Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 84
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84 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur induit une fibrose et des tumeurs du foie par injections répétées de deux produits chimiques, le DEN dès l'âge de quinze jours et le tétrachlorure de carbone deux fois par semaine pendant dix-huit semaines, avant d'administrer des inhibiteurs de l'inflammation seuls ou combinés à un anticancéreux. Le porteur affirme que l'évolution du cancer reste silencieuse et sans effet indésirable notable pour les souris, et qu'aucun modèle in vitro ne peut remplacer cette étude jugée trop complexe. Toutes les souris sont tuées pour prélever le sang et le foie.

Objectifs

Ce projet vise à évaluer le potentiel thérapeutique de molécules dans le cancer du foie. Pour cela, nous induirons chez la souris une fibrose et des tumeurs dans le foie pour reproduire la maladie humaine en leur administrant deux produits chimiques, le N-nitrosodiéthylamine (DEN, administré aux souris âgées de 15 jours), et le tétrachlorure de carbone (CCl4, administré aux souris 2 fois par semaine à partir de l’âge de 8 semaines pendant 18 semaines). A partir de la semaine 15 et pendant 4 semaines, les souris seront traitées avec deux molécules capables de soit diminuer les effets (antagoniste IL-1b) ou la production (un inhibiteur de l'inflammasomme NLRP3) d’une molécule de l’inflammation (IL-1b) pour étudier si elles sont capables de réduire le cancer du foie. Ces molécules ont donné des résultats prometteurs dans des modèles cellulaires au laboratoire. Elles seront administrées seule ou en combinaison avec le Sorafenib qui est médicament administré chez les patients atteints de cancer du foie à un stade tardif.

Bénéfices attendus

Les études proposées dans ce projet permettront de déterminer si des molécules permettant de diminuer les effets ou la production d’une molécule de l’inflammation (IL-1b) ont la capacité de réduire la progression du cancer du foie.

Procédures

Les souris seront soumises à : une injection d’un génotoxique ou son diluant en injection intrapéritonéale 15 jours après la naissance pour induire le développement de tumeurs ; deux injections par semaine d’une molécule favorisant le développement de la fibrose hépatique ou son diluant en injection intrapéritonéale à partir de l'âge de 8 semaines pour une durée de 18 semaines ; une administration de molécules ciblant une voie de l’inflammation ou leurs diluants en injection intrapéritonéale 2 fois par semaine les 4 dernières semaines (elles seront combinés pour réduire la fréquence des injections) ; une administration d’un traitement antitumoral ou son diluant en injection intrapéritonéale cinq fois par semaine. Les injections intrapéritonéales ont une durée de 15 secondes par souris. Au moment du sacrifice, il sera réalisé un prélèvement de sang à la veine cave inférieure.

Impact sur les animaux

Ce modèle favorise le développement de tumeurs hépatiques (induites par le DEN) sur un foie avec une fibrose (induite par le CCl4) ce qui permet de se rapprocher de la physiopathologie du carcinome hépatocellulaire chez l’homme car la cirrhose représente un stade de la maladie qui précède l'apparition d'un cancer du foie. A ce stade, l'évolution du cancer est silencieuse (comme chez l'homme), les souris n'ont pas d'effets indésirables notables.

Devenir

Les animaix seront euthanasiés à la fin des procédures afin de faire un prélèvement de sang et du foie.

Remplacement

Les méthodes alternatives consisteraient à réaliser des études in vitro. Cependant, celles-ci ne permettraient pas de répondre à la question posée. En effet, ce projet vise à étudier l'effet de deux molécules pharmacologiques ciblant la réponse inflammatoire seul ou en combinaison avec une molécule pharmacologique ciblant les cellules tumorales. Les effets des molécules ciblant la réponse inflammatoire vont avoir des répercussions sur de nombreux types cellulaires immunitaires et tumorales. Il n’est donc pas possible de trouver un modèle in vitro permettant de remplacer une telle étude dans laquelle la réponse physiopathologique étudiée est très complexe car elle met en jeu plusieurs types cellulaires (cellules tumorales et plusieurs types de cellules immunitaires). Nous avons recours à des animaux car il n’y a pas de méthodes alternatives.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit à celui requis pour obtenir une validation statistique des résultats.

Raffinement

Nous effectuerons un suivi quotidien des souris tout au long du protocole en observant leur comportement et les indices pouvant suggérer une douleur. Si nous observons une douleur chez un animal, cela entraînerait son euthanasie anticipée. Par ailleurs, les animaux sont hébergés en présence de papier kraft et de carrées de coton pour faire le nid, ainsi que des maisonnettes et des dômes en cellulose.

Choix des espèces

La souris est le modèle couramment utilisé pour étudier les effets de molécules pharmacologiques dans la progression du carcinome hépatocellulaire. Par ailleurs, ce modèle permettant le développement de tumeurs hépatiques sur un foie avec une fibrose, et qui permet de se rapprocher de la physiopathologie du carcinome hépatocellulaire chez l’homme a été développé en 2014 chez la souris et est bien caractérisé dans cette espèce (Uehara T et al.Curr Protoc Pharmacol 2014). Le N-nitrosodiéthylamine (DEN) est un produit chimique qui induit des cancers du foie s’il est administré chez le souriceau de 15 jours car à ce stade les cellules hépatiques sont en forte prolifération ce qui rend plus facile l’induction d’un cancer du foie.

  • Enseignement supérieur
Souris : 245
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245 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, réutilisées ensuite ou tuées puis conservées pour des dissections d'enseignement. Déjà issues d'expérimentations classées "légères", elles sont manipulées par des étudiants qui les saisissent, les pèsent, les contiennent et leur injectent de l'eau physiologique, puis en deuxième année de l'éthanol jusqu'à 1,8 g/kg pour observer un effet comportemental. Le porteur revendique la "nécessité" d'une première expérience pratique sur animal vigile, non remplaçable selon lui par de la simulation, pour des étudiants qui se destinent à l'expérimentation animale. Il indique qu'aucun animal n'est commandé pour ce projet et que des données d'archives peuvent suppléer un effectif réduit.

Objectifs

Ce projet se justifie par la nécessité pour les étudiants engagés en formation à l'IUT (Institut Universitaire de Technologie) d'avoir une première expérience pratique avec des modèles animaux habituellement utilisés à des fins scientifiques. Ces étudiants se destinant à des métiers de type technicien voire d'ingénieur de laboratoire, un nombre significatif d'entre eux sera concerné par l'expérimentation animale. Bien que leur formation contienne des enseignements théoriques sur les réglementations, l'intérêt et les contraintes des protocoles animaux, il est nécessaire de leur proposer après ces premiers enseignements théoriques, une première approche concrète pratique avec des animaux vigiles comme les rongeurs (souris et/ou rats) qui sont très fréquemment utilisés en biologie-médecine. Parmi tous les étudiants inscrits notamment en 1ère année (6 groupes de TP de 14 étudiants au maximum), seuls ceux qui choisissent le parcours Biologie Médicale et Biotechnologie (BMB, soit 4 groupes de TP de 14 étudiants maximum) seront concernés par ce projet. Les autres étudiants de la même promotion suivent un parcours "Diététique". L'objectif principal de ce projet est de proposer la réalisation de protocoles simples de préhension, pesée, contention courte, injection intrapéritonéale, tests comportementaux d'observation, prise de données, en binômes sous accompagnement/surveillance d'un enseignant titulaire du Diplôme Universitaire d'expérimentation niveau concepteur. Afin de respecter au mieux l'éthique animale, il est proposé de n'utiliser dans le projet que des animaux souris ou rats provenant de précédentes expérimentations classées "légères", et de n'utiliser qu'un nombre limité d'animaux. D'ailleurs, les nombres qui sont indiqués dans ce projet sont des nombres "idéaux et maximums" calculés avec le nombre d'étudiants théoriques par groupe. Mais puisque nous considérons des animaux de réutilisation, nous prévoyons de réaliser les séances d'enseignement même avec un nombre réduit d'animaux. Dans ce cas uniquement des démonstrations avec les quelques animaux disponibles seront réalisés et des données chiffrées d'archives serviront aux étudiants. Aucun animal ne sera commandé de façon spécifique pour ce projet.

Bénéfices attendus

Ce projet expérimental constitue un apprentissage par la pratique pour les étudiants de leurs cours théoriques en matière d'expérimentation animale utilisés à des fins scientifiques. Il leur permettra aussi un premier contact avec des rongeurs fréquemment utilisés dans les laboratoires de recherche dans lesquels les étudiants diplômés pourront postuler. De plus, ce projet propose une continuité scientifique avec théorisation de l'expérimentation en amont (hypothèse de travail), manipulation des animaux, prise de données expérimentales par rapport à une hypothèse de travail, traitement des données recueillies, analyse statistique (non rigoureuse vu la diversité des animaux, mais "à titre d'exemple") et conclusion par rapport à l'hypothèse initiale. De cette façon, les étudiants ainsi initiés via ce projet seront opérationnels plus rapidement dans les postes adéquats et cela permettra de sécuriser leur utilisation future d’animaux au cours de leur futurs postes professionnels.

Procédures

Lors de la procédure proposé en 1ème année, les animaux seront manipulés selon deux phases. La première dure environ 5 minutes (souvent moins) pour la préhension (contrôlé par un titulaire du DU niveau 1), la pesée sur balance électronique, puis la contension et injection d'eau physiologique. La deuxième phase dure également 5 minutes lorsque chaque animal est déposé dans le disositif et est laissé libre de ses mouvements (observation comportementale). Entre les deux phases, les animaux sont remis dans leur boîte d'élevage, et après la deuxième procédure, ils y retournent pour être surveillés (points limites). Lors de la procédure proposé en 2ème année, les mêmes types et phases de maniulations qu'en 1ère années seront réalisées et avec les mêmes temps. Cette fois ci, l'injection sera de l'éthanol dilué dans le l'eau physiologique, et une dose modérée sera choisie selon la littérature scientifique (au maximum 1,8g/kg). Ceci pour (1) tout de même générer un effet comportemental notable mais ne pas générer trop d'inconfort aux animaux (trop grande ébriété ou effet toxique par exemple) et permettre une élimination relativement rapide (2 à 3 heures).

Impact sur les animaux

Très peu d'effets sont attendus car ce projet se veut minimaliste en terme de manipulation sur les animaux. Les seuls effets qui pourraient être notables sont une élévation du stress des animaux manipulés par les étudiants et l'inconfort ponctuel au moment de l'injection intra-péritonéale. Cependant, les moments de manipulation seront brefs (quelques dizaines de secondes à chaque fois, voire une à deux minutes au maximum). Lors de la procédure proposée en 2ème année avec injection d'éthanol, une dose modérée sera choisie selon la littérature scientifique et au maximum 1,8g/kg. Ceci pour (1) tout de même générer un effet comportemental notable mais ne pas générer trop d'inconfort aux animaux (trop grande ébriété ou effet hépatotoxique par exemple) et permettre une élimination relativement rapide (2 à 3 heures).

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux seront soit proposés pour une réutilisation dans un autre projet, soit mis à mort pour fin de projet et cryo-conservés pour être utilisés en enseignement de physiologie (dissection)

Remplacement

Le programme national du BUT exige un enseignement pratique minimal portant sur la manipulation concrète d'animaux vigiles, qu’il n'est donc pas possible de remplacer par de la simulation pour l’apprentissage, par les étudiants ayant un projet professionnel orienté vers recherche biomédicale, des gestes techniques de base sur les animaux. A noter tout de même que dans le même module d'enseignement que le présent projet, les étudiants auront vu précédemment toutes les notions théoriques correspondant à l'expérimentation animale parmi lesquels la présentation de la réglementation, initiation à la genèse de projets scientifiques, le traitement de données expérimentales, etc...

