants souhaitent adopter leurs animaux alors cela sera possible. Cette décision sera prise avec l'accord de la Structure de Bien Etre des Animaux et du vétérinaire référent si besoin et avec le responsable du projet.

Remplacement

Dans le cadre des apprentissages critiques concernant l’expérimentation animale dans la formation du BUT GB BMB, nous avons mis en place des méthodes alternatives pour l’anatomie (utilisation de maquette et de table numérique Anatomage), les gestes basiques (modèles en silicone, peluches pour l'apprentissage des injections et prélèvements…). Ce projet a été ainsi conçu avec le minimum possible d’animaux. Cependant, il apparaît incontournable de réaliser quelques gestes de bases sur souris vigiles dans ce contexte de formation de futurs personnels de laboratoire. Le modèle « souris », car le plus utilisé dans les projets d’expérimentation animale à des fins scientifiques, nous semble le plus pertinent pour ce projet pédagogique. Le remplacement total d’animaux vivants semble difficile pour le bon apprentissage de l’expérimentation animale.

Réduction

Une promotion d’étudiant.es s’élève à 48 maximum par an et elle est divisée en 4 groupes de TP de 12, puis en binômes de travail. Chaque binôme devra à la 1ère séance constituer 2 lots de 2 souris (Curieuses et non curieuses). Ces lots serviront à toutes les séances de travaux pratiques. En conséquence, le nombre maximum de souris s’élévera à 96 par an, soit 480 sur 5 ans. La taille des lots (2 souris) est la plus petite possible pour que l’enseignement soit bénéfique. Il ne permettra pas de réaliser des tests statistiques à l’échelle du binôme, mais sera possible à l’échelle de la classe.

Raffinement

Les souris sont hébergées par lot de 2, dans des cages dont la taille est règlementaire, avec enrichissement modifiable (tubes, feuilles de papier ouaté, dômes…). Cet hébergement sera réalisé dans une animalerie en conditions contrôlées (éclairement, température, hygrométrie) et dans le respect de la méthode des 3R. Seules des femelles seront utilisées pour éviter les comportements agressifs dans les cages. Un suivi de soin journalier sera effectué durant toute la période d'hébergement. De plus, les etudiant.es procéderont à un suivi pondéral, de température, ainsi qu’à des soins bi-hebdomadaires. Par ailleurs, les animaux ne seront pas manipulés tous les jours ce qui leur permettra de récupérer entre 2 séances de travaux pratiques. Les format.eurs.rices sont des experts en expérimentation animale, maitrisant tous les gestes basiques sur souris, ce qui donnera des conditions d’apprentissage optimales. Le nombre de séances (6) permettra une socialisation, voire une habituation des souris aux expérimentateurs (ici les étudiant.es), ce qui conduira à une diminution et même une suppression du stress et apportera donc un raffinement supplémentaire. Notamment, l’utilisation de la prise de température en début et en fin de séance permettra d’évaluer quantitativement le stress (« stress-induced hyperthermia », un indicateur reconnu du stress chez les rongeurs) produit par les séances de travaux pratiques. Ainsi, les étudiant.es pourront adapter leur comportement (calme, douceur dans les gestes…) à partir de ces données. Dans les cages, des tubes (enrichissement) seront disposés dans lesquels les souris pourront se cacher. Ce qui permettra de les déplacer sans contraintes vers les dispositifs de tests comportementaux.

