Procédures sans réveil

1099 contenus, page 86 sur 92
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 371
Souffrances
▲ 60
▲ 168
▲ 143
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 371

371 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de l'anesthésie sans réveil à modéré. Des femelles gestantes sont soumises à un stress répété, trois séances de 45 minutes par jour pendant sept jours, pour induire chez leurs descendants un phénotype anxieux étudié par des tests comportementaux d'exploration. Le porteur indique ne pas pouvoir limiter ce stress puisqu'il est "le but recherché", et que tous les animaux sont ensuite tués pour analyser leur cerveau. Il décrit le modèle rongeur comme "incontournable", les bénéfices pour l'humain étant renvoyés au long terme.

Objectifs

Le projet a pour but d'étudier l'émergence des troubles anxieux dans un modèle de stress précoce. Nous avons précédemment montré que les souris soumises à un stress développemental in utero (stress prénatal) présentent à l'âge adulte de nombreux troubles comportementaux caractérisés notamment par un phénotype de type anxieux. Sur la base de ces résultats, notre objectif est de déterminer à quel moment du développement ces troubles se mettent en place et d'en étudier les substrats neuroanatomiques. En particulier, nous nous interessons aux neurones granulaires du gyrus denté dont nous avons montré par ailleurs qu'ils étaient impliqués dans les troubles anxieux. Nous testerons donc l'hypothèse que le stress prénatal modifie la genèse ou l'activité des ces neurones, et que ces modifications sont associées à une augmentation de l'anxiété.

Bénéfices attendus

Ces expériences fourniront des informations uniques sur l'émergence des troubles anxieux et sur les processus neuronaux impliqués. Elles permettront à moyen terme d'identifier des marqueurs biologiques précoces prédictifs d'une vulnérabilité comportementale ultérieure. La transposition à l'humain, à plus long terme, permettra la prise en charge des individus à risque.

Procédures

Trois groupes d'animaux sont à considérer: le premier est constitué de femelles dont le niveau d'anxiété sera évalué par deux tests comportementaux d'une durée de 10 min et 5 min, respectivement à 2 jours d'intervalle (n=173) et dont une partie sera soumise à un stress comportemental léger durant la gestation (n= 40 souris; stress divisé en 3 sessions quotidiennes de 45 min pendant 7 jours); le deuxième est constitué de leurs descendants qui seront soumis à des tests comportementaux basés sur l'exploration spontanée avant étude des structures cérébrales impliquées (n=168 souris: un lot subit 3 tests comportementaux de 10 min maximum à raison d'un test par jour pendant 3 jours et le deuxième lot subit 1 test de 10 min); le troisième est constitué des descendants servant de population témoin puisqu'ils ne subissent aucun test comportemental (n=60). Pour analyser les structures cérébrales, tous les descendants (groupe 2 et 3) subiront au jour postnatal P1 une injection intrapéritonéale d'un marqueur de division cellulaire.

Impact sur les animaux

Les femelles gestantes sont soumises à des stress répétés qui vont générer un état de léger stress chronique. Il ne nous est pas possible de limiter ce stress ou de compenser cet état puisqu'il est le but recherché, et qu'il a pour objectif de mimer la situation observée chez l'humain (le modèle a été établi pour comprendre les mécanismes impliqués dans les troubles comportementaux observés dans la population humaine soumise à des situations environnementales délétères durant la vie intra utérine). Les tests comportementaux qui seront effectués sur les descendants sont quant à eux non invasifs et basés sur le comportement exploratoire naturel de la souris. Nous n'attendons pas d'effet indésirable de leur mise en oeuvre.

Devenir

L'ensemble des animaux sera mis mort à l'issue des procédures pour une étude de l'impact du stress sur les structures cérébrales.

Remplacement

Ce projet recourt exclusivement à l’utilisation de souris de laboratoire. Ce recours à l’animal peut se justifier pour plusieurs raisons : 1) les troubles anxieux que nous analysons sont des troubles du comportement; à ce titre, ils nécessitent une approche intégrée prenant en compte l'ensemble de l'organisme et ils ne peuvent pas être récapitulés sur des lignées cellulaires (humaine ou animale) ou tout autre modèle in vitro cellulaire ou subcellulaire; 2) il n’existe pas encore de modèles mathématique ou in silico valides et réalistes permettant d’étudier ces processus causaux.

Réduction

Nous avons travaillé sur la réduction du nombre d'animaux sur 2 plans: 1) lorsque cela est possible (pas d'impact attendu sur les résultats obtenus), les souris seront utilisées dans plusieurs tests comportementaux afin de réduire le nombre total d'animaux nécessaires; 2) Un effectif de 14 souris par groupe représente un compromis rationnel, compte tenu de l’exigence éthique de réduction du nombre d’animaux et des contraintes expérimentales propres au projet. En effet, pour que nos expériences soient concluantes au plan statistique, compte tenu de la variabilité comportementale attendue chez les souris, il faut obtenir un effectif final minimum de 12 individus. Etant donné que le pourcentage de perte liée aux aléas expérimentaux est estimé à 20% en fin d’expérience, il nous faut démarrer l’expérience avec un groupe de 14 souris.

Raffinement

Dès leur arrivée les souris sont hébergées en cages transparentes munies d’enrichissement (carrés de coton et de cellulose permettant l'élaboration d'un nid et tunnels). Durant les sessions de stress, les souris sont observées et manipulées 3 fois par jour et pesées tous les 2 jours. Hors périodes de stress les femelles et leurs descendants sont observés quotidiennement par le personnel zootechnique (motricité et réactivité, aspect du pelage) et une pesée hebdomadaire est réalisée. Dans tous les cas, dès qu’un animal présent un signe de mal-être (pour les adultes: poil hérissé, prostration, plaie , perte de poids de plus de 15% par rapport à la pesée précédente; pour les jeunes: absence de poche de lait, corpulence anormale par rapport à la portée, couleur des muqueuses anormale, comportement aggressif de la mère), il sera isolé.

Choix des espèces

Le modèle d’étude employé doit permettre de reproduire un système biologique fonctionnel et complexe, dont les mécanismes ontogénétiques sont comparables à ceux qui régissent le développement des mêmes fonctions chez l’humain. Dans ce cadre, le modèle rongeur constitue un outil incontournable. Nous avons opté pour l'utilisation de souris dans un souci d'homogénéité de l'ensemble de nos expériences, ce qui permet une réduction du nombre d'animaux utilisés. Le but du projet étant d'étudier l'émergence des troubles anxieux au cours du développement, les souris seront étudiées à 3 stades de développement: période juvénile (entre 3 et 4 semaines) , période adolescente (entre 6 et 7 semaines), et âge adulte (entre 12 et 13 semaines).

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 16
Souffrances
▲ 16
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 16

16 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, anesthésiées puis tuées avant tout réveil. Leur cœur est exposé pour prélever le sang par ponction intracardiaque et isoler les plaquettes, afin d'étudier la mobilisation du calcium en lien avec l'activité plaquettaire. Le porteur indique que les plaquettes se conservent mal et que leur production in vitro reste limitée, ce qui l'amène à conclure que l'accès à ces animaux mutants est "la seule approche" possible. Les retombées thérapeutiques annoncées, des antithrombotiques sans risque de saignement, restent formulées comme une perspective.

Objectifs

Le calcium fonctionne comme un messager dans les cellules. Il contrôle ainsi de nombreux mécanismes d'activation cellulaire et nous cherchons à comprendre comment se construisent ces messages afin de mettre au point de nouvelles thérapies. L'objectif de ce projet est d'évaluer si l'absence d'un lipide précis chez une souris modifiée génétiquement, se traduit par un défaut de mobilisation de calcium dans les plaquettes sanguines, calcium qui est impliqué dans l'activation de ces cellules qui jouent un rôle majeur dans l'arrêt du saignement.

Bénéfices attendus

Le blocage de la mobilisation du calcium semble réduire l'activité des plaquettes sanguines, ce qui pourrait réduire les accidents ischémiques (AVC, Infarctus). L'identification des mécanismes impliqués dans la régulation de l'activité des plaquettes ouvre une nouvelle voie thérapeutique permettant des traitements anti-thrombotiques sans risque de saignement.

Procédures

Les souris sont sous anesthésie générale profonde pour ne ressentir aucune douleur. Un prélèvement sanguin est réalisé par ponction intracardiaque et les plaquettes sanguines sont isolées. L'intervention ne dure que quelques minutes (moins de 5 min).

Impact sur les animaux

contention et injections d'anesthésie/analgésie

Devenir

Les souris sont euthanasiées à la fin de la procédure car pour optimiser la qualité du prélèvement de sang, le cœur est exposé afin de permettre l'insertion de l’aiguille dans le ventricule gauche.

Remplacement

Les plaquettes sont des éléments cellulaires très fragiles dont la conservation est d’une durée très faible (quelques heures) et dont la production in vitro est encore très limitée. Pour caractériser le signal calcique des plaquettes, il faut utiliser des plaquettes isolées à partir du sang. Les mécanismes que nous étudions ont été observés dans les plaquettes de souris génétiquement modifiées. La possibilité d'avoir accès à ces animaux est aujourd'hui la seule approche pour la concrétisation de ce projet.

Réduction

Pour ce projet, nous avons calculé le nombre d'animaux de façon à obtenir des résultats reproductibles et de prendre en compte la possibilité d'une différence de résultats entre les mâles et les femelles. Les plaquettes issues de chaque animaux seront étudié en utilisant à chaque fois deux des activateurs principaux des plaquettes à plusieurs doses pour être sûr de pouvoir utiliser les données obtenues avec chacun des animaux utilisés.