Réduction

Afin de limiter au maximum le nombre d’animaux, ce projet réutilisera des animaux issus de précédentes expérimentations légères réalisées dans les animaleries fournisseurs du site universitaire, et disponibles au moment des créneaux d'enseignement. De plus, les créneaux d’enseignement seront planifiés pour permettre, selon l'effectif d'étudiants (56 en 1ère année et en 2ème année) de n'utiliser que 49 animaux au maximum par année d'enseignement, car seules des manipulations légères étant prévues, les mêmes animaux pourront être réutilisés 3 à 4 fois dans la même semaine d'enseignement.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans les animaleries partenaires selon les conditions standards au sein d'animaleries conventionnées. Un enrichissement avec des buchettes, maisonnettes cartonnées ou papier absorbant sera proposé aux animaux et une surveillance quotidienne des animaux sera réalisée. Leur transport sur le site d’enseignement (sur une centaine de mètres) sera assuré en sacs isothermes et charriot dédié. Les animaux seront maintenus dans leur cage d'élevage tout au long de leur prise en charge (une semaine maximum, correspondant à un TP par rpomotion d'étudiants). Pendant les procédures mais également après celles-ci, les points limites seront surveillés. Les signes principaux seront, les changements brusques de comportement, les vocalises, l'accélération exagérée du rythme respiratoire, le freezing éventuel qui correspond à une raideur immobilisatrice brutale en réponse à un stress aigu. Le poids des animaux étant un paramètre mesuré par les étudiants, il servira également de référence pendant la semaine de TP; une perte de poids de 10% sur 3 jours sera considérée comme limite.

Choix des espèces

Souris ou rats sont les espèces les plus utilisées en biologie/médecine dans les projets scientifiques et la plupart des étudiants concernés ici seront amenés à postuler pour participer à ce type de projets (stage, métiers) animaux adultes mâles ou femelles âgés de 2 à 12 mois selon les disponibilités en animalerie partenaire.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Souris : 264
Souffrances
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264 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un accident vasculaire cérébral leur est provoqué par chirurgie sous anesthésie, suivi de jusqu'à onze séances d'imagerie, de prélèvements sanguins et d'injections dans le sinus rétro-orbitaire, pour tester un traitement répété à l'apéline. Le porteur reconnaît que l'infarctus peut entraîner des troubles de la déglutition, une asphyxie et la mort, ainsi qu'une hémiplégie potentiellement durable qui motive la mise à mort. Il affirme qu'aucun modèle in silico ou in vitro ne permet de reproduire un AVC et prélève le cerveau de tous les animaux.

Objectifs

L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) constitue la première cause d'handicap acquis chez l’homme, la 2ème cause de démence et la 3ème cause de mortalité en France. Sa forme ischémique est causée par l’occlusion d’une artère cérébrale par un caillot de sang. L’occlusion de l’artère entraine une crise énergétique, par défaut d’apport en glucose et oxygène et provoque la destruction rapide et définitive d’une zone du cerveau. Malgré l’avancée des traitements de recanalisations (thrombolyse chimique et thrombectomie mécanique), 50% des patients traités gardent des séquelles. La plasticité vasculaire et neuronale constitue le pivot de la récupération post-AVC. En situation post-AVC, différents mécanismes compensatoires de création de nouveau vaisceaux sont activés. Ces mécanismes physiologiques compensatoires peuvent s’avérer insuffisants pour assurer une reperfusion efficace lors d’épisodes ischémiques aigus, mais également chroniques. Plusieurs pistes expérimentales sont étudiées pour améliorer la récupération post-AVC (thérapies régénératives, agents neuroprotecteurs, entrainement physique + cognitif). Une molécule "l'Apeline" et son récepteur sont largement distribués dans différents tissus et organes. La littérature suggère un effet protecteur de l’Apeline sur la neurotoxicité, le stress oxydatif, l’apoptose neuronale et joue un rôle neuroprotecteur après une lésion aigue d’ischémie-reperfusion cérébrale. Cependant dans ces études une seule administration d’Apeline est faite le jour de l’ischémie, les bénéfices sont évalués à très court terme. L’objectif de ce projet est d’une part de caractériser le modèle AVC chez la souris à l’aide de l’imagerie clinique nucléaire et d’évaluer par la suite l’effet thérapeutique d'un traitement répété d’Apeline sur la récupération post-AVC dans ce modèle d'AVC murin.

Bénéfices attendus

Notre projet a pour objectif d’évaluer le potentiel neuroprotecteur d'injections répétées d’Apeline dans un contexte d’accident vasculaire cérébral (AVC) chez la souris. Ceci n’a jamais été rapporté dans la littérature à ce jour. Les troubles cognitifs pouvant être associés à l’AVC ont des répercussions négatives sur la qualité de vie du patient, sur le taux de mortalité dans les 4 années suivant l’AVC, et représentent un impact médico-social considérable pour la société. Il est donc essentiel de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le but de réduire ces troubles cognitifs. L’Apeline est un peptide dont l’effet neuroprotecteur est décrit lors d'une injection pendant l'ischémie. Dans ce modèles, les conséquences neurovasculaires de l’administration d’apeline sont encore très peu décrites. Dans ce projet l’objectif est de mettre en évidence l’intérêt d’un traitement répété sur une durée de traitement plus longue et d’évaluer l’impact de ce traitement sur la réduction des différents troubles moléculaires, moteurs et cognitifs après la survenue d’un AVC.

Procédures

(1) Chirurgie pour le modèle d'AVC, elle se fait sous anesthésié général gazeuse (durée moyenne 1h30 ) 1 fois par animaux. (2) imagerie isotopique: se fait sur souris anesthésié (5min pour l'injection du traceur, puis 30 minutes pour l'acquisitions des images) les animaux pourront avoir jusqu'à 11 imageries répartie sur 1 mois. (3) 3 Prélèvements sanguins (5 µL) par micro-incision sur la veine caudale, se fait sur animal anesthésié et 4 prélèvements de 150µl répartis sur 30 jours (durée 5 minutes le temps de l'induction de l'anesthésie gazeuse et du réveil). (4) injection des traitements, se fera en par injection dans le sinus retro-orbitaire sur animal anesthésie maximum 3 injections sur 3 jours (durée 5 minutes le temps de l'induction de l'anesthésie gazeuse et du réveil). (5) Frottis vaginaux 3 fois par semaines maximum sur animal anesthésiés (durée 5 minutes le temps de l'induction de l'anesthésie gazeuse et du réveil).

Impact sur les animaux

Ce projet nécessite des prélèvements sanguins itératifs, qui seront effectués par incision caudale pouvant entrainant une douleur au moment de l’incision et un risque d’infection. La chirurgie a pour conséquence de générer un infarctus cérébral conduisant à une perte de mobilité plus ou moins transitoire et d’intensité variable. Durant les premières heures, l'animal ne sera peut-être pas capable de boire ou manger, car il peut présenter des troubles de la déglutition, entrainant fausse route, asphyxie et décès. Une perte de poids peut être observée dans les jours suivants la chirurgie, ainsi que l'apparition d'infection au niveau des plaies. L’anesthésie prolongée lors de la chirurgie et des imageries peut induire un risque l’hypothermie. Les injections intraveineuses répétées dans les veines caudales ou dans les sinus rétro-orbitaires peuvent engendrer l’apparition de bleus et des risques de complications de cicatrisation.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures, qui entrainerait une hémiplégie potentiellement durable. A la fin des protocoles les cerveaux des animaux seront récupérer afin de faire des études complémentaires de type immunohistochimie ou analyse par westerne blot ou Elisa.

Remplacement

L’étude des Accidents Vasculaire Cérébraux (AVC) et de ces traitements, nécessite un modèle animal complexe (système nerveux, système vasculaire, connexion en les organes). En effet, les AVC ont des impacts au niveau de différentes structures du cerveau ainsi que de conséquences moteur et physiologiques sur l’ensemble de l’organisme. Il n’existe à l’heure actuel aucun modèle in silico ou in vitro permettant de mimer les impacts d’un AVC ou d’étudier les effets d’un traitement. Suite à l’induction du modèle chez les souris, et à la fin de nos études in vivo nous récupérons les organes pour compléter et enrichir nos données avec des études ex vivo.

Réduction

Cette étude nous permettra d’évaluer l’effet de l’Apeline dans la réduction de la neurotoxicité cérébrale suite à un AVC. La première phase du projet nous permettra d’évaluer la faisabilité du projet. Si nous n'arrivons pas à obtenir un modèle de'AVC chez la souris suffisamment reproductible (nombre d'échecs < ou = à 20% sur 15 chirurgies consécutives) le projet sera arrêté. Une souris avec un AVC réussi répondra à 3 critères : (1) perte de la perfusion cérébrale d’au moins 80%pendant l’ischémie ; (2) un score d'évaluation clinique à J1 supérieur à 4 ; (3) survie de plus de 5 jours. Le nombre maximal de chirurgies réalisées pour un opérateur pour valider le modèle sera de 50. Pour évaluer le modèle ischémie cérébrale transitoire chez la souris au cours du temps nous utiliserons l’imagerie isotopique, technique permettant des études non invasives, longitudinales, multiparamétriques et quantitatives, ce qui permet de minimiser le nombre d’animaux nécessaire. Nous nous basons sur l’expertise de la plateforme et nous aurons donc besoin de 8 souris par traceurs. Ce nombre est suffisant pour prendre en compte la variabilité interindividuelle et permettre de déterminer la meilleure fenêtre d’imagerie pour chaque traceur dans notre modèle. Le modèle d'AVC chez le rongeur a des impacts physiologiques et fonctionnels interindividuels très variés. Les études déjà publiés chez la souris utilisent des effectifs par groupe très variable. Pour la dernière phase de notre étude où nous évaluerons les effets d’un traitement précoce d’Apeline sur 3 jours, études qui n’ont jamais été réalisées chez la souris, nous nous baserons sur notre expérience du modèle chez le rat pour déterminer le nombre d’animaux nécessaire. Nous avons donc choisi d'avoir des groupes de 12 animaux pour nous permettre une évaluation statistique fiable à la fin de l'étude (anova two way pour les analyses longitudinales entre les différents groupes et test non paramétrique de wilcoxon pour les comparaisons entre 2 groupes).

Raffinement

Les chirurgies, prélèvements sanguins, les injections iv et les séances d’imagerie se feront sous anesthésie générale gazeuse, ce qui permettra de minimiser le stress de l’animal et un réveil rapide de l’animal. Les souris anesthésiées seront toujours placées sur un tapis ou lit chauffant avec contrôle de la température pour éviter tout risque d’hypothermie. Les expérimentations douloureuses seront toujours accompagnées en plus de l’anesthésie générale d’une analgésie locale et/ou générale par injection en s.c de morphinique . Pendant une heure après la chirurgie une surveillance accrue des animaux sera mise en place, pour éviter tout complications post-opératoires. L’accès à la nourriture et à l’eau ne permise qu’une fois que l’animal sera parfaitement réveillé pour éviter les problèmes de fausse route. Puis le bienêtre des animaux sera surveillé quotidiennement par du personnel qualifié, ce qui nous permettra d’intervenir rapidement dès le moindre signe éventuel de souffrance pour la prendre en charge. Tout signe et/ou comportement anormal : difficultés à respirer, souris prostrée, en retrait, ou une perte de poids, par exemple, sera signalé et pris en charge par des compléments alimentaires ou une médication adaptée. Si les signes clinique ne s’améliore pas ou que la perte de poids est supérieur à 20% du poids initial l’animal sera sorti du protocole et mis à mort sans délai pour éviter toutes souffrances inutiles. Les conditions d’hébergement classique, animaux hébergés en groupe (maximum 5 par cage), avec accès à la nourriture et l’eau sans restriction et avec un cycle jour/nuit de 12/12h, seront enrichi en alternance par l’ajout de dôme, de tube, de matériel (fibre de coton) pour la nidification, afin d’enrichir l’environnement et d’éviter les comportements de stéréotypies.

