Procédures légères
Manipulation transgénique des taux d’acides gras polyinsaturés dans des populations neuronales spécifiques: conséquences sur la prise de décision
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
840 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 600 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 240 un niveau modéré. Elles sont soumises pendant trois à quatre semaines à des tâches de conditionnement opérant sous privation alimentaire, maintenues à 90 % de leur poids, et une partie subit une chirurgie du cerveau pour implanter des capteurs. Elles sont ensuite tuées par décapitation ou perfusion pour prélever le tissu cérébral. Le seul bénéfice annoncé est de comprendre comment le statut cérébral en acides gras influence la prise de décision, sans application décrite.
Objectifs
Le but de ce projet est de déterminer quelles sont les populations neuronales au sein du système cérébral de la récompense et de la prise de décision (système mésocorticolimbique) qui sont vulnérables à une déficience en acides gras polyinsaturés (AGPI) de type n-3. Pour cela, nous utiliserons une approche transgénique qui permettra de restaurer les taux d'AGPI dans des populations neuronales spécifiques en situation de carence générale en AGPI n-3. Nous testerons les processus de prise de décision en utilisant des tâches comportementales en conditionnement opérant.
Bénéfices attendus
Ces études permettront de comprendre comment le statut cérébral en AGPI influence les processus de prise de décision.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à des procédures comportementales de façon journalière (5 jours sur 7) durant 3 à 4 semaines, nécessitant une légère déprivation alimentaire. Une partie des animaux subira des procédures chirurgicales (1 fois, durée de 1h à 1h30) afin d'exprimer des senseurs permettant d'enregistrer l'activité de systèmes neuronaux.
Impact sur les animaux
Les procédures de conditionnement opérant nécessitent une déprivation alimentaire légère (maintien à 90% du poids ad libitum). Les chirurgies stéréotaxiques présentent un degré de sévérité modéré durant la période entourant l'opération.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin du projet, soit par décapitation soit pas perfusion intracardiaque afin de récupérer le tissu cérébral pour des analyses biochimiques et histologiques.
Remplacement
Ce projet ne peut être réalisé sans l'utilisation de modèles animaux puisqu'il s'intéresse à des dimensions comportementales, non modélisables sur des modèles in vitro ou in silico.
Réduction
Nous anticipons l'utilisation de 840 animaux. Tous les efforts seront faits pour réduire le nombre d'animaux utilisés. En particulier, nous utiliserons une stratégie de croisements génétiques qui permettra l'utilisation de tous les animaux de la descendance et comparerons les mâles et les femelles. Du fait de cette stratégie, tous les animaux (génotypes et sexes) issus de nos croisements seront utilisés.
Raffinement
Tous les efforts seront faits pour réduire la souffrance des animaux. Les animaux seront hébergés en cages collectives et environnement enrichi (igloo, bâtons à ronger et lanières de papier). Du fait de la déprivation alimentaire durant les expériences de conditionnement opérant, les animaux seront observés et pesés tous les jours de la semaine. Concernant la chirurgie stéréotaxique, des analgésiques et anesthésiques seront administrés et les animaux seront observés jusqu'au réveil puis 2 fois par jour pendant 3 jours. Les points limites seront évalués à l'aide d'une grille de scores. Si un animal présente un comportement anormal traduisant un état de mal-être il sera immédiatement isolé et surveillé. Si l'animal ne montre pas d'amélioration significative il sera sacrifié dans les 48h.
Choix des espèces
Ce projet nécessite l'utilisation de modèles transgéniques disponibles uniquement dans des modèles souris. Les animaux expérimentaux seront utilisés à l'âge adulte (>8 semaines) puisque le projet vise à évaluer les conséquences fonctionnelles des manipulations en AGPI sur le cerveau mature.
Evaluation de la tolérance locale après implantation ou injection de produit de santé dans les tissus 2/2
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
21 brebis vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Chaque brebis subit des chirurgies des fémurs et des humérus pour l'injection de substituts osseux, puis des scanners sous anesthésie et des transports entre deux établissements. Elles peuvent retourner dans leur élevage entre les interventions mais sont tuées à la fin pour prélever et analyser les os. Le porteur justifie l'espèce par sa pertinence et sa recommandation dans une norme ISO, et présente les dommages comme justifiés au regard de bénéfices futurs pour les patients.
Objectifs
Ce projet consiste à évaluer la dégradation de produits de substitution osseuse, plusieurs semaines après leur injection. La dégradation au niveau des condyles fémoraux et des grandes tubérosités humérales sera réalisée in-vivo par imagerie médicale (scanner CT). Les scanners seront réalisés par l’établissement utilisateur (nommé ci-après EU2 et demandeuse du projet à soumettre) et le reste du protocole dans l’autre établissement utilisateur (nommé ci-après EU1). Ces études, réalisées sur des brebis, ont pour but d’évaluer les effets sur les tissus de différents substituts osseux en comparaison à un produit de référence déjà présent sur le marché. Ce modèle in vivo est standardisé pour les injections intra-osseuses et représentatif des modalités d’administration du futur produit chez le sujet traité. Les analyses par imagerie CT permettrons de visualiser le comblement des défauts osseux et ainsi estimer la dégradation des produits testés.
Bénéfices attendus
Les défauts osseux peuvent être causés par une lésion osseuse traumatique ou suite à un curetage chirurgical dans le cas de kystes ou de tumeurs bénignes. Des substituts osseux synthétiques et résorbables sont utilisés pour combler ces vides et ainsi aider à la croissance du nouveau tissus osseux. Ce modèle animal permet de mimer ce qui est observé chez l’Homme et ainsi tester de nouveaux produits. Ainsi, les dommages potentiellement infligés à un nombre restreint d’animaux lors de ces études sont justifiés au regard des futurs bénéfices éventuels dont pourront profiter les patients présentant des défauts osseux.
Procédures
Tous les animaux subiront des chirurgies des fémurs et humérus en vue d’une administration locale de produits de substitution osseux sous anesthésie générale réalisée par un chirurgien vétérinaire compétent. Plusieurs semaines après l’intervention, les animaux seront amenés à passer un scanner des régions opérées (sous anesthésie).
Impact sur les animaux
EU1 : En raison du caractère invasif de la procédure chirurgicale et afin d'éviter d'éventuelles infections intra-osseuses, des anti-inflammatoires et des antibiotiques prophylactiques seront administrés juste avant chirurgie. Une surveillance poussée des zones opérées et l’utilisation d’analgésiques est donc prévue pendant la durée nécessaire au rétablissement des animaux. EU2 : Concernant les acquisitions CT, il s’agit d’une technique non invasive avec anesthésie appropriée des animaux. De ce fait, les seuls effets indésirables potentiels seront liés à l’anesthésie. De plus, les transports entre l’EU1 et l’EU2 sont susceptibles de causer un stress aux animaux. Ces nuisances sont considérées comme légères.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin de la phase expérimentale afin de prélever les sites fémoraux et huméraux injectés et analyser les tissus post-mortem via des analyses d’histopathologies.
Remplacement
L'utilisation de modèles orthopédiques de petits ruminants, tels que les moutons, n'a cessé de croître au cours des 40 dernières années en raison de sa pertinence par rapport aux conditions osseuses et articulaires humaines. La procédure expérimentale décrite dans le présent projet ne dispose pas d’essais in-vitro validés ou de modèle simulé par ordinateur qui puissent remplacer les résultats obtenus dans ces études.
Réduction
L'utilisation de fémurs et d'humérus de mouton permet d'injecter jusqu'à huit éléments par animal (3 sites injectés par fémur et 1 site par humérus), ce qui permet d'augmenter le nombre de sites par élément, sans augmenter le nombre d'animaux.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe tout au long du projet (période d’acclimatation inclue) par l’EU1 et auront la possibilité, sur accord vétérinaire, de retourner dans leur élevage après la période post-opératoire. La réalisation des actes techniques complexes sera faites sous anesthésie fixe (chirurgie, scanner CT) par un personnel habilité, compétent et expérimenté. De plus, une surveillance accrue et quotidienne sera réalisée jusqu’au rétablissement complet des animaux (avec observation clinique de l’état général, observation de la boiterie, de la rigidité, de la douleur lors de la palpation ou de la mobilisation de l'articulation, de la rougeur et du gonflement des sites implantés) et l’utilisation d’analgésique, d’antibiotique et d’anti inflammatoire en traitement pré et post-opératoire est prévu afin de prévenir et réduire la douleur post-chirurgicale.
Choix des espèces
Le mouton est un modèle animal identifié pour l'évaluation des matériaux et est recommandé dans la norme ISO 10993 pour les injections intra-osseuses. Le modèle d'injection fémoral et huméral chez le mouton est hautement standardisé de par ses similitudes avec l'homme dans le poids, la taille, la structure des os et des articulations. Il est également associé à de faibles taux de complication. De plus, il s'agit d'un animal couramment employé en expérimentation animale, permettant ainsi d'une part de gérer plus facilement son bien-être au cours de l'étude et d'autre part de travailler sur des lots homogènes (âge et sexe fixés). Les animaux sélectionnés pour ce projet seront âgés de 2 à 4 ans au moment de la procédure d’injection afin que leur croissance osseuse soit terminée. Ce stade de développement est nécessaire dans le cadre d’un test sur des substituts osseux destinés à une population adulte.
