Rongeurs
Etude du mode d’action et de l’efficacité du Fitusiran dans des modèles murins d’hémophilie
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
467 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Rendues déficientes en facteurs de coagulation pour reproduire l'hémophilie humaine, elles reçoivent une à trois injections de Fitusiran, deux prélèvements sanguins dont un terminal, et pour une partie un test de saignement où une veine de la queue ou de la cuisse est blessée sous anesthésie et la perte de sang mesurée pendant trente minutes. Le porteur indique que ces pertes de sang importantes empêchent toute réutilisation et justifie le recours aux souris par le fait que les tests sans animaux ne reproduisent pas l'intégralité de la coagulation. Le projet vise à préciser le mode d'action et les risques thrombotiques d'un traitement déjà en essai clinique.
Objectifs
L’hémophilie est une maladie hémorragique héréditaire rare affectant principalement les hommes. Il en existe deux types : l’hémophilie A (1 naissance de garçons sur 5000) et l’hémophilie B (1 naissance de garçons sur 30000). Une troisième maladie hémorragique apparentée est la maladie de Stuart-Prower (1 cas sur 1 million). Ces trois maladies surviennent lorsqu'il y a un déficit en protéines importantes pour assurer la coagulation sanguine. Pour l'hémophilie A, il manque le facteur VIII. Pour l'hémophilie B, il manque le facteur IX et pour la maladie de Stuart-Prower, il manque le facteur X. La coagulation sanguine est le processus qui permet l'arrêt du saignement lors d'une blessure. Sans traitement, l'espérance de vie des patients hémophiles est d'environ une quinzaine d'années. Il existe un traitement standard de l'hémophilie qui consiste à donner aux patients la protéine qui leur manque. Par contre, ce traitement est assez lourd car il ne s'agit pas d'un comprimé à avaler mais d'injections par voie intraveineuse, injections qui doivent être faites plusieurs fois/semaine. Actuellement de nouveaux traitements cherchent à faciliter la prise en charge de ces maladies en diminuant la fréquence des injections. L'un de ces traitements est très original puisqu'il ne cherche pas à redonner aux patients la protéine qui leur manque mais il vise à bloquer une autre protéine, l'antithrombine, dont le rôle normal est de réduire le processus de coagulation. Lors des essais cliniques chez les patients hémophiles, cette thérapie, appelée Fitusiran semble être efficace mais des questions demeurent d'une part sur son mode d'action précis et d'autre part sur les risques potentiels associés à son utilisation. En effet, de nombreux professionnels de santé sont réticents à l'idée d'utiliser ce traitement qui pourrait potentiellement induire un effet pro-thrombotique, c'est-à-dire induire une coagulation sanguine indésirable qui interviendrait même en absence de blessure. L'objectif de notre projet est donc de mieux comprendre le mécanisme d'action du Fitusiran ainsi que l'évaluation des risques associés dans des modèles de souris déficientes en Facteur VIII (hémophiles A), en Facteur IX (hémophiles B) ou en Facteur X.
Bénéfices attendus
A court-terme, les résultats de cette étude permettront 1) d'établir un effet dose-réponse du Fitusiran pour corriger les saignements incontrôlés chez des souris reproduisant des maladies hémorragiques humaines 2) de surveiller le risque thrombotique associé. A plus long terme, le projet contribuera à mieux établir le profil de sécurité du Fitusiran afin de favoriser son déploiement à plus grande échelle dans la population hémophile.
Procédures
Les souris seront soumises à une procédure impliquant plusieurs gestes sur une période de 21 jours maximum. Selon les groupes, les souris recevront 1, 2 ou 3 injections de Fitusiran à raison d'une injection/semaine. Deux prélèvements sanguins seront effectués au maximum par souris, l'un avant le traitement et le second à différents temps après le traitement. Pour certaines souris, ce second prélèvement sanguin sera terminal puisque toutes les mesures seront ensuite effectuées sur le sang recueilli. Ces prélèvements sanguins se feront sur souris anesthésiées. Pour un autre groupe de souris, un test de saignement sera réalisé le lendemain du second prélèvement sanguin Dans ce test, les souris seront anesthésiées et une blessure sera induite sur une veine de la queue ou de la cuisse et la quantité de sang perdu sera mesurée pendant une durée de 30 minutes. Au terme des 30 minutes, les animaux toujours sous anesthésie seront euthanasiés par les méthodes réglementaires.
Impact sur les animaux
Douleur légère lors des injections sous-cutanées et après les prélèvements sanguins. Stress lors de la préhension des animaux
Devenir
En fin de procédure, tous les animaux seront euthanasiés selon les méthodes réglementaires. En effet, lors des tests de saignement, les souris peuvent perdre beaucoup de sang, ce qui provoquerait un impact trop important sur une ré-utilisation potentielle.
Remplacement
La coagulation sanguine est un processus complexe, faisant intervenir de nombreux acteurs, que ce soit les cellules sanguines, les protéines qui circulent dans le sang mais aussi la paroi des vaisseaux sanguins. Actuellement les tests disponibles qui ne font pas appel aux animaux, même s’ils se sont beaucoup améliorés depuis quelques années, ne permettent pas de reproduire l’intégralité de ce processus.
Réduction
Afin de déterminer le nombre d’animaux approprié pour le projet, nous avons réalisé une analyse de puissance. Les hypothèses sous-jacentes à nos calculs sont basées sur la littérature existante et sur notre expérience des modèles expérimentaux et de la variabilité qui leur est associée. Les doses de Fitusiran que nous avons choisies de tester ont déjà été suggérées dans la publication scientifique décrivant cette approche, ce qui nous permet de ne pas partir en aveugle et de limiter les doses à étudier.
Raffinement
Les procédures utilisées se feront dans le cadre adapté d'un hébergement agréé, respectant au maximum le bien-être des animaux avec un enrichissement du milieu (morceaux de bois à ronger, filaments de papier kraft pour faire un nid), en limitant la souffrance par le respect des méthodes d’anesthésie. L’ensemble des expériences seront effectuées par une personne habilitée à expérimenter sur animaux et la procédure aura lieu principalement sous anesthésie et sans réveil. Au cours de ce projet, les opportunités de raffinement seront régulièrement ré-évaluées pour nous assurer de la mise en place rapide de tout nouveau développement technique qui interviendrait pendant la période du projet. Les points limites susceptibles d'entraîner l'euthanasie immédiate de l'animal seront les suivants: Hyperalgésie après les injections et les prélèvements, visible par une agitation importante de la souris ou manifestation hémorragique qui serait visible par un écoulement de sang au niveau oculaire/nasal. Pendant les 14 jours de la procédure, observation quotidienne des animaux (1 fois pendant le week-end): Décision d'euthanasie si un des critères suivants est noté: 1) perte de 20% du poids par rapport à la veille, 2) poils hérissés ou 3) état apathique.
Choix des espèces
Ce projet fait appel à des modèles murins déjà développés qui reproduisent les pathologies étudiées (hémophilie et maladie de Stuart-Prower). Il s'agit de souris déficientes en Facteur VIII (modèle d'hémophilie A) en Facteur IX (modèle d'hémophilie B) et en Facteur X (modèle de maladie de Stuart-Prower). Ces modèles ont d’ores et déjà montré leur pertinence en tant que modèles de ces pathologies humaines. Pour l'intégralité des procédures, des souris adultes (8-16 semaines environ) des deux sexes seront utilisées.
Efficacité d’un nouvel antibiotique contre Mycobactérium avium
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
210 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers pour 30 d'entre elles et sévères pour 180. Elles sont infectées par Mycobacterium avium au moyen d'un aérosol de deux heures, puis reçoivent des antibiotiques par gavage et par injection dans le ventre cinq jours par semaine pendant un à quatre mois. Le porteur reconnaît que les gavages réalisés par des personnes novices peuvent provoquer des saignements, une inhalation ou la mort, et prévoit un entraînement préalable sur une fausse souris. Il affirme qu'il n'existe à ce jour aucune solution alternative satisfaisante et met à mort tous les animaux en fin de traitement pour mettre leurs poumons en culture.
Objectifs
L'objectif principal du projet est de déterminer l'efficacité d'un nouvel antibiotique, contre les infections respiratoires à Mycobacterium avium, une bactérie particulièrement difficile à traiter. Les objectifs secondaires sont de déterminer les meilleures combinaisons de traitements avec cet antibiotiques et de décrire la réaction des tissus de l'organisme sous ce(s) traitement(s).
Bénéfices attendus
Cet antibiotique a déjà montré une efficacité in vitro (en laboratoire) sur Mycobacterium avium, mais l'efficacité in vivo (chez l'être vivant) reste à démontrer. Si notre hypothèse de travail est correcte, notre projet permettra de mettre en évidence l'efficacité de ce nouvel antibiotique seule et en combinaison avec d'autres antibiotiques spécifiques. Cette efficacité permettra d'informer à court terme d'autres études expérimentales sur des combinaisons à tester et leur durée de traitement, mais également à moyen terme les essais cliniques thérapeutiques pour des patients en grand besoin de traitements plus efficaces et mieux tolérés dans cette indication.
Procédures
Il n'est pas prévu de prélèvement sanguin ou d'intervention chirurgicale. En revanche les souris seront infectées par des aérosols de mycobactérie (durée 120mn) et seront par la suite traitée par différents antibiotiques afin de déterminer leur efficacité. Si l'infection par aérosol est indolore, l'administration des antibiotiques se fait par voie orale (à la seringue) et/ou par voie injectable (dans le ventre). Ces administrations sont répétés tous les jours (durée 5 à 10 secondes), cinq jours par semaine pendant 1 mois, 2, 3 ou 4 mois pour certaines souris.
Impact sur les animaux
La procédure expérimentale du gavage et de l'injection, bien qu'en soit peu délétère, est répétée quotidiennement, pouvant provoquer un stress sur les animaux. C'est pourquoi il est prévu un rapport écrit de la surveillance quotidienne avec évaluation a posteriori du projet. Des points limites spécifiques ont été établis pour la surveillance. Les effets indésirables attendus, surviennet essentiellement lorsque les gavages sont faits par des novices. Ce sont : des saignements, un stress, une inhalation, le décès. Lors des injections, ce sont des douleurs, des hématomes, des troubles cutanés. Toutefois, le personnel novice sera dans un premier temps entraîné sur une souris d'entrainement fictive (Mimicky mouse, Dorset, UK) jusqu'à ce qu'ils acquièrent la dextérité et l'aisance nécessaire pour ne pas faire subir d'effet indésirable inutile aux souris.
Devenir
Afin de pouvoir tester l'efficacité des antibiotiques les animaux doivent être infectés puis traités. Après la durée de traitement prévue dans le protocole il est nécessaire de mettre en culture les poumons afin de mesurer l'efficacité des antibiotiques. Tous les animaux sont donc mis à mort à la fin de la durée de traitement.
