Rongeurs

11859 contenus, page 790 sur 989

Etude de pharmacocinétique chez la souris

(NTS-FR-632640v1 – 06/02/2023)
  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 40
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 40
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 40

40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent cinq injections d'un anticorps thérapeutique et subissent huit prélèvements de sang sur 42 jours, avant une mise à mort pour prélèvements terminaux. Le porteur cherche à vérifier si son anticorps déclenche une réaction immunitaire, une étape qu'il présente comme imposée par la réglementation avant un passage en clinique. Il affirme qu'il n'existe "pas d'alternative" non animale pour reproduire ces mécanismes physiologiques.

Objectifs

Le potentiel thérapeutique des anticorps médicaments ne cesse de croître avec d’indiscutables succès. Mais le bénéfice clinique de leur utilisation peut être compromis par l’induction d'une production d’anticorps anti-médicaments par l'organisme lui-même. Cette réaction, de production d’anticorps anti-médicaments, est appellée communément "réponse de type ADA", elle altère l’efficacité des anticorps médicaments ainsi que leur devenir dans l'organisme, ce qui peut aboutir à leurs éliminations. La réglementation, concernant le développement préclinique de molécules médicaments, impose de rechercher dans des modèles animaux une éventuelle production d'anticorps anti-médicaments. Nous souhaitons dans cette étude savoir si des injections répétées d'un anticorps médicaments développé pour le traitement d'une maladie auto-immune, le lupus, induit une réponse de type ADA chez la souris. La voie d’injection étant un paramètre non négligeable dans l'apparation des ADA, trois voies d'inoculation seront comparées : la voie intraveineuse, la voie sous-cutanée et la voie intrapéritonéale (cette dernière étant la plus immunogène).

Bénéfices attendus

A court terme, la réalisation de ce projet permettra de recueillir des données in vivo et vérifier si notre anticorps thérapeutique induit ou pas une réponse de type ADA chez la souris. A long terme, ce projet va permettre la poursuite du développement de notre anticorps en clinique humaine.

Procédures

Les souris seront soumises à 5 injections d'anticorps d'une durée de 1 à 5 minutes maximum sur animal anesthésié ou vigile. 8 prélèvements sanguins sur animal vigile seront réalisés sur une durée de 42 jours (soit une moyenne d'un prélèvement tous les 6 jours).

Impact sur les animaux

Du stress sera engendré lors des pesées, 5 pesées de moins de 30 secondes au total pour chaque animal et lors des 5 anesthésies gazeuses d'une durée de 5 minutes réalisées pour les injections sous-cutanées ou intraveineuses. Une douleur légère sera engendrée par les injections intrapéritonéale d'anticorps, un total de 5 injections de moins de 30 secondes par animal espacée de 3 à 4 jours. Du stress lors des prélèvements sanguins sera engendré lors de la manipulation des souris qui seront positionnées dans un tube à contention prévu à cet usage (durée de 2 minutes maximum) ainsi qu'une douleur légère liée à la piqûre de l'aiguille dans une des veines saphènes (8 piqûres par animal espacées d'une semaine) pour collecter le sang (durée de moins de 30 secondes). Une douleur légère sera également engendrée lors de l'injection intrapéritonéale d’un mélange anesthésique/antalgique réalisée avant la mise à mort de l'animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure pour réaliser des prélèvements terminaux de tissus et de sang.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative non animales pour réaliser ce projet car les études de pharmacocinétique font intervenir des mécanismes physiologiques complexes qui ne peuvent être reproduits en dehors d’un être animal. Nous avons besoin de réaliser des prélèvements de sang pour évaluer si la souris produit des anticorps contre notre anticorps thérapeutique.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par lot est calculé pour obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Si tous les prélèvements de sang étaient réalisés sur un même animal, l'état d’anémie serait certain et leurs fréquences auraient également un impact sur la tolérance aux futurs prélèvements et surtout aux interférences avec les résultats. Ce projet ayant une approche longitudinale, nous avons fait le choix de doubler chacun des groupes afin d'alterner les prélevements sanguins, ce qui nous permet d'une part d'éviter de déstabiliser l'homéostasie de la souris et nous permet d'intégrer des points pour gagner en puissance. Les volumes de prélèvements de sang seront limités pour obtenir la quantité nécessaire afin de réaliser les analyses voulues. Dans le principe de la réduction, nous avons un seul groupe contrôle, celui avec l'anticorps contrôle injecté par voie intrapéritonéale, cette voie d'injection est la plus immunogène si cette réponse est visible, elle le sera dans ce groupe. Ceci nous permet de réduire le nombre d'animaux de 20 souris.

Raffinement

Les animaux seront surveillés quotidiennement. Les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux. La mise en place d’une grille de suivi stricte des points limites permettra d’éviter au maximum le stress et/ou la douleur au cours de l’expérimentation. Une anesthésie sera mise en place pour réaliser les injections sous-cutanées et intraveineuses.

Choix des espèces

Pour ce projet nous avons choisi d’employer des souris BALB/c qui sont couramment utilisées dans des études de pharmacocinétique et de bio-distribution des anticorps thérapeutiques. Les animaux utilisés seront âgés de 7-8 semaines, c’est-à-dire un stade adulte pour que leur système immunitaire soit à maturité et la réponse métabolique optimale.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 300
Devenir
 -
 -
 -
 300

300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit une thoracotomie provoquant une ischémie-reperfusion du coeur, avec un risque déclaré de douleurs post-opératoires, de saignements et d'hypothermie, avant que le coeur infarci ne soit prélevé. Le porteur cherche à identifier des récepteurs impliqués dans le remodelage cardiaque, en vue de "biomédicaments" dont il rappelle qu'ils sont une spécialité de son université. Il affirme que seul l'animal entier permet d'observer ces interactions, hors de portée des cellules en culture.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires dont le chef de file est l’infarctus du myocarde constituent à l’heure actuelle la première cause de mortalité dans les pays développés et ont une progression continuellement croissante dans les pays en voie de développement. Dans ces maladies, une part importante de la physiopathologie est liée à l’ischémie-reperfusion (l’ischémie est définie par la réduction ou l’interruption du débit sanguin dans un territoire vasculaire donné ; la reperfusion correspond à la restauration du flux sanguin). Même si leur prise en charge s’est beaucoup améliorée ces dernières années, certainescomposantes restent pour l’instant non ciblées par les thérapeutiques actuelles, qu’il s’agisse des lésions de reperfusion ou de la réponse immuno-inflammatoire à l’ischémie-reperfusion . La séquence ischémie-reperfusion myocardique, observée lors d’un infarctus du myocarde reperfusé, est associée à la libération de signaux de danger, parmi lesquels l’Adénosine Tri-Phosphate (ATP) et autres nucléotides extracellulaires. L’ATP et ses dérivés se fixent sur des récepteurs particuliers, les récepteurs purinergiques, entrainant des signaux extra et intracellulaires par cascades : la signalisation purinergique. Les récepteurs purinergiques sont communs aux cellules de l’immunité innée, aux cardiomyocytes et aux cardiofibroblastes. L'hypothèse de notre travail est que la modulation des récepteurs purinergiques pourrait permettre de diminuer l’impact de l’ischémie-reperfusion myocardique en diminuant les tailles d’infarctus. Dans ce nouveau projet, nous souhaitons réaliser une cartographie de l’expression des récepteurs purinergiques activés en contexte d’infarctus du myocarde chez la souris.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra d’identifier les principaux récepteurs purinergiques impliqués dans le remodelage ventriculaire après infarctus du myocarde. A moyen terme, cette étape nous permettra d’identifier des biomédicaments cardioprotecteurs dont la production est une spécialité reconnue de notre université.

Procédures

Ischémie-reperfusion coronarienne sous anesthésie générale : sur 300 souris, 1 fois/animal, pendant moins d’1h30. Prélèvement sanguin dans la veine caudale sous anesthésie générale : sur 300 souris, 1 fois/animal, pendant moins de 10 minutes.

Impact sur les animaux

La chirurgie par thoracotomie peut générer des douleurs postopératoires, surtout dans les premières heures après le réveil. La prise de sang peut également engendrer un hématome. La contention peut stresser les animaux. Enfin, la période périopératoire est à risque de saignements, d’hypothermie, voire de deshydratation. Tous les moyens seront mis en œuvre pour prévenir ces différentes nuisances/complications.

Devenir

Mise à mort. Le protocole d'étude prévoit in fine l'étude du coeur infarci explanté. La survie sans coeur n'est pas invisageable.

Remplacement

Des études sur cellules cardiaques en culture suggèrent l’implication de certains récepteurs purinergiques dans la survie de ces cellules en condition d’ischémie-reperfusion. Seul le modèle animal permet de voir cette implication sur un tissu entier où des interactions cellulaires sont à l’œuvre.

Réduction

L’outil statistique permet de réduire au minimum le nombre d’animaux indispensable à l’obtention de résultats interprétables. D’après l’analyse des résultats préliminaires, le nombre de souris nécessaire dans chaque groupe pour obtenir des résultats interprétables est de 8 par groupe. Tenant compte dans notre expérience d’une mortalité périopératoire de 25%, le chiffre de 10 par groupe nous parait raisonnable pour respecter au mieux la règle des 3R. L’étude est réalisée en plusieurs étapes successives, ce qui permet de cibler les récepteurs les plus pertinents et de réduire d’autant le nombre de substances testées et d’animaux opérés.

Raffinement

Pour réduire le stress des animaux, un effectif maximal de 5 souris par cage de 800cm3 est prévu avant les manipulations. Les animaux seront anesthésiés. La cicatrice de thoracotomie sera infiltrée en postopératoire immédiat avec une injection sous-cutanée d'anti-inflammatoire et d'anesthésique. Une analgésie post-opératoire sera réalisée. En cas de symptômes douloureux marqués, l’analgésie sera complétée. Le point limite est la présence d’une douleur sévère réfractaire au traitement antalgique. Pour le confort des animaux, durant la chirurgie, l’animal sera placé sur une table chauffante afin d’éviter les problèmes d’hypothermie liés à l’anesthésie et le réveil des animaux sera suivi par les personnels impliqués dans le protocole. Une ambiance sonore calme sera respectée. Après la chirurgie les animaux sont placés en cage individuelle pendant 12h. Après 12h, si la mobilité est satisfaisante et en l’absence de signes de douleur marquée, la souris opérée est remise en collectivité. La durée de la convalescence est estimée à 24h avec observations pluriquotidiennes (3x/jour).