Mesure de biomarqueurs d’imagerie cérébrale en IRM haut champ dans des modèles murins de sclérose en plaques
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 10 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 30 un niveau modéré. Selon le modèle, elles subissent une chirurgie intracrânienne pour détériorer localement la myéline ou une induction d'encéphalomyélite provoquant une paralysie progressive des membres, avant des séances d'IRM sous anesthésie. Elles sont ensuite tuées à différents temps pour des analyses histologiques. Le porteur affirme que l'étude de la pathologie "ne peut actuellement pas être remplacée" par des systèmes in vitro et que l'animal vivant est "nécessaire" pour valider un biomarqueur avant la clinique.
Objectifs
L'objectif de ce projet est d’évaluer et de mettre au point des mesures par imagerie de résonance magnétique, technique non invasive, à très haut champ magnétique (11,7T) pour le suivi des atteintes de la gaine protectrice des neurones (la myéline) telles celles que l’on observe chez les patients atteints de sclérose en plaques (maladie neurologique). Deux modèles de souris présentant des lésions dans la gaine de myéline seront utilisés: 1) le modèle LPC pour lequel la lésion est localisée 2) le modèle EAE pour lequel les lésions sont plus petites et réparties dans le cerveau.
Bénéfices attendus
Ce projet va contribuer à établir de nouvelles méthodes de mesure par imagerie pour le suivi de la dynamique de la détérioration/reconstitution de la gaine de myéline –protectrice des neurones- chez les sujets atteints de sclérose en plaques au cours de la maladie. Ces phénomènes doivent être davantage explorée, à un moment où des thérapies innovantes pour aider à la reconstitution de la gaine de myéline doivent être évaluées cliniquement. De plus, la mise au point de biomarqueurs d’imagerie non invasive réalisée dans ce projet représente un bénéfice pour les futures études thérapeutiques sur le petit animal puisque l’imagerie permettra le suivi du même animal et donc de réduire le nombre d’animaux.
Procédures
Chirurgie intracranienne pour détériorer localement la gaine de myéline des neurones pour mimer la sclérose en plaque. Une seule chirurgie sur l'animale. Pas de prélèvement sur animal vigile.
Impact sur les animaux
La démyélinisation focale au LPC nécessite une chirurgie (injection stéréotaxique, durée < 1h)et n’engendre pas de signes cliniques persistents. Seule la cicatrisation post-chirugie est à surveiller et seuls les animaux ayant complètement récupéré et cicatrisé seront éligibles au suivi par IRM haut-champ, réalisé sous anesthésie générale (4 sessions de 2 h maximum réalisées sur 3 mois). Pour le modèle EAE, un altération de l’état général de l’animal est attendu avec un score clinique maximal généralement entre 15 et 25 jours après l’induction de l’EAE, suivi d’unerémission partielle. Les animaux subissent un ensemble d’étapes de classe de gravité légère (injections i.v.) à moyenne (symptômes cliniques de l’EAE) et il existe une gradation des symptômes allant de la queue molle; au réflexe de redressement avec facultés affaiblies et parésie d'un membre à la paralysie des membres postérieurs et/ou antérieurs. La procédure complète est de classe de gravité moyenne. Il est nécessaire de préciser que la faiblesse ou la paralysie des membres n’entraîne pas de douleur en soi, mais plutôt une gêne pour l’animal dans ses déplacements, à l’instar de la pathologie humaine.
Devenir
Ils seront mis à mort à différents temps en vue de réaliser des mesures histologiques post-mortem.
Remplacement
À notre connaissance, et malgré les progrès récents dans les domaines de la culture cellulaire et de la biologie computationnelle, l'étude de la pathologie ne peut actuellement pas être remplacée par des systèmes in vitro fiables. Nous utiliserons des modèles de pathologies très bien décrits dans la littérature, ce qui permettra un suivi précis de la sévérité de la maladie. L’animal vivant est nécessaire pour valider un biomarqueur d’imagerie avant som implémentation en clinique, dans une démarche de recherche translationnelle
Réduction
Pour chacune des procédures expérimentales, le nombre d’animaux a été réduit au minimum nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats fiables et interprétables, en tenant compte de la variabilité biologiques des modèles animaux. Le nombre maximal de souris utilisées dans ce projet est de 40. Le suivi longitudinal effectué en imagerie permet d’obtenir jusqu’à 4 points de mesure par animal pour suivre les phases de démyénisation et remyélinisation sans mise à mort intermédiaire des groupes supplémentaires d’animaux.
Raffinement
Les points limites qui permettront d'arrêter le protocole sont les suivants: cicatrisation de la plaie crânienne, changement de poids corporel , apparence physique i.e. pelage, posture et comportement (vocalisations non sollicitées, automutilation, animal très agité ou immobile). L'arret des souffrances si elles sont constatées se fera par traitement antalgique ou par euthanasie des animaux concernés.
Choix des espèces
L’IRM haut champ ne peut accueillir que des petits animaux de type rongeur. Nous avons réalisé une première étude sur rat du fait d’un cerveau plus grand que la souris ce qui a facilité la mise en œuvre des techniques IRM avec des volumes à explorer plus gros. L’objectif étant d’étudier les pathologies cérébrales, les procédures de cette demande se feront chez la souris afin d’étudier notamment le modèle de sclérose en plaques EAE modèle pour lequel les protocoles expérimentaux sont bien établis et permettent de reproduire fidèlement les symptômes de la sclérose en plaques. Animaux adultes ayant un développement cérébral achevé (7-10 semaines).
Caractérisation et étude de biodistribution in vivo de nanoparticules multimodales EU0547- 1
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Oncologie
230 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 30 un niveau modéré. Une partie subit une greffe de tumeur du pancréas sous anesthésie, puis des injections intraveineuses et des séances d'imagerie TEP et IRM, avant dissection après la mort, pour évaluer des nanoparticules servant d'agents de contraste. Le porteur qualifie lui-même le modèle de cancer pancréatique de sévère mais annonce le réserver à une seconde phase pour limiter le nombre d'animaux. Les retombées cliniques annoncées restent une simple opportunité, l'objectif immédiat étant de caractériser la biodistribution des nanoparticules.
Objectifs
L’objectif principal de ce projet est de valider l’utilisation de nouvelles familles innovantes d’agents de contraste, appelés Hybrid PolyIon Complex (HPIC) obtenus par une voie de synthèse/formulation simple et reproductible à une échelle industrielle. Ces agents sont issus de la complexation de polymères fonctionnels avec des ions métalliques utilisés en imagerie médicale (imagerie par résonance magnétique (IRM), Tomographie par Emission de Positons (TEP), SPECT (de l'anglais : Single Photon Emission Computed tomography)…), comme par exemple des ions Gadolinium, Gallium, Zirconium… avec des polymères . Leurs propriétés paramagnétiques et leur grande stabilité en milieu physiologique démontrent la grande potentialité de ses systèmes. Ainsi, en se basant sur cette nouvelle approche et grâce à un choix judicieux des composants de la formulation, des agents de contraste possédant des fonctionnalités variées (luminescence, propriétés de reconnaissance...) et utilisables dans différentes techniques d’imagerie peuvent être facilement accessibles et ouvrent de nouvelles opportunités cliniques. Dans ce projet, différentes stratégies d’optimisations des HPIC seront utilisées pour augmenter leur stabilité chimique et les composés les plus prometteurs seront évalués in vivo. Pour étendre le champ d'application, nous devons répondre à trois questions importantes : Comment assurer une grande stabilité chimique des HPIC pour les expériences in vivo ? Comment étendre le champ d'application de ces HPIC à des techniques d'imagerie autres que l'IRM, comme la TEP ? Comment avoir accès à des agents de contraste ayant des propriétés de ciblage ? Le cancer du pancréas est actuellement la quatrième cause de décès par cancer dans les pays occidentaux. La survie à cinq ans est de 3%. Le seul traitement curatif du cancer pancréatique est la résection chirurgicale, qui n’est malheureusement possible que dans 10 à 15 % des cas, avec un gain minimal de survie de 5% à 5 ans. Il est donc urgent de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ce cancer. Pour cette raison, un modèle murin de cancer du pancréas sera mis en œuvre pour étudier les propriétés de ciblage des HPIC. Les modalités d’imagerie mises en œuvre dans ce projet permettront d’étudier in vivo ces propriétés de ciblage et de biodistribution. L’objectif serait d’utiliser ces nanoobjets comme vecteur d’adressage d’agents thérapeutiques qui pourraient être encapsulés à l’intérieur.
Bénéfices attendus
Les observations et quantification faites dans le cadre de ce projet d'imagerie multimodale ouvriront de nouvelles opportunités pour utiliser cette plateforme colloïdale comme nouveaux agents de contraste moléculaires ou de ciblage.