Raffinement

Au cours de sa captivité en animalerie, le bien-être de l’animal est contrôlé tous les jours et nous avons établi un score concernant les conditions générales de façon à pouvoir définir les points limites pour permettre d'éviter la douleur à son minimum. A leur arrivée, les animaux pourront s’acclimater pendant au moins une semaine. La nourriture sera renouvelée toutes les semaines et nous nous assurerons que les animaux aient une consommation régulière. Pour la procédure, les souris sont anesthésiées. Après l'anesthésie, l'animal est surveillé (respiration, réflexe) pour s’assurer que l’animal ne se réveille pas et reste insensible à la douleur. Si l’animale montre de signe de réveil, mouvement de la patte, une nouvelle dose d’anesthésiant lui sera immédiatement administrée.

Choix des espèces

L’espèce animale sélectionnée pour ce projet est la souris. Nous utilisons cette espèce car elle partage de nombreuses voies de signalisation plaquettaire avec l'homme. Et c'est en utilisant ce modèle animal que nous venons de mettre en évidence cette nouvelle signalisation. De plus le modèle murin permet l'utilisation d'animaux transgéniques qui fournissent des plaquettes sanguines portant ces mutations et qui sont impossible à produire in vitro. La possibilité de disposer d’une lignée génétiquement modifiée est un atout essentiel pour montrer ces effets protecteurs et permettre de développer une approche thérapeutique par la suite. Les souris seront utilisées à taille adulte permettant de récupérer un volume de sang suffisant pour purifier suffisamment de plaquettes de bonne qualité.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 300
Souffrances
▲ 300
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 300

300 souris vont être utilisées, anesthésiées puis tuées avant tout réveil par une perfusion intracardiaque. Elles sont mises à mort pour prélever leurs cellules cérébrales et les mettre en culture, afin d'y tester dix petites molécules censées agir sur la neuroinflammation. Une fois les cellules prélevées le projet reste entièrement in vitro, l'animal ne servant qu'à fournir la matière première. Le porteur affirme avoir déjà réduit la sélection des molécules par un travail in silico et décrit la souris comme un modèle "pertinent et reconnu".

Objectifs

Le projet porte sur l’étude de l’impact de nutriments lipidiques et métabolites sur la régulation des cellules cérébrales et leurs intéractions in vitro. Il s’inscrit dans le cadre du projet global d’étude de la neuroinflammation, composante primaire de pathologies neurodéveloppementales, psychiatriques et neurodégénératives.

Bénéfices attendus

Les paradigmes expérimentaux in vitro permettront de mettre en avant l’importance de petites molécules d’intérêt (nutriments, lipides et métabolites) sur les intéractions entre cellules murines cérébrales in vitro et leurs fonctionnements. Ceci permettra de d’accroitre les connaissances et de découvrir de nouvelles stratégies pharmacologiques prometteuses dans le cadre des pathologies que nous étudions (neurodéveloppementales, psychiatriques et neurodégénératives). Nous avons 5 molécules d’intérêt en lien avec les pathologies neurodéveloppementales et 5 en lien avec les pathologies psychiatriques et neurodégénératives.

Procédures

Une perfusion intracardiaque sera effectuée sur les animaux avec prise en charge de la douleur.

Impact sur les animaux

Les animaux en cours de protocole sont surveillés quotiediennelement par les animaliers. Il n’y a pas d’induction de stress majeur sur ces animaux entrainant une alteration de l’état général des animaux. La procédure de perfusion implique une injection intrapéritonéale.

Devenir

L’ensemble des souris sera mise à mort à des fins de culture cellulaire et d’étudier l’impact de petites molécules sur les interactions entre les cellules cérébrales in vitro

Remplacement

La sélection des molécules à tester a été drastiquement réduite par un travail in silico visant à ne sélectionner que les molécules (nutriments, lipides et métabolites) avec un fort pouvoir interventionnel sur les interactions entre les cellules cérébrales. Notamment, l’expression spécifique de récepteurs à ces petites molécules par les sous-types cérébraux a été vérifiée et validée ou encore l’implication des molécules dans des voies de signalisation dans les pathologies neurodéveloppementales, psychiatriques et neurodégénératives étaient des pré-requis à la sélection des molécules. Nous remplaçons le test de ces molécules in vivo par notre approche in vitro afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. Ces travaux vont nous permettre de définir plus finement et de sélectionner les molécules d’intérêt pharmacologique.

Réduction

Nous avons calculé au plus juste le nombre d’animaux nécessaires pour réaliser les isolements de cellules cérébrales à des fins de culture. En se basant sur notre expérience et sur l’optimisation des protocoles de culture cellulaire, nous avons calculé la quantité de cellules nécessaires à l’évaluation de chaque molécule et donc nous pouvons retranscrire ce nombre en nombre de souris. Nous devons répliquer l’expérience 3 fois par molécule d’intérêt, soit 30 animaux pour une analyse complète par molécule. Nous testerons 10 molécules d’intérêt, soit un total de 30 animaux X 10 molécules = 300 souris. De manière importante et optimisée, le nombre d’animaux demandé va permettre de réaliser les cultures de cellules en neuroinflammation ET des cultures des autres cellules cérébrales.

Raffinement

A leur arrivée, les animaux seront hébergés en cages collectives avec un environnement enrichi (maison en carton + baton de bois). Les animaux seront observés quotidiennement par les animaliers. Si l’animal apparaît malade ou avoir des douleurs il sera immédiatement isolé et surveillé. Si l’animal ne montre pas d’amélioration significative, il sera sacrifié dans les 24h. Par ailleurs pour les procédures induisant de la douleur comme la perfusion intracardiaque nous utiliserons des aanalgésiques (décrite dans la procédure) afin de limiter la douleur chez l’animal.

Choix des espèces

La souris est un modèle pertinent et reconnu en toxicologie, pour lequel de nombreux outils sont développés afin d’étudier notamment le cerveau et son fonctionnement. Nous travaillerons avec la lignée C57bl/6. Les souris males et femelles seront utilisées à l’âge adulte entre 6 semaines et 12 mois. Cela permettra d’étudier les impacts des différentes molécules au niveau des cellules cérébrales adultes in vitro.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 120
Souffrances
▲ 60
▲ -
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie étant tuée sous anesthésie sans réveil. Génétiquement modifiées pour développer une forme de sclérose latérale amyotrophique associée à une démence, elles perdent du poids et développent des déficits moteurs jusqu'à une paralysie et une mortalité prématurée, avant la mise à mort pour prélever le cerveau. Le porteur indique surveiller le phénotype par un test de suspension caudale qu'il décrit comme sans douleur, avec des points limites de perte de poids et de mobilité. Il affirme que l'organisation des réseaux neuronaux ne peut être étudiée in vitro et nécessite l'étude sur un "organisme entier".

Objectifs

La sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot, est une maladie neurologique progressive et dévastatrice conduisant à une défaillance progressive du système neuromusculaire et à la mort par insuffisance respiratoire. La perte de motricité est la conséquence d’une dégénérescence des motoneurones, les cellules nerveuses qui commandent les muscles volontaires. C’est la plus fréquente des maladies du motoneurone chez l’adulte. Dans la majorité des cas, la maladie est sporadique, c’est-à-dire qu’elle atteint une personne de manière isolée. Cependant, dans 5 à 10% des cas, la SLA peut toucher plusieurs membres d’une même famille, on parle de SLA « familiale ». A ce jour, aucun traitement n’est disponible contre la SLA ou la DFT-SLA. Il est donc primordial de mieux comprendre cette pathologie, et notamment les mécanismes responsables de la mort des motoneurones, dans l’optique à plus long terme de développer des recherches à visée thérapeutique. Un modèle souris qui reprend les symptômes de la DFT/SLA a été généré. Les données scientifiques obtenus à ce jour indiquent que ces souris développent un phénotype dommageable de type SLA avec une perte de poids (à partir de 200 jours pour les femelles et 125 jours pour les mâles), des déficits moteurs (débutant vers l'âge de 3 mois et de légers problèmes de train arrière sans atteinte majeure de la locomotion vers 4 mois ; pas de troubles moteurs majeurs avant l’âge de 10 mois), des troubles cardiaques à l’âge adulte et une mortalité prématurée (. Des études préliminaires ont montré que cette lignée de souris présente des troubles comportementaux qui implique une structure cérébrale lié à l’apprentissage et la mémoire. L’objectif de ce projet est d’étudier les modifications du réseau neuronal par enregistrement de l’activité des neurones sur coupes cérébrales dans ce modèle souris.

Bénéfices attendus

Ce projet scientifique associé à notre plateforme d'électrophysiologie ex vivo (sur coupes cérébrales) permettra de mieux comprendre les modifications des réseaux neuronaux chez la souris transgénique modèle de la DFT-SLA. La technique utilisée sera l'électrophysiologie ex vivo, c'est-à-dire sur coupes cérébrales.

Procédures

Pendant la période d’acclimatation de 5 jours, seules les observations liées au phénotype seront effectuées (comportement naturel, aspect, mobilité…). Entre la phase d’acclimatation de 5 jours et la mise à mort des animaux, en plus du suivi des observations liés au phénotype, les gestes techniques liés au suivi du phénotype dommageable seront effectués (test de suspension caudale qui est une méthode rapide, fiable et sans douleur).

