Rongeurs
L’endothelium : une cible clé pour la santé cardiovasculaire et métabolique chez la femme
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
Ovariectomie ou orchidectomie, pose d'un implant hormonal sous la peau, jeûne de vingt-quatre heures et jusqu'à huit prélèvements de sang à la queue espacés de quinze à trente minutes : 1 298 souris subissent ces actes, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. L'objectif déclaré est de mesurer ce que le vieillissement, l'obésité et la carence en œstrogènes font aux cellules qui tapissent l'aorte et les vaisseaux du tissu adipeux. Les bénéfices annoncés glissent de la biologie vasculaire à la discrimination au travail, à la stigmatisation et à une "société plus solidaire et équitable pour les femmes". Le porteur conclut que l'expérimentation animale est "l'unique approche" possible, sans indiquer comment l'effectif de 1 298 a été établi ni combien de souris subissent chacune de ces interventions.
Objectifs
Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès à l'échelle mondiale, touchant aussi bien les hommes que les femmes, avec un risque accru chez ces dernières après la ménopause. Les cellules endothéliales des vaisseaux sanguins situées à l’interface entre le sang et les tissus sont en première ligne face aux altérations métaboliques associées aux facteurs de risque cardiovasculaire : le vieillissement, l'obésité et la carence en œstrogènes (ménopause) chez la femme. Ce projet a pour objectifs de définir 1) les impacts des facteurs de risque cardiovasculaire sur l’endothélium, 2) le rôle des dysfonctions endothéliales dans l’étiologie des pathologies cardiovasculaires dans deux lits vasculaires : l’aorte et les vaisseaux du tissu adipeux.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait permettre de proposer la cellule endothéliale comme une cible précoce pour limiter le développement des maladies cardiovasculaires, en particulier chez la femme au moment de la ménopause. En plus d'améliorer la santé des femmes, notamment en ce qui concerne les risques cardiovasculaires, l'optimisation du traitement de la ménopause aura un impact positif sur les problèmes sociaux liés à cette période de transition. Actuellement, de nombreuses femmes n'optent pas pour une hormonothérapie en raison des préoccupations liées aux effets secondaires. Le développement d'un traitement plus sûr (présentant moins de risques cardiovasculaires et thromboemboliques) contribuera à alléger les contraintes physiques et émotionnelles, ainsi que les problèmes sociaux associés à la ménopause, tels que la discrimination au travail et la stigmatisation. Améliorer la qualité de vie des femmes en période de ménopause contribuera à une société plus solidaire et équitable pour les femmes.
Procédures
Certains animaux seront soumis à des interventions de classes légère à modérée. - Chirurgie de classe modérée : ovariectomie ou orchidectomie (incision de la peau et du péritoine) (10 à 20min) - Chirurgie de classe modérée : pose de pellet hormonal en sous cutanée (incision de la peau) (5 à 10min) - Prélèvements d’une goutte de sang à la veine caudale : maximum 1 fois 8 prélèvements espacés de 15 à 30 minutes (2 secondes par prélèvement) - Mise à jeûn, classe modérée (24h).
Impact sur les animaux
Les expérimentations réalisées dans ce projet sont peu invasives indolores (pesée, régime riche en lipides) ou de classe modérée (jeûne, ovariectomie, orchidectomie, pose de pellet). Elles peuvent être associées aux nuisances suivantes : - Régime riche en lipides peut induire une prise de poids pouvant gêner les déplacements - Prélèvement à la veine caudale peut générer du stress et une douleur légère - Mise à jeun peut entrainer du stress - Ovariectomie/Orchidectomie/pose de pellet peut générer une douleur mais qui sera traitée par un analgésique.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux sont euthanasiés afin de prélever les organes et réaliser des analyses moléculaires.
Remplacement
L'utilisation du modèle murin nous permettra d'identifier et de quantifier les changements progressifs et dynamiques impactant le système vasculaire qui surviennent avec le régime alimentaire et la prise de poids. Les prélèvements humains représentent un point fixe de l'état individuel et ne permettent pas de contrôler l'historique de perte et/ou gain de poids et ne permet pas une comparaison directe des cellules endothéliales et du tissus adipeux. Aucun système de culture cellulaire n'a pu reproduire des variations hormonales qu'auront à subir les cellules endothéliales et ceci d’autant plus que l’ensemble des lignées cellulaires endothéliales « perdent » l’expression du récepteur des oestrogènes. De plus l'étude de l'effet du sexe (via la sécrétion d'hormones stéroïdiennes : œstrogène et testostérone) font intervenir des fonctions, tissus et cellules multiples dans l’organisme non modélisables par des approches in vitro. C’est pourquoi le recours à l’expérimentation animale est l’unique approche permettant la réalisation de ce projet.
Réduction
Afin de limiter le nombre d’animaux pour cette étude, nous avons réalisé une veille bibliographique, tenu compte de nos expériences passées et conçu les expériences afin d’obtenir un pouvoir statistique suffisant avec un nombre minimum d’individus. Pour réduire au maximum le nombre d’animaux, plusieurs procédures expérimentales de classe légère puis modérée seront réalisées sur les mêmes groupes d’animaux dès lors que les animaux auront recouvré un bien-être général et dans la mesure où les procédures ne peuvent pas interférer entre elles.
Raffinement
Lors de leur arrivée en zone expérimentale les souris resteront en acclimatation pendant un minimum d'une semaine en présence d'enrichissement (de type sizzlenest, battons ou balle en bois) pour réduire le stress qui pourrait être causé par le transport. Dès leur arrivée, les animaux sont pris en charge par le personnel de la zootechnie compétent qui vérifiera leur état et bien-être. Les animaux issus de différentes cages de transport ne sont jamais mélangés dans les cages d’hébergement. Tout au long du protocole, le bien-être de l’animal est bien pris en compte avec enrichissement du milieu et les souris seront surveillées quotidiennement selon les directives européennes relatives à l'hébergement des animaux de laboratoire. Ce suivi aura pour but de détecter de la douleur, d’évaluer la capacité de s'alimenter, de boire, de se déplacer. Dans le cas où l’animal ne répondrait plus à ses besoins physiologiques, il sera anesthésié puis, après perte de conscience, l’animal sera euthanasié par dislocation cervicale. Critères d'arrêt par rapport à la souffrance : dans le cas où l’animal ne répond plus à des besoins physiologiques énoncés ci-dessous, l’arrêt de l’expérimentation sera préconisé par l’expérimentateur ou toute personne en charge du suivi des animaux. Tout au long des procédures, les points limites adaptés et précis (décrits dans chaque procédure) seront surveillés permettant de mettre en application l’arbre décisionnel pouvant aboutir aux critères d’arrêt des souffrances. Pour l’ensemble des chirurgies, les animaux sont gardés sur plaque chauffante pendant toute la procédure jusqu'à leur réveil. Un analgésique (morphinique) sera administré. En post opératoire, les souris sont surveillées et pesées. En cas d'amaigrissement excessif (>20%) ou de signe de souffrance de l'animal (apathie, yeux fermés, absence de toilettage, prostration, blessure), l’animal sera sorti de la procédure et euthanasié.
Choix des espèces
Mus musculus . La souris est un modèle reconnu dans l’étude du métabolisme et de l’obésité. Nourrie en alimentation riche en gras, elle développe des anomalies similaires à celles associées au syndrome métabolique chez l’Homme. Afin de ne pas affecter la croissance et la puberté, l'ensemble des procédures sera réalisé après 8 semaines.
Evaluation de l’efficacité de nouveaux traitements pour la maladie de Parkinson dans un modèle rongeur induit par injections de LPS
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Quatre injections d'une toxine bactérienne provoquent chez ces rats une inflammation cérébrale destinée à reproduire des traits de la maladie de Parkinson. 1 400 rats vont être utilisés, dont 1 120 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués par surdose d'anesthésie pour prélèvement du cerveau. S'y ajoutent une chirurgie de 30 minutes, un à deux mois d'administration quotidienne de candidats médicaments par voie nasale, inhalée ou injectée, et des mesures du comportement moteur pouvant durer deux heures. Le porteur situe la perte de poids et la baisse de mobilité sur les quatre jours d'injection, "non de façon prolongée", alors qu'il classe 1 120 de ces rats au niveau de souffrance le plus élevé, dans le cadre d'une activité de service préclinique.
Objectifs
La maladie de Parkinson est caractérisée par un dysfonctionnement du cerveau et touche un grand nombre de personnes dans le monde. Bien que les causes et les facteurs de cette maladie soit mal compris et que les traitements actuels pour soulager les symptômes ne soient pas optimaux, le développement de nouvelles approches thérapeutiques est essentiel. Pour ce faire, nous suggérons de créer des modèles de la maladie de Parkinson, en injectant une toxine chez les rats. Cette injection induit une inflammation qui reproduit certaines caractéristiques de la maladie. Ces modèles rongeurs nous permettent d'évaluer l'efficacité de nouveaux traitements et de comprendre leurs mécanismes d'action au niveau cellulaire grâce à l'analyse des tissus biologiques. De plus, des prélèvements sanguins réalisés tout au long du traitement fourniront des informations supplémentaires sur l'évolution de la maladie et l'efficacité des traitements.
Bénéfices attendus
Les études précliniques permettent d’acquérir les premières connaissances sur le comportement d’un candidat médicament, indispensables avant les essais chez l’homme. Le bénéfice attendu est l’identification de nouveaux outils thérapeutiques.
Procédures
Les animaux vont subir des injections (4 fois/1min), une administration de traitement dans le corps (1 à 2 mois/1 min) ou une chirurgie (1 chirurgie/30 min), des prélèvements (1 à 4 fois/10 min) et des mesures du comportement moteur (1 à 2 fois/5 min à 2 heures).