Procédures
5 types de procédures expérimentales sont mises en œuvre dans ce projet. La chirurgie pour induction des tumeurs pancréatiques a une durée moyenne de 20 minutes par souris. Les animaux sont placés sous anesthésie préalablement à l'acte chirurgical et un analgésique leur est administré avant chirurgie pour éviter toute souffrance. Les autres procédures sont des procédures d'imagerie in vivo, non invasives et atraumatiques. Les animaux subissent, sous anesthésie isoflurane, une injection par voie intraveineuse (veine caudale). Ce geste se fait en moins de 5 minutes généralement. Ces injections permettent de leur administrer soit un radiotraceur (procédures d’imagerie TEP, durée totale d’anesthésie 90 minutes maximum pour les acquisitions TEP) soit un agent de contraste non radioactif (procédure d’imagerie IRM, durée totale d’anesthésie 90 minutes maximum pour les acquisitions IRM). Les prélèvements sanguins sont effectués sur les animaux anesthésiés en moins de 5 secondes et les prélèvements d'organes sont faits post-mortem (15 minutes par souris).
Impact sur les animaux
Les modalités d'imagerie TEP et IRM n'engendreront aucune nuisance aux animaux puisqu'il s'agit de modalités d'imagerie non invasives et atraumatique utilisées en routine clinique. Le modèle de cancer pancréatique en revanche de classe sévère, c'est pourquoi il ne sera mis en œuvre qu'après une première phase de caractérisation de la distribution et sélection des HPIC présentant les meilleures caractéristiques pour réduire autant que possible le nombre d'animaux mis en œuvre. La douleur sera supprimée par administration d'analgésique immédiatement après la chirurgie et répétée si nécessaire.
Devenir
Tous les animaux sont sacrifiés en fin de procédures expérimentales. Les animaux ayant reçu injection de HPIC radiomarqués pourront être disséqués post-mortem pour comptage radioactif de leurs organes.
Remplacement
Les phases d'optimisation des HPIC (augmentation de la stabilité, quantification de la libération des ions métalliques) seront intégralement menées in vitro. Cependant, la validation des propriétés de distribution aux organes, d’élimination par voie urinaire et/ou hépatobiliaire tout comme les propriétés de ciblage tumoral ne peuvent se faire qu’en utilisant le petit animal. Les propriétés pharmacocinétiques des nanoparticules (HPIC) de distribution et élimination seront caractérisées chez l’animal sain avant de passer sur un modèle tumoral pour caractériser et mesurer leur capacité de ciblage des tumeurs.
Réduction
L'imagerie, par opposition aux biodistributions in vivo classiques, permet de réduire le nombre global d'animaux mis en oeuvre pour une procédure donnée car la même cohorte pourra être suivie au cours du temps ce qui permet de réduire la variabilité inter animal (chaque souris étant son propre contrôle). Les mêmes animaux pourront également subir plusieurs sessions d’imagerie (une session par semaine pour le suivi du développement tumoral). Les variables quantitatives issues de l'analyse des images obtenues en PET et en IRM seront analysées en utilisant des méthodes de statistique non paramétrique. En particulier le test de Kruskal-Wallis sera utilisé pour comparer les résultats obtenus avec les 5 HPIC prévus dans l'étude.
Raffinement
Les premières phases de caractérisation in vivo des HPIC (imagerie TEP et IRM) seront menées sur des souris saines (procédures classées légères) pour réduire autant que possible l’inclusion d’animaux porteur de cancer pancréatique (procédure d’induction du cancer classée modérée). Tous les animaux sont hébergés selon les conditions de la réglementation en vigueur (directive européenne 2010/63, décret n°2013-118 du 1er février 2013). Tout animal présentant des signes de souffrance, de léthargie, une perte de poids supérieure à 20% ou une tumeur de 10% du poids corporel sera exclu de l’étude et sacrifié. Nous veillerons à ce que chaque cage bénéficie d’un enrichissement adapté (igloo, tunnel ou paper wool). Pour les animaux devant subir une chirurgie pour greffe de cellule tumorales pancréatiques l’analgésie est assurée par injection préalable, sous cutanée de Buprenorphine (0.05mg/kg) pour limiter la douleur. Les animaux sont conservés dans la salle de chirurgie sous une source de chaleur et leur respiration est observée jusqu’à leur réveil. En cas d’apparition de signes de douleur (isolement, yeux fermés, dos voûté, poils hérissés, immobilité, perte de poids, déshydratation, yeux et abdomen creux, automutilation etc.), une nouvelle dose d’analgésique sera administrée une fois par jour jusqu’à disparition des signes.
Choix des espèces
Les souris ont été choisies comme modèle d’étude selon plusieurs critères : -Il s’agit d’une espèce de petite taille facile à manipuler, son cycle de vie est court et son élevage facile et peu couteux. -leur petite taille facilite la manipulation en particulier pour l’imagerie in vivo (ou plusieurs souris peuvent être placées en même temps dans certaines caméras). Les animaux seront utilisés au stade de jeunes adultes (7 à 12 semaines environ) après atteinte de la maturité sexuelle, hormonale et immunitaire. Ce stade est également optimal pour l'induction tumorale par transplantation de cellules cancéreuses pancréatiques.
Etude du rôle du récepteur CD47 dans un modèle d’uvéite
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1 450 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une inflammation de l'oeil leur est induite par injection d'une émulsion et d'une toxine, avec transfert de cellules immunitaires et suivi par imagerie de la rétine, pour tester le récepteur CD47 comme cible thérapeutique. Le porteur affirme que cette uvéite n'entraîne pas de douleur perceptible et que la perte de vision importe peu, la souris se déplaçant grâce à ses vibrisses. Il justifie l'effectif élevé par la forte variabilité du modèle et écarte le remplacement, les études in vitro ne montrant pas les signes cliniques.
Objectifs
Le projet vise à induire un modèle d'uvéite, l'Uvéite Autoimmune Expérimentale (EAU) chez des souris et d'évaluer le potentiel thérapeutique de différentes cibles en empêchant soit l'activation du système immunitaire soit le recrutement de cellules immunitaires dans l'œil soit en induisant la mort de ces cellules immunitaires. Nous allons donc induire une EAU chez des animaux n'exprimant pas ces récepteurs identifiés ou traiter des animaux qui développent une uvéite avec des agonistes ou antagonistes de ces récepteurs afin de déterminer l'effet potentiellement bénéfique de ces cibles pour inhiber la réponse immunitaire au cours de l'uvéite.
Bénéfices attendus
Le projet permettra d'évaluer le rôle du récepteur CD47 comme potentielle cible thérapeutique chez l'Homme en empêchant soit l'activation et/ou le recrutement du système immunitaire dans l'œil soit en induisant la mort de ces cellules immunitaires et déterminer quelles cellules immunitaires sont impliquées.
Procédures
Induction de l’Uvéite Auto-immune Expérimentale (EAU) par injection sous-cutanée (ISC) d’une émulsion protéique ou le transfert adoptif de cellules immunitaires par injection intraveineuse (IV). L’induction de l’EAU est un phénotype qui n’entraîne pas de douleur perceptible. Puis traitements par injections intrapéritonéale (IP) ou intra-vitréenne (IVT). Toutes les injections (ISC, IV, IP et IVT) sont rapides (moins d’une minute). Les nuisances attendues sont celles de l’introduction d’une aiguille pour les injections (qui sont réalisées sous anesthésie, il n’y a donc pas de douleur attendue). Le suivi de l’évolution de la maladie (EAU) par des actes non invasifs (donc pas de douleur ou de détresse) : imagerie rétinienne (fond d’œil – 5 min) et OCT (tomographie en cohérence optique – 5 min). Tous les prélèvements se feront suite à l’euthanasie par méthode réglementaire de l’animal. Il n’y a pas de procédure chirurgicale engagée dans ce projet.
Impact sur les animaux
Induction d’EAU par injection sous-cutanée d’une émulsion de peptides et injection IP d’une toxine, transfert adoptif de cellules immunitaires par injection IV et suivi de l’évolution de la maladie (EAU) par des actes non invasifs (imagerie rétinienne (fond d’œil) et OCT (tomographie en cohérence optique) => phénotype modéré car nuisance visuelle (EAU) mais vision non indispensable à la souris pour se déplacer (utilisation de ses vibrisses). L’induction de l’EAU est un phénotype qui n’entraîne pas de douleur perceptible (pas de changement du comportement de la souris). Avec ce projet les nuisances attendues sont celles de l’introduction d’une aiguille pour les injections (qui sont réalisées sous anesthésie, il n’y a donc pas de douleur attendue). L’évolution de la maladie est surveillée par des actes non invasifs qui n’engendrent donc pas de douleur ou de détresse.
Devenir
Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem, cela implique donc l’euthanasie de l’ensemble des animaux.
Remplacement
Les études in vitro et sur animaux invertébrés ne permettent pas l'études des signes cliniques de la pathologie ; la souris est donc une des espèces les plus appropriées pour ce type d'étude.
