Rongeurs
Validation in vivo de traitements pour contrecarrer les résistances aux thérapies ciblées et aux immunothérapies
- Recherche fondamentale
- Oncologie
6 615 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des greffes de cellules de mélanome, sous la peau, dans la veine caudale ou par injection intrasplénique sous anesthésie, puis des injections d'inhibiteurs trois fois par semaine pendant jusqu'à soixante-dix jours, pour tester des molécules censées lever la résistance aux traitements du mélanome. Le porteur décrit des tumeurs pouvant provoquer nécroses cutanées, perte de poids et prostration avant l'atteinte des points limites. Il affirme qu'il n'est "pas possible de s'affranchir" de la souris faute de méthode reproduisant des interactions aussi complexes.
Objectifs
Malgré les progrès dans le traitement des patients atteints de mélanomes avec les thérapies ciblées (TT), combinaison d’inhibiteurs (vémurafénib/tramétinib ou dabrafénib/cobimétinib), et les immunothérapies (ICT) (nivolumab, pembrolizumab et/ou ipilimumab), plus de la moitié des patients développent des résistances à ces traitements. De nouvelles approches thérapeutiques pour permettre de contourner ces résistances et resensibiliser les patients aux traitements deviennent alors nécessaires. Notre équipe a montré que l'altération du paysage épigénétique est un événement clé associé à la plasticité des cellules de mélanome et à l'acquisition de résistances. L'épigénétique est l'étude de l'activité des gènes sans modification de la séquence d'ADN. Nous avons étudié le rôle de l’épigénétique sur les résistances des cellules de mélanome au TT et aux ICT. In vitro, nos résultats montrent que l’inhibition de répresseurs transcriptionnels (appelés CtBP1 et CtBP2) et du modificateur épigénétique (appelé G9a) est capable de resensibiliser les cellules de mélanome résistantes aux TT et aux ICT. L’objectif du projet est de valider in vivo, chez la souris, les résultats montrant la re-sensibilisation des cellules de mélanome aux TT et/ou ICT. Par ailleurs, les mélanomes métastasent facilement aux poumons, au foie et dans les os, entre autres, causant le décès des patients. La localisation des métastases influence les réponses aux traitements, qui peuvent être différentes en fonction de l’environnement pulmonaire, hépatique ou osseux. Nous étudierons donc l’effet des drogues épigénétiques sur le développement des métastases dans divers organes. Ainsi, nous validerons nos résultats montrant une diminution de la capacité métastatique des cellules de mélanome.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra une validation in vivo, chez la souris des observations faites in vitro, sur la capacité des drogues épigénétiques à resensibiliser les cellules de mélanomes résistantes aux thérapies ciblées. Il permettra aussi de vérifier les effets de ces drogues dans le contexte d’un système immunitaire complet et de vérifier que les drogues utilisées n’affectent pas le système immunitaire. Ces validations sont indispensables pour envisager un développement clinique de nos approches thérapeutiques (inhibiteur épigénétique en association avec les thérapies ciblées ou les immunothérapies).
Procédures
Pour les procédures 1 et 5 une injection de cellules en sous cutanée au niveau du flanc gauche sur souris vigile puis administration par injection intra-péritonéale des différents composés (inhibiteurs) 3 fois par semaine jusqu’à 70 jours maximum après début du traitement (864 souris procédure 1 et 648 souris procédure 5, au total 1512 souris). Pour les explorations métastatiques, les souris seront injectées 15 min avant l'imagerie par voie intra-péritonéale avec de la D-luciferine puis anesthésiées avec de l'isoflurane selon le protocole préconisé (voir procedure expériementale). Pour les procédures 2 et 6, la formation de métastases pulmonaires grâce à l’injection veine caudale sera suivie par bioluminescence 24h après l'injection (=confirmation du signal) puis 2 fois par semaine pour suivre l'évolution des métastases, puis administration par injection intra-péritonéale des différents composés (inhibiteurs) 3 fois par semaine jusqu’à 70 jours maximum après début du traitement (864 souris procédure 2 et 648 souris procédure 6, au total 1512 souris). Pour les procédures 3 et 7, une injection intrasplénique de cellules sur souris sous anesthésie générale (anesthésie environ 1h et acte chirurgicale environ 30min), puis administration par injection intra-péritonéale des différents composés (inhibiteurs) 3 fois par semaine jusqu’à 70 jours maximum après début du traitement (864 souris procédure 3 et 648 souris procédure 7, au total 1512 souris). Le suivi des métastases se fera comme pour la procedure 2 et 6. Pour les procédures 4 et 8, une injection intracardiaque de cellules sur souris sous anesthésie générale (environ 30min), puis administration par injection intra-péritonéale des différents composés (inhibiteurs) 3 fois par semaine jusqu’à 70 jours maximum après début du traitement (1188 souris procédure 4 et 891 souris procédure 8, au total 2079). Le suivi des métastases se fera comme pour la procedure 2 et 6.
Impact sur les animaux
Avant l’arrivée aux points limites décrits dans chaque procédure, les animaux pourront subir des nuisances et des effets indésirables auxquels nous seront très attentifs. Ces effets indésirables pourront être causés soit par la croissance de la tumeur, soit par l’injection des drogues thérapeutiques, soit par l’acte chirurgical initial. La croissance de la tumeur pourra entrainer des comportements significatifs d’une gêne ou d’une souffrance (poils hérissés, dos voûté, perte de poids, mobilité réduite, prostration), ainsi que des altérations visibles de la peau (nécrose…). L’injection des drogues pourra également entrainer des comportements significatifs d’une gêne ou d’une souffrance et des altérations locales au site d’injection (rougeur, infection, nécrose,..). Le site d’injection IP sera surveillé et changera de côté pour chaque injection. En cas d’altération au site primaire d’injection, l’injection suivante s’effectuera de l’autre côté. En cas de rougeurs des deux côtés, l’injection sera reportée au tour suivant. L’acte chirurgical (injection intracardiaque, injection intra splenique) pourra également entrainer des comportements significatifs d’une gêne ou d’une souffrance et des altérations locales au site de l’opération. La cicatrice sera surveillée. En cas de persistance des signes décrits ci-dessus, l’animal sera sacrifié. Il a été montré dans la littérature que la combinaison de DMSO + PEG 300 + Tween 80 ne présente aucune toxicité pour l’animal et a déjà été administré chez les patients atteints d’un cancer. (Kalepu & Nekkanti, Acta Phamaccutica Sinica B, 2015). Les drogues A et B ont déjà été testées in vivo par des pairs et les concentrations utilisées sont réduites par rapport aux données de la littérature (Chen et al., Journal of Cancer, 2021, doi: 10.7150/jca.50255).
Devenir
Tous les animaux seront sacrifiés.
Remplacement
En termes de remplacement, il n'est pas possible de s'affranchir de l'utilisation de souris car il n'existe pas de méthodes alternatives qui permettent de reproduire des interactions physiologiques aussi complexes. Les études in vitro que nous avons réalisées dans un premier temps ont montré l’efficacité des drogues épigénétiques dans l’induction de la mort ou l’arrêt de la prolifération des cellules de mélanome cutané ainsi que dans l’inhibition de leur capacité invasive.
Réduction
En termes de réduction, le nombre d'animaux nécessaire à cette étude a été déterminé à l'aide d'un test de puissance statistique dans le cas où la différence de moyenne de chaque groupe est supérieure au moins d’un quart à notre écart type (1.25 fois notre moyenne contrôle) et une puissance de 0.9 et un risque de 0.01. Pour la réalisation de ce projet, il faudra 6615 souris. Les groupes contrôles sont mis en commun pour les différents traitements avec les inhibiteurs afin de réduire le nombre d’animaux. L'utilisation de ces animaux sera optimisée en prélevant les tumeurs/métastases et organes (tels que le foie, la rate, les poumons) pour des analyses histologiques et biochimiques. Il est fort probable que le nombre d’animaux utilisés soit très inférieur à la fin du projet. En effet, certaines procédures ou parties de procédures pourront être abandonnées, ou le nombre d’animaux réduit, en fonction des résultats obtenus.
Raffinement
En termes de raffinement, les souris seront hébergées à plusieurs par cage avec un environnement enrichi et seront observées deux ou trois fois par semaine selon la procédure par les demandeurs du projet afin de prendre en charge tout signe de douleur, de stress ou d’inconfort. Les manipulateurs sont en possession du niveau opérateur ou concepteur qui permet d’avoir une bonne vision et une excellente capacité à détecter les problèmes de santé, stress ou malaise. Le suivi est fait par des méthodes non invasives (mesure des tumeurs sous cutanées au pied à coulisse, pesée des animaux régulières). Des points limites précis sont définis dans chaque procédure. Le nombre d’animaux sera réduit au maximum grâce à un suivi longitudinal précis et quantifiable par imagerie.
Choix des espèces
La souris est un mammifère ayant de similitudes génétiques avec l’homme. De plus, elle a un cycle de vie court, un cycle de reproduction bien connu, une faible taille ce qui permet d’avoir des conditions d’hébergement plus faciles. Nous utiliserons un modèle de souris C57BL/6J (pour les cellules de mélanome murin) et Nude (pour les cellules de patients). Grâce à un système immunitaire très faible, la souris nude pourra recevoir des cellules humaines sans risque de rejet. D’autre part, ce modèle de souris est commercialisé, bien établi et d’importantes études ont déjà été réalisées à partir de ce modèle. Pour les procédures expérimentales, les souris C57BL/6J et Nude sont utilisées au stade adulte (7 semaines). Elles sont commandées à 6 semaines, puis l’expérience commence après une semaine d’acclimatation. Concernant les souris Nude, déprimées en cellules T, il a été montré qu’après 10 semaines il pouvait y avoir un retour d’une petite proportion de cellules T dans ces souris. En effectuant les injections à 7 semaines, la prise tumorale aura eu lieu avant le possible retour de la population des cellules T, et les tumeurs grossiront principalement en absence de la population T sur une majeure partie de l'expérimentation. Ceci est scientifiquement cohérent avec les expériences déjà faites dans l’équipe et les données de la littérature (Ohanna et al, Genes&Dev, 2011; Bonet et al, Journal of Biological Chemistry, 2012 ; Ohanna et al, Oncotarget, 2013).