Choix des espèces

La souris est une espèce reconnue pour l'étude des mécanismes immunitaires. De plus dans cette espèce, des animaux délétés génétiquement sont disponibles pour étudier l'implication de la réponse immune sur les lésions d’ischémie-reperfusion. Souris adultes de 6 semaines. L’âge est un facteur de risque cardiovasculaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 480
Souffrances
▲ -
▲ 480
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 480

480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en souffrance légère. Le porteur crée par croisements quatre lignées porteuses de mutations du vieillissement, avec coupe du bout de la queue puis prélèvement de sang et perfusion du foie sous anesthésie avant mise à mort. Il décrit pourtant des atteintes lourdes attendues des délétions génétiques, réduction de poids, infertilité, atrophie et durée de vie parfois réduite à quelques mois, ce qui contraste avec la gravité légère déclarée. Il affirme "être obligé" de créer ces lignées faute de modèle in vitro du foie vieillissant.

Objectifs

Le vieillissement de la population mondiale est un problème majeur de santé publique. Le vieillissement est associé à un déclin de la fonction d'un certain nombre d’organes, ce qui contribue à un risque accru de développement de maladies liées à l'âge. Il est décrit chez la personne âgée une augmentation du passage des bactéries de l’intestin vers le sang responsable ainsi d’une inflammation générale dans le corps, inflammation qui est impliqué dans de nombreuses pathologies liées à l’âge dont les maladies chroniques du foie et les infections. Le foie reçoit le sang passant par le système digestif, et participe activement au contrôle de l’inflammation et à l’immunité grâce aux cellules immunitaire résidentes mais aussi aux cellules endothéliales du foie (cellules qui bordent les vaisseaux sanguins présents dans le foie), qui ont des fonctions immunitaires et anti-inflammatoires. Le vieillissement hépatique, qui a été montré comme touchant particulièrement les cellules endothéliales du foie, pourrait participer à l’inflammation générale et au développement de maladie liées à l’âge. Afin de diminuer au maximum la durée de l’expérimentation (4 à 6 mois au lieu de 24 mois) et d’étudier l’impact du vieillissement uniquement de certaines cellules du foie sur tout l’organisme, nous souhaitons créer des souris qui aient un vieillissement accéléré seulement dans les cellules endothéliales du foie et dans les hépatocytes. Notre projet est de créer ces lignées et de vérifier qu’elles ne présentent pas de phénotype ayant un impact sur le bien-être des souris.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce projet sont de créer 4 lignées murines qui auront un phénotype de vieillissement accélérée seulement dans le foie et non dans tout l’organisme. Ainsi par la suite, nous pourrons étudier l’effet de ce vieillissement spécifique sur le développement et la lutte aux infections et élaborer de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Procédures

Nous allons créer 4 lignées murines par croisement d’animaux sur plusieurs mois et plusieurs générations. Nous allons suivre la croissance des souris. A la naissance, les animaux seront identifiés par un tatouage ou une puce (durée 2min). Un petit morceau du bout de la queue des souris sera coupé (durée 1 min). Tout au long de la vie de la souris (maximum 6 mois), les animaux seront observés afin de déterminer si elles ont un phénotype qui peut avoir un effet sur le bien-être animal. Aucun geste invasif ne sera réalisé. Au bout de 6 mois, les souris seront anesthésiées et un prélèvement de sang sera effectué avant l’euthanasie de la souris (cela durera 10min). En ce qui concerne la chirurgie afin d’isoler les cellules endothéliales et les hépatocytes, les souris seront anesthésiées et recevront une injection d’analgésique. La souris sera euthanasiée en perfusant son foie à l’aide d’une solution afin de récupérer les cellules pour les étudier (cela durera 20min).

Impact sur les animaux

Les délétions totales des gènes SIRT6 et TERT provoquent des malformations chez les souris. Pour la délétion totale de TERT, les souris semblent en bonne santé pour les premières générations puis montrent une réduction du poids corporal et de la masse graisseuse sans réduction de prise alimentaire, infertile après 4 générations, déclin fonctionnel de certains organes (intestin, système immunitaire) et une atrophie croissante. (Margaret A. Strong – Mol Cell Biol – 2011) Pour la délétion totale de SIRT6, les paramètres différents selon le background (souche) de la souris utilisée : 129/SvJ ou 129/SvJ/BALB/c : les souris vivent en moyenne de 30 à 300 jours à cause : d’une absence de graisse sous-cutanée, d’une mortalité prénatal importante, de problème intestinal, de problème du système immunitaire et d’ostéoporose (Raul Mostoslavsky –Cell – 2006 ; Victoria Peshti – Plos One -2017). Par contre, il est possible que comme la mutation sera restreinte à un seul type cellulaire, aucun effet indésirable ne soit observé.

Devenir

Toutes les souris seront euthanasiées à la fin de la procédure afin de vérifier: * le phénotype dommageable (effet sur le bien-être de l'animal) sur les organes; * la délétion des gènes dans les cellules intérêts et leur phénotype vieillissant. Après euthanasie, nous préléverons les organes (foie, rein, coeur, poumon ...) afin de les analyser et de regarder si les organes sont en bonne santé, ou si la mutation les a modifié ce qui peut avoir un effet ou non sur le bien-être de l'animal.

Remplacement

Nous souhaitons étudier l’impact du vieillissement du foie sur l’ensemble du corps et sa réaction face aux infections qui impactent les personnes agées qui plus sensible que les personnes jeunes (infection à certains virus : COVID; grippe... ou à des bactéries : E. Coli...). Des expériences in vitro seront réalisées afin de caractériser le foie vieillissant. Par contre, pour regarder l’effet du foie sur les injections, nous sommes obligés de passer par un modèle animal, et c’est pourquoi nous devons créer ses 4 lignées murines.

Réduction

Nous avons suivi les recommandations pour le choix du nombre de souris par sexe afin d’étudier le phénotype dommageable (impact sur le bien-être animal). Afin de caractériser et vérifier le phénotype et le génotype du foie des souris crées, nous avons déterminer un nombre de souris selon notre expérience. Ce nombre a été défini afin d’utiliser le minimum de d’animaux tout en assurant l’obtention de résultats statistiquement significatifs

Raffinement

Tous les animaux qui seront utilisés dans ce projet seront surveillés de manière visuelle quotidiennement et toutes les mesures nécessaires à leur bien-être seront prises par l’enrichissement des cages (présence de maisons en plastique dans les cages, bâtonnets en bois et cotons). LLe suivi clinique des animaux se fera une fois par semaine afin de vérifier si le phénotype est dommageable ou non (ayant un impact sur le bien-être animal). Une grille de scoring a été réalisé afin de répertorier tous les aspects de l’animal et d’agir en euthanasiant l’animal si celui est en souffrance. Pour les chirurgies sans réveil (perfusion pour prévélement d'organes, du sang et des cellules du foie), nous utiliserons de l'analgésie et de l'anesthésie.

Choix des espèces

Le choix des souris permet d’avoir accès à des animaux génétiquement modifiés. Les souris génétiquement modifiées permettront de mettre en évidence le rôle ou l’implication d’un processus donné dans un type cellulaire précis dans le développement de pathologies liées à l’âge. De plus, il existe de nos jours de nombreux outils adaptés à la souris (anticorps, analyses protéomiques...) nécessaires à cette étude. S’agissant d’un projet sur le vieillissement et de l'utilisation de lignées avec vieillissement accélérée, les souris seront étudiées à 4 et 6 mois.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 960
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 960
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 960

960 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des implants sous la peau du dos, du crâne et du genou sous anesthésie, avec un risque annoncé de douleur, d'infection et de développement de tumeurs liées aux cellules souches humaines implantées. Le porteur vise des implants de comblement osseux pour l'arthrose, une application renvoyée au long terme. Il affirme que la complexité de l'environnement sous-cutané est impossible à reproduire in vitro et que la réglementation rend l'étude du cancer "nécessaire" sur animal vivant.

Objectifs

Dans le but de développer de nouveaux types d’implants synthétiques contenant des composés actifs sur le plan biologique et d’étudier leur efficacité dans le comblement osseux, nous envisageons tout d’abord de tester leur biocompatibilité et leur tumorigénicité en sous-cutané chez la souris, en vue de leur utilisation en préclinique. Les implants seront constitués d’une matrice fonctionnalisée ou non avec des molécules et/ou des cellules souches mésenchymateuses humaines. Trois sites d’implantation ont été choisis sous la peau du dos, du crâne et du genou. Les implants actifs seront fonctionnalisés avec des molécules et/ou des cellules souches, les implants inactifs sans cellules serviront de témoins. Notre objectif est donc d’optimiser le non-rejet des implants ainsi que l’absence de développement de tumeurs après une intervention chirurgicale en développant des implants contenant des molécules présentant des activités biologiques et/ou des cellules souches humaines (implants vivants de troisième génération). Après des études in vitro, notre projet consistera à étudier in vivo sur modèle animal les performances des implants en termes de biocompatibilité, de toxicité et d’efficacité. Nous devrons également optimiser des dispositifs approuvés par la FDA (Food and Drug Administration) qui est l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux. Ce projet consiste donc à valider sur des modèles animaux des implants pouvant se résorber dans l’organisme.

Bénéfices attendus

Nous espérons valider de nouveaux implants osseux pour les tester dans certaines pathologies comme l’arthrose. A terme, ces implants pourraient être utilisés dans le traitement régénératif de lésions articulaires (arthrose) ou osseuse.

Procédures

La procédure chirurgicale sous-cutanée est réalisée sous anesthésie générale et couverture antalgique et dure au maximum 30 minutes.

Impact sur les animaux

Nuisances prévisibles : douleur liée à la chirurgie, inflammation, infection au niveau du site d’implantation, gêne dans la locomotion, développement de tumeurs dues aux cellules souches humaines.

Devenir

A l’issue de la procédure tous les animaux implantés seront mis à mort pour la récupération des implants et des tissus (peau) pour des analyses complémentaires approfondies.