Remplacement
La procédure de préhension et de gavage sera apprise sur une souris fictive jusqu'à ce que les personnes formées soient à l'aise avec ces procédure. Des analyses in vitro ont été réalisées en amont pour sélectionner les candidats, mais à ce jour, il n'existe pas de solution alternative satisfaisante pour remplacer les animaux dans cette indication.
Réduction
Le nombre de souris est calculé au plus proche de ce qui est nécessaire pour voir une différence significative entre les groupes de traitement.
Raffinement
Les mesures de raffinement suivantes seront prises pour diminuer la douleur, la souffrance et l'angoisse des animaux. Les souris seront suivies quotidiennement. Dans la cas où une douleur serait observée, les souris auront une injection d'analgésique une fois par jour jusqu'à normalisation de l'échelle de la douleur. Dans le cas d'une aggravation des signes de douleur, les souris concernées seront euthanasiées. Nous avons défini des points limites spécifiques au gavage. Les souris seront gardées dans des cages collectives (en respectant la limite de souris par cage) et enrichies (litières foisonnantes et absorbantes, tunnels, …). Nourriture et boisson seront ad libitum.
Choix des espèces
Dans notre étude précédente la souris BALB/c était le modèle animal répondant le mieux à l’antibiothérapie semblant le plus se rapprocher des données humaines. Il n'est pas justifié d'utiliser des modèles de souris immunodéprimées (ou d'autres espèces animales) moins semblables aux données cliniques
Etudier l’effet de xénobiotique en pharmacologie (Travaux pratiques BUT2 Parcours BMB)
- Enseignement supérieur
415 souris femelles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 165 proposées à l'adoption et le reste tué. Elles reçoivent une à deux injections hebdomadaires de psychotropes, dont le diazépam et la chlorpromazine, puis servent à quatre tests comportementaux réalisés par des étudiants, dans le cadre de travaux pratiques de pharmacologie en BUT. Une partie est ensuite tuée pour fournir des cadavres aux travaux pratiques d'anatomie de première année. Le porteur affirme qu'acquérir des compétences en expérimentation "nécessite" l'animal vivant, et complète ces séances par des vidéos et des exercices in silico.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de répondre à l’une des attentes du Programme National des IUTs en vue de l’obtention du Bachelor Universitaire de Technologie (BUT), Spécialité Génie Biologique, Parcours Biologie Médicale et Biotechnologie de 2ème année. Les étudiants doivent en effet réaliser une Situation d’Apprentissage et d’Evaluation (SAé) au cours du semestre 4 de la 2ème année intitulée « Etudier l’effet de xénobiotiques en Pharmacologie » dans un contexte de développement de médicament lors de l’étude préclinique. Ce projet permettra ainsi aux étudiants d'appréhender de nouveau les méthodes faiblement invasives (maniement, contention, injection, etc. ; cf DAP n°38855) notamment utilisées en pharmacologie mais aussi d’acquérir de nouvelles compétences comme celle portant sur la caractérisation du mode de fonctionnement et des effets d’un xénobiotique sur un organisme vivant. Dans ce contexte, l’utilisation de l’animal semble nécessaire pour répondre à cet objectif. Les étudiants pourront ainsi au moyen de 4 tests comportementaux étudier les effets bénéfiques et/ou délétères de molécules médicamenteuses, à savoir des psychotropes (diazépam et chlorpromazine). Ces TPs seront également complétés i) par des recherches bibliographiques sur les tests comportementaux employés et les molécules testées, ii) par le visionnage de vidéos montrant d'autres tests comportementaux avec des souris ayant également reçu soit du diazepam soit de la chlorpromazine comme par exemple le test de l'escalier et iiI) par des TPs in silico et in vitro en Ressources afin d’étudier les effets bénéfiques et/ou délétères d’autres médicaments.
Bénéfices attendus
Ce projet correspondant à une Situation d’Apprentissages et d’Evaluation (SAé) permettra aux étudiants d'acquérir la compétence " Mener des études à l'échelle de l'organisme et de la cellule en biologie de la santé" exigées dans le cadre de cette formation. L'acquisition de cette compétence nécessite pour l'étudiant de maitriser un certain nombre d'apprentissages critiques (AC) qui sont, pour cette compétence et pour ce niveau de formation, : i) Mener des études sur les dysfonctionnements cellulaires, tissulaires et physiologiques et ii) Expérimenter dans le cadre d’études pré-cliniques en évaluant l’effet de xénobiotiques en pharmacologie notamment sur l’animal de laboratoire. Le contenu de ce projet comportant 4 expérimentations répond ainsi à ces apprentissages critiques et entre donc dans le processus d'acquisition de cette compétence en complément des autres enseignements théoriques et pratiques telles que les Ressources intitulées « Etude des dysfonctionnements cellulaires et physiopathologiques » et « Pharmacologie ». Pour résumé, au travers des enseignements théoriques et pratiques (entre autres par ce projet), les étudiants auront ainsi une vision d'ensemble sur ce qu'implique l’étude de l’effet d’un xénobiotique en pharmacologie en utilisant l’animal de laboratoire : réglementation en vigueur, éthique, bien-être, gestes de base, dispositif expérimental, points limites, rendre compte des résultats de manière appropriée...
Procédures
Ces animaux seront soumis uniquement à 1 voire 2 injections par semaine de liquide physiologique et/ou de psychotropes (diazépam, chlorpromazine, imipramine) en intrapéritonéale. Seules les souris témoin des 2 premiers TP seront soumises à 2 injections par semaine car elles serviront pour le 3ème groupe de TP permettant ainsi de réduire le nombre d'animaux.
Impact sur les animaux
Durant ce projet, les animaux seront confrontés à différentes nuisances : 1) le maniement par des personnes inconnues. Neanmoins, ce point sera amoindri au cours du temps car nous essaierons qu'ils aient les mêmes souris à chaque TP ; 2) l'utilisation dans 4 expérimentations différentes mais cela permet de réduire le nombre d'animaux utilisés ; 3) injections de substances thérapeutiques à dose active (diazepam, chlorpromazine, imipramine) mais ces substances ont une durée de vie courte dans l'organisme donc les effets s'estomptent quelques heures voire quelques jours après l'injection. Pour palier à cela, les souris ne recevront qu'une seule dose par semaine de substances thérapeutiques à dose active.
Devenir
Pour le bien-être animal, l'adoption est à privilégier. Cependant, pour la ressource « Biologie Animale » en BUT 1 parcours BMB, il nous faut des souris mortes pour les TPs d’anatomie. C’est pourquoi 50 des 83 souris seront mises à mort pour ces TPs. Ce nombre a été décidé car nous avons la possibilité d’avoir entre 45 et 50 étudiants en parcours BMB 1ère année. Le reste de souris sera bien évidemment proposé à l’adoption. Il est à noter que lors des adoptions, un sachet de granulés ainsi qu'un peu de litière de leur cage d'origine seront donnés aux adoptants pour l'acclimatation de l'animal dans son nouvel environnement et des recommandations telles que l'introduction progressive de la nouvelle alimentation seront données. Pour finir, les étudiants comme les associations permettant la réhabilitation des animaux de laboratoire, recevront le certificat sanitaire de notre vétérinaire référent et l'autorisation triennale de la DDPP.
Remplacement
Il est difficile d'acquérir des compétences en expérimentation animale sans l'utilisation de l'animal in vivo c'est pourquoi un remplacement total n'est pas possible mais un remplacement partiel l'est. En complément de ces expérimentations in vivo et dans un objectif de remplacement, des vidéos seront mises à disposition des étudiants pour qu'ils puissent en plus des enseignements théoriques et pratiques, préparer au mieux leurs interventions / expérimentations avec les animaux.
Réduction
Le nombre de souris utilisé est réduit au minimum. Chaque année, 83 souris seront utilisées et seront subdivisées 9 cages de 8 souris et 1 cage de 9 souris. D'autre part, nous avons choisi de faire travailler les étudiants par groupe de 3 ou 4 étudiants réduisant ainsi le nombre de groupe d'étudiants à 4 par TP. D'autre part, ces 83 souris serviront à 4 expérimentations. Les résultats des différents groupes de TP seront poolés et exploités lors de TPs de statistique.
Raffinement
Durant tout leur séjour au sein de notre établissement, les souris auront à disposition et sans restriction de la nourriture et de l'eau. Elles seront également visitées tous les jours par la personne habilitée au sein de l'établissement et seront également observées et manipulées par les étudiants pendant les TPs. Selon la corpulence des souris, elles pourront être répartie dans un nombre plus important de cages. Au cours de ces visites, les animaux seront observés pour détecter tout comportement de souffrance, d'anxiété, etc... De plus, notre établissement a acquis des objets d'enrichissement tels que des tubes/ tunnel en PVC qui seront préalablement désinfectés, ruban de carton, etc. De la même façon, les étudiants pourront eux-mêmes apporter des objets d'enrichissement. Comme mentionné lors de la justification du choix du sexe des animaux, nous utiliserons uniquement des femelles car elles sont plus faciles à héberger sur le long terme (risque de conflits dus à un stress éventuel ou une hiérarchie instable moindre comparé aux mâles). Enfin le comportement à adopter face aux animaux sera rappelé aux étudiants i.e être calme, manipuler les animaux (handling) avec douceur et patience de façon à les habituer à être manipulés.
Choix des espèces
La souris a été choisie comme modèle d'étude pour ce projet pour plusieurs raisons : 1- c'est l'un des modèles les plus utilisés en recherches bio-médicales et pharmacologiques (75%) 2- c'est un modèle (globalement) représentatif de la physiologie humaine (proximité phylogénétique entre les espèces). 3- leur comportement face à la manipulation, aux injections de molécules est bien documenté et des dispositifs expérimentaux sont disponibles pour le mesurer. 4- c'est une espèce facile à maintenir en captivité Les animaux utilisés auront au moins 2 mois. Il s'agira donc d'adultes car ils possèdent, théoriquement à ce stade, toutes les capacités exploratrices, psychiques et locomotrices.
Hébergement de lignées de rongeurs génétiquement altérés
- Conservation des espèces
- Enquêtes médicolégales
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Production de routine
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Contrôles de qualité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 25000
250000 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une partie expédiée aux scientifiques qui les ont commandés et le reste tué. Ce projet d'élevage industriel de lignées génétiquement modifiées prévoit identification, jusqu'à quatre biopsies à l'oreille ou à la queue et des prélèvements sanguins par animal, certaines lignées exprimant un phénotype dommageable comme un diabète, une hémophilie ou une immunodéficience. Le porteur indique que les animaux "appartiennent au scientifique" et ne peuvent être replacés. Il présente l'élevage sur mesure de rongeurs "à fournir aux scientifiques" comme un service rendu à la communauté de recherche.
