Rats

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  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système respiratoire
Rats : 92
Souffrances
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Devenir
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Exposés éveillés à du benzène gazeux en chambre d'inhalation, une ou plusieurs fois par semaine pendant 25 minutes, des rats subissent aussi, pour une partie, une atteinte pulmonaire de type emphysème provoquée sous anesthésie. 92 rats vont être utilisés, tous tués pour l'analyse du cœur et des poumons, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. L'objet est de valider un capteur qui mesure le benzène dans l'air expiré, et certains rats serviront aussi à former l'expérimentateur à l'échocardiographie. La gravité sévère n'est rattachée à aucune procédure précise, alors que le porteur mentionne "un cumul de stress physiologique et une récupération incomplète entre les sessions".

Objectifs

Ce projet a pour objectif de tester une nouvelle technologie de capteur capable de mesurer très précisément certains polluants présents dans l’air que l’on expire. Dans un premier temps, nous allons vérifier que le système fonctionne correctement en mesurant le monoxyde de carbone, un gaz bien connu en clinique humaine, non toxique à la concentration utilisée. Une fois cette étape validée, nous l’utiliserons pour mesurer le benzène. Le benzène est un polluant toxique que l’on retrouve souvent dans l’air intérieur. Il peut provenir des chauffages, des appareils à combustion, de la fumée de cigarette ou encore de certaines activités professionnelles comme le travail en industrie ou en station-service. Il est reconnu pour ses effets nocifs sur la santé et est associé à un risque plus élevé de maladies respiratoires et cardiovasculaires, même lors d’expositions faibles mais répétées sur une longue période. Mesurer le benzène directement dans l’air expiré présente un grand avantage : cette méthode est simple et non invasive. Elle permet d’estimer la quantité de polluant réellement absorbée par l’organisme après une exposition. Cela donne une indication plus précise de ce que le corps a accumulé. Grâce à cette approche, il devient possible de mieux comprendre l’impact de la pollution sur la santé respiratoire et cardiovasculaire, et de faire le lien entre l’exposition quotidienne à certains polluants et leurs effets sur l’organisme.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment la pollution de l’air affecte notre organisme. Il cherche à mesurer directement, dans l’air que l’on expire, la quantité d’un polluant qui a réellement été absorbée par le corps. En comparant le niveau d’exposition (unique ou répété sur une longue période) avec la quantité retrouvée dans l’air expiré, on pourra mieux déterminer à partir de quel seuil des effets sur la santé apparaissent. Cela permettra aussi d’identifier les éléments qui peuvent aggraver ou au contraire limiter ces effets. L’étape essentielle du projet sera de vérifier, chez l’animal, que ce nouveau capteur est fiable pour détecter le benzène dans l’air expiré. Si cette méthode est confirmée, elle pourrait devenir un moyen simple, rapide et sans douleur pour surveiller l’exposition à certains polluants et évaluer leurs effets sur le cœur et les poumons.

Procédures

Dans cette étude, les animaux seront exposés à de faibles quantités de benzène sous forme de gaz, une ou plusieurs fois par semaine pendant 25 minutes, alors qu’ils sont éveillés. Certains subiront des examens simples et sans chirurgie pour évaluer le fonctionnement des poumons et du cœur : la respiration sera mesurée sur animal éveillé, et le cœur sera examiné par imagerie sous anesthésie légère. Dans un autre groupe, une courte anesthésie sera réalisée pour mettre en place un modèle expérimental d’atteinte pulmonaire. Au cours d'expériences de mise en place et validation, quelques animaux auront trois prélèvements de sang à plusieurs heures d'intervalle.