Choix des espèces

61% des animaux utilisés à des fins scientifiques ou réglementaires (toxicologie…) sont des souris. Ainsi, le modèle souris est le plus fréquemment utilisé en expérimentation animale. Ce modèle est donc le plus pertinent pour former de futurs technicien.nes aux gestes de bases. Les rats, moins utilisés (9%), sont moins intéressants pour l’apprentissage, car plus impressionnants pour des débutants. Nous avons choisi d’utiliser la souche swiss, car elle présente un comportement plus docile qui facilite l’apprentissage. Les individus seront tous femelles pour éviter les comportements agressifs dans les cages. Les souris sont commandées à l’âge de 6 semaines, soit de jeunes adultes. A cet âge, il est possible de suivre une augmentation du poids de façon relativement homogène.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 792
Souffrances
▲ -
▲ 72
▲ 720
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 792

792 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont exposées à des polluants perturbateurs endocriniens par l'eau de boisson dès le stade embryonnaire, ou par injection intra-articulaire, puis une arthrose leur est induite au genou par chirurgie ou par injection d'un composé inflammatoire. Le porteur évalue ensuite leur douleur avant de les tuer pour disséquer les articulations. Il affirme que le modèle animal est "indispensable" car aucun système in vitro ne recrée la complexité d'un "organisme entier" pour observer l'effet de ces polluants.

Objectifs

L’arthrose est la maladie articulaire la plus fréquente, touchant plus de 500 millions de personnes dans le monde et se caractérise par une douleur et une raideur articulaire entrainant un handicap. Sa prévalence a doublé entre l’ère préindustrielle et post-industrielle. Cette augmentation est indépendante du vieillissement de la population et de l’accroissement de l’obésité entre ces 2 périodes, suggérant l’implication de nouveaux facteurs de risques environnementaux non connus et notamment celui des polluants. L’Homme est exposé dès la vie in utero à de nombreux polluants. Récemment, un mélange de polluants aux propriétés de perturbateurs endocriniens (PE), reflet de l’exposition humaine, a été retrouvé dans le liquide amniotique de femmes enceintes et est associé à des anomalies de la fonction thyroïdienne et du développement neuro-cérébral fœtal. Il a été démontré que les souris exposées à ces polluants développaient des lésions précoces du cartilage dès 3 mois et que ceux-ci avaient des effets pro-inflammatoires. Cependant, nous ne savons pas si l’exposition à ces polluants aggrave la sévérité de l’arthrose ni si cet effet est lié à un effet local intra articulaire ou plus global. Notre objectif est donc de déterminer si le mélange de polluants et les perfluorés ont un rôle dans la physiopathologie de l’arthrose et dans son expression clinique (douleur), en exposant localement et/ou de manière globale, des souris modèles d’arthrose déjà parfaitement identifiés.

Bénéfices attendus

Notre projet est original car il s’agira de la première étude s’intéressant à l’effet synergique in vivo de plusieurs polluants sur les tissus articulaires avec des résultats préliminaires très encourageants. Ce projet a un double bénéfice attendu : d’une part, celui de découvrir un nouveau facteur de risque d’arthrose et d’autre part de renforcer les données scientifiques sur les effets néfastes des polluants ayant des propriétés de perturbateurs endocriniens sur la santé.

Procédures

Les animaux seront exposés aux polluants soit de manière systémique (tout au long de la vie) via l’eau de boisson, soit de manière locale par injection intra articulaire sous anesthésie (2 injections d’une durée de 2 minutes environ). Deux modèles d’arthrose seront ensuite mis en œuvre sous anesthésie/analgésie, l’un chirurgical (ou post-traumatique) au niveau du genou et l’autre chimique (ou inflammatoire) par injection intra articulaire d’un composé. Ces actes seront effectués une seule fois et seront de moins de 5 minutes par animal. Enfin, nous réaliserons une évaluation de la douleur et de l’activité physique avant l’induction des modèles d’arthrose (1 fois) et après (4 à 5 fois selon les groupes). Ces évaluations seront effectuées sur animal vigile non contraint pour une durée d’environ 30 minutes (15 minutes + 5 minutes + temps de préparation/nettoyage). A l’issue de la période de maintien les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements pour répondre à la question scientifique.