Objectifs
Ce projet a pour objectif la création, caractérisation et/ou l’élevage de lignée transgéniques à phénotypes dommageables ainsi que la réalisation d'une biopsie par méthode invasive séparément du geste d'identification sur des lignées transgéniques dans le but d'héberger ou de maintenir des lignées de rongeurs génétiquement modifiés pour le compte de la communauté scientifique. Les animaux génétiquement modifiés sont utilisés comme modèle expérimental pour la recherche (compréhension de maladies d’origine génétique comme par exemple la mucoviscidose, l’hémophilie ou encore la myopathie dans différents domaines : facteurs de risque, mécanismes physiopathologiques, essais thérapeutiques, ...) ou pour le développement de médicaments. A la réception ou à la création de lignées transgéniques, si la présence d’un phénotype dommageable n’a pas été analysée, une caractérisation de la lignée sera réalisée afin d'évaluer le bien-être animal et permettre la gestion optimale des possibles expressions cliniques du phénotype dommageable, leur prévention ou leur traitement adéquat. Lorsque le phénotype dommageable est avéré et connu, la gestion de cette lignée sera adaptée à ce dernier par la définition / surveillance des possibles signes cliniques associés à l'expression de ce phénotype ainsi que leur prévention et traitement. Pour toute lignée transgénique hébergée/élevée, il est important de connaitre le génotype des animaux, ainsi, en plus de l’identification, une biopsie avec une méthode invasive sera réalisée. Le but de cette biopsie est donc d’analyser le génotype de chaque animal afin de sélectionner celui d'intérêt. En 2022, sur 505 projets transgéniques au total (225 000 animaux), seulement 95 lignées étaient signalées avec un phénotype dommageable (19%, soit 43 000 animaux). Parmi ces 19%, moins de 1% ont réellement exprimé un phénotype dommageable. Ces phénotypes peuvent être catégorisés en tant qu’immunodéficient ; hémophile ; maladie métabolique ; trouble neurologique ; pathologie musculaire et articulaire ou cancer, mais nous ne pouvons prévoir précisément le nombre de lignées par catégories, cela dépend des sujets de recherche des scientifiques. Pour ce projet, nous comptons 250 000 animaux (ajout de 10% en prévision de la hausse d’activité) répartis entre 500 et 600 projets d’élevage de lignées transgéniques différentes. Entre 15- 20% de ces projets concerneront des lignées dont une partie des animaux pourront exprimer des phénotypes dommageables.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux transgéniques (avec un statut génétique et sanitaire connu) qui leur permettront de réaliser leurs études sur des organismes entiers et vivants. Ainsi, le bénéfice de ce projet sera de permettre une évaluation et une prise en charge des nuisances causées par la mutation génétique des lignées génétiquement altérées et une standardisation et raffinement des méthodes de prélèvement de tissus pour la caractérisation génétique de ces lignées. Le tout permettra d’avoir une meilleure maitrise de la production et de la qualité génétique, sanitaire et zootechnique des animaux génétiquement altérés à fournir aux scientifiques pour leurs expérimentations.
Procédures
Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis par animal : A une identification unique, acte d’une durée maximale de 20 secondes, à maximum 4 biopsies (à l’oreille préférentiellement ; à la queue sur justification scientifique), acte d’une durée maximale d’une minute, à des prélèvements sanguins au volume et fréquence conformément à la réglementation en vigueur (maximum 4 prélèvements sanguins par jour) d’une durée maximale d’une minute. Un hébergement isolé peut être nécessaire en cas d’animal fragile ou d’animal agressif. Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront être de phénotype dommageable.
Impact sur les animaux
Expression possible d’un phénotype dommageable due à la mutation génétique (immunodépression, arthrite, diabète, hémophilie, …). Chaque effet indésirable est notifié si connu à l’arrivée des animaux ou estimé lors de l’hébergement. Un suivi adapté et des mesures de raffinement spécifiques sur avis vétérinaire sont mis en place en fonction de l’impact observé / attendu chez l’animal. Sur la base du suivi rapproché effectué sur ces souches et des raffinements mis en place, la nuisance sur l’animal est légère à modérée. Stress suite à la contention pour identification Douleur et stress dus aux biopsies (nombre maximum de 4) si besoin d’identifier le génotype d’intérêt. La biopsie à l’oreille est privilégiée (environ 3mm x 3mm ou languette de 5mm de large maximum, plusieurs biopsies peuvent être faite si nécessaire et justification, âge minimum : 7 jours). Compte tenu de la taille de la biopsie et de la zone (oreille peu sensible), la nuisance sur l’animal est légère. Les biopsies à la queue sont possibles sur justification scientifique (biopsies de queue de 5mm maximum, une 2eme biopsie peut être réalisée sous justification du scientifique, âge minimum : 7 jours). Compte tenu de la taille de la biopsie et de la zone, la nuisance sur l’animal est légère pour les animaux de moins de 3 semaines (queue peu sensible) et modérée pour les animaux de plus de 3 semaines. Douleur et stress dus aux prélèvements de sang (volume et fréquence conformément à la réglementation en vigueur et les bonnes pratiques et raffinements internes). Une anesthésie pourra être appliquée en fonction du lieu du prélèvement. Hébergement isolé la période de récupération post opératoire pour les femelles réimplantées ou en cas d’agressivité au sein du groupe social afin de limiter la douleur et le stress liés à cette agressivité. Mise en place d’enrichissements supplémentaires et adaptés en cas d’hébergement isolé.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux sont soit expédiés, soit mis à mort (les animaux appartiennent au scientifique et ne peuvent être replacés).
Remplacement
Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux génétiquement altérés qui leur permettront d’étudier dans des organismes entiers et vivants toutes les conséquences d’une altération génétique définie et/ou l’intérêt de molécules thérapeutiques pour lutter contre ces conséquences. Ceci implique l’étude de divers processus biologiques et systèmes physiologiques complexes et nombreux au fur et à mesure de la vie du modèle et nécessite de disposer d’organismes vivants et entiers afin de pouvoir observer l’impact de l’altération génétique ou d’une molécule thérapeutique dans l’ensemble des organes, tissus et fonctions physiologiques. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet donc pas de réaliser de nos jours de tels projets sur des modèles in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux hébergé et mis en accouplement est calculé en fonction des besoins stricts de chaque scientifique. Les chercheurs sont sensibilisés à la nécessité de limiter le nombre d’animaux utilisés et nous mettons en œuvre des améliorations continues de nos méthodes de reproduction pour réduire le nombre d'animaux nécessaire pour obtenir un niveau d'élevage correspondant aux objectifs du projet (par exemple : Adaptation du sexe du reproducteur transgénique quand il est accouplé avec des animaux non transgéniques afin de maximiser les chances de fertilités (phénotype impactant la reproduction), ou d’éviter les mères dont le phénotype réduit les comportements maternels).
Raffinement
Les observations par le personnel permettent d’évaluer le stress, la douleur et la souffrance et d’y répondre au plus vite en contactant les techniciens qualifiés, compétents et le vétérinaire. Si un point limite est atteint, le technicien met en place des soins particuliers, un enrichissement adapté, un isolement et/ou si besoin la mise à mort de l’animal. En cas de signe clinique particulier, un suivi adapté est mis en place et géré par des techniciens qualifiés, compétents au suivi vétérinaire des animaux. Les lignées connues pour pouvoir présenter un phénotype dommageable peuvent être observées et vérifiées de manière plus fréquente et plus spécifique avec des points limites et des raffinements précis. Ceci est évalué lors de la caractérisation du phénotype de la lignée ou en lien avec le scientifique en charge de cette lignée et le vétérinaire lorsque le phénotype attendu est connu. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score. En cas de détection d’un point limite, l’animal est immédiatement mis à mort. Pour chaque phénotype dommageable, une mise en place de points limites non terminaux est adoptée afin de réaliser un suivi plus précis et plus optimum et la mise en place de soins adaptés (soutien nutritionnel, enrichissement spécifique, …). Si des animaux présentent des signes cliniques qui peuvent être atténués ou guéris à l’aide d’un traitement, avec accord du scientifique, ce traitement est mis en place. Les animaux déclarant un phénotype dommageable léger à modéré mais aptes à voyager seront expédiés avec une communication auprès de l’utilisateur final afin qu’il puisse gérer selon les règles éthiques et de bien-être animal leur réception et utilisation. En cas de prélèvements sanguins, les volumes prélevés ainsi que les périodes de récupération suivront la réglementation, les recommandations de la « Federation of European Laboratory Animal Science Associations » (FELASA) ainsi que les raffinements et bonnes pratiques internes. Les injections et prélèvements ne pourront être réalisées que sur des sites sans hématome ni inflammation apparente, en utilisant des aiguilles stériles adaptées (à la taille de l’animal et à la voie d’abord) et à usage unique. A chaque abord d’une voie vasculaire, un point de compression sera effectué le temps suffisant pour assurer l’arrêt du saignement. Une observation de l'animal sera réalisée au retour dans sa cage pour s'assurer de sa récupération immédiate.
Choix des espèces
Les rats et les souris sont les espèces pour lesquelles les manipulations génétiques sont les plus développées, les mieux maitrisées et pour lesquelles les données scientifiques sont nombreuses. De plus, ces espèces permettent d’élever rapidement un nombre d’animaux suffisamment important pour pouvoir avoir des données scientifiquement exploitables. Ce sont les espèces qui permettent à la communauté scientifique de réaliser un certain nombre d’études en recherche et développement grâce aux données historiques et à leur connaissance de ces modèles animaux. Lors de la caractérisation des lignées, l’observation détaillée et l’analyse de la présence du phénotype dommageable sont réalisées à la naissance, au sevrage et 8 semaines d'âge. Il est également possible de prolonger sur l'âge adulte si les animaux sont conservés plus longtemps. - Hébergement des lignées à phénotypes dommageables fait à tout âge. -Biopsies réalisées le plus souvent (99% des cas) une semaine avant le sevrage ou au sevrage. Dans environ 1% des cas, une recoupe à l’âge adulte peut être demandé par le client. - Prélèvement de sang dans la plupart des cas fait en submandibulaire après 4 semaines d’âge minimum (adulte).
Effet d’anticorps monoclonaux sur la biologie du facteur Willebrand dans un modèle de souris humanisées
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
473 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Modifiées pour exprimer le facteur Willebrand humain, elles reçoivent l'injection d'un anticorps puis, selon les groupes, des prélèvements sanguins, un test de saignement consistant à couper les trois derniers millimètres de la queue, ou l'observation de la formation de caillots, les gestes les plus invasifs se faisant sous anesthésie sans réveil. Elles sont tuées à l'issue, le porteur jugeant les tests incompatibles avec une réutilisation. Il affirme que les tests sans animaux ne reproduisent pas l'intégralité de la coagulation et vise des anticorps utilisables ensuite chez l'humain.
