Saumons

140 contenus, page 7 sur 12
  • Protection de l’environnement
Saumons : 150
Autres poissons : 250
Souffrances
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▲ 400
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Devenir
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 400
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Capturés dans la rivière où ils vivent, 150 truites et 250 anguilles, chevesnes et vandoises vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis remis à l'eau. Chacun reçoit une marque RFID implantée dans la cavité ventrale par une incision au scalpel d'une à deux minutes, sans que l'anesthésie employée soit précisée. Le suivi doit établir si deux passes à poissons récemment construites sont franchissables, un maître d'ouvrage et des riverains attendant de constater le gain écologique des travaux. Le porteur prévoit de tuer par surdosage d'anesthésiant tout poisson qui, dix minutes après le marquage, ne retrouve ni respiration régulière ni nage stable.

Objectifs

L'objectif du projet est de suivre par télémétrie passive RFID (marquage de poissons avec des petits tags sans batterie, qui sont détectés individuellement lors du passage dans une antenne) un contingent de poissons marqués, afin d'évaluer l'efficacité (franchissement) de passes à poissons (dispositif permettant aux poissons effectuant des migrations dans les rivières, de contourner ou franchir un obstacle comme un barrage ou un seuil, afin d’atteindre l’amont de la rivière pour grandir et/ou se reproduire) récemment aménagées dans une rivière.

Bénéfices attendus

La conception et la réalisation des passes à poissons à mobiliser d'énormes moyens et suciter l'intérêt des habitants des communes concernées. Aujourd'hui, les travaux sont terminés et l'ensemble des parties prenantes (riverains, maître d'Ouvrage, services de l'état, police de l'environnement) souhaite pouvoir constater l'efficacité réelle de ces dispositifs, et ainsi acter le gain écologique permis grâce à la réaliser de ces travaux ambitieux. L'observation de bons taux de franchissement par les poissons marqués permettra de confirmer la fonctionnalité des dispositifs et servira de "vitrine" pour la réalisation de projets similaires dans la Région, l'efficacité de ces derniers étant parfois contestés sans réels fondements.Les deux dispositifs de franchissement étudiés sont aménagés sur un linéaire d’environ 350 m : 1/Une passe à ralentisseurs d’une longueur de 7,80 m et 2/ Une passe à bassins successifs d’une longueur de 87 m et composée de 25 bassins Ces deux dispositifs ont été conçu pour correspondre théoriquement aux exigences de franchissement des différentes espèces piscicoles étudiées (capacité de saut, vitesse de sprint, vitesse d’endurance), cependant on s’aperçoit couramment grâces aux suivi télémétrique (de type RFID comme celui qui va être mis en place) qu’elles restent parfois sélectives. Des reprises d’aménagement peuvent alors être suggérées pour optimiser leur fonctionnalité (gestion des débits entrants, concentration de l’attractivité, reprise de génie civil…).

Procédures

Marquage intra-ventrale par inscicion au scalpel. Une seule fois par poisson. La durée de la chirurgie est estimée entre 1 et 2 min maximum.

Impact sur les animaux

La marque PIT-tag est relativement petite mais reste intrusive car implantée dans la cavité ventrale. Ce sont des marques biocompatibles totalement conçues pour ce type de marquage. Le poisson marqué doit respecter un poids minimal en fonction du poids du tag, afin de s’assurer qu’aucune modification comportementale ne sera susceptible d’entrainer des biais.Le poids du tag ne doit pas dépasser 2% du poids du poisson. Le dépassement du poids d’une marque supérieure à 2% du poids total du poisson peut entrainer des modifications comportementales (inhibition de la migration, de la reproduction) et/ou affecter les capacités de nage de l’individu.

Devenir

Poissons remis en liberté dans la rivière pour pouvoir réaliser le projet (étude de la franchissabilité des passe à poissons).

Remplacement

Afin d'étudier les espèces cibles (poissons concernés par le besoin de migration entre l'aval et l'amont sur la rivière), il est nécessaire d'étudier directement les espèces présentes dans le milieu. Chaque espèce cible doit être étudiée, car chacune posséde ses propres capacité de franchissement des dispositifs (vitesse de sprint, capacité de saut...).

Réduction

Afin d'optimiser le nombre de poissons marqués, nous nous sommes inspirés d'autre suivi télémétriques réalisés par notre bureau d'études, ou des partenaires. Il ressort ainsi qu'en fonction des suivis, 20 à 40% des poissons marqués franchissent les dispositifs de montaison si ces derniers sont fonctionnels. Ainsi, afin d'obtenir un échantillon statistiquement robuste de 30 truites et 30 anguilles franchissant, nous avons fixé un objectif de 150 poissons pour ces espèces (objectif de 20% de "migrants"). Pour les chevesnes et les vandoises, cet objectif a été revu à la baisse (50 poissons) car il s'agit ici d'espèce accompagnatrices jugées non prioritaires, mais pertinentes pour enrichir l'analyse de la franchissabilité des différentes passes.

Raffinement

Afin d'optimiser la méthodologie de marquage, nous avons choisi d'utiliser des PIT-tag de 23mm, alors qu’il existe des tags plus intrusifs mais avec une meilleure détectabilité par les antennes. Nous considérons que le gain de détectabilité par les antennes est négligeable au regard du poids et de la taille supplémentaire de tag à supporter par les poissons. Nous avons optimisé notre atelier de biométrie/marquage/réveil afin de garantir que les poissons seront manipulés le moins de temps possible, afin qu'il puisse rejoindre la rivière au plus vite. Nous utilisons également des dispositifs de viviers obscurci avec couvercle, afin de limiter le stress des poissons au maximum. Des opérateurs aguerris à la prise de note et à la gestion des poissons seront affectés à l’assistance des opérateurs responsables du marquage des poissons. En cas de difficulté de reprise d’activité comportementale normale d’un poisson dans le vivier après marquage au-delà de 10 minutes (pas de reprise régulière d’activité operculaire, incapacité du poisson à retrouver un comportement de nage régulier, à se tenir droit sans basculement sur le flanc), une mise à mort par surdosage progressif d'anesthésiant (solution de méthane-sulfonate de tricaïne MS-222) sera mis en application.

Choix des espèces

Il s'agit des espèces piscicoles naturellement présentes dans la rivière, il n'est donc pas pertinent d'utiliser un autre modêle biologique. Tous les poissons seront arrivés au stade d'adulte. Les truites, chevesnes et vandoises seront des reproducteurs, stimulant ainsi leur comportement de migration génésique et donc d'emprunt des dispositifs de franchissement. Les anguilles seront de taille supérieure à 300mm. En provoquant un effet "surdensitaire" au niveau du site de relâcher des poissons, l'objectif est de stimuler la dispersion des anguilles vers l'amont, afin qu'elles empruntent les dispositifs de franchissement.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Saumons : 370
Souffrances
▲ 60
▲ 250
▲ 60
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Devenir
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 370

Deux stagiaires par animal opéré, avec rotation des rôles de chirurgien, d'aide et d'intendant : 370 truites vont être utilisées dans des formations réglementaires, 60 d'entre elles opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, 250 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 60 d'un niveau modéré. Chaque animal est anesthésié une heure et subit un prélèvement de sang, la formation à la chirurgie ajoutant deux heures d'intervention pour un marquage ou la pose d'un transpondeur dans l'abdomen. Le porteur signale le stress lié à la pêche, à la contention et à la ponction veineuse, et décrit ces formations comme les formations de base "indispensables" de tout expérimentateur travaillant sur les espèces aquacoles. Ce projet ne produit aucune connaissance nouvelle, les truites étant utilisées pour faire répéter des gestes techniques, et toutes sont tuées en fin de procédure.

Objectifs

Ces formations sont obligatoires pour toute nouvelle personne étant amené à travailler sur des animaux vivants d'expérimentation. En complément des formations déjà existantes sur espèces mammifères (rongeurs, lapins, carnivores, porcs, oiseaux, ruminants, équidés), une forte demande concerne les expérimentateurs travaillant sur des modèles d'espèces aquacoles comme les poissons et les amphibiens. Les formations concepteur et applicateur sont les formations de base indispensables pour chaque expérimentateur en fonction de son niveau de formation initiale. La formation à la chirurgie expérimentale ne concerne que les personnels étant amené à réaliser des actes chirurgicaux dans ce espèces, comme le marquage avec une marque intra-abdominale ou la pose de transpondeur intra-abdominale.

Bénéfices attendus

La formation des personnels permet l'acquisition de compténces scientifiques et techniques afin de bien raisonner la mise en œuvre d'un projet sur animaux vivants dans les espèces concernées.

Procédures

Une anesthésie de l'animal (durée de 1 heure) avec un prélèvement de sang d'une durée de 5 minutes. Les interventions chirurgicales sont réalisées chez des animaux sous anesthésie générale avec analgésie et durent 2 heures.

Impact sur les animaux

Stress lié à la pêche, la contention, l'induction anesthésique et la ponction veineuse à l'origine d'un léger inconfort pour l'animal.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés en fin de procédure.

Remplacement

L’utilisation de méthodes alternatives précède la mise en œuvre des techniques chirurgicales sur animaux vivants, notamment pour la réalisation des sutures sur matériaux inertes.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est restreint et l’organisation en groupe de travail est favorisée pour mutualiser (2 stagiaires pour un animal manipulé ou opéré avec rotation des stagiaires dans leur rôle - chirurgien, aide opératoire, intendant).

Raffinement

Les animaux sont observés deux fois par jour durant toute la durée du protocole, avec un suivi plus rapproché les deux premiers jours suivant chaque journée de prélèvement, lorsque les animaux seront les plus stressés et les plus affaiblis par les procédures expérimentales. Les points limites sont : (1) d’une part les paramètres d’ambiance de l’élevage (oxygène, qualité de l’eau). Les paramètres de températures et d’oxygénation sont mesurés en permanence via des sondes. Si les point critiques sont atteints et ne peuvent être rectifiés, l’expérimentation sera arrêtée. La qualité de l’eau est vérifiée chaque semaine. (2) d’autre part la santé des poissons. Les poissons moribonds seront retirés de l’expérimentation et euthanasiés par surdosage d’anesthésique.