Remplacement

Après des études in vitro validant l'efficacité des implants comme la minéralisation, la survie des cellules, la différenciation…, il est nécessaire de passer à des études in vivo étant donnée la complexité de l'environnement physiologique sous-cutané, impossible à reproduire in vitro (vascularisation, cellules du système immunitaire, molécules inflammatoires…). Seuls les implants efficaces in vitro seront testés sur les animaux. Selon la règlementation, l’étude d’un éventuel développement de cancer par des implants est nécessaire sur animal vivant.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux a été évalué sur la base du nombre d’analyses nécessaires (études histologiques, immunohistologiques…) afin d’obtenir des résultats fiables. De plus, uniquement les implants validés in vitro seront testés en implantation sous-cutanée. Il n’y aura pas de tests statistiques, nous effectuerons des observations directes de type présence/absence. Par exemple, pour la biocompatibilité, nous regarderons en priorité le recrutement et l’infiltration éventuel de cellules inflammatoires.

Raffinement

Le raffinement prend en compte le bien-être des animaux. Tous les actes chirurgicaux seront réalisés stérilement sous anesthésie générale avec une analgésie locale pour réduire la douleur post-opératoire au site implanté. Le réveil complet des animaux sera activement surveille le jour de l’intervention et le suivi journalier de leur bien-être sera ensuite mis en place. Les souris immunodéficientes seront hébergées dans des portoirs ventilés séparées des autres souris et l’aliment, l’eau de boisson et la litière seront autoclavés. Pour l’ensemble des animaux un enrichissement du milieu (tunnels, bâtonnets, nids, coton…) sera ajouté dans les cages. Des points limites adaptés ont été établis afin de pouvoir soustraire l’animal à la douleur.

Choix des espèces

La souris est un modèle validé et utilisé classiquement dans ce type d’études, et qui permettra de comparer nos résultats avec les travaux similaires. Pour tester la biocompatibilité nous utiliserons des souris contrôles pour des implants sans cellules ainsi que des souris immunodéficientes pour des implants contenant des molécules actives et/ou des cellules humaines et pour l’étude de la tumorigénicité de ces implants. Les animaux utilisés à l’âge adulte (après 8 semaines minimum) pour présenter des systèmes physiologiques (notamment immunitaire) matures.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 76
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 76
▲ -
Devenir
 -
 -
 12
 64

76 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 12 d'entre elles réutilisées ensuite pour la reproduction et les autres tuées. Des femelles gestantes reçoivent des composés déclenchant une inflammation, par gavage ou injection, puis passent une IRM sous sédation avant que leur descendance ne soit euthanasiée pour examen du cerveau. Le porteur cherche à reproduire un phénotype "de type autistique" chez les souriceaux et décrit les troubles obtenus comme légers. Il affirme qu'aucune approche in vitro ne peut mimer l'interaction entre le foetus et la mère et retient la souris pour sa placentation proche de l'humaine.

Objectifs

Les facteurs environnementaux, comme le stress maternel, les carences nutritionnelles et les infections pré- ou périnatales, sont désormais reconnus comme des agents facilitant l'apparition de maladies neurologiques. De nombreuses études épidémiologiques ont confirmé que les infections pendant la grossesse (virus, bactéries, parasites protozoaires) sont corrélées avec le risque accru de développer des troubles neurodéveloppementaux (schizophrénie, épilepsie, troubles du spectre autistique) ainsi que des maladies neurodégénératives. Dans le cerveau, les cellules microgliales sont particulièrement sensibles aux infections. Elles nettoient des agents pathogènes, aident à assembler les connexions neuronales et régulent de nombreux processus. Le dysfonctionnement microglial a été associé à certains troubles neurodéveloppementaux (spectre autistique et schizophrénie). Le premier objectif de cette étude est de vérifier si l’élimination transitoire de la microglie (sans présence d’une infection avec toute la complexité des mécanismes moléculaires associés) peut causer, elle-même, des troubles neurodéveloppementaux à l’âge adulte. Un aspect majeur lié aux infections pendant la grossesse est l'inflammation : 12 % des grossesses à terme ont des infections intra-utérines, qui exposent les mères à un niveau élevé d'inflammation tout au long de la grossesse. Les infections intra-utérines, donnent souvent naissance à des bébés avec une connectivité cérébrale anormale qui devient évidente à l'âge adulte. Le deuxième objectif de notre étude est de vérifier si l’inflammation, sans présence d’une infection, peut, elle-même, modifier le câblage cérébral précoce et causer des troubles neurodéveloppementaux à l’âge adulte. Les rongeurs sont de bons modèles animaux pour imiter cette condition pathologique car ils partagent certaines caractéristiques particulières de la grossesse humaine. Nous proposons d'étudier la connectivité cérébrale structurelle et fonctionnelle avec des enregistrements IRM et IRMf chez des souris ayant subi soit une déplétion de la microglie soit une inflammation transitoire avant la naissance, pour mieux comprendre les mécanismes de base à l’origine de trouble cognitifs, indépendamment du type d’infection pendant la grossesse. Ces modèles murins ont déjà été étudiés et n’ont pas montrés de signes cliniques important au niveau du comportement, uniquement des troubles légers de sociabilité, ne nécessitant pas d’études comportementales spécifiques.

Bénéfices attendus

Mieux comprendre comment les infections causées par différents agents pathogènes pendant la grossesse, sont corrélées avec le risque accru de développer des troubles neurodéveloppementaux est crucial pour un diagnostic précoce chez les bébés, qui, à l'avenir, permettra d'identifier les nourrissons qui ont effectivement besoin d'une intervention précoce, afin de profiter de la période de plasticité cérébrale la plus élevée pour empêcher l'installation de la pathologie. De plus, les résultats de nos études précliniques ouvriront la possibilité de traiter ces enfants pendant la période fœtale, en bloquant l’inflammation, avec un impact tangible sur le chemin clinique. L'identification des paramètres diagnostiques associés à un risque élevé de développer des dysfonctionnements neurologiques chez le nouveau-né apportera une contribution facilement traduisible en clinique néonatale, permettant l'établissement de nouveaux biomarqueurs pour ces cas. L'établissement de nouveaux biomarqueurs est crucial pour favoriser les études sur de nouveaux médicaments visant à résoudre les anomalies cérébrales. Nous analyserons la connectivité cérébrale fonctionnelle, qui s'est avérée extrêmement efficace pour suivre les changements cérébraux, même subtils, chez des jeunes souris qui ont reçu des traitements mimant certains aspects spécifiques des conséquences des infections. Cela nous permettra de séparer et d'évaluer l'importance des différents mécanismes impliqués dans la réponse physiologique aux infections. De plus, comme les enregistrements IRM sont aussi réalisables chez l'homme, la traduction clinique de cette étude sera aisée.

Procédures

Les souris gestantes reçoivent des médicaments induisant une inflammation, soit sous forme de complément alimentaire, soit par injection (moins d'1mn). La principale source de stress pour les souris pendant ces injections est due à la nécessité de les manipuler et de les tenir pendant l'injection. Les souris seront ensuite scannées par IRM pendant maximum 3 heures et maximum 2 fois (la deuxième séance seulement en cas de mauvais qualité des données de la première séance). L’imagerie IRM nécessite que la souris soit immobile sous sédation. Comparée à l'anesthésie, la sédation est beaucoup plus douce en termes de temps de récupération. Cependant, nous laisserons les souris se reposer pendant au moins deux semaines, dans leur cage, après la séance d'IRM. L’étude nécessite des examens du cerveau ex vivo. Les animaux sont donc euthanasiés en fin d’étude. Cette procédure est réalisée sous anesthésie profonde et dure environ 20 minutes.

Impact sur les animaux

Le modèle de souris basé sur notre traitement cause un phénotype de type autistique, léger, dans les descendants, comme l’hyperactivité et des déficits d’interactions sociales. Le modèle de souris est un modèle qui mime « une des causes potentielles du spectre autistique », à savoir les troubles du développement des neurones liés à l’état inflammatoire de la mère, lié ou non à une infection pendant la gestation. Le spectre autistique est très large en terme de phénotype chez l’humain et essentiellement diagnostiqué par des tests psychologiques, chez le très jeune enfant. Modifier l’état inflammatoire pendant la gestation chez la souris permettrait d’obtenir des souriceaux avec potentiellement des troubles du développement. Ce modèle murin est déjà décrit comme ne présentant que de légers troubles moteurs et sociétaux, n’empêchant en rien la vie en groupe. Ni souffrance ni perte de poids ne sont attendus. Les effets indésirables prévisibles sont liés à la sédation de longue durée, entrainant potentiellement un ralentissement de la respiration, laquelle est monitorée durant toute la session d’IRM. La pose du cathéter se fait sous antalgique et anesthésique et ne devrait pas causer d’inconfort. Cependant, une lésion cutanée peut perdurer au point d’implantation après l’imagerie. La température des animaux peut également chuter en fin de session IRM et les animaux peuvent être isolés en cage chauffée, le temps de récupérer et au maximum jusqu’à 24h.

Devenir

Les souris gestantes utilisées pour générer les souris imitant les malformations prématurées, après l'accouchement, seront utilisées pour produire d'autres souris nécessaires à d'autres projets de recherche dans l’établissement de recherche. En l'absence de besoin, elles seront euthanasiées. Toutes les souris subissant les enregistrements IRM fonctionnelle seront euthanasiées pour récupérer leur cerveau.

Remplacement

Afin d'étudier l'effet de l'infection, ou la réponse inflammatoire, pendant la période de gestation, il est nécessaire d'utiliser des animaux. Cette recherche examine l'interaction entre l'embryon/le fœtus et la femelle gestante suite à une réponse inflammatoire ; aucune approche in vitro ou in silico ne pourrait mimer cette condition physiopathologique. Aux fins de l'étude, il est également essentiel de mener des expériences sur des animaux qui ont une placentation de type humain. Cette caractéristique du modèle animal sélectionné nous permettra d'étendre les résultats obtenus dans cette recherche à l'homme. La souris constitue donc l'espèce animale au développement neurologique le plus utile à l'étude décrite.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires à cette étude a été calculé avec des statistiques basées sur des études antérieures. Pour induire le phénotype désiré en prénatal, il faudra utiliser un certain nombre de souris pour former les couples : ces souris, une fois devenues inutiles pour ce projet, seront mises à la disposition d'autres études nécessitant de tels animaux dans l’établissement. Nous réduirons davantage le nombre de souris nécessaires en imageant deux fois la même souris en cas de problème lors de l'acquisition de données IRM, au lieu d'utiliser une autre souris.