Impact sur les animaux

L’exposition des souris aux polluants aux mêmes doses a déjà été réalisée dans le cadre d’autres projets de recherche et aucun effet indésirable spécifique majeur n’a été observé. Cependant, l’exposition chronique aux polluants (seuls ou combinés) est connue pour induire des effets pro-tumoraux, des anomalies endocriniennes ou encore des cassures dentaires. Il s’agit d’effets observés à des doses différentes (souvent supérieures) de celle utilisée ici mais il est possible qu’une exposition chronique induise des effets de ce type chez les souris exposées. L’anesthésie mise en œuvre pour les actes chirurgicaux représente un risque de complication possible mais faible (hypothermie, hypoventilation, arrêt cardio-respiratoire, etc.). L’intervention chirurgicale de déstabilisation méniscale ou les injections intra articulaires présentent un risque de douleur post-opératoire immédiat lié à l’acte lui-même puis de manière chronique en favorisant la survenue de l’arthrose. L’évaluation de la douleur et de l’activité physique peuvent provoquer un stress et un inconfort de courte durée.

Devenir

L’ensemble des animaux impliqués dans le projet sera euthanasié car l’étude des tissus articulaires nécessite la dissection des genoux après euthanasie pour analyse histologique pour répondre à la question scientifique.

Remplacement

Le modèle animal est indispensable pour étudier les acteurs mis en jeu dans le développement de l’arthrose qui est au cœur de ce projet. L’arthrose est une maladie multi-tissulaire impliquant l’ensemble des tissus articulaire et les tissus neuronaux impliqués dans la douleur communiquant de manière complexe entre eux. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu. D’autant plus que les polluants étudiés ont des propriétés de perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire qu’ils peuvent mimer l’effet des hormones, et donc un organisme entier est nécessaire pour observer leurs effets. Puisque le sexe influence la réponse à ces perturbateurs endocriniens, une analyse en fonction du sexe est nécessaire pour chacune des expériences menées.

Réduction

Le projet impliquera un total de 792 animaux dont 720 animaux nécessaires pour les analyses et 72 fondateurs exposés aux polluants (48 femelles et 24 mâles) Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Nous utiliserons les mêmes contrôles pour les 2 expositions : mix ou composés perfluorés, afin de limiter le nombre de souris utilisées. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mises au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification (pas de possibilité d’utiliser d’enrichissement en plastique). Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Les cages et les biberons utilisés sont spécifiques : Nous utiliserons des biberons en verre afin de limiter les polluants par l’utilisation de plastique. Les cages seront dans un plastique garantie sans bisphenol A de même taille que les cages classiques.

Choix des espèces

Justification de l’espèce : Nous utiliserons le modèle souris car c’est ce modèle qui a été utilisés dans de précédentes études sur le rôle des perturbateurs endocriniens. De plus, les modèles d’arthrose utilisés ainsi que l’évaluation de la douleur ont été développés et démontrés chez la souris. Justification des stades : Pour l’exposition systémique aux polluants, les animaux seront exposés dès le stade embryonnaire et durant toute leur vie par l’eau de boisson aux différents polluants et les fondateurs (mâles 8 semaines et femelles de 6 semaines minimum) seront exposés 15 jours avant accouplement puis durant toute la gestation et allaitement. Pour l’exposition locale, nous réaliserons des injections intra articulaires à l’âge adulte avant et après l’induction de l’arthrose (2 modèles expérimentaux d’arthrose seront étudiés) Justification du sexe : Les femelles adultes sont utilisées pour l’exposition intra-utérine des souriceaux à naitre qui seront ensuite eux-mêmes exposés de manière systémique. L’effet des polluants sur l’arthrose sera étudié chez les femelles et les mâles séparément. En effet, il est possible que les mâles développent une arthrose plus sévère que les femelles, bien que cette donnée soit actuellement controversée. En revanche, l’effet des polluants perturbateurs endocriniens peut, par ses perturbations hormonales, induire des effets différents sur les femelles et les mâles. Il semble donc pertinent dans cette étude d’étudier les deux sexes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 303
Souffrances
▲ -
▲ 243
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 303

303 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent au moins cinq injections intramusculaires et cinq prélèvements de sang rétro-orbitaux sous anesthésie, et développent un mélanome sur le dos pouvant produire des métastases pulmonaires et des difficultés respiratoires. Le projet part de l'hypothèse, formée pendant la crise du Covid-19, que des auto-anticorps liés au vieillissement favoriseraient la croissance tumorale. Le porteur formule les retombées au conditionnel, ce mécanisme "pourrait ouvrir" une nouvelle piste de traitement, et affirme que les modèles cellulaires ne permettent pas d'étudier le système immunitaire.