Choix des espèces

Les stagiaires concernés par l'expérimentation sur poissons travaillent principalement sur des poissons zèbres, des poissons de bassin, de rivière ou de pleine mer (esturgeon). La truite est une espèce animale de taille moyenne qui facilite les premières étapes de l’apprentissage et dont l’approvisionnement et l’hébergement ne sont pas trop contraignants. Les truites utilisées pèseront autour de 300 g. Ce poids a été retenu pour deux raisons. D’une part, le volume minimal pour conduire les éventuels prélèvements sanguins est de 0,2 mL, ce qui représente 0,07% du poids vif d’une truite de 300 g. D'autre part, pour permettre l'abord chirurgical par laparotomie, une taille minimale permet d'effectuer un apprentissage des gestes techniques plus aisément.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Saumons : 3700
Souffrances
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▲ 300
▲ 1240
▲ 2160
Devenir
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 3700

Infectées par balnéation pendant deux heures, parfois huit à douze, ou par injection directe du virus, 3 700 truites arc-en-ciel subissent aussi jusqu'à six prélèvements de sang et trois immunisations. Toutes sont tuées à l'issue, 2 160 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 1 240 modéré et 300 léger. L'objectif tient en deux volets, produire des preuves de concept de vaccins ADN et ARN pour l'aquaculture et repérer les bases génétiques de la résistance aux virus, au bénéfice affiché d'entreprises françaises de sélection. Aucun point limite n'est décrit, alors que le porteur indique que les infections expérimentales peuvent conduire à la mort des poissons et présente le projet comme une amélioration du bien-être des poissons en élevage.

Objectifs

L'aquaculture représente une alternative aux prélèvements de poissons sauvages dans la nature pour l’alimentation humaine. Les maladies représentent un risque et une limitation majeure pour le développement d’une aquaculture durable. Pour améliorer les conditions d'élevage des animaux, diminuer ou annuler l'impact des maladies, le développement de nouveaux vaccins et la sélection d'animaux naturellement résistants constituent les deux approches majeures. Ce projet de recherche vise à mieux comprendre les mécanismes de défense des poissons pour développer de nouveaux vaccins contre des virus pour lesquels il n'en existe pas actuellement ou pour lesquels les vaccins existants ne sont pas efficaces. Les poissons sujets à infection expérimentale et /ou vaccination sont analysés par différentes approches immunologiques et moléculaires. Il vise aussi à identifier les bases génétiques de la résistance de la truite aux virus afin de pouvoir sélectionner de manière ciblée des animaux plus robustes et moins sensibles aux maladies. La sensibilité de différentes lignées de poissons à l'infection est déterminée et analysée. Les objectifs de ce projet sont donc (1) de produire des preuves de concepts de nouveaux vaccins, en particulier ADN et ARN, permettant de répondre au développement d’épidémies dans les élevages, et (2) de consolider les connaissances acquises sur la résistance génétique aux maladies virales. Les zones du génome impliquées dans la variabilité du caractère (QTL pour « quantitative trait loci ») ont été identifiées mais les mécanismes impliqués restent à valider pour permettre le développement de stratégies de sélection génomique optimisée. Trois types de vaccins (ADN, ARN, et vivant atténué) contre 3 virus d’importance majeure pour l’aquaculture (virus de la Septicémie Hémorragique Virale (VHSV), virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse (IHNV) et alphavirus (SAV)) pourront être testés contre ces 3 virus et d’autres pour tester la spécificité de la protection (virus de la nécrose pancréatique infectieuse (IPNV), virus de l’anémie infectieuse du saumon (ISAV)), en association éventuelle avec 2 adjuvants alternatifs, ou sans adjuvant (selon les résultats initiaux obtenus avec chaque vaccin). Ce projet vise donc de manière claire à l’amélioration des conditions d’élevage en prévenant et en limitant l’impact des pathologies des poissons ; il nécessite de soumettre un nombre significatif d’animaux à des infections expérimentales.

Bénéfices attendus

Les résultats attendus en fin de projet sont les suivants : - Compréhension des mécanismes de réponse à l’immunisation - Validation expérimentale de nouveaux vaccins contre différents virus de la truite arc en ciel - Identification et validation expérimentale de marqueurs génétiques et de mécanismes de résistance de la truite aux les virus, en particulier au virus de la Septicémie Hémorragique Virale (VHSV). Ces résultats seront utilisés pour prévenir les maladies ou réduire leur impact, et donc améliorer le bien-être des poissons en élevage. La prévention des pathologies est un élément essentiel du développement d’une aquaculture plus « durable ».

Procédures

Les immunisations ou infections expérimentales réalisées par injection sont réalisées sous anesthésie en moins de 15 secondes. Des prélèvements sanguins multiples sur un même individu peuvent être effectués chez les adultes ; ils sont espacés d’au moins 3 jours et leur nombre n’excède pas 6 au total (typiquement sur 6 mois d’expérience) ; ils sont effectués sous anesthésie, et la durée de l’intervention est typiquement de 30 secondes, l’anesthésie ne dure pas plus de 5 minutes. Les prélèvements de mucus cutané sont effectués sous anesthésie, et durent quelques secondes. Les infections par balnéation ne sont pas invasives et ne sont pas effectuées sous anesthésie, elles durent typiquement 2 heures, exceptionnellement 8 à 12heures. Liste des interventions : 3 immunisations, 6 prélèvements de sang, 2 prélèvements de mucus cutané au maximum. 1000 poissons 2 immunisations par injection, une épreuve virulente par balnéation, 6 prélèvements de sang au maximum : 450 poissons 2 immunisations par injection, une épreuve virulente par injection, 6 prélèvements de sang au maximum : 750 poissons 6 prélèvements de sang (maximum), 1 infection par balnéation : 750 poissons 6 prélèvements de sang (maximum), 1 infection par injection : 750 poissons

Impact sur les animaux

Le stress lié à la manipulation (tri, pesée, transfert, injection, imagerie) est compensé par anesthésie par bain. Les animaux sont mis à jeun 24 heures avant l’infection. Les infections expérimentales peuvent conduire à la mort des poissons.

Devenir

Tous les animaux de ce projet entreront dans un protocole d'infectiologie et ne pourront être réutilisés pour d'autres finalités, ils seront donc mis à mort en fin d'expérience.

Remplacement

Il n’existe pas de modèles cellulaires permettant d’étudier les réponses immunitaires systémiques des poissons, en particulier la protection induite par les vaccins. La compréhension des interactions entre le virus et son hôte nécessite de soumettre l’animal à une immunisation ou à une infection expérimentale. Le projet associé à cette DAP chez la truite arc-en-ciel ne peut donc être réalisé avec des méthodes alternatives. Seul un animal ayant un système immunitaire adaptatif permet d’évaluer l’efficacité d’un vaccin lors d’une épreuve d’infection expérimentale en quantifiant la protection apportée.

Réduction

Les infections par balnéation ou par injection permettent de comparer plusieurs conditions expérimentales (différentes souches de truite, différents protocoles d’immunisation etc). Les effectifs requis pour la mise en évidence de différences significatives de survie sont établis sur la base de l’expérience acquise, et pour satisfaire aux contraintes des tests statistiques pertinents. Les groupes sont de 30 individus. Pour réduire les effectifs requis et raffiner les protocoles, les poissons pourront être marqués individuellement et gardés dans un même bac de volume adapté, lorsque cela est possible (pas d’infection ou infection par un même virus). Ces marquages individuels permettent d’effectuer un suivi individuel de la réponse immunitaire, qui conduit à une diminution l'effectif des lots. Les poissons sont identifiés individuellement et leur réaction suivie par analyse d'échantillons de sang collectés de manière répétée, à des intervalles validés lors des projets précédents.

Raffinement

Les animaux sont observés au moins deux fois par jour. Une anesthésie par bain est réalisée avant de procéder aux injections ou avant prélèvement de sang/mucus.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est le modèle classique de la pisciculture continentale européenne : c’est la principale espèce d’élevage en France. C’est aussi l’espèce de salmonidé dont le système immunitaire et les mécanismes anti-infectieux sont les mieux connus. C’est une espèce hôte naturel pour les virus que nous étudions. Enfin, il s’agit d’une espèce cible pour la sélection par les entreprises françaises impliquées. L’étude des réponses aux vaccins et plus généralement des réponses anticorps et cellulaires spécifiques, nécessitent que les poissons aient un système immunitaire mature ; de jeunes adultes sont donc utilisés pour ces expériences.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Saumons : 420
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 420
▲ -
Devenir
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 420

Marqués à l'élastomère sous anesthésie à la base de la nageoire dorsale, 360 alevins de saumon atlantique sont répartis dans douze sections d'un chenal, la moitié subissant pendant un mois un débit d'étiage abaissé de 25 à 10 litres par seconde. Ils sont ensuite capturés à la pêche à l'électricité, puis enfermés seuls quatre heures en chambre respirométrique, dont une heure pendant laquelle l'oxygène de l'eau baisse jusqu'aux premiers signes d'agitation. 60 autres alevins sont tués dès le début de l'expérience pour servir de témoins, ce qui porte à 420 le nombre de saumons utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Tous sont tués, le porteur indiquant que le sang, le muscle et le foie ne peuvent être prélevés sur des animaux vivants.

Objectifs

L'objectif du projet est de déterminer si en cas d'étiage sévère, l'utilisation de refuges par les saumons juvéniles atténue les effets négatifs de la baisse de débit sur leur croissance et leur survie. Les étiages réduisent la surface d'habitat disponible pour les organismes aquatiques, et altèrent la qualité physico-chimique des cours d'eau. A court terme, l'ajustement comportemental (par exemple l'utilisation de refuges comme des zones profondes) pousse les individus des zones les plus défavorables vers des habitats plus cléments. A plus long terme, si la survie des individus dépend de leurs caractères physiologiques (comme le métabolisme de repos) et que ces caractères sont héréditaires, la sélection naturelle conduira à l'adaptation Darwinienne des populations au fil des générations. Pour atteindre cet objectif scientifique, nous travaillerons avec 420 saumons juvéniles (7 mois post-fécondation) obtenus auprès d'une pisciculture élevant des alevins à partir de géniteurs sauvages pour le renforcement des populations naturelles. Le principe général de l'expérience est de répartir 360 de ces alevins dans 12 sections d'un chenal expérimental où la disposition des cailloux et le débit d'eau seront manipulés, de sorte qu'après un mois d'habituation à un débit normal (25 l/s) la moitié des alevins seront exposés pendant un mois supplémentaire à un débit normal (25 l/s) et l'autre moitié subiront un débit d'étiage (10 l/s), et pour chaque modalité de débit, la moitié des alevins auront accès à des zones refuges creusées dans le substrat. Les poissons placés dans le chenal seront préalablement mesurés puis marqués individuellement sous anesthésie afin d'évaluer leur survie, leur croissance et leur comportement dans le chenal (surveillance vidéo). Outre l'effet potentiel des conditions environnementales, la croissance, la survie et le comportement individuel pourront être liés au métabolisme de base ou à la capacité à supporter l'hypoxie. Ces caractéristiques seront mesurées par des tests respirométriques, lors desquels la consommation d'oxygène et la réaction comportementale face à des concentrations faibles seront mesurées sur des individus maintenus seuls dans une enceinte close pendant environ 4 heures, après quoi les individus seront anesthésiés et euthanasiés pour évaluer leur réponse cellulaire au stress hypoxique. 60 alevins témoins subiront ce test dès leur sortie de la pisciculture.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus concernent les connaissances sur l'écologie et l'évolution des juvéniles de saumon atlantique soumis aux étiages sévères. Le saumon atlantique est une espèce dont les populations naturelles présentent de forts enjeux culturels, écologiques et économiques, et les connaissances sur leurs capacités d'adaptation au changement climatique sont cruciales pour leur conservation. L'expérience quantifiera 1) l'effet négatif d'un étiage sévère (baisse drastique du débit du cours d'eau) sur la survie et la croissance des alevins, 2) la sélectivité de cet effet vis-à-vis de différentes caractéristiques individuelles (consommation d'oxygène, concentration de globules rouges...), 3) l'atténuation des effets négatifs des étiages grâce à l'utilisation de zones profondes comme refuges, 4) l'atténuation par les refuges de l'effet sélectif des étiages sur les caractéristiques individuelles. Outre leur intérêt fondamental, ces résultats informeront des modèles prédictifs simulant l'évolution démographique et génétique de populations de saumons, selon différents scénarios de changement climatique (sévérité des étiages) et de gestion de l'habitat fluvial (conservation/restauration de refuges).

