Rongeurs
Etude de l’effet de l’invalidation du récepteur Sodium-glucose transporter 3 (SGLT3) sur la détection du glucose chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Pesées deux fois par semaine pendant huit semaines, dont la moitié sous régime hypercalorique jusqu'à peser près de 50 grammes et devenir prédiabétiques, 144 souris reçoivent ensuite un gavage de glucose ou une injection d'insuline, puis six prélèvements de sang à la queue en deux heures. Quarante-huit autres passent seize heures à jeun avant deux prélèvements, et vingt-quatre subissent une contention de trente minutes, un stress que le porteur présente comme "nécessaire" à l'activation de l'axe nerveux étudié. Au total 216 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées à l'issue, pour analyser leur métabolisme du glucose et leur régulation du stress.
Objectifs
L’obésité et le diabète de type 2 connaissent une croissance alarmante. La dérégulation de l’équilibre de la glycémie (concentration de sucre (ou glucose) dans le sang), notamment chez des personnes diabétiques ou obèses, est un problème majeur de santé publique nécessitant une recherche constante quant aux thérapies proposées. Dans cet optique, le récepteur de glucose SGLT3 (pour sodium-glucose transporter 3) est une cible de choix. En effet, l’expression ce récepteur, présent dans les neurones de l'intestin grêle et dans les régions du cerveau qui contrôle la faim– est diminuée chez des souris obèses et varie également après une chirurgie gastrique, un traitement très efficace de l'obésité sévère, en particulier chez les patients diabétiques. Néanmoins, ces différentes études anatomiques et fonctionnelles restent aujourd’hui incomplètes pour définir le rôle de SGLT3 dans la détection du glucose et l’équilibre de la glycémie. Ce projet vise à déterminer si la détection du glucose par le récepteur SGLT3 est important dans le contrôle de la glycémie et du poids et, à plus long terme, de proposer de nouvelles cibles thérapeutiques dans le cadre de l’obésité et du diabète. Pour cela, nous étudierons une lignée de souris transgéniques qui n’expriment pas le récepteur de glucose SGLT3.
Bénéfices attendus
Les résultats issus de ce projet nous permettrons de compléter les travaux sur les mécanismes de détection du sucre-glucose et de transmission des informations de l’alimentation envoyées par l’intestin. En effet, plusieurs études ont suggéré que SGLT3 est impliqué dans le métabolisme du sucre, notamment dans des situations pathologiques telles que l’obésité. Néanmoins ces travaux n’ont pas encore permis de montrer précisément le rôle de SGLT3. Ce projet nous permettra peut-être d’identifier une nouvelle cible de choix dans la lutte contre l’obésité et ses complications.
Procédures
-144 souris (72 nourries avec un régime standard et 72 nourries avec un régime hypercalorique) seront pesées et leur prise alimentaire sera mesurée deux fois par semaine pendant 8 semaines. Ces souris recevront ensuite soit un unique gavage avec une solution de glucose, soit une unique injection d’insuline (d’une durée d’environ 45 secondes par souris pour chaque geste). Des mesures de glycémie par prélèvement d’une goutte de sang (d’une durée d’une dizaine de secondes) au bout de la queue seront réalisées 0,15,30,60,90 et 120 minutes après le gavage ou l’injection. - 48 souris seront mises à jeun pendant 16h et subiront 2 prélèvements d’une goutte de sang (d’une durée d’une dizaine de secondes) au bout de la queue. - 24 souris subiront un test de contention d’une durée de 30 minutes ainsi que 3 prélèvements d’une goutte de sang (d’une durée d’une dizaine de secondes) au bout de la queue.
Impact sur les animaux
- Des hypoglycémies peuvent survenir lors du test de tolérance à l’insuline. Le contrôle régulier de la glycémie permettra d’anticiper une baisse de la glycémie trop importante. - Le jeûne de 16h ainsi que le test de contention vont entrainer un stress de l’animal, nécessaire à l’activation de l’axe nerveux que nous étudions ici. - Le régime hypercalorique favorise la prise de poids et l’induction du diabète. Après 8 semaines de régime, les souris WT sont prédiabétiques et en surpoids (environ 50g) mais sans impact sur leur mobilité. - Les souris recevant un gavage de glucose oral pourront présenter une légère irritation de l’œsophage.
Devenir
A l’issue de chacune des procédures, les animaux seront mis à mort afin d’étudier différents paramètres de leur métabolisme glucidique ainsi que de leur régulation du stress.
Remplacement
Cette étude ne peut pas être réalisée sur cellules ou organoïdes car la détection du glucose a des impacts sur l’ensemble du corps et implique des dialogues entre organes. En effet, le glucose produit par l’intestin est détecté dans les vaisseaux et active un signal nerveux vers le cerveau. En réponse, le cerveau va émettre des signaux nerveux en périphérie qui ont des effets bénéfiques anti-obésité et anti-diabète. Pour comprendre comment la production intestinale de glucose exerce ses effets bénéfiques, il est donc nécessaire de l’étudier dans l’organisme entier.
Réduction
Le nombre de souris a été calculé au plus juste à partir des connaissances des modèles animaux et du métabolisme glucidique, mais aussi des résultats d’études précédentes ayant permis de valider la preuve de concept, soit 6, 9 ou 18 souris par groupe. Ce nombre a été établi sur différents paramètres prenant en compte les seuils de détection des techniques utilisées, l’analyse statistique et la variabilité entre individus. La mesure de prise alimentaire se fait par la pesée des croquettes dans la mangeoire. Toutes les souris étant hébergées 3 par cage, il est nécessaire de se baser sur le nombre de cage et non sur le nombre d’animaux, pour calculer la taille nécessaire d’échantillon. Ainsi, avec 18 souris par groupe, nous fixons une taille d’échantillon de 6 par groupe. Si aucune différence n’est observée entre les individus mâles et femelles, les données seront regroupées pour augmenter le nombre d’échantillons. Enfin, la réalisation de la procédure 3 est conditionnée aux résultats obtenus au cours de la procédure 2. Si nous n’observons pas de différences dans la contre-régulation induite par le jeûne de 16h, nous ne réaliserons pas cette dernière procédure. Au total, ce projet nécessitera au maximum 216 souris.
Raffinement
Les souris contrôles seront commandées à l’âge de 4 semaines et auront ainsi une longue période d’acclimatation avant le début des tests à l’âge de 14 semaines. Pendant cette phase d’acclimatation, les animaux seront observés et pesés régulièrement. Des signes de maladie, de perte de poids, de souffrance, de lésions ou de détérioration de l’état de santé général constituent des points limites au-delà desquels, si aucun moyen de prévention/correction de la douleur n’a été efficace, les souris sont mises à mort. Pour les différentes procédures, les animaux seront en groupe et manipulés dans le calme pour éviter tout stress superflu. Pour prévenir la douleur due à l’incision de la queue, de la crème anesthésiante à base de lidocaïne (anesderm) est appliquée localement sur la queue des souris, 30min avant l’incision. Pour limiter le stress des animaux, les animaux seront manipulés régulièrement par les personnes en charge des procédures expérimentales. Pour minimiser le stress lié à l'éclairage, nous utiliserons un éclairage diffus et faible (
Choix des espèces
Le rôle du récepteur SGLT3 dans le métabolisme glucidique et énergétique a été étudié chez les rongeurs. Les études réalisées sur des vertébrés inférieurs, tels que le poisson, montrent que les régulations observées ne sont pas les mêmes que les mammifères. Nos études sont réalisées afin de fournir des bases fondamentales à la recherche clinique humaine. Nous souhaitons donc réaliser nos expériences avec des modèles animaux dont les systèmes de régulation sont semblables à l’Homme. Le modèle murin est compatible avec une étude en laboratoire en raison de sa petite taille, de sa manipulation aisée et des nombreux outils d’analyse disponibles. Les animaux provenant d’un éleveur agréé seront commandés à 4 semaines afin qu’ils soient hébergés dans les mêmes conditions que les animaux transgéniques (sevrés à 4 semaines). Les animaux seront tous utilisés à l’âge adulte (à partir de 14 semaines). Les résultats décrit dans la littérature ne proviennent que de souris mâles. Notre objectif est d’approfondir ces résultats mais également d’étudier si nous observons les mêmes résultats chez les femelles. Nous utiliserons donc à la fois des souris mâles et femelles.
Traitement de l’allergie à l’insuline par administration intranasale d’insuline modifiée chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
Les souris utilisées développent spontanément un diabète, perdent du poids et s'affaiblissent jusqu'à la mort en trois semaines environ. 802 d'entre elles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent six injections dans la peau du dos sous anesthésie en trois semaines, jusqu'à six administrations intranasales d'insuline modifiée, une injection rétro-orbitaire et un prélèvement de sang, pour mettre au point une allergie cutanée à l'insuline que le porteur décrit comme jamais décrite dans la littérature. L'apparition du diabète, d'érythèmes sévères ou d'un état général affaibli déclenche la mise à mort anticipée.
Objectifs
L'allergie à l'insuline est une complication rare mais qui pose de sérieux problèmes pour la prise en charge des patients diabétiques. Les manifestations allergiques incluent urticaire, éruption cutanée, hypotension, essouflement. Dans des cas extrêmes, ces réactions intenses et rapides sont susceptibles de provoquer la mort. Elles sont induites par des anticorps IgE dirigés contre l'insuline injectée. Les traitements actuels consistent en l’utilisation d’agents anti-histaminiques, de corticoïdes, mais également la sélection de préparations d’insuline moins allergènes et des pompes à insuline intrapéritonéale plus invasives. Cependant, aucun traitement de référence n’existe ciblant les causes immunologiques de cette maladie. Notre objectif est d’évaluer l’effet d’une nouvelle stratégie visant à diminuer les réponses allergiques, et induire ainsi une désensibilisation vis-à-vis de l’insuline. Nous utiliserons de l’insuline modifiée qui sera administrée par voie intranasale, ayant comme objectif d’être le moins invasif possible pour à terme facifiter le transfert à la clinique de cette stratégie. Ce choix a été motivé par un intérêt clinique grandissant pour cette voie d'administration pour délivrer des anticorps, combattre l'inflammation et bénéficier des mécanismes de tolérance immunitaire associés aux muqueuses. Dans ce projet, nous travaillerons dans un modèle de souris qui développe un diabète. Tout d'abord, nous mettrons au point un modèle de réaction allergique cutanée induite par sensibilisation d'insuline (mimant ainsi ce qui se passe chez les patients diabétiques), modèle qui n'a jamais été décrit dans la littérature. Nous testerons ensuite notre approche thérapeutique avec l'insuline modifiée administrée par voie intranasale et nous analyserons les mécanismes immuntaires induits.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra d’apporter la preuve de concept des effets thérapeutiques de notre insuline administrée par voie intranasale dans le contexte de l’allergie à l’insuline. Ainsi, en cas de succès, ces recherches pourraient aboutir rapidement à des essais cliniques chez les patients diabétiques présentant une allergie à l’insuline, pour laquelle il n’existe aucun traitement de référence à l’heure actuelle. Des résultats positifs sur les manifestations allergiques pourraient à plus long terme permettre d’envisager une application de la thérapie intranasale par insuline dans d’autres indications, en particulier le diabète de type 1 qui touche principalement les enfants et adolescents. En effet, des efforts sont développés pour la mise en place de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à prévenir cette maladie. Les thérapies envisagées doivent montrer une grande spécificité d’action et l’utilisation d’une voie d’administration non invasive pour être attractives pour une application clinique. Notre insuline intranasale remplit ces exigences.
Procédures
Injection intradermiques (au niveau de la peau du dos) sous anesthésie générale pendant 5 minutes, effectuée 6 fois, 2 fois par semaines pendant 3 semaines. Administration intranasale sous anesthésie générale pendant 5 minutes, effectuée 6 fois maximum (1/jour). Injection intraveineuse (rétro-orbitaire) sous anesthésie généralependant 5 minutes, effectuée seule 1 fois. Prélèvement de sang sous anesthésie générale pendant 5 minutes, effectué 1 seule fois.
