Procédures légères
Elevage et caractérisation génétique par prélèvement, de modèles de rongeur permettant l’étude et l’évaluation de composés thérapeutiques ciblant le diabète (Projet multi-sites : 2/2)
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Rats : 30000
Une puce électronique posée sur animal vigile, une biopsie pour le génotypage, puis jusqu'à 240 prélèvements de sang à la queue sur la durée du protocole, voilà ce que subissent 30 000 souris et 30 000 rats élevés pour fournir des lignées diabétiques, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le champ structuré du devenir compte ces 60 000 individus comme morts, alors que le texte écrit qu'ils sont "soit expédiés dans un autre établissement utilisateur soit utilisés dans notre établissement (utilisation continue), soit mis à mort pour la gestion de l'élevage", sans indiquer la part de chacun de ces sorts. Ceux qui ne portent pas le génotype recherché sont tués, le porteur précisant qu'aucune autre utilisation n'est possible. Sur la justification de ces 60 000 individus, il écrit s'appuyer sur son savoir-faire et ses données historiques, et ajoute que "Aucune approche statistique n'a été réalisée".
Objectifs
Le diabète est une maladie chronique caractérisée par un excès de sucre dans le sang et donc un taux de glucose (glycémie) trop élevé (hyperglycémie). Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres provenant de l'alimentation. En France, plus de 4 millions de personnes vivent avec un diabète qu’il soit de type 1 (maladie auto-immune entrainant un arrêt de la production d’insuline) ou de type 2 (manque d’insuline ou résistance à l’insuline). Les symptômes du diabète sont multiples : urines abondantes (polyurie), augmentation de la soif (polydipsie), amaigrissent malgré une augmentation de l’appétit, fatigue, problème de cicatrisation… Les hyperglycémies répétées et prolongées entrainent des altérations des nerfs et des vaisseaux. Les complications sont multiples, altérations des nerfs, atteintes oculaires, complications rénales, problèmes de vascularisation. Elles peuvent conduire à des cécités, des insuffisances rénales, des amputations, des accidents vasculaires cérébraux… L’objectif de ce projet est d’élever des rongeurs modèles pertinents pour l’étude de cette pathologie et des complications qui lui sont associées. Ces modèles peuvent développer spontanément ou via des altérations génétiques une ou plusieurs caractéristiques du diabète. Les animaux issus de ces développements seront utilisés afin d’étudier l’apparition, le développement et les complications associées au diabète mais également de tester de nouveaux traitements. Ce projet et la procédure qu'il comporte seront mis en œuvre sur notre Etablissement utilisateur 1 et sur notre Etablissement utilisateur 2.
Bénéfices attendus
L’identification des mutations spontanées et l’amélioration des outils permettant les manipulations génétiques ont permis de créer et/ou d’identifier des modèles animaux de diverses maladies humaines provoquées par l'expression qualitativement ou quantitativement anormale d'un gène, modèles dont l'intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point d'éventuelles thérapeutiques est évident. Ces modèles murins, au plus proche de la maladie humaine, sont donc très pertinents pour l’étude de l’apparition, du développement et des complications associées au diabète mais également le développement de traitements pharmacologiques.
Procédures
Une puce électronique sera posée sur animal vigile afin de l’identifier. Une biopsie sera réalisée sur animal vigile afin de génotyper l’ensemble des animaux obtenus. Chacune de ces interventions ne durera pas plus de 30 secondes. En règle générale, une seule puce et une seule biopsie suffisent pour identifier un animal et établir son génotype. Des prélèvements sanguins pour mesurer la glycémie pourront être faits et consisteront en un prélèvement d'une goutte de sang au niveau de la queue sur les animaux en aigue (maximum 2 mesures par jour par animal, avec 3 jours de récupération entre 2 séries de mesures, ce qui fait 240 prélèvements sur toute la durée du protocole) ou en chronique (une mesure par animal par semaine, ce qui fait 60 prélèvements sur toute la durée du protocole). La durée du prélèvement ne dépassera pas 1 minute. Ces prélèvements pourront être réalisées, en fonction du besoin, avec ou sans mise à jeun préalable (4 à 6 heures maximum).
Impact sur les animaux
Une douleur légère ainsi qu’un léger stress peuvent être induits lors du prélèvement de biopsies et de la pose associée d’une puce électronique en vue de l’identification et du génotypage de l’animal. En fonction des besoins et afin d’améliorer l’indice de productivité de la lignée, il pourrait être nécessaire d’héberger individuellement des mâles pour une période ne dépassant pas 7 jours avant qu’ils soient présentés aux femelles afin de mettre en place des accouplements. Cela pourrait générer un stress léger. Le prélèvement sanguin nécessaire aux mesures de glycémie pourrait induire un léger stress transitoire ainsi qu’une légère douleur. Les animaux diabétiques pourraient présenter une masse corporelle plus faible que leurs congénères et être polyuriques.
Devenir
Les animaux sont soit expédiés dans un autre établissement utilisateur soit utilisés dans notre établissement (utilisation continue), soit mis à mort pour la gestion de l'élevage (atteinte des points limites du phénotype dommageable, prélèvement de gamètes). Les animaux ne présentant pas de génotype d’intérêt pour la poursuite du projet seront mis à mort (pas d’autre utilisation possible).
Remplacement
Les projets expérimentaux comportent classiquement une phase d'étude initiale in vitro qui permettent une sélection initiale des propriétés pharmacologiques et qui permettent de valider certaines hypothèses permettant l'obtention de données préliminaires et complémentaires. Les modèles murins proposés ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car une deuxième étape d'étude nécessite de consolider les résultats in vitro et valider ses hypothèses sur un modèle in vivo. Le projet actuel ne peut pas être envisagé sans étape in vivo donc sans modèle animal ; en effet, avant de pouvoir envisager une étude clinique sur les patients souffrant de diabète, il est nécessaire de démontrer que les molécules sélectionnées ont les effets pharmacologiques escomptés et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs.
Réduction
Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux liés à l'utilisation de ces animaux. Le nombre d’animaux est calculé de manière à utiliser le minimum d’animaux par groupe permettant l’obtention de résultats homogènes. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n’a été réalisée.
Raffinement
Les animaux présentant un diabète peuvent produire de grandes quantités d’urine (polyurie). Le cas échéant, afin de les maintenir dans un environnement confortable, nous serons amenés à utiliser une litière hyper-absorbante et à changer la litière plus fréquemment pour ces animaux. La même litière sera utilisée au cours du transport. Les animaux seront évalués sur leur aspect physique et leur comportement selon une grille d’observation indiquant les points limites. Les animaux aptes au transport seront livrés d’un établissement à l’autre via un transporteur agréé et en respectant le bien-être des animaux. Le transport entre les 2 EU prend moins d’une heure. Au cours de ce voyage, les animaux seront placés dans des colis munis de filtres (afin de maintenir leur statut sanitaire), de litière, d’aliment, d’enrichissement et d’hydrogel. Les animaux seront transportés via des camions ventilés et thermorégulés.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce est conditionné par les besoins scientifiques des projets. Les rongeurs sont des modèles animaux simples à élever, à reproduire et à entretenir en grand nombre ainsi qu’à manipuler et modifier génétiquement comparativement à d’autres espèces. Ils sont un modèle de choix pour les études précliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur durée de vie et de la disponibilité en réactifs expérimentaux. Les génomes des souris et des rats sont bien caractérisés et très comparables au génome humain. Enfin, la proximité clinique entre les modèles de rongeurs génétiquement modifiés et les maladies humaines fait de ceux-ci des modèles de choix relativement robustes pour extrapoler les résultats et en tirer des résultats pertinents pour la pathologie humaine. L’âge des animaux est conditionné par les objectifs scientifiques du projet. Les animaux seront hébergés dans nos locaux dès leur naissance et jusqu’à leur envoi chez nos partenaires ou leur mise à mort. Pour l’élevage, les accouplements seront réalisés à maturité sexuelle. Au moment de l’expédition, l’âge varie en fonction des besoins. Les animaux pourront être envoyés à nos partenaires dès le sevrage ou avec leur mère si les animaux ne sont pas encore sevrés. Des femelles gestantes pourraient également être expédiées avant le dernier tiers de la gestation. Pour la collecte de sperme et d’ovules, des adultes matures sexuellement seront utilisés.
Stratégies antivirales contre les virus transmis par les moustiques et mécanismes de transmission transplacentaire chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Toutes tuées pour l'analyse des échantillons, 2 880 souris vont être infectées par les virus West Nile, Usutu ou Zika, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers, modérés et sévères. Elles reçoivent une à deux injections, puis un prélèvement de sang tous les deux jours jusqu'à leur mise à mort, certaines étant des femelles gestantes ou des souris au système immunitaire affaibli. Selon le porteur, l'infection par West Nile peut entraîner le décès entre quatre et sept jours, précédée de difficultés à utiliser les pattes arrière, et, chez les souris immunodéprimées, de tremblements et de crises convulsives entre le dixième et le quinzième jour. Il écrit appliquer des points limites définis pour leur "bien-être", et annonce dans la même page que "L'administration d'antalgiques n'est pas prévue, car ces traitements pourraient modifier les paramètres étudiés".
Objectifs
Les arbovirus émergents présents en Europe, tels que le virus du Nil occidental (WNV), le virus Usutu (USUV) et le virus Zika (ZIKV), constituent une menace croissante pour la santé humaine. Actuellement, la prévention repose principalement sur des mesures de protection contre les piqûres de moustiques, comme l’utilisation de répulsifs ou de vêtements couvrants, car il n’existe pas de traitement spécifique ni de vaccin largement disponible contre ces infections. Les virus WNV et USUV peuvent provoquer des complications graves touchant le système nerveux. Chaque année, le virus du Nil occidental est responsable de formes sévères de la maladie et de décès en Europe. Le virus Zika peut quant à lui entraîner des conséquences importantes pendant la grossesse, notamment des troubles du développement du cerveau chez l’enfant à naître. Par ailleurs des travaux récents menés par notre équipe suggèrent également que le virus Usutu pourrait être également transmis de la mère à son enfant pendant la grossesse. L’objectif du projet est de mieux comprendre les effets de ces virus sur le cerveau et sur la grossesse, afin d’identifier de nouvelles pistes de traitement capables de réduire les complications qu’ils provoquent chez les personnes infectées.
Bénéfices attendus
Le développement et l’évaluation de nouveaux traitements contre les virus Usutu, West Nile et Zika présentent un intérêt important pour la santé publique. En effet, il n’existe actuellement aucun traitement spécifique permettant de soigner ces infections. De nouveaux médicaments pourraient réduire la gravité de la maladie et limiter les complications sévères qu’elles peuvent provoquer, notamment lorsqu’elles affectent le cerveau. Ils pourraient également offrir une solution thérapeutique aux personnes les plus vulnérables, comme les femmes enceintes dans le cas du virus Zika. Ces traitements viendraient compléter les mesures actuelles de protection contre les piqûres de moustiques et contribueraient à mieux faire face à l’émergence de ces virus en Europe. Le projet permettra également de mieux comprendre comment certains de ces virus peuvent être transmis de la mère à l’enfant pendant la grossesse. Cette meilleure connaissance des mécanismes impliqués pourrait aider à identifier de nouvelles approches thérapeutiques visant à protéger le développement du fœtus et à réduire les risques de complications liées à ces infections.
Procédures
Les animaux recevront une à deux injections (traitement et/ou infection) d’antiviraux, de vésicules extracellulaires et/ou de virus (ZIKV, USUV ou WNV), le jour prévu pour l’injection ou l’infection. Le geste durera moins de 10 secondes afin de limiter le stress. Un petit prélèvement de sang sera réalisé tous les deux jours. Seuls quelques microlitres seront prélevés sur du papier buvard afin de réduire au maximum la quantité de sang prise. Ces prélèvements seront effectués jusqu’à l’euthanasie prévue après l’infection. Des enregistrement seront fait à l'aide d'une caméra sur la cage afin de mieux détecter différents signaux. Les souris seront isolées maximum 2h.