Choix des espèces

Le modèle d’AVC transitoire chez la souris est bien décrit dans la littérature. Cette technique d’occlusion de l’artère cérébrale moyenne (tMCAO) par un filament de nylon introduit dans l'artère carotide commune via l’artère carotide interne pour occlure l’artère cérébrale moyenne, reproduit l’accident vasculaire cérébral ischémique le plus fréquent chez l’humain (par occlusion de l’artère cérébrale moyenne). Les animaux seront utilisés au stade adulte entre 3 et 4 mois conformément au modèle décrit dans la littérature. Après réception, les animaux seront hébergés pendant 7 jours minimum avant le début du protocole expérimental.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 768
Souffrances
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▲ 768
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Devenir
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 90
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 678

768 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, aucune ne restant vivante à la fin. Génétiquement modifiées, elles subissent un prélèvement de queue au sevrage, une injection déclenchant un lupus, puis des prélèvements sanguins mensuels, la maladie provoquant une inflammation pulmonaire, une perte de poids, une alopécie et des atteintes articulaires handicapantes. Le porteur indique que 90 animaux sont d'abord utilisés comme reproducteurs pendant un an avant d'être tués, les autres étant tués en fin de procédure pour prélever poumons, rate et reins. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la complexité d'un "organisme entier", ce qui justifierait selon lui le recours aux souris.

Objectifs

Le lupus systémique est le prototype de la maladie auto-immune non spécifique d’organes. Elle est parmi les plus fréquentes des maladies rares avec une prévalence variant en fonction des pays entre 15 à 50 cas pour 100000 habitants. Les manifestations cliniques sont nombreuses incluant fréquemment des atteintes cutanées, articulaires, hématologiques ou rénales. De plus, bien que souvent sous-évaluées, les manifestations pulmonaires sont retrouvées dans 30 à 50% des cas suivant les études. Certaines formes de ces atteintes pulmonaires comme l’hémorragie intra-alvéolaire se grèvent d’une mortalité supérieure à 50% incitant à mieux comprendre la physiopathologie, étant donné l’urgence thérapeutique qu’elle constitue. D’autres atteintes notamment rénales peuvent se compliquer dans 25 % des cas d’une insuffisance rénale terminale. La pathologie est caractérisée par la présence d’auto-anticorps anti-ADN. Ces complexes anticorps/ADN forment des agrégats qui participent au développement et au maintien d’une inflammation chronique qui engendre des dégâts tissulaires. Le rôle du récepteur Fc néonatal (FcRn), dans la physiopathologie des maladies auto-immunes est étudié depuis de nombreuses années. Les principales fonctions du FcRn sont associées à la biologie des IgG et de l’albumine. Le FcRn est un récepteur de recyclage et de transfert des IgG et de l’albumine, permettant leur maintien dans la circulation sanguine mais aussi leur transport au travers des barrières épithéliales. Le rôle de FcRn dans le routage des complexes immuns a permis de suggérer son implication dans la physiopathologie de différents types de maladies auto-immunes dont le lupus. Par ailleurs, l’inflammation déclenchée par ces complexes immuns entraine une activation des cellules immunitaires et notamment de certaines populations de lymphocytes T spécialisées dans la production rapide de cytokines comme les lymphocytes T innés (e.g. les cellules NKT et les cellules MAIT). Ces cellules sont ainsi impliquées dans différentes maladies auto-immunes et notamment dans le lupus systémique. Par exemple, plusieurs études ont montré un défaut de NKT chez des patients lupiques ou dans des modèles expérimentaux. L’objectif de ce projet de recherche est de caractériser l’implication de la protéine FcRn et des lymphocytes T innés, dans la physiopathologie du lupus afin de permettre de développer de nouveaux axes de traitements ciblant ces cellules.

Bénéfices attendus

Les stratégies de recherches visant à identifier des cibles thérapeutiques de l’immunité adaptative tout particulièrement humorale ont montré une certaine efficacité dans l’amélioration de la prise en charge des malades lupiques. Cependant leurs indications restent limitées pour l’instant, les formes les plus graves de la maladie comme les atteintes neurologiques, pulmonaires et rénales reposant toujours sur des thérapeutiques non ciblées exposant à des effets secondaires non négligeables. Explorer de manière plus poussée le rôle de l’immunité innée, notamment des lymphocytes T innés pourrait ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques s’intégrant aux stratégies actuelles de manières non exclusives. Avec ce projet il s’agira 1) de comprendre l’homéostasie de ces cellules en situation physiologique et pathologique 2) d’identifier les interactions entre ces cellules et les cellules clés de la physiopathologie du lupus comme le lymphocyte B 3) d’analyser la nature de leur participation au cours des différentes atteintes d’organes et 4) d’identifier de potentielles cibles thérapeutiques pouvant permettre de moduler leur action.

Procédures

Toutes les hypothèses, issues de la littérature, seront évaluées, au préalable, sur des modèles in vitro (culture cellulaire) et ex vivo (cellules issues de donneurs de sang humains et de patients atteints de lupus). Seuls les paramètres d’intérêts seront sélectionnés afin d’être testés in vivo chez la souris. En effet, il n’existe pas de modèles in vitro ou ex vivo capables de reproduire la complexité d’une réponse immunitaire d’un organisme vivant. Les animaux transgéniques devront être génotypés au moment du sevrage (3 semaines après la naissance). Pour cela un prélèvement d’un 1 mm de queue sera réalisé sous anesthésie générale (anesthésie gazeuze). Ce protocole dure moins de 3 minutes en tenant compte du temps d’anesthésie, du prélèvement (instantané) et du réveil de l’animal et ne sera pas renouvellé. Afin de reproduire le développement d’un lupus chez l’Homme, les souris adultes (8 semaines minimum) recevront 1 injection unique de 500µL par voie intrapéritonéale. Ce protocole dure moins de 1 minute en tenant compte de la contention de l’animal et de l’injection et une seule injection par animal sera réalisée. Des prélèvements sanguins seront réalisés 1 fois par mois à partir de J15 après l’injection (donc les animaux auront entre 1 et 7 prélèvements sanguins (pour les animaux conservés jusqu’à J180) afin de suivre les paramètres inflammatoires et l’apparitions des anticorps auto-immuns marquant le développement de la pathologie. 100 µL de sang seront prélevés en prélèvement submandibulaire en utilisant des lancettes et le sang sera collecté dans des tubes héparinés. Cette procédure dure quelques secondes. Les souris seront toujours anesthésiées avant de procéder au prélèvement sanguin. Tout au long des expériences, les souris seront soigneusement surveillées quotidiennement pour détecter les changements physiques ou comportementaux. Ainsi, le poids et les comportements, seront relevés de façon journalière les 1ers jours après l’injection puis 3 fois par semaine entre 15 jours et 180 jours après l’injection.

Impact sur les animaux

Notre modèle de lupus est induit par une injection intrapéritonéale ce qui provoque un stress et une douleur au point d’injection (piqûre). Quelques semaines après l’injection, l’inflammation pulmonaire peut entrainer des dégâts pulmonaires qui peuvent fragiliser l’animal et provoquer des troubles respiratoires, une perte de poids et une réduction de l’activité. A plus long terme (plusieurs mois) les souris développent des symptômes inflammatoires variés pouvant prendre différentes formes. Les plus courantes étant une alopécie derrière la tête et sur le dos et l’apparition de problèmes articulaires, notamment au niveau des extrémités (pattes), pouvant être handicapant pour l’animal. Une diminution de l’activité des souris peut ainsi être observée.

Devenir

Les animaux utilisés pour l’entretien des lignées transgéniques seront réutilisés, en tant qu’animal reproducteur, pendant 1 an. Ces animaux seront ensuite euthanasiés et d’autres animaux plus jeunes seront mis en accouplement. Tous les autres animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de collecter les poumons, la rate et les reins pour analyser les réponses immunitaires se développant dans ces organes. Il ne restera donc pas d’animaux vivants en fin de procédure.

Remplacement

Dans notre étude, les expériences que nous souhaitons réaliser sur les souris ne peuvent pas être remplacées par des méthodes alternatives car actuellement, aucun modèle in vitro ou ex vivo ne permet de mimer les réponses immunitaires ou de modéliser la complexité d’un organisme entier pour analyser cette dernière. Par conséquent, les modèles animaux sont nécessaires à notre étude. Cependant, nous utilisons au laboratoire, des systèmes de culture in vitro (hybridomes de cellules immunitaires), pour étudier certains paramètres avant de réaliser des expériences in vivo. De plus, nous avons développé des modèles d’analyses des cellules humaines issues de donneurs sains ou de patients atteints par de lupus systémique. En effet en parallèle de cette étude réalisée chez l’animal, nous avons développé une étude clinique dont l’objectif est de caractériser les lymphocytes T innés de patients atteints de lupus et hospitalisés dans le service de Médecine interne du CHU. Ces modèles nous permettent d’analyser et d’affiner certaines hypothèses avant de les tester in vivo chez la souris. Ils permettent également de confirmer chez l’Homme, les résultats obtenus chez la souris.

Réduction

Tout d’abord, nous tenons à souligner que les expériences in vitro et ex vivo avec des cellules humaines, limiteront le nombre d’hypothèses et donc le nombre de souris à utiliser. De plus, les expériences sont conçues pour utiliser un nombre minimum d’animaux, mais suffisant pour pouvoir réaliser les tests statistiques adaptés. Lors de nos expérimentations, nous comparerons les souris traitées aux souris non traitées, en utilisant des tests statistiques. Nous souhaitons une puissance de test de 90% de détecter une différence à un niveau de significativité de 5%. Pour chaque condition, 12 souris ayant reçu l’injection induisant le lupus et 12 souris ayant reçu l’injection d’huile minérale seront nécessaires. Pour réduire le nombre de souris, un maximum d’analyses sera effectué sur chaque animal (cellules immunitaires, cytokines, expression des gènes, histologie, évaluation de la charge du pathogène, …). L’objectif initial est de tester 4 lignées de souris transgéniques comparées à 2 lignées consanguines contrôles. Le nombre total de souris est ainsi estimé à 768 pour l’ensemble de ce projet d’équipe planifié sur 5 ans. Cet objectif sera évalué au cours de l’avancement des expériences et de la validation des hypothèses et pourra être revu à baisse. En effet, si certains génotypes s’avèrent ne pas être pertinents in vitro et/ou ex vivo par rapport à la maladie lupique, alors les expériences in vivo ne seront pas réalisées. Ainsi, nous avons actuellement une étude clinique analysant la fréquence et les fonctions des cellules MAIT chez des patients atteint de lupus. Si aucun impact de la pathologie sur les cellules MAIT n’est observé alors les expériences sur les souris CAST et CAST-MR1-/- ne seront pas réalisées. De plus, les analyses en cinétique seront réalisées au fur et à mesure des résultats. Ainsi, les expériences des temps les plus précoces (J15 et J30) seront réalisés dans un premiers temps et si nous n’observons pas de différences entre les différentes lignées de souris alors les temps tardifs (J90 et J180) ne seront pas réalisés.

Raffinement

Les souris seront élevées en communauté dans des cages enrichies avec du sopalin, des fragments de boîtes d’œufs et des jouets en plastique. Toutes les manipulations sur les souris ne seront effectuées que par du personnel qualifié ayant suffisamment d’expérience avec les procédures décrites pour minimiser toute douleur et inconfort possible pour les animaux. Tout au long du déroulement des expériences, une observation systématique de l’état clinique des animaux sera réalisée par toujours les mêmes expérimentateurs afin d’habituer les animaux et de détecter au plus tôt une éventuelle souffrance animale. De plus, une pesée régulière des animaux sera effectuée. Afin d’identifier la souffrance et la douleur, nous avons établi des points limites et les animaux présentant un de ces critères seront euthanasiées.

