Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 900
Souffrances
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900 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chacune subit un prélèvement de sang et une échocardiographie de vingt minutes sous anesthésie gazeuse, avant que ses organes ne soient prélevés. L'objet déclaré est de vérifier que ces nouvelles lignées se développent et vivent normalement. Neuf cents individus sont ainsi tués pour contrôler la normalité de lignées d'élevage, sans que l'effectif retenu soit justifié dans le texte.

Objectifs

Ce projet vise à mieux caractériser de nouvelles lignées de souris génétiquement modifiées afin de vérifier qu’elles se développent et vivent normalement. Il permet également de repérer d’éventuels effets inattendus liés à la modification génétique, susceptibles de fausser les résultats de recherches futures.

Bénéfices attendus

La réalisation d’un protocole de normalité lors de la création d’une nouvelle lignée de souris présente plusieurs intérêts majeurs, à la fois scientifiques et éthiques. Il permet de comprendre le phénotype de base et d’assurer la validité scientifique des études qui suivront, tout en réduisant le nombre d’animaux nécessaires pour les recherches futures. Ce protocole permettra également de mettre en place des points de surveillance clairs pour les études ultérieures.

Procédures

Dans le cadre de cette procédure, un prélèvement de sang sera réalisé sur l'ensemble des animaux. Ce geste dure moins d'une minute. Une échocardiographie sera réalisée par animal, sous anesthésie gazeuse, chacune durant environ 20 minute.

Impact sur les animaux

L’animal va ressentir un stress lors de la contention et une douleur légère lors de l’insertion de l’aiguille pour la prise de sang. L'animal aura une anesthésie gazeuse pouvant induire une hypothermie.

Devenir

En fin de protocole, tous les animaux sont mis à mort afin de procéder à la collecte des organes afin de les analyser.

Remplacement

Le but de ce projet est de réaliser des études de normalité sur de nouvelles lignées de souris génétiquement modifiées afin d’identifier potentiellement des effets inattendus de la modification génique qui pourraient biaiser toutes les études ultérieures. Ces études ne sont modélisables que dans un organisme complet, capable d’exprimer l’ensemble des fonctions physiologiques de régulation. Il n’existe actuellement pas de méthode alternative pour reproduire les analyses prévues dans ce projet. Par ailleurs, seule une approche sur un mammifère permet une première collecte de données concernant les mécanismes physiologiques complexes impliqués dans la création de nouvelles lignées de souris. Ces études de normalité fourniront de nombreuses données pouvant ensuite être utilisées dans une approche translationnelle afin de mieux comprendre la physiologie humaine.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe expérimental a été déterminé au fur et à mesure de notre expérience. Nous avons ainsi réalisé des analyses permettant d’évaluer la puissance statistique des paramètres mesurés et avons conclu que cet effectif de 9 animaux par groupe constitue un bon compromis entre puissance d’analyse et réduction du nombre d’animaux utilisés. Durant cette étude, nous générerons des données qui seront analysées à l’aide de tests statistiques. Nous avons également conçu notre protocole de manière à utiliser une seule cohorte d’animaux, qui suivra un ensemble de tests, afin de réduire autant que possible le nombre d’animaux nécessaires pour répondre à notre problématique scientifique.

Raffinement

Dans le cadre des procédures expérimentales, nous nous efforcerons de réduire autant que possible le stress des animaux. Un suivi régulier de leur état général sera mis en place pour garantir leur bonne santé et nous permettra d’évaluer l’atteinte de points limites, pouvant entraîner, à terme, l’euthanasie de l’animal afin d’éviter toute souffrance. Les animaux seront maintenus en groupes dans des conditions d’animalerie optimales, avec un accès illimité à la nourriture, à l’eau et à un environnement enrichi (nids en quantité suffisante, bâtons et balles à ronger). En cas de douleur, un antalgique pourra être administré conformément aux recommandations vétérinaires. Les animaux seront pesés et observés chaque semaine, en plus du suivi quotidien habituel. Lors du prélèvement sanguin, le volume prélevé sera compensé par l’injection de sérum physiologique.

Choix des espèces

La souris est un animal dont la modification génétique est aisée, et nous disposons de modèles d’intérêt porteurs de modifications génétiques sur les gènes étudiés. Par ailleurs, ce mammifère permet une première approche informative des mécanismes physiologiques, fournissant de nombreuses données pouvant ensuite être utilisées dans une approche translationnelle afin de mieux comprendre la physiologie humaine. Les animaux débuteront leur protocole en tant que jeunes adultes, à partir de 6 semaines. À ce stade, les différents systèmes de l’organisme sont matures.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 2481
Souffrances
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 2481

2481 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune pouvant recevoir une injection d'agent mutagène, une greffe de cellules cancéreuses dans la rate ou la paroi digestive, jusqu'à cinq prélèvements de sang sur quarante-deux jours et un produit qui provoque une inflammation du côlon. Les procédures sont classées au niveau de souffrance modéré. Le porteur signale des diarrhées, une perte de poids d'environ 10 % et des tumeurs pouvant devenir irritantes. L'ensemble vise à décrire le rôle d'une protéine nucléaire dans plusieurs cancers, sans qu'aucun bénéfice thérapeutique ne soit à ce stade autre chose qu'une preuve de concept.

Objectifs

Malgré des avancées dans la prise en charge des patients, les cancers restent la première cause de mortalité prématurée. Ce projet a pour but de décrypter les rôles dans les cancers d’une protéine et à apporter une preuve de concept pour son ciblage thérapeutique. Les cellules cancéreuses doivent s’adapter pour survivre dans un environnement en dehors de leur tissu d’origine. Interférer avec leur capacité d’adaptation, présente une opportunité thérapeutique potentielle. Ceci repose sur la compréhension des mécanismes moléculaires sous-jacents. Nos travaux récents suggèrent que notre protéine d’intérêt en est un élément clé. Nos études précédentes ont démontré qu’elle facilite plusieurs étapes de la carcinogénèse, et pourrait représenter une nouvelle classe de cible thérapeutique. Il est nécessaire de mieux comprendre ses fonctions normales et son rôle dans des cancers différents, et tester les effets de son élimination. Notre projet, qui sera réalisé chez la souris, comporte 4 volets. Nous allons : 1) Déterminer si l’élimination du gène chez la souris interfère avec (a) l’équilibre du système immunitaire, comme suggéré dans la littérature scientifique; (b) le vieillissement (un facteur de risque dans les cancers); (c) la tumorigénèse intestinale, induite de différentes façons. 2) Déterminer si l’ablation du gène directement dans les cellules cancéreuses affecte la tumorigénèse et les réponses aux traitements (chimiothérapie ou immunothérapie) dans trois modèles de cancers différents: mélanome, cancers du sein et colorectal. 3) Identifier des protéines partenaires qui affectent aussi la tumorigénèse. 4) Apporter une preuve de concept thérapeutique via une molécule qui permet d’induire la destruction d’une protéine génétiquement modifiée. A terme, ce projet pourrait permettre de développer des nouvelles stratégies thérapeutiques contre les cancers.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre comment les cellules cancéreuses s’adaptent à leur environnement, aux réponses immunitaires anti-tumorales et aux traitements, et pourrait à terme permettre le développement de nouvelles thérapies.

Procédures

Les interventions sur animaux vigiles prévues sont : 1) des injections . Celles-ci seront uniques, pour injecter un agent mutagène afin d’initier la tumorigénèse, un médicament qui agit sur des cellules cancéreuses, ou un agent qui induit la perte transitoire des cellules immunitaires. Elles durent environ 5 secondes. 2) des piqûres pour prélèvement sanguins. Celles-ci seront effectuées un total de 5 fois sur 42 jours, espacés d’au moins une semaine. Elles durent environ 1 seconde. Les procédures chirurgicales prévues sont uniques, et se font sous anesthésie général. Elles consistent en la greffe des cellules soit dans la rate, soit dans la paroi du tube digestif. La procédure dure environ un quart d’heure.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont: 1) L’inflammation intestinale provoquée par la prise dans l’eau de boisson d’un produit qui induit une inflammation transitoire dans le colon. Ceci peut provoquer des diarrhées et induit également une perte de poids d’environ 10% entre les jours 6 et 9 de la procédure. Ensuite les souris reprennent très vite du poids pour revenir à leur poids initial en 3-4 jours. 2) La greffe de cellules sous la peau. Il est possible que les tumeurs, qui généralement ne gênent pas les animaux, deviennent irritantes. Si c’est le cas nous appliquerons des crèmes cicatrisantes et anti-douleur aux animaux concernés. 3) Pour les animaux greffés dans la rate ou dans la paroi du tube digestif, la chirurgie peut entraîner de la douleur ou de l’inconfort liés à l’incision et à la manipulation des organes internes, ainsi que des complications possibles telles qu’une infection, un saignement ou une inflammation locale. Les injections dans la rate peuvent parfois provoquer des lésions ou hémorragies internes, tandis que les injections dans le tube digestif peuvent fragiliser l’intestin et entraîner une infection abdominale ou des troubles digestifs. Enfin, si la suture est arrachée avant cicatrisation, il pourrait y avoir une plaie non-fermée et/ou infectée. Ces souris seront surveillées quotidiennement pour détecter des signes précoces de mal être (pelage non nettoyé, manque de vivacité, perte de poids supérieure à 10%, sur-vascularisation des tumeurs, mauvaise cicatrisation des sutures). Les animaux montrant l’un de ces signes seront suivis quotidiennement et évalués selon une échelle standard de la nuisance afin de prévoir des adaptations, et la mise à mort de l’animal sera effectuée si la nuisance est excessive.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans le projet seront mis à mort pour prélèvement d’échantillons.

Remplacement

Un large travail en amont pour étudier les rôles cellulaires de la protéine d’intérêt a préalablement été réalisé dans les cellules en culture. Il n’existe aucune méthode alternative au recours aux animaux pour suivre son éventuel rôle dans la production cellules sanguines, le vieillissement et la tumorigénèse.

Réduction

Nos études précédentes permettent d’estimer avec précision le nombre de souris nécessaires pour générer des données statistiquement robustes. Pour chaque procédure, une étude statistique préalable a été réalisée afin de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Notre pratique régulière nous permet de réduire au maximum le temps de contention et d’injection. Pour minimiser la douleur de la piqûre, l’aiguille utilisée sera très fine. Pour les prélèvements sanguins, nous utiliserons des lancettes qui possèdent une pointe fine pour une pénétration sans douleur et permettent une collecte de sang facilitée et une cicatrisation rapide. Les cages restent sous surveillance 20 minutes après toute injection pour détecter les éventuels signes de douleurs. Les animaux seront pesés une fois par semaine. Un anesthésique et un analgésique seront utilisées lors des chirurgies pour réduire la douleur. En post-chirurgie de la nourriture et de l'eau gélifiée seront posé à même le sol afin de leur permettre de se nourrir facilement. Enfin, la comparaison des observations quotidiennes des animaux avec une échelle de nuisance pré-établie permettra de prendre des décisions objectives pour soigner les animaux ou, le cas échéant, leur euthanasie si la souffrance est excessive.