Impact sur les animaux
Chez les souris possédant un système immunitaire normal, l’infection par le virus West Nile (WNV) peut entraîner le décès entre 4 et 7 jours après l’infection, selon la quantité de virus administrée. Avant cela, les animaux peuvent présenter des signes d’atteinte du système nerveux, notamment des difficultés à utiliser leurs pattes arrière, apparaissant généralement 1 à 2 jours auparavant. Ces signes font l’objet d’une surveillance attentive afin de mettre en œuvre les mesures prévues pour limiter la souffrance des animaux. L’infection par le virus Usutu (USUV) provoque généralement peu de symptômes chez ces animaux et entraîne rarement un décès. Lorsque celui-ci survient, il est principalement observé après l’administration de fortes quantités de virus et peut également dépendre de la méthode utilisée pour l’infection. Chez les souris dont le système immunitaire est affaibli, les infections par les virus Usutu (USUV) ou Zika (ZIKV) peuvent entraîner l’apparition de signes neurologiques en moins d’une semaine. Les premiers signes observés sont souvent une perte de poids à partir du 5e jour après l’infection, suivie, chez certains animaux, de tremblements, de difficultés de coordination des mouvements et parfois de crises convulsives entre le 10e et le 15e jour. Tout au long de l’étude, les animaux sont suivis régulièrement afin de détecter rapidement ces signes et d’appliquer les points limites définis pour leur bien-être.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de pouvoir analyser les différents échantillons suite aux procédures expérimentales.
Remplacement
De manière à limiter au maximum l'utilisation des animaux, des études préalables in vitro seront effectuées afin de de valider les antiviraux les plus susceptibles d’être efficaces. De plus, les tests in vitro vont servir à tester au préalable le rôle des ARN placentaires et virales et des vésicules extracellulaires sur les atteintes placentaires.
Réduction
Le nombre d’animaux inclus dans l’étude a été déterminé à partir des connaissances déjà disponibles dans la littérature scientifique et de calculs statistiques réalisés avec l’appui d’un spécialiste en biostatistique. Ces calculs montrent que 10 animaux par groupe constituent le nombre minimal nécessaire pour obtenir des résultats fiables et scientifiquement exploitables, tout en évitant l’utilisation d’animaux en nombre excessif. Les données recueillies seront analysées à l’aide de méthodes statistiques adaptées et les résultats seront vérifiés par un biostatisticien afin de garantir leur robustesse. Plusieurs mesures sont mises en œuvre pour réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Ainsi, les mêmes animaux contribueront à plusieurs types d’analyses, ce qui permet d’obtenir davantage d’informations à partir de chaque individu. Par ailleurs, certaines étapes clés de l’étude seront réalisées par le même opérateur afin de limiter les variations liées aux manipulations et d'améliorer la qualité et la reproductibilité des résultats. Cette approche contribue à éviter la réalisation d'expériences supplémentaires et donc l'utilisation d'animaux additionnels.
Raffinement
Les interventions réalisées dans le cadre de cette étude sont principalement des injections, qui constituent des procédures peu invasives. Tout au long de l'expérimentation, des mesures sont mises en œuvre afin de limiter au maximum le stress, l'inconfort et la souffrance des animaux. Les souris sont hébergées dans un environnement enrichi favorisant l'expression de leurs comportements naturels, avec différents matériaux de nidification, des abris et des structures leur permettant de se déplacer et d'explorer leur environnement. Leur état de santé et leur comportement sont suivis quotidiennement par du personnel formé, et une attention particulière est portée à l'apparition de tout signe clinique ou de mal-être. Une grille de suivi permet d'évaluer l'évolution de l'état des animaux et de définir des critères d'arrêt précoces. Des mesures de soutien, telles que la mise à disposition d'aliments plus faciles à consommer et riches en eau, sont prévues lorsque cela est nécessaire afin de maintenir leur confort et leur état général. L'administration d'antalgiques n'est pas prévue, car ces traitements pourraient modifier les paramètres étudiés et compromettre l'interprétation des résultats scientifiques. En revanche, tout animal présentant une souffrance inattendue ou non directement liée à l'infection recevra les soins appropriés. Si son état l'exige ou si les critères d'arrêt prédéfinis sont atteints, l'animal sera immédiatement retiré de l'étude et euthanasié afin d'éviter toute souffrance inutile.
Choix des espèces
La souris a été choisie car elle constitue un modèle de référence pour l'étude des infections causées par les virus West Nile (WNV), Usutu (USUV) et Zika (ZIKV), qui sont transmis principalement par les moustiques. Son système immunitaire et son système nerveux présentent de nombreuses similitudes avec ceux de l'être humain, ce qui permet d'étudier l'évolution de l'infection et d'évaluer l'efficacité de nouveaux traitements dans des conditions pertinentes. Par ailleurs, ce modèle est largement documenté dans la littérature scientifique, ce qui facilite l'interprétation et la comparaison des résultats. La majorité des expériences seront réalisées chez des souris possédant un système immunitaire normal, couramment utilisées pour l'étude de ces infections virales. Certaines expérimentations nécessiteront toutefois l'utilisation de souris dont le système immunitaire est affaibli. Ce modèle est particulièrement adapté pour étudier les formes les plus sévères de l'infection ainsi que la transmission du virus de la mère à sa descendance au cours de la gestation. Des souris âgées de 4 à 6 semaines seront utilisées pour la plupart des études, car cet âge correspond à un stade de développement couramment employé dans les modèles d'infection par ces virus. Des souris âgées de 6 mois seront également incluses afin d'étudier l'efficacité des traitements dans un contexte de vieillissement du système immunitaire, les personnes âgées étant plus exposées aux formes graves de ces infections. Enfin, des femelles gestantes âgées de 6 à 8 semaines, âge correspondant à une période optimale pour la reproduction chez cette espèce, seront utilisées pour étudier la transmission des virus pendant la grossesse et l'effet des traitements sur ce phénomène.
Projet travaux pratiques – Castration, Supplémentation hormonale et Comportement
- Enseignement supérieur
Castrés chirurgicalement en une trentaine de minutes, puis soumis à quinze injections quotidiennes de testostérone, des rats mâles passent un test d'anxiété de cinq minutes et une rencontre sexuelle de trente minutes avec une femelle. 240 rats vont être utilisés sur cinq ans, 32 mâles et 16 femelles par session annuelle, chaque femelle étant employée pour deux mâles, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, pour des travaux pratiques destinés à former 50 à 75 étudiants. Le champ structuré du résumé classe les 240 rats comme rendus à l'élevage, alors que la narration annonce une mise à mort une à deux semaines après la fin du protocole, au cours d'autres travaux pratiques, pour utiliser leurs organes. Le porteur présente cette suite comme un moyen de "valoriser les animaux déjà utilisés", et affirme que les étudiants ainsi formés "amélioreront le bien être des futurs animaux avec lesquels ils travailleront".
Objectifs
Au niveau pédagogique, l’objectif de ce projet est de fournir aux étudiants une formation pratique approfondie en Neurosciences et Physiologie leur permettant de mettre en application les connaissances théoriques acquises précédemment. Ces travaux pratiques visent à consolider : - Les compétences acquises dans le cadre de la formation réglementaire en expérimentation animale de niveau Praticien sur Rongeurs précédemment validée lors du parcours de formation initiale des étudiants. Dans ce projet, les étudiants ont à prendre en charge l’ensemble des étapes d’un protocole expérimental, depuis sa préparation jusqu’à l’analyse et l’interprétation des résultats. Cette approche leur permet de développer leur maîtrise pratique des procédures d’expérimentation animale, leur autonomie et leur capacité à conduire un projet expérimental dans son entièreté. - Des compétences en physiologie et démarche scientifique. L’objectif est alors d’étudier les effets comportementaux de la castration chirurgicale chez le rat et de déterminer dans quelle mesure une supplémentation en testostérone permet de restaurer ces effets. La formation est organisée sous la forme d'une session annuelle de travaux pratiques d'une durée de six semaines. Chaque session permet de former entre 10 et 15 étudiants, répartis en groupes de cinq étudiants maximum et intervenant à tour de rôle de façon quotidienne tout au long du protocole expérimental. Un effectif annuel de 48 animaux permet ainsi la formation pratique de l'ensemble des étudiants aux différentes étapes expérimentales, tout en limitant le nombre d'animaux utilisés par la mutualisation des animaux entre les groupes d'étudiants. Sur les cinq années de validité du projet, cinq sessions sont prévues, permettant ainsi de former entre 50 et 75 étudiants pour un effectif maximal total de 240 animaux.
Bénéfices attendus
L’analyse du devenir des étudiants des années précédentes montrent que ce projet de travaux pratiques constitue avec la certification en expérimentation animale obtenue précédemment, un plus non négligeable favorisant leur acceptation en stage ainsi que leur insertion professionnelle. Grâce à cette formation, les étudiants améliorent leurs pratiques et donc amélioreront le bien être des futurs animaux avec lesquels ils travailleront.
Procédures
Les rats mâles seront soumis à une chirurgie de castration d’une durée de l’ordre de 30 min, 2 injections sous la peau de médicament diminuant la douleur d’une durée de quelques secondes chacune, puis une injection quotidienne durant les 5 jours de la période après chirurgie du même médicament, 15 injections d’hormones sexuelles masculines (une par jour), et à 2 tests comportementaux de durée respective de 5 (test d’anxiété) et 30 min (rencontre et coït avec une femelle), chaque test étant réalisé à des jours différents. Les rats femelles seront soumises à 3 injections d’hormones féminines (une injection par jour durant 3 jours) d’une durée de quelques secondes chacune, et à la rencontre et coït avec un mâle (la même femelle est utilisée pour étudier le comportement sexuel de 2 mâles lors de 2 sessions différentes).
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sont les suivants : 1) la chirurgie de durée courte peut entraîner un risque de stress post-chirurgical faible, avec une douleur qui reste limitée et passagère , 2) les injections sous-cutanées quotidiennes lors de la supplémentation hormonale peuvent entraîner un léger stress de situation lié à la prise en main de l’animal et une douleur très légère au site d’injection durant quelques secondes, et 3) la réalisation des tests comportementaux peut entraîner un léger stress de situation, de courte durée (5 mins et 30 mins).
Devenir
À l’issue de la procédure expérimentale, les animaux seront maintenus en vie pendant une à deux semaines dans l’animalerie. Ils seront ensuite mis à mort lors de la réalisation d’autres travaux pratiques, afin de permettre leur transfert en salle de travaux pratiques et l’utilisation de leurs organes dans le cadre de ces enseignements. Cette organisation permet de valoriser les animaux déjà utilisés dans le présent projet et d’éviter le recours à des animaux supplémentaires pour ces autres activités pédagogiques.
Remplacement
Le recours à des animaux vivants est nécessaire pour permettre aux étudiants d’acquérir une expérience pratique dans la réalisation et le suivi d’une étude sur l’animal, qui ne peut être reproduite à l’aide de vidéos ou de simulations. Cette formation leur permet de mettre en pratique les connaissances acquises au cours de leur cursus, d’apprendre à manipuler et à suivre les animaux dans le respect de leur bien-être et de comprendre comment sont réalisés et analysés des travaux expérimentaux. Cette expérience pratique constitue une préparation importante à leur future activité professionnelle et favorise ainsi leur acceptation en stage et leur insertion professionnelle, notamment pour les étudiants amenés à travailler dans des domaines utilisant des modèles animaux.