Choix des espèces

Lors de ce projet, nous utiliserons des souris consanguines. Nous avons choisi la souris, car elle offre les avantages suivants : - La souris est l’espèce la mieux caractérisée pour les réponses immunitaires pulmonaires limitant de ce fait le nombre d’animaux utilisés pour des études préliminaires. - Il existe de nombreux réactifs commerciaux adaptés à la souris pour décrire et comprendre les acteurs de sa réponse inflammatoire et immunologique. - Notre laboratoire dispose de différentes lignées de souris transgéniques adaptées à l’analyse du rôle du FcRn et des lymphocytes T innés. De plus, l’utilisation de souris consanguines permet d’obtenir des résultats expérimentaux plus reproductibles et donc de diminuer le nombre d’animaux utilisés pour avoir des résultats significativement interprétables. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (8 à 12 semaines) pour avoir un système immunitaire mature mais non vieillissant. Les animaux utilisés pour le maintien des lignées seront mis en reproduction à partir de l’âge de 7 semaines et jusqu’à 1 an.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 260
Souffrances
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▲ 260
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Devenir
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 -
 -
 260

260 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie reçoit du tamoxifène puis des injections de vecteurs viraux dans le cerveau par chirurgie stéréotaxique, avec pose d'une plaque métallique et d'une fenêtre crânienne, avant des séances d'imagerie tête immobilisée, et 70 d'entre elles sont élevées dans l'obscurité depuis la naissance. Le porteur reconnaît que l'immobilisation de la tête et le port de la plaque peuvent stresser les animaux et limiter leur comportement habituel. Il affirme n'avoir pas d'alternative pour étudier les circuits corticaux intacts tout en développant un modèle numérique complémentaire, et toutes les souris sont tuées pour analyse anatomique.

Objectifs

Dans le cerveau des Mammifères, le cortex cérébral est responsable de fonctions cognitives complexes, notamment d'une représentation cohérente du monde extérieur qui est cruciale pour une interaction efficace avec l’environnement. En revanche, la perception sensorielle est fortement influencée par le contexte ainsi que par l'environnement qui entoure les stimuli sensoriels. Cependant, les mécanismes impliqués dans les traitement de l’information sensorielle par le cerveau ne sont toujours pas clairs. Dans le système visuel, le traitement de l'information est largement conditionné par l'état comportemental de l'animal, ses intentions et ses attentes ainsi que la présence d'autres modalités sensorielles. L'intégration d'informations contextuelles (état comportemental) avec des signaux sensoriels (signaux visuelles) se produit déjà aux premiers stades du traitement cortical. Ces signaux contextuels sont transmis aux zones sensorielles corticales par de multiples voies, dont les projections thalamiques et intra-corticales qui innervent fortement la couche 1, la couche la plus superficielle du néocortex. Ainsi, en intégrant les entrées sensorielles et contextuelles, la couche 1 est une structure centrale, clé, qui sous-tend le codage des informations sensorielles. Pourtant, l'architecture fonctionnelle des circuits de la couche 1 est encore mal définie. Malgré les travaux récents étudiant la fonction des interneurones (INs) de la couche 1, la connaissance des mécanismes cellulaires impliqués dans l'activation de ces interneurones et leurs impacts sur le traitement des informations sensorielles est encore limitée. Au cours de ce projet, nous étudierons les propriétés des microcircuits de la couche 1 due cortex et sont role dans le traitement de l'information visuelle.

Bénéfices attendus

Les maladies du cerveau ont des répercussions majeures sur la santé des individus, leur autonomie, leur éducation, leur emploi, leur mobilité et leurs relations personnelles, ce qui représente un lourd fardeau social et économique. Il est d'une importance fondamentale de comprendre les propriétés de base qui régissent la force, le dynamisme, l'étendue spatiale, la localisation anatomique et les composants moléculaires des connexions synaptiques entre des types de neurones spécifiques formant un réseau neuronal dans des états normaux et pathologiques. Plus précisément, nous pensons que le dysfonctionnement du néocortex est à l'origine de déficiences cognitives et de troubles tels que la schizophrénie, l'autisme, la dépression, ou encore de symptômes de douleur chronique. Cependant, nous ne comprenons pas encore comment les circuits du cortex fonctionnent normalement ni comment ils se dérèglent dans ces troubles. Nos objectifs sont de caractériser les motifs normaux et anormaux d'activité des circuits qui peuvent se produire dans le cortex visuel et contribuer aux symptômes de ces troubles. Nous espérons que ces études nous permettront d'identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques pour certaines maladies du cerveau.

Procédures

Au total nos utiliserons 260 souris. A partir de ce total, 140 souris seront d'abord injectées avec du tamoxifène par voie intrapéritonéale (IP) au stade adulte (3 minutes par animal) pendant 3-5 jours e après l’insertion de gènes dans ces souris adultes sera réalisée en utilisant des vecteurs viraux injectés par stéréotaxie sous anesthésie générale (1 chirurgie/animal, 40-60 minutes par animal). 70 souris seront hébergées classiquement tandis que 70 autres seront placés dans l'obscurité dès la naissance. Pour cela, les animaux seront placés dans des cages identiques à celles utilisées pour les souris sauvages, mais teintées en rouge. Les humains peuvent voir à travers, mais la longueur d'onde de la lumière ambiante à laquelle les souris sont sensibles sera filtrée par la cage. Dans un autre group, 120 souris transgéniques, seront d'abord injectées avec du tamoxifène par voie intrapéritonéale (IP) au stade adulte (3 minutes par animal) pendant 3 jours. Ces 120 souris transgéniques au stade adulte recevront aprés sous anesthésie générale, l’insertion de gènes en utilisant des vecteurs viraux injectés par stéréotaxie, le scellement d’une plaque métallique sur le crâne et la pose d’une petite fenêtre crânienne avec une lamelle de verre (1 chirurgie par animal, 30-90 minutes par animal). Les souris seront ensuite utilisées pour l'imagerie intravitale à biphotons 2 semaines après la chirurgie. Les souris seront d'abord habituées à la fixation de la tête pendant 5 jours, en commençant par des périodes de petite durée (premier jour 15 min) jusqu'au dernier jour d'habituation qui peut durer 1 heure:30. La période d'habituation peut être prolongée d'une semaine si, au cours de cette période, on observe que l'animal lutte contre la fixation de la tête et n'est pas à l'aise dans le dispositif expérimental. Après cette période de familiarisation, les animaux seront imagés pendant 5 jours consécutifs à raison de 1h30 par session. Cinq jours consécutifs d'imagerie seront toujours suivis d'au moins une semaine de période sans imagerie pour permettre aux animaux de récupérer. Ces sessions d'imagerie et de non-imagerie peuvent être répétées jusqu'à un maximum de 3 mois après la chirurgie initale.

Impact sur les animaux

Le traitement par tamoxifène peut induire du stress, de l'inactivité et une perte de poids. De plus, le traitement au tamoxifène nécessite la manipulation des animaux et des injections intrapéritonéales. L'implantation d'une plaque métallique sur la tête des animaux pour l'imagerie biphotonique nécessite une procédure chirurgicale. Une telle procédure implique une anesthésie générale avec des risques de douleur et/ou de développement d'infections chez les animaux. De plus, après l'implantation dela plaque métallique, l'animal devra vivre dans la cage avec une plaque métallique sur la tête, ce qui peut limiter son comportement habituel. Afin d'imager l'animal sous un éclairage à deux photons, les animaux seront éveillés mais la tête sera immobilisée, ce qui limitera les mouvements de la tête qui peuvent être stressants pour les animaux.

Devenir

À la fin des procédures, les animaux seront euthanasiés . Dans un cas les tranches de cerveau vont être utilisées pour réaliser des expériences. Por les experiences d’ imagerie in vivo biphotonique nécessitent des analyses anatomiques post-mortem (localisation anatomique des implants, injection de virus, expression de différents gènes).

Remplacement

Il n’y a malheureusement pas d’alternatives à l’utilisation d’animaux pour ces expériences, car des modèles adéquats du circuit cortical contenant le nombre, les types et la localisation appropriés des récepteurs dans les réseaux excitateurs et inhibiteurs ne sont pas disponibles. L'objectif de nos expériences est de découvrir l’action des gènes, des neuromodulateurs et des médicaments sur les circuits neuronaux dans le cerveau intact. Il s'agit d'une question empirique qui nécessite l'examen de circuits intacts pour y répondre. Il n'existe aucune lignée cellulaire qui récapitule avec précision la physiologie neuronale des animaux, et comme nos expériences étudient les interconnexions entre les neurones qui se produisent dans le cerveau intact, ces expériences ne seraient pas possibles en culture cellulaire. Il est important de noter que notre projet scientifique globale comporte une composante alternative à l’expérimentation animale: l’analyse de modèles in silico. Nous utiliserons l’expertise théorique du laboratoire pour générer un modèle numérique du circuit neuronal étudié incluant les résultats de notre caractérisation expérimentale. Ce modèle sera diffusé publiquement et constituera une alternative à l’expérimentation animale pour l’étude du rôle fonctionnelle des interneurones de la couche 1 pour nos futurs travaux ainsi que pour ceux d’autres équipes.

Réduction

Le nombre total d'animaux impliqués dans ce projet (n = 260) est calculé en tenant compte des mesures de réduction. Le nombre d'animaux utilisés dans les procédures sera réduit en effectuant différentes procédures sur un seul animal : les animaux recevront des injections virales et l’imagerie simultanément afin de maximiser les mesures longitudinales multiples sur le même animal. Nos compétences chirurgicales permettront également de réduire le nombre de complications chez les animaux et de minimiser les dommages durables. Toutefois, les avantages de la réutilisation des animaux seront mis en balance avec les effets négatifs sur leur bien-être, en tenant compte de l'expérience de toute une vie de l'animal. En outre, notre expertise dans l'entraînement des souris à être fixées par la tête dans l'installation d'imagerie réduira également la variabilité et, dans une large mesure, les nombres globaux nécessaires pour obtenir une signification statistique dans les cohortes. Enfin, notre choix de la taille de l'échantillon est basé sur des études précédentes et est cohérent avec ceux généralement employés dans le domaine. La taille de chaque groupe sera déterminée par l'utilisation de tests statistiques appropriés, y compris le calcul de puissance. La taille réelle de l'échantillon, et donc la signification statistique, dépendra de la variabilité de la lecture biologique. Il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats. Des tests paramétriques et non-paramétriques seront utilisés en fonction de la distribution normale ou non-normale des données. Il est également important de noter que le projet comporte un plan de partage de données. Les données expérimentales seront disponibles en libre accès sur un plateforme en ligne ce qui permettra à d’autres équipes de profiter de ces données, leur évitant ainsi de reproduire ces expériences, et réduira donc le nombre d’animaux utilisés à terme.

Raffinement

Les méthodes utilisées et la manière de traiter les animaux pendant les expériences et dans l’animalerie assureront à ces derniers un minimum de contraintes et un maximum de bien-être. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les procédures expérimentales sont les plus appropriées pour minimiser toute douleur, souffrance, anxiété/détresse ou dommage que les animaux pourraient subir. Des mesures telles que la formation du personnel, l'habituation, l'acclimatation et le temps de récupération sont prises pour réduire au maximum l'impact physique et psychologique potentiel des procédures expérimentales. Les conditions d'élevage et d'hébergement (enrichissement de l'environnement avec des carrés de coton et maison) sont mises en œuvre afin d'accroître autant que possible le bien-être des animaux. Toutes les interventions chirurgicales seront effectuées sous anesthésie et des analegésiques seront administrés avant et après les intervention pour limiter la douleur. Les animaux auront à manger et à boire à volonté. Des croquettes adaptées à la gestation/allaitement seront mise à disposition pour les animaux en accouplement. Les animaux qui subissent une intervention chirurgicale seront mis sous surveillance étroite, au moins deux fois par jour pendant les trois premiers jours suivant la chirurgie. Nous définirons des points limites qui, s'ils sont atteints, nous conduiront immédiatement à l'euthanasie de l'animal afin de réduire les souffrances inutiles. Nous prévoyons également d'utiliser des gels et de la nourriture molle pour les animaux qui se récupèrent d'une intervention chirurgicale

Choix des espèces

Les propriétés de base des microcircuits neuronaux chez la souris sont similaires à celles d’autres mammifères. Actuellement, seuls les modèles murins nous permettent de visualiser les types d’interneurones que nous étudions. Les approches expérimentales multiples réalisées chez la souris permettent une analyse complète allant du comportement jusqu’à l’activité d’un seul neurone. Les souris peuvent être génétiquement modifiées révélant ainsi la fonction de gènes spécifiques. De plus, chez la souris, la période de gestation est courte et les portées sont importantes, permettant de produire suffisamment d’animaux pour plusieurs expériences à partir de peu de fondateurs. Le développement du cerveau est très bien caractérisé, ce qui facilite les études anatomiques et fonctionnelles. Nous maîtrisons suffisamment les techniques proposées dans ce projet pour réduire le nombre d’animaux nécessaires aux expériences. Les lignées que nous utiliserons ne présentent pas de phénotype dommageable. Des animaux adultes (>P40) seront utilisés pour toutes les procédures (50% males et 50 % femelles). Toutes les procédures nécessitent des interventions chirurgicales qui ne peuvent être pratiquées que sur des animaux adultes. En outre, toutes les expériences seront réalisées chez des souris adultes, lorsque les circuits corticaux ont atteint un stade de maturation final.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 3360
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3360
▲ -
Devenir
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 -
 3360

3 360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont colonisées par gavage avec des souches d'Escherichia coli, soumises à un régime gras pendant plusieurs semaines à plusieurs mois et à des tests répétés de tolérance au glucose, certaines souches pathogènes pouvant entraîner une perte de poids déclenchant leur mise à mort. Le porteur qualifie le recours à l'animal d'"irremplaçable" pour ces bactéries et reconnaît ne pas avoir prévu d'analyse statistique préalable du nombre d'animaux. Toutes les souris sont tuées pour disséquer leurs tissus, un effectif de 3 360 justifié par la recherche d'un "seuil statistiquement valable".