Evaluation de l’effet d’un extrait de microalgue sur la récupération musculaire après un test de blessure provoquée par un exercice physique
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
90 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont soumises à une course de deux heures sur tapis roulant en pente descendante, destinée à provoquer des microtraumatismes musculaires, avec prélèvements de sang et de fèces, puis tuées pour recueil de matériel biologique, afin de tester un extrait de microalgue censé accélérer la récupération. Le porteur situe l'objectif du côté des stratégies nutritionnelles pour sportifs, tandis que les lésions musculaires sont provoquées volontairement. Il affirme que l'étude des relations entre alimentation et activité physique ne peut s'envisager que chez l'animal.
Objectifs
La principale conséquence de lésions musculaires induites par l'exercice pour l'athlète est la perte de la fonction musculaire squelettique et la douleur. C'est pourquoi de nombreux nutriments et aliments fonctionnels ont été étudiés pour leur capacité à atténuer les effets de ces lésions et à accélérer la récupération, ce qui est l'objectif de nombreuses stratégies nutritionnelles pour les athlètes. Dans cette étude, nous cherchons à évaluer l'effet d'un extrait de microalgue sur la récupération musculaire suite à un test de blessure provoquée par un exercice physique.
Bénéfices attendus
Dans cette étude, nous évaluerons la capacité d'un extrait de microalgue à atténuer les effets de lésions musculaires et à accélérer la récupération suite à un exercice physique. Des modifications métaboliques seront identifiées par des dosages des marqueurs des voies du métabolisme énergétique et musculaire. Des marqueurs inflammatoires et du stress oxydant seront également recherchés.
Procédures
Un prélèvement de sang sur animal vigile sera réalisé au début de l'étude. Deux recueils de fèces seront effectués à 4 semaines d'intervalle (isolement en cage individuelle pendant 1h au maximum). Une course de 2h (+20 min d'habituation/échauffement) sur tapis roulant aura lieu en fin de protocole.
Impact sur les animaux
La course sur tapis roulant peut engendrer un stress chez l'animal. Au lieu d'une période d'acclimatation typique qui dure de quelques jours à plusieurs semaines, une brève période d'acclimatation au début de la séance d'exercice sera réalisée. Les souris seront placées sur un tapis roulant stationnaire pendant quelques minutes pour leur permettre de se familiariser avec l'environnement de course avant une augmentation progressive de la vitesse et de la pente pendant 20 minutes. Cette période a pour but de réduire le stress provoqué par un environnement nouveau tout en prévenant toute adaptation au protocole de course qui est connu pour atténuer de manière significative les effets nocifs sur les muscles . Les blessures causées par ce type de course en pente descendante sont de l'ordre de microtraumatismes musculaires et courbatures.
Devenir
A la fin de la procédure, tous les animaux seront mis à mort pour recueil du materiel biologique nécessaire aux analyses.
Remplacement
L'étude des relations entre alimentation et activité physique ne peut s'envisager que dans un modèle in vivo. Aucun modèle in vitro n’a pour l'instant la capacité d’intégrer cette complexité multifactorielle.
Réduction
Le nombre d'animaux est le nombre minimum nécessaire pour mettre en évidence des différences statistiquement significatives entre les groupes. Des études du même type portent sur 8 à 10 animaux, du fait de la forte variabilité entre animaux au niveau de la performance sportive. Nous travaillerons avec 9 animaux par groupe afin que le nombre d'animaux par cage soit homogène (3 souris par cage). Nous chercherons à mettre en évidence des différences statistiquement significatives entre 3 groupes ou plus à l'aide de tests statistiques non paramétriques de Kruskall-Wallis. Dans le cadre de comparaisons entre 2 groupes, un test statistique de Mann-Whitney sera appliqué.
Raffinement
Les animaux sont hébergés par groupe de 3 animaux par cage. L'environnement sera enrichi par la présence d'un igloo en plastique et de matériel de nidification (bandelettes de papier kraft). Les animaux seront manipulés régulièrement pour les habituer à notre contact et ainsi limiter leur stress. Les animaux seront observés hebdomadairement afin de détecter des comportements agressifs de certains animaux, si tel est le cas l'animal agressif sera isolé de ses congénères dans une cage individuelle. Si un animal est blessé, il sera soigné par badigeonnage de bétadine sur la zone lésée, il sera également isolé le temps de la cicatrisation de ses blessures. Dans tous les cas, les animaux isolés resteront en contact visuel, olfactifs et auditifs avec leurs congénères. La course sur tapis roulant pouvant engendrer un stress chez l'animal, afin de limiter ce stress, chaque souris sera placée sur le tapis roulant fixe pendant quelques minutes afin de se familiariser avec l'environnement. Pendant les 20 premières minutes d'exercice, les animaux seront familiarisés avec le tapis roulant à une vitesse lente et régulière, qui sera progressivement augmentée. Au cours des phases d’exercice sur tapis, les animaux bénéficieront d’une surveillance constante. Si un animal venait à se blesser pendant la course (contusion), ils seraient alors immédiatement pris en charge selon les recommandations du vétérinaire référant. Pour chaque procédure, des points limites spécifiques et des points d'arrêt ont été définis.
Choix des espèces
La souris est un modèle classiquement utilisé dans les études concernant la mobilisation des ressources énergétiques, notamment au cours d’un exercice imposé. Le modèle C57Bl/6J est une souche reconnue pour ce type d'expérimentation. Les animaux seront âgés de 6 semaines à l’achat et d’environ 7 semaines lors du début du protocole. Ces animaux correspondent donc à de jeunes adultes, afin de ne pas faire intervenir de paramètres confondant tels que le vieillissement.
Effet d’un stabilisateur dopaminergique sur les comportements compulsifs associés à la prise d’alcool chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
100 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 80 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont soumis à deux mois d'alcoolisation avec évaluation d'une consommation incontrôlée, maintenus isolés, reçoivent des injections sous-cutanées d'un stabilisateur dopaminergique, puis sont tués par dose létale d'anesthésique pour prélèvement du cerveau. Le porteur reconnaît que le modèle de consommation d'alcool et l'isolement augmentent le niveau d'anxiété des rats, et renvoie les retombées thérapeutiques contre l'addiction à un "moyen terme" conditionnel. Il affirme qu'"il n'existe pas de méthodes alternatives" sans animaux pour évaluer un tel traitement.
Objectifs
L’addiction à l'alcool est associée à des problèmes de la communication entre les neurones impliquant la dopamine. Malheureusement, ces dysfonctionnements sont encore mal compris, ce qui empêche de trouver des médicaments efficaces pour traiter cette maladie. Il a été récemment montré qu’une prise excessive et incontrôlée d’alcool chez le rat était liée à une anomalie bien précise de cette communication liée à la dopamine. De manière intéressante, des stabilisateurs chimiques de cette communication sont en cours de développement et ils pourraient corriger cette anomalie dopaminergique. L'objectif du projet est donc de tester si ces stabilisateurs dopaminergiques peuvent réduire la prise excessive et incontrôlée d'alcool chez le rat.
Bénéfices attendus
Ouvrira la voie vers de nouvelles stratégies thérapeutiques et le développement à moyen terme de nouvelles molècules contre l'addiction à l'alcool, avec de plus amples études si les résulats sont positifs, notamment cliniques.
Procédures
Les animaux seront soumis à trois type d'interventions différentes : une procédure d'alcoolisation et d'évaluation de la consommation incontrôlée d'alcool (durée : deux mois), une procédure d'injection sous-cutanée du stabilisateur dopaminergique (durée :2 fois une semaine, soit deux semaines au total) et mise à mort par dose létale d’anesthésique pour prélèvement de tissus cérébraux afin d'étudier les mécanismes neuronaux pouvant expliquer les comportements observés. Dose létale d’anesthésique par injection intrapéritonéale de pentobarbital (durée de la procédure : 5 minute pour l'anesthésie profonde).
Impact sur les animaux
L'effet du modèle de consommation d'alcool que nous allons utiliser et l'isolement nécessaire des animaux pour cette experimentation, à un impact d'ordre modéré sur l'animal, augmentant son niveau d'anxiété mais n'induisant pas par exemple de symptômes physiques de manque. Cette forme d'angoisse est prise en charge par une manipulation régulière des animaux (interaction) avec l'expérimentateur. Nous n'attendons pas d'effet indésirable du traitement au vu de la littérature et des doses modérées que nous allons utiliser et tout sera mis en oeuvre (habituation, aiguilles fines) pour limiter les gênes qui pourraient être causées par les injections sous-cutanées). L'utlisation d'une dose létale d'anesthésique permettra d'éviter toute souffrance lors de la dernière procédure.
Devenir
La mise à mort de l'ensemble des animaux se justifie par le besoin d'obtenir les tissus cérébraux afin de mieux comprendre les mécanismes de ces comportements et du traitement.
Remplacement
Il n’existe pas de méthodes alternatives, n’impliquant pas d’animaux vivants, qui permettront l’évaluation de l'effet d'un traitement sur la consommation d'alcool.
Réduction
Le nombre d’animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe afin d’avoir une chance d’au moins 80% de détecter une différence significative (risque β standard en statistique déterminant la puissance statistique minimal requise) et un risque d’erreur α étant fixé dans nos conditions à 5% (degré de significativité fixé à 95%), et donc de ne pas compromettre les objectifs du projet.