Objectifs

L’immunosurveillance est la capacité du système immunitaire à lutter contre les cellules tumorales. Le système immunitaire devient cependant moins efficace au cours du vieillissement, favorisant le développement de tumeur. Pendant la crise du Covid-19, il a été montré que le vieillissement s'accompagnait de la présence d’auto-anticorps qui luttent contre les défenses immunitaires. Ces auto-anticorps compromettaient notamment la réponse contre le SARS-CoV2 et favorisaient les formes graves de la maladie. Nous émettons donc l’hypothèse que ces auto-anticorps favoriseraient aussi le développement tumoral dans le mélanome, cancer caractérisé par sa rapide agressivité. L’objectif de ce projet est de tester l’impact de la production d’auto-anticorps dans le développement de mélanome chez la souris.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra potentiellement de décrire un nouveau mécanisme favorisant le développement tumoral et la résistance au système immunitaire dans le mélanome. Cela pourrait ouvrir une nouvelle perspective de traitement pour les patients atteint de cette maladie. En effet, malgré l’essor récent des thérapies ciblées et de l’immunothérapie, la plupart des patients rechutent avec un mélanome résistant.

Procédures

Les animaux subiront au minimum 5 injections intra-musculaires (qui dureront moins d'une minute sur animaux vigiles), ainsi que 5 prélèvements rétro-orbitaux réalisés sous anesthésie gazeuse, qui dureront quelques minutes. Les petits (à J14 minimum) subiront un prélèvement d'oreille par poinçage, à l'état vigile. Le prélèvement durera moins d'une minute. Tous les animaux seront soumis à de la contention.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont l'apparition de tumeur localisée aléatoirement sur le dos et possiblement métastatiques pouvant entrainer des difficultés respiratoires (métastases pulmonaires). Le prélèvement rétro-orbitaire et le poinçage des oreilles peuvent engendrer une irritation et une douleur de l'oeil ou de l'oreille. La contention va également leur générer du stress.

Devenir

Les animaux n'étant pas réutilisés dans un autre projet, ils seront mis à mort à la fin de chaque procédure ou avant si un point limite est atteint.

Remplacement

Des études préliminaires sur des modèles cellulaires ont été réalisées et ont permis de démontrer l'efficacité de l'immunisation. En parallèle, des analyses complémentaires ont été et seront réalisées sur des prélèvements de patients, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux utilisés. Cependant, ces modèles ont des limites et ne permettent pas l'étude du système immunitaire. C’est pourquoi le recours aux animaux est nécessaire dans notre projet.

Réduction

Le nombre maximal de souris utilisées dans ce projet (n=92) a été réduit au minimum nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et reproductibles. De plus, un animal permettra d’obtenir des résultats dans plusieurs expériences (pousse tumorale, analyse histologique de la tumeur, analyse marqueurs sanguins).

Raffinement

La bonne connaissance des modèles expérimentaux, le suivi adapté des points limites précoces et clairement définis, et la manipulation des animaux en générant le moins de stress possible par des personnes compétentes en expérimentation animale permettent de limiter au maximum toute douleur ou souffrance des souris. Nous évaluerons l'état de bien-être ou de souffrance des animaux au minimum 2x/semaine, et 3x lorsque la tumeur apparaitra. Une anesthésie gazeuse sera utilisée lors du prélèvement rétro-orbitaire pour diminuer le stress de l’animal, et des gouttes de Collyre seront appliquées avant le prélèvement pour éviter les risques d’irritation de l’oeil. Les animaux sont hébergés en groupe, avec de l’aliment et de la nourriture ad libitum.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus pertinente pour les études du mélanome car c'est un modèle proche de la pathologie humaine reproduisant les caractéristiques histologiques. Nous disposons également d'outils, d'expériences et de compétences solides pour réaliser cette étude dans les meilleures conditions chez la souris. Nous utiliserons des souris âgées de 8 semaines, pour la maturité sexuelle pour la reproduction et âge standard pour l'étude du système immunitaire.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 153850
Souffrances
▲ -
▲ 153600
▲ 250
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 153850