Objectifs

Comprendre : i) les altérations du métabolisme du glucose et du microbiote intestinal induites par les infections à E. coli; ii) le rôle de l'inflammation intestinale dans les phénomene du point i); iii) comoprendre les mécanismes moléculaires selon lesquels les maladies métaboliques type obésité et diabète de type 2 predisposent aux infections.

Bénéfices attendus

Amélioration de la prise en charge des patients métaboliques et qui souffrent des maladies infectieuses à E. coli

Procédures

9 procédures : voir point 4. Durée de la procédure 1 de colonisation ~5 seconds, le temps du gavage; pour la procédure 2 high-fat diet courte durée, 4 semaines; pour la procédure 3 high-fat diet longue durée, ~3 mois; pour la procédure 4 IPITT 1 heure; pour la procédure 5 IPGTT 2 heures; pour la procédure 6 OGTT 2 heures; pour la procédure 7 IPPTT 2 heures; pour la procédure 8 injection de MCC950, ~5 seconds, le temps de l'injection; pour la procédure 9 de la NFS, durée de ~15 seconds, le temps du prélevement du sang.

Impact sur les animaux

Les expérimentations décrites ne sont pas censées induire de douleur et sont bien tolérées par les souris adultes. Pour les souches pathogènes, une perte de poids supérieure à 20 % du poids initial nous conduira à sortir l’animal du protocole expérimental et à l’euthanasier. Eventuels états de prostration (pas prévus) et/ou isolement et poil hérissé seront aussi considérés comme points limites.

Devenir

Les souris resterons en vie à la fin de chaque procédure. Les souris seront mises à mort à la fin de chaque protocole complet indiqué en 3.4.10. La mise a mort est nécessaire afin de permettre la dissection des tissus pour réaliser les analyses moléculaires et identifier les facteurs moléculaires à la base des phénotypes observés.

Remplacement

Pas adaptable dans ce cas car si les études avec des cellules ont permis d’identifier et caractériser les dommages à l'ADN provoqués par les génotoxines, le recours à l’animal est irremplaçable pour ce type d'étude avec des souches bactériennnes. En effet, aucun modèle cellulaire ne permet de récapituler les processus de la colonisation intestinale bactérienne, de la translocation, c’est-à-dire la diffusion des bactéries vers les autres organes, ni d’évaluer, au niveau de l’individu, le rôle de la colonisation par des bactéries produisant des génotoxines sur la santé.

Réduction

Le chiffre de 3360 souris nous permettra d’atteindre un seuil statistiquement valable et donc de pouvoir interpréter les résultats obtenus. Cela permettra donc de ne pas répéter les expérimentations tout en respectant la réduction du nombre d’animaux employés (règle de 3 R). En ce qui concerne les points limites (critères d'interruption) pour le raffinement des protocoles, l’inhibition pharmacologique de l’inflammasome intestinal NLRP3 et les procédures de colonisation n’ont pas été rapportées pour induire de douleur chez l’animal et sont bien tolérées sauf avec certaines souches pathogènes. Pour ces souches spécifiquement, le temps d’expérimentation sera réduit afin de minimiser la mortalité. Une perte (non attendue) du poids initial supérieure à 20% ainsi que des éventuels états de prostration ou isolement nous conduiront à sortir l’animal du protocole expérimental et à l’euthanasier. Nous envisageons d’utiliser de souris mâles, dont la littérature montre une vaste gamme de données sur le microbiote intestinal.

Raffinement

Les expérimentations décrites ne sont pas censées induire de douleur et sont bien tolérées par les souris adultes. Pour les souches pathogènes, une perte de poids supérieure à 20 % du poids initial nous conduira à sortir l’animal du protocole expérimental et à l’euthanasier. Eventuels états de prostration (pas prévus) et/ou isolement et poil hérissé seront aussi considérés comme points limites. Nous ne prévoyons pas une étude statistique à l’avance (analyse de puissance) car nous n’avons pas un pourcentage précis de modulation de variables que l’on va analyser.

Choix des espèces

Le microbiote intestinal chez la souris est désormais bien connu et sa structure ressemble à celle du microbiote intestinal chez l’homme. Pour cela, la translation des résultats obtenus chez la souris vers l’homme pourrait être faite rapidement (Serino et al., Acta Diabetol. 2013). Nous utiliserons des souris de 12 semaines d’âge au moment de la colonisation avec les souches bactériennes d’intérêt. Cette âge tient compte du temps d’acclimatation des souris en zootechnie (2 semaines), de l’éventuel protocole antibiotique (2 semaines) avant colonisation et du traitement par régime gras 60%HFD (4 semaines ou 3 mois, selon le protocole). Dans ce dernier cas les souris arriveront à l’âge de 6 semaines. Cette âge permet une réponse optimale des souris au régime gras diabétogène/obésogène pour l’induction des maladies métaboliques. Dans les autres cas sans régime gras les souris arriveront en zootechnie à l’âge de 10 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 210
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 200
▲ 10
Devenir
 -
 -
 -
 210

210 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 200 d'entre elles et sévère pour 10. Ces souris sans système immunitaire reçoivent des greffes de cellules tumorales sous la peau et par injection dans le sang, puis des molécules d'imagerie dont le porteur reconnaît qu'elles peuvent provoquer des chocs anaphylactiques ou des détresses cardio-respiratoires. L'objectif est de tester de nouveaux traceurs pour détecter et suivre les tumeurs et leurs métastases, avec un bénéfice médical annoncé au conditionnel et à terme. Le porteur affirme qu'il n'existe aucune alternative aux animaux pour ces mesures physiologiques en temps réel, et toutes les souris sont tuées pour analyser les métastases.

Objectifs

Nous poursuivons 2 objectifs scientifiques et technologiques principaux : i) le développement d'un modèle métastatique afin d'améliorer la détection et le suivi de ce type particuliers de tumeur, ii) le développement de nouveaux candidats d'imagerie afin d’améliorer le traitement des tumeurs. Ainsi, l’utilisation d’animaux est nécessaire pour évaluer les effets validés in vitro, en les validant in vivo dans des modèles de tumeurs chez la souris.

Bénéfices attendus

D'un point de vue médical, le potentiel de ciblage thérapeutique de nos molécules constitue l'objectif majeur de nos recherches, avec à terme, un bénéfice attendu qui pourrait permettre des avancées majeures dans le milieu médical et sur le quotidien des patients.

Procédures

Les animaux seront soumis à differentes injections : -des injections i.v. (durée : 2 secondes) de suspension cellulaire tumorale et des "candidats imageries" seront réalisées dans la veine caudale -une injection intraperitonéale (durée : maximum 2 secondes) de substrat luciferine, -les implantations des cellules tumorales se font en sous-cutanée sur le flanc de l’animal anesthésié et prennent quelques secondes. Les imageries dureront de quelques minutes à quelques heures.

Impact sur les animaux

Dans ce projet nous proposons d’étudier la biodistribution de nos candidats imagerie sur des temps d’incubations relativement courts. Les effets indésirables pour les souris sont principalement le stress causé par la capture, l'implantation des cellules tumorales en sous-cutanées et injectées par i.v., les injections en i.v. des candidats imagerie, ainsi que le développement de la tumeur primaire et des métastases chez l’animal en tant que pathologie. Les composés pharmacologiques peuvent (éventuellement) causer des effets secondaires observés post-administration comme des chocs immunitaires (anaphylactique), des réactions allergiques, des détresses cardio-respiratoires et des troubles comportementaux.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort pour caractériser ex-vivo les métastases et afin de prélever certains organes pour analyse ex vivo de la biodistribution.

Remplacement

Toute étude de mesures physiologiques en temps réel, de ciblage thérapeutique ou pharmacocinétique, impliquent tôt ou tard l’utilisation d’animaux. Il n'existe à l'heure actuelle aucune alternative qui permet d'avoir accès aux grandes fonctions mécaniques et physiologiques des mammifères proches de l’homme. Les rongeurs représentent cette famille de petite taille, facile d'utilisation et d’élevage, et idéale pour la mise en place de premières approches précliniques. La partie développement de nos candidats imagerie ne peut être réalisée que par une approche in vivo pour réellement en mesurer le bénéfice.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe expérimental a été réduit au minimum requis pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Le nombre total de souris pour cette étude s'élève à 210 souris. Il tient compte du suivi des modèles expérimentaux développés dans le projet et de la variabilité de développement des tumeurs qu’il peut exister dans les différents modèles. L’optimisation de nos vecteurs in vitro nous permet aussi de limiter le nombre d’individus ainsi que le fait que chaque animal est son propre controle. Cela sera suffisant pour appréhender la détection et l’accumulation de nos molécules dans les tumeurs. Cette estimation a été faite d’après les données bibliographiques et/ou les résultats antérieurs obtenus par la société et pour permettre d'obtenir un résultat significatif.

Raffinement

La formation initiale et l’expérience du personnel permettent d’avoir suffisamment de recul pour appréhender tout signe et/ou comportement caractéristique d’une douleur ou gène chez l’animal, appuyés si besoin par la présence sur site d’un pharmacien pour exercer dans le respect des 3R. Nous porterons une attention particulière à la phase amont de l’expérimentation qui regroupe l’ensemble des préparatifs, l’adaptation, le conditionnement et la stabulation des animaux. Dès leur arrivée les souris sont placées dans une pièce cyclée (12h/12h), insonorisée, armoire ventilée, sous température et hygrométrie contrôlées, avec nourriture et boisson ad libitum. Ils sont ainsi maintenus dans un contexte familier (pour les odeurs), avec la même cage (taille standard pour portoir ventilé+couvercle à filtre), un maximum de 5 individus par cage, litières (copeaux de bois) et alternance d'enrichissement, dômes, tubes, fibres pour faire des nids. Les animaux sont ainsi isolés du lieu d’expérimentation (odeurs et bruits) pour éviter toute communication de stress et angoisse. Une personne compétente (formation en experimentation animale + chirurgie) réalisera les injections des cellules tumorales qui se feront sous anesthésie gazeuse. Une observation hebdomadaire des animaux (poids, douleurs/souffrance) sera faite ainsi qu'une surveillance du volume des tumeurs. Toute perte de poids, signe de douleur (analgésiques prévus en cas de nécessité) ou souffrance notable (cardiaque, respiratoire) de l'animal éveillé après anesthesie ou au cours du developpement tumoral constituera un point limite. Dans cette procédure, nous utiliserons des animaux issus d’élevages extérieurs d'un seul fournisseur extérieur.