Réduction
Le nombre de rats mâles prévu par an dans ce projet est de 32 répartis en 4 groupes de 8 animaux chacun. Le nombre de 8 rats par groupe est celui estimé être suffisant et nécessaire pour permettre une exploitation statistique des résultats avec une puissance statistique satisfaisante (>60%). Une puissance statistique nécessaire à la mise en évidence significative des effets recherchés est importante pour que des étudiants de 2ème année de master puisse conduire un plan expérimental à son terme et être dans des conditions d'exploitation des résultats comparables à celles dans lesquelles ils seront lors de leur carrière future. Il faut également ajouter 16 femelles qui seront utilisées pour le test de comportement sexuel. Afin de réduire le nombre d’animaux, 1 femelle sera utilisée pour tester 2 mâles. Le nombre total d’animaux nécessaire est donc de 32 mâles et 16 femelles soit 48 animaux par année universitaire. Le nombre total d’animaux pour ce projet pour une durée de 5 ans est donc de 240 rats.
Raffinement
La procédure chirurgicale de castration sera réalisée sous anesthésie générale. Les animaux seront maintenus pendant la procédure sur des tapis chauffants. Un antalgique sera administré une première fois en pré-opératoire puis après le réveil des animaux. Le traitement sera poursuivi dans les 5 jours suivant la chirurgie. Une surveillance quotidienne de l’état général des animaux sera mise en place et une surveillance accrue de la cicatrisation aura lieu dans la période des 5 jours post-chirurgie. Les manipulations réalisées par les étudiants seront systématiquement réalisées sous la surveillance d’un enseignant-chercheur.
Choix des espèces
Le rat est utilisé pour ses caractéristiques physiologiques bien connues. Sa taille facilite son élevage et ses qualités au plan de leur comportement social facilitent la coopération et la manipulation par les étudiants. Cette espèce animale présente donc toutes les qualités requises par rapport aux exigences qui sont imposées par ce type d’enseignement. Pour ce projet, des rats mâles âgés de 8 semaines seront utilisés et les tests comportementaux réalisés un mois après la castration, c’est à dire avec des animaux âgés de 12-13 semaines.
Etude pilote pour optimiser l’examen en imagerie multimodale et le phénotypage du processus de gavage chez le canard mulard
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Autres oiseaux : 10
Mettre au point trois techniques d'imagerie médicale sur des oiseaux vivants pour prédire la qualité marchande du foie gras : 20 oiseaux, 10 poules de réforme et 10 canards mulards, vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chaque individu subit trente minutes de contention vigile pour une échographie, une prise de sang au sinus occipital, une anesthésie par injection intramusculaire, une intubation, puis deux heures trente à deux heures quarante-cinq d'examens d'imagerie. La mise à mort intervient en fin d'anesthésie, le porteur indiquant que les produits de contraste et les anesthésiques rendent les oiseaux "impropres à l'élevage et à la consommation ultérieure". Les marqueurs recherchés sont le taux de fonte lipidique, le poids du foie entre 450 et 550 grammes et l'absence des veinules que "le consommateur" juge dépréciantes, et le porteur annonce que ces résultats alimenteront les débats sur le "bien-être animal".
Objectifs
La production de foie gras fait l’objet de débats sociétaux et scientifiques grandissants. Elle reste néanmoins une activité économique importante en France (80% de la production mondiale). Cette production repose sur une phase d’engraissement par gavage de courte durée (entre 12 et 14 jours) et la qualité du foie gras obtenu à la suite de ce processus de gavage repose classiquement sur trois critères principaux : (i) le taux de fonte lipidique qui doit être < 30%, idéalement
Bénéfices attendus
Le projet apportera de nouvelles connaissances sur : - les mécanismes d'installation et de réversibilité de la modification physiologique du foie induite par le gavage chez le canard Mulard - l’identification de biomarqueurs d'imagerie susceptibles de prédire la qualité technologique des foies, notamment leur poids, leur qualité vasculaire et leur taux de fonte lipidique - la comparaison des performances de l'IRM, du scanner avec celles de l'échographie, une technique beaucoup plus accessible et potentiellement utilisable en élevage - les conséquences physiologiques du gavage et la capacité du foie à retrouver un état proche de son état initial après l'arrêt de l'engraissement. Dans un contexte où la production de foie gras fait l'objet de nombreux débats sociétaux relatifs au bien-être animal, ces résultats permettront d'alimenter les discussions avec des données expérimentales objectives et quantitatives, fondées sur des méthodes d'imagerie non invasives. Cette étude pilote permettra d'optimiser les protocoles expérimentaux avant la mise en œuvre d'une étude de plus grande ampleur. Elle servira à ajuster les paramètres d'imagerie, à valider les séquences IRM les plus pertinentes, à optimiser les modalités d'observation et les interventions sur les animaux, ainsi qu'à évaluer la faisabilité du suivi longitudinal. Cette étape préparatoire contribuera à améliorer la qualité scientifique des futures expérimentations tout en limitant le nombre d'animaux nécessaires, conformément au principe des 3R.
Procédures
Chaque animal subira : une contention vigile pour un examend'échographie (30 minutes), puis une prise de sang (1 minute, voire 2 si un deuxième essai est réalisé), puis une injection pour induire l'anesthésie (30 secondes). Sous anesthésie, il sera intubé (30 secondes), une voie veineuse sera posée (5 minutes), puis 2 examens d'imagerie seront effectués (2h30 à 2h45).
Impact sur les animaux
Le transport entre les deux sites peut entrainer du stress léger. La contention lors des prises de sang, des injections et de l’examen d’échographie peut engendrer du stress pour l’animal. Les prises de sang et la pose d’une voie veineuse peut provoquer une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome. L’induction de l’anesthésie par injection intra-musculaire peut être légèrement douloureuse.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin d'anesthésie d’imagerie car l’injection des produits de contraste et des anesthésiques rend les animaux impropres à l’élevage et à la consommation ultérieure. Ce seront des animaux de réforme, sans retour prévu à l’élevage.
Remplacement
Afin de déterminer les paramètres optimums pour l’imagerie (IRM + scanner + échographe 3D), et de maîtriser les gestes techniques inclus dans le projet principal, cette étude pilote doit être réalisée in vivo d’abord chez la poule, puis chez le canard. Il n’y a pas de méthode de remplacement. Nous avons choisi des poules de réforme pour ne pas utiliser des animaux qui auraient pu avoir un autre sort. Des autopsies sur poules et canards réalisées au préalable nous permettront de mieux connaître les structures anatomiques d'intérêt.
Réduction
20 animaux au maximum seront utilisés (10 poules et 10 canards) dans cette expérimentation pilote. Cela est suffisant pour le paramétrage des 3 outils d’imagerie, et l'entrainement aux gestes sur les animaux. Si les objectfis sont atteints avec un nombre inférieur d’animaux, les animaux surnuméraires ne seront pas utilisés. L'intérêt de l'imagerie est de pouvoir sérier les examens et donc de pouvoir utiliser les animaux comme leur propre témoin. De plus cette étude permettrait de mettre à jour des données anciennes. L'utilisation de cadavres au préalable permettra de limiter le nombre d’animaux vivants utilisés. Les poules seront des animaux de réforme.
Raffinement
Tous les gestes et examens seront d’abord testés sur cadavres, d’abord de poule (plus faciles à se procurer), puis de canard (si possible). Ensuite seulement nous utiliserons des animaux vivants. Les animaux seront amenés sur la plateforme et laissés au calme quelques heures, dans une pièce chauffée si besoin. Ils seront ensuite manipulés avec douceur lors de la séquence d'examen vigile (échographie 3D, prise de sang, induction de l’anesthésie). Raffinement des prises de sang : elles seront réalisées au sinus occipital toujours en binôme, avec une contention calme et précise. Pour le sinus occipital, une garde sur l’aiguille limitera les risques de pénétration excessive et de lésions cérébrales. Un point de compression de 30 à 60 secondes sera appliqué pour prévenir les hématomes. L’anesthésie sera induite par injection intra-musculaire, et le relai gazeux sera fait après intubation oro-trachéale. L'anesthésie sera complétée par une administration d'analgésique. Du gel anesthésiant sera appliqué sur la sonde avant l’intubation. L'euthanasie suivra les examens d’imagerie (les animaux sont destinés à la réforme).
Choix des espèces
Le projet cible porte sur le canard mulard. Néanmoins, cette espèce n’est pas élevée au sein de la structure concernée. Les mises au point seront donc réalisées sur poules, une espèce proche. La structure peut nous fournir facilement des animaux morts et des animaux de réforme. Une fois les gestes maîtrisés chez la poule, nous utiliserons quelques canards issus de l’élevage partenaire, prévus à cet effet, pour valider dans l’espèce cible du projet. Les poules seront des adultes de réforme, pour se rapprocher au maximum du format des canards utilisés dans le projet, et pour rentabiliser au maximum leur utilisation. Les canards seront des individus prêts à gaver (soit 14 semaines d'âge), car ce sont les cibles du projet.
Evaluation des effets thérapeutiques de l’empagliflozine sur un modèle de troubles de la conduction cardiaque
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Tuées à l'issue pour prélever leur cœur, 40 souris génétiquement modifiées pour la perte de fonction du principal gène impliqué dans deux maladies cardiaques héréditaires humaines sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le protocole tient en deux électrocardiogrammes de trois minutes sous anesthésie générale, à huit puis à onze semaines, séparés par trois semaines d'empagliflozine ou de placebo dans l'eau de boisson. Ce médicament est déjà prescrit à des humains contre certaines formes de diabète, et le porteur en attend une réduction des anomalies électriques cardiaques. Il écrit : "Seule l'expérimentation réalisée sur des animaux vivants peut permettre de démontrer une efficacité du traitement sur les paramètres électrocardiographiques", et cite deux études récentes montrant des effets du médicament sur des cellules cardiaques en culture.
Objectifs
Ce projet vise à déterminer si un médicament déjà utilisé chez l'humain pour traiter certaines formes de diabète peut également réduire les anomalies de l'activité électrique cardiaque d'un modèle de souris transgénique de deux pathologies cardiaques héréditaires humaines caractérisées par ces anomalies. A l'heure actuelle, il n'existe pas de traitement préventif médicamenteux pour les patient.e.s affecté.e.s par ces pathologies, dont les plus séverement touché.e.s doivent être implanté.e.s avec un stimulateur et/ou un défibrillateur cardiaque.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est une réduction, voire une prévention, des anomalies de l'activité électrique cardiaque de ce modèle.
Procédures
A l'âge de 8 semaines et de 11 semaines, les souris seront soumises à un enregistrement de l'électrocardiogramme (durée de 3 min) réalisé sous anesthésie générale. Pendant les 3 semaines séparant ces deux enregistrements, le médicament (ou le placebo) sera ajouté à l'eau de boisson à une dose thérapeutique.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables pour les souris que l'on peut anticiper lors de cette étude sont le stress susceptible d'être induit lors la manipulation des souris, les risques liés à l'anesthésie (profondeur excessive ou insuffisante) mise en place pour l'enregistrement de l'électrocardiogramme et une augmentation modérée de la diurèse pendant la prise du médicament.
Devenir
Les souris seront mises à mort à l'issue de l'étude afin de prélever leur coeur pour des études de l'activité électrique cardiaque ex vivo.
Remplacement
Seule l'expérimentation réalisée sur des animaux vivants peut permettre de démontrer une efficacité du traitement sur les paramètres électrocardiographiques. Deux études récentes montrent des effets positifsdu médicament sur l'activité électrique de cellules cardiaques en culture. Mais aucune étude n'a montré un effet in vivo, de surcroit sur un modèle pathologique.
Réduction
Le nombre de souris utilisées est réduit au minimum tout en conciliant une puissance statistique suffisante à une interprétation la plus juste des données obtenues. La taille des lots de souris a été déterminée à l'aide d'un logiciel de statistique sur la base de notre expérience antérieure en termes de dispersion des valeurs des paramètres électrocardiographiques. Une analyse statistique des résultats sera réalisée.
