Poissons

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  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Autres poissons : 400
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400 truites vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 40 tuées à l'issue pour prélèvement de tissus et 360 renvoyées en élevage pour la commercialisation de leurs oeufs. Un marqueur électronique leur est injecté dans le muscle dorsal et des prises de sang mensuelles sont réalisées sous anesthésie pendant six mois. Le porteur affirme qu'aucun effet indésirable n'est attendu, la truite ayant un accès veineux facile. L'étude vise à définir le rythme d'alimentation optimisant la production d'oeufs.

Objectifs

Chez une espèce saisonnée comme la truite-arc-en-ciel dont la période de reproduction se déroule en hiver, l’application d’une photopériode longue et constante en période hivernale permet induire une ponte en début d’été. Cette technique est massivement utilisée par les éleveurs français pour produire des œufs tout au long de l’année mais avec une certaine hétérogénéité de réponse et de qualité des œufs issus de ces pontes décalées. Actuellement, les recherches en nutrition aquacole portent essentiellement sur le remplacement de la farine et l’huile de poisson dans les aliments aquacoles, notamment par des matières premières d’origine végétale. Toutefois, le remplacement de la farine de poisson et huile de poisson par de nouvelles matières premières augmente le plus souvent le coût de l’aliment. Ceci est d’autant plus vrai pour la production d’œufs de truite où la qualité de l’aliment, notamment l’apport en acide gras essentiel, est primordial pour maintenir les performances de reproduction des animaux et la qualité des œufs et ces nouvelles matières premières riches en acides gras essentiels (huile de micro-algues par exemple) autre que la farine et l’huile de poisson coûtent très chères. L’alimentation avec un aliment de qualité mais coûteux pourrait être limitée à des périodes où les apports alimentaires sont déterminants dans la production d’œufs de qualité. Par conséquent, de nombreuses questions se posent quant au rythme d’alimentation à appliquer pendant le cycle de reproduction pour s’adapter au mieux aux besoins physiologiques des poissons et ainsi optimiser les performances de reproduction et la qualité des œufs (nombre, taille, qualité).

Bénéfices attendus

Cette expérimentation permettra d’identifier les périodes au cours de la vitellogénèse (accumulation et formation de substances de stockage dans un oeuf) de la truite où les apports alimentaires sont déterminants dans la production d’œufs de qualité (taille, nombre, viabilité, survie après fécondation). Ainsi cette étude permettra d’étudier les processus de stockage, de mobilisation et de transfert à l’œuf des différents nutriments au cours d’un cycle complet de vitellogénèse sous photopériode. Elle permettra d’établir le lien entre la physiologie de la nutrition (stockage, mobilisation et transfert des nutriments) et la physiologie de la croissance et de la reproduction (évolution des hormones de reproduction) au cours du cycle de vitellogénèse.

Procédures

Chaque procédure sera réalisée sous anesthésie (MS222). Un pit tag, pour permettre l'identification individuelle des femelles de truite, sera injecté en début d'expérimentation dans le muscle supérieur dorsal. Des prélèvements de sang seront réalisés une fois tous les mois (6 prélèvements maximum par individu) sur une durée d'expérimentation de 6 mois. La quantité de sang prélevée sera de 2ml sur des femelles adultes d'environ 2kg.

Impact sur les animaux

L'élevage ne créera aucune nuisance ou effet indésirable sur les animaux car c'est un protocole classique d'élevage avec des aliments qui répondent aux besoins nutritionnels des poissons. Les prises de sang seront réalisées une fois tous les mois sur les animaux. L'injection du pit tag et les prélèvements de sang (2ml) seront réalisés sur des poissons de grandes tailles (environ 2kg) préalablement anesthésiés (MS222). Le pit Tag une fois injectée créera une petite blessure au niveau de la piqure, le poissons devraient cicatriser et récupérer en quelques jours (le taux d'infection avec ce type de procédure reste très faible). La prise de sang ne posera aucun effet indésirable car les vaisseaux sanguins de la truite sont d'accès facile et leur volume sanguin important. La fréquence de prélèvement (une fois tous les mois) ne créera pas non plus d'effets indésirables car la capacité de l'organisme à remplacer le volume sanguin prélevé ne sera pas impactée. Au moment de la ponte, 10 poissons par traitement (total = 40 poissons) seront euthanasiés et des prélèvements de tissus seront réalisés en vue d’analyses biologiques.

Devenir

40 poissons seront euthanasiés en fin d'expérimentation pour permettre les prélèvements de tissus en vue d'analyses biologiques. Les 360 poissons non euthanasiés repartiront dans un circuit classique d'élevage pour la commercialisation des oeufs.

Remplacement

L'étude porte sur l'impact d'une stratégie alimentaire sur la reproduction des animaux, elle ne peut donc pas être appréhendée sur lignée cellulaire ou par modélisation.

Réduction

Nous avons prévu une densité optimale d’animaux par bassin permettant d’éviter les comportements agressifs qui peuvent survenir avec un petit groupe de poissons (relation dominant/dominé). Pour une espèce comme la truite, il est nécessaire d’avoir une densité minimale d’élevage pour optimiser le bien-être de l’animal et éviter tout comportement agressif (relation dominant/dominé). La densité d'élevage utilisée au cours de cette expérimentation correspond à celle préconisée en aquaculture biologique. Les animaux après leur reproduction repartiront dans un circuit classique d’élevage. Nous avons choisi de réaliser des prises de sang au cours de l'élevage (procédures expérimentales qui restent de classe légère) pour minimiser le nombre de poissons euthanasiés pour des prélèvements biologiques. De plus, nous identifions les femelles par des pit tags pour avoir comme unité statistique un poisson et non un bassin, ce qui nous permet également de réduire le nombre d'animaux mis en expérimentation. Cependant, dans le cadre de cette expérimentation, nous allons étudier l’impact de nos traitements sur la croissance de nos animaux et nous avons donc besoin d’au minimum deux bassins par traitement pour éliminer l'effet bassin. Nous ne pouvons pas réduire plus le nombre de 100 individus par traitement car c'est le nombre minimal nécessaire pour obtenir une densité optimale au bien-être du poisson (20 à 25kg/m3 pour des génitrices, bassins de 4.5m3).

Raffinement

Les conditions d’élevage seront optimisées (biomasse faible de 20kg/m3, bassin de 4.5m3, taux de renouvellement d'eau de 200%/heure). Le taux de renouvellement d'eau important permettra de maintenir l'eau des bassins claire et sans dépôt de matière en fond de bassin ainsi qu'un taux d'oxygenation optimal. La température de l'eau variera avec la saison de 8 à 12°C, ce qui reste dans l'optimum de température pour la truite arc en ciel. Le comportement et les mortalités seront contrôlés 2 fois par jour lors de l’alimentation des animaux. Si une perte de poids anormale ou un comportement atypique étaient observés (comportement de fuite anormal pendant l’alimentation, léthargie, hyperactivité locomotrice, perte d’intégrité physique suite à un cannibalisme ou à des comportements agressifs), les animaux concernés seraient euthanasiés. La personne qui effectuera les prélèvements de sang est familiarisée avec l’espèce animale et la technique choisie. Les animaux seront manipulés avec ménagement et calme. Une faible quantité de sang sera prélevé (2mL sur des animaux de 2kg) ce qui ne provoquera pas d'effets notables sur le volume d'éjection cardiaque ou sur la pression artérielle.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est choisie en raison de son importance agronomique et commerciale (première production piscicole française). Les animaux matures auront déjà pondu une première fois et entreront dans leur deuxième période de reproduction. Les truites ont deux ans et font 2kg

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système urogénital
Autres poissons : 124
Souffrances
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Devenir
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124 bars européens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 48 tués pour prélèvement de tissus après la première saison de reproduction et 76 gardés en vie et réutilisés pour suivre leur reproduction sur cinq ans. Chaque poisson subit une vingtaine de manipulations sous anesthésie, biométrie, prises de sang et biopsies ovariennes ou vérification de la présence de sperme, à raison d'une par mois quatre mois par an. Le porteur décrit une exposition prolongée à une eau acidifiée pour mesurer les effets du changement climatique sur la reproduction. Il affirme qu'il "n'existe pas d'alternative" à l'expérimentation puisqu'il cherche les mécanismes physiologiques dépendant du pH.

Objectifs

Les émissions de CO2 causées par l'homme vers l’atmosphère sont absorbées par les océans, entraînant une acidification des océans, correspondant à une baisse des valeurs de pH de l’eau océanique. Le GIEC (Groupement d’Expert Intergouvernementaux sur l’Evolution du Climat) prévoit une baisse de 0,4 unité de pH pour 2100, soit un pH de 7,6 contre 8 aujourd’hui. Cette acidification de l’eau affecterait le fonctionnement du système nerveux central des poissons marins, avec un impact indirect sur la maturation sexuelle et la reproduction. Les dernières études scientifiques démontrent que les bars élevés depuis leur naissance dans une eau avec un pH abaissé à 7,6 ont une période de ponte plus tôt dans l’année et la qualité des gamètes diminue également chez les deux sexes. Dans ce contexte, ce projet vise à étudier les effets intergénérationnels sur la maturation sexuelle et la reproduction du bar européen d’une exposition à long terme à l’acidification pendant 5 saisons de reproduction successives.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’évaluer les effets à long terme et intergénérationnels de l’acidification océanique sur les reproductions successives d’un poisson marin à fort intérêt écologique et économique. Les connaissances ainsi acquises contribueront à l’évaluation des effets du changement climatique sur les organismes marins et pourront potentiellement faire évoluer la stratégie de gestion et de conservation des écosystèmes marins.