Procédures

Les animaux seront soumis initialement à un marquage individuel par injection d'élastomère à la base de la nageoire dorsale. Le marquage, réalisé sous anesthésie une fois par individu en quelques secondes tiendra tout au long de l'expérience, soit environ 3 mois. Lors de l'expérimentation qui durera 3 mois environ, la moitié des individus seront soumis à un étiage, c'est à dire une réduction forte du débit d'eau. Ce stress induit par l'étiage correspond à des situations rencontrées par les poissons en milieu naturel. Après la période dans le chenal expérimental, les poissons seront collectés une fois par pêche à l'électricité. La mesure du métabolisme sera effectuée en chambre respirométrique, une seule fois par individu, pendant environ 4 heures. Lors de ce test, chaque individu est placé seul dans une enceinte close où la concentration d'oxygène est mesurée en continu. Après 3 heures d'acclimatation à l'enceinte, pendant lesquelles la concentration d'oxygène est maintenue à un niveau maximal par un flux d'eau venant de l'extérieur de l'enceinte, le flux d'eau exogène est coupé de manière à ce que le poisson consomme l'oxygène dissout dans l'eau pendant environ une heure, jusqu'à ce que l'individu montre des premiers signes d'agitation indiquant un stress hypoxique, après quoi la concentration d'oxygène retrouve son niveau maximal. Les prélèvements de tissus seront réalisés sur des individus euthanasiés.

Impact sur les animaux

Les nuisances potentielles pour les animaux concernent le stress induit par l'étiage simulé dans la rivière expérimentale, en limitant le volume d'habitat disponible, et éventuellement la physico-chimie de l'eau (température, oxygène). Il pourra se manifester par une croissance réduite, voire une surmortalité, comme c'est le cas en milieu naturel. Le confinement dans la chambre respirométrique et la diminution progressive de la concentration d'oxygène pendant le test pourront stresser les individus, qui seront retirés à l'apparition de signes comportementaux d'inconfort, anesthésiés et euthanasiés.

Devenir

Tous les individus (420) seront euthanasiés à l'issue de la procédure, car le phénotypage nécessite des prélèvements de tissus (sang, muscle, foie) qui ne peuvent être effectués sur des animaux vivants. Ces prélèvements sont cruciaux car ils permettront d'accéder à des caractéristiques physiologiques affectant potentiellement la survie et la croissance en situation d'étiage.

Remplacement

Les effets testés concernent les individus vivants, et impliquent leurs interactions. Il est donc nécessaire de travailler sur des organismes entiers, maintenus en groupes. En lien avec des stratégies de gestion des populations de saumons, espèce à intérêt culturel, écologique et économique, le projet nécessite de travailler sur cette espèce car les résultats obtenus avec d'autres espèces (invertébrés par exemple) ne seraient pas transposables. Néanmoins, pour limiter l'impact sur les populations naturelles sans compromettre l'objectif scientifique de l'étude, les poissons utilisés proviendront d'une pisciculture produisant à partir de géniteurs sauvages de grands nombre d'alevins à des fins de soutien de populations naturelles.

Réduction

Le plan expérimental consiste en un plan croisé entre 2 modalités d'étiage (avec/sans) et 2 modalités de refuges (avec/sans), dans lesquelles seront placés des individus ayant chacun leurs caractéristiques comme la longueur initiale (mesurée en début d'expérience) ou des traits physiologiques comme le métabolisme (mesurés en fin d'expérience). La survie et la croissance étant notoirement affectées par les interactions interindividuelles, trois groupes de chacune des modalités environnementales seront constitués pour obtenir une réplication, avec 30 individus par groupe, soit 360 individus. Pour étudier la plasticité en réponse aux étiages, les phénotypes doivent être mesurés avant et après l'expérience, mais certains nécessitant l'euthanasie, un lot de 60 individus seront euthanasiés et phénotypés en début d'expérience pour servir de témoins. L'effectif total retenu (420 individus) est nécessaire pour obtenir une puissance statistique suffisante étant donné le nombre de variables à tester et leurs interactions.

Raffinement

L'expérience aura lieu dans un chenal expérimental conçu pour la reproduction et la croissance des salmonidés. Chaque groupe de 30 individus sera maintenu dans un bief de 10m de long sur 2.8m de large, soit une densité de 1 individu/m2, similaire à celle observée en milieu naturel. Le chenal est alimenté par l'eau d'un ruisseau, et présente donc la même qualité physico-chimique et la même densité en ressources alimentaires que le ruisseau. Le fond du chenal est tapissé de substrat propice à la croissance des alevins de saumon (cailloux+gravier). Le chenal est couvert par un filet anti-oiseaux pour empêcher la prédation, et bordé par un brise-vue pour limiter le stress causé par la circulation des observateurs. L'étiage qui sera simulé causera certes un stress induit par l'expérimentation, mais similaire à ce que les poissons peuvent rencontrer en milieu naturel (le risque de prédation en moins). Le marquage et la biométrie seront effectués sous anesthésie, par une équipe expérimentée, selon une procédure ne durant pas plus de 5 minutes entre le début de l'anesthésie et le réveil. Lors du test de respirométrie, leur comportement et leur consommation d'oxygène seront suivis en continu, de manière à interrrompre le test au moment où la concentration en oxygène atteindra le seuil où les individus adopteront un comportement agité, traduisant un stress aigu.

Choix des espèces

Le saumon de l'Atlantique est une espèce d'eau froide dont la population étudiée est à la limite sud de l'aire de répartition. Connaître ses capacités d'adaptation au changement climatique est donc important pour sa conservation. En effet, cette espèce à forts enjeux économiques, écologiques et culturels est en régression dans son aire de répartition. C'est par ailleurs une espèce modèle en écologie évolutive, et l'interprétation des résultats obtenus dans ce projet bénéficiera de l'abondante bibliographie. C'est une espèce dont la reproduction artificielle est maitrisée, de sorte que les individus impliqués dans ce projet seront issus de pisciculture (alimentée par des géniteurs sauvages) et non prélevés dans le milieu naturel. Les animaux utilisés seront des alevins au stade 0+, environ quatre mois après leur émergence. C'est un stade auquel les alevins sont assez peu mobiles, donc potentiellement sensibles aux étiages et à la structure du microhabitat. Les résultats obtenus alimenteront un modèle de simulation paramétré pour cette espèce, utilisé pour prédire l'évolution démographique et phénotypique des populations soumises au changement climatique.

  • Protection de l’environnement
Saumons : 38
Souffrances
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▲ 38
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Devenir
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 38

Gavées sous anesthésie d'un antibactérien cancérogène et mutagène interdit dans l'Union européenne depuis 1995, 38 truites arc-en-ciel juvéniles subissent ensuite une à deux prises de sang dans les vingt-quatre heures. Ces procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur écrit pourtant que l'exposition à la nitrofurazone n'entraînera "aucune nuisance" et que les prélèvements de sang et d'organes n'en entraîneront pas davantage, la seule gêne reconnue tenant à l'acte de gavage. Toutes sont tuées pour prélever muscle, foie et plasma et y doser un métabolite susceptible de trahir l'usage frauduleux de ce produit en pisciculture.

Objectifs

La nitrofurazone (NFZ) est un principe actif antibactérien présentant une toxicité avérée (cancérogène, mutagène) pour l’homme interdit depuis 1995 sur tout le territoire Européen. Malgré cette interdiction, la nitrofurazone peut être trouvée dans les denrées alimentaires d’origine animale destinées à la consommation humaine. Différentes études démontrent que cette molécule est rapidement métabolisée et ce dès les premières heures suivant son administration. De ce fait, la surveillance des résidus de nitrofurazone dans les denrées d’origine animale est basée uniquement sur la surveillance d’un métabolite, le semicarbazide (SEM). Cependant, le SEM n’est pas spécifique de la nitrofurazone et il peut être détecté dans certains produits alimentaires d’origine animale ayant subi une transformation industrielle, et ce bien qu’il n’y ait pas eu de traitement vétérinaire au cours de l’élevage. Ce manque de spécificité implique que le contrôle basé uniquement sur le SEM peut engendrer des résultats d’analyse faussement positifs. Un autre métabolite a été identifié et pourrait être utilisé pour détecter l’utilisation de nitrofurazone en élevage. Ce métabolite est le 5-nitrofuraldéhyde (5-NF). Cependant, aucune information n'a été publiée sur sa cinétique et en particulier sur sa vitesse d’élimination en élevage aquacole. Ce projet a donc pour objectifs de générer des connaissances sur le devenir, la persistance et la demi-vie de la nitrofurazone et de son métabolite le 5-nitrofuraldéhyde dans différents tissus de la truite arc en ciel (plasma, muscle, foie), et d’établir si ce métabolite pourrait être un traceur pertinent pour détecter l’utilisation frauduleuse de la nitrofurazone dans les élevages aquacoles, en particulier lors d’importations.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra : (i) de démontrer la présence du 5-NF dans les tissus musculaires, hépatiques, et le plasma chez les truites traitées à la NFZ ; (ii) d’étudier la cinétique de la NFZ et de son métabolite 5-NF dans ces compartiments et d’établir un modèle pharmacocinétique ; (iii) d’obtenir un profil de disparition du 5-NF après arrêt de l’exposition à la NFZ; (iv) de déterminer si le 5-NF est un marqueur pertinent pour détecter un traitement thérapeutique illégal en élevage aquacole à base de nitrofurazone. La finalité sera une amélioration de la méthode de détection actuelle de la NFZ, basée sur l'intégration d'un métabolite traceur plus spécifique, et donc une meilleure efficacité dans la détection des fraudes.

Procédures

Durant l'expérimentation, un acte de gavage sera réalisé sur chaque animal. Un à deux prélèvements de sang chacun seront également effectués sur chaque poisson, et répartis sur les 24 premières heures après l'administration orale. L'acte de gavage sera fait sur animal anesthésié et ne durera pas plus de 1 minute. Les prises de sang sur les poissons de cette taille se font aisément et très rapidement sur animaux vigiles, avec une bonne contention.

