Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1940
Souffrances
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1940 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection dans la veine caudale, parfois complétée d'injections intrapéritonéales, pour développer des tumeurs du foie liées à des mutations de la protéine p53. Le porteur affirme que le foie, peu innervé, rend le développement tumoral peu douloureux et que les tumeurs sont collectées avant qu'elles n'affectent l'animal. Toutes les souris sont euthanasiées pour prélever le foie et analyser les tumeurs.

Objectifs

Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est le principal cancer primitif du foie, dont l'incidence est en croissance constante. Il constitue la troisième cause de mortalité due au cancer dans le monde, du fait notamment d’une rareté d’options thérapeutiques efficaces. Le CHC se caractérise par une importante hétérogénéité entre les tumeurs, que l’on doit mieux comprendre afin d’envisager de nouvelles options thérapeutiques adaptées à chaque patient. Notre projet de recherche vise à caractériser le rôle de mutations d’une protéine dans le développement des tumeurs de cancer du foie. Ces mutations, qui sont fréquemment retrouvées dans les tumeurs de patients, seront étudiées dans un modèle préclinique animal permettant d’évaluer les interactions entre la tumeur et le tissu environnant.

Bénéfices attendus

Les résultats obtenus permettront d’améliorer la compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans le cancer du foie (800 000 morts / an), étape requise pour le développement de stratégies thérapeutiques adaptées aux différences entre patients. Ils pourront d’ailleurs être étendus à d’autres cancers, p53 étant le gène le plus fréquemment muté dans cette pathologie.

Procédures

La grande majorité des animaux seront soumis à une seule injection dans la veine caudale (15 secondes). Pour certains groupes expérimentaux, ils seront soumis à la même injection dans la veine caudale, puis à deux injections intrapéritonéales (5 secondes).

Impact sur les animaux

Les effets sont, pour certains animaux, le développement de tumeurs du foie. Elles se développent sans affecter de manière importante l’animal car nous collectons les tumeurs lorsqu’elle sont encore de taille réduite. De plus, le foie est un tissu peu sensible (peu innervé), et le développement tumoral n’affecte pas le fonctionnement de l’organe. Les animaux sont évalués quotidiennement (avec une grille d’évaluation) pour, si besoin, arrêter l’expérience avant toute apparition de nuisance pour l’animal.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de collecter les foies et analyser le développement de tumeurs dans cet organe.

Remplacement

Nous avons effectué le maximum d’expériences sur des lignées cellulaires surexprimant les différents mutants de p53, il est désormais nécessaire de réaliser les expériences in vivo, notamment pour l’étude de l'environnement immunitaire des tumeurs. Nous tenterons d’établir des lignées dérivées des tumeurs afin de réaliser une partie de l'étude en culture.

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé avec notre service de statistiques afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, tout en conservant une taille de groupe pertinente pour répondre à notre hypothèse biologique. De plus nous avons réduit le nombre d’animaux pour certains groupes contrôles.

Raffinement

Nous avons optimisé les procédures expérimentales afin de minimiser les contraintes pour les animaux. Les expériences précédentes montrent que les procédures expérimentales proposées préservent le bien-être animal. Une grille de score a été mise en place pour l’observation quotidienne des animaux afin d’euthanasier les animaux et collecter le foie avant le développement éventuel d’une gêne liée à la présence de tumeurs.

Choix des espèces

La souris est l'espèce animale de choix pour l'étude des cancers du foie. Le modèle proposé est le plus proche de la maladie humaine, permettant d’analyser les premières étapes du développement de tumeurs. La souris est également un modèle d’étude classique pour tester de nouveaux médicaments dans les cancers. Ces approches sont soutenus par de nombreuses publications scientifiques dans des revues internationales, et ont conduit à de nombreux essais cliniques chez l’homme, et, au final, à l’approbation de nouveaux traitements. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (7-8 semaines). Nous voulons modéliser au mieux le fonctionnement de l’organe et la pathologie humaine (cancer de l'adulte).

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Souris : 126
Souffrances
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Devenir
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126 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 48 sous anesthésie sans reprise de conscience et 78 dans des procédures de niveau modéré. Elles subissent une chirurgie du cou pour occlure une artère cérébrale et provoquer un accident vasculaire, suivie d'une imagerie IRM, puis sont gardées vivantes 24 heures avant mise à mort et prélèvement du cerveau. Le porteur indique que l'AVC provoque perte de poids et déficits sensorimoteurs, et que moins de 10 % des souris opérées meurent d'œdème ou d'hémorragie. Il décrit le recours au rongeur comme conditionnant la validité de l'évaluation et le transfert en clinique.

Objectifs

L’accident vasculaire cérébral ischémique (AVCi) est une maladie fréquente et invalidante. Comprendre les mécanismes physiopathologiques impliqués dans la formation des lésions cérébrales suite à un AVCi est devenu une priorité pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques en neuroprotection. L’objectif global du projet est d’évaluer l’impact de la protéine Epac-1 sur les dommages cérébraux dans un modèle murin d’accident vasculaire cérébral (AVC) transitoire appelée aussi ischémie-reperfusion cérébrale. L’implication d’Epac1 a été démontrée dans le cœur, le rein et la rétine suite à une ischémie-reperfusion. A notre connaissance, le rôle d’Epac1 dans la pathogenèse de l’AVC n’a pas été étudié à ce jour. Cependant, des études préliminaires in vitro et ex vivo sur cette nouvelle cible thérapeutique suggèrent un effet délétère d’Epac-1 sur l’unité neurovasculaire en condition d’ischémie-reperfusion cérébrale. Afin de confirmer ces résultats et d’aller plus loin dans l’exploration des effets in vivo de Epac-1 dans l’AVCi, nous proposons d’évaluer les conséquences d’une modulation d’Epac-1 soit à l’aide d’un agoniste (qui favorise l’expression de la cible thérapeutique), soit à l’aide d’un inhibiteur (qui supprime l’expression de la cible thérapeutique), par imagerie par résonance magnétique (IRM) multiparamétrique. Notre hypothèse est que l’inhibition d’Epac-1 devrait diminuer la taille des lésions, et protéger la barrière hématoencéphalique.

Bénéfices attendus

Si l’effet neuroprotecteur de la modulation d’Epac-1 est prouvé, cela validera Epac-1 comme une nouvelle cible thérapeutique. Il sera possible de proposer un nouveau traitement de l’AVCi, avec l’espoir à terme de limiter les séquelles neurologiques pour les patients victimes d’un AVC.

Procédures

L’occlusion de l’artère cérébrale moyenne (ACM) est effectuée via un abord chirurgical au niveau du cou, pour accéder à la carotide commune, dans laquelle est inséré le filament occlusif qui est remonté dans l’artère carotide interne jusqu’à atteindre la bifurcation avec l’ACM. Cette seconde chirurgie, ainsi que l’imagerie réalisée pendant l’occlusion, puis la reperfusion par rétraction du filament, nécessite une anesthésie générale de 2h30 au maximum.

Impact sur les animaux

Suite à l'accident vasculaire cérébral, les animaux perdent du poids et présentent des déficits neurofonctionnels sensorimoteurs (par exemple hémiparésie et diminution de la sensibilité des vibrisses). La douleur concerne principalement la cicatrice due à l’abord chirurgicale (le cou) car les dommages au niveau du parenchyme cérébral n’engendrent pas de douleur (raison pour laquelle les patients présentant un AVC tardent à se rendre aux urgences). Les animaux sont gardés en vie 24 heures puis ils sont mis à mort à l’issue de l’examen IRM terminal. La principale complication du modèle est le décès par œdème malin ou hémorragie sous-arachnoïdienne (

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour permettre le prélèvement du cerveau pour les analyses complémentaires postmortem (étude des mitochondries).

Remplacement

Notre étude in vivo vient compléter des études déjà réalisées in vitro et ex vivo qui ont montré la pertinence de nos hypothèses. L’utilisation du modèle animal adéquat (permettant une ischémie et une reperfusion) conditionne la validité de l’évaluation des traitements et la possibilité de transfert en clinique (modèle de thrombectomie). L’utilisation d’animaux est également justifiée par le rôle central de l’imagerie in vivo dans ces procédures. Le projet utilisera des rongeurs, plutôt que des animaux de plus grande taille (chats, primate) grâce à l’utilisation d’un appareil d’imagerie à haut champ (7 Tesla) dedié aux petits animaux.

Réduction

Le nombre minimal et suffisant d'animaux a été estimé par une étude statistique en prenant en compte la variabilité attendue du modèle et les critères d'exclusion (absence d'infarct cérébral, hémorragie sous-arachnoïdienne). L’utilisation de l’IRM longitudinale permet de réduire le nombre d’animaux car chaque animal est son propre contrôle (on peut rapporter la taille de lésion à 24h par la taille de l’atteinte initiale en perfusion ou en diffusion en perocclusion chez chaque individu). Enfin, lors des prélèvements finaux, d'autres tissus pourront être prélevés et conservés en concertation avec nos collaborateurs au moment de la mise en place du projet afin de limiter, optimiser et valoriser au mieux les prélèvements et le nombre d'animaux utilisés dans cette étude.

Raffinement

L’imagerie réalisée pendant l'accident vasculaire cérébral permet de sélectionner des animaux avec une occlusion artérielle correcte, et une lésion cérébrale significative. La variabilité du modèle est ainsi limitée. L’IRM per-occlusion est également efficace pour détecter les animaux présentant un hémorragie sous-arachnoïdienne précoce (

Choix des espèces

Les souris utilisées pour cette étude seront des souris SWISS car il existe une littérature importante rapportant l’utilisation de cette souche pour la recherche translationnelle sur les AVCi. En particulier, cette souche de souris a peu d'artères collatérales dans le cerveau ce qui permet d'avoir une lésion ischémique plus reproductible d'un animal à un autre. D'autre part, leur pigmentation de peau blanche rend plus facile la pose du cathéter caudal pour les examens IRM nécessitant l’administration d’un agent de contraste (imagerie de perfusion et de perméabilité). Les animaux auront entre 6 et 8 semaines (adultes) : la maturité cérébrale est atteinte et le poids suffisant pour la mise en place d’un cathéter veineux caudal pour l’injection des agents de contraste.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Souris : 2660
Souffrances
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Devenir
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 2660

2660 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Nouveau-nées, elles subissent sous anesthésie une injection chirurgicale dans l'oreille interne pour tester des thérapies géniques contre la surdité d'origine génétique. Le porteur renvoie les bénéfices au long terme, un éventuel passage en clinique après démonstration d'efficacité sur les modèles cellulaires et animaux. Il décrit le recours à l'animal comme "nécessaire", faute selon lui de méthode alternative validée pour prédire l'efficacité in vivo.