Impact sur les animaux
Les souris femelles que nous utilisons développent un diabète (hyperglycémie). Elles perdent alors du poids et s’affaiblissent jusqu’au décès en environ 3 semaines. L'allergie cutanée à l'insuline, développée par le protocole mis en place, peut se manifester par des démangeaisons locales modérées et de courte durée (quelques minutes) ou des irritations légères de la peau. Enfin, les souris peuvent subir un léger stress lié aux injections intradermiques ou à l’anesthésie.
Devenir
Les souris sont mises à mort pour récupération de différents organes nécessaires pour répondre à la question scientifique.
Remplacement
Des tests in vitro appropriés seront utilisés pour répondre à des questions mécanistiques précises visant à analyser l’impact de notre protéine sur les réponses immunitaires. Cependant l’expérimentation animale est indispensable pour évaluer in vivo l’efficacité thérapeutique de la stratégie proposée pour le traitement de l’allergie à l’insuline et comprendre les mécanismes immunitaires responsables de la pathologie et de l’effet thérapeutique observé. Les espérimentations sur animal vigile ne peuvent pas être substituées par des approches in vitro, qui par ailleurs ne peuvent reproduire les différents stades de la réponse allergique.
Réduction
Le nombre de souris utilisé sera réduit au minimum tout en permettant une analyse statistique fiable des résultats. Pour chaque souris allergique, plusieurs organes seront prélevés, incluant le tissue nasal, poumons, rate, ganglions, et peau pour de multiples analyses afin d’obtenir le maximum d’information biologiques et mécanistiques. Aussi, afin de diminuer le nombre de souris utilisé nous ferons un premier élevage très restreint des souris afin de définir quelle est la lignée la plus adaptée pour l'induction de l'allergie à l'insuline avant de lancer un plus grand élevage pour les expériences d'immunothérapie avec l'insuline intranasale.
Raffinement
La réponse allergique cutanée sera induite par injections intradermiques d’insuline sur la peau rasée des souris. Afin de réduire au minimum la douleur et le stress des animaux, cet acte se fera sous anesthésie générale. Les souris sont sujettes à une surveillance accrue pendant les 20 minutes suivant l’anesthésie avec un réveil complet et une récupération de la mobilité. Aussi l’endroit de l’injection sera surveillé plusieurs fois par semaine afin de s’assurer qu’il n’y a pas d’irritation majeure de la peau suite à l’injection. De plus, travaillant sur un modèle de souris susceptible au diabète, des tests de glucosurie (concentration du glucose dans les urines) seront réalisés une fois par semaine afin de suivre l’évolution de la maladie. Enfin, de manière générale, la consommation d’eau, de nourriture, la motricité et le comportement de l’animal seront surveillés de manière hebdomadaire par les soigneurs et les expérimentateurs. La survenue du diabète (hyperglycémie), d’érythèmes sévères ou l’observation d’un état général affaibli entraineront la mise à mort anticipée de l'animal.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix dans les études de l’allergie cutanée étant donné la bibliographie existente sur le sujet et la caractérisation des réponses allergiques chez cette espèce, et leur similitude avec les observations chez l'homme. Nos expériences seront réalisées chez des souris adultes (entre 8 et 15 semaines d’âge) avec un système immunitaire mature..
Rôle central des récepteurs de l’hormone parathyroïdienne dans la régulation du métabolisme énergétique
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
2 190 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie subit une chirurgie cérébrale d'environ une heure, porte des fibres optiques sur la tête pendant les enregistrements et passe une semaine seule en cage calorimétrique, cinq jours d'adaptation puis deux jours de mesure. Les autres reçoivent des injections intrapéritonéales, des tests de métabolisme du glucose de quatre heures et des prélèvements de sang sur animal vigile, avec une biopsie de la queue pour les lignées transgéniques. Les retombées annoncées contre l'obésité restent au conditionnel et à long terme, alors que la mise à mort de toutes les souris pour prélever des tissus est déjà programmée.
Objectifs
Le contrôle de la balance énergétique par l'hypothalamus est la résultante d'un équilibre entre l'apport et la dépense énergétique. Cette régulation repose sur la capacité du cerveau à intégrer les signaux provenant des organes périphériques, indiquant les états nutritionnels et énergétiques de l'organisme et à établir des réponses appropriées. Cependant, l'altération de cet équilibre, due à notre environnement alimentaire moderne, peut conduire au développement de troubles métaboliques associés au surpoids et à l'obésité. Malgré les avancées et les progrès accomplis, nous continuons à rechercher des stratégies innovantes et plus efficaces pour lutter contre cette pathologie. Les hormones jouent un rôle majeur dans le maintien de nos fonctions biologiques et régulent de manière critique le développement du cerveau. Cependant, malgré l’importance grandissante donnée aux hormones dans la régulation des fonctions du cerveau, leur mode d’action reste encore largement inconnu. De plus, de nombreuses hormones n’ont pour le moment pas encore été étudiés pour leur effet sur le cerveau. C’est en particulier le cas d’une hormone produite par les glandes parathyroïdiennes : la parathormone ou l’hormone parathyroïdienne. L’hormone parathyroïdienne, sécrétée par la glande parathyroïde est connue pour être impliquée de façon majeure dans l’intégrité des os. Cependant, son rôle dans le contrôle du métabolisme et de la prise alimentaire est très peu connu. Notre projet s’inscrit donc plus précisément dans l’identification et la caractérisation du mode d’action de cette hormone et l’implication de cette dernière dans le contrôle du comportement alimentaire à travers des études réalisées sur des modèles animaux. La règle des trois R sera respectée, le nombre d’animaux sera réduit au minimum en optimisant au maximum les groupes expérimentaux (réutilisation des animaux dans différentes procédures n'entrainant pas de douleur ou de stress) et en raffinant les procédures pour réduire au minimum la douleur, la souffrance et l'angoisse des animaux.
Bénéfices attendus
Les dernières estimations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) révèlent qu'en Europe, plus de la moitié des hommes et des femmes sont en surpoids, et environ un tiers sont obèses. Cela constitue, de ce fait, un fardeau social, économique et sanitaire. Bien que certains traits génétiques (causes monogéniques) aient été identifiés, il est largement reconnu que le syndrome métabolique est par essence un trouble multifactoriel et multidimensionnel qui englobe des réseaux complexes d'inadaptations physiopathologiques en aval. Cependant, et malgré les progrès et les efforts récents, nous sommes toujours confrontés à un besoin de stratégies innovantes et plus efficaces contre les troubles métaboliques. Ce projet vise ainsi à établir un nouveau cadre conceptuel impliquant le rôle du système PTH/PTH1R dans la régulation des processus métaboliques induits par les neurones AgRP. Cette nouvelle régulation de l'équilibre énergétique par le cerveau offre un cadre idéal pour le développement de nouvelles cibles thérapeutiques qui peuvent prévenir les défauts de répartition des nutriments induits par l'obésité. Ce projet nous permettra d'identifier des rôles encore insoupçonnés du PTH1R hypothalamique et de son ligand PTH dans la régulation intégrée du métabolisme du corps entier. En outre, à long terme, les stratégies virales utilisées par ce projet pourraient être plus facilement adaptées et transposées aux troubles humains que les procédures chirurgicales invasives actuellement utilisées en thérapie (sleeve gastrectomie, bypass gastrique).
Procédures
Pour 5 lots à une chirurgie (environ 1h) (classe modérée), puis après une période de repos, les animaux seront soumis à des tests de comportements et/ou de métabolisme du glucose (environ 4h pour chaque test) (classe légère). Pour les études calorimétriques réalisées sur 2 lots d'animaux, environ 1 semaine de procédure est envisagée (environ 5 jours pour permettre aux animaux de s'adapter à l'individualisation et environ 2 jours pour l'enregistrement) (classe légère). Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles seront fait sur deux de ces lots (classe légère). -pour 4 lots, les animaux seront soumis à des injections de différents modulateurs par voie intrapéritonéale et à des tests de comportement et/ou de métabolisme du glucose (environ 4h pour chaque test) (classe légère). Pour les études calorimétriques réalisées sur 1 lot d'animaux, environ 1 semaine de procédure est envisagée (environ 5 jours pour permettre aux animaux de s'adapter à l'individualisation et environ 2 jours pour l'enregistrement) (classe légère). Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles seront fait sur un lot (classe légère). Pour 1 lot de souris à une chirurgie (classe modérée), les souris vont porter des fibres optiques sur la tête pendant les enregistrements ce qui peut initialement induire un stress. Cela peut entraîner une immobilité ou une mobilité réduite, ce qui constitue un comportement initialement indésirable cependant les fibres étant légères, les animaux s'habituent très rapidement. De plus avant d'imager l'activité neuronale, l'animal sera soumis à plusieurs séances d'habituation d'une durée de 30 min pendant 2 à 3 jours, ce qui lui permettra de s'habituer aux procédures d'enregistrement (classe modérée). Pour les souris transgéniques, une biopsie à la queue sera réalisée vers 6 jours (douleur légère de courte durée).
Impact sur les animaux
Le fait de porter des fibres optiques sur la tête de l'animal pendant les enregistrements peut initialement induire un stress. Cela peut entraîner une immobilité ou une mobilité réduite, ce qui constitue un comportement initialement indésirable cependant les fibres étant légères, les animaux s'habituent très rapidement. De plus avant d'imager l'activité neuronale, l'animal sera soumis à plusieurs séances d'habituation d'une durée de 30 min pendant 2 à 3 jours, ce qui lui permettra de s'habituer aux procédures d'enregistrement.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour effectuer des prélèvements de tissus.
Remplacement
Dans le cadre de notre projet, nous devons utiliser des souris in vivo. Tout d'abord, nous ne pouvons pas réaliser ces expériences in vitro ou sur cultures de cellules puisque pour notre étude nous avons besoin d'observer les paramètres comportementaux et de physiologie intégrée. De plus, les invertébrés ne possèdent pas les structures cérébrales et endocrines équivalentes aux mammifères pour le contrôle de l'homéostasie énergétique et du comportement.
Réduction
Les groupes expérimentaux ont été créés en considérant la variabilité biologique entre individus et la complexité des procédures envisagées. Le nombre d'animaux utilisé est fortement lié à la puissance statistique afin de s'assurer avec certitude de la validité des résultats obtenus. Afin d'optimiser nos cohortes et réduire le nombre d'animaux transgéniques générés par croisements, nous utiliserons l'ensemble des portées (mâles et femelles).
Raffinement
Les soins apportés aux animaux par le personnel zootechnique et les expérimentateurs a pour but d'améliorer le bien-être des souris en général, et, de réduire, supprimer ou soulager les douleurs dans les procédures invasives en particulier. Pour chaque source potentielle de stress, des mesures bioéthiques sont prises afin de minimiser toute gêne pour l’animal. Les sources de souffrance et l’angoisse des animaux pourraient provenir des conditions d’hébergement et du régime alimentaire. L’accueil est effectué dans une structure d’animalerie agréée en matériel et en personnel. Le milieu de vie en cages d’hébergement est enrichi par des objets adéquats, comme un nid en coton, bâtons de bois ou tunnels en carton. Une visite quotidienne de l’animalerie est organisée pour vérifier l’absence d’anomalie pour les cages, les biberons, les rations alimentaires et le comportement des animaux. Nos protocoles ont été mis au point de façon à veiller au bien-être animal en améliorant leur environnement et en surveillant leur état de santé : notamment nous chercherons à éviter et limiter la douleur et la souffrance, à assurer des soins pré-, per- et postopératoires adéquats, à recourir à l'anesthésie et à l'analgésie, à appliquer les points limites établis préalablement et, enfin, à utiliser les procédures réglementaires et appropriées de mise à mort.
Choix des espèces
Notre étude repose entièrement sur la physiopathologie intégrée et nécessite du modèle rongeur, notamment la souris car celle-ci permet l’utilisation de stratégies transgéniques et virale. Toutes les souris seront utilisées à l’age adulte (au moins 2 mois) afin que les réseaux neuronaux soient stables.