Impact sur les animaux

L’exposition chronique ou intermittente au benzène peut entraîner à long terme, des altérations cardio-respiratoires et hématologiques. Dans le modèle d'emphysème, nous simulons une infection bactérienne qui peut induire des symptômes transitoires classiques de l'emphysème pulmonaire exacerbé chez l'homme tels qu’une difficulté respiratoire modérée, une réduction de l'activité physique, et dans des cas très rares une perte de poids. Concernant les chambres d’exposition, un stress peut apparaître en lien avec la manipulation des animaux et leur contention dans les chambres d’inhalation. Le suivi de la fréquence respiratoire pendant l’exposition permettra de détecter une agitation excessive et persistante de l’animal qui sera un critère d’arrêt. L’exposition répétée au benzène, pourrait induire une irritation des voies respiratoires. Des effets systémiques tels qu’une fatigue, une baisse d’activité et des altérations neurocomportementales seront surveillés. La répétition des expositions dans le cadre des protocoles entraîne un cumul de stress physiologique et une récupération incomplète entre les sessions. De plus, un stress peut apparaitre quand les animaux sont manipulés lors des explorations fonctionnelles non invasive sur animal éveillé et lors de la prise de sang à la queue. Les animaux feront l’objet d’une surveillance adaptée tout au long de l’étude afin de détecter rapidement tout signe de souffrance ou d’inconfort.

Devenir

À la fin des expériences, les animaux sont mis à mort afin de permettre l’étude détaillée de leurs organes, en particulier le cœur et les poumons. Cette étape est essentielle pour mieux comprendre les éventuelles altérations de ces organes et vérifier les effets de l’exposition.

Remplacement

Nous optimisons nos expériences pour utiliser le moins d’animaux possible. Chaque rongeur subit plusieurs analyses complémentaires, ce qui permet de limiter le nombre d’animaux tout en obtenant des résultats scientifiques plus riches et fiables. Le nombre d’animaux inclus a été calculé statistiquement pour garantir la robustesse des résultats.

Réduction

Nous optimisons nos protocoles expérimentaux afin de réduire autant que possible le nombre d’animaux utilisés. Pour cela, chaque rongeur est soumis à plusieurs analyses complémentaires (échographiques, hémodynamiques et biologiques), ce qui permet à la fois de limiter le nombre d’animaux et d’enrichir les interprétations scientifiques. Certains animaux servent à plusieurs procédures et serviront pour la formation de l'expérimenteur à l’échocardiographie, dans le but de garantir la robustesse et la reproductibilité des résultats obtenus.

Raffinement

Les rats sont hébergés dans des conditions adaptées, avec un environnement enrichi pour répondre à leurs besoins physiques et comportementaux. Des protocoles d’habituation ont été mis en place pour que les animaux s’habituent aux procédures et réduire leur stress. Ils sont surveillés chaque jour par un personnel formé, qui contrôle leur état de santé et leur bien-être. Si un animal montre des signes de détresse inhabituelle, il est euthanasié pour éviter toute souffrance.

Choix des espèces

Le modèle de rat est largement caractérisé sur le plan cardiovasculaire, il présente une physiologie cardiovasculaire plus proche de celle de l’homme, ce qui en fait un modèle plus pertinent pour l’étude des effets toxicologiques liés à l’inhalation de polluants. Par ailleurs, le métabolisme du benzène chez le rat reflète plus fidèlement celui observé chez l’homme dans des conditions d’exposition environnementales, alors que la souris présente des différences métaboliques notables qui limitent la transposabilité des résultats. Le choix du rat permet donc d’obtenir des données plus représentatives et exploitables pour l’évaluation du risque chez l’homme. Les études sont réalisées sur des animaux adultes mâles et femelles âgés de 7 à 8 semaines. Nous utilisons le stade adulte car nous souhaitons étudier les effets extra-pulmonaires, notamment cardiovasculaires, dont le système est pleinement mature chez les rongeurs à l’âge adulte. Nous voulons également éviter les biais liés à la croissance ou au vieillissement, afin d’obtenir des résultats comparables aux autres études environnementales publiées, qui utilisent majoritairement des animaux adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Rats : 240
Souffrances
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Devenir
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 240

240 rats vont être utilisés, tous tués après le dernier test pour récupérer leurs pattes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Sous anesthésie, 180 d'entre eux subissent une incision de la plante de la patte, puis tous passent jusqu'à six tests plantaires où l'équipe mesure leur temps de réaction à un stimulus de chaleur. Le but est de savoir si la mycolactone, toxine produite par la bactérie M. ulcerans, soulage la douleur postopératoire, et 60 rats incisés ne reçoivent aucun traitement, groupe chez qui le porteur attend une douleur modérée. Il écrit que "Le bien-être animal a été une des priorités dans la conception de cette étude".