153 850 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un agent chimique mutagène est injecté pour induire des mutations au hasard dans le génome, puis les descendants sont suivis pour repérer ceux dont la maladie auto-immune est modifiée, avec puçage et biopsie de la queue. Le porteur indique que l'agent chimique rend stériles 70 % des mâles et que les animaux sont tués dès les premiers signes de la maladie. Il affirme le "besoin" de recourir à la souris, aucun modèle in vitro ou in silico n'existant selon lui pour ces maladies génétiques.

Objectifs

Ce projet concerne les maladies auto-immunes qui ont une cause génétique. Le but est de caractériser les gènes impliqués en utilisant la souris comme modèle. Dans ce projet nous induirons des mutations au hasard dans le génome grâce à l’injection d'un agent chimique. Nous identifierons les mutations qui modifient les caractéristiques physiques de la maladie en suivant les descendants des souris traitées. Les mutations qui modifient de manière significative les caractéristiques de la maladie seront ainsi identifiées. Les protéines codées par les gènes identifiés seront des cibles thérapeutiques potentielles chez l’Homme.

Bénéfices attendus

Identifier de nouveaux gènes impliqués dans la maladie. Cette démarche donnera accès à de nouvelles cibles thérapeutiques pour la maladie ainsi qu’à de nouveaux marqueurs génétiques et/ou biologiques permettant de dépister la maladie à des stades précoces. Nous prévoyons que de nouveaux gènes modifiant les caractéristiques de la maladie seront découverts.

Procédures

Chez certaines souris une injection unique intrapéritonéale sera pratiquée dans les 3 jours qui suivent la naissance (le geste dure 15 secondes) Une puce électronique sera implantée à tous les animaux de 3 semaines d’âge par voie sous cutanée. Des biopsies d’un fragment de queue seront effectuées à 3 semaines d’âge (le geste dure 15 secondes). Le projet comporte l'injection intrapéritonéale de 250 animaux avec un agent chimique 1 fois par semaine pendant 3 semaines (à 4, 5 et 6 semaines d'âge) (chaque geste dure moins de 15 secondes). Chez certaines souris un prélèvement unique de sang sera effectué à 6 semaines sous anesthésie générale (le geste dure 30 secondes).

Impact sur les animaux

Les injections de l’agent chimique peuvent entraîner une infertilité chez 70% des mâles. L'injection intrapéritonéale peut en soi être à l'origine d'une douleur, les prélèvements de sang sous anesthésie peuvent être associés à une douleur à l'œil au réveil, les biopsies de queue peuvent engendrer une douleur.

Devenir

Les animaux seront mis à mort dès l'apparition des premiers signes biologiques de la maladie afin d'éviter toute souffrance.

Remplacement

Ce projet concerne l'étude de maladies auto-immunes qui sont d’origine génétique. Il n’existe pas de modèles in vitro ou in silico pour aborder le sujet. D’où le besoin d'avoir recours aux modèles de souris dont les caractéristiques récapitulent la maladie humaine. Les expériences proposées nécessitent de comparer des individus qui ne diffèrent pas de façon majeure pour leur fond génétique ou l’environnement. C’est le cas de la souche de souris que nous proposons d’étudier.