Greffe de cellules souches et nanotechnologies comme stratégie thérapeutique innovante dans un modèle rat d’AVC. Suivi de l’évolution du tissu cérébral par IRM et histologie EU 2/2.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Un score clinique décide du sort de chaque rat opéré, entre prise en charge de la douleur, exclusion de l'étude ou mise à mort. 140 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacun subit deux chirurgies cérébrales d'une heure, une lésion du cortex moteur puis la pose d'un implant, trois séances d'IRM sous anesthésie et des tests répétés de force d'agrippement et de statut neurologique, jusqu'à trois fois par semaine pendant un mois. Le porteur indique avoir déjà obtenu cette preuve de concept chez le rat avec des biomatériaux non biodégradables et vouloir la répliquer avec des biomatériaux dégradables.
Objectifs
L’objectif scientifique du projet est de développer un traitement pour améliorer la reconnexion des fibres nerveuses après une atteinte du cortex moteur. Les effets du traitement sur l’architecture du tissu cérébral seront évalués par IRM in vivo, par une mesure des capacités motrice et enfin par histologie ex vivo. Le projet se déroulera sur trois mois dans deux établissements utilisateurs, un pour l'imagerie, l'autre prenant en charge toutes les autres techniques expérimentales et l'hébergement.
Bénéfices attendus
Amélioration de la récupération fonctionnelle du cerveau aprés un acccident vasculaire cérébral.
Procédures
Chaque animal sera soumis à 2 chriurgies sous anesthésie (réalisation de lésion (durée 1h) puis pose de l'implant (durée 1h)) au niveau cérébral (EU 1/2). Une IRM cérébrale sous anesthésie (durée 1h) sera réalisée 3 fois aprés la lésion puis 1mois et à 3 mois (EU 2/2). Des tests comportementaux et sensorimoteurs avant les chirurgies seront réalisés pour habituation et détermination des valeurs de références 3 à 4 jours par semaine durant 2 semaines avant les chirurgies puis après la pose de l'implant 3 fois par semaine pendant le premier mois et trois fois la première semaine des 2 mois suivant (EU 1/2). La mise à mort sera réalisée pour la récupération des tissus cérébraux (EU 1/2).
Impact sur les animaux
La chirurgie partiquée induit une lésion cérébrale de la région motrice antérieure (les conséquences de la chirurgie et la douleur est limitée par une prise en charge médicamenteuse). La génération de cette lésion cérébrale ciblée dans la zone contrôlant la motricité d'un membre antérieur provoque une diminution des capacités motrices de l'animal (EU 1/2). Les nuisances et effets indésirables sont dus aux chirurgies. Elles peuvent se traduire par une altération de l’état général de l’animal : douleur modérée, isolement, diminution du comportement exploratoire, perte de poids. Ces effets peuvent durer jusqu’à 48h (nuisances sévères). Le passage à l'IRM est réalisé sous anesthésie, la nuisance est modérée (EU 2/2). Les tests comportementaux pourraient engendrer un stress léger dû au fait que les animaux sont enlevés de leur environnement habituel, leur nuisance est légère (EU 1/2).
Devenir
La procédure se termine par une mise à mort des animaux pour effectuer l'analyse histologique.
Remplacement
L'accident vasculaire cérébral est une maladie grave entrainant un déficit neurologique lié à des lésions vasculaires. L'accident vasculaire cérébral est le résultat de l'obstruction d'un vaisseau sanguin (ischémique) ou de la rupture d'un vaisseau (hémorragique). Si les progrès actuels dans le domaine des organoides cérébraux ou de l'impression 3D de tissu cérébral in vitro sont remarquables, ils ne permettent toujours pas de recréer l'ensemble fonctionnel d'un cerveau. En particulier, les aspects vasculaires et les intéractions sytémiques ne sont pas encore accessibles avec ces méthodes alternatives à l'utilisation d'animaux. En effet, l'accident vascilaure cérébral conduit à des mécanismes comme l'inflammation, la migration cellulaire de cellules souches, la formation d'une cicatrice , la dégénérence des fibres nerveauses, et des processus de reconnexion dont la complexité et les interactions ne peuvent pas actuellement être simulées sur plusieurs mois par des approches in vitro ou ex vivo. Ainsi l'objectif de notre projet nécessite l'utilisation d'un modèle animal d'accident vasculaire cérébral. Le bénéfice de notre stratégie thérapeutique par greffe de biomatériaux (avec ou sans cellules) sur la récupération fonctionnelle de la motricité doit être évaluée sur des animaux vivants. La force d’agrippement, et le statut neurologique des animaux seront testés sur le long terme. Les effets des atteintes cérébrales et de la greffe sur l’architecture tissulaire du cerveau seront évaluée sur plusieurs mois par Imagerie par Résonance Magnétique. Nous avons déjà fait la preuve de concept de l'efficacité de notre stratégie thérapeutique sur le rat en utilisant des biomatériaux non biodégradables et projetons de la répliquer avec des biomatériaux biodégradables pour nous rapprocher de la situation physiologique.
Réduction
L'utilisation de méthodes non invasive comme l'IRM et l'évaluation motrice permettent le suivi longitudinal sur un même groupe d'animaux. Ainsi, les données peuvent être appariées, ce qui augmente la puissance statistique et limite le nombre d'animaux nécessaires dans l'étude. Des tests statistiques non paramétriques et de corrélation seront utilisés pour évaluer notre approche thérapeutique innovante de l'accident vasculaire cérébral. Nous réutiliserons les données d’animaux contrôles d’un protocole antérieur si possible.
Raffinement
Le principe fondamental des 5 libertés est respecté sur toute la durée de l’étude. Les rats sont hébergés dans des cages ventilées, en groupes de 2 (étant des animaux grégaires), dans une salle spécialement réservée aux rats. L'alimentation est disponible en permanence (ad libitum), y compris pendant les phases d'entraînement et d'évaluation motrice, sans jeûne ni restriction alimentaire. Le suivi de l'état de santé général des animaux est assuré par le personnel de zootechnie, qui les pèse chaque semaine et effectue des contrôles vétérinaires réguliers. Une attention particulière est portée aux animaux opérés, qui font l'objet d'une surveillance quotidienne par le personnel compétent. Cette surveillance inclut l'observation de l'appétit, du poids corporel, de la mobilité, de l'état du pelage et du comportement des animaux et fait l'objet d'un scoring clinique. La valeur du score détermine l'action à réaliser sur l'animal pour une prise en charge de la douleur, une notification de surveillance accrue, une exclusion de l'étude ou une mise à mort. La prise en charge de la douleur est mise en place avec des protocoles stricts validés, prenant en compte le principe de nociception et son impact sur les animaux et les résultats de l'étude. Un enrichissement environnemental est intégré au protocole, comprenant divers éléments pour stimuler cognitivement les rats (tunnels, boule de fouille, boule traversante, odeur naturelles variées, ..), ainsi qu'une composante sociale (arène de rencontre intercage). Les animaux sont conditionnés pour la réalisation de tâches motrices, renforcés positivement. Le procédé est très peu anxiogènes.
Choix des espèces
Les rats sont un modèle animal privilégié pour l'étude de la récupération fonctionnelle de la motricité du membre supérieur après lésion et greffe de bioimplants. Animaux adultes âgés de 3 mois, afin de se rapprocher de la démographie humaine pour l'apparition des accidents vasculaires ischémiques (à partir de 40 ans). La mobilité et la force du membre supérieur est un élément clé des fonctions motrices permettant aux patients cérébrolésés de récupérer une autonomie dans la vie de tous les jours. Nous disposons de tests adaptés pour évaluer ces paramètres sur le rat : l’amplitude de mouvement, la force et la sensibilité des membres supérieurs. Les examens d'imagerie, non-invasifs et indolores, se font sur le rat adulte anesthésié.
Etudes de gènes impliqués dans l’hétérotopie chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
Pour comprendre le rôle de gènes responsables chez l'humain d'une malformation cérébrale appelée hétérotopie, 4 152 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 2 171 d'entre elles et modéré pour 1 981. Des femelles gestantes sont opérées quarante-cinq minutes sous anesthésie pour une électroporation in utero, des juvéniles et des adultes subissent une chirurgie de dix minutes sans jamais se réveiller, et des femelles gestantes éveillées reçoivent des injections intrapéritonéales. Le porteur présente l'électroporation comme un moyen de réduire le nombre d'animaux par rapport à la création de lignées transgéniques, tout en portant l'effectif du projet à 4 152 individus. Aucune de ces souris ne peut entrer dans un autre protocole après les injections reçues, et toutes sont tuées pour les analyses histologiques.
Objectifs
Le développement du système nerveux comprend des phases de prolifération et de migration cellulaires et des phases de différenciation au cours desquelles les neurones établissent des connexions entre eux. Il est important d'identifier les mécanismes moléculaires et cellulaires qui contrôlent ces processus pour améliorer notre compréhension du développement normal et physiopathologique du cerveau. L’objectif principal de ce projet est de mieux comprendre les rôles de gènes dont les mutations sont responsables chez l’homme de malformation d’une région du cerveau appelée « hétérotopie ». Notre stratégie repose sur l’étude de souris génétiquement modifiées. Nous avons d’abord étudié une lignée porteuse d’une mutation spontanée responsable d’hétérotopie comme celle observée chez l’homme. Nous avons plus récemment créé d'autres lignées permettant de contrôler l’inactivation du gène spécifiquement dans le temps et l’espace. Ainsi, nous pouvons générer des souris dont la mutation n’est exprimée que pendant la phase de prolifération, alors que chez d’autres souris, la mutation ne sera exprimée que pendant la phase de différenciation des neurones excitateurs. Ces inactivations spécifiques vont nous permettre de décortiquer les mécanismes responsables de l’hétérotopie. En analysant les capacités de prolifération et de différenciation de neurones par des études d'injection de produits et d’immunohistochimie, nous identifierons le défaut primaire lié à une perturbation de ces gènes. L’utilisation de protéines fluorescentes spécifiques de certaines structures subcellulaires nous permettra de préciser et de localiser les anomalies par des techniques dynamiques de videomicroscopie. Nous testerons l’action d’agents pharmacologiques pour pallier les défauts de prolifération, de différentiation et de migration observés aux stades embryonnaires. Nous ferons ensuite des essais de thérapie génique par une approche de chirurgie par électroporation in utero visant à traiter les souris mutantes et donc à mieux comprendre les fonctions des gènes électroporés pendant le développement cortical.
Bénéfices attendus
Les malformations corticales sont des maladies rares (incidence 1: 100000) pour lesquelles les mécanismes pathogéniques et physiopathologiques sont peu étudiés. Elles sont associées à des retards de développement et des déficits intellectuels sévères. S’agissant d’anomalies de neurodéveloppement, les anomalies apparaissent in utéro. L’étude de malformations induites par des mutations génétiques permet de comprendre les mécanismes cellulaires mis en jeu pendant le développement lors de la prolifération, la migration et la différenciation des cellules du système nerveux central. Les mutations génétiques sont très informatives car elles peuvent être modélisées chez l’animal, permettant une vision du développement physiologique in vivo. Les processus sont pour la plupart conservés entre l’Homme et les rongeurs. Les résultats de notre projet pourraient permettre, en inactivant l’expression d’un gène impliqué dans les cellules en division et les neurones de souris, d’identifier des mécanismes cellulaires, subcellulaires et moléculaires clés qui sont pertinents pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.
Procédures
Femelles gestantes vigiles : une injection d’agents pharmacologiques par voie intrapéritonéale (1 minute). Juvéniles et adultes : chirurgie sous anesthésie et analgésie, sans réveil (durée : 10 minutes). Femelles gestantes: chirurgie sous anesthésie générale (45 minutes) avec utilisation d’une analgésie (anti-douleur) pré et post opératoire.