Choix des espèces

Les lignées cellulaires de cancer de souris que nous avons choisi reproduisent au mieux les cancers humains. Les animaux génétiquement modifiés pour le gène de Ki-existent uniquement chez la souris, et permettent d’analyser les rôles physio-pathologiques de Ki-67. Les animaux seront utilisés à partir de 2 mois d'âge selon les protocoles établis dans la littérature, lorsqu’ils auront atteint un poids minimum de 20g. Cet âge tient compte de la maturité sexuelle nettement dépassée pour les animaux, compatible avec la description des âges des patients atteints de cancer du sein, colorectal ou mélanome.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 1488
Souffrances
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▲ 368
▲ 1120
Devenir
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 1488

Pour répondre à une obligation réglementaire avant la mise sur le marché de dispositifs médicaux, 1488 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1120 dans des procédures classées au niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent les substances par gavage, par voie cutanée sous pansement ou par injection intraveineuse, pour des tests de toxicité aiguë et de sensibilisation. Le porteur décrit des signes de toxicité générale pouvant aller jusqu'aux convulsions, aux tremblements et à la mort. Le choix de l'espèce et les tests sont imposés par des normes, non par une question scientifique ouverte.

Objectifs

Les professionnels de santé utilisent aujourd’hui des dispositifs médicaux (prothèse, pansement, produit dentaire, crème…). Le but du projet est d’évaluer la biocompatibilité de ces dispositifs. Autrement dit nous devons déterminer si les dispositifs, qui vont avoir un contact direct et indirect avec les tissus et fluides interne, sont compatibles avec le corps humain. Parmi les paramètres à étudier pour évaluer la biocompatibilité d’un dispositif médical, il faut évaluer les risques de toxicité aiguë ainsi que le potentiel sensibilisant. Pour répondre aux obligations règlementaires avant mise sur le marché de produit, nous réaliserons des tests de toxicité systémique aigüe ainsi qu’un test de sensibilisation sur le modèle souris.

Bénéfices attendus

Le projet permet d’obtenir des données expérimentales utilisées pour conclure sur la sécurité biologique d’un dispositif médical, et par conséquent sa biocompatibilité. Le projet découle d’une évaluation du risque réalisée au préalable en tenant compte de l’utilisation des dispositifs médicaux et des données fournies par le client. Ce projet fait donc partie intégrante de l’évaluation biologique des dispositifs médicaux, une exigence essentielle en matière de sécurité requise par le Règlement Européen et exigée par les organismes notifiés afin d'accorder ou non la mise sur le marché. Ces tests pré-cliniques voués à évaluer la biocompatibilité des dispositifs médicaux ont donc pour but d’obtenir une autorisation de mise sur le marché sans risque pour la santé de l’Homme.

Procédures

- Toxicité par voie orale : traitement unique par gavage (30seconde/animal). Pesée à J0, J2, J7 et J14. Observations cliniques quotidiennes. Injection intrapéritonéale ou dislocation cervicale pour l'analgésie et la mise à mort - Toxicité systémique par voie cutanée : traitement 24h unique local par patchage / dépatchage (mise d’un pansement puis retrait). Pesée à J0, J2, J7 et J14. Observations cliniques quotidiennes. Injection intrapéritonéale ou dislocation cervicale pour l'analgésie et la mise à mort. - Toxicité systémique aigüe par voie intraveineuse et/ou intrapéritonéale : traitement unique par injection intraveineuse ou intrapéritonéale (1minute/animal). Pesée de J0 à J3. Observations cliniques quotidiennes. Injection intrapéritonéale ou dislocation cervicale pour l'analgésie et la mise à mort. - Sensibilisation cutanée : 3 applications locales sur les oreilles (30secondes/animal) et 2 mesures de l’épaisseur de l’oreille (10secondes/animal) sur animaux vigiles. Pesée à J0 et J6. Une injection intrapéritonéale à J5 sur animaux vigiles (30secondes/animal). Injection intrapéritonéale pour l'analgésie et la mise à mort.

Impact sur les animaux

→ Concernant les études de toxicité systémique, les réactions attendues sont des signes cliniques généraux relevant d’une toxicité systémique : augmentation/diminution de l’activité spontanée des animaux ; diminution du réflexe de Preyer (mouvement involontaire des oreilles lors d’une stimulation auditive) ; augmentation/diminution de la respiration, de la température corporelle, et du tonus musclaire ; limitation du réflexe de retournement ; aspect anormale de la ptose palpébrale (abaissement de la paupière supérieure), de l’aspect de la pupille, de l’aspect du poil ; observation de convulsions, tremblements, salivation, et larmoiement. La toxicité systémique peut également aboutir à la mort de l’animal. S’il y a atteinte des points limites alors l’animal peut être mise à mort pour raison éthique avant la fin de l’étude. Pour le test de toxicité par voie dermique, en plus des effets systémiques, des réactions locales limitées à la zone de traitement peuvent être observées (sécheresse cutanée, perte de souplesse de la peau, érythème pouvant aller jusqu’à la formation d’escharre et/ou de croûte, desctruction de l’épidermes et du derme, œdème). Pour le test de sensibilisation, en plus des effets systémiques, des réactions locales limitées à la zone de traitement peuvent également être observées (sécheresse cutanée, érythème, œdème). De plus les animaux sont hébergés seuls. Il nous est impossible d’estimer ou de prédire la durée de ces nuisances car elles seront dépendantes du produit testé. En revanche, des grilles d’évaluation sont mises en place en parallèle pour suivre le bien-être de l’animal, s’il y a atteinte des points limites alors l’animal sera mis à mort pour raison éthique avant la fin de l’étude. De plus les animaux traités par voie orale seront avant le test mis à jeûn pendant plusieurs heures (max 4h), les animaux traités par voie dermique seront isolés pendant la durée de l’application (24 heures) et les animaux utilisés pour le test de sensibilisation seront hébergés en cage individuelle.

Devenir

- Toxicité par voie orale et toxicité systémique par voie cutanée : autopsie générale, suite à la mise à mort, avec observation particulière des sites de traitement (estomac et peau du dos, respectivement) - Toxicité systémique aigüe par voie intraveineuse et/ou intrapéritonéale : mise à mort. - Sensibilisation cutanée : nécessité de prélever les ganglions lymphatiques auriculaires pour la préparation de suspensions cellulaires.

Remplacement

L’ensemble des procédures d’évaluation de la toxicité aiguë visent à assurer, pour l’utilisateur final, la sécurité biologique et la biocompatibilité d’un dispositif médical. Ces procédures ne sont réalisées que si les informations rassemblées lors d’une analyse de risques biologiques, réalisée en amont, ne sont pas suffisantes pour considérer le risque comme négligeable (identité et structure chimique des composants, propriétés physico-chimiques, résultats obtenus dans tous les autres essais de toxicité in vitro et in vivo sur le dispositif ou ses composants, données toxicologiques de substance structurellement apparentées et l’usage escompté). A ce jour aucun modèle in vitro permettant d’évaluer la toxicité systémique aiguë d’un dispositif médical n’est décrite dans les normes communément accepté par les autorités réglementaires pour autoriser la mise sur le marché. Concernant l’évaluation du potentiel sensibilant d’un dispositif, là encore, à l’heure actuelle aucun modèles in vitro n’est assez élaborés pour être représentatif d’un organisme vivant et donc accepté par les autorités réglementaires pour accorder une mise sur le marché.

Réduction

Ces tests ne sont réalisés que sur un seul sexe afin de limiter le nombre d’animaux. Des femelles sont préférentiellement utilisées car elles sont moins agressives. Nous n’utiliserons des mâles que si le dispositif médical à tester est exclusivement pour un usage masculin. Pour l’étude de toxicité aiguë TAIs, afin de limiter le nombre d’animaux encore davantage nous essayons au maximum de grouper plusieurs études afin de ne réaliser qu’un seul groupe témoin. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étape est fixé par les normes spécifiques aux procédures. Et ne peut donc pas être réduit. En effet pour établir ces normes des tests statistiques ont été réalisés pour établir le nombre d’animaux nécessaire pour statuer sur la toxicité d’un produit. Ces tests statistiques ne sont donc plus faits en routine. Le nombre de test annuel est basé sur une estimation au vu du nombre de tests effectués les années précédentes. Aucun test statistique ne sera effectué dans ces projets.

Raffinement

A leur arrivée, les animaux sont mis en cage par groupe de 5 animaux, par l’animalier qui effectue un premier contrôle de leur état de santé. Seuls les animaux participant au test de sensibilisation sont hébergés individuellement. En vue de leur acclimatation aux conditions du laboratoire, les animaux sont gardés pendant au minimum 5 jours avant le début des procédures, pour garantir leur bien-être. La taille des cages est adaptée aux critères de bien être animal, elles sont transparentes avec une grille perforée sur le dessus et contiennent de la litière constituée de copeaux de bois résineux déshydratée puis tamisée, ainsi que des frisottis, une balençoire et un tunnel en carton comme enrichissement. Les animaux ont un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau et la litière souillée est remplacée par de la litière propre 2 fois par semaine. Les cages des souris hébergées en individuel sont placées les unes à côté des autres pour permettre un lien visuel (paroi transparente) et olfactif et auditif (grille pour fermer la cage au-dessus) entre les animaux. Pour le test de sensibilisation un essai préliminaire, sur un nombre le plus réduit possible d’animaux, est effectué afin de déterminer la dose non irritante qui sera testé lors de l’essai définitif sur un plus grand nombre d’animaux. S’il y a atteinte des points limites alors l’animal sera mis à mort pour raison éthique avant la fin de l’étude. Les points limites sont définis pour ces tests afin d’éviter toute souffrance inutile aux animaux. Enfin, une permanence est effectuée les week-ends et jour fériés par le personnel du laboratoire. Au vu du but de ces tests (évaluation des effets toxiques ou sensibilisant d’un dispositif) aucune médication ne pourra être mis en place durant la phase expérimentale car cela biaiserait les résultats des études. Les seules étapes de soins pouvant être mis en place sont l’isolement de l’animal afin de mieux l’observer (comportements, selles, alimentation), mise en place d’une lampe chauffante dans le cas d’une diminution de la température, nourriture mouillée et broyée pour faciliter la prise alimentaire, désinfecter une blessure, réhydratation par injection de sérum physiologique. L’ensemble de ces étapes sera mis en place sur conseil et avec l’accord du vétérinaire.