Impact sur les animaux

Les souris utilisés développent un phénotype de type DFT-SLA avec une perte de poids (à partir de 200 jours pour les femelles et 125 jours pour les mâles), des déficits moteurs (débutant vers l'âge de 3 mois), des cardiomyopathies (vers 330 jours) et une mortalité prématurée (344 jours) . Les différentes étapes de la maladie se divisent en 3 : - le début de la maladie où les animaux commencent à perdre du poids (5-10% de perte). Cette phase débute vers l'âge de 3 mois chez les mâles et 6 mois chez les femelles. Le point limite a été fixé à une perte de poids irréversible supérieure à 15% du poids par rapport à la pesée précédant la réception des animaux. Le poids des souris à la réception et la semaine précédent la livraison nous sera fournie par le client, afin de voir si le phénotype dommageable a commencé à s’exprimer. - le début des symptômes apparents (vers 3 mois) où la perte de poids atteint les 10% et où les souris présentent une perte d'extension des membres inférieurs et une démarche bancale. A partir du moment où sont constatés les problèmes moteurs, de la nourriture gélifiée est ajoutée dans la cage. - la phase avancée où la perte de poids atteint les 15% et où les souris présentent une perte d'extension totale des membres inférieurs et un début de paralysie. Les souris seront soumises à un suivi renforcé grâce à l'utilisation d'une grille d'observation en lien avec le phénotype attendu de DFT-SLA (Cf Annexe). Si un score de 4 est atteint (sur un critère ou par cumul de plusieurs critères), l’animal sera euthanasié. La fréquence d'observation sera à minima de 2 fois par semaine et sera adaptée en fonction des signes observés. Dans le cas de la nécessité d'une surveillance accrue d'un animal (perte de poids, signes de paralysie des membres locomoteurs, activité motrice réduite…), l’observation sera quotidienne. Les animaux seront surveillés sur : - poids : le point limite est fixé à une perte irréversible de poids supérieure ou égale à 15% par rapport à la pesée précédant la réception des animaux. - mobilité : le point limite est fixé à l'apparition d'un affaiblissement des pattes arrières ou à des tremblements associés à une incapacité des souris à se retourner en moins de 15 secondes lorsqu'elles sont sur le flanc. - comportement: le point limite est fixé à l'apparition éventuelle d'un comportement agressif non résolu par l'enrichissement ou l'isolement .

Devenir

Les animaux inclus dans une procédure expérimentale seront tous mis à mort à la fin de la procédure afin de réaliser les coupes cérébrales nécessaires à l’évaluation électrophysiologique des modifications neuronales.

Remplacement

L'organisation des réseaux neuronaux peuvent être étudiés sur des coupes cérébrales de rongeurs par électrophysiologie. Elles ne peuvent pas être reproduites, ni étudiées dans des modèles de cultures cellulaires in vitro. Une meilleure compréhension des pathologies du système nerveux central nécessite donc l’étude des réseaux neuronaux sur un organisme entier. Nos expérimentations au sein de la société, même si elles nécessitent l’utilisation d’animaux, sont pratiquées avec un souci permanent de réduction du nombre d’animaux et de bien-être pour nos animaux en expérimentation. Toutes les expériences sont réalisées dans le respect éthique de la règle des 3 R.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables. L'évaluation du nombre d'animaux nécessaire a été effectuée par un programme adapté. Les résultats seront analysés par des test statistiques. Nous adapterons les tests statistiques en fonction de la distribution des observables, qu'elle soit normale ou non.

Raffinement

Suivra alors une période d’acclimatation de 5 jours minimum, pendant laquelle aucun geste technique lié à la procédure expérimentale ne sera réalisé. Les conditions d’hébergement et de soins et les méthodes utilisées ont été choisies et conçues de manière à réduire au maximum toute douleur, angoisse ou dommages durables que pourraient ressentir les animaux. Le contrôle mortalité des animaux sera effectué quotidiennement sans exception (Week-ends & jours fériés) par du personnel compétent et qualifié. Le bien-être des animaux sera évalué hebdomadairement. Des points limites spécifiques à la lignée DFT-SLA ont été établis afin d’anticiper toute dégradation de l’état de santé général des animaux et, le cas échéant, d’appliquer des protocoles de soins adaptés. La fiche d'observation sera remplie une fois par semaine pour chaque animal. Dans le cas de la nécessité d'une surveillance accrue d'un animal, la fréquence sera augmentée (deux fois par semaine ou quotidiennement selon la gravité.

Choix des espèces

Nos expérimentations sont réalisées chez la souris, dont l’étude est extrêmement répandue au sein des laboratoires de recherche en Neurosciences, rendant les résultats pertinents pour la communauté scientifique nationale et internationale. Ces rongeurs, de petite taille et d’élevage facile, possèdent un système nerveux dont le développement est extrêmement proche de celui du système nerveux humain, et dont l’organisation, certes simplifiée, est suffisamment complexe. Pour l'étude des déficits de la SLA/DFT, le modèle murin Chchd10S55L nous permettra de comprendre comment la mutation p.Ser59Leu présente chez des patients, est à l’origine d’un dysfonctionnement des réseaux neuronaux. La mutation p.Ser59leu étant à l’origine de pathologies multisystémiques, évolutives et extrêmement complexes tant sur le plan clinique que moléculaire chez l’homme, l’utilisation d’un modèle murin présente de nombreux avantages puisque les effets de la mutation pourront être étudiés précisément dans le cerveau. Les animaux seront utilisés de l'âge de 5 mois à 10 mois, afin de couvrir tous les stades de la maladie .

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 180
Souffrances
▲ 180
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 180

180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées sans réveil alors que le suivi décrit s'étend sur six à douze semaines après l'opération. Une arthrose est induite chirurgicalement par déstabilisation du ménisque du genou, puis trois composés sont administrés dans l'eau de boisson avant une ponction cardiaque terminale. Le porteur décrit une gêne à la marche postopératoire disparaissant en 48 heures et ne rapporte pas d'autre effet notable. Il affirme que l'arthrose met en jeu l'articulation entière et le système digestif, ce qui rendrait le recours à la souris nécessaire faute d'alternative in vitro.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d'évaluer l'impact de la prise orale via l'eau de boisson du Thiamet-G (TG), de la triéthylènetrétramine (TETA) et de la glucosamine (GlcN) sur l'évolution de l'arthrose post-traumatique chez la souris

Bénéfices attendus

L'OA est la maladie articulaire la plus répandue avec une prévalence mondiale de 303 millions de patient dans le monde. Elle touche aussi bien les articulations périphériques que rachidiennes. Au sein des articulations tous les composants de l'articulation sont impactés. L'OA se caractérise par une érosion du cartilage, la formation d'ostéophyte, une sclérose osseuse et une inflammation synoviale. Les composés que nous nous proposons de tester sont des molécules capables de jouer sur la régulation de voies métaboliques dérégulées dans l'OA. Le TG est un composé augmentant la O-GlcNacylation des protéines processus agissant sur l'autophagie. La GLcN composé connu pour ses effets anti-inflammatoires et enfin la molécule TETA mimant la restriction calorique et stimulant l'autophagie. Nous espérons que les composés testés présenteront des effets bénéfiques sur l'apparition et l'évolution de l'OA post-traumatique chez la souris et permettront ainsi l'identification de nouvelles approches thérapeutiques pour la prise en charge de l'OA chez l'Homme.

Procédures

A l’âge de 9 semaines les souris des groupes 2, 3, 4 et 5 subiront une induction chirurgicale d’arthrose unilatérale par déstabilisation du ménisque médial droit alors que les souris du groupe 1 subiront une procédure Sham, c’est-à-dire qu’elles subiront l’intervention chirurgicale sans l’étape de déstabilisation du ménisque médial.Le geste chirurgical par souris est d'environ 5 min. Les souris seront suivies et traitées via l'eau de boisson pendant 6 et 12 semaine après la procédure chirurgicale. 6 et 12 semaines après la chirurgie, la moitié des souris de chaque groupe aura une ponction intracardiaque terminale puis sera euthanasiée comme décrit dans la procédure expérimentale n°1 et les différents organes nécessaires à l'évaluation des traitements et du niveau d'OA seront prélevés.

Impact sur les animaux

En post opératoire une légère gêne à la marche peut être observée chez certaine souris. Cette gêne disparait dans les 48h post chirurgie et est prise en charge comme décrite dans la section 4. Pas d'effet notable de la procédure sur le poids des animaux, sur leur mobilité ou sur leur comportement n'a été reporté.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure.

Remplacement

L’OA est une maladie de l’ensemble de l’articulation : os sous-chondral, membrane synoviale, ménisques et appareil musculo-ligamentaire. Il s’agit aussi d’une pathologie multifactorielle (métabolique, génétique, endocrinienne, mécanique, traumatique) complexe difficilement reproduite par des systèmes cellulaires simplifiés. D’autre part ce projet évalue des principes actifs par prise orale, ce qui implique leur passage par le système digestif, ce qui ne peut pas être reproduit in vitro.

Réduction

Je réduis en utilisant le nombre minimal d'animaux par groupe requis pour chaque type de test afin d'atteindre une significativité statistique. Les études statistiques comparatives seront réalisées en utilisant le test de kruskal-Wallis suivi d’un test de comparaison multiple de Dunn. Cette saisine nécessitera donc 180 souris C57BL/6 âgées de 9 semaines

Raffinement

Je raffine en réduisant la douleur lors de cette expérimentation afin d'améliorer la reproductibilité et la qualité de l'expérimentation. Ainsi, une analgésie péri-opératoire immédiate est prévue par administration de buprénorphine et meloxican en pré et post-chirurgie. Les souris seront hébergées à raison de 4 souris par cage avec de l'enrichissement type frisottis. Elles seront observées quotidiennement jusqu'à la fin de l'expérimentation. Elles seront également pesées quotidiennement pendant les 3 premiers jours après la chirurgie puis 1 fois par semaine jusqu'à la fin de l'expérimentation. Par ailleurs des points limites ont été identifiés et les procédures de raffinement à mettre en place lors de l'atteinte de ces points limites ont été décrites. Malheureusement, je ne peux pas remplacer cette expérimentation animale par un modèle in vitro, car cette étude visant à déterminer l'effet de nos molécules sur l'apparition et l'évolution de l'OA nécessite l'intervention du système digestif et de l'articulation dans son ensemble ce qui ne peut pas être reproduit in vitro. Il n'existe donc pas de méthodes alternatives à l'utilisation d'animaux pour ce projet.

Choix des espèces

Le choix des souris est fondé sur plusieurs critères : - Le besoin de travailler sur des animaux adultes et à maturité squelettique ; - La taille des animaux permet une gestion aisée de l’anesthésie et de l’analgésie ; - Ces animaux sont faciles à gérer en stabulation ; - Le modèle murin d’OA est le plus décrit dans la littérature internationale. De plus, il représente une référence dans l’étude de cette pathologie. Les animaux inclus dans cette étude seront à maturité squelettique et âgés de 9 semaines lors du début de la procédure n°1 car c’est à cet âge qu’est classiquement induit l’OA par déstabilisation du ménisque médial « DMM ».