Objectifs
Le facteur Willebrand est une protéine qui circule dans le sang et qui a un rôle important dans l'arrêt du saignement après une blessure. Lorsqu'il est absent, le caillot sanguin ne se forme pas correctement et par conséquent, les saignements se prolongent. Il existe d'ailleurs une maladie, appelée maladie de Willebrand, dans laquelle les patients n'ont pas de facteur Willebrand ou alors un facteur Willebrand anormal. Dans les deux cas, les patients ont alors une maladie hémorragique qui peut être très sévère. Par contre, à l'opposé, si des personnes ont trop de facteur Willebrand, ils ont un risque augmenté de développer des pathologies thrombotiques telles que les accidents vasculaires cérébraux ou les infarctus du myocarde. De par son rôle important dans cet équilibre entre saignement et thrombose, le facteur Willebrand est une cible intéressante pour essayer de traiter ces conditions pathologiques. On peut effectivement envisager de développer des outils pour réduire la quantité de facteur Willebrand chez les personnes qui ont un taux trop élevé ou au contraire, l'augmenter chez les personnes qui n'en n'ont pas assez. L'objectif du projet réside dans cette dualité et nous avons à notre disposition des molécules (anticorps) qui sont susceptibles de moduler la quantité et la fonction du facteur Willebrand. Nous souhaitons donc tester leur effet dans un modèle murin spécialement développé à cet effet. Nous espérons ainsi identifier certains outils avec la capacité d'augmenter ou de diminuer la quantité de facteur Willebrand ou encore de corriger le défaut de fonction de cette protéine.
Bénéfices attendus
A court-terme, les résultats de cette étude permettront 1) de valoriser un modèle permettant de tester des agents ciblant le facteur Willebrand dans un modèle murin et 2) d'identifier potentiellement des outils biologiques permettant de moduler la fonction et la concentration du facteur Willebrand. A plus long terme, le projet a le potentiel d'identifier des pistes thérapeutiques avec un intérêt soit comme traitement de la maladie de Willebrand, soit comme anti-thrombotiques.
Procédures
Les souris seront soumises à une procédure impliquant plusieurs gestes sur une période de 17 jours maximum. Le premier geste consistera en une prise de sang de petit volume (sous anesthésie), suivi 24H plus tard d'une injection unique de la molécule (anticorps) à tester. Ensuite les souris seront divisées en 3 groupes: Un groupe subira un second prélèvement sanguin à différents temps. Selon les animaux, ce prélèvement interviendra entre 24H et 14 jours après l'injection de l'anticorps. Chaque souris ne sera prélevée que 2 fois en tout. Les prélèvements sanguins se feront sous anesthésie et les souris seront euthanasiées à l'issue du second prélèvement. Pour un second groupe de souris, 1 heure après l'injection de l'anticorps, le temps de saignement des souris sera mesuré. Ce test réalisé sous anesthésie consiste à couper les 3 derniers millimètres de la queue de la souris et à mesurer la quantité de sang perdu en 30 minutes. A l'issue du test, les souris toujours sous anesthésie seront euthanasiées par les méthodes réglementaires. Pour le troisième groupe de souris, 1 heure après l'injection de l'anticorps nous regarderons comment des caillots sanguins peuvent se former dans les vaisseaux au niveau de l'abdomen pendant une durée de 60 minutes. Au terme des 60 minutes, les souris toujours sous anesthésie seront euthanasiées par les méthodes réglementaires.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent expérimenter une légère douleur transitoire pendant et après les injections. Au moment des prélèvements de sang, les souris seront sous anesthésie. Enfin, les derniers gestes qui sont les plus invasifs (tels que le test de saignement) se feront entièrement sous anesthésie et seront sans réveil puisque les souris anesthésiées seront directement euthanasiées.
Devenir
Les tests pratiqués ne sont pas compatibles avec une ré-utilisation potentielle des animaux.
Remplacement
La coagulation est un processus complexe, faisant intervenir de nombreux acteurs, que ce soit les cellules sanguines, les protéines qui circulent dans le sang mais aussi la paroi des vaisseaux sanguins. Actuellement les tests disponibles qui ne font pas appel aux animaux, même s’ils se sont beaucoup améliorés depuis quelques années, ne permettent pas de reproduire l’intégralité de ce processus.
Réduction
Afin de déterminer le nombre d’animaux approprié pour le projet, nous avons réalisé une analyse de puissance. Les hypothèses sous-jacentes à nos calculs sont basées sur la littérature existante et sur notre expérience des modèles expérimentaux et de la variabilité qui leur est associée. Le nombre d'anticorps monoclonaux qui sera testé a été limité à 10. Nous avons sélectionné les anticorps les plus intéressants sur la cinquantaine d'anticorps dont nous disposons. Cette pré-sélection a été réalisée grâce à des tests in vitro
Raffinement
Les procédures utilisées se feront dans le cadre adapté d'un hébergement agréé, respectant au maximum le bien-être des animaux avec un enrichissement du milieu (morceaux de bois à ronger, filaments de papier kraft pour faire un nid), en limitant la souffrance par le respect des méthodes d’anesthésie. L’ensemble des expériences seront effectuées par une personne habilitée à expérimenter sur animaux et la procédure aura lieu principalement sous anesthésie et sans réveil. Au cours de ce projet, les opportunités de raffinement seront régulièrement ré-évaluées pour nous assurer de la mise en place rapide de tout nouveau développement technique qui interviendrait pendant la période du projet. Les points limites susceptibles d'entraîner l'euthanasie immédiate de l'animal seront les suivants: Hyperalgésie après les injections et les prélèvements, visible par une agitation importante de la souris ou manifestation hémorragique qui serait visible par un écoulement de sang au niveau oculaire/nasal. Pendant le reste de la procédure (3-17 jours), observation quotidienne des animaux (1 fois pendant le week-end): Décision d'euthanasie si un des critères suivants est noté: 1) perte de 20% du poids par rapport à la veille, 2) poils hérissés ou 3) état apathique.
Choix des espèces
Ce projet fait appel à un modèle murin exclusif, récemment développé et qui exprime le facteur Willebrand humain dans la souris. A l'exception de modèles de primates non humains, il s'agit du seul modèle qui permette d'utiliser des anticorps contre le facteur Willebrand humain in vivo, outils qui pourraient ensuite être utilisés chez l'homme. Des souris des deux sexes, allant d'un âge entre 4 et 16 semaines seront utilisées.
Etude de l’impact d’un traitement à l’érythropoïétine sur la réponse immunitaire anti-cancéreuse chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
400 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections répétées d'érythropoïétine, pour une partie une greffe de cellules de cancer mammaire triple négatif et des injections rétro-orbitaires, ainsi que des prélèvements sanguins, avant d'être tuées pour prélever un maximum d'organes. L'objet du projet est de comprendre comment l'érythropoïétine, donnée aux patients cancéreux anémiques, altère la réponse immunitaire anti-tumorale. Le porteur affirme qu'aucun système ne reflète la complexité des interactions entre cellules immunitaires et tumorales.
Objectifs
Chez les patients atteints de cancer et traités ou non par chimiothérapie, une anémie peut se développer. Afin de pallier cet effet secondaire, les patients reçoivent de l'érythropoïétine (EPO) améliorant ainsi leur qualité de vie. Cependant, plusieurs méta-analyses récentes ont montré qu’à la suite du traitement à l’EPO, certains patients pouvaient présenter une réduction de survie globale indépendamment du type de cancer ou du protocole de chimiothérapie. Nous savons maintenant qu’en plus de l’augmentation de la production de globules rouges, l’EPO agit sur de nombreuses autres cellules et notamment les cellules immunitaires. L’EPO affecte négativement la réponse immunitaire de souris greffées avec des cellules de carcinome mammaire triple négative, les plus difficiles à traiter et a notamment un effet systémique sur les lymphocytes T qui ont un role central dans la réponse immunitaire anti-cancéreuse. Nous souhaitons maintenant caractériser, dans ce modèle murin, les altérations induites par le traitement à l’EPO sur un autre type de cellules immunitaires importantes dans la réponse anti-tumorale : les cellules Natural Killer.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de caractériser l’impact de l’EPO sur les cellules NK. Cela nous permettra de mieux comprendre les effets secondaires indésirables que certains patients atteints de cancer peuvent développer suite au traitement de leur anémie par l’EPO et par la suite donc de traiter seulement les patients qui ne développeront pas ces effets indésirables.
Procédures
pro40 femelles C57BL/6J subiront tous les deux jours une injection sous cutanée pendant 14 jours (moins de 20 secondes) et 1 prélèvement sanguin caudal (J13) (moins d'une minute). 200 femelles C57BL/6J subiront trois fois par semaine (lundi mercredi et vendredi) une injection sous cutanée pendant 14 jours (moins de 20 secondes), une injection intrapéritonéale d'un adjuvant (J13) (moins de 20 secondes) et 1 prélèvement sanguin caudal (J13) (environ 30 secondes). 80 femelles C57BL/6J subiront une injection sous cutanée trois fois par semaine pendant 15 jours (moins de 20 secondes), une injection intrapéritonéale d'un adjuvant (J13) (moins de 20 secondes), 1 prélèvement sanguin caudal (J13) (environ 30 secondes) et une injection rétro-orbitaire de cellules cibles sous anesthésie gazeuse (J14) (environ 3 min). 80 femelles C57BL/6J subiront une injection sous cutanée trois fois par semaine pendant 35 (moins de 20 secondes), une injection de cellules tumorales (J14) (moins de 20 secondes) et deux prélèvements sanguins (J13 et J34) (environ 30 secondes)
Impact sur les animaux
Lors des premières injections, les souris peuvent être légèrement stressées au moment de la contention. Les injections sous cutanées, intrapéritonéales et intradermiques engendrent une douleur légère et de très courte durée. L’injection rétro-orbitaire s’effectuant sur animal anesthésié, la douleur après réveil due à ce geste est légère et de courte durée. La croissance tumorale peut être dans certains cas, gênante mais nous n’avons jamais observé chez ces souris de douleurs importantes. Les prélèvements sanguins au niveau de la veine caudale induisent une douleur légère et de très courte durée.
Devenir
Tous les animaux du projet seront mis à mort afin de prélever le maximum d'organes pour l'étude des cellules natural Killer qui représentent une population minoritaire.
Remplacement
Notre projet vise à évaluer l’effet de l’Erythropoïétine sur la réponse immunitaire anti-tumorale. A ce jour, il n’existe pas de modèle et de système permettant de refléter la complexité des interactions entre les cellules immunitaires et les cellules tumorales. L’expérimentation animale s’avère donc nécessaire.
