Procédures légères
Evaluation et comparaison de la restauration visuelle dans un modèle de dégénérescence rétinienne lors d’une thérapie cellulaire
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
Pour tester si des cellules de rétine humaine cultivées in vitro peuvent restaurer la vue, 515 rats immunodéficients, atteints d'une dégénérescence rétinienne qui, dans la lignée décrite, les rend aveugles vers trois mois, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les 240 rats transplantés reçoivent ces cellules sous la rétine à 22 jours, sous anesthésie, passent un test d'acuité visuelle de 20 minutes la veille puis jusqu'à trois fois après la greffe, et sont, à la fin de l'étude, opérés sans réveil et tués pour l'analyse de leurs yeux et de leur cerveau. Le porteur associe ce test, dont la méthode n'est pas précisée, à du stress et à une photophobie. 265 rats sont déclarés réutilisés, et le porteur indique que les rats "surnuméraires" seront proposés à d'autres projets. Il annonce des points limites "gradés" qui "conduiront sans délai à un arrêt de la souffrance", sans dire en quoi consiste cet arrêt.
Objectifs
Chez l'Homme, la thérapie cellulaire et l’utilisation des cellules souches est une approche thérapeutique prometteuse dans le cadre de nombreuses maladies dégénératives telles que les dystrophies rétiniennes. À l’heure actuelle, la majorité des essais cliniques ont mis en évidence la faisabilité et l’innocuité de l’utilisation des cellules souches. Malgré des résultats encourageants, ces approches doivent être améliorées afin d’optimiser la récupération de l’acuité visuelle. Le but de ce projet est d'améliorer les conditions de thérapies cellulaires en testant différents types de cellules dans plusieurs modèles de rat présentant spontanément une dégénérescence rétinienne. Après transplantation rétinienne chez le rat de cellules de la rétine humaine obtenues par culture in vitro à partir de sujets sains (sans pathologie oculaire), nous étudierons à différents temps après transplantation l'intégration et la survie des cellules transplantées et nous mesurerons l'acuité visuelle des rats.
Bénéfices attendus
Les bénéfices à court terme sont d'évaluer les effets de la transplantation (innocuité, intégration et maintien de l’acuité visuelle) de différentes populations rétiniennes dans plusieurs modèles de rat présentant spontanément une cécité. A long terme, ce projet permettra d'améliorer les thérapies cellulaires des pathologies rétiniennes dégénératives chez l'Homme. En effet, le développement de l’utilisation des cellules souches est une approche thérapeutique prometteuse dans le cadre de nombreuses maladies dégénératives.
Procédures
Les animaux seront transplantés sous anesthésie (durée de l'anesthésie : 30 minutes). L'acuité visuelle sera mesurée sur les animaux vigiles la veille de la transplantation et en fonction des groupes d'animaux, à une, deux ou trois reprises supplémentaire plusieurs semaines après transplantation. Le test d'acuité visuelle dure 20 minutes par animal, sans intervention directe de l’expérimentateur. A la fin de l'étude, une chirurgie (sous anesthésie) sans réveil sera réalisée pour des prélèvements.
Impact sur les animaux
Les nuissances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont : stress et photophobie des animaux lors des tests comportementaux lié au changement d’environnement (durée courte de 1 à 5 minutes).
Devenir
Les 240 animaux transplantés seront mis à mort à la fin de l'étude de façon à coupler les résultats de mesure de l'acuité visuelle à des analyses moléculaires des yeux et des cerveaux. Les nimaux surnuméraires seront proposées à la communauté pour d'autres projets.
Remplacement
En amont de ce projet, nous avons développé et caractérisé des cellules rétiniennes in vitro. Ces cellules sont vouées à restaurer l'acuité visuelle grâce à la thérapie cellulaire. Ainsi, il nous est indispensable d'avoir accès à un modèle animal modélisant les dystrophies rétiniennes, nous permettant d'apprécier les bénéfices amenés par la transplantation
Réduction
Afin de diminuer le nombre d’animaux, nous procéderons par étape : les résultats de la première étape conditionneront la réalisation de l'étape suivante. De plus, les croisements seront faits au besoin et non pas en continu. Ainsi le nombre d'animaux indiqués ne sera pas nécessairement utilisé. La réduction du nombre d’animaux nécessaires à l’expérimentation a été calculé en s’assurant d’avoir un nombre suffisant d’animaux pour garantir la qualité statistique des données et ainsi empêcher la reproduction de ces expérimentations.
Raffinement
Les méthodes expérimentales utilisées dans cette étude sont validées, reproductibles et classiquement retrouvées en laboratoire. Différents dispositifs seront mis en place afin de réduire au maximum la souffrance, la douleur et l’angoisse des animaux. Les animaux seront observés tous les jours afin de mettre en évidence des signes de détresse. Ainsi, des points limites gradés ont été prévus et conduiront sans délai à un arrêt de la souffrance. La transplantation sera réalisée sous ansthésie et sous couverture antalgique. Par ailleurs, les animaux utilisés sont immunodéficients afin qu'il n'y ait pas de rejet de la greffe des cellules humaines. Pour éviter que ces animaux ne développent des infections, ils sont hébergés dans des conditions sanitaires strictes. De plus, le test comportemental utilisé dans ce projet, ne nécessite pas d’intervention directe de l’expérimentateur.
Choix des espèces
Le modèle utilisé est largement décrit dans de nombreuses études précliniques des pathologies rétiniennes. La cécité débute vers 18 jours et est totale environ 3 mois après la naissance. Par ces caractéristiques, l’utilisation d’une telle espèce animale est pertinente et justifiée pour tester la capacité des transplantations sous rétiniennes sur la restauration visuelle. Dans cette étude, nous souhaitons réaliser des transplantations à 22 jours post-natal, période précoce de la dégénérescence, qui est représentatif de la fenêtre temporelle qui serait utilisée dans le cas d’une transplantation chez l’Homme (phase précoce et diagnostique de la maladie).
Etude de l’effet de xénobiotiques chez le rat vigile dans le cadre de l’enseignement pratique de pharmacologie.
- Enseignement supérieur
Vingt-quatre rats par an, cent vingt sur cinq ans, sont tués par des étudiants de BUT Génie biologique au terme de quatre jours de travaux pratiques. Chacun reçoit une injection quotidienne pendant trois jours, puis quatre injections de barbituriques le quatrième, avant que les étudiants ne pratiquent eux-mêmes la mise à mort et le prélèvement du foie. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance léger, un rat par binôme, six par groupe de travaux pratiques. La démonstration porte sur une interaction médicamenteuse déjà connue, et le porteur qualifie ce recours d'"indispensable" au motif que le programme pédagogique national demande aux diplômés de savoir participer à des expériences sur animaux de laboratoire.
Objectifs
L’insertion des diplômés de la formation BUT Génie biologique dans les laboratoires nécessite l’acquisition de différentes compétences techniques référencées dans le programme pédagogique national. Parmi les compétences ciblées, expérimenter dans le cadre d’études précliniques en évaluant l'effet de substances notamment sur animal de laboratoire est un des apprentissages critiques de la formation. Dans ce contexte pédagogique, le but du projet est d’induire chez le rat une tolérance aux médicaments afin d’illustrer par la pratique la notion d’interactions médicamenteuses. Cette interaction correspond à une diminution des effets d'une substance A induite par la répétition de l'administration d'une substance B, les substances A et B étant des barbituriques. L’origine pharmacocinétique de cette interaction sera également confirmée par la mise en évidence de l'induction d'un gène codant une enzyme impliquée dans le métabolisme et l'élimination des barbituriques. Ce projet permettra de former l’étudiant à la mise en œuvre d’une procédure expérimentale in vivo chez le rat vigile dans le respect de la réglementation relative à l’expérimentation animale.
Bénéfices attendus
La formation BUT Génie biologique parcours Biologie Médicale et Biotechnologie vise à préparer les étudiants au métier de technicien supérieur notamment dans les domaines de la recherche et développement, des biotechnologies et de l’industrie pharmaceutiques, secteurs dans lesquels l’animal est utilisé à des fins expérimentales. Le projet proposé est donc à visée pédagogique, les bénéfices attendus sont ceux de permettre l'acquisition d’un savoir-faire fondamental en pharmacologie tant théorique que pratique ainsi qu’une formation à l’application des bonnes pratiques en expérimentation animale et au respect de la réglementation. La maîtrise de l’approche expérimentale in vivo garantit ainsi l’adéquation entre la formation et les exigences du milieu professionnel et favorise l’insertion professionnelle de nos diplômés. Voici les compétences en lien avec l’expérimentation animale qui seront acquises par les étudiants à l’issue de ce projet : -Contention du rat -Préparation des solutions de médicaments et administrations intrapéritonéales -Mise à mort des animaux et prélèvement du foie -Mise en application pratique des connaissances théoriques dispensées sur les interactions médicamenteuses.
Procédures
Les animaux recevront une administration par jour (15 secondes), les 3 premiers jours de la procédure puis 4 injections le 4° jour (15 à 30 secondes chacune).
Impact sur les animaux
La réalisation des administrations répétées chez le rat vigile peut conduire à la répétition des gestes de contention ce qui est susceptible de générer un inconfort chez l’animal. La substance utilisée comme médicament inducteur est utilisé à des doses aux effets psychodépresseurs très légers. Aucun changement comportemental de l’animal n’est par conséquent décelé. Une douleur abdominale ressentie lors du réveil de l'animal suite à l'administration des substances est prévenue par l’administration d'une substance anti-douleur.
Devenir
Tous les rats seront mis à mort à la fin de la procédure en raison du prélèvement d'organe (foie).
Remplacement
L'utilisation d'animaux à des fins expérimentales demeure indispensable dans le cadre du BUT Génie Biologique conformément aux exigences définies par le programme pédagogique national. En effet, les futurs diplômés doivent être en capacité de « participer à des activités mettant en œuvre de l’expérimentation sur animaux de laboratoire ». L’acquisition de cette compétence est essentielle dans la mesure où les diplômés seront amenés à intégrer des structures académiques ou privées, notamment dans les secteurs de la pharmacologie, de la physiologie pharmaceutique ou de la toxicologie dont l’activité nécessite de faire appel à l’expérimentation animale. La maîtrise de l’approche expérimentale in vivo représente donc un savoir-faire fondamental et indispensable pour garantir l’adéquation entre la formation et les exigences du milieu professionnel. De plus, ce type d’interaction médicamenteuse ainsi que la mise en évidence de son origine pharmacocinétique ne peuvent être réalisées que chez l’animal.