Impact sur les animaux
Les nuisances possibles selon la méthode d’administration sont : Risque d'irritation respiratoire lors de l'inhalation du médicament : L'inhalation du médicament peut provoquer une irritation des voies respiratoires. Risque d'irritation locale à l'endroit de l'insertion de l'aiguille : Si le médicament est administré par injection, il peut y avoir un risque d'irritation, de douleur au site d'injection. Inconfort temporaire dû à la goutte déposée sur le nez : Lors de l'administration du médicament par voie nasale, la présence de gouttes peut provoquer un inconfort temporaire, notamment une irritation des muqueuses nasales. La chirurgie peut entrainer des douleurs post opératoires qui devraient durer 2 jours en moyenne. Un léger risque d’hémorragie ou d’infection au niveau du site opératoire. Les effets du traitement induisant une inflammation peuvent entrainer pendant les 4 jours d’administration, une perte de poids et une diminution de la mobilité. Les effets seront ressentis uniquement pendant les 4 jours et non de façon prolongée.
Devenir
A l’issu de chaque procédure, les animaux seront mis à mort par surdose d’anesthésie et les cerveaux prélevés pour des analyses histologiques.
Remplacement
Ce projet s’inscrit dans le cadre de notre activité préclinique de service. Ce projet recourt à l’utilisation de rats pour plusieurs raisons éthiques : - L’utilisation d’approches neurobiologiques invasives ne peut être faite chez l’homme ce qui rend ainsi inaccessible l’étude directe des processus de causalité neurobiologique dans notre espèce (sauf pour les études invasives). -Dans le cadre des modèles de maladie neurodégénérative, l’objectif à terme est de proposer un modèle animal présentant toutes les caractéristiques (motrice, cognitive) de ces affections. Aucun modèle in vitro ne permet l’étude de telles fonctions. De ce fait, le recours à l’animal pour étudier les manifestations comportementales de la maladie et les mécanismes impliqués dans ces processus apparait comme nécessaire en vue de découvrir de nouvelles voies thérapeutiques.
Réduction
Nos modèles sont générés dans le cadre d’une activité pré-clinique sur des composés thérapeutiques. Afin de réduire le nombre d’animaux, une analyse de puissance a été effectuée, permettant de réduire le nombre maximum de 14 animaux par groupe soit 70 rats par étude incluant les groupes expérimentaux (4 doses différentes de composé) et leur contrôle. Pour chaque animal, un grand nombre de prélèvements post mortem sera réalisé pour maximiser l’utilisation qui peut être faite : les différentes structures cérébrales, la moelle, le liquide céphalorachidien, le sang et les organes. L’utilisation des mâles et des femelles nous permettra de porter une attention particulière au R de réduire dans la règle des 3R.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes sociaux (2 par cage) et ils bénéficieront d’un enrichissement de leur milieu (tunnel, bâton de bois à ronger). Le confort de l’animal sera pris en compte à tout moment. Leur surveillance est assurée par un suivi visuel journalier (weekend et jours fériés inclus) et une pesée hebdomadaire. Les administrations de traitements sont réalisées quotidiennement et les animaux sont habitués à la contention. Si le traitement provoque des effets indésirables, le traitement peut être interrompu et l’animal surveillé. Le constat de signes de souffrance entraine une surveillance accrue, avec enregistrement sous forme de fiche de suivi spécifique avec les soins prodigués (isolement, réchauffement, soins médicamenteux, etc.) et l’évolution des signes. Cette fiche est close quand l’animal a récupéré ou qu’une décision de mise à mort a dû être prise. Lors des injections de toxine, les cages de stabulation seront déposées sur un tapis chauffant et de la nourriture enrichie sera à leur disposition. Une fiche de suivi de 5 jours est mise en place. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie avec administration d’analgésique et d’anesthésique local permettant de réduire la douleur et l’angoisse des animaux. Un suivi post opératoire spécifique de 3 jours est mis en place. Le bien-être est scoré via l’observation de différents critères de bien-être. Des mesures spécifiques peuvent être prises : si l’animal manque de tonus, une injection intrapéritonéale de sérum physiologique sera réalisée. En cas de plaies, celles-ci seront nettoyées et désinfectées (Bétadine). Si malgré ces soins, les scores restent mauvais durant deux jours consécutifs, une décision de mise à mort est prise par l’expérimentateur. Les procédures sont réalisées par un personnel compétent.
Choix des espèces
Le rat est un excellent modèle pour les maladies neurologiques humaines, car son système nerveux est proche de celui de l’homme. Ces modèles ont un intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point de traitements thérapeutiques. De plus l’injection de toxine est bien établie dans notre équipe et les travaux sur le rat sont largement décrits dans les études des maladies neurodégénératives. La maladie de Parkinson apparait préférentiellement à l’âge adulte, les animaux seront donc utilisés à partir de 5 semaines d’âge. En effet à cet âge on peut considérer que le système nerveux central a atteint sa pleine maturité.
Etude de toxicité systémique et de tolérance locale après implantation sous-cutanée ou intramusculaire d’un produit de santé avec réimplantation(s) et explantation(s)
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 340
740 rats et 340 lapins vont être utilisés, tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacun subit une implantation chirurgicale d'un produit de santé sous la peau ou dans le muscle, de 30 minutes à une heure, suivie selon la durée de l'étude de plusieurs retraits et réimplantations espacés d'au moins deux semaines, avec tatouage des sites. Le porteur annonce des pertes de poids, des baisses d'appétit, des vocalises, des complications cutanées et, si l'étude l'exige, un hébergement individuel d'animaux sociaux. Ces essais servent à constituer le dossier réglementaire d'un donneur d'ordre avant mise sur le marché, obligation que le porteur présente comme excluant tout test in vitro validé et toute simulation informatique.
Objectifs
Le projet s’inscrit dans les démarches réglementaires avant utilisation d’un produit de santé chez l’Homme. En effet, tout fabricant doit s’assurer que l’utilisation de son produit ne compromette ni l’état clinique et la sécurité des patients, ni la sécurité et la santé des utilisateurs. Cela signifit que les risques éventuels liés à l’utilisation de ce produit constituent des risques acceptables au regard du bienfait apporté au patient et sont compatibles avec un niveau élevé de protection de la santé et de la sécurité des patients comme des utilisateurs. L’efficacité de certains produits de santé nécessite de multiples implantations de la part leur indication clinique (exemples : système de délivrance comme les implants contraceptifs, …). Il est donc important d’évaluer ces produits de santé en mimant leur utilisation clinique et donc en prenant en compte les réimplantation (effet cumulatif). Si nécessaire aux objectifs de l’étude, l’évaluation de la cicatrisation après le retrait du produit de santé doit être évalué. Il est donc nécessaire pour cela de procéder à une explantation. Compte-tenu de la complexité des mécanismes de régulation d'un organisme vivant, le recours au modèle animal est nécessaire pour répondre aux objectifs du projet. Dans ce projet, il s’agit plus précisément d’évaluer la toxicité systémique (i.e. la toxicité non limitée aux effets défavorables au niveau du contact entre le corps et le dispositif) et éventuellement locale d’un produit fini ou de ses différents constituants, après réimplantation/explantation sous-cutanée ou intramusculaire chez le rat et le lapin sur une période allant de 14 jours à 24 mois. Le modèle lapin peut être privilégié du fait de la taille du dispositif à implanter car l’espace sous-cutané est plus important. De plus, dans le cas d’une implantation intramusculaire, cette espèce permet d’implanter une quantité de produit plus importante en taille et en nombre.
Bénéfices attendus
S’assurer avant sa mise sur le marché que l’utilisation du produit de santé ne compromet ni l’état clinique et la sécurité des patients, ni la sécurité et la santé des utilisateurs. Evaluer les risques éventuels liés à l’utilisation de ce produit et s’assurer le cas échéant qu’ils constituent des risques acceptables au regard des bienfaits/bénéfices apportés aux patients et sont compatibles avec un niveau élevé de protection de la santé et de la sécurité des patients comme des utilisateurs. Les résultats seront disponibles à l’issue des études et leur incorporation dans les dossiers de soumissions aux autorités de santé compétentes avant leur mise (ou leur maintien) sur le marché pourront en découler à court terme.
Procédures
Le nombre de réimplantation sous-cutanée ou intramusculaire et leur fréquence dépendent de l'utilisation clinique du produit à implanter, de sa taille de la durée d'étude, de la nature et de la durée de l'ensemble des procédures cumulées, et de l'avis vétérinaire en fonction de l'état général des animaux. Les animaux pour lesquels le but et d'évaluer la réversibilité de la réponse tissulaire locale (tolérance locale) après retrait du produit peuvent être soumis à une intervention chirurgicale d'explantation. Cette intervention aura dans les mêmes conditions que celles précédemment citées. Dans la mesure du possible, afin de limiter l'impact sur les animaux, les procédures seront mutualisées (réimplantation et explantation lors de la même anesthésie). Une première chirurgie aura lieu: Sous cutanée (30 minutes chez le rat, 1h chez le lapin) ou intramusculaire (45 minutes chez le rat, 1h chez le lapin). Il est possible d'ajouter à cela des tatouages des sites pendant la procédure (sous anesthésie, 10 minutes additionnelles). Selon la durée de l'étude, une ou plusieurs autres interventions chirugicales pourront avoir lieu pour (1) Explantation (retirer les dispositifs précédemment implantés) et/ou (2) Réimplantation (implanter de nouveau des dispositifs). La durée de ces interventions est similaire aux durées précédemment mentionnées. Un nombre maximum d'interventions est établi pour chaque durée d'étude (durée d'étude défini dans les textes réglementaires), afin de garantir qu'aucune chirurgie ne soit menée à moins de 2 semaines de la précédente pour les implantations sous-cutanées. Pour les interventions intramusculaires chez le rat, un maximum d'une explantation et d'une réimplantation pourra être menée quelle que soit la durée d'étude (minimum 2 semaines entre deux interventions). Pendant l'étude, selon une fréquence et un volume n'affectant pas l'animal, des prélèvements sanguins (environ 5 minutes) pourront être réalisés. La durée des interventions en fin d'étude est d'environ 10 minutes chez le rat et d'environ 40 minutes chez le lapin.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues suivant nos procédures expérimentales sont les suivantes : Stress liés aux chirurgies, perte de poids, baisse d’activité, baisse d’appétit, comportements atypiques pour l’espèce, vocalises, hébergement individuel pour les espèces sociales si nécessaire pour les besoins de l’étude, complication cutanée au niveau des sites d’implantations.