Réduction
Nous devons induire plusieurs expériences en raison de la grande variabilité dans le développement de la pathologie entre les souris d'un même lot. Certains ne développeront pas la maladie, d’autres la développeront à un stade plus avancé ou la sévérité de l’inflammation sera différente. Nous aurons donc besoin de 10 animaux par lots pour un total de 1450 souris. Le nombre de 10 animaux par groupe est basé sur les résultats de nos expériences dans notre laboratoire afin de permettre la réalisation des analyses statistiques adéquates pour une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
La seule anesthésie mise en oeuvre sera la gazeuse à base d'un mélange dioxygène/isofluorane. Les animaux sont hebergés en goupe avec un coton pour faire un nid dans chaque cage. Les animaux sont hébergés en groupe de 5 dans des cages ventilées. Les animaux sont examinés quotidiennement par les expérimentateurs et par le personnel de l'animalerie. Les animaux auront une période d'une semaine d'acclimatation avant l'expérimentation. Si nécessaire, et en cas d'agressivité des mâles, les animaux seront séparés. Les animaux sont identifiés par bague numérotée ou tatoués. Les animaux sont génotypés par PCR après prélèvement par le personnel animalier compétent. Tous signes d’inconfort ou de détresse avant l’apparition des signes cliniques autres que ceux de l’EAU, tels que l'apparence (poil ébouriffé, dos courbé, perte excessive de poils) et un comportement anormal (agressivité soudaine, inactivité, vocalisation et mutilation, isolement, diminution de l’appétit), feront l’objet d’une surveillance accrue et d’un isolement en cas de besoin. Les critères absolus (état de choc, léthargie, inconscience, immobilité, forte hypothermie, difficultés respiratoires) entraîneront l’euthanasie. Toutefois, les critères absolus ne devraient pas être mis en évidence aux vues des procédures utilisées.
Choix des espèces
Les souris sont utilisées pour ces expériences car elles constituent un modèle bien établi pour l'EAU. En outre, il est relativement simple d'examiner le système visuel et d'autres tissus chez la souris, et ce modèle offre l’avantage de multiples options pour les analyses. De plus, notre projet nécessite l'utilisation de souris car c'est l'espèce dans laquelle a été développée le modèle d'invalidation génique conditionnelle et le modèle de uvéité, EAU. Les animaux seront utilisés entre 2 et 4 mois, âge auquel ils sont susceptibles de développer la pathologie.
Étude des vocalisations ultrasonores chez la souris rayée africaine (Rhabdomys pumilio)
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
120 souris rayées africaines vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour étudier leurs vocalisations ultrasonores. La seule procédure décrite est la pose d'une puce RFID sous anesthésie, les animaux étant ensuite réutilisés dans d'autres expériences du laboratoire. Le porteur indique qu'une complication d'anesthésie ou une gêne liée à la puce peut survenir, et qu'un animal en mauvais état serait sorti des essais puis mis à mort. Il présente cette espèce sauvage, issue d'individus capturés en 2016, comme un modèle de communication rapproché de l'homme et de troubles comme l'autisme.
Objectifs
Le projet a pour but l’étude de la communication sociale ultrasonore chez la souris rayée africaine. Les souris représentent le modèle de laboratoire le plus important pour l'exploration des mécanismes de la communication humaine et les troubles associés car 1) leurs vocalisations sont innées, ce qui font des souris un modèle pertinent pour étudier les bases génétiques de la communication vocale, 2) c’est un modèle animal qui peut être manipulé génétiquement en laboratoire. Plus précisément, les souris sont utilisées pour mieux comprendre les circuits sous-jacents à la production et au traitement normaux de la voix, et on pense que ces recherches peuvent faire la lumière sur la base génétique des troubles de la communication, comme par exemple les troubles du spectre autistique. Toutefois, une question cruciale doit être abordée pour accroître l'utilité de ces études : quel rôle réel joue les vocalisations ultrasonores des souris dans leur communication sociale ? En effet, on ne comprend pas encore comment les vocalisations des souris signalent différentes informations dans différents contextes sociaux. En raison de la difficulté d'attribuer les vocalisations à leurs émetteurs, la simple contribution vocale de chaque individu lors des interactions sociales n'a pas encore été correctement examinée. Il est donc essentiel de développer une approche combinée d'analyses acoustiques et d'analyses comportementales pour accélérer la compréhension des mécanismes évolutifs, génétiques et neuronaux qui sous-tendent la communication vocale et les troubles de la parole et du langage.
Bénéfices attendus
Le projet a pour but une meilleure compréhension de la communication ultrasonore à l ‘échelle familiale dans un premier temps, et populationnelle dans un second temps. Grâce à des analyses de comportements en conditions contrôlées (système « Live Mouse Tracker ») couplées à celles des vocalisations, la communication sociale ultrasonore spontanée au sein du réseau social familial sera caractérisée chez la souris rayée africaine R. pumilio. L ‘acquisition de ces connaissances fines en laboratoire ménera à une étude sur le terrain en conditions sauvages en collaboration avec le directeur de la station de recherche qui offre l ‘accès à une population suivie depuis plus de deux décénnies et dont les territoires sont identifiés. Ce travail permettra d’acquérir des connaissances sur la communication au sein de systèmes sociaux complexes (soins biparentaux et élevage coopératif inter générationnel) avec des interactions plurielles, où les indivdus qui interagissent diffèrent à plusieurs niveaux (âge, sexe, statut hiérarchique, statut reproducteur…). Nous pourrons évaluer l’impact de la captivité sur le repertoire vocal et les comportements sociaux associés. Dans une autre mesure, ce projet va aussi permettre une comparaison du système de communication vocale d’un modèle animal dit de ‘laboratoire’ (Mus musculus) depuis de nombreuses générations avec celui de la souris rayée (modèle « sauvage »).
Procédures
Les animaux seront soumis à un puçage avec une puce RFID.
Impact sur les animaux
Les animaux étant soumis à un puçage sous anesthésie, des complications dues à l’anesthésie peuvent survenir. L’observation et les expérimentations ayant lieu dans un environnement nouveau (le système Live Mouse Tracker), une habituation sera nécessaire pour éviter un trop haut niveau de stress. Enfin l’injection d’une puce peut entraîner une gêne chez les animaux.
Devenir
Les animaux seront réutilisés dans le cadre d'expérimentations au laboratoire ENES.
Remplacement
L’objectif du projet étant de travailler sur la communication de la souris rayée africaine, l’utilisation d’animaux vivants est nécessaire pour travailler sur des interactions entre individus et sur leurs vocalisations lors de ces interactions.
Réduction
Nous avons choisi un nombre d’animaux permettant d’obtenir un effectif décent pour réaliser des statistiques, et qui permettra aussi de conserver une diversité génétique au sein de notre population afin d’éviter la consanguinité et les problèmes qui peuvent y être liés. Le nombre d’animaux est réduit en utilisant un maximum les individus, que nous allons tester sur plusieurs expérimentations.
Raffinement
Les animaux seront surveillés continuellement à l’aide de caméras de surveillance. A la suite du puçage, la surveillance sera accrue avec des visites plus fréquentes (plusieurs fois par jour). Si un animal présente des signes tels que l’isolement dans un coin de cage, une perte de poids, un hérissement des poils ou des blessures (dues à des agressions inter-individuelles ou auto-infligées), il sera sorti des expérimentations temporairement (si amélioration de l’état) ou définitivement et il sera alors mis à mort suivant les procédures approuvées.
Choix des espèces
L’objectif est de travailler sur une espèce de mammifère présentant un système social complexe. La souris rayée africaine est un modèle qui correspond. De plus, les individus descendent d’une population d’individus capturés en 2016 : on peut encore s’attendre à avoir une communication et un comportement « sauvage », ou du moins peu altéré par le maintient en captivité. L’étude en laboratoire sera suivie par une expérimentation sur le terrrain, ce qui explique aussi le choix d’une espèce sauvage telle que la souris rayée africaine (Rhabdomys pumilio). Les animaux seront utilisés à partir du moment où ils sont sevrés (soit entre 21 et 28 jours), permettant ainsi d’avoir une des animaux autonomes lors des expérimentations. Différents stades seront ensuite étudiés : jeune récemment sevré, adulte nullipare, adulte primipare.
Effets thérapeutiques d’anticorps G6b-B monoclonaux et bispécifiques sur un modèle murin de thrombopénie induite à l’héparine (HIT).
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
1 640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Génétiquement modifiées, elles reçoivent de l'héparine et des anticorps par injections répétées, avec des prélèvements de sang quotidiens à la queue, pour modéliser une thrombopénie induite par l'héparine. Le porteur indique qu'une ablation de phalange sert au génotypage et peut être douloureuse et invalidante, et que les injections et prélèvements peuvent provoquer douleur et saignements, aggravés chez les souris thrombopéniques. Il conclut que ce processus complexe est difficile à reproduire in vitro et nécessite des souris modifiées.