Choix des espèces

La souris, reste le modèle de choix utilisé pour ces essais, cela est décrit dans des normes réglementaires. Ce sont ces normes qui imposent l’espèce a utilisé en fonction du test. Des souris d’espèces différentes sont utilisé pour les tests de toxicité et pour le test de sensibilisation. Ces normes imposent également le stade de développement des animaux qui est de 7 à 12 semaines. Les femelles utilisées sont nullipares et non gravides.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 1256
Souffrances
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Devenir
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 1256

1256 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie générale, les animaux étant tués avant tout réveil. Chacune subit une chirurgie de trente minutes à deux heures reproduisant une interruption puis un retour brutal de la circulation sanguine, la lésion dite de reperfusion, suivie d'un prélèvement de sang et d'organes. L'objectif déclaré est de tester des molécules protectrices de l'intestin après ce type d'accident vasculaire. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas d'alternative" non animale, l'étude portant selon lui sur plusieurs organes en interaction.

Objectifs

Lors d’accidents graves touchant le ventre ou les jambes, un ballonnet peut être placé en urgence à l’intérieur de l’aorte pour arrêter un saignement important et sauver des vies. Ce ballonnet bloque temporairement le passage du sang, ce qui empêche les tissus de recevoir l’oxygène et les nutriments dont ils ont besoin. Si cette interruption dure trop longtemps, cela peut causer de graves dommages aux organes. Quand le ballonnet est retiré et que le sang recommence à circuler, certains tissus fragiles peuvent être endommagés par ce retour soudain du sang riche en oxygène. Ce phénomène, appelé « lésion de reperfusion », provoque la mort des cellules et peut entraîner une défaillance des organes. Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement capable de protéger efficacement plusieurs organes contre ces lésions. Ce projet vise à mieux comprendre comment les cellules meurent après le retrait du ballonnet, et à tester un nouveau traitement à base de petites molécules naturelles (nommées peptides cardioprotecteurs) développé en laboratoire, qui a déjà montré des résultats prometteurs pour protéger le cœur lors d’attaques cardiaques.

Bénéfices attendus

A ce jour, il n’existe aucun traitement pharmacologique disponible pour traiter les lésions de reperfusion des organes abdominaux soumis à une séquence d’ischémie/reperfusion après la mise en place d’un système REBOA. A moyen terme, ce projet preuve-de-concept pourra apporter des bénéfices dans la pratique courante chirurgicale utilisant le clampage aortique abdominal ou des artères spécifiques pour les interventions sur les organes isolés. A long terme, ce projet innovant aura un impact considérable en santé humaine en diminuant la mortalité des patients présentant des traumatismes abdominaux pelviens causés par les accidents de la route ou chez les militaires mais également sur les coûts sociétaux associés directs (hospitalisation, rééducation) et indirects (arrêts maladie).

Procédures

1256 souris seront soumises à : 1 injection sur animal vigile de produits anesthésiants puis 1 injection de produits anesthésiants après sédation + 2 injections de sérum physiologique + 1 chirurgie sous anesthésie générale (durée entre 30 min et 2h) + 1 injection (de substances pharmacologiques ou sérum physiologique) + 1 prélèvement de sang total et des organes (15 min)

Impact sur les animaux

Les animaux subiront une intervention sans réveil avec anesthésie générale tout au long.

Devenir

Tous les animaux à l’issue de l’expérimentation seront mis à mort et les organes prélevés seront analysés afin de comprendre les mécanismes activés par le traitement protecteur.

Remplacement

Il n’y a pas d’alternative non-animale disponible pour ce projet car il est basé sur une étude multi-organes. D’une part, la protection par les molécules thérapeutiques doit se mesurer sur différents types de cellules, fonctionnelles, de soutien et vasculaires qui interagissent de manière complexe, ce qui est impossible à reproduire in vitro. D’autre part, l’injection des molécules doit se faire strictement par voie sanguine (IV) afin de mimer le cas clinique.

Réduction

Nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d'animaux nécessaire pour avoir des résultats significatifs. Pour tenter de limiter le nombre d’animaux, l’analyse des résultats se fera au fur et à mesure des expérimentations. Cela permettra d’arrêter les inclusions dès la limite de significativité atteinte. Une autre mesure prise est l’analyse de plusieurs organes pour un même animal.

Raffinement

Les animaux subiront une anesthésie générale avec contrôle de l’analgésie pour une prise en charge optimale de la douleur. Le protocole a été optimisé de manière à ce qu’il soit le moins invasif : 1 seule injection sera pratiquée sur l’animal vigile, le reste sera effectué sur animal sédaté. Le contrôle de l’analgésie se fera par l’expérimentateur en pinçant les pattes antérieures et postérieures pendant toute la procédure pour vérifier l’absence de sensibilité. L’intubation (ventilation mécanique) sera opérée dès la sédation complète ainsi que l’hydratation sur une table chauffée permettant ainsi de préserver les constantes physiologiques cardiorespiratoires et maintenir l'animal en vie.

Choix des espèces

L’espèce Mus musculus a été choisie pour développer les modèles d’étude de l’équipe. Les raisons sont: - L’Homme et la souris possèdent 99% de gènes identiques donc le choix de la souris est très avantageux pour une étude qui permet d’étudier les effets d’un futur médicament - Des études montrent que presque tous les gènes associés à des maladies humaines sont retrouvés chez les rongeurs. - La souche de souris choisie est celle qui est reconnue internationalement et qui sera utilisée pour les études règlementaires pré-cliniques futures (toxicité, pharmacologie...) ; -Les résultats antérieurs obtenus par l’équipe montrent que ce modèle est proche de l’Homme (contrairement au rat). Les expériences pourront donc être réalisées sur les animaux âgés de 9 et 13 semaines correspondant à la population adulte humaine.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 726
Souffrances
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▲ 726
Devenir
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 726

Génétiquement prédisposées à développer un lupus, 726 souris de la lignée MRL/lpr vont être utilisées dans des procédures classées au niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. À partir de dix à onze semaines, elles développent d'elles-mêmes une maladie auto-immune généralisée, avec atteintes des reins, de la peau, des articulations et des vaisseaux, dont la gravité culmine vers dix-sept semaines. Le porteur écrit qu'aucun prélèvement ni acte chirurgical n'est prévu sur ces animaux. La souffrance sévère tient donc au fait de les laisser développer la maladie jusqu'à son plein établissement avant de les tuer pour prélèvement.

Objectifs

Ce projet de recherche fondamentale vise à mieux comprendre les mécanismes de l’inflammation du système nerveux (neuroinflammation) et de la dégradation de la myéline (démyélinisation) dans le contexte du neurolupus, une forme neurologique du lupus. Le projet utilise la souris MRL/lpr, un modèle reconnu du lupus humain. Ces animaux développent spontanément des symptômes similaires à ceux observés chez les patients : atteintes rénales, production d’auto-anticorps, gonflement des ganglions lymphatiques, activation excessive du système immunitaire et troubles du comportement. Ces caractéristiques rendent ce modèle particulièrement adapté à l’étude des formes neurologiques du lupus. L’autorisation demandée concerne le maintien d’un élevage de souris MRL/lpr afin de disposer de tissus cérébraux pour la préparation de cultures cellulaires. Ces cultures permettront d’étudier, dans un environnement contrôlé, les mécanismes impliqués dans le neurolupus et d’autres maladies neuroinflammatoires. Ce travail contribuera à la réduction du recours à l’expérimentation animale in vivo, grâce à la création de cultures primaires et de banques de cellules réutilisables. Le projet respecte ainsi les principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement) et vise à limiter au maximum l’impact sur les animaux utilisés.

Bénéfices attendus

Ce projet présente des bénéfices scientifiques et médicaux. Il vise à identifier des marqueurs moléculaires et cellulaires spécifiques du neurolupus, afin d’améliorer le diagnostic précoce et de favoriser le développement de nouvelles approches thérapeutiques. Il permettra également de mieux comprendre les interactions entre cellules microgliales et oligodendrocytaires, deux types de cellules cérébrales impliquées dans la réponse immunitaire et la formation de la myéline. Ces connaissances pourraient contribuer à limiter la neuroinflammation et à favoriser la réparation des tissus nerveux. À plus long terme, ce travail pourrait conduire à la mise au point de traitements ciblés pour le neurolupus, une complication neurologique sévère du lupus érythémateux disséminé, et bénéficier également à la recherche sur d’autres maladies neuroinflammatoires comme la sclérose en plaques. Retombées potentielles pour la santé humaine ou animale : Les retombées concernent principalement la santé humaine. Les résultats pourraient améliorer la compréhension des atteintes neurologiques du lupus et d’autres maladies auto-immunes, et contribuer au développement de thérapies plus efficaces et mieux tolérées. De façon indirecte, ces avancées profiteront aussi à la santé animale en améliorant la connaissance des mécanismes inflammatoires communs à plusieurs espèces.

Procédures

Aucun prélèvement ni procédure chirurgicale sur ces animaux n'est prévu.

Impact sur les animaux

À partir de 10 à 11 semaines d’âge, les souris MRL/lpr développent spontanément un phénotype de type lupus reproduisant plusieurs caractéristiques du lupus érythémateux disséminé humain, avec notamment une réponse auto-immune entraînant une inflammation généralisée et à des lésions touchant divers organes,tels que les vaisseaux, la peau, les articulations et les reins. La sévérité de l’atteinte évolue avec l’âge : elle est modérée entre 10 et 14 semaines, puis s’aggrave à partir de 15 semaines, pour atteindre un pic à 17 semaines et le plein établissement du phénotype lupique. Les animaux sont identifiés précocement par tatouage, sans recours au génotypage, les croisements étant réalisées exclusivement entre individus de la même lignée (MRL/lpr × MRL/lpr). et suffisamment sévère, avec une inflammation systémique marquée et des atteintes d’organes bien développées, notamment rénale, cutanée et articulaire. Cela permet d’évaluer les mécanismes physiopathologiques et/ou l’efficacité des interventions dans un contexte de maladie avérée, plus proche des formes cliniquement significatives du lupus humain, tout en conservant une fenêtre d’intervention compatible avec le bien-être animal et les points-limites définis.