Réduction
Nous limiterons le nombre de rats à 1 rat par binôme soit 6 par groupe de TP (2 témoins - 2 tolérants dose1 – 2 tolérants dose2). Sachant que chaque année, la promotion comprend 4 groupes de TP (en moyenne 48 étudiants par an), le nombre d'animaux utilisés est de 6 rats x 4 groupes soit 24 rats par an utilisés au cours de 4 séances de TP soit un total pour le projet de 5 x 24 = 120 rats pour 5 ans. C’est un nombre minimum pour mettre en évidence la tolérance, étudier son niveau d’induction en fonction de la dose administrée et autoriser l’analyse statistique des résultats.
Raffinement
Un enseignement spécifique consacré au bien-être animal, au respect des règles d’éthique et à la réglementation relative à l’expérimentation animale est dispensé aux étudiants dès le début de leur formation. De plus, la mise en œuvre de la procédure expérimentale fait au préalable l’objet d’une séance d’enseignement préparatoire pour assurer la bonne prise en charge de l’animal (réduction de l’inconfort) au cours de la procédure (Raffinement). Les animaux sont hébergés dans des conditions qui répondent à leurs besoins (environnement enrichi). Ils sont placés dans des cages différentes en fonction des traitements reçus et sont suivis chaque jour. Pendant la période d’acclimatation, un protocole d'habituation est pratiqué pendant les 4 jours qui précèdent la première séance de TP par le personnel technique de l’animalerie. Les rats sont alors tout particulièrement habitués à la manipulation de l’homme ce qui réduit très fortement leur stress et/ou inconfort lorsqu’ils sont manipulés par les étudiants. La douleur abdominale qui peut être ressentie lors du réveil de l'animal suite à l'administration des substances est prévenue par l’administration d'une substance anti-douleur.
Choix des espèces
La mise en évidence de l'induction de l'enzyme impliquée dans le métabolisme des barbituriques nécessite l’utilisation d’un anticorps spécifique qui ne reconnait que l'enzyme présente dans le foie de rat. Nous choisirons des rats adultes afin de garantir la maturité de leur système enzymatique hépatique. Les enzymes impliquées dans le métabolisme des médicaments doivent être pleinement fonctionnelles et inductibles. De plus, la taille des rats adultes facilite leur manipulation par les étudiants.
Evaluation de candidats médicaments pour leurs effets anti-douleur ou anti-nociception
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
Rats : 7500
Cochons d'Inde : 200
Soumis à des stimulations thermiques, tactiles ou chimiques poursuivies jusqu'à ce qu'ils retirent le membre stimulé, 7 500 rats, 4 500 souris et 200 cochons d'Inde vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie subit en plus une chirurgie de trente à soixante minutes pour la pose d'un cathéter, ou une opération destinée à produire une douleur postopératoire mesurable. Il s'agit d'évaluer deux à huit candidats médicaments par an, le choix de l'espèce dépendant du produit testé. 300 souris, 500 rats et 20 cochons d'Inde seront gardés en vie pour être réutilisés, à condition de n'avoir reçu aucun traitement aux effets inconnus et de n'avoir subi aucun prélèvement de structures nerveuses.
Objectifs
La douleur aiguë est un signal d’alarme essentiel pour l’organisme, permettant de détecter et de répondre rapidement à des stimuli potentiellement nocifs. Ce processus repose sur la nociception, qui est définie comme la détection et la transmission des signaux liés à des stimuli nocifs par les récepteurs sensoriels périphériques (nocicepteurs) jusqu’au système nerveux central. Contrairement à la douleur, qui inclut une dimension sensorielle et émotionnelle subjective, la nociception correspond strictement au mécanisme physiologique de détection de ces stimuli. Les nocicepteurs peuvent répondre à 3 types de stimuli : tactiles, thermiques, ou chimiques. Dans le cadre du développement préclinique de nouveaux traitements, il est crucial d’évaluer les candidats médicaments pour leurs effets à la fois sur la douleur aiguë et sur les mécanismes de nociception. Les modèles animaux jouent un rôle fondamental dans cette démarche en offrant un cadre contrôlé pour étudier les réponses nociceptives, notamment chez des animaux naïfs (non exposés à des expériences douloureuses antérieures) afin de garantir une réponse non biaisée. Ces modèles permettent d'une part de réaliser l'évaluation préliminaire de substances à potentiel analgésique, et d'autre part d’examiner les effets anti-nociceptifs des composés, en explorant leur potentiel à moduler les voies physiologiques impliquées dans la transmission et la perception des signaux nocifs. Les objectifs de ce projet sont donc 1/ de définir les effets des candidats médicaments sur la nociception dans des modèles animaux de douleur aiguë, 2/ d'étudier la capacité des molécules à moduler les voies nociceptives centrales et périphériques, en mesurant des paramètres tels que la latence de réponse aux stimuli et 3/ d'identifier les candidats les plus prometteurs pour une évaluation dans des modèles de douleur plus translationnels, en amont d'une transition clinique.
Bénéfices attendus
L’évaluation des effets des candidats sur la nociception offre une opportunité d’approfondir les connaissances sur les voies centrales et périphériques impliquées dans la douleur aiguë. Ces informations peuvent orienter le développement de nouvelles cibles thérapeutiques ou aider à repositionner des molécules existantes. De plus, en identifiant les candidats médicaments ayant un fort potentiel anti-nociceptif, ce projet permettra sélectionner les molécules les plus prometteuses pour les essais précliniques et cliniques. Cela contribue à une meilleure allocation des ressources et à une progression plus rapide des projets de recherche et développement. Enfin, les douleurs aiguës sévères restent souvent mal prises en charge avec les thérapies actuelles, en raison de leur efficacité limitée ou de leurs effets secondaires importants. Ce projet vise à répondre à ces lacunes en identifiant des solutions thérapeutiques innovantes et adaptées aux patients dans ce cadre particulier. En fonction des espèces et des procédures, il est prévu d'étudier de 2 à 8 nouveaux traitements par an dans ce projet.
Procédures
Une phase d'administration (durée de l'ordre de la minute) sera réalisée. L'administration est majoritairement unique dans ce type de tests. Elle pourra être chronique dans certains cas précis (en général 1 fois par jour, pendant 1 à 2 semaines en fonction de la spécificité du traitement). En cas de nécessité d'implanter un cathéter, la chirurgie dure environ 30 à 60 minutes. Les tests de stimulation thermique ou tactile incluront l'injection du composé suivie de l'évaluation des animaux dans maximum deux tests de douleur évoquée à 4 temps (de l'ordre de quelques secondes à 5 minutes par test). Lorsqu'une chirurgie sera nécessaire pour l'injection d'un composé, les animaux seront évalués dans maximum deux tests à 2 temps. Dans le cas de la stimulation chimique, l'induction sera réalisée par administration d'un réactif (environ 1 minute, sous contention ou sous anesthésie). Les animaux seront évalués dans maximum deux tests de douleur évoquée à deux temps. Dans le cas du modèle de douleur post-opératoire, les animaux seront soumis à une courte phase de chirurgie (de l'ordre de 10 minutes, sous anesthésie). Les animaux seront évalués dans maximum trois tests de douleur évoquée à trois temps. Pour chacune des procédures, le comportement général des animaux sera évalué (observation avec ou sans manipulation, de l'ordre de 5 à 15 minutes). Des prélèvements sanguins (en général 1 par animal) pourront être réalisés (durée de l'ordre de la minute, sous anesthésie légère ou non).
Impact sur les animaux
Les manipulations réalisées au cours des procédures peuvent entraîner un stress le temps de l'administration de réactif, de substance, ou lors du test ou du prélèvement sanguin, notamment du fait de la contention. Les tests de douleur aigue entraînent de fait une douleur brève (le temps de la stimulation), localisée sur la zone stimulée ; la stimulation est arrêtée dès la réaction de retrait de l'animal et il est attendu que la douleur soit de courte durée. En cas de chirurgie, une douleur post-opératoire sera observée, sans impact significatif sur l'activité locomotrice (l'animal pourra continuer à se déplacer de manière à assouvir ses besoins fondamentaux).
Devenir
Les animaux témoins, sans lésion et ne présentant aucun signe de douleur, pourront être maintenus en vie pour réutilisation s'ils ont bien récupéré des tests (observation par un vétérinaire et par le personnel compétent), et s'ils n'ont pas été soumis à des prélèvements de tissus pour analyse de biomarqueurs notamment (par exemple, prélèvement de structures nerveuses, ce qui rendrait impossible leur maintien en vie). Les animaux ayant reçu l'administration d'un traitement en voie de développement dont les effets ne sont pas connus et pourraient être délétères seront euthanasiés.
Remplacement
Les cultures cellulaires et les organoïdes permettent d’étudier des processus spécifiques, tels que la signalisation nociceptive au niveau des neurones sensoriels. Cependant, ils ne reproduisent pas l’ensemble du contexte biologique d’un organisme, comme l’interaction entre les organes périphériques et le cerveau. En effet la nociception résulte d’interactions dynamiques entre le système nerveux périphérique, le système nerveux central, et de multiples médiateurs biochimiques, et la douleur plus particulièrement, réfère à un ressenti et une adaptation comportementale face à ce ressenti. Ces processus impliquent des boucles de régulation complexes (neurotransmission, neuroinflammation, modulation centrale, etc.) qui ne peuvent pas être reproduites de manière complète dans des modèles in vitro ou in silico. Bien que les candidats médicaments puissent donc être sélectionnés en amont pour leur potentiel à répondre via certaines voies spécifiques, il reste nécessaire d'évaluer les molécules sélectionnées dans des modèles animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose/effet ou la comparaison par rapport à une substance de référence. Un effectif acceptable sera défini afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. En fonction des paramètres étudiés, les tests paramétriques ou non paramétriques pertinents seront appliqués. Aussi, autant que cela sera possible sans affecter le bien-être des animaux, des prélèvements sanguins en cours d'étude seront envisagés, permettant ainsi de collecter des données biochimiques sur la molécule testée sans utiliser un plus grand nombre d'animaux.