Choix des espèces

- Facilité d'utilisation en général, espèce athymique comme modèle in vivo, pour faciliter la mise en place et la prise de tumeurs solides (facilité et maîtrise de l’injection, déficience du système immunitaire), ainsi que pour le suivi de leur croissance. - Modèle d’injection de lignées tumeurs en sous-cutanée bien décrit dans la littérature et déjà utilisé dans le passé par des membres du laboratoire ou membres du projet collaboratif. Nous utiliserons les paramètres décrits dans la littérature pour ce type de modèle d’injection de lignées cancéreuses, c’est à dire des souris athymiques « jeunes adultes » âgés de 6 semaines au moment de l’implantation de la lignée tumorale et 10 à 12 semaines au moment du traitement (injection du candidat imagerie) en fonction de la taille des tumeurs.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 36
Rats : 8
Souffrances
▲ -
▲ 8
▲ -
▲ 36
Devenir
 -
 -
 -
 44

36 souris et 8 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour les souris et léger pour les rats. Les souris reçoivent chaque semaine, pendant dix semaines, des injections de globules rouges de rat pour déclencher une anémie hémolytique auto-immune qui provoque fatigue et perte de poids, avant de recevoir un traitement expérimental, puis elles sont tuées. Les rats sont ponctionnés chaque semaine pour fournir les globules rouges injectés aux souris, et le porteur indique qu'il s'efforcera de les reclasser, faute de quoi ils seront tués eux aussi. Il affirme que la complexité de cette maladie "ne peut pas être modélisée in vitro", ce qui justifierait selon lui le modèle animal.

Objectifs

L’anémie hémolytique auto-immune (AHAI) est caractérisée par un dysfonctionnement du système immunitaire. Les patients atteints de cette maladie produisent des auto-anticorps qui attaquent leurs globules rouges. Ils présentent également une forte activité des lymphocytes T et une diminution de la quantité de lymphocytes T régulateurs. Les thérapeutiques actuellement utilisées dans sont d’une part insuffisante pour un nombre non négligeable de patients qui ne répondent pas ou incomplètement à ces traitements et d’autre part engendrent des effets indésirables potentiellement graves. L’objectif de ce projet est d’étudier l’efficacité d’une nouvelle thérapie à l’étude pour une utilisation clinique, le surnageant de cellules immunosuppressives généré au sein de notre équipe pour traiter l’AHAI. Cette nouvelle thérapie permettrait une régulation de la réponse immunitaire notamment via l’inhibition des lymphocytes activés et l’augmentation des lymphocytes T régulateurs.

Bénéfices attendus

L’AHAI n’est pas une maladie orpheline ; cependant le nombre de traitements est restreint et à ce jour de nombreux patients présentent des rechutes fréquentes ou restent réfractaires aux thérapeutiques actuellement proposées qui sont parfois responsables de complications graves. Les travaux de l’équipe ont montré que les cellules immunosuppressives ou leur surnageant permettent de réguler la réponse immunitaire auto ou allo-immune in vitro et in vivo tout en évitant une immunodépression prolongée à haut risque infectieux. A notre connaissance il s’agit du seul essai utilisant une thérapie cellulaire ou de leur surnageant dans un modèle expérimental d’AHAI. Nous espérons pouvoir démontrer que notre surnageant peut réduire l’anémie.

Procédures

1 fois par semaine, nous prélèverons du sang d’un rat. Sur les 10 semaines du modèle, 4 rats seront utilisés en alternance. Pour induire le modèle d’AHAI, les souris recevront 1 injection intrapéritonéale, 1 fois par semaine pendant 10 semaines. A partir de la 6ème semaine, les souris recevront un traitement administré sous la forme de 2 injections intrapéritonéales par semaine. Au cours du modèle, du sang sera prélevé 4 fois au total chez les souris pour surveiller l’évolution de la maladie. Aucun prélèvement sur animaux vigiles et aucune procédure chirurgicale ne sont prévus dans cette étude. 1 fois par semaine, nous prélèverons du sang d’un rat. Sur les 10 semaines du modèle, 4 rats seront utilisés en alternance. Pour induire le modèle d’AHAI, les souris recevront 1 injection intrapéritonéale, 1 fois par semaine pendant 10 semaines. A partir de la 6ème semaine, les souris recevront un traitement administré sous la forme de 2 injections intrapéritonéales par semaine. Au cours du modèle, du sang sera prélevé 4 fois au total chez les souris pour surveiller l’évolution de la maladie. Aucun prélèvement sur animaux vigiles et aucune procédure chirurgicale ne sont prévus dans cette étude.

Impact sur les animaux

Les souris développeront une anémie, responsable d’une fatigue qui se traduira par une réduction de l’activité et possiblement une perte de poids.

Devenir

Les souris seront mises à mort 10 semaines après le début du modèle à la suite d’une anesthésie à l’isoflurane suivie d’une dislocation cervicale. Nous nous efforcerons de reclasser les rats mais si ils ne trouvent pas preneurs, ces rats seront mis à mort à la fin de l’expérience (10 semaines) grâce à une surdose de barbiturique suivi d’une dislocation cervicale.

Remplacement

Nous avons déjà montré que le surnageant de HuMoSC régulait la réponse immunitaire in vitro et in vivo. La complexité des réactions immunitaires au cours de l’anémie hémolytique auto-immune ne pouvant pas être modélisée in vitro, nous n’avons pas de moyen de remplacement du modèle animal et nous devons donc effectuer nos études sur des animaux vivants.

Réduction

Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables (les analyses seront faites en utilisant le test de Student du fait de la petite taille des effectifs). Cependant, à cause des variabilités inter‐animales et inter-groupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. En effet dans ce modèle, seules 60 à 80% des souris présentent une anémie hémolytique auto-immune. Il est donc nécessaire d’injecter 18 souris pour avoir 2 groupes de 6 souris qui présenteront une AHAI pour l’étude. Nous prévoyons de faire cette expérience une seconde fois si les résultats sont encourageants.

Raffinement

La réduction de l’angoisse et de la souffrance des animaux sera notre priorité. Une période d’acclimations d’une semaine sera respectée à l’arrivée des animaux afin de réduire leur stress. Le personnel technique de l’animalerie se chargera de la surveillance quotidienne et de l’entretien des cages dans le respect des bonnes pratiques liées à l’expérimentation animale. Les cages disposeront d’enrichissement (nids, tunnels) afin d’améliorer le bien-être des animaux et ces derniers bénéficieront d’un libre accès à la nourriture et à la boisson. Pour préserver les contacts sociaux entre les individus, les souris seront hébergées en groupe avec 6 individus par cage. De même, les rats seront hébergés en groupe avec 2 individus par cage. Un score mesurant l’état général sera établi pour chaque souris et sera réalisé 2 fois par semaine. Si besoin, de l’alimentation humidifiée sera déposée au fond de la cage et une surveillance biquotidienne sera effectuée par l’expérimentateur. Si l’anémie est trop sévère, les souris seront sacrifiées pour éviter toute souffrance supplémentaire. Concernant la mise à mort des souris, celles-ci seront anesthésiées par voie gazeuse (oxygène et isoflurane) et une dislocation cervicale sera réalisée, ce qui entrainera la mort de la souris

Choix des espèces

Les souris C57BL/6J sont utilisées dans ce modèle expérimental d’anémie hémolytique auto-immune. L’AHAI dans ce modèle est induite par des injections hebdomadaires de globules rouges de rat Sprague Dawley et provoquent des effets similaires à ceux présents chez les patients atteints de cette maladie. Nous utiliserons des souris adultes, âgées de 7-8 semaines, les plus fréquemment utilisées pour l’étude de cette maladie. Nous utiliserons des rats de 12 semaines, c’est-à-dire des rats ayant atteint leur poids adulte afin de ne pas créer de risque pour l’animal lors des prélèvements de sang.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système nerveux
Souris : 170
Souffrances
▲ -
▲ 100
▲ 70
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 170

170 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers pour 100 d'entre elles et modérés pour 70. Elles sont soumises pendant deux à trois mois à un régime gras et sucré pour induire l'obésité, puis à des croquettes contenant une substance opioïde destinée à provoquer un comportement addictif, avant des tests de comportement motivationnel. Le porteur reconnaît que ces croquettes peuvent générer un état de stress ou de manque et revendique un "besoin de stratégies innovantes" contre les troubles métaboliques. Il conclut au recours aux souris car les invertébrés n'ont pas les structures cérébrales équivalentes aux mammifères, et toutes les souris sont tuées pour prélever des tissus.

Objectifs

Ce projet fait partie d’un groupe de projets qui visent à identifier, si et comment certains composés alimentaires agissent directement ou indirectement sur le système de récompense pour modifier le plaisir associé à l’alimentation mais aussi les troubles compulsifs et addictifs qui leur sont associés.

Bénéfices attendus

Les dernières estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) révèlent qu'en Europe, plus de la moitié des hommes et des femmes sont en surpoids, et environ un tiers sont obèses. Cela représente également un fardeau social, économique et sanitaire. Bien que certains traits génétiques (causes monogéniques) aient été identifiés et largement étudiés, il est largement reconnu que le syndrome métabolique est par essence un trouble multifactoriel et multidimensionnel qui englobe des réseaux complexes des maladaptations physiopathologiques. Malgré les progrès et les efforts, nous sommes toujours confrontés à un besoin de stratégies innovantes et plus efficaces contre les troubles métaboliques. Des recherches approfondies sur l'obésité et la prise excessive de certains aliments, décrivent l’existence, dans un nombre important des cas, d’un composant de type addictif qui pourrait partager des mécanismes neurobiologiques communs. Ce travail permettra d’identifier formellement si une ou plusieurs composés alimentaires sont responsable de la mise en place de consommation compulsive.

Procédures

Les animaux ne subiront aucune procédure invasive, ils seront soumis à un régime riche en gras et sucre (2-3 mois) pour induire l’obésité et des régimes spécifiques (1-2 semaines) pour induire un comportement addictif. Ils seront aussi soumis à des tests de comportement motivationnel (1-2 semaines).

Impact sur les animaux

L’exposition à des croquettes contenant une drogue pour induire le comportement addictif peut générer des situations de stress chez les rongeurs ou une situation de manque. Nous surveillerons de près tous les jours le comportement de chaque souris pour détecter des signes de détresse ou une perte de poids importante( >15% du poids d'une souris contrôle). Le cas échéant, nous arrêterons le traitement et nous écarterons la souris qui montre un état de santé dégradé, pour qu’elle récupère. Basée sur notre expertise et sur la littérature nous prédisons que l’exposition relativement courte aux substances opioïdes devrait augmenter l’appétence pour la nourriture mais ne devrait pas créer de situation de manque trop rapide ni trop aigue.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour effectuer des prélèvements de tissus.

Remplacement

Dans le cadre de notre projet nous devons utiliser des souris in vivo. Tout d'abord, nous ne pouvons pas réaliser ces expériences in vitro ou sur cultures de cellules puisque pour notre étude nous avons besoin d'observer les paramètres comportementaux et de physiologie intégrée. De plus, les invertébrés ne possèdent pas les structures cérébrales et endocrines équivalentes aux mammifères pour le contrôle de l'homéostasie énergétique et du comportement.

Réduction

Les groupes expérimentaux et le nombre d'animaux ont été déterminés par une approche statistique en considérant la variabilité biologique entre individus et la complexité des procédures envisagées. Le nombre d'animaux utilisé est fortement lié à la puissance statistique afin de s'assurer avec certitude de la validité des résultats obtenus. Selon les dessins expérimentaux et les nombres de variables (groupes; temps; régimes; comportements) nous utiliserons des tests paramétriques et si nécessaire des tests non paramétriques.