Impact sur les animaux

La voie de contamination par gavage, bien qu’elle se fasse sous anesthésie, peut entrainer des nuisances modérées. L’exposition au NFZ sera réalisée à de faibles doses n’entrainant aucune nuisance. De même, les prélèvements de sang et d’organes cibles n’entraineront aucune nuisance.

Devenir

Tous les poissons seront mis à mort pour prélever de la matrice biologique et ainsi réaliser les futures analyses chimiques.

Remplacement

Les méthodes alternatives pour étudier le métabolisme sont souvent des méthodes basées sur des lignées cellulaires ou des enzymes de mammifères. Il n’existe pas d’équivalent basée sur des cellules de poissons permettant ces études. Seul le recours à l’utilisation d’animaux permettra d’obtenir des informations sur le métabolisme. De même, seule une étude globale sur les individus permet de caractériser les processus d’absorption, de distribution et de disparition des composés de l’organisme et de caractériser également la variabilité individuelle nécessaire à la compréhension des processus biologiques mis en jeu.

Réduction

La procédure expérimentale sera menée en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en conservant une pertinence scientifique. Le nombre de points de prélèvements formant la cinétique ainsi que le nombre de poissons prélevés par temps a été estimé au plus juste pour limiter l’impact des prélèvements sur chaque poisson et pour générer suffisamment de données pour construire les modèles de pharmacocinétique.

Raffinement

Les mesures de raffinement viseront : - à assurer des conditions optimales d’hébergement des animaux afin de s’assurer de leur bien-être : une biomasse (nombre d’animaux par bassin) contrôlée permettant l'expression des comportements alimentaires et natatoires attendus de l'espèce étudiée, un volume d'eau adapté et renouvelé en continu, une saturation en oxygène suffisante, un rythme jour/nuit naturel, et une alimentation adaptée à leur stade de développement et la biomasse. - réaliser des observations quotidiennes de l’état de santé général des poissons et de leur comportement natatoire et alimentaire. - à mettre à mort de façon compassionnelle des animaux présentant un comportement anormal et/ou des signes cliniques de mal-être (selon une grille d’évaluation du point limite).

Choix des espèces

La nitrofurazone peut être potentiellement utilisée de manière illicite et venir contaminer les produits de pisciculture. La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) présente un grand intérêt économique pour la filière piscicole et représente donc un bon modèle de poisson d'élevage pour réaliser ce projet ; c'est une espèce facile à élever en laboratoire. Les animaux seront utilisés au stade juvénile, âgés environ d’un an (environ 100g) pour assurer assez de matrice biologique pour les analyses.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
Saumons : 1330
Souffrances
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Devenir
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 1330

Plongés vingt-quatre heures dans un volume d'eau réduit et non renouvelé contenant la bactérie de la furonculose, 1 330 alevins de truite arc-en-ciel de deux grammes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués à l'issue. Le protocole vise une mortalité d'environ 50 %, qui survient en général dans les 24 à 72 heures après l'infection. Le porteur écrit que cette méthode "reste néanmoins moins stressante" qu'une injection intrapéritonéale, et prévoit une mise à mort dite compassionnelle pour les poissons qui nagent sur le flanc, saignent au niveau de la face ou montrent une détresse respiratoire. L'enjeu du projet est un dossier d'autorisation de commercialisation auprès de l'EFSA, pour une gamme d'aliments probiotiques destinée à l'aquaculture.

Objectifs

La finalité de ces travaux est de mettre sur le marché une nouvelle génération d’aliments à destination des principales espèces aquacoles (truites arc-en-ciel, daurades royales, bars européens, maigres), utilisable de la larve au stade adulte, qui sera composée de bactéries marines encapsulées dans un support issu de ressources marines locales, dans une logique d’économie circulaire « de la mer à la mer ». L’objectif de cet essai est l’évaluation de l’efficacité de ces bactéries candidates probiotiques sur une espèce d’eau douce, la truite arc-ciel, face à la furonculose, une infection bactérienne qui provoque d’importantes mortalités en élevage.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer des probiotiques adaptés pour les élevages de poissons d’eau douce comme la truite arc-en-ciel, avec l'objectif d'améliorer les taux de survie et de croissance des stades larvaires et leur capacité de défense à des infections. Les résultats obtenus seront couplés à ceux déjà disponibles et en cours d'acquisition sur d’autres espèces de poissons marins (bar commun, daurade royale et maigre) et permettront d'établir un dossier de demande d'autorisation de commercialisation de ces probiotiques pour ces différentes espèces auprès de l'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA).

Procédures

Les poissons seront pesés et mesurés sous anesthésie à l’issu de la phase de supplémentation avec les probiotiques. L’infection expérimentale sera réalisée post-supplémentation par balnéation avec la bactérie pathogène dans un volume réduit d’eau pendant 24h. 12 individus par condition (4/bassins) seront prélevés et mis à mort à J0 (avant l’infection), 24h et 15 jours après l’infection.

Impact sur les animaux

Les poissons seront pesés et mesurés sous anesthésie à l’issu de la supplémentation avec les probiotiques. L’infection bactérienne nécessite une balnéation de 24h dans un volume d’eau réduit et non-renouvelé pouvant induire un stress chez les animaux. Cette méthode d’infection reste néanmoins moins stressante qu’une injection intrapéritonéale qui nécessite une anesthésie. L’infection provoque une mort rapide des animaux les plus sensibles, en général dans les 24 à 72h post-infection. Aucun effet néfaste des probiotiques aux concentrations utilisées dans un support algal n’est attendu.

Devenir

L'ensemble des animaux seront mis à mort à l'issu de la procédure.

Remplacement

Le potentiel de ces bactéries marines comme probiotiques contre des pathogènes aquacoles a été mis en évidence par des essais in vitro et par l’analyse de leurs génomes (identification de gènes codant pour des protéines antimicrobiennes , absence de gènes codant pour une résistance à un antibiotique ou un biocide, …). Afin de valider ce potentiel, des essais In vivo sur des espèces cibles telle que la truite arc-en-ciel - reflétant la complexité du système d’interaction hôte/pathogène - sont nécessaires afin d’obtenir une autorisation de commercialisation de ces probiotiques pour la pisciculture auprès de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA).

Réduction

Cette procédure expérimentale sera menée en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en conservant une pertinence scientifique et statistique. Le nombre d'animaux nécessaires prend en compte la variabilité fréquemment observée entre des bassins (5 à 10%), qui nécessite de réaliser les essais à minima en triplicat. Les prélèvements à effectuer en cinétique (qui réduisent le nombre de poissons / bac) et les mortalités induites par l'agent pathogène lors de l'épreuve infectieuse (environ 50%) ainsi que les densités. La sélection de la souche pathogène virulente et la concentration bactérienne permettant d'atteindre une mortalité d'environ 50% seront réalisées sur un maximum de 130 animaux. L'épreuve infectieuse avec la souche pathogène choisie sera ensuite menée sur 400 poissons supplémentés par condition, chiffre permettant de suivre la mortalité générée et de réaliser des prélèvements. Le nombre total d’alevins de truite sera donc au total de 1330 individus.

Raffinement

Les mesures de raffinement viseront à assurer des conditions optimales d’hébergement des animaux, à savoir, un volume d'eau adapté en circuit ouvert avec une oxygénation suffisante en fonction du nombre d'animaux par bassin, un rythme jour/nuit naturel, la présence de suffisamment de congénères pour exprimer un répertoire comportemental riche, une distribution d’aliment adapté à leur stade de développement deux fois par jour. Une importance particulière sera donnée à l’observation des animaux, 3 fois par jour (1 fois/jour le week-end, sachant que les infections auront lieu en début de semaine pour limiter les mortalités sur les week-end), pour identifier les animaux en détresse et réaliser, si nécessaire, une mise à mort compassionnelle. Les infections bactériennes expérimentales peuvent provoquer une mort rapide sans qu'il soit possible d'observer des symptômes cliniques. Pour éviter toute souffrance, les animaux présentant un comportement de nage anormal marqué avec des périodes sur le flanc / sur le ventre et/ou des signes de détresse respiratoire avancée et/ou des hémorragies faciales / au niveau des flancs et/ou des signes nerveux seront mis à mort de manière compassionnelle selon une grille de points limites.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est une des espèces d’eau douce la plus produite en Europe et en France. Chez les salmonidés, et en particulier chez la truite arc-en-ciel, la furonculose est une infection bactérienne qui provoque d’importantes mortalités et des pertes économiques marquées dans les élevages. Il s’agit d’alevins de truites arc-ciel de 2-3 mois (immatures à ce stade) qui feront environ 2g. C’est lors de leur premier stade de vie que les alevins sont les plus fragiles. Ces alevins auront été supplémentés en probiotiques dès l’ouverture de leur bouche, étape à laquelle leur microbiote intestinal se forme. La supplémentation en probiotiques sur ces 1ers stades de vie apparait pertinente pour mettre en évidence leurs effets sur la formation du microbiote intestinal et leur résistance à une infection bactérienne expérimentale.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Saumons : 72
Souffrances
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▲ 72
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Devenir
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 72

Tuées trois par bassin à chacun des six temps de prélèvement, pour que le tissu cicatriciel soit analysé, 72 truites arc-en-ciel sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque poisson reçoit un transpondeur dans le muscle du dos, puis une lésion cutanée pratiquée au trépan à biopsie. Six prises de sang suivent sur 56 jours, avec une anesthésie cumulée pouvant atteindre soixante-dix minutes et une sortie de l'eau cumulée de treize minutes trente. Le projet sert à caler un modèle de cicatrisation pour tester ensuite des additifs alimentaires, dans une filière d'élevage où les blessures cutanées sont fréquentes et traitées aux antibiotiques.

Objectifs

Les poissons interagissent directement avec leur environnement par leur peau, et la fonction d'homéostasie de la muqueuse cutanée dépasse de loin celle des organismes terrestres. La peau des poissons est constituée d'un grand nombre de cellules sécrétrices de mucus, de macrophages et de divers lymphocytes, permettant la fonction de barrière primordiale au maintien de l'homéostasie. En condition industrielle, des lésions cutanées, des abrasions et des ulcères apparaissent fréquemment chez les poissons d’élevage. Cela entraine des pertes de sang et la contamination des tissus sous-jacents par des particules étrangères et des agents pathogènes. Dans ces situations, les plaies cutanées doivent être traitées rapidement afin d'éviter des conséquences encore plus négatives pour les poissons. Cela entraine un accroissement de l’utilisation de traitements et notamment d’antibiotiques. Si le processus de cicatrisation est très bien décrit chez les mammifères, les travaux chez les poissons sont beaucoup plus récents. La principale différence est une inversion des phases d’inflammation et de ré-épithélialisation dans les premiers jours après une blessure chez les poissons. Des travaux ont également démontré qu’ il était possible d’améliorer le processus de cicatrisation par l’ utilisation d’additif alimentaire. Ces travaux sont importants pour améliorer les conditions d’élevage des poissons et participer au développement d’une filière plus durable limitant l’utilisation d’antibiotiques. Ce projet pilote propose de (1) mettre au point un model expérimental subclinique de suivi des processus de cicatrisation du filet après utilisation d’un trépan de biopsie (2) de déterminer la variabilité individuelle et inter-bassin de la mesure des différents paramètres dans nos conditions expérimentales. Cela permettra par la suite, si le modèle est validé, de mener des expériences utilisant ce modèle pour prévenir de la dégradation des lésions par l’utilisation d’additifs alimentaires.