Devenir

Mise à mort pour prélèvement

Remplacement

Pour étudier le fonctionnement des cellules cérébrales, il est nécessaire de prélever du tissu cérébral chez la souris. Avant de choisir ce modèle, différentes alternatives ont été examinées. À ce jour, aucune méthode informatique (in silico), aucun organoïde cérébral ni aucune lignée cellulaire existante ne permet de reproduire fidèlement les interactions complexes entre les microglies et les oligodendrocytes dans le contexte d’une maladie auto-immune spontanée comme le lupus. L’utilisation de tissus provenant de souris MRL/lpr reste donc la méthode la plus adaptée pour atteindre les objectifs scientifiques de ce projet.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera strictement limité aux besoins expérimentaux définis par le protocole. Les prélèvements de tissus seront mutualisés afin de réaliser plusieurs analyses à partir d’un même animal. Les protocoles d’isolement cellulaire seront optimisés pour maximiser la viabilité et le rendement des cellules, ce qui permettra de limiter les répétitions et d’exploiter pleinement chaque prélèvement. De plus, la mise en place d’une banque de cellules cryoconservées assurera la disponibilité d’un matériel biologique durable, permettant des analyses complémentaires sans recourir à de nouveaux animaux. Sur la base des besoins expérimentaux, il est estimé qu’un effectif de 12 animaux par mois sera suffisant pour couvrir l’ensemble des analyses, conformément au principe de Réduction des 3R.

Raffinement

Les conditions d’hébergement des souris sont adaptées à leurs comportements naturels. Les animaux sont maintenus en groupes sociaux et les cages sont enrichies avec des matériaux favorisant le comportement naturel : éléments de nidification (ouate de cellulose, frisure de papier kraft), tunnels et bâtonnets à ronger. Ces enrichissements stimulent l’activité motrice, les interactions sociales et la thermorégulation grâce à la construction de nids. Les cages sont placées sur des portoirs ventilés et les animaux bénéficient d’une période d’acclimatation d’au moins 15 jours. Cette période permet de réduire le stress lié au transport, de favoriser l’adaptation au nouvel environnement et de détecter précocement toute anomalie comportementale ou posturale. Après acclimatation, les accouplements sont réalisés dans les conditions habituelles d’élevage. La durée totale des études ne dépasse pas 17 semaines.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle de choix pour l’étude des pathologies neurologiques et immuno-inflammatoires en raison de la forte homologie génétique avec l’humain (≈ 99 %), d’une neuroanatomie bien caractérisée et d’une physiopathologie largement documentée. Elle offre une excellente reproductibilité expérimentale, une facilité de manipulation et permet d’obtenir des résultats transposables aux neuropathologies humaines dans des délais compatibles avec les contraintes expérimentales. Parmi les lignées disponibles, le modèle MRL/lpr est particulièrement reconnu et validé pour reproduire fidèlement les caractéristiques cliniques et immunologiques du lupus érythémateux disséminé, y compris ses formes neuropsychiatriques (neurolupus). Ce modèle présente une activation spontanée des réponses auto-immunes et une atteinte neurologique progressive, ce qui en fait un outil particulièrement pertinent pour l’étude des mécanismes de neuroinflammation et de démyélinisation dans un contexte auto-immun spontané. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte à 17 semaines, période correspondant au pic de développement de la pathologie lupique dans le modèle MRL/lpr. Cet âge a été déterminé sur la base de la littérature scientifique et correspond à la phase où les manifestations cliniques et immunologiques du lupus sont pleinement établies. Ce choix garantit la pertinence biologique du modèle et la reproductibilité des résultats expérimentaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 20
Souffrances
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Devenir
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Toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes, 20 souris dites humanisées vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent quatre injections intrapéritonéales d'une molécule censée faire mûrir un système immunitaire humain greffé, puis un prélèvement de sang sous anesthésie gazeuse. Leur mise à mort tient à l'objet même de l'étude, vérifier après leur mort si ces cellules humaines se comportent comme chez l'humain. Le porteur affirme que ce dispositif remplace des études cliniques sur l'être humain.

Objectifs

Les modèles animaux classiques sont d’une grande utilité dans les études précliniques car ils permettent de tester des hypothèses et des traitements de manière robuste. Malheureusement, le système immunitaire de la souris reste différent de celui de l’Homme et ne peut parfaitement mimer les réponses qui se développeront chez l’Homme. A mi-chemin entre souris et Homme ont été développées des souris humanisées, c’est-à-dire qui possèdent des cellules du système immunitaire humain. L’objectif de ce projet est de tester si les cellules immunitaires présentes chez des souris humanisées possèdent les même caractéristiques fonctionnelles et phénotypiques que les cellules humaines.

Bénéfices attendus

Cette étude pilote permettra de mieux caractériser le système immunitaire humain présents dans les souris humanisées. Les bénéfices attendus de ce projet doivent être considérés à l’aune de son caractère exploratoire. Sur le plan scientifique, cette étude permettra d’évaluer la transposabilité des données issues d’expériences réalisées chez les souris humanisées et ainsi de les utiliser au mieux de leur capacité. D’un point de vue translationnel, l’identification d’un modèle murin récapitulant les caractéristiques du système immunitaire humain permettra la mise en place d’études précliniques dont les résultats mimeront avec une grande fidélité ceux attendus chez l’Homme.

Procédures

Les souris vigiles recevront 4 administrations d’une molécule permettant la maturation du système immunitaire en IP (30 secondes par geste). Les souris endormies se verront prélever du sang au niveau de la mandibule une fois pendant une minute.

Impact sur les animaux

Les 4 injections de la molécule permettant la maturation du système immunitaire humain se feront en intra péritonéale. Ces injections sont susceptibles de générer un stress lié à la contention pendant l’injection. L’injection en elle-même n’est pas douloureuse. Le prélèvement de sang se fera sous anesthésie gazeuse par isoflurane et ne devrait pas susciter de douleur.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à l’issue de la procédure afin d’étudier le système immunitaire humain qui s’est développé dans différents organes.

Remplacement

Des expériences in vitro ont été réalisées en amont grâce à l’utilisation de poches de sang. Cependant le système immunitaire humain est complexe et dépendant de son microenvironnement, absent lors des études in vitro. L’utilisation de souris possédant un système immunitaire humanisé permet le remplacement d’étude clinique sur l’homme.

Réduction

Le principe de réduction est au cœur de la conception de cette étude pilote. En menant d’abord une étude préliminaire, nous pourrons déterminer si ces souris humanisées possèdent un système immunitaire humain dont les fonctionnalités sont proches de celle d’un être humain. Cette étape exploratoire permettra d’évaluer la pertinence et la faisabilité d’une étude plus vaste, évitant ainsi l’utilisation d’un nombre plus important d’animaux sans justification scientifique préalable. De plus, notre équipe a déjà généré un volume important de données in vitro en utilisant des poches de sang. En combinant ces deux éléments — étude pilote préalable et exploitation des données expérimentales existantes — nous respectons pleinement le principe de réduction, en utilisant le minimum d’animaux nécessaires pour répondre à la question scientifique tout en assurant la robustesse et la pertinence des conclusions.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé (lumière, température, bruit). L’hébergement se fera classiquement en cagepouvant accueillir 10 animaux. Leur surveillance et l’entretien des cages seront réalisés par un personnel expérimenté. Ils bénéficieront d’un enrichissement du milieu de vie par des éléments creux plastiques (tunnels), et des bandelettes de papiers, permettant de réduire l‘ennui, diminuer le stress en stimulant l‘activité et procure un sentiment de sécurité à l‘animal dans la cage. Un suivi quotidien par du personnel qualifié et ayant l’habitude du modèle sera réalisé pour repérer au plus vite les éventuels signes de détresse. Le prélèvement sanguin sera réalisé sous anesthésie générale de l’animal (isoflurane) suivi de la mise à mort par dislocation cervicale avant le réveil.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris car le processus d’humanisation de leur système immunitaire est maitrisé en routine par la société les mettant en œuvre. Les souris autorisent une variété de techniques d’administration et de prélèvement présentant des analogies avec ce qui est réalisé en recherche clinique sur l’homme. Nous utiliserons des souris âgées de 8 à 14 semaines et avec un poids minimum de 21g. Ces critères correspondent à un stade de développement adulte de l’animal qui a pu reconstituer un système immunitaire humain complet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 360
Souffrances
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▲ 360
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Devenir
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 360

360 souris génétiquement modifiées pour reproduire le syndrome de Wolfram vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Anesthésiées à plusieurs reprises pour des examens du fond d'œil, de la rétine et des électrorétinogrammes, une partie reçoit à la naissance une injection dans la veine temporale. Le porteur décrit des effets possibles du modèle, démarche instable, tremblements, désorientation et comportement anxieux. Il affirme que ce modèle est le "seul moyen" d'explorer les mécanismes de la maladie et le seul à pouvoir tester des traitements sur la rétine, présentant cette irremplaçabilité comme un fait acquis.

Objectifs

Le projet porte sur le Syndrome de Wolfram, une maladie qui entraine une perte de la vision progressive due à une perte de la fonction du nerf optique qui permet de relier l’œil au cerveau. Il n’existe actuellement pas de traitement pour traiter cette maladie. Nous avons donc généré un modèle animal pour reproduire la maladie et tester des traitements. Ce modèle animal reproduit fidèlement les atteintes retrouvées chez les patients. Il est important de noter que ce modèle représente le seul moyen d'explorer les mécanismes responsables de la maladie. Ce modèle est également le seul modèle qui puisse être utilisé pour tester des traitements sur la rétine. Nous développerons 2 approches : 1) une étude sur les cellules de la rétine qui sont défectueuses que nous mettrons en culture afin d’étudier leur croissance en réponse à plusieurs traitements. 2) Nous développerons un axe de recherche sur les animaux vivants, auxquels nous injecterons une forme fonctionnelle de la protéine défectueuse afin de protéger leur rétine. Nous mesurerons le bénéfice de cette thérapie sur la fonction visuelle des animaux au cours du temps.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre en évidence si notre traitement est capable de protéger la vision des animaux. A long terme, ce projet permettra de proposer un traitement de thérapie génique chez les patients atteints de perte de fonction du nerf optique.