Raffinement
Afin de réduire les potentielles gênes induites par les injections sous-cutanées, nous utiliserons des aiguilles très fines. D’autre part, le produit très soluble dans le NaCl sera injecté à un volume de 1 ml/kg soit entre 0,4 et 0,6 ml par rat. L’injection sera réalisée sur la partie souple du dos en la regroupant entre les doigts, limitant ainsi la contention du rat. Les animaux seront habitués à ce geste et les aiguilles seront changées entre chaque injection, ainsi que le site d'injection chaque jour. Les animaux seront également stabulés selon la procédure mise en place par l'animalerie, afin de maintenir un milieu socialement riche et d’éviter tout stress supplémentaire, avec notamment une semaine d'acclimitation après la livraison et avant le début de l'expérimentation. Après cette semaine d'acclimatation regroupés par 4, nous serons cependant dans l'obligation de les isolés pendant la procédure de choix à deux bouteilles et pendant l'auto-administration, mais toujours dans des cages enrichies avec des objets.
Choix des espèces
Le rat est l’espèce adéquate car il existe un degré de similitude important avec le cerveau humain, notamment au niveau des structures que nous allons étudier. De plus, ce projet est dans la continuité d'études faites chez le rat, modèle de choix pour étudier en préclinique l’addiction à l'alcool. Au début de l’étude, les rats seront de jeunes adultes, ce qui permettra de travailler sur un système cérébral stable, mature, qui n’évoluera pas au cours des procédures expérimentales qui prendront plusieurs mois.
Caractérisation et étude de biodistribution in vivo de nanoparticules multimodales EU0583- 2
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Oncologie
230 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 30 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 200 un niveau léger. Une partie subit une chirurgie d'induction de tumeur pancréatique, les autres des injections intraveineuses et des séances d'imagerie TEP et IRM sous anesthésie, avant dissection pour mesurer la distribution de nouvelles nanoparticules servant d'agents de contraste. Le porteur décrit l'induction du cancer pancréatique comme relevant d'une classe sévère et déclare la réserver à une seconde phase pour limiter le nombre d'animaux. Il mène l'optimisation des nanoparticules in vitro mais affirme que la validation de leur distribution ne peut se faire que chez l'animal.
Objectifs
L’objectif principal de ce projet est de valider l’utilisation de nouvelles familles innovantes d’agents de contraste, appelés Hybrid PolyIon Complex (HPIC) obtenus par une voie de synthèse/formulation simple et reproductible à une échelle industrielle. Ces agents sont issus de la complexation de polymères fonctionnels avec des ions métalliques utilisés en imagerie médicale (imagerie par résonance magnétique (IRM), Tomographie par Emission de Positons (TEP), SPECT (de l'anglais : Single Photon Emission Computed tomography)…), comme par exemple des ions Gadolinium, Gallium, Zirconium… avec des polymères . Leurs propriétés paramagnétiques et leur grande stabilité en milieu physiologique démontrent la grande potentialité de ses systèmes. Ainsi, en se basant sur cette nouvelle approche et grâce à un choix judicieux des composants de la formulation, des agents de contraste possédant des fonctionnalités variées (luminescence, propriétés de reconnaissance...) et utilisables dans différentes techniques d’imagerie peuvent être facilement accessibles et ouvrent de nouvelles opportunités cliniques. Dans ce projet, différentes stratégies d’optimisations des HPIC seront utilisées pour augmenter leur stabilité chimique et les composés les plus prometteurs seront évalués in vivo. Pour étendre le champ d'application, nous devons répondre à trois questions importantes : Comment assurer une grande stabilité chimique des HPIC pour les expériences in vivo ? Comment étendre le champ d'application de ces HPIC à des techniques d'imagerie autres que l'IRM, comme la TEP ? Comment avoir accès à des agents de contraste ayant des propriétés de ciblage ? Le cancer du pancréas est actuellement la quatrième cause de décès par cancer dans les pays occidentaux. La survie à cinq ans est de 3%. Le seul traitement curatif du cancer pancréatique est la résection chirurgicale, qui n’est malheureusement possible que dans 10 à 15 % des cas, avec un gain minimal de survie de 5% à 5 ans. Il est donc urgent de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ce cancer. Pour cette raison, un modèle murin de cancer du pancréas sera mis en œuvre pour étudier les propriétés de ciblage des HPIC. Les modalités d’imagerie mises en œuvre dans ce projet permettront d’étudier in vivo ces propriétés de ciblage et de biodistribution. L’objectif serait d’utiliser ces nanoobjets comme vecteur d’adressage d’agents thérapeutiques qui pourraient être encapsulés à l’intérieur.
Bénéfices attendus
Les observations et quantification faites dans le cadre de ce projet d'imagerie multimodale ouvriront de nouvelles opportunités pour utiliser cette plateforme colloïdale comme nouveaux agents de contraste moléculaires ou de ciblage.
Procédures
5 types de procédures expérimentales sont mises en œuvre dans ce projet. La chirurgie pour induction des tumeurs pancréatiques a une durée moyenne de 20 minutes par souris. Les animaux sont placés sous anesthésie préalablement à l'acte chirurgical et un analgésique leur est administré avant chirurgie pour éviter toute souffrance. Les autres procédures sont des procédures d'imagerie in vivo, non invasives et atraumatiques. Les animaux subissent, sous anesthésie isoflurane, une injection par voie intraveineuse (veine caudale). Ce geste se fait en moins de 5 minutes généralement. Ces injections permettent de leur administrer soit un radiotraceur (procédures d’imagerie TEP, durée totale d’anesthésie 90 minutes maximum pour les acquisitions TEP) soit un agent de contraste non radioactif (procédure d’imagerie IRM, durée totale d’anesthésie 90 minutes maximum pour les acquisitions IRM). Les prélèvements sanguins sont effectués sur les animaux anesthésiés en moins de 5 secondes et les prélèvements d'organes sont faits post-mortem (15 minutes par souris).
Impact sur les animaux
Les modalités d'imagerie TEP et IRM n'engendreront aucune nuisance aux animaux puisqu'il s'agit de modalités d'imagerie non invasives et atraumatique utilisées en routine clinique. Le modèle de cancer pancréatique en revanche de classe sévère, c'est pourquoi il ne sera mis en œuvre qu'après une première phase de caractérisation de la distribution et sélection des HPIC présentant les meilleures caractéristiques pour réduire autant que possible le nombre d'animaux mis en œuvre. La douleur sera supprimée par administration d'analgésique immédiatement après la chirurgie et répétée si nécessaire.
Devenir
Tous les animaux sont sacrifiés en fin de procédures expérimentales. Les animaux ayant reçu injection de HPIC radiomarqués pourront être disséqués post-mortem pour comptage radioactif de leurs organes.
Remplacement
Les phases d'optimisation des HPIC (augmentation de la stabilité, quantification de la libération des ions métalliques) seront intégralement menées in vitro. Cependant, la validation des propriétés de distribution aux organes, d’élimination par voie urinaire et/ou hépatobiliaire tout comme les propriétés de ciblage tumoral ne peuvent se faire qu’en utilisant le petit animal. Les propriétés pharmacocinétiques des nanoparticules (HPIC) de distribution et élimination seront caractérisées chez l’animal sain avant de passer sur un modèle tumoral pour caractériser et mesurer leur capacité de ciblage des tumeurs.
Réduction
L'imagerie, par opposition aux biodistributions in vivo classiques, permet de réduire le nombre global d'animaux mis en oeuvre pour une procédure donnée car la même cohorte pourra être suivie au cours du temps ce qui permet de réduire la variabilité inter animal (chaque souris étant son propre contrôle). Les mêmes animaux pourront également subir plusieurs sessions d’imagerie (une session par semaine pour le suivi du développement tumoral). Les variables quantitatives issues de l'analyse des images obtenues en PET et en IRM seront analysées en utilisant des méthodes de statistique non paramétrique. En particulier le test de Kruskal-Wallis sera utilisé pour comparer les résultats obtenus avec les 5 HPIC prévus dans l'étude.
Raffinement
Les premières phases de caractérisation in vivo des HPIC (imagerie TEP et IRM) seront menées sur des souris saines (procédures classées légères) pour réduire autant que possible l’inclusion d’animaux porteur de cancer pancréatique (procédure d’induction du cancer classée modérée). Tous les animaux sont hébergés selon les conditions de la réglementation en vigueur (directive européenne 2010/63, décret n°2013-118 du 1er février 2013). Tout animal présentant des signes de souffrance, de léthargie, une perte de poids supérieure à 20% ou une tumeur de 10% du poids corporel sera exclu de l’étude et sacrifié. Nous veillerons à ce que chaque cage bénéficie d’un enrichissement adapté (igloo, tunnel ou paper wool). Pour les animaux devant subir une chirurgie pour greffe de cellule tumorales pancréatiques l’analgésie est assurée par injection préalable, sous cutanée de Buprenorphine (0.05mg/kg) pour limiter la douleur. Les animaux sont conservés dans la salle de chirurgie sous une source de chaleur et leur respiration est observée jusqu’à leur réveil. En cas d’apparition de signes de douleur (isolement, yeux fermés, dos voûté, poils hérissés, immobilité, perte de poids, déshydratation, yeux et abdomen creux, automutilation etc.), une nouvelle dose d’analgésique sera administrée une fois par jour jusqu’à disparition des signes.
Choix des espèces
Les souris ont été choisies comme modèle d’étude selon plusieurs critères : -Il s’agit d’une espèce de petite taille facile à manipuler, son cycle de vie est court et son élevage facile et peu couteux. -leur petite taille facilite la manipulation en particulier pour l’imagerie in vivo (ou plusieurs souris peuvent être placées en même temps dans certaines caméras) Les animaux seront utilisés au stade de jeunes adultes (7 à 12 semaines environ) après atteinte de la maturité sexuelle, hormonale et immunitaire. Ce stade est également optimal pour l'induction tumorale par transplantation de cellules cancéreuses pancréatiques.
Amélioration de l’efficacité de la transplantation d’îlots pancréatiques par traitement pharmacologique.
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
864 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une transplantation chirurgicale d'îlots pancréatiques sous la capsule rénale ou par voie intraportale et des injections répétées, après induction d'un diabète, pour tester une molécule censée améliorer la survie des greffons. Le porteur renvoie l'application clinique au conditionnel, les résultats devant "facilement" être transposés, tandis que les souris sont rendues diabétiques puis opérées. Il indique avoir mené des essais in vitro préliminaires mais affirme qu'"aucune méthode alternative" ne permet d'aller plus loin.