Raffinement

Les embryons de souris connaîtront soit un état inflammatoire, soit l'épuisement des cellules cérébrales anti-inflammatoires pendant un temps limité. Il est connu que cela ne cause aucune douleur. Les séances d'IRM seront sous sédation, avec un protocole déjà testé et publié par des équipes de recherche du monde entier. Avec la sédation, nous évitons le stress causé par la configuration contrainte du berceau d’IRM, tout en utilisant peu d'anesthésiques. Dans les cages, aucune restriction d'eau ou de nourriture n'est requise et des enrichissements, tels que des tubes en plastique et des roulettes pour courir seront fournis. Une inspection quotidienne plus précise que l’inspection habituellement faite en regardant les souris à l'intérieur de la cage, sera immédiatement commencée en cas de blessure, de maladie ou des signes de douleur. Dans ce cas, un score de santé a été défini, avec des points limites qui, s’ils sont atteints pour une souris, déclencheront automatiquement l'euthanasie. Seul le personnel formé à la manipulation des animaux réalisera les expériences et les souris seront inspectées par un vétérinaire en cas de besoin.

Choix des espèces

Pour les besoins de l'étude, il est essentiel de mener des expériences sur des animaux qui ont une placentation très proche celle de la femme. La présence d'une placentation « humaine » chez l'animal modèle sélectionné nous permettra d'étendre les résultats obtenus dans cette recherche, selon une approche translationnelle, à l'homme également. La souris constitue donc l'espèce animale au développement neurologique convenant le plus à l'étude décrite. Nous voulons évaluer l'effet de l'inflammation aiguë prénatale après le développement des animaux (souris de plus de 2 mois de ce fait).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 40
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 40
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 40

40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent deux interventions chirurgicales cérébrales sous anesthésie, une restriction alimentaire de sept jours et des injections pendant cinq jours, avant une tâche d'apprentissage récompensée par de la nourriture. Le porteur étudie la consolidation de la mémoire dans une zone du cerveau qu'il relie à des maladies neurodéveloppementales et neurodégénératives, des retombées présentées comme lointaines. Il affirme avoir "besoin" d'un modèle intact et génétiquement modifiable et conclut que seule la souris convient.

Objectifs

L’objectif global de notre projet est de contribuer à la compréhension des processus d’encodage et de stockage des mémoires chez les mammifères. Plus spécifiquement, nous souhaitons étudier les mécanismes sous-jacents la formation de la mémoire à long terme dans une zone spécifique du cerveau. Cette zone de cerveau a été impliquée dans plusieurs maladies humaines. Une meilleure compréhension de son fonctionnement en conditions normales est nécessaire afin d’identifier et de comprendre les altérations, qui se manifestent en conditions ‘anormales’, telles queles maladies neuro-développementales ou neuro-dégénératives.

Bénéfices attendus

La zone de cerveau ciblé par notre étude a été impliquée à plusieurs maladies humaines. Une meilleure compréhension de son fonctionnement en conditions normales est nécessaire afin d'identifier et de comprendre les altérations, qui se manifestent en conditions 'anormales', telles que les maladies touchant le système nerveux central. Les connaissances obtenues grâce à ce travail nous permettront de renseigner d'autres projets en cours dans l'équipe, explorant le rôle de cette région du cerveau dans les altérations pathophysiologiques présentent, par exemple, lors des maladies neuro-développementales ou neuro-dégénératives. La réorganisation structurelle des circuits neuronaux est également un domaine de recherche largement négligé par les études préclinique et notre travail apportera des nouvelles connaissance dans le domaine des mécanismes de plasticité.

Procédures

Les animaux sont nourris avec un régime alimentaire modifié. Ils subissent deux brèves interventions chirurgicales (< 45 min) réalisées sous anesthésie, pour lesquelles ils reçoivent un traitement analgésique et des soins appropriés. Ils sont soumis à une tâche comportementale nécessitant une motivation appétitive pour laquelle ils reçoivent une récompense nutritive. Cette tâche nécessite que la quantité de nourriture disponible soit limitée pendant 7 jours. Ils reçoivent également des injections pendant 5 jours.

Impact sur les animaux

Les animaux subissent deux brèves interventions chirurgicales sous anesthésie. Cependant, l'utilisation appropriée d'analgésiques, l'utilisation d'outils et de matériels stériles, ainsi qu'une surveillance et des soins post-chirurgicaux optimaux nous permettent de limiter les conséquences indésirables subies par les animaux. Une période de récupération (4-7 jours) est prévue avant toute nouvelle manipulation. Les animaux sont soumis à une restriction alimentaire. Celle-ci peut être stressante pour les souris car elle ne leur permet pas d'exprimer certains de leurs comportements naturels tels que cacher de la nourriture dans la cage. Pour compenser ce stress, nous manipulons les souris au préalable et nous nous efforçons de les nourrir à la même heure de la journée afin qu'elles apprennent à associer la présence de l'expérimentateur à la fourniture de nourriture. En adaptant le programme d'entraînement, nous maintenons la période de restriction alimentaire aussi courte que possible (maximum 7 jours consécutifs). Le paradigme de la restriction alimentaire nous oblige également à héberger les souris individuellement, afin d'éviter la compétition pour la nourriture et l'agression entre congénères. Pour pallier cette contrainte, nous maintenons les souris en hébergement collectif le plus longtemps possible avant cette étape. Nous augmentons la quantité de matériaux disponibles pour la construction de nids et augmentons l'enrichissement en manipulant les souris avant l'expérimentation. Tout au long des expériences, à l'exception des deux jours précédant le « retrieval 1 », les souris sont nourries avec un régime contenant une très faible concentration d'antibiotique. Pour compléter la dose d'antibiotique pendant la période de restriction alimentaire, nous sommes obligés d'administrer cette molecule par injection intra peritonéale. Pour pallier les conséquences de cette injection répétée, nous utilisons une aiguille de très petite taille, ce qui minimise l'inconfort pour l'animall. La solution d'antibiotique est de faible concentration et l’injection est sans conséquences négatives pour l'animal. Toutes les manipulations sont effectuées par des expérimentateurs formés et habilités, ayant plus de 8 ans d'expérience dans la manipulation des animaux.

Devenir

Les animaux seront sacrifiés et leurs tissus récupérés pour les analyses post-hoc.

Remplacement

Le projet porte sur l'étude des mécanismes qui sous-tendent la formation et le stockage de la mémoire dans le néocortex. Pour mener à bien notre étude, nous aurions besoin d'un modèle : i) complexe et intact, ii) adapté à la réalisation de tests cognitif, iii) pour lequel il existe déjà des tests comportementaux validés dans la littérature scientifique, iv) qui se prête facilement à la modification de son génome, v) possédant un néocortex, vi) adapté aux approches expérimentales invasives. Conformément à la directive européenne et au principe des 3Rs, nous avons réfléchi à nos expériences afin d'intégrer des approches alternatives lorsque cela était possible. A notre connaissance, seuls les modèles de mammifères, notamment les souris, répondent à l'ensemble de ces critères. Bien que des tests comportementaux simples soient possibles chez des espèces moins sensibles, ces animaux ne possèdent pas la structure cérébrale ciblée et ne sont donc pas adaptés à l'objectif de notre étude. Les études humaines ne sont pas adaptées à notre question scientifique car des tests invasifs sont nécessaires pour détecter et analyser les neurones associés au stockage de la mémoire et les analyses de connectivité possibles au niveau clinique n'ont pas la résolution nécessaire pour répondre à la question scientifique posée. Les modèles in silico actuellement disponibles ne permettent pas de modéliser le cerveau entier. Pour toutes ces raisons, et malgré notre réflexion, l'utilisation d'animaux est malheureusement nécessaire.

Réduction

Afin de ne pas utiliser plus que le nombre minimal d'animaux nécessaire, nous avons estimé, sur la base des études précédentes, le nombre d’animaux nécessaires pour atteindre une signification statistique (stratégie : études antérieures au sein de l'équipe et étude bibliographique). Nous sommes très attentifs à l’objectif de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés. Pour cette raison nous proposons d'adopter une stratégie expérimentale permettant une analyse précoce de nos données au fur et à mesure (c.à.d. les expériences réalisées au fur et à mesure sur de petits lots de 4-6 animaux). Cela nous permettra de modifier la taille de l'échantillon si nécessaire selon les premiers résultats obtenus. L'utilisation de ces petits groupes permettra également de repérer rapidement les problèmes potentiels de la procédure et de modifier notre approche si nécessaire pour le lot suivant. Approche statistique : selon les caractéristiques de nos données nous appliquons les tests statistiques appropriés à notre question scientifique et à nos données.

Raffinement

i) Surveillance quotidienne. ii) Vérification de l'état de l'animal (avant et après chaque manipulation/étape) selon les critères généraux ainsi que les signes cliniques spécifiques à la manipulation. iii) Intervention immédiate et appropriée (en cas de besoin) - mesures conservatoires à privilégier. iv) Raffinement des procédures chirurgicales pour réduire le risque de douleur ou de souffrance : utilisation d'une crème pour les yeux et d'un tapis chauffant pour maintenir la température de l'animal. Utilisation d'anesthésiques et d'analgésiques (pré- et post-op) pour chaque procédure chirurgicale v) Application de soins préventifs après la chirurgie; stratégie de nursing si nécessaire vi) Manipulation quotidienne des animaux avant les sessions comportementales pour réduire le niveau de stress lié à l'interaction avec l'expérimentateur vii) Optimisation de notre tâche comportementale pour minimiser la durée de la restriction alimentaire viii) Entraînement progressif de l'animal (séances d'habituation) intégré à la tâche afin de minimiser le stresse ix) Utilisation d’aiguilles de petite taille pour minimiser l'inconfort associé à l'injection i.p. x) Utilisation, dans la mesure du possible, de méthodes non invasives (par exemple, l'administration dans la nourriture) pour l'administration des médicaments afin d'éviter les contraintes associées aux autres méthodes d'administration. xi) Mécanismes d'intégration des nouvelles techniques de raffinement : formation régulière des expérimentateurs, consultation de sites éducatifs proposants les méthodes de raffinement. xii) Adaptation des conditions d’hébergement : animaux maintenus le plus longtemps possible dans des cages collectives.