Bénéfices attendus

Ce projet exploratoire s’inscrit dans l’amélioration des conditions d’élevage des salmonidés. Il permettra, en premier lieu, de suivre et de caractériser toutes les phases de la cicatrisation chez la truite arc en ciel dans les conditions de nos installations. A l’issu de cette étude exploratoire, il sera possible de déterminer quels sont les paramètres à suivre les plus pertinents et d’optimiser le nombre d’animaux nécessaires pour utiliser ce modèle. Enfin, ce projet permettra à terme d’évaluer le bénéfice réel des additifs alimentaires sur l’amélioration de la cicatrisation cutanée chez la truite arc en ciel dans le cadre d’essais ultérieurs.

Procédures

Les animaux seront soumis à la procédure pou une durée de 56 jours. Au début de la procédure, les poissons (12) seront identifés par un transpondeur (durée introduction 3 secondes) placé dans le muscle du dos après anesthésie, et tous les poissons seront soumis à une lésion à l'aide d’un trépan à biopsie (durée 15 secondes). Aux jours 0, 3, 7, 14, 35 et 56 post-lésion des prises de sang seront réalisées. A chaque temps, un volume sanguin nécessaire et suffisant pour l'analyse des paramètres biochimiques sera prélevé sur chaque poisson anesthésié. Pour chaque prise de sang, le temps ne dépassera pas 1 minute. En fonction du poisson et de la cinétique d'échantillonnage, la durée totale de l'anesthésie durera entre 8 et 70 minutes, et la mise hors de l'eau totale entre 3 et 13 minutes 30 secondes sur trois mois (durée cumulée).

Impact sur les animaux

Changement du comportement alimentaire, saignement localisé au niveau du site de ponction du tissu. Réaction inflammatoire dans les premiers jours de la cicatrisation, guérison anormale de la lésion.

Devenir

Les animaux seront mis à mort au fur et à mesure de la procédure (soit 3 animaux par bassins , 6 temps de prélèvements) afin de réaliser les prélèvements de tissus cicatriciels. Plus d'animaux à la fin de la procédure.

Remplacement

La procédure expérimentale est nécessaire et ne peut pas être remplacée par une autre stratégie n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants. Il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico capable de mimer l’intégralité des acteurs cellulaires et acellulaires participant à la complexité des processus de cicatrisation et à la modulation de cette réponse par la nutrition.

Réduction

Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre minimum d'animaux à utiliser pour évaluer ce projet exploratoire. Le nombre d'animaux a utilisé permettra d'obtenir une densité adéquate pour favoriser une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux. Des analyses post mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer un maximum d'information possible par animal afin de valider le modèle exploré dans ce projet. Le nombre d'animaux et la conception expérimentale de ce projet ont été établis en suivant une approche statistique validée par un biostatisticien.

Raffinement

Les conditions d’hébergement des animaux sont définies afin que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux, l'enrichissement des bassins ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et restent supérieurs ou égaux à la législation en vigueur. Aucun animal ne restera isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux. Avant toute manipulation (pesée ou prélèvement) au cours de cette étude, les truites arc en ciel sont anesthésiées. La capture et le stress dus à la sortie des bassins sont réduits au maximum par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs lors des pesées, des prises de sang et des mesures. Les conditions expérimentales sont également raffinées par un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’une mousse humide pour faire reposer l’animal sur un support de contention adapté, d'un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans une procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires. Un analgésique sera utilisé par voie intramusculaire afin de réduire la douleur après l’introduction du transpondeur et lors de la réalisation des lésions et de permettre une meilleure récupération et une réduction des effets secondaires comme les frottements de l'animal contre les murs. Utilisation de pansement hydrorésistant antiseptique et antifongique après la réalisation de la lésion pour éviter l'infection de la lésion. Un minimum de deux observations quotidiennes des animaux est réalisé afin de détecter prématurément des signes cliniques de dommages corporels et pour vérifier que les poissons s’alimentent correctement. Dès l’observation d’un signe clinique, les animaux sont suivis au moyen d’une grille de score de point limites.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est la truite arc-en-ciel, en tant que modèle animal de salmonidé. La truite est un bon modèle pour les salmonidés car elle est taxonomiquement proche du saumon et les résultats pourront être transposés chez le saumon. La truite est également un animal plus résistant aux conditions d'élevage, aux maladies, avec un taux de croissance plus élevée permettant de rester dans le cadre du développement d’un modèle de cicatrisation subclinique. Au début de l’étude les truites pèseront 50 grammes. Elles seront élevées pendant 4 semaines, puis, à 100 g les poissons seront blessés et un suivi de cicatrisation sera réalisé pendant 56 jours. Le poids final à la fin de l’étude sera de 320g.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Saumons : 13680
Souffrances
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▲ 1200
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▲ 12480
Devenir
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 13680

Pour identifier les facteurs de virulence de la bactérie de la flavobactériose et les bases génétiques de la résistance de l'hôte, 13 680 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance léger pour les témoins et sévère pour les poissons infectés, chez qui l'infection peut conduire à la mort. 8 040 alevins de un à dix grammes reçoivent une injection de la bactérie sous anesthésie, 180 subissent des prises de sang espacées de trois jours pendant un mois, et le protocole retenu pour la dose létale 50 mobilise six doses et dix poissons par condition. Le porteur note qu'aucun élément concret d'appréciation de la souffrance ressentie pendant la maladie ne figure dans la littérature, et annonce chercher des paramètres précoces utilisables à la place de la mortalité, les poissons atteignant le point limite étant sortis du protocole et tués.

Objectifs

L’étude porte sur la bactérie responsable de la flavobactériose d’eau froide qui provoque chez les salmonidés une infection pouvant conduire à des mortalités considérables dans les piscicultures. Cet agent pathogène est l'une des causes les plus courantes de maladie bactérienne en production aquacole de truite arc-en-ciel en eau douce. Aucun vaccin commercialisé n'est actuellement disponible et le traitement repose uniquement sur l’antibiothérapie. Les facteurs intervenant dans la survenue des épisodes infectieux sont encore peu compris. Le projet vise à comprendre les mécanismes de pathogénicité de ces bactéries, les caractères de résistance/sensibilité de la truite arc-en-ciel et les interactions hôte-bactérie, et à contribuer au développement de stratégies de contrôle de la maladie. Pour cela, nous utiliserons des modèles d’infection développés précédemment chez la truite arc en ciel et permettant d’étudier la pathogenèse et l’efficacité de méthodes de contrôle. Ces modèles ont été standardisés et peuvent être de ce fait employés avec des effectifs minimisés. Le projet comprend une analyse conjointe de l’impact des paramètres génétiques de l’hôte et de la bactérie sur le développement de la maladie. Les infections expérimentales permettront de caractériser les gènes impliqués dans le pouvoir pathogène des bactéries (facteurs de virulence) grâce à l’obtention de critères d’appréciation quantitative de la pathogenèse (signes cliniques, cinétique de colonisation et de survie de l’hôte) pour des souches bactériennes génétiquement différentes. Nous rechercherons des paramètres précoces pouvant être utilisés en alternative à la mortalité pour l’analyse de la pathogenèse et des paramètres prédictifs du caractère de résistance de l’hôte. Enfin, les infections expérimentales permettront d’évaluer rigoureusement l’effet de différents paramètres sur la résistance des animaux à l’infection, qu’ils soient génétiques ou environnementaux (régime alimentaire, vaccination, immunostimulants, conditions physico-chimiques d’élevage).

Bénéfices attendus

Le programme de recherche apportera des connaissances fondamentales sur la pathogenèse, permettra de caractériser les déterminants génétiques de la virulence et de la résistance de l’hôte ainsi que leurs interactions. Les résultats obtenus doivent contribuer au développement de méthodes alternatives de contrôle de la maladie (vaccins vivants atténués, marqueurs génétiques de sélection de la résistance) avec à terme une réduction des épisodes infectieux de flavobactériose dans les élevages de truite arc-en-ciel, une réduction de l’usage des antibiotiques et une amélioration du bien-être animal.

Procédures

Les infections expérimentales réalisées par injection sont réalisées sous anesthésie et une seule injection par poisson en moins de 15 secondes sur 8040 poissons. Les prélèvements sanguins se déroule au moins d'une minute sur un même individu sont espacés d’au moins 3 jours sur une période n’excédant pas 1 mois. Ces prélèvements seront réalisés sur 180 poissons.

Impact sur les animaux

Les manipulations (tri, pesée, transfert, injection, imagerie) ainsi que la mise à jeun 24 ou 48 heures avant l’infection engendrent un stress chez les animaux. Aucun élément d’appréciation très concret de la souffrance éprouvée lors de l’évolution de la maladie n’est disponible dans la littérature. Cependant, le niveau de douleur sera considéré comme nul chez les contrôles non infectés en bonne santé, et sévère chez les animaux infectés chez qui l’infection peut conduire à la mort. L’infection peut également conduire certains individus à une perte d’appétit, un excès d’excrétion de fèces, une nécrose au point d’injection et une nage erratique.

Devenir

Tous les animaux de ce projet entreront dans un protocole d'infectiologie et ne pourront être réutilisés pour d'autres finalités, ils seront donc mis à mort en fin d'expérience.

Remplacement

Il n’existe pas de modèles cellulaires permettant d’étudier les facteurs de virulence de l’agent pathogène responsable de la flavobactériose. La quantification de la virulence, la caractérisation de la résistance de l’hôte, la compréhension des interactions hôte-bactérie et l’évaluation de l’efficacité de stratégie de contrôle nécessitent de reproduire la maladie chez l’animal. Ainsi, le projet que nous menons chez la truite arc-en-ciel ne peut être réalisé avec des méthodes alternatives. D’autre part, seul un animal ayant un système immunitaire adaptatif permet d’évaluer l’efficacité d’un vaccin lors d’une épreuve d’infection expérimentale en quantifiant la protection apportée.