Raffinement
Le raffinement des méthodes expérimentales pour réduire au maximum la souffrance animale est mis en oeuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis, permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse dépassant le cadre de l'étude. En cas de doute sur l’état général de l’animal, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement jusqu'au retour aux paramètres physiologiques normaux ou jusqu’à atteinte des points limites. Un formulaire interne spécifique à l’espèce sera alors complété. Il intègre l’aspect général, l’aspect du pelage, des yeux, la posture, les réactions de l’animal quand il est approché ou stimulé, la respiration, l’appétit, le poids, l’état d’hydratation, les tremblements ou les convulsions, la présence de plaie, de tumeurs ou autres évènements imprévisibles. Ce formulaire de suivi des points limites permet de prendre les bonnes décisions en évitant toute souffrance animale. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans l'hébergement des animaux (e.g. sous la forme de jouets, litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères...). Pendant la phase chirurgicale (le cas échéant), les animaux sont anesthésiés et analgésiés, le programme d’anesthésie et d’analgésie étant défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. De plus, la phase de chirurgie est raffinée au maximum, par la mise à disposition d’oxygène ou air ambiant à concentration ajustable, de tapis chauffants et/ou de lampes chauffantes et de soins post-opératoires complets.
Choix des espèces
Le rat, la souris et le cobaye sont des modèles très couramment utilisés en recherche préclinique dans le domaine de la nociception et douleur, car les circuits impliqués dans la nociception et la modulation de la douleur sont bien conservés entre ces différentes espèces et l'Homme. De plus, chez le rat et la souris, la disponibilité de lignées transgéniques permet d’explorer les mécanismes spécifiques de la douleur mais aussi des voies humanisées pour certains gènes. Le choix de l'espèce sera déterminé par les connaissances disponibles sur le produit testé. Après le sevrage (âge minimum 4 semaines), en général autour de 2-3 mois (jeunes adultes), afin d'étudier les traitements chez des animaux présentant un système nerveux mature.
Production d’antigènes de Trichine permettant de fabriquer des tests de diagnostic
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Tests réglementaires
Fournir aux fabricants de trousses de diagnostic un matériel de référence contre la trichinellose passe ici par l'infestation de 1 550 souris avec les larves du parasite. Chacune est maintenue à la main pendant qu'on glisse un cône de pipette au coin de sa bouche, qu'elle mâche par réflexe, ce qui libère les larves. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance léger et toutes les souris seront tuées pour prélever leurs muscles, là où les larves s'installent. Le porteur affirme que l'infection reste asymptomatique chez la souris, contrairement à l'humain, et justifie l'effectif d'une formule, en disant l'avoir "limité au maximum" selon les besoins des laboratoires européens, sans détailler de calcul.
Objectifs
Trichinella est un petit ver parasite présent dans de nombreux animaux à travers le monde. Il se trouve principalement chez les animaux sauvages, mais aussi chez certains porcs élevés en plein air. En Europe, on le retrouve surtout chez les renards, loups, sangliers, porcs et petits rongeurs. Ses larves s’installent dans les muscles des animaux infectés et peuvent y rester plusieurs années. La contamination se fait en mangeant de la viande infectée, notamment des carcasses d’animaux. L’humain peut également être contaminé en consommant de la viande crue ou peu cuite, ainsi que certains produits de charcuterie, car les méthodes comme le fumage ou le salage ne permettent pas d’éliminer le parasite. À ce jour, il n’existe ni traitement ni vaccin contre Trichinella. Pour limiter les risques, il faut effectuer un contrôle systématique des carcasses d’animaux sensibles dans les abattoirs. En France, cela concerne tous les chevaux, les porcs élevés en plein air, les porcs reproducteurs et, selon les circuits de distribution, les sangliers. Le projet proposé vise à préparer du matériel de référence pour développer des tests de diagnostic des infections par ce parasite, aussi bien chez l’animal que chez l’humain.
Bénéfices attendus
Le projet permettra des bénéfices immédiats pour le suivi des status sérologiques des animaux (porcs, sangliers) et la détection de la maladie chez l’humain par la production de réactifs de référence fiables et reproductibles destinés aux producteurs de trousses commerciales de diagnostic.
Procédures
La seule intervention qui sera faite sur les animaux consistera en une infestation par voie orale du parasite Trichinella. Les larves sont préparées dans un volume de 20 uL qui est inoculé à l'aide d'une pipette dont le cône est placé au coin de la bouche de la souris en contention manuelle. La souris par reflexe mâche le cône et le liquide est alors éjecté à ce moment-là. La souris est maintenue quelques secondes (5 sec) par le dos, afin qu’elle déglutisse le liquide puis elle est replacée dans sa cage. La durée de l'administration est de l’ordre de 10 sec/souris.
Impact sur les animaux
Les souris sont infestées per os avec des larves du parasite. Elles subiront donc uniquement le stress lié à la contention. L’infection par Trichinella est asymptomatique chez l’animal (contrairement à l’humain) et n’induit pas d’inconfort ou de stress chez l’animal. Les souris infectées ne sont pas contagieuses entre-elles et peuvent de fait rester en groupe dans leur cage.
Devenir
Les souris seront toutes mises à mort afin de collecter les tissus musculaires en post mortem
Remplacement
Il est impossible à l’heure actuelle de réaliser un cycle parasitaire de Trichinella sans recours à l’animal. Nous ne nous pouvons donc pas nous affranchir des modèles souris qui restent à l’heure actuelle les plus communément utilisés à la fois pour l’entretien des souches parasitaires et pour la préparation des antigènes.
Réduction
Nous avons limité au maximum le nombre de souris necessaire pour le maintien du cycle et pour effectuer des lots de production d'antigène en fonction des besoins des différents laboratoires Européens.
Raffinement
Les souris sont hébergées par groupe de 10 dans une même cage. L'hébergement se fera en présence d'enrichissement classique (carré de coton, abri en plastique...). L’infection par Trichinella ne provoque pas de symptômes chez l’animal, ni douleur, ni stress ; nous n'attendons donc pas de symptômes chez les animaux. Néanmoins, si il était observé une douleur ou souffrance chez une souris, selon les points limites, l’animal serait mis à mort. Les animaux seront surveillés quotidiennement afin de contrôler leur état général.
Choix des espèces
L’espèce souris est particulièrement sensible à l’ensemble des souches parasitaires de Trichinella. Les animaux seront utilisées à un poids permettant une infection avec une charge parasitaire optimale pour obtenir le meilleur rendement par animal tout en restant asymptomatique et limiter ainsi le nombre d’animaux. Les souris sont utilisées à un poids de 25 à 30g
Rôle d’une voie stimulant la survie cellulaire dans les maladies rénales chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
436 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, chacune recevant dix à vingt administrations orales sur deux à quatre semaines. Une partie subit une chirurgie qui prive le rein de circulation sanguine, d'autres reçoivent des molécules toxiques pour les reins, dont le porteur indique qu'elles peuvent provoquer une dénutrition, une prostration et une altération de l'état général. La mesure de la fonction rénale impose deux anesthésies à deux heures d'intervalle, l'une pour fixer un capteur sur le dos de l'animal, l'autre pour le retirer, et l'opération se répète plusieurs jours différents sur la même souris. Le bénéfice annoncé, des thérapies ciblant les cellules rénales lésées plutôt que le système immunitaire dans son ensemble, reste à l'état de projet, quand l'insuffisance rénale, elle, est bien induite chez les 436 souris.
Objectifs
Les traitements actuels de l'insuffisance rénale aigue et chronique sont limités et non spécifiques. En effet, la plupart d'entre eux ne ciblent pas directement les cellules rénales lésées. Nous visons à développer des stratégies thérapeutiques pour cibler spécifiquement ces cellules, au lieu des thérapies actuellement utilisées qui visent le système immunitaire dans sa globalité. Le rein est constitué d'unités fonctionnelles de filtration, appelées néphron. Le néphron comprend deux compartiments : le glomérule et le tubule. Nous avons mis en évidence que la voie de signalisation d’une interleukine (substance sécrétée par le système immunitaire) est activée dans les tubules et les glomérules de patients atteints de maladies rénales. Afin de caractériser le rôle de cette voie dans les maladies du glomérule, nous avons étudié les conséquences de la suppression d’un gène impliqué dans la signalisation de l’interleukine, dans cette structure rénale. Nous avons ainsi montré que ce gène favorise la survie des glomérules lors d'une agression rénale chez la souris, permettant ainsi de réduire les conséquences néfastes de cette agression. Nous devons maintenant caractériser son rôle dans les tubules, ce qui représente le premier objectif de notre projet. Nous étudierons pour cela les conséquences de la suppression du gène d’intérêt dans les tubules rénaux sur le développement d'une maladie rénale chez la souris. Afin de confirmer que l'activation de la voie de l'interleukine est bénéfique dans le contexte des maladies rénales, nous avons utilisé une molécule qui active sa voie de signalisation. Comme nous l'espérions, cette molécule a réduit les conséquences d'une agression glomérulaire chez la souris. Nous devons maintenant montrer si ce rôle protecteur est médié ou non par le gène d’intérêt. C'est le deuxième objectif de notre projet. Nous étudierons pour cela les conséquences de l'administration de la molécule dans le développement d'une maladie rénale chez des souris produisant ou non le gène d’intérêt dans les glomérules ou les tubules.
Bénéfices attendus
Les bénéfices du projet ont un impact à la fois social et scientifique. Les maladies rénales sont un problème de santé publique et le développement de thérapies ciblées est nécessaire dans ce domaine. L'insuffisance rénale terminale est associée à un taux de mortalité élevé et à des coûts très élevés, en particulier associés aux thérapies de remplacement telles que l'hémodialyse ou la transplantation rénale. L'étude des mécanismes de survie des cellules rénales conduira au développement de thérapies ciblées limitant la progression de la maladie aigüe vers l'insuffisance rénale terminale. Le coût extrêmement élevé du traitement des maladies rénales, approchant les 4 milliards par an, et l'absence de thérapies ciblées rendent nécessaire le développement de la recherche sur les mécanismes des lésions et de la survie des cellules rénales. Par conséquent, nous visons à développer des stratégies thérapeutiques pour cibler ces cellules, au lieu des thérapies actuellement utilisées qui ciblent principalement le système immunitaire. Notre approche, qui vise à développer de nouvelles cibles thérapeutiques, peut avoir un grand impact dans la compréhension des mécanismes menant aux lésions rénales.
