Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 5805
Rats : 707
Souffrances
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6512 rongeurs, 5805 souris et 707 rats, vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Ils sont anesthésiés puis décapités, parfois après une perfusion du coeur, pour prélever le cerveau et enregistrer l'activité électrique des neurones sur des coupes. Le porteur, une société privée, présente ce recueil comme un moyen de comprendre le fonctionnement cérébral en vue de traitements chez l'humain. Il affirme que ces enregistrements ne peuvent être reproduits en culture cellulaire et assure respecter l'éthique animale.

Objectifs

L’activité électrique des cellules neuronales (cellules nerveuses) constitue un des mécanismes fondamentaux sous-tendant le fonctionnement cérébral. Il y a donc un intérêt majeur à recueillir de tels signaux électriques directement au sein du cerveau pour mieux comprendre son fonctionnement afin de permettre la mise au point et l’amélioration des techniques de prise en charge en cas de dysfonctionnement ou d’atteintes cérébrales. Pour des raisons éthiques évidentes, les scientifiques qui étudient ces signaux enregistrés directement dans le tissu cérébral s’appuient principalement sur des travaux chez l’animal. L’objectif de ce projet est d’étudier l’activité électrique des cellules neuronales par la technique d’électrophysiologie, sur coupes cérébrales, chez des rongeurs.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre la physiologie des cellules neuronales, dans le but de développer de nouvelles approches thérapeutiques chez l’Homme afin de traiter les pathologies cérébrales.

Procédures

Euthanasie : Administration du mélange d’anesthésiques/analgésiques (par injection, 10 secondes), anesthésie gazeuse de la souris (maximum 5 minutes), décapitation (3 secondes). Perfusion intracardiaque : Selon la structure cérébrale à enregistrer, une perfusion intracardiaque de liquide cérébrospinal artificiel (aCSF), après anesthésie profonde des animaux, pourra être réalisée afin de permettre un meilleure survie des neurones: Injection d'analgésique trente minutes avant l’anesthésie des animaux (10 secondes), injection intrapéritonéale d'anesthésiques/analgésiques (30 secondes) ou anesthésie gazeuse (5 minutes), ouverture de la cage thoracique pour accéder au coeur afin d’y insérer la canule de perfusion dans le ventricule gauche (30 secondes), perfusion intracardiaque d’aCSF (30 secondes), décapitation (3 secondes).

Impact sur les animaux

Ce projet sera réalisé sur des souris ou des rats naïfs de toute expérimentation et non génétiquement modifiés. Pour la perfusion intracardiaque, afin d'éviter toute souffrance, des anesthésiques et des analgésiques seront utilisés.

Devenir

Les animaux seront tous euthanasiés afin de réaliser les coupes cérébrales et procéder aux enregistrements de l’activité cérébrales sur ces coupes.

Remplacement

L'organisation des réseaux neuronaux peut être étudiée sur des coupes cérébrales de rongeurs par électrophysiologie. Ces expériences ne peuvent pas être reproduites, ni étudiées dans des modèles de cultures cellulaires in vitro. Nos expérimentations au sein de la société, même si elles nécessitent l’utilisation d’animaux, sont pratiquées avec un souci permanent de réduction du nombre d’animaux et de bien-être pour nos animaux en expérimentation. Toutes les expériences sont réalisées dans le respect de l'éthique animale.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables. L'évaluation du nombre d'animaux nécessaire a été effectuée par un programme adapté. Les résultats seront analysés par des tests statistiques. Nous adapterons les tests statistiques en fonction des observations.

Raffinement

Avant le prélèvement du cerveau en vue des enregistrements électrophysiologiques, une période d’acclimatation des animaux d’au moins 5 jours sera respectée. Afin d'éviter toute souffrance, des anesthésiques et des analgésiques seront utilisés tout au long des expériences. Des points limites stricts et spécifiques au projet seront appliqués et les animaux seront évalués grâce une fiche de suivi.

Choix des espèces

Nos expérimentations sont réalisées chez la souris ou le rat, dont l’étude est extrêmement répandue au sein des laboratoires de recherche en Neurosciences, rendant les résultats pertinents pour la communauté scientifique nationale et internationale. Ces rongeurs, de petite taille et d’élevage facile, possèdent un système nerveux dont le développement est extrêmement proche de celui du système nerveux humain, et dont l’organisation, certes simplifiée, est suffisamment complexe. Ils constituent des modèles de choix pour l’étude des mécanismes du fonctionnement cérébral. Les animaux seront utilisés de l'âge de 3 semaines à 40 semaines, afin de couvrir tous les âges, du jeune à l'adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 165
Souffrances
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165 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur provoque chez elles un état de mal épileptique et des crises, avec deux chirurgies dont une pose d'implants d'une heure et demie, avant prélèvement du cerveau. Il teste une thérapie génique visant des récepteurs de l'hippocampe, en vue de nouvelles cibles présentées comme lointaines. Il affirme que l'étude est impossible in vitro et in silico, faute de méthode alternative.

Objectifs

L'objectif principal de ce protocole et d'utiliser un modèle murin d'épilepsie afin de tester de nouvelles approches de thérapie génique par injection de vecteurs viraux exprimant des micro-RNA (acide ribonucleique). Des données récentes de la littérature indiquent en effet un rôle des récepteurs kaïnate de l'hippocampe dans l'épilepsie temporale. En particulier il a été démontré que l'inhibition des récepteurs kaïnate permettait de réduire significativement l'épilepsie temporale. Ce protocole vise à tester l’effet de l’inhibition de l’expression des récepteurs kaïnates sur le développement des crises d’épilepsie.

Bénéfices attendus

Le développement d’un protocole d'étude de l'épilepsie nous permettra de mieux comprendre les mécanismes neurobiologiques de cette pathologie et de développer de nouvelles cibles thérapeutiques.

Procédures

Induction du status epilepticus et des crises d’épilepsie (impossible de quantifier le nombre en amont). Opérations chirurgicales : tous les animaux sont soumis à deux procédures chirurgicale. La première chirurgie dure environ 20 mins. Au cours de la deuxième procédure des implants sont positionnés. Cette deuxième chirurgie dure environ 1h30. Prélèvements de tissus : tous les animaux sont soumis au prélèvement du cerveau après perfusion intracardiaque à la fin de l'expérimentation.

Impact sur les animaux

Les sources éventuelles de douleurs ou souffrance dans notre procédure : la chirurgie, les crises d’épilepsie ainsi que l'isolement des animaux en cage individuelle.

Devenir

Euthanasie de l'ensemble des animaux à la fin de la procédure expérimentale afin de prélever le cerveau.

Remplacement

Nous étudierons l'effet de traitements innovants sur l'épilepsie chez des souris libres de leur mouvement afin de quantifier précisément l'occurrence des crises d'épilepsie et leur réduction après traitement. Par conséquent, il sera impossible de mener cette étude in vitro. Enfin, compte tenu de l’état actuel des connaissances, les questions que nous abordons ne peuvent être traitées in silico. Il n'existe donc pas de méthodes alternatives.

Réduction

Un test statistique a été utilisé pour calculer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour ce projet. Ce nombre est de 165 animaux pour la réalisation de ce protocole.

Raffinement

Afin de réduire au minimum la souffrance des animaux, nous appliquons systématiquement un traitement antalgique avant et trois jours suivant les actes chirurgicaux qui sont réalisées sous anesthésie gazeuse. L’évaluation du poids de l’animal est effectuée de façon journalière à partir du moment où il est isolé en cage individuelle et rentre dans la phase expérimentale. Ces mesures ont lieu lors de la manipulation journalière des animaux en même temps que la vérification de l’état général de l’animal. Ces mesures sont consignées dans un cahier d’expérience prévu à cet effet. Pour identifier les dommages et contraintes subis par l’animal, nous avons définis des points limites au nombre de 5. Ces cinq aspects évalués au cours de nos expériences nous aident à déterminer un point final à l’expérimentation. Chaque critère est évalué de 0 à 3 et si un critère obtient le score maximal, ceci induit un arrêt immédiat de l’expérience. Sur la base des critères définis dans ces fiches, les expérimentateurs et les zootechniciens seront informés des procédures à suivre pour limiter toute souffrance chez les souris.

Choix des espèces

La souris est un bon modèle pour les études comportementales. Son utilisation est généralisée dans le domaine des neurosciences et en particulier pour l’étude de l'épilepsie. Les animaux seront utilisés entre 2 et 6 mois post natal afin de permettre une comparaison avec des résultats précédemment publiés.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 200
Souffrances
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 200

200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en souffrance légère. Elles reçoivent sous la peau un substitut de gencive obtenu par bio-impression, puis des séances d'imagerie sous anesthésie jusqu'au douzième jour, avant mise à mort pour vérifier au microscope la connexion des vaisseaux. Le porteur cherche à valider un greffon vascularisé transposable à d'autres tissus, une preuve de concept encore initiale. Il affirme qu'aucun modèle hors animal vivant ne reproduit une circulation sanguine réelle.