Raffinement

Les soins apportés aux animaux par le personnel zootechnique et les expérimentateurs ont pour but d'améliorer le bien-être des souris en général, et, de réduire, supprimer ou soulager les douleurs dans les procédures. Pour chaque source potentielle de stress, des mesures bioéthiques sont prises afin de minimiser toute gêne pour l’animal. Les sources de souffrance et l’angoisse des animaux pourraient provenir des conditions d’hébergement et du régime alimentaire. L’accueil est effectué dans une structure d’animalerie agréée en matériel et en personnel. Le milieu de vie en cages d’hébergement est enrichi par des objets adéquats, comme un nid en coton, bâtons de bois ou tunnels en carton. Une visite quotidienne de l’animalerie est organisée pour vérifier l’absence d’anomalie pour les cages, les biberons, les rations alimentaires et le comportement des animaux. Nos protocoles ont été mis au point de façon à veiller au bien-être animal en améliorant leur environnement et en surveillant leur état de santé : notamment nous chercherons à éviter et limiter la douleur et la souffrance, à appliquer les points limites établis préalablement et, enfin, à utiliser les procédures réglementaires et appropriées de mise à mort.

Choix des espèces

Notre étude repose entièrement sur la physiopathologie intégrée et nécessite du modèle rongeur, notamment la souris. Toutes les souris seront utilisées à l’âge adulte (au moins 2 mois) afin que les réseaux neuronaux soient stables.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 80
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 80
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 80

80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue par exsanguination sous anesthésie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées, elles reçoivent du tamoxifène, subissent des tests sensoriels et moteurs sur animal vigile, une mesure de la conduction nerveuse par électromyographie sous anesthésie et une hyperglycémie provoquée après six heures de jeûne. L'objectif est de comprendre le rôle de l'enzyme PCSK9 dans les nerfs périphériques et d'évaluer un risque possible des traitements anti-cholestérol qui la bloquent. Le porteur qualifie d'"indispensable" le recours aux animaux vivants et d'"inestimable" le système génétique employé, la neuropathie étant selon lui impossible à reproduire in vitro.

Objectifs

Le projet a pour objectif principal de comprendre le rôle de PCSK9 dans le système nerveux périphérique. PCSK9 est une enzyme fortement exprimée dans le foie où elle joue un rôle clé dans le métabolisme lipidique. PCSK9 est un inhibiteur naturel du récepteur au LDL-cholestérol, LDLR. Des cibles thérapeutiques pour PCSK9 ont été développées récemment et sont actuellement utilisées en clinique pour traiter des patients atteints de dyslipidémie, dont des patients diabétiques. L'utilisation d'inhibiteurs de PCSK9 chez l'homme permet de bloquer sa fonction et de diminuer les taux de LDL-cholestérol plasmatique suite à l'augmentation du nombre de récepteurs au LDL-cholestérol au niveau du foie. Nos précédents travaux ont pu mettre en évidence que PCSK9 est également exprimé dans le système nerveux périphérique au niveau des nerfs où son role reste pour l'instant totalement inconnu. Suite à cette observation, il est essentiel de déterminer la fonction de PCSK9 dans cette structure afin d'évaluer le risque potentiel de l'utilisation des thérapies bloquant son activité sur les fonctions sensorielles et motrices des patients traités. Afin d’étudier la fonction de PCSK9 dans les nerfs périphériques, nous utiliserons plusieurs modèles de souris génétiquement modifiées permettant d'éliminer spécifiquement son expression dans différents tissus. Nous évaluerons les fonctions sensorielles et motrices des animaux en réalisant des tests comportementaux. Nous évaluerons également le bon fonctionnement des nerfs sensoriels en faisant des mesures de la vitesse de conduction par la technique de l'électromyographie.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera de nouvelles données sur la fonction de PCSK9 dans les nerfs périphériques. PCSK9 est un inhibiteur naturel du récepteur au LDL-cholestérol, LDLR. Des cibles thérapeutiques pour PCSK9 ont été développées récemment et sont actuellement utilisées en clinique pour traiter les patients atteints de dyslipidémie, dont des patients diabétiques de type 2. L'utilisation d'inhibiteurs de PCSK9 chez l'homme permet de bloquer sa fonction et de diminuer les taux de LDL-cholestérol plasmatique suite à l'augmentation du nombre de récepteurs au LDL-cholestérol au niveau du foie. Suite à la mise en évidence de l'expression de PCSK9 dans les nerfs périphériques, il est essentiel de déterminer sa fonction dans cette structure afin d'évaluer le risque potentiel de l'utilisation des inhibiteurs de PCSK9 sur les fonctions sensorielles et motrices chez les patients traités. Ce projet permettra de déterminer le rôle de PCSK9 dans les nerfs périphériques et de déterminer si son inhibition en clinique peut avoir un impact sur le développement de neuropathie chez les patients traités.

Procédures

Le prélèvement de tissus pour le génotypage des souris et la mise en place d’une bague d’oreille numérotée sera réalisé sous anesthésie générale sur l’ensemble des animaux et la technique sera d’une durée de 5min par animal. Les tests comportementaux seront réalisés sur animaux vigiles sur l’ensemble des animaux et le geste technique sera d’une durée de 20min par animal. La vitesse de conduction nerveuse sera effectuée sous anestéshie générale et sur l’ensemble des animaux pour une durée de 20 min par animal. L’hyperglycémie provoquée se fera sur animaux vigiles et sur l’ensemble des animaux pour une durée de 120 min par animal avec des prélèvements à différents temps. L’exsanguination sera effectuée sur l’ensemble des animaux du projet qui seront mis sous anesthésie générale et la procédure durera 5min par animal.

Impact sur les animaux

Concernant les nuisances ou effets indésirables possibles sur les animaux, nous avons identifié certaines manipulations qui pourraient entrainer des nuisances ou des effets indésirables sur les animaux. L’injection de tamoxifène sur animal non anesthésié peut entrainer un certain niveau de stress. Afin de limiter le stress, les animaux seront manipulés par des expérimentateurs formés à la préhension et à la contention des animaux de laboratoire. Le tamoxifène est un anti-estrogène administré dans le cancer du sein de la femme. Même si quelques effets secondaires peuvent être observés tels qu'une mortaité embryonnaire, une infertilité temporaire ou un blocage intestinal, en recherche, elle est couramment utilisée chez la souris pour activer la recombinase Cre dans des lignées de souris génétiquement modifiées. Au vu des doses utilisées et de la période d’injection (5 jours), nous ne nous attendons pas à des effets indésirables sévères. Concernant les tests sensoriels et moteurs, l’isolement des animaux pour effectuer les tests peut entrainer un certain niveau de stress. Afin de limiter ces effets, les animaux seront habitués à la salle de test, à son environnement et au matériel pendant 3 jours consécutifs (30 minutes par jours). Pour l'hyperglycémie provoquée, la mise à jeun de l’animal pendant 6 heures peut entrainer des effets indésirables. Afin de limiter le stress, la mise à jeun se fera pendant la journée afin que les expérimentateurs puissent surveiller le comportement des animaux pendant cette période.

Devenir

L'ensemble des animaux est maintenu en vie au cours des procédures 1 à 7. A la fin de la procédure, l'ensemble des animaux subiront une exsanguination suite à une ponction cardiaque après anhestésie à l’isoflurane.

Remplacement

Les objectifs de cette étude sont de déterminer le rôle de PCSK9 de manière spécifique dans le système nerveux périphérique. Elle nécessite donc l’utilisation de lignées de souris transgéniques dans le but de supprimer l’expression de la protéine PCSK9 dans différents types cellulaires composant le nerf. Par ailleurs, le recours à l’expérimentation sur des animaux vivant est indispensable car la neuropathie est impossible à reproduire sur des modèles in vitro simplifiés (ex : culture cellulaire), de même que les tests de phénotypage sensoriel et moteur. De plus, le système Cre-loxP est un système inestimable pour le contrôle de la délétion de différents gènes au niveau du système nerveux chez la souris et est très fréquemment utilisé chez les modèles de souris transgéniques. Les études seront systématiquement optimisées d’après la littérature et/ou les observations réalisées au laboratoire.

Réduction

L’utilisation des animaux sera réduite au maximum et les expériences seront planifiées et réalisées les unes après les autres afin d’éviter des pertes inutiles. L’application de cette politique de réduction mise en place permettra d’optimiser au mieux chaque expérimentation afin de retirer un maximum d’information d’un minimum d’animaux. Le nombre d'animaux minimum a été déterminé par une approche statistique.

Raffinement

Les protocoles ont été établis afin de réduire la douleur et la détresse de l’animal. Les animaux seront sous la surveillance de personnes habilitées et la diffusion par ces personnes de leur savoir-faire permettra de réaliser nos expérimentations dans le respect du bien-être animal et des conditions optimales du suivi des règles d’hygiène et de sécurité. Pour les tests sensoriels et moteurs, les souris bénéficieront d'une acclimatation à la salle de test (30 minutes/jour pendant 3 jours) afin d’éviter le stress de l’animal. Les tests seront effectués sur plusieurs jours dans le but de limiter le nombre de stimulations (mécaniques, nociceptives et motrices). Si lors d'une procédure des signes de douleur ou de détresse sont observés alors l'animal se verra administré une dose d'analgésique (buprénorphine) à 0,01 mg/kg en sous-cutané. Les souris feront l’objet d’une surveillance quotidienne des zootechniciens et expérimentateurs afin de s’assurer de leur bien-être et de détecter tout signe éventuel de douleur (prostration, isolement, passivité, pelage, respiration, vocalisations)

Choix des espèces

La souris représente une espèce validée dans l’étude des neuropathies. Elle permet l’évaluation des déficits sensoriels et moteurs par la possibilité d’effectuer des tests sensoriels et moteurs non invasifs établis de longue date chez ce modèle animal et récapitulant les tests sensoriels réalisés chez l’homme. Nous utilisons des souris car elles sont déjà à l’origine d’un grand nombre de données dans la littérature et qu’il existe un nombre important de modèles de souris transgéniques permettant l’étude de protéines d’intérêt impliquées dans les neuropathies. Nous utiliserons des souris âgées de 10 semaines. Nous avons choisi ce stade de développement car le système somatosensoriel est mature et fonctionnel à partir de 8-10 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 460
Souffrances
▲ -
▲ 460
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 460

460 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent un antibiotique dans l'eau de boisson pendant deux jours, puis un gavage unique avec une banque de mutants d'Escherichia coli multirésistants, avant que leurs fèces soient séquencées pour repérer les gènes utiles à la colonisation intestinale. Le porteur affirme ne pas s'attendre à une gêne pour les animaux et prévoit leur mise à mort dès une perte de poids supérieure à 10 %. Il conclut que cette question "ne peut être réalisée que sur un modèle animal", sans détailler d'alternative testée.

Objectifs

Les bactéries Escherichia coli sont des bactéries retrouvées naturellement au sein du microbiote intestinal, c’està-dire les microorganismes hébergés dans notre intestin. La grande majorité des E. coli sont non pathogènes. Cependant, ces bactéries ont une grande capacité d’échange de matériel génétique et peuvent au fil de leur évolution acquérir de nombreux gènes. Parmi ceux-ci, les gènes responsables de la résistance aux antibiotiques sont ceux qui attirent le plus l’attention de la communauté hospitalière. En effet, de plus en plus d’E. coli résistent à plusieurs antibiotiques (on parle alors de souches multi-résistantes) les rendant extrêmement difficiles à traiter et pouvant conduire à des infections fatales chez les patients notamment immunodéprimés. Au sein des E. coli multi-résistants, un clade (un regroupement de plusieurs souches ayant une organisation génomique et une origine commune) est particulièrement scruté car sa fréquence est en constante augmentation aussi bien chez les Hommes que chez les animaux, suggérant une très forte capacité à coloniser le tractus digestif. Le but de notre étude est de comprendre les mécanismes adaptatifs qu’ont développés ces souches de manière à coloniser si efficacement le tractus digestif. Pour cela, nous disposons de souches multi-résistantes présentes chez l’Homme et retrouvées en clinique depuis plusieurs années, ainsi que des souches multi-résistantes apparues récemment chez l’Homme et dont la fréquence de détection et donc le portage augmentent rapidement. Nous disposons pour chacune des souches d’une banque de mutants. Une banque de mutants correspond à plusieurs dizaines de milliers de clones de la bactérie initiale dans lesquelles, à l’aide d’une approche moléculaire, un élément mobile appelé transposon a été inséré aléatoirement dans le chromosome bactérien. Le transposon en s’intégrant de façon aléatoire dans le génome bactérien va inactiver le gène dans lequel il s’est intégré. Nous gaverons de souris avec les banques de mutants puis par séquençage, des bactéries présentes dans les fèces, nous déterminerons pour chaque souche les gènes importants pour l’implantation intestinale. La découverte de protéines cruciales pour l’implantation intestinale des E. coli multi-résistants pourrait ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques visant à limiter la colonisation intestinale de ces souches.