Procédures
(1) Administrations par voie orale ou injections : L’agent utilisé pour induire la modification génétique des souris sera administré par voie orale (pendant deux à quatre semaines, soit 10 ou 20 fois) à l’état vigile. L’administration orale dure 30 secondes. La molécule à tester sera injectée deux fois, diluée dans une solution non irritante. Cette injection est réalisée à l’état vigile. Pour l’induction des modèles expérimentaux, les animaux recevront une injection sous anesthésie gazeuse ou deux injections à l'état vigile. Chaque injection dure 30 secondes environ. (2) Prélèvements : Une partie des animaux sera soumise à un recueil d’urine : en première intention, dans une boite propre pendant une durée d'au moins 30 secondes, puis si besoin, contention avec la main avec un léger frottement sur la vessie pour la vider le cas échéant. Un prélèvement de sang sera réalisé sur tous les animaux au moment de l’euthanasie, sous anesthésie, sur un plateau chauffant ; durée entre 5 et 10 minutes. (3) Pesées : Tous les animaux du projet seront pesés régulièrement tout au long des procédures. (4) Mesure de la fonction rénale : une partie des souris du projet sera soumise à la mesure de la fonction rénale par une technique qui nécessite une anesthésie gazeuse pour injecter le traceur fluorescent et installer sur le dos de l'animal un capteur de fluorescence miniaturisé. Cette partie de la procédure dure cinq minutes. Une deuxième anesthésie est nécessaire deux heures plus tard pour retirer le capteur. Cette partie de la procédure ne dure que deux minutes. La mesure sera répétée plusieurs fois sur chaque souris à des jours différents selon la procédure. (5) Chirurgie : une petite partie des animaux sera soumise à une procédure chirurgicale qui consiste à priver de la circulation sanguine les deux reins pendant 25 minutes. Elle s'accompagne d'injections pour l'analgésie et l'anesthésie. Ce protocole a une durée de 40 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances peuvent être générées par : (1) Les manipulations régulières pour les injections, les pesées et les spots urinaires. Les animaux peuvent développer un stress lors de la contention. (2) Administrations par voie orale : Elles peuvent occasionner du stress, de l’inconfort, l’irritation de la gorge et des fausse-routes correspondant à l'administration involontaire du produit dans les voies aériennes qui se traduire par un animal qui se met à gasper. Le composé administré peut entrainer une inflammation potentiellement douloureuse, d'intensité modérée. (3) Les injections : Les douleurs liées aux injections seront de courte durée mais les animaux peuvent développer une inflammation locale et un stress lors de la contention pour la bonne administration. Certaines injections peuvent entrainer un saignement, un œdème ou une irritation oculaire. (4) Les complications associées aux injections de molécules toxiques pour les reins : une de ces molécules peut entrainer une dénutrition. En règle générale, l'induction d'une insuffisance rénale sévère entraine une altération de l'état général, une prostration et une perte de poids. (5) Les complications liées à la chirurgie pouvant provoquer des douleurs malgré une prise en charge optimale de l'analgésie : ouverture des plans cutanés et musculaires, pose des clamps et sutures. (6) Les complications liées à l'anesthésie au moment de la chirurgie, de la mesure de la fonction rénale et l'euthanasie (détresse respiratoire, arrêt cardio respiratoire, stress thermique).
Devenir
Tous les animaux (436) seront euthanasiés en fin de chaque procédure, par une méthode réglementaire sous anesthésie générale par une personne expérimentée. Les différents prélèvements nécessaires pour les analyses sont réalisés après constatation de l’absence de battements cardio respiratoires.
Remplacement
En raison notamment de la complexité du tissu rénal qui comporte des dizaines de types cellulaires et au vu de l’état encore embryonnaire de la recherche sur les organoïdes, l’étude des maladies rénales requiert l’obtention de tissu rénal prélevé sur l’animal d’expérience ou l’homme. Il n’existe pas de méthode alternative in vitro pour analyser l’évolution de défaillance chronique progressive d’organes. De plus, l'un des critères majeurs de la caractérisation de l'effet de la molécule étudiée dans ce projet sur le rein est l'amélioration de la fonction rénale.
Réduction
Des expériences préliminaires ont permis d’évaluer l’hétérogénéité interindividuelle du phénotype étudié dans nos deux modèles expérimentaux. Des lots de six ou dix animaux (mâles et femelles sauf pour un modèle) sont nécessaires pour obtenir la puissance suffisante pour mettre en évidence les différences phénotypiques entre les groupes d’animaux et s’assurer de la reproductibilité de ces résultats d’une série à l’autre. Chaque procédure sera effectuée deux fois sur des lots indépendants. Le nombre total d'animaux pour ce projet est de 436 souris. Des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
(1) Raffinement hébergement et surveillance : Les animaux sont acclimatés dans l'animalerie une à deux semaines avant le début de la procédure. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce concernée. Le bien-être des animaux est assuré par une surveillance quotidienne de l’aspect et de la motricité. Des points limites ont été définis pour chaque procédure. Le bien- être assuré par un enrichissement de leur environnement grâce à l'utilisation d'une litière à base de cellulose composée de plusieurs éléments, de tailles différentes , de morceaux de bois à ronger et d'un dôme refuge en cellulose dans toutes les cages. En dehors d'une courte période d'isolement limité à deux heures pendant la mesure de la fonction rénale, les souris restent dans leur cage initiale dans les mêmes groupes. Le personnel impliqué dans le projet est qualifié conformément à la règlementation en vigueur. (2) Raffinement pour l’administration par voie orale : Ella aura un impact le plus limité possible grâce à l’utilisation de canules jetables souples et plus ergonomiques. Il sera réalisé également par du personnel confirmé. Une pesée régulière permet de surveiller les points limites. (3) Raffinement injections : Toutes les injections sont réalisées avec une aiguille très fine , ce qui limite les risques hémorragiques. Les volumes d'injection sont adaptés. Un collyre anesthésiant est appliqué une minute avant l’injection. En cas d’injections répétées, les sites sont alternés. Lors de certaines injections, les souris sont sous anesthésie gazeuse et placées sur un plateau thermostaté. Un gel ophtalmique est appliqué pour limiter l’irritation oculaire. Les injections sont réalisées par du personnel très expérimenté. (4) Raffinement anesthésie : Pour limiter les complications liées à l’anesthésie (détresse respiratoire, arrêt cardio-respiratoire, stress thermique), les souris sont placées sur un plateau chauffant. (5) Raffinement Chirurgie : Les actes chirurgicaux s'accompagneront d'une prise en charge péri-opératoire de la douleur et d'une anesthésie appropriée. Les souris seront placées dans une couveuse pour faciliter la phase de réveil dans leurs cages initiales. Durant toute la procédure, de la nourriture humidifiée est mise à disposition des animaux directement dans la cage. Pour éviter tout risque de surinfection liée à la chirurgie, les instruments chirurgicaux sont stérilisés.
Choix des espèces
Concernant le choix de l’espèce : Les modèles expérimentaux du projet sont bien maîtrisés dans cette espèce par le personnel du laboratoire et sont bien documentés dans la littérature scientifique. Concernant le stade de développement : Pour inactiver le gène d'intérêt, le composé est administré aux souris à l’âge de 5 semaines pour ne pas avoir des animaux trop vieux ensuite. Pour le reste des procédures, les souris seront âgées entre 9 et 11 semaines car à cet âge, elles ont atteint leur maturité sexuelle, présentent un système rénal mature et ne présentent pas encore de lésions de vieillissement.
Mise au point d’un protocole de décolonisation gastro-intestinale chez la souris.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Tuées à l'issue de l'expérience, trois souris Swiss femelles subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent deux antibiotiques dans leur eau de boisson pendant trois jours, sans autre acte invasif, l'effet redouté étant une intolérance digestive. Le but est de vider leur tube digestif de sa flore, première étape avant de le coloniser par des souches d'Enterococcus faecalis dans un projet ultérieur, l'âge des souris étant fixé "à la demande du client". Le porteur affirme qu'aucune alternative in vitro ou ex vivo ne reproduit la complexité d'une infection gastro-intestinale, pour une étape qui consiste à faire boire un antibiotique.
Objectifs
Les entérocoques sont des bactéries ubiquitaires, naturellement présents dans le microbiote intestinal humain. Parmi eux, Enterococcus faecalis et Enterococcus faecium sont les deux espèces les plus fréquemment isolées chez l’Homme. Enterococcus faecalis est l'espèce majoritairement responsable des infections humaines. Historiquement considérés comme des bactéries opportunistes, les entérocoques suscitent aujourd’hui une inquiétude croissante en raison de leur capacité à développer une résistance aux antibiotiques, notamment aux glycopeptides, et à persister dans des environnements hospitaliers hostiles. E. faecalis est impliqué dans diverses pathologies, telles que les endocardites, les infections urinaires, les bactériémies, et dans les infections gastro-intestinales. La rechute fréquente de certaines infections, comme l’endocardite, laisse supposer une tolérance ou une persistance bactérienne qui échappe aux traitements classiques. Dans ce contexte, le projet global vise à développer un modèle d’infection gastro-intestinale permettant d’évaluer le comportement infectieux de deux souches mutées issues d’une souche parentale de E. faecalis. L’objectif de cette étude sera dans un premier temps de mettre en place un protocole de décolonisation du tube digestif de la souris qui permettra dans un second temps la colonisation de ce tube digestif par les différentes souches d’entérocoques.
Bénéfices attendus
La mise en place d’un modèle murin standardisé permet de reproduire les conditions d'une colonisation intestinale par Enterococcus faecalis et d'étudier son comportement in vivo, dans un environnement contrôlé et reproductible.
Procédures
Les animaux ne seront soumis à aucun acte invasif hormis une administration d’antibiotiques par eau de boisson pendant 3 jours.
Impact sur les animaux
L’étude consistera à administrer par eau de boisson deux antibiotiques. La nuisance principale sera liée possiblement à des effets secondaires de type intolérance digestive/diarrhée. Cependant des expériences de décontamination digestive menées par le passé et utilisant un cocktail de plusieurs antibiotiques (incluant la streptomycine) n’ont pas montré d’effets secondaires de type intolérance digestive/diarrhée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de l’expérience
Remplacement
Le recours à un modèle animal, en l’occurrence la souris, se justifie par l’absence d’alternative in vitro ou ex vivo permettant de reproduire de manière réaliste la complexité d’une infection gastro-intestinale impliquant l’interaction dynamique entre le microbiote, la barrière intestinale, le système immunitaire et la bactérie.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été réduit au maximum au nombre de 3 permettant d’avoir une information solide sur la décolonisation du tube digestif des souris.
Raffinement
Les animaux seront hébergés à 3 dans un environnement enrichi (igloo, jeux). Tous les animaux seront suivis quotidiennement pour détecter tout signe de souffrance ou de détresse. Les antibiotiques seront administrés dans l’eau de boisson ce qui évitera toutes manipulations trop invasives.