Objectifs

La surdité est le déficit sensoriel le plus fréquent ; il touche 1 enfant sur 1000 à la naissance, un enfant sur 700 avant l’âge adulte et un pourcentage important de la population adulte. On estime actuellement à 80 % les origines génétiques des surdités de l’enfant. La part génétique des surdités apparaissant à l’âge adulte reste à déterminer mais sera probablement importante. Plus de 100 formes génétiques différentes sont actuellement identifiées dans les surdités isolées. Les thérapies actuelles pour les pertes d’audition sont pour l’essentiel des dispositifs médicaux, qui amplifient le son ou stimulent directement les neurones de la cochlée. Ces deux approches présentent des limites en termes d’efficacité particulièrement pour la perception du son dans un environnement bruyant, car tous les sons vont être amplifiés de façon quasi identique. Les thérapies géniques, sont des solutions pour restaurer la fonction auditive perdue ou altérée, dans le cas de surdité d’origine génétique. Une des difficultés de la thérapie génique est de trouver une solution pour atteindre la cochlée. Il y a plusieurs obstacles à franchir pour atteindre cette cible en raison des particularités anatomiques et physiologiques de l’oreille interne. Ce projet a pour but de proposer un modèle vivo qui permettra de valider l’efficacité de thérapies géniques afin de traiter les pertes auditives.

Bénéfices attendus

A court terme, valider ou non la poursuite d’un programme de développement de thérapie génique pour traiter les troubles de l’audition. A long terme, permettre le passage en phase clinique de thérapies géniques qui auront démontré une efficacité dans les modèles cellulaires et vivo des troubles de l’audition.

Procédures

L’injection unique par chirurgie d’une durée de 30 minutes, dans l’oreille interne des nouveau-nés est réalisée sous anesthésie générale. Aucun prélèvement ne sera effectué sur l’animal vivant. Les tissus de l’oreille pour des analyses histologiques, seront prélevés post mortem.

Impact sur les animaux

Une anesthésie et une injection avec un abord chirurgical, chez le nouveau-né, pour l’administration des substances d’essais directement au niveau de la cochlée. Ceci pouvant engendrer une douleur et/ou inflammation/suppuration post-opératoire. Une euthanasie en fin d’étude pour collecter les tissus frais de l’oreille pour des analyses histologiques.

Devenir

Tous les animaux des procédures 1, 2 et 3 sont euthanasiés en fin d’étude. L’ immunohistologie est nécessaire pour confirmer l’efficacité des produits, et ne peut se faire que post mortem.

Remplacement

Le recours à l’animal de laboratoire est nécessaire car il n’existe pas, à ce jour, de méthodes alternatives validées pour prédire l’efficacité in vivo les thérapies géniques en développement. Les atteintes des cellules ne peuvent pas être étudiées uniquement via la culture cellulaire ou les modèles informatiques car nous ne pouvons pas reproduire la complexité des mécanismes conduisant aux troubles de l’audition. Les candidats médicaments qui sont testés auront, lorsque c’est possible, préalablement démontré une activité sur des modèles vitro ou ex vivo afin de poursuivre les projets in vivo avec les candidats les plus prometteurs.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires a été évalué selon les résultats de la bibliographie. Entre 6 et 10 nouveau-nés sont nécessaires pour tester chaque vecteur (AAV).

Raffinement

Dans nos études, les impératifs éthiques associés tels que les modalités d’administration et de prélèvement, l’hébergement et l’enrichissement du milieu spécifique, la prévention de toute douleur, détresse ou inconfort chez l’animal seront intégrées. Les animaux disposent d’éléments participant à l’enrichissement de leur environnement et à l’améliorer des conditions d’hébergement. Apres administration intracochleaire, les nouveau-nés réveillés sont replacés avec les autres nouveau-nés de la portée. Des points limites spécifiques et adaptés sont mis en place afin de prévenir toute dégradation de l’état de santé des animaux. Un raffinement des techniques d’anesthésie est prévu dans la procédure N°1 afin d’obtenir la meilleure couverture anesthésique possibile.

Choix des espèces

La souris est l’espèce phylogénétiquement inférieure et est un modèle établi dans la littérature pour les études auditives. Les modèles de thérapie génique cochléaire sont développés chez le nouveau-né. Ceci en raison de l’abord chirurgicale qui est simplifié et d’autre part les nouveaux nés ne développent pas de pertes d’audition après l’acte chirurgical contrairement aux animaux adultes. C’est pourquoi ce stade de développement est le plus pertinent pour ce type de modèle. Les modèles de thérapie génique cochléaire sont développés chez le nouveau-né. Ceci en raison de l’abord chirurgical qui est simplifié et d’autre part les nouveau-nés ne développent pas de pertes d’audition après l’acte chirurgical contrairement aux animaux adultes. C’est pourquoi ce stade de développement est le plus pertinent pour ce type de modèle.

  • Formation professionnelle
Souris : 600
Rats : 150
Souffrances
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Devenir
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600 souris et 150 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent des injections intraveineuses ou intrapéritonéales sous anesthésie et sont maintenus immobiles pour des séances d'imagerie, non pour produire des connaissances mais pour former des utilisateurs extérieurs au maniement des appareils d'imagerie nucléaire et IRM. Le porteur juge la formation sur l'animal "indispensable" et affirme n'avoir trouvé aucune méthode alternative satisfaisante. Les animaux ne sont pas réutilisés d'une session à l'autre et sont tués à l'issue des procédures.

Objectifs

Dans le domaine de l'exploration non invasive, de nombreuses modalités d'imagerie ont vu le jour afin de se rapprocher au mieux de ce qui est fait et utilisé chez l'Homme. C'est dans ce contexte, que notre institut s'est doté d'équipement d'imagerie nécessitant des connaissances théoriques multidisciplinaires de haut niveau. Afin d'élargir la capacité d'accueil du service, il est apparu indispensable de former des utilisateurs réguliers extérieurs à notre structure. Cette formation devra couvrir tous les aspects de nos activités: 1 - Ethique animale: respect de la règle des 3R, possibilités de raffinement offertes par l'imagerie non invasive. 2 - Théorique: présentation/formation à l'imagerie nucléaire et ou imagerie par résonance magnétique (IRM). 3- Sécurité/prévention/gestion des déchets : savoir reconnaitre le danger et s'en protéger (radioactivité et champ magnétique), savoir gérer les déchets biologiques et radioactifs (tri, stockage et traçabilité) 4- Technique: savoir utiliser les équipements mis à disposition, connaitre les opérations de maintenance indispensables; savoir manipuler les animaux dans les conditions de maintien du statut sanitaire imposé par le service. Une partie importante de la formation se fera par compagnonnage en utilisant les animaux inclus dans les procédures Apafis des utilisateurs en question (aucune formation ne sera proposée sans projet d'imagerie formellement autorisé) mais deux à trois sessions seront proposées sur des animaux de réforme, potentiellement sans radioactivité dans le cas de la formation à l'imagerie nucléaire, pour apprendre aux utilisateurs à faire les bons gestes sans réaliser d'acquisition d'images dans un but de recherche. 5 animaux (souris principalement mais il pourra s'agir de rats) seront mis en œuvre par journée de formation. Nous proposerons au maximum 3 journées de formation "hors protocole d'imagerie autorisé" (DAP Apafis des utilisateurs) par groupe d'utilisateurs soit 15 animaux / formation de 3 jours. Sur 5 ans, nous projetons de réaliser 50 formations (10 par an, 8 sessions souris; 2 sessions rats) soit 750 animaux (600 souris et 150 rats) mis en œuvre au total.

Bénéfices attendus

Par ces formations, nous espérons rendre de plus en plus d'utilisateurs autonomes sur les équipements d'imagerie proposés à la communauté scientifique et, en facilitant cet accès nous pensons pouvoir agir sur au moins deux items de la règle des 3R: Réduction, puisque l'imagerie permet de suivre un même lot d'animaux au fil du temps (pendant l'apparition d'une pathologie ou pour évaluer l'efficacité de traitements). Elle permet aussi de réduire la taille des lots expérimentaux puisque chaque animal étant son propre contrôle la variabilité interindividuelle devient négligeable. Raffinement puisque les méthodes d'imagerie proposées sont non invasives et atraumatiques et que les procédures mises en œuvre s'attachent à limiter autant que possible le stress des animaux impliqués.

Procédures

L’intégralité des procédures d’imagerie (TEP/TDM et IRM) se déroule sur animal anesthésié. La durée d’anesthésie peut varier de 15 minutes (protocole TDM) à 2 heures pour l’IRM (intermédiaire de 20 à 100 minutes pour les procédures d’imagerie TEP). Ces animaux anesthésiés peuvent subir des injections intraveineuses ou intrapéritonéales. Une injection directe pratiquée sur souris dans la veine caudale dure en moyenne 5 minutes. La pose de cathéter chez la souris prend en moyenne 5 minutes pour la souris, 3 minutes pour le rat.

Impact sur les animaux

Les procédures qui seront mises en jeu nécessitent de manipuler et d'anesthésier les animaux afin de pratiquer des injections, intraveineuses dans la plupart des cas, puis de maintenir les animaux immobiles pendant les acquisitions d'imagerie ce qui est susceptible d'impacter le bien-être des animaux en induisant un stress et donc une nuisance. Les animaux utilisés n'étant atteints d'aucune pathologie particulière et les procédures étant non invasives, nous n'attendons aucun autre effet indésirable dans le cadre de ce protocole de formation.

Devenir

Sachant que ces sessions de formations resteront très exceptionnelles, il est peu probable que nous ayons à programmer plusieurs sessions sur une même période, le réemploi des animaux n’est donc pas envisageable dans ce cas. Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de ces procédures.

Remplacement

L’exploration non invasive par imagerie est une méthode permettant d’assurer un suivi longitudinal en limitant la souffrance animale ainsi que le nombre d’animaux. Ceci sera répété à plusieurs reprises aux participants pendant la formation. Dans le cadre des formations proposées à nos utilisateurs, une fois la phase de formation théorique passée, l’utilisation du petit animal devient absolument indispensable car c’est à la fois l’utilisation de sources radioactives non scellées mais surtout leur administration au petit animal (y compris le soin à apporter à l’animal pour assurer son bien être tout au long de la procédure d’imagerie) qui représente l’enjeu majeur de la formation. Nos conditions de maintien du statut sanitaire ajoutent, de plus, la nécessité de travailler sous PSM ce qui complique encore l’étape d’administration du traceur radioactif. Nous n’avons, à ce jour, pas trouvé de méthode alternative à l’utilisation du petit animal de laboratoire satisfaisante.