Procédures

Les poissons seront soumis à des manipulations répétées (biométrie, prise de sang, biopsie ovarienne/vérification de la présence de sperme), une fois par mois pendant 4 mois par ans (en janvier, février, mars et avril) et durant 5 ans consécutifs. Soit pour 1 poisson 20 manipulations de 5 min en 5 ans.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont modérés. La pêche des poissons peut entraîner un léger stress car les poissons sont sédatés dans leur bac avant d’être pêchés et anesthésiés. Après l’anesthésie, les manipulations s’enchaînent (biométrie, prise de sang, biopsie ovarienne pour les femelles ou massage abdominale pour les mâles) en moins de 5 minutes par poisson. L’intervalle d’un mois est suffisant pour la réalisation de ces manipulations répétées sur un même individu sans que cela n’engendre aucun signe de souffrance, de perte d’appétit ou de retard de croissance. On ne s’attend pas à avoir de nuisances dues à la répétition de ces gestes (4 fois par an et pendant 5 ans successifs) car ce sont des gestes réalisés en routine pour l’élevage commercial et le contrôle de la reproduction de cette espèce.

Devenir

A la fin de la première période de reproduction (en avril de la première année du projet) 6 mâles et 6 femelles par bassin (c’est-à-dire 48 animaux en total) seront mis à mort pour faire de prélèvements tissulaires. Les animaux restant (124-48=76) seront gardés en vie afin de suivre leur reproduction le temps du projet (5 ans). Cette décision a été prise par le responsable du projet en accord avec la SBEA.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative à cette expérimentation animale car nous cherchons précisément à identifier les mécanismes physiologiques contrôlant la reproduction des poissons qui dépendent des conditions de pH de l’eau.

Réduction

Le nombre de poissons a été déterminé à partir de premières données (biochimiques) issues d’expérimentations précédentes (avec les poissons de la génération F0). Des calculs de puissance statistique reposant sur des analyses de variance (ANOVA pour mesures répétées et modèles mixtes linéaires) ont été réalisés en ce sens afin de déterminer le plus petit nombre d’animaux permettant une analyse statistique rigoureuse avec un nombre minimal de réplicats (2 bassins par traitement), compte tenu de l’étendue de la variabilité interindividuelle des réponses hormonales entre les individus. De plus, le bar étant une espèce grégaire (qui vit en banc), ce nombre correspond au maintien d’une densité minimale compatible avec le bien-être animal et le bon déroulement de l’expérience (i.e. n’induisant pas de perturbations physiologiques pouvant fausser l’étude).

Raffinement

Les poissons seront mis à jeun 48h avant la procédure pour éviter la défécation et les vomissements. Les manipulations (biométries, prises de sang, biopsies ovariennes et massages abdominaux) sont regroupées afin de ne pas multiplier les anesthésies. Les poissons sont sédatés dans leur bac, puis pêchés délicatement à l’épuisette vers le bac d’anesthésiant. Le bac d’anesthésie contient un bullage qui permet d’apporter un maximum d’oxygène aux branchies et d’éviter toutes formes d’hypoxie. Les manipulations hors de l’eau dure moins de 5 minutes. Les poissons sont manipulés avec soin, ils sont posés sur un linge humide et épais pour protéger leurs écailles. Un linge humide est déposé sur les yeux pour les protéger et limiter le stress. Après les manipulations, les poissons sont placés dans un bac de réveil avec une légère sédation. Quand les mouvements respiratoires et l’équilibre sont revenus, ils sont transférés dans leur bassin d’élevage. Une attention particulière sera portée aux poissons les heures suivant les manipulations.

Choix des espèces

Les expériences proposées utiliseront le bar européen (Dicentrarchus labrax) comme modèle animal. Il existe une grande quantité d’informations disponibles concernant la zootechnie, la biochimie, le comportement et l’endocrinologie du bar ce qui permet d’envisager une étude approfondie des effets de l’acidification sur la physiologie de cette espèce. Les données obtenues par ce projet seront comparées à celles obtenues précédemment chez les bars géniteurs (F0) du lot utilisé dans ce projet (comparaison intergénérationnelle). Des stades adultes seront utilisés pendant la saison de reproduction, afin de répondre à l’objectif principal du projet : l’étude de la maturation sexuelle en fonction des traitements, qui implique nécessairement l’utilisation de poissons adultes matures des 2 sexes.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 5778
Souffrances
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Devenir
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5 778 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées de gravité légère, une partie mise à mort sous anesthésie sans réveil. Reproductrices et alevins sont nourris pendant plusieurs semaines avec un aliment contenant du méthylmercure à quatre fois la limite légale, pour étudier l'effet protecteur du sélénium sur cette contamination. Le porteur revendique des retombées pour la santé humaine et pour la valorisation de coproduits de thon dans l'élevage de la truite. Il affirme que l'étude des mécanismes chez la descendance ne peut être menée sur lignée cellulaire ni par modélisation.

Objectifs

L’objectif de ce projet sera de mieux comprendre et caractériser l’antagonisme du sélénium vis-à-vis du méthylmercure dans l'alimentation des géniteurs de truite arc-en-ciel, principale espèce aquacole produite en France, sur son métabolisme, sa détoxication, ainsi que sur les paramètres antioxydants et la réponse pro-inflammatoire chez la descendance.

Bénéfices attendus

Ces travaux auront ainsi des répercutions en santé humaine en améliorant les connaissances sur les conséquences qu’entraînent une exposition, par l’alimentation parentale, au méthylmercure sur la descendance. Cette expérimentation permettra aussi d’évaluer la possibilité d’utiliser des coproduits de thon comme ingrédient alternatif pour l’élevage de la truite arc-en-ciel.

Procédures

Trois prélèvement de sang au maximum de 2 mL chez les géniteurs de truites d'un poids moyen compris entre 0,6 et 1 kg anesthésiés dans un bain de benzocaïne (durée : environ 1 minute pour chaque prélèvement de sang). Alimentation pendant 6 mois de plusieurs lots de géniteurs de truite (90 animaux au total) avec un aliment contenant 2 ppm de méthylmercure. Alimentation pendant 3 semaines de plusieurs lots d'alevins de truite (1800 animaux au total) issus des géniteurs utilisés dans le projet avec un aliment contenant 2 ppm de méthylmercure.

Impact sur les animaux

La limite légale de mercure et de sélénium dans les aliments aquacoles est de 0,5 mg/kg, donc la dose la plus haute représente ici 4 fois la limite légale pour le mercure et 8 fois la limite légale pour le sélénium. Ces concentrations ont été choisies suite à un premier essai nutritionnel réalisé chez des truites juvéniles ainsi qu’une étude bibliographique des effets du sélénium et du mercure chez les poissons au stade géniteur (Penglase et al., 2014 ; Khadra et al., 2019). Ces doses assurent l’observation d’un challenge pro-oxydant et inflammatoire par le mercure, tout en évitant une non métabolisation de ce dernier ainsi qu’un blocage de la reproduction ou une mortalité certaine des poissons. Une légère baisse de la croissance transitoire avait été observée chez les juvéniles et pourrait également être observée chez les géniteurs ou alevins, en plus de l'observation au niveau métabolique d'un stress oxydant et pro-inflammatoire limité.

Devenir

L’ensemble des animaux de l’expérimentation sera euthanasié et destiné au prélèvement d’échantillons pour analyses

Remplacement

S’agissant d’un essai nutritionnel chez des géniteurs de truite et dans le but d’étudier les mécanismes physiologiques et moléculaires qui en découlent chez la descendance, l’étude ne peut donc pas être réalisée sur des lignées cellulaires ou par des calculs et des modélisations informatiques.

Réduction

Le nombre de poissons mis en expérimentation est calculé a minima compte-tenu de la variabilité individuelle observée dans des études antérieures avec dix femelles et cinq mâles par bassin pour pouvoir obtenir suffisamment de pontes simultanées dans chaque lot pour la deuxième partie de l’essai sur la descendance. Avec 6 régimes testés chacun dans deux bassins, le nombre de géniteurs de truite mis en expérimentation sera de 6x2x15=180. A J0, 9 poissons n’ayant pas encore reçu de régime expérimental seront prélevés pour les analyses, soit un total de 189 géniteurs utilisés pour cet essai sur les géniteurs.

Raffinement

Les procédures sont raffinées avec des conditions d’élevage optimisées énoncées ci-dessus. Les animaux seront nourris à satiété visuelle afin d’assurer leur bien-être et ne pas polluer le milieu par une trop grande distribution d’aliment qui ne serait pas consommé. Les effectifs seront limités afin de réduire les rejets dans l’eau. La supplémentation en mercure organique sera testée car mieux assimilée que la forme inorganique, donc potentiellement plus toxique pour l’animal mais moins polluante au niveau environnemental. Les doses minimales à partir desquelles un effet est visible ont été choisies. Le mercure sera ajouté avant extrusion de l’aliment afin de limiter sa potentielle dissolution dans le milieu aquatique. Un mélange attractant sera ajouté dans l’aliment végétal afin de maximiser la prise alimentaire. Des analyses de mercure seront réalisées en cours d’essai afin de vérifier l’absence de pollution de l’eau. Si tel était le cas, l’essai serait stoppé.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est la première espèce piscicole produite en France et a donc un poids agronomique et commercial important, ce qui en fait un choix privilégié pour cet essai, en plus de son intérêt scientifique : espèce à gros œufs avec alevins contenant de larges réserves vitellines issues des dépôts maternels. Les animaux utilisés seront des géniteurs de truites femelles et mâles avec un ratio 2/1, afin d’être dans les conditions optimales de reproduction et pouvoir étudier l’effet de l’alimentation parentale : maternelle et paternelle (en particulier pour les effets épigénétiques) chez la truite arc-en-ciel.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 35840
Souffrances
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Devenir
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 35840

35 840 poissons zèbres au stade larvaire vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Âgés de 7 à 14 jours, ils sont soumis à des flashs lumineux et des sons pendant sept heures, ou immobilisés dans l'agarose pendant trois heures, pour étudier un type de mémoire appelé habituation. Le porteur affirme que l'étude d'un cerveau entier chez un animal vivant est "essentielle" et qu'aucune approche in vitro ne convient. Le nombre déclaré, très élevé, tient au recours à de nombreuses conditions et à une imagerie à haut débit portant jusqu'à 300 poissons simultanément.