Impact sur les animaux
L’injection intrapéritonéale implique une douleur légère au point de piqûre ainsi qu’une contention et donc un stress momentané. Un risque mineur de péritonite est possible. Dans le cadre de la chirurgie, des douleurs sont possibles en période post-opératoire, correspondant à la cicatrisation. Le niveau de douleur sera estimé par rapport à une échelle de grimace et l’observation des difficultés de mouvements. L’anesthésie utilisée peut induire dans de rare cas une hypothermie, une détresse respiratoire, voire un arrêt cardiorespiratoire.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l’issue de chaque procédure afin de réaliser des analyses histologiques (prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem). Ces souris ne peuvent entrer dans de nouveaux protocoles d’expériences puisqu’elles ont reçu des injections dans le cadre du projet.
Remplacement
Une partie de notre projet est réalisé in vitro (biochimie et biologie cellulaire). Nous utilisons également la culture cellulaire : transfections de lignées cellulaires, afin de limiter le nombre d’animaux. Mais pour des raisons scientifiques (difficulté d’étudier le cerveau en culture) nous devons caractériser ces maladies sur le modèle murin. L’étude d’un système intégré, requis pour la modélisation des altérations du cerveau associées à une pathologie impliquant des réseaux de neurones à différentes échelles, nécessite d’avoir recours à des animaux. De plus, nous avons accès à un modèle animal qui mime la pathologie humaine, qui est une opportunité pour étudier les causes de la maladie. La plupart des gènes que nous étudions sont spécifiquement exprimés dans le système nerveux central et ne sont pas exprimés dans les lignées cellulaires, d’où la nécessité d'étudier in situ les cellules neuronales dans les cerveaux des modèles murins. En effet, les modèles murins que nous étudions sont à ce jour les seuls modèles disponibles. Ils présentent l’avantage de mimer assez bien le phénotype humain. Le développement du cerveau est en effet bien conservé chez la souris, surtout pour les étapes de développement qui nous intéressent, favorisant l’identification de phénotypes robustes.
Réduction
Nous réduisons le nombre d’animaux en combinant plusieurs approches expérimentales sur une même lignée. De plus, chez la souris, la période de gestation est courte et le nombre d’embryons important, ce qui nous permet de générer un nombre d’animaux suffisant pour plusieurs expériences à partir de relativement peu de fondateurs. Nous comparerons également des souris de type sauvage et mutantes issues de la même portée, avec une répartition mendélienne. De même, tous les animaux générés (femelles et mâles) sont étudiés. Nos connaissances des protocoles nous ont permis d’évaluer le nombre d’animaux au plus juste pour chaque expérience, en tenant compte de l’importance de l’effet attendu pour assurer une parfaite robustesse des résultats. Les lignées de souris mutantes représentent des modèles de déficits intellectuels, pour lesquels il est important de continuer la caractérisation afin d’éclaircir la physiopathologie. Pour cela, nous analyserons l’anatomie et la morphologie du système nerveux centrale de ces souris, par des méthodes d’histologie, d’immunohistochimie et de microscopie. L’objectif est d’identifier et d’étudier les anomalies associées aux inactivations de gènes d’intérêt. Des travaux précédents nous ont permis de valider l’analyse des régions cérébrales considérées avec une excellente reproductibilité et donc de réduire le nombre d’animaux requis. L’inactivation de gènes ou l'expression de protéines (par exemple, protéines fluorescentes rapportrices) de manière locale et aigüe chez la souris, in utero ou dans le cerveau postnatal, a l’avantage d’être rapide et de réduire le nombre de souris nécessaire par comparaison aux méthodes classiques de génération de lignées de souris transgéniques. Cette approche est donc la méthode de choix quand nous testons la fonction de nouveaux gènes de pathologies humaines. Grâce à cette méthode nous éclaircirons les voies biochimiques et les mécanismes subcellulaires essentielles pour le développement cortical. L’étude des mécanismes physiopathologiques liés aux déficits des différents gènes d'intérêt, et réalisée par les approches ci-dessus, est nécessaire à la recherche de nouvelles pistes thérapeutiques. Des approches par chirurgie seront aussi réalisées afin de réduire le nombre d'animaux nécessaire à l'étude. Le projet impliquera l'utilisation de 4152 animaux.
Raffinement
Nos activités impliquent toujours une attention particulière sur le soin et le bien-être des animaux, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les souris sont stabulées en portoir ventilés dans des hébergements standards dans lesquels il y a un contrôle de la température, de l’hygrométrie et des pressions, un cycle nycthéméral de 12 :12 et un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau, un autoclave et un sas chimique comme barrière, comme défini dans l'agrément de notre établissement. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux et ils disposeront dans chaque cage d’un enrichissement de nidification et d'une maison. Des observations du bien-être sont réalisées 1 fois/jour. Les souriceaux et jeunes animaux sont surveillés, afin de s’assurer que la mère s'occupe bien d'eux. Pendant toutes nos expériences, nous prenons toutes les précautions nécessaires afin d’éviter toute douleur, en utilisant des pratiques adaptées. Les souris sont placées dans les cages avec la litière chirurgicale entre 1 et 2 jours avant la chirurgie afin d’avoir le temps de s’y habituer. L’utilisation de cette litière est particulièrement importante afin d’éviter l’infection de la suture des souris qui se situe au niveau de l’abdomen. Lors des actes chirurgicaux, les souris sont placées sur une plaque chauffante, avec une anesthésie générale par ventilation et reçoivent des injections sous-cutanées d'analgésiques en pré et post-opératoire, ainsi qu’une analgésie locale sur le site. Un gel ophtalmique est également utilisé afin d’éviter le dessèchement des yeux. Les animaux font l’objet d’une attention post-chirurgicale particulière (surveillance et traitement des plaies). En cas de comportements anormaux (manque de toilettage, manque d’intérêt pour la nourriture...), l’état des animaux est surveillé plusieurs fois par jour. Mise à disposition d’un aliment enrichi et d’eau directement dans la cage pour animaux apathiques. Afin d’éviter une souffrance de la souris, les animaux sont anesthésiés et euthanasiés par des méthodes adaptées, conformément aux bonnes pratiques vétérinaires.
Choix des espèces
Nous comparerons des souris contrôles et mutantes issues de la même portée. Le développement du cerveau murin est bien caractérisé, ce qui rend les études plus aisées et favorise l’identification de phénotypes robustes. Le développement embryonnaire du système nerveux centrale de la souris est extrêmement proche de celui de l’homme, ce qui en fait un parfait modèle d’étude. L’utilisation de lignées de souris, avec des croisements en retour réguliers permet d’éviter la dérive génétique, une meilleure reproductibilité des résultats et réduit le nombre d’animaux utilisés. La technique d’électroporation in utero dans le cerveau a été mise au point chez le rat et la souris, c’est une méthode de choix efficace pour analyser le rôle des gènes pendant le développement. Cette procédure est simple et rapide, donne un bon rendement, avec une cytotoxicité faible et implique beaucoup moins d’animaux adultes qu’une lignée transgénique. Pour chaque procédure, des souris adultes sont utilisées pour l’élevage et le maintien des lignées. Plusieurs stades seront ensuite analysés : nous nous intéressons au développement cortical, comprenant les étapes de la prolifération et migration (stades embryonnaires de 12,5 à 18,5 jours post-fécondation), ainsi qu'à l'organisation des couches corticales (stades juvéniles 1 et 10 jours post-natal et adulte à 90 jours post-natal). Ces stades seront nécessaires afin d'apprécier l'impact des mutations sur le développement cortical et la permanence du phénotype.
Impact du développement du cerveau sur l’évolution des maladies neurodégénératives chez la souris
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
5 760 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 2 520 d'entre elles et modéré pour 3 240. Des femelles gestantes subissent une chirurgie de trente à quarante-cinq minutes sous anesthésie générale, le temps d'injecter un produit dans le cerveau de chaque embryon, et les souriceaux sont génotypés par prélèvement de queue à dix jours. Le porteur annonce l'identification de cibles thérapeutiques pour les maladies neurodégénératives, sans que le RNT précise laquelle il étudie. Les reproductrices sont tuées à six mois et les reproducteurs à huit, lorsque le porteur observe une baisse de leur reproduction.
Objectifs
Ce projet vise à étudier le développement cérébral dans la maladie neurodégénératives. Nous évaluerons les conséquences de cette maladie sur la génération des différents types cellulaires du cortex en développement, ainsi que les stratégies de compensations qui pourraient se mettre en place dans ces modèles pathologiques pour pallier ces effets. Cette étude permettra la découverte de marqueurs permettant de suivre l’évolution de la maladie à des stades très précoces. Cette étude permettra également d’identifier des cibles thérapeutiques pour retarder ou atténuer les symptômes associés à la neurodégénérescence .
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus qui découlent de ce projet sont les découvertes de mécanismes clés dans les maladies neurodégénérative, notamment l’identification de cibles thérapeutiques possibles pour la prévention et le traitement précoce de la pathologie.
Procédures
Lors de la procédure d’élevage, un prélèvement inférieur à 1mm de l’extrémité de la queue sera réalisé sur les petits âgés de 10 jours. Cet acte se fera une seule fois sur animal vigile et durera moins de 1 minute par animal. Des femelles gestantes seront soumises à une chirurgie sous anesthésie générale (30-45minutes) et anti-douleurs afin de réaliser une injection intracérébrale dans le cerveau de chaque embryon. Tous les animaux (femelles adultes, embryons, souriceaux) seront euthanasiés par une méthode réglementaire à la fin des procédures pour collecter des échantillons pour réaliser nos analyses.
Impact sur les animaux
Le prélèvement de 1 mmm de l’extrémité de la queue pour génotypage peut générer une légère et brève douleur chez l’animal. Des femelles gestantes seront soumises à une chirurgie sous anesthésie et analgésie avec les risques inhérents à ce type de geste (dépression cardio-respiratoire, hypothermie, hémorragies, infections, cicatrisation) qui seront maitrisés au maximum par les moyens et le suivi mis en place. La mutation de l’animal peut générer des souffrances à partir de 16 mois : difficultés locomotrices, prostrations et pertes de poids, nous ne maintiendrons pas les animaux à des stades aussi avancés.
Devenir
Tous les animaux reproducteurs ayant permis les générations des animaux seront euthanasiés à 6 mois pour le femelle et 8 mois pour les mâles, lorsqu'une diminution significative de la reproduction est observée. Les femelles gestantes seront euthanasiées car elles ne pourront pas être réutilisées suite à leur chirurgie. Tous les embryons ayant reçu l’injection intracérébrale seront euthanasiés à différents stades pour les études histologiques.
Remplacement
L’étude du cerveau en développement nécessite le recours au modèle souris car il permet de préserver l’environnement du développement utérin (impliquant différents types cellulaires qui interagissent entre eux, ce qui ne peut être reproduit en culture cellulaire). L’influence d’un développement cérébral anormal sur le cerveau adulte ne peut se faire qu’avec des modèles de souris. Nous utiliserons des cultures cellulaires afin de valider les outils moléculaires qui seront ensuite injectés chez l’animal. Ces éléments rendent l’utilisation de l’animal indispensable pour notre étude
Réduction
Le nombre total d’animaux est de 5760. Le nombre d’animaux a été réduit au minimum pour pouvoir atteindre l’objectif scientifique fixé. Il a été déterminé en prenant en compte les lignées murines génétiquement modifiées nécessaires à l'étude et en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en obtenant des résultats significativement exploitables. Pour cela nous utiliserons des tests statistiques adaptés en fonction du type d’analyses réalisées. Afin d’extraire le plus de données possibles sur un nombre minimum d’animaux, le matériel biologique récupéré sera utilisé au maximum et différentes expériences seront combinées. Si les résultats sont concluants avant l’utilisation de tous les animaux alors ils ne seront pas tous utilisés.