Choix des espèces

Nous utiliserons la souris car nous voudrions exploiter certains modèles transgéniques impliquants, par exemple, le marquage permanent des cellules activées lors de l’apprentissage, ou l'expression d'un sonde calcique. À ce jour, la souris est la seule espèce mammalienne pour laquelle il est possible, d'une manière routine, de modifier la génome et pour laquelle les modèles crés ont été caracterisés au niveau comportemental et moléculaire. Le choix d'utiliser la souris est également motivé par nos données précédentes et la disponibilité de paradigmes expérimentaux déjà élaborés qui garantissent le succès de notre étude.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 5040
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4320
▲ 720
Devenir
 -
 -
 -
 5040

5040 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. 720 d'entre elles subissent trois chirurgies des testicules, une laparotomie et des aspirations de l'épididyme, puis une vingtaine de séances d'imagerie sous anesthésie sur 120 jours, les 4320 autres une chirurgie testiculaire avant une mise à mort échelonnée pour prélever les spermatozoïdes. Le porteur vise une thérapie de l'azoospermie masculine, un bénéfice renvoyé au stade préclinique et au conditionnel. Il affirme que la spermatogenèse ne se reproduit pas in vitro et conclut que le modèle souris est "incontournable".

Objectifs

L’infertilité est un problème fréquent : 1 couple sur 7 serait concerné en France. L’infertilité est définie comme étant l’incapacité à obtenir une grossesse après un an de rapports sexuels réguliers sans moyen de contraception. On estime que dans la moitié des cas, l’infertilité est d’origine masculine. Certains hommes souffrent d’une absence totale de spermatozoïdes dans leur sperme. Ce phénomène concerne environ 15 % des hommes infertiles et se nomme « azoospermie non obstructive ». À l’heure actuelle, des solutions sont apportées aux couples souffrant d’infertilité grâce au développement des techniques de Procréation Médicalement Assistée (PMA). Néanmoins, ces approches ne s’appliquent pas aux patients souffrant d’azoospermie non obstructive, car elles nécessitent la présence de spermatozoïdes. De nouvelles stratégies thérapeutiques doivent être mises en place pour ces patients. L’azoospermie non obstructive est souvent liée à des défauts au niveau d’un seul gène, ce qui entraine l’absence de la protéine normalement produite grâce à ce gène. L'objectif de ce projet est de développer de nouvelles approches pour ces hommes infertiles qui ne peuvent pas être traités par la PMA. Il s’agit de réintroduire dans les cellules germinales productrices de spermatozoïdes, le message génétique capable de produire cette protéine manquante: soit de l’ADN du gène manquant ; soit de l’ARNm qui code pour la protéine manquante. Il ne s’agit pas de thérapie génique, car il n’y aura pas d’intégration dans le génome des cellules germinales, ce dernier ne sera donc pas modifié. Les molécules, ADN ou ARNm, seront injectées au niveau des testicules. Le message génétique ainsi introduit permettra ensuite aux cellules de produire la protéine manquante et de restaurer la fertilité.

Bénéfices attendus

Ce projet pré-clinique pourrait conduire à la mise au point d’une technique innovante de prise en charge de l’azoospermie non obstructive, une cause importante d’infertilité masculine.

Procédures

Les animaux sont répartis en deux procédures : -Les animaux de la première procédure PE1 (720) vont subir 3 chirurgies de 30 min sous anesthésie générale une au niveau des testicules, une laparotomie et 3 aspirations maximum au niveau des épididymes pour prélever des spermatozoïdes. Les chirurgies seront réalisées avec un intervalle de 7 jours minimum entre deux chirurgies. Ils subiront 20 séances d'imagerie sous anesthésie générale d'une durée de 10 min maximum et espacée de 7 jours sur une période de 120 jours. Seules les souris de la PE1 injectée avec ADN subiront en plus 20 injections de luciférines pour permettre l'imagerie in vivo par bioluminescences. . À la fin du cycle d’imagerie de chaque souris (120 jours), les souris seront euthanasiées pour réaliser des coupes histologiques des testicules. - Les animaux de la deuxième procédure PE2 (4320) vont subir une chirurgie de 30 min sous anesthésie générale au niveau des testicules. Ensuite, les animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale à 6 temps 1-2-7-15-21-35 jours post injection afin de prélever les spermatozoïdes et les testicules. Dans cette deuxième procédure, aucun prélèvement ne sera réalisé sur animaux vivants.

Impact sur les animaux

L'anesthésie des animaux demandera leur préhension. Suite à la chirurgie, les males pourront perdre du poids et avoir une mobilité réduite sur quelques jours seulement. Les animaux transportés entre les deux animaleries pour réaliser les séances d'imagerie pourraient avoir un stress engendré par le transport.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure, les testicules seront prélevés pour réaliser des coupes histologiques. Ce qui nous permettra de vérifier la qualité de la restauration de l’infertilité.

Remplacement

L’étude des mécanismes de la spermatogenèse et de l’ovogenèse, ainsi que de l’infertilité nécessite l’utilisation des animaux car ces processus ne sont pas reproductibles in vitro, et il n’existe pas de système de culture cellulaire permettant d’obtenir des gamètes viables. La fécondation nécessite l’obtention de gamètes matures, qui ne peuvent être obtenus que sur des animaux. L’étude des phénotypes d’infertilité humaine nécessite des animaux présentant les mêmes défauts que ceux observés chez les patients. En conclusion, il nous est impossible de remplacer l’animal vivant par un modèle cellulaire ou de simulation informatique. En effet, aucun modèle alternatif ne permet encore de reproduire en globalité la complexité de la gamétogenèse et les impacts sur la fertilité.

Réduction

Le nombre minimal d'animaux sera utilisé dans chaque procédure tout en garantissant une étude statistique correcte . La procédure d'imagerie in vivo va nous permettre de réduire le nombre d'animaux utilisé puisque les souris seront imagées à différents temps post-chirurgie sur une période de 4 mois. L'aspiration micro-chirurgicale de spermatozoïdes épididymaire et l'aspiration percutanée de spermatozoïdes épididymaires permettra de réduire le nombre d'animaux utilisés puisque chaque souris sera utilisée pour plusieurs mesures. Les deux testicules de chaque souris seront injectés, le testicule gauche sera injecté avec du PBS, il va servir de contrôle et le testicule droit sera injecté avec l’ADN ou de l'ARN. Cela va nous permettre de réduire le nombre d’animaux utilisés. Les deux techniques de transfection sonoporation et électroporation évoquées en PE1 et PE2 seront effectuées en parallèle mais nous n’utiliserons pas la technique non efficace dans la P2.

Raffinement

Les douleurs associées à la chirurgie sont traitées avec des anti-douleurs et des anesthésiques. L'acte chirurgical sera réalisé sur des tapis chauffants et le réveil se fera dans une cage chauffée. La personne réalisant la chirurgie attendra le réveil de tous les animaux. Suite à l'opération, des croquettes mouillées seront disposées dans la litière. Pendant l'opération, les yeux seront recouverts d’une pommade pour les yeux (Vitamine A Dulcie). Les opérations seront réalisées le matin et le comportement des animaux sera suivi toutes les heures dans l’après-midi. L’état de santé des animaux opérés sera quotidiennement suivi aprés l'opération pendant 7 jours . En cas d'inflammation et/ou suppuration, la souris sera traitée avec un antibiotique non critique par voie intra-péritonéale pendant 5 jours. Le suivis de l’état de santé des animaux est réaliser dans le respect des 3R et se basent sur un arbre décisionnel en fonction des observations faites pour l’application des points limites gradés précis, et qu’en cas de dépassement des points limites les souris sont sortie de l’étude et sacrifiées (critères d’arrêt).

Choix des espèces

Grâce aux connaissances acquises ces dernières années sur la génétique de la souris et du fait de la conservation, entre l’homme et la souris, de la majorité des gènes impliqués dans la gamétogenèse et la fécondation, la souris représente actuellement le modèle de choix pour étudier les causes génétiques de l’infertilité. L'utilisation du modèle de souris est incontournable car il n'existe à l'heure actuelle aucune technique permettant la production de spermatozoïdes ou d’ovocytes in vitro. Dix modèles de souris transgéniques seront utilisés pour les besoins de cette étude. Toutes les lignées de souris utilisées constituent des modèles d’inactivation génique ou de transgenèse additive qui ne concerneront que des gènes impliqués dans la fonction de reproduction. Lors de leur entrées dans les procédures les souris males utilisées seront matures, âgées minium de 6 semaines,car la spermatogenése n'est pas fonctionnelle avant 6 semaines

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 1090
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1090
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1090

1 090 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent l'ablation d'une phalange pour identification et biopsie, des administrations de substances, une hémicastration sous anesthésie puis une perfusion létale de fixateur, pour étudier la stabilité des ARN au cours de la spermatogenèse. Le porteur affirme que la phalangectomie avant dix jours cause une douleur minime car les fibres nerveuses ne sont pas encore myélinisées. Les retombées sur le cancer, le VIH et la stérilité sont renvoyées au long terme.

Objectifs

L’ADN (acide désoxyribonucléique) est constitué de gènes servant à la fabrication des protéines qui sont nécessaire au fonctionnement des cellules. L’information contenue dans ces gènes est dans un premier temps recopié sous forme d’une molécule transitoire appelée ARN (acide ribonucléique). Une fois que l’ARN à fabriqué les protéines il est dégradé afin d’arrêter leurs productions. Ceci permet de réguler la quantité de protéine dans la cellule. L’étape de dégradation de l’ARN est contrôlée par un complexe de régulation qui détermine la stabilité de l’ARN. Notre projet consiste à étudier les mécanismes intervenant dans la stabilité des ARN. Nous utiliserons un modèle présentant une défaillance de ce complexe de régulation, qui se traduit par la stérilité chez le mâle.