Bénéfices attendus

Le projet permettra du point de vue scientifique une meilleure compréhension des mécanismes mis en jeux pour faciliter la colonisation intestinale des bactéries multi-résistantes aux antibiotiques. Nous espérons mettreen lumière des protéines clefs impliquées dans la colonisation bactérienne et ainsi proposer de nouvelles stratégies permettant de limiter cette colonisation intestinale.

Procédures

Les animaux recevront via l'eau de boisson un antibiotique pendant 2 jours. C'est une procédure classique qui n'induit aucun stress/douleur chez l'animal. Les animaux seront ensuite gavés avec un volume de 200μl (1 seul gavage). Le gavage se fera sur animal vigile par du personnel expérimenté habitué à cet acte qui hormis la contention n'induit aucune douleur à l'animal (le temps moyen de l'acte entre la prise de l'animal dans sa cage, la contention, le gavage ne dépasse jamais les 20 secondes).

Impact sur les animaux

Nous ne pensons pas que les manipulations proposées induisent une quelconque gène chez l’animal étant donné que les souches utilisées ne sont pas pathogènes et les animaux immunocompétents. Cependant, un suivi quotidien des animaux sera réalisé de manière à repérer toute détresse animale. Si un animal présente un des critères suivant : perte de poids supérieure à 10%, un dos vouté, le poil dru, ou une démarche traduisant une souffrance, il sera immédiatement mis à mort. Pour faciliter le suivi des animaux, un système de score intégrant différents paramètres (apparence, comportement, signes cliniques…) sera utilisé de manière à nous assurer qu’aucun animal n’est en souffrance.

Devenir

Les animaux auront été traités avec des antibiotiques et gavés par des bactéries rendant leur réutilisation dans un autre protocole impossible.

Remplacement

Le but du travail est comprendre comment les bactéries multi-résistantes aux antibiotiques colonisent le tractus digestif. Ceci ne peut être réalisé que sur un modèle animal.

Réduction

Des expériences préliminaires menées au laboratoire nous ont permis grâce au séquençage du génome de nombreuses souches d'intérêt, de sélectionner les clones les plus représentés chez les patients. Ainsi nous réduirons le nombre d'animaux en limitant le nombre de souches et en ne testant que les plus relevantes (c'est-à-dire les plus fréquentes chez les patients).

Raffinement

Les animaux seront stabulés dans une salle climatisée (22 ± 2°C) avec un cycle 12/12h (jour/nuit, 7h00 à 19h00) et un taux d'humidité maintenu à 55%. Les animaux auront libre accès à la boisson et à la nourriture. Le milieu sera enrichit à l’aide de maisons en carton. Un suivi quotidien des animaux sera effectué de manière à repérer toute détresse animale. Le poids des souris sera également suivi avec attention (pesées 2 fois par semaine) car c’est un très bon marqueur de l’inflammation intestinale et de la sévérité d’une diarrhée. Une perte de plus de 10% du poids avant le gavage constituera un critère d’arrêt et l’animal en question sera mis à mort. De plus, nous utilisons un système de score (présenté en annexe) dont les paramètres sont : l'apparence, le comportement naturel, l'hydratation, les signes cliniques, et le comportement provoqué.

Choix des espèces

Les animaux utilisés seront des souris de fond génétique C57BL/6 wild-type. Ces dernières sont particulièrement utilisées dans les expériences de colonisation du tractus digestif par des bactéries notamment les E. coli. Les animaux utilisés seront tous des jeunes adultes (6 à 8 semaines) au début de la procédure expérimentale. Au sein de la communauté scientifique, c'est à cet âge là que les expériences de colonisation intestinale se font.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Souris : 1100
Rats : 1100
Souffrances
▲ -
▲ 800
▲ 1400
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2200

Jusqu'à huit prises de sang en quatre à huit heures, un jeûne pouvant atteindre 16 heures, un isolement jusqu'à 24 heures pour recueillir urines et fèces : 1 100 souris et 1 100 rats, soit 2 200 rongeurs, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chez une partie d'entre eux, l'équipe provoque des troubles métaboliques par l'administration unique d'un réactif que le résumé ne nomme pas, par un régime riche en graisse ou par les deux. Les rongeurs reçoivent des substances par la bouche, en injection ou en perfusion veineuse de plusieurs heures, pendant des jours ou des semaines, pour tester des candidats médicaments contre le diabète et l'obésité, ou les effets d'autres molécules sur le système hormonal. Le porteur écrit que l'impact de ces substances sur le métabolisme des rongeurs "est prédictif de leur efficacité et/ou sécurité en clinique". Le champ structuré du devenir ne déclare aucun rongeur réutilisé, alors que le texte prévoit de réutiliser, après accord vétérinaire, ceux qui sortent de procédures légères ou modérées, et de tuer ceux dont les organes sont prélevés.

Objectifs

La prévalence mondiale du diabète et de l’obésité n’a cessé d’augmenter au cours de ces dernières décennies et a atteint des proportions pandémiques (463 millions de personnes atteintes en 2019). Ces troubles métaboliques exposent les personnes atteintes à un risque de pathologie bien plus grave, en effet une glycémie constamment élevée provoque des lésions vasculaires généralisées affectant le cœur, les yeux, les reins et les nerfs. Elle expose les personnes atteintes à une incidence accrue de maladies athérosclérotiques cardiovasculaires. A l’heure actuelle, toutes les thérapies disponibles traitent les conséquences du diabète de type 2 en se focalisant principalement sur la régulation glycémique, mais ne ciblent pas le mécanisme biologique sous-jacent qui cause la maladie. Par ailleurs, certaines molécules médicamenteuses en cours de développement peuvent avoir des effets secondaires sur le système endocrinien et favoriser l’apparition d’hyperglycémie et de diabète. Ainsi le présent projet aura pour objectif d’une part d'évaluer l’efficacité préclinique de nouvelles substances susceptibles de lutter contre les troubles métaboliques et endocriniens (diabète, obésité, syndrome métabolique), d’autre part, de déterminer si de nouvelles substances en développement peuvent avoir une répercussion sur le système endocrinien. Quel que soit le contexte de l’étude, l’effet des substances pharmacologiques est évalué sur des modèles biologiques suffisamment sensibles et prédictifs, capables de mimer la physiologie endocrinienne humaine et sa complexité, afin de garantir la pertinence et la validité des résultats expérimentaux obtenus.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'évaluer l’activité pharmacologique de substances en développement sur le métabolisme glucidique et lipidique. Ce projet permettra également d’étudier les effets secondaires possibles d’autres substances bioactives sur le système endocrinien.

Procédures

Les troubles métaboliques sont induits par une administration unique d'un réactif (durée d'environ 1 minute), ou par un régime riche en graisse, ou la combinaison des deux. Les substances-test peuvent être administrées par bolus (voie orale, intraveineuse, sous-cutanée, intra-péritonéale, intramusculaire), durée de quelques secondes ou par perfusion lente (intraveineuse) de quelques minutes à quelques heures. Les administrations peuvent être uniques ou répétées pendant plusieurs jours (le plus souvent) ou plusieurs semaines, et cela en fonction de l’objectif de l’étude. Les tests de tolérance au glucose et à l’insuline nécessitent une administration unique (durée d’environ 1 minute) suivie de prélèvements d'une goutte de sang (durée de quelques secondes, 8 maximum, sur 4 ou 8h de test). Par ailleurs, des prélèvements de sang (8 maximum, sur 4 ou 8h) peuvent être réalisés, chaque prélèvement durant quelques secondes à 3 minutes. Enfin, un hébergement individuel (durée max 24 h) peut être réalisé au cours de l'étude pour prélèvement d'urines ou de fèces.

Impact sur les animaux

Bien qu’un certain nombre de procédures appliquées dans ce projet n’induisent pas de nuisance ou d’effets indésirables sur les animaux, quelques procédures peuvent induire un stress lié à un isolement (

Devenir

Pour les procédures légères et modérées, les animaux peuvent être réutilisés après l’approbation du vétérinaire. Pour procédures nécessitant des prélèvement d’organes les animaux sont euthanasiés.

Remplacement

Dans le cadre du développement des médicaments testés de nombreux tests ex vivo (in vitro et in silico) ont déjà eux lieu avant l'utilisation de l'animal. Ceux-ci constituent un point de départ permettant de générer des données préliminaires et d’effectuer un tri moléculaire pour ne retenir que les molécules présentant une certaine efficacité. Bien que ces tests permettent une réduction significative du nombre de substance à tester (et donc du nombre d’animaux), ils ne reflètent pas la complexité de l’environnement biologique et du système endocrinien chez l’Homme. De même, il n'est pas possible de prédire les effets secondaires des substances utilisées. Ainsi, les modèles d'animaux restent indispensables pour valider et optimiser de nouvelles thérapies pour leur utilisation en toute sécurité chez l'Homme.

Réduction

Les mesures de réduction s'intégrant à la règle des 3Rs vont consister à utiliser le plus petit nombre d’animaux possible pour chaque étude permettant d'obtenir des données suffisantes pour interpréter les résultats de façon correcte et d’éviter ainsi une répétition inutile des études. Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet et la comparaison par rapport à un groupe contrôle négatif et éventuellement à un contrôle positif (substance de référence ou de comparaison) si cela s'avère pertinent. Quand le protocole d'étude le permet, un groupe traité est utilisé comme son propre contrôle négatif permettant ainsi d’utiliser un nombre d’animaux réduit. Par ailleurs et dans la mesure du possible (en fonction de la durée d'action de la substance-test), plusieurs doses d'une même substance peuvent être testées chez le même animal et à des jours différents, réduisant ainsi le nombre d'animaux utilisés. Nos données historiques ainsi que celles de la littérature indiquent qu’un effectif 8-10 animaux ( rats et souris) en standard par groupe (nombre de groupes variables, selon l’objectif de l’étude) est généralement nécessaire pour atteindre une sensibilité correcte du test. L' analyse statistique prévue repose sur des tests paramétriques. Par ailleurs, des prélèvements terminaux peuvent être ajoutés en fin de procédure pour éviter une répétition inutile de l'étude. Dans le but de réduire le nombre d’animaux, certains animaux issus des procédures réalisées sur l’animal éveillé sont également réutilisés aux strictes conditions qu’ils n’aient pas subi de procédure sévère et après accord du vétérinaire.

Raffinement

Les mesures de raffinement s'intégrant à la régle des 3Rs vont consister en un suivi des points limites permettant l'euthanasie précoce de tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids). De plus, les animaux sont suivis par le vétérinaire et manipulés fréquemment par des techniciens préalablement formés et attentifs, prêts à agir lorsque les critères d'interruption prédéfinis sont atteints. Par ailleurs, et au quotidien, un enrichissement complet est fourni aux animaux, celui-ci inclut dans leur hébergement : litière, objets de nidification, objets à ronger ou à mastiquer, présence de congénères (sauf cas contraire imposé par la procédure). Lorsque nécessaire, les animaux sont anesthésiés et analgésiés. Le programme d’anesthésie et d’analgésie est défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance.

Choix des espèces

L’impact de substances pharmacologiques sur le métabolisme de rongeurs (rats, souris), est prédictif de leur efficacité et/ou sécurité en clinique. En effet, le rongeur s'est avéré être un modèle fiable pour découvrir et valider de nouveaux traitements du diabète, il presente une physiologie proche de celle de l'Homme. Les études sont principalement menées sur des jeunes rongeurs adultes sains dont l'âge est compris entre minimum 4 semaines (correspond à la fin du sevrage des animaux) et maximum 20 semaines (correspond à l'apparition du processus de sénescence).