Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 270
Souffrances
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▲ 270
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Devenir
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 270

Les souris chez qui l'isolement en couveuse ou les soins de blessures n'améliorent rien sont tuées. 270 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement de leur moelle épinière ou pour des enregistrements électrophysiologiques. Chacune subit, à un âge de 12 à 24 jours, une chirurgie d'une heure à une heure trente destinée à faire exprimer des virus porteurs de transgènes dans la corne dorsale de la moelle, et 120 d'entre elles reçoivent en plus trois à cinq injections d'un activateur neuronal. Le projet porte sur les troubles sensoriels de l'autisme, et le porteur annonce des tests de comportement sensitif et cognitif sans préciser lesquels, ainsi qu'un isolement des souris jusqu'à douze heures pendant ces essais.

Objectifs

Le projet vise à caractériser le rôle des neurones inhibiteurs de la moelle épinière dans le développement des troubles sensoriels qui accompagnent les troubles du spectre de l'autisme (TSA), dans le but 1) de mettre en place de nouveaux outils de diagnostic, et 2) de mettre au point et raffiner certains traitements existants.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de mieux comprendre le rôle des réseaux spinaux inhibiteurs dans le controle de la transmission des informations mecanosensorielles. Il pourra servir de base au développement de nouvelles approches (médicamenteuses ou non) visant à corriger ou à réduire les déficits mécanosensoriels fréquemment présents chez les individus atteints de TSA. Un bénéfice annexe du projet pourrait résider dans le développement de nouveaux test diagnostics permettant de classer les troubles autistiques et préciser leur sévérité, de façon à mettre en place des stratégies thérapeutiques adaptées.

Procédures

Les animaux (270 au total) subissent une intervention chirurgicale d'une durée comprise entre 1h00 et 1h30 visant à exprimer des virus porteurs de transgènes dans la corne dorsale de la moelle épinière. Une partie des animaux (120) reçoit en outre des injections intrapéritonéales d'une substance pharmacologique (activateur neuronal, entre 3 et 5 injections par animal) avant d'être testés pour leur comportement sensitif et cognitif

Impact sur les animaux

L'injection spinale et/ou corticale de virus requiert une opération chirurgicale. On peut donc s'attendre à observer les effets indésirables classiquement associés aux chirurgie (douleurs post-opératoires, perte de poids, déshydratation, etc). Lors des éssais comportementaux, les animaux sont transitoirement isolés les uns des autres (maximum 12h00), ce qui peut constituer une source de stress.

Devenir

A la fin de chaque procédure tous les animaux seront mis à mort. Chaque expérience se termine par la mise à mort de l'animal, soit pour collecter les tissus (moelle épinière), soit pour des observations histologiques, soit pour des enregistrements électrophysiologiques.

Remplacement

Il n'existe pas à l'heure actuelle de méthode permettant de reconstituer les réseaux neuronaux à partir de cutlures cellulaires. Il n'exitse pas actuellement de modèle permattant de molèliser par des méthodes informatiques tout ou partie de la complexité des réseaux de la moelle épinière. Le projet comporte des expériences de comportement qui ne peuvent être réalisées que dans le cadre d'une expérimentation animale.

Réduction

Afin de ne pas utiliser plus que le nombre minimal d'animaux nécessaire, nous avons estimé, sur la base des études précédentes, le nombre d’animaux nécessaires pour atteindre une signification statistique (stratégie : études antérieures au sein de l'équipe et étude bibliographique). Dans la mesure du possible, les mêmes animaux sont utilisés pour l'ensemble des expériences de comportement.

Raffinement

L'ensemble des mesures suivantes sont mises en œuvre pour réduire l'inconfort des animaux i) Surveillance quotidienne assurée par des expérimentateurs formés à l'expérimentation animale et au bien-être animal. ii) Vérification de l'état de l'animal (avant chaque manipulation) selon les critères généraux ainsi que les signes cliniques spécifiques à la manipulation. iii) Les critères d’évaluation de souffrance sont l’apparence/état général ainsi que le comportement de l’animal. Tout signe de souffrance, douleur, détresse constaté lors de cette observation déclenchera une réponse immédiate et adaptée (mesures conservatoires à privilégier, par exemple : isolement temporaire de l’animal, réchauffement en couveuse, soins des blessures si bagarres entre congénères). Si aucune amélioration n'est constatée après cette intervention l’expérimentateur prendra la décision d’euthanasier l’animal (si nécessaire, en consultation avec le vétérinaire et l’équipe des zootechniciens). iv) Mécanismes d'intégration des nouvelles techniques de raffinement : formation régulière des expérimentateurs, consultation de sites éducatifs tels que NC3R. v) Adaptation des conditions d’hébergement : animaux maintenus dans des cages collectives avec l'enrichissement comprenant des tubes en carton et le matériel pour la nidification.

Choix des espèces

La souris est le modèle le plus pertinent pour étudier cette maladie. + il existe une abondante littérature sur les troubles du spectre de l'autisme chez la souris + le modèle murin Fmr1 présente des symptômes voisins de ceux rencontrés dans le modèle humain de chromosome X fragile + les lignées génétiques nécessaires à ce projet ne sont disponibles que chez la souris Les expériences sont réalisées sur des animaux agés de 12 à 24 jours au momment de la chirurgie, de façon à pouvoir réaliser les enregistrements sur des animaux relativement jeunes, 3 semaines plus tard, lors de la réalisation des enregistrements.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système respiratoire
Souris : 2240
Souffrances
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▲ 2240
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Devenir
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 2240

Pour mesurer si des nanoparticules inhalées par une mère abîment les poumons de sa descendance, 2 240 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement d'organes. Les femelles gestantes puis allaitantes reçoivent les nanoparticules directement dans la trachée sous anesthésie, une fois par semaine pendant six semaines. Leur descendance passe des mesures de fonction pulmonaire de 5 à 45 minutes, éveillée, à quatre stades de développement, de la fin de gestation à l'âge adulte. Le porteur annonce que les souriceaux grandissent normalement, tout en prévoyant qu'un comportement maternel anormal et des anomalies de développement pourraient apparaître, et une mise à mort rapide dès l'atteinte d'un point limite.

Objectifs

Les nanotechnologies sont en plein essor depuis le début du XXIème siècle. Cependant, l'utilisation exponentielle des nanoparticules (NP) suscite des inquiétudes quant à leurs potentiels effets sur la sante de l’Homme et sur l’environnement. En effet, en raison de leur présence dans de nombreux produits du quotidien (produits cosmétiques, alimentation, produits d’entretien, expositions professionnelles etc.), nous y sommes régulièrement exposés, que ce soit par voie cutanée, orale ou pulmonaire. Des analyses toxicologiques sont donc nécessaires pour connaitre les risques liés à leur utilisation, notamment dans le cadre d’expositions pendant la période périnatale, lorsque l’organisme en développement est particulièrement sensible aux agressions environnementales. Des études récentes réalisées chez la souris ont montré que des nanoparticules administrées à des femelles gestantes ou lactantes peuvent atteindre le fœtus, traversant la barrière placentaire via la circulation sanguine, ou le souriceau après passage dans le lait maternel. Les conséquences de ces expositions périnatales jusqu’à l’âge adulte sont encore peu étudiées, il apparait cependant qu’elles peuvent provoquer des défauts dans divers organes (reins, foie, organes sexuels) chez la descendance. Une étude a montré qu’une exposition maternelle aux nanoparticules pendant la gestation (voie pulmonaire) provoque des anomalies de développement pulmonaire chez la descendance. Ce présent projet s’inscrit dans leur continuité. Le développement pulmonaire (chez l’Homme comme chez la souris) comporte une phase prénatale et une phase post-natale allant jusqu’à un mois après la naissance chez la souris. L’objectif principal de ce projet est d’évaluer les conséquences d’une exposition maternelle aux nanoparticules pendant la période de lactation sur le développement et la fonction pulmonaires de la descendance et d’évaluer les potentiels effets combinés d’une exposition pendant la gestation et la lactation, à l’aide d’approches in vivo et in vitro complémentaires. Les résultats obtenus permettront de contribuer à l’évaluation des risques liés à ce type d’exposition chez les femmes enceintes, allaitantes et leurs enfants.

Bénéfices attendus

Bien que l’impact d’une exposition directe aux nanoparticules sur le site d’exposition (poumons, systeme digestif) ait été bien décrit ces dernieres années, les conséquences d’expositions maternelles aux nanoparticules sont relativement peu etudiées et se concentrent sur le développement prénatal de la descendance. Les analyses des conséquences a l’age adulte d’expositions périnatales a ces nanoparticules sont rares, notamment dans le cas particulier du développement pulmonaire. Ce projet nous permettra donc d’en apprendre davantage sur la toxicite des nanoparticules chez la souris, dans un modèle in vivo permettant d’étudier la transmission de ces particules de la mère a la descendance (circulation sanguine, lait maternel) et ses conséquences sur le développement pulmonaire des souriceaux dans des conditions physiologiques. Ce projet aura pour bénéfice de contribuer a l’évaluation des risques liés a des expositions périnatales aux nanoparticules pour les femmes enceintes, allaitantes ainsi que leurs enfants.

Procédures

Les femelles gestantes et lactantes seront soumises a des expositions pulmonaires aux nanoparticules (administration par voie pulmonaire via la trachée) sous anesthésie de manière hebdomadaire pendant 6 semaines (geste technique realisé en quelques minutes, réveil et récupération rapides pour l’animal). La descendance sera soumise à des mesures longitudinales non invasives de fonction pulmonaire sur animaux vigiles durant de 5 à 45 minutes à plusieurs stades de leurs vies.

Impact sur les animaux

La descendance des souris femelles exposées aux nanoparticules au cours de la gestation ne présente pas de létalité excessive ou d’anomalies évidentes de développement, les souriceaux grandissent normalement jusqu’à l’âge adulte. Dans le cadre de ce projet, les expositions comprendront la période de gestation ainsi que celle de lactation. L’exposition des femelles chaque semaine pendant la gestation puis la lactation pourrait induire un stress conduisant à un comportement maternel anormal. Des anomalies de développement pourraient apparaitre chez la descendance, une attention particulière sera portée a leur croissance dès les premiers jours de vie afin de détecter des troubles éventuels.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin d'étudier les effets de l'exposition aux nanoparticules (prélèvement d'organes).

Remplacement

Notre étude porte sur l’impact d’une exposition maternelle aux nanoparticules sur le développement pulmonaire de la descendance. Ces nanoparticules peuvent passer des poumons de la mère à son systeme sanguin, s’accumuler dans ses organes et enfin atteindre la descendance, en traversant le placenta ou en passant dans le lait maternel ingéré par les nouveau-nés. Cette transmission résulte d'une complexité impossible a modéliser de manière bioinformatique ou par technique de culture cellulaire. Nous souhaitons ensuite mesurer les conséquences de cette exposition périnatale sur la physiologie et la fonction pulmonaires de la descendance jusqu’à l’âge adulte, que nous ne sommes pas en mesure de modéliser par des méthodes alternatives à l’heure actuelle. Notre étude sur modèle murin nous permettra justement de modéliser des expositions maternelles humaines bien plus complexes, pour lesquelles nous avons encore peu de données.