Réduction

Le nombre d’animaux sera réduit au maximum pour permettre aux participants de manipuler les souris en limitant leur stress (nous éviterons la manipulation multiple d’un même animal au cours d'une session).

Raffinement

Tous les animaux sont hébergés selon les conditions de la réglementation en vigueur (directive européenne 2010/63, décret n°2013-118 du 1er février 2013). Tout animal présentant des signes de souffrance, de léthargie, une perte de poids supérieure à 20% sera exclu et sacrifié. Nous veillerons à ce que chaque cage bénéficie d’un enrichissement adapté (igloo, tunnel ou paper wool). Les animaux sont anesthésiés pour chaque procédure et une attention particulière est apportée au maintien de leur température corporelle pendant l'anesthésie. Le recours aux animaux dans le processus de formation est essentiel. De plus, les modalités d’imagerie présentées par notre structure dans le cadre de l'école sont non invasives et n’entrainent pas de souffrance physique importante si elles sont réalisées par des intervenants compétents.

Choix des espèces

Souris et rats sont les espèces les plus souvent mises en œuvre dans le cadre des procédures d'imagerie nucléaire et IRM c'est la raison pour laquelle nous les utiliserons également lors des sessions de formation. Tous les animaux seront utilisés au stade adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1320
Souffrances
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Devenir
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Pour tester des nanoparticules qui, chauffées par un rayonnement infrarouge, doivent détruire les cellules responsables de l'inflammation des articulations, 1 320 souris DBA/1J vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue après un prélèvement de sang terminal sous anesthésie. L'équipe leur provoque une arthrite avec jusqu'à quatre injections de collagène ou de LPS sous anesthésie, plus une sans anesthésie, puis leur administre une ou quatre injections intraveineuses de nanoparticules, chacune suivie 20 heures plus tard de 10 minutes d'infrarouge sous anesthésie générale, et trois prises de sang. Le porteur prévoit inconfort, douleur, handicap et difficultés à se déplacer, une souffrance possible dès le début de l'induction, et des points limites, des "signes de souffrance importante", au-delà desquels une souris est retirée des procédures. Aucun antidouleur n'est prévu : "aucun médicament ne pourra être utilisé", écrit-il, pour ne pas fausser l'évaluation de nanoparticules qui "pourraient permettre d'espérer à terme" stabiliser la maladie chez les patients.

Objectifs

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune caractérisée par une inflammation chronique des articulations qui conduit à une destruction de structures (cartilage, os) et à une déformation articulaire irréversible. Aujourd’hui pour soulager les patients, des immunosuppresseurs (molécules inactivant la réponse immunitaire) sont souvent prescrits ; s’ils peuvent réussir à réduire l’inflammation locale ils ne sont pas spécifiques et sont donc responsables d’effets indésirables sur l’ensemble de l’organisme. Par ailleurs, aucun traitement aujourd’hui n’est suffisant pour induire une stabilisation complète et durable de la maladie. C’est pourquoi de nouvelles pistes de traitement émergent. En particulier, réussir à éliminer les cellules responsables de l’inflammation de l’articulation apparait comme une stratégie thérapeutique prometteuse. Dans ce contexte, notre objectif est de cibler les cellules responsables de l’inflammation articulaire avec des nanoparticules aux propriétés photothermiques afin de les supprimer. En réponse à une stimulation lumineuse dans le proche infrarouge, les nanoparticules photothermiques produisent de la chaleur qui provoque la mort des cellules les ayant internalisées. Ainsi en développant des nanoparticules qui ne sont prises en charge que par les cellules pathologiques de l’arthrite puis en activant ces nanoparticules avec un rayonnement approprié nous pouvons espérer supprimer les cellules pathologiques et améliorer les signes de la maladie. Il est important de noter que l’activation lumineuse est sans danger pour les tissus environnants et l’ensemble de l’organisme son impact serait ainsi restreint aux seules cellules pathologiques ayant internalisé les particules. Après une pré-sélection de nanoparticules candidates in vitro nous étudierons leurs propriétés thérapeutiques dans un modèle animal d’arthrite. Nous travaillerons avec un modèle largement utilisé : il est décrit depuis des décennies que l’injection de collagène chez la souris provoque le développement d’une maladie proche de la polyarthrite humaine. Les souris recevront ensuite des injections de nanoparticules qui seront activés avec un rayonnement lumineux et nous suivrons, à l’aide d’une grille d’atteinte articulaire préétablie, l’évolution de la maladie afin de conclure sur un bénéfice de notre stratégie thérapeutique.

Bénéfices attendus

Nos nanoparticules photothermiques ciblées aux cellules responsables de l’inflammation articulaire pourraient constituer une innovation thérapeutique qui enrichira l’arsenal des outils disponibles pour soigner l’arthrite. Seules ou en combinaison avec d’autres stratégies, nos nanoparticules pourraient permettre d’espérer à terme réussir à stabiliser chez les patients la progression de la maladie. Par ailleurs, notre stratégie thérapeutique de suppression par effet de photothermie de cellules inflammatoires (production de chaleur par les nanoparticules conduisant à la mort des cellules les ayant internalisées) est polyvalente puisque ces cellules sont impliquées dans d’autres maladies inflammatoires et auto-immunes. Ainsi, si notre stratégie se confirme prometteuse dans le contexte de la polyarthrite rhumatoïde nous pourrons envisager l’adapter et la transposer à d’autres maladies.

Procédures

Les animaux inclus dans cette étude recevront au plus : quatre injections de réactifs induisant l'inflammation réalisées sous anesthésie d’une durée de 10 minutes et une autre injection (geste rapide de moins d’une minute) réalisée sans anesthésie. Ensuite, après leur répartition dans un groupe de traitement, les animaux recevront une ou quatre injection(s) de nanoparticules thérapeutiques par voie intraveineuse sous anesthésie générale d’une durée d’une minute complétée par une anesthésie locale au niveau du point d’injection. Chaque injection de nanoparticule sera suivie 20 heures plus tard de l’application, sous anesthésie générale, d’un rayonnement infrarouge de 10 minutes, non invasif. Afin de suivre la progression de la maladie, 2 fois par semaine, les animaux seront pesés, l’aspect des pattes sera surveillé et l’épaisseur des chevilles de pattes arrière mesurée. Pour suivre certains marqueurs de la maladie, 3 prélèvements de sang sont prévus sous anesthésie générale d’une durée de 10 minutes.

Impact sur les animaux

1-Injections de collagène/lipopolysaccharide (LPS). Les injections de collagène, de LPS ou du mélange qui permettent l’induction de la pathologie peuvent être source de stress pour l’animal et peuvent occasionner un œdème modéré et un inconfort transitoire d’environ deux jours au niveau du site d’injection. Enfin, une lésion cutanée locale (type ulcère) peut apparaître. Ces injections sont par ailleurs responsables de la mise en place d’une inflammation au niveau des articulations et d’une réaction auto-immunitaire qui conduisent au développement progressif de la maladie. 2-Développement de l’arthrite Si les premiers signes cliniques d’arthrite perçus par l’expérimentateur apparaissent entre 21 et 28 jours après la première injection de collagène, le processus d’inflammation initié par les injections de collagène peut être source de souffrance pour l’animal dès le tout début de l’expérimentation. Les souris peuvent être sujettes à différents symptômes proches des manifestations humaines de la polyarthrite rhumatoïde. Ainsi, en lien avec l’inflammation articulaire, les animaux peuvent souffrir d’inconfort, de douleur, de handicap et éprouver des difficultés à se déplacer. La pathologie peut s’accompagner d’autres signes de mauvaise santé générale (pelage terne, perte de poids…). 3-Administration de nanoparticules et application locale d’un rayonnement proche infra-rouge L’administration de nanoparticules sera réalisée par voie intraveineuse. Ces injections peuvent être sources de stress. Elles seront réalisées par un personnel formé et habitué à effectuer le geste technique associé. L’application locale sur les articulations d’un rayonnement proche infrarouge 20 heures après l’injection des nanoparticules est nécessaire à l’activation des nanoparticules. L’application du rayonnement ne devrait ni être source de souffrance pour l’animal ni responsable d’altérations des tissus environnants : seules les cellules ayant internalisé les nanoparticules photothermiques seront impactées par le rayonnement. 4- Prélèvements sanguins. Les éventuels prélèvements sanguins seront de volume adapté à leur fréquence pour laisser le temps à l’entièreté du volume sanguin de se régénérer entre deux prélèvements, leur effet devrait donc être très limité sur la santé de l’animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure après la réalisation sous anesthésie d’un prélèvement sanguin terminal nécessaire pour analyser les effets de la nanoparticule candidate sur la progression de la maladie.

Remplacement

Des études in vitro seront réalisées pour sélectionner des nanoparticules candidates non toxiques. Ces études sont une première étape mais ne suffisent pas pour conclure sur l’effet thérapeutique des nanoparticules. En effet, le recours à un modèle animal dans lequel les cellules immunitaires interagissent de manière complexe au sein d’organes organisés est nécessaire. Il existe différents modèles d’arthrite (dont le modèle induit au collagène que nous avons choisi) qui se rapprochent de la pathologie humaine de la polyarthrite rhumatoïde. Le recours à ce genre de modèle animal est obligatoire car c’est un outil qui permet d’étudier les éventuels bénéfices thérapeutiques de la nanoparticule à différents niveaux (état général des animaux, apparence des articulations, analyses sanguines…).