Objectifs
Notre projet porte sur l'application préclinique de nouveaux composés ciblant une voie innovante que nous avons identifiée chez les mammifères, et dont les inhibiteurs peuvent prévenir les lésions tissulaires induites par l'ischémie associées au processus de transplantation. Après avoir démontré leur efficacité dans un modèle préclinique de transplantation rénale et d'accident vasculaire cérébral, notre objectif est d'évaluer leur utilité dans la transplantation d'îlots pancréatiques, connue pour être une thérapie curative du diabète de type 1. Les applications cliniques ont clairement montré que cette procédure améliore le contrôle glycémique chez les patients mais elle présente certaines limites liées à la survie des Îlots.
Bénéfices attendus
L'objectif de cette étude est de déterminer l'efficacité de notre traitement pour améliorer le rendement, la survie et la fonctionnalité des îlots avant et après transplantation. Les résultats pourront ainsi être facilement transposés à la clinique.
Procédures
Les animaux receveurs seront soumis à une procédure chirurgicale de transplantation soit sous la capsule rénale (procédures 1 et, 2) soit par voie intraportale (procédure 3). Les actes chirurgicaux seront effectués une seul fois par animal et dureront le moins longtemps possible (20-30 minutes max). Les animaux bénéficieront d'un suivi journalier dans les premiers jours post-opération. Les animaux seront soumis à des injections IP (avec aiguille G25), selon la procédure, avec des produits (médicaux ou pharmacologiques) qui n’entrainent aucune souffrance physique.
Impact sur les animaux
Les souris diabétiques développeront l'hyperglycémie typique de cette pathologie qui sera monitorée par bandelettes. Le traitement pharmacologique préconisé dans les procédures utilise un produit déjà breveté qui ne cause aucune toxicité pour l'animal. Les animaux receveurs qui subiront une procédure chirurgicale seront attentivement suivis afin d'éviter toute complication post-opératoire (infection, inflammation et douleur).
Devenir
Les animaux seront tous euthanasie à la fin de chaque procedure ou lors qu'ils attaignent le point limite identifié.
Remplacement
Des études préliminaires sur lignée cellulaire (INS-1E) et îlots primaires isolés de souris nous ont permis 1) d'établir la concentration optimale du produit pour obtenir la meilleure survie et fonctionnalité des îlots pancréatiques et 2) de démontrer la capacité de notre composé à protéger les îlots en culture des phénomènes d’anoxie. Toutes ces étapes d'optimisation ont été effectuées in vitro avec un nombre très limité d'îlots par rapport aux expériences de transplantation. Néanmoins, aucune méthode alternative au modèle in vivo n’est disponible pour aller plus loin dans notre étude.
Réduction
Les études d'optimisation in vitro nous ont permis de réduire le nombre de souris nécessaire pour les procédures chirurgicales. En plus, selon les résultats obtenus dans les procédures 1 et 2, nous pourrons éventuellement choisir un seul type de préparation d'îlots avant transplantation (pré- ou per-conditionnement), en réduisant le nombre des souris nécessaires dans la procédure 3. Le nombre de souris utilisé dans l'étude est strictement calculé pour obtenir des résultats statistiquement concluants.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe et en milieu enrichi. Ils seront surveillés quotidiennement (comportement, apparence, signes cliniques) par le personnel animalier d'une part, et par les personnes en charge de l'expérimentation d'autre part. Toute apparition de signes de douleur tels que prostration, dos vouté, isolement et poil hérissé entrainera l’ouverture d’une fiche de score avec des points limites bien définis qui entraineront l'euthanasie de l‘animal par dislocation cervicale. Une attention particulière sera portée au point d’injection abdominal (rougeur) et à la zone de chirurgie pour les animaux transplantés.
Choix des espèces
Aucune méthode alternative ou modèle in vitro n’est disponible pour aller plus loin dans notre étude. En effet, la complexité des organes ne peut être récapitulée in vitro, ni le modèle d’ischémie et reperfusion. Les alternatives d’anoxie et d’hypoxie in vitro sont limitées dans leur mise œuvre et dans la pertinence des résultats obtenus. Les animaux seront utilisés entre 8 et 10 semaines post-natales qui est par expérience l’âge optimal pour la chirurgie.
Émulsifiants alimentaires synthétiques et infection gastro-intestinale eucaryote: effets sur l’homéostasie intestinale et le bien être de l’hôte
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
5 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, l'une menée sous anesthésie sans réveil. Elles sont infectées par le parasite Blastocystis puis soumises à une distension colorectale, avant d'être tuées pour prélèvement de tissus, afin d'étudier l'hypersensibilité digestive du syndrome de l'intestin irritable. Le porteur indique qu'une souris atteignant 20 % de perte de poids ou présentant une douleur trop forte serait mise à mort de façon anticipée. Il juge "indispensable" de travailler sur des animaux pour établir un lien de causalité avec le parasite.
Objectifs
De nombreuses études épidémiologiques ont rapporté une forte prévalence de Blastocystis chez des patients atteints de différentes pathologies, plus particulièrement au niveau du tractus intestinal (syndrome de l'intestin irritable (SII), maladies inflammatoires...). Il est donc important de mieux comprendre les causes et conséquences de la prévalence de ce parasite chez les patients souffrant de SII. Un modèle reproductible d'infection chronique à Blastocystis chez le rat a déjà été mis en place et a permis de mettre en lumière le lien entre ce parasite et l'hypersensibilité viscérale d'origine colique (HSVC) non inflammatoire, la dysbiose intestinale ou encore le comportement anxio-dépressif. Dans l’optique de la transposition des données à l’espèce humaine, le passage au modèle souris apparait nécessaire afin d'étudier les mécanismes d'actions de Blastocystis et d'envisager des cibles thérapeutiques.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet étant de mieux comprendre les mécanismes des douleurs associées au SII afin de développer de nouveaux outils pharmacologiques, le premier bénéfice attendu serait la caractérisation de cette physiopathologie et l’identification de nouvelles cibles pharmacologiques. Dans un second temps, la validation pré-clinique des effets bénéfiques de nouvelles molécules agissant sur les nouvelles cibles identifiées nous permettraient d’envisager une étude clinique grâce à une collaboration avec les services de gastroentérologie d'un CHU. L’objectif à plus long terme serait donc de mettre en place cette étude clinique qui ferait intervenir des patients atteints de SII afin de tester les potentiels outils pharmacologiques développés au laboratoire. Cette étude permettrait d’ouvrir le champ des perspectives thérapeutiques visant à traiter les symptômes associés au SII et, in fine, à soulager les patients SII douloureux. Le bénéfice à long terme serait ainsi une meilleure prise en charge des douleurs chez le patient, qui reste actuellement extrêmement limitée.
Procédures
Suite à l'infection par Blastocystis, des feces seront prélevés afin de s'assurer de l'implantation du parasite au niveau intestinal de la souris. De plus les procédures 3, 4 et 5 seront effectuées une seule fois après une infection de 4 semaines
Impact sur les animaux
L’infection par Blastocystis induira chez les animaux les symptômes associés au SII-PI à savoir une hypersensibilité colique. Le développement de ce symptôme nous permettra d’étudier les mécanismes mis en jeu dans les douleurs et les atteintes centrales afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Les animaux seront cependant surveillés quotidiennement par l'expérimentateur et si un animal présente une trop forte douleur, un comportement stéréotypé ou anormal, une posture anormale ou une réduction de poids de 20%, celui-ci sera mis à mort par overdose d’isoflurane suivie d’une dislocation cervicale.
Devenir
Pour l'ensemble des procédures, les animaux seront maintenus en vie. A l’issue de la procédure 5 (Distension colorectale), les animaux seront mis à mort pour effectuer différents prélèvements de tissus.
Remplacement
Il apparait indispensable de travailler sur des animaux afin de pouvoir étudier l’impact de Blastocystis sur la sensibilité colique, le comportement et le microbiote intestinal. De plus, une étude comparant des données de métagénomique entre animaux infectés et animaux non infectés permettra d’établir un lien de causalité avec Blastocystis. Ce type d’étude n’est envisageable que chez l’animal. D’autre part, nous voulons également évaluer les conséquences physiologiques sur la sensibilité viscérale et la perméabilité intestinale, pour lesquelles il n’existe pas d’autre alternative.
Réduction
Les expérimentations sont organisées de façon à obtenir des résultats statistiquement exploitables avec le plus petit nombre d’animaux possible. Les tests statistiques seront réalisés grâce au programme d'analyse statistique GraphPad Prim 9.0 et les principales analyses, notamment de suivi du poids seront effectuées grâce à des test ANOVA one-way ou two-way suivi d'un post test adéquat en fonction du résultat.
Raffinement
Afin de réduire une éventuelle souffrance, les animaux seront surveillés quotidiennement (Week-end et jours fériés compris) par l'expérimentateur mais aussi par le personnel de l'animalerie. Si un animal présente une trop forte douleur, un comportement stéréotypé ou anormal, une posture anormale ou une réduction de poids de 20%, celui-ci sera euthanasié par le personnel de l’unité de stabulation animale. Ces animaux seront au maximum 5 par cage (5 mâles ou 5 femelles) et ceci en respect de la réglementation en vigueur concernant la superficie au sol par souris. De plus, ces cages contiendront des milieux d'enrichissements de type petite maisonnette de chez Genobio ainsi que du coton.