Devenir
Pour les besoins de l'étude, une analyse des paramètres sanguins ainsi qu'une évaluation des tissus au microscope (analyse histopathologique) est nécessaire. Ceci permet d'évaluer les effets potentiels de toxicité systémique et/ou la tolérance locale au niveau de la zone d'implantation du produit de santé à tester. Ces analyses expliquent l'impossibilité en fin d'étude de maintenir en vie les animaux utilisés.
Remplacement
Les méthodes alternatives existantes ne permettent pas d’évaluer les effets toxiques à moyen ou long terme des produits de santé en raison de la complexité des mécanismes de régulation d’un organisme vivant. Il n'existe pas de test in vitro validé ni de modèle simulé par ordinateur capable de reproduire la complexité d'une réaction tissulaire post-chirurgicale et/ou des effets systémiques. L’utilisation d’animaux est alors obligatoire pour y parvenir. Des modèles animaux sont donc définis dans les règlementations et normes en vigueur. Ces modèles animaux sont largement utilisés, rendant disponibles de nombreuses données dans la littérature (données sur différents modèles - raffinement, données basales de pathologie…).
Réduction
Dans le cadre d'essai de toxicité systémique, le nombre d'animaux doit être suffisant pour permettre une analyse statistique pertinente et cela est défini dans la norme. A la constitution de l’étude, le nombre minimal d'animaux/sites requis par les textes de références est considéré. Dans la mesure du possible, les témoins sont mutualisés entre les différents essais et l’évaluation de la toxicité systémique est couplée à une évaluation de la tolérance locale. Pour chaque étude, le donneur d'ordre s’engage à ne pas dupliquer les essais via la signature du protocole d’essai.
Raffinement
La stratégie de raffinement est établie afin de limiter le stress et la douleur des animaux et repose sur la présence d’enrichissements du milieu en systématique ; l’utilisation d’antalgiques et d’anesthésiques; un suivi sanitaire et clinique renforcé en phase post-opératoire avec une visite vétérinaire en cas d’anomalie clinique, sanitaire ou comportementale, pour permettre une gestion adéquate de la douleur ou de l’anomalie constatée selon chaque cas. Un suivi des points limites spécifiques au projet sera mis en place.
Choix des espèces
L’espèce animale choisie est définie dans le(s) texte(s) de référence. Le modèle lapin peut être privilégié par rapport au modèle rat du fait de la taille du dispositif à implanter car l’espace sous-cutané est plus important. De plus, dans le cas d’une implantation intramusculaire, cette espèce permet d’implanter une quantité de produit plus importante en taille et en nombre. Le stade de développement est décrit dans le(s) texte(s) de référence qui recommande généralement l'utilisation d'animaux adultes. En l'absence d'exigence particulière, des animaux au stade jeune adulte sont utilisés (rats de 6 à 8 semaines, lapins de minimum 2,5 kg). Lorsque la procédure le nécessite ou dans le cas des propriétés intrinsèques du produit à tester (ex : quantité et/ou taille du matériel à tester importante), des animaux d’un poids plus important (donc plus « âgés ») peuvent être utilisés.
Confirmation de l’implication de la deubiquitinase BRCC3 et de sa cible d’ubiquitination K373 sur la protéine NLRP3 dans les fonctions pro et anti tumorales des lymphocytes Th17
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
80 souris transgéniques vont être utilisées, chacune portant un mélanome injecté sous la peau qui peut atteindre 1 000 mm3, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'injection dure cinq secondes sous anesthésie à l'isoflurane, et toutes sont tuées ensuite pour prélever les tumeurs et les organes lymphoïdes. Le porteur affirme que ces tumeurs ne provoquent ni nécrose, ni métastase, ni gêne à la mobilité, et ramène les nuisances au stress de la manipulation et de la contention. Le bénéfice annoncé tient en une phrase : montrer qu'une protéine détectrice de danger pourrait servir de cible thérapeutique en cancérologie.
Objectifs
Nos résultats précédents ont montré in vitro et in vivo qu’une protéine détectrice de danger donnait des fonctions pro tumorales à certaines cellules immunitaires. Pour mieux comprendre ces observations et, pourquoi pas, à terme développer une stratégie thérapeutique, nous avons mis en place une collaboration avec une équipe ayant développé des souris transgéniques portant des mutations sur cette protéine. Une des mutations induit un profile antitumorale de nos cellules d’intérêt in vitro. Toujours in vitro, notre collaborateur a pu identifier une molécule agissant sur cette mutation. Pour valider que ces observations sont bien associées à un ralentissement de la croissance des tumeurs, nous utiliserons des souris transgéniques et évaluerons la croissance du mélanome dans ces souris. A la fin de l’expérience, les tumeurs et organes lymphoïdes secondaires des souris seront prélevés pour analyse
Bénéfices attendus
Grâce à cette étude nous pensons pouvoir montrer que la protéine détectrice de danger peut servir de cible thérapeutique en cancérologie.
Procédures
Dans le cas des tumeurs sous cutanées les souris recevront une injection de cellules tumorales (durée de l’injection +/- 5 sec). Les tumeurs sous cutanées seront injectées sous anesthésie à l’isoflurane.
Impact sur les animaux
Les tumeurs sous cutanées seront injectées sous anesthésie. Sur la durée de l’expérience (les plus grosses tumeurs atteignant un volume de 1000mm3), ces modèles de tumeurs ne provoquent pas de nécrose, pas de métastase et pas d’impact sur la mobilité des souris. Les souris subiront le stress de la manipulation et de la contention.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin des expériences afin de prélever les tumeurs
Remplacement
Une grande partie de nos démonstrations a été réalisées in vitro. La réponse immunitaire anti-tumorale étant un phénomène complexe faisant intervenir beaucoup de cellules, de molécules et leurs interactions, il est impossible d’en modéliser l’entièreté en dehors d’un organisme vivant.
Réduction
Dans un souci de réduction, les expériences ne seront répétées que deux fois et les rates et les tumeurs seront analysées sur les mêmes animaux ce qui permet donc de réduire le nombre d’animaux de l’étude. De plus, nous avons fait appel à une méthodologiste afin de déterminer au mieux le nombre minimal de souris requis pour que nos tests statistiques soient suffisamment puissants.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté et enrichi. Les souris auront à disposition des matériaux pour leur permettre de faire leurs nids. Chaque animal sera examiné quotidiennement tout au long de l’expérimentation. En cas de signes de douleur ou de souffrance les souris seront mises à mort.
Choix des espèces
Les animaux seront utilisés à l’âge adulte à partir de 8 semaines, c’est-à-dire possédant un système immunitaire mature. Les souris, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques sont les seules espèces animales disponibles pour sous forme génétiquement modifiée.
Etude de la croissance de tumeurs primaires d’adénocarcinome de côlon sous l’influence de matrikines ou de vésicules extracellulaires chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Greffées de cellules d'adénocarcinome colorectal humain sous anesthésie, 80 souris mâles portent une tumeur pendant deux à trois semaines, traitées tous les trois jours et passées deux à trois fois en microtomographie à rayons X. Elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour analyse des tumeurs. Le porteur écrit qu'aucune nuisance ni douleur n'est prévisible puisque les animaux sont anesthésiés pendant les manipulations puis tués en fin de protocole, tout en listant la perte de poids, le stress et la perte de mobilité parmi les effets à surveiller. Le projet transpose au cancer colorectal des peptides déjà testés sur un modèle de mélanome, jugé moins utile parce que ce cancer est plus rare et de meilleur pronostic.
Objectifs
Avec plus de 43000 personnes touchées par an en France, le cancer colorectal se situe au troisième rang des cancers les plus fréquents chez l’homme et au deuxième rang chez la femme. Il constitue la deuxième cause de décès par cancer et représente près de 12 % de l’ensemble des décès par cancer, en particulier chez les 65 ans et plus. Le choix du traitement du cancer colorectal dépend du stade, de sa localisation et de l'état général du patient. Bien que la chirurgie soit utilisée en première ligne, la chimiothérapie peut être prescrite à tous les stades de la maladie, et plus récemment, des thérapies ciblées sont utilisées en association avec la chimiothérapie . Malheureusement tous les patients ne répondent pas à ces thérapies et des phénomènes de résistance se développent très souvent. La recherche de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à limiter la progression du cancer colorectal demeure donc un défi majeur.
Bénéfices attendus
Historiquement, nos premiers résultats sur les effets anti-cancéreux de nos peptides ont été obtenus sur un modèle de mélanome, en association avec un laboratoire de dermatologie. Toutefois, en France, le mélanome cutané se situe au 9ème rang des cancers tous sexes confondus et ne représente que 2 à 3 % de l’ensemble des cancers. C’est également un cancer de bon pronostic avec une survie à 5 ans supérieure à 80% dans le cas du mélanome de stade I, représentant lui-même 84% des cancers diagnostiqués. A l’heure actuelle, les traitements sont souvent efficaces depuis les progrès de l’immunothérapie. Le cancer colorectal est, quant à lui, le troisième cancer le plus fréquent, tous sexes confondus, en France où il représente la deuxième cause de décès par cancer. Les traitements peuvent être très lourds avec de nombreux effets secondaires. Il apparaît donc important de cibler de nouvelles approches thérapeutiques, c’est pourquoi nous souhaitons vérifier que l’activité anti-tumorale de notre molécule et de ses analogues, observée in vivo dans un modèle de mélanome murin, est transposable au cancer colorectal. En effet, les résultats préliminaires obtenus dans un modèle in vitro de tumeur 3D sont très prometteurs.