Réduction

Le nombre de souris utilisées dans chaque groupe de ce projet a été réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats interprétables et reproductibles. Nous évaluerons dans une étude pilote quel protocole d’injection de collagène induit l’arthrite dans notre établissement avec une bonne incidence puis sur des animaux malades nous évaluerons l’efficacité du traitement par photothermie à l’aide de tests statistiques adaptés. Il est prévu de réaliser chaque protocole thérapeutique 4 fois afin de s’assurer que les effets observés soient constants et reproductibles d’une expérimentation à l’autre. Pour chaque condition testée, 5 animaux seront inclus par expérimentations pour atteindre au plus 20 souris par groupe. Si dès la troisième répétition d’expérience (effectif de 5 animaux) des effets sont mis en évidence par les tests statistiques alors nous ne réaliserons pas la quatrième répétition, ce qui réduira le nombre d’animaux utilisés. Les résultats seront analysés à l’aide de tests statistiques adéquats qui permettront de mettre en évidence sur tous les paramètres étudiés des différences entre les groupes de souris et de conclure quant à l’efficacité thérapeutique du traitement photothermique

Raffinement

Les animaux seront hébergés par groupes dans des cages enrichies avec l’ajout de matériel de nidification et de bâtons à ronger. Les animaux seront surveillés visuellement, manipulés et injectés par des personnes compétentes et formées au bien-être animal. Pour limiter l’inconfort des animaux qui peuvent être réticents à se déplacer à cause du développement de l’arthrite, l’accès à l’eau et à la nourriture sera facilité. Afin de limiter le stress occasionné par les prélèvements sanguins, les injections de collagène et de nanoparticules et par les applications de rayonnements infra-rouges sur les articulations, les animaux seront, lors de toutes ces manipulations, placés sous anesthésie générale gazeuse. De plus, pour les injections intraveineuse, l’anesthésie gazeuse sera complétée d’une anesthésie locale. Pour réduire la douleur des animaux, aucun médicament ne pourra être utilisé puisqu’il pourrait interférer avec l’étude de notre potentielle nanoparticule thérapeutique et fausser les résultats. 2 fois par semaine, l’état général des animaux sera surveillé pour repérer l’éventuelle présence de signes de stress ou de souffrance (démarche anormale, lésions…). A cette occasion, une observation des articulations et une mesure de l’épaisseur des chevilles évaluera à l’aide d’une grille préétablie la progression de la maladie allant d’une atteinte articulaire faible à sévère. Nous avons établi des points limites, signes de souffrance importante, qui s’ils sont atteints chez un animal conduiront à la soustraction de celui-ci des procédures.

Choix des espèces

Les souris (Mus musculus) sont des mammifères dont le système immunitaire est très proche du système immunitaire humain. Il existe par ailleurs chez la souris plusieurs modèles déjà établis d’arthrite dont les caractéristiques sont proches de la polyarthrite rhumatoïde humaine. En particulier le modèle d’induction de l’arthrite par injection de collagène chez des souris de la souche DBA/1J âgés de 6 à 8 semaines est un modèle largement utilisé. C’est ce modèle que nous mettrons en place dans cette étude.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 1392
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Bloquées jusqu'à quatre fois, éveillées, au fond d'un tube en plastique pour mesurer leur masse grasse, 1 392 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs tissus. 384 d'entre elles subissent une neurochirurgie sous anesthésie pour recevoir un implant ou un virus qui modifie leurs microglies, 128 une seconde chirurgie, 704 un test de tolérance au glucose après cinq heures de jeûne, et jusqu'à 448 passent deux semaines isolées en cage de calorimétrie. L'équipe nourrit des souris d'un régime hypercalorique riche en graisses pour étudier le rôle de ces cellules immunitaires du cerveau dans l'inflammation de l'hypothalamus et la prise de poids, avec l'ambition, à terme, de pistes contre l'obésité. Le porteur annonce six procédures mais ne liste que les "principaux gestes techniques", sans préciser combien de temps dure ce régime.

Objectifs

Afin d’envisager de nouvelles thérapies pour lutter contre l’obésité et ses comorbidités, il est nécessaire de mieux connaître les phénomènes biologiques qui régulent la prise alimentaire et le poids corporel. Une région du cerveau appelé hypothalamus regroupe des neurones sensibles aux signaux des autres organes du corps, les renseignant sur l’état énergétique de l’organisme. La consommation d’un régime hypercalorique riche en graisses (High fat diet, HFD) entraîne une inflammation de l’hypothalamus. On sait que les microglies, qui sont les cellules immunitaires du cerveau (qui protègent le cerveau des attaques extérieures), sont aussi impliquées dans la régulation du poids corporel. En effet, elles participent à l’inflammation hypothalamique suite à la consommation d’un régime HFD. Leur activation est variable en fonction de la période d’exposition au régime HFD (entre les premiers jours et plusieurs semaines). On sait que limiter l’activation des microglies en réponse au HFD limite l’inflammation. Cependant, les mécanismes moléculaires impliqués dans ces cellules restent mal connus. Nous faisons l’hypothèse que certaines molécules microgliales, qui sont impliquée dans les fonctions inflammatoires, participent aussi à la régulation de la prise de poids. Dans ce projet, nous souhaitons présicer le rôle des microglies dans le développement de l’inflammation hypothalamique en réponse à un régime hypercalorique afin de mieux les contenir et ainsi de prévenir la prise de poids. Notre ambition à terme est de permettre l’ouverture de nouvelles pistes thérapeutiques pour les patients atteints d’obésité. Pour cette étude, nous allons utiliser des approches pharmacologiques et génétiques (utilisation d’animaux transgéniques). Nous utiliserons un modèle animal d’obésité, c’est-à-dire des animaux nourris avec une alimentation hypercalorique obésogène. Nous réaliserons un suivi métabolique chronique des animaux (prise alimentaire, tests métaboliques), ainsi que de nombreuses études moléculaires à partir des cellules cérébrales isolées. Ce projet comprend six procédures.

Bénéfices attendus

Les informations tirées de la réalisation de ce projet permettront de mieux comprendre le rôle de la microglie dans le développement de l'obésité et les dérèglements métaboliques en réponse à un régime riche en calories, ainsi que les changements inflammatoires sous-jacents dans le cerveau. Dans une perspective thérapeutique à plus long terme, ces données seront utiles pour des tentatives de modulation de la microglie afin de contrer les troubles métaboliques, dans le cas où nos résultats supporteraient cette hypothèse.

Procédures

Voici la liste des principaux gestes techniques réalisés sur les animaux. 1) Analyse de la composition corporelle : cette analyse nécessite que la souris vigile soit maintenue en contention, pour une durée maximale de 5 minutes, sans anesthésie. Les souris subiront 1 à 4 analyses de ce type au cours de ce projet, espacées au minimum de 3 semaines (1392 animaux). 2) Neuro-chirurgie : cette technique permettra soit de mettre en place un implant permettant d’injecter des traitements pharmacologiques, soit un virus qui permettra un changement génétique des microglies. Elle est réalisée sous anesthésie générale. Une seule neuro-chirurgie sera effectuée dans la vie de l’animal (384 animaux). Une partie des 384 animaux subiront une seconde chirurgie de courte durée (10 minutes, 128 animaux) pour le remplacement d’un implant sous-cutané. 3) Test de tolérance au glucose : ce test nécessite de réaliser, après un jeûne de 5 heures, une injection de gluocose dans l’abdomen des souris, puis de mesurer leur glycémie à différents temps post-injection. Les 5 mesures de glycémie sont espacées d’au moins 15 minutes chacune. Ce test est réalisé sur souris vigiles. Un seul test sera réalisé durant toute l’étude (704 animaux). 4) Tests de calorimétrie indirecte (448 animaux concernés au maximum) : ces cages spéciales permettent d’enregistrer en temps réel la consommation de nourriture, d’eau, d’oxygène et la dépense énergétique. Elles nécessitent d’isoler l’animal en cage individuelle (pendant deux semaines), qui sont enrichies avec un nid de coton et un bâtonnet de bois à ronger.

Impact sur les animaux

Dans notre étude, les animaux seront parfois isolés à l’âge adulte (suite à une chirurgie ou lors des sessions de cages métaboliques). Cet isolement est nécessaire pour quantifier la consommation de nourriture de chaque animal ou limiter la dégradation des implants. Au-delà du stress d’isolement social, ces animaux subiront un stress de contention lors de l’analyse de composition corporelle, qui se déroule dans un tube en plastique au fond duquel les souris sont bloquées. Ce stress est cependant d’une durée limitée, l’analyse ne prenant que 5 minutes au maximum. Les nuisances les plus importantes sont attendues lors de la neuro-chirurgie. L’incision de la peau du crâne et la déshydration induite par l’anesthésie peuvent provoquer des douleurs post-opératoires.

Devenir

À l’issue de toutes les procédures, tous les animaux seront euthanasiés pour récupérer des tissus, afin de réaliser des analyses in vitro supplémentaires, qui nous apporteront des informations cruciales sur les conqéquences des changements moléculaires microgliaux.

Remplacement

Le but de ce projet est de comprendre le rôle de la microglie hypothalamique sur un ensemble de variables métaboliques intégrées, telles que le poids, la composition corporelle et la régulation de la glycémie. Dans ce contexte, la région cérébrale que nous étudions n’est pas isolée, et interagit avec d’autres structures du cerveau mais également avec des organes périphériques (foie, pancréas, tissu adipeux…). Les effets que nous étudions sont donc la résultante de cette communication entre divers réseaux de neurones et la périphérie. Des interactions aussi complexes ne peuvent être modélisées in vitro, et certains des effets étudiés comme le comportement alimentaire nécessitent un animal vivant. De même, il n’existe aucun modèle informatique qui pourrait remplacer l’animal dans le cadre de cette étude. A noter, ce projet a d’abord fait l’objet d’études réalisées in vitro (cultures cellulaires) afin de mieux cibler les voies de signalisation impliquées dans notre hypothèse. De plus, les modèles génétiques nécessaires pour répondre à notre question scientifique ont été développés chez la souris.

Réduction

Nous avons utilisé un test de puissance statistique pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats exploitables statistiquement. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous avons regroupé dans la mesure du possible nos différents tests métaboliques sur les mêmes animaux, de manière à obtenir un maximum d’information à partir des mêmes animaux. En particulier, l’analyse de la composition corporelle (masse grasse vs masse maigre) est réalisée dans un appareil spécifique qui ne nécessite pas la mise à mort des animaux. Cela nous permet ainsi de réaliser plusieurs mesures à des temps différents sur les mêmes animaux, au lieu d’avoir recours à des lots différents.