Choix des espèces
Le choix de l'espèce "souris" a été fait pour ce projet pour 2 raisons : (1) il est connu que cet espèce est résistante à une infection par Blastocystis ST4 et (2) qu'un traitement chronique par des émulsifiants déstabilise le microbiote intestinal et la barrière de mucus. Ainsi, ce projet permettra de définir si une perturbation de l'homéostasie intestinale par des émulsifiants (largement utilisés dans les pays industrialisés) favoriserait l'implantation du parasite Blastocystis et entrainant d'autres perturbations du "Bien-être" de l'hôte. De plus, malgré le modèle d'étude déjà publié chez le rat, des études complémentaires sont indispensables afin de transposer chez la souris les données précédemment obtenues chez le rat. Ainsi, les outils génétiques accessibles uniquement chez la souris (principalement les animaux KO pour un gène d'intérêt) pourront nous permettre de mieux comprendre par quel récepteur ou mécanisme physiopathologique le parasite Blastocystis parvient à s'implanter et induire des troubles du comportement chez son hôte. Les souris seront utilisés au stade de jeune adulte. En effet, l’utilisation des animaux à ce stade de développement permet de limiter les biais liés à des différences pouvant se développer au cours de la vie de l’animal. La réduction de la variabilité inter-individus permet ainsi de réduire le nombre d’animaux à expérimenter.
Impact du microbiote intestinal dans la modulation de la réponse aux immunothérapies anti-tumorales et chimiothérapies immunogènes chez la souris après transplantation fécale ou traitement par antibiotiques
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
6 120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit une injection de cellules tumorales sous anesthésie, cinq gavages, quatre injections et des prélèvements de sang, puis est tuée pour analyse des tumeurs et organes, afin d'étudier le rôle du microbiote intestinal dans la réponse aux traitements anticancéreux. Le porteur renvoie au développement de médicaments à base de bactéries comme bénéfice attendu, tandis que des tumeurs sont induites chez chaque souris. Il affirme la "nécessité d'un organisme entier" porteur de tumeur et juge ces modèles "indispensables".
Objectifs
L’efficacité des traitements anticancéreux ciblant le système immunitaire fait actuellement l’objet de nombreuses études cliniques. Ces traitements permettent une réinduction de la réponse immunitaire qui se trouve supprimée par les cellules cancéreuses. Cependant, certains patients développent une résistance à ce traitement. Des résultats obtenus au sein de notre laboratoire ont démontré le rôle crucial du microbiote intestinal dans l’activation du système immunitaire permettant d’améliorer l’effet de thérapies anticancéreuses. Chez les patients atteints d’un cancer, de nombreux facteurs entraînent un déséquilibre du microbiote qui pourrait être impliqué dans la résistance aux traitements. En effet, des données publiées ont démontré que la prise de traitements antibiotiques impacte l’efficacité des traitements utilisés chez des patients atteints de cancer. Par ailleurs, des données générées par des études cliniques chez des patients atteints de cancer ont identifié certaines bactéries associées à l'efficacité des traitements anticancéreux. En conséquence, ce projet a pour but de caractériser le rôle des bactéries isolées du tube digestif des patients atteints de cancer (et de leurs produits actifs (métabolites)) et d'évaluer leur capacité à moduler la réponse aux thérapies anticancéreuses chez des souris porteuses de tumeurs.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de comprendre comment certaines bactéries améliorent l’efficacité des traitements utilisés chez des patients atteints de cancer. Il permettra de développer de nouveaux médicaments contenant des bactéries pour améliorer les réponses aux traitements anticancéreux chez les patients atteints de cancer. En effet, beaucoup de patients développent des résistances à ces thérapies. Des essais cliniques utilisant des bactéries vivantes sont en cours de réalisation.
Procédures
Les animaux seront soumis à une seule injection de cellules tumorales durant toute la durée de l’expérience (sous anesthésie, durée: 5 minutes ). Ces injections se feront après anesthésie générale gazeuse. 5 gavages oraux espacés à intervalle de 3 jours seront effectués (durée: quelques secondes). 4 injections sous anesthésie locale seront pratiquées (durée 20 minutes, incluant l'anesthésie locale). Du sang pourra être prélevé au niveau submandibulaire après anesthésie générale sous anesthésie gazeuse (1 fois par semaine), durée 10 minutes).
Impact sur les animaux
Croissances tumorales. Nuisances limitées liées à la présence d'une tumeur par animal.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure pour analyses sur les tumeurs et organes.
Remplacement
Les procédures expérimentales mises en jeu ne peuvent pas être remplacées par d’autres méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants (nécessité d’un organisme entier, vivant, avec un système immunitaire complexe, proche de l’homme, porteur de tumeur). Les modèles de souris traitées par antibiotiques nous sont indispensables pour étudier les interactions avec le microbiote intestinal et les mécanismes qui régissent l'efficacité des thérapies anticancéreuses. Les modèles in vitro de lignées cellulaires testés ne permettent pas de récapituler la complexité des interactions entre l’hôte, le cancer, son microbiote intestinal, son système immunitaire et des thérapies anticancéreuses.
Réduction
Les groupes seront constitués d’un minimum d’animaux assurant la fiabilité des résultats en termes de statistiques. Le nombre de prélèvements pré- et post-mortem seront optimisés dans le souci du confort de l’animal afin d’étudier le plus de paramètres possibles et ainsi d’éviter la répétition d’expérimentation. Deux bactéries ou selles de volontaires sains seront testés simultanément pour limiter le nombre de groupes contrôle et référence.
Raffinement
Le milieu sera enrichi afin de réduire le stress des animaux. L’inoculation des cellules tumorales se fera sous anesthésie générale. L’injection intra-péritonéale des traitements anticancéreux ainsi que les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie générale. Une surveillance accrue du comportement des animaux sera effectuée et mis au regard de points limites.
Choix des espèces
La souris est un mammifère et un modèle décrit, validé, facile à mettre en œuvre et admis dans la communauté scientifique. Les modèles de tumeur existants sont issus de lignées cellulaires murines et leur implantation dans la souris est indispensable pour étudier l’efficacité des traitements utilisés chez des patients atteints de cancer. Des femelles seront utilisées car les modèles de tumeur ont été obtenus à partir de souris femelles. Les précédentes expériences publiées ont été validées à l’aide de souris femelles ayant atteint l'âge de maturité sexuelle. Les souris seront donc utilisées à partir de l’âge de 7 semaines, période à laquelle la maturité sexuelle est atteinte chez les souris.
Utilisation d’animaux à des fins de production de virus et bactéries utilisés comme réactifs dans le cadre de contrôles réglementaires d’activité par épreuve sur les rongeurs ou pour la production de Principes Actifs.
- Production de routine
- Tests réglementaires
Hamsters dorés : 4489
8 535 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 4 046 souris et 4 489 hamsters dorés, une large part dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère (846 souris et 3 689 hamsters). Ils sont inoculés, souvent par voie intracérébrale sous anesthésie, avec les agents de la rage, de la leptospirose et de la rhinopneumonie équine, pour produire des souches virales et bactériennes servant à fabriquer et contrôler des vaccins. Le porteur décrit des symptômes installés avant le prélèvement, tremblements, paralysie et prostration, les animaux étant prélevés "au stade moribond" pour garantir la virulence des souches. Il affirme que la production est "irréalisable" in vitro et qu'il n'est "actuellement pas possible" de réduire le nombre d'animaux.
Objectifs
Afin d’être en adéquation avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires pour la fabrication d’un lot commercial, ce projet vise à produire des souches destinées à : - fabriquer des vaccins (lots de semences de travail) - réaliser des contrôles qualité permettant la libération de lots (souches d’épreuve) Ces tests sont réalisés pour les agents responsables de la rage, de la leptospirose, et de la rhinopneumonie équine. Il n’existe actuellement pas de modèle in vitro alternatif.
Bénéfices attendus
Les avantages de cette procédure sont qu’un cadre réglementaire est apporté par la pharmacopée, ce qui permet la libération de vaccins sans danger pour la santé animale. Le recours à des espèces alternatives permet de ne pas utiliser les espèces cibles, dans ce projet des chiens et des chevaux. Par ailleurs, la production de souches de virus de la rage représente un risque d’hygiène et sécurité majeur pour les manipulateurs (aucun traitement existant, il y a donc danger mortel en cas de contamination). Le prélèvement au stade moribond permet d’obtenir des quantités importantes de souches suffisamment virulentes, tout en manipulant le moins d’animaux possible. L’objectif est ici de limiter au maximum le nombre d’épisodes de production de souches virales pour ne pas exposer le personnel à des risques superflus.
Procédures
Après une durée minimale de deux jours d’acclimatation, les rongeurs sont inoculés avec la souche d’intérêt. Tous les animaux sont ensuite suivis au moins deux fois par jour (et au minimum toutes les 12 heures) jusqu’à la fin de l’épreuve. La démarche expérimentale est la même pour les trois procédures expérimentales. Une anesthésie est réalisée avant l’injection des souches par voie intracérébrale
Impact sur les animaux
Les dommages liés aux tests sont une souffrance pour les animaux et une augmentation du stress due aux injections et aux manipulations par l’homme. Toutes les manipulations sont réalisées par du personnel formé et compétent afin de limiter stress et souffrance. Il y a un développement de la pathologie pour les rongeurs. Les animaux montrent les symptômes liés aux maladies infectieuses testées : la prostration, le dos voussé, les reins creusés, des tremblements et l’absence de réactions aux stimuli. Pour les maladies virales avec un tropisme pour le système nerveux : les poils hérissés, la réduction des déplacements, des tremblements, des mouvements saccadés, la parésie, la paralysie, des flancs creusés, les yeux enfoncés, des convulsions. Les animaux sont prélevés quand les signes cliniques spécifiques sont installés, attestant ainsi de la bonne virulence de la souche.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés
Remplacement
La production de souches est actuellement irréalisable sur modèles in vitro. Il faut passer par des modèles in vivo. Ces souches servent à la fabrication des principes actifs des vaccins (lot de semence de travail), et à réaliser des contrôle qualité permettant la libération de lots (contrôles d’activité par épreuve).
Réduction
Le nombre de rongeurs utilisés correspond au nombre nécessaire pour la production des lots de semences primaires, des souches d’épreuves et des contrôles les validant. Il n’est actuellement pas possible de le réduire.