Procédures

90 animaux seront anesthésiés pendant 30 minutes, deux fois, avec une semaine d’intervalle, lorsqu’ils auront 1 mois. Pendant l’anesthésie, ils passeront : • un examen du fond d’œil (10 min), • une analyse des couches de la rétine (10 min), • un électrorétinogramme (10 min). Parmi eux, 60 auront reçu une injection dans la veine temporale à la naissance. 90 autres animaux seront anesthésiés pendant 30 minutes, quatre fois en tout : deux fois à 1 mois (à une semaine d’intervalle) et deux fois à 3 mois (à une semaine d’intervalle). Ils passeront les mêmes examens que ci-dessus. Parmi eux, 60 auront reçu une injection dans la veine temporale à la naissance. 180 animaux seront anesthésiés pendant 30 minutes, six fois en tout : deux fois à 1 mois, deux fois à 3 mois et deux fois à 6 mois (toujours à une semaine d’intervalle à chaque âge). Ils passeront les mêmes examens que ci-dessus. Parmi eux, 120 auront reçu une injection dans la veine temporale à la naissance.

Impact sur les animaux

Les tests fonctionnels pour mesurer la vision sont indolores et pratiqués couramment en ophtalmologie humaine. L’injection des virus peut induire une courte douleur (moins de 2 min). Une partie des tests se fera sous anesthésie générale. Lors du réveil les souris peuvent être désorientées et stressées. Après chaque exploration (test), les souris seront observées quotidiennement. Les effets indésirables liés au modèle de souris peuvent être une démarche instable, des tremblements, une incapacité à grimper, une désorientation, un comportement anxieux.

Devenir

Les animaux seront tous euthanasiés pour prélèvement de tissus post-mortem. De plus, la plupart des animaux utilisés étants génétiquement modifiés et/ou infectés par des virus génétiquement modifiés eux aussi, il nous est impossible de replacer ou de faire adopter ces animaux. Ils seront donc euthanasiés à la fin de chaque procédure.

Remplacement

Nous avons généré une souris reproduisant une maladie qui entraine une baisse progressive de l’acuité visuelle due à la perte du nerf optique. Il n’y a pas de traitement. Il est important de noter que ce modèle représente le seul moyen d'explorer les mécanismes responsables de la maladie et de tester des traitements. Dans le cadre d'essais cliniques de thérapie génique, le recours à la souris est nécessaire et permet d’apporter une indication de l’efficacité du traitement.

Réduction

Notre projet étudie toutes les souris qu’elles soient porteuses de mutation ou non. Nous avons également constaté une différence d’atteinte chez les mâles et les femelles, de ce fait notre étude prend en compte mâles et femelles. Les mêmes animaux seront étudiés à 1, 3 et 6 mois avant leur euthanasie. Les effectifs ont été ramenés au minimum permettant d’avoir un effet statistique significatif.

Raffinement

Toutes les mesures biologiques pour étudier la vision et l’audition sont effectuées sur l’animal sous anesthésie. Les animaux sont placés sur une couverture chauffante (37°C) jusqu'au réveil. Après toutes analyses, les souris seront observées quotidiennement. Si des animaux montrent des signes de douleurs ou de souffrances, nous évaluerons cette souffrance et nous prendrons les décisions nécessaires afin de réduire la durée et l’intensité de la souffrance pour y mettre fin.

Choix des espèces

Le projet utilise la souris, car c’est le modèle mammifère de référence pour étudier l’impact d’une mutation d’un gène sur l’organisme. Les souris modèles que nous utilisons portent des mutations retrouvées chez les patients atteints de Syndrome de Wolfram et reproduisent les caractéristiques cliniques de la maladie chez l’homme. Ces souris sont donc de très bons modèles animaux pour tester des traitements. Les animaux utilisés pour faire des cultures de cellules rétiniennes seront des animaux de 3 jours après la naissance. Ce stade est le stade utilisé pour avoir les meilleurs résultats (rendement en quantité de cellules). Des traitements seront testés sur ces cellules afin d’identifier des molécules protectrices des cellules ganglionnaires de la rétine. Les animaux génétiquement modifiés reproduisant la maladie seront traités par thérapie génique à la naissance et leur vision sera explorée au cours du temps (à 1,3 et 6 mois) afin d’évaluer le bénéfice thérapeutique de l’approche de thérapie génique. Des prélèvements de rétines seront réalisés sur les animaux de 1,3 et 6 mois après euthanasie afin d’évaluer l’effet du traitement sur la morphologie de la rétine.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 220
Souffrances
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▲ 220
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Devenir
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 220

Pour servir de groupe témoin à des travaux sur l'accident vasculaire cérébral, 220 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection unique dans l'abdomen d'une suspension bactérienne qui déclenche une inflammation de l'"organisme entier", puis une prise de température rectale sur animal éveillé. Le porteur décrit une possible hypothermie, des diarrhées et des modifications de la respiration et de la motricité dans les heures qui suivent. Ces 220 individus ne servent pas à tester un traitement mais à caler un modèle d'inflammation destiné à d'autres expériences du laboratoire.

Objectifs

L’inflammation est une réaction de défense immunitaire du corps à une agression : infection, brûlure, allergie… Dans ce projet, nous portons un intérêt particulier aux cellules sentinelles du système immunitaire au niveau cérébral, en contact avec l’environnement, rapidement mobilisées en cas d’inflammation. Les cellules immunitaires sont présentes dans différentes régions cérébrales où elles sont capables d’interagir avec les vaisseaux sanguins, les neurones ainsi que d’autres types cellulaires présents. Elles ont été décrites dans la littérature comme étant impliquées dans de l’inflammation au niveau cérébral observée dans diverses pathologies du système nerveux central (SNC) telles que les accidents vasculaires cérébraux (AVC). L’objectif de ce projet est d’utiliser l’injection d’une suspension de bactéries (bactéries Escherichia Coli) appelées lipopolysaccharides (LPS) chez la souris pour induire une inflammation générale conduisant à l’activation du système immunitaire au niveau du SNC. Ce modèle d’inflammation constituera un contrôle positif pour l’étude de la réponse inflammatoire dans les AVC étudiés au sein de notre laboratoire et pour lesquels nous disposons d’ores et déjà de saisines dédiées. Ainsi, les animaux constituant ce groupe contrôle recevront le LPS et seront suivis pendant 24 heures (observation de leur comportement général). A l’issue des 24 heures, sous anesthésie générale, les animaux seront mis à mort et les organes seront prélevés pour la réalisation d’analyses diverses. Les données générées par les analyses qui seront effectuées permettront d’évaluer l’efficacité potentielle des molécules testées dans le cadre du développement de thérapies novatrices visant l’inflammation dans le domaine de l’AVC.

Bénéfices attendus

Le groupe d’animaux concerné par cette procédure constitue un groupe contrôle positif permettant de valider la présence au niveau cérébral des cellules immunitaires qui sont impliquées dans la réponse inflammatoire déclenchée en cas d’AVC. Cette réponse inflammatoire étant à l’origine d’une cascade d’évènements délétères dans l’AVC, elle représente une cible de choix dans le développement de stratégies thérapeutiques. Ainsi, grâce à ce groupe d’animaux, le partenaire industriel sera en mesure d’évaluer l’intérêt du développement de cette stratégie et pourrait à terme proposer de nouvelles solutions thérapeutiques pour le traitement des AVC.

Procédures

Les 220 souris de cette procédure seront soumises à l’induction d’une inflammation générale par injection dans le bas de la cavité abdominale d’une suspension d’origine bactérienne. L’injection est effectuée 1 seule fois sans anesthésie, le geste étant très rapide, quelques secondes, et effectué par du personnel qualifié. Les souris seront observées 6 heures après l’injection et une prise de température corporelle au niveau rectal sera effectuée et comparée à la mesure prise en amont de l’injection. Ces prises de température et observations de l’état général des animaux se feront sur animal éveillé et prendront au total moins d’une minute.

Impact sur les animaux

L’induction d’une inflammation générale affectant l’organisme entier pourra entrainer des variations de la température corporelle (hypothermie dans les premières heures), se traduisant par des modifications du comportement des animaux. L’apparence, la respiration et la motricité des animaux pourraient aussi être modifiés. L’apparition de diarrhées pourrait survenir.

Devenir

A l’issue de la procédure, tous les animaux seront mis à mort.

Remplacement

Ce projet correspond aux étapes des tests d’innocuité et d’efficacité de thérapeutiques in vivo faisant suite aux nombreuses expérimentations et validations réalisées in vitro par les industriels financeurs. Actuellement il n’existe aucune méthode alternative à l’expérimentation animale nous permettant d’obtenir le même niveau d’information obtenue avec l’expérimentation animale. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons dans la littérature et au sein de notre laboratoire font de la souris le modèle préférentiel pour mener à bien ce projet. En effet, mus musculus est l’une des espèces animales la plus étudiée dans le domaine de l’AVC hémorragique, permettant une analyse comparative et critique des résultats obtenus.

Réduction

Ces groupes contrôles devrons être composés du même nombre d’animaux que les groupes de nos modèles d’AVC. Ainsi, pour ces modèles d’AVC, les données extraites de la littérature scientifique préclinique, combinées à une étude de détermination de la puissance statistique régulièrement mise à jour avec nos données permettent de définir un nombre minimal d’animaux de 18 par groupes dans nos conditions protocolaires. Cette approche nous offre la capacité de visualiser des différences réelles de manière statistiquement significative entre les groupes étudiés. Afin d’anticiper les exclusions d’animaux dues à des erreurs techniques ou à de la mortalité, l’augmentation de l’effectif de 22 par groupes expérimentaux est obligatoire pour atteindre un effectif final satisfaisant de 18 animaux par groupe. Maintenir cette marge de sécurité contribue à assurer la validité scientifique de notre projet tout en respectant les normes éthiques et les principes de réduction du nombre d'animaux utilisés en recherche. Ainsi, en optimisant le nombre d'animaux utilisés, nous parvenons à concilier l'efficacité de notre projet avec sa valeur scientifique, conformément aux principes de réduction du nombre d'animaux utilisés en recherche.