Objectifs

L’objectif principal du projet est de valider l’efficacité de pré-vaisseaux contenus dans des substituts de gencive obtenus par bio-impression 3D sur un modèle de souris immunodéprimée en implantation sous-cutanée. Ceci a pour but de démonter la connexion du substitut au réseau vasculaire de la souris par la présence de globules rouges dans les pré-vaisseaux contenus dans le substitut. Les objectifs secondaires sont : -de confirmer la compatibilité biologique de l’hydrogel servant de matrice au substitut (absence de réaction inflammatoire) -de montrer la faisabilité chirurgicale de l’utilisation de ce type de greffon (maniabilité)

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont d’abord la validation du modèle de pré-vaisseaux produits in vitro dans un système vivant. Ceci permettrait de montrer la capacité des pré-vaisseaux à se connecter à la vascularisation de l’organisme hôte sans provoquer d’inflammation ni de dégradation. Ce modèle bio-imprimé applicable à la gencive pourra être transposable à d’autres modèles de tissus. La muqueuse orale (doit la gencive fait partie) forme une barrière protectrice contre les agents pathogènes de l’environnement tels que les bactéries, les virus, les produits chimiques et l’abrasion due à la mastication. Cependant dans le cas d’inflammations récurrentes, de certaines infections, de traumatismes ou de tumeurs, le potentiel de défense de la muqueuse peut être dépassé, laissant les pertes de substances tissulaires progresser jusqu’à la perte de l’os sous-jacent et des dents. Ainsi, une procédure de reconstruction des tissus mous oraux peut être nécessaire pour restaurer efficacement la fonction de protection muqueuse. Une augmentation des tissus mous oraux peut donc être envisagée pour reconstituer en épaisseur et/ou en hauteur les tissus dans un contexte d’édentement, de racine dentaire ou d’implant exposé. L’autogreffe de gencive est la technique de choix pour reconstruire, et repose sur un prélèvement chez le même patient (le plus souvent au niveau de la muqueuse du palais). Cette technique a le plus de recul clinique et assure l’obtention d’un greffon très proche biologiquement du tissu perdu avec une intégration sans risque de rejet. Cependant, l’autogreffe présente des inconvénients certains tels que (i) une insuffisance de tissu selon l’anatomie du palais et les tissus résiduels du patient, (ii) le besoin d’avoir un site chirurgical supplémentaire pour prélever le tissu et (iii) des suites post-opératoires prolongées. A terme, l’obtention de substituts gingivaux pré-vascularisés permettrait de contourner ces inconvénients en ayant des greffons de taille personnalisée, vascularisés et sans site opératoire additionnel.

Procédures

Les animaux seront soumis à un implantation sous-cutanée sous anesthésie et analgésie avec une durée d’intervention inférieure à 10 minutes (anesthésie comprise). Afin d’observer les vaisseaux au microscope à luminescence, une injection de luciférine et les acquisitions seront effectuées sous anesthésie (une vingtaine de minutes par animal). Les observations au microscope a luminescence seront effectuées aux jours de suivi J2, J5, J7 et J12 post-implantation.

Impact sur les animaux

L’implantation sous-cutanée étant une chirurgie peu invasive et de courte durée, les nuisances ou effets indésirables sont réduits. En effet, un inconfort dû aux points de suture au niveau dorsal est possible, pouvant occasionner une modification du comportement des animaux (soit évitement et fatigue soit au contraire interaction des animaux avec risque d’arrachage des points). L’implantation sous-cutanée ne laisse pas de séquelle sur l’animal. De plus, le risque de contamination des plaies est extrêmement réduit car la chirurgie est effectuée en conditions stériles. Ainsi, le degré de dommages et l’impact sur le bien-être des animaux seront légers à modérés.

Devenir

Aux temps correspondants, un sacrifice des animaux sera effectué car il est nécessaire de valider de manière histologique la connexion vasculaire entre le substitut et la souris.

Remplacement

Le remplacement n’est pas possible car aucun modèle non animal ne permet d’étudier la connexion vasculaire entre le substitut de gencive et un organisme vivant. En effet, la connexion vasculaire ne peut être prouvée sur des modèles ex vivo et in vitro car il est nécessaire d’avoir une circulation du sang dans le substitut pré-vascularisé. Aucun système hors in vivo n’a réussi à reproduire la circulation sanguine pour prouver la connexion entre les vaisseaux du substitut et les vaisseaux de l’organisme recevant le substitut.

Réduction

Le substitut de gencive contenant des pré-vaisseaux a été optimisé lors de tests in vitro, ceci permettant de limiter le nombre d’expériences in vivo et donc le nombre d’animaux. De plus, une expérimentation préliminaire afin d’optimiser les conditions expérimentales sera effectuée en amont. Enfin, le suivi cellulaire par imagerie permettra également de limiter le nombre d’animaux nécessaires. La pertinence et la puissance des résultats sera évaluée à l’aide de tests statistiques.

Raffinement

L’implantation sous-cutanée est une chirurgie relativement peu invasive qui sera réalisée par des personnes qui maîtrisent ce type de chirurgie. Une anesthésie locale en complément de l’anesthésie gazeuse permettra d’améliorer le confort per et post-opératoire. Les souris étant immuno-déficientes, des précautions particulières seront prises en termes d’hébergement, d’habituation et de suivi. La souffrance, les activités et les comportements des animaux seront surveillés très régulièrement par le personnel de l’animalerie et par les expérimentateurs. Toute souffrance persistante sera traitée avec des antalgiques.

Choix des espèces

Les souris utilisées seront des adultes (7 à 8 semaines au moment de l’implantation). Ceci permet d’éviter une interférence entre la croissance des animaux et les processus d’angiogénèse et de vascularisation. Etant donné que c’est la première fois que ce type de substitut est testé in vivo, il semble nécessaire d’effectuer une première preuve de concept sur le petit animal (souris) dans un modèle d’implantation sous-cutanée avant de passer à un modèle de chirurgie gingivale sur un animal plus volumineux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 1808
Souffrances
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Une partie des souris est génétiquement modifiée pour que les neurones de la perception de la douleur puissent être supprimés, et d'autres subissent cette suppression par un traitement dès l'âge de trois ou quatre semaines. 1 808 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement des pattes, de la moelle épinière et des ganglions rachidiens. Elles développent une arthrite ou une forme de sclérose en plaques provoquée par l'équipe, sans que le résumé décrive comment, et reçoivent jusqu'à 21 injections quotidiennes de TAFA4. La sclérose induite paralyse leurs membres arrière. Le porteur écrit qu'"aucun analgésique ne peut être utilisé" sans compromettre ses résultats, et promet dans le même texte un "soin particulier" pour éviter la souffrance.

Objectifs

De nombreuses études suggèrent que les neurones impliqués dans la perception de la douleur jouent un rôle important dans le développement des maladies inflammatoires. Notre projet a pour objectif de déterminer le rôle de ces neurones sur l’évolution de deux maladies inflammatoires : la polyarthrite rhumatoïde, causant une inflammation des articulations et la sclérose en plaque, causant une inflammation de la moelle épinière. Un objectif secondaire de ce projet sera également d’étudier le potentiel thérapeutique d’une molécule aux propriétés anti-inflammatoires.

Bénéfices attendus

A ce jour, peu d’études décrivent comment les neurones impliqués dans la perception de la douleur influencent l’apparition et l’évolution des maladies inflammatoires. Notre projet permettra donc à la fois de mieux comprendre comment ces neurones influencent ces maladies inflammatoires et permettra également d’identifier de nouvelles approches thérapeutiques dans ces maladies chroniques, très invalidantes et nécessitantes de nouvelles thérapies.

Procédures

Outre l’induction de l’arthrite et du modèle de sclérose en plaque qui sont l’objet de notre étude, les animaux vont subir des injections quotidiennes de traitement. La durée de l'intervention (contention + injection intra péritonéale) est de moins d'environ 45 secondes par animal. Les injections de TAFA4 pourront durer jusqu'à 21 jours (une injection par jour soit 21 injections).

Impact sur les animaux

Nos expériences sont susceptibles de déclencher des douleurs chez les animaux. Compte tenu de la nature même du projet qui propose d’explorer l’effet des neurones impliqués dans la perception de la douleur, aucun analgésique ne peut être utilisé sans compromettre les résultats expérimentaux. Notre modèle de sclérose en plaque induit une paralysie des membres inférieurs entrainant une difficulté à accéder aux croquettes. Une nourriture gélifiée sera ajoutée systématiquement lors pour prévenir la dénutrition des souris.

Devenir

mise à mort des animaux à la fin des procédure. En effet, pour cette étude nous avons besoin de prélèver différents organes (pattes, moelle épinière, ganglions rachidiens) pour analyser leur composition immunitaire, le score histologique etc.. afin de comprendre les mécanismes de ces pathologies. Les prélèvements nécessitent une euthansie de l'animal.

Remplacement

Nous proposons que les neurones responsables du ressenti de la douleur joue un rôle dans le développement des maladies inflammatoires telles que la polyarthrite rhumatoïde et sclérose en plaque. Seuls les modèles animaux mimant la complexité du système nerveux périphérique ainsi que de la réponse inflammatoire permettront de vérifier cette hypothèse. Ces interactions ne peuvent à ce jour pas être modélisées ni in vitro ni in silico. Cependant, pour la recherche du mécanisme de l’interaction neurone/cellule immunitaire nous veillerons à utiliser dès que possible des techniques de remplacement.

Réduction

Le plan de nos expériences sera construit de sorte à limiter le nombre de souris. Le modèle d’arthrite a été choisi et optimisé afin d’obtenir une incidence proche de 100% et une variabilité minimale, permettant ainsi de réduire au minimum le nombre de souris nécessaire. Le modèle de sclérose en plaque est quant à lui le seul modèle murin mimant la pathologie humaine. Afin de réduire au minimum le nombre d’animaux utilisé nous avons modélisé les tests statistiques en amont de nos expériences pour déterminer le nombre d’animaux nécessaire et suffisant pour répondre à chacune de nos hypothèses de travail.