Raffinement
Des points limites spécifiques aux pathologies et les plus précoces possibles sont déterminés et appliqués. Le personnel vérifie régulièrement l’évolution de l’état général et si les points limites spécifiques sont atteints. Les animaux sont hébergés en groupe dans des cages contenant des enrichissements, dans des locaux appropriés et conformes aux standards réglementaires et suivis par un personnel spécifiquement formé. Les conditions d’hébergement varient en fonction de l’espèce et de l’âge des animaux pour maximiser leur confort. Des copeaux pressés sont disposés dans la cage pour les hamsters, et pour les souris, l’enrichissement est limité à la litière et aliment afin d’éviter tout risque EHS de manipulation de l’enrichissement par l’opérateur lors des observations quotidiennes. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
Ces espèces ont été choisies car ce sont celles décrites pour les productions par la Pharmacopée. Pour l’épreuve rage sur souris : Il faut des souris de 14-16g pour la technique de titrage et de 4 à 5 semaines pour la production de souche et pour le test d'homogénéité-fidélité. Pour la leptospirose sur hamster : Il faut des hamsters de 40 à 49g, soit de 3 à 4 semaines. Pour la rhinopneumonie équine sur hamster : Il faut des hamsters de 40 à 49g, soit de 3 à 4 semaines. Ces stades de développement correspondent à l’âge ou au poids requis pour répondre au dossier déposé aux autorités.
Effet d’un régime alimentaire enrichi en graisses associé à des inhibiteurs de histones désacétylases sur la colonisation intestinale par les bactéries isolées de patients atteints de maladie de Crohn
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies infectieuses
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
140 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles suivent un régime enrichi en graisses pendant cinq semaines, reçoivent des injections quotidiennes pendant onze jours, un antibiotique dans l'eau puis un gavage de bactéries isolées de patients atteints de la maladie de Crohn, avant d'être tuées par dislocation cervicale pour prélèvement du tube digestif. Le porteur indique attendre une perte de poids et une inflammation intestinale légère à modérée, suivies au moyen d'une grille de souffrance notée sur quinze points. Il juge le recours à la souris "nécessaire" pour étudier l'infection dans un "organisme entier", à partir de résultats obtenus jusque-là in vitro.
Objectifs
La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin qui touche plus de 2,5 millions de personnes en Europe. Cette maladie digestive, pour laquelle aucun traitement curatif n’existe à ce jour, altère considérablement la qualité de vie des malades. Des facteurs génétiques, environnementaux et bactériens sont impliqués dans le développement de cette maladie. Notamment, des bactéries particulières sont anormalement retrouvées dans le tube digestif des patients. Les mécanismes menant à l’implantation des bactéries dans l’intestin des patients sont encore méconnus. Cependant, il semblerait que d’autres facteurs soient impliqués dans le développement de cette maladie tels que des facteurs épigénétiques. Aux vues de dérégulations épigénétiques observées chez les patients, nous avons émis l’hypothèse que certains acteurs épigénétiques (HDAC), dérégulées par un régime alimentaire enrichi en graisses, joueraient un rôle dans cette susceptibilité accrue des patients à être colonisés par les bactéries. Ainsi, ce projet a pour but de valider des résultats obtenus dans des modèles de cellules en culture dans un modèle in vivo de souris. Dans ce projet, des souris seront nourries avec un régime enrichi en graisses et infectées avec des bactéries provenant de patients afin de déterminer si ce type de régime dérégule les HDAC et de valider le rôle des HDAC lors de l’infection intestinale par les bactéries. Cette étude permettra également de tester des molécules potentiellement d’intérêt thérapeutique pour traiter les patients atteints de maladie de Crohn.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait permettre de confirmer les résultats obtenus in vitro dans des modèles de cellules en culture où il a été observé que les HDAC régulaient l’entrée des bactéries dans les cellules de l’hôte. Il est attendu que les résultats confirment le rôle majeur joué par ces HDAC au cours de l’infection et qu’ils permettent de déterminer si un facteur environnemental tel qu’un régime alimentaire enrichi en graisses peut déréguler ces HDAC. Ce protocole expérimental permettrait également de démontrer un potentiel bénéfice des molécules testées. À plus long terme, l’analyse des différents échantillons recueillis au cours du protocole permettrait de mieux comprendre les mécanismes mis en jeu lors de l’infection dans un contexte de régime alimentaire enrichi en graisses ce qui pourrait mener à la découverte des nouvelles cibles d’intérêt thérapeutique pour les patients.
Procédures
Les animaux suivront un régime alimentaire enrichi en graisses tout au long du protocole soit 5 semaines. Ils seront également traités par injection intra-péritonéale avec les molécules à tester tous les jours durant 11 jours. Les souris recevront un antibiotique à faible dose via l’eau de boisson durant 2 jours et l ’infection des animaux avec les bactéries isolées de patients se fera par voie orale, via un unique gavage intragastrique (durée contention + gavage estimée < 1 min). Un prélèvement de sang au niveau du sinus rétro-orbital sera également réalisé, une seule fois, sur animaux anesthésiés (durée contention + prélèvement estimée < 2 min).
Impact sur les animaux
À partir des travaux antérieurs menés sur souris infectées par ces bactéries les effets indésirables attendus sont une perte de poids légère dans les jours suivant l’infection (environ 5%) et le développement d’une inflammation intestinale légère à modérée. Les symptômes liés à l’inflammation intestinale sont relativement légers mais une surveillance quotidienne (y compris dimanches et jours fériés) des animaux par un personnel formé sera réalisée dans le but de détecter tout comportement douloureux. La souffrance des animaux sera évaluée à partir d’une grille tenant compte de plusieurs critères comme l’apparence générale, l’expression faciale, le poids, les signes d’inflammation digestive et le comportement (score sur 15 points). En fonction du score individuel et de son évolution, un arbre décisionnel permettra d’adapter la surveillance ou le traitement de l’animal par des antalgiques. Si un animal dépasse le score limite, il sera immédiatement sorti du protocole et euthanasié.
Devenir
À l’issue de la procédure, tous les animaux seront anesthésiés par inhalation à l’isoflurane puis euthanasiés par dislocation cervicale car différentes sections du tube digestif seront prélevées et les bactéries associées aux muqueuses seront dénombrées. De cette manière, les bactéries adhérentes aux muqueuses seront quantifiées précisément et spécifiquement.
Remplacement
Les modèles de cellules en culture in vitro ne permettent de travailler que sur une ou deux lignées cellulaires à la fois. À l’inverse, un modèle de souris in vivo va permettre d’étudier l’interaction entre les bactéries et l’intestin dans un organisme entier, complexe composé du microbiote intestinal et du système immunitaire de l’hôte. Le recours à un modèle murin est donc nécessaire pour notre projet pour étudier l’impact d’un régime alimentaire enrichi en graisses associé à différentes molécules sur la colonisation intestinale par les bactéries et sur l’inflammation intestinale afin de pouvoir conclure pleinement sur le bénéfice des molécules testées pour une potentielle utilisation chez les patients atteints de maladie de Crohn.
Réduction
Le nombre de 7 animaux par lot a été déterminé lors de précédentes études d’infection avec les bactéries. Ce nombre d’animaux devrait permettre d’obtenir des résultats fiables, reproductibles et statistiquement significatifs. Les expériences ont été conçues de manière à ne pas démultiplier les lots témoins. Le nombre d’animaux pour ce projet a été réduit au minimum (140 animaux) sans compromettre les objectifs du projet. Le nombre de bactéries présentes dans les fèces des souris reflètent le nombre de bactéries associées à la paroi intestinale. Ainsi, la quantification des bactéries au cours du temps dans les fèces des animaux réduit le nombre d’animaux à euthanasier à différents temps post-infection pour comptabiliser les bactéries présentes dans l’intestin. Aussi, un maximum de prélèvement sera réalisé sur les animaux lors de l’euthanasie ce qui permet de réduire le nombre d’animaux.
Raffinement
Afin d’éviter le surpeuplement qui est une source de stress, les souris de chaque lot seront séparées dans des cages de 530 cm² (3-4 animaux/cage), soit > 80 cm² pour des souris de 25-30 g. Elles auront un accès libre à la nourriture et à l’eau. Les conditions d’hébergement seront : température 20-24°C, hygrométrie 50 ± 10%, cycle 12h/12h, éclairage 350/450 lux. Un enrichissement leur sera proposé sous la forme de maison et tube en polycarbonate teinté rouge afin de diminuer le stress en stimulant l‘activité et en procurant un sentiment de sécurité à l‘animal. Les injections par voie intra-péritonéale, l’infection par voie orale ainsi que le prélèvement de sang seront réalisés par des personnels témoignant de la qualification nécessaire. Lors du prélèvement sanguin via le sinus rétro-orbital, les souris seront anesthésiées afin de réduire stress et douleur potentiellement générés par cet ace. Les animaux peuvent développer une inflammation intestinale légère à modérée lors de ce projet. Les animaux seront donc surveillés quotidiennement (y compris dimanches et jours fériés) par un personnel formé pour évaluer leur souffrance à partir d’une grille tenant compte de plusieurs critères comme l’apparence générale, l’expression faciale, le poids, les signes d’inflammation intestinale ou le comportement (sur 15 points). En fonction du score individuel et de son évolution, un arbre décisionnel permettra d’adapter la surveillance ou le traitement de l’animal par des antalgiques. Si un animal dépasse le score limite, il sera immédiatement sorti du protocole et euthanasié.
Choix des espèces
Le modèle d’étude choisi est la souris. Il s’agit d’un des modèles le plus utilisé et les expériences antérieures pour étudier l’infection intestinale par les AIEC ont été réalisées sur des modèles murins également. Cela permettra ainsi de comparer les résultats obtenus avec de précédentes études. L’étude sera réalisée sur des animaux de 8 à 10 semaines, âge auquel les études antérieures de colonisation par les AIEC sur modèle murin ont été réalisées.