Raffinement

Nous avons défini différents points de raffinement tout au long de l’étude : 1) Les animaux arriveront dans la pièce d’hébergement à l’âge de 3 ou 7 semaines et seront habitués pendant 1 semaine. Cette période d’habituation permettra de diminuer le stress des animaux en réponse à l’expérimentateur. Toutes les expériences seront réalisées par du personnel formé et entraîné. 2) L’évaluation de la prise alimentaire nécessite parfois la répartition des animaux en cages individuelles. Pour compenser le manque d’interactions sociales, les cages, transparentes et enrichies, seront rapprochées au maximum les unes des autres. 3) L’enrichissement des cages se compose de carrés de cellulose pour nidifier, un tunnel en carton pour se cacher et de bâtonnets en bois pour ronger. 4) Environnement sonore : Une radio est installée dans la pièce d’hébergement afin d’atténuer l'impact des bruits extérieurs qui pourraient se produire accidentellement. 5) Notre étude nécessite une chirurgie stéréotaxique, qui sera réalisée sous anesthésie générale. La prise en charge de la douleur est assurée par un protocole associant morphinique, anesthésique local et traitement anti-inflammatoire. Durant la chirurgie, dès l’induction, les souris seront maintenues sur tapis chauffant et leur réveil s’effectuera en couveuse, pour prévenir le risque d’hypothermie. Leurs yeux seront également protégés de la sécheresse oculaire par application d’un gel ophtalmique. Enfin, le traitement anti-inflammatoire se poursuivra dans les 2 jours suivant la chirurgie, avec un suivi renforcé des souris durant cette période pour s’assurer de leur récupération. 6) Des points limites précoces et terminaux appropriés ont été définis : ces critères prennent en compte l'apparence, l'évolution du poids, le comportement, les signes cliniques (température et respiration) et l'aspect de la plaie (le cas échant). Des mesures conservatoires sont prévues pour chaque critère, afin de prendre en charge promptement toute modification de l’état de l’animal. Lorsqu’un point limite précoce est atteint, nous demanderons un avis vétérinaire afin d’envisager la mise en place de soins personnalisés compatibles avec le maintien de l’animal dans l’étude. En cas d’échec ou si un point limite terminal est atteint, l’animal sera retiré de l’étude et mis à mort, pour lui éviter toute souffrance que nous ne pourrions soulager.

Choix des espèces

La régulation du poids corporel, le comportement alimentaire et le métabolisme glucidique sont depuis longtemps étudiés chez la souris, qui représente donc une espèce adaptée à ce type d’études. De très nombreux modèles d’obésités ont été développés chez la souris. De nombreux modèles génétiquement modifiés existent et permettent l’étude de mécanismes moléculaires précis. De plus, la souris est une espèce de prédilection pour la création d’animaux transgéniques, d’autant que son cycle de reproduction court permet d’avoir un nombre suffisant d’animaux rapidement. Enfin, la forte proximité biologique entre l’homme et la souris en ce qui concerne le contrôle de la prise alimentaire fait de la souris un bon modèle prédictif. En particulier, dans le cadre de cette étude, l'inflammation hypothalamique et la réactivité microgliale induite par un régime obésogène est retrouvé à la fois chez la souris et chez l’Homme. Toutes les souris de cette étude seront adultes, elles arriveront entre 3 et 7 semaines d’âge dans notre animalerie, mais nous ne commencerons les expériences qu’à partir de l’âge de 8 semaines. Cet âge est celui auquel on estime que le crâne a fini sa croissance, ce qui nous permet d’utiliser des atlas de référence pour la réalisation de la neuro-chirurgie.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 384
Souffrances
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384 souris, 192 mâles et 192 femelles, porteurs ou non d'une mutation du récepteur Rarb, vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Dès 4 semaines d'âge, elles sont gavées une fois par jour pendant quatre semaines avec l'un de trois traitements ou une solution saline, puis passent cinq tests : locomotion face à la nouveauté, coordination des membres, activité locomotrice enregistrée sur 32 heures, réflexes et mémoire, avant que la moitié soit tuée par perfusion intracardiaque sous anesthésie générale. Le porteur espère prévenir ainsi les symptômes d'une maladie neurologique rare, la MCOPS12, un bénéfice qu'il formule au conditionnel. Il qualifie ces tests de "non aversifs" et écrit en capitales que la souris "N'EST PAS REMPLAÇABLE".

Objectifs

Des mutations ponctuelles du recepteur à l’acide rétinoique beta (Rarb) sont à l’origine d’une maladie neurologique rare (MCOPS12) responsable de symptomes cognitifs et moteurs importants et progressifs. En effet, cette pathologie possède un caractère neurodeveloppemental ainsi qu’un caractère neurodégénératif (perte progressive de mobilité, perte de la coordination des membres), avec un pronostic vital ne dépassant pas l’adolescence. Des modèles murins de cette pathologie ont été générés et nous permettront d’étudier les mécanismes associés à ces mutations ponctuelles. Les souris mutantes présentent des symptomes moteurs similaires (n’affectant pas fondamentalement la vie des animaux qui peuvent marcher et se redresser sans aucun problème) à ceux observés chez les souris porteuses d’une mutation invalidant complètement l’activité du récepteur. Nos études antérieures ont permis d’identifier le rôle du récepteur dans le dévelopement et dans la fonction du striatum, la structure cérébrale impliquée dans le contrôle moteur et la cognition. Nous avons montré que pendant le développement embryonnaire RARb contrôle le développement d’une sous-population de neurones (appelés neurones de type 1) dans le, alors que à l’âge adulte nous avons identifié son rôle dans la neuroprotection d’une autre sous population de neurones (appelés neurones de type 2). Notre objectif est de prévenir et/ou de normaliser les symptomes moteurs et cognitifs en modulant l’activité des neurones de type 1 et 2 afin de prévenir leur mort et/ou leur dysfonctionnement pour éviter l’apparition des symptomes. Les effets liés au mode d’administration des traitements seront contrôlés grâce à un traitement supplémentaire avec une solution saline, pour s’assurer qu’aucun effet observé ne soit en réalité que le résultat du stress causé par l’administration des composés. Nous avons donc 4 traitements différents à tester.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait apporter de nouvelles pistes de traitements pour la maladie sur laquelle nous travaillons. En effet, notre objectif est de prévenir l’apparition des symptomes moteurs et cognitifs grâce aux différents traitements que nous allons utiliser en empêchant la perte de certains neurones responsables de ces symptomes. Si un ou plusieurs traitement(s) montre(nt) des effets bénéfiques, nous pourrions envisager une nouvelle stratégie thérapeutique pour les patients.

Procédures

Les trois traitements pharmacologiques et le traitement contrôle avec de la solution saline (4 traitements différents) se feront sur des cohortes différentes provenant de 4 groupes distincts d’animaux porteurs, ou non, d’une mutation et agés de 4 semaines. Tous les traitements se feront par voie orale (gavage des animaux, 15 secondes par traitement) pendant 4 semaines, à raison d’un traitement par jour. Nous utiliserons 12 animaux par groupe et par traitement (12 x 4 x 4), soit 192 mâles et 192 femelles = 384 animaux au total. Les 4 semaines de traitement seront suivies d’une batterie de tests comportementaux non aversifs que chaque animal passera une seule fois : test 1 = 30 minutes, évaluation de la locomotion induite par la nouveauté, test 2 = 3 x 5 minutes, évalution de la coordination des membres, test 3 = 32h, évaluation de l’activité locomotrice, test 4 = 30 minutes, évaluation des reflexes, test 5 = 30 minutes, évaluation de lé mémoire. Un delai minimum de 1 jour sera respécté entre chaque test comportemental, afin de diminuer l’effet du stress sur les résultats obtenus. La moitié des animaux de chacun des 4 traitements = 192 animaux (96 mâles et 96 femelles), sera ensuite euthanasiée par perfusion intracardiaque après anesthésie générale. Une vérification de la perte des reflexes au niveau des membres et palpébral est réalisée avant tout acte chirurgical.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables ne dépasseront pas la gêne occasionnée par le gavage des animaux. En effet, les tests comportementaux effectués ne sont pas sujet à causer de la souffrance. Une légère modification de l’activité motrice et cognitive est à prévoir après les traitements, sans toutefois causer d’effets indésirables. Ces effets légers seront perceptibles jusqu’à deux heures après le traitement.

Devenir

L’ensemble des animaux utilisé seront mis à mort afin de récolter le matériel biologique pour des analyses cellulaires et moléculaires qui compléteront les résultats obtenus en comportement.

Remplacement

Le modèle murin N’EST PAS REMPLAÇABLE et reste indispensable afin d’évaluer l’impact des mécanismes biologiques sur le comportement moteur ainsi que pour étudier les réseaux neuronaux dans leur ensemble. En effet, la complexité biologique de la signalisation calcique et de la neurotransmission ne permet par de remplacer les animaux par des modèles mathématiques ou in vitro, parce qu’il ne reflettent pas la diversité des mécanismes biologiques observés in vivo.

Réduction

Afin de REDUIRE au maximum le nombre d’animaux utilisés. Le nombre d'animaux utilisé (groupe de 12) correspond au nombre minimal d'animaux à inclure pour obtenir des données statistiquement exploitables selon les impératifs de réduction. Ces effectifs ont été déterminés d'après les données de la littérature et les procédures en vigueur à l'animalerie. Nous nous sommes basés sur des données obtenues à la suite du test Openfield (le moins discriminant des tests effectués ici) ainsi que sur des données comportementales obtenues à la suite d’injection de composés pharmacologiques. Une différence significative entre les groupes (de même sexe) sera recherchée. De plus, nous n’utiliserons qu’un seul groupe d’animaux traités avec le vehicule (contrôle). En effet, les différents traitements seront préparés et administrés de la même manière, ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux contrôle. Enfin, la réalisation de la procédure numéro 2 dépendra des résultats obtenus dans la procédure numéro 1. En effet, nous n’utiliserons la seconde procédure uniquement si les résultats de la première procédure ne sont pas concluants. En effet le caractère moins séléctif de la seconde molécule, permettra de moduler la signalisation calcique plus largement.

Raffinement

En vue de RAFFINER les procédures, les animaux sont hébergés dans des conditions optimales et ils font l’objet d’un suivi adapté et de soins vétérinaires au besoin. Les expériences réalisées ici ne sont pas douloureuses et effectuées par des personnes compétentes et qualifiées (formations conception et chirurgie des rongeurs). Elles consistent uniquement en des études comportementales, effectuées avec ou sans traitement préalable de composés pharmacologiques à des doses faibles. Les molécules pharmacologiques permettent de révéler des dysfonctionnements ou de limiter/supprimer le phénotype. Les traitements par gavage seront réalisés par des expérimentateurs formés à l’aide de canules souples afin d’éviter toute lésion interne. Un suivi du poids des animaux sera mis en place deux fois par semaine (le mardi et le vendredi), afin de detecter rapidement un signe de mal être. Les animaux seront aussi analysés méticuleusement tous les jours à l’occasion des traitements afin de vérifier leur état général.