Objectifs

Comprendre comment les animaux apprennent et forment des souvenirs est une question fondamentale en neurosciences. S'il est clair que les souvenirs se forment grâce à la plasticité des réseaux neuronaux, de nombreuses questions restent ouvertes. Par exemple, dans un circuit neuronal complexe de vertébrés, lesquels et combien de neurones sont soumis à la plasticité ? Quels sont les mécanismes moléculaires impliqués dans cette plasticité ? Pour répondre à cette question des poissons zèbres sont utilisées car leur cerveau est relativement simple (~100 000 neurones), petit (0,25 mm3) et l'activité de tous les neurones peut être mesurée de façon indépendante. Lorsqu'il est stimulé par un flash de lumière ou un stimulus acoustique, le poisson zèbre réagit par un sursaut. En cas d'éclairs répétés, cette réponse diminue, formant un type de mémoire à long terme connu sous le nom d’habituation. Afin de comprendre cette habituation et les composants qui pourraient avoir une influence sur cette habituation, dans un premier temps, des tests ont été réalisés sur des embryons âgés de moins de 5 jours issues de différentes lignées existantes sans phénotypes dommageables. Suite à des résultats prometteurs obtenus sur des embryons âgés de moins de 5 jours, des études complémentaires sont nécessaires sur des sujets plus âgés (de 7 et 14 jours). Les deux études décrites ci-dessous sont envisagées. - habituation sur des poissons âgés de plus de 7 et 14 jours en absence ou présence drogues psychoactives (sans effet sur le développement du poissons) pendant 7h - observation de l'activité neuronale des poissons in vivo (live imaging) lors de l'habituation. Ce projet sera réalisé sur des poissons issus de lignées existantes sans phénotype dommageable. L'étude de l'activité neuronale dans son ensemble n'est pas envisageable in vitro puisque nous avons besoin de la fonctionnalité du cerveau dans son intégralité. Des études d'habituation avec d'autres objectifs ont déjà été réalisées dans différents laboratoires à travers le monde avec des tests statistiques robustes et connus ce qui nous permet de limiter au maximum le nombre de poissons utilisés. A partir de 5 jours les poissons seront maintenus dans des aquariums, à faible densité, dans un courant d'eau continu et ils seront nourris 3 fois par jours avec de la poudre adéquate.

Bénéfices attendus

L'étude de l'habituation chez le poissons zèbre nous permettra de mieux comprendre les effets positifs de certaines drogues sur l''habituation et les mécanismes cellulaires mis en place dans cet apprentissage.

Procédures

Dans la procédure 1, les poissons âgés de 7 et 14 jours, seront soumis à des stimuli visuels ou acoustique en présence ou absence de drogues pendant 7h. Dans la procédure 2, les poissons âgés de 7 et 14 jours, seront immobilisés dans de l'agarose pendant 3 heures et seront soumis à des stimuli visuels en présence ou absence de drogues. Aucune intervention physique n'est prévue.

Impact sur les animaux

Pour la procédure 1, les poissons seront soumis à des flashs de lumière et à des bruits pendant 7h. Ces stimuli ont un effet mineur sur les poissons. Les drogues utilisées dans la procédure 1 ont été validées au préalable et n'ont eu aucun effet sur la survie et le bien-être du poisson de moins de 5 jours. Pour la procédure 2, les poissons seront immobilisés dans de l'agarose à 2 % préalablement refroidis à 29°C afin qu'ils ne soient pas brulés. Pendant toute la durée de l'expérience qui durera 3h, les poissons seront suivis visuellement. Tout état anormal (battement anormal de la queue ou entrée massive de calcium dans les neurones) entrainera l'arrêt immédiat de l'expérience et la mise à mort des poissons par balnéation dans de l'eau à 0/4°C puis transfert dans de l'eau de javel.

Devenir

tous les animaux seront mis à mort à la fin de chacune des deux procédures

Remplacement

L'étude de l'activité neuronale dans son ensemble n'est pas envisageable in vitro puisque nous avons besoin de la fonctionnalité du cerveau dans son intégralité. L'étude de la mémoire et du comportement ne peut se faire que sur un cerveau entier, dans des animaux vivants. Le poisson zèbre présente le modèle vertébré ayant un cerveau le plus simple nécessaire pour entreprendre ces expériences visant à comprendre la plasticité neuronale dans le cerveau des vertébrés. En tant que vertébrés, le cerveau et le génome du poisson zèbre partagent des homologies majeures avec les mammifères et les humains. Travailler sur un modèle vertébré est essentiel pour nos projets visant à découvrir les mécanismes conservés de plasticité et leur pertinence potentielle pour la fonction psychiatrique humaine et le dysfonctionnement du cerveau dans les maladies neurologiques

Réduction

Ce projet sera réalisé sur des poissons issus de lignées existantes sans phénotype dommageable. Les poissons mutants (-/-) et les contrôles seront issus de la même ponte en croisant des poissons hétérozygotes, génotype sous lequel toutes les lignées sont maintenues. Des études d'habituation sur le poisson zèbre avec d'autres objectifs, ont déjà été réalisées dans différents laboratoires à travers le monde avec des tests statistiques robustes et connus ce qui nous permet de limiter au maximum le nombre de poissons utilisés. La méthode statistique utilisée sera la comparaison avec les poissons contrôles à l'aide de la méthode d'analyse comportementale multi-composants. Dans ces analyses, les différences cumulatives entre les conditions traitées et les conditions témoins sont comparées par rapport à la présentation de stimulus pour définir des intervalles de confiance à 95 %. Dans ce cas 60 poissons seront utilisés par condition par test comportemental. Toutes les études ont été préalablement réalisées sur des poissons âgés de moins de 5 jours non soumis à l'expérimentation animale afin de tester 1) que les lignées de poissons ayant présenté un comportement intéressant 2) que les drogues ayant montré un effet. La procédure 2 consistant en l'immobilisation du poisson dans de l'agarose pour observation de l'influx de calcium au microscope nécessitera 10 poissons par condition qui est le nombre minimum nécessaire pour pouvoir calculer une différence statistique interprétable entre deux groupes de poissons. La procédure 2 ne sera réalisée que si des résultats intéressants auront été obtenus à la procédure 1.

Raffinement

A partir de 5 jours les poissons seront maintenus dans des aquariums, à faible densité (40 poissons dans 80 cm2) , dans un courant d'eau continu et ils seront nourris 3 fois par jours avec de la poudre adéquate. A ce moment-là, les poissons seront observés attentivement et tout poisson présentant un comportement ou développement anormal ou un des points limites tels que problème de flottabilité, immobilité mouvements anormaux sera mis à mort immédiatement par balnéation dans de l'eau à 4°C pendant 10 min puis transfert dans de l'eau de javel

Choix des espèces

Les études comportementales associées à des approches d’imagerie sur l’organisme entier, à une résolution pouvant atteindre l’échelle cellulaire (poisson optiquement transparent jusqu'à 4 semaines) fait du poisson zèbre un modèle pertinent. Ces approches d'étude de comportement à haut débit (300 poissons imagés simultanément) et d'imagerie sur animal entier, ne sont absolument pas applicables en routine sur d'autres modèles vertébrés ce qui fait du poisson zèbre un modèle vertébré idéal. Les études préalables ont été réalisées sur les larves âgées de moins de 5 jours. Les études seront poursuivies sur des individus plus âgés de 7 et 14 jours pour mieux comprendre l'habituation à un stade de développement ultérieur du cerveau, plus proche d'un cerveau adulte.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Autres poissons : 360
Souffrances
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Devenir
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360 truites arc-en-ciel vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 48 tuées à l'issue et 312 remises dans un circuit d'élevage. Chaque femelle reçoit une marque électronique dans le muscle dorsal et subit jusqu'à six prélèvements de sang sur dix mois, pour définir le ratio en acides gras de l'alimentation des reproductrices. Le porteur présente l'objectif comme la mise au point d'aliments aquacoles durables sans farine ni huile de poisson, à visée agronomique et commerciale. Il affirme que l'étude portant sur la reproduction ne peut être menée ni sur lignée cellulaire ni par modélisation.

Objectifs

Le développement durable de l’aquaculture en France, mais aussi dans le monde, pourrait rapidement être remis en question par la disponibilité de plus en plus limitée de la farine et de l'huile de poisson qui sont les ingrédients traditionnels des aliments pour poissons. Les résultats de la recherche dans le domaine de la nutrition des poissons ont permis de fortement diminuer la part de farine et d’huile de poissons dans les aliments aquacoles au profit d’ingrédients végétaux aujourd’hui majoritaires dans les régimes de toutes les espèces aquacoles. Toutefois, des taux de substitution très élevés restent critiques et ont des effets délétères sur la croissance, la robustesse et les performances de reproduction des poissons. L’une des causes repose sur la forte diminution des aliments en acides gras polyinsaturés habituellement apportés par la farine et l’huile de poissons. Il faut donc poursuivre l’effort d’optimisation des apports alimentaires et de l’utilisation des nutriments pour la croissance et la reproduction des poissons pour le développement durable de l’aquaculture. Dans ce contexte, il est nécessaire de déterminer les ratios optimums en acides gras polyinsaturés dans l’aliment et optimiser des formulations alimentaires pour accroitre la robustesse des génitrices ainsi que la qualité des œufs et des descendants. L’objectif est de créer des aliments plus performants et adaptés aux différents stades physiologiques de la truite reproductrice en restant dans une optique d’aquaculture durable.