Réduction

Pour respecter le principe de la Réduction, le nombre proposé de souris a été établi sur la base d’études statistiques permettant d’utiliser le moins d'animaux possible pour aboutir à des résultats fiables. La méthode utilisée permet de cumuler les individus à des temps différents de suivi en diminuant ainsi de manière très importante le nombre de souris analysées à chaque temps individuel. Pour les expériences impliquant des croisements, le nombre d’individus prévus tient compte de notre expérience dans le domaine. Par ailleurs, le protocole prévoit un nombre limité de croisements (3) pour constituer les groupes d'animaux qui feront l'objet de l'analyse génétique.

Raffinement

Toutes les mesures seront prises pour respecter le confort maximum des conditions d’hébergement, faire pratiquer les gestes nécessaires par un personnel formé et ayant de l’expérience des pratiques, réduire le stress et la douleur. Les souris sont hébergées dans des portoirs ventilés. Les cages sont dotées de tunnels d’enrichissement rouges et de cotons de nidification. Pour les prélèvements sanguins et les biopsies une prise en charge de la douleur sera mise en place avec des antalgiques et des anesthésiques. Une observation quotidienne avec une grille de points limites sera effectuée afin qu’en cas de besoin des mesures soient mises en place pour garantir le bien-être de l‘animal.

Choix des espèces

L'espèce animale choisie est une souche de souris qui développe une maladie dont les caractéristiques sont similaires à celles de la maladie humaine correspondante. Les souris sont engagées dans les procédures dès la naissance. La maladie apparait chez les souris adultes après 12 semaines d’âge. Les souris sont suivies une fois par semaine, à partir de 10 semaines d’âge, pour détecter de manière précoce la survenue de la maladie. Les expériences seront toujours interrompues dès les premiers signes biologiques de la maladie avant que celle-ci n’ait donné lieu à des manifestations physiques entraînant une souffrance des animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Poissons zèbres : 5000
Souffrances
▲ -
▲ 5000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5000

5000 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à terme. Chaque poisson subit sous anesthésie une biopsie de la nageoire caudale (fin clip) pour prélever son ADN et le génotyper, puis reste isolé jusqu'à quinze jours. Les individus non retenus sont euthanasiés et ceux conservés comme reproducteurs sont gardés jusqu'à dix-huit mois avant d'être tués à leur tour. Le porteur indique que le travail sur le génome ne peut se faire que sur un "organisme entier" et signale que certaines nouvelles lignées peuvent développer des phénotypes dommageables comme une scoliose ou un retard de croissance.

Objectifs

L’élevage et le maintien de lignées sont nécessaires à de nombreux projets scientifiques qui mènent leurs travaux de recherche sur le poisson zèbre au stade embryonnaire. Pour que les animaux soient des reproducteurs intéressants nous devons les choisir en connaissant leur patrimoine génétique. Pour ce faire nous devons avoir accès à leur ADN. Le prélèvement qui est alors pratiqué est ce que l’on appelle le « fin clip ». Ce geste consiste à faire une biopsie de moins de 3 millimètres de la nageoire caudale des poissons de plus de 3 mois de manière à récupérer l’ADN qui se trouve dans ce tissu. Lors de création de nouvelles lignées ou de nouveaux croisements entre mutants, dont nous ne connaissons pas encore la résultante phénotypique, les poissons peuvent pour certains avoir un phénotype qui serait qualifié de dommageable. L’impact que l’on peut avoir aux vues des maladies ciblées vont être des impacts sur la reproduction : retard de croissance, mort subite ou anomalies au cours du développement, diminution de la fécondité, anomalies physiques (déformations de la colonne de type scoliose). Une évaluation de ces observations sera faite en accord avec la SBEA (Structure chargée du Bien-Être Animal) pour suivre les animaux et éviter toute souffrance. Une évaluation éthique complémentaire sera alors demandée Ne seront prélevés, que les animaux que nous pensons pouvoir élever par la suite sans impact important sur la nage, la capacité à se nourrir et à se reproduire.