Raffinement
Les cages sont maintenues en portoirs ventilées avec un accès ad libitum à l’eau et à la nourriture. La température et d’hygrométrie seront contrôlées et monitorées. Le cycle d’éclairage est de 12h par jour et se met en place progressivement. Les animaux seront hébergés avec leurs congénères et l’isolement est évité au maximum. Les cages sont enrichies d’un nid et de bâtons en bois. Pré et post chirurgie seront enrichies d’une maison et d’un nid en coton afin d’améliorer le bien-être de la mère. Les souris seront observées quotidiennement par le personnel qualifié des animaleries. Un suivi renforcé sera mis en place à la suite de la chirurgie et jusqu’à la mise bas. Les procédures chirurgicales seront raffinées grâce à un protocole d’anesthésie et d’analgésie approprié à une laparotomie sur une femelle gestante. Le matériel et la préparation du site chirurgical doivent limiter le risque d’infection, le risque hypothermique est limité par l’utilisation de tapis chauffant thermorégulé, d’une cage de réveil thermostatée. Le risque hémorragique sera contrôlé par le choix de la voie d’abord, une manipulation douce des organes et un contrôle de l’hémostase au cours de la chirurgie. Les animaux seront réhydratés et les organes exposés irrigués régulièrement le temps de la chirurgie. La profondeur de l’anesthésie sera vérifiée et adaptée aux gestes à réaliser, la respiration et les réflexes seront appréciés régulièrement. De l’eau sous forme d’hydrogel ainsi que de la nourriture facile d’accès dans la cage seront également fournis à l’animal. Les chirurgies seront réalisées le matin afin de pouvoir observer les animaux le soir et administrer les médicaments nécessaires (analgésie). Après les chirurgies les animaux seront ensuite examinés une fois par jours pendant deux jours. Une attention particulière sera donnée à la surveillance d’éventuelles infections ou à une mauvaise cicatrisation de la laparotomie. Le points limites définis avant la chirurgie seront surveillés : une échelle d’évaluation de la douleur sera utilisée, seront également surveillés l’amaigrissement et des signes de prostration ou d’agitation anormales Les animaux seront observés et toute anomalie sera rapidement prise en charge et confrontée aux points limites définis pour les respecter et éviter toute souffrance. Le génotypage, réalisé par des personnes compétentes dans un endroit calme et dédié, est réalisé au même moment que l’identification pour limiter le nombre de manipulations.
Choix des espèces
Il n’existe pas de méthodes expérimentales in vitro pour étudier le développement et la complexité du cortex. Ces analyses nécessitent l'utilisation de souris pour trois raisons : le comportement des neurones corticaux diffère selon leur environnement ; ils migrent et se différencient différemment in vitro et in vivo ; la mise en place de l'organisation laminaire du cortex, ainsi que les connexions neuronales formées, ne peuvent être reproduites en culture cellulaire ; la complexité des interactions entre les différents types cellulaires du cortex au long de la vie ne peut être étudiée qu’in vivo. Ainsi les modèles in vitro sont insuffisants voire inexistants pour étudier la complexité et la mise en place des réseaux neuronaux dans le cortex. Sachant que le but de ce projet est de suivre le développement de ces animaux, nous allons nous focaliser sur les âges suivants : entre le jour de la naissance et une semaine, ( phase de croissance, maturation en cours) puis au stade de 21 jours, lorsque le cortex est mature.
Evaluation de la privation de sommeil sur l’activité cérébrale par mesures électrophysiologiques chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Rats : 552
Les souris et les rats sont tués en fin d'étude parce qu'ils s'habitueraient à l'expérience, leur niveau de stress baissant avec le temps et faussant les mesures. 552 souris et 552 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit une chirurgie d'environ deux heures pour implanter des électrodes cérébrales, puis jusqu'à quatre privations de sommeil de douze heures sur un tapis roulant ou sur une plateforme entourée d'eau, certains étant hébergés seuls pendant tout ou partie de l'étude. Le porteur prévoit d'évaluer s'il peut utiliser les mêmes animaux sur trois à quatre semaines, ce qui réduirait les effectifs des études suivantes.
Objectifs
L'objectif du projet consiste à évaluer l'efficacité de nouvelles substances anxiolytiques sur les troubles du sommeil et de manière plus générale sur le cycle circadien. Des personnes souffrant d'anxiété peuvent développer des troubles physiques associés à leur pathologie tels que des troubles digestifs, des douleurs et tensions musculaires ou encore des insomnies, qui sont la cause de somnolence dans la journée ou d'un état de fatigue global. Un état d'anxiété et/ou des crises d'angoisses retardent l'endormissement d'un sujet mais aussi modifie l'architecture globale du sommeil. Les phases de sommeil lent et de sommeil paradoxal peuvent être allongées pendant les périodes de récupération d'un sujet alors qu'elles sont inexistantes lors d'insomnies. La mesure de l'activité cérébrale et motrice permet de déterminer l'état de vigilance de l'animal et d'évaluer l'effet pharmacologique de substances.
Bénéfices attendus
Il existe différents traitements pour lutter contre les troubles de l'anxiété en plus de la prise en charge des patients par psychothérapie. Néanmoins, pour certains patients, les troubles de l'anxiété ne diminuent que faiblement avec les traitements médicamenteux ou réapparaissent dans le temps. La recherche de nouveaux traitements reste donc indispensable pour améliorer les conditions de vie des patients, en limitant l'apparition de symptômes secondaires indésirables. La mise en place de modèles précliniques translationnels reste également une priorité dans ce domaine pour pouvoir tester de nouvelles thérapeutiques. Les tests décrits dans ce projet sont utilisés dans la littérature pour modifier l'architecture du sommeil et évaluer de nouveaux candidats médicaments.
Procédures
Les animaux seront opérés sur une durée d'environ 2 heures pour implanter des électrodes cérébrales (chez la souris et le rat). Le cas échéant, les candidats médicaments sont administrés par un bolus rapide qui dure quelques secondes ou par perfusion de quelques minutes. Les administrations peuvent être uniques ou répétées pendant plusieurs jours, en fonction des spécificités du candidat médicament. Après une période de récupération, les mesures électroencéphalographiques sont réalisées par télémétrie sur plusieurs heures (12 à 24 heures) et sur plusieurs jours consécutifs (minimum de 3 jours). Les animaux seront placés sur un tapis roulant à faible vitesse ou sur une petite plate-forme entourée d'eau (entre 2 et 5 cm d'eau en fonction de la taille du rongeur) pendant 12 heures. Les mesures électroencéphalographiques et la privation de sommeil seront répétées un maximum de 4 fois par animal. Des prélèvements sanguins peuvent également être envisagés (maximum de 3 fois sur une durée de quelques secondes).
Impact sur les animaux
Dans ce projet, les phases d'administration et de prélèvement peuvent induire un léger stress chez l'animal, notamment du fait de la contention de ce dernier. A la suite des chirurgies, des problèmes de cicatrisation peuvent être observés, notamment lorsque l'animal se gratte. Les animaux sont parfois hébergés seuls pendant toute ou partie de l'étude ce qui peut causer un stress bien qu'ils conservent un contact visuel, olfactif et sonore avec leurs congénères. La privation transitoire de sommeil peut conduire à un stress modéré, en raison de l'environnement dans lequel est placé l'animal. Un état de fatigue peut également être observé lorsque les animaux sont obligés de bouger sur le tapis roulant.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés à la fin des expériences car ils auront subi 2 à 3 procédures de privation de sommeil, considérées comme des conditions stressantes. Il ne sera pas possible de les utiliser à nouveau car ils seront déjà familiarisés avec cet environnement et leur niveau de stress va diminuer dans le temps, impactant les données.
Remplacement
Il n'existe pas de méthodes alternatives in vitro à notre connaissance. Néanmoins, les molécules testées sont préalablement sélectionnées dans des modèles in vitro permettant de déterminer leurs potentiels effets sur une cible.
Réduction
Le nombre d'animaux a été ajusté en fonction des données de la littérature et a été déterminé selon une approche statistique. Il sera également évalué, lors de la première procédure, l'impact de la réutilisation des animaux sur les résultats électroencéphalographiques afin de déterminer si les animaux peuvent être réutilisés sur 3 à 4 semaines et ainsi diminuer le nombre d'animaux par étude.
Raffinement
Les procédures décrites ont été optimisées pour limiter la douleur chez l'animal. Pour les phases chirurgicales, une anesthésie et une analgésie seront réalisées. Enfin, un gel ophtalmique est appliqué sur les yeux pour éviter le dessèchement oculaire et une couverture chauffante est placée sous l'animal anesthésié pour maintenir sa température corporelle pendant la chirurgie.Les animaux isolés (minimum de 7 jours pour la période de récupération post-chirurgie) sont hébergés dans un environnement enrichi avec du matériel à ronger et en présence de coton ou de frisure. Les cages sont transparentes afin que chaque animal puisse voir ses congénères. A la fin de la période de récupération, les souris sont regroupées par deux. Des points limites stricts ont été définis. Pendant les périodes de privation de sommeil (animaux placés sur un tapis roulant ou sur une plate-forme, placée dans de l'eau), les animaux sont surveillés par un technicien, permettant l'intervention de ce dernier immédiatement si un animal montre des signes de fatigue en se retrouvant dans une position inconfortable. Les rongeurs seront également séchés avant d'être remis sur la plate-forme pour éviter tout risque d'hypothermie.
Choix des espèces
Les études sur le cycle circadien sont effectuées chez le rongeur (rat et souris) car ces modèles, basés sur la mesure de l'activité cérébrale, sont translationnels. Les substances mises sur le marché pour traiter les troubles psychiatriques ou du sommeil ont été découverts en utilisant des modèles chez le rongeur. Dans ce projet, le rat sera utilisé de préférence car le laboratoire a plus d'expérience avec cette espèce pour évaluer le rythme circadien mais la souris pourra être utilisé au besoin. Les rongeurs (rats, souris) sont testés une fois sevrés, l’âge peut varier entre 4 semaines et 2 ans, conformément aux données historiques et à la bibliographie scientifique
Evaluation de l’efficacité d’hydrogels enrichis ou non en principes actifs ou de principes actifs seuls dans un modèle d’arthrose induit par chirurgie chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
Ligament croisé antérieur sectionné et ménisque partiellement retiré au cours d'une opération de trente à quarante-cinq minutes, pour installer une arthrose du genou : 360 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Six semaines plus tard commencent les injections dans l'articulation opérée, jusqu'à trois par genou, complétées par des prélèvements sanguins à la jugulaire sur animal éveillé une fois par semaine. Le porteur attend des cris, de l'agitation, un oedème articulaire et une boiterie. Les hydrogels testés ont déjà été évalués in vitro, mais le porteur affirme que le passage par les rats reste "indispensable" pour observer les interactions avec l'ensemble des organes.
Objectifs
Alors que les affections ostéoarticulaires chroniques touchent tout particulièrement les adultes de plus de 50 ans, il n’existe encore aucun traitement permettant de guérir l’ensemble des signes cliniques associés aux rhumatismes, comme la dégradation du cartilage dont l’évolution conduit assurément à la pose de prothèse articulaire. Ce projet a donc pour objectif d’évaluer l’efficacité de nouvelles approches thérapeutiques (gel associé à des principes actifs) dans un modèle d’arthrose chez le rat, modèle d’arthrose très largement décrit dans la littérature et obtenu par chirurgie déstabilisatrice de l’articulation du genou. L’arthrose est causée par une altération des articulations suite à une usure progressive du cartilage associée à un remodelage des os situés à proximité, la formation d’excroissances osseuses, un affaiblissement des ligaments et des muscles et une inflammation articulaire. Si les traitements médicamenteux actuels soulagent en partie les douleurs intenses et l’inflammation de ces maladies aucun de ces traitements n’est capable de freiner la dégradation du cartilage ou guérir la maladie. Aujourd’hui, seuls les traitements chirurgicaux très invasifs, comme la pose de prothèse permettent de retrouver la mobilité perdue due à l’arthrose. Ainsi, la découverte et le développement de nouveaux traitements agissant de façon globale sur l’inflammation, les atteintes osseuses et cartilagineuses ainsi que la douleur, caractéristiques de l’arthrose, est un enjeu majeur de santé publique alors que le vieillissement de la population ne fait qu’augmenter. L’objectif du projet est d’évaluer la capacité d’hydrogels à limiter la dégradation du cartilage et/ou régénérer le cartilage dégradé dans un modèle d’arthrose chez le rat, dont les signes cliniques sont proches de ceux observés chez l’homme, obtenu par section du ligament croisé antérieur et ménisectomie partielle. Différents types d’hydrogels réalisés à base de glucose ou d’acide hyaluronique seront testés. Ces hydrogels sont des traitements de type « viscosupplémentation » et visent à rétablir une viscosité suffisante du liquide synovial afin de limiter les effets des contraintes mécaniques. Afin de potentialiser les effets de ces hydrogels, ils seront associés à différents principes actifs à des sous-produits de culture cellulaires (exosomes), ou à des cellules de classe 1 (cellules souches mésenchymateuses).