Bénéfices attendus

Cette expérimentation permettra de définir le ratio optimal en acide gras essentiel dans l’aliment à destination des reproductrices de truite arc en ciel pour accroitre leur robustesse, leurs performances de reproduction et la qualité de leurs œufs. Elle permettra d’établir le lien entre la physiologie de la nutrition (stockage, mobilisation et transfert des acides gras, la physiologie de la reproduction (évolution des hormones de reproduction) ainsi que des paramètres liés à la santé de l’animal (eicosanoides) au cours du cycle de vitellogénèse. Cette expérimentation servira de base pour la définition de formules alimentaires durables (sans huile et farine de poisson) adaptées le plus possibles aux besoins nutritionnels des génitrices de truite.

Procédures

Chaque procédure sera réalisée sous anesthésie (MS222). Un pit tag, pour permettre l'indentification individuelle des femelles de truite, sera injecté en début d'expérimentation dans le muscle supérieur dorsal. Des prélèvements de sang seront réalisés une fois tous les 2 mois (6 prélèvements maximum par individu) sur une durée d'expérimentation de 10 mois. La quantité de sang prélevée sera de 2ml sur des femelles adultes d'environ 1kg.

Impact sur les animaux

L'élevage ne créera aucune nuisance ou effet indésirable sur les animaux car c'est un protocole classique d'élevage avec des aliments qui répondent aux besoins nutritionnels des poissons. Les prises de sang seront réalisées une fois tous les 2 mois sur les animaux. L'injection du pit tag et les prélèvements de sang (2ml) seront réalisés sur des poissons de grandes tailles (environ 1kg) préalablement anesthésiés (MS222). Le pit Tag une fois injectée créera une petite blessure au niveau de la piqure, le poissons devraient cicatriser et récupérer en quelques jours (le taux d'infection avec ce type de procédure reste très faible). La prise de sang ne posera aucun effet indésirable car les vaisseaux sanguins de la truite sont d'accès facile et leur volume sanguin important. La fréquence de prélèvement (une fois tous les 2 mois) ne créera pas non plus d'effets indésirables car la capacité de l'organisme à remplacer le volume sanguin prélevé ne sera pas impactée. Au moment de la ponte, 6 poissons par traitement (total = 48 poissons) seront euthanasiés et des prélèvements de tissus seront réalisés en vue d’analyses biologiques.

Devenir

48 poissons seront euthanasiés en fin d'expérimentation pour permettre les prélèvements de tissus en vue d'analyses biologiques. Les 312 poissons non mis à mort repartiront dans un circuit classique d'élevage.

Remplacement

L'étude porte sur l'impact d'une stratégie alimentaire sur la reproduction des animaux, elle ne peut donc pas être appréhendée sur lignée cellulaire ou par modélisation.

Réduction

Nous avons prévu une densité optimale d’animaux par bassin permettant d’éviter les comportements agressifs qui peuvent survenir avec un petit groupe de poissons (relation dominant/dominé). Ainsi pour une espèce comme la truite, il est nécessaire d’avoir une densité minimale d’élevage pour optimiser le bien-être de l’animal et limiter les comportements agressifs. La densité d'élevage utilisée au cours de cette expérimentation correspond à celle préconisée en aquaculture biologique. Nous avons choisi de baser nos analyses biologiques sur du sang pour réduire le nombre de poissons euthanasiés pour des prélèvements biologiques. De plus, nous identifions les femelles par des pit tags pour avoir comme unité statitique un animal et non un bassin, ce qui nécessiterait beaucoup plus d 'animaux mis en élevage. Ceci nous permet ainsi de fortement réduire le nombre d'animaux mis en expérimentation tout en s'assurant d'une puissance statistique suffisante dans le traitement de nos résultats. En effet, des précedentes études présentant le même schéma expérimental ont permis de valider ce nombre minimal de poisson mis en élevage pour obtenir des résultats statistiques viables. Les animaux après leur reproduction repartiront dans un circuit classique d’élevage.

Raffinement

Les conditions d’élevage seront optimisées. Le comportement et les mortalités seront contrôlés 2 fois par jour lors de l’alimentation des animaux. Si une perte de poids anormale ou un comportement atypique étaient observés (comportement de fuite anormal pendant l’alimentation, léthargie, hyperactivité locomotrice, perte d’intégrité physique suite à un cannibalisme ou à des comportements agressifs), les animaux concernés seraient euthanasiés. La personne qui injectera le pit tag et effectuera les prélèvements de sang est familiarisée avec l’espèce animale et la technique choisie. Les animaux seront manipulés avec ménagement et calme. Une faible quantité de sang sera prélevé (2mL sur des animaux de 2kg) ce qui ne provoquera pas d'effets notables sur le volume d'éjection cardiaque ou sur la pression artérielle.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel, espèce de salmonidé, est une espèce d'un grand intérêt agronomique.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Saumons : 54
Souffrances
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▲ 54
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Devenir
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 54

54 saumons atlantiques vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque poisson est isolé dans un faible volume d'eau moins d'une heure, exposé à une seringue puis infesté par des poux marins, pour comparer une phéromone apaisante et trois analogues censés réduire les infestations en pisciculture. Le porteur indique tuer les poissons avant la métamorphose du parasite pour leur épargner l'irritation la plus sévère, et affirme qu'ils ne peuvent être ni réutilisés ni replacés pour des raisons sanitaires. Il revendique le recours à des "organismes entiers" capables de réagir aux composés, faute de méthode de remplacement.

Objectifs

Il s'agit d'une étude de recherche appliquée investiguant les mécanismes d'action physiologiques de la phéromone apaisante S.N.A.P. (Salmon Nest Appeasing Pheromone) libérée lors de l’éclosion des oeufs de saumon atlantique (Salmo salar). Le copépode marin, Lepeophtheirus salmonis, couramment dénommé "pou du saumon" est un ectoparasite du saumon atlantique, responsable de pertes économiques importantes dans les fermes d’élevage de l’hémisphère nord. Les moyens de lutte actuels sont limités par les problématiques de résistance aux traitements chimiques et de bien-être animal des traitements physiques et mécaniques. L'espèce de salmonidé la plus couramment produite en pisciculture est le saumon atlantique. En dépit de la sélection basée notamment sur la recherche de souches moins farouches, ce poisson continue de présenter des réactions de stress très intenses, aigües, mais aussi chroniques, ayant des conséquences physiologiques importantes, parmi lesquelles on note des altérations des défenses spécifiques et non-spécifiques contre les infections. Ces perturbations sont à l’origine de nombreuses infections bactériennes, virales, fongiques et parasitaires, qui conduisent à l’emploi de différents xénobiotiques (antibiotiques, antiparasitaires, antifongiques, antiseptiques divers), mais aussi de traitements physiques préjudiciables pour le bien-être des poissons, comme les traitements thermiques utilisés lors d’infestation par les poux marins (principalement Lepeophtheirus salmonis). La phéromone S.N.A.P. est une sécrétion composée de l'ester éthylique d'un acide oméga-7 et de l'ester éthylique d'un acide gras saturé. Le produit qui sera utilisé est une composition protégée par un brevet. La phéromone S.N.A.P. augmente l’activité des cellules à mucus de la peau et du tube digestif, et entraîne une diminution de l’attractivité des salmonidés pour les larves infestantes de poux marins. L’objectif de ce programme est de vérifier et comparer l’efficacité d’analogues structuraux de cette phéromone chez le saumon atlantique et d'ainsi mesurer leur capacité à limiter le recours aux traitements médicamenteux.

Bénéfices attendus

La comparaison de la phéromone S.N.A.P. et de ses 3 analogues permettrait de valider leurs effets sur le copépode Lepeophtheirus salmonis et de proposer ce(s) traitement(s) naturel(s) et dépourvu(s) de toxicité, tant pour les poissons, que pour le consommateur et l’environnement, comme alternative aux solutions actuelles. Le contrôle de ces infections et infestations constitue une cause importante de souffrance pour les salmonidés en pisciculture et les nombreuses stratégies actuelles de gestion des poux peuvent, paradoxalement, augmenter le risque de réinfestation en manipulant ou en stressant le saumon atlantique. Ce projet permettra de mettre au point des mesures préventives contre les infestations du saumon atlantique par le copépode Lepeophtheirus salmonis qui seront plus respectueuses du bien être animal que les pratiques actuelles encore autorisées. L'une d'elle consiste notamment à déplacer les saumons atlantiques depuis les cages en mer dans des bassins aménagés sur des bateaux plateformes. Les animaux sont alors plongés dans de l'eau douce chauffée à 37°C (quand l'eau des cages ne dépasse pas 14°C), et ce changement radical d'environnement s'accompagne d'un système de brossage des poissons, avant que ceux-ci ne soient remis en eau de mer.