Raffinement

Stratégie de réduction du stress : Pour réduire l’angoisse des animaux, un temps d’acclimatation d’au moins une semaine sera respecté avant toute procédure expérimentale. Les souris seront hébergées en cage standard avec toit filtrant au nombre de 5 par cage, avec de la sciure de bois utilisée comme litière, des lanières de papier kraft comme matériau de nidification et des maisons de souris en dôme de cellulose et fournies pour l'enrichissement environnemental. Les souris sont nourries et boivent ad libitum, et sont libres de leur déplacement. Stratégie de réduction du la souffrance : Une surveillance quotidienne est réalisée par des spécialistes animaliers permettant de subvenir aux besoins nécessaires au bien-être des animaux. Un soin particulier sera apporté pour éviter la souffrance des animaux par la surveillance de signes extérieurs de souffrance. L’atteinte d’un point limite entrainera la décision d’euthanasie de l’animal concerné. De la nourriture en gel sera déposée dans la cage des animaux souffrant de sclérose en plaque pour assurer une alimentation suffisante.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle idéal pour notre étude dû au haut niveau de similarité de sa biologie par rapport à l’homme, l’état des connaissances actuelles, les outils et structures disponibles pour sa manipulation et un temps de reproduction court. En particulier, la génération de souris génétiquement modifiées bien maitrisée dans notre laboratoire dans lesquelles les neurones sujets de notre étude peuvent être déplétés font de la souris un modèle non remplaçable. Des souris d’âge minimum de 6 semaines seront utilisées afin d’avoir un système immunitaire et sensitif mature. Pour les expériences utilisant une déplétion pharmacoloqique de ces neurones, nous utiliserons des souris âgées de 3-4 semaines. En effet, l’injection doit être effectuée le plus précocement possible lors du développement du système nerveux afin d’obtenir une déplétion optimale. La sclérose en plaque et l’arthrite seront ensuite induites à partir de 6 et 8 semaines, respectivement.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 4950
Rats : 1245
Souffrances
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Devenir
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6195 rongeurs, souris et rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal reçoit une injection de cellules tumorales déclenchant des métastases, puis des administrations de substances jusqu'à quatre fois par jour, avec perte de poids, hypothermie et difficultés respiratoires déclarées. Le porteur développe ces modèles pour tester des anticancéreux pour "des clients du secteur industriel privé" comme pour la recherche publique. Il affirme que les métastases ne peuvent être reproduites in vitro.

Objectifs

Le cancer est un problème de santé publique majeur et représente la deuxième cause de décès dans le monde. Les métastases correspondent à un processus de migration des cellules tumorales de la tumeur primaire vers des organes distants. Les métastases sont la principale cause de décès par cancer. Il reste ainsi nécessaire de disposer de modèles complexes et prédictifs pour évaluer la complexité du microenvironnement tumoral. Dans ce projet, des cellules issues de tumeurs seront injectées à des rongeurs selon différentes voies d’administration afin de permettre d’examiner de larges cohortes de tumeurs dont la croissance et la réponse aux médicaments pourront être évaluées. Les modèles de métastases chez l’animal sont complexes mais récapitulent l’effet de molécules sur le microenvironnement « normal » des métastases et reste prédictif de la réponse aux traitements en recherche. Dès lors l’utilisation d’animaux vivants est donc nécessaire afin de tester de nouvelles substances pharmacologiques. Les procédures décrites dans ce projet correspondent à la création de différents modèles de métastases chez le rongeur (souris ou rat). L’objectif est de mesurer différents critères (taille de la métastases, survie...) afin d’évaluer l'efficacité ou la toxicité de molécules aux propriétés anticancéreuses décrites ou potentielles.

Bénéfices attendus

Le projet consistera à développer des modèles de métastases chez le rongeur pour les différentes indications en oncologie, qui permettra de tester l'efficacité d'anticancéreux pour des clients du secteur industriel privé ou des laboratoires de recherche publique ou dans un contexte de recherche interne. De plus, il permettra aussi d'évaluer l'expression de certains biomarqueurs en amont d'une étude de pharmacologie ou de générer des modèles animaux pour des procédures de test dans un autre laboratoire dans le cas de collaboration.

Procédures

Les animaux subiront une anesthésie d’environ 5 à 30 minutes pour les phases de chirurgie ou d’injection. Toujours sous anesthésie, les animaux subiront une injection rapide (

Impact sur les animaux

Plusieurs effets indésirables inhérents au développement tumoral pourront apparaître pendant une étude : - Une perte de poids corporel - Un comportement amorphe marqué pendant les périodes de vigilance - Une hypothermie persistante - Une distension anormale de l’abdomen pouvant être le signe d’un épanchement - Des problèmes de respiration pour l’animal - Une incapacité de se nourrir ou boire L’ensemble de ces symptômes sera monitoré pendant l’étude afin d’appliquer des mesures pouvant amener à l'euthanasie de l’animal avant la fin de l’étude pour raison éthique.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin d’étude car les animaux présentent des tumeurs et cela ne permet pas un maintien des animaux en vie dans de bonnes conditions de santé.

Remplacement

Ce modèle ne peut pas être remplacé par des méthodes alternatives car l'induction de métastases s'accompagne de modifications physiopathologiques et micro-environnementales spécifiques ne pouvant actuellement pas être reproduites in-vitro, ces modifications étant nécessaires pour l'étude d'efficacité d'anticancéreux. De plus, les traitements utilisés subissent toutes les différentes phases incluant administration, distribution, métabolisme et élimination, étapes ne pouvant être reproduites in-vitro.

Réduction

Des analyses in-vitro pourront être réalisées en amont de l'étude permettent de sélectionner des lignées/types de cellules présentant une sensibilité à la substance d'essai afin de limiter le nombre d'animaux. Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet, la comparaison par rapport à une substance de référence, et un effectif suffisant de façon à obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. Dans cet objectif, une analyse sera réalisée afin d’estimer le nombre d’animaux nécessaire pour observer une diminution du volume tumoral mesuré d'au moins 50%.

Raffinement

Le raffinement des méthodes expérimentales afin de réduire au maximum la souffrance animale est mis en œuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids, …), permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse. Le programme d’anesthésie, d’analgésie et de chirurgie (incluant oxygène à concentration ajustable et des tapis chauffants) est défini en accord avec un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans leur hébergement, sous la forme de jouets, litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères... En cas de doute, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement jusqu’à normalisation ou jusqu’à atteinte des points limites. Tous les points limites et leur cotation sont décrits dans un formulaire interne. Cette observation inclut une surveillance de l'aspect général, l’aspect du pelage, des yeux, la posture, les réactions de l’animal sous stimulation, la respiration l’appétit, l’état d’hydratation, les tremblements ou convulsions… Une évaluation interne incluant la cellule de bien-être animal pourra permettre de réévaluer et d’adapter à posteriori la catégorie si nécessaire.

Choix des espèces

Les rongeurs rats et souris demeurent essentiel à étudier les tumeurs in vivo et à comprendre les mécanismes moléculaires de la pathogenèse du cancer. En effet, les métastases présentent une accumulation de multiples aberrations génétiques qui transforment les cellules, entraînant une croissance anormale et une forte prolifération des cellules. Il n’est pas possible de reproduire ces éléments in vitro et nécessite une système complexe comme les modèles animaux. Les deux genres mâle et femelle seront utilisées car le cancer affecte aussi bien les hommes que les femmes. De plus, la nécessité d'utiliser les 2 genres est aussi due au type de cancer (exemple : femelle pour le cancer des ovaires, mâle pour le cancer de la prostate). Tous les animaux seront utilisés à partir de 5 semaines de développement que ce soit des rats ou des souris. Dans certains cadres, les animaux pourront être utilisés avant sevrage dans des modèles génétiques ou de tumeurs pédiatriques.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 60
Souffrances
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60 souris juvéniles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un régime pauvre en protéines et riche en graisses, un probiotique, puis des tests de tolérance au glucose et à l'insuline avec sept prélèvements de sang à la queue, avant mise à mort pour prélever les organes. Le porteur étudie l'effet d'une bactérie sur le métabolisme de souriceaux mal nourris, en vue de futures cibles pour la malnutrition infantile. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit un organisme entier.

Objectifs

La malnutrition infantile est un problème majeur à travers le monde. Elle inclut la sous-nutrition, mais également l’obésité chez les enfants, résultant toutes deux d’un régime alimentaire déséquilibré. Des études ont montré que le microbiote des individus mal nourris était sévèrement impacté. De plus, une intervention probiotique (micro-organisme vivant qui, lorsqu’il est ingéré en quantité suffisante, exerce des effets positifs sur la santé, au- delà des effets nutritionnels traditionnels) permettait de compenser partiellement les effets négatifs de la sous-nutrition protéique chez un modèle préclinique de rongeur. Cependant, les effets de ce probiotique dans un contexte nutritionnel lié à l’obésité infantile ainsi que les mécanismes d’action de ce dernier sont encore mal connus. Des études précédentes portant sur des régimes riches en graisses ont permis de montrer qu’un traitement avec ce probiotique permettait d’améliorer l’équilibre glucidique, en particulier sur des périodes longues de régimes riches en graisses et pauvres en protéines (ce type de régime reproduit un régime occidental). Il serait donc intéressant d’explorer de façon détaillée l’effet du probiotique en conditions contrôle ou riches en graisse et pauvre en protéines, et sur des périodes de temps plus courtes, après le sevrage. En utilisant un modèle murin de régime pauvre en protéines et riche en graisses permettant une approche de physiologie intégrée, l'objectif de ce projet est de caractériser finement le métabolisme des souris et les potentiels effets bénéfiques d'une bactérie probiotique dans un contexte nutritionnel contrôle ou de régime occidental.

Bénéfices attendus

Les altérations métaboliques induites pas la malnutrition dans un contexte juvénile sont encore mal connues, de même que les effets bénéfiques du probiotique. Ce projet permettra d’identifier les modifications précises qui s’opèrent lors d’un régime métaboliquement délétère et d’évaluer les potentiels effets positifs d’un traitement avec la bactérie probiotique. Il sera possible d'identifier au cours du projet de futures cibles thérapeutiques permettant d’optimiser à long terme la prise en charge des enfants souffrant de syndrome métabolique au travers d’un traitement nutritionnel et probiotique adapté.