Choix des espèces
La souris Swiss est un modèle de choix répandue dans la greffe d’infection gastro intestinale à Enterococcus faecalis. Des souris femelles âgées de 8 semaines seront utilisées dans cette étude à la demande du client et selon les données de la littérature.
Caractérisation d’une mutation causale candidate influençant la qualité du cuir des agneaux Lacaune
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
Améliorer la valeur marchande du cuir d'agneau : 200 agneaux de race Lacaune sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous gardés vivants et maintenus dans l'élevage à l'issue. Chacun subit une prise de sang à la veine jugulaire sur animal vigile, et 30 d'entre eux une biopsie cutanée à la croupe sous anesthésie locale. Le porteur indique que la douleur au site d'incision peut durer 24 à 48 heures et que le risque infectieux n'est pas exclu. Le défaut visé, de petites perforations appelées piqué de laine, dégrade un "co-produit de l'élevage ovin actuellement mal exploité".
Objectifs
Les cuirs des agneaux de race Lacaune peuvent présenter un défaut, appelé piqué de laine (petites perforations du cuir, semblables à des trous d’épingle), qui dégrade sa valeur. L’objectif du projet est de mieux caractériser, dans cette race, une région du génome qui influence positivement la qualité du cuir. Cette région du génome comporte un gène dont un variant, qui est retrouvé naturellement dans la population, semble expliquer la variabilité observée de la qualité des cuirs. Pour cela une étude spécifique des agneaux porteurs ou non de ce variant est nécessaire pour mieux connaitre leurs caractéristiques et pouvoir évaluer les impacts sur les autres paramètres zootechniques.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de mieux comprendre le rôle joué par la génétique sur la qualité du cuir, en analysant ses impacts sur la structure de la peau et sa composition protéique. Elle permettra de mettre en lien les différences de génotype et de composition de la peau avec la qualité des cuirs tannés mais aussi avec les caractéristiques de la laine, la morphologie et la croissance des animaux. A long terme, ces connaissances permettront d’établir de nouvelles pistes de sélection sur la qualité du cuir afin de mieux valoriser ce co-produit de l’élevage ovin actuellement mal exploité.
Procédures
200 agneaux feront l’objet d’un prélèvement sanguin à la veine jugulaire. La prise de sang sur animal vigile durera environ 30 secondes par animal. Enfin, 30 animaux parmi les 200 feront également chacun l’objet d’une biopsie cutanée au niveau de la croupe. Cette procédure sera réalisée sous anesthésie locale et durera en tout une dizaine de minutes.
Impact sur les animaux
Dans ce projet nous réalisons des prises de sang à la veine jugulaire et des biopsies cutanées. Les agneaux peuvent éprouver un stress associé à la contention nécessaire aux interventions. Ils peuvent aussi ressentir une douleur légère au moment de l’introduction de l’aiguille. La prise de sang peut engendrer un hématome localisé sur le site de la ponction mais sans aucune altération de l’état général des animaux. A la suite de la biopsie cutanée, les animaux pourront ressentir une douleur pendant 24 à 48h sur le site de l’incision. Une désinfection sera effectuée mais le risque infectieux n’est pas exclu. Le site de l’incision sera suturé avec du fil résorbable afin de faciliter la cicatrisation des animaux.
Devenir
A la fin de chaque procédure tous les animaux sont gardés en vie et resteront dans l’élevage.
Remplacement
Bien qu’il existe des modèles cellulaires de peau, ils ne permettent pas de refléter avec précision les mécanismes moléculaires de la peau d’un agneau en croissance. De plus, l’utilisation de modèles cellulaires de peau ne permet pas de mettre en évidence l’effet de la mutation sur les autres caractères phénotypiques de l’animal : poids, morphologie et aspect de la laine.
Réduction
L’effectif de 200 agneaux nous permettra de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur le piqué de laine de 0.5 écart-type avec un risque de première espèce (faux positifs) de 5% et un risque de deuxième espèce (faux négatifs) de 20%. Parmi ces 200 agneaux, 30 feront l’objet de biopsies cutanées :15 agneaux double porteurs et 15 agneaux non porteurs de la mutation. A partir des biopsies cutanées, les deux groupes d’animaux seront comparés sur des critères d’histologie de la peau et d’expression génique. Nous ne connaissons pas la variabilité de ces observations. Cependant, si on se base sur la variabilité du piqué de laine (caractère gaussien final observé, écart-type de 1.14), l’effectif de 15 individus par groupe nous permettra de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés de 1 écart-type pour un critère gaussien avec un risque de première espèce (faux positifs) de 5% et un risque de deuxième espèce (faux négatifs) de 20%. Les caractères étudiés grâce aux biopsies cutanées représentent des mécanismes fins de régulation génique, et c’est la raison pour laquelle cette différence de 1 écart-type représente un seuil suffisamment fin quand on se place à l’échelle cellulaire. Les effectifs sont donc réduits au minimum pour prouver nos hypothèses.
Raffinement
Les agneaux sont élevés sur des aires paillées en bergerie avec leur mère jusqu’au sevrage (à 1 mois). Afin de respecter leur comportement grégaire, ils sont sevrés en lots dans la bergerie d’engraissement. Chaque aire paillée dispose de dispositifs d’enrichissements tels que des tables, des chaînes et des disques à mordiller. Le personnel de l’unité utilise les principes d’apprentissage pour favoriser les interactions positives avec les animaux. Le renforcement positif permet par exemple d’associer un renforçateur primaire – par exemple un aliment appétent - à l’expression d’un comportement approprié afin d’en augmenter la fréquence. En cas de développement d’un comportement inapproprié, le contre-conditionnement permettra de rectifier la réponse au stimulus. Ces conditionnements seront utilisés lors de chaque manipulation spécifique des animaux durant le projet. La répétition des interactions positives avec les animaux (lors des soins quotidiens, de l’alimentation, des déplacements), en dehors des procédures expérimentales, limite fortement les comportements de fuite, ou de stress des animaux lors de leur contention. De plus, la contention est effectuée à proximité, donc en présence des congénères pour éviter le stress de l’isolement.
Choix des espèces
La mutation que nous cherchons à caractériser n’a pas été mise en évidence chez d’autres espèces que chez les ovins. Ses conséquences sur la qualité du cuir est une problématique spécifique à l’élevage ovin. Les prises de sang pour extraction d’ADN auront lieu à 2 mois d’âge. A cet âge le sang de l’agneau n’est plus contaminé par celui de sa mère et cet échantillon permet d’obtenir de l’ADN de qualité, indispensable pour les analyses génétiques plus poussées. Les biopsies cutanées auront lieu à l’âge de 2 mois, afin d’évaluer l’effet de la mutation sur les mécanismes moléculaires à un stade de développement précoce de l’animal et de détecter des différences moléculaires entre les agneaux porteurs ou non de la mutation.
Comment interagissent une hormone digestive et un facteur de croissance dans le contrôle du métabolisme musculaire et du comportement ? Le microbiote, acteur de ce contrôle ?
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Quatorze jours seule en cage pour mesurer son activité sur roue, quarante heures en chambre métabolique : 150 souris hypermusclées, privées de myostatine, et leurs frères et sœurs témoins subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. 54 mâles sont mis en présence d'un congénère pendant un quart d'heure pour mesurer leur agressivité, avec des combats possibles, et 48 autres passent des tests d'anxiété, un jeûne de dix heures et une prise de sang. Le porteur déclare 78 souris replacées en élevage après les tests non invasifs, mais annonce aussi 96 mises à mort en fin d'expérimentation, deux comptes impossibles à concilier sur 150 animaux. Il explique avoir observé "fortuitement" une agressivité accrue chez ces souris et cherche à la relier à la ghréline, l'hormone de la faim.
Objectifs
Pour subvenir à ses besoins de manière discontinue, l’être humain organise sa prise alimentaire en une série d’événements périodiques répartis en trois phases : pré-ingestive, ingestive et post-ingestive. Chaque phase est associée à des sensations alimentaires physiologiques (faim et appétit, rassasiement et satiété) qui permettent de réguler la prise alimentaire. L’absence de satiété, la faim, conduisent à une recherche de nourriture et une augmentation de l’activité motrice, qui peuvent s’accompagner d’agressivité. La ghréline est une hormone qui contrôle la prise alimentaire. La myostatine contrôle le développement musculaire. Les deux hormones peuvent avoir un rôle dans le comportement en particulier l’agressivité. L’absence de satiété, la faim, conduisent à une recherche de nourriture et une augmentation de l’activité motrice, qui peuvent s’accompagner d’agressivité. Notre projet a pour but d’étudier le comportement d’activité motrice et d’agressivité d’une lignée de souris hyper musclées, dépourvues de myostatine, et d’établir s’il y a un lien avec l’hormone de satiété Ghreline.
Bénéfices attendus
Plusieurs maladies humaines se traduisent par des modifications de la prise alimentaire et de l’activité motrice spontanée (ex : anorexie). Le comportement relationnel est aussi souvent altéré chez les patients. L’observation fortuite d’une agressivité plus importantes chez les animaux dont la myostatine est inactivée, nous a conduit à rechercher s’il pouvait y avoir un lien entre la ghréline, la myostatine et les enzymes qui modifient la ghréline. Ce projet nous permettra une meilleure compréhension des mécanismes pouvant être impliqués dans des pathologies humaines impactant le comportement alimentaire et moteur.
Procédures
48 animaux vigiles seront maintenus en contention lors de la mesure de composition corporelle (moins de 2min, 5 fois). Ils seront individualisés pour l’évaluation de l’activité spontannée sur roue et du métabolisme repiratoire (2 semaines et 40h). 48 autres animaux subiront des tests de comportement permettant d'évaluer leur anxiété (2 tests de 10 min) puis une mise à jeun de 10h et un prélèvement d'une goutte de sang lors de la mesure de glycémie (3 secondes). 54 mâles réaliseront un test de mise en présence avec un congénère pendant moins de 15 minutes pour évaluer leur comportement social. Enfin, au total, 96 animaux auront une contention et une injection d’anesthésique en fin d’expérimentation (moins de 5 secondes).
Impact sur les animaux
Les tests de comportements, les pesées, les mesures de composition corporelle et l’individualisation de certains animaux peuvent induire du stress. Les expériences de mise en présence de congénères de courte durée (15 minutes maximum) pourront induire un stress plus élevé et entrainer des combats si les animaux sont agressifs. Nous observerons en continu les animaux et appliquerons des points limites pour arrêter le test en cas de blessure. L’évaluation du métabolisme respiratoire, du comportement d’agressivité et de l’activité spontanée nécessitent l’individualisation des animaux (respectivement 40h, 10 jours et 14 jours). Ils garderont cependant le contact visuel et olfactif pour les durées les plus longues. Les animaux pourront présenter une légère perte de poids lors de la mise à jeun de 10 heures. En fin d’expérimentation les animaux ressentiront une légère douleur lors de la mesure de glycémie et lors de l’injection de l’anesthésique.