Procédures

Les animaux seront soumis à un isolement social et à un environnement de volume limité: 1 évènement unique par animal de 1 h maximum. Les animaux seront soumis à l'administration d'un traitement dans le volume d'eau à l'aide d'une seringue, c'est à dire à une perturbation liée à la proximité d'un opérateur et à la présence de la seringue dans le cristallisoir: 1 seul évènement par animal pour 35 poissons (les 7 individus du lot témoin 2 ne sont pas concernés). Temps d'injection de 15 secondes environ. Les animaux subiront l'infestation par les copépodes Lepeophtheirus salmonis: 1 seul évènement par animal de durée maximale d'1 h pour 35 poissons (les 7 individus du lot témoin 2 ne sont pas concernés).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues pour les animaux sont le recours à un isolement social et la limitation de l'environnement à une enceinte de volume restreint à 5 L d'eau de mer: ces deux contraintes ne sont appliquées que pendant un laps de temps court, celui de la durée du test (< 1h). Deux autres événements potentiellement perturbateurs seront subis par quasiment tous les poissons: l’introduction de la seringue qui permet d'administrer le traitement (durée environ 15 secondes) et l’introduction des copépodes. Le témoin 2 se distingue des autres traitements par le fait qu'il n'y a pas introduction de la seringue dans le cristallisoir. Dans ce cas-là, l'opérateur n'approche donc pas sa main de l'enceinte pour réaliser un traitement. L'irritation engendrée par l’accrochage superficiel des larves de copépode Lepeophtheirus salmonis restera bénigne comme en atteste la littérature scientifique: la brièveté du test ne permet pas en effet à la métamorphose en larve chalimus de s’opérer, ce qui évite l’irritation plus sévère liée à l’ancrage du filament dans la peau du poisson. Les molécules utilisées dans les traitements mis en oeuvre sont sans effets indésirables attendus, soit parce qu'elles ne modifient pas la nature du milieu (absence de traitement ou eau de mer), soit parce qu'il s'agit d'une phéromone apaisante propre à l'espèce considérée, ou d'analogues structuraux de celle-ci, qui sont autorisés comme additifs alimentaires et sont dépourvus de toute toxicité. Ces molécules sont donc inoffensives pour les poissons, notamment à la dose de 6 ppm. Les autres manipulations, pêche, déversement, relèvent de pratiques zootechniques courantes qui ne justifient pas un classement en procédure expérimentale.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure car ils ne peuvent ni être ré-utilisés, ni être replacés, dans ce dernier cas pour des raisons sanitaires.

Remplacement

La présente étude possède une composante physiologique très importante. Elle doit nécessairement porter sur des êtres vivants, qui représentent des systèmes biologiques intégrés, où de multiples organes/tissus fonctionnent de façon associée et coordonnée. En effet, l’utilisation de traitements sémiochimiques est une stimulation sensorielle par exposition à des phéromones qui nécessite l’utilisation d’organismes entiers pouvant détecter et réagir aux composés testés. La détection de ces composés peut engendrer une cascade de réactions physiologiques pouvant mener à une modification du comportement ou de la physiologie de l’animal. Cela ne peut être obtenu et observé que sur animaux entiers pouvant pleinement exprimer leurs comportements et physiologies naturels. Il n'existe pas actuellement de méthodes de remplacement pouvant simuler ces changements suite à une stimulation sensorielle.

Réduction

Préalablement à cette étude, et afin de réduire le nombre de sujets nécessaires à la mise-en-évidence de l’efficacité des différents analogues potentiels, une étude des pharmacophores de la phéromone S.N.A.P. en bioinformatique a été menée, ce qui a permis de réduire leur nombre à 3. Avec les deux témoins (absence de traitement et traitement à l'eau de mer), la phéromone de référence et les 3 analogues, le nombre total de traitements à tester est ainsi ramené à 6. De précédentes études réalisées sur un nombre de sujets similaires par modalité, ont pu, via une ANOVA à un critère, complétée d'un test d'homoscédasticité (test de Levene) et de normalité (Shapiro-Wilk) et en utilisant la méthode des comparaisons multiples de Tukey, montrer une sensibilité suffisante pour mettre en évidence des différences significatives entre traitements. Différentes répétitions de tests comparables ont validé une bonne robustesse et reproductibilité du test d’attractivité, avec 7 sujets par groupe de traitement: c’est le nombre que nous avons retenu, portant l'effectif total d’animaux utilisés dans le test d’infestation à 42: 6 traitements X 7 individus/traitement.

Raffinement

Les manipulations susceptibles d’entraîner stress majeur ou douleur, seront réalisées post-mortem. La mise à l’isolement social et la limitation à un environnement de volume réduit seront limités au temps du test (< 1h). De plus les cristallisoirs seront placés sous une tente en nylon blanc afin d'éviter que la présence et les mouvements des opérateurs à proximité, ou qu'une intensité lumineuse trop forte, ne génèrent une perturbation supplémentaire des poissons. La fixation des copépodes, à la surface de la peau, reste une irritation bénigne et superficielle, ainsi qu’en témoigne la littérature. Les poissons sont sacrifiés avant la métamorphose du copépode Lepeophtheirus salmonis en chalimus, ce qui écarte les animaux de l'infestation par ce stade du parasite qui possède un ancrage cutané générateur d’inflammation.

Choix des espèces

Il s’agit de l'espèce de salmonidés la plus massivement produite en aquaculture. Les saumons seront au stade smolt, jeunes sujets pesant environ 200g. Ce stade est compatible avec le test d’attractivité, les smolts constituant la population la plus attractive pour les poux.

Pacage en Polyculture d’étang

(NTS-FR-055384v1 – 06/04/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 1332
Souffrances
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▲ 1332
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Devenir
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 1332
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1 332 poissons, carpes, tanches, gardons et sandres, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés ou gardés comme géniteurs. Ils sont répartis dans des étangs expérimentaux et pesés puis mesurés à deux reprises sous anesthésie, pour tester l'effet d'une séparation temporaire des espèces sur la productivité et la biodiversité d'une polyculture d'étang. Le porteur décrit un projet à finalité zootechnique visant à optimiser les pratiques d'élevage tout en préservant la richesse en espèces. Il affirme que la modélisation in silico de ces interactions n'est pas encore possible mais que les données recueillies doivent y contribuer.

Objectifs

L’expérience Pacage en étang s’inscrit dans le cadre d’un projet financé par l’Europe, qui a pour objectif d’établir de nouvelles pratiques alliant le respect de l’environnement, la biodiversité et la productivité des polycultures de poissons en étang. La définition de la composition de la polyculture est le thème central de ce projet, c’est-à-dire d’être capable de définir les différentes espèces de poissons à élever et d’en établir leurs effectifs. Ces propositions de pratiques prendront en compte l’ensemble des compartiments biologiques du système et la diversité qui le compose pour produire la ressource de manière plus durable. Ce projet s’appuie sur une co-construction de scenarii avec des représentants professionnels et sur une démarche expérimentale en étang. L’expérience Pacage en étang vise à tester l’effet d’une segmentation temporaire de l’étang, permettant la séparation des espèces (carpes, tanches, gardons, sandres), sur la productivité totale en poisson, la croissance de chaque espèce, le recrutement en juvéniles, les paramètres physicochimiques du milieu et la biodiversité en invertébrés (macro-invertébrés et zooplancton) et en macrophytes.Le projet vise à caractériser les interactions entre les facteurs du milieu, les différentes espèces et la biodiversité aquatique, dans la conduite de la polyculture de poissons en étang. En particulier, nous cherchons à caractériser l’effet du regroupement temporaire des espèces ayant différents rôles fonctionnels et trophiques sur la productivité totale en poisson, la croissance de chaque espèce, le recrutement en juvéniles, les paramètres physicochimiques du milieu et la biodiversité en invertébrés (macro-invertébrés et zooplancton) et en macrophytes. Les rôles majeurs des différentes espèces retenues sont, pour la carpe commune : bioturbation et croissance rapide ; pour la tanche et le gardon : production de juvéniles et alimentation opportuniste ; pour le sandre : prédateur pour invertébrés et juvéniles de poisson. Les données récoltées permettront d’alimenter une modélisation trophique des systèmes d’étangs en polyculture, à même de représenter l’effet des interactions entre espèces.

Bénéfices attendus

L’expérience pacage en étang doit permettre d’éclairer les interactions entre espèces dans le cadre de polyculture de poisson en étang. Le rôle de ces espèces et de leur conduite sur la biodiversité sera mis en évidence dans l’objectif d’optimiser les pratiques d’élevage pour améliorer les impacts sur l’environnement et préserver la richesse en espèces, tout en maintenant une production rentable pour l’exploitant. De façon plus générale, ce travail doit contribuer aux réflexions en cours sur le rôle de la diversité sur la robustesse et la résilience des systèmes d’élevage.

Procédures

Mesures biométriques non invasives réalisées deux fois, de façon ponctuelle.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances pour les animaux consistent en la manipulation en début et fin d’expérience, afin de réaliser des mesures (poids, longueurs) individuelles et les répartir dans leurs structures d’accueil (étangs expérimentaux en début d’exprience, étangs de stockage en fin d’expérience).

Devenir

Les poissons n’ayant subi aucun traitement invasif, pourront être réutilisés dans des expériences ultérieures ou servir de géniteurs pour utilisation interne à l’installation expérimentale.

Remplacement

Cette expérience est principalement à vocation zootechnique. Elle nécessite le recours aux espèces utilisées en élevage classique. Le manque de recul et de modèle sur les interactions entre les espèces aquatiques d’élevage, il n’est pas encore possible de réaliser ce type d’expérience in silico. Néanmoins, les données récoltées dans le cadre de l’expérience, ont vocation à alimenter des démarches de modélisation qui vont dans le sens de la limitation au recours aux animaux à l’avenir.

Réduction

Les proportions des différentes espèces et leurs effectifs ont été déterminés pour représenter les pratiques d’empoissonnement en polyculture d’étang courrantes. Il est n’est pas possible de les diminuer sans perdre le caractère plausible des pratiques. Le nombre de trois répliquats est le minimum que nous pouvons admettre pour obtenir des résultats statistiquement exploitables.