Procédures

Les animaux seront soumis à un régime nutritionnel faible en protéine et riche en graisse (qui mime un régime occidental) ou à un régime contrôle pendant la durée de la procédure, ainsi qu’à un traitement avec une bactérie probiotique ou un placebo dans le creux de la joue 5 jours sur 7. Un test de tolérance au glucose sera réalisé sur les animaux vigiles (voie orale par gavage) et 7 prélèvements sanguins (2-3 μL) seront réalisés au bout de la queue afin de mesurer la glycémie au cours du temps, ainsi que trois prélèvements de 20 µL pour mesurer l’insulinémie au cours du temps. Les animaux nourris avec le régime nutritionnel « occidental » seront soumis à un test de tolérance à l’insuline. Pour cela les animaux recevront une injection intrapéritonéale d’insuline et 7 prélèvements sanguins (2-3 µL) seront réalisés au bout de la queue afin de mesurer la glycémie au cours du temps. Les animaux nourris avec un régime contrôle seront soumis à un test de tolérance au glucose par voie intrapéritonéale. Ils recevront une injection intrapéritonéale de glucose (2mg/L) et 7 prélèvements sanguins (2-3 µL) seront réalisés au bout de la queue afin de mesurer la glycémie au cours du temps. Enfin, un prélèvement de sang dans la veine porte sera réalisé 15 minutes après un gavage au glucose. Pour cela, après une injection de buprénorphine, les animaux seront anesthésiés avec de la kétamine et de la lidocaïne et une laparotomie sera réalisée. L’ensemble des interventions seront réalisées sur 60 animaux.

Impact sur les animaux

Cette procédure devrait entraîner des nuisances modérées sur les animaux. Le régime pauvre en protéines et riche en graisses (RO) utilisé dans le cadre de cette procédure a déjà été utilisé et il n’engendre pas de phénotype délétère. Ce régime vise à modéliser les altérations métaboliques induites par un régime occidental. Aucune modification de l’activité, ni de stress anormal n’a cependant été détecté chez les animaux nourris avec le régime pauvre en protéines et riche en graisses (RO). Pour limiter les effets délétères du régime RO, leur poids sera surveillé de façon régulière et les animaux seront mis à mort si un des points limites est atteint. Leur comportement sera également surveillé de manière quotidienne. Les tests de tolérance au glucose et à l’insuline impliquent des prélèvements sanguins au bout de la queue pouvant induire une douleur et un stress. L’injection sous-cutanée peut entraîner un gonflement ou un œdème, dont l’apparition sera surveillée quotidiennement après la procédure. La cicatrisation du bout de la queue sera également surveillée. Lors du test de tolérance à l’insuline, si la glycémie des animaux chute sous 60 mg/dL au cours de l’expérience, celle-ci sera arrêtée et les animaux recevront une injection intrapéritonéale d’une solution de glucose à 20%.

Devenir

L'ensemble de animaux mis en procédure seront mis à mort après le prélèvement en veine porte en vue du prélèvement des organes d'intérêt. Les mères qui n'auront pas subi de procédure expérimentale, seront réformées dans l'animalerie.

Remplacement

Cette étude implique une réponse intégrée de l'organisme à l'ingestion de divers régimes alimentaires et d’une bactérie probiotique, ce qui nécessite une étude chez l’animal. Aucun modèle in vitro ne permet de reproduire la complexité d'un organisme dans son entier, ce qui est nécessaire pour l'étude des fonctions métaboliques liées à la communication entre plusieurs organes. C'est pourquoi cette étude nécessite l'expérimentation animale. La souris sera utilisée car il s'agit d'un bon modèle pour étudier les modifications induites par divers régimes alimentaires et une bactérie probiotique sur le métabolisme dans un contexte physiologique.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum pour permettre une analyse statistique pertinente des résultats obtenus, tout en contournant le problème de la variabilité inter-individuelle des paramètres étudiés. Dans une optique de réduction,l'ensemble des organes impliqués dans le métabolisme mais qui ne seront pas analysés dans le cadre de ce projet seront prélevés et conservés au congélateur pour d'éventuelles analyses ultérieures. Le protocole expérimental utilisera des souris issues d’une reproduction chez un fournisseur agrée. Le choix d’utiliser des souris issues d’un fournisseur permettra de mieux contrôler certains paramètres liés à l’âge et à la croissance juvénile afin d’assurer une analyse pertinente et un résultat statistiquement significatif. Les mères epourront être réutilisées pour d’autres procédures.

Raffinement

Afin de limiter les nuisances sur le bien-être des animaux au cours de cette procédure expérimentale, une surveillance accrue des animaux sera mise en place avec des visites quotidiennes. La croissance en taille et en poids sera mesurée individuellement chaque semaine afin d’identifier tout signe de souffrance que les animaux pourraient développer en cours d’expérimentation. Les animaux seront tatoués en début de procédure afin de permettre un suivi individuel de ces paramètres. La prise alimentaire sera également mesurée pour vérifier que les animaux s’alimentent correctement, et la nourriture sera mise directement dans la litière au début de la procédure expérimentale afin de faciliter l’accès aux souriceaux qui viendront d’être sevrés. Lors des tests de tolérance au glucose et à l’insuline, l’apparition d’un œdème ou d’un gonflement au point d’injection sous-cutanée ainsi que la bonne cicatrisation du bout de la queue suite aux prélèvements sanguins seront surveillés quotidiennement et pourront donner lieu à l’application locale d’antiseptiques le cas échéant. L’atteinte des points limites entraînera la mise à mort des individus concernés. Le protocole du régime expérimental et l’administration de probiotique, ainsi que le prélèvement en veine porte avant mise à mort ont déjà été employés au laboratoire et ne devraient pas apporter de souffrance animale.

Choix des espèces

La souris, qui est un animal omnivore, est un modèle classique en nutrition humaine. En raison de la connaissance de son microbiote, et des modèles disponibles, il s'agit d'un modèle préclinique de choix afin de comparer l'effet d'un probiotique dans une étude nutritionnelle. Les animaux utilisés seront suivis à partir du jour d'identification par tatouage dans la paume de pate arrière, et pendant les 35 jours de traitement post-sevrage. . L'objectif du projet est d'étudier les effets d’un probiotique sur le métabolisme pendant la période juvénile. Pour cela, les animaux doivent être inclus dans la procédure dés le sevrage, qui est une période clé pour la croissance et la maturation métabolique.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
Souris : 1290
Souffrances
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Devenir
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1290 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent trois modèles d'inflammation provoquée, dont un psoriasis induit par une crème et une péritonite par injection, avec perte de poids, lésions cutanées et diarrhée déclarées. Le porteur teste des molécules ciblant la résolution de l'inflammation, en réponse aux effets secondaires des traitements actuels du psoriasis. Il indique avoir présélectionné ses molécules in vitro pour limiter le nombre d'animaux.

Objectifs

L’objectif de ce projet sera d’étudier l’efficacité préclinique de molécules ciblant les voies de la résolution de l’inflammation dans des pathologies pour lesquelles il a été décrit un déficit de cette résolution. Depuis quelques années il a été démontré que de nombreuses maladies inflammatoires chroniques sont causées par un échec de résolution de l’inflammation, c’est notamment le cas dans les maladies de la peau telles que le psoriasis. Les traitements les plus utilisés sont des pommades locales à base de dermocorticoïdes. Pour les formes les plus graves, des immunosuppresseurs peuvent être prescrit mais aussi de la chimiothérapie . Elles visent à inhiber le système immunitaire permettant une rémission des patients mais apportant de nombreux effets secondaires. Aujourd’hui de nouvelles stratégies thérapeutiques doivent être développées afin de proposer aux patients résistants ou en échecs de nouvelles possibilités d’avenir. Chez ces patients, un échec de résolution de l’inflammation a déjà été démontré. Ce mécanisme de résolution met en jeu différents récepteurs exprimés par les cellules de l’immunité et ciblés par des médiateurs lipidiques. Nous souhaitons, par ce projet, étudier l’efficacité préclinique chez la souris, de nouvelles molécules ciblant les récepteurs de la résolution de l’inflammation et permettant d’activer cette résolution lorsqu’elle est mise en échec. Pour cela nous comparerons notre traitement à un traitement de référence défini pour chaque modèle. Le nombre d’animaux utilisé sera de 1290 pour combiner un nombre réduit d’animaux avec une pertinence statistique. Au préalable des études in vitro seront effectuées afin de sélectionner 2 molécules à tester. Le suivi des animaux sera quotidien lors de la phase d’inflammation et de récupération afin de maitriser le plus adéquatement possible la douleur chez l’animal et de lui apporter les soins nécessaires le plus rapidement possible. Pour limiter le stress et l’inconfort, les animaux sont maintenus dans des cages ventilées dans un cycle jour/nuit de 12h/12h avec un accès à l’eau et à la nourriture à volonté ainsi qu’un nombre maximum de 5 animaux/cage et des brindilles de papier pour s’enfouir et se cacher.