  • Formation professionnelle
Cochons : 20
Souffrances
▲ 20
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 20

20 porcs vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Leur coeur est prélevé puis perfusé sur machine, pour entraîner des équipes chirurgicales et médicales à la conservation d'un greffon cardiaque ex vivo, non pour produire des connaissances. Le porteur décrit cette formation comme "indispensable" avant de lancer un programme clinique chez l'humain. Il affirme qu'aucun modèle alternatif ne reproduit les conditions d'un coeur humain et justifie le choix du porc par sa physiologie circulatoire proche.

Objectifs

La perfusion cardiaque ex-vivo requiert une formation spécifique, à la fois chirurgicale et de réanimation, cette discipline étant innovante et actuellement non enseignée par des formations académiques diplômantes. Seule l’expérimentation sur modèle animal permet de reproduire les conditions anatomiques et physiologiques proches de l’homme afin de former les équipes médicales à la technologie de préservation du cœur sur machine de perfusion ex vivo. La formation à la perfusion ex-vivo cardiaque sous la direction de la société fabricant ce dispositif comporte une formation théorique au principe de cette technologie, et une formation pratique sur modèle de cœur porcin perfusé ex vivo. Il s’agit d’une formation indispensable avant de débuter un programme clinique de perfusion cardiaque ex vivo chez l’homme, à la fois pour appréhender les contraintes techniques chirurgicales, et pour s’initier à la surveillance et à l’entretien de la perfusion normothermique au sang d’un organe isolé.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu du projet est la formation des équipes chirurgicales et médicales à la perfusion cardiaque ex-vivo. Il s’agit d’une formation indispensable avant de débuter un programme clinique de perfusion cardiaque ex vivo chez l’homme, à la fois pour appréhender les contraintes techniques chirurgicales, et pour s’initier à la surveillance et à l’entretien de la perfusion normothermique au sang d’un organe isolé.

Procédures

Préservation du greffon cardiaque sur machine de perfusion ex vivo : prélèvement cardiaque, instrumentation et perfusion ex vivo au sang

Impact sur les animaux

L’ensemble des procédures expérimentales sera réalisé sous anesthésie générale. A aucun moment l’animal ne sera conscient ni susceptible de ressentir la douleur.

Devenir

L'ensemble des procédures impliquent l'explantation du coeur ce qui rend la réutilisation, le replacement ou l'adoption des animaux inenvisageable.

Remplacement

La technologie de perfusion cradiaque ex-vivo en vue d'une transplantation est une perfusion normothermique au sang qui fait reprendre une activité cardiaque avec des battements. Il est donc nécessaire pour l’apprentissage de cette technique d’utiliser des organes prélevés sur modèle animal. Il n’existe en effet aucun autre modèle alternatif capable de reproduire les conditions biologiques, anatomiques et physiologiques d’un cœur humain.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour ce projet à visée éducative, cette formation est réalisée dans un centre ayant à la fois une expertise en expérimentation animale et en perfusion d’organe ex vivo. Ainsi depuis 2019 nous réalisé plus de 50 procédures de perfusion ex vivo de cœur porcin sur machine et 8 procédures en pratique clinique. Cette double expertise permet de réduire le risque d’échec de la procédure à visée éducative. Les chirurgiens de notre équipe réaliseront les procédures sur l’animal et la mise en place du cœur sur le dispositif de perfusion ex-vivo, à la fois pour raison règlementaire et pour éviter tout échec en lien avec l’inexpérience de l’équipe en formation.

Raffinement

Respect d’une période d’acclimatation d’une semaine minimum entre l’arrivée à l’animalerie du laboratoire et l’inclusion dans le protocole de recherche. Hébergement en groupe de deux pour favoriser le contact régulier entre congénères. Environnement enrichi avec : promenade régulière, planche à gratter, distributeur de nourriture. Evaluation quotidienne du bien être animal selon plusieurs grilles d'avaluations. Ce protocole ne comprend aucune procédure ou acte invasif sur un animal conscient (anesthésie générale sans réveil).

Choix des espèces

Le modèle animal choisi est le porc. Le porc présente une physiologie circulatoire proche de celle de l’homme (Fréquence cardiaque proche de 100/min, débit cardiaque entre 3,5 et 4 L/min pour un poids de 50 kg). Par ailleurs son anatomie cardiovasculaire facilite la réalisation de la coronarographie et des canulations artérielle et veineuse nécessaires pour sa perfusion isolée ex vivo. Cette convergence permet une adaptation optimale de l’espèce à la formation et limitera au minimum le nombre d’animaux tests (échec techniques). Les animaux utilisés dans le protocole expérimental sont des porcs de 60 kg. A ce stade de développement les porcs ont un système circulatoire très proche de l’homme et leur gabarit permet une modélisation chirurgicale optimale

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 120
Souffrances
▲ 120
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

120 rats vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque rat est sédaté, intubé et ventilé, puis reçoit une injection intraveineuse de LPS provoquant un choc endotoxinique et une défaillance cardiaque, avant une échographie du coeur puis la mise à mort pour prélever les organes. Le porteur affirme qu'il n'existe aucun traitement de cette cardiomyopathie en médecine humaine et renvoie l'intérêt thérapeutique à une validation ultérieure sur un "gros animal" puis chez l'humain. Il décrit le modèle rat comme "incontournable" et juge les cultures cellulaires non pertinentes.

Objectifs

L'objectif du projet est d'identifier des molécules qui pourraient traiter la cardiomyopathie induite par le sepsis (CMIS) qui est la dysfonction cardiaque causée par une infection sévère. Plusieurs études chez l'animal ont permis de mettre en avant l'implication des voies de l'inflammation, de modifications redox et des troubles de l'homéostasie calcique. Des travaux précédents ont mis en évidence l'existence de dysrégulations des RyR dans la CMIS. Notre objectif est de montrer que certaines molécules pourraient protéger de la CMIS par leur impact sur une régulation des RyR. On s'intéressera particulièrement aux molécules connues pour avoir un impact sur l'homéostasie calcique (notamment via les récepteurs de la ryanodine, RyR) en les évaluant sur un modèle de rat après induction d'un choc septique (ou plus précisément endotoxinique) par injection d'un fragment de bactérie (le LPS d'Escherichia coli).

Bénéfices attendus

Dans nos précédents travaux nous avons mis en évidence l'implication des RyR parmi les mécanismes physiopathologiques de la CMIS. Ceci laisse entrevoir de nouvelles possibilités thérapeutiques qui doivent être validées chez l'animal avant de pouvoir envisager leur utilisation en médecine humaine. La mise en évidence d'une potentielle efficacité sur l'atténuation de la CMIS par une ou plusieurs molécules, en monothéréapie ou en association, permettra son ou leur évaluation sur un modèle de gros animal puis en médecine humaine. Le bénéfice attendu in fine est la mise à disposition de thérapeutique active contre la CMIS, alors qu'il n'en existe aucune disponible en médecine humaine aujourd'hui.

Procédures

Chaque journée d’expérimentation est dédiée à un seul animal. L’individu est sédaté (hypnotique et morphinique), intubé, ventilé, et monitoré en continue (ecg, pression artérielle, échelle de sédation). Un choc endotoxinique (LPS) est ensuite réalisé par injection intraveineuse de LPS afin de générer une CMIS. Une échographie cardiaque est réalisée à la phase initiale puis après 4 heures. L’individu est ensuite euthanasié et les tissus et le matériel biologique destinés aux analyses sont prélevés pour réalisation des analyses biochimiques (immunoprécipitation et Western blot) et analyses fonctionnelles avec la mesure des propriétés biophysiques (bilayer) des canaux calciques, issus de microsomes des tissus. On appliquera cette procédure à 10 groupes de 12 rats, soit 120 animaux au total.

Impact sur les animaux

Décés (les animaux sont euthanasiés en fin d'expérimentation)

Devenir

L'ensemble des animaux de ce projet seront mis à mort. Les organes, tout particulièrement le coeur, seront prélevés pour des analyses immunohistologiques.

Remplacement

Le développement et la caractérisation d'un modèle de rat est incontournable pour l'analyse physiopathologique de la CMIS. Il est important de souligner que les cultures cellulaires de cardiomyocyte, déjà réalisées dans d'autres laboratoires, ne permettent pas d'appréhender l'impact des interactions entre le cœur et les différents organes, le cœur et la ventilation, et les effets des variations de volémie. L'utilisation de méthodes alternatives ou substitutives n'est donc pas pertinente. Le modèle rat après sédation, intubation et ventilation devrait permettre d'obtenir des résultats extrapolables au patient de réanimation.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques et être statistiquement significatif. Nous avons défini une stratégie d'expérimentation que nous espérons la plus optimale possible. Nous réaliserons dans la mesure du possible les exploration electrophysiologique, la mesure de pression, les mesures échographiques et les analyses anatomique, tissulaire, cellulaire, sur les mêmes animaux. Pour définir statistiquement la taille des lots d'animaux à tester, nous nous appuyons sur des travaux publiés, ainsi que sur l'utilisation de logiciel approprié pour l'évaluation statistique du nombre d’animaux requis.

Raffinement

Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux sera strictement respecté et effectué quotidiennement avant l'expérimentation et de façon rapprochée, toutes les heures durant l'expérimentation. Des points limites spécifiques ont été définis et le raffinement s’appliquera selon une grille de score pour une prise en charge adaptée des animaux. Cette prise en charge comprend l’utilisation d’analgésique et pour les scores les plus important, la mise à mort.

Choix des espèces

Pour ce projet de recherche le rat wistar est l'espèce retenue. Cette espèce a déjà été utilisée dans la litérature pour étudier la CMIS. D'après d'autres études sur des modèles animaux variés, les mécanismes physiopathologiques de la CMIS semblent être généralisables entre les espèces de mammifères. De plus, un certain nombre d'études réalisées chez l'homme confirment les similitudes physiopathologiques avec les autres espèces de mammifère et notamment les rats. Ainsi, les résultats du modèle rat devraient permettre une extrapolation chez le gros animal et chez l'homme. Afin d'obtenir des résultats représentatifs de notre cohorte clinique et comparable à la littérature existante, les rats seront utilisés à un stade adulte (8-10 semaines).