Raffinement

Afin de limiter les nuisances envers les poissons, les conditions de contention sont surveillées, notamment en maintenant un renouvellement d’eau lors des stockages temporaires et le contrôle des comportements. Avant chaque manipulation pour mesures (non invasives), les poissons sont anesthésiés, afin de limiter le stress, les risques de chute, limiter la durée hors d’eau en augmentant la rapidité des mesures de biométrie. La phase de réveil est contrôlée dans des bassins séparés par espèce, avec renouvellement d’eau.

Choix des espèces

Les espèces choisies : carpe commune (Cyprinus carpio), tanche (Tinca tinca), gardon (Rutilus rutilus) et sandre (Sander lucioperca), sont représentatives des polycultures de poissons d'étangs extensifs ou semi-intensifs en France. Ce sont par ailleurs, des espèces particulièrement tolérantes aux bas niveaux de qualité d’eau, ce qui les rend tolérantes aux manipulations. Les carpes et les sandres sont de petites tailles (un an de croissance), afin d’optimiser leur croissance dans le dispositif. Les tanches et les gardons sont des géniteurs afin d’optimiser leur reproduction.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 2904
Souffrances
▲ -
▲ 24
▲ 2880
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2904

2904 ombles chevaliers vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les géniteurs sont anesthésiés puis pressés pour récupérer ovocytes et laitance, tandis que 2880 descendants sont mis à mort après exposition à des PCB combinés à une hausse de température. Le porteur indique que cette contamination peut provoquer des malformations et une mortalité, restée sous 37 % lors d'une expérimentation antérieure sur la contamination maternelle. Il affirme que la question "nécessite l'utilisation d'un organisme entier" et que cette espèce n'est "en aucun cas substituable".

Objectifs

L’omble chevalier est une espèce de salmonidé sténotherme froide dont l’aire de répartition est boréale circumpolaire. C’est une espèce emblématique des grands lacs en raison de son importance économique (pêche professionnelle et amateur), patrimoniale et de son intérêt écologique. Néanmoins, sa population connait une forte diminution drastique au sein du lac du Bourget, malgré ces efforts de repeuplement ces dernières décennies. Plusieurs hypothèses sont émises pour comprendre cet effondrement des effectifs. Une de ces hypothèses serait les effets indirects des polluants environnementaux . Parmi ces polluants, les PCB pourraient avoir un rôle prépondérant. En outre, dans le contexte actuel de changement climatique, les variations de température pourraient avoir des conséquences indirectes abiotiques sur le comportement des PCB les rendant davantage bio-disponibles. En effet, une augmentation de la température amplifiera la dégradation et la volatilisation des PCB et par conséquence leur concentration dans les écosystèmes aquatiques notamment. Les effets de la température et des PCB ont été fortement étudiés séparément mais à notre connaissance jamais en synergie. Ainsi, l’omble chevalier a été étudié au niveau local tant sur les impacts de la température sur ses 1iers stades de vie en termes de survie, croissance et de temps de développement que sur la contamination de ce dernier aux PCB sur leur survie et sur leur capacité de reproduction . En outre, les repeuplements du lac du Bourget sont issus de géniteurs sauvages provenant uniquement du lac du Bourget. Ainsi, comprendre la transmission des PCB devient une question centrale. La contamination paternelle est très peu étudiée d’autant plus quand elle est couplée à une hausse de température.

Bénéfices attendus

Détermination d'un seuil de contamination paternelle pour lequel les effets des PCB et de la température seraient non impactant pour les descnadants

Procédures

Procédures pour l'anesthésie des géniteurs males & femelles en vue du stripping, (technique qui permet notamment la libération d’ovocytes matures pour les femelles et de laitance pour les males matures par pression douce sur la cavité péritonéale de poissons sexuellement matures), la durée de cette procédure dna son entireté pour chaque individu (de l'anesthésie au réveil complet) est de 20 minutes . Procédures d'anesthésie en vue d'une mise à mort des alevins à nourriture exogène pour les prélèvements et mise à morts des descendants suite à leur reproduction. La durée totale de cette procudure est de 3 à 5 minutes.

Impact sur les animaux

Sur les géniteurs ; nécrose à l'endroit de l'injection néanmoins aucune nécrose n’a été observé lors du projet précédent portant sur les effets d’une contamination maternelle. De la vétidine sera mis sur la zone afin d'éviter toutes suite infectieuse. Pour les descendants : des malformations (œdème du sac vitellin principalement) et au hausse de la mortalité, néanmoins la mortalité n’a pas excédée 37% lors de notre précédente expérimentation sur les effets d’une contamination maternelle en PCB sur les descendants. Une grille d’évaluation d’observation morphologique et comportementale sera mise en place pour chaque stade de vie.

Devenir

Les animaux sont mis à morts à la fin du projet.

Remplacement

L'objectif du projet est de comprendre la diminution de population dans le lac du Bourget. Pour cela, nous étudions l’hypothèse selon laquelle une augmentation de la température du lac couplée à une contamination paternelle en PCB des ombles Chevallier (espèce sujette à la bioaccumulation) pourrait perturber les premiers stades de vie et augmenter les malformations larvaires. Aucune expérience in vitro ne permettrait de répondre à cette question scientifique qui nécessite l’utilisation d’un organisme entier

Réduction

Les analyses statistiques envisagées seront des analyses de variances (ANOVA) et des modèles linéaires à effets mixtes (GLM). L’effectif de 60 individus par temps de prélèvement est un minimum pour avoir la quantité de matière nécessaire à nos analyses mais également pour prendre en compte la variabilité interindividuelle, tout en limitant au maximum le nombre d’individus mis à mort (Règle des 3 R : Réduction). 2 880 individus seront utilisés et mis à mort pour les analyses de la procédure 2 (12 clayettes, 30 larves par temps de prélèvements et par lot de contamination soit (12 clayettes * 30 individus prélevés par temps de prélèvement * 2 conditions thermiques) * 2 temps de prélèvements) = 1440 individus

Raffinement

Les temps d’observations pour les males seront de1 fois par jour .

Choix des espèces

L’utilisation de l’omble Chevalier se justifie par le fait que cette espèce connait un appauvrissement drastique dans le lac du Bourget depuis plusieurs années en dépit des politiques de ré-empoissonnement. Par ailleurs, cette espèce est fortement contaminée aux PCB dans ce même lac et est fortement sensible aux PCB. Cette espèce n’est donc en aucun cas substituable dans cette étude. Pour la procédure 1: il s'agit de géniteurs matures afin de récupérer leur gamètes permettant d'obtenir une descendance Pour la procédure 2, il s'agit de travailler sur la descendance à nutrition exogène puis jusqu’à la prochaine reproduction afin d’observer les effets de cette contamination sur les F2.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Saumons : 1200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1200
▲ -
Devenir
 -
 -
 1200
 -

1200 truites arc-en-ciel vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis gardées vivantes pour entretenir des lignées de l'élevage. Elles subissent un jeûne de trois semaines et des mesures de poids sous anesthésie, 30 d'entre elles faisant l'objet de prises de sang répétées par ponction de la veine caudale. Le projet vise à estimer l'efficacité alimentaire pour réduire les coûts et l'impact environnemental de l'aquaculture. Le porteur affirme qu'il n'existe pas d'alternative in vitro et qu'il est "nécessaire" de mesurer cette efficacité dans des conditions proches de l'élevage commercial.

Objectifs

Dans un contexte de développement durable de l’aquaculture, il existe aujourd’hui une volonté grandissante de sélectionner les poissons ayant la meilleure EA possible. L’EA peut être vue comme la capacité à produire plus à partir d’une même quantité d’aliment ingérée. En effet, d’une part, l’alimentation représente de 30 à 70% des coûts de production, et, d’autre part, l’utilisation de granulés entrainent de lourds impacts environnementaux à différents niveaux : de la production des ingrédients qui les composent aux rejets dissous des effluents d’élevage. Améliorer l’EA requiert de pouvoir quantifier précisément l’ingestion individuelle ce qui reste, encore aujourd’hui, difficile à entreprendre chez les poissons élevés en larges groupes. C’est pourquoi, des critères indirects pour l'estimation de l’EA ont été évalués ces dernières années chez les poissons. Chez la truite arc en ciel, il a été démontré que la perte de poids au jeûne combinée aux performances de croissance observée après le jeûne peut expliquer jusqu’à 60% de la variabilité de l’ingéré individuel un critère d’estimation de l’EA. Les poissons perdant le moins de poids durant le jeûne sont supposés être ceux avec une meilleure EA car ayant de moindres besoins d’entretien. Bien que potentiellement intéressante, une sélection sur un tel critère pose alors la question de la capacité des poissons à maintenir de bonnes performances pour d’autres caractères associés à la robustesse (santé, reproduction).

Bénéfices attendus

Ce projet se basera sur l’utilisation d’un modèle biologique tout à fait pertinent, deux lignées expérimentales divergentes pour la teneur en lipide du muscle : lignée grasse (LG) et lignée maigre (LM). Ces deux lignées expérimentales divergentes constituent un modèle biologique de choix dans ce projet, en effet elles ont montré une utilisation différente de l’énergie. Nous faisons l’hypothèse qu’elles réagissent différemment à l’effet du jeûne avec des réponses différentes en terme d’EA. Sur le plan scientifique, le projet REFER-Trout, permettra de tester l’intérêt de la perte de poids au jeûne comme paramètre indirect d’estimer de l’EA, difficile à mesurer chez la truite arc-en-ciel en conditions de production, tandis que les analyses de sang permettront de tester les relations entre EA et d’autres fonctions biologiques et notamment l’immunité. Ces connaissances seront utiles pour mieux appréhender l’allocation des ressources chez le poisson et affiner la notion de robustesse.