Bénéfices attendus

Actuellement les traitements pour les patients atteints de psoriasis sont des dermocorticoïdes, de la chimiothérapie ou bien des immunosuppresseurs. Depuis quelques années, les immunothérapies sont utilisées pour les formes sévères du psoriasis qui touchent environ 20% des patients. Les dermocorticoïdes, la chimiothérapie ainsi que les immunosuppresseurs induisent néanmoins de nombreux effets secondaires tels qu’une prise de poids, de l’hypertension, vomissement, perte de cheveux et des vertiges. Les immunothérapies utilisées lors des formes sévères, induisent, elles, une immunodépression du patient le rendant plus sensible aux infections du quotidien. De plus, et malheureusement, il a été démontré un échappement à ces immunothérapies dans 60% des cas moins d’un an après le début du traitement. Il est donc primordial de mettre en place de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ces patients. Nous avons donc développé une nouvelle molécule ciblant les récepteurs de la résolution de l’inflammation. Ces molécules ne modifient pas l’initiation de l’inflammation et donc permettraient aux patients de ne plus être immunodéprimés et de pouvoir répondre à tout type d’attaque extérieur puisque leur système immunitaire serait totalement fonctionnel. Chez l’animal nous espérons pouvoir accélérer la phase de récupération des différents modèles que ça soit au niveau des signes cliniques pour le modèle de psoriasis ou sur l’infiltration cellulaire pour les modèles d'inflammation aigue. Si ces études in vivo sont bénéfiques pour l’animal nous envisageons de pouvoir débuter un essai clinique chez l’Homme afin de traiter les patients ayant échappés aux immunothérapies et de leur proposer une nouvelle stratégie thérapeutique.

Procédures

Pour l'un des modèles d'inflammation aigue les animaux subiront des injections en sous-cutanée afin de former la poche d'air (2 injections) et d'injecter l'agent inflammatoire (une injection), de plus ils subiront une injection intrapéritonéale pour les traitements. Le second modèle d'inflammation aigue sera induit par une injection intraperitonéale de l'agent inflammatoire et une injection intraperitonéale pour les traitements. Pour le modèle de psoriasis, les animaux seront traités par voie intrapéritonéale (injection 3 fois/semaine) et pourront subir un prélèvement sanguin (une fois). De plus une application quotidienne de crème Aldara sera faite durant 6 jours.

Impact sur les animaux

Modèle 1) l’application de crème induit une perte de poids chez l’animal durant les 4 premiers jours d’application, les souris récupèrent spontanément ensuite. Une perte de poids ainsi que la formation d’érythème et de desquamation seront observés chez l’animal, induisant une douleur légère durant les cycles d’application de la crème. Modèle 2) l’injection de l'agent inflammatoire dans le péritoine provoque quelques effets indésirables les premières heures : diarrhée, frisson, immobilité. Dès le lendemain les animaux ont récupéré. Modèle 3) La poche d’air n’induit aucune nuisance sur l’animal. L’injection de l’agent inflammatoire peut parfois amener des effets indésirables les premières heures : diarrhée, frissons mais cela est transitoire et s’estompe rapidement.

Devenir

Les animaux ne seront pas gardé une fois l'expérience terminée. En effet pour chaque modèle, differents prélèvements seront fait induisant obligatoirement la mort de l'animal.

Remplacement

Avant l’utilisation chez l’animal, nous sélectionnerons préalablement nos molécules par différents tests in vitro notamment d’affinité et d’avidité pour le récepteur mais aussi d’efficacité sur des cellules humaines. Cela nous permettra de réduire le nombre d’animaux puisque seulement 2 molécules seront étudiées dans nos modèles.

Réduction

Le nombre d’animaux sera réduit autant que possible. En effet les différents axes définis ainsi que les études pilotes permettent de réduire l’utilisation de l’animal puisque l’étude principale ne sera exécutée que sur l’étude pilote ayant démontrée une efficacité thérapeutique. En amont nous avons définis par un test statistique le nombre d'animaux nécessaire afin d'observer une différence significative dans nos expériences. Basé sur un test de distribution normale d'échantillons nous avons déterminé un nombre de 25 animaux necessaire pour obtenir une différence significative entre le groupe contrôle et le groupe traité dans nos expériences.

Raffinement

Les animaux auront une phase d’acclimatation de 5 jours et ne seront pas manipulés afin de limiter leur stress. En amont de l’expérience le protocole sera entièrement planifié afin d’éviter du stress à l’animal et les points limites seront définis afin d’anticiper toute souffrance. Les animaux montrant des signes de douleurs lors de l’expérience recevront des anti-douleurs 2 fois/jours puis dans l’eau de biberon pour la nuit. Lorsque les points limites seront atteints, les animaux seront mis à mort. Les animaux ne seront pas maintenus au de-là des délais décrit pour chaque modèle, limitant leur utilisation si cela n’est pas nécessaire. L’animal sera maintenu en groupe (5 animaux/cage), avec des brindilles pour se camoufler ainsi que des dômes lorsque cela sera nécessaire. Si un animal montre de l’agressivité il sera isolé afin de préserver les autres animaux et mis dans une cage avec des enrichissement de type : dôme ou tunnel, brindilles

Choix des espèces

Le modèle de psoriasis et de péritonite seront étudié sur une souche de souris qui est la plus sensible pour déclencher un psoriasis et une péritonite. Le modèle d’AirPouch sera lui étudié sur une autre souche qui est la souche décrite pour ce modèle. Les animaux seront utilisés entre 7 et 10 semaines car l’inflammation générée les différents agents inflammatoires est homogène dans cette tranche d’âge contrairement à des âges précoces où avancés ou les défenses immunitaires sont différentes et peuvent induire une hétérogénéité de réponse inflammatoire.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Rats : 580
Souffrances
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▲ 580
Devenir
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 580

580 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit une résection étendue de l'intestin sous anesthésie, puis des injections et des gavages de matières fécales, avec pour conséquences déclarées une perte de poids, une diarrhée pouvant être sévère et des carences. Le porteur cherche des bactéries améliorant le traitement d'une maladie rare de l'intestin. Il affirme mimer "en tous points" la pathologie humaine et reconnaît que son modèle d'organoïdes ne peut être fabriqué qu'à partir d'animaux.

Objectifs

Le syndrome du grêle court (SGC), est une maladie rare qui touche 7 à 10 patients par an par million d’habitants. Il résulte d’une importante réduction de l’intestin qui conduit à un intestin restant de moins de 150-200 cm qui ne peut pas assurer une absorption des aliments pour satisfaire les besoins nutritionnels des patients. Une nutrition par voie veineuse est alors mise en place et peut entraîner de nombreuses complications dont l’une est un dysfonctionnement majeur du foie dont les causes restent à identifier. L’évolution des problèmes de foie est rapide et conduit parfois à une dégradation sévère de ses fonctions dont le seul traitement efficace est la double transplantation foie-intestin. Une alternative thérapeutique est un traitement médicamenteux dont le coût actuel est exorbitant et qui présente une grande variabilité de réponses chez les patients. Les patients souffrant du SGC ont une composition particulière de bactéries intestinales appelée lactobiote. Caractériser ce lactobiote nous semble pertinent pour identifier des espèces bactériennes particulières qui aideraient au développement de nouvelles stratégies de traitement des patients. Un modèle de rat mimant au plus près les caractéristiques de la pathologie SGC humaine, sera utilisé. L’objectif du projet est de comprendre comment ce lactobiote en absence ou en présence du traitement médicamenteux actuel participe à l’amélioration de l’état général du rat grêle court et, de rechercher d’autres causes des dysfonctionnements du foie liée l’importante réduction de l’intestin. Les buts ultimes sont : 1°) de développer des stratégies et des approches thérapeutiques pour les patients qui souffrent d’une sévère malabsorption intestinale dans la perspective de réduire la nutrition par voie veineuse, source de nombreuses complications et, 2°) d’identifier d’autres causes des dysfonctionnements du foie lié à l’importante réduction de l’intestin afin d’optimiser la prise en charge des patients.

Bénéfices attendus

Les résultats devraient permettre: i) de développer de nouvelles stratégies pour des approches thérapeutiques adaptées pour les programmes de rééducation intestinale des patients souffrant d’une importante réduction d'absorption des aliments dans la perspective de réduire la dépendance à la nutrition par voie veineuse de substances nutritives ; ii) de découvrir d’autres causes et/ou mécanismes conduisant aux dysfonctionnements du foie ( fabrication de la bile, détoxification de produits alimentaires ingérés etc… …).

Procédures

Les animaux auront une chirurgie, d'une durée d'environ 35 min, consistant en une importante réduction de l'intestin sous anesthésie générale et analgésie. Les conséquences de cette réduction intestinale sont la perte de poids et la diarrhée. Les animaux évéillés auront des injections intraperitonéales d'antibiotiques (geste sans anesthésie d'une durée de 10 secondes maximum) et de substances chimiques dans l'abdomen 1 fois tous les 2 jours pendant 2-3 semaines apres la chirurgie et des gavages (geste sans anesthésie d'une durée de 30 secondes maximum) de fèces (1 fois par semaine) pour la transplantation de microbiote fécal (TMF), pendant 3 semaines apres la chirurgie

Impact sur les animaux

Ces chirurgies qui portent sur une importante réduction de l’intestin entrainent une perte de poids, une diarrhée qui peut être sévère conduisant à une malabsorption avec des carences nutritionnelles.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure puis l'estomac, l'intestin, le foie, le cerveau sont préléves pour des analyses .

Remplacement

Afin de limiter le nombre d’animaux, nous mettrons en place un modèle simplifié de l’intestin dans un tube à essai, (organoïdes) qui sera produit à partir de cryptes (contenant les cellules souches) des fragments intestinaux des différents groupes d’animaux utilisés. Ce modele de l'intestin simplifié ne peut cependant etre créer qu'en utilsant des animaux. Une partie de ces organoïdes sera congelée, conservée pour être utilisée dans d'autres études. A terme ce modèle simplifié de l'intestin en tubes à essai, pourra etre utilisé en lieu et place des animaux..

Réduction

Nous limitons le nombre par groupe au nombre nécessaire pour l’obtention de résultats statistiquement fiables. Cependant, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables ne permettant pas de tirer de conclusions des données. Ce nombre de rats par groupe a été calculé pour pouvoir mettre en évidence une récupération. En outre, les animaux témoins dans les différents groupes pourront être utilisés pour les analyses de plusieurs groupes d’expérience, permettant ainsi une réduction substantielle du nombre d’animaux.