Réduction

Nous avons optimisé les protocoles afin d’étudier le phénotype pulmonaire à la fois des mâles et des femelles. Nous réalisons un maximum d’analyses sur le même animal afin d’utiliser tous les animaux générés dans nos procédures et d’en minimiser le nombre, tout en gardant la puissance statistique nécessaire pour mettre en évidence des variations biologiques Afin de reduire au maximum le nombre d’animaux utilisés dans ce projet, nous n’effectuerons que les seules expériences indispensables, et nous nous efforcerons de réutiliser les animaux lorsque celà est possible, notamment le contingent de mâles d’accouplement nécessaires pour générer des femelles gestantes.

Raffinement

Pour les besoins de notre étude, nous travaillerons avec les femelles gestantes et lactantes particulièrement sensibles au stress. Au cours de nos travaux antérieurs portant sur les femelles gestantes, nous avons mis au point un protocole permettant de minimiser ce stress, en les hébergeant a deux par cage, en rangeant ces cages aux endroits de plus faible passage dans le box d’hébergement, et en les enrichissant fortement par l'ajout de refuges en carton, de carrés de cellulose et de lanieres de papier. Apres le sevrage, les souris de la descendance bénéficieront des mêmes conditions d’enrichissement, et seront hebergées en groupes sociaux de 5 souris maximum par cage, pour réduire leur stress et favoriser leur bien-être. Au cours de l’expérimentation, toutes les étapes de la procédure seront realisées en limitant au maximum la souffrance et l’angoisse animale. Les animaux seront sous observation quotidienne pendant toute la durée du protocole, et l’évaluation permanente de l’état général des souris permettra de respecter le bien-être animal et d’appliquer la mise a mort rapide à l’atteinte d’un point limite.

Choix des espèces

Le modele murin a été choisi dans notre projet car la souris est le modèle le plus utilisé en toxicologie, la litterature à son sujet est donc abondante. Par ailleurs, le projet nécessite un modèle mammifère permettant la transmission des nanoparticules de la mère a la descendance par la circulation sanguine et le lait maternel. Or, les quelques études décrivant cette transmission ont été réaliées dans le modèle murin. Le but du projet est de caractériser les effets d’une exposition périnatale aux nanoparticules sur le développement et la fonction pulmonaires jusqu’à l’âge adulte, les poumons se développant chez la souris en pré et post-natal. Le phénotype pulmonaire de la descendance sera analysé a 4 stades : en fin de gestation (dernier tiers), a la naissance (nouveau-ne) afin d’étudier l’impact d’une exposition prénatale, au stade juvénile afin de visualiser les effets d’une exposition post-natale pendant la période de lactation et à l’âge adulte afin d’en évaluer les conséquences a long terme

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 9860
Souffrances
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▲ 6230
▲ 3630
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Devenir
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 4530
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 5330

3 630 souris adultes sont tuées en fin d'expérimentation pour le prélèvement de leur cerveau, 1 700 souriceaux le sont aussi parce qu'ils ne peuvent pas être gardés sans leur mère, et 4 530 autres souriceaux sont proposés à d'autres équipes de l'établissement. 9 860 souris vont donc être utilisées au total, 3 630 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 6 230 un niveau léger. Les femelles adultes subissent jusqu'à deux chirurgies cérébrales de une à six heures, environ six injections, des tâches comportementales quotidiennes d'une heure pendant deux mois et jusqu'à une heure de tête maintenue fixe pour recevoir des odeurs. Les souriceaux, âgés de 1 à 10 jours, sont séparés brièvement de leur mère pour ces tests, parfois sédatés ou anesthésiés.

Objectifs

L’ocytocine est une molécule libérée par les neurones du cerveau, connue pour son rôle dans la lactation et lors de l’accouchement. Cependant, des études récentes montrent que l’ocytocine a aussi une action sur le cerveau lui-même, et que cette action favoriserait les comportements sociaux et maternels. Ainsi, l’ocytocine est considérée comme une hormone ayant un effet « pro-social » mais ses mécanismes d’action sont encore méconnus. L’objectif de cette étude est de comprendre comment l’ocytocine agit sur les neurones du cerveau lors des comportements maternels. Chez la plupart des mammifères, l’olfaction joue un rôle central pour les interactions entre individus et en particulier entre adultes et leurs progénitures. Chez la souris, le cortex olfactif présente une densité exceptionnelle de récepteurs à l’ocytocine par rapport à d’autres régions cérébrales, notamment chez les femelles, avec une densité accrue chez les mères par rapport à des femelles vierges. Aux vues de cette forte expression chez les mères, nous faisons l’hypothèse que l’ocytocine dans le cortex olfactif est impliquée dans les comportements maternels chez les souris femelles. Pour tester cette hypothèse, nous réaliserons des expériences de comportement en présence de souriceaux âgés de 1 à 10 jours ou de leurs odeurs, et nous manipulerons la transmission ocytocinergique dans le cortex olfactif pour tester le rôle de l’ocytocine dans ces comportements. Nous enregistrerons également l’activité des neurones du cortex olfactif en parallèle de la respiration lors de ces expériences. Nous utiliserons des électrodes très fines placées au préalable dans les régions cérébrales impliquées. Le grand nombre de neurones enregistrés via cette méthode nous permettra de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés. Nous utiliserons des tests statistiques et des études pilotes pour déterminer le nombre d’animaux nécessaires à nos expériences. Pour tester le rôle de l’ocytocine, nous ciblerons les neurones qui libèrent de l’ocytocine ou bien ceux qui répondent à l’ocytocine. Pour cela, des injections d’agents pharmacologiques seront nécessaires et nous devrons faire exprimer des molécules spécifiques dans le cerveau grâce à des adénovirus injectés au préalable. Nous quantifierons l’expression des comportements maternels et l’activité des neurones tout en veillant au bien-être des souris et souriceaux.

Bénéfices attendus

Chez les Mammifères, la mise en place des comportements maternels est essentielle pour la survie des petits et de l’espèce en général. Chez l’Homme, il est notamment connu que le lien entre mère et enfant est facilité par la neurohormone nommée oxytocine, libérée dans la circulation sanguine de la mère lors de l’accouchement. Nous savons également que les odeurs jouent un rôle important et bénéfique dans le lien entre mère et enfant, un lien qui peut être affecté dans certaines situations, notamment lors de certains accouchements par césarienne (les taux d’oxytocine libérés sont alors plus limités). Ce projet permettra de mieux comprendre comment le cerveau s’adapte lorsqu’il s’agit de mettre en place des comportements maternels et le rôle des odeurs dans ce processus. A terme, il pourrait permettre de mettre en place des stratégies pour faciliter l’établissement de ces comportements chez l’Homme dans des situations problématiques liées à la maternité. Cette perspective est d’autant plus réaliste que l’administration d’ocytocine par voie intranasale est déjà réalisée chez des enfants autistes pour améliorer leurs relations sociales.

Procédures

Les souris seront utilisées lors de tâches comportementales en présence de souriceaux ou de leurs odeurs. Ces tâches de courte durée (1h environ) auront lieu quotidiennement pendant les phases d’expérimentation (durée maximum de 2 mois). Notre étude nécessitera de réaliser des injections (moins de 3min par injection/jour, environ 6 injections par souris espacées d’un minimum de 48h) chez les souris adultes. Avant les tâches, les souris seront progressivement habituées aux injections et à la contention associée. Dans une série d’expérience, afin de pouvoir présenter les odeurs aux souris de manière précise et juste devant leur nez, nous devrons maintenir leur tête en position fixe au sein du dispositif comportemental qui permet de délivrer les odeurs. La durée de contention par maintien de la tête n'excédera pas 1h et sera réalisée après une habituation progressive. Afin de comprendre le fonctionnement du cerveau lors des tâches réalisées, certaines souris seront équipées d’implants cérébraux qui permettent d’enregistrer l’activité de dizaines de neurones en cours de comportement. L’implantation de ces équipements et la réalisation de ces expériences nécessitent la réalisation de chirurgies en amont des tâches (maximum 2 chirurgies par animal, durée 1-6h). A la fin de l'expérimentation, les souris seront soumises à une perfusion afin de préserver les tissus cérébraux et d'effectuer des contrôles histologiques (durée de la procédure inférieure à 20min, réalisée sous traitement anesthésique et analgésique).

Impact sur les animaux

Les souris utilisées dans ce projet seront mises en présence de souriceaux (ou d’odeurs de souriceaux) et nous observerons leur comportement pour quantifier leur capacité à en prendre soin. Les souriceaux pourront être brièvement séparés de leur mère le temps de réaliser ces tests, ce qui correspond à un stress modéré car réduit dans la durée. Pour limiter ce stress, il sera parfois possible de sédater ou anesthésier les souriceaux, ce qui nécessite d’injecter des substances médicamenteuses via des injections sous-cutanées réalisées à l’aide d’aiguilles très fines. Afin de pouvoir tester le rôle de l’ocytocine dans ces comportements, nous utiliserons des méthodes qui permettent de cibler les neurones capables de libérer de l’ocytocine ou bien les neurones qui répondent à l’ocytocine lorsqu’elle a été libérée. Pour cela, nous devrons faire exprimer des molécules spécifiques dans le cerveau des souris adultes grâce à l’expression d’adénovirus injectés au préalable et des injections d’agents pharmacologiques seront nécessaires. Ces injections représentent potentiellement une légère nuisance pour les animaux car elles nécessitent de les maintenir immobiles pendant la durée de l’injection (contention). Pour pouvoir enregistrer l’activité des neurones dans les souris, nous utiliserons des électrodes très fines placées au préalable dans les régions cérébrales impliquées. Un hébergement en cage individuelle enrichie sera parfois nécessaire pour éviter que ces électrodes ne soient pas détruites par les congénères. Les souris pourront être connectées via un câble fin au système d’enregistrement ce qui peut générer une légère gêne. De plus, les odeurs étant très volatiles, il nous faudra maintenir la tête des souris proches de la source d’odeurs dans certaines expériences, en réalisant une fixation de leur tête limitée dans la durée.

Devenir

L’euthanasie des 3630 souris adultes en fin d’expérimentation sera nécessaire pour prélever leur cerveau et faire l’analyse post-mortem des tissus cérébraux. Cette procédure sera réalisée par des expérimentateurs compétents et soucieux du bien-être animal, sous anesthésie profonde avec le degré d’analgésie recommandé par les services vétérinaires. La mise à mort sera ainsi indolore pour les animaux, avec une perte de conscience rapide. Les souriceaux seront aussi mis à mort à la fin des procédures si les mères ne peuvent pas être gardées en vie jusqu'au sevrage car ils ne peuvent être gardés en absence de leur mère (1700 souriceaux concernés). Il est possible de retarder l’euthanasie de la mère pour attendre le sevrage et ensuite les replacer au sein de la communauté des utilisateurs. Si la mère n’est pas utilisée pour des contrôles histologiques, les souriceaux seront gardés en sa présence et proposés à la communauté des utilisateurs pour une utilisation future potentielle, limitant ainsi le nombre d’animaux utilisés dans l’établissement (4530 souriceaux concernés).

Remplacement

La souris fait partie de la famille des Vertébrés, comme l’Homme, et elle est capable de fonctions cognitives relativement complexes : elle représente donc un modèle d’étude particulièrement intéressant pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain. Nous étudierons les circuits neuronaux des souris alors que ces dernières effectueront des comportements maternels : il nous faudra donc travailler avec des animaux vigiles. Par conséquent, il nous sera impossible de conduire cette étude in vitro. Enfin, dans l’état des connaissances actuelles, les questions que nous adressons ne peuvent malheureusement pas être réalisées in silico.