Procédures
Pour nos expériences, les animaux seront sous anesthésie générale (quelques minutes) pour l'injection des cellules de cancer colorectal. 7 jours après, les animaux seront traités tous les 3 jours (quelques secondes par animal) pendant 2 à 3 semaines. Le suivi longitudinal (imagerie 3D par microtomographie rayons X) des animaux se fera sous anesthésie (10 à 15 minutes) à raison de 2 à 3 fois au cours des 2 dernières semaines du projet.
Impact sur les animaux
Pas de nuisances ou critère prévisible de douleur dans la mesure ou les animaux seront sous anesthésie générale durant les manipulations puis euthanasiés en fin de protocole. Douleur potentielle modérée et passagère (piqure) à l'injection des molécules. Une surveillance quotidienne du développement des tumeurs permettra de s'assurer du bien-être des animaux (absence de gêne à la locomotion ou de signes visibles de souffrance). Les effets indésirables surveillés pourraient être : perte de poids, stress, perte mobilité.
Devenir
Pour chaque procédure, l’ensemble des animaux seront euthanasiés à la fin des expérimentations, afin de prélever et d'analyser les tumeurs.
Remplacement
Ce projet s’inscrit dans la continuité d’études réalisées in silico, in vitro et ex vivo. Les peptides testés ont fait l’objet d’une étude in silico afin de sélectionner les meilleurs candidats potentiels. Ces candidats ont ensuite été validés par des études in vitro (migration et invasion cellulaire, modèles 3D multicellulaires) et ex vivo (anneaux aortiques) et nous testerons dans ce projet les peptides ayant donnés les meilleures réponses. Ce projet vise donc à valider in vivo les effets observés. Aucune méthode de substitution n’existe actuellement pour mesurer les effets sur la croissance tumorale.
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, les peptides candidats ont été sélectionnés sur des modèles de sphéroïdes 3D. Ainsi seuls les peptides à fort potentiel seront testés. Ainsi l’étude considérée dans sa globalité est susceptible de concerner un nombre maximal de 80 souris mâles, réparties en 4 groupes et 2 procédures : 1 groupe contrôle, 3 groupes de test. Afin d’obtenir des résultats significativement robustes, un nombre maximal de 10 souris par groupe sera utilisé. L’analyse statistique se fera avec le test U de Mann-Whitney bidirectionnel.
Raffinement
Préalablement à la mise en place des expérimentations, les animaux seront hébergés dans des cages. L'eau et la nourriture seront mis à disposition ad libitum et la litière changée régulièrement. Afin de limiter le stress des animaux, les cages seront enrichies de divers équipements d'activité (tubes de jeu, niche, papier...). À leur arrivée dans l’animalerie et avant toute manipulation, les souris subiront une phase d’acclimatation aux conditions d’hébergement du laboratoire durant une période de 7 jours. Le suivi du protocole et de sa réalisation sera effectué par les responsables du projet en concertation avec la structure en charge du Bien-être animal et les animaux seront anesthésiés lors des procédures pouvant apporter un stress (jusqu'à l'euthanasie), de manière à n'induire aucune souffrance. Durant la phase d’anesthésie, si une détérioration irréversible de l'état de l'animal est observée (accélération anormale du rythme cardiaque ou suffocation ou hypothermie importante), alors l'animal sera immédiatement euthanasié.
Choix des espèces
Le modèle choisi est la souris. Il s’agit du modèle de référence pour l’étude de la croissance tumorale.
Evaluation de traitements contre les comorbidités associées au syndrome de Dravet dans un modèle murin EU 1/2
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Les crises d'épilepsie spontanées tuent 40 à 50 % de ces souris avant l'âge de 60 jours. 275 souris porteuses d'une mutation du gène Scn1a vont être utilisées, dont 200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes. Après une biopsie d'oreille, 150 d'entre elles sont transportées vers un second établissement pour cinq semaines de tests, et 120 reçoivent chaque jour une injection dans l'abdomen ou un gavage, jusqu'à 42 fois. Le projet vise les troubles associés au syndrome de Dravet, hyperactivité, sociabilité, mémoire, mais le porteur décrit ces tests par leur seule durée, de 8 à 30 minutes, sans dire lesquels.
Objectifs
Ce projet vise à évaluer l’impact de traitements (pharmacologiques et ou probiotiques) sur les comorbidités liées à l’épilepsie, telles qu’une hyperactivité, une altération de la sociabilité ou des déficits cognitifs. Le syndrome de Dravet est une épilepsie rare de l’enfant qui a pour cause (dans plus de 80% des cas) une mutation hétérozygote (ne touchant qu’un allèle sur les 2) du gène, codant pour un canal sodique. Ce syndrome épileptique est très bien caractérisé au niveau des crises épileptiques, mais l’est moins pour les comorbidités psychiatriques qui se développent à plus long terme. Des modèles murins du syndrome de Dravet ont été établis par transgène en délétant ou en mutant le gène, ce qui mène au développement de crises épileptiques, provoquant dans certains cas une mort prématurée (phénotype aussi présent chez l’homme), ainsi que certaines comorbidités. Nous proposons d’utiliser un des modèles murins, qui récapitule un grand nombre des caractéristiques du syndrome de Dravet : des crises précoces spontanées, une mort prématurée (nommée SUDEP = sudden unexpected death in epilepsy), et des altérations comportementales, comme une hyperactivité, une diminution de la sociabilité ou encore des déficits cognitifs. Ce modèle robuste est toujours utilisé pour le développement de traitements pharmacologiques. . Ce projet sera réalisé en collaboration avec deux établissement utilisateurs, un pour l’élevage et l’autre pour l’étude scientifique.
Bénéfices attendus
Le syndrome de Dravet est un syndrome épileptique de l’enfant dont les traitements actuels ne permettent pas de soigner tous les patients. De plus, même si certaines crises sont atténuées par les traitements actuels, les comorbidités psychiatriques associées à ce syndrome ne sont pas traitées et entrainent une diminution de la qualité de vie des patients. Ce projet vise à tester de nouveaux traitements chroniques pour atténuer les comorbidités psychiatriques, ce qui permettra de proposer de nouveaux traitements chez l’homme.
Procédures
Etabilssement 1 : Tous les nouveaux-nés de la lignée à phénotype (275) seront identifiés et génotypés à l’aide d’un prélèvement (biopsie) à l’oreille qui sera effectuée une seule fois (maximum 5 minutes/animal). Etablissement 2 : Pour l’évaluation du comportement, les animaux (150) seront testés au maximum 5 fois à l’aide de test allant de 8 min à 30 min/jour, le tout sur 5 semaines maximum. Pour les traitements, les animaux (120) seront administrés quotidiennement (une fois par jour, maximum 2 min/animal) par voie intrapéritonéale (injection) ou voie orale (gavage) pendant la durée des tests comportementaux soit au maximum : 42 fois au total.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont : 1-Une survenue de crises épileptiques spontanées, qui peuvent entrainer une mort prématurée (environ 40% à 50% des animaux au maximum n’atteignent pas l’âge de 60 jours). 2-Un stress et une douleur associée à la biopsie d’oreille pour l’identification et le génotypage simultané. 3-Un stress dû au transport entre le site de maintien de la lignée et le site de test. 4-Un stress dû aux tests comportementaux (isolement dans un environnement nouveau). 5-Un stress et une douleur dus à l’administration chronique des traitements (par gavage ou injection intrapéritonéale). Les traitements seront effectués par une personne expérimentée pour limiter le stress.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin d’effectuer des prélèvements d’organes, pour compléter cette étude.
Remplacement
L’utilisation d’animaux est justifiée car le comportement (locomoteur, social, cognitif) ne peut être étudié au niveau cellulaire (in vitro) ou par modélisation (in silico). De plus, afin de mimer un syndrome d’origine génétique, l’utilisation d’animaux transgéniques est indispensable.
Réduction
Afin de limiter l’utilisation d’animaux transgéniques à phénotype dommageable, les animaux hétérozygotes seront générés à partir de fécondation in vitro d'ovules de femelles controles à l’aide de sperme issus de male modèle de Dravet. Nous ferons aussi une planification rigoureuse des expériences, en testant d’abord le phénotype comportemental du modèle murin dans nos conditions expérimentales (environnement) avant de tester de possibles traitements. Le calcul du nombre des animaux est fait selon une approche statistique, il nous faut donc au minimum 12 animaux par groupe pour pouvoir évaluer le phénotype des animaux.
Raffinement
Pour la procédure d’élevage, les animaux sont hébergés en isolateur, enrichies avec des morceaux de coton et de la frisure de carton servant de matériel de nidification. Une manipulation réduisant le stress des animaux sera réalisée (manipulation dans le creux de la main) Pour les procédures comportementales, les animaux sont hébergés dans des cages ventilées, enrichies avec de la frisure de carton. Une surveillance attentive et quotidienne des animaux est réalisée. Les administrations (injection intrapéritonéale ou gavage oral à l’aide de sondes souples) seront effectuées sur des animaux vigiles par du personnel expérimenté.
Choix des espèces
Afin de modéliser au mieux le syndrome de Dravet, qui est à plus de 80% dû à une mutation génétique, l’espèce souris dont la modification génétique du gène Scn1a déjà publié est la plus pertinente. Ce modèle écapitule le phénotype Dravet : crises fébriles, crises spontanées, SUDEP et comorbidités psychiatriques. Pour la procédure 1, les animaux seront élevés de la naissance à leur expédition à partir de 8 semaines d’âge. Pour les autres procédures (2-3), des animaux adultes (à partir de 8 semaines d’âge) seront réceptionnées et utilisés. A cet âge, la survie n’est plus diminuée (stabilisation de la mortalité) et les comorbidités psychiatriques au syndrome de Dravet sont bien retrouvées chez l’adulte.