Bénéfices attendus
Chaque étude réalisée au sein de cette procédure permettra de générer des informations sur l’efficacité de nouveaux hydrogels testés, tant sur l’inflammation que sur la reconstitution du cartilage ou le ralentissement de l’apparition des lésions dans un modèle d’arthrose induit par chirurgie au niveau du genou. A plus long terme, ce projet permettra d’obtenir des données importantes dans le cadre du développement de nouvelles approches pour le traitement des lésions arthrosiques.
Procédures
Les animaux seront soumis à une opération chirurgicale unique réalisée sous anesthésie et avec analgésie afin de réaliser la section du ligament croisé ainsi que l’ablation d’une partie du ménisque. Cette opération dure 30 à 45 min par animal, et la prise en charge analgésique s’étale les jours suivant l’opération. Les traitements seront réalisés par injection intra articulaire, ou intra-musculaire réalisée au plus tôt 6 semaines après la chirurgie sur le membre opéré. Ces injections durent moins de 5 min par animal, et sont réalisées sous anesthésie et analgésie. Elles pourront être répétées au maximum 3 fois par articulation au cours du protocole (injection au maximum 1 fois par semaine par articulation) ou 5 fois au cours du protocole si administration intra-musculaire (injection au maximum 1 fois par jour). Des prélèvements sanguins au niveau de la veine jugulaire pourront également être réalisés. Ces prélèvements auront lieu sur animal vigile, et dureront moins de 5 min par animal. Ils pourront être répétés une fois par semaine tout au long du protocole.
Impact sur les animaux
La réalisation de la chirurgie peut s’accompagner d’une possible réaction inflammatoire transitoire au niveau de l’articulation opérée. De la même manière, l’apparition progressive des lésions arthrosiques est susceptible d’entrainer gène ou douleur. Les effets indésirables attendus sur les animaux peuvent être un traumatisme exprimé par des cris/agitation pendant l’administration du traitement, ou le prélèvement de sang, une inflammation au niveau du site d’injection, un œdème articulaire ou une boiterie. Pour prévenir ces différents cas de figure, les animaux seront suivis avec précaution et des grilles d’évaluation clinique associée aux conduites à tenir en cas d’observation de ces signes ont été prévues.
Devenir
A l’issue de chaque protocole tous les animaux seront humainement euthanasiés et autopsiés minutieusement. Les organes d'intérêts, dont les articulations, seront prélevés. Les prélèvements sanguins seront utilisés pour évaluer les modifications de différents marqueurs induits par les traitements. Les organes et articulations prélevés seront utilisés pour réaliser des analyses histologiques, histopathologiques et/ou d’imagerie.
Remplacement
De manière systématique, les hydrogels que nous évaluons in vivo, ont fait l’objet de tests préliminaires in vitro mais le passage chez l’animal reste indispensable afin d’évaluer de potentielles interactions avec l’organisme. En effet, les tests in vitro actuels permettent de prévoir le devenir de produits testés, mais ne renseignent pas sur leurs effets sur l’ensemble des organes/tissus d’un organisme. Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité. De plus, dans le cadre des pathologies arthrosiques, il est pour le moment impossible de reproduire in vitro les mécanismes de déstabilisation mécanique de l’articulation à l’origine de l’apparition des lésions arthrosiques. De la même façon, les interactions entre les différentes cellules et tissus composants l’articulation ne peuvent être mimées par un modèle simple de culture in vitro. L'utilisation d'animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs de ce procédure.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au maximum afin d’avoir des résultats exploitables, permettant de conclure de manière certaine, tout en évitant la réalisation d’une deuxième étude pour confirmer les résultats obtenus au cours d’un protocole. Etant donné la variabilité probable des réponses aux produits, 10 animaux par groupe au maximum sont prévus afin d’assurer un nombre minimum d’animaux nécessaire pour une analyse pertinente et une comparaison statistique fiable tout en prenant en compte le bien-être animal. Ce nombre d’animaux a été déterminé par approche statistique et l’utilisation de chaque animal a été optimisée (analyses et recueil de données longitudinales, études pilotes…) tout en limitant les contraintes au maximum. L’effectif sera revu à la baisse dans le cas où le traitement évalué est connu (par exemple : traitement de référence), et après analyse des résultats d’études précliniques préliminaires d’efficacité, afin de donner des résultats reproductibles et similaires d’un animal à l’autre.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de stress. Nous mettrons en place des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents traitements pour éviter toute souffrance inutile et prolongée : les conditions d’hébergement seront optimisées (litière spécifique, augmentation de l’enrichissement, facilité d’accès à l’alimentation et ajout de nourriture appétente). Lors des prélèvements sanguins à la jugulaire et des traitements, nous utiliserons un anesthésique, et des antalgiques dès l’apparition des premiers signes cliniques. Lors des traitements expérimentaux et lors des prises de mesures, nous maintiendrons les animaux dans une situation d’inconfort et de douleur pendant un minimum de temps. Un suivi quotidien des animaux sera effectué et un suivi approfondi avec prise de poids et observations sur des caractéristiques spécifiques (gonflement, locomotion, sensibilité mécanique, ...) sera effectué deux fois par semaine minimum. Tout animal ayant atteint un ou plusieurs points limites (repérés le plus tôt possible au moment des suivis et à l’appui des grilles du bien-être animal adaptées) sera pris en charge ou euthanasié.
Choix des espèces
Il n'existe pas de méthode alternative à l'expérimentation animale pour évaluer les lésions ostéoarticulaires. L’animal demeure indispensable à l’évaluation de produits. De plus le modèle d’arthrose par chirurgie chez le rat, utilisé depuis de nombreuses années, est maintenant reconnu pour être un modèle très prédictif pour la recherche médicale humaine et vétérinaire. En effet, le rat est l’espèce mammifère dont les caractéristiques physiopathologiques et réponses tissulaires sont proches de celles observées chez l'homme. Le rat, est fréquemment utilisé à des fins de recherche, car les résultats de produits thérapeutiques sont facilement transposables à l'homme, par simple approche/méthode statistique. La taille de cet animal permet d’obtenir un volume suffisant de liquides biologiques analysables. Enfin, le rat est préféré à la souris pour l’étude de lésions cartilagineuses car le cartilage est plus épais et les effets d’une chirurgie chez le rat s’approchent de la pathologie humaine. Sous le couvert de la réglementation française, le stade de développement des animaux sera défini avant chaque protocole et sera adapté au schéma thérapeutique des traitements étudiés. Bien que les pathologies rhumatiques puissent toucher des patients à n’importe quel âge, chez les rongeurs, la modélisation de ces maladies donne des résultats plus homogènes avec des rats adultes âgés de 8 à 10 semaines au début du protocole.
Impact du neurodéveloppement dans l’évolution des ataxies spinocérébelleuses de type 7 sur un modèle murin
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
2 210 souris pour un protocole qui, sur chaque animal, tient en une biopsie de queue de moins d'une minute et un tatouage de deux doigts. Toutes sont tuées à différents âges pour prélever des tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le projet suit le développement du cortex chez des souris porteuses de la mutation de l'ataxie spinocérébelleuse de type 7, du stade embryonnaire à trois mois. Le porteur fixe la mise à mort avant six mois pour devancer les difficultés locomotrices, la prostration et la perte de poids que la mutation provoque ensuite.
Objectifs
Ce projet vise à étudier le développement cérébral dans un trouble moteur appelé l’ataxie cérébelleuse de type 7. Cette maladie est causée par une mutation génétique, avec un risque de transmission de 50 pour cent pour un parent porteur d’une version de cette mutation. Cette mutation provoque une neurodégénérescence progressive qui a de lourdes conséquences sur la qualité de vie des patients, car elle affecte non seulement la coordination motrice, mais aussi la vision et peut entraîner une cécité totale. Dans cette étude, nous évaluerons les conséquences de cette mutation sur la génération des différents types cellulaires du cortex cérébral depuis le développement embryonnaire jusqu’au cortex mature adulte. Nous étudierons également les stratégies de compensations qui pourraient se mettre en place pour pallier à l’impact de la mutation jusqu’au début des symptômes. Cette étude permettra la découverte de marqueurs permettant de suivre l’évolution de la maladie à des stades très précoces et d’identifier des cibles thérapeutiques pour corriger les symptômes associés à cette maladie.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de mieux comprendre l’effet de cette mutation sur le développement du cerveau et les potentiels mécanismes compensatoires. Cela permettra de mettre en évidence des marqueurs spécifiques, permettant de suivre l’évolution de la maladie à des stades précoces. De plus, elle vise à long terme à identifier des cibles thérapeutiques afin de corriger les symptômes associés à la maladie.
Procédures
Un prélèvement de l’extrémité de la queue sera réalisé pour déterminer la présence de la mutation (génotypage) et un tatouage (sur la pulpe digitale sur 2 doigts maximum) sera réalisé sur animaux vigiles. Ces deux actes seront réalisés rapidement (moins d'une minute) et une seule fois sur chaque animal. Afin de récupérer des tissus à des stades très précis nous aurons besoin de réaliser des accouplements contrôlés d’une nuit. Les souris mâles et femelles sont mises ensemble une seule nuit pour accouplement. Dans ce cadre il peut arriver qu’un mâle soit en hébergement individuel le temps d’une nuit avant d’être remis avec un de ses frères dans une cage.
Impact sur les animaux
Le prélèvement pour génotypage peut générer une légère douleur chez l’animal. Une biopsie de queue sera réalisé, la procédure est rapide et dure moins d'une minute. Les souris étant des animaux grégaires, l’hébergement individuel de certains mâles pourra générer un stress.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à différents âges afin de récupérer des tissus post-mortem pour analyses histologiques et biochimiques. Les animaux seront euthanasiés avant 6 mois pour éviter les nuisances du au phénotype dommageable.
Remplacement
L’étude du développement du cerveau nécessite le recours au modèle murin car il permet de préserver l’environnement du développement du cortex qui implique l’interaction de différents types cellulaires entre eux, ce qui ne peut pas être reproduit en culture cellulaire. L’influence d’un développement cérébral anormal sur le cerveau adulte ne peut se faire qu’avec des modèles murins. Il n’existe pas d’autres méthodes expérimentales n’impliquant pas d’animaux et permettant d'étudier le développement et la complexité du cortex. Ces analyses nécessitent l'utilisation d’animaux pour trois raisons majeures : le comportement des neurones corticaux diffère selon leur environnement puisqu'ils adoptent un comportement migratoire dans le cerveau et un comportement de croissance une fois mis en culture ; la mise en place des couches du cortex, ainsi que les connexions neuronales qui y sont formées, ne peuvent être reproduits en culture cellulaire. Ainsi les modèles de culture cellulaire ne permettent pas d’étudier la complexité et la mise en place des réseaux neuronaux dans le cortex.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit au minimum pour pouvoir atteindre l’objectif scientifique fixé. Il a été déterminé en réduisant au plus petit nombre le nombre d’animaux tout en obtenant des résultats significativement exploitables. Pour cela nous utiliserons des tests statistiques adaptés en fonction du type d’analyses réalisés. Afin d’extraire le plus de données possibles sur un nombre minimum d’animaux, le matériel biologique sera utilisé au maximum et différentes expériences seront combinées. Si les résultats sont concluants avant l’utilisation de tous les animaux alors ils ne seront pas tous utilisés. La variabilité interindividuelle peut être élevée il est donc nécessaire de tester 13 souris par génotype et par sexe (en deux réplicas). Nous utiliserons 2210 souris au cours des 5 années du projet. Les tissus collectés pour les analyses histologiques et biomoléculaire seront pris sur ces 2210 souris.