Objectifs

Notre équipe travaille sur les propriétés analgésiques de la mycolactone, toxine produite par M. ulcerans. Nous avons démontré par des approches in vivo que la mycolactone induisait une hypoesthésie locale pendant plus de 24h après son inoculation en ciblant AT2R. Cette fixation permet l’activation d’une voie cellulaire permettant l’ouverture des canaux potassiques de la famille TRAAK. L’ouverture de ces canaux permet une fuite de potassium provoquant une hyperpolarisation cellulaire, empêchant la diffusion de l’influx nerveux par les cellules nerveuses. Jusqu’à maintenant, l’activité analgésique de la mycolactone n’avait été évaluée au laboratoire que sur des modèles de rats ne présentant pas de douleur. L’utilisation de ces modèles a d’ores et déjà permis de démontrer que la mycolactone présente des propriétés analgésiques supérieures à la morphine. De plus, nous avons pu augmenter son pouvoir analgésique en l’encapsulant dans des nanocapsules. Dans ce contexte, notre objectif est de déterminer si la mycolactone pourrait être utilisée comme analgésique local (en raison de sa faible diffusion après inoculation) dans des modèles de « douleur ». Compte tenu de son effet analgésique durable (entre 24 et 48 h après une injection unique en sous cutanée) et de sa faible diffusion dans l’organisme, la mycolactone pourrait présenter un intérêt pour traiter les douleurs post opératoires. Ainsi nous proposons d’évaluer l’effet analgésique de la mycolactone dans un modèle pertinent de douleur postopératoire

Bénéfices attendus

Nos résultats antérieurs ont montré que la mycolactone présentait des propriétés analgésiques lorsqu’elle était administrée par injection en sous cutanée chez des rats naïfs. Parallèlement, nos collaborateurs ont montré l’effet analgésique de la mycolactone dans le traitement de la douleur induite par des neuropathies (modèle de ligature du nerf sciatique). Compte tenu de l’ensemble des résultats positifs obtenus ces derniers mois, il nous semble judicieux d’évaluer les propriétés analgésiques de la mycolactone dans le traitement des douleurs post-opératoires. Ce projet se justifie puisque l’arsenal thérapeutique contre les douleurs reste limité.

Procédures

Les animaux seront répartis en 4 groupes de 60 animaux chacun (soit 240 animaux au total) : - sans incision - avec incision non traité - avec incision traité par un anesthésique de référence pour le traitement des douleurs post-opératoires (bupivacaïne). - avec incision traité par la mycolactone Incision plantaire, réalisée une seule fois. Geste réalisé sous anesthésie gazeuse. La durée de ce geste est d’environ 5 à 10 minutes. Les animaux concernés sont au nombre de 180 (Procédure 2 + 3 + 4). Les 60 animaux restants subiront tout le geste technique (anesthésie, désinfection de la patte) mais sans l’incision. Traitement : Injection à proximité du nerf sciatique, réalisée une seule fois. Geste réalisé sous anesthésie gazeuse 24 heures après l’incision. La durée de l’injection est rapide (

Impact sur les animaux

Suite à l’incision, il est attendu une douleur modérée, tout particulièrement chez les animaux non traités. Plusieurs indicateurs seront suivis : - L’induction d’une sensibilité excessive que nous détecterons lors des tests plantaires par un temps de réaction au stimulus chaleur réduit par rapport aux rats non incisés. - L’induction d’une modification de la démarche (telle qu’un boitement). - Un changement du comportement les 24 premières heures. De plus, malgré nos précautions, une surinfection (gonflement du coussinet, changement du comportement accentué de l’animal) de l’incision n’est pas à exclure. L’inoculation de la mycolactone ou de la bupivacaïne pourrait entraîner les effets suivants : -Surinfection au site d’inoculation (gonflement du coussinet, rougeur, changement de comportement marqué de l’animal) - Inflammation due aux propriétés pro-inflammatoires de la mycolactone - Altération de la démarche (boitement ou gêne locomotrice)

Devenir

A la suite du dernier test plantaire, tous les animaux seront mis à mort et les pattes seront récupérées pour des études histologiques.