Réduction

La dose létale 50 (DL50), c’est-à-dire la dose conduisant à 50% de mortalité, est un protocole de référence en expérimentation animale nécessitant 6 doses avec 10 poissons par condition. Les infections par balnéation ou par injection permettent de comparer la cinétique de survie entre plusieurs conditions (différents génotypes de truite, différentes souches, vaccination ou non, etc). Une même dose infectieuse est utilisée pour tous les groupes testés. La mise en évidence de différences significatives de survie entre les conditions nécessite un effectif total de 90 poissons par condition (60 pour le suivi de mortalité et 30 pour les prélèvements d’échantillons biologiques après euthanasie ou l’imagerie). Afin de limiter le nombre d’individus, les conditions sont testées par 4 ce qui permet de mutualiser le groupe contrôle correspondant à des animaux non infectés.

Raffinement

Tout au long de leur vie, les poissons sont élevés dans les meilleures conditions possibles. Ils sont nourris 2 fois par jour. Ils sont toujours en présence de congénères et les biomasses maximales sont rigoureusement respectées. La qualité de l’eau est optimale et surveillée en permanence. Les animaux sont observés au moins deux fois par jour. Les individus atteignant le point limite défini dans le projet sont sortis du protocole et euthanasiés. Une anesthésie par bain est réalisée avant de procéder à l’injection, avant prélèvement de sang ou imagerie. Plusieurs paramètres alternatifs à la mortalité seront évalués dans le cadre du projet : la bactériémie, la charge bactérienne dans les organes cibles et le suivi par imagerie in vivo.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est le modèle classique de la pisciculture continentale européenne : c’est la principale espèce d'élevage en France et c'est l'hôte naturel de la bactérie étudiée dans ce projet. Il est nécessaire de travailler sur des poissons vivants afin de pouvoir quantifier la virulence de l’agent pathogène et la résistance de l’hôte afin de permettre in fine une compréhension de la pathogenèse et une évaluation efficace des stratégies de contrôle de la maladie. Les animaux sont utilisés au stade alevin, soit à des stades relativement précoces (1 à 10 g) où la susceptibilité à l’infection est maximale. C’est à ce stade que les animaux sont le plus sensible dans les élevages à cette pathologie. Néanmoins, dans quelques cas particuliers (évaluation de la durée de protection conférée par la vaccination, quantités d’échantillons biologiques prélevables non suffisantes au stade alevin pour réaliser les analyses), les infections pourront être réalisées sur des individus adultes.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Saumons : 3710
Souffrances
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▲ 30
▲ 800
▲ 2880
Devenir
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 3710

Les truites qui atteignent le point limite défini par le projet sont sorties du protocole et tuées par surdosage d'anesthésique. 3 710 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures dont le niveau de souffrance déclaré va de léger à sévère. Après une mise à jeun de vingt-quatre à quarante-huit heures, les alevins de un à dix grammes sont infectés par la bactérie de la flavobactériose, par bain ou par une injection calibrée pour en tuer la moitié, l'infection provoquant une septicémie hémorragique, une nage erratique et une nécrose au point d'injection. Le porteur reconnaît qu'aucun élément concret d'appréciation de la souffrance éprouvée pendant la maladie ne figure dans la littérature. La finalité est commerciale : fournir aux entreprises des marqueurs génétiques de résistance et permettre la vente d'œufs de truite moins sensibles à la bactérie.

Objectifs

Le développement de l’aquaculture est freiné par l’impact de maladies infectieuses. La mise au point de stratégies innovantes permettant d’améliorer la santé des animaux d’élevage et de limiter le recours aux antibiotiques est essentielle à l’avenir du secteur. L’étude porte sur la bactérie responsable de la flavobactériose d’eau froide qui provoque chez les salmonidés une septicémie hémorragique et peut conduire à des mortalités considérables dans les piscicultures. Cet agent pathogène est l'une des causes les plus courantes de maladie bactérienne en production aquacole de truite arc-en-ciel en eau douce. Aucun vaccin n'est actuellement commercialisé et le traitement repose uniquement sur l’antibiothérapie. Il existe donc une marge de progrès évidente, non seulement du point de vue de la rentabilité économique des entreprises mais aussi pour des raisons de durabilité environnementale et de perception de la qualité des produits par les consommateurs. L'objectif du projet est de réduire les lourdes pertes dues aux infections dans les piscicultures (mortalités, coût des traitements…), mais également de participer à l’amélioration de l’image de marque de la pisciculture en réduisant les traitements médicamenteux. Bien que justifiée scientifiquement par l’impact positif global qu’elle peut générer sur la santé animale, la mise en œuvre de la sélection génétique de la résistance nécessitera de soumettre un nombre important d’animaux à des infections expérimentales. Néanmoins, l’ensemble du projet restera en accord avec la demande sociétale pour le respect du bien-être animal qui est forte et le besoin de développer des méthodes innovantes respectant le principe des 3R évident. Les objectifs du projet sont de consolider les connaissances acquises sur la résistance à la flavobactériose, afin de fournir aux entreprises en fin de projet une stratégie optimale d’intégration des caractères génétiques de résistance dans leurs schémas de sélection. Les zones du génome impliquées dans la variabilité du caractère de résistance seront comparés pour 2 souches bactériennes responsables des épisodes infectieux grâce à la réalisation d’infections sur une population commerciale de truites. D’autre part, une méthode alternative de caractérisation, conforme aux principes de raffinement, sera évaluée.

Bénéfices attendus

LLes résultats attendus en fin de projet sont les suivants : - L’évaluation de l’impact du type de la souche bactérienne, utilisée pour la sélection sur les caractères de résistance identifiés. - L’identification et la validation expérimentale de marqueurs génétiques de résistance pour une population commerciale. Ces connaissances permettront, à très court terme, la commercialisation d’œufs de truite ayant une résistance améliorée, avec un impact direct de réduction des épisodes infectieux de flavobactériose dans les entreprises de production de truite. - L’évaluation dans des conditions opérationnelles d’une méthode de mesure de la résistance basée sur un paramètre précoce (avant la mort due à l’infection). Cette méthode de raffinement des procédures pourrait permettre une avancée importante, en réduisant la souffrance animale lors des futurs essais de sélection de la résistance à la flavobactériose.

Procédures

Les infections expérimentales réalisées par injection sont réalisées sous anesthésie et par une seule injection par poisson en moins de 15 secondes. Le nombre total d’animaux soumis à des infections par injection sera de 240 ou 2640 poissons suivant le mode d’infection défini pour le challenge de sélection (2400 poissons). En effet, celui-ci sera réalisé par bain si le pré-challenge confère une mortalité comprise entre 30% et 70% sinon par injection d’une dose conférant 50% de mortalité (1 seule et sous anesthésie).

Impact sur les animaux

Les manipulations (tri, pesée, transfert, injection) ainsi que la mise à jeun 24 ou 48 heures avant l’infection engendrent un stress chez les animaux. Aucun élément d’appréciation très concret de la souffrance éprouvée lors de l’évolution de la maladie n’est disponible dans la littérature. Cependant, le niveau de douleur sera considéré nul chez les contrôles non infectés en bonne santé, et modéré à sévère chez les animaux infectés chez qui l’infection peut conduire à la mort. L’infection peut également conduire certains individus à une perte d’appétit, un excès d’excrétion de fèces, une nécrose au point d’infection et une nage erratique.

Devenir

Tous les animaux de ce projet entreront dans un protocole d'infectiologie et ne pourront être réutilisés pour d'autres finalités, ils seront donc mis à mort en fin d'expérience.

Remplacement

L’étude des caractères génétiques impliqués dans la résistance aux maladies infectieuses chez le poisson nécessite d’établir des liens entre génétique du poisson et caractère de résistance/sensibilité à l’agent pathogène. Le projet que nous menons chez la truite arc-en-ciel ne peut être réalisé sur cultures cellulaires, car il est nécessaire, pour identifier les marqueurs génétiques de résistance, de soumettre les animaux à des épreuves d’infections expérimentales permettant d’obtenir des profils individuels de résistance/sensibilité. Il n’existe pas, à l’heure de test in vitro permettant l’obtention de ce type de données.

Réduction

Les résultats des expérimentations sont traités selon une méthodologie statistique qui prend en compte les performances des individus testés pour estimer les valeurs génétiques des autres animaux du même lot (frères/sœurs) et permettre de les classer entre eux. Pour que ces estimations soient suffisamment précises, elles nécessitent un grand nombre de données et donc d’individus testés. Toutefois, le nombre d’animaux est réduit au seuil de la pertinence statistique et scientifique pour les approches utilisées. Les plans expérimentaux sont conçus selon des simulations qui ont permis de déterminer les effectifs d’animaux minimums à tester permettant des estimations de valeurs génétiques suffisamment précises.

Raffinement

Tout au long de leur vie, les poissons sont élevés dans les meilleures conditions possibles. Ils sont nourris 2 fois par jour. Ils sont toujours en présence de congénères et les biomasses maximales sont rigoureusement respectées. La qualité de l’eau est optimale et surveillée en permanence. Les animaux sont observés au moins deux fois par jour. Les individus atteignant le point limite défini dans le projet sont sortis du protocole et euthanasiés (surdosage d’anesthésique par bain). Une anesthésie par bain est réalisée avant de procéder à l’injection. Une partie du projet est dans une optique de raffinement des protocoles utilisés en infectiologie (euthanasie et prélèvement des animaux avant l’apparition des signes cliniques).

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est le modèle classique de la pisciculture continentale européenne : c’est la principale espèce d’élevage en France et c’est l’hôte naturel de la bactérie pathogène étudiée dans ce projet. Il est nécessaire de travailler sur des poissons vivants issus des partenaires privés afin de mettre en place une mesure individuelle de la résistance au pathogène et permettre in fine une sélection des individus génétiquement liés conservés dans le noyau de sélection de leur population commerciale. Pour l’évaluation de la sensibilité/résistance à l’infection par la bactérie d’intérêt, les animaux sont utilisés au stade alevin, soit à des stades relativement précoces (env 1-5 gr pour les infections par bain et 5 à 10g pour les infections par injection) où la sensibilité à des infections est maximale. C’est à ce stade que les animaux sont le plus sensibles dans les élevages à cette pathologie.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Saumons : 108
Souffrances
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Devenir
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Nage sur le dos, apathie, lésions cutanées, exophtalmie bilatérale sévère : ces signes déclenchent le retrait de l'étude et la mise à mort par surdosage d'anesthésique. 108 truites arc-en-ciel de plus de 300 grammes vont être utilisées dans des procédures classées sévères, toutes tuées à l'issue. Elles subissent des ponctions répétées du sinus veineux de la queue sous anesthésie générale, de une à trois le premier jour, une autre vingt-quatre heures plus tard, puis une tous les quinze jours pendant dix semaines. L'objet du projet est de déterminer combien de sang on peut prélever à une truite et en combien de temps elle le régénère, afin de produire un référentiel pour les prélèvements des futures expérimentations sur les poissons, le porteur relevant lui-même l'absence de tout consensus sur la question.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de déterminer les conditions à respecter pour mettre en place des suivis sanguins longitudinaux dans les protocoles d’expérimentation animale sur poissons (volume de sang à prélever, temps de régénération sanguine, qualité de la régénération sanguine). Ce travail permettra de proposer un référentiel quant à la réalisation de prélèvements sanguins pour la truite Arc-en-ciel, assurant un respect à la fois de la physiologie particulière de l’animal, de la qualité des résultats expérimentaux obtenus et du bien-être animal. Dans le cadre de la règle des 3R, ce nouveau référentiel garantira à la fois une réduction du nombre d’animaux utilisés (les suivis longitudinaux nécessitant moins d’animaux) et un meilleur raffinement expérimental (influence de prises de sang répétés sur les résultats).