Raffinement

L'ensemble des procédures de ce projet se fera dans le respect du bien-être animal. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale et la prise en charge de la douleur, conforme à celle réalisée chez les patients opérés. Nous avons inclus dans toutes les procédures des grilles de suivi : la pesée journalière pour le suivi du poids, la mesure de la prise alimentaire avant et après l’opération, une grille d'évaluation de la douleur avec des points limites précis et adaptés. Après les opérations chirurgicales, les animaux sont placés dans des cages séparées pour suivre leur prise alimentaire individuelle et la reprise du transit intestinal indispensables à leur surveillance individuelle. Les cages sont alors enrichies avec des tubes en polycarbonate. Les animaux seront donc suivis sur le plan hygiénique tous les jours par un personnel expérimenté afin de respecter le bien-être animal. Afin de limiter leur isolement, ils seront transférés ensuite dans des cages séparées par une grille et enrichies avec des tubes en polycarbonate.

Choix des espèces

Nous utiliserons le/la rat.e adulte car il/elle dispose d'un microbiote intestinal plus diversifié et proche de celui de l’homme. En outre, nous avons développé et caractérisé un modèle de résection intestinale étendue (rat syndrome de grêle court) qui mime « en tous points » la pathologie humaine du syndrome de grêle court.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Souris : 72
Souffrances
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▲ 72
Devenir
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 72

72 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent neuf gavages, dont cinq en deux heures pour vider leur microbiote, un geste que le porteur qualifie lui-même de stress sévère, puis une coupe de la queue et un prélèvement de sang avant mise à mort pour prélever le cerveau. Le porteur étudie le lien entre microbiote intestinal et attrait pour les régimes gras et sucrés, un enjeu qu'il présente comme majeur. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit ces relations entre intestin, cerveau et comportement.

Objectifs

L’augmentation de la consommation alimentaire liée au plaisir à manger est un facteur clé dans l’augmentation de la prévalence du surpoids et de l’obésité. La compréhension des dérégulations de ce système du plaisir à manger est un enjeu scientifique et médical majeur. Parmi les nouveaux acteurs de la régulation du comportement alimentaire, le microbiote intestinal est de plus en plus étudié . Des données préliminaires pointent son rôle potentiel dans la régulation du comportement du plaisir à manger dans le cadre d’alternance entre des régimes normaux et régimes gras/sucrés. Ce type de comportement est largement répandu dans la population en général et dans les stratégies nutritionnelles pour la perte de poids, qui sont généralement peu efficaces en termes de perte de poids sur le long terme. Ce travail pourra permetre de mettre en évidence le rôle de certaines bactéries en particulier et leurs cibles au niveau de certaines régions du cerveau impliquées dans la régulation de la prise de nourriture. Des modifications du comportement alimentaire et notamment du plaisir alimentaire qui entraine une augmentation de la prise alimentaire ont été mises en évidence chez des souris lorsqu'elles sont exposées plusieurs fois (effet YOYO) à un régime gras/sucré. En parallèle des modifications du microbiote intestinal et une prise poids plus importante ont été observées chez ces souris YOYO en comparaison avec des souris maintenues en permanence sous un régime gras/sucré. Ceci mettant en évidence l’aspect détrimentaire de l’alternance des régimes alimentaires. L’objectif de ce projet est de mettre en évidence un éventuel lien de cause à effet entre les modifications du microbiote intestinal et le comportement alimentaire. Pour cela, le microbiote caecal de souris YOYO (ayant été exposées plusieurs fois au régime gras sucré) ou pas sera transféré à des souris receveuses naives n’ayant jamais consommé de régime gras/sucré. L'objectif de ce travail est d’une part d'analyser le comportement des souris receveuses et d'autre part de mettre en évidence les aires cérébrales activées par les microbiotes YOYO. Pour cela, des analyses de biologie moléculaire ou des immunohistochimies dirigées contre des gènes impliqués dans le comportement alimentaire et des protéines marqueurs de la neuroinflammation seront réalisées sur les cerveaux des souris receveuses.

Bénéfices attendus

L’augmentation de la consommation alimentaire liée au plaisir à manger est un facteur clé dans l’augmentation de la prévalence du surpoids et de l’obésité. La compréhension des dérégulations de ce système du plaisir à manger est un enjeu scientifique et médical majeur. Parmi les nouveaux acteurs de la régulation du comportement alimentaire, le microbiote intestinal est de plus en plus étudié. Des données préliminaires pointent son rôle potentiel dans la régulation du comportement du plaisir à manger dans le cadre d’alternance entre des régimes normaux et régimes gras/sucrés. Ce type de comportement est largement répandu dans la population en général mais également dans les stratégies nutritionnelles mise en œuvre pour la perte de poids, qui sont généralement peu efficaces en terme de perte de poids sur le long terme. Ce travail pourra permettre de mettre en évidence le rôle de certaines bactéries en particulier et leurs cibles au niveau du cerveau afin, à long terme, d’envisager des développmenents thérapeutiques utilisant les bacteries indentifiées pour moduler la prise alimentaire.

Procédures

Les animaux seront soumis à une contention nécessaire lors des 9 gavages (quelques secondes) réalisés lors de la déplétion du microbiote (5 gavages en 2h), le transfert du nouveau microbiote (3 gavages en 48h) et au cours du test de tolérance au glucose (un gavage à la fin des 8 semaines). Pour ce test les souris subiront une petite coupure à l’extrémité de la queue (incision : 1 seconde) et massage de la queue pour récupérer la goutte de sang (quelques secondes). Un prélèvement de sang à la veine submandibulaire sera réalisé une fois sur animaux vigiles en fin de procédure avant l’euthanasie. Ce prélèvement dure 10-15 secondes.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à un stress de par leur placement en cage individuelle tout au long de la procédure. Lors de la déplétion du microbiote, les gavages au polyéthylène glycol (PEG), d’une durée de 10 secondes, constituent un stress sévère compte tenu de leur fréquence (5 gavages en 2h). Lors du transfert de microbiote, les gavages d’une durée de 10 secondes, constituent un stress modéré car ils sont espacés de 24h. Une petite coupure au niveau de la queue réalisée une seule fois par l'expérimentateur lors du premier prélèvement du test.

Devenir

Les 72 souris seront euthanasiées pour prélever les cerveaux.

Remplacement

Il n’existe aujourd’hui pas de modèle ou de technique in vitro permettant de simuler les relations entre le microbiote intestinal, le système nerveux central et le comportement alimentaire d’un individu. Le recours à des animaux est donc nécessaire pour intégrer l’ensemble des données sur la composition et l’abondance du microbiote intestinal et des données phénotypiques et comportementales obtenues sur les mêmes animaux.

Réduction

Nous avons prévu d’inclure 24 souris par groupe expérimental et nous avons 3 groupes expérimentaux. Chaque groupe sera divisé en deux sous-groupes de 12 animaux qui seront respectivement dédiés à l’analyse de l’expression de gènes ou au marquage de protéines. D’après les études déjà menées au laboratoire, nous estimons que 12 animaux par sous-groupe sont nécessaires afin de permettre la mise en évidence de différences statistiques significatives.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d’un enrichissement avec du papier de nidification et une maison en propylène rouge pour permettre aux souris respectivement de faire un nid et de se cacher. Elles auront également un bâton à ronger. Afin de palier au stress dû à l'isolement des animaux , les cages seront en plexiglass transparentes et mises côte à côte pour permettre les interactions visuelles et sonores entre les animaux. Ces enrichissements permettent d'assouvir au mieux les comportements naturels de l'animal. Les animaux seront surveillés chaque jour (surveillance visuelle) au moment de la prise alimentaire (mesurée par pesée de l’aliment). Un score clinique sera établi lors de la surveillance quotidienne. Une perte de poids dépassant 20 % du poids initial de l’animal sera considérée comme un point limite majeur. Des points limites spécifiques lors des gavages seront également mis en place.

Choix des espèces

Des souris C57BL6 mâles adultes (agés de 12 semaines au début de la procédure) seront utilisés. Le modèle souris est largement utilisé pour les recherches sur les maladies métaboliques induites par des régimes riches en énergie en raison de ses réponses reproductibles. Des données préliminaires sur ce modèle animal sont de plus disponibles notamment sur les souris donneuses dont sont issus les microbiotes qui seront transférés. Il est donc indispensable d’utiliser des animaux de la même espèce, du même âge et du même sexe que les souris donneuses de microbiote. Nous avons choisi de travailler sur des animaux de 12 semaines d’âge afin de travailler sur des animaux adultes ayant un microbiote stabilisé.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 1192
Souffrances
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▲ 740
▲ 452
▲ -
Devenir
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 -
 -
 1192

1192 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ces souris transgéniques subissent une batterie de tests comportementaux, exploration, sociabilité, olfaction, tests anxio-dépressifs et conditionnement de peur par choc électrique léger, certaines pouvant présenter des crises d'épilepsie. Le porteur caractérise une lignée liée à la schizophrénie, en vue de futurs diagnostics et traitements présentés comme lointains. Il affirme ne pas pouvoir recourir à des méthodes alternatives, les tests exigeant selon lui l'animal vigile.