Réduction

Le nombre total d’animaux requis pour ce projet est de 9860 (3630 souris adultes et 6230 souriceaux) sur 5 ans. Nous prévoyons de minimiser ce nombre en utilisant les mêmes souris dans des tests comportementaux différents, avec ou sans intervention sur le système ocytocinergique. Pour chaque condition testée, nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire pour pouvoir tirer des conclusions valables sur le plan statistique et tenant compte des aléas liés à ces approches expérimentales complexes. Ce nombre sera réduit davantage grâce à nos études pilotes qui permettront une optimisation des paramètres de nos expériences et raffiner notre approche statistique.

Raffinement

Nos souris seront hébergées en portoir ventilé, dans des conditions qui favorisent l’expression de leurs comportements naturels : petits groupes sociaux (maximum 5 souris par cage) au moins jusqu’au début des tests comportementaux, cages enrichies d’éléments permettant de construire un nid (carré de coton, petites maisons en carton, frisures de papier kraft) ou de favoriser l’exploration (jouets). Les animaux seront acclimatés à leurs lieux d’hébergement/expérimentation et habitués de manière progressive aux procédures qu’ils vont rencontrer (notamment aux contentions et injections). Le bien-être de chaque animal sera évalué quotidiennement et une fiche de suivi individuel sera créée pour chaque procédure expérimentale. A partir des critères définis dans ces fiches, les expérimentateurs et techniciens animaliers seront informés des procédures à suivre pour limiter toute souffrance chez nos souris. L’utilisation de substances anesthésie et analgésique permettront de supprimer la souffrance des animaux lors des procédures qui le nécessitent. Les femelles accouplées seront séparées des mâles et mises en compagnie des « accompagnantes » dès l’arrêt de l’accouplement. Si une accompagnante est agressive, elle sera immédiatement remplacée. Lors des tâches comportementales : si des comportements agressifs envers les petits sont détectés, l’expérience sera immédiatement interrompue. Les souriceaux seront maintenus sur tapis chauffant pour les courtes périodes inter-essais, dans les rares cas où ils ne pourraient pas être retournés à leur mère. Ils seront frottés avec le matériau de leur nid d’origine avant d’être rendus à leur mère afin de favoriser leur ré-intégration (suivi de leur bien-être et points limites définis au préalable).

Choix des espèces

Notre but est de comprendre les mécanismes impliqués dans une fonction cognitive complexe, à l’échelle de large ensemble neuronaux. Nous avons choisi le modèle souris car le cerveau murin présente de grandes similarités avec d’autres cerveaux de Mammifères, y compris l’Homme, et permet d’étudier les fonctions cognitives qui nous intéressent. L’effet positif de l’ocytocine sur les comportements sociaux a notamment été montré aussi bien chez la souris que chez l’Homme. Les odeurs jouent un rôle important dans le lien mère-progéniture, aussi bien chez l'Homme que chez la Souris. Le projet sera réalisé sur des animaux de 2-6 mois ce qui correspond chez cette espèce à l’âge adulte où l’animal est en pleine capacité d’apprentissage. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d'injection et/ou d’implantation. Des souriceaux seront utilisés comme stimuli au cours des expérimentations car elles visent à comprendre les bases neurobiologiques des comportements maternels.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 300
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ 204
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Devenir
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 -
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 300

300 souris nude, dépourvues de défenses immunitaires pour accepter des cellules humaines, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent une injection de cellules de cancer du sein triple négatif dans le tissu mammaire, au moins une injection de nanoparticules dans la veine de la queue, puis jusqu'à quatre séances d'imagerie de deux heures sous anesthésie, certaines avec une phase d'hyperthermie locale. Le porteur ramène les effets indésirables attendus au stress des piqûres, comparable selon lui à celui d'un changement de cage. Il indique avoir déjà présélectionné les nanoparticules sur des modèles cellulaires, et juge le recours aux animaux "indispensable" parce que le devenir des nanomédicaments dépend de l'élimination par le foie et les reins.

Objectifs

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme et le cancer du sein triple négatif, qui représente 10-20% des cas de cancer, est le plus agressif avec le pronostic le plus défavorable. Les options thérapeutiques actuelles ne sont pas encore optimales et nécessitent de proposer de nouvelles options thérapeutiques. Notre objectif est donc d’évaluer dans un modèle murin de tumeurs mammaires de nouveaux nanosystèmes permettant de (re)sensibiliser les cellules à la chimiothérapie. La présence d’un cœur d’oxyde de fer dans ces nanothérapies sera également exploitée pour induire une vectorisation magnétique et une hyperthermie locale dont nous évaluerons également l’effet thérapeutique.

Bénéfices attendus

Le bénéfice à court terme est de documenter l’impact du guidage magnétique sur l’accumulation de nanovecteurs dans une tumeur mammaire implantée chez la souris et d’évaluer une thérapie innovante pour le traitement des cancers du sein triples négatif.

Procédures

Les animaux recevront une injection unique au niveau du tissu adipeux mammaire de cellules tumorales et d'au moins une injection de nanothérapie par la veine de la queue. Ces gestes seront réalisés sous anesthésie qui ne durera pas plus de 5 minutes. Concernant les imageries, elles seront également réalisées sous anesthésie et seront au nombre de 4 maximum et d'une durée maximale de 2heures.

Impact sur les animaux

L' effet indésirable attendu est lié au stress induit par les piqures. Le niveau de stress généré par ces gestes sera comparable à celui induit par les changes.

Devenir

A la fin de chacune des procédures les animaux sont euthanasiés pour prélèvements et dosages.

Remplacement

Il existe de nombreux tests d’évaluation de toxicité sur des modèles cellulaires. Ces tests ont été réalisés et nous ont permis de présélectionner les nanoparticules que nous allons évaluer. Les objectifs du projet étant d’évaluer l’accumulation tumorale des nanovecteurs, leur efficacité thérapeutique dans un contexte complexe ou le devenir des nanomédicaments peut être impacté par l'élimination hépatique, ou rénale de l’hôte, l’utilisation d’animaux est donc indispensable.

Réduction

Le nombre d'animaux est réduit au minimum tout en maintenant une puissance statistique suffisante. En effet, une simulation en utilisant G-power, montre que pour mettre en évidence une éventuelle différence d’accumulation/efficacité de nos nanovecteurs supérieure ou égale à 20%, nos groupes doivent être constitués de 12 individus, avec un risque alpha de 0.05 et beta 0.95.

Raffinement

Outre les conditions d'hébergement assurées par la structure (cycle jour/nuit, température, papier pour constitution de nid...) les seront maintenus en normothermie pendant toutes les procédures - normothermie assurée un système de chauffage asservi à la température rectale aussi bien pendant les phases d’hyperthermie locale que lors des études d’accumulation. Pendant l’examen IRM un suivi du rythme respiratoire sera réalisé afin d’évaluer la qualité de l’anesthésie. Le suivi régulier des animaux sera réalisé afin de s'assurer que les points limites adaptés à l'étude ne sont pas atteints. Un arbre décisionnel est mis en place pour arrêter toute souffrance à laquelle les animaux pourraient être exposés. Afin de réduire l’inconfort de l’animal un dépôt de gel ophtalmique sur la cornée sera effectué à chaque phase des protocoles.

Choix des espèces

Les lignées tumorales de cancer du sein triple négatif étant des cellules humaines, des souris nude femelles seront utilisées, cette expèces est retenue car le modèle ainsi obtenu est le modèle de référence. Il s’agira d’animaux âgés de 8 à 10 semaines ayant atteint la maturité sexuelle.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 9200
Souffrances
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▲ 9200
▲ -
Devenir
 -
 -
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 9200

Une canule de fibre optique dépassant de deux millimètres au-dessus du crâne, et le toilettage excessif qui en découle : 9 200 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. 5 040 d'entre elles subissent deux chirurgies sous anesthésie de 30 à 90 minutes puis six séances d'enregistrement de l'activité de leurs neurones, 4 160 une chirurgie puis cinq jours d'observation de leurs comportements sociaux, et 4 800 des injections intrapéritonéales ou intrathécales. L'objet du projet est le toucher affectif, la caresse légère, et les structures cérébrales qui l'intègrent. Le porteur décrit ces chirurgies comme "extrêmement bien tolérées par les animaux", et justifie la mise à mort de toutes les souris par leur modification génétique et leur infection par des virus, qui interdisent de les replacer.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de mettre en évidence les structures responsables de l’intégration du toucher affectif et de définir leurs rôles dans les comportements pro-sociaux.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires du toucher léger chez la souris. Il aura des répercussions dans deux domaines. En effet, le toucher léger est altéré dans des pathologies humaines (autisme, défaillances cardiovasculaires, etc), et nos données permettront l'identification de cibles pharmacologiques pour corriger ces déficits dans l'espoir de réduire les déficits de comportement social associés. D'autre part, "la stimulation tactile affective" est une approche thérapeutique utilisée dans de nombreux domaines (gestion de la douleur, de l'anxiété, du stress chronique, soins palliatifs, contact parents-enfants, troubles du sommeil, etc..) et notre travail devra permettre de raffiner ces protocoles, et/ou de proposer des approches pharmacologiques pour alléger les symptomes de ces pathologies.

Procédures

Pour les procédures 1 à 6 : Chaque animal sera soumis à deux chirurgie sous anesthésie générale gazeuse (30 à 90 minutes) puis à plusieurs sessions d’enregistrement de l'activité neuronale sur animal vigile (5 fois 10 minutes puis 1 fois 20 minutes) (5040 animaux) Pour les procédures 7 à 9 : Chaque animal sera soumis à une chirurgie sous anesthésie générale gazeuse (30 à 60 minutes), puis à l’observation automatique de leurs comportements sociaux en groupe (5 jours). (4160 animaux) Supplément pour les procédures 2, 5 et 8 : injection de produits par voie intrapéritonéale (2 minutes par animaux) (2400 animaux) Supplément pour les procédures 3, 6 et 9 : injection de produits par voie intrathécale (2 minutes par animaux) (2400 animaux)

Impact sur les animaux

Les actes chirurgicaux nécessaires à ce projet sont des actes chirurgicaux similaire à ceux utilisés par de nombreuses équipes de recherche à travers le monde et extrêmement bien tolérées par les animaux. Nous prévoyons cependant que des effets indésirables liés à ces chirurgies peuvent créer un stress dut à l’opération chirurgicale, des douleurs post-opératoires (qui sont prise en charge pharmacologiquement) ainsi qu’une gêne dut à la présence d’une canule de fibre optique dépassant de 2mm au-dessus du crane. Le stress et les douleurs peuvent entrainer une légère perte de poids qui sera monitorée. La gêne occasionnée par la présence de la fibre optique peut entrainer un toilettage excessif qui sera lui aussi évalué. Nous considérons que ces effets indésirables peuvent durer 1 semaine au maximum apres la chirurgie.