Remplacement

Le bien-être animal a été une des priorités dans la conception de cette étude mais nous ne pouvons à ce stade nous passer d'utiliser des animaux. En effet, la phase réalisée chez les animaux permettra de valider l’effet de la mycolactone dans le traitement de douleurs post opératoires dans un système biologique complexe où de nombreux facteurs peuvent intervenir (disponibilité du composé, dégradation, capacité du composé à atteindre sa cible...). De plus, cette phase est obligatoire pour le développement d’analgésique destiné à la santé humaine et animale.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu pour cette étude est suffisant pour que les résultats soient statistiquement significatifs sans pour autant exagérer ce nombre. Afin de valider des différences statistiques, les groupes seront composés de 6 rats et un test statistique 2-way ANOVA sera réalisé. Si l’analyse des résultats montre l’absence d’effet analgésique de la part de la dose de mycolactone utilisée, ou souligne des effets secondaires (non rapportés à ce jour dans nos travaux précédents), les expériences ne se poursuivront pas pour cette dose. Cependant, si les résultats montrent un effet analgésique sans effet indésirable, alors l’expérience sera répétée une seconde fois indépendamment pour accroître la qualité de nos résultats. Ce préalable est indispensable pour la poursuite de notre étude, qui vise à réaliser une étude dans un modèle animal plus complexe.

Raffinement

Afin de raffiner les conditions de vie des rats, un suivi adapté des animaux a été instauré afin de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, mais aussi la détresse ou l'angoisse qu'elles pourraient éprouver. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux et bénéficient d’un enrichissement adapté. Un suivi régulier sera effectué sur l'ensemble des animaux et des indicateurs comportementaux et physiques sont prédéfinis et constituent les points limites. Pour éviter toute souffrance ou stress lors du protocole expérimental, un anesthésique volatil (isoflurane) sera utilisé. La procédure d’incision sera d’abord pratiquée sur des cadavres pour s’entrainer à maitriser et calibrer l’incision avant de démarrer le protocole sur animaux vivants. Cet entrainement permettra de réaliser la procédure efficacement et rapidement pour éviter toute souffrance ou stress inutile aux animaux et diminuer le temps d’anesthésie générale. La dose de mycolactone maximale sera 4 μg car nos travaux précédents montrent qu’au-delà de cette dose il y a un risque de lésions tissulaires et d’inflammation. Lors de chaque expérience, les données des tests plantaires seront analysées au fur et à mesure et les tests seront arrêtés si à 6h aucun effet analgésique n’est observé de la part de la dose de mycolactone testée. Si un effet analgésique apparait, les tests se poursuivront jusqu’à ce que l’effet disparaisse, c’est-à-dire lorsque le temps de réaction au test plantaire des rats ayant reçu la mycolactone sera de nouveau identique à celui des rats du groupe témoin incisé non traité (arbre décisionnel en annexe). De plus, pour le groupe de rats ayant reçu la bupivacaïne(anti-douleur de référence pour le traitement des douleurs post-opératoires, un test sera réalisé 30 min après l’injection puis les animaux seront mis à mort (il a été montré par nos collaborateurs que l’effet est maximal jusqu’à 30 min après injection et disparait après 1 heure). Nous testerons les doses dans l’ordre décroissant, dès qu’une dose n’aura pas d’effet analgésique, nous arrêterons nos expérimentations et ne testerons pas les autres doses. Ce projet s’inscrit ainsi dans une gestion éthique de l’expérimentation animale et, est donc en accord avec les réglementations européennes et françaises de bonnes pratiques de laboratoire.

Choix des espèces

De nombreuses études visant à identifier de nouveaux analgésiques pour la prise en charge de la douleur postopératoire utilisent « l’espèce rat ». En effet, le modèle de Brennan est le modèle de référence pour évaluer des analgésiques sur la douleur postopératoire. Les animaux utilisés pour ce protocole devront, à l’initiation de l’expérimentation, être âgés de 6 semaines afin d’être homogène avec les autres partenaires du consortium.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Rats : 48
Souffrances
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Devenir
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Opérés une première fois trente minutes sous anesthésie générale pour qu'un défaut osseux soit creusé dans leur palais et qu'une plaque de silicone y soit posée, 48 rats attendent un mois avant une seconde opération qui retire la plaque et comble le trou. S'y ajoutent trois séances d'imagerie aux rayons X de dix minutes, sous anesthésie gazeuse, dans un second établissement, avec le transport que cela suppose. Ces procédures sont classées en niveau de souffrance sévère, et le porteur indique que la création du défaut osseux peut entraîner une douleur post-opératoire, un changement du comportement alimentaire et une perte de poids, les rats étant séparés de leurs congénères pendant les 24 heures qui suivent l'opération. Tous sont mis à mort à la fin pour analyser au microscanner et en histologie l'os néoformé et les tissus qui l'entourent.