Travaux Pratiques – Formation continue en expérimentation animale
- Formation professionnelle
Rats : 165
Satisfaire à l'obligation légale de formation continue de trois jours sur six ans : 165 souris et 165 rats vont être utilisés dans des travaux pratiques de remise à niveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Un rat et une souris sont utilisés par stagiaire, seize stagiaires au maximum par séance, deux séances par an sur cinq ans. Lors de la seconde séance, les animaux reçoivent à vif un gavage de solution salée et une injection de kétamine et de xylazine, avant des prélèvements de sang aux veines sublinguale, rétro-orbitaire, saphène et caudale sous anesthésie. 320 d'entre eux seront proposés à d'autres laboratoires de la plateforme, et tués faute de preneur, tandis que l'évaluation de leur anxiété lors de la première séance repose sur des tests comportementaux que le porteur ne nomme pas.
Objectifs
La législation en vigueur en France depuis la parution du décret 2013-118 rend obligatoire la formation à l'expérimentation animale pour toute personne devant manipuler des animaux au cours d'expérimentations. De plus une formation continue de 3 jours sur 6 années flottantes est également requise. Dans ce cadre, les SBEA de l'UPJV proposeront aux titulaires d’une formation à l’expérimentation animale (niveaux Concepteur et Applicateur) des travaux pratiques pour une mise à niveau des gestes de bases pratiqués en recherche préclinique. En effet, la formation initiale a pu avoir eu lieu des années avant la mise en pratique des gestes techniques que nous allons proposer et donc les personnels concernés peuvent ne jamais avoir manipuler des animaux ou l'avoir fait il y a plusieurs années. De plus certaines personnes n'ont travaillés que sur une espèce et ne sont pas familière de l'autre espèce. De plus cette formation se concentrera sur le rafinement de gestes déjà pratiqués au sein des différentes plateformes de l'UPJV ainsi qu'un rappel des volumes d'injections et de prélèvements autorisés chez les rats et les souris.
Bénéfices attendus
Ces travaux pratiques permettront de rappeler la règlementation et la bone pratique des gestes techniques dans le cadre des manipulations, administrations et évaluation de l'anxiété des rats et des souris aux personnels ayant déjà suivi une formation à l'expérimentation animale. Ces travaux pratiques permettront de mettre à jour les connaissances sur le raffinement, les techniques de manipulation, de contention, sur les volumes d'injections et de prélèvement réglementaires.
Procédures
Les animaux de la Séance de TP #1 seront uniquement manipulés et leur niveau d'anxiété sera évalué par différents tests comportementaux. Les animaux de la Séance de TP#2 seront soumis à un gavage (animal vigile) et à une injection (animal vigile). Les autres gestes (injection sous-cutanée, injection intra-musculaire, prélèvements de sang au niveau de la veine sublingual, rétro-orbitaire, veine saphène, veine caudale) seront pratiqués sur animal anesthésiés.
Impact sur les animaux
Au cours de la séance 2, les animaux seront soumis des nuisances légères: un gavage de solution saline, une injection intra-péritonéale d'un mélange kétamine/xylazine (Ket: 100 mg/kg - Xyl: 10 mg/kg). Les autres types d'injection ainsi que les prélèvements seront donc réalisés sur animal anesthésié et analgésié.
Devenir
Les animaux seront proposés à d'autres laboratoires utilisateurs de la plateforme animalerie. Si nous ne trouvons pas preneur, les animaux seront mis à mort.
Remplacement
Ces travaux pratiques ont pour objectif d'améliorer la mise en pratique de gestes techniques chez les Rats et les Souris. Il est donc impossible de remplacer ces espèces par d'autres espèces.
Réduction
Les animaux seront prioritairement récupérés à la fin de projets au sein de notre plateforme animalerie. Dans le cas où nous ne pourrions pas trouver les animaux nécessaires aux travaux pratiques nous commanderons le strict minimum d'animaux complémentaires pour avoir à disposition 1 rat et 1 souris par stagiaire plus 1 rat et 1 souris pour les intervenants pour chaque séance de travaux pratiques. A la fin des travaux pratiques, les animaux seront proposés aux différents laboratoires utilisant la plateforme animalerie pour une réutilisation potentielle. Nous envisageons de réaliser une séance #1 et une séance #2 par an, sur 5 ans avec pour chaque séance un maximum de 16 stagiaires. Le nombre d'animaux correspondra exactement au nombre de stagiaires s'il venait à y avoir moins de 16 stagiaires.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe (2 pour les rats, 4-5 pour les souris) dans des cages adaptées avec un enrichissement de l'environnement (litière foisonnante, tube en carton, buchette en bois) et seront régulièrement manipulés en amont des séances de travaux pratiques. Une musique est diffusée en continue dans les pièces d'animalerie qui sont contrôlées en température et hygrométrie. La santé des animaux sera évaluée quotidiennement par l'utilisation d'échelles internationales et un traitement de la douleur adapté sera administré en cas de besoin. Au vu de la faible invasivité des gestes techniques nous n'attendons qu'un niveau léger de douleur chez nos animaux.
Choix des espèces
La plateforme animalerie locale est agréée pour l'utilisation de rats et de souris. Les utilisateurs ont donc besoin d'un rappel et d'un approfondissment des méthodes de raffinement concernant ces 2 espèces. Les animaux seront adultes.
Thérapie combinée aux interventions de perte de poids pour maximiser la résolution des complications metaboliques associées a l’obésité
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Douze semaines de régime enrichi en graisse jusqu'à l'obésité, puis six semaines de restriction calorique avec un gavage cinq fois par semaine : 168 souris suivent ce protocole de 18 semaines, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont placées trois fois dans un tube de mesure de la composition corporelle, et mises à jeun six heures avant chacun des deux tests de tolérance au glucose, avec six gouttes de sang prélevées à la queue sur trois heures, à vif. Le porteur annonce une dyslipidémie, une hyperglycémie chronique et une intolérance au glucose comme effets attendus du régime, et un risque d'irritation de l'œsophage lié au gavage. À la dix-huitième semaine, toutes sont tuées pour prélever le tissu adipeux, le foie et le muscle.
Objectifs
L'obésité est un facteur de risque majeur pour le développement des maladies cardiovasculaires et du diabète. Différentes stratégies existent pour réduire le poids corporel (restriction calorique, chirurgie bariatrique ou traitements pharmacologiques) qui induisent à court terme une amélioration, mais qui ne perdurent généralement pas dans le temps, avec fréquemment un rebond pondéral avec retour des anomalies métaboliques, en particulier la dysfonction du tissu graisseux. Par exemple, les anomalies fonctionnelles du tissu adipeux comme la fibrose (définie par l'accumulation excessive de matrice de collagène dans le tissu gras), présente chez de nombreux patients en situation d'obésité ne sont pas résolues au cours de la perte de poids, et constituent un facteur important d'échec des interventions thérapeutiques de réduction pondérale. Cette situation peut être reproduite chez la souris rendue obèse par un régime riche en graisse, qui développe une fibrose du tissu adipeux comme les patients. Ce sont les cellules souches du tissu adipeux qui produisent l'excès de matrice extracellulaire. Notre objectif est de tester l'efficacité de stratégies visant ces cellules souches pour éviter leur transformation. Nous avons identifié deux traitements potentiels a administrer pendant la période de réduction pondérale, que nous souhaitons valider in vivo dans le modèle souris. Ces traitements se basent sur l'administration de 2 molécules déjà administrées chez l'homme dans d'autres contextes. Nous testerons si elles peuvent améliorer la réponse a la perte de poids lorsqu'elles sont administrées en combinaison à la restriction calorique chez des souris préalablement rendues obese par régime gras.
Bénéfices attendus
Ce protocole doit constituer une preuve de concept chez la souris de l'efficacité des traitements combinés avec la restriction calorique pour restaurer la santé métabolique, en utilisant des approches ciblant la fibrose du tissu graisseux. A terme ces experiences constitueront une indication de ces traitements vers une application en clinique humaine.
Procédures
Pendant 18 semaines, des changements de régime alimentaire seront effectués, avec mise sous régime enrichi en graisse (12 semaines) puis retour à un régime standard (pendant 6 semaines). La stabulation sera effectuée a thermoneutralité (30degrés Celsius) dans une enceinte a climat constant afin de limiter la dépense d'énergie liée au maintien de la température corporelle. Pendant 6 semaines a partir de la semaine 12 les animaux recevront un gavage avec les composes A ou B ou véhicule. Le gavage est réalisé sur animal vigile par simple contention a raison de 5 fois /semaine, et dure moins de 30 secondes. La nuisance est liée au risque d'inflammation de l'oesophage. Ni A ni B n'entrainent d'effet toxiques, ces composés sont approuvés et utilisés chez l'homme dans d'autres contextes. Le suivi métabolique longitudinal comprend des pesées hebdomadaires. Nous réaliserons des mesures non invasives de la composition corporelle à 3 temps : avant la mise sous régime, à la fin du régime gras, et à la fin de la période de traitement. Cette mesure implique de placer les animaux dans un petit tube et de placer l’animal dans l’appareil de mesure durant 2 minutes. Le test de tolérance au glucose est réalisé 2 fois a 12 et 18 semaines, comportant la mise a jeun pendant 6h suivie de prélèvements séquentiels de gouttes de sang a la queue (1 goutte x 6 pendant 180 minutes) sur animaux vigiles. Apres 18 semaines : prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse suivie immédiatement d'euthanasie pour prélèvement d'organes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus du projet sont ceux liés à l’induction de l’obésité et aux altérations métaboliques associées. En effet, la consommation d’un régime enrichi en lipides tel que celui utilisé ici, peut mener à une dyslipidémie, des altérations de la glycémie avec notamment une hyperglycémie chronique, une intolérance au glucose et une altération de la sensibilité à l’insuline, facteurs de risque cardiovasculaires chez la souris comme chez l'homme. Une fois l'obésité constituée nous initierons une période de restriction calorique pour induire une perte de poids, ce qui permet de reverser partiellement les troubles métaboliques. Cependant le gavage avec les composés a tester nessecite des manipulations de contention, et peut aussi induire des effets indesirables par irritation de l'oesophage. Pour l’évaluation métabolique des animaux, nous privilegions les procedures non invasives pour limiter le stress/douleur. Il est cependant necessaire de proceder au prélèvement de gouttes de sang a la queue pour le test de tolérance au glucose et les mesures de glycémie et de cétonémie, qui doivent etre réalisées sur animaux vigiles pour l'obtention de résultats valides. Les prélèvements sanguins peuvent générer un stress/douleur de courte durée.