Devenir
Pour les procédures non invasives d’évaluation du comportement, 78 animaux seront ensuite replacés en élevage. Pour 96 animaux, nous réaliserons des euthanasies en fin d’expérimentation afin de réaliser des analyse moléculaires et histologiques sur différents tissus de façon à pourvoir vérifier notre hypothèse.
Remplacement
L’étude du rôle d'hormones sur le comportement ne peut être réalisée sur des modèles cellulaires déconnectés des systèmes de communication (système nerveux, système endocrinien, flore intestinale). Ce projet inclut des procédures sur des modèles murins car il est important ici de préserver le dialogue entre les organes (système digestif producteur de ghréline, muscle, cerveau), contexte qu’il n’est pas possible de recréer sans étude in vivo. Des variables sur l’organisme entier seront ainsi mesurées (poids corporel, composition corporelle, concentration d’hormone, comportement…).
Réduction
Pour nos expérimentations, nous avons prévu le nombre minimum nécessaire d’animaux pour garder une puissance statistique dans le traitement de nos résultats. Les calculs ont été effectués avec un logiciel spécialisé. Lors de la production des lots expérimentaux nous utiliserons les individus porteurs de la mutation d'intérêt et comme contrôles, les individus non mutés frères et sœurs. Les 78 animaux utilisés pour l'évaluation du comportement et de l’activité spontanée ne seront pas euthanasiés et retourneront en élevage après les tests.
Raffinement
Pour nos expérimentations, nous avons fixé des points limites basés sur la bibliographie et nous ferons un premier essai de mise au point pour les préciser. Pour habituer les animaux au passage dans le tube d’analyse de composition corporelle, nous mettrons dans les cages un tunnel de plexi rouge. Celui-ci servira à la fois d’enrichissement et de tunnel de transport des animaux. Ce paramètre est particulièrement important lors des tests d’évaluation du comportement des animaux. Ce tunnel sera aussi utilisé lors du change pour le transfert des animaux. Pour l’évaluation de l’activité spontanée, nous avons développé des cages qui permettent d’héberger deux roues d’activités. Les animaux sont alors simplement séparés par une grille qui permet de garder le contact social. Comme développé pour chacun de nos protocoles expérimentaux, nous allons porter une attention particulière au bien-être de nos animaux. Le suivi quotidien des animaux permet d’identifier des signes de souffrance caractérisés par l’état du pelage, le comportement de la souris (apathie, vocalise, mobilité, alimentation…). Le report hebdomadaire des poids corporels sera un paramètre intégré à nos protocoles. Lors de l'anesthésie, les animaux seront placés sur tapis chauffant pour éviter le risque de refroidissement.
Choix des espèces
L’étude du rôle de la myostatine sur le comportement ne peut être réalisée sur des modèles cellulaires déconnectés des systèmes de communication (système nerveux, musculaire digestifs). Ce projet inclut des procédures sur des modèles murins génétiquement modifiés car il est important ici de préserver le dialogue entre les organes (muscle, cerveau, tube digestif, glandes surrénales). Ce projet est en continuité avec les nombreuses études déjà réalisées sur les souris dont le gène de la myostatine est inactivé. Les procédures concerneront des animaux âgés de 12 à 16 semaines (jeunes adultes). Nous utilisons des souris à l’âge adulte, âge auquel l'hypermusculation des souris myostatine est acquis.
Etude de la réponse immunitaire adaptative dans un modèle murin de colite
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Croisées pour être dépourvues de lymphocytes T et B tout en développant une colite chronique à partir de huit semaines, les souris de ce projet sont 1 764, dont 1 156 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes reçoivent une bague auriculaire et une biopsie de la queue pour le génotypage, et plusieurs centaines subissent des injections répétées de sérum, d'anticorps ou de cellules, avec prélèvements sanguins sur animal vigile. Le porteur indique que l'inflammation intestinale peut entraîner un retard de croissance, une perte de poids, une déshydratation ou un prolapsus rectal, et que certains traitements testés pourraient l'aggraver. Les souris gardées pour la reproduction sont tuées à huit mois pour renouveler les accouplements, celles dont le génotype ne convient pas à six semaines.
Objectifs
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) sont des pathologies qui se traduisent par une inflammation durable du côlon, dont les causes exactes restent encore mal connues. Le système immunitaire pourrait jouer différents rôles dans ce contexte : il pourrait être responsable d’une réaction excessive contre les bactéries naturellement présentes dans l’intestin, mais aussi, au contraire, contribuer à limiter leur passage dans les tissus lésés et à réguler l’intensité de l’inflammation. Le but de ce projet est de mieux comprendre le rôle des cellules immunitaires, en particulier des lymphocytes T et B, dans le déclenchement et l’évolution de l’inflammation intestinale. Pour cela, nous allons créer un nouveau modèle de souris génétiquement modifiées. Objectif 1 : Développer des modèles de souris qui présentent une colite avec ou sans système immunitaire adaptatif. Cela permettra de comparer directement l’influence de ce système sur la maladie. Chez les animaux dépourvus de ce type de défense, il sera possible de réintroduire des éléments du système immunitaire (anticorps ou cellules) afin d’évaluer leur rôle. Objectif 2 : Étudier plus particulièrement le rôle des anticorps dans le développement de la colite et tester l’effet de traitements basés sur leur administration. Pour cela, des souris dépourvues de réponse immunitaire adaptative seront reconstituées avec différents composants issus d’animaux immunocompétents, et l’effet de l’injection d’anticorps sera analysé selon différents modes d’administration. Objectif 3 : Évaluer l’impact d’une réponse immunitaire dirigée contre les bactéries intestinales. L’expérience consistera à stimuler le système immunitaire des souris avec des éléments du microbiote afin de voir comment cela influence l’évolution de la colite.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre de mieux comprendre le rôle du système immunitaire adaptatif dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin à travers la réalisation et l’exploitation d’un nouveau modèle expérimental murin. Ce modèle servira aussi à explorer de nouvelles pistes thérapeutiques. Par exemple, nous évaluerons l’effet de l’injection d’anticorps humains déjà utilisés en clinique dans d’autres maladies, afin de voir s’ils limitent le passage des bactéries et l’inflammation intestinale. Nous comparerons aussi leur efficacité selon différentes modalités d’administration. Enfin, nous testerons une stratégie vaccinale innovante visant à “éduquer” le système immunitaire contre des composants bactériens, dans l’objectif de réduire l’inflammation et d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques ou de futurs marqueurs biologiques utiles pour le suivi des MICI.
Procédures
Tous les animaux (1764 souris) auront une bague auriculaire et une unique biopsie caudale pour le génotypage. Ces gestes, très courts (quelques secondes) sont réalisés sur animal vigile. Quatre-vingts souris recevront deux injections de sérum à 7 jours d’intervalle sous anesthésie légère. L’injection dure environ 5 minutes. Cent-vingt autres souris recevront pendant 5 jours consécutifs une injection d’anticorps sans anesthésie. Chaque injection dure 10 secondes. Deux prélèvements sanguins de 100µl seront réalisés chez ces animaux vigiles. Ce type de prélèvement dure 5 minutes au maximum. Une injection de cellules sera réalisée sur 140 autres animaux légèrement anesthésiés. Un prélèvement sanguin sera aussi réalisé sur ces mêmes animaux vigiles. Deux cents autres souris recevront 3 injections de 200µl de composés à 4, 6 et 8 semaines de vie. Ces injections se feront sur animaux vigiles et durent 10 secondes. Deux prélèvements sanguins de 100µl seront réalisés avant l’immunisation et 1 semaine après la dernière injection chez tous ces animaux vigiles.
Impact sur les animaux
Les souris dépourvues de défenses immunitaires présentent un risque accru d’infections. Toutefois, elles seront élevées dans des conditions protégées et conformes à la réglementation, dans un environnement exempt de pathogènes, ce qui limite fortement ce risque et ne provoque pas de souffrance particulière dans ces conditions. En revanche, les souris utilisées pour mimer la maladie développent une colite chronique à partir d’environ 8 semaines d’âge. Cette inflammation intestinale peut entraîner un retard de croissance, une perte de poids, une déshydratation ou, plus rarement, un prolapsus rectal. Dans ces cas, les animaux seront euthanasiés afin d’éviter toute souffrance prolongée. Les injections nécessaires au projet durent moins de 5 minutes et n’entraînent qu’une gêne légère et transitoire liée à la piqûre. Les traitements dureront de 10 jours à 16 semaines en fonction des procédures appliquées. Certains traitements testés pourraient améliorer l’inflammation, tandis que d’autres pourraient l’aggraver en accélérant son apparition et/ou en augmentant son intensité. Pour cette raison, les animaux recevant un traitement feront l’objet d’une surveillance renforcée afin de détecter rapidement tout signe de souffrance et d’intervenir en conséquence.
Devenir
Tous les animaux de la procédure 5 « génotypage » restent en vie à l’issue de la procédure. A l’issue des procédures 1 et 2, les animaux ayant le génotype d’intérêt serviront pour la reproduction et l’entretien des lignées et pour certaines autres procédures. Les animaux en reproduction seront euthanasiés à l’âge de 8 mois afin de renouveler les accouplements. Les animaux de génotype inadéquats, donc inutilisables, seront euthanasiés à 6 semaines. Les animaux des autres procédures seront euthanasiés à la fin de l’étude pour réaliser les prélèvements.