Devenir

Tous les animaux utilisés étants génétiquement modifiés et/ou infectés par des virus génétiquement modifiés eux aussi, il nous est impossible de replacer ou de faire adopter ces animaux. Ils seront donc mis à mort à la fin de chaque procédure. Des prélèvements histologiques seront effectués sur chaque animaux pour confirmer les résultats

Remplacement

La perception du toucher est un phénomène appréhendé par l’organisme conscient, et lui seul, en particulier sa dimension émotionnelle. Il n’existe pas de modèles in-vitro ou de modèles mathématiques permettant de modéliser la représentation du toucher pouvant mimer une émotion, en dehors des animaux de laboratoire. De plus, la variété des techniques de modifications génétiques chez la souris permet d'identifier et de cibler spécifiquement des mécanismes moléculaires ou cellulaires à un niveau où l’expérimentation humaine n’atteint pas ce niveau de résolution. Nous considérons donc le recours à la souris comme guidé par des considérations scientifiques, techniques et éthiques

Réduction

Chez l’homme, la dimension émotionnelle du toucher est un paramètre confondant, qui rend difficile la constitution de petites cohortes homogènes. À l’inverse, les modèles animaux sont homogènes et fournissent des résultats reproductibles. Ceci permet d'établir avec précision le nombre d'animaux nécessaire à la validation des hypothèses de travail par des tests de puissance statistique. Nous exploitons au mieux nos enlevages, puisque nous étudions mâles et femelles, et que nous étudions la majorité des génotypes produits. Ce projet propose d’utiliser plusieurs approches afin d’atteindre le même objectif, mais dès les premiers résultats prémilitaires obtenus, il sera possible de juger laquelle de ces approches est la plus efficace et donc de réduire le nombre de procédures qu’au modèle le plus efficace (viral contre génétique par exemple). De meme, ce projet propose d’aller investiguer dans plusieurs régions du cerveau et il est fort possible que certaines d’entre elles ne répondent pas nos attentes et seront donc éliminées dès les premiers résultats obtenus, réduisant encore le nombre d’animaux utilisé. Les nombres d'animaux nécessaires aux différentes procédures ont été déterminés en utilisant un logiciel libre de calcul de puissance statistique en le nourrissant des données issues d'une analyse rétrospective des résultats obtenus en utilisant les mêmes techniques par notre groupe et pas d'autre groupes à travers le monde.

Raffinement

Nos procédures requièrent que tous nos animaux soient suivis dès leur naissance. Ceci permettra de s’assurer du bien-être des animaux tout au long de leur vie en suivant certains paramètres définis par une fiche et grille de suivi clinique au minimum trois fois par semaine (en annexe). Cette fiche de suivi permet de déceler rapidement des signes précoces d’éventuelle douleur et ou détresse (points limites). Pour aider à la prise de décision, cette fiche contient plusieurs critères d’évaluation permettant de déterminer un score qui permet à l’expérimentateur de prendre la décision adaptée pour mettre en place rapidement des mesures visant à éviter ou réduire cette souffrance, et si nécessaire, l’arrêt des souffrances par mise à mort. Ce suivi tout au long de la vie par les expérimentateurs permettra aussi de réduire le stress des animaux qui y seront habitué. Cela augmentera aussi la qualité et la reproductibilité des résultats, et donc in fine diminuera le nombre d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats significatifs. Les tests comportementaux présents dans cette saisine n’utilisent pas d’environnements considérés comme stressant ou anxiogènes et laissent une liberté d’action maximale à l’animal en le laissant choisir de lui-même d’interagir ou non avec des textures ou un congénère, tout en limitant ce temps d’expérimentation à 20 minutes par individus. Toutes les manipulations, pharmacologiques ou génétiques, ont pour but d’améliorer les relations sociales des individus et donc d’améliorer les conditions de vie des animaux, et cela, très tôt après leurs naissances. Les cages d’hébergement sont toutes enrichies avec des boules des cotons et des maisons en plexiglass rouge. Toutes les douleurs opératoires et postopératoires seront prises en compte avec une prise en charge pharmacologique adaptée.

Choix des espèces

Le projet utilise la souris, car c’est le modèle mammifère de référence pour la technique de modification génique. Le projet scientifique vise à utiliser la puissance de la génétique chez la souris pour étudier le rôle des gènes essentielles dans la perception et l’intégration sensorielle normale et pathologique Notre projet vise à moduler différentes voies neuronales durant les étapes tardive du développement neuronal qui ont lieu apres la naissance et durant l'adolescence pour en observer les conséquences à l'état adulte. Par conséquent, nous manipulerons les animaux dès la naissance et jusqu'à l'âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Rats : 234
Souffrances
▲ -
▲ 200
▲ 34
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 234

Gavées au bisphénol A pendant les 21 jours de gestation puis les 21 jours d'allaitement, des rates transmettent à leur descendance une hypominéralisation de l'émail dentaire, et leurs petits sont gavés à leur tour pendant neuf jours. 234 rats vont être utilisés, 34 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 200 un niveau léger, tous tués pour récupérer leurs dents. Un vernis est appliqué au pinceau sur les dents sous quinze minutes d'anesthésie, une seule fois, puis deux séances d'imagerie aux rayons X vérifient la reminéralisation, l'objectif étant de comparer un nouveau produit fluoré et sa version sans fluor à trois produits déjà commercialisés. Le porteur qualifie de légères les nuisances attendues et écrit que l'administration de bisphénol A "ne devrait pas engendrer des effets secondaires au regard de la concentration administrée", alors que c'est précisément elle qui abîme l'émail des animaux.

Objectifs

Les hypominéralisations de l’émail dentaire, observées au cours du développement telles que l'hypominéralisation molaires incisives, touchent aujourd’hui près d’un enfant sur cinq en France et à travers le monde. Elles engendrent des défauts inesthétiques, des douleurs impactant la vie quotidienne et les actes de soins particuliers. Elles sont associées à un risque accru de caries, conduisant à termes à la perte des dents. Une prise en charge adéquate dès le diagnostic posé s’impose et doit être suivie tout au long de la vie, engendrant des coûts personnels et sociétaux colossaux au regard du nombre de personnes touchées et de la nécessité d'un traitement sur des décennies. L’objectif de ce projet est d’évaluer la performance de reminéralisation de l’émail d’un nouveau produit fluoré ainsi que d’une autre formulation de ce même produit sans fluor. Puis de comparer leur performance avec celle d’autres produits déjà disponibles sur le marché. Pour cela, nous disposons d’un modèle de rat présentant des hypominéralisations de l‘émail dès la naissance après exposition chronique, dès la conception, au bisphénol A à des doses environnementales. Ces rats seront traités soit par le nouveau produit en développement, soit par un des trois produits déjà mis sur le marché. Il n’y a, à ce jour, aucune preuve scientifique d’éfficacité de ces produits sur le traitement et la prévention de ces lésions, d’où l’interêt de développer un nouveau produit permettant la prise en charge de cette pathologie. Ce projet permettra donc de proposer de nouvelles stratégies de reminéralisation des tissus dentaires fortement attendues par les patients et les dentistes, et plus généralement les enfants dans le cadre préventif des caries. Ce projet permettra également d’accroitre les connaissances sur 1/ l'étiologie et les caractéristiques des hypominéralisations de l’émail, 2/ les mécanismes chimiques de reminéralisation et 3/l’approche thérapeutique pour une meilleure prise en charge des patients.

Bénéfices attendus

Avec une prévalence française et mondiale moyenne des hypominéralisations développementales acquises (regroupées sous le terme de molaire incisive hypominéralisation) de 15%, soit près d’un enfant sur 5 atteint dans le monde, l‘enjeu est colossal. En effet, cette pathologie dentaire très répandue ayant des conséquences négatives dans la vie des patients : défauts esthétiques, douleurs, caries. Ces patients, jeunes au moment du diagnostic, requièrent des traitements et suivis tout au long de leur vie, engendrant des coûts économiques et sociaux importants. Mettre au point une solution de prévention ou, à défaut, un traitement clinique innovant permettrait de soigner des millions d’enfants à travers le monde et limiter les impacts négatifs de cette pathologie. Notre étude permettra d’apporter des preuves pré-cliniques démontrant que la démarche thérapeutique proposée permet une reminéralisation de l’émail dentaire plus efficace qu’avec les produits actuellement disponibles. En effet, il n’existe à l’heure actuelle aucune preuve pré-clinique ou clinique de l’efficacité des traitements dentaires déjà commercialisés sur la reminéralisation de l’émail des patients atteints de molaire incisive hypominéralisation.

Procédures

Les animaux seront soumis au gavage d'une solution de bisphénol A, ainsi qu'à l'application à l'aide d'un pinceau fin de vernis dentaire sous anesthésie pendant 15 minutes. Le gavage se deroulera chez la mère gestante pendant toute la durée de la gestation et du sevrage (21 jours + 21 jours, soit 42 jours), puis chez la descendance pendant 9 jours. Une seule application de 30 secondes des produits sera administrée, sur la surface des dents de la progéniture. Ils seront également anesthésiés pendant 15 minutes deux fois afin d'effectuer l'analyse imagerie aux rayons X et de contrôler la reminéralisation in vivo.

Impact sur les animaux

Les animaux seront gavés tous les jours par des expérimentateurs ayant l’habitude de ce geste qui reste néanmoins une source de stress. Dans la deuxième partie de l’expérience, les dents des rats (molaires et incisives) sont traitées par l’application au pinceau fin de produits d’intérêt nécessitant d'anesthésier les animaux. Les nuisances attendues principalement liées à l’anesthésie et à la contention sont légères. Une hypothermie pendant l’anesthésie peut avoir lieu. Les seuls actes invasifs pratiqués sont le gavage et les injections d’anesthésique (l’application du produit étant réalisée sous anesthésie), ainsi que l’administration orale de bisphénol A, qui ne devrait pas engendrer des effets secondaires au regard de la concentration administrée.

Devenir

Les animaux de tous les lots d'études seront mis à mort afin de pouvoir récupérer et caractériser leur dents.

Remplacement

Concernant les recherches sur les dents, et sur l’émail dentaire en particulier, les modèles d’investigation in vitro ne sont pas satisfaisants actuellement car ils ne reproduisent pas la physiologie de la dent. En effet, des techniques in vitro de déminéralisation de l’émail existent, avec des cycles de pH, mais elles restent insuffisantes car elles ne permettent pas d’obtenir un émail déminéralisé comme en clinique. Seule la surface de l’émail est déminéralisée, ce qui reste très insuffisant pour mettre en place un traitement de réparation ou même de prévention. En effet, les lésions de type "molaire incisive hypominéralisation" sur dents extraites humaines sont difficilement accessibles car elles sont souvent trop sévères et très souvent associées à des caries profondes lors d'une extraction dentaire. L’utilisation du modèle de rat présenté ici permettra d’évaluer l’efficacité et l’utilisation du nouveau traitement dentaire dans des conditions se rapprochant de celles en clinique chez l’homme.

Réduction

Dans le but de réduire le nombre nécessaire d’animaux dans cette étude, chaque échantillon collecté sera analysé par un maximum d‘approches techniques selon une séquence définie : les analyses non destructrices d'abord (µ-CT, fluorescence), puis les observations microscopiques et analyses chimiques in situ, puis nano- et micro-dureté. Les techniques nécessitant la destruction des échantillons (dosages quantitatifs des éléments ou analyses histologiques post-déminéralisation) seront effectuées en dernier. Le nombre minimum d'animaux nécessaire afin d'avoir un test statistique significatif est de 6 par groupe, mais le nombre d'animaux prévu est de 10 par lot d’étude et par sexe, afin de parer à de petites portées deséquilibrées et de conserver néanmoins une puissance statistique en cas de perte inopinée d’animaux. Des analyses statistiques seront conduites sur l’ensemble des résultats obtenus dans cette étude avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Pendant toute la durée de l'étude, l'application des points limites stristes et spéciphiques au projet sera respecté. Par ailleurs, les rats seront anesthésiés lors de l’application du traitement dentaire pour éviter tout stress de l’animal, et leur phase de réveil sera encadrée sur un tapis chauffant pour éviter toute hypothermie. Chaque rat sera pesé avant toute acte (gavage de bisphénol A, application produit ou scan aux rayons X) afin d’avoir un suivi régulier de leur poids et ainsi identifier toute baisse de poids pouvant indiquer un stress important chez l’animal. Les animaux seront observés régulièrement par les expérimentateurs, pour détecter tout signe anormal de douleur, de souffrance ou de stress et nous avons raffiné la méthodologie par l’introduction de points limites dont l’atteinte entraînera la mise à mort anticipée de l’animal. Une période d’acclimatation d’une semaine avant l’entrée dans le protocole est accordée aux animaux. Pendant l’application du traitement, les animaux seront monitorés de manière visuelle (fréquence respiratoire, hydratation par test du pli de la peau). Durant toute la durée de l'anesthésie et jusqu’à réveil complet, les rats seront maintenus sur tapis chauffant. Les animaux seront hébergés par groupe de 3 dans les conditions standards d’hébergement ; eau et nourriture contrôlé (ad libitum). De plus, chaque cage sera identifiée, et les rats initialement hébergés ensemble (3 rats/cage) le resteront du début à la fin du protocole.