Devenir
A la fin du protocole, tous les animaux sont euthanasiés en vue de prelever et d'etudier differents organes (tissu adipeux, foie, muscle etc). Les différents prélèvements sont nécessaires pour des analyses post-mortem et que cela implique l’euthanasie de l’ensemble des animaux
Remplacement
Le tissu adipeux excerce une fonction de stockage de l'energie en exces et de production de molecules signalisatrices qui va être déterminée par le microenvironnement tissulaire complexe. Ainsi, il n'existe à l'heure actuelle aucun modèle cellulaire in vitro qui puisse reproduire les fonctions de ce tissu in situ, en particulier sa flexibilité et les changenement ponderaux. L’évaluation de l’activité du tissu adipeux en réponse à des changements d'environnement métabolique et nutritionnels sont des processus biologiques et physiopathologiques complexes qui ne peuvent être explorés que par des approches expérimentales in vivo.
Réduction
Chaque animal (au total 168) sera exploité afin d’apporter le maximum d’information. Si possible, nous utiliserons les données de manière transversale entre les protocoles afin de réduire le nombre d’animaux. La taille des groupes expérimentaux a également été optimisée afin de répondre aux besoins de mettre en évidence des différences statistiques et pour prendre en compte les variations liées à la diversité de la réponse biologique. Lorsque cela est possible techniquement, sans affecter la qualité des données recueillies, les souris partageant un même groupe contrôle seront étudiés en même temps afin de réduire le nombre d’animaux. La taille des groupes expérimentaux a également été optimisée afin de répondre aux besoins de mettre en évidence des différences statistiques et pour prendre en compte les variations liées à la diversité de la réponse biologique. Le calcul de puissance indique que 12 souris par groupe est le nombre minimal permettant d’obtenir des résultats statistiquement fiables compte tenu de la variabilité interindividuelle des paramètres mesurés (poids,tolérance au glucose, tailles des adipocytes, contenu en collagène, analyse de cytométrie en flux).
Raffinement
Un suivi du poids des animaux sera effectué avant mise sous régime puis de manière hebdomadaire pendant les 12 semaines de régime riche en graisse. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (regroupés à 4 animaux par cage) et l'isolement est évité au maximum. Le milieu est enrichi avec au choix : lanières de papier Kraft, maisons en carton, tunnel en carton ou carré de coton compacté. Les animaux seront maintenus à une temperature de 30 degrés Celsius qui correspond a la thermoneutralité pour les petits rongeurs (absence totale de stress thermique, réduction de la thermogénese). Nous utilisons une enceinte climatique homologuée permettant de contrôler la température, l'humidité et le niveau d'éclairage. De plus, le personnel expérimenté de l'animalerie veille au bien-être des animaux et l'état de santé des animaux sera surveillé quotidiennement pour vérifier le respect des points limites définis pour ce projet. De plus, un suivi hebdomadaire de prise alimentaire et du poids sera réalisé, ce qui permet, en plus des données expérimentales, de s’assurer du bon état de santé des animaux et de les habituer aux manipulations afin de reduire le stress potentiel lors des procédures ultérieures (tests de tolérance au glucose). Nous prendrons soin de faire exécuter toutes les manipulations des animaux (pesées, gavages) par des personnes expérimentées afin de réduire le stress au maximum. Nous avons également choisi un matériel et des procédures adéquats pour limiter la douleur, avec en particulier l’utilisation des sondes de gavage en plastique fines et souples. Un laps de temps de minimum 1 semaine entre les actes sera respecté afin de laisser un temps de récupération aux animaux.
Choix des espèces
La souris est un modèle pertinent car les mécanismes de régulation de la balance énergétique sont très proches de ceux a l'œuvre chez l'homme. En cas de surnutrition, les souris développent une obésité (accumulation de tissu adipeux) qui ressemble à la situation chez l'homme avec des troubles du métabolisme glucidique (diabète) et d’autres perturbations métaboliques. Il est à noter que les modèles murins ont généré des apports conceptuels dans le domaine de la régulation du poids corporel, avec la découverte de la leptine, hormone d'origine adipocytaire qui contrôle la prise alimentaire. Cette hormone a été découverte grâce a des mutations naturelles chez la souris (mutation ob). De plus en rapport avec le projet, les souris répondent a des restrictions caloriques par perte de poids, elles peuvent aussi, comme les patients atteints d'obésité, développer une fibrose du tissu adipeux, avec des conséquences deletaires sur leur santé. Nos études requièrent que les animaux soient sexuellement matures avec un métabolisme adulte. Les souris seront donc mises sous régime à partir de l’âge de 6-8 semaines, pour une étude de durée totale de 18 semaines.
Evaluation de l’efficacité de composés sur les réseaux neuronaux après une administration unique ou répétée par voie entérale et / ou parentérale chez des rongeurs (2024-E-024)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 600
L'atteinte d'un point limite déclenche les mesures inscrites sur une fiche d'observation, jusqu'à la mise à mort. 1 000 souris et 600 rats vont être utilisés, tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des candidats médicaments par l'abdomen, la bouche, la peau, la veine ou le muscle, subissent des prélèvements de sang parfois sans anesthésie, puis une perfusion intracardiaque avant que leur cerveau soit prélevé pour enregistrer l'activité électrique de coupes cérébrales. Le porteur présente ces essais comme un moyen d'accélérer le développement de médicaments contre les maladies du cerveau, sans nommer les composés testés ni les pathologies visées, et prévoit d'utiliser des animaux de 3 à 95 semaines.
Objectifs
Les maladies du cerveau sont un fléau dans notre société. Le développement de nouveaux médicaments est un processus long et coûteux. Afin d’accélérer le développement de nouveaux médicaments, il est crucial de déterminer l’efficacité et la toxicité des candidats médicaments le plus tôt et le plus rapidement possible. Dans ce cadre, l’objectif de ce projet est de tester l'efficacité de candidats médicaments en développement sur l’activité électrique neuronale. Pour ce faire, des candidats médicaments seront administrés à des rongeurs (souris et rats) et leur effet sur l’activité électrique des cellules neuronales sera évalué par la technique d’électrophysiologie, sur coupes cérébrales.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre l’effet de candidats médicaments sur la physiologie des cellules neuronales, dans le but de développer de nouvelles approches thérapeutiques chez l’Homme afin de traiter les pathologies cérébrales.
Procédures
Administrations : intrapéritonéale : 5 secondes, orale : 5 secondes, sous cutanée : 5 secondes, intraveineuse : 10 secondes, intramusculaire : 5 secondes Prélèvements sanguins : avec anesthésie légère par administration du mélange d’anesthésiques/analgésiques (10 secondes), anesthésie par inhalation (induction maximum 3 minutes) ou sans anesthésie, 5 secondes. Euthanasie : Administration du mélange d’anesthésiques/analgésiques (10 secondes), anesthésie par inhalation (induction maximum 3 minutes), perfusion intracardiaque d’un liquide physiologique (30 secondes), euthanasie pour prélévement du cerveau (3 secondes).
Impact sur les animaux
Les administrations et prélèvements peuvent induire un certain niveau de stress, et potentiellement une douleur modérée, qui seront limités par la maitrise des gestes techniques. Suite à l’administration des composés à tester, il se peut que des signes légers d’inconfort ou d’intolérance se manifestent (rougeur, gonflement...).
Devenir
Les animaux seront tous euthanasiés afin de réaliser les coupes cérébrales et procéder aux enregistrements de l’activité cérébrale sur ces coupes.
Remplacement
Les neurones et leur modulation peuvent être étudiés sur des coupes cérébrales de rongeurs par électrophysiologie. Ces approches expérimentales ne peuvent pas être remplacées par des méthodes substitutives type approche in sillico / in vitro ou culture cellulaire. L'étude de l'effet de composés en développement et une meilleure compréhension des pathologies du système nerveux central nécessitent donc l'administration de composés sur un organisme entier.
Réduction
Le nombre de souris a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables. L'évaluation du nombre d'animaux nécessaire a été effectuée par un programme adapté, (10 animaux par groupe / entre 2 et 10 groupes par étude et par espèce). Les résultats seront analysés par des tests statistiques. Nous adapterons les tests statistiques en fonction des observations.