Remplacement
Le système immunitaire adaptatif est un processus complexe impliquant différents types de cellules (par exemple, les lymphocytes T et B) qui interagissent entre elles et avec d’autres cellules pour déclencher ou réguler l’inflammation. Dans les maladies intestinales, cette inflammation résulte aussi de relations encore mal connues entre les bactéries naturellement présentes dans l’intestin (le microbiote), les cellules de la paroi intestinale et les défenses immunitaires. Ces interactions sont trop complexes pour être reproduites uniquement par des expériences en laboratoire sur cellules isolées ou par des modèles informatiques. La création d’une nouvelle lignée de souris combinant deux modèles existants offrira donc une opportunité unique pour analyser plus en détail le rôle du système immunitaire adaptatif dans le déclenchement et l’évolution de l’inflammation intestinale.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés sera limité au strict nécessaire grâce à une gestion rigoureuse des programmes de reproduction. Les croisements seront organisés de manière à obtenir prioritairement les génotypes utiles pour les expériences, tout en réduisant au maximum la naissance d’animaux porteurs de caractéristiques susceptibles d’altérer leur bien-être. Une attention particulière sera portée au suivi des nouveaux génotypes afin d’évaluer précocement leur état de santé et leur qualité de vie, conformément aux recommandations européennes. Pour les expériences, le nombre d’animaux par groupe a été fixé à 10. Ce choix correspond aux standards de la littérature scientifique et permet de tenir compte de la variabilité biologique naturelle, tout en garantissant une solidité statistique suffisante pour obtenir des résultats fiables. Cette approche évite de multiplier inutilement le nombre d’animaux en cas d’études inconcluantes, et respecte ainsi le principe de réduction parmi les 3R (Réduire, Raffiner, Remplacer).
Raffinement
Les animaux reproducteurs seront habitués progressivement à l’expérimentateur, grâce à une routine d’élevage et à des manipulations douces et régulières, afin de réduire leur stress. Leur hébergement sera enrichi de matériel pour la construction de nids, favorisant leur confort. L’élevage sera maintenu à l’état hétérozygote pour limiter l’apparition d’animaux présentant des caractéristiques potentiellement dommageables. Pour les souris immunodéficientes, un environnement protégé et conforme à la réglementation sera assuré. Les cages seront changées dans des conditions stériles afin de réduire le risque de contact avec des agents infectieux. Des contrôles sanitaires réguliers seront réalisés pour garantir le maintien de ces conditions sécurisées. Chez les animaux développant une colite, une surveillance quotidienne sera effectuée par du personnel formé, avec une pesée bihebdomadaire et une observation attentive des signes cliniques (perte de poids, modifications du comportement, état du pelage, posture, cris ou blessures). Les cages de ces animaux présentant une colite seront nettoyées plus fréquemment pour préserver leur confort. Si des signes de souffrance apparaissent, des mesures adaptées de prise en charge de la douleur seront mises en place. En cas de mauvaise tolérance ou de souffrance importante, le protocole expérimental sera interrompu, et les animaux concernés seront euthanasiés afin d’éviter toute souffrance prolongée.
Choix des espèces
Nous avons choisi d’utiliser la souris pour ce projet car ses mécanismes immunitaires sont très proches de ceux de l’Homme. De plus, des lignées génétiquement modifiées ciblant des gènes clés impliqués dans la réponse immunitaire adaptative et dans le développement de l’inflammation intestinale sont disponibles. Le croisement de ces deux lignées permettra d’obtenir des animaux dépourvus de lymphocytes T et B et susceptibles de développer une colite similaire à celle observée chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. La souris est également l’espèce la mieux adaptée aux conditions d’élevage de notre animalerie, ce qui permet d’assurer leur bien-être tout en réalisant des expériences scientifiquement pertinentes. Les expériences seront menées sur des souris sevrées, âgées d’au moins 4 semaines. Au-delà de 4 semaines le système digestif et le système immunitaire sont suffisamment matures pour les études prévues. L’âge auquel les animaux seront euthanasiés pour l’analyse des résultats dépendra du type d’expérience réalisée. Cette décision sera basée sur les données de la littérature scientifique et/ou sur les observations préliminaires obtenues lors des procédures expérimentales, afin de garantir la pertinence scientifique tout en minimisant la souffrance animale.
Evaluation de l’efficacité de nouvelles cibles thérapeutiques dans le modèle murin de sclérose en plaques
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
1 836 souris vont être utilisées, chacune recevant jusqu'à soixante-seize administrations de composés et jusqu'à soixante-dix-neuf injections au total sur une étude de vingt-quatre jours. 816 d'entre elles subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 816 un niveau modéré, et toutes sont tuées pour prélèvements. L'inflammation du système nerveux central qui leur est provoquée entraîne des douleurs pendant huit jours et un déficit moteur modéré à sévère selon le degré de paralysie, sur commande de laboratoires clients qui fournissent les molécules à tester. Le porteur indique que les études menées sous le projet précédent n'ont mis en évidence aucune molécule prometteuse dans cette pathologie.
Objectifs
La sclérose en plaques est une maladie auto-immune inflammatoire démyélinisante du système nerveux central. Une inflammation liée à un mécanisme auto-immunitaire est à l'origine d'une dégénérescence progressive de la gaine de myéline entourant les fibres nerveuses des neurones. Ce phénomène est à l’origine du ralentissement ou de l’arrêt de la conduction nerveuse induisant une faiblesse musculaire, des troubles de la motricité, de la vision, etc. La sclérose en plaques représente la première cause de handicap sévère non traumatique chez les jeunes adultes. L’âge moyen de début des symptômes est en effet 30 ans. Environ 110 000 personnes sont touchées en France avec 4 000 à 6 000 nouveaux cas par an. D’une manière générale, les causes de la maladie ne sont pas bien identifiées et l’origine exacte de la pathologie reste inconnue. De même, aucune thérapie n’existe à l’heure actuelle pour soigner cette pathologie très invalidante. C’est pourquoi l’étude de nouvelles molécules thérapeutiques est nécessaire. Les molécules thérapeutiques en développement ont pour objectif d’agir sur 3 axes : optimiser la stratégie anti-inflammatoire, favoriser la remyélinisation et la neuroprotection. Pour le traitement de la poussée, l'activité anti-inflammatoire des corticoïdes (anti-inflammatoires) accélère la rémission et permet de réduire le taux de rechutes à court terme. La phase pré-clinique qui consiste à étudier l’action des agents pharmacologiques in vivo chez le rongeur est une étape essentielle dans le développement de médicaments. Ce projet fait suite au projet #21592 arrivé à échéance. Il a pour but de tester de nouveaux médicaments à visée anti-inflammatoire en comparaison avec une molécule de référence et d’obtenir une efficacité égale, voire supérieure à celle-ci.
Bénéfices attendus
Un traitement anti-inflammatoire permet de diminuer cette phase inflammatoire qui mène à la destruction des axones et gaines de myélines. Les traitements disponibles à ce jour ne permettent pas de guérir la maladie, des injections d'anti-inflammatoires permettent de traiter les symptômes et peuvent prévenir les poussées qui reviennent par intermittences. Ce type de forme évolue par poussées, avec des épisodes de rémission plus ou moins long entre celles-ci contrairement aux formes progressives qui évoluent de façon continue, indépendamment des poussées. Dans les formes progressives de la maladie, l’efficacité des traitements n’est pas définitivement démontrée et semble au mieux très partielle. Ce projet a pour but de tester de nouveaux médicaments à visée anti-inflammatoire permettant de diminuer ou d’inhiber le développement de la maladie. Les études réalisées sur la précédente DAP n’ont pas permis de mettre en évidence des molécules prometteuses dans cette pathologie.
Procédures
Administrations de composés: maximum 76/souris (30 secondes/souris); Prélèvements de sang: maximum 4 prélèvements/souris (3 prélèvements sur animaux vigiles 1x/semaine et 1 prélèvement sous isoflurane en terminal, 1 minute/souris); Induction de la maladie: 3 injections/souris (30 secondes/souris, injection du premier jour sous isoflurane). Cela représente au total maximum 79/souris injections au cours d’une étude de maximum 24 jours avec 14 jours de traitements préventifs.
Impact sur les animaux
Ce projet va permettre d’induire un modèle expérimental transitoire d’inflammation du système nerveux central chez la souris. Plusieurs injections seront nécessaires (solutions immunogéniques et molécules thérapeutiques à tester) et induiront des douleurs légères de courte durée. L’inflammation induite (mimant celle rencontrée chez l’homme lors de sclérose en plaque) sera à l’origine de douleurs de faibles à modérées (selon le stade de développement de la maladie) sur 8 jours et un déficit moteur (sur maximum 48h) de modéré à sévère (selon le degré de paralysie) selon l’efficacité ou non de la molécule thérapeutique testée. La douleur chez l’animal pourra induire malnutrition, faim, soif et stress même si des mesures seront mises en place pour limiter ces nuisances au maximum. Ces signes cliniques ont été observés chez moins de 5% dans la DAP précédente.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort afin d'effectuer des prélèvements qui permettront d’analyser différents paramètres immunologiques et histologiques et d’analyser l’effet des différentes molécules testées.
Remplacement
Nous proposons de mettre en place un modèle de sclérose en plaques chez la souris afin de tester in vivo l’efficacité de nouvelles thérapies: une thérapie composée d’un seul médicament (monothérapie) ou de plusieurs molécules (combinaison thérapeutique). La dose du composé est choisie en fonction des études in vitro réalisées par le laboratoire donneur d’ordre. Nos clients s’engagent, par signature d’une clause du contrat, à ce que la toxicité des composés ainsi que le véhicule fourni soient validés in vitro sur des modèles pertinents. La dose optimale choisie correspond à la dose induisant un meilleur effet thérapeutique avec le moins d’effets indésirables. Aucun modèle expérimental in vitro ou aucune modélisation informatique n’est à même de remplacer l’animal entier pour étudier l’efficacité de molécules thérapeutiques et les interactions entre les différents acteurs cellulaires et moléculaires des réponses inflammatoires. Les études in vitro ne permettent pas l’étude du système nerveux/immunitaire intervenant dans la maladie. L’exploration des différentes fonctions physiologiques impliquées dans la pathologie demande l’étude d’un organisme complet.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au minimum nécessaire (nombre validé par l’expérience acquise des dernières années sur ce modèle, il a été augmenté à 12 par groupe dû à la variabilité inter-individu observée), pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement significatifs évitant ainsi de refaire plusieurs fois les mêmes expérimentations. Les tests statistiques utilisés permettront soit de comparer 2 groupes indépendants entre eux en prenant en compte 1 variable ou bien de comparer 2 groupes indépendants entres eux en prenant en compte 2 variables.
Raffinement
Les animaux sont observés quotidiennement pour limiter les nuisances au maximum et détecter les premiers signes de douleur au moment de l’expérimentation. Des points limites prédictifs ont été mis en place, si des animaux présentent des signes de souffrance (surveillance renforcée) au cours de l'étude, un analgésique sera administré. La surveillance renforcée d’un animal implique 2 visites par jour (une visite en début de matinée et une autre l’après-midi). De plus, en cas de mobilité réduite ou de perte des poids des animaux, des croquettes humides ou de l'hydrogel seront ajoutés dans les cages.