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 480
Souffrances
▲ 32
▲ 80
▲ 368
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 480

480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés, une partie menée sous anesthésie sans réveil. Une partie subit une chirurgie d'implantation d'électrodes à la surface du cortex, l'autre une batterie de tests comportementaux nommés, exploration d'un nouvel environnement, interaction sociale, apprentissage moteur et spatial, sensibilité thermique et réflexes sensori-moteurs, y compris chez des nouveau-nés séparés de leur mère. Le porteur décrit un modèle génétique d'autisme censé reproduire déficits sociaux, stéréotypies et anomalies sensorielles, et affirme que la lignée ne présente pas de phénotype dommageable pour l'élevage. Les souris sont euthanasiées par CO2 ou dislocation cervicale, 32 nouveau-nés étant perfusés pour prélever le cerveau.

Objectifs

Notre groupe s’intéresse aux pathologies cérébrales associées aux mutations de gènes codant pour certains canaux sodiques jouant un rôle majeur dans l'excitabilité des neurones. L'ensemble des études réalisées chez les patients porteurs de mutations du gène qui code pour notre canal d'intérêt a montré que ces sujets étaitent atteints soit d’épilepsie de sévérité variable, d'autisme, de schizophrénie ou encore de déficience intellectuelle, soit présentaient un phénotype clinique associant plusieurs de ces pathologies neurodéveloppementales. Ces études génétiques ont, de plus, démontré que le gène codant pour notre canal d'intérêt était l'un des gènes le plus fréquemment muté chez les sujets atteints de troubles du spectre autististique (TSA). Nous utiliserons une nouvelle lignée de souris porteuses d'une mutation ponctuelle du gène d'intérêt identifiée chez des patients autistes sans autre pathologie neurodéveloppementale associée. Notre projet de recherche vise à caractériser in vivo le phénotype de ces souris au cours du développement et à l’âge adulte afin de savoir si cette mutation reproduit les symptômes décrits chez l'homme. Cette lignée ne présente pas de phénotype dommageable pour le maintien en laboratoire après observation de différents indicateurs tels que la taille des portées, la fécondité, les comportements spontanés qui sont similaires entre souris sauvages et souris mutantes. Ce projet est la 1ère étape d'un projet plus global qui vise à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques dans le traitement des TSA liés à des mutations du gène codant pour notre canal d'intérêt.

Bénéfices attendus

Notre projet pourrait permettre de valider un nouveau modèle murin d'autisme sans autre pathologie neurodéveloppementale associée validant des résultats obtenus in vitro et ex vivo sur cellules transfectés avec nos canaux d'intérêt porteurs de mutations identifiées chez l'homme. Ces experiences in vitro et ex vivo nous ont permis d' identifier un mécanisme spécifique lié aux mutations de notre canal d'intérêt associées aux TSA. Ce projet pourrait, par conséquent, permettre de valider in vivo ce mécanisme afin de développer des stratégies thérapeutiques plus ciblées dans le traitement des TSA liés à ces mutations. La caractérisation phénotypique de souris porteuses de cette mutation identifiée chez des sujets autistes pourrait aider à comprendre comment des mutations mises en évidence sur un même gène aboutissent à des pathologies différentes telles que l’autisme, l’épilepsie ou encore la schizophrénie.

Procédures

Dans la procédure utilisée pour démontrer l'absence de troubles épileptiques, 2 groupes de 20 souris mutantes et sauvages au maximum subiront une chirurgie sous anesthésie générale afin d'implanter à la surface du cortex des électrodes permettant l'enregistrement de l'activité électrique : cette chirurgie dure moins d'1h. Les 4 autres procédures consistent à utiliser différents tests comportementaux à différents âges. Dans une 1ère procédure, le comportement des animaux sera analysé grâce à une batterie de tests pendant l'enfance-adolescence (P21-44) et à l'âge adulte (vers P70) : un grand nombre de ces tests sont basés sur la tendance naturelle des rongeurs à explorer un nouvel environnement ou à interagir avec un animal non familier et se réalisent en une seule session (2 à 30 min). Deux tests d'apprentissage (moteur ou environnement spatial) seront réalisés en 3 sessions sur 2 ou 5 jours. Le test permettant de déterminer la sensibilité thermique au chaud ou au froid s'arrête dès qu'une réponse réflexe d'inconfort est détectée. Dans une autre procédure, le comportement spontané d'interaction sociale sera enregistré en continu et analysé sur 4 jours. L'évaluation des réflexes sensori-moteurs chez les animaux âgés de 7 à 15 jours sera effectuée de façon à ce que la séparation d'avec leur mère ne dure pas plus de 10 min et sera examinée dans une procédure séparée. Enfin, la dernière procédure consistera à étudier le comportement locomoteur des animaux après injection de différentes susbtances phamacologiques.

Impact sur les animaux

Cette nouvelle lignée de souris porteuses d'une mutation ponctuelle du gène codant pour notre canal d'intérêt a été identifiée chez des patients autistes sans autre pathologie neurodéveloppementale. Ces souris devraient donc présenter un phénotype de type autistique avec des déficits plus ou moins marqués d'interaction et de communication sociale associés ou pas à des comportements stéréotypés et des anomalies sensorielles. A ces symptômes de type autistique pourront s'ajouter éventuellement des comorbidités fréquemment retrouvés dans les TSA (anxiété, déficits cognitifs...) ou des retards neurodéveloppementaux (reflexes moteurs anormaux). Ces anomalies comportementales seront mises en évidence grâce à une batterie de tests permettant d'évaluer l'interaction et la communication sociale, les stéréotypies, la mémoire, l’anxiété, la motricité ou encore les reflexes sensori-moteurs. L'absence de troubles épileptiques sera démontrée grâce à l'implantation stéréotaxique d'électrodes à la surface du cortex.

Devenir

Toutes les souris prévues dans les procédures seront euthanasiées par inhalation de CO2 (ou dislocation cervicale en cas d'anomalie pendant les procédures) à la fin de chacune d'elles, excepté 32 animaux dans la procédure d'étude des réflexes moteurs à la période néonatale qui subiront une perfusion intracardiaque afin de prélever leurs cerveaux. En effet, dans les procédures d'études comportementales, les animaux doivent être naifs pour chacun des tests utilisés (nous considérons cependant que l'intervalle de plus d'1mois séparant la période de l'enfance et l'âge adulte nous permet d'utiliser les mêmes animaux dans ces procédures). Par ailleurs, nous ne pouvons pas utiliser des animaux ayant reçu un traitement pharmacologique ou une opération chirurgicale pour d'autres analyses comportementales.

Remplacement

Nous avons déjà réalisé des expériences in vitro et ex vivo sur cellules ou neurones transfectés avec nos canaux d'intérêt porteurs de mutations identifiées chez l'homme dans différentes pathologies neurodéveloppementales (épilepsie, TSA , déficience intellectuelle et schizophrénie). Ces experiences nous ont permis d'identifier un mécanisme spécifique lié aux mutations associées aux TSA. La caratérisation phénotypique de souris porteuses d'une mutation de notre canal d'intérêt identifiée chez des patients autistes sans autre pathologie neurodéveloppementale est une étape indispensable à la validation in vivo de ce mécanisme.

Réduction

Dans toutes les procédures, nous comparerons les résultats obtenus chez les souris mutantes à ceux obtenus chez les souris sauvages issues des mêmes portées. Le nombre d’animaux utilisé dans chaque procédure est réduit autant que possible. Afin d'obtenir une puissance statistique adéquate (80%) et un niveau de significativité suffisant, la taille des différents groupes expérimentaux requiert 20 souris maximum par groupe (analyse a priori via le logiciel Gpower) dans toutes les procédures. Dans la procédure chirurgicale d'étude de l'activité cérébrale et dans 3 procédures d'études comportementales, les mêmes animaux seront analysés successivement à deux âges différents, l'enfance-adolescence (P21-44) et l’âge adulte (vers P70). Dans la procédure d'étude des réflexes moteurs à la période néonatale, nous réaliserons une perfusion intracardiaque à différents âges sur la plus grande partie des animaux, et ce, afin de prélever les cerveaux pour des analyses histologiques.

Raffinement

Toutes les mesures de raffinement appropriées seront prises pour éviter toute souffrance ou inconfort à l’animal. Une fois sevrés vers P21, les animaux sont regroupés à plusieurs (4-5) par sexe par cage et élevés dans un environnement enrichi: chaque cage possède du matériel pour permettre aux animaux de faire un nid et un igloo en polycarbonate qui offre un abri obscur dans lequel les animaux peuvent se regrouper. A l’enrichissement social et physique, s’ajoute une manipulation régulière des animaux afin de réduire leur stress. Concernant les animaux soumis à la procédure chirurgicale, ils seront réchauffés grâce à un tapis chauffant avant, pendant et après l’intervention afin d’éviter la perte de température corporelle due à l’anesthésie. Un anti-inflammatoire sera administré dans l'eau de boisson pendant la période post-opératoire et un suivi journalier permettra d’évaluer leur état de santé et ainsi d’intervenir rapidement par rapport aux points limites définis.