Choix des espèces

Le rat est l’espèce animale retenue dans le cadre de cette étude car un modèle utilisant cet espèce permet de mimer le ''molaire incisive hypominéralisation'' humain chez le rat. Bien que la denture du rat soit différente de l’humain, le processus de développement dentaire suit une séquence similaire à l’humain. Le modèle d’incisive à croissance continue est même un atout car il permet de récapituler toutes les étapes du développement des dents sur un même échantillon. De plus, la gestation ainsi que l’odontogenèse chez le rat est rapide (jeune adulte 30 jours après la naissance) et permet donc de raccourcir la durée de l’étude.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 720
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 600
▲ 120
Devenir
 -
 -
 -
 720

720 rats vont être utilisés, 120 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 600 un niveau modéré, chacun pouvant passer par l'ablation d'un rein en deux opérations espacées de dix jours, dix semaines de régime provoquant une insuffisance rénale ou un diabète, une échocardiographie, vingt-quatre heures seul en cage à métabolisme, cinq séances de mesure de pression artérielle et le port d'un gilet d'électrocardiogramme. Tous sont tués en fin de procédure pour les analyses de sang et d'organes. Le porteur décrit une perte de poids et d'appétit, une diurèse augmentée, des douleurs et des risques d'infection après la chirurgie, et de rares détresses cardiorespiratoires sous anesthésie. Il annonce que ce nombre de 720 rats "permet de s'assurer de la faisabilité du projet" sans donner de calcul de puissance, et prévoit d'arrêter l'étude si les premières expériences ne confortent pas son hypothèse.

Objectifs

Les comorbidités cardiovasculaires de l’insuffisance rénale chronique (IRC), ce qu’on appelle le syndrome cardiorénal, sont dramatiques et impactent la survie des patients. La prévalence de l’insuffisance rénale chronique en Europe est près de dix pour cent. Il est important de comprendre les mécanismes sous-jacents des interactions entre rein et coeur, mais également d’identifier des thérapeutiques permettant de limiter ces comorbidités. Les données recueillies chez l’Homme et l’animal montrent que l’aldostérone joue un rôle critique dans le remodelage rénal et cardiaque via l’inflammation et la fibrose. La modulation de l’inflammation dans les organes affectés (rein, coeur) peut également jouer un rôle critique dans le maintien au long cours du remodelage rénal et cardiaque. Les objectifs du projet sont d'étudier de nouvelles cibles thérapeutiques du syndrome cardiorenal, en particulier le role de l'aldostérone. Notre hypothèse est que la modulation de la signalisation de cette hormone aura un effet benefique sur le syndrome cardiorenal en cas d'insuffisance rénale chronique.

Bénéfices attendus

L’insuffisance rénale chronique (IRC) dont la prévalence est d’environ 10 pourcent en europe, selon les pays, a des conséquences cardiovasculaires majeures avec une morbidité et mortalité importantes. Ce lien rein-coeur est appelé syndrome cardiorénal. Le but du projet est de comprendre les conditions et mécanismes par lesquels l'aldostérone et son récepteur, sont impliqués dans le syndrome cardiorénal. Pour cela, l’efficacité d’un antagoniste pharmacologique de l'aldosterone synthase sera étudié lors d'une insuffisance rénale chronique induite par deux méthodes differentes, en particulier les effets sur l'inflammation et la fibrose tissulaire au plan rénal et cardiovasculaire. Ces résultats permettront de proposer des alternatives thérapeutiques aux patients souffrant de syndrome cardiorénal.

Procédures

Les animaux sous soumis à diverses interventions. Pour induire une insuffisance rénale chronique, l’ablation d’un rein est réalisée par chirurgie sous anesthésie et avec une prise en charge analgésique avant, pendant et après l’opération (20 min, 2 fois à 10 jours d’intervalle) ou les animaux sont mis sous régime alimentaire spécial avec administration d’un régime induisant une insuffisance rénale ou un diabète (animal vigil, en continu sur 10 semaines maximum). L'induction du diabète nécessitera une injection intrapéritonéale (1 fois, 1 minute) et un suivi mensuel de la glycémie par un prélèvement sanguin de faible volume (3 foix maximum, 1 minute). L'exploration de la maladie cardiaque comporte une échocardiographie sous anesthésie gazeuse (15 min, 1 fois). Pour recueil des urines (une fois pendant 24h) un hébergement individuel temporaire est nécessaire (animal vigile). La mesure de la pression artérielle est réalisée cinq fois sur 5 jours consécutif pendant 15 min (animal vigile). Un électrocardiogramme non invasif par un système de télémétrie par gilet (une fois, durée 15 min) est réalisé (animal vigile). Des prélèvements sanguins sont effectués une fois après 1 mois d'insuffisance rénale chronique (1 minute) chez l’animal vigile. L’euthanasie est réalisée en fin de période expérimentale après analgésie et anesthésie.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables notoires seront 1) la baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse cardiorespiratoire à l’anesthésie (chirurgie rénale, échocardiographie) 2) la douleur et les risques d’infection suite à l’intervention chirurgicale, 3) les conséquences de la maladie rénale chronique (perte de poids, perte d’appétit, diurèse augmentée), 4) le régime alimentaire spécial incluant le traitement pharmacologique avec l’eplerenone peut entrainer une perte de poids et modifier la mobilité et le comportement des animaux, 5) l’hébergement individuel temporaire dans les cages à métabolisme pourra engendrer un stress 6) le stress lié à la manipulation et la contention durant la prise de pression artérielle ou l’installation des gilets pour l’électrocardiograme 7) le stress et la douleur légère de courte durée au site de prélèvement de sang avec un risque minime d'hémorragie.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure car des analyses biochimiques sanguines (composition, molécules pro-inflammatoires) ainsi que des analyses sur organes prélevés sont obligatoires pour mener à bien ce projet.

Remplacement

Cette recherche est de type fondamentale. Nous avons besoin de réaliser des expériences in vivo chez le rat afin de pouvoir confirmer nos données obtenues in vitro. Cette étude ne peut être conduite qu'in vivo car il n’y a pas de modèles alternatifs pour l’étude intégrée et multi-organes de l’activation du récepteur minéralocorticoïde par l aldosterone et de la signalisation sous-jacente dans le syndrome cardiorénal. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu.

Réduction

Le nombre total d’animaux utilisés sera de 720 rats. Ce nombre permet de s'assurer de la faisabilité du projet tout en mettant en évidence des différences statistiques entre les résultats de nos différents groupes. Nous chercherons à regrouper les expérimentations dans le but de réduire le nombre d’animaux contrôles. L’étude sera arrêtée si les expériences initiales ne confortent pas l’hypothèse de travail.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès à volonté à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements ci-après : carré de lanière kraft et batonnet en bois. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Les animaux sont vérifiés quotidiennement. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive, des soins adaptés. Lors des anesthésies, la température interne est suivie, les animaux sont placés sur un tapis chauffant pour limiter l’hypothermie, et une attention particulière est portée pour la période de réveil pour s’assurer de la bonne récupération des animaux. La douleur post-opératoire sera prise en charge par une analgésie et des croquettes hydratées seront déposées au fond de la cage pour faciliter l’alimentation. La prise alimentaire ainsi que le poids seront contrôlées pendant les traitements, incluant l’administration d’eplerenone, et les analyses métaboliques, avec une pesée hebdomadaire. L’hébergement individuel temporaire dure 24h pour le prélèvement d’urines et fèces. Une période d’habituation est mise en oeuvre et les animaux sont placés le jour (pendant 3 jours) dans la cage métabolique, et retournent la nuit dans leur cage. Enfin, certaines analyses cardiovasculaires seront réalisées sous anesthésie, d’autres après habituation, afin de réduire le stress des animaux. Des points limites suffisamment précoces ont été définis.

Choix des espèces

L'espèce rat a été choisie car c'est un modèle établi pour le développement de maladies cardiovasculaires et rénales. De plus nous disposons d'un modèle de rats génétiquement modifiés permettant d'exprimer l'aldostérone synthase humaine à la place de l'aldostérone synthase endogène de rat et tester ainsi les nouveaux inhibiteurs de l'aldostérone synthase qui ne sont actifs que sur l'aldostérone synthase de primates. Les animaux males et femelles sont utilisés à l’âge adulte (7 semaines) afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 187
Souffrances
▲ -
▲ 145
▲ 42
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 187

187 souris vont être utilisées, 42 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 145 un niveau léger, toutes tuées à l'issue. Des femelles gestantes reçoivent un traitement par voie orale puis une injection intrapéritonéale pour déclencher la suppression d'un gène, avant d'être tuées par dislocation cervicale, leurs embryons étant décapités aussitôt après. Les souris qui naissent et survivent sont pesées deux fois par semaine puis suivies jusqu'à six mois, âge auquel elles sont tuées après évaluation de leur phénotype dommageable, malformations ou dysfonctionnements de l'appareil urinaire. Le porteur affirme travailler dans une boîte de Pétri chaque fois qu'il le peut, et conclut que ce gène doit être étudié "dans sa globalité", donc dans un organisme vivant.

Objectifs

Les anomalies congénitales du rein et le tractus urinaire (CAKUT) font partie des malformations les plus importantes à la naissance. Les maladies CAKUT peuvent être létales à la naissance ou pendant l’enfance ou l’adolescence. Chez les adultes, les maladies CAKUT prédisposent à des pathologies rénales chroniques, une maladie qui conduit souvent à une insuffisance rénale terminale. Malgré cet impact important de santé publique, dans 80% des maladies CAKUT, aucun gène n’a été à ce jour identifié. La mutation de gène de notre intérêt a été récemment identifiée chez les individus souffrants des maladies CAKUT. Pour autant les mécanismes d’action de ce gène et son rôle pendant l’embryogenèse et au cours de la vie d’adulte est totalement méconnu à ce jour. Dans ce projet, nous allons d’une part activer la délétion de ce gène sur les femelles gestantes pour analyser les embryons à des stades précoces de l’embryogenèse. D’autre part, si la délétion de ce gène n’est pas léthale pendant la grossesse, nous allons vérifier si les souris adultes présentent des problèmes de santé sur trois générations. Nous avons calculé que nous aurons besoin de 187 animaux au total.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche fondamentale va permettre de comprendre comment le dysfonctionnement de notre gène d’intérêt altère la formation du rein conduisant à des malformations voire à l’absence totale des reins aboutissent à une mortalité précoce ou à des maladies rénales chroniques pour lesquels à ce jour, à part la dialyse ou la greffe d’organe, la médecine n’a aucun autre recours.