Raffinement

Afin de détecter de potentielle variations de la température corporelle, des mesures de températures rectales seront effectuées à l’aide d’un thermomètre adapté, en amont de l’injection de LPS puis 6 heures après. Du coton sera ajouté à l’enrichissement habituel pour limiter la déperdition de chaleur au sein des cages. Les animaux présentant des modifications de leur température, de leur apparence, de la respiration et de la motricité se verront attribuer un score qui sera établi à partir de la grille de score rédigée et jointe à la présente demande d’autorisation. Ainsi, leur score permettra de déterminer la prise en charge la plus adaptée à leur état. En cas de constatation de dépassement des points limites fixés et détaillés plus bas dans cette DAP, l’animal sera mis à mort.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) occupe une place prépondérante dans la recherche médicale, particulièrement dans le développement de stratégies thérapeutiques. Cette prééminence découle de divers facteurs, notamment les homologies vasculaires et génétiques entre l’Homme et la souris, ainsi que la facilité de manipulation génétique, le coût relativement bas, et la logistique aisée associée à l'élevage et la stabulation de ces rongeurs. Ces caractéristiques (entre autres) font de la souris un modèle animal privilégié pour la recherche préclinique. Elle offre la possibilité d'une analyse comparative et critique des résultats obtenus avec ceux de la littérature, renforçant ainsi la fiabilité des conclusions et leur applicabilité potentielle chez l'Homme. Les animaux utilisés seront adultes le jour de l’induction de l’inflammation (entre 8 et 14 semaines). Nous induirons ce modèle sur des adultes afin de pouvoir comparer ce groupe contrôle aux animaux de l’étude chez qui l’AVC sera induit.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 12
Souffrances
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Devenir
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Toutes tuées à l'issue pour récupérer leurs tumeurs, 12 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Six reçoivent une injection de cellules de cancer du pancréas dans l'abdomen, six autres une greffe par chirurgie de vingt minutes, puis toutes passent par des imageries sous anesthésie et développent une tumeur pouvant provoquer malnutrition, perte de poids et détresse sévère. Cette étude pilote vise à améliorer le taux de prise de greffe pour, selon le porteur, "réduire" le nombre d'animaux des protocoles suivants. Douze souris sont donc rendues gravement malades au nom d'expériences encore à venir.

Objectifs

Cette étude pilote vise à déterminer si en modifiant notre méthodologie de transplantation des cellules cancéreuses, nous parvenons à améliorer le taux de prise de greffe (et donc à réduire le nombre d’animaux à impliquer dans les prochaines procédures), à contraindre le développement tumoral aux limites de l’organe ciblé (le pancréas), sans que ces actes chirurgicaux supplémentaires ne détériorent le bien-être animal ou ne perturbent le compartiment immunitaire antitumoral des souris.

Bénéfices attendus

A court terme, notre étude pilote devrait permettre de raffiner notre méthodologie d’implantation des cellules pancréatiques dans nos modèles précliniques. De ce fait, cela réduira le nombre d’indivdus nécessaires aux protocoles tout en diminuant les nuisances subies (tumeur limitée au pancréas). A plus long terme, cette étude s’inscrit dans un projet de recherches translationnelles visant à améliorer les stratégies thérapeutiques disponibles pour les patients atteints de cancer du pancréas.

Procédures

Les 12 souris de cette étude seront transplantées avec des cellules tumorales pancréatiques. 6 d’entre elles via une injection péritonéale qui engendrera une brève douleur légère, les 6 autres via une intervention chirurgicale de 20min sous anesthésie. Le développement tumoral sera évalué une fois par semaine (4x au total) par imagerie non invasive mais nécessitant l’anesthésie des animaux (10minutes/souris). Enfin, les 12 animaux subiront également 2 prélèvements sanguins (durée = moins d’une minute) à l’aide de matériel dédié aux rongeurs, un avant transplantation et un second à l’arrêt de l’étude. Ces 2 prélèvements seront réalisés sous anesthésie gazeuse de même que la mise à mort des animaux.

Impact sur les animaux

Les animaux développeront une pathologie tumorale potentiellement grave pouvant engendrer une détresse sévère repérable par l’apparition de malnutrition, d’une perte de poids et d’une réduction de l’activité. Les manipulations et les anesthésies peuvent être source d’angoisses.

Devenir

Afin de caractériser l’efficacité et la spécificité pancréatique des méthodes de transplantations, nous devons récupérer en fin d’expérience les tumeurs de l’ensemble des animaux.

Remplacement

Notre projet avant d’impliquer des souris, fait appel à différents modèles expérimentaux développés in vitro à partir de cultures de cellules. Cependant, l’analyse du rôle du métabolisme mitochondrial dans le dialogue entre les cellules tumorales et leur environnement immunitaire dans le contexte ou non d’une thérapie, ne peut être étudiée de manière satisfaisante que sur des animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur le taux de prise de greffe et la nature de l’infiltrat immunitaire intra tumoral. Ainsi, il ressort que 6 animaux/groupe seront nécessaires.

Raffinement

Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne et une pesée à minima bihebdomadaire, par du personnel compétent afin de détecter précocement toute altération du bien-être animal. L’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance nous conduira à choisir l’action appropriée (comme par exemple l'apport d'un analgésique) à mener en fonction d’une grille de score du bien-être et de points limites prédictifs et spécifiques au projet. Les greffes, les prélèvements et l’imagerie seront réalisées sous anesthésie gazeuse et sur tapis chauffant, afin de réduire à son strict minimum le stress et la souffrance des animaux. Une analgésie per-opératoires sera appliquée lors de la chirurgie. Enfin, le suivi du développement tumoral se fera par des mesures cinétiques utilisant un procédé non invasif à savoir des acquisitions de bioluminescence par imagerie optique sous anesthésie volatile.

Choix des espèces

Le recours aux animaux est indispensable pour ce projet préclinique s’inscrivant dans un programme global d’étude physiopathologique du dialogue systémique entre les cellules tumorales pancréatiques et leur environnement immunitaire qui ne peut se faire que dans un organisme vivant. Le projet nécessite l’utilisation d’une espèce de la classe des mammifères proche de l’humain pour sa physiologie. L’accessibilité à des lignées cellulaires murines constitue aussi un avantage déterminant pour le développement de notre approche, permettant la transplantation de cellules cancéreuses dans des souris receveuses de même fond génétique et l’étude du système immunitaire antitumoral. Les souris receveuses seront implantées avec des cellules cancéreuses pancréatiques murines à l’âge de 6 à 10 semaines, ce qui est un âge classique pour ce type de modèle expérimental de tumeur induite par greffe de cellules cancéreuses.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 120
Souffrances
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Devenir
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Cinq heures d'implantation d'électrodes dans le cerveau, précédées d'une injection intracérébrale de trois heures, 120 rats vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, tous mis à mort pour l'analyse de leur cerveau. Les animaux naviguent ensuite dans un grand labyrinthe pendant que des électrodes enregistrent leur activité cérébrale et que l'optogénétique module certains neurones. Le projet cherche à comprendre comment le cerveau encode et stocke la mémoire spatiale. Le porteur revendique plus de vingt ans d'expérience sur ce type d'implantation et présente le rat comme peu coûteux et facile à héberger.

Objectifs

Notre projet de recherche fondamentale vise à comprendre comment le cerveau encode et mémorise les informations. Pour cela, nous utilisons une approche expérimentale basée sur l’étude de rats, soumis à une procédure permettant d’explorer le fonctionnement de leur cerveau au cours de tâches mnésiques. Chez le rongeur, l’environnement est représenté dans des réseaux de neurones répartis dans différentes régions du cerveau, principalement le cortex et l’hippocampe. Les informations encodées circulent à travers ces circuits avant d’y être stockées de façon plus ou moins durable. Cependant, les mécanismes précis de cette circulation et de cette stabilisation de l’information restent encore mal connus. Par ailleurs, plusieurs études, y compris les nôtres, suggèrent que le thalamus jouerait un rôle essentiel dans le transfert d’informations entre l’hippocampe et le cortex, mais les processus impliqués demeurent à élucider. Pour communiquer entre eux, les neurones utilisent une activité électrique, sous forme de potentiels d’action et d’oscillations des potentiels de champ. En implantant des électrodes dans l’hippocampe, le thalamus et le cortex, nous enregistrons ces signaux. Des outils mathématiques, notamment issus du machine learning, nous permettent ensuite de les décoder lorsque les animaux effectuent des tâches de mémoire spatiale. Nous combinons cette approche avec des techniques d’optogénétique, qui permettent de moduler spécifiquement l’activité de certains groupes de neurones, afin de déterminer comment ces trois régions cérébrales coopèrent pour encoder et consolider les informations. Un tel projet est essentiel pour mieux comprendre l’activité cérébrale à la base de la mémoire. Il s’agit d’un enjeu majeur non seulement pour la recherche fondamentale, mais aussi pour la santé publique : les pathologies affectant la mémoire, dont l’impact social et humain est croissant, restent encore mal prises en charge en raison d’une compréhension insuffisante des mécanismes cérébraux sous-jacents.

Bénéfices attendus

En enregistrant et en manipulant les réseaux neuronaux impliqués dans l’apprentissage et la consolidation de la mémoire spatiale, ce projet apportera à court terme des avancées majeures en recherche fondamentale sur les mécanismes cérébraux qui sous-tendent la mémoire. À plus long terme, ces connaissances contribueront à mieux comprendre les pathologies affectant la mémoire, dont l’impact social et humain est croissant, et à ouvrir de nouvelles pistes pour améliorer leur prévention et leur prise en charge. Ce projet représente ainsi un enjeu essentiel, à la croisée de la recherche fondamentale et de la santé publique.

Procédures

Deux chirurgies (injection intracérébrale, 3h environ, et implantation d'électrodes intracérébrales, 5h environ) sont réalisées sous anesthésie générale

Impact sur les animaux

Les deux interventions invasives prévues seront réalisées sous anesthésie générale, et un traitement complet sera mis en place avant, pendant et après l’opération afin de prévenir toute douleur ou inconfort. Notre équipe dispose de plus de vingt ans d’expérience dans l’implantation de ce type d’électrodes. Nous opérons généralement un à deux rats dans une même série (à quelques jours d’intervalle), ce qui permet un suivi attentif et individualisé de leur état. La cicatrisation après ce type d’intervention est habituellement rapide, et les animaux sont en général prêts à participer aux tâches comportementales environ une semaine après la chirurgie. L’injection de l’outil optogénétique est très ciblée : elle permet d’introduire dans une région précise du cerveau, et dans un type de neurones défini, une protéine (appelée opsine) qui réagit uniquement à une stimulation lumineuse délivrée localement par une microfibre optique. Le vecteur viral utilisé n’est pas pathogène : il s’agit simplement d’une enveloppe inoffensive servant à transporter la séquence génétique nécessaire à l’expression de l’opsine. La tâche de mémoire proposée consiste à naviguer dans un grand labyrinthe pour retrouver le chemin menant à une récompense. Cette tâche a été conçue pour s’inspirer du comportement naturel du rat. Afin de réduire tout stress susceptible d’altérer les performances et le bien-être des animaux, ceux-ci sont longuement habitués à l’expérimentateur et à l’environnement du labyrinthe avant le début des expériences.