Choix des espèces

Nous utiliserons une lignée de souris qui a été récemment créée sur un fond génétique C57Bl6. La souris C57Bl/6 est une espèce très largement utilisée pour les études comportementales et électrophysiologiques in vivo. Nos études s'appuieront donc sur des protocoles déjà décrits dans la littérature. Les études se feront entre P7 et P15 pour détecter d'éventuels retards du développement cérébral (mesure de réflexes moteurs) ainsi qu'à à l'âge adulte (P70) mais aussi pendant la période du développement qui correspond chez la souris à l'enfance et l'adolescence (P22 à P44). En effet, l'épilepsie et l'autisme sont des pathologies qui apparaissent dans la petite enfance et la schizophrénie à la fin de l'adolescence.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 516
Souffrances
▲ 516
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 516

516 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les souris étant tuées avant tout réveil. 66 subissent une coupure de l'extrémité de la queue pour mesurer le temps de saignement, 66 une thrombo-embolie pulmonaire provoquée par injection, et 384 une exsanguination, pour étudier le rôle d'un canal ionique dans la coagulation. Le porteur indique que toutes les souris meurent pendant l'expérience ou sont mises à mort juste après, sous anesthésie et analgésie, car elles perdent trop de sang ou développent des thromboses. Il affirme que le modèle transgénique est plus spécifique qu'un activateur chimique et juge le recours à la souris "indispensable" pour reproduire l'activation du canal par le flux sanguin.

Objectifs

Les plaquettes sanguines sont des éléments essentiels de l’hémostase qui conduit à la formation du caillot et arrête le saignement. Elles sont également impliquées dans plusieurs pathologies. Ce projet concerne la caractérisation du rôle d’un canal ionique. A ce jour, cette protéine est très peu étudiée en hémostase et en particulier dans les plaquettes, bien que les mutations observées chez des patients pourraient être à l’origine d’événements thrombotiques. Nos travaux préliminaires effectués in vitro sur du sang humain, sont en faveur d’un rôle important de cette protéine dans l’activation plaquettaire. Cependant, ces travaux sont basés sur l’utilisation d’un activateur chimique, plus ou moins spécifique. Or physiologiquement la protéine que nous étudions est activée par un mécanisme complexe qui fait intervenir les forces mécaniques qui accompagnent le flux sanguin. C’est pourquoi, il est important de valider ces résultats en étudiant in vivo et ex vivo l’activité fonctionnelle des plaquettes de souris génétiquement modifiées exprimant sur cette protéine une des mutations fréquemment retrouvées chez les patients. Ainsi, la comparaison des réponses des plaquettes de souris témoins à celles des souris transgéniques nous permettra de caractériser les mécanismes à l’origine des thromboses observées chez les patients.

Bénéfices attendus

Identifier de manière plus précise la physiopathologie associée aux mutations de ce canal ionique, permettra une avancée majeure dans la connaissance de la pathologie et du rôle de ce canal ionique dans l'hémostase et l'apparition d'événements thrombotiques. Notre étude devrait également permettre d'ouvrir éventuellement la voie vers de nouvelles recherches comme le développement de nouvelles molécules antiplaquettaires.

Procédures

66 souris auront une coupure de l'extrémité de la queue (temps de saignement) ; 66 souris seront utilisées pour le modèle de thrombo-embolie pulmonaire induit par l’injection d’activateurs plaquettaires et - une exsanguination sera effectuée sur 384 souris. Toutes ces expériences sont de courtes durées (moins de 10 min) et sont réalisées sur des souris prémédicalisées afin de diminuer leur stress et améliorer l'efficacité de l'anesthésie effectuée avec un mélange d’anesthésique - analgésique.

Impact sur les animaux

Toutes les souris utilisées dans les expériences décèderont : soit pendant l'expérience , soit seront mises à mort immédiatement à la fin de l'expérience (toujours sous anesthésie-analgésie)

Devenir

Toutes les souris qui seront utilisées pour les expériences seront mises à mort sous anesthésie-analgésique, directement suite à l'expérience, car en fonction des expériences, les souris perdent trop de sang, ou présentent des thrombo-embolis entrainant des phénotypes dommageables (incompatibles avec la réutilisation de ces souris), ou le décès de l'animal. De plus, à la fin des expériences des prélèvements d'organes (poumon, moelle osseuse, ...), sur les souris mises à mort, seront également effectués afin d'étudier les thombo-embolies, et mettre en culture les cellules de la moelle osseuse pour étudier l'erythropoïèse et la mégacaryopoïèse.

Remplacement

Suite à l’étude de l’impact d’un activateur chimique du canal ionique sur les plaquettes humaines, il est crucial de confirmer le rôle du gain de fonction de ce canal dans l’hémostase grâce au modèle de souris transgénique qui est plus spécifique. Par ailleurs, les mécanismes impliqués dans l’hémostase mettent en jeu différentes cellules et molécules ainsi que diverses interactions (cellule-cellule et cellule-matrice), il est donc indispensable d’associer aux études in vitro des études in vivo chez l'animal. Enfin, le canal étudié étant activé par le flux sanguin, le modèle in vivo nous permet de nous affranchir de l’utilisation d’activateurs chimiques plus ou moins spécifiques.

Réduction

Si aucune différence dans les réponses plaquettaires n’est observée entre les mâles et les femelles, pour l’étude de la caractérisation de la signalisation, métabolome... (études moléculaires) un seul groupe sera alors étudié incluant mâles et femelles (au lieu de 2 groupes séparés). Ainsi, l’approche par étapes nous permettra peut être selon les résultats obtenus de ne pas atteindre le nombre d’animaux estimés pour l’ensemble de ce projet. En s’appuyant sur notre expérience dans ces modèles et ce qui est habituellement réalisé dans la littérature et en utilisant des tests statistiques à l’aide du logiciel invivostat, ceci nous permettra d’utiliser le nombre minimal d’animaux tout en atteignant la significativité, importante pour assurer la robustesse de notre étude. Ainsi, afin d'avoir une puissance suffisante, nous estimons le besoin de 11 animaux par groupe pour les études in vivo et 6 à 8 animaux par groupe pour les études ex vivo et les études de signalisation. De plus, nous développons régulièrement des méthodes d’études de l’hémostase nécessitant moins de sang. Ces tests, appliqués au modèle murin, nous permettent de diminuer le nombre de souris pour effectuer l’ensemble des études nécessaires à la caractérisation de l’activité des plaquettes des souris.

Raffinement

Bien que nous ne nous attendions pas à ce que ce modèle de souris transgénique en soi soit associé à la douleur et à la souffrance, dans un premier temps nous vérifierons, à l'aide d'une fiche d’observation, que ce modèle n’est pas dommageable et si nécessaire, la mise en place de points limites nous permettra de prendre en charge et/ou mettre à mort, tout animal présentant des signes de souffrance. Toutes les expériences effectuées sur les souris sont de courte durée (maximum 10 min) et sans réveil. Elles seront réalisées sur des souris prémédicalisées par une injection d'analgésique (Buprénorphine 0.1 mg/kg par voie SC) ce qui permet de diminuer leur stress et d'augmenter l'efficacité de l'anesthésie (isoflurane 2,5% ou mélange de kétamine (125 mg/kg)- xylazine (12,5mg/kg). La profondeur de l’anesthésie sera vérifiée par la laxité de la queue, l’absence de mouvement au niveau des vibrisses, l’absence de réflexe oculaire, de retrait de la patte à la stimulation et/ou de réaction au pincement de la queue. La qualité de l’anesthésie sera contrôlée régulièrement au cours de l'expérience Tout signe de douleur (petits mouvements des vibrisses, agitations, augmentation de la fréquence respiratoire) entrainera un renouvellement de l’injection par voie intra-péritonéale.

Choix des espèces

La souris est le seul modèle permettant de réaliser à la fois des expériences d’hémostase in vivo (thrombose et saignement sur les vaisseaux artériels) et d’obtenir suffisamment de sang et de progéniteurs hématopoïétiques nécessaires à l’étude ex vivo de l’hémostase, de la mégacaryopoïèse, et l’érythropoïèse. Par ailleurs, le modèle murin permet la construction de modèle transgénique utilisée dans notre étude . Cette étude doit se faire sur des souris adultes âgées d’au moins 10 semaines. Ce stade de développement a été choisi par analogie avec la littérature.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Cochons : 13
Souffrances
▲ 13
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 13

13 cochons vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Sur chaque animal, plusieurs saignements sont provoqués par incisions et sections d'artères pour tester des scellants hémostatiques, l'intervention durant de trois à quatre heures pour le premier animal. Le porteur vise le choix d'une solution destinée au marquage CE et énumère des complications possibles comme hémorragie, arythmie ou nécrose des tissus. Il affirme que "seule l'expérimentation animale permet d'évaluer" l'arrêt d'un saignement et retient le cochon pour sa proximité anatomique avec l'humain.

Objectifs

Avec la normalisation de la pratique chirurgicale et l’accroissement de la prise en charge des opérations en France et dans le monde, le nombre d’interventions chirurgicales est en constante augmentation. Ceci accroît considérablement les risques hémorragiques liés à la pratique chirurgicale (notamment section de tissus et de vaisseaux). Ainsi, le développement de solutions hémostatiques permettant l'arrêt du saignement est primordial afin de permettre au chirurgien de stopper les hémorragies per- et éventuellement post-opératoires. Bien qu'il existe de nombreuses solutions sur le marché, aucune aujourd'hui n'est réellement satisfaisante. L'arrêt d'un saignement est un mécanisme complexe dont seule l'expérimentation animale permet d'évaluer l'efficacité. Ainsi ,après avoir développé un panel de cinq solutions pouvant répondre à cette problématique et effectué des tests in vitro permettant d'en éloigner deux, nous sommes forts de trois scellants pouvant potentiellement permettre l'arrêt d'un saignement. Ainsi, l'objectif de cette étude est l'évaluation préliminaires de nos composés par leur capacité à créer l'hémostase, et leur comparaison à des produits déjà présents sur le marché. Le tout afin de situer leur efficacité vis-à-vis des solutions existantes, mais également de diriger un choix vers un scellant final qui sera ensuite amené jusqu'au marquage CE.

Bénéfices attendus

A terme, les résultats de ce projet permettront de finaliser le choix d'une solution parmi les trois scellants développés, ainsi que de comprendre leur positionnement en termes d'efficacité et de temps d'arrêt du saignement par rapport à des hémostatiques, scellants et colles déjà présents sur le marché. Sans cette évaluation, il ne sera pas possible de choisir avec certitude une solution et continuer avec celle-ci jusqu'au marquage CE.