Objectifs
Les plaquettes sanguines jouent un rôle majeur dans l’arrêt des saignements. Ce processus physiologique est finement régulé afin de permettre une réponse rapide, tout en prévenant le risque de thrombose (formation d'un caillot dans un vaisseau sanguin). L’héparine est un anticoagulant permettant de prévenir les thromboses, utilisé notamment lors de chirurgie. C’est l’un des anticoagulants les plus utilisés. Mais parmi les patients recevant de l’héparine, 1 à 3% vont développer une thrombopénie induite par l’héparine (HIT), une complication pouvant être potentiellement mortelle. Cette réaction provoque une thrombopénie (diminution anormale du nombre de plaquettes circulantes) suite à une activation anormale des plaquettes sanguines, pouvant également aboutir à une thrombose. L’objectif de ce projet est de cibler les récepteurs plaquettaires impliqués dans la régulation de l’activité des plaquettes sanguines. Le but étant de pouvoir empêcher ou prévenir des réactions telles que la HIT en ciblant ces récepteurs. Pour cela, nous voulons tester l’utilisation d‘anticorps qui permettent de cibler différents récepteurs : un récepteur inhibiteur de l’activité plaquettaire et les récepteurs activateurs impliqués dans la HIT. Notre hypothèse est que l’activation du récepteur inhibiteur va induire l’inhibition/inactivation du récepteur activateur, permettant ainsi de réduire ou prévenir le syndrome de HIT. Sur le long terme, cela pourrait permettre de développer une nouvelle stratégie thérapeutique dans le cadre d’une HIT ou d’autres syndromes impliquant une activation anormale des plaquettes sanguines.
Bénéfices attendus
Ce projet nous aidera à mieux comprendre le rôle de récepteurs plaquettaires dans l'activation des plaquettes et plus spécialement dans la réaction de HIT. A long terme, les différents anticorps que nous testons pourraient mener à de potentielles voies thérapeutiques afin de prévenir ou d'empécher par exemple la réaction de HIT.
Procédures
L'injection des traitements par voie intrapéritonéale (IP) ou d'héparine par voie sous-cutanée (SC) se feront sur souris vigiles. Chaque souris aura une injection IP au début de l'expérience (J0) et une injection SC quotidienne à partir de J1 pendant 4 jours. Ces procédures seront effectuées de manière rapide et efficace (moins d'une minute) afin de minimiser le stress induit par la préhension de l'animal. Un petit volume de sang sera prélevé à la queue de l'animal, après section ou retrait de la croute formée, de façon quotidienne pendant 5 jours (de J0 à J4) puis un dernier prélèvement aura lieu à J7 si nécessaire. Les anticorps à tester seront injectés par voie intraveineuse (IV) sous anesthésie, soit une fois au début de l'expérience (J0), soit quotidiennement pendant 3 jours (de J2 à J4) en fonction du protocole étudié. Pour le prélèvement de sang terminal, la durée de la procédure est inférieure à 10 minutes. Elle sera réalisée sous anesthésie et sera suivie de la mise à mort de l'animal avant son réveil.
Impact sur les animaux
La phalangectomie (PE1) utilisée à la fois pour le génotypage et l'identification des souris peut engendrer une douleur et peut avoir un potentiel caractère invalidant. Les injections intrapéritonéales ne présentent pas de douleur (PE2), hormis celle de l'insertion de l'aiguille. Pour les injections intraveineuses (PE2), les nuisances attendues sont une douleur et un risque de saignement suite à l’injection. Suite à la procédure, les animaux pourront présenter une thrombopénie. Les prélèvements à la queue peuvent engendrer une douleur et un saignement peut survenir après section de la queue, notamment chez les souris thrombopéniques.
Devenir
Les animaux seront injectés en intrapéritonéal et un prélèvement de sang à la queue sera réalisé, de manière quotidienne pendant 5 jours. A l'issue de cette procédure, le sang sera prélevé de manière terminale au niveau de l'aorte abdominale et tous les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
La thrombopénie induite par l’héparine est un processus complexe, impliquant une cascade de réactions qu’il est difficile de reproduire de façon complète in vitro. La compréhension de ces processus physiopathologiques est impossible chez l’homme : il est nécessaire de recourir à des modèles animaux qui permettent de reproduire au plus près les caractéristiques de la pathologie humaine. Pour induire une HIT et tester l’efficacité des différents anticorps, il est déterminant d’utiliser des souris génétiquement modifiées pour l’expression des facteurs et récepteurs impliqués dans ce processus.
Réduction
La stratégie du développement de la nouvelle lignée est conçue pour impliquer le moins d’animaux possibles. Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude est réduit au minimum, suffisant pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Le nombre d’animaux utilisés pour cette étude est calculé afin d’obtenir suffisamment d’évènements informatifs et de permettre l’analyse de données statistiquement significatives. Un effectif de 3 expériences indépendantes est prévu afin de réaliser des tests statistiques permettant d’évaluer le rôle des récepteurs G6B dans la thrombopénie induite par l’héparine.
Raffinement
Le développement des bébés générés pour la nouvelle lignée sera observé attentivement afin de s’assurer que ces animaux ne présentent pas d’handicaps. Le phénotype de la lignée sera étudié et un passeport phénotypique sera réalisé. Les conditions d’environnement sont optimisées par l’enrichissement des cages avec des carrés de cellulose, bâtonnets de coton, frisure de papier, ce qui leur permet de compartimenter leur environnement selon leurs besoins. Les animaux entre 2 et 5 par cage, ont un accès permanent à l’eau de boisson et à la nourriture. Quelques croquettes sont déposées dans le fond de la cage afin d’aiguiser le comportement de recherche de nourriture. Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entrainé. Une grille de points limites sera établie pour chaque procédure expérimentale afin de soustraire l’animal aux procédures si nécessaire et ainsi limiter la souffrance. Le stress et la douleur des animaux utilisés dans ce projet seront réduits au maximum. Pour cela, les injections intraveineuses ainsi que les prélèvements à la queue seront réalisés sous anesthésie générale et les souris seront maintenues sur une tablette chauffée à 37°C. Suite à l'injection intraveineuse, un anesthésique local sera appliqué pour éviter tout douleur. Pour le prélèvement de sang terminal, l'animal sera sous anesthésie générale et maintenu à 37°C. A la suite du prélèvement, l’animal sera sacrifié avant son réveil.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris pour notre étude car des travaux publiés montrent la génération de souris génétiquement modifiées permettant d’induire ce syndrome de HIT. Pour réaliser notre étude, nous allons remplacer dans cette lignée le récepteur inhibiteur murin par le récepteur humain que l’on souhaite étudier afin de réguler l’activité des plaquettes. Des animaux adultes seront utilisés dans ce projet, à partir de 8 semaines, âge à partir duquel la croissance se stabilise. L’âge des souris n’étant pas un critère de choix, nous réaliserons des groupes homogènes en âge.
Analyse vidéo de l’efficacité alimentaire individuelle en condition de groupe et de reconnaissance individuelle chez le bar
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
20 bars vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent un marquage externe et un accéléromètre implanté, puis sont élevés et mesurés pour tester une méthode vidéo d'évaluation de l'efficacité alimentaire en aquaculture. Le porteur qualifie les nuisances de limitées et maîtrisées, et indique tuer tous les poissons en fin d'essai pour ne pas les garder inutilement. Il juge le remplacement impossible, la mesure devant être faite in vivo sur l'espèce d'élevage.
Objectifs
L’efficacité alimentaire est le premier critère à améliorer en termes d’efficacité économique et environnementale dans tous les élevages et notamment en pisciculture. Ce caractère est cependant impossible à évaluer chez les poissons au niveau individuel car il nécessite de connaitre la ration ingérée par chaque poisson nourrit au sein d’un groupe de nombreux individus. Le projet vise à développer une méthode de quantification de l’ingéré individuel pour des poissons élevés en groupe en condition classique d’élevage, utilisant la reconnaissance d’individus par analyse vidéo et l’analyse de l’activité par accéléromètres. Dans le projet la procédure en expérimentation animale mise en oeuvre sur 20 poissons comprend: un marquage externe (marque individuelle colorée) et interne (accéléromètre), un élevage en condition normal durant 3 périodes de 2 semaines avec des mesures biométriques à intervalle régulier.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont d’une part la possibilité d’évaluer la prise alimentaire des poissons en condition de groupe pour calculer l’efficacité alimentaire individuelle, d’autre part la possibilité d’effectuer de la reconnaissance individuelle des poissons. La reconnaissance par intelligence artificielle permettra peut-être à terme d’enregistrer le comportement alimentaire des poissons sans avoir besoin de les marquer.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure incluant: un marquage intramusculaire, un marquage externe par et intrapéritonéal (avec une marque acoustique), suivis de 4 mesures biométriques.
Impact sur les animaux
Les nuisances et les effets indésirables sont a priori limités. La procédure mise en oeuvre est d'une sévérité légère et est maîtrisée par notre équipe sur cette espèce. Les conditions d'élevage en captivité ont été optimisées pour cette espèce.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure 1, afin de ne pas garder inutilement ces animaux expérimentaux
Remplacement
Le remplacement est impossible pour ces recherches qui impliquent la mesure in-vivo de l’efficacité alimentaire chez l’espèce d’intérêt aquacole Dicentrarchus labrax.