Bénéfices attendus

L’absence de consensus quant au volume de sang que l’on peut prélever sur une truite, et quant à la vitesse de régénération sanguine dans cette espèce, est une contrainte majeure pour rédiger des protocoles expérimentaux plus en phase avec les exigences actuelles de réduction du nombre d’animaux utilisés, et de raffinement des protocoles expérimentaux. Ce projet a vocation à répondre aux questions suivantes : - Quel volume de sang peut-on prélever chez la truite Arc-en-ciel, en prélèvement unique ? en prélèvement multiple ? - Quelle est la durée de régénération sanguine chez la truite Arc-en-ciel à 14 °C, en fonction de la quantité de sang prélevée ? - Comment évolue la composition sanguine (maturité, taille et quantité des hématies) au cours du temps suite à un prélèvement sanguin ? Cette étude participera à l’établissement de nouvelles recommandations pour les poissons en expérimentation animale (le poisson est l’animal le plus utilisé en expérimentation animale après la souris).

Procédures

Les animaux seront soumis uniquement à des prélèvements sanguins répétés, tous effectués sous anesthésie générale, par un personnel qualifié et expérimenté. En fonction des groupes, il y aura de un à trois prélèvements sanguins le premier jour. Ensuite, tous les poissons seront prélevés une seule fois 24h plus tard, puis une fois tous les 15 jours pendant 10 semaines.

Impact sur les animaux

Les nuisances prévues sont les ponctions de sang répétées dans le sinus veineux caudal, sous anesthésie générale. La douleur correspond à la piqure d’une aiguille. Les cinq libertés individuelles de l’animal, telles que définies par l’OMSA, seront assurées tout au long de la procédure, grâce à un personnel formé et expérimenté et une station expérimentale adaptée aux besoins spécifiques de ces animaux. Dans la mesure où il n'existe aucun consensus quant à la possibilité de réaliser des prises de sang répétés chez la truite, ni de référentiel quant au volume de sang effectivement ponctionnable pour cette espèce, il a été décidé de classer cette procédure en catégorie sévère dans un premier temps, suite à des échanges avec le comité d'éthique. Une réévaluation sera réalisée postérieurement.

Devenir

Les animaux seront euthanisiés à la fin de la procédure.

Remplacement

L’objectif étant d’évaluer l’impact clinique, zootechnique et biologique de prélevements de sang plus ou moins importants ou de prélèvements répétés chez la truite Arc-en-ciel, cela ne peut se faire que sur animaux vivants. Il n’existe pas actuellement de modèle qui permettrait de s’affranchir de ces manipulations.

Réduction

Pour ce projet, nous avons calculé le nombre minimum de poissons nécessaires pour répondre à la question de recherche autour de la quantité de sang qui peut être prélevée chez la truite Arc-en-ciel. Pour ce faire, nous avons utilisé une méthode statistique s’appuyant sur des données hématologiques préliminaires. Chaque poisson sera identifié par puce électronique, ce qui permet de réduire le nombre de poissons qui seront utilisés dans le cadre de cette expérimentation, par rapport à une approche qui ne s’appuierait que sur des moyennes de groupe. Par ailleurs, il n’y aura pas de lots pour lesquels serait réalisé un prélèvement de sang délibérément excessif (pas de groupe témoin positif) : chaque procédure évaluée devrait permettre de conclure sur la durée de récupération des animaux, et l’absence d’effets significatifs sur leur santé.

Raffinement

Les animaux sont observés deux fois par jour durant toute la durée du protocole. Les points limites sont : (1) les paramètres d’ambiance de l’élevage (oxygène, qualité de l’eau). Les paramètres de températures et d’oxygénation sont mesurés en permanence via des sondes. La qualité de l’eau (pH, teneurs en nitrites et en nitrates) est vérifiée chaque semaine ; (2) la santé des poissons. Les poissons seront qualifiés de moribonds si l’on observe l’un des signes suivants : nage sur le dos, apathie, lésions cutanées significatives, ou exophtalmie bilatérale sévère. Dans ce cas, les animaux seront retirés de l’expérimentation et euthanasiés par surdosage d’anesthésique. Dans les bacs, la densité en poissons sera limité, environ 20 kg/m3. Par ailleurs, chaque bac est enrichi de tubes permettant aux poissons de se cacher. Enfin, le choix des volumes de sang que l’on pourrait prélever chez la truite, a été défini en s’appuyant sur des travaux antérieurs sur le poisson, et également sur des travaux plus récents menés chez les mammifères.

Choix des espèces

La truite Arc-en-ciel est l’espèce modèle de notre structure d’expérimentation animale. C’est un salmonidé d’eau douce. Les salmonidés sont les espèces piscicoles les plus fréquemment rencontrées en aquaculture en Europe. La truite est également un modèle habituel dans les laboratoires d’expérimentation animale. Les truites utilisées pèseront plus de 300g. Ce poids a été retenu pour deux raisons. D’une part, le volume minimal pour conduire les examens hématologiques est de 0,2 mL, ce qui représente 0,07% du poids vif d’une truite de 300g. De ce fait, un poids en début d’étude significativement inférieur à 300g pourrait trop influencer les résultats attendus. D’autre part, du fait de la contrainte de la station aquacole (taille des bassins), il ne nous est pas possible de loger des truites Arc-en-ciel de poids trop important en nombre suffisant. Or la croissance à cet âge est importante. Nous travaillons donc classiquement avec des truites de ce poids en début d’étude, pour prendre en compte leur croissance sur des suivis de longue durée (plusieurs mois). De ce fait, les résultats enregistrés correspondront aux animaux sur lesquels sont habituellement conduites les études expérimentales. A ce poids (300g), les animaux sont considérés comme physiologiquement proches des animaux d’un poids plus élevé (hors période de gamétogenèse).

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Saumons : 1600
Souffrances
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Devenir
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1 600 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Nourries pendant 90 jours avec trois doses d'argile, 1 200 d'entre elles peuvent perdre l'appétit et du poids, et 64 subissent un test de stress consistant en une minute de pourchasse à l'épuisette suivie de cinq minutes de confinement dans un seau, avant d'être tuées trente minutes plus tard. Les truites sont ensuite disséquées pour analyser leur sang, leurs organes, la composition de leur chair et son goût. Le demandeur est un exploitant et vendeur de substances minérales qui cherche une autorisation de mise sur le marché pour une de ses argiles, et présente l'essai comme démontrant à la fois l'innocuité du produit et son bénéfice pour le "bien-être" des poissons, dont il prévoit pourtant la mise à mort intégrale.

Objectifs

Les argiles sont une famille de minéraux d’origine volcanique, ayant une très bonne capacité d’échange d’ions, les rendant intéressants dans de nombreux domaines (industrie, agriculture, médecine...), et notamment en nutrition animale. Dans ce domaine, ils sont utilisés comme agents de liaison et/ou fluidifiant pour la fabrication d’aliment. De plus, ils améliorent l’utilisation des nutriments et par conséquent les performances de croissance des animaux en élevage. Un exploitant et vendeur de substances minérales, souhaite étudier la faisabilité d’une mise sur le marché d’une de ses argiles à la composition différente de celles déjà autorisées dans l’alimentation animale. C’est pourquoi l’objectif de cet essai est double, il vise à mettre en évidence 1) l’innocuité d’une nouvelle argile pour l’alimentation des poissons, ainsi que 2) son effet positif sur la nutrition et le bien-être animal. Cet essai a été mis en place en tenant compte des exigences de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) afin que les données obtenues puissent servir à l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché en tant qu’additif zootechnique pour l’alimentation des salmonidés. Ainsi, un essai d’une durée de 90 jours va être réalisé sur des truites arc-en-ciel de 15 g, au cours duquel des aliments contenant différentes doses d’argiles seront distribuées. En plus d’un suivi d’élevage traditionnel (rationnement, croissance, mortalité) qui visera à la fois à démontrer l’innocuité et l’intérêt zootechnique de l’additif, des analyses sur le sang et les organes des poissons seront réalisées en fin d’essai afin de confirmer l’innocuité de l’additif, et des études sur la digestibilité de l’aliment, son impact sur le stress des poissons et sur la qualité de la chair (composition et dégustation) seront également menées. La truite arc-en-ciel a été choisie comme modèle d’étude en raison de son importance économique en France et dans le monde, de sa sensibilité aux paramètres environnementaux, et du cahier des charges de l’EFSA pour ce type de test (à réaliser sur truite ou saumon).

Bénéfices attendus

Le premier bénéfice attendu de ce projet est que les quantités d’argile incorporées à l’aliment ne mettent pas en évidence d’effets délétères sur les animaux en essais, contribuant à démontrer que cet additif n’a aucun effet néfaste sur la santé des poissons, et qu’il peut faire l’objet d’une évaluation pour autorisation de mise sur le marché. Le second bénéfice attendu est qu’au moins une des doses d’argile testées mette en évidence un intérêt pour l’élevage de la truite, comme de meilleures performances de croissance, une meilleure digestibilité ou une meilleure résistance au stress. Ces bénéfices pour l’alimentation piscicole seraient à moyen terme, puisqu’ils devront être évalués ensuite par l’EFSA avant d’obtenir une autorisation de mise sur le marché.

Procédures

La pêche à l’épuisette, d’une durée inférieure à la minute, sera réalisée 1 fois sur 1536 poissons (transfert dans bac pour mise à mort), et 2 fois sur 64 poissons (changement de bac, puis test de stress). La procédure expérimentale ‘test de stress’ sera réalisée une fois sur 64 poissons, et durera 6 minutes (1 min de pourchasse dans le bac + 5 min de confinement), et sera suivi 30 min plus tard d’une mise à mort.