Raffinement
Les souris seront hébergées en cages ventilées enrichies de tunnels ou de cabanes pour se camoufler et/ou de frisottis pour fabriquer des nids. Les animaux sont surveillés quotidiennement. Lors des examens électrocardiographiques, ainsi que lors de la mise à mort, les animaux seront sous anesthésie générale. Lors des enregistrement électrocardiographiques, la température corporelle sera maintenue à l'aide d'un tapis chauffant rétrocontrôlé par une sonde rectale. A l'issue des enregistrements, les souris seront placées dans des cages placées sur des tapis chauffants et surveillées de façon accrue jusqu'à leur réveil complet. Des tunnels sont utilisés pour manipuler les souris lors de l'induction de l'anesthésie ou pour les remettre dans leur cage après réveil, de façon à limiter le stress induit par la manipluation. Afin d’éviter toute douleur ou souffrance des souris, peu probables dans le contexte de cette étude, des signes cliniques ont été identifiés et définissent les points limites au-delà desquels l’expérimentation est interrompue.
Choix des espèces
Le modèle de souris utilisé est le seul modèle murin de perte de fonction du principal gène impliqué dans les deux pathologies humaines d'intérêt pour ce projet. Les souris seront utilisées à partir de l'âge de 7 semaines, jusqu'à l'âge de 11 semaines.
Développement préclinique de biomarqueurs neurodéveloppementaux basés sur l’imagerie fonctionnelle par ultrasons chez le furet
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Des furettes gestantes reçoivent une injection dans l'abdomen d'un produit destiné à déclencher une réaction immunitaire, qui provoque une inflammation et une élévation de température pendant quelques heures. Leurs petits sont ensuite examinés par imagerie cérébrale à ultrasons sous anesthésie, jusqu'à quatre séances d'une heure, et une partie subit deux chirurgies du crâne, pose puis retrait d'une pièce de fixation, de deux à quatre heures. Une partie est examinée éveillée, tête maintenue immobile, lors de trois séances de deux heures. Sur les 88 furets du projet, dont une partie des procédures atteint un niveau de souffrance sévère, 66 sont tués pour l'analyse histologique de leur cerveau, et le champ structuré compte 8 furets réutilisés et 14 rendus à l'élevage quand la narration parle de transfert vers un autre projet ou de placement auprès d'associations.
Objectifs
Les troubles du développement du cerveau chez l'enfant, comme les troubles du spectre de l'autisme, sont fréquents et représentent un enjeu de santé important. On sait qu'une infection ou une inflammation survenant chez la mère pendant la grossesse augmente le risque que l'enfant développe ce type de trouble. Aujourd'hui, ces troubles ne sont le plus souvent repérés qu'après plusieurs années, à partir de l'observation du comportement de l'enfant, ce qui retarde une éventuelle prise en charge. Ce projet cherche à repérer très tôt, dès les premières semaines de vie, des signes d'un développement cérébral perturbé. Nous utilisons pour cela une technique d'imagerie du cerveau par ultrasons qui suit l'activité cérébrale au fil de sa croissance. Nous étudions le furet, un petit mammifère dont le cerveau se développe après la naissance d'une manière proche de celle du cerveau humain en fin de grossesse, ce qui rend les résultats transposables à l'être humain. En comparant des animaux dont la mère a subi une inflammation pendant la gestation à des animaux témoins, nous cherchons à identifier des marqueurs précoces d'un développement cérébral anormal.
Bénéfices attendus
Les troubles du développement du cerveau chez l'enfant, comme les troubles du spectre de l'autisme, concernent environ 3 pour cent des naissances et représentent un coût humain et social important. Aujourd'hui, ils ne sont le plus souvent repérés qu'après plusieurs années, à partir de l'observation du comportement de l'enfant, ce qui retarde toute prise en charge. À court terme, le projet permettra de mieux comprendre comment une inflammation survenue pendant la grossesse modifie le développement du cerveau juste après la naissance. À moyen terme, il pourrait fournir des marqueurs mesurables très tôt dans la vie, servant de repères d'un développement cérébral perturbé. À long terme, comme cette imagerie par ultrasons est déjà employée chez le nouveau-né humain, ces marqueurs pourraient aider à mettre au point des outils de dépistage précoce, ouvrant la voie à une prise en charge plus rapide et plus efficace.
Procédures
Une partie des animaux reçoit une injection unique dans l'abdomen, sous brève anesthésie générale (environ 20 minutes). Tous les jeunes sont examinés par imagerie cérébrale par ultrasons, indolore, sous anesthésie générale légère : une à quatre séances d'environ une heure. Une partie subit une séance terminale sous anesthésie générale profonde avec analgésie, sans réveil (une à deux heures). Une partie est suivie plus longtemps et examinée éveillée, tête maintenue immobile, lors de trois séances d'environ deux heures. Une partie des animaux subit deux interventions chirurgicales sous anesthésie générale et analgésie : la pose d'une pièce de fixation sur le crâne (deux à quatre heures), puis son retrait (environ deux heures). En fin de participation, une partie des animaux est mise à mort sans souffrance, sous anesthésie générale profonde, pour prélever le cerveau.
Impact sur les animaux
Douleur, lésions et maladie : chez les mères, l'injection dans l'abdomen pourra induire une douleur brève, et le produit injecté, destiné à déclencher une réaction immunitaire, provoque une inflammation passagère (élévation de la température pendant quelques heures). Chez les jeunes, les interventions chirurgicales sur le crâne peuvent entraîner une douleur après l'opération ainsi qu'un risque d'infection. Inconfort physique : les anesthésies répétées et le maintien de la tête immobile lors des séances d'imagerie peuvent occasionner un inconfort. Peur et détresse : le maintien de la tête immobile chez l'animal éveillé, les manipulations et la séparation temporaire d'avec la portée peuvent être source de stress. Changement d'environnement et comportement : l'hébergement individuel pendant la courte période suivant une chirurgie constitue une modification temporaire de l'environnement social. Par ailleurs, les jeunes issus de mères ayant subi une inflammation pendant la gestation pourraient présenter des troubles comportementaux liés à l'effet recherché sur le développement du cerveau.
Devenir
Une partie des furetons est euthanasiée pour analyse histologique. Les autres furetons femelles maintenues en vie, ainsi que les mères, sont transférés dans un autre projet éthique ou réhabilités auprès d'associations spécialisées.
Remplacement
Ce projet étudie comment le cerveau se développe et fonctionne dans un organisme entier. Ce développement met en jeu de très nombreux phénomènes qui se déroulent en même temps et s'influencent mutuellement, et qu'aucune méthode de remplacement (cellules en culture, tissus isolés ou simulation informatique) ne parvient aujourd'hui à reproduire fidèlement. L'étude sur un animal vivant est donc nécessaire.
Réduction
Le projet utilise au total 88 animaux : 8 femelles reproductrices et 80 jeunes. Le nombre de jeunes a été fixé au minimum nécessaire à l'aide d'un calcul statistique préalable, appelé calcul de puissance, qui détermine le plus petit effectif permettant de mettre en évidence de façon fiable une différence entre les jeunes issus de mères ayant subi une inflammation pendant la gestation et les jeunes témoins. À l'issue de l'étude, des tests statistiques seront nécessaires pour interpréter les résultats de manière fiable. Le nombre d'animaux est encore réduit par le suivi répété des mêmes individus au cours de leur développement, plutôt que par l'utilisation de groupes d'animaux différents à chaque âge.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des cages ou au sol, dans des environnements conformes à la réglementation, enrichis (tapis à furet, hamacs, plateformes, balles). Ils bénéficient d'une température stable, d'une alternance régulière jour-nuit, d'un accès permanent à l'eau et à la nourriture, d'un environnement calme lors des procédures, et d'un personnel formé assurant une surveillance attentive plusieurs fois par semaine. Ils sont acclimatés à leur arrivée et habitués progressivement aux manipulations. Les interventions sont réalisées sous anesthésie, avec des médicaments contre la douleur avant et après, et des critères d'arrêt précoces pour éviter toute souffrance.
Choix des espèces
Le furet est choisi parce que son cerveau a une structure à circonvolutions, comme le cerveau humain, et qu’il se plie et se développe en grande partie après la naissance, ce qui permet de l'observer directement chez le jeune. Les animaux sont étudiés de la première semaine de vie jusqu'à l'âge adulte : les études sur les jeunes fournissent des résultats pertinents pendant la période de croissance rapide du cerveau, et celles sur les adultes une fois que le cerveau est entièrement formé.
Elevage de lignées de souris permettant d’étudier les cellules souches de l’intestin
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système gastrointestinal
Tatouage d'un ou deux coussinets des pattes et biopsie de la queue, sous une contention d'environ cinq minutes : voilà ce que subissent les souriceaux de cet élevage de lignées génétiquement modifiées. 15 360 souris vont être utilisées sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour fournir des souris aux études sur les cellules souches de l'intestin. Le champ structuré du devenir annonce 15 360 souris réutilisées et aucune mise à mort, alors que le texte du projet écrit que "Les animaux adultes surnuméraires seront mis à mort", sans que leur nombre apparaisse nulle part. Sur le raffinement, le porteur tient en une phrase, un environnement enrichi et un maintien en groupe social.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de permettre l'élevage et la caractérisation génétique de lignées de souris génétiquement modifiées, afin de fournir des modèles pertinents pour l'étude des cellules souches intestinales au cours du développement, de la régénération et des pathologies pédiatriques.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont, d'une part, de fournir des animaux ayants des gènes spécifiques d'intérêt pour nos études et, d'autre part, de comprendre les signaux qui régulent le développement et le maintien des cellules souches pour comprendre comment l'intestin se régénère après blessure.
Procédures
Les souriceaux subiront une contention d'environ 5 minutes pendant laquelle un ou deux coussinets des pattes seront tatoués et une biopsie de queue sera prélevée.
Impact sur les animaux
La contention peut provoquer un stress léger de courte durée chez l’animal. Par ailleurs, le prélèvement de tissu peut provoquer une légère douleur au moment du geste.
Devenir
Les animaux seront utilisés dans des projets scientifiques ou pour renouveler les accouplements. Les animaux adultes surnuméraires seront mis à mort.
Remplacement
Le projet étudiera comment le microenvironnement de l'intestin influence sa santé. Réduire le projet à un modèle de cellules isolées en culture pourrait nous priver de découvertes pertinentes liées à la complexité des interactions systémiques présentes dans l'intestin et il est donc essentiel d'étudier les cellules dans leurs conditions physiologiques.
Réduction
Les stratégies d’accouplement ont été élaborées selon des expériences antérieures pour générer un nombre restreint mais suffisant d’animaux pour réaliser au mieux les expériences. De plus, chaque souris fera l'objet de multiples analyses et les tissus prélevés seront exploités pour plusieurs types d'expériences. Les animaux ne portant pas le génotype d'intérêt seront eux aussi utilisés pour des expériences n'impliquant pas le besoin de marquage cellulaire.
Raffinement
les animaux sont maintenus dans un environnement enrichi et en groupe social.
Choix des espèces
La souris de laboratoire est un modèle largement reconnu et particulièrement avantageux pour la recherche sur l'intestin grâce à ses similiratités avec la physiologie humaine. Ceci en fait un excellent modèle translationnel, promettant des avancées inestimables pour la compréhension des fonctions intestinales en santé comme en maladie. De plus, de nombreux modèles transgéniques d'intérêt pour notre étude ont déjà été établis chez la souris. Les souriceaux ont entre 7 et 10 jours, âge auquel on peut tatouer les coussinets. Le prélèvement caudal est fait en meme temps pour permettre une caractérisation génétique avant le sevrage.