Devenir

en fin de procédure, tous les animaux sont euthanasiés afin de collecter les cerveaux pour des analyses anatomiques

Remplacement

L’objectif de ce projet est de comprendre comment le cerveau traite et stocke les informations liées à la mémoire. À ce jour, ces mécanismes restent encore largement méconnus et ne peuvent pas être étudiés sans observer le fonctionnement du cerveau dans un organisme vivant. Il n’existe actuellement aucune méthode alternative permettant de reproduire de manière fiable l’ensemble des processus cérébraux impliqués dans la mémoire, notamment les interactions dynamiques entre différentes régions du cerveau au cours du comportement. Les approches non animales, telles que les modèles informatiques, les cultures de cellules ou les organoïdes cérébraux, sont utiles pour répondre à certaines questions spécifiques, mais elles ne permettent pas d’étudier la mémoire telle qu’elle s’exprime dans un cerveau intact, en interaction avec le corps et l’environnement. L’expérimentation animale reste donc indispensable pour atteindre les objectifs de ce projet. Le rat est utilisé comme modèle expérimental car il s’agit de l’espèce la plus pertinente pour ce type d’étude. De nombreuses recherches ont montré que les structures cérébrales impliquées dans la mémoire, ainsi que leur organisation générale, sont largement conservées entre les rongeurs et l’être humain. Les connaissances acquises chez le rat constituent ainsi une base essentielle pour comprendre les mécanismes de la mémoire humaine et favoriser, à terme, une meilleure prise en charge des troubles de la mémoire.

Réduction

La mémoire étant un processus propre à chaque individu, chaque rat constitue une unité expérimentale à part entière. À l’heure actuelle, les mécanismes précis de la mémoire restent encore mal connus et de nombreux facteurs peuvent influencer les résultats. Il n’est donc pas possible de prévoir à l’avance l’ampleur des effets observés ni de calculer précisément le nombre d’animaux nécessaires par des méthodes statistiques classiques. Afin de limiter le recours aux animaux, nous procédons par étapes. Les expériences débutent avec de très petits groupes de rats (un à trois animaux par condition expérimentale, incluant les groupes contrôles et les groupes soumis à différentes manipulations). Cette approche progressive permet d’évaluer rapidement la variabilité des résultats et d’ajuster les protocoles si nécessaire, sans utiliser un nombre excessif d’animaux. Lorsque les résultats le justifient, les groupes sont complétés progressivement jusqu’à atteindre un effectif minimal permettant des analyses statistiques fiables (au moins huit animaux par groupe). Des méthodes statistiques adaptées sont alors utilisées pour comparer les groupes et identifier uniquement les différences réellement significatives. Cette stratégie permet d’arrêter les expériences dès que des conclusions robustes peuvent être tirées, évitant ainsi l’utilisation d’animaux supplémentaires non nécessaires.

Raffinement

Ce projet met en œuvre de nombreuses mesures visant à réduire au maximum la douleur, la souffrance et le stress des animaux tout au long de l’expérimentation. Des points limites clairement définis et suffisamment précoces sont intégrés à chaque étape de la procédure afin de garantir une prise en charge rapide et adaptée en cas de difficulté. Toutes les interventions invasives sont réalisées sous anesthésie générale, associée systématiquement à des traitements antalgiques avant, pendant et après la chirurgie. Ces mesures permettent de prévenir efficacement la douleur liée aux interventions. Après chaque opération, les animaux reçoivent une hydratation sous-cutanée et sont maintenus au chaud jusqu’à leur réveil complet, afin de favoriser une récupération rapide et confortable. Une alimentation adaptée, sous forme de nourriture ramollie et appétente, est mise à disposition durant les premiers jours suivant la chirurgie pour limiter la perte de poids et faciliter la convalescence. L’état de santé des animaux est surveillé quotidiennement à l’aide d’examens cliniques simples incluant notamment le suivi du poids et de paramètres physiologiques. Cette surveillance permet de détecter précocement tout signe de douleur ou de mal-être. En fonction des observations, des traitements antalgiques complémentaires peuvent être administrés. Si nécessaire, les animaux peuvent être temporairement retirés du protocole expérimental afin de leur laisser le temps de récupérer. En cas d’atteinte d’un point limite majeur, une euthanasie est réalisée après sédation, conformément aux recommandations en vigueur. Le bien-être animal est également pris en compte dans les conditions d’hébergement et de manipulation. Les rats sont logés en groupe dans des cages spacieuses, avec un accès libre à l’eau et à la nourriture, et bénéficient d’un enrichissement de leur environnement (matériaux de nidification, tunnels et objets variés). Un temps important est consacré à l’habituation et à la manipulation douce des animaux par les expérimentateurs, afin de réduire le stress et de respecter au mieux le comportement naturel de l’espèce.

Choix des espèces

Ce projet utilise des rats comme modèle expérimental qui est l'espèce de référence dans le cadre de l’étude des mécanismes de la mémoire. Les régions cérébrales impliquées sont conservées entre les rongeurs et l’humain. De nature très curieuse et de par leur cacapités d'exploration innée pour l'espèce, le rat est l'espèce de choix pour intéroger la mémoire spatiale. De plus, le rat est une espèce peu couteuse et facile d’approvisionnement et d’hébergement.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 3820
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 620
▲ 3200
Devenir
 -
 -
 -
 3820

Le nerf sciatique lésé par chirurgie pour installer une douleur neuropathique, 3 820 souris vont être utilisées dans des procédures dont la plupart, 3 200, atteignent un niveau de souffrance sévère. Aucun antidouleur ne peut leur être administré, la sensibilité à la douleur étant le paramètre mesuré, et toutes sont mises à mort à la fin pour ne pas prolonger cette douleur. Le projet étudie un récepteur neuronal comme cible contre les douleurs chroniques, sur la base de résultats déjà publiés et brevetés. Le porteur limite chaque expérience à un mois après la lésion, seule borne posée à une souffrance délibérément entretenue.

Objectifs

Une douleur qui dure plus de trois mois est définie comme chronique et en tant que telle représente un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale. Les douleurs chroniques affectent environ 20% de la population adulte, et sont pour la plupart résistantes aux traitements thérapeutiques actuels. De plus, l'utilisation de la morphine, molécule de référence pour le traitement de la douleur, est limitée en raison de l'apparition d'effets secondaires et de phénomènes de tolérance. Nous avons démontré que l’activation d’un récepteur neuronale est nécessaire et suffisant pour générer expérimentalement une douleur neuropathique (douleur liées aux nerfs) chez les rongeurs. Plus important encore, nous avons montré que, lorsque l’état de douleur neuropathique était installé, l'inhibition de ce récepteur suffisait à annuler les symptômes douloureux. De plus, nos découvertes récentes étendent le champ d’application aux maladies douloureuses habituellement traitées avec des morphiniques, mais également aux douleurs inflammatoires. Ces résultats ont été publiés et fait l’objet de plusieurs brevets. Dans ce projet, l'implication de ce récepteur, nouvelle cible innovante dans les douleurs chroniques, sera étudiée. De façon plus précise, notre projet s’intéresse à mieux comprendre le rôle de ce récepteur dans différents modèles de douleur et notamment de mieux caractériser son rôle dans les mécanismes de chronicisation douloureuse, de maintien et de récupération, tant au niveau sensoriel qu’émotionnel. Le rôle de ce récepteur sera également étudié en lien avec un récepteur aux opioides dont l’implication a déjà été bien caractérisé dans ces processus.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but, dans un premier temps, de compléter nos connaissances sur la mise en place de douleur et son maintien, ainsi que d’amener de nouvelles clés à la compréhension des mécanismes autour de la douleur chronique. Ce travail, mené depuis maintenant plusieurs années, nous a déjà permis de mettre en avant un acteur essentiel dans les douleurs provoquées par un dysfonctionnement nerveux, mais surtout une cible potentielle pour de nouveaux composés thérapeutique. Le manque évident de traitement pour ce type de douleur agit comme motivateur principal à ces travaux de recherche. Au vue de l’avancée de cet étude, il convient maintenant d’approfondir nos connaissances sur la mécanistique de ce récepteur et les mécanismes associés à l’apparition et le maintien de la douleur, pour en parallèle avoir la possibilité d’avancer des candidats pré-cliniques pour le traitement des douleurs chroniques et réaliser ensuite des études cliniques chez l’homme.

Procédures

Les animaux pourront être soumis à 3 types de procédures chirurgicales différentes, induisant des douleurs neuropathiques ou inflammatoires. Les deux premières induisent des douleurs neuropathiques chez la souris et portent atteinte au nerf sciatique de manières différentes en fonction de la procédure, ces interventions durent entre 5 et 10 minutes et se font sur animaux anesthésiés par inhalation. La quatrième se fait également sur la souris et induit une douleur inflammatoire par une simple incision de la voûte plantaire, cette intervention dure 5 minutes et se fait sur animaux anesthésiés par inhalation.

Impact sur les animaux

La sensibilité étant le paramètre étudié aucun anti-douleur ne peut être utilisé dans ce projet. Cependant, les procédures comprenant une anesthésie par inhalation (voir 5.6.1) seront précédées par l’application d'un spray d’un anesthésique local à 5%, qui sera étalé sur la zone d’injection ou de chirurgie. D’autre part, des tests de toxicologie in vitro sont systématiquement réalisés sur nos composés avant tout test sur l’animal pour garantir la sûreté de nos produits. Aucun des composés déjà testés n’ont montré de problème de toxicologie, ni l’apparition d’effets secondaires sur l’animal. De ce fait, la douleur induite par nos différents modèles sera la seule nuisance pour les animaux. En cas de troubles comportementaux, les animaux seront euthanasiés sans délai afin de prévenir toute souffrance inutile. En cas de lésions dues à des attaques entre les animaux, ceux-ci seront séparés et/ou le milieu enrichi par ajout d’igloo. Si les attaques continuent et/ou les lésions sont trop importantes ou douloureuses pour l’animal, celui-ci sera euthanasié sans délai.

Devenir

La douleur chronique étant étudiée, et donc induite, chez ces animaux, le devenir de ceux-ci en fin de procédure expérimentale sera systématiquement la mise à mort afin de ne pas prolonger inutilement la douleur. Aucun placement ou mise en liberté n’est donc prévu pour ce projet.