Objectifs

La schizophrénie est une pathologie psychiatrique qui provoque des troubles psychotiques et qui touche environ 1% de la population mondiale. Les symptômes de la schizophrénie résulteraient d’une perturbation de la communication entre les neurones. De nombreuses molécules sont impliquées dans les mécanismes de libération des neurotransmetteurs (messagers chimiques qui permettent cette communication) dans le cerveau. La synapsine II (Syn II) est une protéine contenue dans ces espaces de communication, et fortement exprimées dans les neurones qui régulent la sécrétion des neurotransmetteurs, molécules qui permettent aux neurones de communiquer. Or, des analyses post mortem ont montré des expressions anormalement basses de Syn II dans des cerveaux de patients schizophrènes. Par ailleurs, des mutations du gène de Syn II sont susceptibles d’être impliquée dans la cause de la maladie. L’objectif général de ce projet est de mieux comprendre le rôle de Syn II dans la schizophrénie. Pour cela, nous disposons d’une souche de souris transgénique n’exprimant plus Syn II. Les données comportementales obtenues sur ces souris trasgéniques sont assez lacunaires et au préalable à toute étude physiologique, il nous apparait indispensable de faire une caractérisation comportementale complète de ces souris, afin de vérifier qu’elles présentent des symptômes associés aux modèles murins de la schizophrénie (troubles sensorimoteurs, dépression, stress, anxiété, anhédonie ou perte d'appétance pour le sucre, retrait social, hyper locomotion).

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet concerne la validation d'un modèle animal d'une pathologie concernant la santé humaine. Ce projet s’intéresse à une molécule clé qui pourrait être à l’origine d’une pathologie psychiatrique, la schizophrénie, qui touche 1% de la population mondiale. Si ce modèle animal est validé, alors nous pourrons faire des études ultérieures qui par la suite pourraient aider à diagnostiquer très précocement la pathologie, trouver de nouveaux traitements et par conséquent, améliorer la qualité de vie des patients, souvent en situation d’invalidité ou d’exclusion sociale, ainsi que le coût pour la société.

Procédures

Les animaux seront soumis à des tests comportementaux sensori-moteurs, d’exploration spontanée, d’apprentissage avec ou sans restriction alimentaire, d’anxio-dépressifs, de sociabilité, d’olfaction, attentionnel. La plupart de ces tests sont légers et réalisés en une seule session de 10 minutes maximum dans lequel l’animal est libre d’explorer, marcher, courir et renifler. Dans les tests anxio-dépressifs, les animaux seront soumis à des stress légers à modérés de courte durée pendant 6 minutes. Les tests les plus complexes de mémoire impliquent 2 à 3 sessions de 10 min par jour pendant 2 jours à 2 semaines. Dans le test du réflexe d’inhibition du sursaut, les animaux seront soumis à des sons pouvant induire des sursauts sur une session unique d'une vingtaine de minute. Les tests de conditionnement de peur et d’inhibition latente implique une réaction aversive suite à un choc électrique léger (1s). Le souvenir du moment désagréable est évalué sur deux tests de 6 minutes. Le test de préférence pour l'eau sucrée qui permet également d'évaluer l'état dépressif des animaux se déroule sur une semaine environ dans sa cage d’hébergement avec le choix de consommer de l’eau sucrée (récompensant pour l'animal) ou juste de l’eau. Le conditionnement aversif au goût exposera (1 ou 4 fois) les animaux à une boisson d’eau sucrée, suivit d’une sensation de nausées désagréable (une fois), provoquant ensuite un dégout lors de présentations d’eau sucrée le lendemain. Les tests seront réalisés avec un délai minimal de 24h, répartis sur environ 4-5 semaines avant l'apparition des crises épileptiques.

Impact sur les animaux

Les souris transgéniques qui n'expriment pas la protéine Syn2 peuvent présenter dans des conditions de stress un phénotype dommageable de type crises d'épilepsie. crise qui apparaissent avec l’âge autour des 10 semaines de vie. Lors des tests comportementaux, les animaux sont soumis à des stress légers (exposition à la lumière, poils souillés, nouveauté), à modérés (absence d’échappatoire pendant 6 minutes, sursauts, administration d’un choc électrique léger, nausées) pouvant induire des réactions d’évitement, de peur, voire d’aversion. des sons brefs et intenses pourront induire un réflexe de sursaut. Le test permettant d'évaluer l'état dépressif des animaux en évaluant leur appétance pour l'eau sucrée nécessitera d’isoler les animaux pendant quelques heures ou quelques jours afin de mesurer les consommations individuelles. Le test de mémoire dans le labyrinthe en T nécessite une restriction alimentaire, afin que d’assurer la motivation des animaux à explorer lors des tests. Le test de conditionnement aversif au goût induira des nausées et du dégoût.

Devenir

Les animaux sont mis à mort car ils auront atteint un âge superieur à 10 semaines et où la repetitions des crises épileptiques pourraient altérés les fonctions cerebrales et les performances comportementales des animaux.

Remplacement

Nous ne pouvons pas avoir recours à des méthodes alternatives pour réaliser un tel projet. Il est nécessaire d’évaluer les différents paramètres comportementaux sur l’animal vigile. En effet la plupart des tests comportementaux réalisés dans le cadre d'un criblage comportemental impliquent une réponse motrice et mais également intégrée de l’animal. Il nous est donc impossible pour cette étape de travailler sur un modèle autre que l’animal.

Réduction

Le nombre d'animaux a été determiné pour obtenir des résultats fiables et robustes tenant compte de la variabilité interindividuelle, de l'inactivation ou non de la protéine syn II et du sexe. Un maximum de test est réalisé sur un même groupe d'animaux tant que cela n'entrave pas la fiabilité des résultats expérimentaux et le bien-être animal. Les résultats obtenus seront analysés statistiquement en utilisant des tests adaptés pour répondre aux hypothèses testées.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des animaleries dont le fonctionnement a été conçu pour maximiser le confort et limiter la souffrance des animaux. En particulier, les souris sont hébergées groupés. Elles font l’objet d’observations régulières tout au long de l'expérience. De l'enrichissement (carrés de coton pour favoriser la nidation, barreaux de bois à ronger et roue d'activité) est systématiquement disposé dans toutes les cages. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Les animaux entreront en procédure doucement après habituation à l'expérimentateur et à la manipulation. Des points limites ont été établis afin de soustraire l’animal à la souffrance. En cas de signe de mal-être, des décisions seront prises en accord avec le vétérinaire, la Structure chargée du Bien-Etre des Animaux (SBEA) et/ou le personnel zootechnique de l’institut.

Choix des espèces

Le but est ici de réaliser une étude sur différents paramètres comportementaux afin de caractériser la lignée de souris transgéniques Synapsin II. Nous ne pouvons pas utiliser un autre modèle que la souris car ce sont des souris transgéniques dont nous voulons connaître les caractéritisques comportementales physiologiques et/ou éventuellement physiopathologiques. Des animaux adultes âgés d'au minimum 6 semaines (souris dont les poids est supérieur à 20g) seront utilisés car cette étude nécessite des systèmes neurobiologiques totalement matures.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 740
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 740
Devenir
 -
 -
 -
 740

740 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils subissent plusieurs modèles de douleur provoquée, incision de la patte, ligature du nerf sciatique, douleur cancéreuse et pose d'une pompe, avec des atteintes déclarées allant de la paralysie à une perte de poids de plus de 15 %. Le porteur teste des nanoparticules censées prolonger l'action d'analgésiques naturels, une validation renvoyée à un stade préclinique. Il affirme qu'il n'existe "pas de méthode alternative" et que le recours à l'animal est un "impératif" avant la clinique.

Objectifs

Les opioïdes sont des médicaments importants dans le traitement de la douleur chez l'être humain. Les agents comme la morphine sont les plus utilisés en clinique humaine. Malheureusement, cette catégorie de produits est également associée à des effets indésirables, que l’on ne peut pas éviter si on doit traiter la douleur. L'une des pistes pour éviter ces effets indésirables est d'utiliser des opioïdes existant naturellement dans le corps humain, tels que les enképhalines. La Leu-enképhaline est un candidat intéressant, mais sa durée d'action est très courte, rendant impossible son utilisation en simple injection. Un moyen potentiel pour en conserver les propriétés tout en allongeant sa durée d'action est de pouvoir la diriger directement dans les lieux de la douleur. Ceci a été réalisé dans un laboratoire qui a pu, dans une précédente expérience de synthétiser des nanoparticules de Leu-enképhaline, ce qui a permet de les orienter directement dans les lieux de la douleur et pourrait permettre de prolonger leur durée d'action jusqu'à obtenir un effet cliniquement utilisable, sans agir sur le système nerveux central donc sans les effets indésirables les plus néfastes des opioïdes. Notre équipe a démontré chez le rat que l’opiorphine (un médicament qui bloque la dégradation des enképhalines) agit également contre la douleur sur plusieurs modèles de douleur reproduisant les différents types de douleur chez l’homme. L’objectif de ce travail sera : 1) Évaluer les propriétés antidouleurs des nanoparticules de leu-enképhaline et de l’opiorphine ou leur combinaison dans différents modèles de douleur. En effet, il existe différents types de douleur (mécanique, inflammatoire, neuropathique, cancéreuse) qui ne présentent pas les mêmes caractéristiques et qui réagissent spécifiquement aux différentes familles de médicaments contre la douleur. 2) Réaliser des études à l’échelon cellulaire pour comprendre le mécanisme d’action impliqué dans leur efficacité contre la douleur. La compréhension de ces mécanismes pourrait permettre de mieux anticiper ses modalités d’utilisation chez l’homme et d’appréhender d’éventuels effets indésirables. 3)Déterminer la voie d’administration la plus pertinente. 4) Évaluer les effets indésirables potentiels de ces molécules.

Bénéfices attendus

Le projet s’inscrit donc dans la recherche de nouvelles formes thérapeutiques. En effet, le développement de stratégies ciblées dans le domaine de la douleur est devenu une option incontournable pour faire avancer la recherche médicale et améliorer les traitements des patients. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité antinociceptive de ces nanoparticules dans différents modèles expérimentaux de la douleur. Le résultat attendu sera donc la validation in vivo de l’efficacité de ces nanoparticules dans le traitement de la douleur.