Réduction
Pour constituer une preuve de concept de la mesure de l’efficacité alimentaire par analyse vidéo le nombre de 20 individus a été choisi pour plusieurs raisons. Ce nombre est nécessaire afin d’obtenir des interactions sociales entre les individus (le bar est un animal grégaire) et suffisant pour avoir un échantillon représentatif des comportements alimentaires variés. Davantage d’individus compromettrait la capacité à évaluer l’ingéré par l’oeil humain. Moins d’individus ne permettrait pas d’effectuer des tests statistiques significatifs de corrélation entre l’ingéré estimé pour chaque poisson par les différentes méthodes.
Raffinement
Tout sera mis en place dans le cadre des procédures pour limiter la souffrance et le stress des animaux. Pendant le marquage et les biométries nous utiliserons une procédure d'anesthésie optimisée pour cette espèce. Durant les phases d’élevage, les poissons seront en condition optimale d’alimentation (ad libitum alimentaire). L’alimentation sera effectuée en 4 points du bassin, créant ainsi de la variation dans l’environnement. La luminosité du bassin sera réglée afin d’optimiser l’apaisement des poissons avec l’utilisation d’un cycle correspondant à un ensoleillement avec 14 heures de jour et 10 heures de nuit comprenant une phase d’aube et de crépuscule.
Choix des espèces
Dicentrarchus larbax (bar) est une espèce importante pour la pisciculture. Explorer des moyens d'améliorer l'efficacité alimentaire de cette espèce est un enjeu majeur de développement durable de la filière. Le stade de développement des animaux utilisés est le stade adulte (350g).
Etude de la fonction de la protéine CKIP1 dans les microglies de souris EU 2/2
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
432 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent une injection abdominale cinq jours de suite avant mise à mort et prélèvement de tissus cérébraux, pour étudier une protéine des cellules immunitaires du cerveau. Le porteur décrit un projet de recherche fondamentale dont les bénéfices annoncés relèvent de la connaissance générale et d'une "potentielle cible pharmacologique". Il indique avoir développé un modèle de culture cellulaire pour limiter le recours à la souris entière, tout en jugeant les expériences in vivo non modélisables.
Objectifs
Les cellules immunitaires résidentes du système nerveux central façonnent les réseaux de neurones au cours du développement. Chez l’adulte elles participent à la surveillance et l’entretien du cerveaux en éliminant les cellules mortes ou inutiles. Dans le cerveau sain, les cellules immunitaires ont une morphologie complexe caractérisée par des prolongements ramifiés en perpétuelles mouvements. Ces mouvements sont importants car grâce à eux les cellules peuvent explorer le cerveau à la recherche de dysfonctionnements. Il se trouve que dans la plupart des pathologies du cerveau le mouvement de ces prolongements s’arrêtent et il est difficile de savoir si l’arrêt de ces mouvements est une cause ou une conséquence de la pathologie. De plus les mécanismes cellulaires contrôlant ces mouvements sont pour la plupart inconnus. Il est donc important de comprendre le fonctionnement de ces mouvements et leur rôle exact pour mieux comprendre leurs impacts sur les pathologies du cerveau. Nous avons identifié une molécule exprimée par ces cellules immunitaires qui pourrait être impliquées dans ces mouvements, nous proposons de la supprimer pour étudier les effets sur le fonctionnement des cellules et la réponse cellulaire lors d’une inflammation mimant une pathologie. Ce projet a deux objectifs principaux. 1) Caractériser le rôle de cette protéine dans la physiologie des cellules immunitaires du cerveau. 2) Etudier les répercussions de l’invalidation de la protéine sur la neuro-inflammation, et le fonctionnement du cerveau. Ces expériences nous permettront de mieux comprendre la fonction de cette protéine mais également de d’appréhender le rôle que jouent les cellules immunitaires aux cours des pathologies du système nerveux central.
Bénéfices attendus
Il s’agit d’un projet de recherche fondamentale dont les résultats bénéficieront à la connaissance générale du système nerveux central tant chez l’homme que l’animal, et permettront de mieux comprendre les interactions entre le système nerveux central et le système immunitaire. Les résultats attendus de cette recherche permettront de mieux comprendre les processus cellulaires conduisant aux pathologies neurodégénératives du système nerveux central et aux troubles engendrés par l’auto-immunité. Il permettra surtout de mieux comprendre les voies de signalisations associées à notre protéine d’intérêt et d’en faire une potentielle cible pharmacologique.
Procédures
Une Injection abdominale 5 jours consécutifs/ animal. Chaque injection se fait en 30 secondes max/animal. Prélèvement de tissus sur des animaux morts (432).
Impact sur les animaux
Inconfort lié à des injections répétées
Devenir
Mise à mort pour récolter les tissus et faire des analyses morphologique et transcriptomiques
Remplacement
Il s’agit d’un projet de recherche fondamental visant à étudier le rôle d’une protéine jusqu’alors inconnue. Les expériences réalisées dans ce projet ne peuvent donc pas être modélisées. Nous travaillons sur des cultures de cellules primaires provenant d’animaux nouveaux nés ou réaliserons des études histologiques sur des cerveaux de souris pour obtenir nos données.
Réduction
Les lots et procédures ont été élaborés de manière à optimiser les groupes contrôles et à éviter la redondance. Les effectifs ont été déterminés et les analyses réalisées avec des test statistiques appropriés. Il s’agit de travaux originaux jamais réalisés à notre connaissance dans la littérature.
Raffinement
Afin de limiter le nombre d’expériences et l’inconfort lié aux expériences in vivo, nous avons développé un modèle de culture dans lequel la morphologie de nos cellules d’intérêt est préservée. Ceci nous permettra de limiter l’utilisation de souris entière pour réaliser nos expériences. De façon générale le bien-être des animaux sera évalué de façon quotidienne. Les souris seront observées dans leurs cages pendant plusieurs minutes puis pesées. L’évaluation se fera selon un scorage établi (posture, poids, toilettage) de sorte à identifier les points limites.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris comme modèle car couramment utilisée au laboratoire. Les souris permettent d’avoir recours à des animaux transgéniques. Il existe une abondante littérature sur le fonctionnement synaptique chez la souris ce qui évitera de reproduire certaines expériences pour valider notre modèle. Pour la culture cellulaire les animaux seront âgés de 2 à 5 jours lors des injections stomacales de tamoxifène et de 10 jours lors de la mise en culture. Cet âge permet d’obtenir une résistance suffisante aux conditions d’hypoxie et d’ischémie des cellules rencontrées lors de la mise en culture et une maturation suffisamment avancée pour obtenir des cellules ramifiées. Les expérimentations in vivo seront réalisées sur des animaux adultes âgés de 6-10 semaines.
Etude de l’effet de composés sur la régénérescence des fibres nerveuses lésées consécutives à l’écrasement du nerf sciatique chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 000 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 800 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Leur nerf sciatique est écrasé chirurgicalement, puis des composés sont administrés et l'état évalué par un test de répartition du poids et une mesure de conduction nerveuse, sur trois mois au plus. Le porteur indique que la chirurgie et l'écrasement du nerf peuvent provoquer des douleurs et que les effets secondaires des composés en développement ne sont pas connus. Il qualifie d'"incontournable" le recours à l'animal et conclut que les cultures cellulaires n'apportent que des réponses partielles.
Objectifs
La neuropathie périphérique désigne l'ensemble des maladies des nerfs périphériques issus de la moelle épinière. Ces pathologies peuvent avoir des causes variées comme le diabète, la carence en vitamine, des phénomènes inflammatoires, les traitements anti-cancéreux ou des traumatismes. Au vu de l’incidence de ces pathologies et de leur impact sur la qualité de vie des patients de nombreuses recherches sont menées pour prévenir les neuropathies ou favoriser la réparation des nerfs périphériques. Dans ce projet nous nous intéressons aux neuropathies induites par un traumatisme mécanique. Chez l’homme, ce phénomène se produit lors d’un accident qui provoque la section ou l’écrasement d’un nerf. Afin de mimer ce qui se passe chez l’homme, l’écrasement du nerf sciatique chez le rat est un modèle largement utilisé pour décrire les processus de neurodégénérescence mis en oeuvre mais aussi évaluer des moyens de favoriser la réparation nerveuse. Dans ce projet nous utiliserons ce modèle d’écrasement du nerf sciatique pour évaluer l’effet de traitement qui améliore la récupération du nerf lésé. Nous utiliserons plusieurs tests pour évaluer l’état clinique des animaux afin de déterminer si les nouveaux traitements en cours de développement peuvent être bénéfiques ou non pour les patients.
Bénéfices attendus
Il est attendu que ce projet permette de mettre en évidence le potentiel de nouvelles molécules pour la régénération nerveuse. Cela serait une grande avancée pour les patients ayant subit des dommages invalidant lors d’accident par exemple.