Etude exploratoire prospective de la distribution du tramadol et de ses métabolites chez le rat après administration d’une dose thérapeutique ou supra-thérapeutique orale et unique
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Un gavage unique de tramadol, à dose thérapeutique ou supérieure, est le seul geste pratiqué sur les 84 rats vivants de ce projet. Tout le reste vient après leur mise à mort, les organes étant prélevés à différents délais pour suivre la répartition du médicament et de ses produits de transformation dans le corps. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger à modéré, et le porteur signale comme nuisances le stress du gavage et d'éventuels effets indésirables du tramadol, suivis par une grille quotidienne. L'objet réel est de fixer le délai le plus utile entre la prise et la mort, pour préparer un second projet sur les prises répétées, à l'usage des expertises toxicologiques demandées par la justice.
Objectifs
Le tramadol est un médicament utilisé pour soulager les douleurs modérées à importantes. Bien qu'efficace, il peut entraîner un risque de dépendance, de mauvaise utilisation et, dans certains cas, d'intoxication grave. Lorsqu'un décès survient, les médecins légistes analysent souvent les concentrations de tramadol dans l'organisme pour déterminer si ce médicament a pu jouer un rôle. Cependant, après la mort, les substances présentes dans le corps peuvent se déplacer entre les différents organes et le sang, ce qui complique l'interprétation des résultats. À ce jour, on connaît encore mal l'évolution du tramadol et de ses principaux produits de transformation après le décès, en particulier chez les personnes qui prennent ce médicament de façon régulière. Ce manque de connaissances peut rendre plus difficile la détermination des causes d'un décès. Cette étude utilisera le rat, dont le devenir du tramadol dans l'organisme est proche de celui de l'Homme et le but est d'étudier comment le médicament et ses principaux produits de gradation se répartissent dans différents organes. L'objectif final est d'améliorer l'interprétation des analyses toxicologiques réalisées en médecine légale et de contribuer à une détermination plus fiable des causes de décès impliquant le tramadol.
Bénéfices attendus
Le tramadol est un médicament très prescrit. Sa mauvaise utilisation et le risque de dépendance qu’il entraîne en fait un problème de santé publique, et ce médicament est retrouvé lors des décès par intoxication. Comprendre comment le tramadol et ses produits de transformation dans l’organisme se répartissent dans l’organisme est essentiel pour interpréter les concentrations mesurées lors des autopsies. Ce projet permettra de déterminer le délai le plus pertinent entre la prise du médicament et le décès de l’animal, afin de préparer un second projet qui étudiera comment ces concentrations évoluent après la mort en cas de prises répétées. Ces travaux apporteront des informations utiles à la recherche des causes de décès, attendues à la fois par la justice et par les familles.
Procédures
La seule intervention réalisée sur l’animal vivant sera sa prise en main et l’administration unique du médicament directement dans l’estomac, au moyen d’une sonde. Le médicament est administré soit à une dose comparable à celle utilisée en traitement, soit à une dose supérieure à celle habituellement prescrite. Ce geste dure moins d’une minute et n’est pas douloureux pour l’animal. Tous les prélèvements sont réalisés après la mort de l’animal.
Impact sur les animaux
La première nuisance d’ordre légère, est liée au mode d’administration par gavage, pouvant engendrer un stress à l’animal. La deuxième nuisance concernera l’apparition d’éventuels effets indésirables du tramadol (pour cela une grille de surveillance quotidienne a été établie).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure par une technique réglementaire à chaque temps mais également si nécessaire en cas d'atteinte de point limite.
Remplacement
La mauvaise utilisation et le détournement du tramadol sont à l’origine de décès, ce qui conduit la justice à demander des expertises sur l’origine de ces décès. Pour progresser, il est nécessaire d’étudier comment le médicament et ses produits de transformation dans l’organisme se répartissent dans l’organisme, puis se déplacent entre les organes après la mort. Il n’existe aucune méthode de simulation informatique ni de modèle en laboratoire permettant de reproduire ces phénomènes, qui font intervenir l’organisme entier. Le recours au modèle animal est donc indispensable, et le rat a été choisi parce que le devenir du tramadol dans son organisme est très proche de celui observé chez l’être humain.
Réduction
Il s’agit d’une étude exploratoire. Le nombre d’animaux a été réduit au minimum nécessaire : six animaux pour chaque délai étudié, dans chacun des deux groupes. Cet effectif est le plus petit permettant une description fiable des résultats. Les mâles et les femelles sont utilisés en nombre égal, la littérature ne rapportant pas de différence attendue entre les deux sexes pour les éléments étudiés.
Raffinement
À leur arrivée, les animaux bénéficient d’une période d’adaptation de sept jours. Ils sont habitués progressivement à être pris en main, afin de limiter le stress lié à l’administration du médicament. Ils sont surveillés quotidiennement et pesés avant l’administration. Une grille de surveillance comportant des critères d’arrêt précis a été établie : si l’un de ces critères est atteint, notamment en cas de douleur importante ou de difficulté d’accès à l’eau, à la nourriture, ou de perte de mobilité, l’animal est mis à mort par une méthode réglementaire.
Choix des espèces
Le métabolisme du tramadol chez le rat présente des similitudes majeures avec celui observé chez l’humain. Les profils pharmacocinétiques (absorption, métabolisme hépatique, élimination rénale), ainsi que les principaux métabolites (M1, M2, M5), sont comparables.
Prélèvements d’échantillons biologiques chez les primates non humains
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
Babouins : 40
Fournir du matériel biologique à des équipes publiques et privées : 60 primates, 20 macaques rhésus et 40 babouins, sont exploités comme source d'échantillons, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent des prélèvements de sang une fois par semaine, des ponctions de liquide céphalo-rachidien jusqu'à quatre fois par an, des biopsies de foie, de rein, de poumon, de peau ou d'intestin, et jusqu'à la moitié d'un organe gonadique, trois fois par an. Le porteur liste les complications attendues, hématome, lésion de la vessie, infection urinaire, saignement, fuite digestive, céphalées, et un isolement de 24 à 48 heures porté à cinq jours après une biopsie chirurgicale. Aucun de ces primates n'est tué, le champ structuré et la narration concordant sur ce point, et le porteur présente des échantillons qui "pourraient réduire le recours à l'expérimentation animale", prélevés chaque semaine sur des individus maintenus en captivité.
Objectifs
L'objectif du présent projet consiste à fournir aux équipes de recherche publiques ou privées, le matériel biologique (sang, urine, salive, poils, selles, liquide céphalo-rachidien, biopsies, sperme) nécessaire à la réalisation d’études scientifiques in vitro, pour des projets de recherche. Ces échantillons permettent l’analyse de marqueurs biologiques, l’étude de pathologies, ou le développement de thérapies, sans nécessiter de sacrifice animal, et pourraient réduire le recours à l’expérimentation animale.
Bénéfices attendus
Contribuer à des projets scientifiques nationaux, européens et internationaux validés . Permettre des avancées en recherche biomédicale (maladies neurodégénératives, infertilité, cancers, etc..) ainsi qu’en recherche fondamentale (e.g., physiologie, développement, sénescence) grâce à la disponibilité d’échantillons de qualité (sang, urine, liquide céphalo rachidien, tissus...). Contribuer à la validation de modèles et méthodes non animaux (ex : organoïdes, intelligence artificielle) en fournissant des données de référence sur primate non-humain. Optimiser la logistique en garantissant une collecte standardisée et contrôlée des échantillons. Renforcer la reproductibilité des résultats en standardisant les protocoles de prélèvement et de conservation des échantillons, réduisant ainsi les variations liées aux méthodes ou aux conditions de collecte.
Procédures
Plusieurs types de prélèvements pourront être réalisés dans le cadre du présent projet, sur chaque animal anesthésié ou vigile, au cours de la même intervention ou à plusieurs reprises sur la durée du projet. En général des animaux différents sont sélectionnés à chauqe demande. Si plusieurs échantillons sont prélevés sur la durée du projet sur le même animal, des temps de repos entre chaque prélèvement seront alors à respecter avec à minima une semaine de récupération entre chaque anesthésie. Des délais plus longs seront à respecter pour les procédures plus invasives La récupération totale de l’animal, validée par l’équipe vétérinaire, est nécessaire avant chaque nouveau prélèvement. Voici les fréquences maximales en fonction des prélèvements : • Sang, 1xsemaine • Urine : Jusqu’à vidange complète de la vessie ; fréquence : 1x/semaine. • Salive : 1–2 écouvillons ; fréquence : illimitée (animaux entraînés), 1x/semaine (sous anesthésie). • Poils : 10–50 poils ; fréquence : 1x/semaine (sous anesthésie). • Selles : pas de limite de volume ; fréquence : 1x/semaine (isolement limité à 48h). • LCR : 0,2 mL/kg (max 4x/an/animal, espacés de 15 jours minimum). • Biopsies : o Organes (foie, rein, poumon) :
Impact sur les animaux
Stress lié à la capture (limité par des méthodes sans contention). Risques anesthésiques (dépression cardiorespiratoire, hypothermie ). Douleur suite aux prélèvements (biopsie ou LCR). Isolement transitoire pour certains prélèvements (en général 24 à 48h, max 5 jours pour les biopsies chirurgicales). Complications liées au type de prélèvement : hématome (sang, LCR) ; lésion de la vessie (urine), infection urinaire (sondage) ; saignement (biopsies), fuite digestive (biopsie tractus digestif), complications infectieuses (biopsies, LCR), céphalées (LCR).
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie et dans leurs groupes sociaux d’origine car les prélèvements prévus ne sont pas invalidants.
Remplacement
Dans le cadre des 3R, l’utilisation d’animaux est ici incontournable et le remplacement n'est pas envisageable puisqu'il s'agit de fournir des échantillons de tissus biologiques pour des études in vitro. Ceux-ci permettront l'analyse de biomarqueurs, reflets du fonctionnement d'un ou plusieurs systèmes. Ce projet s’inscrit dans une démarche de remplacement partiel, en fournissant des échantillons pour des études in vitro qui, à terme, pourraient réduire le recours à l’expérimentation animale.
Réduction
Les échantillons qui seront collectés dans le cadre du présent projet ne donneront pas lieu à des analyses de données au sein même de notre unité. Le nombre d’animaux à inclure dans le projet ne peut donc pas être déterminé ou affiné à posteriori par un calcul statistique. Ce nombre est par ailleurs dépendant des demandes qui seront faites par les équipes de recherche et les laboratoires. Par conséquent, dans le but d’évaluer le nombre d’animaux nécessaires, une analyse rétrospective des demandes formulées a été faite. Elle a permis d’évaluer le besoin à 20 à 30 animaux par an, c’est pourquoi 60 animaux maximum seront inclus dans ce projet (2 ans). La contribution de chacune des espèces à l’effectif ne peut cependant pas être déterminée avec précision car, comme pour la taille de l’effectif, elle dépend des demandes. Il est à noter que les gestes décrits dans le présent projet sont pour la plupart peu invasifs et ne nécessitent pas la mise à mort des animaux Plusieurs approches permettent par ailleurs de réduire le nombre d'animaux. Lorsque cela est possible, et sur avis vétérinaire, plusieurs échantillons pourront être collectés sur le même animal dans le cadre d'une anesthésie unique (ex. prélèvement sanguin avec prélèvement poils). Une sérothèque et une biobanque sont également en place et ces échantillons seront privilégiés s’ils peuvent répondre à la demande des équipes afin de réduire le nombre d’animaux impliqués.