Choix des espèces

Pour étudier le rôle des mutations d’un gène dans la mise en place et la progression d’une maladie neurologique progressive rare, les performances comportementales et les fonctions de la signalisation calcique, la souris est un modèle optimal du fait de la similitude des génomes murin et humain et de la disponibilité de différentes lignées porteuses de mutations géniques ciblées permettant de couvrir l’ensemble des processus physiopathologiques : neurodégénérescence et neurodéveloppement. Pour les tests programmés nous utiliserons dans la plupart des cas des animaux de 4 semaines afin d’oberver les changements de comportements des animaux à la suite des traitements, avant même l’apparition de des symptomes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Rats : 30
Souffrances
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Pris autant que possible parmi les surplus de l'élevage interne, 30 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, chacun anesthésié à l'isoflurane une fois par semaine au plus, 10 à 12 fois entre 8 et 20 semaines d'âge, pour des mesures de pression artérielle de 2 à 4 heures. À chaque séance, ils reçoivent jusqu'à deux injections d'agonistes de la sérotonine déjà commercialisés, pour trouver une molécule qui reproduise l'effet que la quipazine avait eu, dans un projet antérieur, sur des rats à la moelle épinière lésée. Le porteur présente ce criblage comme une pré-étude qui réduira le nombre de rats du projet suivant, et affirme qu'aucune méthode ne prédit l'action de ces molécules sur le système sérotoninergique. Il espère que des étudiants de master accueilleront des rats en fin d'expérience, mais sans adoption, écrit-il, l'animalerie ne pourra pas les garder "par soucis de place et de coût de maintien".

Objectifs

Les lésions de la moelle épinière sont un problème de santé important, avec une incidence annuelle de 15 à 52,5 cas/million, touchant des individus jeunes et en bonne santé. Outre les déficits sensori-moteurs bien connus et identifiés, les sujets présentent une altération majeure du contrôle du système nerveux autonome. Les symptômes cliniques comprennent des troubles cardiovasculaires, une thermorégulation dysfonctionnelle et la présence de dysréflexie autonome (épisodes soudains d'hypertension et de bradycardie réflexive pouvant mettre en jeu le pronostic vital). Ces troubles cardiovasculaires contribuent à 40 % des décès chez les patients blessés. Les conséquences sur la qualité et l’espérance de de vie sont extrêmement préjudiciables, impliquant une réelle prise en charge. Chez les rats avec ces blessures, l'administration quotidienne d'un agoniste (molécule qui reproduit les effets d’un neurotransmetteur) de la sérotonine (5HT, molécule fonctionnant sur certains récepteurs du système nerveux central) favorise la récupération de la locomotion. Outre ce rôle démontré dans le contrôle moteur, la 5HT joue également un rôle dans le système cardiovasculaire puisqu'elle module entre autre, le tonus des vaisseaux sanguins ou la rythmicité cardiaque. Cela nous a conduit à développer un protocole expérimental basé sur l'utilisation chronique d'agonistes 5HT, comme cela a été fait pour la locomotion. Notre précédente étude est partie de cette hypothèse. Dans ce cadre des animaux présentant une lésion de la moelle épinière dite haute ont été traités de façon pendant 28 jrs avec la quipazine, un agoniste 5HT, et les résultats ont confirmés les précédentes études sur la récupération locomotrice mais ont aussi mis en évidence une amélioration importante des fonctions cardiovasculaires (fréquence cardiaque et pression artérielle). Dans ce cadre et en collaboration avec une équipe de médecins en rééducation fonctionnelle de l’hôpital, nous souhaiterions mettre en place une étude clinique. Si la quipazine est complexe à mettre en œuvre chez l’humain car pas encore utilisée en routine, nous savons que des molécules 5HT sont régulièrement utilisées pour soigner d’autres troubles. Nous voudrions donc faire un criblage des molécules connues, et tester si en injection unique, certains effets seraient similaires à ceux de la quipazine. Cette pré-étude permettrait de réduire de beaucoup les animaux utilisés dans un futur projet avec la nouvelle molécule sélectionnée.

Bénéfices attendus

Les lésions hautes de la moelle épinière présentent une incidence dramatique sur tous les aspects de la vie quotidienne individuelle. Outre les déficits sensori-moteurs, des troubles cardio-vasculaires importants sont présents chez ces individus. Certains troubles comme les dysreflexies autonomes (épisodes soudains d'hypertension et de bradycardie réflexive) peuvent mettre en jeu le pronostic vital du patient. Une précédente étude de notre équipe a montré l'implication de molécules agissant sur le système sérotoninergique et leur capacité à restaurer en partie l’impact de ces troubles. Afin de pouvoir plus rapidement lancer une étude clinique, nous recherchons ici, une molécule pharmacologiquement similaire mais déjà utilisée en routine chez l'humain dans d'autres domaines. Le bénéfice a court terme, nous l'espérons, est l'amélioration des conditions des patients atteints de lésions de la moelle épinière (diminution du nombre de dysreflexie autonome, augmentation de la pression artérielle et diminution de la fréquence cardiaque).

Procédures

Chaque animal (30 animaux au total) sera soumis à des mesures de pression artérielle dont chacune durera entre 2 à 4 heures maximum, et ce une fois par semaine maximum. Chaque séance de mesure sera faite sous anesthésie gazeuse à l'isofluorane (faible dose 1 à 2 pour cent) Lors d’une séance de mesure, un animal sera injecté avec des agonistes serotoninergiques (molécule fonctionnant sur certains récepteurs du système nerveux) dont les effets secondaires sont limités (utilisés chez l'homme) avec un maximum de 2 injections par expérimentation. Les effets des molécules seront soit nuls soit, nous l'espérons augmenterons légèrement la pression artérielle.

Impact sur les animaux

Les effets sur l'animal seront minimes puisque l'ensemble de la procédure sera fait sous anesthésie gazeuse générale à faible doses. Les anesthésies sont répétées mais avec une semaine entre chaque afin de s'assurer de la totale élimination des molécules. Les molécules testées sont toutes avec une autorisation de mise sur le marché et donc avec des effets secondaires minimes, connus et validés par l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) ou par un comité d'éthique pour les études cliniques. Nous prévoyons d'observer des augmentations transitoires et modérée de pressions artérielle ou de ne rien observer

Devenir

Même si nous espérons trouver des étudiants de master désirant adoptés des rats à l'issues de l'expérimentation, nous savons que si cela n'est pas le cas, nous ne pourrons les garder dans l'animalerie, par soucis de place et de coût de maintien.

Remplacement

Le système serotoninergique est complexe avec une quinzaine de types ou sous-types de récepteurs différents et se retrouve à plusieurs niveaux tant centraux que périphérique. Il n'existe pas de modèle de modélisation de ce système qui permettrait de prédire les effets des molécules que nous souhaitons passer au crible dans ce projet.

Réduction

Les animaux seront réutilisés sur 10 à 12 expérimentations soit de leurs 8 semaines d'âge à leur 20 semaines d'âge. Ainsi la réutilisation des animaux sur l'ensemble des molécules ici testées va permettre de réduire significativement le nombre d'animaux utilisés dans le projet. De plus, les animaux seront des individus excédentaires d'élevage interne (tant que possible). Les analyses statistiques seront des comparaisons non paramétriques de type Kruskall-Wallis suivi de test ad-hoc avec correction de type Bonferroni.

Raffinement

La procédure de prise de mesure est totalement non invasive et non douloureuse pour l'animal. Elle est couramment utilisée dans tous les cabinets médicaux du monde puisqu'elle consiste en un « brassard » placé autour de la queue de l’animal. Celui-ci en se gonflant puis en se dégonflant permet de déterminer la pression systolique et diastolique de l’individu. Afin d’éviter tout stress de l’animal que pourrait constituer la contention, nous préférons faire ces tests sous anesthésie gazeuse. Un suivi des animaux est fait quotidiennement et il est spécifiquement poussé durant les 48h suivant l'expérimentation avec évaluation des signes de douleurs et suivi du poids. En cas de signes de douleurs, un analgésique de type anti-inflammatoire est utilisé

Choix des espèces

Nous avons choisi le rat car il est notre modèle sur le précédent projet et le sera sur le prochain lorsqu’une ou des molécules de choix auront été déterminées. Précédemment le rat avait été choisi car le rongeur est un modèle facile à héberger, dont la reproduction est rapide et dont la physiologique reste malgré ses différences proches de celle l'humain. Le rat est particulièrement compatible avec notre projet car sa taille supérieure à celle de la souris permet de faciliter les chirurgies (pose de capteur télémétrique et SCI). Nous utiliserons les animaux dès leurs 8 semaines d'âge soit à l'âge adulte. Nous ne les garderons pas au-delà de 20-21 semaines pour rester dans le cadre du précédent projet.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 224
Souffrances
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Devenir
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224 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, la plupart tuées à l'issue et 36 réutilisées dans un autre projet. On leur inflige un ulcère cutané, soit par excision soit par compression de la peau entre deux aimants pendant trois heures sous anesthésie, suivi d'anesthésies quotidiennes pendant trente jours au maximum pour photographier la plaie. Le porteur affirme qu'aucune méthode in silico ou de culture cellulaire ne peut remplacer la souris, la cicatrisation mobilisant selon lui trop de types cellulaires. Une injection de buprénorphine est prévue et les souris perdant plus de 20 % de leur poids sont mises à mort.

Objectifs

Ce projet a pour but de déterminer l'impact du récepteur IP dans la cicatrisation cutanée. La PGI2 ou prostacycline et son récepteur, le récepteur IP sont des médiateurs fortement impliqués dans le processus inflammatoire. Ils jouent également un rôle dans le maintiens de l’homéostasie vasculaire par leur action vasoactive. De plus, ils pourraient également avoir un effet sur la migration cellulaire. Notre hypothèse est que ce récepteur, et plus généralement la voie de la PGI2 sont impliqués dans le retard de cicatrisation des ulcères du pied diabétiques. Ces résultats permettront donc de faire progresser la connaissance de cette pathologie afin d'en améliorer les traitements. Il n’existe à l’heure actuelle aucune autre méthode que celle décrite ici pour étudier l’effet du récepteur de la prostacycline sur la cicatrisation d’ulcère cutanée.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera des données de cicatrisation à la fois par l'aspect macroscopique, via le suivi photographique quotidien des ulcères cutanés et, microscopiques, via les anlayses histologiques de la peau saine et de la peau remodelée. Ces données, obtenues sur animaux sains et animaux délétés pour le recepteur ip, permettront d'étudier l'impact de ce dernier sur la cicatration cutanée.