Bénéfices attendus

Le prélèvement tissulaire permet d’accéder à de l’ADN en quantité suffisante pour réaliser un génotypage complet ou pour rechercher les séquences génétiques d’intérêt. Ce travail permet de connaître le génome du poisson et de rapprocher ces informations génétiques des signes cliniques, des modifications histologiques et moléculaires étudiés. Ces corrélations vont permettre de mieux appréhender certaines maladies du système nerveux chez l’Homme.

Procédures

Les animaux ont un prélèvement cutané unique au niveau de la nageoire caudale qui dure moins d’une minute par poisson, inférieur à 3 mm réalisé sous anesthésie, cela nécessite une prise en charge de 3 à 5 minutes par poisson avec la surveillance du réveil. Les poissons demeurent ensuite isolés au plus 15 jours dans des bacs cloisonnés au sein du système commun d’hébergement. Exceptionnellement pour les poissons hébergés dans la pièce de quarantaine, si un prélèvement de ce type doit être réalisé, il suivra le même procédé et l‘isolement aura lieu en dehors du système, dans un aquarium plus petit, dont l’eau sera renouvelée tous les 2 jours après le nourrissage pour en préserver les qualités physico-chimiques.

Impact sur les animaux

Les poissons vont être pêchés à l’épuisette provoquant un stress et un frottement sur le corps de l’animal. Une biopsie cutanée de moins de 3 millimètres va être faite au niveau de la nageoire caudale provoquant un léger traumatisme avant cicatrisation et régénération en 2 semaines. Ils seront maintenus isolés jusqu’à l’obtention des résultats de l’analyse génétique. Cet isolement se fait dans le système pour leur garantir un environnement contrôlé et dure au maximum 15 jours. Si le prélèvement doit avoir lieu en quarantaine, ce qui est très rare, l’isolement se fera en dehors du système avec un changement d’eau tous les 48hrs et au maximum pendant une dizaine de jours. Le risque lié à l’anesthésie est présent mais reste limité car l’anesthésie n’est pas une anesthésie très profonde ni très longue. Si des symptômes en relation avec les manipulations génétiques apparaissaient de manière répétée, nous pourrions avoir l’émergence d’un phénotype dommageable tel que des anomalies au cours du développement (mort prématurée, malformation) ou des signes cliniques visibles une fois le poisson développé (malformations sur la colonne vertébrale (scoliose), des retards de croissance, des absences ou modifications de certaines organes ou fonctions…), ces effets indésirables seront évalués au fur et à mesure des lignées et pourront faire l’objet d’une évaluation éthique complémentaire s’ils semblent s’installer sur une lignée de poisson.

Devenir

Nous ne conserverons que les animaux avec le patrimoine génétique d’intérêt, les autres seront euthanasiés. Ces poissons seront regroupés en fonction de leur génotype et maintenus en tant que reproducteurs pour obtenir œufs et larves d'intérêt. Les animaux seront gardés jusqu'à l'âge de 18 mois, puis euthanasiés.

Remplacement

Le travail sur le génome corrélé à l’expression clinique (symptômes physiques), histologique et moléculaire (analyses des tissus), ne peut se faire que sur un organisme entier. Le poisson zèbre a 70% de son génome qui est commun à l’Homme d’où l’intérêt de pouvoir l’utiliser comme modèle pour la recherche scientifique. Les modifications génétiques sont bien maitrisées dans ce modèle animal et cela permet d’explorer de nouvelles pistes de recherche, et mettre en lumière de meilleures possibilités de traitement pour les maladies qui impliquent ces parties du génome notamment ici les maladies neurologiques.