Raffinement
Les cages sont maintenues en portoirs ventilés avec un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau (biberon). La nourriture est adaptée au stade physiologique. Les conditions de température et d’hygrométrie seront contrôlées et monitorées. Le cycle d’éclairage est de 12h par jour (8h-20h). Les animaux seront hébergés avec leurs congénères (5 par cage maximum). Toutes les cages sont enrichies d’un nid et de stick en bois. Les cages d’accouplements bénéficient également d’une maison et/ou de papier kraft. Dans le cadre du maintien courant de la lignée les souris seront examinées quotidiennement par le personnel qualifié des animaleries. Dans le cadre du maintien de la lignée, les accouplements de maintien de lignée sont réalisés avec des femelles sans mutation d’un fournisseur agréé afin d’éviter toute dérive génétique qui pourrait aggraver le phénotype dommageable. Les animaux seront euthanasiés avant 6 mois afin que les effets dommageables de la mutation ne soient pas atteints. Les animaux seront également particulièrement surveillés à l’approche des 6 mois afin de reconnaitre des potentiels signes précoces de souffrance dû à la mutation. Seront particulièrement surveillé : une perte de poids anormal, des difficultés locomotrices et une prostration qui sont 3 signes caractéristiques de souffrance lié à la mutation. Des points limites sont établis et seront respectés pour éviter toute souffrance aux animaux. Concernant la procédure d’euthanasie des souris un protocole d’analgésie sera utilisé afin que l’euthanasie médicamenteuse de l’animal se fasse sans douleur. De plus les animaux seront surveillés quotidiennement par un personnel expérimenté.
Choix des espèces
Le but de ce projet est de suivre le développement du cerveau aux âges suivants : • Stade embryonnaire, donc femelle gestante : pour suivre la mise en place des couches du cortex • Jour post-natal 0, 7 et 10 : Il s’agit de stade critiques pour la maturation du cerveau. • Jour post natal 21 : à ce stade on estime que le cortex est mature. Enfin nous utiliserons des souris adultes à 3 mois pour considérer des effets de la maladie sur un cerveau adulte. L’étude du développement du cerveau nécessite le recours au modèle murin car il permet de préserver l’environnement du développement du cortex qui implique l’interaction de différents types cellulaires entre eux, ce qui ne peut être reproduit en culture cellulaire. L’influence d’un développement cérébral anormal sur le cerveau adulte ne peut se faire qu’avec des modèles murins.
Etude de l’impact de perte de la protéine EGFR dans le fonctionnement des valves cardiaques dans un modèle murin
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Les souris de ce projet sont invalidées pour un récepteur de la voie EGF, ce qui doit provoquer chez elles une maladie des valves cardiaques. 40 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour la moitié et modéré pour l'autre. Elles subissent deux anesthésies gazeuses de trente minutes pour des échographies cardiaques, et peuvent recevoir des diurétiques en cas d'œdème pulmonaire. Le porteur indique que ce modèle n'a jamais été caractérisé, qu'il ignore la vitesse d'évolution de la maladie et son impact sur le bien-être des animaux non-humains concernés, et que l'anesthésie de souris au cœur défaillant augmente le risque de mort.
Objectifs
Les maladies des valves cardiaques, appelées aussi valvulopathies, sont le plus souvent provoquées par l’usure (maladies dites dégénératives). C’est pourquoi le risque de développer des valvulopathies augmente avec l’âge. Il existe cependant d’autres causes comme les anomalies congénitales. Les valves jouent le rôle de clapets, s'ouvrant et se fermant alternativement au gré des pressions régnant dans les cavités, empêchant le reflux du sang flux sanguin. Ces structures sont donc soumises au flux sanguin qui peut probablement participer à l’apparition progressive du dysfonctionnement des valves cardiaques. Nous avons identifié une voie de signalisation qui conduit à une valvulopathie. Notre projet a pour objectif d’étudier la fonction valvulaire d’un modèle invalidant le récepteur de cette voie de signalisation pour mieux comprendre la physiopathologie des valvulopathies et développer éventuellement une approche thérapeutique ciblée.
Bénéfices attendus
Nous attendons de ce projet d’augmenter les connaissances sur la physiopathologie des valvulopathies associées à la déficience de la voie EGF et ainsi améliorer au mieux la prise en charge thérapeutique des patients.
Procédures
A l'âge de 3 semaines, les souris seront identifées à l'aide d'un poinçon à l'oreille. Les animaux seront soumis à deux anesthésies générales gazeuses durant environ 30 minutes afin de réaliser une échographie cardiaque. En cas d'apparition de signes d'oedème pulmonaire, les animaux pourraient recevoir un traitement diurétique par injection intrapéritonéale (2 fois par jour, maximum 3 jours). En cas de signe de douleur, un traitement anti inflammatoire pourrait être proposé par injection sous cutanée (une fois par jour, maximum 3 jours).
Impact sur les animaux
Les animaux devraient développer une valvulopathie dont nous ne connaissons pas les vitesses d’évolution ou l’impact sur le bien-être. Si les souris développent des symptômes proches de ceux identifiés chez l’homme, elles pourraient développer une insuffisance cardiaque (avec des oedèmes dont des oedèmes pulmonaires associés à des difficultés respiratoires, une fatigabilité et des difficultés à se déplacer), des troubles du rythme et des morts subites. Les points limites mis en place permettront de limiter au strict miminum la durée de ces effets. Les échographies réalisées pour le suivi de la fonction cardiaque seront réalisées sous anesthésie générale pour limiter le stress des animaux. Cependant, les anesthésies pourront être réalisées sur des animaux dont la fonction cardiaque n'est pas optimale. Le risque de mort inhérent à toute anesthésie pourrait être augmenté chez ces animaux.
Devenir
A l'issue de la procédure, les animaux seront mis à mort pour prélèvement et analyse d'organes.
Remplacement
Les premières étapes de notre projet ont consisté à étudier l’effet de la modification de l’activation de la voie EGF sur des cultures primaires de cellules valvulaires issues de la valve aortique de rat. Malheureusement, le développement de la valvulopathie ne peut être modélisé avec des cultures cellulaires. Afin de comprendre l’impact du dysfonctionnement de la voie EGF sur la fonction valvulaire, nous devons maintenant passer à l’analyse d’un modèle in vivo.
Réduction
Afin de réduire au strict minimum le nombre d’animaux utilisés dans notre projet, nous utiliserons différentes approches : - étude longitudinale : nous avons prévu de réaliser un suivi par échocardiographie des animaux afin d’analyser leur phénotype et son évolution au fil du temps (âges de 1 et 3 mois) sans sacrifier les animaux pour lesquels ce n’est pas nécessaire. - approche statistique : nous analyserons les données (morphologie et fonction). En fonction de ces paramètres, il nous faut au moins 17 souris par groupe. Afin de faire face à d’éventuelles pertes d’animaux ou incidents techniques, nous avons augmenté ce nombre de 15%, nous arrivons à un total de 20 souris par groupe.
Raffinement
Dès la naissance des animaux dans notre établissement utilisateur, nous porterons une attention au bien-être animal. Nous avons opté pour une méthode d’identification couplée au prélèvement pour génotypage ce qui permet de réduire la douleur et le stress des animaux. Les animaux seront hébergés en groupe. L’environnement sera enrichi en fonction des préférences des animaux à l’aide de bandelettes de kraft ou de dômes en carton ou de batônnets à ronger. La manipulation des animaux sera faite par des personnes compétentes et sensibilisées à la contention à faible stress (préhension avec les mains en coupelle et avec tunnels). Le modèle que nous allons utiliser n’a jamais été caractérisé d’un point de vue phénotypique. Nous allons donc procéder à des observations très poussée des animaux et identifier de la manière la plus précoce l’apparition de signe de souffrance ou de détresse. Les points limites seront revus régulièrement en discussion avec la structure chargée du bien-être animal de notre établissement. Au cours du projet, des échocardiographies seront réalisées sur les souris. Bien que cette technique d’imagerie soit indolore, elle nécessite que l’animal soit immobilisé. Afin de réduire le stress et limiter la contention des souris, l’échographie sera réalisée sous anesthésie générale gazeuse.
Choix des espèces
L’anatomie et la fonction du cœur des souris sont proches de celles du cœur humain. Les souris génétiquement modifiées sont de bons modèles d’étude des atteintes des cardiopathies, de leurs conséquences hémodynamiques et de leurs causes génétiques. Afin de réaliser une cinétique d’apparition de dysfonctionnement des valves cardiaques, le souris seront étudiées aux âges de 1 et 3 mois, correspondant aux stades clés du développement post natal des valves.
Etude de la biodisponibilité des vitamines liposolubles – Etude postprandiale chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
720 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leurs tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Privées de nourriture la nuit précédente, elles sont gavées puis subissent trois prélèvements sanguins par voie submandibulaire et rétro-orbitaire, sous anesthésie au sévoflurane. Le porteur énumère six sources de stress, dont l'odeur du sang, et conclut qu'il s'agit de "gestes nécessaires pour l'expérimentation". L'effectif tient à une arithmétique simple, soixante conditions à tester et six individus par sexe, que le RNT ne rapporte à aucune contrainte extérieure.
Objectifs
Le but de cette recherche est : 1- D’évaluer si d’autres transporteurs membranaires intestinaux que ceux déjà identifiés pourraient être impliqués dans le transport des vitamines liposolubles. Nous travaillerons plus particulièrement sur les protéines qui pourraient effluer les micronutriments lipidiques néo-absorbés de l’entérocyte vers la lumière intestinale. Nous utiliserons des inhibiteurs pharmacologiques spécifiques aux transporteurs cibles et des modèles de souris adaptés. 2- D’étudier l’effet de certains composés dit « antinutritionnels » naturellement présents dans l’alimentation (fibres, phytate, saponine et tannins) sur la biodisponibilité des micronutriments liposolubles.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’enrichir les connaissances quant aux mécanismes d’absorption et aux interactions qui interviennent lors de l’ingestion des vitamines et micronutriments liposolubles. Etudier les interactions avec les composés antinutritionnels présents dans notre alimentation permettra de proposer de nouvelles approches pour concilier un régime plus végétalisé avec une absorption optimale en vitamines et caroténoïdes, ce qui est nécessaire pour le maintien de l’organisme en bonne santé.
Procédures
Les animaux seront soumis à 3 prélèvements sanguins. La durée de chaque prélèvement sanguin est estimée à 5 minutes. Le gavage sera réalisé sur les animaux vigiles. La procédure de gavage est estimée à 2 minutes hors préparation de la seringue.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux seront : 1) Stress lié à la manipulation pendant la pesée et changements de litière ; 2) Stress lié à la privation de nourriture pendant la nuit avant le gavage ; 3) Stress pendant le gavage ; 4) Stress lié à l’anesthésie avec sévoflurane ; 5) Stress pendant les 3 prélèvements sanguins submandibulaires et rétro-orbitaux ; 6) Stress lié à la perte de sang/ odeur du sang. Malheureusement il s’agit de gestes nécessaires pour l’expérimentation. Des effets sur la santé des animaux des inhibiteurs ou des antinutritionnels tels qu’ils seront administrés n’ont jamais été rapportés dans la littérature. Par ailleurs, la dose de composés antinutritionnels utilisés lors de ce projet sera celle d’un régime alimentaire : à ces doses, ces composés ne présentent pas d’effets indésirables sur la santé suite à une ingestion unique.
Devenir
Les animaux de cette procédure seront mis à mort afin de prélever les tissus d'intérêt qui seront ensuite étudiés (dosages en micronutriments).