Procédures
L'ensemble des animaux subiront une chirurgie (durée 30min maximum) sous anesthésie. Les douleurs peri-opératoires sont prises en charge par un traitement antalgique et anti-inflammatoire. Après la chirurgie les animaux pourront être traité par le composé à étudier (4 administrations par jour maximum incluant les traitements antidouleurs) puis ils seront évalués dans deux tests différents : un test de répartition pondérale lors de déplacement libre (durée 7 min) et une mesure de conduction nerveuse sous anesthésie gazeuse (durée 10 min). Chaque test est réalisé au maximum une fois par semaine pendant 3 mois maximum. A la fin de l’expérience un prélèvement sanguin peut être effectué juste avant la mise à mort de l’animal.
Impact sur les animaux
Ce projet faisant appel à une chirurgie, les douleurs péri-opératoires sont probables. Il n’est pas exclu que l’écrasement du nerf engendre des douleurs. Comme nous administrons des composés qui sont en phase d’études pré-clinique leurs effets secondaires potentiels ne sont pas connus et peuvent apparaitre au cours de l’étude. De plus les traitements qui sont souvent appliqué de façon chronique peuvent engendrer des contraintes sur nos animaux.
Devenir
Tous les animaux sont tous mis à mort à la fin de la procédure soit parce qu’ils subissent des prélèvements de sang ou de tissus soit en raison de la procédure sévère qu’ils viennent de subire.
Remplacement
Ce projet a pour but de développer des molécules à visée thérapeutique. Dans ce domaine, l’utilisation des animaux demeure incontournable. En effet, beaucoup de facteurs sont mis en jeu pour aboutir à une réponse globale de l’animal. Ainsi, les systèmes réduits comme les cultures cellulaires ou les modèles in-silico n’apportent que des réponses sur les mécanismes cellulaires ou moléculaires étudiés. De plus, ces expérimentations permettent de mettre en évidence des effets secondaires qui sont par principe non recherchés et difficiles à prévoir. Ces études restent incontournables avant une étude clinique et ne peuvent être remplacées par des expérimentations in vitro.
Réduction
Nous envisageons d’utiliser 10 animaux par groupe après analyse de puissance statistique. Les différents groupes de l’études seront comparés réalisées à l’aide de tests statistique permettant d’évaluer l’effet de nouveau composés sur la régénérescence nerveuse consécutive à une lésion par écrasement du nerf sciatique chez le rat. De plus, nous cherchons toujours un compromis expérimental qui permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Par exemple, nous favorisons le test de plusieurs conditions expérimentales en parallèle afin de ne pas multiplier les groupes témoins. Quand c’est possible nous utiliserons la patte contra-latérale de chaque animal comme contrôle de la patte lésée . Sur une période de 5 ans, nous envisageons de mettre en oeuvre 4 études par an. Pour chaque étude, nous prévoyons un design expérimental comportant 3 différents groupes test en plus du groupe témoin contrôle sans chirurgie et du groupe témoin avec chirurgie. Chaque groupe expérimental comporte 10 animaux.
Raffinement
Le bien-être des animaux est primordial durant les expérimentations. Ainsi un certain nombre de mesures sont mises en oeuvre notamment une inclusion de phase d’acclimatation (minimum 1 semaine) avant toute expérimentation. Les animaux sont hébergés dans des conditions optimales afin de réduire au maximum le stress lié à la captivité et aux expérimentations : nourriture et eau ad libitum, température et hygrométrie strictement contrôlées, enrichissement important du milieu, soins. Nous portons une attention particulière à ce que les animaux puissent exprimer certains de leurs comportements propres. L’enrichissement du milieu comporte des tunnels en carton pour permettre aux animaux de se cacher et des boules de bois pouvant servir de jeu et de matériel à ronger. Les animaux sont hébergés en groupe sociaux. Les manipulations sont faites par du personnel compétent. Le nombre et durée des tests sont réduits et espacés autant que possible. Le projet comprend une gestion de la douleur par rapport à l’intervention chririgicale réalisées. Un traitement antalgique et anti-inflammatoire est réalisé an amont et en aval de l’opération qui elle-même se déroule sous anethésie gazeuse.
Choix des espèces
Dans le cadre de ce projet, nous utilisons des rats non transgéniques. Nous n’utilisons que des modèles fiables qui présentent une bonne reproductibilité et dont l’extrapolation des conclusions à l’homme est largement admise. Dans ce projet, nous utilisons des jeunes adultes car les pathologies modélisées dans ce projet ne sont pas des pathologies liées au vieillissement. De plus les animaux doivent pouvoir supporter une intervention chirurgicale sans altération de leur état général.
FLAVOCONTROL : Phénotypage de la résistance à la flavobactériose de populations de truites commerciales pour une amélioration progressive par sélection génétique
- Recherche appliquée
- Maladies animales
5 200 truites et saumons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 4 880 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils sont infectés par la bactérie Flavobacterium psychrophilum, par bain ou par injection, pour mesurer la résistance de populations commerciales en vue d'une sélection génétique. Le porteur indique que la bactérie peut tuer rapidement les poissons et qu'il est difficile de pratiquer une mise à mort entre l'apparition de signes cliniques et la mort. Il qualifie d'"indispensables" ces infections en milieu contrôlé et les rattache à l'amélioration des programmes de sélection des entreprises aquacoles françaises.
Objectifs
Ce projet a pour objectif le développement d’un dispositif permettant de réaliser des infections expérimentales en milieu contrôlé avec la bactérie pathogène des salmonidés Flavobacterium psychrophilum ainsi que le transfert d’innovation pour améliorer le contrôle de la flavobactériose pour les entreprises aquacoles françaises. Flavobacterium psychrophilum est un agent pathogène majeur des salmonidés (truites et saumons). On le retrouve aujourd’hui dans toutes les régions pratiquant la salmoniculture (Europe, Amérique, Asie du Nord-Est et Océanie). La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), principale espèce d’élevage en France, est très sensible à cette bactérie, aujourd’hui identifiée par les éleveurs comme la première source de nuisance d’origine pathologique dans les élevages. Dans le contexte de la maîtrise de la pathologie infectieuse en production aquacole, ce projet a comme objectif principal de développer un dispositif permettant de réaliser des infections expérimentales avec F. psychrophilum en milieu contrôlé. Ce dispositif expérimental permettra d’évaluer la résistance intrinsèque de quatre populations commerciales de truites et d’entreprendre pour 2 d’entre-elles une épreuve d’infection expérimentale à vocation de sélection pour identifier des marqueurs de résistance génétique par génotypage haut-débit. Ces expériences en milieu contrôlé sont indispensables pour contribuer à l'obtention d'un gain génétique maitrisé et permettre d'améliorer à long terme les programmes de sélection génomique sur la résistance à cette pathologie.
Bénéfices attendus
En France, la truite arc-en-ciel est la principale espèce produite. Quatre entreprises françaises ont développé des programmes de sélection et exportent du matériel génétique amélioré dans le monde entier. Ainsi, les progrès faits par les sélectionneurs français pourront potentiellement bénéficier à l’ensemble de la salmoniculture. Afin d’introduire le caractère de résistance à la flavobactériose dans les programmes de sélection des entreprises françaises, il est nécessaire de mesurer la résistance à l’infection de populations de manière maitrisée, en s’assurant notamment qu’il n’y a pas de co-infection par d’autres agents pathogènes. Ce projet s’intéresse au développement d’installations expérimentales permettant la réalisation d’épreuves infectieuses en conditions contrôlées à vocation, entre autres, de sélection génétique. Le génotypage des individus testés et celui de leurs parents donneront lieu ensuite à des analyses génétiques dans le but d’estimer l’héritabilité de la résistance à la flavobactériose, d’identifier des déterminants génétiques de la résistance et d’évaluer l’efficacité potentielle de la sélection génomique. Les retombées attendues sont une amélioration de la santé et du bien-être des poissons en élevage ainsi qu’une diminution de l’utilisation des médicaments.
Procédures
Les infections expérimentales sont réalisées soit par balnéation (une balnéation par poisson) soit par injection. Dans le cas des injections, elles sont réalisées sous anesthésie (tricaïne par bain) et une seule injection par poisson est réalisé par des personnes compétentes en moins de 15 secondes. Les animaux sont mis à jeun 24 ou 48 heures avant l’infection (suivant le mode d'infection: 48h pour la balnéation et 24h pour l'injection) . Cette mise à jeun prévient toute régurgitation en cours d’anesthésie, diminue les besoins en O2 des poissons au cours des manipulations et limite l’excrétion de matières azotées lors de la balnéation durant 24h, contribuant donc à une meilleure qualité de l’eau.
Impact sur les animaux
Il est complexe de définir des points limites pour ce type d’expérimentation : le critère utilisé pour évaluer la résistance au pathogène de la population est binaire : mortalité (avec précision du temps post-contamination avant la mort) ou survie. La bactérie utilisée peut tuer rapidement les poissons contaminés sans qu’il soit possible de pratiquer une euthanasie entre l’apparition de signes cliniques (parfois peu évidents) et la mort. De plus, l’apparition de signes cliniques ne condamne pas forcément les poissons car certains sont capables de «récupérer». Néanmoins, des points limites sont definis dans ce projet pour limiter la souffrance des individus.