Réduction
Dans notre étude, chaque souris sera utilisée pour analyser un maximum de tissus. Le premier type d'expérimentation qui s’effectue dans un contexte non pathologique, nous permettra dans un premier d’étudier l’effet de l’Erythropoïétine sur le développement des cellules Natural Killer dans la moelle osseuse mais également dans les organes lymphoïdes secondaires (ganglions lymphatiques et rate) et dans le sang. Dans un deuxième temps, nous analyserons l’effet de l’Erythropoïétine sur leurs fonctionalités grâce à des tests in vitro d’activation en présence d’anticorps activateurs ou de cellules cibles. La rate et le sang seront prélevés afin d’obtenir le maximum de cellules Natural Killer qui représentent une population cellulaire minoritaire. Enfin, nous analyserons l’impact de l’Erythropoïétine sur leurs fonctionalités in vivo grâce à des tests de réjection de cellules cibles obtenues à partir de souris non hébergées dans notre animalerie. Lors de la mise à mort des souris, la rate et le sang seront prélevés également afin de mesurer l’activation des cellules Natural Killer dans ce test in vivo. Nous analyserons ensuite dans un contexte tumoral, l'impact de l'Erythropoïétine sur le développement des cellules Natural Killer dans la moelle osseuse, ainsi que les fonctionalités des ces cellules matures dans les organes lymphoïdes secondaires, dans le sang et dans les tumeurs. Ces analyses multiparamétriques nous permettront de réduire le nombre d’animaux employés tout en conservant une validité statistique appropriée. Etant donné que nous travaillons sur des populations cellulaires minoritaires (les cellules NK représentent environ 3% des cellules présentes dans la rate des souris et 5% des globules blancs du sang), et que certaines souris sont réfractaires au traitement à l’EPO ou à la pousse tumorale (environ 20%), ces études nécessitent 20 souris par groupe et par type d'expérimentation. Ce nombre d’animaux a été calculé selon notre expérience acquise en tenant compte de la variabilité interindividuelle et afin d’obtenir des résultats statistiquement représentatifs.
Raffinement
Toutes les souris du projet bénéficient des conditions d’hébergement, conformes à la réglementation et contrôlées pour réduire toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable potentiels. L’expérience acquise sur ce type d’expérience nous a permis d’établir que l’injection d’EPO n’induit pas de phénotype dommageable chez la souris. De plus nous avons mis en place une grille de points limites adaptée afin d’évaluer le bien être de l’animal et de limiter sa souffrance.
Choix des espèces
La souris Mus musculus est l’espèce la plus utilisée en expérimentation pour étudier l’immunité anti-cancéreuse. De nombreuses bases de données sont disponibles dans la littérature et nos propres résultats servent de base expérimentale pour nos protocoles. Les souris adultes que nous utilisons sont âgées de 7 à 12 semaines, âge auquel le système immuntaire est mature.
Caractérisation cellulaire de l’horloge circadienne chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
960 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une injection dans le cerveau profond, sous anesthésie, pour éteindre l'activité de populations de cellules de l'horloge biologique, puis un hébergement isolé de trois semaines avec roue d'activité, avant d'être tuées par dislocation cervicale pour vérifier le site d'injection. L'objet du projet est de comprendre l'horloge circadienne, en lien avec les troubles liés au travail de nuit. Le porteur reconnaît que le déphasage provoqué peut entraîner fatigue et troubles du sommeil, et renvoie à d'éventuels traitements futurs.
Objectifs
En France, environ 15% de la population active est concernée par le travail de nuit. Ce mode d'organisation du travail augmente les risques de troubles du sommeil et du métabolisme, de cancer ou de problèmes cardiovasculaires et psychiques. Pour répondre à cet enjeu de santé publique, il convient de mieux connaitre l'horloge interne qui régule nos rythmes biologiques en adéquation avec le cycle jour-nuit de 24 heures. Cette horloge circadienne (= "autour du jour") est localisée dans une petite structure du cerveau profond, appelée les noyaux suprachiasmatiques (NSC). Les NSC contiennent environ 10000 cellules nerveuses, douées d'une rythmicité circadienne autonome reposant sur un petit ensemble de gènes, appelés gènes de l'horloge. Alors que les interactions entre ces gènes de l'horloge sont maintenant bien connues et définissent les rouages moléculaires de l'horloge, le rôle des différentes cellules des NSC reste mal connu. Pour répondre à cette question, notre approche expérimentale vise à éteindre l'activité électrique ou à inactiver le mécanisme de l'horloge moléculaire dans des populations cellulaires spécifiques des NSC chez des souris génétiquement modifiées. Notre objectif sera de cibler une dizaine de populations cellulaires différentes et d'identifier lesquelles participent au rythme de locomotion circadienne, mesurée à l'aide d'une roue d'activité dans la cage des animaux.
Bénéfices attendus
La réalisation de ce projet permettra d'identifier les cellules régulant les rythmes circadiens, et selon quelle modalité (phase, amplitude, période?). Cette dissection cellulaire de l'horloge circadienne des Mammifères est une étape essentielle pour comprendre le fonctionnement physiologique de l'horloge et son dérèglement pathologique dans le cadre de notre société moderne, active 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. A terme, les cellules ainsi identifiées pourraient constituer la cible de traitements adaptés pour accompagner les travailleurs de nuit et les voyageurs souffrant de jetlag. Un autre bénéfice attendu consiste dans l'obtention de nouvelles données sur le rôle du canal NALCN que nous ciblerons pour éteindre l'activité électrique des cellules des NSC. Ce canal ionique est associé à des maladies génétiques rares. Les enfants touchés par ces maladies développent très souvent des troubles du rythme veille-sommeil. Comprendre le rôle précis de NALCN dans l'horloge circadienne serait une avancée majeure pour alléger les conditions de vie de ces jeunes patients et de leur famille, déjà confrontés à des situations très sévères.
Procédures
1. Injection intra-cérébrale sous anesthésie générale : 30-60 minutes. 2. Hébergement en cage individuelle (avec contact visuel avec des congénères) pour mesure du rythme de locomotion volontaire dans une roue d'activité : 3 semaines.
Impact sur les animaux
L'effet attendu des manipulations réalisées est une perturbation de l'horloge circadienne : diminution ou perte totale de la rythmicité circadienne, ou déphasage entre le rythme interne et le cycle jour-nuit extérieur. La perte de rythme n'est a priori pas dommageable sur la durée du protocole. Le déphasage peut provoquer une fatigue liée à des troubles du sommeil. Sur le long terme, le développement d'un syndrome métabolique (diabète, obésité) ou au contraire un amaigrissement est possible, ainsi qu'un risque accru de cancer est possible. Cependant, ces effets extrêmes ne sont pas envisageables en quelques semaines. La nuisance potentiellement causée par la procédure chirurgicale d'injection stéréotaxique sera traitée par anesthésie/analgésie et surveillance des animaux
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour réaliser une vérification histologique du site d'injection.
Remplacement
Le fonctionnement moléculaire de l'horloge a déjà été largement étudié in vitro. Mais comprendre l'impact de ce mécanisme dans des cellules spécifiques au sein d'un organisme nécessite le recours aux modèles animaux. Ici, nous regarderons comment une manipulation cellulaire dans le cerveau profond modifie le rythme repos-activité chez la souris. Les résultats expérimentaux que nous obtiendrons révéleront la complexité fonctionnelle de l'horloge circadienne. Ces données pourront servir de base pour une modélisation réaliste de ce système.
Réduction
Pour chaque groupe expérimental, la quantité totale d'activé sera mesurée en condition d'éclairage jour-nuit, puis d'obscurité constante. Les paramètres du rythme d'activité locomotrice, directement liés à l'horloge, seront évalués sous ces conditions d'obscurité constante (= conditions de libre cours) : 1. Analyse qualitative : le rythme circadien d'activité est-il préservé ou aboli? 2. Analyse quantitative : si une rythmicité est préservée, la période du rythme en conditions de libre cours sera le paramètre limitant. Nous avons réalisé une étude statistique pour estimer la taille nécessaire de nos groupes expérimentaux.
Raffinement
L'injection stéréotaxique de petits volumes (1 µl) dans les NSC est largement documentée, et maitrisée dans notre équipe. Cette opération est conduite sous anesthésie générale de l'animal, et est suivie d'une observation accrue pendant la phase de réveil, avec utilisation d'analgésiques et per- et post-opératoire. La mesure de l'activité locomotrice implique l'hébergement en cage individuelle, équipée d'une roue d'activité. Pour limiter l'isolement social, les animaux garderons un contact visuel avec leurs congénères. D'autre part, l'accès à la roue constitue un enrichissement des conditions d'hébergement très apprécié. Les animaux seront observés visuellement de façon quotidienne. En plus des signes de souffrance couramment recherchés (prostration, poil hérissé, amaigrissement), nous utiliserons la mesure d'activité locomotrice comme point limite spécifique à la procédure mise en œuvre : toute souris parcourant une distance inférieure de 50% à celle parcourue par des souris contrôles sera pesée et observée plus en détail. En fonction des signes cliniques observés, la souris aura accès à une nourriture hydratée et/ou un analgésique adapté. Nous ne nous attendons pas à un degré de souffrance justifiant la mise à mort des animaux, mais si une souris devait atteindre un poids inférieur de 15% au poids avant l'opération, alors elle sera euthanasiée par dislocation cervicale.
Choix des espèces
La souris est un modèle mammifère de choix, donnant accès à un grand nombre de lignées génétiquement modifiées. Ici les lignées Bmal1-flox et Nalcn-flox sont uniques et particulièrement adaptée pour répondre à la question posée. D'autre part, la mesure de l'activité locomotrice volontaire dans des cages à roue est un outil très largement utilisé en chronobiologie pour évaluer le fonctionnement de l'horloge circadienne des rongeurs. Souris jeunes adultes (7-8 semaines), lorsque la croissance est terminée pour des coordonnées stéréotaxiques fiables.
Etude de l’efficacité de la Méfloquine et de ses enanthiomères contre M. avium sur un modèle murin
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
110 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures dont une partie atteint un niveau de souffrance sévère. Elles sont infectées par aérosol avec la mycobactérie M. avium puis gavées d'antibiotiques cinq jours par semaine pendant un à quatre mois, la répétition quotidienne des gavages justifiant à elle seule la gravité sévère. Elles sont tuées à la fin du traitement pour mettre leurs poumons en culture et mesurer l'efficacité des molécules. Le porteur affirme n'avoir pas observé de nuisance liée à l'infection et juge qu'il n'existe "pas de solution alternative satisfaisante".
Objectifs
L'objectif principal du projet est de déterminer l'efficacité de la méfloquine et de ses énanthiomères contre les infections respiratoires à Mycobacterium avium (M. avium). Les objectifs secondaires sont de déterminer les meilleures combinaisons de traitements avec l'omadacycline et de décrire l'anatomie pathologique sous ce(s) traitement(s).