Procédures

Administration par voie orale sur les femelles gestantes d’un traitement pour activer la délétion du gène d’intérêt (40 secondes par animal) suivi, 48h plus tard, par 1 injection intrapéritonéale (20 secondes par injection). -A partir du sevrage, pesée 2 fois par semaine (20 seconds) jusqu’à l’âge de 2 mois puis 1fois/semaine jusqu’au 3ème mois puis 1 fois/mois jusqu’au 6ème mois.

Impact sur les animaux

Les animaux pourraient développer des malformations et/ou dysfonctionnement des organes uro-génital. La contention cause du stress et la piqure cause une légère douleur.

Devenir

Procédure 1: Mise à mort avant la naissance. Procédure 2 : Procédure de suivie du phénotype de la naissance jusqu'à 6 mois. Notre étude porte sur l'analyse du rein en development donc nous avons besoin d'avoir des embryons que nous obtenons à partir des femelles gestantes qui sont mises à mort par dislocation cervicale. Les embryons sont décapités rapidement après la mise à mort de la mère. Tous les animaux qui survivent après la naissance seront mis à mort à l'âge de 6 mois à l'issue d'évaluation du phénotype dommageable. En effet, à 6 mois d’âge, nous pouvons analyser de manière exhaustive les effets du phénotype sur le développement du rein et la fonction rénale. Des analyses antérieures seraient incomplètes, car certaines anomalies pourraient ne pas être visibles avant que le développement ne soit entièrement achevé. S’il y a phénotype dommageable cela pourrait apparaître progressivement et devenir pleinement visible à l’âge adulte, soit vers 6 mois. Attendre cet âge nous permet d’évaluer pleinement l’expression du phénotype et ses répercussions sur l’organisme, garantissant ainsi que toutes les manifestations du phénotype ont été correctement observées et documentées.

Remplacement

Nous avons les outils et l’expertise d’étudier notre gène d’intérêt dans une boîte de Pétri et nous le réalisons à chaque étape que nous le pouvons. Toutefois, ce gène a un rôle important dans la formation de plusieurs organes pendant la formation de l’embryon. Par conséquent pour mieux comprendre le fonctionnement de ce gène, il est nécessaire de l’étudier dans sa globalité en occurrence dans un organisme vivant.

Réduction

Afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs nous avons besoin de 20 embryons par expérience (histologie et analyses quantitatives) et par génotype. Toutefois pour réduire le nombre de souris utilisées si nous obtenons des résultats statistiquement significatifs avant l’utilisation de 20 embryons, nous ne ferons pas des accouplements supplémentaires. En ce qui concerne évaluation des problèmes de santé sur les animaux adultes : En nous appuyant sur la littérature et notre propre expérience, nous prévoyons l’analyse de 4 portées issus de 4 couples indépendants au cours de 3 générations (en suivant la législation en cours) pour évaluer le phénotype de la lignée générée dans ce projet. Le nombre minimum d’animaux nécessaire pour l’analyse de la prolifération cellulaire, les paramètres histologiques et physiologiques que nous envisageons d’analyser a été déterminé par des calculs statistiques basé sur un calcul de puissance associé à l’utilisation de tests de significativité statistiques.

Raffinement

Nous pratiquons un élevage sans phénotype dommageable grâce à un modèle de délétion conditionnelle où nous délétons le gène au moment voulu et uniquement dans certains tissus. Quant aux animaux susceptibles de développer un phénotype dommageable, outre de leur fournir un environnement enrichi pour satisfaire leur besoin de rongeur et leur instinct de nidification, de les héberger en permanence avec leur congénère de même portée, de les surveiller au quotidien, nous avons établis 2 grilles d’observation selon lesquels, les personnels formés et compétents noteront la moindre anomalie susceptible de compromettre leur état de santé, leur comportement et leur bien-être et prévoyant des points limites précoces et adaptés. Pour les injections, nous prenons la précaution de chauffer la solution au préalable à 37°C. Lors de mis à mort des animaux, nous les anesthésions au gaz isoflurane à 4% dans la chambre d’induction pendant 2 à 3 min (temps nécessaire pour une anesthésie profonde) aussitôt après la souris est mis à mort par la dislocation cervicale. Les accouplements seront programmés afin d’éviter les mises-bas le week-end permettant d’assurer une meilleure surveillance des animaux autour de cette phase critique au cours de laquelle des points limites pourraient être atteints (avortement spontané, risques de dystocie). Un vétérinaire dédié de manière permanente à notre animalerie est disponible à toutes nos requêtes sur l’état de santé de nos animaux et plus particulièrement de ceux sous la procédure.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris (Mus musculus) comme le modèle de choix, en raison de ces similarités génétiques et physiologiques proches de l'homme. Le modèle de souris mutante pour le gène étudié dans ce projet mime fidèlement la pathologie humaine résultant du dysfonctionnement de gènes humains homologues. Les stades du développement : Depuis la naissance jusqu’ à l’âge de 6 mois, période nécessaire et suffisante pour évaluer le bien-être de la lignée génétiquement modifiée créée dans ce projet. Les femelles âgées de 8 semaines à l’optimum de leur maturité sexuelle pour la production d’embryons objets de l’étude.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Souris : 42
Souffrances
▲ 42
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 42

Ouvertes sous anesthésie gazeuse pendant dix minutes pour recevoir une injection de colorant fluorescent sous la capsule de l'épididyme, 42 souris mâles vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, toutes tuées avant tout réveil. Leurs ganglions lymphatiques sont ensuite prélevés et examinés au microscope. L'étude reste purement descriptive et vise à repérer ces ganglions, que personne n'a encore décrits, première étape avant des travaux sur les infections de l'appareil reproducteur masculin. Le porteur ne mentionne comme nuisances que le stress de contention, la piqûre de l'analgésique et une à deux minutes de stress à l'induction de l'anesthésie, sans dire un mot de l'opération elle-même.

Objectifs

Environ 15% des cas d'infertilité masculine expliqués ont une origine immunologique. Il est donc crucial de comprendre les mécanismes immunitaires mis en place dans les organes reproducteurs mâles avant d'envisager des traitements adaptés. Si l'environnement testiculaire est bien décrit, celui de l'épididyme reste peu étudié. L'épididyme est pourtant l'organe essentiel de la maturation et de l'acquisition du pouvoir fécondant des spermatozoïdes. Les dérèglements de l'immunité qui touchent l'épididyme ont deux causes principales : des réactions auto-immunes (réponse délétère contre les spermatozoïdes) ou des réponses inflammatoires chroniques contre des pathogènes ascendants des voies uro-génitales (essentiellement des bactéries). La réponse immune est initiée par la reconnaissance d'une partie du pathogène (appelée antigène) par des cellules spécialisées, les cellules présentatrices d'antigène (CPA). Ces CPA migrent dans les ganglions drainants de l’organe où a été détecté l’antigène et le présentent à des cellules effectrices, les lymphocytes T afin de les activer. Les lymphocytes T activés sont en retour recrutés sur le site de l’infection pour éliminer les pathogènes présents. Actuellement, aucune publication ne décrit les ganglions lymphatiques drainants de l’organe alors même qu’il est le lieu d’initiation des réponses immunitaires effectrices. Notre objectif est donc d’identifier les ganglions drainants de l’épididyme murin par l’injection d’un antigène fluorescent dans l’organe et son suivi dans différents ganglions. Une étude préliminaire a permis de mettre en avant certains ganglions qui pourraient intervenir dans le drainage d'une partie de l'épididyme. Cependant, elle nous a aussi fait suspecter un drainage multiple et différentiel selon que l'antigène se trouve dans la partie proximale (tête) ou distale (queue) de l'épididyme. Nous souhaitons donc réaliser des injections d'antigène dans ces deux compartiments indépendemment. Notre première étude a également mis en évidence que seuls les temps d’analyse les plus précoces (5 à 15 minutes post-injection) permettaient d’observer une réelle fluorescence dans certains des ganglions étudiés. Cette première étape est indispensable au bon déroulement du projet qui amènera à une meilleure compréhension des mécanismes mis en jeu dans les réponses aux pathogènes du tractus uro-génital et pourrait à terme permettre une prise en charge adaptée de l’infertilité masculine.

Bénéfices attendus

L’identification des ganglions drainant l’épididyme permettra par la suite d’aller étudier la réponse immunitaire qui se met en place après infection bactérienne de l’épididyme, et en particulier les dérégulations menant à des situations pathologiques comme les épididymites responsables de nombreux cas d’infertilité masculine. Cette question intéresse particulièrement les urologues et andrologues qui sont confrontés fréquemment à des patients présentant des infertilités liées à des infections ascendantes du tractus reproducteur, et en particulier liées à des épididymites, inflammations chroniques délétères de l’épididyme.

Procédures

Les animaux subiront en vigile une seule injection sous-cutanée d'analgésique qui dure seulement quelques secondes. Ensuite, les animaux subiront une opération chirurgicale sous anesthésie gazeuse au cours de laquelle sera pratiquée une unique injection sous la capsule épididymaire. L'opération chirurgicale dure environ 10 minutes.

Impact sur les animaux

Un stress dû à la contention est attendu, couplé à la douleur de la piqûre nécessaire à l’injection d’un analgésique par voie sous-cutanée. Par la suite, un stress de courte durée est attendu lors de l’induction de l’anesthésie gazeuse (1 à 2 minutes) dans la cage d’induction.

Devenir

Tous les animaux ayant subi la procédure seront euthanasiés à la fin de l’expérience pour le prélèvement des ganglions lymphatiques proches de l’épididyme et leur analyse par microscopie.

Remplacement

Le remplacement de l'expérimentation sur animaux ne peut malheureusement pas s'appliquer dans notre étude. En effet, seul le suivi de la migration in vivo de la molécule fluorescente de l’épididyme aux ganglions drainant permettra d’identifier ces derniers.

Réduction

Plusieurs critères ont été pris en compte pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaires afin d’avoir une représentation biologiquement valide des ganglions drainant l’épididyme murin, dont des travaux publiés antérieurement par diverses équipes. Il apparaît que nous aurons besoin de 42 souris pour toute l’expérimentation. Notre étude étant uniquement descriptive, elle ne nécessitera pas de tests statistiques à proprement parler, d'où le faible nombre d'animaux requis.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un environnement contrôlé et enrichi (maison en plastique, rouleau en carton). Avant toute manipulation de l’animal, celui-ci recevra une injection sous-cutanée d’analgésique pour compléter l’effet de l’anesthésie gazeuse au cours de la procédure. Durant la procédure, nous veillerons au bien-être des animaux en les plaçant sur des tapis chauffants pour limiter le risque d’hypothermie et l’anesthésie profonde sera validée avant le début de la chirurgie.

Choix des espèces

Si la première étape de notre projet de recherche consiste à identifier les ganglions drainants de l'épididyme murin, la suite du projet portera sur l'étude approfondie de la réponse immunitaire mise en place lors d’une infection du tractus reproducteur. La majorité des études portant sur le système immunitaire se fait chez la souris, aussi notre choix du modèle murin nous permettra de renforcer nos conclusions par comparaison avec les mécanismes de réponse immunitaire établis dans d'autres organes. De plus, le modèle murin nous offre une grande disponibilité d’outils moléculaires nécessaires à nos études. Enfin, de nombreuses homologies sont connues concernant les cellules et mécanismes immunitaires entre la souris et l'homme, faisant de nos études des bases solides pour d'éventuelles applications humaines. Notre étude nécessite d’avoir des animaux ayant des organes matures et fonctionnels, donc âgés de 3 à 6 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1125
Souffrances
▲ -
▲ 1005
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1125

Anesthésiées au gaz, les souris reçoivent six injections dans l'oreille en deux semaines, parfois une injection intraveineuse et une injection intradermique supplémentaire dans chaque oreille. Certaines passent ensuite une à deux séances de bioluminescence par semaine, chacune sous vingt minutes d'anesthésie avec injection intrapéritonéale. 1 125 souris vont être utilisées, 120 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 1 005 un niveau léger, pour suivre la façon dont un mélanome de la peau prépare le ganglion lymphatique à recevoir ses métastases. Le porteur prévoit une possible gêne à la déglutition quand les métastases se développent dans les ganglions du cou, une gêne respiratoire quand elles gagnent les poumons, et la mise à mort de toutes les souris pour analyser ces organes.