Bénéfices attendus

Notre projet fournira une nouvelle compréhension de la fonction du complexe de régulation qui détermine la stabilité de l’ARN et de son implication dans la spermatogenèse (processus aboutissant à la production de spermatozoïdes). A plus long terme, notre projet va induire une meilleure compréhension des maladies telles que le cancer, l'infection par le VIH, les maladies génétiques rares et la stérilité, qui sont liées à l’altération de ce complexe. Ceci va permettre de développer des thérapies.

Procédures

Toutes les interventions décrites ci-dessous nécessitent d’immobiliser les souris avec la main (contention non traumatisante de 20 à 30 secondes). - Phalangectomie (avant l’age de 10 jours) sur animaux vigiles pour identifier les animaux et prélever la biopsie. Réalisée 1 fois dans leur vie. - Administration de substance (à 3 jours) pour synchroniser la spermatogenèse. Réalisée 1 fois dans leur vie. - Administration d’une molécule (à 8-10 semaines) pour suivre l’évolution d’une cellule (traceur). Réalisée 1 fois dans leur vie. - Administration d’analgésique (15 minutes avant l’hémicastration). Réalisée 1 fois dans leur vie. - Hémicastration (2 heures après l’administration de traceur). Anesthésie gazeuse de l’animal dans une boîte à induction en plexiglas puis sous un masque (narcose en 2 à 3 minutes). La chirurgie (incision/prélèvement/suture) prend 10 minutes. Reprise de l’activité normale généralement observée en 15 minutes. -. Administration d’anesthésique/analgésique (à partir de l’age de 8 jours) en dose létale pour perfuser un fixateur histologique. Etape finale réalisée 9 ou 18 jours après l’hémicastration. Les souris sous anesthésie générale profonde en moins de 5 minutes. La perfusion (10 minutes) résulte en la mort de l’animal.

Impact sur les animaux

Nous allons générer des souris porteuses de mutation dans un type de cellule du testicule, ce qui entraîne une stérilité des mâles mais ne génère aucune douleur. Les procédures expérimentales tel que l’ablation de phalanges, l’administration de substances et l’hémicastration mises en œuvre engendrent une douleur minime aux animaux. La phalangectomie réalisée avant l’âge de 10 jours entraine une douleur minime du fait qu’à cet âge les fibres nerveuses sont encore non myélinisées. L’administration de substance induit une douleur identique à celle de l’introduction d’une aiguille sous la peau L’hémicastration est réalisée sous anesthésie générale avec analgésie mais elle peut entrainer une perte hydrique, une sécheresse oculaire, une perte de poids, une hypothermie et une douleur au niveau de la plaie. Dans ce cas, les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne et le vétérinaire sera prévenu si nécessaire et des mesures appropriées seront prises pour soulager l’animal.

Devenir

Pour des analyses histologiques et moléculaires, une mise à mort est nécessaire en fin de procédure pour tous les animaux décrits dans ce projet, et ceci en respectant les points limites.

Remplacement

Notre étude vise à comprendre les effets de la dégradation de l’ARN dans un système physiologique (la spermatogenèse). Etant donné que la spermatogenèse est un processus complexe qui fait intervenir plusieurs types cellulaires du testicule, seule une approche expérimentale avec des animaux permet d’atteindre notre objectif. Le remplacement par un système in vitro (1er R de la règle des 3R) est impossible.

Réduction

Le nombre d’animaux requis est calculé au plus juste pour satisfaire aux exigences en matière de réduction du nombre d’animaux utilisés tout en assurant la qualité des résultats obtenus et la robustesse de leur validité statistique en utilisant des tests statistiques adaptés. A chaque stade nous analyserons 3 mâles contrôles et 3 mâles mutants pour les analyses morphologiques et 10 mâles contrôles et 10 mâles mutants pour les analyses moléculaires. La stratégie des accouplements permet d’obtenir la moitié des animaux contrôles et l’autre moitié des animaux seront mutants. Cependant, étant donné que notre travail porte sur l’étude de la spermatogenèse, seuls les males (statistiquement la moitié des naissances) serviront pour l’expérimentation. La réduction du nombre d’animaux (2e R de la règle des 3R) est donc appliquée dans notre projet.

Raffinement

Tout est mis en œuvre pour le bien-être des animaux, la surveillance de l’état de santé et des actions appropriées sont réalisées à l’animalerie si nécessaires (soins, analgésie, …). Le bien-être est surveillé en permanence et toute altération du comportement des animaux (souffrance, angoisse) sera immédiatement discutée avec les responsables de la structure du bien-être animal (SBEA) pour prendre les mesures correctives nécessaires. Les animaux générés ne souffrent pas car le phénotype attendu se limite à la stérilité des mâles. La douleur résultant de la phalangectomie est minimisée en prélevant la phalange avant l’âge de 10 jours, âge en dessous duquel les fibres nerveuses sont non myélinisées. Pour les animaux, dont les traitements doivent être administrés à l’âge de 3 jours, la phalangectomie sera réalisée à l’âge de 1 jour (afin de traiter que des animaux de génotype intéressant). Pour les autres animaux expérimentaux, la phalangectomie sera réalisée entre 7 à 10 jours après la naissance, quand les doigts des souriceaux sont écartés. Nous prenons soin de n’amputer que la phalange distale en utilisant des outils fins et après un entrainement sur des cadavres. Les traitements seront réalisés par un expérimentateur qualifié ayant suivi une formation à la manipulation des rongeurs afin de minimiser les nuisances sur les animaux. La douleur de l’hémicastration sera minimisée en administrant un Anti-Inflammatoire Non Stéroïdien (AINS) avant l’opération. Pour diminuer le stress de l’animal et faciliter sa thermorégulation la phase de réveil est surveillée sur plaque chauffante et un nid de coton ou un nid végétal est ajouté dans chaque cage. Pour faciliter sa réhydratation une injection de sérum physiologique sera réalisée à la fin de la chirurgie et de la nourriture sous forme de gel sera mise à disposition au fond de la cage. Le raffinement (3e R de la règle des 3R) est donc appliqué dans notre projet.

Choix des espèces

De par ses nombreuses ressemblances génétiques et physiologiques avec l'Homme, et les facilités de modification de son génome, la souris est un excellent modèle pour appréhender la physiopathologie des maladies humaines. De plus, il s’agit d’une espèce simple à élever et proléfique. Dans notre projet, nous utilisons la spermatogenèse comme modèle d’étude. C’est un processus qui se met en place depuis la naissance jusqu’à l’âge adulte et qui évolue quand la souris vieillit. Nous allons analyser différents stades dans la spermatogenèse. Les études débuteront peu de temps après la naissance (à l’âge de 1 semaine) pour étudier la mise en place de la spermatogenèse. Des souris adultes (à l’âge de 8 à 10 semaines) serviront à étudier le maintien de la spermatogenèse. Les plus vieilles souris (à l’âge de 1 an) permettront d’étudier le vieillissement testiculaire.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles respiratoires
Souris : 103
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 103
Devenir
 -
 -
 -
 103

103 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une infection pulmonaire à Pseudomonas aeruginosa par instillation intranasale sous anesthésie, avec une surmortalité d'environ 20 % attendue, avant euthanasie pour mesurer la charge bactérienne et la réaction immunitaire. Le porteur cherche à savoir si une enzyme bactérienne peut servir de cible thérapeutique face à l'antibiorésistance. Le développement d'inhibiteurs et de nouvelles thérapies est renvoyé au long terme.

Objectifs

Pseudomonas aeruginosa est une bactérie de l’environnement induisant des infections respiratoires chez les sujets fragilisés comme ceux se trouvant en réanimation, ceux atteints de broncho-pneumopathie chronique obstructive ou encore ceux atteints de mucoviscidose. L’émergence de souches de P. aeruginosa de plus en plus résistantes aux antibiotiques est observée partout dans le monde. La resistance aux antibiotiques est un problème car cela risque d’entraîner des impasses thérapeutiques pour les patients. L’objectif est d’étudier si une enzyme protégeant P. aeruginosa contre la défense de l’hôte peut servir de cible thérapeutique alternative ou adjuvante aux antibiotiques pour traiter les infections à P. aeruginosa résistant aux antibiotiques : ce projet scientifique a pour objectif (i) de déterminant les charges bactériennes dans les poumons infectés par les bactéries hyperexprimant ou non la proteine, (ii) d’étudier l’impact de l’infection sur la destruction de l’architecture du poumon et sur la réaction immunitaire.

Bénéfices attendus

A court terme, ce projet nous permettra de caractériser plus précisement la virulence accrue au niveau pulmonaire induite par l’enzyme d’intérêt chez la bactérie P. aeruginosa résistante aux antibiotiques utilisés couramment en médecine humaine. Cette caractérisation est indispensable pour affirmer l’implication de cette enzyme dans la différence de survie observée chez les souris dans nos travaux précédents et elle est nécessaire pour expliquer le mécanisme global de la virulence augmentée de ces souches. Cette enzyme participe à la virulence à la bactérie. Elle constitue donc une cible potentielle pour le développement à plus long terme de nouvelles stratégies thérapeutiques dans les infections pulmonaires à P. aeruginosa résistants à de nombreux antibiotiques. Le développement d’inhibiteurs de cette enzyme peut être envisagé pour constituer une thérapeutique alternative et adjuvante aux antibiotiques en médecine humaine. Son inhibition pendant l’infection respiratoire permettrait de limiter la prolifération de P. aeruginosa en le rendant sensible à la réponse de l’hôte.

Procédures

Pour chaque animal, il sera réalisé : - Une infection respiratoire par instillation intra-nasale : geste réalisé sous anesthésie générale. - Une administration d’un antidouleur par injection intrapéritonéale à 6h post infection puis 1 fois par jour pendant 5 jours. - L’euthanasie post infection pour prélévement et analyse des poumons (étude charge bactérienne et réaction immunitaire).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus sont ceux résultants de l’infection pulmonaire bactérienne. Il pourra être observé des signes d’infections respiratoires : dyspnée, mobilité réduite, dos vouté et poil hirissé. Une possible sur-mortalité d’environ 20% lors de l’instillation intranasale est également attendue.

Devenir

Les animaux seront mis à mort au cours ou à la fin de la procédure afin de réaliser le dénombrement de la charge bactérienne pulmonaire, les analyses d’histologie et cytologiques sur les prélèvements pulmonaires.