Remplacement

A ce jour, il n'y a pas de modèles non animaux permettant d'étudier les mécanismes du système nerveux impliqués dans la transition entre douleur aiguë (court terme) et douleur chronique (long terme). Les effets pharmacologiques des molécules utilisées sur la chronicisation douloureuse, l'analgésie et l'état émotionnel, doivent être évalués au travers de systèmes intégrés par différents tests comportementaux, qui viennent appuyer et confirmer les données obtenues par des approches cellulaires. Il est donc indispensable d'avoir recours à des investigations sur l'animal afin de proposer des alternatives thérapeutiques pour une amélioration de la prise en charge de la douleur. La souris étant un mammifère dont la physiopathologie est proche de l'Homme, cette espèce sera utilisée dans le cadre du projet.

Réduction

Le nombre de souris par lot a été déterminé sur la base d’expérimentations précédentes réalisées. Ce nombre a été confirmé par le calcul de puissance via une analyse a priori à l’aide d’un logiciel.

Raffinement

Précédent chaque expérimentation, une habituation de minimum une semaine est réalisée au cours de laquelle les animaux sont placés dans la pièce expérimentale pendant minimum 1h et exposés aux différents tests sans application du stimulus. Cela permet aux animaux de s’habituer à l’environnement et à l'expérimentateur limitant ainsi l’impact du stress (angoisse) lié à la procédure expérimentale. Ces périodes d’habituation sont fondamentales afin d’assurer une reproductibilité des tests et donc de limiter l’hétérogénéité des animaux, réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Par ailleurs, afin de limiter la douleur chez les animaux, toute expérience est limitée dans le temps (maximum 1 mois après la lésion). Un animal partage sa cage avec les autres animaux de la même portée ; ils bénéficient également d'un enrichissement du milieu de leur cage (copeaux, igloos en plastique, bâtonnets de cellulose). Un suivi hebdomadaire de l’animal sera mis en place où seront relevés : le poids de l’animal, l’aspect de son pelage, ses comportements ainsi que sa vitesse de respiration. Ces paramètres pourront nous indiquer les potentiels soins à apporter aux animaux.

Choix des espèces

La souris étant un mammifère dont la physiopathologie est proche de l'Homme, cette espèce sera utilisée dans le cadre du projet. Les souris utilisées seront adultes et auront entre 6 et 12 semaines afin que les animaux ne soient ni en croissance ni en phase de vieillissement.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Souris : 90
Souffrances
▲ -
▲ 6
▲ 84
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 90

Des mâles adultes non familiers mélangés dans une même cage pour déclencher des combats, voilà le cœur de ce projet qui utilise 90 souris dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Le protocole provoque volontairement l'agression entre animaux, avec des blessures pouvant être légères, modérées ou graves, pendant un stress social de quatre semaines. L'objet déclaré est de tester une phéromone censée apaiser les souris et améliorer leur "bien-être", un produit destiné à être commercialisé. Toutes sont mises à mort pour prélever leur organe voméronasal, le projet infligeant les combats qu'il prétend prévenir.

Objectifs

Notre institut étudie les effets des phéromones apaisantes, des substances chimiques produites par les glandes mammaires de la mère après la mise-bas et pendant la lactation. Ces phéromones, appelées "apaisines", ont été identifiées par notre institut et sont désormais utilisées pour améliorer le bien-être des souris en laboratoire. En effet, les souris représentent près de 68 % des animaux utilisés en recherche et vivent dans des conditions souvent stressantes. Pour garantir la fiabilité des résultats scientifiques obtenus par recherche in vivo, respecter l’éthique et optimiser l’utilisation de l’espace dans les installations modernes, il est essentiel de prendre soin du bien-être des animaux de laboratoire. Une étude récente a testé un diffuseur environnemental de phéromones apaisantes, et les résultats montrent que cela pourrait améliorer leur qualité de vie en réduisant l’agression mutuelle ou l’escalade vers la violence. Aujourd’hui, notre institut souhaite tester une version améliorée sous forme de produit à appliquer directement sur la peau des souris, qui pourrait aussi être utile non seulement pour les souris de laboratoire, mais aussi pour celles adoptées, afin de faciliter leur adaptation dans leur nouvelle vie de retraitées.

Bénéfices attendus

La confirmation de l’effet apaisant des substances testées permettra de développer une apaisine pour souris, utilisable dans les élevages scientifiques et dans la sphère domestique pour les souris de compagnie. Le bien-être des souris est crucial non seulement pour des raisons éthiques, mais aussi pour garantir des résultats scientifiques fiables, car le stress peut biaiser les données. Cette étude vise à tester l’efficacité d’une formule phéromonale pour réduire l'anxiété et l'agressivité des souris. Si elle est concluante, le produit pourrait être diffusé dans les animaleries pour améliorer les conditions de vie des souris de laboratoire et, éventuellement, utilisé pour faciliter l’adaptation des souris nouvellement adoptées, afin de faciliter l’intégration sociale.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs facteurs potentiellement stressants : manipulation pour l’application d’un produit topique, suivie de manipulations répétées et, si nécessaire, de courtes (maximum 1 minute) phases de contention afin de permettre un échantillonnage délicat au niveau du pelage dorsal par simple contact avec une compresse de gaze. De plus, les animaux seront exposés à un mélange de mâles non familiers, induisant un stress social, des défis hiérarchiques et, potentiellement, des conséquences physiques liées à une escalade vers des comportements agressifs. Ce stress social, résultant du mélange de mâles adultes non familiers, durera au maximum 4 semaines. Au cours de cette phase, des épisodes répétés de manipulation (maximum 1 minute) et, si nécessaire, de contention (maximum 1 minute) seront également réalisés afin d’évaluer l’état de santé des animaux ou d’appliquer des traitements.

Impact sur les animaux

Dans une première phase, nous validons un produit topique destiné à être appliqué sur la peau de souris ; s’agissant d’un nouveau produit, des effets secondaires, notamment une irritation cutanée, peuvent être observés. L'étude principal est conçue pour provoquer un comportement agressif chez les souris impliquées, en mélangeant des mâles adultes non familiers. Les réactions normales dans de tels cas entraînent de l'agression inter-animale, avec l'induction de blessures dues à des combats qui peuvent être légères, modérées ou graves.

Devenir

Tous les animaux ne nécessitant pas d'euthanasie avant la fin des 4 semaines en raison d'une atteinte potentielle du point limite seront mis à mort à la fin du projet afin de permettre la collecte des organes voméronasaux pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Il s’agit notamment d’une étude de recherche fondamentale investiguant l'efficacité de la phéromone apaisante maternelle (apaisine). En tant qu'étude de comportement, elle doit nécessairement porter sur des êtres vivants, qui représentent des systèmes biologiques intégrés, où de multiples organes/tissus fonctionnent de façon associée et coordonnée. En effet, l’utilisation de traitement phéromonal est une stimulation sensorielle par exposition à des phéromones qui nécessite l’utilisation d’organisme entier pouvant détecter et réagir aux composés testés. La détection de ces composés peut engendrer une cascade de réactions physiologiques pouvant mener à une modification du comportement ou de la physiologie de l’animal. Cela ne peut être obtenu et observé que sur animaux entiers pouvant pleinement exprimer leurs comportements et physiologies naturels. Il n'existe pas actuellement de méthodes de remplacement pouvant simuler ces changements suite à une stimulation sensorielle. Cela nécessite donc l’implication d’êtres vivants, dans ce cas des souris. Plus précisément, cette étude est conçue pour tenter d'avoir un véritable impact sur la vie des souris de laboratoire, en développant un produit potentiel qui pourrait améliorer leur qualité de vie dans des conditions réelles. Par conséquent, aucune méthode alternative ou de remplacement ne peut être envisagée.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés dans l'étude a été soigneusement calculé pour garantir que les résultats soient fiables et significatifs. D’après des recherches antérieures, il a été déterminé qu’utiliser 42 souris par groupe de traitement serait suffisant pour détecter des différences importantes entre les deux groupes (l’un recevant le traitement et l’autre un placebo). À la fin de l'étude, nous comparerons les deux traitements en fonction des mesures cliniques suivies tout au long de l’expérience. Pour garantir la précision de l’analyse, nous utiliserons des méthodes statistiques adaptées qui prennent en compte la structure des données, comme le fait que les animaux sont regroupés dans des cages. Nous prendrons également des mesures pour éviter tout biais, en attribuant les traitements de manière aléatoire et en appliquant une procédure en aveugle, ce qui signifie que la personne administrant les traitements ne saura pas dans quel groupe se trouve chaque animal.

Raffinement

Les conditions de vie des souris sont soigneusement adaptées à l'espece. Chaque salle est réglée pour répondre aux besoins spécifiques des animaux, avec une température, un éclairage et une ventilation adéquate et contrôlé. Les cages sont régulièrement nettoyées pour offrir un environnement propre, tout en préservant l'odeur des groupes sociaux pour faciliter leur réadaptation. Les souris disposent de presque deux fois plus d’espace que les exigences légales minimales, avec de la litière, de l'eau et de la nourriture à volonté, ainsi que des éléments pour leur bien-être, comme des briques en bois à ronger, des tunnels pour se cacher, et des matériaux pour faire leur nid. Les animaux sont surveillés tous les jours par des experts pour s’assurer qu’ils sont en bonne santé et ne présentent pas de signes de souffrance, comme des comportements anormaux ou des problèmes de pelage. Lorsqu'il est nécessaire de les manipuler, des méthodes sont utilisées pour minimiser leur stress, comme l’utilisation de tunnels pour les déplacer. Si un animal montre des signes importantes de détresse, il sera rapidement retiré de l'étude.

Choix des espèces

L’objectif est de valider les effets comportementaux (mitigation de l’agressivité) des phéromones apaisantes maternelles (apaisines) sur les souris, pour développer ensuite un produit commercial applicable avec des cages individuellement ventilées. L'étude vise à développer des stratégies et des produits pour atténuer l'agression chez la souris de laboratoire, c'est pourquoi la recherche aborde les problèmes spécifiques de l'espèce impliquée dans l'étude. Aucun modèle alternative ne pourrait être également représentatif. Les souris impliquées dans l’étude sont des adultes. Plus particulièrement, nous utiliserons des animaux âgés de 3 mois jusqu'à l'âge de 4 mois, âge que nous avons précédemment démontré comme étant représentatif pour la conception et la réalisation d'une étude sur l'agression. Nous avons besoin de souris mâles adultes pour évaluer avec précision l'effet du traitement sur les comportements agressifs normaux dérivant de la réadaptation des hiérarchies sociales, et pour déterminer si un produit à base d'apaisants, potentiellement commercialisable, pourrait être utile pour permettre le regroupement de souris mâles adultes — ce qui pourrait être extrêmement pertinent dans les installations biomédicales ou en cas de reatraite.