Optimisation des conditions d’acquisitions par IRM des données anatomo-fonctionnelles
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système gastrointestinal
- Système musculosquelettique
Rats : 50
250 souris et 50 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent des injections de produits de contraste sous anesthésie pour régler les paramètres d'un appareil d'IRM, l'enjeu déclaré étant d'optimiser les réglages de l'imageur plutôt que de produire une connaissance biologique. Le porteur décrit ces injections comme n'entraînant "aucune douleur ou stress" puisque réalisées sous anesthésie, et prévoit la mise à mort des animaux de réforme après la séance comme des animaux extérieurs en fin de projet. Il affirme que le recours aux rongeurs est "inévitable" parce que l'étude porte sur "l'organisme en entier".
Objectifs
Notre service d’exploration non invasive du petit animal est équipé depuis Juin 2017 d’un imageur par résonance magnétique (IRM) 7T dont le diamètre utile est de 72 mm permettant son utilisation pour les projets de recherche précliniques du petit animal (souris, rat, marmouset). L'IRM est basée sur la mesure des propriétés magnétiques des tissus biologiques, permettant d'obtenir des informations anatomiques, fonctionnelles et métaboliques in vivo et de manière non traumatisante chez le petit animal. Afin de garantir le maintien du statut sanitaire des animaux durant tout le processus expérimental (prise en charge, analyse IRM, renvoi vers les différents sites de zootechnie d'expérimentation), notre service s’est doté d’installations (salle de préparation aménagée, PSM) et d’équipements (cellules de confinements compatibles IRM) spécifiquement développés en partenariat avec un fabricant d’équipements vétérinaires. Il s’agit de la première installation nationale complète permettant le maintien du statut sanitaire des animaux (souris, rat, marmouset) pour l’analyse par IRM. La demande concerne l’autorisation d’utilisation d’animaux pour l’optimisation des paramètres et des méthodes permettant la caractérisation anatomique et fonctionnelle par IRM sur des rongeurs (souris, rats). Ainsi, nous pourrons optimiser des méthodes adaptées à la cardiologie, la vascularisation, la diffusion de molécules d'eau, l'IRM fonctionnelle (cerveau), la mesure de la consommation d’oxygène dans le cerveau et la caractérisation des lipides dans les tissus adipeux par spectroscopie par résonance magnétique. Ces optimisations sont un préalable récurrent pour l’utilisation des nouvelles séquences d’IRM afin d'assurer la reproductibilité et un meilleur compromis sur la qualité de l'image pour les différents projets de recherche dans un environnement confiné, c'est-à-dire réalisées avec nos systèmes de confinement adaptés pour les rongeurs (souris et rats) et la configuration IRM ad hoc (résonateurs, antennes de surface). Les optimisations peuvent aussi inclure le recours à des agents de contraste. Ces agents de contraste, paramagnétiques (gadolinium) ou superparamagnétiques (oxyde de fer), permettent de modifier les temps de relaxation des tissus (foie, muscle, cerveau, cœur, etc.) de manière sélective et ainsi de mieux différencier les tissus sains et malades et les différentes régions anatomo-fonctionnelles.
Bénéfices attendus
L’optimisation de séquences en IRM permettra de réduire le temps que les animaux passent dans l’IRM lors des acquisitions. Ces optimisations permettent aussi de s’assurer de la reproductibilité de nos mesures et de la correcte visualisation des phénomènes physiologiques et physico-chimiques sur les différents modèles animaux qui seront étudiés.
Procédures
Des injections des produits de contraste pourraient être faites par voie intraveineuse ou par intrapéritonéale chez les rongeurs, selon la demande des utilisateurs. Sur des souris ou rats de réforme, on les injectera seulement une fois par projet de faisabilité. Pour des animaux commandés à des fournisseurs externes, le nombre d'injections par semaine sera maximum de 3 (une seule injection pourra être faite par jour). Il est important de mentionner que ces injections n'entrainent aucune douleur ou stress chez les animaux car elles sont faites sous anesthésie.
Impact sur les animaux
Il s’agit des procédures non invasives, sans douleur et sous anesthésie.
Devenir
Pour les animaux de réforme la mise à mort est réalisée après la séance d'IRM. Pour les animaux des fournisseurs "externes", à la fin des acquisitions IRM, les animaux sont remis dans leur cage de vie et monitorés régulièrement jusqu'au réveil. Toutefois, ces animaux des fournisseurs externes seront sacrifiés à la fin du projet de faisabilité méthodologique.
Remplacement
L’utilisation des rongeurs est inévitable car nous travaillons sur des mécanismes intégratifs et donc sur l’organisme en entier.
Réduction
Le nombre d’animaux a été calculé de façon à permettre une validation statistique des résultats expérimentaux préliminaires, tout en tenant compte des exigences de réduction. Nous réutiliserons les animaux disponibles pour différents projets de recherche quand cela sera possible et selon les demandes des utilisateurs.
Raffinement
Les animaux sont surveillés quotidiennement et une procédure d’estimation et de suppression de la douleur est mise en place. Le point limite est fixé à 20% de perte du poids corporel (chez les adultes) avec repérage des signes de mal-être définis au préalable par notre vétérinaire référent. Les animaux provenant des fournisseurs externes auront une période d'acclimatation de 2 semaines au nouvel environnement avant de chaque procédure expérimentale à l'IRM.
Choix des espèces
Comme nous avons indiqué dans le point 3.4.11, nous n'utiliserons que des animaux âgés de plus de 10 semaines dans ce projet. La plupart des utilisateurs de notre service d’imagerie font leurs études sur des animaux âgés de plus de 10 semaines, basés sur la littérature scientifique et le modèle étudié. Du point de vue de l’IRM, l’âge des animaux n’a pas d’impact sur la qualité de l’image. Cependant, nous utilisons des animaux du même âge et taille pour mieux interpréter les données anatomo-fonctionnelles obtenues.
Développement d’un nouveau système de régulation génique contrôlé par la nutrition. Application à un modèle murin de métastases hépatiques du cancer colorectal
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
498 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 450 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une greffe de métastases hépatiques de cancer colorectal, des injections répétées d'un vecteur viral et de molécules anticancéreuses, un gavage trois fois par semaine et des prélèvements de sang jusqu'à une ponction intracardiaque terminale, pour valider un système de régulation génique appelé NUTRIREG. Le porteur renvoie le transfert vers l'homme à une échéance qu'il qualifie de "rapide", tandis que les atteintes infligées aux souris sont immédiates. Il indique avoir mené des expériences in vitro préliminaires mais juge "indispensable" de répéter les expériences sur les animaux.
Objectifs
ll est nécessaire de valider notre système de régulation génique NUTRIREG dans un modèle de pathologie pour pouvoir envisager des tests cliniques chez l'homme. Nous avons choisi le modèle des métastases hépatiques du cancer colorectal (MHCC), pour son intérêt médical, sa faisabilité et son transfert rapide en médecine humaine. En effet, le foie est le site privilégié des métastases du cancer colorectal puisqu'il concerne 50% des patients, avec seulement 25% de survivants à 5 ans. Par ailleurs, notre voie de régulation est très réactive dans le foie. Nous avons ainsi choisi d’utiliser NUTRIREG dans un modèle murin de métastases hépatiques du cancer colorectal (MHCC) par induction contrôlée du gène apoptotique TRAIL associé ou non avec une molécule anti-cancéreuse (ONC-212 ou 5-Fu). Il a été démontré que ces 2 molécules sont capables d'améliorer l'action de TRAIL pour induire l'apoptose des cellules cancéreuses.
Bénéfices attendus
Nous souhaitons maintenant valider l’approche NUTRIREG dans un modèle animal pour le traitement d’une pathologie de façon à pouvoir rapidement transférer cette technologie à l’homme. Nous avons choisi d’utiliser NUTRIREG dans un modèle murin de métastases hépatiques du cancer colorectal (MHCC) par induction contrôlée du gène apoptotique TRAIL.
Procédures
Les souris seront soumises à une chirurgie sous anesthésie gazeuse pour implanter les métastases hépatiques (Procédure 1, 30 min par souris). Cette procédure inclut également une injection en sous-cutané de Torbugésic sur animal vigile 10 à 15 min avant la chirurgie). La luciférine sera injectée en IP sur animal vigile avant anesthésie gazeuse pour mesure de la bioluminescence 2 fois par semaine (Procédure 2, 15 min par souris). Un vecteur AAV sera injecté dans la veine de la queue au début de l'expérimentation, sur animal vigile maintenu en contention dans un tube, après dilatation des veines sous lampe chauffante (Procédure 3, 10 min par souris). L'anticorps MD5 sera injecté en IP sur animal vigile une fois par semaine (Procédure 5, 1 min par souris). La molécule ONC-212 sera administrée par gavage 3 fois par semaine sur animal vigile (Procédure 8, 3min par souris) et le 5-Fu sera injecté en IP une fois par jour sur animal vigile (Procédure 8, 1min par souris). Du sang sera prélevé chez ces souris, 2 fois au cours de l'expérimentation en sub-mandibulaire sur animal vigile (Procédure 6, 2 min par souris) et à la fin de l'expérimentation par ponction intra-cardiaque sous anesthésie gazeuse (Procédure 7, 2min par souris).
Impact sur les animaux
Durant l'étude, tout sera mis en oeuvre pour minimiser le stress auquel les animaux sont soumis. Des éléments d'enrichissement du milieu seront mis à disposition tube plastique rouge et/ou bille métallique). Pour chaque expérience, des points limites (perte de poids, prise alimentaire, comportement...) seront définis et des groupes "contrôles" adaptés au protocole seront constitués.