Procédures

Dans le cas des groupes ayant un ulcère excisionnel, les animaux auront une biopsie de peau sous anesthésie générale (10min), suivie d'anesthésies quotidiennes (durant 30 jours maximum), de 10 minutes chacune, pour une mesure de l'évolution de la vascularisation de la plaie (5min) et un suivi photographique de l'état de la plaie. Une 2ème biopsie cutanée (10min) aura lieu juste avant l'euthanasie, sous anesthésie générale également. Dans le cas des groupes ayant un ulcère de pression, les animaux auront une compression de la peau entre deux aimants, sous anesthésie générale (3h), suivie d'anesthésies quotidiennes (durant 30 jours maximum), de 10 minutes chacune, pour une mesure de l'évolution de la vascularisation de la plaie (5min) et un suivi photographique de l'état de la plaie. Une biopsie cutanée (10min) aura lieu juste avant l'euthanasie, sous anesthésie générale également.

Impact sur les animaux

La base de notre étude repose sur la cicatrisation d'ulcères. Les animaux auront donc un ulcère d'1 cm maximum sur le dos après épilation. Cet ulcère se résorbera en 3 semaines maximum. Les animaux pouvent ressentir de la douleur, c'est pourquoi, avant la réalisation de l’ulcère puis au minimum 8h plus tard, l'animal recevra une dose adaptée de buprénorphine (0.1mg/kg) par injection sous cutanée afin de limiter cela. Pour le suivi de la cicatrisation, les animaux seront anesthésiés quotidiennement durant toute la durée de l'expérimentation.

Devenir

A l'issue de l'ensemble des procédures les animaux seront euthanasiés et la peau prélevée pour des études ultérieures.

Remplacement

Ce projet n'est pas réalisable au moyen d'outil in sillico ou de culture cellulaire, c'est pourquoi nous ne pouvons pas remplacer notre modèle murin de cicatrisation par un autre modèle. En effet, la cicatrisation est un processus très complexe qui nécessite de nombreux types de population cellulaires différentes. A notre connaissance, il n'est pas possible de modéliser ni de cultiver en parallèle toute les populations de cellules nécessaires. De plus, la cicatrisation se produit également par la migration de cellule souche provenant de la lame basale de la peau et donc "éloigné" de la zone lésée. C'est pourquoi il est nécessaire de réaliser les expérimentations de cicatrisations sur l'animal, car son tissu cutané présente l'hétérogénéité de type cellulaire permettant la mise en place de tous les processus de la cicatrisation.

Réduction

Nous avons fait le choix d'utiliser tous les animaux nés de notre élevage de souris ipko, male et femelle, afin de réduire le nombre de souris générées. En effet, si nous avions voulu utiliser uniquement des souris males, il nous aurait fallu produire plus de souris et les femelles auraient été euthanasiées sans utilité. Un calcul d'effectif basé sur des expérimentations précédentes a été réalisé à l'aide d'un logiciel permettant de déterminer le nombre minimum d'animaux a utiliser afin d'obtenir des résultats expérimentaux significatifs.

Raffinement

Un seul ulcère par souris est réalisé afin de permettre une meilleure gestion de celui ci dans le but de réduire la douleur et le stress des animaux. Ainsi l'application de pansement et son maintien sera facilité. Celà permet également de placer l'ulcère suffisamment haut dans le dos de la souris, supprimant les éventuelles gênes sur la locomotion de l'animal. Afin de limiter la douleur des animaux, une injection de buprénorphine sera systématiquemet réalisée en sous cutanée avant la création de l’ulcère. Puis, selon les signes de douleurs de l'animal, une injection peut etre réalisée toute les 8h jusqu'à 3 jours post-opérations. Au vu des études précédentes de notre équipe, les animaux ne manifestent pas des signes de douleur dans ces conditions ce qui nous conforte dans les moyens actuels mis en oeuvre pour limiter la souffrance des animaux utilisés. Au besoin, du Doliprane à 20μg/mL sera également ajouté à leur eau de boisson. Pour tout signe d’infection localisée au niveau de la plaie ou d’aggravation majeure de la plaie, l’animal sera exclu de l’étude et sacrifié par dislocation cervicale sous anesthésie gazeuse. En cas de souffrance manifeste l’animal sera sacrifié. Cette souffrance manifeste sera évaluée selon plusieurs critères observationnels, à savoir parésie, léthargie prolongée, perte de poids supérieure à 20% par rapport au poids de base (pesées 2 fois par semaine) ou présence de morsures aggravées.

Choix des espèces

La délétion du gène du recepteur ip n'a été réalisé que sur des souris, c'est donc avec cet animal que nous souhaitons travailler. Les résultats obtenus par ce projet viendront s'additionner aux résultats de projets précédents portant sur l'impact de la voie de la PGI2 sur l'ulcère du pied diabétique. Dans le cadre de ces projets, les souris ont été utilisées âgées de 12 semaines. Afin de garder une cohérence globale entre tous nos projets, nous souhaitons utiliser les animaux de ce projet au même âge, c'est à dire 12 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 277
Souffrances
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▲ 277
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Devenir
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 277

277 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des tests de tolérance au glucose associant gavage et huit micro-prélèvements de sang, un test de reconnaissance d'objet et un test de préférence entre deux boissons, ainsi qu'un "test comportemental" que le porteur ne précise pas. Les mâles sont isolés après accouplement, ce qui peut induire un stress modéré, et tous les animaux sont tués pour prélever organes et tissus. Le porteur inscrit ce travail dans un consortium international sur l'effet de l'alimentation du père sur la descendance.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’étudier les effets de l’alimentation paternelle sur la santé et le comportement de la descendance chez la souris.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’étudier l’impact du régime alimentaire paternel sur sa santé ainsi que sur celle de sa descendance. Ce projet fait partie d’un consortium international qui a pour but d’étudier les modifications d'expression des gènes duent à l’alimentation du père sur la génération suivante dans différentes espèces animales et chez l’Homme afin de déterminer comment le mode de vie peut impacter la santé de la descendance.

Procédures

Les pères auront 1 test de tolérance au glucose et la descendance 2 tests de tolérance au glucose, soit par test : 1 gavage (20s) ; 8 micro-prélèvements de sang (20s/micro-prélèvements). Chaque animal aura 1 test de reconnaissance d’objet nouveau (20 min d’habituation + entrainement et 10 min de test) ; 1 test comportemental (10 minutes) et un test de préférence entre deux boissons (sucrés ou non) (4 jours).

Impact sur les animaux

Un stress de courte durée peut être généré par les tests comportementaux. Une douleur modérée de courte durée associée au prélèvements de sang lors du test de tolérance au glucose. Les mâles F0 seront isolés afin d’éviter les bagarres après la mise en accouplement et pourront donc subir un stress modéré (contact visuel avec leurs congénères toujours possible).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés afin de récupérer organes et tissus d’intérêts pour analyses.

Remplacement

Le but de ce projet est d'étudier l'effet de l'alimentation sur le comportement et le métabolisme d'un individu ainsi que sur celle de sa descendance. Pour cela nous ne pouvons nous passer d'un organisme vivant qui nous permettra d'obtenir plusieurs générations. Aucun modèle in vitro ou ex vivo ne peut remplacer l'animal dans ce projet.

Réduction

Le nombre de pères (n=9/régime) a été déterminé de façon à obtenir des résultats statistiquement exploitables. Le nombre d'animauxde la descendance découle du nombre de pères.

Raffinement

Les conditions d’hébergement et de soins et les méthodes utilisées ont été choisies et conçues de manière à réduire au maximum toute douleur, angoisse ou dommages durables que pourraient ressentir les animaux. Pour les tests comportementaux, des périodes d’adaptation à la salle et au matériel sont prévues ainsi que des entrainements. Le bien-être des animaux sera évalué par l’observation quotidienne des signes cliniques et la pesée hebdomadaire des animaux après la période d’acclimatation. Des points limites gradés précis et adaptés ont été défnis et seront appliqués à partir des observations faites sur les animaux. En cas d'atteinte d'un point limite, les animaux seront sortis de l'étude.

Choix des espèces

La souris a été choisie dans ce projet pour la facilité d’obtention d’une descendance (maturité sexuelle jeune et obtention de portées importantes). De plus les tests comportementaux et métaboliques étant très bien décrits pour cette espèce, la souris est un modèle de choix pour ce projet. Tous les tests seront réalisés sur des animaux adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 86
Souffrances
▲ -
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▲ 86
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Devenir
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 -
 86

86 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent des chirurgies vasculaire et intracérébrale, l'injection d'un ARN interférent dans le cerveau et l'auto-administration intraveineuse d'héroïne pendant vingt jours. Les animaux sont tués pour prélever leurs cerveaux. Le porteur présente comme bénéfice attendu la possibilité de répondre aux relecteurs d'un manuscrit déjà soumis, ce qui situe l'enjeu au niveau d'une publication.

Objectifs

Notre objectif est mettre en évidence un rôle fonctionnel de Sez6 dans la mise en place d’un comportement compulsif de prise d’héroïne chez le rat, en diminuant son expression et en étudiant le comportement des rats vis-à-vis de la prise de drogue.

Bénéfices attendus

Notre objectif est mettre en évidence un rôle fonctionnel de Sez6 dans la mise en place d’un comportement compulsif de prise d’héroïne chez le rat. Ce résultat nous permettra de répondre aux experts qui ont évalué le manuscrit que nous avons soumis.

Procédures

Les chirurgies vasculaires (qui durent 30 min) et les chirurgies intracérébrales (qui durent 15 min) seront réalisées sous anesthésie générale. Les injections des ARN interférents se feront par voie intracérébrale, et la mise en place du comportement d’auto-administration par voie intraveineuse d'héroïne. Le comportement des animaux sera enregistré pendant 20 jours.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont essentiellement liées à la procédure chirurgicale. L’administration d’antalgiques est prévue en pré et post opératoire.

Devenir

A l'issue des 2 procédures, les animaux sont mis à mort pour prélèvement des cerveaux.

Remplacement

Ce projet ayant pour but d’étudier le rôle fonctionnelle d’une protéine sur le comportement d’auto-administration de drogue, aucune méthode alternative n’existe. Il s'agit en effet d'étudier le comportement spontané et volontaire des animaux après apprentissage, ce qui ne peut être réalisé sur des modèles alternatifs (approches in silico, in vitro ou ex vivo).

Réduction

Pour réduire au miminum le nombre de rats utilisés, nous avons estimé la taille des échantillons permettant une analyse statistique efficace grâce aux données obtenues lors de projets précédents. Pour les études d’éfficacité de l’ARN interférent à diminuer la quantité de notre protéine d’intérêt nous aurons 5 rats par condition. Pour les études comportementales, chaque groupe sera constitué de 14 animaux pour révéler des différences inter-individuelles comportementales.