Devenir
Tous les animaux de ce projet entreront dans un protocole d'infectiologie et ne pourront être réutilisés pour d'autres finalités, ils seront donc mis à mort en fin d'expérience.
Remplacement
Il est nécessaire de travailler sur des poissons vivants afin de mettre en place une mesure individuelle de la résistance au pathogène et permettre in fine une sélection des individus génétiquement liés conservés dans le noyau de sélection. L’étude des caractères génétiques impliqués dans la résistance aux maladies infectieuses chez le poisson nécessite d’établir des liens entre génotype et phénotype (ie résistance/sensibilité). Le projet que nous menons chez la truite arc-en-ciel ne peut être réalisé sur cultures cellulaires car il est nécessaire, pour identifier des géniteurs portant des marqueurs de résistance, de soumettre les descendants à des épreuves d’infections expérimentales permettant d’obtenir des critères d'appréciation quantitative de leur résistance. Il n’existe aujourd'hui aucune alternative in vitro à l’évaluation de la susceptibilité des poissons à l’infection étudiée.
Réduction
Les résultats des expérimentations sont traités selon la méthodologie du BLUP (Best Linear Unbiaised Predictor) modèle animal. Cette méthodologie prend en compte les performances des individus testés pour estimer les valeurs génétiques de leurs collatéraux (les frères et sœurs des animaux soumis aux épreuves de sélection ) et permettre de les classer entre eux. Pour que ces estimations soient suffisamment précises, elles nécessitent un grand nombre de données et donc d’individus testés. Toutefois, le nombre d’animaux est réduit au seuil de la pertinence statistique et scientifique pour les approches utilisées. Les individus challengés dans ce projet seront issus d’un croisement de 100 mères et 100 pères. De ce fait, l’effectif total par croisement compte au minimum 20 individus par père, soit 2000 individus pour avoir des estimations de valeurs génétiques suffisamment précises. Ce nombre a été défini comme suffisant dans différentes études de simulations génétiques. En complément du nombre nécessaire à l’objectif de sélection génétique visé, une partie des poissons sera utilisée pour la réalisation de pré-tests (procédures 1 et 2) sur les différents lots à challenger afin d’évaluer la sensibilité des animaux et déterminer les conditions expérimentales optimales (doses, ...).
Raffinement
Une anesthésie par bain de tricaïne est réalisée avant de procéder à l’injection intramusculaire afin de limiter le stress des poissons. Tout au long de l'expérience, les poissons sont élevés dans les meilleures conditions possibles. Ils sont nourris 2 à 4 fois par jour (distribution, ration, Indices de conversion contrôlés=Quantité d'aliment distribué/Gain de biomasse). Ils sont toujours en présence de congénères et les biomasses maximales (60g/l) sont rigoureusement respectées (loin des standards de la production). La qualité de l’eau est optimale et surveillée en permanence. Des points limites sont definis dans ce projet pour limiter la souffrance des individus.
Choix des espèces
La truite arc-en-ciel est le modèle classique de la pisciculture continentale européenne : c’est la principale espèce d'élevage en France et c'est l'hôte naturel de Flavobacterium psychrophilum. Il est nécessaire de travailler sur des poissons vivants issus des partenaires privés afin de mettre en place une mesure individuelle de la résistance au pathogène et permettre in fine une sélection des individus. Pour l'évaluation de la sensibilité/résistance à l’infection par Flavobacterium psychrophilum, les animaux sont utilisés au stade alevin, soit à des stades relativement précoces (env 1 gr pour les challenges par bain et 5 à 10g pour les challenges par injection) où la sensibilité à des infections par Flavobacterium psychrophilum est maximale.
Impact du microbiote intestinal dans les maladies neurodégénératives – MICROBIOTALZ
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Troubles nerveux
1 389 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Sur des souris modèles d'Alzheimer, le porteur décrit une déplétion du microbiote par antibiotiques ou laxatif pouvant provoquer des diarrhées, des prélèvements de sang et de selles, et un conditionnement par la peur reposant sur trois chocs électriques. Il indique que les souris donneuses de microbiote sont tuées d'emblée et que les receveuses le sont après les tests, pour analyse du cerveau. Le remplacement est écarté au motif que l'étude des déficits de mémoire ne peut se faire in vitro.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d'étudier le lien entre la dysbiose intestinale présente dans les souris 5xFAD, modèle transgénique de la maladie d'Alzheimer, et l'amplitude des déficits de mémoire de ces animaux. Nous souhaitons démontrer la causalité de la dysbiose intestinale sur les phénomènes mnésiques.
Bénéfices attendus
L'identification de souches causales et/ou protectrices de la pathologie constituera la base d'une prévention de la maladie d'Alzheimer basée sur la restauration d'un microbiote intestinal sain.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang (2 min) et de selles (1 min) : les fèces et environ 150μL de sang seront prélevés en sous-mandibulaire au démarrage de l'experimentation et à la fin de l'étude 60 jours plus tard.
Impact sur les animaux
La déplétion du microbiote endogène des animaux par antibiotiques ou laxatif peut induire des diarhhées qui seront toutefois temporaires car la réintroduction d'un microbiote intestinal complet traite immédiatement ces symptomes. Lors de la procedure de conditionnement par la peur, les 3 chocs électriques administrés aux animaux vont générer une douleur transitoire. Lors de la réexposition des animaux à l'environnement où ils auront reçu les chocs, un stress sera mesurable si leurs performances de mémoire ne sont pas altérées.
Devenir
A l'issue de la procédure 1, les animaux donneurs de microbiotes sont mis à mort et ne rentrent pas expérimentation. A l'issue des procédures 1 à 3, les animaux receveurs sont conservés jusqu'à la fin des traitements et des tests de comportement. A l'issue de la procédure 4 (dernier test expérimental), tous les animaux sont mis à mort pour analyse de la pathologie cérébrale.
Remplacement
L’étude des déficits de mémoire nécessite l’utilisation d’animaux, ceci ne pouvant se faire sur des modèles in vitro.
Réduction
Le plan expérimental a été optimisé en déterminant qu’un nombre réduit de 12 souris receveuses par groupe était suffisant pour d’obtenir des résultats reproductibles et analysables statistiquement. Taille minimale des groupes receveurs : le nombre d’individu varie entre 9 et 22 animaux en fonction du test comportemental. Nos expériences seront réalisées sur des groupes de 12 animaux/traitement et reproduites sur 2 à 3 lots d’animaux différents soit au total 24 à 48 animaux/groupe (logiciel G*power, erreur α de 5%, puissance (1-β err prob) de 80%). Plan d'analyses statistiques (logiciel Graphpad Prism7) -Vérification de normalité des données : test de D'Agostino-Pearson -Distribution Gaussienne => analyse de variance à un facteur (ANOVA) puis test de Dunnett pour correction des comparaisons multiples par rapport à la condition Véhicule -Distribution non Gaussienne => test de Kruskal-Wallis puis test correctif de Dunn's -Niveau de significativité à p=0,05. La réalisation de plusieurs tests de mémoire durant le protocole permettra une optimisation de l'utilisation des animaux, évitant de multiplier les séries expérimentales. •Stratégie de réduction La réalisation de plusieurs tests de mémoire durant le protocole permettra une optimisation de l'utilisation des animaux, évitant de multiplier les séries expérimentales. Le suivi longitudinal des performances mnésiques produira un recueil de données multiples pour un même animal. Le projet prévoit une multiplicité d'analyses post mortem sur un même animal.
Raffinement
•Suivi des animaux Inspection - 2 à 3 fois par semaine avec prise de poids 2 fois par semaine, avant chaque injection. Une grille d’évaluation de l’état général de chaque animal sera remplie (présentée en annexe 2) avec identification de points limites où une prise en charge adaptée sera effectuée. •Hébergement et raffinement - Hébergement en cage collective contenant de l'enrichissement environnemental (matériel pour la nidification). Les animaux seront tatoués afin de pouvoir les identifier dans la cage collective. •Procédure de conditionnement à la peur - Le plan expérimental a été optimisé en déterminant qu’un nombre réduit de 3 chocs d'une durée courte de 2 secondes est suffisant pour d’obtenir des résultats reproductibles et analysables statistiquement. L'intensité des chocs sera adaptée à la taille/poids de l'animal au moment de l'expérimentation.
Choix des espèces
Les souris C57Bl/6J, utilisées dans nos études, représentent des lignées classiques pour les études en neurobiologie, principalement pour l'étude de la mémoire. La lignée de souris transgénique 5xFAD (fond C57Bl/6J) est également une lignée très utilisée pour modéliser la maladie d'Alzheimer car elle récapitule l'ensemble de la neuropathologie à l'exception de la pathologie Tau. L'extrême rapidité d'apparition des symptômes fait de cette lignée transgénique le modèle le plus adapté pour étudier une modification de l'apparition des déficits de mémoire induite par des interventions sur la composition du microbiote intestinal. Les souris Swiss présentent une alternative aux souris C54BL/6J, étant également de très bons modèles d'étude des performances mnésiques. Les études seront réalisées sur des animaux adultes car les pathologies étudiées seront des pathologies se développant à l'âge adulte.