Procédures

5 interventions: Une incision plantaire qui dure 5 minutes. Une ligature du nerf sciatique (L5-L6) qui dure 30 minutes par rat .Une douleur carcinologique qui dure 30 minutes par rat. La pose d'une pompe osmotique qui dure 1 heure par rat. Douleur inflammatoire à la carragénine qui dure 5 minutes.

Impact sur les animaux

Désunion de la cicatrice, hémorragie ou infection du site opératoire suite à l’implantation des pompes. Perte de poids supérieure à 15 %. Paralysie. Apparition d’une tumeur extériorisée à la peau. Agitation excessive. Position anormale (dos vouté, couché sur le Côté). Vocalisation ou réduction de la mobilité.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélever les tissus qui seront analysé par la suite  

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer l’expérimentation animale dans ce type d’étude. Il n’y a pas de méthodes alternatives possibles. Le recours à l’animal est donc nécessaire et constitue un impératif avant toutes entrée en phase clinique. Les analyses in vitro ou in silico ne suffisent pas en ce qui concerne l’étude de la douleur. Le modèle d’injection intraplantaire de carragénine dans la patte postérieure du rat et le modèle d’incision plantaire de Brennan et le modèle de la ligature sciatique sont des modèles validés pour étudier l'inflammation et la douleur chez les rats L’effet antinociceptif des molécules étudiés doit être validé par une expérimentation animale in vivo qui ne peut être remplacée par d’autre études.

Réduction

La réduction du nombre d’animaux nécessaires fera intervenir une analyse statistique optimale après un calcul de puissance. Nous avons estimé le nombre d’animaux nécessaire de 740 au maximum.

Raffinement

Nous avons aussi attaché une grande importance au raffinement : les expériences sur la douleur nécessitent que les animaux ne subissent pas un stress supplémentaire, aussi les conditions d’hébergement seront adaptées au mieux et la durée des expériences réduite au strict nécessaire. La surveillance sera rapprochée et des points limites spécifiques sont prévus.

Choix des espèces

Le rat Sprague-Dawley est l’espèce de référence pour l’étude de la douleur et la plupart des études l’utilisent car il est calme, facile à manipuler et s’acclimate progressivement à l’expérimentateur. Ceci permet donc de diminuer le stress induit par la présence de l’examinateur et ne perturbe pas la réponse aux tests comportementaux. Rats âgés de 5 semaines environ, poids 250g, considérés comme adultes.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1090
Souffrances
▲ -
▲ 510
▲ 580
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1090

1090 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent un régime gras et sucré, du dextran sulfate provoquant une inflammation intestinale, huit gavages et des injections d'ovalbumine, avec prélèvements de sang sous anesthésie. Le porteur cherche des probiotiques améliorant la réponse aux vaccins, un bénéfice formulé comme une perspective. Il affirme qu'il n'existe "pas de méthode alternative" pour étudier l'influence du microbiote sur l'immunité.

Objectifs

La récente pandémie a démontré l’importance de l’utilisation de la vaccination lorsqu'elle est disponible. Elle a aussi mis en lumière l’une des problématiques majeures des vaccins qui est celle de leur efficacité. Cette efficacité est moindre chez les sujets âgés, immuno-déprimés, atteints de pathologies chroniques (notamment les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin). Elle peut être évaluée par plusieurs paramètres, en particulier la proportion de sujets répondeurs, l’intensité et la qualité de la réponse chez le sujet vacciné, la durabilité de cette réponse protectrice, et enfin le spectre d’efficacité du vaccin. Les microbiotes au sens large, et notamment le microbiote intestinal sont connu pour jouer un rôle primordial dans la régulation du système immunitaire. Ce microbiote peut être modulé par l’utilisation de probiotiques, de prébiotiques ou de postbiotiques. En comparaison avec les probiotiques que l’on doit administrer vivants, l’option pré- ou postbiotique présente un intérêt pratique en vue d’une utilisation possible chez l’homme. Nous chercherons donc à identifier un ou des candidats probiotiques permettant de renforcer la réponse vaccinale en condition de microbiote altéré. Nous testerons ensuite si ce candidat est également efficace en contexte de microbiote sain. Nous déterminerons si l’utilisation d’un lysat ou d’un surnageant de ce probiotique récapitule les résultats obtenus avec le micro-organisme vivant, dans l’objectif de travailler sur un postbiotique dérivé de ce microorganisme. Les objectifs expérimentaux de cette étude sont les suivants : 1/ Valider notre modèle d’immunisation chez la souris et démontrer l’importance du microbiote intestinal dans ce modèle, choisir un ou plusieurs modèles de microbiote altéré pour la suite de l’étude. 2/ Dans un modèle de microbiote altéré, cribler dix candidats probiotiques susceptibles de renforcer la réponse à la vaccination, sélectionnés d’après la littérature et notre expérience. 3/ Vérifier si le ou les candidat(s) efficace(s) dans un modèle de microbiote altéré le sont aussi lorsque le microbiote est normal. 4/ Comparer l’efficacité du ou des candidat(s) retenu(s) avec celle de leur forme lysée et de leur surnageant de culture en contexte de microbiote sain ou altéré, et déterminer si un apport conjoint de prébiotiques peut optimiser l’efficacité du ou des candidat(s) retenu(s).

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’identifier des candidats probiotiques permettant d’améliorer la réponse vaccinale et d’envisager déjà l’utilisation de pré ou post-biotiques dérivés de ces candidats.

Procédures

Prise d’alimentation riche en graisse et en sucres (en continu). Administration dans le biberon de dextran sulfate sodium, de bactéries, de fibres fermentescibles (en continu). Administration intragastrique à l'aide d'une sonde adaptée (8 gavages + éventuellement gavage bi-quotidien de paracétamol si un animal est souffrant). Injection intramusculaire d’ovalbumine purifiée ou de sérum physiologique (trois injections). Prélèvement sanguin sous anesthésie (trois prélèvements).

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet, les animaux pourront subir des contentions (stress), des gavages intragastriques (stress, éventuellement douleur légère), des injections intramusculaires sous anesthésie (douleur légère) et des prélèvements sanguins sous anesthésie dans le respect des volumes recommandés (douleur légère, possibilité d'anémie légère transitoire). Le traitement au dextran sulfate sodium et le traitement antibiotique peuvent provoquer une légère inflammation intestinale associée à une perte de poids n'excédant pas 10% du poids corporel. L’alimentation riche en graisse et en sucres ne nuira pas à leur santé ou à leur bien-être sur la durée courte de l’expérience.

Devenir

La mise à mort de ces animaux est nécessaire pour les prélèvements post-mortem envisagés.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative permettant d’étudier la réponse immunitaire de l’hôte suite à la vaccination, et encore moins pour étudier l’influence du microbiote intestinal sur ce phénomène : le microbiote influence les réponses immunitaires à distance, par des mécanismes multiples et encore mal caractérisés.

Réduction

La bibliographie montre une hétérogénéité inter-individuelle dans les réponses à l’immunisation. C’est pourquoi nous prévoyons 10 animaux par lot, ce nombre est nécessaire pour garantir des résultats fiables et statistiquement significatifs. Le nombre d’animaux par lot (prévu à 10) sera éventuellement revu à la baisse (6 à 8 par lot), en fonction des données de variabilité inter-individuelles obtenues lors des permiers essais d'immunisation. De plus, en fonction des résultats, le projet peut soit s’arrêter rapidement (si aucun traitement n’impacte la réponse anticorps) soit être poursuivi mais pas forcément avec les trois modèles de déstabilisation du microbiote : il est probable qu'un voir deux de ces traitements ne soient finalement pas utilisables. Enfin, les expériences ne seront répétées que sur les candidats probiotiques donnant des résultats significatifs : nous avons considéré qu’au mieux, trois candidats seraient intéressants, ce qui nous semble déjà optimiste. Chaque fois que possible, le prélèvement sanguin avant immunisation servira de contrôle, évitant ainsi de réaliser un lot d'animaux non-immunisés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cages ventilées dans le respect de la réglementation et auront libre accès à l’eau et à la nourriture. Une période d’acclimatation de 7 jours sera réalisée avant le début de l’expérimentation. Les conditions d’hébergement sont les conditions standard. Un enrichissement est proposé aux souris : tube/cachette en polycarbonate teinté rouge préalablement lavé et stérilisé. Il est à noter qu’il n’y a aucune raison objective pour laquelle les animaux pourraient se trouver en état de souffrance suite aux procédures proposées dans ce projet. Toutefois, dans la mesure où le modèle d’immunisation n’est pas encore établi au laboratoire, une attention particulière sera apportée à l’évaluation quotidienne du bien-être de chaque animal par des personnels formés, à partir d’une grille d’évaluation pré-établie. En fonction de ce score individuel de bien-être et de son évolution, l’animal sera isolé, la surveillance sera adaptée et le traitement de l’animal par des antalgiques (paracétamol) sera envisagé. Si un animal dépasse ce score limite, il sera alors euthanasié.

Choix des espèces

Le choix du modèle souris est lié à 3 paramètres essentiels : - disponibilité des outils moléculaires et expertise technique du laboratoire pour cette espèce ; - importance des données bibliographiques déjà publiées sur la réponse immunitaire et le lien avec le microbiote sur ce modèle; - utilisation des modèles de déstabilisation du microbiote établis au laboratoire. Les expérimentations débuteront sur des animaux âgés de 5 semaines (4 semaines + 1 semaine d’acclimatation). L’immunisation interviendra à l’âge de 8 semaines. L’expérience prendra fin 5 semaines plus tard.