Raffinement
La capture est toujours réalisée en privilégiant une méthode sans contention (ni chimique, ni physique) qui consiste d’abord à isoler l’animal lors de son passage dans le tunnel de son hébergement. Une fois isolé, l’animal est transféré dans une boite de transport accolée au tunnel puis transféré dans une zone d’isolement temporaire avec une cage à fond amovible. Certains tunnels sont équipés de fond de contention qui permettent d’anesthésier directement l’animal une fois isolé, réduisant encore les manipulations et le stress. Lorsque cela est possible, les prélèvements sont réalisés vigiles (urine, selle) ou des programmes d’entraînements sont initiés pour permettre la réalisation du prélèvement avec la coopération des animaux (ex : salive). Lorsque cela reste nécessaire ils sont réalisés sous anesthésie. Pendant toute l’anesthésie les individus seront surveillés et monitorés par les vétérinaires. Suite aux prélèvements non ou peu invasifs (sang, urine, féces, salive, sperme) les animaux seront réveillés dans leurs loges d’origine et réintroduits dans leurs groupes dès qu’ils sont suffisament réveillés. Pour les autres (biopsies, LCR), l'intervention a lieu sous anesthésie avec un relais gazeux et sous analgésie (anti inflammatoires et morphiniques). L’animal sera isolé la veille de l’intervention de son groupe pour assurer la mise à jeûn, puis restera en infirmerie pendant 1 à 5 jours en post opératoire sous traitement antalgique. Il sera alors suivi avec une grille de score et de douleur spécifique et disposera d’un planning d’enrichissement dédié avec 4 enrichissements manipulatoires ou alimentaires journaliers. Après validation de sa récupération et de son état de santé par l’équipe vétérinaire il sera réintroduit dans son groupe d’origine sous surveillance de l’équipe vétérinaire et bien-être animal. Plusieurs prélèvements peuvent être réalisés au cours de la même anesthésie. Si plusieurs échantillons sont prélevés sur la durée du projet sur le même animal, des temps de repos entre chaque prélèvement seront alors à respecter avec à minima une semaine de récupération entre chaque anesthésie. Des délais plus longs seront à respecter pour les procédures plus invasives. La récupération totale de l’animal, validée par l’équipe vétérinaire, est nécessaire avant chaque nouveau prélèvement.
Choix des espèces
Les espèces choisies sont les espèces hébergées à la station de primatologie, elles sont classiquement utilisées en recherche biomédicale en raison de leurs similarités physiologiques, anatomiques, génétiques et comportementales avec l’humain. Ces caractéristqies en font de bons modèles pour l’étude de pathologies complexes. Par exemple : • Les babouins sont particulièrement adaptés aux études sur la reproduction en raison de leurs similarités physiologiques (cyles menstruels) et anatominiques. Leurs chromosomes sont organisés comme ceux des humains, ils développent des symptômes respiratoires très similaires à l’humain avec la coqueluche, et ils possèdent le même métabolisme du cholestérol que l’humain. • Les macaques sont largement utilisés pour les recherches en immunologie, neurosciences intégratives et cognitives, et maladies infectieuses grâce à leur système immunitaire et leur organisation cérébrale comparables à ceux de l’humain. Par exemple c’est un modèle particulièrement adapté à l’étude des virus SARS-COV2 et COVID-19. Les animaux utilisés seront principalement des adultes, cependant, des jeunes animaux (>8mois) pourront être inclus. Le stade de développement sera adapté en fonction des besoins scientifiques des projets clients, conformément aux recommandations vétérinaires.
Effets de métabolites microbiens sur la physiologie gastro intestinale et le comportement de la souris dans le contexte de l’autisme
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
Une solution colorée est administrée par sonde buccale à 96 souris pour mesurer leur temps de transit intestinal, après deux semaines d'exposition à une molécule bactérienne dans l'eau de boisson. Ces procédures impliquent un niveau de souffrance léger, et toutes les souris sont tuées à l'issue pour prélever organes et tissus, le porteur indiquant qu'elles ne pourraient pas être réutilisées sans fausser d'autres résultats. Un test impose cinq heures de privation de nourriture, un autre une heure seule dans une cage propre pour compter les crottes. Le projet annonce des tests de comportement portant sur les interactions sociales, les déplacements, les comportements répétitifs et l'anxiété, sans préciser lesquels seront employés, et le porteur souligne lui-même qu'il ne cherche pas à reproduire la complexité de l'autisme chez la souris.
Objectifs
Certains troubles du développement du cerveau, comme les troubles du spectre de l’autisme, peuvent être associés à des difficultés dans les interactions sociales, à des comportements répétitifs, à de l’anxiété, mais aussi à des troubles digestifs. On sait aujourd’hui que l’intestin et le cerveau communiquent entre eux. Dans l’intestin, les bactéries participent à la digestion et peuvent produire de petites molécules qui passent dans l’organisme. Certaines de ces molécules pourraient agir à la fois sur l’intestin et sur le cerveau. Dans ce projet, nous étudions une de ces petites molécules produites par des bactéries intestinales lors de la transformation de certains composants de l’alimentation. Le but du projet est de savoir si une exposition prolongée à cette molécule peut modifier le comportement et le fonctionnement intestinal chez la souris. Pour cela, des souris recevront cette molécule dans leur eau de boisson, puis leur comportement et leur transit intestinal seront étudiés. Nous regarderons notamment si cette molécule modifie les interactions sociales, les comportements répétitifs, l’anxiété ou le fonctionnement de l’intestin. Ce projet ne vise pas à reproduire toute la complexité de l’autisme chez la souris, mais à mieux comprendre si une molécule produite par les bactéries intestinales peut influencer à la fois l’intestin et le comportement.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre comment une molécule produite par les bactéries intestinales peut influencer à la fois le comportement et le fonctionnement de l’intestin. Les résultats permettront de savoir si une exposition prolongée à cette molécule modifie les interactions sociales, les comportements répétitifs, l’anxiété ou le transit intestinal chez la souris. Ils aideront ainsi à mieux comprendre les liens possibles entre l’intestin, les bactéries qui le colonisent et le cerveau. Ce projet présente un intérêt pour la recherche sur les troubles du neurodéveloppement, comme les troubles du spectre de l’autisme, car ces troubles peuvent être associés à la fois à des difficultés de comportement et à des troubles digestifs. À plus long terme, ces connaissances pourront orienter de nouvelles recherches visant à mieux comprendre le rôle du microbiote intestinal et des molécules qu’il produit dans le fonctionnement du cerveau et de l’intestin.
Procédures
Les souris recevront la molécule étudiée dans leur eau de boisson. Cette étape ne nécessite pas de geste direct sur les animaux. Après deux semaines, les souris passeront plusieurs tests de comportement. Chaque test sera réalisé une seule fois par animal. Ces tests permettront d’observer les interactions sociales, les déplacements, les comportements répétitifs et l’anxiété. Leur durée sera courte : environ 5 à 10 minutes selon les tests. Un test nécessitera une privation de nourriture de 5 heures avant de mesurer le temps mis par la souris pour manger dans un nouvel environnement. Les souris auront ensuite deux tests pour étudier le fonctionnement de l’intestin. Pour mesurer la production de crottes, chaque souris sera placée seule pendant 1 heure dans une cage propre. Pour mesurer le transit intestinal, une solution colorée sera administrée par la bouche à l’aide d’une petite sonde. Le temps d’apparition des premières crottes colorées sera ensuite mesuré. Ce test durera au maximum 6 heures. Aucune chirurgie ne sera réalisée. Aucun prélèvement sanguin ne sera effectué.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont surtout liés aux tests réalisés sur les souris, et non à la molécule donnée dans l’eau de boisson. L’exposition prolongée à cette molécule ne devrait pas provoquer d’effet indésirable important. Dans les conditions prévues, les collaborateurs du projet n’ont pas observé de signe préoccupant chez les souris exposées. Les tests de comportement peuvent provoquer un stress bref, par exemple lorsque la souris est manipulée, placée dans un nouvel environnement, isolée temporairement ou mise en présence d’une autre souris inconnue. Ces tests ne sont pas douloureux, mais ils peuvent entraîner une gêne ou une anxiété passagère. Les tests du fonctionnement intestinal nécessitent une administration par la bouche à l’aide d’une petite sonde. Ce geste peut provoquer un stress bref lié à la contention et, plus rarement, une irritation digestive. Ces effets sont attendus comme temporaires. Les animaux seront surveillés afin de détecter tout signe de douleur, de stress prolongé ou d’altération de leur état général.
Devenir
À la fin de la procédure, tous les animaux seront mis à mort par une méthode réglementaire. Cette mise à mort est nécessaire car les souris auront reçu la molécule étudiée pendant plusieurs semaines et auront réalisé l’ensemble des tests prévus. Elles ne pourront donc pas être réutilisées dans une autre étude sans risque de fausser de nouveaux résultats. La mise à mort permettra aussi de récupérer des organes ou des tissus après la mort, afin de réaliser des analyses complémentaires. Ces analyses aideront à mieux comprendre les effets de la molécule étudiée sur l’organisme.
Remplacement
Ce projet ne peut pas être réalisé uniquement avec des cellules, des organes isolés ou des modèles informatiques. La question posée concerne à la fois le comportement et le fonctionnement de l’intestin. Pour y répondre, il faut pouvoir étudier un animal vivant, dans lequel l’intestin et le cerveau communiquent entre eux. Des cellules en culture peuvent aider à comprendre certains mécanismes simples, mais elles ne permettent pas d’observer des interactions sociales, des comportements répétitifs, de l’anxiété ou le transit intestinal. Le recours à la souris est donc nécessaire pour savoir si une exposition prolongée à une molécule produite par des bactéries intestinales peut modifier à la fois le comportement et le fonctionnement de l’intestin.
Réduction
Le nombre de souris a été limité au minimum nécessaire pour répondre à la question scientifique. Le projet utilisera 96 souris au total. Les animaux seront répartis en groupes permettant de comparer les souris recevant la molécule étudiée et les souris contrôles, chez les mâles et chez les femelles. Les mêmes souris seront utilisées pour les tests de comportement puis pour les tests du fonctionnement intestinal. Cela évite d’utiliser des groupes différents pour chaque type de test. Cette organisation permet de réduire le nombre total d’animaux tout en obtenant les informations nécessaires pour étudier les effets de la molécule sur le comportement et l’intestin.
Raffinement
Tout sera fait pour limiter le stress et l’inconfort des souris. Les animaux seront hébergés en groupes, avec du matériel pour faire un nid et un abri. Ils auront une période d’acclimatation d’au moins 7 jours après leur arrivée. Les souris seront habituées progressivement aux manipulations avant les tests, afin de réduire le stress lié à la prise en main et à la contention. Les tests seront réalisés dans un environnement calme, dans des conditions standardisées. Les animaux seront replacés dans leur cage d’origine après chaque test. Lorsque cela sera possible, un seul test sera réalisé par jour afin de limiter la fatigue et le stress. Les gestes nécessitant une contention, comme l’administration orale utilisée pour le test du transit intestinal, seront réalisés par du personnel formé. L’état général des animaux sera surveillé au cours de la procédure. Tout animal présentant un signe de douleur, de stress prolongé ou d’altération importante de son état général sera retiré de la procédure.
Choix des espèces
La souris a été choisie car elle permet d’étudier à la fois le comportement et le fonctionnement de l’intestin chez un animal vivant. Ces deux aspects sont importants dans ce projet, car nous voulons savoir si une molécule produite par des bactéries intestinales peut agir à la fois sur l’intestin et sur certains comportements. La souris est aussi une espèce adaptée pour observer les interactions sociales. Elle vit naturellement avec d’autres souris et son comportement peut être étudié avec des tests simples et bien connus. Elle permet donc d’évaluer si la molécule étudiée modifie les contacts avec les autres souris, l’anxiété, les comportements répétitifs ou le transit intestinal. Les souris seront utilisées après le sevrage, à l’âge de 3 à 4 semaines. Le traitement commencera vers l’âge de 4 semaines, une période où l’animal est encore en développement et où le cerveau et le comportement continuent de mûrir. Les tests seront ensuite réalisés après plusieurs semaines de traitement. Ce choix permet d’étudier si l’exposition à cette molécule pendant une période importante du développement peut modifier le comportement et le fonctionnement de l’intestin.