Procédures

Sous anesthésie générale, quatre types de saignements (S1, S2, S3, S4 soit 4 sites différents) seront créés sur un même animal. Pour les saignements S1 et S2, 5 incisions distinctes et équivalentes seront réalisées par sites, à des distances raisonnables pour appliquer les 3 solutions (H1; H2; H3) et les 2 références pour un temps d'intervention d'environ 10min par site. Pour les saignements S3 et S4, un site par produit (solution ou référence) sera sélectionné pour un temps d'intervention d'environ 10min par site. Les quatre types de saignements créés sont les suivants : -S1: saignement sous cutané - S2 : saignement musculaire diffus - S3 : saignement actif - S4 : application des produits en complément de sutures. Dans ce cas précis, les 3 soutions et 1 seule référence seront testés, sur 4 différentes artères. Le temps d’arrêt du saignement sera mesuré pour chaque saignement et chaque produit. Il sera défini par la durée entre l’application du produit et l’obtention de l’arrêt du saignement (en sec). Une fois les solutions appliquées, une évaluation macroscopique sera réalisée et l'hémostase sera confirmée visuellement. L'homogénéité des films obtenus sur les tissus sera notée ainsi que l'apparition de fuite. Les inflammations et éventuelles nécroses seront notées. Pour S3 et S4, et principalement S4, une échographie sera réalisée afin de mettre en évidence la présence de thrombose ou de fuite de produit dans les vaisseaux. Le temps d’intervention par saignement crée est évalué au maximum à 10 minutes. La durée totale d'intervention sur ce porc est estimée de 3H à 4H. Pour les douze porcs suivants, le cas échéant: un site, un type de saignement et une solution seront utilisés par animal. La procédure reste identique avec un temps d’intervention par site estimé à 10min, mais des coupes histologiques seront prélevées afin d'être étudiées.

Impact sur les animaux

Potentielles complications per-opératoires: Bradycardie, Hypotension, Arythmie, Hémorragie non contrôlée, Hypothermie, Défaut d'adhérence aux tissus, réaction inflammatoire, réaction allergique et nécrose des tissus.

Devenir

Concernant la phase de faisabilité, c’est çà dire le premier porc sur lequel plusieurs sites d’intervention pour plusieurs produits seront étudiés avec prélèvement de coupes histologiques , à la fin de la procédure on procèdera à la Mise à mort de l’animal. Concernant la phase sélective, sur les 12 animaux au maximum utilisés, on procèdera également à la mise à mort à la fin de la procédure afin de prélever les coupes Histologiques. La mise à mort est réalisé sous anesthésie générale par injection d'un agent euthanasiant, puis les animaux sont mis au congélateur avant d'être enlèver par un écariseur agréé

Remplacement

Des essais préliminaires in vitro sur l'effet hémostatique de ces solutions en utilisant des animaux morts (souris) ont été réalisés au préalable de ce projet. Les résultats de ces tests ont permi de faire un premier choix parmi les 5 solutions hémostatiques et n'en retenir que 3 à tester. Ainsi 2 solutions ont été éliminées afin de minimiser le nombre d'animal et les essais à réaliser sur le même animal. De plus, en parallèle de ce projet, des tests in vitro sur du sang total de donneurs humains sont prévus afin d'éviter l'utilisation de nombreux animaux.

Réduction

Après des essais in vitro permettant de sélection 3 solutions, l’objectif est ici de vérifier le comportement hémostatique de ces 3 solutions retenues dans ce projet, afin d’en sélectionner 1 ou 2 comme DM appartenant à la catégorie de gel hémostatique non spécifique sur la cascade de coagulation. Pour cela, 2 produits commercialisés comme agent hémostatique, 1 spécifique sur la coagulation et 1 non spécifique, seront utilisés comme témoins. Ces 5 produits devront être testés sur 4 types de saignement représentatifs (sous cutané, musculaire diffus, actif, en complément d’anastomose). Pour le premier lot correspondant à une étude de faisabilité, les 2 variables étudiées étant de nature dichotomique (succès ou échec), la non nécessité de répétabilité et la taille de l’animal, nous permettront d’utiliser un nombre minimum de porc soit un premier lot de 1 seul animal. Pour le deuxième lot correspondant à une étude sélective, 1 porc par site et par produit, le nombre minimum d’animal de 12 porcs a été défini selon des tests statistiques à variable dichotomique. Nous avons défini que pour l’analyse statistique, nous prendrions en compte que 2 solutions (solutions « succès ») au maximum parmi les 3 et qu’un seul produit témoin était suffisant pour comparaison. De plus, nous avons considéré que les 4 types de saignement au maximum suffisaient à démontrer le pouvoir hémostatique de notre ou nos solutions et que l’analyse de la répétabilité pourra être réalisée sur le même animal qui sera ensuite euthanasié

Raffinement

Ceci passe par la gestion des principales complications per-opératoires par la réduction ou l'ajout en perfusion ou directement par voie intraveineuse de solutions médicamenteuses. Seront traîtées des complications telles que la bradycardie, l'hypotension, l'arythmie ou encore une hémorrhagie (contrôlée ou non). En plus de ces gestions des complications, le bien être des animaux avant opération est supervisé par une acclimatation au laboratoire d'environ 4 jours, des contrôles vétérinaire avant le départ de l'éleveur puis au laboratoire,et les porcs seront stabulés seuls pour éviter tout stress. Enfin, l'intervention se fera sous anesthésie générale afin de limiter la douleur.

Choix des espèces

Le porc est un animal de choix car le porc possède certaines caractéristiques physiologiques, anatomiques et génétiques proches de celles de l’être humain. C’est en particulier le cas de ses fonctions cardiaques, pulmonaires et rénales, qui sont bien plus proches des nôtres que ne le sont celles de la souris. Les chirurgiens l’utilisent notamment depuis longtemps pour s’entraîner à la pose de cathéters, s’exercer aux procédures endoscopiques ou à soigner des traumatismes complexes. Le développement de ces techniques a conduit à utiliser le porc comme modèle préclinique, pour tester notamment les dispositifs implantables tels que les pacemakers. La taille des organes du porc, similaire à celle des organes humains, ou le fait que la distribution du sang par son artère coronaire soit très similaire à celle de l’Homme, rendent aussi son utilisation très pertinente dans le cadre de la transplantation d’organes. Utilisation d'animaux adultes (45-50kg, âge: 16 semaines) afin de se rapprocher au plus de l'utilisation finale du dispositif médical (DM), soit principalement chez l'humain adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système endocrinien
Souris : 160
Souffrances
▲ 40
▲ 60
▲ -
▲ 60
Devenir
 -
 -
 -
 160

160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de légers à sévères, une partie étant opérée sous anesthésie sans réveil. Modèles d'une maladie rénale rare, elles sont hébergées sept jours en cage à métabolisme et subissent jusqu'à onze prises de sang par ponction de la veine mandibulaire, la mise à mort se faisant par ablation des reins sous anesthésie provoquant une hémorragie fatale. Le porteur indique qu'une partie des animaux peut développer une cécité progressive et éprouver angoisse et douleur lors des ponctions. Il affirme que le remplacement n'est pas possible car il s'agit d'étudier une mutation sur un organisme "entier".

Objectifs

Chez l'humain, les anomalies de la protéine claudine-19 sont responsables d'une maladie rare appelée hypomagnésémie familiale avec hypercalciurie et néphrocalcinose ; cette maladie est caractérisée par une perte massive de calcium et de magnésium dans l'urine, qui se complique de dépôts de calcium dans le rein (néphrocalcinose) et d'insuffisance rénale chronique, nécessitant le recours à la dialyse et à la transplantation rénale entre 20 et 40 ans. Elle se complique également d'une atteinte oculaire menant à la cécité. La fonction de la protéine claudine-19 est inconnue. Le but de cette étude est de déterminer cette fonction. Les objectifs sont -d'identifier les anomalies sanguines et urinaires provoquées par l'inactivation de la protéine claudine-19, -de mesurer les conséquences de l'inactivation sur la capacité du rein à conserver le calcium et le magnésium, -d'étudier l'évolution de la fonction rénale au cours de la vie des animaux - d'étudier l'apparition et le développement de la néphrocalcinose, d'étudier le développement et les mécanismes de l'atteinte oculaire.

Bénéfices attendus

Les résultats permettront de déterminer le rôle de la protéine claudine-19 dans le fonctionnement du rein et de l'œil des mammifères terrestres. Plus généralement, cette étude apportera des éléments permettant de mieux comprendre les mécanismes de transport transépithélial des électrolytes dans divers épithéliums. Cette étape est un préalable sur le chemin devant permettre de développer un traitements efficace de l'hypomagnésémie familiale avec hypercalciurie et néphrocalcinose et de prévenir les complications délétères (insuffisance rénale et cécité). Le projet permettra 1. de connaitre précisément l'impact de l'inactivation de claudine-19 sur l'homéostasie ionique, 2. de comprendre l'adaptation des différents segments tubulaires rénaux à la perte de fonction de claudine-19, de comprendre le phénotype global et, 3. de connaitre précisément l'impact de l'inactivation de claudine-19 sur la physiologie oculaire.

Procédures

Les animaux sont soumis - à un hébergement en cage à métabolisme individuelle pendant 7 jours pour recueil d'urine - à un prélèvement sanguin, unique pour certains des animaux ou répétés chez d'autres animaux (jusqu'à 11 sur une période de 10 mois) par ponction de la veine mandibulaire chez l'animal vigile - à une anesthésie terminale par injection intrapéritonéale. Par ailleurs, indépendamment des effets indésirables des procédures énumérés ci-dessus, il est possible, mais pas certain, que les animaux développent une cécité progressive au cours de leur existence.