Bénéfices attendus
La méfloquine et ses dérivés ont déjà montré une efficacité in vivo sur M. avium, mais l'efficacité en combinaison avec les antimycobactériens de références reste à démontrer. Si notre hypothèse de travail est correcte, notre projet permettra de mettre en évidence une combinaison plus efficace que le traitement de référence, ce qui permettra d'informer à court terme d'autres études expérimentales sur des combinaisons à tester et leur durée de traitement, mais également à moyen terme les essais cliniques thérapeutiques pour des patients en grand besoin de traitements plus efficaces et mieux tolérés dans cette indication.
Procédures
Il n'est pas prévu de prélèvement sanguin ou d'intervention chirurgicale. En revanche les souris seront infectées par des aérosols de mycobactérie (durée 120mn) et seront par la suite traitée par différents antibiotiques afin de déterminer leur efficacité. Si l'infection par aérosol est indolore, l'administration des antibiotiques se fait par voie orale (à la seringue). Ces administrations sont répétés tous les jours (durée 5 à 10 secondes), cinq jours par semaine pendant 1 mois, 2, 3 ou 4 mois pour certaines souris.
Impact sur les animaux
Les gavages et injections étant répétés quotidiennement amènent la procédure à être classée sévère. Lors de nos précédentes expérimentations, nous n'avons pas observé de nuisance dûe à l'exposition à M. avium. Des points limites spécifiques sont mis en place en fonction de nos précédentes observations sur ce type de protocole.
Devenir
Afin de pouvoir tester l'efficacité des antibiotiques les animaux doivent être infectés puis traités. Après la durée de traitement prévue dans le protocole il est nécessaire de mettre en culture les poumons afin de mesurer l'efficacité des antibiotiques. Tous les animaux sont donc mis à mort à la fin de la durée de traitement.
Remplacement
La procédure de préhension et de gavage sera apprise sur une souris fictive jusqu'à ce que les personnes formées soient à l'aise avec ces procédure. Des analyses in vitro ont été réalisées en amont pour sélectionner les candidats, mais à ce jour, il n'existe pas de solution alternative satisfaisante pour remplacer les animaux dans cette indication.
Réduction
Le nombre de souris est calculé au plus proche de ce qui est nécessaire pour voir une différence significative entre les groupes de traitement.
Raffinement
Les mesures de raffinement suivantes seront prises pour diminuer la douleur, la souffrance et l'angoisse des animaux. Les souris seront suivies quotidiennement. Dans la cas où une douleur serait observée, les souris auront une injection d'analgésique une fois par jour jusqu'à normalisation de l'échelle de la douleur. Dans le cas d'une aggravation des signes de douleur, les souris concernées seront euthanasiées. Nous avons défini des points limites spécifiques au gavage. Les souris seront gardées dans des cages collectives (en respectant la limite de souris par cage) et enrichies (litières foisonnantes et absorbantes, tunnels, …). Nourriture et boisson seront ad libitum.
Choix des espèces
Dans notre étude précédente la souris BALB/c était le modèle animal répondant le mieux à l’antibiothérapie semblant le plus se rapprocher des données humaines. Il n'est pas justifié d'utiliser des modèles de souris immunodéprimées (ou d'autres espèces animales) moins semblables aux données cliniques.
Fonction du gene ASB2 dans la réponse immunitaire anti-tumorale
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
1200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Génétiquement invalidées pour le gène ASB2, elles reçoivent des injections répétées et le développement de tumeurs ou de métastases sous-cutanées pouvant gêner leurs mouvements, avant d'être tuées pour prélever leurs organes. L'objet du projet est fondamental, comprendre le rôle d'un régulateur des cellules immunitaires NK dans la réponse anti-tumorale. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne convient et met en avant les "faibles coûts" et la "facilité de manipulation" de la souris.
Objectifs
Augmenter le portefeuille des approches thérapeutiques est crucial pour répondre aux besoins cliniques et proposer des traitements personnalisés aux patients atteints de cancer. Les cellules tueuses naturelles (appelées aussi lymphocytes NK) ont de multi-facettes fonctionnelles en contribuant notamment à l’élimination de cellules cancéreuses, ce qui en fait une arme idéale en immunothérapie. Leur avantage est qu’elles sont faciles à isoler, à amplifier ex vivo et à manipuler. Les thérapies actuelles utilisent différentes stratégies pour augmenter l’efficacité de ces cellules basées sur l’utilisation d’anticorps thérapeutiques, de drogues modulant la réponse immunitaire ou encore de la thérapie génique. Il est néanmoins important d’ajuster très finement ces thérapies pour éviter des effets secondaires indésirables. Il apparait donc essentiel de comprendre de façon précise la diversité fonctionnelle des cellules NK pour élaborer des traitements efficaces. C’est dans ce contexte que s’inscrit ce projet qui vise à élucider le rôle d’un nouveau régulateur de l’activité anti-tumorale des lymphocytes NK que nous avons identifié et à faire la preuve de concept que moduler l’activité de ce régulateur est bénéfique pour éradiquer certains types de tumeurs. Nos données montrent en effet que ce régulateur est exprimé dans des sous-populations spécifiques de cellules NK en particulier celles jouant un rôle majeur dans la réponse anti-tumorale et régule la migration de ces cellules. Le rôle de ce régulateur des cellules immunitaires NK in vivo en conditions de développement tumoral n’a jamais été étudié. Le projet proposé constitue une étape clé de notre étude du rôle de ce régulateur dans le cancer grâce au modèle d’invalidation de ce gène par recombinaison homologue chez la souris précédemment développé. Enfin, il est important de mentionner que les modèles expérimentaux proposés miment des situations physiologiques, pathologiques ou physiopathologiques de l’Homme.
Bénéfices attendus
Ce projet qui allie des approches in vitro et de l’expérimentation in vivo caractérisera pour la première fois une nouvelle voie contrôlant les fonctions des cellules NK dans le contexte de l’immunité anti-tumorale. Le bénéfice attendu est que cette nouvelle voie régule des processus liés à la motilité cellulaire et réorganisation du cytosquelette d’actine des cellules NK mais aussi liés aux fonctions pro-inflammatoires et anti-tumorales de ces cellules. Le rôle des cellules NK dans l’immunité innée et leur fonction de production de cytokines et cytotoxique indépendante de la présence d’un antigène par rapport aux cellules tumorales en font une des premières lignes de défense de l’organisme contre les cellules tumorales. En utilisant différents modèles de développement tumoraux chez la souris, nous appréhendons que cette nouvelle voie joue un rôle actif et positif dans la réponse anti-tumorale que çà soit dans des modèles métastatiques ou de tumeurs solides en recrutant de façon optimale des cellules NK vers les cellules cibles tumorales. Les avancées remarquables récentes sur la biologie des cellules NK permettent dorénavant de proposer des thérapies innovantes et combinées impliquant des processus spécifiques. Une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires et cellulaires dans les sous-populations de cellules NK et leurs propriétés fonctionnelles respectives pourrait apporter des clés dans des applications thérapeutiques chez les patients atteints de cancer. En effet, la connaissance générée par nos travaux pourrait être exploitée en santé humaine puisque la voie identifiée peut être ciblée d’un point de vue pharmacologique. Nous anticipons que ces travaux pourraient donc avoir des répercussions sur le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques dans l’immunothérapie anti-tumorale et en particulier dans des situations de métastases qui constituent une des premières causes de mortalité lié au cancer.
Procédures
Ce projet inclut des injections intraveineuses (durée d’intervention : 5 min/animal), sous-cutanées (durée d’intervention : 10 min/animal) ou intra-péritonéales (durée d’intervention : 1 min/animal). Un premier groupe de souris recevra uniquement une injection en intraveineux (veine caudale) ou une injection sous-cutanée pendant l’anesthésie. Un deuxième groupe de souris recevra une injection intraveineuse (veine caudale) ou une injection sous-cutanée pendant l’anesthésie, suivie de 2 injections intrapéritonéales sur 2 jours consécutifs, suivie d'une injection intraveineuse (sinus rétro-orbital) pendant l’anesthésie soit au total 4 injections par souris sur la totalité du protocole. Enfin, un troisième groupe de souris recevra une injection intrapéritonéale ou une injection intraveineuse (sinus rétro-orbital) pendant l’anesthésie.
Impact sur les animaux
Les protocoles de développement tumoraux et de métastases mis en place dans ce projet pourraient conduire à une légère perte de poids des animaux ainsi qu'une baisse d’activité. Le développement de tumeurs sous-cutanées pourrait également géner les animaux pour leur toilettage ou leur mouvement ou engendrer des lésions au niveau cutané. Ces effets indésirables ou nuisances ne dépasseront pas 4 jours correspondant à la fin du protocole total entre 10 et 14 jours. Les procédures d’injection en intrapéritonéale n’engendreront pas de nuisances particulières et pour les procédures nécessitant des injections en intraveineux, les animaux seront anesthésiés et surveillés jusqu'à leur réveil.
Devenir
Tous les animaux intégrés dans les procédures expérimentales seront euthanasiés en fin d'étude afin de prélever les organes nécessaires aux analyses.
Remplacement
L'étude des mécanismes physiologiques reliés à l'immunité anti-tumorale nécessite des modèles in vivo capables d’intégrer différents processus cellulaires intégrés telles que l'activation et la différenciation et l’activation des cellules immunitaires in vivo, la migration cellulaire et l'infiltration dans le tissu tumoral. Il n'existe pas actuellement de méthodes alternatives à ces études in vivo pour l'obtention de résultats scientifiques exploitables, pertinents pour la pathologie humaine. Le remplacement par substitution n’est actuellement pas envisageable, aucun modèle cellulaire in vitro ne permet de mener les études proposées, puisque ces mécanismes impliquent des micro- et macro-environnements cellulaires, incluant de nombreux types cellulaires notamment dans des modèles de métastases. Cependant, ce projet est basé sur une étude de preuve de concept réalisée in vitro. D’autre part, ce projet utilise un modèle d’invalidation de gène chez la souris. C’est pourquoi ce projet de recherche ne peut se faire qu’en utilisant la souris comme modèle d’étude afin de comprendre les mécanismes d’activation des cellules immunitaires en absence du gène d’intérêt en condition de développement tumoral. Les résultats de ces travaux devraient contribuer à optimiser les traitements chez les patients.
Réduction
Dans les différentes expérimentations et pour réduire la variabilité expérimentale, la détermination sexuelle étant importante, les souris des 2 sexes pourront être utilisés, mais indépendamment. Nous privilégierons des lots de souris issues de mêmes portées avec le fond génétique le plus proche possible en vu de diminuer également la variabilité expérimentale. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux. D’autre part, nous optimiserons l’utilisation de chaque animal et maximiserons le nombre de données à partir d’un seul animal. Nous mettrons également en banque des données utilisables à postériori par d’autres utilisateurs notamment des blocs de tissus, des analyses de large base de données. Analyse statistique : Les niveaux de significativités permettant la comparaison entre les échantillons seront déterminés par un test statistique. Nous utiliserons pour chaque procédure le nombre minimal d’individus permettant la réalisation de ce test statistique, tout en assurant la fiabilité des résultats (reproductibilité et significativité).