Réduction

Les poissons génotypés sont les poissons qui sont issus de croisement d’intérêt ou qui ont eu des injections pour modifier leur génome au stade de l’œuf. Nous utilisons un minimum de 10 couples pour maintenir une lignée. Nous entretenons environ 200 lignées. Nous réaliserons ce geste au maximum sur un total de 5000 poissons au cours de ce projet qui doit courir sur 5 ans. En effet le nombre d’œufs par ponte peut être important, mais c’est une espèce qui accuse toujours une perte conséquente d’individus au cours du développement larvaire, et suite aux injections destinées à obtenir les modifications génétiques recherchées. Nous ferons le prélèvement sur les animaux de taille adaptée (corps d’une taille de 2 cm minimum) et qui semblent en apparente bonne santé pour ensuite être destinés à la reproduction. Ces croisements doivent générés des œufs et des larves qui seront inclus dans des recherches sur le développement, le phénotype, le comportement ou encore en imagerie.

Raffinement

L’hébergement est fait dans des aquariums de 3.5L (densité de 20 poissons maximum par aquarium) en groupe constitués à partir des connaissances génétiques et contient un sexe ratio si possible à 50-50. L’eau du système est contrôlée et circule de manière automatisée. Des contrôles indépendants de la qualité de l’eau sont réalisés en plus, régulièrement. Les animaux sont nourris plusieurs fois par jour à la fois avec une nourriture sèche et une nourriture vivante, pour que le comportement de prédation puisse s’accomplir. Les cultures, l’eau et les poissons font l’objet d’un contrôle sanitaire tous les 4 mois. Un cycle lumineux est mis en place 14-10 avec un changement progressif (aube et crépuscule). Un enrichissement visuel est prévu sur les paillasses pour limiter l’éblouissement (sticker de graviers). Lors des mises en accouplement des bacs spéciaux, mimant une plage sont utilisés pour favoriser le fraie et la récupération des œufs. De l’enrichissement social est également disponible à l’animalerie, en élevant des poissons sauvages physiquement différents de manière à pouvoir compléter les effectifs pour éviter les animaux isolés et maintenir les animaux au moins par 3 en conservant la possibilité de les reconnaitre facilement. La biopsie de la nageoire a lieu sur des animaux en apparente bonne santé, ayant atteint un développement (environ 3 mois, taille corporelle de 2 cm) qui limite le risque de l’anesthésie. Les gestes sont réalisés dans le calme et par des personnes formées (tutorat et vérification régulière de la pratique). L’utilisation de l’épuisette se fait avec des mouvements tranquilles et respectueux de l’animal pour limiter le stress. Les conditions environnementales sont adaptées à l’espèce et contrôlées par un système automatique. Des points limites ont été définis et seront respectés pour éviter toute souffrance des animaux. Toute anomalie est rapidement signalée, prise en charge et tracée. Si un phénotype dommageable émerge au cours du suivi, il sera évalué, et un avis éthique complémentaire sera demandé.

Choix des espèces

Le zebrafish a une reproduction rapide et efficace qui se déroule à l’extérieur du corps des animaux adultes (ovipares). Les spermatozoïdes du mâle et les ovules de la femelle sont émis de manière concomitante dans le milieu extérieur pour assurer la fécondation qui conduit à la formation des œufs. Ces œufs, puis l’embryon qui s’y développe, sont transparents ce qui permet un accès très facile à ces cellules pour en modifier le génome lors des premiers stades de développement pour obtenir des animaux génétiquement modifiés (mutants, perte ou gain d’ADN). Ce travail va pouvoir être rapproché de ce qui se passe dans le génome humain lors de certaines maladies impliquant la génétique. Ces modifications vont avoir des conséquences moléculaires, cellulaires, histologiques et anatomiques qui vont pouvoir faire progresser les connaissances et aider à l’émergence de nouvelles pistes pour la recherche médicale. Les animaux seront en général prélevés aux alentours de l’âge de 3 mois (exceptionnellement sur des animaux de 2 mois mais ayant atteint une taille suffisante, autrement dit 2cm de long, nageoires non comprises). Cela nous permet d’avoir trié et conservé à un stade précoce, les animaux qui nous semblent en mesure d’assurer la génération d’œufs et de larves pour permettre les recherches scientifiques. Cet âge assure également une gestion plus facile de l’anesthésie par rapport aux stades plus jeunes.