Suivi, génotypage et gestion de la production d’animaux d’une lignée souris développant une maladie neurodégénérative (EU 2/2)
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Tuées pour alimenter une biobanque de tissus, ou parce que leur fécondité baisse vers douze mois, 1 686 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. À partir de douze jours de vie, les souriceaux subissent sous anesthésie gazeuse une biopsie d'oreille de 2 mm et un tatouage de phalange, la mère étant séparée de sa portée le temps du geste. L'élevage entretient une lignée porteuse d'une maladie neurodégénérative humaine, et le porteur précise qu'aucune nuisance liée au génotype n'est attendue parce que les souris n'atteindront pas l'âge d'apparition des symptômes. Il justifie le choix de l'espèce par "98% d'identité protéique avec l'Homme", une croissance rapide qui fournit des cohortes en quelques semaines et une petite taille adaptée aux travaux d'histologie.
Objectifs
Ce projet, déployé sur deux établissements utilisateurs, a pour objectif de permettre une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans le développement d’une maladie neurodégénérative fatale chez l’Homme. Cette maladie génétique entraine des troubles moteurs et sensoriels chez les patients dès l’enfance et affecte plusieurs organes du système nerveux et neuromusculaire comme le cerveau, le cervelet, la moelle épinière, les nerfs et les muscles. Pour mieux comprendre les mécanismes de cette pathologie et tester de nouvelles approches thérapeutiques, nous avons développé chez la souris, un modèle de la maladie qui reproduit les troubles moteurs et sensoriels retrouvés chez les patients. Afin de poursuivre ces recherches, nous devons produire et maintenir cette lignée de souris ainsi que génotyper les animaux afin de savoir s’ils sont exempts, porteurs ou atteints de la maladie. Nous réalisons également des prélèvements de tissus à différents stades de développement pour identifier les mécanismes physiopathologiques et investiguer l’évolution de la maladie ainsi qu’évaluer l’efficacité de nouvelles thérapies développées au laboratoire.
Bénéfices attendus
L'étude de modèles pour cette maladie neurologique est essentielle pour mieux la comprendre et développer de futurs traitements. Grâce à ces recherches, plusieurs avancées sont attendues : 1) Une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans cette maladie rare. 2) Une connaissance sur le développement du système nerveux normal et dans le cadre de cette maladie 3) L’identification de nouvelles cibles et, potentiellement, de futurs traitements. Ces travaux sont une étape clé pour progresser vers des solutions thérapeutiques adaptées aux patients concernés.
Procédures
Prélèvement d’une biopsie d’oreille de 2 mm maximum sur animaux anesthésiés à partir de 12 jours de vie au sein de l’établissement utilisateur 1 (manipulation nécessitant quelques secondes par individu).
Impact sur les animaux
- Les souriceaux, à partir de 12 jours de vie, subiront une biopsie à l’oreille et un tatouage de phalange pour l’identification. Les souriceaux manipulés peuvent ressentir un court stress dû à leur brève contention, ainsi que la mère, séparée de sa portée le temps de la procédure. Le prélèvement de la biopsie et le tatouage, réalisés sous anesthésie gazeuse, peuvent générer une courte et légère douleur. - La manipulation répétée pour l’identification des géniteurs, leur mise en accouplements et la vérification des bouchons vaginaux et des gestations causent un stress léger et court, qui s’atténue à mesure que les animaux s’habituent à l’expérimentateur. - Nuisances dues au phénotype : Il n’y a aucune nuisance liée au génotype car les animaux n’atteindront pas l’âge d’apparition des symptômes phénotypiques.
Devenir
Les animaux utilisés dans ce projet sont des organismes génétiquement modifiés qui ne peuvent être adoptés. Après génotypage, les animaux alimenteront les cohortes de reproducteurs selon leur génotype. Les femelles et les embryons/souriceaux seront mis à mort pour prélèvements de tissus désirés. Lorsque leur âge approchera 12 mois ou si une baisse importante de la fécondité est constatée, les animaux reproducteurs seront mis à mort, avec prélèvement de tissus alimentant une biobanque selon le génotype.
Remplacement
Les mécanismes physiopathologiques de cette neuropathie rare sont encore mal compris et les recherches se poursuivent pour mieux les caractériser. Les interactions cellulaires complexes du cervelet ou des ganglions rachidiens dorsaux (par exemple interaction entre différents types cellulaires du système nerveux) ne peuvent pas être reproduites en laboratoire sur des cellules isolées ou par des simulations informatiques. C’est pourquoi l’utilisation de modèles animaux est essentielle : elle permet d’étudier les mécanismes de la maladie et de tester de nouvelles approches thérapeutiques. En parallèle, notre équipe se concentre toutefois également sur des modèles alternatifs de culture cellulaire (tels que les cultures de lignée ou des cultures à partir de cellules souches reprogrammées) et de modélisation permettant de déterminer certains mécanismes in vitro. Malgré cela, il n’est pas possible à l’heure actuelle de remplacer totalement les modèles murins ou les cultures primaires par des modèles purement in vitro, en particulier pour les neurones qui ne peuvent être congelés ou immortalisés.
Réduction
Pour mener nos recherches, nous appliquons une gestion rigoureuse du nombre d’animaux utilisés. Le nombre d’animaux sera limité au strict nécessaire par une gestion appropriée des plannings de croisement et la sélection de reproducteurs, afin de favoriser au mieux l’obtention d’animaux de génotypes désirés. Lorsque c’est possible, les mêmes reproducteurs sont réutilisés. Les modèles animaux sont utilisés uniquement lorsque cela est indispensable pour nos études en cours. Nous ajustons le nombre d’animaux en fonction des analyses nécessaires pour garantir les résultats scientifiques en utilisant le nombre minimum d’animaux. De plus, nous utilisons des souris des deux sexes, ce qui permet de réduire le nombre de portées nécessaires. Les tissus prélevés sur les animaux permettront de réaliser des expériences ex-vivo / in vitro et de multiplier les conditions expérimentales à partir d’un seul prélèvement / un seul animal. Les tissus issus des animaux sont systématiquement conservés dans une biobanque et partagés avec d’autres projets de recherche compatibles, maximisant ainsi leur utilité. Nous avons mis en place un programme de cryoconservation pour éviter de maintenir des lignées qui ne sont pas utilisées activement dans nos études. Cela nous permet de ne pas conserver des animaux plus de 9 mois si leur utilisation n’est pas nécessaire.
Raffinement
Pour réaliser les analyses génétiques nécessaires sur les animaux, une petite biopsie de l’oreille (2 mm maximum) sera prélevée. Cette méthode permet d’éviter les complications couramment associées aux bagues numérotées et les contaminations entre échantillons lors de l’analyse (notamment observées pour la collecte de poils qui n’est pas adaptée pour un grand nombre d’animaux). Le prélèvement est rapide (quelques secondes par animal), réalisé sous anesthésie par le personnel de l’établissement utilisateur 1. La douleur et le stress sont minimes. Chaque animal est surveillé de façon individuelle et quotidienne. Des points limites stricts et spécifiques au projet ont été mis en place pour soustraire l’animal à la souffrance. Des enrichissements et de la nourriture gélifiée pourront également être proposés pour améliorer leur confort. Lorsque cela est possible, les mâles reproducteurs seront placés avec leurs descendants après le sevrage pour limiter leur isolement. De plus, certains animaux non destinés aux expériences seront conservés jusqu’à un an d’âge maximum afin d’accompagner les animaux d’intérêt et éviter qu’ils restent seuls avant leur utilisation.
Choix des espèces
Avec 98% d’identité protéique avec l’Homme et une physiologie comparable à l’humain, la souris constitue un modèle idéal pour reproduire les pathologies humaines afin de les étudier dans un contexte physiologique. L’étude réalisée sur notre modèle a montré qu’il reproduit pour la première fois les désordres moteurs et sensoriels retrouvés chez les patients, justifiant son utilisation pour avancer sur la compréhension des mécanismes pathologiques et sur des approches thérapeutiques. Le développement embryonnaire et post-natal rapide permet d’obtenir des cohortes en quelques semaines et la petite taille des animaux est adaptée aux travaux en histologie. Les animaux pour la reproduction seront sélectionnés à l’âge de maturité sexuelle (8 semaines pour les mâles, 6 semaines pour les femelles). Les individus reproducteurs seront utilisés jusqu’à l’âge de 12 mois maximum (sauf baisse de la fertilité importante avant ce repère). Les tissus sont prélevés à partir à des stades embryonnaires et jusqu’à 28 jours post-natal. L’utilisation d’animaux à ces stades précoces de développement nous permet d’étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans le développement neuronal.
Etude de l’impact de la réactivation des gènes impliqués dans le développement du système nerveux sur l’évolution des maladies neurodégénératives chez la souris
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour savoir si des gènes du développement cérébral réactivés à l'âge adulte contribuent à la maladie de Huntington, 6 338 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Certaines reçoivent un vecteur viral dans le cerveau par injection ou par une chirurgie d'une heure sous anesthésie, puis passent une batterie de tests de réflexes, de locomotion, de coordination motrice, d'activité, d'anxiété, de mémoire, de comportements sociaux et d'olfaction, répartis sur trois semaines et demie et répétables deux fois. L'un de ces tests impose un jeûne de vingt-quatre heures. 4 898 souris seront tuées pour prélever leurs tissus cérébraux ou parce que leur modification génétique interdit de les réutiliser, et 1 440 pourront partir vers d'autres projets.
Objectifs
La maladie de Huntington (MH) est une maladie neurodégénérative héréditaire pour laquelle il n’existe actuellement aucun traitement permettant de la guérir. Elle entraîne une détérioration progressive des capacités intellectuelles, des interactions sociales et des mouvements. Cette évolution altère fortement la qualité de vie des personnes atteintes et conduit, à terme, à leur décès. La maladie est causée par une anomalie génétique. Bien que les symptômes apparaissent généralement à l’âge adulte, des anomalies au niveau des cellules cérébrales sont détectables dès le développement embryonnaire et dans les premières phases de la vie. De nombreuses études ont montré que l’activité de certains gènes est perturbée dans le cerveau des patients atteints de la maladie de Huntington, en particulier dans le cortex, une région essentielle aux fonctions cognitives. Fait notable, des gènes normalement actifs uniquement au cours du développement précoce se réactivent de manière anormale chez les adultes malades. Toutefois, les mécanismes à l’origine de cette dérégulation, le moment précis de son apparition et son rôle dans la progression de la maladie restent encore mal compris. L’objectif de ce projet est d’étudier l’impact de ces gènes liés au développement cérébral lorsqu’ils sont anormalement exprimés à l’âge adulte. Il s’agit de déterminer s’ils contribuent à l’apparition de la maladie et aux dysfonctionnements des neurones. Pour cela, l’expression de cinq gènes d’intérêt sera modulée chez des souris non génétiquement modifiées à l’aide d’un vecteur viral permettant d’introduire ces gènes dans le cerveau. Des analyses comportementales, moléculaires et histologiques seront ensuite réalisées. Les résultats seront comparés à ceux obtenus chez des souris génétiquement modifiées servant de modèles de la maladie de Huntington. Cette approche permettra de mieux comprendre le rôle de ces gènes dans le développement et la progression de la maladie.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux comprendre dans quelle mesure la neurodégénérescence résulte d’une altération de l’expression de gènes impliqués dans le développement du cerveau. En étudiant ces phénomènes chez la souris, un lien entre ces perturbations et les symptômes de la maladie de Huntington (MH) sera étudié. Ces travaux permettront de mieux comprendre les mécanismes à l’origine de la maladie et pourraient conduire à l’identification de nouvelles pistes thérapeutiques pour les patients atteints de la MH. L’analyse de l’expression de ces gènes pourrait également servir d’indicateur pour identifier des périodes clés du développement au cours desquelles un traitement aurait le plus de chances de prévenir ou de retarder l’apparition de la maladie. Enfin, les connaissances acquises sur le rôle des gènes du développement dans la dégénérescence neuronale pourraient s’appliquer à d’autres maladies neurodégénératives. Elles pourraient ainsi contribuer à la mise au point de traitements ciblant des mécanismes communs à plusieurs maladies.