Raffinement
Les animaux plus âgés pourront être placés individuellement pour éviter le risque de bagarre dès leur arrivée, suite à un retour d’expérience et conformément aux recommandations de l’éleveur. Ils resteront toujours en contact visuel et olfactif. Avant toute administration, une période d’acclimatation des animaux d’au moins 5 jours sera respectée. Un suivi quotidien des animaux sera effectué sans exception (Week-ends & jours fériés), les animaux seront pesés une fois par semaine dès la fin de la période d’acclimatation par les expérimentateurs pour suivre l’état de santé général. En particulier, ils seront observés après chaque geste technique (administration, prélèvement), afin de s’assurer de l’absence d’effet indésirable inattendu. En cas d’altération de l’état de l’animal, la surveillance sera rapprochée et il sera soigné selon les recommandations du vétérinaire et en accord avec le directeur d’étude. Ce suivi nous permettra de déceler précocement tout signe de souffrance ou d’angoisse et nous appliquerons strictement les points limites définis. Les animaux seront évalués grâce à la fiche d’observation /points limites et l’atteinte d’un point limite entrainera les actions documentées dans cette fiche. Lors des prélèvements sanguins réalisés par du personnel compétent et qualifié, les animaux pourront être sous anesthésie générale. Une alternance ou rotation des sites d’injection peut être mise en place si les traitements sont sur plusieurs jours pour les différentes voies d’administrations. Afin de respecter le cycle adopté chez le fournisseur et pour des raisons d’études scientifiques, certaines études seront réalisées en cycle inversé jour / nuit pour que le rythme de l’animal soit le moins perturbé possible.
Choix des espèces
Nos expérimentations sont réalisées chez la souris et le rat, dont l’étude est extrêmement répandue au sein des laboratoires de recherche en Neurosciences, rendant les résultats pertinents pour la communauté scientifique nationale et internationale. Ces rongeurs, de petite taille et d’élevage facile, possèdent un système nerveux dont le développement est extrêmement proche de celui du système nerveux humain, et dont l’organisation, certes simplifiée, est suffisamment complexe. Ils constituent des modèles de choix pour l’étude des mécanismes du fonctionnement cérébral. Ils constituent des modèles de choix pour l’étude des mécanismes du fonctionnement cérébral. Les animaux seront utilisés de l'âge de 3 semaines à 95 semaines, afin de couvrir tous les âges, du jeune à l'adulte âgé.
Elevage de souris génétiquement altérées
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Fournir des souris génétiquement altérées à 20 à 25 projets du laboratoire, répartis sur 40 à 45 lignées : telle est la finalité de ce projet, qui prévoit le génotypage de 4 000 souris par an, soit 20 000 sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque souris subit à vif un prélèvement de tissu à l'oreille de moins d'une minute, qui sert en même temps d'identification définitive. Celles dont le génotype ne convient pas sont tuées, les autres restant en vie pour une utilisation continue. Sur le remplacement, le porteur se limite à une phrase, qui redit que le projet existe pour alimenter les études in vivo du laboratoire.
Objectifs
L'objectif est de générer des souris génétiquement altérées pour les équipes de recherche du laboratoire. Il y a en moyenne entre 20 et 25 projets autorisés dans la structure. Cela implique l'élevage de 40 à 45 lignées différentes.
Bénéfices attendus
Le projet permet d'optimiser la production d'animaux modèles pour les différents projets du laboratoire avec des retombées positives dans les domaines de la biologie du développement, du cancer et des maladies neuropsychiatriques et neurodégénératives.
Procédures
Un prélèvement d'un échantillon de tissu sur animal vigile. Durée totale de moins d'1 minute.
Impact sur les animaux
La contention induit un stress léger de moins d'1 minute qui peut s'accompagner d'une douleur brève et légère lors du prélèvement de tissu à l'oreille.
Devenir
Soit mise à mort des animaux si le génotype n’est pas approprié, soit animaux gardés en vie pour une utilisation continue.
Remplacement
L'objectif de ce projet est de générer des animaux pour les études in vivo développées au laboratoire.
Réduction
Les stratégies d'élevage sont discutées avec les utilisateurs pour optimiser le nombre d'individus utiles pour les projets. Sur la base des 2 dernières années, nous estimons que la génération d'animaux issus des 40 à 45 lignées hébergées dans la structure nécessite le génotypage d'environ 4000 souris par an, soit 20 000 sur 5 ans.
Raffinement
Le prélèvement de tissu et le marquage aux doigts sont réalisés au même moment pour minimiser le stress de l'animal. Les animaux sont ainsi soumis à une seule contention d'environ 1 à 2 minutes qui permet ensuite de les identifier tout au long de leur vie sans avoir à les manipuler de nouveau.
Choix des espèces
Les projets scientifiques développés par les utilisateurs utilisent le modèle souris. Le prélèvement est réalisé au moment de l'identification soit entre 14 et 21 jours.
Modélisation de leucémies aiguës (cancer du sang) dans un modèle de souris en vue d’une administration de molécules thérapeutiques connues
- Recherche appliquée
- Cancers
Irradiées 90 secondes sans anesthésie, 1 860 souris dépourvues de système immunitaire reçoivent le lendemain des cellules de leucémie humaine, par la veine de la queue ou directement dans la moelle osseuse de la patte. Chacune peut ensuite subir jusqu'à dix ponctions de moelle osseuse et douze prélèvements de sang à la joue, plus un gavage ou une injection quotidiens par cycles de 28 jours répétés jusqu'à trois fois, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur qualifie ces procédures de "rapides, non invasives et maîtrisées", tout en décrivant la prolifération leucémique comme une source de souffrance annoncée par une perte de poids et des diarrhées. Toutes sont tuées, au plus tard douze mois après la greffe, pour prélever la rate et la moelle osseuse et conserver les cellules leucémiques en vue d'"utilisations mutualisées".
Objectifs
Les leucémies aiguës (LA) sont des cancers agressifs du sang affectant les différents types de cellules de notre système immunitaire. Notre objectif est de générer des modèles d’étude de ces leucémies humaines en injectant les cellules leucémiques humaines provenant des prélèvements faits sur les patients dans des souris dépourvus de système immunitaire (absence de rejet de greffe). L’établissement de ces modèles nous permettra d’élucider les mécanismes biologiques de ces leucémies et de tester l’efficacité thérapeutique de molécules déjà utilisées en médecine humaine dans le but d’améliorer les traitements proposés aux patients atteints de leucémies.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra une meilleure compréhension des mécanismes biologiques à l’origine de la transformation des cellules normales en cellules leucémiques mais aussi des mécanismes responsables des résistances aux traitements par la chimiothérapie et des rechutes. L’amélioration de ces connaissances devrait nous permettre d’identifier des molécules déjà utilisées en médecine humaine pour d’autres pathologies qui pourraient présenter un avantage thérapeutique aussi pour le traitement des leucémies. A terme, ce projet devrait permettre d’améliorer les thérapeutiques futures en proposant des traitements ciblés plus efficaces et moins toxiques dans le but d’améliorer le devenir des patients.
Procédures
Pour mettre en place le modèle d’étude, des souris dépourvues de système immunitaire et non anesthésiées seront d’abord soumises à une irradiation de 90 secondes afin de réduire le nombre de cellules sanguines murines et faciliter la greffe, survie et prolifération des cellules leucémiques humaines injectées. Le lendemain les cellules leucémiques humaines seront injectées en une fois soit par voie intraveineuse dans la veine de la queue de la souris non anesthésiée (durée 30 secondes) soit directement dans la moelle osseuse au niveau de la patte des souris anesthésiées et analgésiées. (durée 3 min maximum). Afin de suivre le développement du cancer, des prélèvements de moelle osseuse dans la patte des souris anesthésiées et analgésiées (3 minutes maximum) seront réalisés une fois par mois et au maximum 10 fois ; en alternant la patte prélevée. En complément, des prélèvements de sang au niveau de la veine de la joue des souris (30 secondes maximum) sans anesthésie seront réalisés 2 fois par mois et au maximum 12 fois. La dose, la fréquence et la voie d’administration des molécules thérapeutiques testées peuvent être variables. Les molécules thérapeutiques seront administrées quotidiennement aux souris sans anesthésie soit oralement (avec une sonde de gavage ; durée 1 min) soit par voie intraveineuse (dans la veine de la queue ; durée 30 sec) soit par voie intrapéritonéale (dans la cavité abdominale ; durée 30 sec). Des cycles de traitement d’une durée de 28 jours seront réalisés et pourront être répétés au maximum 3 fois De l’imagerie non invasive sur souris anesthésiées (ayant reçu une injection intrapéritonéale d’une molécule permettant la visualisation des cellules leucémiques) pourra dans certains cas remplacer les prélèvements de sang ou de moelle osseuse pour le suivi de la réponse aux molécules thérapeutiques testées (durée de l’imagerie= 15 min).
Impact sur les animaux
Les procédures réalisées sont rapides, non invasives et maîtrisées par l’ensemble du personnel. Cependant, l’irradiation des souris peut causer du stress et des diarrhées. L’implantation des cellules leucémiques peut causer une douleur légère et brève au niveau du site d’injection. Les prélèvements de sang et moelle osseuse peuvent causer une douleur légère et brève au niveau du site de prélèvement. L’implantation et le prélèvement dans la moelle osseuse peut potentiellement entrainer une perte de mobilité sur une très courte durée. L’administration de molécules thérapeutiques peut causer un stress ainsi qu’une douleur légère et brève au site d’injection. L’administration répétée de molécule thérapeutique par gavage peut potentiellement causer une irritation. La prolifération des cellules leucémiques peut causer une souffrance pour l’animal qui pourra se manifester par une modification du comportement ou de l’apparence physique en cas de manque de toilettage ; le plus souvent une perte de poids et des diarrhées précéderont ces évènements.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue des procédures expérimentales (et au plus tard 12 mois après l’implantation des cellules leucémiques humaines ou l’arrêt du traitement en cas d’absence de greffe) afin de collecter les différents organes tels que la rate et la moelle osseuse. Cela permettra de réaliser des analyses complémentaires sur les cellules leucémiques mais également de les conserver afin de permettre des utilisations mutualisées.