Remplacement

Ce projet requérant un modèle murin a été considéré après une étude in vitro préalable. En effet, la première partie de notre projet, qui a permis la mise en évidence de la virulence augmentée de la souche résistante aux antibiotique et le rôle d’une enzyme d’intérêt, a été réalisée sur un modèle in vitro d’épithélium respiratoire humain. Cependant, malgré son utilité, ce modèle reste très limité car il ne permet pas d’étudier la virulence bactérienne à l’échelle du poumon dans son ensemble et il ne prend pas en compte la réponse immunitaire globale de l’hôte vis-à-vis de P. aeruginosa. Au contraire, dans le modèle murin de pneumonie aiguë, la réponse globale de l’hôte au niveau pulmonaire est assurée et cette étape in vivo est essentielle à la validation du rôle la protéine d’intérêt dans l’infection à P. aeruginosa résistant aux antibiotiques.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été déterminé pour répondre à l’objectif scientifique selon le nombre d’expériences prévues, les besoins en données selon les analyses statistiques envisagées et les données de la littérature. Une réflexion biostastistique a été réalisée afin d’éviter qu’une réduction trop drastique ne nuise à la fiabilité des résultats du projet. Les groupes ont donc été réduits à la taille minimum nécessaire à l’interprétation des résultats. Pour essayer de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, nous allons effectuer les expériences de manière séquentielle dont certaines ne seront réalisées qu’en fonction des résultats obtenus avec les premières.

Raffinement

Pour réduire au minimum les nuisances sur le bien être de l’animal, plusieurs mesures seront réalisées : - l’anesthésie générale lors de l’instillation intra-nasale de l’inoculum bacterien, avec l’utilisation d’un dispositif chauffant lors de l’anesthésie des souris pour éviter l’hypothermie - une surveillance rapprochée pendant toute la durée de la procédure. Cette surveillance permet le suivi des animaux et la vérification des points limites, requérant l’euthanasie - l’administration d’un antidouleur à 6h post-infection puis 1 fois par jour jusqu’à la fin de la procédure pour limiter la douleur et la dyspnée chez l’animal - un enrichissement des cages et le regroupement des souris dans les cages pour préserver les interactions sociales.

Choix des espèces

La souris est une espèce pour laquelle de nombreux protocoles de pneumonie aiguë d’étiologie bactérienne ont été optimisés et validés. Le modèle murin utilise des souris adultes et permet d’étudier la pathogénicité bactérienne lors de l’infection pulmonaire aiguë (i) en établissant les courbes de survie (se basant sur l’atteinte des points limites), (ii) en réalisant des coupes histologiques pulmonaires et (iii) en déterminant la charge bactérienne infectante dans les poumons.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 168
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 168
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 168

168 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses d'une mutation reproduisant une maladie osseuse pédiatrique rare, elles subissent des radiographies sous anesthésie tous les quinze jours, jusqu'à six injections de fluorochromes et une ponction cardiaque terminale, pour décrire l'apparition d'un granulome dans les mâchoires. Le porteur affirme que cette cinétique ne peut s'observer chez les patients, diagnostiqués trop tard, et qu'elle requiert un "organisme entier". Les tests de thérapies sont présentés comme une étape ultérieure.

Objectifs

La maladie osseuse pédiatrique rare qui nous intéresse est caractérisée par le remplacement de l’os des mâchoires par un tissu mou fibreux appelé granulome. Cette pathologie se met en place vers 3 à 5 ans et est d’origine génétique. Les lésions spécifiques de la maladie sont toujours symétriques et bilatérales et peuvent ne concerner que des zones restreintes de la mandibule ou au contraire toutes les mâchoires jusqu’au plancher de l’orbite. Le principal traitement proposé aux patients pour le moment consiste principalement en chirurgies itératives et souvent iatrogènes et quelques rares molécules pour les formes très sévères. Ce qui définit la localisation anatomique et la période d’apparition de cette pathologie ne sont pas connues. Avoir accès et comprendre l’apparition du granulome permettrait de proposer des traitements plus précoces et efficaces aux patients. L’objectif de ce projet est donc de définir la cinétique d’apparition du granulome spécifique de cette pathologie dans un modèle murin, cinétique à laquelle nous ne pouvons avoir accès chez les patients. La description de cette cinétique nous permettra d’avoir une progression claire du granulome et dans un second temps de définir plusieurs fenêtres de traitement.

Bénéfices attendus

La description de la cinétique d’apparition du granulome n’est pas possible chez les patients. En effet, les patients sont diagnostiqués quand le granulome est déjà installé voire agressif. La description de cette apparition est la première étape qui permettra de mettre en place des tests de thérapies efficaces (avec un effet évaluable facilement) qui manquent encore pour le traitement des patients.

Procédures

Le phénotype osseux des souris est exploré par un examen radiographique tous les 15 jours qui nécessite une anesthésie et qui dure 5 minutes, un seul recueil d’urines en cage métabolique (durée maximale 2h) pour l’analyse des marqueurs osseux urinaires, l’injection de 2 fluorochromes pour analyser la formation dynamique de l’os (2 minutes par injection) et enfin, le prélèvement sanguin intracardiaque (réalisée sous anesthésie profonde - 5 minutes maximum) pour l’analyse des marqueurs osseux sanguins.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis au maximum 6 injections intrapéritonéales (anesthésies et injections de fluorochromes), 1h de cage métabolique et une ponction cardiaque terminale. Aucun autre dommage que d’être manipulé pour l’injection et isolé pendant 1h n’est observé dans le cadre de la caractérisation du phénotype osseux. Aucun autre dommage que d’être manipulé pour pratiquer les injections, lesquelles peuvent éventuellement provoquer une gêne très passagère qui ne nécessite pas de médication particulière.

Devenir

Les animaux concernés par cette procédure sont mis à mort pour réaliser des prélèvements post-mortem des os et des caecum qui permettront de caractériser le phénotype osseux et l’apparition du granulome du chérubisme.

Remplacement

La mutation d’un gène est responsable du développement du chérubisme. La culture de cellules mutées in vitro a déjà fourni des informations sur les voies de signalisation impliquées dans le développement du chérubisme mais toutes ces études préalables in vitro sont menées sur des cellules provenant de granulomes de patients diagnostiqués, quand le granulome est déjà installé voire agressif. La cinétique d’apparition du granulome pathognomonique du chérubisme ne peut être étudié que grâce à l’utilisation d’un modèle animal. Les interactions entre l’os (les cellules osseuses mutées), le ligament parodontale (et ses cellules mutées) et la moelle osseuses (et ses cellules mutées) et leurs implications dans l’apparition du granulome ne pouvant être observées qu’au sein d’un organisme entier. Le granulome pathognomonique du chérubisme n’apparait que lorsque le gène concerné est muté, rendant le modèle animal que nous voudrions utiliser approprié pour cette étude.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est optimisé pour obtenir des résultats statistiques. Leur nombre (168) a été restreint au minimum indispensable de façon à obtenir des données nécessaires à l’établissement de la cinétique d’apparition du granulome de chérubisme. L’analyse préalablement publiée du modèle à 10 semaines permet d’estimer la puissance statistique de nos analyses et l’échantillonnage nécessaire pour caractériser les effets biologiques souhaités.

Raffinement

Les mesures de densité minérale osseuse, seront effectuées sous anesthésie avec analgésie. Le temps de radiographie sera très cours, environ 5 minutes par animal. Il sera surveillé jusqu’à son réveil. L’appareil étant à température ambiante, un maintien de la température à 37°de l’animal ne sera pas nécessaire pour une intervention si courte. Le personnel de l’animalerie et les expérimentateurs assureront une surveillance quotidienne. Nous ne prévoyons pas de complications pour les animaux aux différents temps de la procédure car aucun autre dommage que de courtes anesthésies, espacées de 15 jours, des injections (6 maximum) et un isolement de 2h au plus pour le recueil d’urine ne sont envisagés dans le cadre de la caractérisation du phénotype osseux. Cependant, dans l’éventualité d’une perte de poids ou encore d’un comportement anormal, une surveillance plus fréquente et un apport de nourriture gélifiée seront mis en place. Les animaux seront hébergés sous conditions standards - température 20/24°, cycle jour/nuit 12h/12h, hygrométrie entre 50/55%. L’enrichissement du milieu sera assuré par la mise à disposition de tunnel en carton, de nids en papier kraft, de maisonnettes rouge et de bâtonnets à ronger. L’acte final, une ponction cardiaque, nécessaire pour évaluer les marqueurs osseux sanguins, sera faite sous anesthésie avec antalgique. L’assurance d’une anesthésie profonde sera vérifiée avant par un test de l’abolition du réflexe des extrémités.

Choix des espèces

Un modèle murin de la pathologie osseuse rare pédiatrique qui nous intéresse a été précédemment généré. La culture de cellules mutées in vitro a déjà fourni des informations sur les voies de signalisation impliquées dans le développement du chérubisme. Cependant, les interactions entre l’os (les cellules osseuses mutées), le ligament parodontale (et ses cellules mutées) et la moelle osseuses (et ses cellules mutées) et leurs implications dans l’apparition du granulome ne peuvent être observées qu’au sein d’un organisme entier. Le granulome spécifique de la pathologie osseuse rare pédiatrique qui nous intéresse apparait dans le modèle murin, rendant ce modèle approprié pour cette étude. A 10 semaines le granulome est mis en place (comme décrit précédemment). Nous voulons décrire son apparition entre 4 et 10 semaines, 4 semaines correspondant au sevrage des animaux et qui correspond au stade d’apparition du granulome chez les patients.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 850
Rats : 850
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1700
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1700

850 souris et 850 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont mis à jeun jusqu'à 24 heures, reçoivent un candidat médicament et un traceur alimentaire, subissent des prélèvements sanguins puis une euthanasie avec prélèvement d'organes, pour évaluer l'effet d'une molécule sur le transit gastro-intestinal. Le porteur présente l'animal comme un passage obligatoire avant toute administration à l'humain. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune méthode in vitro ou in silico ne suffit à évaluer ces effets sur le transit.