Procédures
Les souris génétiquement modifiées utilisées dans ce projet, modèles de la maladie de Huntington, développeront progressivement des symptômes neurologiques et moteurs légers, détectables uniquement par des tests comportementaux spécifiques conçus à cet effet. Nous élèverons ces animaux et réaliserons un petit prélèvement de tissus chez l’ensemble de ces souriceaux (vigiles) afin de connaitre leur patrimoine génétique (une fois, durée inférieure à 1 minute par prélèvement). En parallèle, des animaux non génétiquement modifiés se verront administrer une solution permettant de modifier l’expression de certains gènes nécessaires au développement normal du cerveau soit par injection (une seule fois, sous anesthésie générale maximum 5 minutes, 30 secondes maximum par injection), soit lors d’une chirurgie (une seule fois, sous anesthésie générale, 1h maximum). Les souris ayant reçu les injections et une partie des souris génétiquement modifiées réaliseront une série de tests comportementaux évaluant les réflexes (1 test de 10 minutes une fois et 2 tests de 2 minutes chacun 1 fois), la locomotion (1 test de 4 minutes 1 fois), la coordination motrice (1 test avec 1 essai de 5 min par jour pendant 2 jours, 1 test avec 1 essai de 5 minutes par jour pendant 4 jours puis 5 essais de 5 min avec 10 minutes de repos entre chaque le cinquième jour), l’activité locomotrice (1 test de 5 min), l’anxiété (2 tests de 5 min chacun 1 jour), la mémoire (1 test de 5 min et 2 tests avec 2 essais de 10 minutes espacés d’1h30 chacun 1 jour), les comportements sociaux (1 test de 10 min, 1 test en 3 essais de chacun 10 minutes espacés de 5minutes puis 1 test avec 4 essais de 5 minutes espacés d’1h à 24h) et enfin l’olfaction (1 test de 26 min et 1 test de 5 min). Les tests seront répartis dans le temps avec les réflexes et la locomotion déjà effectués sur 3 jours puis tous les autres tests minimum 2,5 mois après et répartis sur 3,5 semaines. Cette série de 3,5 semaines pourra être répétée deux fois maximum par animal avec 6mois minimum de repos entre chaque série. Une partie des animaux utilisés dans ce projet sera euthanasiée en fin de procédure pour nos analyses.
Impact sur les animaux
Le prélèvement réalisé pour l’analyse des modifications génétiques peut provoquer une douleur légère et brève, ainsi qu’un faible risque de saignement. Chez certaines souris porteuses d’une modification génétique, des signes cliniques peuvent apparaître avec l’âge en lien avec la modification génétique. Ceux-ci peuvent inclure des difficultés à se déplacer, une diminution de l’activité, une posture anormale et une perte de poids. Certaines interventions, réalisées sous anesthésie générale, comportent des risques limités, tels qu’une baisse de la température corporelle, une sécheresse des yeux ou, plus rarement, des troubles respiratoires ou cardiaques. Après l’administration de substances ou de traitements, les animaux peuvent ressentir une légère et brève douleur au point d’injection, un inconfort temporaire ou présenter un léger saignement. Les chirurgies seront associées à des risques de douleur ou inconfort de courte durée après l’intervention. Il existe également un risque que les mères rejettent leurs petits après certaines manipulations précoces. Les tests destinés à évaluer le comportement peuvent provoquer un stress léger en raison de la manipulation et des changements d’environnement. L’un de ces tests nécessite une mise à jeûne pendant vingt-quatre heures, ce qui peut engendrer une sensation de faim, de la fatigue et une légère perte de poids réversible immédiatement après l’arrêt du jeûne.
Devenir
Une partie des animaux (4898) seront euthanasiés soit parce que cela est nécessaire pour obtenir les tissus cérébraux en vue des études biologiques qui permettront de comprendre les mécanismes de la maladie de Huntington soit parce qu'il ne sera pas possible de les réutiliser ou replacer du fait de leur modification génétique. Une partie des animaux (1440) pourra être ré-utilisée dans d’autres projets si cela est possible.
Remplacement
Les effets de la modification de l’activité de certains gènes impliqués dans le développement du cerveau seront étudiés sur des neurones cultivés en laboratoire et issues de souris non-transgéniques. Cette approche permettra de limiter le recours aux animaux en réalisant d’abord des analyses au niveau cellulaire. Elle permettra d’examiner les effets de ces modifications à différents stades de maturation des cellules, correspondant à des périodes précoces du développement et à l’âge adulte. Néanmoins, les études du développement cérébral présentent des limites importantes dans les modèles in vitro. Par exemple, les organoïdes cérébraux constituent des modèles intermédiaires intéressants, mais ils ne reproduisent pas fidèlement le développement cérébral in vivo, en particulier l’ensemble des interactions cellulaires, l’environnement tissulaire et la vascularisation. Toutefois, certains aspects de la maladie de Huntington, notamment les troubles du mouvement, de la coordination, de l’odorat, ainsi que les altérations des comportements anxieux, sociaux et cognitifs, ne peuvent pas être étudiés sur des cellules et modèles in vitro. Leur évaluation nécessite l’utilisation de modèles animaux, indispensables pour comprendre les effets de la maladie sur l’organisme dans son ensemble. Des modèles de souris spécialement développés pour reproduire la maladie de Huntington existent déjà et seront utilisés dans ce projet. Ils permettront d’évaluer les conséquences de la modification de l’activité des gènes étudiés et d’en mesurer l’impact sur les symptômes caractéristiques de la maladie. Cette approche contribuera à améliorer la compréhension de ses mécanismes et à orienter le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques, tout en veillant à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés.
Réduction
Le nombre total d’animaux prévu pour ce projet est de 6338. Pour l’étude des modèles de la maladie de Huntington, le nombre d’animaux a été déterminé de manière à garantir la fiabilité et la robustesse des résultats scientifiques. Ce calcul repose sur des données issues de la littérature scientifique et sur des estimations préalables permettant d’obtenir des conclusions solides tout en limitant le recours aux animaux. Afin de prendre en compte d’éventuelles pertes liées à l’élevage ou aux procédures expérimentales, une marge de sécurité a été intégrée. Ainsi, 30 animaux par groupe seront utilisés. Ces animaux seront étudiés dans deux lignées distinctes et deux cohortes indépendantes, à différents âges. L’élevage sera géré de façon rigoureuse afin de produire uniquement le nombre d’animaux strictement nécessaire en prenant en compte une marge de sécurité prévue pour garantir l’obtention du nombre suffisant d’animaux nécessaires à la réalisation de l’étude. Pour les études visant à moduler l’expression de certains gènes impliqués dans le développement du cerveau, une approche similaire a été adoptée. Le nombre d’animaux a été calculé afin de garantir la pertinence des résultats à l’aide d’un calcul statistique et en tenant compte d’une marge de sécurité destinée à anticiper d’éventuelles pertes expérimentales, telles que des échecs de procédures ou des problèmes techniques, l’effectif a été fixé à 30 animaux par groupe. Ces effectifs permettront de réaliser des analyses statistiques appropriées afin de garantir la validité des conclusions. Les groupes seront constitués à parts égales de males et de femelles afin de limiter les biais liés au sexe. Si aucune différence entre les sexes n’est observée, les données seront regroupées pour renforcer la solidité des résultats et réduire le nombre total d’animaux utilisés. Enfin, si des résultats concluants sont obtenus avant l’utilisation de tous les animaux prévus, notamment ceux inclus dans la marge de sécurité, un nombre inférieur au maximum autorisé sera effectivement utilisé.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur et adaptées à leur espèce. Ils disposeront d’eau et de nourriture à volonté, ainsi que d’un environnement enrichi comprenant notamment du matériel pour construire un nid et des bâtonnets de bois à ronger. Ils seront observés quotidiennement afin de garantir leur bien-être. En cas d’anomalie, l’information sera immédiatement transmise à l’équipe de recherche, au vétérinaire et à la structure chargée du bien-être animal, afin d’assurer une prise en charge rapide et adaptée. Des critères d’arrêt stricts (points limites) seront appliqués pour éviter toute souffrance. Le prélèvement destiné à l’analyse génétique est rapide, maîtrisé et réalisé sur de jeunes animaux afin de favoriser une cicatrisation rapide. Le matériel utilisé est propre et désinfecté entre chaque animal. Les lignées de souris susceptibles de développer des signes de souffrance en lien avec leur modification génétique seront euthanasiées avant l’apparition de ces symptômes afin de prévenir toute détresse. Si les animaux présentent une diminution d’activité ou une légère perte de poids, nous ajouterons un soutien nutritionnel et hydrique dans la cage pour favoriser leur rétablissement. Les procédures nécessitant l’administration de substances ou une intervention chirurgicale seront réalisées sous anesthésie générale afin de réduire la douleur et le stress, avec l’administration d’un traitement antidouleur approprié à l’acte. Pendant l’anesthésie, la température corporelle sera maintenue et les yeux protégés pour éviter tout inconfort. La profondeur de l’anesthésie, la respiration et les réflexes seront surveillés en continu. Le réveil sera attentivement suivi dans un environnement chauffé, et les animaux ne seront replacés dans leur cage qu’après récupération complète. Les interventions auront lieu le matin et feront l’objet d’une surveillance attentive, notamment durant les jours suivant la procédure. Les évaluations comportementales seront organisées de manière progressive, en commençant par les moins stressantes, afin de limiter l’anxiété et d’éviter toute influence sur les résultats. Lors du test nécessitant une mise à jeun, l’alimentation sera rétablie immédiatement après le test afin de réduire le stress des animaux.
Choix des espèces
L’impact de la modification de l’activité de certains gènes impliqués dans le développement du cerveau sur des troubles similaires à ceux observés dans la maladie de Huntington ne peut pas être étudié uniquement sur des cellules en laboratoire. En raison des similitudes importantes entre le cerveau humain et celui de la souris, cette espèce constitue un modèle pertinent pour analyser les effets de ces modifications sur le comportement et la dégénérescence des neurones. De plus, l’évolution de ces maladies dépend étroitement des interactions entre les cellules du cerveau, qui ne peuvent être reproduites de manière fiable en dehors d’un organisme vivant. Certains modèles de souris spécialement développées pour reproduire la maladie de Huntington n’existent que chez cette espèce et présentent des caractéristiques proches de celles observées chez les patients. Leur utilisation est donc essentielle pour atteindre les objectifs scientifiques du projet. Les souris recevant les traitements expérimentaux seront étudiées à différents stades de la vie : au début de la vie, pendant la croissance et à l’âge adulte. Cette approche permettra d’évaluer l’impact des gènes étudiés sur le développement et le fonctionnement du cerveau à des périodes clés. Les effets observés seront ensuite analysés à l’aide de tests comportementaux réalisés à différents âges, afin de suivre l’apparition et l’évolution d’éventuels troubles moteurs, cognitifs et sociaux. Les souris génétiquement modifiées, modèles de la maladie, auront un prélèvement de tissus à l’âge de 7 à 10 jours pour déterminer leurs modifications génétiques. Cet âge précoce permet de bénéficier de la cicatrisation rapide observée chez les jeunes animaux et de connaitre leur modification génétique très tôt pour pouvoir les intégrer dans les études expérimentales.