Objectifs

Les fentes labio-alvéolo-palatines (ou plus communément appelées « becs-de-lièvre ») sont les malformations congénitales les plus fréquentes en France (1 cas sur 700 naissances en 2023). Leur prise en charge chirurgicale commence dès les premiers mois de la vie avec, dans le cas des fentes alvéolaires, une étape d’autogreffe osseuse généralement prélevée sur l’os du bassin, à l’âge de 4 ou 5 ans. L’ingénierie tissulaire, utilisant des biomatériaux avec ou sans cellules, a connu d’importants développements au cours des dernières années dans le cadre de la réparation des pertes osseuses et ouvre désormais le champ à la médecine dite régénérative. À l’avenir, elle pourrait donc remplacer les autogreffes osseuses, ce qui permettrait d’épargner aux enfants opérés toute douleur ou inflammation au niveau de la zone de prélèvement osseux. Des substituts naturels ou synthétiques ont déjà été développés pour tenter de combler les pertes osseuses, et leur fonctionnalisation par des cellules souches du tissu osseux a prouvé une amélioration de leur efficacité en réparation osseuse. Cependant, malgré des résultats favorables, l’ingénierie tissulaire ne permet pas encore la régénération d’un tissu fonctionnel comparable au tissu sain. Le projet, qui se déroule dans deux établissements utilisateurs (EU1 et EU2), vise ainsi à proposer une solution implantable pour la reconstruction osseuse, dépassant les performances jusqu’ici obtenues grâce à l’utilisation inédite d’organoïdes de moelle osseuse.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, les fentes labio-alvéolo-palatines (ou « becs-de-lièvre ») sont l’une des malformations congénitales les plus fréquentes au monde (1 cas pour 700 naissances en France en 2023 selon l’Organisation mondiale de la santé), ce qui en fait un véritable problème national et international de santé publique. Ces malformations sont perçues comme graves et affectent le visage, l’audition, la parole, voire le développement cognitif des patients, engendrant ainsi un handicap social conséquent. La prise en charge hospitalière actuelle de ces malades s’effectue d’abord par une chirurgie de fermeture du défaut, réalisée rapidement après la naissance, puis via une greffe osseuse prélevée au niveau du bassin du patient âgé de 4 ou 5 ans. Cette succession d’opérations génère plusieurs points problématiques : chirurgie lourde (particulièrement au vu de l’âge du patient), délai long de prise en charge, nombreuses visites hospitalières obligatoires, lésions vasculaires, infections ou autres complications post-opératoires. Afin de pallier cette prise en charge fortement incommodante pour le patient, ce projet propose de valider le concept d’un biomatériau implantable innovant à l’issue d’une unique chirurgie précoce, améliorant significativement la réparation osseuse sur le long terme. Au niveau clinique, cela conduira à une prise en charge plus supportable pour le patient et moins complexe pour le personnel hospitalier.

Procédures

Au début de la période expérimentale, une chirurgie visant à créer un défaut osseux au niveau du palais et l’insertion d’une plaque de silicone seront réalisées chez les animaux. L’opération dure environ 30 minutes et est réalisée sous anesthésie générale. Un mois après, le retrait de la plaque de silicone et le comblement du défaut seront effectués. L’opération dure environ 10 minutes et est réalisée sous anesthésie générale. Les interventions chirurgicales seront réalisées au sein de l'EU1. Des acquisitions d’imagerie par rayons X seront réalisées au sein de l'EU2 : trois imageries au total par animal, d’environ 10 minutes par acquisition, réalisées sous anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