Raffinement
Les points limites ont été anticipés mais toute souris ayant atteint le point limite sera euthanasiée. Tout traitement anti-inflammatoire n’est pas compatible avec les études menées (perturbation de la réponse immunitaire et inflammatoire) cependant un traitement visant à réduire ou supprimer la douleur (par exemple, par traitement avec des analgésiques) sera proposé. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale. Le design expérimental a été établi en vue de limiter au maximum toute douleur ou souffrance de l’animal, notamment le nombre de cellules tumorales injectées, la taille maximale des tumeurs ainsi que la durée des traitements. D’autres part, les conditions d’hébergement permettent l’utilisation de méthodes d’enrichissement adaptées et les animaux seront suivis régulièrement.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est un modèle adapté à la complexité de la physiologie humaine, elle a de grandes similitudes génétiques avec l’homme. La souris offre la possibilité de développer de nombreux modèles mimant de multiples pathologies humaines comme le développement tumoral. Par ailleurs, cette espèce présente certains intérêts pratiques décisifs justifiant l'utilisation des souris comme modèles dans ce type de projet : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation et une bonne adaptabilité aux conditions expérimentales. La souris est aussi le modèle de choix pour réaliser l’invalidation de gènes spécifiques afin d’en étudier la fonction. Il est également important de souligner que nous disposons chez la souris d'outils précieux comme les anticorps qui sont indispensables pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. L’ensemble de ces critères font que la souris est le modèle le mieux adapté à notre activité d’expérimentation animale. Des souris de 8-16 semaines seront utilisées pour réaliser les différents traitements proposés dans ces procédures expérimentales correspondant au stade optimal de développement pour étudier la fonction des cellules immunitaires et leurs réponses anti-tumorales.
Induction de tumeurs mammaires chez la souris pour l’évaluation de nouvelles thérapeutiques par imagerie in vivo.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
900 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 720 tuées à l'issue et 180 expédiées vers des laboratoires clients. Ce prestataire induit à la demande des tumeurs mammaires par injection de cellules cancéreuses, avec un suivi par imagerie, des traitements répétés et des prélèvements sanguins, puis la mise à mort pour analyses. Le porteur décrit une offre de modèles tumoraux facturée à des chercheurs extérieurs, justifiée par 400 animaux déjà utilisés lors d'une autorisation précédente. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne remplace "l'animal entier" pour étudier la biodistribution d'un composé.
Objectifs
Ce projet a pour but de mettre en œuvre, à la demande de chercheur extérieurs à notre laboratoire, des modèles de cancer mammaire et de les étudier par imagerie in vivo, à des fins de compréhension de mécanismes fondamentaux ou pour l'évaluation de nouveaux médicaments.
Bénéfices attendus
Le projet représente un ensemble d’études types qui pourront viser à comprendre des mécanismes impliqués dans la progression tumorale ou à évaluer l'efficacité thérapeutique de nouveaux traitements.
Procédures
Induction de cancer mammaire : 1 seule injection par animal, cellules injectées sous anesthésie gazeuse dans le coussinet mammaire des souris. Cette procédure dure moins de 5 minutes. Suivi par imagerie : au maximum 2 examens non invasifs par semaine pendant 9 semaines sous anesthésie générale soit 18 examens d’imagerie au maximum par animal dans une étude. Pour les techniques d’imagerie les plus longues, le temps est de 20 minutes maximum par examen. Traitements : au maximum 5 traitements par semaine pendant 6 semaines par voie orale, intrapéritonéale ou intraveineuse sur animal vigile. Il faut 30 secondes au maximum pour administrer un traitement. Au cours d’une étude, un animal recevra au maximum 30 traitements. Prélèvement de sang sur animal vigile au niveau sub mandibulaire volume maximal de 130μL(en 3 fois sur 24h ou en 1fois/jour sur 5 jours) pour une souris de 25g en alternant les joues gauche et droite .Il faut environs 30 secondes pour effectuer ce type de prélèvement et appliqué un point de pression avec un crayon hémostatique au point de collecte pour arrêter le saignement. On estime qu’un animal aura au maximum 9 prélèvements de sang sur 9 semaines d’étude.
Impact sur les animaux
Les dommages attendus sont liés au développement d'une tumeur mammaire et éventuellement à l'apparition de foyers tumoraux secondaires (dans les ganglions lymphatiques, le sang, le foie, les poumons, le cerveau, et les os). Néanmoins, ces foyers, qui peuvent être détecé par imagerie de bioluminescence.apparaissent lorsque la tumeur primaire est déjà proche de l’atteinte d’un point limite (>2cm3 ou apparition de nécrose). Les dommages attendus sont donc essentiellement liés à la tumeur primaire. Nous mettrons en place un suivi ainsi que des points limites pertinents permettant d’anticiper toute douleur ou stress qui pourrait être provoqué chez l’animal. La douleur infligée par l’injection des cellules et réactifs pour l'imagerie et les traitements, correspond à celle d’une piqûre d’aiguille. On s’assurera auprès du client que les molécules sont déjà connues pour leur non toxicité. Les molécules nouvelles seront testées au préalable selon un projet spécifique pour vérifier la tolérance avant de débuter ce type d’études en modèle cancéreux. De plus, les souris seront suivies grâce à nos grilles de scoring pour surveiller l’apparition d’effet secondaire tels que la perte de poids, modification de la physiologie ou du comportement.
Devenir
Les animaux de 3 études (180 animaux) seront uniquement induits pour des tumeurs, hébergés dans nos locaux pendant 1 semaine minimum, le temps de leur récupération complète. Il n'y aura aucun acte d'imagerie. Ils pourront ensuite être fournis à des clients demandeurs de ce modèle pour des travaux expérimentaux réalisés dans leurs locaux. Nous leur fournirons la grille de scoring des animaux de la semaine précédent l'envoi dans leurs EU. Les animaux de 12 études ( 60 x 12 =720 animaux) seront mis à mort à l'issue de la procédure car elles ne peuvent pas être réutilisées pour une autre étude.
Remplacement
Aucun modèle in vitro n'est à même de remplacer l'animal entier étant donné la complexité des processus mis en jeu, notamment les interactions avec le microenvironnement tumoral. Il n'existe à l'heure actuelle aucun modèle in vitro permettant d’étudier la biodistribution d'un composé dans tous les organes d'un individu. Le recours à l'animal entier, vivant, est indispensable. Avant de débuter les études chez l’animal, des tests d’efficacité in vitro seront effectués par nos clients sur des cellules de cancer mammaires en culture. Ainsi, les molécules qui ne présentent pas d’effet in vitro ne seront pas testées in vivo. De plus nous justifions l’utilisation de 900 animaux sur 5 ans puisque lors des 3 dernières années dans une DAP similaire à présent expirée, nous avons utilisé 400 animaux pour des études clients qui ont d’ores et déjà prévu de tester des candidats médicaments très prochainement.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous mettons en œuvre des techniques d’imagerie (bioluminescence, échographie, scanner, photoacoustique, imagerie radioisotopique, imagerie par résonnance magnétique, imagerie de fluorescence) qui permettent de réaliser un suivi longitudinal des animaux et ainsi de réduire le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et reproductibles, évitant ainsi de refaire plusieurs fois les mêmes expérimentations. Des tests non paramétriques seront utilisés pour comparer les valeurs obtenues pour les différents lots de souris.
Raffinement
Les animaux seront observés scrupuleusement et des points limites prédictifs (perte de poids >20%, nécrose de la tumeur, volume tumoral >2cm3, aspect général, physiologie clinique, locomotion) nous permettront de prendre les mesures nécessaires afin d’éviter toute souffrance au cours de l’expérimentation. De plus, durant les examens d'imagerie et l'induction du modèle tumoral dont la douleur est similaire a une piqure d’aiguille, les souris seront anesthésiées. Les symptômes potentiels liés au traitements sont principalement une légère perte de poids. Enfin, les souris seront hébergées dans des cages en portoir ventilé, ce qui empêchera l’expression du phénotype dommageable des souris immunodéficientes, enrichies avec du celluron (Les souris utilisent chaque semaine ce petit cylindre de coton pour la fabrication d’un nid). Elles auront un accès à l’eau et la nourriture ad libitum et un cycle jour/nuit 12h/12h pendant toute la durée de l’expérimentation.
Choix des espèces
Certains types de tumeurs mammaires utilisées sont injectés à des modèles immunodéficients ce que l’on ne retrouve pas chez toutes les espèces mais quasiment uniquement chez la souris. Ce modèle animal nous donne la possibilité d’utiliser des techniques d’imageries in vivo et ainsi limiter le nombre d’animaux utilisés. C’est ainsi le modèle animal de choix afin de réaliser des expérimentations permettant d’étudier la croissance de tumeurs primaires et de métastases issues de cellules cancéreuses humaines et murines. Les animaux seront utilisés à l’âge de 5 - 6 semaines, stade où les bourgeons mammaires ne sont pas complètement développés et où les conditions hormonales de la souris sont adéquates pour la croissance tumorale.
Efficacités des médicaments antiépileptiques et suivi physiopathologique sur une modèle murin d’épilepsie
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent deux chirurgies avec pose d'un implant crânien, un état de mal épileptique déclenché au réveil, des injections quotidiennes pendant huit jours et des enregistrements EEG sous contention, avant d'être tuées pour prélever leurs organes. L'objet du projet est d'évaluer par IRM l'effet de médicaments antiépileptiques sur un modèle de crises focales. Le porteur qualifie la procédure de sévère tout en affirmant que ces crises focales ne provoquent "pas de signe de souffrance".
Objectifs
Un tiers des patients épileptiques ne répond pas aux médicaments antiépileptiques et, parmi eux, 1/4 peuvent bénéficier d'une chirurgie résective. L'identification des zones du cerveau à enlever par chirurgie (la zone épileptogène, ZE) est un processus difficile. Il nécessite un ensemble d'outils complexes comprenant des examens cliniques, d'imagerie et neurophysiologiques, y compris des enregistrements électroencéphalographiques intracrâniens (iEEG) lorsque les procédures non invasives se sont révélées insuffisantes. Cependant, même en utilisant les informations de l'EEG, la chirurgie de l'épilepsie peut avoir des résultats défavorables chez 20 à 60% des patients, ce qui implique que le développement de nouvelles méthodes pour délimiter le tissu épileptogène reste une question cruciale. La neuro-imagerie, non invasive et largement disponible dans le contexte clinique, apparaît comme un candidat naturel pour aborder cette question. Nous avons récemment montré que l'IRM (imagerie par résonance magnétique) quantitative multiparamétrique (mqMRI) et de la spectroscopie de résonance magnétique combinées à des outils d'apprentissage automatique, pouvaient améliorer la détection de la zone épileptique. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de médicaments anti-épileptiques utilisés en routine clinique en utilisant un modèle de crises focales sur la souris.