Devenir
Pour toutes les procédures sauf la n°7 : il n’y a pas de mise à mort avant la fin de la totalité de l'expérience. Procédure 1 --> "Génération du modèle murin de métastases hépatiques par injection de cellules murines de cancer colique dans la rate" : le comportement des souris est surveillé afin de leur administrer une nouvelle dose de Torbugésic en cas de signe de mal-être.. Procédure 2 --> "Mesure de la bioluminescence émise par l'expression du gène rapporteur luciférase dans les cellules murines de cancer colique" : Les souris regagnent leur cage après le retour de la mesure de bioluminescence. Procédure 3 --> "Injection du vecteur AAV dans la queue des souris" : Les souris sont hébergées dans des cages à filtre durant une semaine après l’injection des AAV. Procédure 4 --> "Protocole nutritionnel avec consommation de régimes carencés en acide aminés" : les souris sont, de manière alternée : mises à jeun, nourries avec du régime carencé pour activer la voie puis avec du régime contrôle pour éviter les effets néfastes d’une carence trop longue. Procédure 5 --> "Potentialisation de l’action de la protéine TRAIL avec un anticorps monoclonal MD5-1 dirigé contre le récepteur à TRAIL (DR5)" : les souris regagnent leur cage après injection IP. Procédure 6 --> "Prélèvements sanguins au niveau de la veine submandibulaire " : les souris regagnent leur cage après la prise de sang Procédure 7 --> "Prélèvements sanguins par voie intra-cardiaque" : les souris sont anesthésiées sans réveil pour réaliser cette prise de sang. Procédure 8 --> "Amélioration de l’action de la protéine TRAIL par administration d'une molécule anticancéreuse" : les souris regagnent leur cage après administration de ces molécules.
Remplacement
De nombreuses expériences préliminaires réalisées in vitro sur la lignée de carcinome colique MC38 ont permis d'abord de tester l'efficacité de TRAIL combinée avec l'anticorps MD5-1 puis ensuite de sélectionner 2 molécules (5-Fu et ONC-212) qui sont capables de faciliter l'action apoptotique de TRAIL. Ces expériences ont permis dans un premier temps d'éviter d'expérimenter sur des souris.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés pour chaque expérience est calculé au minimum en fonction du test statistique retenu. Cependant, étant donné l'hétérogénéité inter-animal notamment pour le développement des métastases hépatiques, il s'avère indispensable de répéter les expériences.
Raffinement
Durant l'étude, tout sera mis en oeuvre pour minimiser le stress auquel les animaux sont soumis. Des éléments d'enrichissement du milieu seront mis à disposition tube plastique rouge et/ou bille métallique). Pour chaque expérience, des points limites (perte de poids, prise alimentaire, comportement...) seront définis et des groupes "contrôles" adaptés au protocole seront constitués. Si un animal présentait un état douleureux inacceptable ou des signes de mal-être important, il sera examiné par un responsable de la mise en oeuvre du projet, et si nécessaire, anesthésié puis euthanasié. Par ailleurs, l'utilisation de cellules exprimant la luciférase pour générer les métastases hépatiques nous permettra de suivre leur évolution à l'aide d'une méthode non invasive (bioluminescence).
Choix des espèces
La souris est l'animal de référence dans ce type d'étude. Les souris utilisées dans ce projet sont de fond génétique C57 Bl/6. Des souris mâles jeunes adultes de 3-4 mois sont utilisées pour le modèle murin de MHCC. Le stade adulte (3-4 mois) permet de s’affranchir des effets liés au développement de l’animal ou par la suite de ceux liés au vieillissement.
Conception d’un revêtement capable de pacifier la réponse inflammatoire secondaire à l’implantation de stents aortiques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Dans un bras de l'étude, des rats ont l'abdomen ouvert une première fois pour la création d'un anévrisme de l'aorte, puis une seconde fois trois semaines plus tard pour l'implantation d'une endoprothèse, et ne sont tués qu'au cent vingtième jour. Les 171 rats mâles du projet vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sous aspirine en continu, avec prises de sang et examens d'imagerie sous anesthésie, ceux de l'autre bras recevant l'endoprothèse dans une aorte saine avant d'être tués au septième jour. Il s'agit de tester un revêtement anti-inflammatoire censé limiter le rejet des stents aortiques chez les patients. Le porteur écrit que le bénéfice translationnel est "majeur avec une potentielle diminution des complications", après avoir indiqué que les résultats "pourraient permettre de transposer la technique chez l'homme".
Objectifs
Actuellement, les anévrysmes de l'aorte abdominale sont traités par implantation de stents aortiques. Il existe cependant des complications nécessitant de nouvelles opérations liées à un phénomène de rejet de ces stents. En effet, ils ne sont pas complétement intégrés dans le tissu du patient. L’objectif de l’étude est de concevoir un revêtement applicable sur ces stents aortiques pour améliorer leur intégration et donc diminuer le risque de rejet. Cette étude est une étude expérimentale chez l'animal (rat) dont les résultats pourraient permettre de transposer la technique chez l'homme.
Bénéfices attendus
Un anévrysme est une déformation pathologique d'un segment vasculaire. Le risque d'un anévrysme est sa fragilisation et sa rupture, entrainant une hémorragie souvent grave. Chez l’homme, les anévrysmes de l’aorte abdominale (AAA) sont traités avec des endoprothèses (stents aortiques). Ce traitement est toutefois grevé d’un nombre significatif de fuite et de migrations d’endoprothèses au cours du suivi. Ces complications pourraient être liées à un défaut d’intégration de l’endoprothèse L’objectif du projet est de développer une endoprothèse fonctionnalisée avec un revetement permettant sa meilleure intégration dans le tissu aortique. Le bénéfice translationnel est majeur avec une potentielle diminution des complications évolutives du traitement endovasculaire des AAA chez l’homme.
Procédures
Les animaux recevront de l’aspirine tout au long de la procédure pour éviter la formation de caillots (thromboses). Les animaux auront une implantation d’endoprothèses comportant des revetements anti-inflammatoires. Ces endoprothèses seront implantées chez des rats dont l’aorte est saine (pour étudier la biocompatibilité de ces endoprothèses) ou chez des rats chez qui des anévrysmes auront été créés préalablement 3 semaines plus tot pour mimer la pathologie humaine. Ces procédures d’implantation se feront par incision au niveau de l’abdomen sous anesthésie générale et antalgiques et durent 30 minutes. La procédure de création d'anévrysme est également faite par une incision au niveau de l'abdomen sous anesthésie générale et antalgiques et dure 1h. Afin de mesurer l’inflammation, des examens de sang (prélèvement veineux au niveau de la joue) et d’imagerie (echographie abdominale, TEPscanner) seront réalisés sous anesthésie générale. Les examens de sang se feront 1 semaine après implantation des endoprothèses et juste avant l’euthanasie. L’imagerie sera réalisé à 1 et 4 semaines après mplantation des endoprothèses.
Impact sur les animaux
Les effets nuisibles attendus sont la présence d'un inconfort ou d'une douleur modérée de courte durée après les procédures chirurgicales. D'autres effets peuvent survenir comme une perte de poids, une deshydratation, une diminution de la mobilité ou encore la survenue de caillots sanguins (thrombose). Ces effets nuisibles seront spécifiquement recherchés quotidiennement et un traitement adapté sera appliqué (antalgique, hydratation, soins).
Devenir
Dans un bras de l'étude, les rats auront une implantation d'endoprothèse et des examens d'imagerie (échographie abdominale et TEP sous anesthésie générale à J7 et seront euthanasiés immédiatement après. Cette durée de 7 jours a été fixée pour étudier la biocompatibilité des endoprothèses. Dans un autre bras de l'étude, les rats auront eu 3 semaines avant l'implantation des endoprothèses une premiere chirurgie pour créer un anévrysme. Dans ce bras, les rats auront une échographie abdominale sous anesthésie générale à J7 et J28 et seront euthanasiés à J120. Ce délai de 120 jours est fait pour étudier dans le long terme le potentiel de guérison des anévrysmes après implantation des endoprothèses. En fin de procédure, tous les animaux seront euthanasiés pour permettre le prélévement des endoprothèses précédemment implantées et regarder l’intégration de ces endoprothèses dans le tissu aortique (étude histologique).
Remplacement
Il n’est actuellement pas possible de simuler de facon précise l’action d'un revetement anti-inflammatoire dans un tissu aortique. Il n’existe pas non plus de simulation fiable d’anévrysmes de l’aorte abdominale (AAA). L'étude chez l'animale reste indispensable. Toutefois, des expérimentations préliminaires ont permis une séléction précise du revetement anti-inflammatoire à tester chez l'animal et d’établir un protocole robuste.
Réduction
Nous avons volontairement choisi d'utiliser des examens d'imagerie non douloureuses et reproductibles dans le temps (échographie abdominale). Cela permet de suivre sur la durée les mêmes animaux sans les euthanasier. Nous avons également calculé préalablement à l'expérimentation le nombre d'animaux à inclure dans l'étude. Cela permet d'obtenir des résultats statistiques robustes tout en évitant d'inclure trop d'animaux.
Raffinement
-Les conditions d’hébergement seront optimisées au maximum : limitation des transports au strict nécessaire, enrichissement de l'environnement (mise en place de coton pour comportement de nidification, mise à disposition de baton à ronger), respect du rythme jour/nuit -Nous avons prédéfinis la liste d'élements de surveillance du bien-etre des animaux: tous les animaux seront surveillés quotidiennement à l'aide d'une grille standardisée de surveillance. Les animaux seront inspectés (poids, présence d'un inconfort/douleur, état de la cicatrice) et des soins adaptés comprenant des anti-douleurs seront administrés. Si une trop souffrance est constatée (présence de points limites), l'animal sera immédiatement euthanasié. -Nous utiliserons une procédure d’imagerie non invasive : l’echographie abdominale a été préférée à l’angiographie invasive. -Nous aurons recours à l’anesthésie et à l’analgésie pour toutes les procédures. -Utilisation de procédures d’euthanasie réglementaires. -Calcul statistique du nombre de sujets nécessaires afin de limiter le nombre d’animaux
Choix des espèces
-Le modèle animal (rat Wistar) a été soigneusement choisi d’après les publications internationales les plus pertinentes sur le sujet (implantation d’endoprothèses dans l’aorte saine et dans des anévrysmes). Les dimensions de l’aorte du rat Wistar permettent son analyse en imagerie (echodoppler). Les rats seront utilisés à un stade adulte car la population humaine présentant des anévrysmes de l'aorte abdominale est adulte et agée. Les animaux utilisés seront des males car il existe une nette prédominance masculine dans la population humaine présentant des anévrysmes de l'aorte abdominale.