Procédures

Les animaux seront soumis à des mesures non-invasives de poids et d'adiposité (3 fois sur l'ensemble de l'expérience) qui concerne l'ensemble des individus (n = 1200) et nécessitent l'anesthésie et l'émersion des animaux. Des prises de sang, par ponction de la veine caudale, répétées sur un nombre limité d’individus (n = 30) seront réalisées également lors des périodes de mesures décrites précédemment (3 fois sur l'ensemble de l'expérience). L'ensemble des mesures biométriques et d'échantillonnage de sang sera réalisée dans un temps limitant l'émersion à une durée maximale de 1 minute.

Impact sur les animaux

La procédure est classée en modérée en raison du jeûne prolongé de trois semaines combiné à des prises de sang répétées sur un nombre limité d’individus, qui si, mal réalisés peuvent conduire à générer de la douleur et du stress et une sensibilité accrue aux pathogènes. Les prises de sang sont effectuées sur 30 poissons afin de réduire au maximum le nombre d’individus concernés tout en permettant des résultats exploitables. Les prises de sang auront lieu uniquement lors des phénotypages, ce faisant, les poissons concernés n’auront pas à subir des anesthésies et manipulations supplémentaires.

Devenir

A la fin de la procédure, l’ensemble des individus (1200 poissons) seront gardés en vie pour compléter les effectifs destinés à l’entretien des lignées grasse et maigre au sein de l'établissement utilisateur (UE PEIMA, INRAE).

Remplacement

Ce projet ne peut être réalisé qu’in vivo. Il n’y a pas d’alternative in vitro pour caractériser l’EA des truites arc en ciel et, plus largement, des animaux d’élevage. De plus, l’objectif étant, in fine, de promouvoir une aquaculture durable par la réduction des intrants alimentaires, il est nécessaire de mesurer l’EAs des poissons dans des conditions proches de l’élevage commercial.

Réduction

Nous avons recours à un matériel biologique original, les lignées expérimentales divergentes pour la teneur en lipide du muscle. Les individus utilisés pour l’expérimentation envisagée seront issus de l’entretien annuel de ces lignées. Nous avons réduit le nombre d'animaux au minimum nécessaire pour avoir une puissance statistique suffisante. Le nombre d'animaux impliqués correspond au strict minimum requis pour déterminer avec le plus de précision possible la loi de distribution des caractères ciblés et ainsi d'être mieux en mesure de différencier statistiquement les caractéristiques de chaque lignée. Ces chiffres permettent de s'assurer de la robustesse de nos analyses statistiques et nous semblent être un minimum pour mettre en œuvre une analyse de variance fiable.

Raffinement

Avant et pendant les procédures, une surveillance du comportement des animaux est effectuée pour réduire au minimum la douleur, la souffrance et l’angoisse subies. Tout au long de l’expérimentation et tout particulièrement durant la phase de jeûne prolongée, les poissons seront observés au moins 2 fois par jour et les poissons au comportement anormal (léthargie, perte d’équilibre) seront péchés et mis à mort. Par ailleurs, aucune manipulation ne sera réalisée durant la phase de jeûne, la plus critique de l’expérimentation, afin de minimiser autant que possible le stress généré.

Choix des espèces

La truite arc en ciel est l’espèce principalement étudiée au laboratoire. Il s’agit de l’espèce prépondérante de la pisciculture en France et l’une d’une des espèces les plus élevées en Europe. Elle est par ailleurs un modèle biologique largement diffusée dans la communauté scientifique (environ 50 000 références). De plus, les lignées expérimentales divergentes pour la teneur en lipides du muscle, LG et LM, permettent de réaliser le projet sur un matériel biologique original. Les truites arc-en-ciel sont utilisées au stade juvénile (animaux non matures). Ce stade est plus sensible aux stress que les poissons maturants.

  • Formation professionnelle
Cochons : 100
Poules : 100
Dindes : 50
Autres oiseaux : 50
Saumons : 150
Souffrances
▲ -
▲ 450
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 450

450 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère : 150 truites, 100 porcs, 100 poulets, 50 dindes et 50 autres oiseaux. Chaque animal sert de support à la formation de personnel aux gestes techniques, écouvillonnages, prises de sang et injections, avec au maximum trois actes par individu. La mise à mort fait elle-même partie de la formation, non pour produire des connaissances mais pour entretenir les compétences d'expérimentateurs. Le porteur affirme que le remplacement complet par vidéos et modèles inertes n'est pas possible, la maîtrise des gestes ne s'acquérant selon lui qu'en pratiquant sur animal vivant.

Objectifs

Dans le cadre de l'expérimentation animale, les personnes accomplissant des actes vétérinaires sur les animaux doivent avoir les compétences techniques nécessaires pour le faire. Ces compétences sont acquises au cours de la formation initiale et doivent être maintenues régulièrement par des formations pratiques validées par l'établissement utilisateur (arrêté du 1er Février 2013). Les formations spécifiques en expérimentation animale officiellement reconnues proposent souvent des applications pratiques ciblées sur les modèles murins et peu étendues à d’autres espèces terrestres ou aquatiques, ce qui ne correspond pas aux besoins des essais expérimentaux sur animaux de rente. Le but de ce projet est de permettre aux personnes d'acquérir ou de perfectionner les bons gestes pour la réalisation des actes vétérinaires sur les volailles et/ou sur les porcs et les poissons (prélèvements, injections, anesthésie, mise à mort, …). Il comporte trois procédures : l'une pour les volailles (espèces poules ou poulets Gallus gallus, dindes et canards), l'autre pour les porcs (Sus scrofa) et la dernière pour les poissons (Truite arc en ciel Oncorhynchus mykiss). Les formations sont destinées aux personnes réalisant des actes vétérinaires lors d’essais mis en oeuvre par leur laboratoire.

Bénéfices attendus

La réalisation de gestes techniques sur les volailles, les porcs et les poissons est un enjeu majeur compte tenu des besoins dans la réalisation de multiples projets expérimentaux sur les animaux de rente. Offrir des conditions optimales à nos agents pour se former en amont de la réalisation des actes permet de disposer de personnes pouvant réaliser ces gestes avec la meilleure assurance possible lorsque cela est nécessaire. Cela constitue la meilleure garantie d’une prise en compte du bien-être des animaux et des manipulateurs au cours de ces interventions et leur est ainsi bénéfique.

Procédures

Pour la volaille, il s'agit : d'écouvillonnages, de prises de sang, d'injections ou d'instillations, de prélèvements de fiente. Pour les porcs, il s'agit : d'écouvillonnages, de prises de sang, de prélèvements de salive, d'injections. Pour les poissons, il s'agit : d'observations visuelles des comportements anormaux, de prises de sang, d'anesthésie, d'injections. Les actes décrits pour chacune des espèces sont des actes très brefs, n’excédant pas la minute pour les volailles et les porcs et 10 min pour les poissons (anesthésie). Le nombre d'actes maximum (tout acte confondu) est limité à 3 par animal, avec un temps de repos entre chaque prélèvement.

Impact sur les animaux

Les procédures ne devraient pas être à l'origine de souffrance prolongée pour les animaux. Les actes décrits pour chacune des espèces sont des actes très brefs (n’excédant pas la minute pour les volailles et les porcs, maximum 10 minutes pour les poissons (anesthésie) et sont, pour certains (ex : injection IP ou IM à un poisson) pratiqués sous anesthésie. Les formations sont journalières. Les animaux seront donc systématiquement mis à mort au plus tard, en fin de journée.

Devenir

La mise à mort fera partie de la formation.

Remplacement

Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstration enregistrées en vidéo, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, le remplacement complet des animaux n'est pas possible, puisque le but de ce projet est la maîtrise des gestes et que celle-ci ne peut s'acquérir qu'en pratiquant.

Réduction

Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstrations enregistrées en vidéo, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, la pratique sur animaux est indispensable pour l'acquisition de la maîtrise des gestes. Le nombre d’animaux utilisés sera néanmoins réduit au nombre minimum suffisant pour l’acquisition et la maîtrise des différents actes.

Raffinement

Le but de ce projet est le raffinement, permettant d'une part aux personnes de réaliser les actes avec les gestes les plus indolores et les moins stressants possibles pour les animaux ainsi que pour les manipulateurs et d'autre part à réduire les manipulations aux seuls actes utilisés lors des autres projets expérimentaux du laboratoire. Le produit qui sera injecté ou instillé sera un produit indolore (sérum physiologique). Pour les poissons, une injection de puce électronique sera également effectuée. La formation sera donnée par des personnes ayant une parfaite maîtrise des actes. Le personnel formé visualisera d'abord des enregistrements vidéo, s'exercera ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant. Les animaux seront élevés en groupe, en cage, au sol ou en bassin et bénéficieront d'un enrichissement social. Ils auront à leur disposition des objets manipulables (porcs, volailles) ou des enrichissements (algues en plastique, cachettes) pour les poissons. Ils seront nourris selon leurs besoins et, pour les animaux terrestres, abreuvés à volonté. Ils seront examinés au cours d'une visite quotidienne tout au long de la période d'élevage.

Choix des espèces

Les espèces poule, dinde, canard, porc et poisson sont des espèces classiques de l’élevage d'animaux producteurs de denrées. L'âge des animaux sera fonction des besoins de la formation (liés aux essais prévus). Pour les volailles : ils vont de 1 jour (rare) à 5-7 semaines. Dans certains cas, les animaux pourront avoir 10-12 semaines. Pour les porcs : ils vont de 1 jour (rare) à 6 mois. Pour les poissons : ils seront âgés d'envion 6 mois (+/- 30g).

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 160
Souffrances
▲ -
▲ 160
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 160

160 médakas vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère. Les poissons, dont le gène auts2a est modifié par CRISPR, sont isolés huit heures pour des tests comportementaux d'apprentissage, puis tués par surdose d'anesthésique. Le porteur étudie la transmission à la descendance d'effets liés à ce gène qu'il dit impliqué dans plusieurs pathologies humaines dont l'autisme. Il affirme qu'il n'existe pas d'alternative à l'animal vivant pour observer des réponses comportementales issues d'une fécondation naturelle.