Raffinement

L’hébergement s’effectuera dans un environnement enrichi (présence de nids végétaux et de tunnels opaques). Les rats seront également logés à deux par cage d’habitation permettant un enrichissement social tout en assurant un espace d’hébergement suffisant. L’angoisse des animaux sera réduite par une manipulation quotidienne par l'expérimentateur. Les chirurgies sous analgésie et anesthésie générale seront réalisées par une personne compétente ayant suivie la formation réglementaire de chirurgie. De plus les animaux seront observés quotidiennement, et pesés tous les 2 jours. Ces observations permettent de graduer les points limites pour l'apparence et la perte de poids. En fonction du degré de gravité, les animaux seront isolés et mis sous antibiotiques (perte de poids 15%; apparence avec dos rond, agitation ou immobilité importante).

Choix des espèces

L’investigation d’une pathologie telle que l’addiction nécessite d’étudier une espèce animale phylogénétiquement voisine de l’homme pour pouvoir reproduire la maladie. Le rat est un modèle de référence dans le domaine des addictions. Il possède une organisation anatomique et structurelle du cerveau comparable à celle de l’Homme. De plus, il est idéal pour les études comportementales. Le rat est capable d’apprendre des tâches complexes et peut réaliser des comportements élaborés. Les animaux testés seront de jeunes adultes. Ils arriveront au laboratoire à l’âge de 7 semaines environ et ne sont pas testés avant leur 8ème semaine, ce qui correspond à une phase où ils sont sexuellement mâtures. Il est important que nous réalisions ces expériences chez l’animal adulte pour pouvoir éviter le facteur confondant de l’âge sur les facteurs comportementaux mesurés. En effet, l’âge peut influencer de manière significative l’état émotionnel et le comportement de l’animal.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 140
Rats : 240
Souffrances
▲ -
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▲ 380
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Devenir
 -
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 -
 380

380 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une greffe de cellules tumorales dans le cerveau ou le cœur, un inhibiteur administré par la bouche, une irradiation cérébrale et la pose répétée de cathéters, le porteur anticipant perte de poids, de motricité et de sensibilité liées aux métastases cérébrales. Les animaux sont tués à un stade défini ou après une étude de survie. Le porteur évalue un traitement des métastases cérébrales pour une application clinique lointaine, et affirme que le microenvironnement tumoral rend le remplacement in vitro impossible.

Objectifs

Au vu des échecs des thérapies standard existantes en ce qui concerne les MC, ce projet vise à évaluer l’intérêt de nouveaux traitements pour ces MC en ciblant spécifiquement leur microenvironnement tumoral hypoxique. En effet, l’hypoxie est connue pour être un facteur de mauvais pronostic dans de nombreuses tumeurs. Elle est à l’origine de l’expression des facteurs de transcriptions Hypoxia Inducible Factors (HIFs), principaux facteurs de résistance à la radio- et chimiothérapie. Ce projet visera donc à évaluer l’intérêt d’un inhibiteur de HIF-2 dans les MC, qui s’avère déjà être prometteur dans le traitement des carcinomes rénaux. Ce projet permettra également de mieux caractériser le microenvironnement tumoral des MC dans différents modèles chez le rongeur.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de connaître l'efficacité d'un inhibiteur de HIF-2 en combinaison ou non à la radiothérapie externe pour le traitement des métastases cérébrales, ce qui pourrait être appliqué à long terme par la suite en clinique. Il apportera également des connaissances complémentaires sur le microenvironnement tumoral de ces tumeurs et permettra de trouver des cibles thérapeutiques supplémentaires potentielles contre ces métastases cérébrales.

Procédures

Implantation, réalisée sous anesthésie générale (isoflurane) : - Implantation intracérébrale : une seule fois par animal, durée de l’acte = 30 minutes maximum, 240 animaux (rats nudes) - Implantation intracardiaque : une seule fois par animal, durée de l’acte = 20 minutes maximum, 140 animaux (souris nudes) Administration per os d’une solution contrôle ou de l’inhibiteur : durée du geste = 1 minute maximum, 2 fois par jour par cycle de 21 jour ON/7jours OFF, 320 animaux (180 rats nudes et 140 souris nudes) Irradiation : Elles auront lieux sous anesthésie générale à l’isoflurane comme décrit précédemment. L’irradiation sera réalisée à une dose de 4 Gy pendant 3 jours. Le protocole complet d’irradiation dure 30 minutes par animal sur 120 rats nudes. La pose de cathéter sera réalisée sous anesthésie générale comme décrit précédemment et anesthésie locale au niveau de l’incision. La pose de cathéter dure maximum 10 minutes et sera réalisée 4 fois maximum sur chaque animal, 300 animaux sont concernés par cet acte.

Impact sur les animaux

Suivant l’expérience du laboratoire concernant les procédures expérimentales, nous nous attendons à avoir une perte de poids, de motricité et de sensibilité chez les animaux qui auront un développement de métastases cérébrales au bout d’une vingtaine de jours. Nous nous attendons également à une fatigue et une dégradation de l’état général (porphyrine autour des yeux et de la bouche, sécrétions au niveau du museau, pelades sur la tête) induit par l'irradiation cérébrale dans la première semaine suivant la fin de l’irradiation. Nous avons adapté en conséquence le suivi des animaux, le raffinement des conditions expérimentales et le scoring afin d’anticiper et d’éviter l’exclusion des animaux par atteinte du point limite.

Devenir

Les animaux seront soit mis à mort à un temps défini ou à un volume tumorale défini, en fonction des résultats obtenus en procédure 1, 3 et 5, afin de réaliser des analyses post-mortem, soit ils seront gardés en vie pour une étude de survie jusqu’au point limite puis mis à morts.

Remplacement

Les tumeurs sont connues pour être multi-compartimentales, à savoir qu'en plus de la simple cellule cancéreuse, les tumeurs sont composées d’un microenvironnement tumoral. Celui-ci comprend une composante hypoxique, inflammatoire et vasculaire, toutes connues pour avoir un effet majeur sur la réponse aux traitements tels que la radiothérapie et la chimiothérapie. Ici, l'utilisation de modèles in vivo, permet de travailler sur des modèles de métastases cérébrales entièrement intégré à l'organisme. Ces modèles, à la différence des modèles in vitro, permettent l'intégration de ces différentes composantes, qui sont indispensables pour la compréhension des mécanismes de développement tumorale et de réponses aux différents traitements. Par conséquent, ce projet ne peut pas s’effectuer sur des modèles de remplacement in vitro ou in silico.

Réduction

L'utilisation de méthodes d’imagerie non invasive telle que l’imagerie IRM permet de suivre à différents temps l’évolution de la tumeur sans nécessité de mettre à mort plusieurs animaux à chacun de ces temps. Chaque animal est dans ce cas son propre contrôle dans chaque point de l’étude et permet de réduire le nombre total d’animaux nécessaires pour l’étude. Des simulations statistiques en ligne ont été réalisées à l’aide des données précédemment acquises au sein de l’équipe. . Concernant les modèles d’injection intracérébrale et intracardiaque, ces simulations ont mis en évidence un nombre minimum de 4 animaux par sous-groupe. Connaissant la littérature et l’expérience du laboratoire pour ces modèles, le nombre d’animaux doit être augmenté à 10 animaux maximum par sous-groupes. Le nombre maximum d’animaux sera de 10 mais il pourra cependant être revu à la baisse. Dans la mesure où ce nombre de 10 animaux par groupe n’est pas réalisable en même temps pour toutes les procédures, 2 cohortes de 5 animaux seront réalisées. Les résultats de la première cohorte nous permettront de réaliser des statistiques séquentielles et ainsi de décider du nombre d’animaux à inclure dans la deuxième cohorte pour obtenir des résultats significatifs et ainsi de réduire le nombre d’animaux au total.

Raffinement

La présence quotidienne de personnels formés et expérimentés permettra le suivi du bien-être des animaux et la mise en place des différentes procédures du projet. L’apparence physique, mais aussi le poids des animaux sera suivi, par ce même personnel 3 fois par semaine et permettra d’évaluer l’inconfort des animaux. Les animaux seront scorés 3 fois par semaine via différents item, lorsque l’un des items atteindra un score de 1, l’animal sera scoré quotidiennement et différentes mesures seront mises en place en fonction de l’item pour éviter à l’animal d’atteindre un score de 2. Le score établi en amont comme point d’arrêt des expériences sera lorsqu’un des items possède un score de 2, ou que l’ensemble des items donnera un score un score supérieur à la moyenne. Si malgré les mesures en place, le score limite est dépassé pendant plus de 48h, l’animal sera mis à mort. En raison de l'utilisation de modèles animaux immunodéprimés, les animaux seront hébergés en zone EOPS, ils seront placés dans des cages individuelles, ventilées et mis sur des portoirs ventilés. L’entrée dans l’animalerie se fait via un sas et un protocole de désinfection est mis en place. Le port d’une combinaison intégrale, avec masque chirurgical, charlotte et sur-chaussures est nécessaire pour accéder à l’animalerie. Ils seront hébergés en groupes sociaux permettant une stimulation sociale (2 animaux par cage pour les rats et 5 animaux par cage pour les souris). Ils bénéficieront également d’enrichissement dans la cage : roue d’activité, stimulation sensorielle par différents objets. Enfin, les différents protocoles ont été pensés de manière à limiter au maximum la souffrance animale par l’administration d’agents analgésiques et anesthésiques appropriées et par le choix de points limites cohérents.

Choix des espèces

Pour les deux espèces utilisées, l'utilisation de souches nude est nécessaire en tant qu’hôte pour des modèles de développement de tumeurs humaines afin d’éviter leur rejet. Le modèle de développement des MC par voie intracérébrale chez le rat est pertinent car il possède un cerveau dont la taille est supérieure à celui de la souris. Cela nous permet d’utiliser des appareils permettant une irradiation encéphalique ciblée, une imagerie de haute résolution mais aussi l’utilisation de la TEP, qui, à cause de sa résolution spatiale, nous contraint à imager des cerveaux plus volumineux comme celui du rat. Le modèle de développement de MC chez la souris, injectées par voie intracardiaque est le modèle se rapprochant le plus pour inclure les phases précoces d’apparition et développement des MC chez l'Homme. Ce modèle est bien décrit et validé dans la littérature ainsi que dans notre laboratoire. Les animaux seront âgés de 8 à 10 semaines en début de protocole. A ce stade, le cerveau est mature et il est possible de suivre l'évolution des animaux sur des temps longs. De plus, dans le but de réduire le nombre d'animaux, ce projet scientifique est une poursuite de travaux antérieurs réalisés dans l'équipe et cela nécessite que nous puissions compléter les expériences avec des animaux du même âge. En effet, toute modification de l'âge nécessiterait de nouvelles mises au point.