Choix des espèces
Le choix de la souris se justifie par des raisons d’ordres scientifique, pratique et éthique : - Mammifères proches de l’Homme: plus de 90 % des deux génomes correspondent à des régions portant des gènes de même fonction et dans le même ordre. Seulement 1 % des gènes murins n’a aucun équivalent chez l’homme et il existe de grandes analogies entre les deux espèces dans les systèmes et leur fonctionnement . - C'est l’animal de laboratoire le plus utilisé par la communauté scientifique et pour les études précliniques, selon les références bibliographiques. La méthodologie envisagée est aisée sur ce type d’animal et nous avons acquis une pratique expérimentale sur cette espèce. Le modèle est basé sur les publications (protocoles d’induction, grille d’évaluation de la maladie) afin d'éviter de refaire des études préliminaires. De plus ce modèle est maîtrisé depuis plusieurs années au laboratoire. Les animaux utilisés seront âgés de 7 semaines à 10 mois afin d’avoir un système immunitaire développé et mature. La sclérose en plaque étant une maladie neuro-dégénérative qui peut se déclarer en majorité chez des individus âgés, il est pertinent de réaliser des études chez des souris à un âge avancé (de 4 - 10 mois).
Imagerie exploratrice in vivo : mise en place, validation, optimisation de protocoles et caractérisation de nouveaux radiotraceurs et produits de contrastes chez le rongeur sain (rat et souris).
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
Rats : 105
Recrutés de préférence parmi les animaux déjà passés par d'autres protocoles de la plateforme, 105 souris et 105 rats sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à l'issue. Chacun peut subir jusqu'à dix anesthésies gazeuses, de quinze minutes à trois heures, avec pose d'un cathéter veineux caudal ou intrapéritonéal pour injecter les produits de contraste ou les radiotraceurs. Il s'agit de valider in vivo des protocoles d'imagerie déjà mis au point sur des mannequins, pour "améliorer l'offre de prestation" de la plateforme aux équipes de recherche et aux entreprises. Une fois les mises au point terminées, les animaux sont encore utilisés pour des séances de tutorat à la pose de cathéter, puis soumis à une anesthésie terminale qui sert elle aussi au maintien des compétences des agents.
Objectifs
Pour améliorer son offre de prestation aux équipes de recherche et aux entreprises, notre plateforme est amenée à développer (en collaboration avec les équipes support et utilisatrices) de nouvelles méthodes et de nouveaux protocoles d’imagerie. Ces développements méthodologiques sont réalisés et validés sur animaux factices dans un premier temps. Une fois cette étape de validation atteinte, il est néanmoins nécessaire de les valider in-vivo cette fois-ci, sur un nombre limité d'animaux.
Bénéfices attendus
Chaque développement sera fait en réponse à la demande d’un utilisateur. L’optimisation des différents protocoles d’imagerie sera ensuite mise à disposition de tous les utilisateurs de la plateforme, ce qui permettra d’améliorer la qualité des résultats obtenus et de diminuer la quantité d’animaux nécessaires à la réalisation d’un projet.
Procédures
Les animaux seront soumis à plusieurs anesthésies gazeuses (maximum 10 anesthésies de 15 minutes à 3h00). En fonction des protocoles, il peut être nécessaire de poser un cathéter veineux caudal (5 minutes), ou un cathéter intra péritonéal (5 minutes) pour l’injection de produits de contraste ou de radiotraceur.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à plusieurs anesthésies à l’isoflurane, ce qui peut provoquer un stress lors de l’induction. Ils pourront ressentir une légère douleur au niveau du point d’injection des produits de contraste ou du radiotraceur.
Devenir
A la fin de la procédureLorsque la mise au point sera terminée, soit directement en sortie d’imagerie, soit minimum 48h après la dernière imagerie, les animaux auront une application de crème à la lidocaïne sur la queue pour permettre une session de tutorat / maintien des compétences à la pose de cathéter intra veineux caudal pour les différents agents de la plateformeles animaux seront soumis à une anesthésie terminale pour permettre une session de tutorat / maintien des compétences pour les différents agents de la plateforme.
Remplacement
Les développements méthodologiques sont réalisés et validés dans un premier temps sur des animaux facticesobjets test. Il est néanmoins nécessaire de valider in vivo ces nouvelles méthodes et protocoles sur un nombre limité d’animaux vivants, afin de les tester en conditions expérimentales réelles (configuration matérielle nécessaire, position de l’animal, suivi physiologique spécifique, synchronisation aux mouvements respiratoires ou cardiaques…).
Réduction
Dans la mesure du possible, les animaux utilisés seront préférentiellement des animaux issus de procédures légères à modérées d’autres protocoles de la plateforme. Les effectifs prévus représentent un maximum. En effet, les mises au point étant réalisées séquentiellement, la procédure sera arrêtée dès que l’objectif sera atteint.
Raffinement
Les animaux seront maintenus sous anesthésie gazeuse pendant toute la durée des examens. Lors de l’induction, une lampe infrarouge sera systématiquement utilisée pour réchauffer la boite d’induction et limiter la perte de température corporelle lors de cette étape. Le seul acte invasif sera la pose éventuelle d’un cathéter veineux ou intra péritonéal. La température et la respiration des animaux seront surveillées en permanence par un système de monitorage afin d’être le plus précis sur les doses d’anesthésique utilisés. Du gel ophtalmique sera utilisé pour prévenir la sécheresse oculaire. Après la session d’imagerie, les animaux seront placés sous une lampe chauffante pendant leur phase de réveil avant de retourner dans leur pièce de stabulation. Chaque examen aura une durée maximale de 3h00 et nous prévoyons un temps de repos minimal de 48h entre deux imageries. Des points limites génériques seront utilisés pendant l'hébergement pour détecter tout signe de mal être le plus précocément possible et des points limites spécifiques (fréquence respiratoire et température) seront utilisés prendant les imageries.
Choix des espèces
Les rats et les souris sont des animaux largement utilisés en recherche, notamment en neuroscience. Ce sont des animaux de référence pour l’imagerie préclinique. Le besoin méthodologique va porter sur ces deux espèces, en fonction des projets des chercheurs. Les animaux pourront être jeunes adultes à adultes. Un poids maximal de 600g pour les rats sera respecté pour correspondre aux contraintes d’encombrement dans les imageurs.
Etude du filtrage de la lymphe par les cellules du ganglion lymphatique
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système immunitaire
2 160 souris vont être utilisées, dont des nouveau-nés gavés deux jours puis trois jours après leur naissance, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées pour analyse post-mortem. Le génotypage impose une biopsie de tissu et sépare chaque portée de sa mère pendant une dizaine de minutes. Les résultats attendus portent sur la régulation du filtrage de la lymphe par le ganglion lymphatique, avec des retombées annoncées à long terme sur la vaccination des personnes âgées. Le porteur écrit que la biopsie se fait "sur animal vigile ou anesthésié en fonction de l'âge du prélèvement", sans dire à partir de quel âge l'anesthésie est jugée utile.
Objectifs
Le ganglion lymphatique est équipé de systèmes de filtrage de molécules apportées par la lymphe afin de générer des réponses immunitaires contrôlées, par exemple contre des virus. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre la régulation des deux filtres en place, un pour les petites molécules et un pour les grandes molécules. La capacité du ganglion lymphatique de laisser passer les petites molécules mais non les grandes est importante car les petites sont souvent inoffensives alors les grandes molécules sont des virus ou encore des bactéries contre lesquelles il faut se protéger.
Bénéfices attendus
Ces résultats apporteront à court terme des données importantes sur la régulation du filtrage de la lymphe apportant des molécules dans le ganglion lymphatique qui pourraient éventuellement nécessiter une réponse immunitaire protectrice. Ces résultats auront des retombées à long terme sur la vaccination, notamment chez les personnes âgées où le système de filtrage semble défectueux.
Procédures
Des souris nouveau-nés sont soumises à un gavage à jour 2 et à jour 3 (durée < 1 min). Une biopsie de tissu est effectuée sur animal vigile ou anesthésié en fonction de l’âge du prélèvement (durée < 1 min). Les souris sont soumises à une injection sur animal vigile (durée < 1 min).
Impact sur les animaux
Pour le génotypage, une séparation de la mère et de sa portée pendant quelques minutes (10 au maximum), ainsi qu’une contention légère pour chaque animal sont nécessaires, cela peut donc être une source de stress pour les animaux. Une douleur légère de courte durée peut être ressentie lors du prélèvement de tissu effectué sur animal vigile ou anesthésié en fonction de l'âge. Le gavage et l’injection sur animal vigile peuvent être source de stress et de l’anxiété pendant quelques secondes et une douleur légère peut être ressenti lors de l’injection.
Devenir
Mise à mort de toutes les animaux à fin du projet pour analyse post-mortem.
Remplacement
Il n’est pas possible de remplacer les animaux car les mécanismes cellulaires et moléculaires régulant le développement du système immunitaire ne peuvent pas, à l’heure actuelle, être reproduits de manière reproductible et juste par des expériences en culture cellulaire ou par les organoïdes.
Réduction
Les sites et la fréquence des interventions ont été choisis de manière à pouvoir diminuer la variabilité inter-expérimentale. Le nombre d'animaux par groupe a été défini afin d’utiliser le minimum d’animaux tout en assurant l’obtention de résultats statistiquement significatifs.
Raffinement
Les souris sont hébergées en groupe dans une animalerie agrée avec un statut sanitaire contrôlé. Elles sont hébergées dans des cages enrichies par fratrie tout en respectant le nombre de souris admises. Si un animal devient agressif, il est aussitôt séparé du groupe. Les souris sont observées quotidiennement par un personnel expérimenté avec une mise en place de points limites évalués à l’aide d’une grille d’observation de critères définis. Des actions prévenant une possible stress ou inconfort sont entrepris. Les point limites ont été mis en place et seront appliqués.
Choix des espèces
Le modèle murin a été choisi pour connaitre la régulation du système de filtrage de la lymphe vers le ganglion lymphatique et de mieux comprendre la fonction d’un récepteur dans création du filtre pour les petites molécules. Ce projet nécessite alors une bonne connaissance des ganglions lymphatiques. Chez la souris, les structures des ganglions sont bien connues et en plus semblent identiques à l’homme. De plus, la souris étant bien étudiée du point de vue génétique, est un très bon modèle d’étude pour ces travaux qui reposent sur des modifications génétiques. Les souris sont étudiées à un âge où le système immunitaire est mature (à partir de 4 semaines). Des nouveau-nés ont également été choisis, pour mieux intervenir dans le développement le du système immunitaire.