Objectifs

Le mélanome est un cancer de la peau très agressif dont l’incidence est en augmentation en France. La moitié des patients atteints de mélanomes métastatiques sont en échec thérapeutique et nécessitent de nouveaux traitements. Les premières métastases apparaissent en général dans le ganglion lymphatique avant de se disséminer vers les organes vitaux. Le ganglion sain est un tissu immunitaire qui n’est normalement pas propice au développement tumoral. Notre projet consiste à mieux comprendre (1) comment les facteurs sécrétés par le mélanome cutané modifient à distance le ganglion pour en faire un environnement favorable au développement métastatique du mélanome, et (2) comment le microenvironnement du ganglion influence la capacité du mélanome à métastaser dans les organes secondaires. Dans ce but, nous voulons caractériser les modifications des cellules immunitaires et des fibroblastes dans des ganglions reprogrammés par les facteurs sécrétés par mélanome et étudier le potentiel métastatique dans le poumon de cellules de mélanome adaptées au microenvironnement ganglionnaire. A terme, notre projet vise à identifier des marqueurs métastatiques précoces et de nouvelles cibles thérapeutiques susceptibles de cibler le dialogue entre les cellules tumorales et le microenvironnement de la niche ganglionnaire pour détecter précocement les rechutes des patients, voire et éviter les rechutes des patients.

Bénéfices attendus

Nos recherches visent à caractériser le rôle joué par les facteurs sécrétés par le mélanome cutané dans la mise en place d’un microenvironnement pré-métastatique inflammatoire et immunodéprimé favorable à l’invasion, la survie et la prolifération des cellules de mélanome métastatiques dans le ganglion. Nos travaux permettront de mieux comprendre les processus précoces d’établissement de la niche métastatique dans le ganglion, et notamment l’implication du dialogue entre les cellules tumorales, les fibroblastes et les lymphocytes T dans les étapes précoces de métastase du mélanome. A terme, nos travaux visent à identifier des biomarqueurs ganglionnaires ou de potentielles cibles thérapeutiques dans le dialogue entre le mélanome, les fibroblastes et les lymphocytes T, pour potentialiser l’effet des immunothérapies actuelles dans le mélanome, mais également dans d’autres cancers qui métastasent vers le ganglion lymphatique, comme le cancer du sein ou de la prostate.

Procédures

Les animaux seront soumis à 6 injections intradermiques par oreille en 2 semaines. Selon les lots d'animaux, pourront s'ajouter 1 injection intraveineuse et/ou 1 injection intradermique dans chaque oreille. Les injections durent quelques secondes et sont réalisées sous anesthésie gazeuse. Certains animaux seront ensuite suivis par Bioluminescence 1 à 2 fois par semaine. Cette procédure comprend une anesthésie gazeuse de 20 min et une injection intra-péritonéale.

Impact sur les animaux

Possibilité de douleur minime et d'inflammation au niveau des sites d'injection au réveil de l'anesthésie. Possibilité de gène à la déglutition suite au développement de métastases dans les ganglions du cou. Possibilité de gène respiratoire suite au développement de métastases pulmonaires.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures pour analyser les organes (ganglions lymphatiques ou poumons).

Remplacement

Dans un souci de remplacement, nous avons débuté nos recherches par des expériences in vitro pour identifier l'impact de la co-culture de cellules de ganglions lymphatiques humains sur les cellules de mélanome et les cellules immunitaires. Les résultats très prometteurs que nous avons obtenus doivent maintenant être validés chez les animaux. En effet, l'étude de la mise en place de la niche pré-métastatique avec le dialogue à distance entre plusieurs organes (tumeur cutanée et ganglion lymphatique) et l'étude de la modification de la réponse immunitaire systémique n'est à ce jour pas compatible avec des approches in vitro et nécessite une validation chez l'animal.

Réduction

Nous avons utilisé la méthode statistique de référence pour déterminer les effectifs de nos groupes d'animaux de façon à Réduire au maximum le nombre d'animaux nécessaires tout en garantissant la fiabilité de nos conclusions. Notre expertise et des recherches bibliographiques nous ont permis de déterminer le nombre adéquat de cellules injectées pour obtenir une réponse chez l’animal, permettant de réduire le nombre de lots nécessaires à la réalisation du projet. Nous utiliserons également l'imagerie non invasive par bioluminescence qui permet un suivi longitudinal des animaux pendant la durée des expérimentations, au lieu de multiples lots d'animaux à différents temps. Les ganglions lymphatiques ou les poumons seront systématiquement prélevés et analysés à la fin des expériences pour valoriser chaque expérience de façon optimale.

Raffinement

Pour limiter le stress, les expérimentateurs manipulent les animaux par préhension au creux de la main. Les injections (intradermiques, intrapéritonéales ou intraveineuses) sont faites sur des animaux sous anesthésie gazeuse, ce qui leur permet de ne pas stresser, tout en retrouvant toutes leurs facultés en quelques minutes. L'injection dans l'oreille est un geste très technique, mais bien maîtrisé, qui est moins invalidant pour les animaux que les injections plus classiques dans le coussinet de la patte (analyse du ganglion poplité drainant). Les animaux n'ont pas de difficulté de déplacement. La croissance des métastases dans les ganglions ou les poumons est suivie par des techniques d'imagerie non invasives, ce qui permet de détecter très précocément les métastases et de les limiter à un stade précoce. Les points limites prévus sont précoces et prédictifs. Ils sont associés à des actions correctives permettant d’éviter toute souffrance inutile aux animaux.

Choix des espèces

La souris est une espèce animale relativement proche phylogénétiquement de l’homme, qui est systématiquement utilisée dans les études précliniques visant à étudier l'efficacité de nouveaux traitements anticancéreux. De plus, la souris est un animal petit, avec un cycle de vie relativement court et une natalité importante qui nous permet d’avoir des conditions d’hébergement et d’expérimentation appropriées. Nos procédures seront réalisées sur des animaux de 7 à 12 semaines, un âge auquel le système immunitaire est mature et la prise tumorale efficace d'après les données de la littérature et notre expérience.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Souris : 80
Rats : 80
Souffrances
▲ -
▲ 160
▲ -
▲ -
Devenir
 5
 -
 55
 100

Prouver chaque année que le laboratoire sait détecter un produit qui casse les chromosomes, telle est la finalité imposée à ce projet par la ligne directrice 474 de l'OCDE et une recommandation de l'EFSA. 80 rats et 80 souris vont être utilisés sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent par gavage quotidien, pendant trente jours au maximum, du cyclophosphamide, un anticancéreux connu pour endommager les chromosomes, et subissent des prélèvements de sang hebdomadaires à la veine saphène ou caudale. Les animaux exposés au produit sont tués "pour raison de sécurité", 55 des autres sont réutilisés dans un projet de formation du personnel ou autopsiés à des fins d'entraînement, et 5 rats sont proposés à l'adoption.

Objectifs

Afin de répondre aux exigences réglementaires et dans le cadre de la recommandation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour l’utilisation d’un test du micronoyau in vivo sur hématies (globules rouges) de mammifères dans des études à doses répétées sur 28 jours, ce projet a pour but de prouver la capacité du laboratoire à détecter le risque d’aneugénicité (capacité à induire des dommages chromosomiques) d’un produit dans les conditions expérimentales des études de 28 jours mais aussi 14 jours faites sur site. Cette preuve de capacité de detection devra être renouvelée au moins une fois par an et ainsi permettre d’éviter d’ajouter dans chaque étude, un groupe de témoins positifs et ainsi de réduire le nombre d’animaux testés. Pour cela, le cyclophosphamide sera utilisé en tant que produit positif.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont de prouver la capacité du laboratoire à détecter le risque d’aneugénicité (capacité à induire des dommages chromosomiques) d’un produit dans un test du micronoyau in vivo sur globules rouges de rats et souris. En réalisant ce projet au moins une fois par an cela permettra d’éviter d’ajouter dans chaque étude, un groupe de témoins positifs et ainsi de réduire le nombre d’animaux testés.

Procédures

Les animaux seront exposés à un produit de référence, le cyclophosphamide, connu pour ses propriétés aneugénique par gavage journalier (procédure inférieure à 1 minute) à l’aide d’une sonde souple adaptée à l’espèce et à l’âge pour une durée maximale de 30 jours. Les prélèvements de sang (environ 120 µL/prélèvement pour le rat et 60µL pour la souris) sur animal vigile, à la veine saphène ou caudale dureront maximum 2 minutes (durée de la contention et du prélèvement) et seront réalisés 1 fois par semaine maximum.

Impact sur les animaux

Aucun effet toxique majeur n’est attendu sur ce projet. Basée sur la littérature pour le cyclophosphamide, les signes de toxicité observés seront limités à une réduction de gain de poids (comparée à des animaux non traités) de moins de 30% à la dose maximale testée. Aucune perte de poids comparée à des animaux non traités n’est attendue. Les animaux seront soumis à des gavages journaliers à l’aide de sondes souples qui peuvent induire une gêne légère lors de la contention. En cours d’étude, des prélèvements de sang seront effectués aux jours 2, 14 et 28. Des prélèvements de sang supplémentaires pourront être effectués mais cela n’excèdera pas un maximum de 1 fois par semaine. Ils se feront via la veine caudale ou la veine saphène en fonction de l’espèce. Les prélèvements sanguins peuvent induire une douleur légère et de petits hématomes qui disparaissent rapidement.

Devenir

Les animaux traités avec un produit positif de référence (cyclophosphamide) seront mis à mort pour raison de sécurité. Pour les animaux non exposés au produit, la procédure ne nécessite pas la mise à mort systématique des animaux (sauf en cas de mal-être). Afin de permettre une diminution du nombre d’animaux utilisés dans le laboratoire, les animaux non exposés au produit, ne présentant aucun signe de mal-être en fin de projet ainsi que les animaux excédentaires exclus de l’étude après randomisation pourront être utilisés dans le projet Formation et maintien des compétences du personnel ou gardés en vie pour être adoptés. D’autres animaux seront autopsiés en vue d’acte de formation ou pour prélever des organes utilisables pour le développement de méthodes ex-vivo (in-vitro). Cette décision est prise par le responsable de projet, le directeur d’étude ou la structure du bien être animal en accord avec le vétérinaire sanitaire.

Remplacement

Des tests du micronoyau in vitro sur les substances chimiques existent et sont réalisés en amont des études vivo. Toutefois, afin de confirmer totalement l’obtention de mêmes résultats dans des condition in-vivo, il est nécessaire d'intégrer le test du micronoyau dans les études in-vivo réalisées lors du développement d’un produit. Or, pour valider ce test, la guideline 474 de l’OCDE exige que le laboratoire prouve qu’il est capable de détecter le risque d’aneugénicité (capacité à induire des dommages chromosomiques) des produits administrés à des animaux et cela doit être renouvelé tous les ans.