Objectifs

Des températures suboptimales lors de la période de reproduction ont montré une baisse de l’expression maternelle d’un gène, auts2a, impliqué dans de nombreuses neuropathologies humaines : Trouble du spectre autistique, schizophrénie, Retard mental, etc … . Ce projet vise à comprendre les mécanismes moléculaires des stades précoces du développement embryonnaire qui entrainent des modifications des phénotypes comportementaux chez une espèce de poisson modèle, le médaka (Oryzias latipes). Par une approche d’édition de génome (CRISPR/Cas9) nous réaliserons deux lignées de médaka n’exprimant pas la protéine auts2a, ce qui nous permettra de réaliser des phénotypages comportementaux et moléculaires.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mieux comprendre les effets intergénérationnels de stress parentaux, par exemple thermiques liés au réchauffement climatique, sur les comportements adaptatifs de la descendance chez des poissons d'élevage. L'identification du rôle clé joué par le gène auts2 dans cette transmission chez un poisson modèle contribuera à renforcer les connaissances scientifiques sur la transmission maternelle et/ou paternelle de ce gène impliqué dans de nombreuses pathologies humaines.

Procédures

Les animaux seront isolés pendant 8h afin de s'habituer à un nouvel environnement (nous déterminerons ainsi leurs capacités d'apprentissage des caractéristiques nouvelles de cet environnement). Cet isolement entraîne un stress modéré pour le médaka puisque son activité de nage redevient régulière et le poisson remonte en surface (indicateur d'absence de stress) après moins d'une heure.

Impact sur les animaux

Les phénotypes entraînés par la mutation n’induisent pas de souffrance et ne sont donc pas dommageables pour l’animal (il s’agit essentiellement de modifications des réponses émotionnelles et cognitives bénignes).

Devenir

Mise à mort selon la réglementation en vigueur pour l'espèce (surdose d'anesthésie)

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative à l’utilisation des animaux dans cette expérimentation car nous recherchons précisément des mécanismes intervenant pendant une fécondation naturelle perturbée par la modification ou l’absence d’une protéine impliquée dans le neurodéveloppement ainsi que les réponses comportementales des poissons (vivants donc) issus de cette fécondation.

Réduction

Concernant les tests comportementaux, nous comparerons 4 génotypes différents, avec un nombre équitable de femelles et de mâles par génotype, ce qui nécessite un minimum de 20 poissons (10 femelles et 10 mâles) par génotype pour réaliser des tests statistiques robustes.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans les conditions optimales de l’espèce (température, photopériode, qualité d’eau, densité). Les manipulations des animaux seront réalisées le plus rapidement possible pour limiter le stress. Pour les tests comportementaux, les conditions environnementales seront les mêmes qu’en condition d’élevage hormis un isolement obligatoire pour l’analyse du comportement. Il n’y aura aucune procédure douloureuse. A la fin des tests, ils seront euthanasiés selon la procédure de mise à mort réglementaire.

Choix des espèces

L’analyse de l’expression du transcriptome à différents stades de développement embryonnaire est rendue possible par les spécificités biologiques du médaka. En effet, Il produit une trentaine d’œufs de manière quotidienne, ce qui permet un grand échantillonnage. Son développement embryonnaire est plus lent que celui du zebrafish (9 jours contre 2 jours), ce qui permet une meilleure précision lors de l’étude et l’observation du développement des œufs (qui sont translucides). De plus, le médaka ne possède que le paralogue auts2a (comme l’homme) tandis que le zebrafish possède les paralogues auts2a et auts2b (dont on ne connaît pas la fonction). Les injections auront lieu sur des œufs au stade 1 cellule (15 minutes après leur fécondation) et seront issus de poissons matures de souche sauvage. Les études comportementales porteront sur des poissons âgés entre 3 et 5 mois. Avant 2 mois les médakas montrent une activité plus importante et une grande variabilité inter-individuelle et avant 3 mois leur phénotype adulte n’est pas atteint ce qui rend leur détection par le logiciel ethovision XT plus difficile (la couleur des médakas s’assombrissant avec le temps).

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 750
Souffrances
▲ -
▲ 750
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 360
 -
 390

750 civelles d'anguille européenne, espèce menacée, vont être utilisées dans des procédures classées en gravité légère, marquées par immersion dans une solution d'alizarine après un choc osmotique. À l'issue de la stabulation, 390 individus sont tués pour mesurer l'intensité de la fluorescence au microscope, les 360 restants étant relâchés sur les sites de repeuplement. Le porteur vise une lecture externe du marquage qui permettrait, à terme, d'évaluer le repeuplement sans tuer d'individus. Il affirme que le modèle biologique ne peut être remplacé pour cette recherche menée sur la civelle.

Objectifs

Dans le cadre du plan de gestion de l’anguille, des opérations de captures de civelles en estuaire et de repeuplement des fleuves côtiers sont réalisées chaque année. L’évaluation de cette pratique est basée sur une technique de marquage de masse des civelles à l’alizarine Red S, un colorant fluorochrome qui génère une marque détectable durablement dans les structures calcifiées, notamment dans les otolithes, concrétions de l’oreille interne. La détection de la marque fluorescente requiert le sacrifice d’un échantillon d’individus capturés dans le milieu naturel, afin de déterminer la contribution de l’alevinage dans la population d’anguilles. La possibilité d’une détection externe des marques fluorescentes sur des civelles a été démontrée dans la littérature à partir d’un autre marqueur fluorescent, mais pas avec l’alizarine Red S. Des tests préliminaires réalisés selon le protocole de marquage couramment employé ont montré la présence de marques légères dans la mâchoire et les nageoires des civelles, mais souvent de courte durée. L’objectif de la présente étude est la mise au point d’un protocole de marquage à l’alizarine Red S, permettant spécifiquement une détection externe et durable des marques fluorescentes, qui pourrait à termes permettre l’évaluation de la contribution de l’alevinage, sans sacrifice d’individus.

Bénéfices attendus

La lecture externe des marques permettrait en premier lieu une simplification du protocole de détection, et ouvrirait d’autre part des perspectives intéressantes vers de la détection des marques sur animaux vivants, permettant notamment de ne plus sacrifier d’individus, réduire le temps de lecture et d’augmenter la taille de l’échantillon analysé.

Procédures

Marquage par immersion dans une solution de marqueur fluorescent. 2 types de marquage par balnéation seront testées : - Balnéation Longue : Balnéation des poissons dans 20L de solution d’Alizarine Red S à la concentration de 150 mg/l pendant 3h (lot n°1) ou 9h (lot n°2). - Balnéation Courte : Un choc osmotique est préalablement réalisé afin de favoriser l’assimilation rapide du marqueur fluorescent pendant 3.5 minutes puis une balnéation de 10 minutes dans 2L de solution d’alizarine à 1000ppm (lot n°3) ou 2000ppm (lot n°4).

Impact sur les animaux

Les principaux effets indésirables potentiels sur les animaux concernent le transport après capture, le marquage et le maintien en captivité. Toutefois, ces effets peuvent être considérés comme légers au vu de l’expérience des opérateurs dans le transport et le marquage des civelles, communément réalisés dans le cadre des transferts de civelle destinées au repeuplement.

Devenir

Transport, marquage puis stabulation de 750 civelles. A l'issue de la stabulation (3e et dernière procédure), mise à mort de 390 individus et replacement en liberté du restant des individus encore en vie. La mise à mort se justifie pour pouvoir mesurer précisément l’intensité de la fluorescence à l’aide d’un microscope à épifluorescence et d’un dispositif de détection portatif et mettre au point une procédure de lecture.

Remplacement

Le modèle biologique ne peut être remplacé pour cette expérience de recherche de fluorescence externe qui implique de travailler nécessairement sur la civelle.

Réduction

L’effectif prévu (50 individus / lot) tient compte de la mortalité attendue en milieu contrôlé au stade civelle (maximum 25-30% avec le traitement BL3 ). A l’issue des 60 jours, un minimum de 30 individus par lot doit être analysé, sauf pour les témoins pour lesquels 10 individus par lot seront analysés (12*30 + 30 = 390 individus) en raison de la faible variabilité au sein de ce lot de référence non marqué. Ainsi 90 individus par traitement et 30 témoins seront analysés pour la fluorescence, afin de prendre en compte la diversité des stades pigmentaires dans l’échantillon (pouvant influer sur la détection de fluorescence) et la variabilité inter-individuelle de la fluorescence, potentiellement importante si l’on se réfère à d’autres études sur la rétention des marquages fluorescents. Les individus non analysés seront relâchés dans le milieu naturel sur les sites de repeuplement (au maximum 360 individus).

Raffinement

Les mésocosmes seront enrichis à l’aide de flottangs tout au long de l’expérience, dispositifs permettant aux civelles de s’abriter. Des daphnies seront ensemencées pour leur alimentation. La concentration en déchets du métabolisme azoté sera contrôlée chaque semaine, la concentration en oxygène sera également contrôlée quotidiennement. Des changements d’eau seront réalisés si besoin. Toutefois cela ne devrait pas être nécessaire vu la très faible densité d’individus dans le volume d’eau.

Choix des espèces

L’anguille est une espèce menacée au niveau européen, qui fait l’objet d’un plan de conservation à l’échelle nationale. L’évaluation des pratiques de repeuplement par une méthode de détection externe non létale représente un fort enjeu pour la gestion future. Les animaux seront utilisés au stade civelle car c'est le stade utilisé en France pour réaliser les opérations de repeuplement d'anguille.