La manipulation des animaux engendrera un stress léger potentiel chez ces derniers, notamment lors de la phase d’acclimatation. Si l’harmonie sociale à l’intérieur des cages est compromise, les animaux seront séparés de leur congénères. De la même façon, la séparation post-opératoire, d’une durée de 24 heures, pourrait produire une angoisse légère et transitoire chez les animaux concernés. Une légère douleur passagère pourra être ressentie lors des traitements par injection abdominale (analgésique, anesthésiques, antibiotique, produit de réhydratation, produit d’aide au réveil). De plus, les anesthésies prévues dans l’étude (gazeuse en pré-opératoire et pendant toutes les phases d’acquisition d’imagerie aux rayons X) engendreront un stress léger chez les rats. La création du défaut osseux est une intervention sévère susceptible d'entrainer une douleur post-opératoire qui fera l'objet d'une prise en charge analgésique. Les deux phases chirurgicales de l’étude pourront provoquer des douleurs et/ou un changement du comportement alimentaire chez les animaux opérés, pouvant notamment amener à une perte de poids transitoire. Le transport entre les 2 établissements utilisateurs conduira à un stress léger des animaux. Un contrôle rigoureux de ces nuisances et effets indésirables attendus sera effectué et des actions spécifiques mises en place s’ils dépassent les points limites fixés par la procédure.

Devenir

Les animaux utilisés dans le projet seront mis à mort à la fin de la procédure par une méthode réglementaire, afin de pouvoir réaliser des analyses post mortem sur le défaut osseux, le tissu osseux néoformé et les tissus adjacents au défaut (acquisitions et analyses au microscanner, histologie et immunohistologie).

Remplacement

Le projet vise à proposer une solution implantable pour la reconstruction osseuse dépassant les performances jusqu'ici obtenues en chirurgie conventionnelle. Aucun modèle cellulaire ne permet de reproduire la complexité cellulaire et moléculaire, les interactions entre les cellules ainsi que le système vasculaire intervenant dans le processus de réparation osseuse. Par ailleurs, cette étude ne peut être réalisée sur des modèles invertébrés car ils ne présentent pas de squelette interne. Le recours à un modèle in vivo est dû au fait que les alternatives actuellement disponibles ne sont pas appropriées pour étudier la réparation osseuse.

Réduction

Grâce à une analyse statistique basée sur la littérature, le nombre de rats utilisés a été réduit au minimum permettant d'obtenir des résultats statistiquement significatifs. Le recours à une technologie d'imagerie non invasive in vivo, réduit de manière significative le nombre d'animaux utilisés dans cette étude.

Raffinement

Pour le bien-être des animaux, une phase d'acclimatation de 1 semaine sera observée. Durant cette période, un rapprochement positif homme-animal par des chatouilles sera mis en place. Les animaux seront hébergés par 2 dans des cages. Un enrichissement social, tactile et environnemental sera mis en place. La température et l’hygrométrie du local climatisé seront adaptées aux conditions optimales des rats. Les rythmes circadiens seront scrupuleusement respectés, l’eau et la nourriture seront fournies à volonté. Pendant les 3 jours précèdent les chirurgies, les animaux seront chatouillés (tickling). L'ensemble des procédures chirurgicales est réalisé sous anesthésie générale associé à une analgésie adaptée à l'espèce et à la nature de l'intervention. Un suivi post-opératoire est mis en place, incluant l'application de points limites définis pour ce projet. Le transport des animaux sera effectué par un transporteur agrée garantissant des conditions optimales de bien-être animal (ventilation, lumière, hydrométrie, température) et la conformité aux exigences réglementaires en vigueur. L’utilisation d’une technologie d’imagerie in vivo permettra le suivi de la régénération osseuse des animaux dans le temps par une technique non invasive. Le bien-être des animaux ne sera donc pas impacté lors des acquisitions. Une fois l’induction gazeuse réalisée et l’animal transféré à l’intérieur du microscanner sous masque ventilé, cette anesthésie sera contrôlée tout au long de l’acquisition des scans grâce à une caméra interne à l’appareil, permettant le suivi de la respiration. Enfin, à la fin de chaque phase de chirurgie et d'imagerie, les animaux recevront des friandises appétentes.