Bénéfices attendus
Les données recueillies dans cette étude nous permettrons de caractériser l'impact de différents médicaments antiépileptiques sur les mesures IRM en corrélation avec l'électroencéphalographie, l'histochimie et les analyses biochimiques. Ces informations seront utilisées pour modéliser l'impact attendu des médicaments chez l'homme lors de l'évaluation clinique de ces mêmes méthodes d'imagerie.
Procédures
Les animaux seront soumis à une anesthésie générale à chaque interventions (20 min pour chacune des deux chirurgies). Une contention quotidienne pour des injections en intra péritonéales sur une durée de 8 jours. Deux séries d'enregistrements électroencéphalographiques impliquant une contention pour branchement au système.
Impact sur les animaux
Mise en place d'un status epilepticus après réveil de la chirurgie. Inconfort due à la pose d'un implant crânien. Stress due à l'isolement social.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure car il est nécessaire de récupérer les organes pour analyses.
Remplacement
Nous avons effectué une recherche bibliographique approfondie sur Pubmed et Google Scholar afin de nous assurer de l'inexistence d'approches alternatives in vitro qui pourraient être utilisées pour reproduire l'interaction entre malformations du développement cortical, crises épileptiques et fonction de la barrière hémato-encéphalique. Nous avons utilisé des combinaisons de mots-clés tels qu'épilepsie, crise, électroencéphalographie, dysplasie, cerveau, neurone, modèles animaux, in vitro et tests animaux alternatifs. Cette recherche n'a pas identifié de solution in vitro alternative pour notre étude. En effet les méthodes in vitro basées sur la culture cellulaire ne présentent pas les systèmes de communications multicellulaires nécessaires à ce projet.
Réduction
Les effectifs ont été déterminés avec une approche statistique pour utiliser un minimum d'animaux tout en nous permettant de répondre aux objectifs du projet. Cette étude permettra de faire des analyses longitudinales répétées sur chaque souris (e.g., électroencéphalographie). Les mêmes séries d'animaux utilisées pour la pharmacologie et l'électroencéphalogramme seront utilisées en histologie pour les explorations moléculaires. De plus, nous avons prévu de créer une banque d'échantillons à partir des prélèvements qui seront effectués (organes et sang). Elle nous servira à la suite du projet ou encore pour des études préliminaires dans de nouveaux projets.
Raffinement
Le modèle provoque une crise focale localisée dans l'hippocampe, donc non généralisée. Ce type de crise focale ne provoque pas de signe de souffrance et de mortalité. Le raffinement passe par une adaptation de l'enrichissement dans les cages notamment en cas d'isolement des souris pour les besoins de l'expérience. Tous les animaux seront surveillés tout au long de la procédure. Les chirurgies sont effectuées sous anesthésie et analgésie et l'état de l'animal monitoré tout au long de la chirurgie. Nous utiliserons une grille de score et des points limites pour le suivi des animaux post chirurgicaux. Si une souffrance est observée, l'animal sera pris en charge, en fonction de son état, par de l'analgésie ou sortie d'expérimentation par euthanasie. Pour les enregistrements d'électroencéphalographie, une habituation à la contention sera effectuée chaque jour pour minimiser le stress lors des enregistrements.
Choix des espèces
Notre projet propose l'utilisation de petits animaux in vivo (souris). Les souris ( 8 semaines d’âge) sont très couramment utilisées en recherche sur l’épilepsie. Ce modèle animal exprime les mêmes marqueurs et récepteurs cérébraux que l'homme. Il constitue donc un modèle adapté pour les expériences proposées par notre étude, où l'unité neuro-vasculaire complètement fonctionnelle est requise pour investiguer les effets des médicaments antiépileptiques sur les crises. La littérature fournit des preuves de la fiabilité du monitoring électroencéphalographique in vivo pour le suivi de la progression de la pathologie et sa réponse aux traitements. Enfin, ce modèle étant bien établi, y compris au laboratoire où il est utilisé en routine, les expérimentations seront immédiatement ciblées sur les questions posées, et de fait le nombre d’animaux immédiatement optimisé.
Comprendre les maladies autoimmunes affectant les nerfs périphériques
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections d'autoanticorps et, pour une partie, une chirurgie d'implantation d'une canule pour injections répétées, afin de reproduire une neuropathie inflammatoire, puis sont tuées pour prélever les nerfs périphériques. Le porteur indique attendre une faiblesse musculaire et des difficultés à se mouvoir, tout en affirmant l'absence de douleur. Il conclut qu'il n'existe "pas d'autre stratégie" que le modèle animal, trop complexe selon lui pour être reproduit in vitro.
Objectifs
La neuropathie inflammatoire est une maladie rare affectant les nerfs périphériques et pouvant entraîner des paralysies importantes allant jusqu’à une hospitalisation en soins intensifs. Au cours des dernières années, nous avons identifié chez certains patients la présence d'autoanticorps (anticorps ciblant le soi). Ces autoanticorps sont associés à des formes très sévères de la maladie pouvant nécessiter un séjour en unité de réanimation. A l'aide de modèles animaux, nous avons montré au cours des cinq dernières années que certains anticorps sont responsables de la pathologie. Ces modèles ont été très importants et ont permis de motiver l'utilisation de traitement spécifique qui se sont avérés très efficaces chez les patients. Les mécanismes par lesquels ces anticorps entraînent les paralysies n'ont par contre pas encore été identifiés. L'objectif de ce projet sera d’utiliser des modèles murins afin d’élucider comment ces anticorps agissent et trouver des traitements ciblés. Un deuxième objectif de ce projet sera de créer un nouveau modèle plus proche de l’homme qui permettra de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques à l’aide de souris transgéniques. Nous testerons ici l’importance de ce modèle.
Bénéfices attendus
La compréhension des mécanismes responsables des paralysies chez les patients est indispensable pour permettre la sélection des traitements chez les patients. Aujourd’hui de nombreux médicaments sont disponibles, par contre il est difficile de savoir quel médicament est le plus efficace pour un type de pathologie. Nos travaux auront pour but de montrer comment les autoanticorps agissent et d’identifier les thérapies ciblant ces mécanismes d’action. Ensemble, ces données feront avancer les connaissances sur les maladies rares invalidantes et permettront de faire émerger de nouvelles thérapies.
Procédures
Tous les prélèvements seront réalisés post-mortem. Les animaux recevront trois types différents d'intervention. 1) Une à deux injections intrapéritonéales espacées d'une semaine et qui dureront moins de trente secondes). 2) Une immunisation réalisée grâce à une injection sous-cutanée. La procédure dure 15 minutes et est réalisée une fois sous anesthésie. 3) Une procédure chirurgicale qui consistera à permettre des injections journalières d'anticorps sans douleur. La procédure dure 1 heure et n'est réalisée qu'une seule fois. Elle n'entraîne pas de gênes par la suite.
Impact sur les animaux
Les modèles que nous développerons sont censés mimer une maladie neuromusculaire invalidante. Les patients ne présentent pas de signes de douleur, et les anticorps utilisés n'entraînent pas d'inflammation. Donc nous ne nous attendons pas à voir des signes de douleur chez les animaux. Par contre, les animaux devraient développer une faiblesse musculaire et donc des difficultés à se mouvoir. Pendant cette période, l'environnement sera adapté à l'état de l'animal et les nuisances seront prises en charge. Les animaux seront observés et manipulés tous les jours afin d'éviter un stress ou une détresse des animaux lors des procédures. Pour les procédures 1 et 2, les nuisances seront légères. Les procédures entraîneront une douleur lors de la piqûre et un stress lié à cette procédure, mais de courte durée. Pour la procédure 3, la procédure chirurgicale va entraîner une nuisance modérée pouvant durer deux jours après l'opération. Pendant cette période, les animaux peuvent présenter des gênes qui seront prises en charge avec des anti-douleurs et une adaptation de l'environnement à l'état de l'animal.
Devenir
Les animaux impliqués dans les procédures seront tous euthanasiés à l'issue de chaque procédure car notre étude porte sur les nerfs périphériques.
Remplacement
Malheureusement, il n'existe pas d'autres stratégies permettant de remplacer ce modèle. Il n'existe que des modèles animaux pour cette pathologie soit chez la souris soit chez le rat. Ces modèles de pathologies neuroimmunes sont trop complexes pour pouvoir être recréés in vitro.
Réduction
Nous avons déjà mis en place une étude semblable dans le passé. Notre expertise nous permet d'utiliser le minimum d'animaux possibles. Grâce à nos études précédentes, nous connaissons la taille des effets attendus et nous pouvons estimer la taille minimale de la cohorte d'animaux dont nous aurons besoin. Notre cohorte contient déjà le moins d'animaux possible. Si nous obtenons les résultats désirés avec la procédure 1, nous ne réaliserons pas la procédure 3.
Raffinement
Le bien être des animaux sera suivi de façon journalière afin de nous assurer de leur état réel de bien-être et nous avons établi un score pour évaluer les nuisances. Les animaux seront placés dans un environnement enrichi et seront manipulés tous les jours. Le scoring a pour but de suivre les atteintes locomotrices, mais permettra également l'application des points limites. Si un animal présente une paraparésie des membres inférieurs, il sera euthanasié. La douleur sera prise en charge en per-opératoire et post-opératoireLa douleur sera prise en charge en per-opératoire et post-opératoire. Pour éviter que les procédures entrainent un stress, tous nos animaux seront manipulés à la main plusieurs fois par semaine avant les procédures afin qu'ils soient accoutumés aux manipulations. Les animaux seront élevés dans un environnement calme et propice à l’expression des comportements naturels. Si les animaux ont des difficultés temporaires à se nourrir ou boire, nous introduirons de la nourriture sous forme de gel dans les cages. Pour éviter les problèmes de déshydratation lors des procédures chirurgicales, les animaux recevront une ou des injections sous-cutanées de solution saline.
Choix des espèces
Récemment, une étude de GBS a été établie avec succès par transfert passif d'autoanticorps chez la souris C57B/6. Les souris transgéniques exprimant le récepteur humain FcγRIIA ont également été utilisées avec succès pour étudier les maladies autoimmunes. Nous utilisons des animaux adultes uniquement (de 2 à 4 mois) pour trois raisons : 1) La neuropathie inflammatoire est plus difficile à déclencher chez des animaux trop âgés (>6 mois) et trop variables chez des animaux trop jeunes. On préfère donc de jeunes adultes de 2 à 4 mois. 2) Nous nous intéressons à des atteintes des nerfs, il nous faut donc des animaux chez lesquels les nerfs sont bien développés (plus de 2 mois). 3) Pour l’implantation des canules d'injection, il faut des animaux de plus de 2 mois, car les implantations peuvent générer des traumatismes chez des animaux trop jeunes.