Remplacement
Les modèles in vitro (culture cellulaire, chambre d’Ussing) ne reproduisent pas la complexité biologique du tube digestif (mucus, mouvement, échange entre organes, présence d’un microbiote). Cependant, l'étude des différentes conditions (transporteurs et composés antinutritionnels) sera faite en fonction des résultats préliminaires obtenus sur une lignée cellulaire humaine qui permet de réaliser un screening de nos conditions.
Réduction
Ce projet est constitué de 60 conditions au maximum. Pour chacune de ces conditions, et compte tenu de la variabilité interindividuelle existant chez la souris et de la difficulté de la mise en place du protocole, des groupes de 6 individus par sexe sont nécessaires pour assurer la validité statistique du phénomène observé. Un nombre plus restreint d’animaux ne permettrait pas une finesse suffisante des résultats pour répondre à nos objectifs de recherche.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en cage de 2-4, et l'environnement sera enrichi par la présence d'un igloo en plastique et de matériel de nidification (bandelettes de papier kraft). Le début des expérimentations aura lieu après 7 jours d’adaptation dans l’animalerie. L’enrichissement sera actualisé toutes les semaines afin d’apporter de la nouveauté aux souris (igloos, tubes plastiques, papier kraft, cellulose, bois, foin). Des conflits entre animaux au sein d’une même cage pourraient se produire et engendrer des blessures. Dans ce cas, l’animal blessé sera soigné et placé dans une cage individuelle permettant de garder des contacts visuels, olfactifs et auditifs avec ses congénères jusqu’à la fin du protocole. Les animaux auront accès ad libitum à la nourriture jusqu’au jour avant l’expérimentation et à l’eau jusqu’à la fin de l’expérimentation. Les souris seront observées 15 minutes après les procédures de gavage et prélèvements sanguins pour détecter des signes de douleur ou de détresse. L’apparence, l’abreuvement et alimentation ainsi que le comportement seront évalués grâce à une grille d’évaluation du bien-être adaptée au projet pendant la procédure et pendant la période d’adaptation. Toutes les procédures invasives (prélèvements sanguins rétro-orbitaux, prélèvement sanguin intracardiaque, dislocation cervicale) seront réalisées sous anesthésie générale (8% sévoflurane et débit d'oxygène = 1L/min, 5 min).
Choix des espèces
Les expériences de biodisponibilité des micronutriments sont le plus souvent réalisées chez la souris, dont le système de digestion et d’absorption des micronutriments liposolubles est anatomiquement proche de celui de l’Homme. Les souris constituent un modèle in vivo de référence pour l’étude de l’absorption des vitamines. Les souris seront âgées de 6 à 16 semaines. Ces animaux correspondent donc à de jeunes adultes. Nous évitons à ce stade de développement l’ajout de paramètres confondants tels que le vieillissement. Les animaux seront utilisés avant 16 semaines et aucun phénotype utilisé n’est considéré comme dommageable.
Etude des bases neurales des souvenirs olfactifs précoces et persistants chez la souris adulte.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Deux chirurgies intracérébrales par animal, la première sur des nouveau-nés d'un jour anesthésiés par immersion dans la glace, la seconde de quarante-cinq minutes à l'âge adulte pour implanter une fibre optique. 800 souris vont être utilisées sur cinq ans, toutes tuées pour récupérer leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 480 d'entre elles et modéré pour 320. Le porteur note que le refroidissement rapide de la peau est connu pour être douloureux chez l'homme, et enveloppe donc les souriceaux dans un gant de latex avant de les poser sur la glace. Le bénéfice annoncé se limite à mieux comprendre comment les odeurs facilitent la mémorisation de souvenirs plaisants.
Objectifs
Marcel Proust, dans son livre « Du Côté de Chez Swann » (1919), décrit l'odeur d'une madeleine trempée dans du thé de tilleul comme déclenchant une joie immense, le ramenant au temps des après-midi passés auprès de sa tante. Nos souvenirs sont en effet associés à diverses informations sensorielles, notamment olfactives. Les souvenirs évoqués par les odeurs ont souvent été décrits dans la littérature comme ayant des caractéristiques très spécifiques qui les différencient des autres mémoires sensorielles. Ils ont notamment été rapportés comme étant plus anciens et ayant une charge émotionnelle, notamment positive, plus importante. Cependant, les bases neurales de cette mémoire olfactive formée à l'enfance restent aujourd’hui méconnues. Dans ce contexte, l'objectif est de réaliser une étude longitudinale visant à modéliser un souvenir olfactif précoce chez la souris. Ainsi l’étude consiste à mettre en mémoire une information olfactive durant la période infantile et à tester son rappel à l’âge adulte (ce qui n’est pas envisageable sur le modèle humain). Ce modèle permettra également d’étudier les bases neurales de la mémoire olfactive infantile à l'âge adulte avec un intérêt particulier pour le rôle des neurones nés en post-natal dans le bulbe olfactif, la première structure cérébrale en charge du traitement de l’information olfactive (ce qui est à nouveau inenvisageable sur le modèle humain). Ce projet permettra de mieux comprendre comment ces odeurs d’enfance ont cette faculté de donner ces caractéristiques mnésiques et émotionnelles si particulières à nos souvenirs. Ce projet de recherche fondamental sera mené sur 800 souris sur une période de 5 ans. La signature neurale du souvenir olfactif formé à l’enfance sera étudiée chez l’adulte, principalement post-mortem à l’échelle cellulaire et moléculaire. Nous modulerons également par optogénétique (outil permettant d'activer ou d'inhiber des neurones d'intérêts à l'aide d'une stimulation lumineuse) les neurones du bulbe olfactif nés en post-natal, pour étudier leur rôle dans le souvenir olfactif. Enfin, grâce à la photométrie de fibre optique (technique consistant à enregistrer un signal optique, émis ici par les neurones cibles), nous étudierons l’activité en temps réel, en réponse à l’odeur mise en mémoire, de structures impliquées dans le souvenir olfactif.
Bénéfices attendus
Nous étudions les bases neurales des souvenirs olfactifs de l’enfance. D’un point de vue fondamental, ces résultats permettront de mieux comprendre les mécanismes qui permettent aux odeurs de faciliter la mise en mémoire à long-terme de souvenirs émotionnellement intenses et plaisants.
Procédures
Nous procèderons à des injections cérébrales de vecteurs viraux (la durée de la chirurgie est d'environ 10 minutes par souris, avec un temps d'injection virale de 3 à 6 secondes) et à la mise en place de fibres optiques (la durée de la chirurgie est d'environ 45 minutes par souris) dans la même structure. L'approche utilisée permettra d’étudier le lien causal entre activité de structures cérébrales et comportement, en fonction de la valeur hédonique des odeurs ou du genre de l’animal. L’ensemble de cette procédure chirurgicale comprend 2 chirurgies intracérébrales, avec une l’injection virale chez le nouveau-né et une implantation de fibre optique à l’âge adulte. La phase de récupération et la phase de comportement s’étend sur 3 mois maximum. Les tests comportementaux corresponderont à des mesures de temps d'investigation et de locomotion en présence d'odeurs, pour étudier leur mémorisation, sur de courtes durées (1 à 5 minutes). Les animaux seront également soumis à une injection intrapéritonéale de marqueurs de prolifération aux jours postnataux (P) P1 et P7, respectivement, pour marquer les nouveaux neurones.
Impact sur les animaux
Les animaux implantés (procédure chirurgicale) étant remis entre congénères (pour éviter l'isolement des animaux), ils peuvent être susceptibles de se blesser. Des dégradations du matériel d’implantation et donc de la zone neurale correspondante peuvent aussi être engendrées. Les chirurgies peuvent également induire des effets secondaires indésirables (perte de poids, douleurs, stress, apathie, stéréotypie etc). Enfin, la manipulation des animaux ainsi que les injections intrapéritonéales peuvent induire chez les animaux un stress léger. Une surveillance adaptée sera mise en place à l’aide d’une grille de score évaluant l’état physiologique et comportemental de l’animal, définissant des points limites connus et maitrisés.
Devenir
Tous les animaux utilisés selon cette procédure seront mis à mort afin de récupérer le cerveau et contrôler les injections ou analyser l’activité neuronale.
Remplacement
L’étude de processus physiologiques et plus particulièrement l’étude des bases neurales du comportement nécessite l’utilisation d’animaux vivants et ne peut s’envisager sur modèles strictement in vitro. Notre projet se focalise sur un modèle expérimental nécessitant l’utilisation d’un modèle animal. Il n'existe pas de modèle cellulaire reproduisant nos procédures expérimentales.
Réduction
Pour nos expérimentations, nous avons prévu le nombre nécessaire et suffisant d’animaux (15 souris minimum par groupe), pour garder une puissance statistique dans le traitement des résultats (ANOVA, t-test, test de corrélation). Ces prévisions sont basées sur les précédentes études de l’équipe et les données de la littérature. De plus, pour assurer de la fiabilité statistique nous randomiserons les animaux et les groupes, et afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, nous corrélerons (grâce à des statistiques adaptées) le comportement et les paramètres cellulaires sur les mêmes animaux.
Raffinement
Les animaux feront l’objet d’une surveillance rapprochée, à l’aide d’une grille d’évaluation, pour détecter les points limites de souffrance. Pour réduire le risque d’un impact physique et psychique, une semaine de repos sera effectuée à l’arrivée des animaux avant mise en reproduction. Une sciure avec copeaux longs sera utilisée (avec ajout de coton pour les mères et les petits). Les animaux seront maintenus en groupe (de 5 maximum). Les cages sont transparentes pour favoriser la communication. Procédure chirurgicale chez le nouveau-né (jour postnatal (P) P1) : les souris seront anesthésiées par hypothermie (la température centrale du corps des rongeurs restant ici bien inférieure à celle nécessaire pour éprouver de la douleur). Après chirurgie, les animaux seront placés sur une plaque chauffante jusqu’à leur réveil (~10 minutes) afin de limiter le risque de rejet des nouveau-nés par la mère. Cette méthode d’anesthésie est préférable à d’autres méthodes (inhalation de gaz), du fait de la capacité des nouveaux-nés à stopper leur respiration. Puisque le refroidissement rapide de la peau non protégée est connu pour être douloureux chez l’homme, nous envelopperons les souris dans une protection (gant de latex) avant de les placer dans la glace. Procédure chirurgicale à l’âge adulte : les souris seront placées sous anesthésie générale à l’aide d’un analgésique approprié. Une injection d’antalgique sera pratiquée avant et après chirurgie, réitérée ensuite en fonction de l’état de l’animal. En attendant un réveil partiel, les animaux seront placés sous une lampe chauffante. Le test de pli de peau sera pratiqué pour vérifier le niveau d’hydratation (une injection de NaCl sera faite si besoin). Les animaux seront transportés via des cages à couvercles filtrants jusqu’à une armoire ventilée en secteur conventionnel, pour y être placés dans une cage propre avec nourriture et eau à volonté. Leur poids sera contrôlé pendant les 3j suivants. L'état général sera évalué régulièrement pendant la phase de récupération (3 semaines).
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris car son comportement et l’importance écologique de la fonction olfactive de cette espèce sont particulièrement adaptés à la question de recherche qui nous intéresse. De plus le système olfactif humain et de la souris présentent de grandes similarités, faisant de cette espèce un très bon modèle pour étudier le système olfactif. Enfin, l’ensemble des données antérieures a été obtenu chez cette espèce, elle est classiquement utilisée dans ce type d’étude, et nos données pourront être comparées à celles de la littérature. La période de formation de la mémoire olfactive prend place du jour postnatal (P) P23 à P33, correspondant au stade juvénile chez la souris. C’est en effet cette période qui est la cible de la plus grande partie des souvenirs olfactifs chez l’Homme (c'est-à-dire avant 10 ans). Les tests comportementaux, visant à étudier la mémoire et la préférence de l’odeur d’enfance, seront réalisés aux stades jeune adulte (2 mois), adulte (6 mois), et adulte avancé (1 an), afin d’étudier l’acquisition ainsi que la rétention à long terme du souvenir olfactif. La maturité sexuelle, qui se situe 8 semaines chez les femelles et 10 chez les mâles, est atteinte.