Choix des espèces

Le modèle de fente palatine chez le rat est bien caractérisé dans la littérature scientifique. De plus, le rat présente un processus de réparation osseuse comparable à celui de l'homme, ainsi qu'une taille suffisante permettant d'effectuer des gestes chirurgicaux. Les animaux utilisés dans cette procédure seront adolescents au moment de la chirurgie et seront suivis jusqu’à l’âge adulte. La taille des animaux à l'adolescence est suffisante pour la chirurgie et leur croissance osseuse restera encore forte pendant plusieurs semaines, permettant le suivi dans le temps par l’observation par une technique d’imagerie non douloureuse de la régénération osseuse.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 625
Souffrances
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Devenir
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 625

Un frottis vaginal sur animal vigile, sans anesthésie pour ne pas ajouter de stress selon le porteur, ouvre le protocole en confirmant le premier jour de gestation des rates. 625 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Les rates gestantes passent les 22 jours de gestation sous régime pauvre en protéines, et leurs ratons reçoivent après la naissance des injections répétées de lipopeptide dans l'abdomen, sous anesthésie gazeuse, avant des mesures de vocalisation et des IRM pour 36 d'entre eux. Le porteur mentionne dix femelles sous régime hypoprotéiné, 586 rats analysés entre 3 et 30 jours et six rats par lot expérimental, sans qu'on puisse déduire de ces nombres comment se répartissent les 625 rats demandés.

Objectifs

Les pathologies pré- et postnatales telles que le retard de croissance intra-utérin (RCIU) et l’inflammation chronique sont des facteurs de risque importants d’apparition de troubles neurodéveloppementaux. Mieux comprendre leurs effets est donc crucial pour identifier des approches thérapeutiques efficaces visant à minimiser ces risques. Dans ce contexte l’objectif de notre projet est de comprendre et traiter les lésions induites par ces pathologies pré- et postnatales individuelles et combinées, en mettant en lien ces lésions cérébrales avec l’altération des barrières sang-cerveau que nous avons précédemment mise en évidence, et en testant l’efficacité à long terme d’agents pharmacologique neuroprotecteurs.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra d’apporter des informations importantes sur le lien entre l’altération des barrières sang-cerveau et les troubles du neurodéveloppement. Less données antérieures montrent que la barrière sang-cerveau est plus impactée en cas d’agressions combinées à court terme. Il est probable que la compilation de plusieurs agressions soit à l’origine de lésions cérébrales plus durables incluant des altérations des fonctions des interfaces sang-cerveau à long terme. Par exemple des différences de signal à P21 pourraient être visualisées en micro-IRM chez les animaux ayant subi une inflammation chronique postnatale en sus du RCIU. Les deux types de stress que nous explorons, retard de croissance intra-utérin et inflammation chronique telles qu’induite par une infection périnatale, sont des facteurs de risque reconnus d’apparition de troubles neurodéveloppementaux. Ces travaux évaluant un défaut de neuroprotection assurée par les interfaces sang-cerveau vont générer les données mécanistiques indispensables à l’identification d’approches thérapeutiques efficaces visant à prévenir les effets neurologiques à court et à long termes induits par ces conditions délétères.

Procédures

Le projet débute avec une mise en reproduction de deux animaux (un mâle et une femelle par cage) pendant une nuit seulement. Un prélèvement vaginal sur animaux vigiles est ensuite effectué pour confirmer la présence de spermatozoïdes et donc valider le premier jour de gestation. Quelques secondes seulement sont nécessaires pour procéder au frottis et aucune contrainte physique n’est appliquée à l’animal. Une anesthésie n’est pas envisagée pour éviter d’appliquer un stress supplémentaire à l’animal. Ces femelles gestantes sont ensuite soumises à un régime alimentaire hypo-protéiné durant toute la période de gestation (22 jours, 10 femelles). Enfin les animaux des portées sont soumis en postnatal à une injection intraperitonéale de lipopeptide accompagné ou non d'une molécule thérapeutique neuroprotectrice qui se fait sous anesthésie gazeuse. Les analyses sont ensuite effectuées entre 3 et 30 jours (586 animaux). Certains animaux sont soumis à des mesures de vocalise, et des IRM qui s'effectuent également sous anesthésie gazeuse (36 animaux). L'ensemble du projet sera réalisé dans l'établissement utilisateur EU1, sauf pour la réalisation des IRM qui sera réalisée dans l’établissement utilisateur EU2.