Impact sur les animaux

Les effets ci-après ne sont pas tous attendus mais ils sont possibles ; perte de poids, angoisse et intolérance à l'hébergement en cage à métabolisme, hémorragie au point de ponction, douleur lors de la ponction transcutanée

Devenir

Mise à mort : A l'issue de chaque procédure, le projet prévoit une éxérèse des reins pour étude des transcrits et des protéines ou pour dissection d'une branche large acendante de l'anse de Henle pour expérience de microperfusion tubulaire ; dans tous les cas, l'éxérèse des reins est réalisée sous anesthésie générale et provoque une hémorragie fatale

Remplacement

La complexité des déterminants des transports ioniques transépithéliaux et de leurs conséquences systémiques est telle que le remplacement n'est pas possible puisqu'il s'agit d'étudier les conséquences d'une mutation génétique sur un organisme entier, avec toute sa complexité et ses capacités d'adaptation. Il n'y a pas d'alternative à cette étude, les modèles cellulaires existant ne permettant pas de rendre compte de la complexité du fonctionnement de l'organisme intact. La description phénotypique des rétines des souris ne peut s’envisager que sur des rétines entières parcourues par une vascularisation active, du vivant de l'animal ; pas de remplacement possible à ce stade de l’étude.

Réduction

Cent soixante (160) animaux seront utilisés dans cette étude. Les 2 examens ophtalmologiques pratiqués n’étant pas invasifs pour les yeux (il s’agit d’imageries), nous examinerons les 2 yeux de chaque animal et nous pratiquerons l’OCT et l’angiographie l’une après l’autre sur les mêmes animaux, profitant des mêmes anesthésies générale et locale. Ceci diminue de beaucoup le nombre d’animaux nécessaires. Le nombre d’animaux par groupe est réduit au maximum de façon à assurer des observations fiables et utilisables. Les 2 yeux de chaque souris serviront à la fois à ces examens vivo et à d’autres analyses ex vivo (après euthanasie), puisque la précision de ces examens remplace l’histologie de la rétine et économise les animaux qui auraient dû être euthanasiés pour cela. Les mesures réalisées dans la domaine de l'homéostasie tiennent compte de l'état de l'art de manière à avoir la meilleure performance des mesures réalisées et réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux par groupe a été calculé en tenant compte de la variabilité des paramètres d’intérêt en fonction des conditions expérimentales; les nombres d'animaux nécessaires ont été déterminés en appliquant des tests statistiques appropriés. Les comparaisons intergroupes seront réalisées à l’aide de tests non paramétriques sans appariement, en raison de l’absence de certitude quant à la normalité de la distribution des variables. En se basant sur notre expérience de la dispersion des variables pertinentes, nous avons calculé que pour une puissance beta de 80 %, un risque alpha de 5% et une différence des médianes des groupes d’au moins 40 %, les effectifs nécessaires étaient de 10 animaux par groupe.

Raffinement

Toutes les procédures le nécessitant seront réalisées sous anesthésie. Par procédure le nécessitant, est définie toute procédure générant une douleur ou une souffrance supérieure à une piqure transcutanée par une aiguille. Dans la mesure du possible, en fonction des contraintes des procédures, les animaux bénéficient d’un environnement enrichi (l’environnement est enrichi par des tunnels en carton et/ou des abris en plastique, et des boules de ouate) et leur souffrance est prise en compte et atténuée au maximum. Des points limites ont été définis et les animaux font l'objet d'une surveillance.

Choix des espèces

Le modèle d'inactivation génique de la claudine 19 a été développé chez la souris. Les animaux sont utilisés à partir de l'âge de 8-9 semaines. Les animaux ont alors terminé leur phase de croissance rapide et sont considérés comme matures. Leur taille permet la réalisation des manoeuvres expérimentales.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 128
Souffrances
▲ 128
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 128

128 souris vont être utilisées, dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Ces souris immunodéprimées reçoivent une greffe sous la peau de cellules de glioblastome, puis des séances de chimiothérapie et de radiothérapie avec des anesthésies répétées. Le porteur teste une molécule censée bloquer la croissance tumorale en ciblant un récepteur aux œstrogènes, dans une preuve de concept avant un éventuel modèle dans le cerveau. Il affirme que le remplacement par des méthodes sans animaux n'est pas possible pour ce cancer lié au statut hormonal.

Objectifs

Les gliomes sont des tumeurs astrocytaires (cellules gliales du cerveau) qui constituent l'un des groupes les plus fréquents de tumeurs cérébrales chez l'adulte. La forme la plus sévère est le glioblastome (GBM, grade IV) dont la récidive est systématique et la survie médiane n'excède pas 15 mois. Ces tumeurs touchent préférentiellement les hommes et les femmes ménopausées, suggérant un rôle neuroprotecteur des hormones féminines (oestrogènes). Des études sur des modèles murins indiquent que les oestrogènes limitent l'agressivité de la tumeur et sont bénéfiques pour la survie des patients atteints de ce type de tumeur. Cependant, aucune donnée n'est aujourd'hui disponible sur le rôle des voies de réponses aux oestrogènes dans les cellules tumorales, notamment celles initiées par le récepteur GPER (récepteur membranaire des oestrgènes couplé à la protéine "G"). Ceci apparait donc comme un axe de recherche pertinent. Dans une étude préliminaire pluridisciplinaire, nous avons analysé les données moléculaires de patients atteints de GBM et identifié que ce récepteur GPER était jutement plus présent chez les femmes qui survivent longtemps avec une tumeur cérébrale que chez les hommes qui présentent un pronostic plus sombre. In vitro, nous avons pu montrer pour la première fois que l'activation de GPER par la molécule "G1" est capable de bloquer la multiplication des cellules tumorales. La combinaison du G1 avec le traitement de radio et chiomiothérapie standard conduit à un effet anticancéreux amplifié. A terme, le ciblage de GPER par le G1 pourrait constituer une stratégie thérapeutique innovante, ce que nous voulons démontrer via une étude préliminaire "in vivo".

Bénéfices attendus

Les résultats attendus de ce projet initial constitueront une base pour proposer l'utilisation du G1 et/ou l'invalidation de GPER pour le traitement des GBM. Cette étape est indispensable pour soutenir la valorisation clinique de nos travaux. En effet, ce projet innovant (très peu décrit dans la littérature scientifique) permettrait à terme de mieux comprendre les processus responsables des différences de survie entre les hommes et les femmes atteints de GBM. En cas de résultats probants, cela permettrait de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour la recherche clinique, notamment en employant l'utilisation de médicaments ciblant des récepteurs des oestrogènes comme GPER, dans le cas du traitement de certaines tumeurs marquées par un échec thérapeutique (chimiosensibilisation).

Procédures

injection sous-cutanée de cellules tumorales (procédure 1) : 1 seule itération durée 5 min - administration des traitements (procédure 2 ) : schéma de traitement étalé sur 3 semaines pour l'administration des traitements - (chimiothérapie et radiothérapie) : 3 jours de traitement x 3 semaines = 9 itérations pour chaque groupe. La durée des traitements est de 3 min maximum (quelques secondes pour l'administration par voie intra-veineuse et quelques minutes pour la radiothérapie).

Impact sur les animaux

La nuisance associée à ces procédures est surtout à liée à la fréquence des anesthésies et des traitements (3 par semaine sur 3 semaines soit 9 au total).

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à l'issue des procédures 1, 2 et 3. Tous les animaux seront ensuite mis à mort à l'issue de la procédure 4.

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n'est dans ce contexte pas possible puisque le développement des glioblastomes dépend de phénomènes biologiques complexes (influence des hormones naturellement présentes chez les souris males ou femelles ...) En l'occurence, notre projet est directement associé à l'impact du statut hormonal engendré par le sexe des animaux. L'ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu'in vivo sur un modèle animal. Des études préliminaires ont déjà été réalisées in vitro mais aussi en biologie moléculaire et ont donné des résultats très encourageants. Il est donc primordial de conforter ces résultats sur un modèle "in vivo" de façon à se rapprocher le plus possible de la réalité clinique.

Réduction

Dans le cadre de notre étude, 2 lignées tumorales sont utilisées: une exprimant normalement le récepteur aux oestrogènes GPER (wt) et l'autre non (GPER-KO) sur un modèle de greffe de cellules tumorales sous-cutanée. Cette étude préliminaire fait office de preuve de concept et permet de valider/invalider l'efficicacité des traitements testés sur un modèle de première ligne (injection de cellules tumorales en sous-cutanée) en utilisant un effectif d'animaux assez réduit (8 animaux par groupe). En fonction des résultats obtenus à partir de cette étude pilote, une étude avec un nombre plus grand d'animaux sera envisagée sur un modèle de greffe intra-cérébrale plus proche de la pathologie clinique.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée aux animaux, d'une part lors de l'implantation de la tumeur (réalisée sous anesthésie chimique), puis à la suite de la xénogreffe (pesée 3 fois par semaine, observation quotidienne du comportement, vérification de l'alimentation et de l'hydratation, suivi de la croissance tumorale 3 fois par semaine). Une vigilance accrue sera également exercée pendant le temps d'admiministration des traitements (pesée quotidienne, vérification du comportement et de l'évolution de la tumeur). Un suivi quotidien garantissant le bien-être des animaux sera mené (température d'hébergement optimale, eau boisson et croquettes ad libitium, enrichissement sous forme de feuilles de sopalin et de bâtonnets en bois à ronger). Lorsqu'un point limite sera atteint, l'animal sera mis en mort.

Choix des espèces

Dans les études menées en oncologie, les modèles animaux utilisés sont majoritairement les modèles murins, (souris et rats). Les souris constituent l'espèce de référence compte tenu de leur accessibilité et de leur facilité de manipulation. Les souris immunodéprimées athymiques sont classiquement utilisées dans le cas de greffes de cellules tumorales humaines, car du fait de leur immunodéficience, il n'y a pas de réaction de rejet du greffon tumoral implanté. Les souris Nude (mâles ou femelles) seront âgées de 6-12 semaines au moment des greffes (22 à 30g), les animaux jeunes étant plus adaptés au développement de tumeurs cérébrales. L'intérêt lié au choix de cette tranche d'âge est également lié au fait que les animaux ont atteint leur maturité sexuelle et que leur système hormonal est fonctionnel.