Impact sur les animaux

Une inappétence, une croissance moindre et une perte de poids pourront être observées sur les 1200 poissons nourris avec un aliment à base d’argile (3 lots de 400 poissons). Ces nuisances sont considérées comme modérées sur une durée de maximum 7 jours. A l’issu des 90 jours d’alimentation expérimentale, 64 poissons seront soumis à un test de stress aigüe (16 poissons par lot, 4 par bac), nécessitant au préalable un changement de bac, suivi d’une acclimatation de 96h. Les nuisances attendues sont le stress généré par ce transfert qui durera 1 minute (pêche à l’épuisette et changement de bac), puis le test de stress en lui-même qui consiste en une chasse à l’épuisette d’une durée de 1 minute, suivi d’un confinement dans un seau pendant 5 minutes. Afin de limiter la production de déjections et d’éviter une pollution de l’eau, notamment pendant la phase de confinement, les poissons ne seront pas alimentés le jour du test de stress. Cette période de mise à jeun sera inférieure à 24h. Cette nuisance est considérée comme modérée en raison du nombre limité de nuisances et de la durée relativement courte des stress induis.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour la réalisation de différentes analyses (sang, organes, composition nutritionnelle, dégustation).

Remplacement

Il n’existe pas à notre connaissance d’expérimentations déjà décrites dont le but est de montrer l’intérêt de cet argile spécifique. L’objectif de ce projet étant de démontrer que ce produit n’a pas d’effet délétère, et qu’il amène des atouts supérieurs en termes de nutrition et de stress par rapport à d’autres argiles, il n’est pas possible d’en faire abstraction. Pour ce type d’approche, il n’existe pas aujourd’hui de méthodes alternatives à l’expérimentation animale.

Réduction

Il a été choisi en amont de ce test de réaliser 4 répétitions de bac pour chaque régime alimentaire. Ce nombre de répétitions est un bon compromis entre l’effort à réaliser au cours de l’étude (en termes de prélèvements, de matériel, de maintiens des animaux) et la puissance statistique permettant de mettre en évidence des différences significatives. Il a également été décidé de n’intégrer à cette étude, que 100 poissons par bac, permettant d’assurer un comportement normal de truites en élevage et la croissance associée, et un nombre d’animaux suffisant aux analyses post-mortem (30 par bac) et associées au test de stress (4 par bac). Ce nombre d’animaux a été réduit au maximum, en tenant compte du nombre de poissons par bassin pour obtenir un optimum pour le bien-être des animaux, tout en assurant la robustesse statistique de l’analyse de données. Ces données seront étudiées paramètre par paramètre.

Raffinement

La procédure expérimentale a été conçue pour minimiser les dommages causés aux animaux. Les pêches et pourchasses de poissons seront réalisées avec des équipements adaptés (bacs et épuisettes) ne risquant pas de blesser les poissons, et la taille des lots de poissons échantillonnés sera réduite à 10 poissons maximum afin de limiter la compression au sein de l’épuisette. Les poissons impliqués dans les mesures de poids moyens seront préalablement anesthésiés puis, suite à la mesure de poids moyen d’une durée inférieure à la minute, mis à récupérer en eau neuve avant d’être replacé dans leur bac d’origine. Les 16 poissons changés de bacs seront acclimatés pendant 96h avant la réalisation des tests de stress. Lors des phases de confinement des tests de stress, une attention particulière sera portée sur le maintien d’une teneur en oxygène dissous supérieur à 90% dans les seaux, via un bullage faible mais continu d’oxygène. De même, la qualité de l’eau utilisée pour le confinement sera identique à celle des enceintes d’élevage. Tout cela afin que seul le volume restreint et donc la charge plus importante en poissons soit de nature à engendrer un stress.

Choix des espèces

L’espèce truite arc-en-ciel a été choisie comme modèle d’étude en raison de son importance économique en France et dans le monde, et de sa sensibilité aux paramètres environnementaux, et du cahier des charges de l’EFSA pour ce type de test. Les animaux utilisés seront des juvéniles de truites arc-en-ciel de 15 g en début d’essai. Cette taille initiale est demandée par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (taille minimale de 10 g en début d’essai pour la truite) dans le cadre d’une étude de tolérance.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Saumons : 320
Souffrances
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▲ 320
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Devenir
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 320

Pour comparer des sources d'astaxanthine et colorer la chair des filets, 320 truites arc-en-ciel sont utilisées pendant 84 jours dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, toutes tuées à l'issue pour la levée des filets. Elles sont anesthésiées et pesées toutes les trois semaines, prélevées de sang, et soumises à deux collectes d'excréta par compression de l'intestin, que le porteur associe à une inflammation de l'anus. Les 40 poissons du groupe contrôle positif sont tués avant d'être donnés à un zoo. Le porteur affirme que l'astaxanthine est "indispensable" à la santé des poissons et qu'il est "nécessaire" d'identifier des sources naturelles pour satisfaire les préférences des consommateurs pour des filets bien colorés.

Objectifs

L’astaxanthine est un caroténoïde qui joue un rôle prédominant dans la pigmentation des espèces aquacoles comme les salmonidés. Cependant, comme les poissons ne peuvent pas en produire il doit être apporté dans la ration alimentaire. Ainsi, en élevage aquacole, l’astaxanthine constitue un ingrédient essentiel de la composition des aliments car il est indispensable pour la santé des poissons et permet également de satisfaire les préférences des consommateurs pour des filets de salmonidés bien colorés. Enfin, la demande sociétale de produits animaux élevés avec des aliments exempts de produits synthétiques étant croissante, il est nécessaire d’identifier des sources d’astaxanthine d’origine naturelle, présentant une efficacité de pigmentation optimale pour les espèces aquacoles cibles et être commercialement accessible à tous. Une source naturelle d’astaxanthine issue d’une algue non génétiquement modifiée cultivée dans des bioréacteurs (Haematococcus pluvialis, HP) a été testée lors d’un précédent projet. Ce projet consistait à suivre la biodisponibilité de cette source d’astaxanthine, par dosage plasmatique. Les résultats ont montré que l’astaxanthine provenant des extraits d’HP était retrouvée dans le plasma mais à des quantités plus faibles que la version synthétique. Ces résultats pourraient s’expliquer soit par la paroi cellulaire épaisse des algues empêchant l’absorption des pigments, soit par la forme estérifiée de l’astaxanthine d’algues, moins disponible pour la pigmentation que la forme libre de l’astaxanthine synthétique. Un traitement chimique au préalable permettant de dégrader la paroi cellulaire pour rendre le pigment plus disponible serait envisageable. Cependant, il serait plus couteux et moins naturelle que de soumettre l’astaxanthine à une augmentation de température et de pression par le processus d’extrusion pour dégrader les parois cellulaires. Le processus d’extrusion qui constitue la transformation incontournable des aliments à destination des poissons apparait comme la solution la plus simple pour améliorer la disponibilité des pigments. Ce nouveau projet propose d’évaluer si un processus d’extrusion appliqué aux aliments pour poisson permet d’améliorer la biodisponibilité d’extraits d’astaxanthine d’HP en déterminant alors la pigmentation des filets de poisson, mais aussi d’évaluer spécifiquement l’impact de la forme estérifiée de l’astaxanthine sur la disponibilité du pigment.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront de déterminer si le processus de transformation (extrusion), étape nécessaire à la fabrication des aliments pour poisson est suffisant pour rendre plus biodisponible les pigments en provenance de la source naturelle d’astaxanthine en comparaison à la source synthétique d’astaxanthine. Ce projet permettra aussi de statuer si c’est la structure cellulaire de la biomasse d'algues séchées en provenance d’Haematococcus pluvialis qui est à l’origine de la moindre absorption de l’astaxanthine de HP et donc déterminer si un traitement de la biomasse en amont est nécessaire en plus afin de rendre biodisponible les pigments et de favoriser la pigmentation de la chair, produit final pour les consommateurs.

Procédures

Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 84 jours. Au cours de la procédure, les poissons de tous les groupes seront pesés toutes les 3 semaines après anesthésie. Lors du transfert des poissons du bac d’élevage au bac d’anesthésie, les poissons ne restent pas plus de 30 secondes en dehors de l’eau. Les poissons des groupes 1 et 4 seront soumis à un prélèvement sanguin en fin de procédure après anesthésie pour l'analyse de la concentration plasmatique en caroténoïdes et la détermination de paramètres antioxydants. Pour chaque prise de sang, le temps de prélèvement ne dépassera pas 1 minute. Les poissons sont soumis à deux collectes d’excréta avec un période de récupération d'au moins 7 jours.

Impact sur les animaux

Stress dus à la capture et à la sortie des bassins pour la pesée et la collecte des excréta. Saignement mineur au niveau du site de prélèvement sanguin. Inflammation de l’anus dû à la compression de l’intestin pour la collecte des excréta.

Devenir

Tous les animaux de la procédure seront mis à mort à la fin de la procédure pour réaliser les prélèvements de filet de poisson. En ce qui concerne les animaux du groupe contrôle positif soit 40 poissons, ils seront mis à mort avant de faire l’objet d’une donation dans un Zoo.

Remplacement

La procédure expérimentale est nécessaire et ne peut pas être remplacée par une autre stratégie n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants. Il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico capable de mettre en évidence la biodisponibilité des caroténoïdes spécifiquement destinés aux poissons. L’efficacité des caroténoïdes ne peut être évaluée qu’en utilisant l’animal auquel il est destiné.

Réduction

Des calculs statistiques ont été réalisés afin de déterminer le nombre d’animaux adéquat pour ce projet. Les calculs ont été faits sur la base de résultats obtenus dans d’autres études sur les paramètres de pigmentation de la chair des poissons. Le nombre d’animaux à utiliser permettra d’apporter de bonnes conditions d’élevage en favorisant une hiérarchie sociale nécessaire au bien-être des animaux et d’obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d’informations possibles par animal.

Raffinement

Avant toute manipulation (pesée ou prélèvement) au cours d’une étude, les truites arc en ciel sont anesthésiées. La capture et le stress dus à la sortie des bassins pour la pesée par groupe des animaux et les prises de sang sont réduits par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs, un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’un mousse humide pour poser l’animal sur le support de contention et d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans le procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires. Le stress dû à la manipulation répétée pour la collecte des excréta est réduite en appliquant une période de récupération d’au moins sept jours et pas plus de 2 collectes. Un minimum de deux observations quotidiennes des animaux est réalisé afin de détecter prématurément des signes cliniques. Dès l'observation d'un signe clinique une grille de score de point limites est utilisée. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et restent supérieurs ou égaux à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.

Choix des espèces

Les produits d’astaxanthine évalués chez la truite arc en ciel sont destinés à être incorporés dans les aliments comme colorant pour les salmonidés. La truite est un bon modèle pour les salmonidés car elle est taxonomiquement proche du saumon et les résultats pourront être transposés chez le saumon. La truite est également un animal plus résistant aux conditions d'élevage, aux maladies, avec un taux de croissance plus élevée. Seulement des poissons femelles diploïdes sont utilisés dans l’étude. Les poissons sont triés en fonction de leur poids afin de pouvoir constituer des bassins de poids homogène au démarrage de l’étude . Utilisation de truites de 120 grammes. Cette taille permet d’élever les poissons pendant 12 semaines dans de bonnes conditions d’élevage avec un poids final estimé à 700 g nécessaire pour pouvoir effectuer le prélèvement sanguin et les levées de filets demandées par la procédure.