Réduction

Cette mise au point de technique se fera dans le respect des 3Rs avec un nombre restraint d’animaux. Afin de prouver la maitrise du laboratoire 5 animaux par groupe sont prévus en accord avec la guideline 474 de l’OCDE et la littérature. Un total estimé de maximum 40 rats et 40 souris pourra être utilisé la première année puis maximum 10 rats et 10 souris les années suivantes pour un total de 160 rongeurs sur 5 années pour ce projet. De plus, un seul sexe sera utilisé dans cette procédure (male ou femelle au choix) car il n'est pas nécessaire d'utiliser des animaux des 2 sexes pour la validation du test avec le produit de référence.

Raffinement

Les animaux sont hébergés collectivement avec un enrichissement du milieu adapté à leur âge et leur espèce. Les animaux sont alimentés avec une nourriture contrôlée et adaptée, les certificats concernant cette nourriture sont archivés par le laboratoire. Les animaux sont observés quotidiennement y compris les week-ends. Ils sont pesés à intervalle régulier pour vérifier leur croissance ou leur bien-être. Le gavage est réalisé avec des sondes souples adaptées à la taille et à l’âge des animaux. Les échantillons de sang prélevés au maximum une fois par semaine (environ 120 µL/prélèvement pour le rat et 60µL pour la souris) sont faits à la veine saphène ou à la veine caudale pour le rat. Tous ces gestes techniques sont réalisés par des techniciens confirmés qui suivent des périodes régulières de maintien de compétences. Des points limites ont été identifiés par le laboratoire, qui peuvent nécessiter la mise à mort précoce de l’animal. Un suivi et un bilan du bien-être animal est réalisé par la structure du bien-être animal sur tous les projets.

Choix des espèces

En accord avec la recommandation de l’EFSA, nous devons réaliser les tests du micromoyau dans nos études in-vivo réalisées sur rats et souris. Il est donc nécessaire d’utiliser ces 2 espèces dans ce projet. Dans ce projet, ce sont de jeunes adultes qui seront utilisés comme spécifié dans la ligne directrice de l'OCDE n°474 (à partir de 6-7 semaines et jusqu’à 15 semaines). Il a été démontré dans la littérature que l’âge des animaux n'influait pas sur la capacité de détection de produits positifs.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 48
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 48

La moitié des souris utilisées est immunodéprimée, dépourvue de lymphocytes T et B matures, ce qui garantit selon le porteur une prise tumorale dans 100 % des cas. 48 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent sous anesthésie une injection sous-cutanée de cellules de corticosurrénalome puis une injection de lymphocytes modifiés par voie rétro-orbitaire, avant six mesures de tumeur au pied à coulisse ou huit échographies avec rasage des flancs. Le porteur signale que la croissance tumorale peut provoquer une douleur modérée et des métastases, et compte l'usage de souris immunodéprimées parmi ses mesures de réduction du nombre d'animaux.

Objectifs

Le carcinome corticosurrénalien (CCS), est un cancer agressif avec environ 35 % des patients présentant des métastases au diagnostic. Le mauvais pronostic du CCS peut être attribué au manque de thérapies efficaces. En effet, un traitement curatif n'existe que pour les patients de CCS à faible agressivité qui subissent une résection chirurgicale complète. Malgré des traitements lourds, les patients présentant une récidive ou une maladie métastatique, pour lesquels la chirurgie n’est pas une option, ont de faibles chances de survie à long terme. Des analyses préliminaires ont permis de mettre en évidence que la protéine CD276 est surexprimée dans les CCS de patients et que cette surexpression est associée à une diminution de la survie globale. Ainsi, l’objectif de ce projet est d’utiliser des lymphocytes T modifiés génétiquement (cellules CAR [Chimeric Antigenic Receptor]-T) dans le but de reconnaître CD276 exprimé à la surface des cellules cancéreuses puis de les éliminer. Ces expériences seront réalisées sur un modèle simple (souris immunodéficientes) pour la preuve de concept puis dans un modèle plus complexe de souris génétiquement modifiées reproduisant les deux altérations génétiques les plus fréquemment retrouvées chez les patients porteurs des CCS agressifs.

Bénéfices attendus

Le carcinome corticosurrénalien est un cancer agressif et de mauvais pronostic, dû au manque de thérapies efficaces. La réalisation de ce projet nous permettra d’évaluer le potentiel antitumoral de lymphocytes T modifiés génétiquement pour reconnaître CD276 exprimé à la surface des cellules cancéreuses puis de les éliminer. L’objectif de ces expériences est de développer une nouvelle approche thérapeutique qui permettra à terme, d’améliorer le traitement et la survie des patients.

Procédures

- Procédure 1, sur les 24 souris : Rasage sous anesthésie gazeuse. Durée 5min, 1 fois. Injection sous-cutanée des cellules tumorales sous anesthésie gazeuse. Durée 5min, 1 fois. Injection intra-veineuse des cellules CAR-T sous anesthésie gazeuse. Durée 5min, 1 fois. Mesure des tumeurs au pieds à coulisse. Durée 1min, 6 fois - Procédure 2, sur les 24 souris: Injection intra-veineuse des cellules cellules CAR-T sous anesthésie gazeuse. Durée 5min, 1 fois. Mesure des tumeurs par échographie sous anesthésie gazeuse + rasage des flancs. Durée 30min, 8 fois.

Impact sur les animaux

Dans la procédure 1, l’injection sous-cutanée des cellules dérivées de corticosurrénalome murin, réalisée sous anesthésie gazeuse, peut engendrer une douleur légère et de courte durée au site d’implantation. La mesure des tumeurs au pied à coulisse n’est pas douloureuse mais peut induire un stress léger dû à la contention de l’animal. L’injection par voie retro-orbitaire des cellules CAR-T, réalisée sous anesthésie gazeuse, peut engendrer une douleur locale légère et de courte durée. Enfin la croissance tumorale peut engendrer une douleur/gène modérée. Dans la procédure 2, l’injection par voie retro-orbitaire des cellules CAR-T, réalisée sous anesthésie gazeuse, peut engendrer une douleur locale légère et de courte durée. L’échographie, réalisée sous anesthésie gazeuse, n’engendre pas de douleur mais peut induire un stress léger. Le modèle murin de CCS avancé utilisé présente un développement tumoral et éventuellement des métastases.

Devenir

Tous les animaux ayant subi la procédure seront euthanasiés à la fin de l’expérience pour la réalisation de différentes analyses permettant d’évaluer les nouvelles approches de traitement des corticosurrénalomes métastatiques.

Remplacement

Afin d’éviter la douleur et l’inconfort à l’animal, nous souhaitons remplacer autant que possible les manipulations in vivo par des expériences de culture in vitro. Ainsi les premiers tests de spécificité et d’efficacité des cellules CAR-T CD276 seront réalisés sur une lignée de cellules dérivées d’un CCS métastatique, dans des conditions de culture optimales. Cependant, le développement et la progression du cancer vers des stades avancés sont fortement dépendants de l’environnement cellulaire (vascularisation, facteurs de croissance, système immunitaire périphérique…), et ne peuvent pas être reproduits in vitro. Ainsi, la nécessité d’avoir recours à des animaux se justifie in fine par le fait que le développement tumoral est un processus complexe impliquant de nombreux types cellulaires dont les interactions sont cruciales pour favoriser la progression de la tumeur. Pour ces raisons, des méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants n’apportent pas le même niveau d’information.

Réduction

Dans l’optique de réduire le nombre d’individus par expérience, nous planifions systématiquement plusieurs analyses simultanées, de sorte que les deux glandes surrénales de chaque individu soient utilisées : par exemple l’une pour des expériences de cytométrie en flux et l’autre pour des analyses d’immunohistochimie. De même, le sang des animaux sacrifiés sera systématiquement recueilli afin de réaliser les analyses hormonales. En procédure 1, l’utilisation de souris immunodéficiente permet une croissance tumorale dans 100% des cas, contrairement à l’utilisation de souris immunocompétentes et une survie/prolifération des cellules CAR-T supérieure. Cette procédure nous permettra de vérifier que les cellules CAR-T survivent, prolifèrent et s’attaquent bien aux tumeurs le tout dans d’un modèle plus rapide et à effets indésirables moins important qu’un génotype créant des tumeurs agressives. Cela nous permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés pour l’établissement de notre preuve de concept. Le nombre d’animaux par groupe correspond au minimum nécessaire pour une démonstration convaincante des principes scientifiques étudiés, sur la base d’arguments statistiques valides. En prenant en compte les variabilités biologiques intrinsèques aux individus, nous constituerons des groupes expérimentaux de 12 souris. Pour les analyses statistiques nous utiliserons des tests non paramétriques.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un environnement contrôlé et enrichi. Plus précisément, les souris immunodéficientes seront hébergées dans une zone dédiée aux animaux immunodéficients avec armoire ventilée, couvercle de cage filtrant, litière autoclavée et eau filtrée. Durant la procédure, nous veillerons au bien-être des animaux par l’ajout de plaques de papier à ronger et de maisons en carton ou polycarbonate, de tunnels en plastique ou de billes en inox. Le choix de l’enrichissement sera réalisé en fonction de l’état général de l’animal, par exemple en cas de développement d’une tumeur importante l’ajout de plaques de papier à ronger ou de batons en bois sera choisi à la place de tunnels qui pourraient blesser l’animal. De plus, du coton sera ajouté dans les cages pour faciliter le maintien de la température corporelle. Les animaux seront hébergés par groupes de 4 individus (sauf indication contraire) pour permettre le maintien d’un bien-être social. Les animaux seront surveillés quotidiennement par du personnel qualifié, des points limites précis seront établis et les expériences seront arrêtées en conséquence.

Choix des espèces

Choix des espèces : Les rongeurs sont les animaux couramment utilisés comme modèles de pathologies humaines, y compris dans le domaine de l’oncologie. Il existe en effet de nombreux modèles murins tumoraux mimant les cancers humains, incluant les corticosurrénalomes. La connaissance approfondie du génome et de l’expression des gènes chez la souris, ainsi que l’existence de nombreux animaux transgéniques en font un modèle de choix. Pour la procédure 1 nous utiliserons une souche de souris immunodéprimée, caractérisée par une absence de production de lymphocytes T et B matures. L’utilisation de cette souche permet une croissance tumorale dans 100% des cas, contrairement à l’utilisation de souris immunocompétentes et une survie/prolifération des cellules CAR-T supérieure ce qui in fine permet de résuire le nombre d’animaux utilisés. La lignée murine utilisée pour la procédure 2 est un modèle préclinique murin pertinant de corticosurrénalome métastatique reposant sur l’invalidation surrénalienne de deux gènes suppresseurs de tumeurs mutés chez les patients portant les corticosurrénalomes les plus agressifs. Stades de développement : Pour la procédure 1 nous injecterons les cellules dérivées d’un CCS métastatique murin dans les souris à l’âge de 6 semaines, âge où le système immunitaire est mature, puis les cellules CAR-T 7 jours plus tard. La croissance tumorale sera suivie pendant 14 jours supplémentaires soit un âge final de 9 semaines au moment de l’euthanasie. Pour la procédure 2, nous avons montré que notre modèle préclinique murin développe des corticosurrénalomes agressifs à partir de 4 mois et que la dissémination métastatique est évidente à 6 mois. Nous effectuerons donc le traitement avec les cellules CAR-T à 4 mois et effectuerons le suivi longitudinal de la progression tumorale par échographe jusqu’à 6 mois.