Objectifs

Les effets secondaires gastro-intestinaux liés aux médicaments peuvent causer beaucoup d'inconfort et de douleur. Ces effets secondaires comprennent la constipation, l'irritation gastro-intestinale, la constriction abdominale ou la diarrhée. Le projet vise à évaluer l'effet d'un candidat médicament sur le transit gastrointestinal et sur la vidange de l'estomac. La fonction gastro-intestinal est évaluée par la mesure de la progression d’un traceur alimentaire administré par voie orale.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la découverte de nouveaux médicaments présentant un minimum d'effets secondaires dans la pathologie humaine qui est ciblée par la/les substance(s) active(s) testée(s) dans ce projet. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules.

Procédures

Les animaux auront une ou plusieurs administrations de candidat médicament (moins de 30 secondes pour chaque administration) ainsi qu'une administration d'un traceur alimentaire (moins de 30 secondes) après mise à jeûn (sur grille pour une durée de 24h maximum et isolement pour les souris) et éventuellement des prélèvements de sang (2 minutes) sur animal vigile, ensuite d'une anesthésie suivi éventuellement un prélèvement sanguin terminal suivi d'une euthanasie pour effectuer des prélèvements d'organes (pas de réveil après prélèvement).

Impact sur les animaux

Les animaux seront mis à jeun sur une période de maximum 24h avant l'administration du candidat médicament. Et ils subiront plusieurs injections afin d'administrer le candidat médicament, le traceur alimentaire et l'anesthésique. Des prélèvements de sang pourront aussi être réalisés. Par ailleurs, les effets potentiellement indésirables des candidats médicaments font l'objet d'échange avec les responsables Bien-Etre Animal pour adapter les outils d'observations des animaux afin d'anticiper au mieux de potentiels signes cliniques.

Devenir

Euthanasie des animaux pour réaliser des prélèvements d’organes ne permettant pas la survie de l’animal.

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le rongeur car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur le transit intestinal. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, le rat et la souris sont les espèce qui sont les plus adaptées à ce type de modèle d’étude.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d'animaux par groupe est utilisé afin d'exploiter de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences. Ce nombre (en général n=10/groupe) est calculé pour pouvoir réaliser une analyse statistique robuste sans avoir besoin de répéter les expériences (et donc d'utiliser un nombre d'animaux encore supérieur). L’analyse statistique sera adaptée au modèle.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : -La mise au point de procédures rigoureuses, -la formation du personnel à ces dernières, - un suivi quotidien de l'état de santé des animaux, -le suivi d'éventuels signes cliniques, -la détermination des points limites, -le recours aux procédures d'euthanasie dès que nécessaire, -la réduction du volume sanguin prélevé grâce à l'amélioration de la sensibilité des méthodes d'analyse, -un protocole analgésique adapté au modèle, -la familiarisation des animaux aux procédures expérimentales.

Choix des espèces

Le rat et la souris sont deux des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets d'un nouveau médicament sur le transit gastro intestinal. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement .

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 120
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent pendant quatre à six semaines une alimentation à la cuprizone reproduisant une sclérose en plaques, qui peut provoquer crises d'épilepsie induites, perte de poids et difficultés locomotrices, avant euthanasie pour études post mortem de l'hippocampe. Le porteur fixe des points limites, dont une perte de poids de 20 % et l'apparition de crises spontanées, déclenchant la mise à mort. Les pistes thérapeutiques pour les patients épileptiques atteints de sclérose en plaques sont renvoyées au long terme.

Objectifs

L’épilepsie chez les personnes atteintes de sclérose en plaque est un véritable enjeu de santé publique, comprendre ses mécanismes neurophysiologiques aiderait à mieux traiter cette pathologie. Ce projet durerait 3 ans.

Bénéfices attendus

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune très invalidante qui atteint généralement de jeunes adultes (20 à 40 ans). Elle se caractérise par la destruction progressive, par les cellules du système immunitaire, de la gaine de myéline des axones, ce qui aboutit à une dégénérescence neuronale provoquant des perturbations à la fois motrices, sensitives et cognitives. Les patients atteints de sclérose en plaques ont 3 à 6 fois plus de risque de développer de l’épilepsie. Le lien entre sclérose en plaques et épilepsie n’ayant été que peu étudié, l’épilepsie en cas de sclérose en plaques n’a pas de traitement de premier choix clairement établi et son pronostic est souvent défavorable. L’objectif de cette étude à court terme est de définir les mécanismes neuronaux sous-jacents à cette propension à l’épilepsie en cas de sclérose en plaques. L’objectif à long terme de ce projet est d’obtenir des pistes de traitements thérapeutiques de l’épilepsie chez les personnes atteintes de sclérose en plaques.

Procédures

Pour reproduire la sclérose en plaques, un régime alimentaire à la cuprizone sera donné aux animaux pendant 4 à 6 semaines. Les animaux seront pesés une fois par semaine. Le cerveau des animaux est utilisé après leur euthanasie pour des études post mortem.

Impact sur les animaux

Nous nourrirons les souris à la cuprizone pendant moins de 7 semaines. La souris peut développer des crises d’épilepsie induites et non spontanées si la durée du régime à la cuprizone est inférieure à 7 semaines ce qui est le cas dans notre étude. Ces crises induites sont des crises tonico-cloniques se caractérisant par une perte des réflexes de redressement. Le régime alimentaire à la cuprizone peut entraîner une perte de poids. Les souris nourries à la cuprizone sont moins sujettes à la douleur que des souris exposées à un régime normal. Cependant, elles peuvent développer des difficultés locomotrices et de l’anxiété.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés pour des études post mortem.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant la compréhension des mécanismes complexes mis en jeu dans cette pathologie humaine invalidante. En effet, les organoïdes présentent de nombreuses limites telles que : - le manque d'une haute fidélité pour chaque type cellulaire, alors que dans ce projet nous voulons étudier des neurones avec des caractéristiques spécifiques très prononcées - une maturation limitée, alors que dans ce projet nous voulons étudier une pathologie qui se déclare quand le cerveau est mature - une physiologie atypique et des problèmes de développement d'aires neuronales adéquates, alors que dans ce projet nous voulons étudier une partie cérébrale spécifique, l'hippocampe, dont la structure neuronale est extrêmement organisée.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux au maximum, différentes expériences seront effectuées à partir de tranches d’hippocampe provenant d’une même souris. Le nombre estimé de souris nécessaires à cette étude en fonction des conditions expérimentales et des tests statistiques est de 120 souris dont la moitié nourrie à la cuprizone. Les souris mâles et femelles présentant le même degré de dégradation cérébrale à la suite d’un régime à la cuprizone, nous utiliserons des mâles et des femelles indifféremment ce qui nous permettra de réduire le nombre d’animaux (pas de tri négatif dans les portées). Les données seront traitées avec des tests statistiques non paramétriques afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. 20 neurones par condition seront nécessaires. Nous prévoyons 4 conditions expérimentales (a,b, c, d) à tester pour 2 temps de nourriture (4 et 6 semaines) avec et sans cuprizone. Chaque condition expérimentale nécessitera 15 souris pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Afin de réduire le nombre d’animaux, 2 conditions expérimentales seront testées sur le même animal. Seront ainsi nécessaires : expériences a/b ; 15 souris cuprizone-4sem + 15 souris cuprizone-6sem + 15 souris contrôle-4sem + 15 souris contrôle-6sem = 60 ; expériences c/d ; 15 souris cuprizone-4sem + 15 souris cuprizone-6sem + 15 souris contrôle-4sem + 15 souris contrôle-6sem =60. Total 120 souris.

Raffinement

Nous nourrirons les souris à la cuprizone pendant moins de 7 semaines afin d’éviter que les animaux ne développent des crises d’épilepsie spontanées. Un examen quotidien permettra de suivre la progression des signes cliniques. La présence de crises d’épilepsie spontanées constitue un point limite : tout animal développant des crises d’épilepsie spontanées sera euthanasié. Ces souris peuvent développer des crises d’épilepsie induites et non spontanées. Il faudra donc impérativement veiller à un silence environnant, à manipuler les souris le moins possible à partir du début du régime à la cuprizone et, au contraire, les manipuler le plus souvent possible avant le début du régime pour qu’une certaine habituation de la manipulation par le même expérimentateur puisse être établie. Un deuxième point limite déterminé est le poids : ce régime alimentaire peut entraîner une perte de poids. Une pesée hebdomadaire sera effectuée. Les animaux présentant une perte de poids supérieure à 20% de leurs poids initiaux seront euthanasiés. Il est possible que certains animaux développent des crises d’épilepsie lors de cette manipulation. Si cette crise tonico-clonique (avec une perte des réflexes de redressement) dure plus de 15 secondes, l’animal sera euthanasié. Les souris nourries à la cuprizone sont moins sujettes à la douleur que des souris exposées à un régime normal. Cependant, elles peuvent développer des difficultés locomotrices et de l’anxiété. Nous surveillerons donc les souris tous les jours. Si elles sont prostrées et que leur score de « mouse grimace scale » du NC3R est de 2, nous les euthanasierons. Les euthanasies se feront par décapitation après anesthésie à l'isoflurane 5% pendant 5 minutes.

Choix des espèces

La souris est le modèle animal le plus utilisé actuellement dans la littérature pour l’étude des mécanismes neuronaux en cas de sclérose en plaques. L’objectif de l’étude est de déterminer le rôle d’interneurones de l’hippocampe dans l’épilepsie de modèles de sclérose en plaques. L’induction de la sclérose en plaques se fera via un régime de croquettes contenant de la cuprizone. Présentant une propension au développement des crises d’épilepsie, ce modèle constitue un sujet d’étude concordant. Intéressés par les mécanismes cérébraux expliquant le développement futur de crises, nous avons choisi d’utilisé ce modèle avant le développement de crises d’épilepsie spontanées afin d’éviter une souffrance animale. Ce modèle a déjà été détaillé dans la littérature antérieure ce qui nous a permis de cibler des fenêtres de temps d’étude précises en fonction du taux de dégradation de l’hippocampe caractérisées par différentes études. Le laboratoire UNIS a acquis depuis plusieurs années une grande expertise dans le domaine de l’électrophysiologie neuronale, en particulier chez les souris au travers des différents projets. De plus, cette équipe de recherche a l’habitude, depuis quelques années, de travailler sur des modèles épileptiques telles que les souris KO Lgi1. Des souris de 8 semaines seront nourries pendant 4 ou 6 semaines à la cuprizone (0.3%). Les animaux présentent à ces stades une dégradation partielle et totale de l’hippocampe selon des études antérieures.