Remplacement
Les lignées de cellules leucémiques existantes ne permettent pas de représenter la diversité des leucémies observées chez les patients ni de modéliser les étapes de transformation de cellules normales en cellules cancéreuses ni les mécanismes biologiques responsables des résistances aux traitements et des rechutes. De plus à ce jour il n’existe que quelques modèles de culture en milieu artificiel (in vitro) qui permettent seulement de maintenir temporairement des cellules leucémiques humaines mais leur pertinence reste partielle car cela ne récapitule pas la complexité de l’environnement physiologique ou pathologique des cellules humaines. Au contraire, l’utilisation d’un modèle animal entier vivant assure la présence d’un environnement complexe récapitulant les conditions retrouvées chez les patients. Ainsi l’utilisation d’un modèle utilisant un animal entier vivant est donc nécessaire et indispensable pour étudier la biologie des leucémies et tester des molécules thérapeutiques dans le but d’améliorer les traitements proposés aux patients.
Réduction
Afin d’obtenir des différences statistiques significatives tout en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés, nous avons réalisé une estimation du nombre d’animaux nécessaires et suffisants définie à l’aide d’une analyse statistique. Pour certains modèles, de l’imagerie in vivo non invasive sera réalisée permettant de faire un suivi en direct de l’évolution de la maladie et de l’efficacité des traitements. De plus cela permettra d’anticiper les signes cliniques visibles.
Raffinement
Une surveillance quotidienne visuelle sera réalisée par l’animalier ou les expérimentateurs. Nous serons également attentifs en veillant à ce que tous les animaux soient maintenus autant que possible en groupe et que l’enrichissement du milieu soit adapté, notamment pour les animaux qui se retrouveraient isolés en cours d’expérience. Toutes les cages auront un enrichissement (papier kraft, tunnel, buchette de bois). Les animaux dépourvus de système immunitaire seront hébergés dans des conditions permettant d’éviter tout risque d’infections. Une surveillance clinique hebdomadaire du comportement, de l’apparence physique, du poids sera effectuée par les expérimentateurs dès l’implantation des cellules leucémiques humaines et jusqu’à la fin de la procédure (ou au plus tard 12 mois après l’implantation en cas d’échec de greffe). Une surveillance biologique mensuelle par prélèvement de moelle osseuse et bimensuelle par prélèvement de sang sera également effectuée afin de détecter et quantifier la prolifération des cellules leucémiques humaines implantées. Le suivi des animaux se fera en à l’aide d’une grille de points limites définis, suffisamment précoces et prédictifs avec un système de scores. Toute souris présentant des signes de souffrance ou atteignant les points limites pendant la durée de l’expérience sera euthanasiée sans attendre et analysée. Néanmoins certains signes cliniques observés pourront entraîner des actions comme le renforcement du suivi clinique pendant 1 semaine, une réhydratation. De plus, le recours à de l’imagerie in vivo non invasive permettra de suivre en direct l’évolution de la maladie et d’anticiper les signes cliniques visibles.
Choix des espèces
L’utilisation de souris adultes dépourvues de système immunitaire est largement décrite dans la littérature scientifique depuis de nombreuses années comme étant le meilleur modèle pour la greffe de cellules leucémiques humaines. Ce modèle permet également d’étudier la biologie des leucémies humaines, et de servir de modèles précliniques permettant de tester de nouvelles molécules thérapeutiques dans un environnement tumoral complexe se rapprochant de ce qui se passe chez les patients. De plus, nous avons une bonne connaissance des signes de douleur et de souffrance des souris et donc de leur prise en charge Nous utiliserons des souris adultes, âgées de 7 à 12 semaines, afin de garantir une prise de greffe maximale des cellules leucémiques humaines.
Comparaison inter-souches post-mortem des projections neuronales à différents stades de développement chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
Quinze minutes : une injection d'anesthésique dans l'abdomen, puis une chirurgie qui ne se termine pas par un réveil. 800 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées pour que leur cerveau soit prélevé, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet cartographie l'innervation de l'hypothalamus, centre de régulation du comportement alimentaire et social, en comparant des souris sans flore intestinale et des souris de souche classique à 14, 21 et 56 jours de vie. Le porteur annonce des lots de 10 souris par condition, ce qui laisse l'essentiel des 800 animaux sans justification chiffrée, et écrit par ailleurs que la procédure "n'induit pas de nuisances sur les animaux".
Objectifs
Le cerveau est divisé en différentes régions, noyaux et sous-noyaux produisant de nombreux neuropeptides avec son rôle propre dans le comportement de l’hôte. L’hypothalamus est le centre de régulation du comportement motivationnel : alimentaire, social. Il produit des neuropeptides et des récepteurs qui vont influencer le comportement motivationnel de l'hôte. Des mutations des gènes produisant ces neuropeptides ou récepteurs peuvent influencer ces comportements. L'objectif du projet est d'étudier l'innervation de l'hypothalamus par différentes populations neuronales impliquées dans le comportement motivationnel (comportement alimentaire, comportement social notamment), en conditions normale et pathologiques.
Bénéfices attendus
Une meilleure visualisation et l’établissement d’une cartographie des cellules nerveuses exprimant ces différents peptides et récepteurs permettra de mieux appréhender les mécanismes de communication neuronale, et ce chez différentes espèces ayant des métabolismes et comportements différents (sociaux, alimentaires). Une quantification des neurones positifs peut être faite pour comparer l’expression entre les souches. Une quantification de l’expression des peptides et récepteurs permettra de compléter ces datas et de comparer entre les souches l’expression des ARN messagers.
Procédures
Les animaux soumis à la procédure 1 recevront une injection intra-péritonéale d'anesthésique/analgésique, suivie d'une chirirgie terminale sous anesthésie générale. La procédure complète dure 15 minutes à compter de l'injection. cette procédure n'induit pas de nuisances sur les animaux.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à une douleur au niveau du site d'injection et a un éventuel stress dû à la contention nécessaire à la réalisation des injections. Cependant, les gestes étant réalisés par des personnes habilités et habitués à ces procédures, la durée et l'intensité de ces effets sera minime, 2 minutes maximum.
Devenir
Mise à mort pour prélèvements d'organes pour des études histologies
Remplacement
Les techniques de prélèvement du cerveau pour des etudes d'histologie et d'imagerie sont à ce jour irremplaçables pour observer les projections neuronales entre les différentes régions cérébrales. Ce sont des techniques classiques utilisées en neurosciences, tant pour observer l’expression génique que l’expression protéique. Des méthodes in vitro existent pour étudier la structure et le fonctionnement d'un organe en condition physiologique et pathologique. Nous pouvons notamment citer les techniques d'organes sur puce (organ on chip), qui sont tout à fait pertinentes pour étudier les effets de molécules / médicaments sur l'organe ainsi que réaliser des tests de toxicité sur le tissu. Cependant, dans le cadre de ce projet, nous souhaitons observer les différentes structures anatomiques (noyaux neuronaux) et l'architecture mise en place dans le cerveau pour relier les différents noyaux (fibres), ce qui n'est pas reproductible in vitro. De plus, nous souhaitons également voir l'impact du microbiote intestinal sur le développement du cerveau (souris axéniques vs souris C57Bl6), impliquant 2 organes, ce qui est actuellement pas reproductible in vitro.
Réduction
Afin de limiter le nombre d’animaux, des marquages multiples seront réalisés sur un même tissu. De plus, l’utilisation de ce type de modèles animaux permet de réduire le nombre de souris utilisées puisque le génotype est plus garanti que via des mutations spontanées. De mêle pour les études d'expression génique, plusieurs marqueurs peuvent être ciblés par tissu. Pour limiter le nombre d'animaux utilisés, les marquages seront analysés sur des lots de 10 souris par condition. Ces effectifs nous assureront d’obtenir des données statistiquement comparables. Nous allons quantifier le nombre de cellules positives par région, et comparer les différences entre les conditions (age et sexe). Nous évaluerons aussi la densité des fibres nerveuses positives, chaque noyau possédant plusieurs projections neuronales. Les 30 animaux par sexe correspondent donc à 10 souris à P14, 10 à P21 et 10 à P56.
Raffinement
Les conditions d’élevage et de manipulation des animaux seront raffinées pour réduire au maximum la douleur, la souffrance et l’angoisse éventuelle des animaux. Les animaux seront maintenus à trois à cinq par cage pour éviter tout isolement social et leur environnement sera enrichi (présence de matériel pour construire un nid). Pendant toute la durée du séjour, les animaux seront suivis quotidiennement pour déceler tout signe de souffrance. Parmi ces signes, seront notamment relevés : perte de poids importante (20% du poids initial), posture « dos voûté », prostration, plaies, poil terne, vocalisations anormales, agressivité. Si l’un de ces signes ou combinaison de signes apparaît, le suivi de l’animal sera renforcé. Si l’état de l’animal s’aggrave dans les heures qui suivent ou ne s’améliore pas dans les 24h, il sera considéré qu’un niveau de souffrance intolérable est atteint et une mise à mort sera réalisée. L’ensemble des actes pouvant entrainer une douleur sera réalisé sous anesthésie (locale ou générale). Bien que la mise au point de ces modèles animaux soit couteuse, cela permet d’éviter la souffrance des animaux induite par l’administration des toxines.
Choix des espèces
Seule l’utilisation d’un modèle mammifère entier, donc in vivo chez l’animal, peut nous permettre de comprendre de façon globale l’organisation des neuropeptides dans un tissu entier. La souris présente de nombreux avantages pour l’élevage en animalerie : taille et coûts d’entretien réduits, fortes performances reproductives. De plus, la souris est un modèle animal largement utilisé pour les études physiopathologiques liées à la prise alimentaire, le comportement social, permettant ainsi une comparaison aisée de nos données avec celles d’autres équipes. Nous étudierons les animaux avant le sevrage (P14) ainsi qu’au sevrage à P21 et à l'age adule P56, afin d’observer le processus de développement chez les jeunes animaux et comparer les circuits hypothalamiques qui se développement principalement après le sevrage.