Impact sur les animaux

Les femelles sont soumises à un régime hypo-protéiné qui peut affecter leur comportement durant toute la période de gestation. Une inactivité ainsi qu’une prise de poids réduite associées à ce régime pourront être observées durant la période de gestation. Les ratons soumis à l'exposition au lipopetide se nourrissent moins pendant les Premières 24h (augmentation de poids réduite d'environ 25 % par rapport aux contrôles), différence qui disparait ensuite. Les ratons pourront être impactés par la séparation d’avec la mère pendant la période d’analyse de comportement, par les injections répétées sur plusieurs jours, ainsi que par les réveils d’anesthésie.

Devenir

Tous les animaux des portées ayant subi une intervention sont mis à mort à différents temps post-nataux afin de collecter les tissus pour analyses. Les mères soumises à un régime alimentaire hypoprotéiné sont mises à mort après utilisation ou sevrage des petits.

Remplacement

Bien que des modèles in vitro de barrières sang-cerveau (e.g. cellules endothéliales cérébrales) existent, ils ne permettent pas d’étudier l'influence globale des différentes cellules cérébrales sur la perméabilité de ces interfaces, et ne permettent pas de mimer des pathologies périnatales tels que le retard de croissance intrautérin. Par ailleurs, la circulation du liquide cérébrospinal dont le rôle est reconnu dans les processus neuroinflammatoires, en particulier comme vecteur de cellules immunes et de cytokines, ne peut être reproduite in vitro à l'identique de la physiologie. Les séquelles neurologiques résultantes d’une atteinte périnatale dépendent de mécanismes complexes impossibles à reproduire in vitro. Nous testons une molécule neuroprotectrice dont l’administration ne prend sens que dans un modèle d’étude globale in situ. L’analyse in vivo reste donc incontournable pour ce projet de recherche.

Réduction

- Les rates gestantes non soumises à un régime pauvre en protéine au cours de la grossesse pourront être utilisées pour de nouvelles reproductions (jusqu’à 5 reproductions par femelle), puisque seuls les ratons subissent des traitements ultérieurs à la naissance. - Nous prévoyons un nombre de six animaux par lot expérimental, et chaque condition reproduite sur 2 portées différentes, afin de remplir les conditions statistiques de test de significativité réalisés précédemment pour ce type d’expérimentation. - Les portées chez ces rats sont habituellement d’au moins 12 animaux ce qui permettra de réaliser des comparaisons au sein d’une même portée.

Raffinement

- Le poids des rates gestantes soumises à un régime pauvre en protéine sera suivi régulièrement tous les trois jours à partir de la mise en reproduction. Les rates utilisées pour les reproductions observeront une période quiescente d’un mois minimum entre une naissance et une nouvelle mise en reproduction. - Cette méthode est reconnue comme moins invasive que les autres méthodes d’induction d’un retard de croissance (ligature des artères utérines). - Les ratons seront suivis attentivement avec un contrôle pondéral journalier jusqu’à P6, puis tous les trois jours, jusqu’à P15 puis à P21 ou P30. Le traitement des animaux se fera sos anesthésie gazeuse. Après traitement ou manipulation, les animaux seront replacés avec la rate avec suivi du comportement maternel et de l’allaitement. - Pour l’exploration par IRM, la mère avec la portée sera transférée avec la litière et l’enrichissement dans une cage de transport (500 m). La cage de transport présentera un couvercle avec un emballage carton opaque. Les ratons seront séparés de leur mère uniquement pendant le temps de l’examen, qui s'effectuera sous anesthésie gazeuse. Enfin une étude pilote sera menée pour tester si la voie sous-cutanée peut être utilisée pour l’injection de traceurs ou médicaments en place de l’injection intrapéritonéale très utilisée chez les animaux en développement mais pouvant engendrer de la variabilité et moins pertinente vis-à-vis de la médecine humaine.

Choix des espèces

Les expériences décrites dans ce projet seront effectuées sur des rats, espèce utilisée dansles APAFiS précédente. C’est une espèce de prédilection pour des expérimentations qui requièrent une optimisation des gestations. Les femelles de cette lignée ont en effet des portées importantes et régulières. Elles s’occupent très bien de leurs petits. Les données déjà acquises sur ce projet l'ont été avec ce modèle. Les animaux seront mis à mort soit à 8 jours postnatal (P8), soit à P30. Ces différents temps nous permettront d’évaluer l'effet du RCIU associés ou non à l'inflammation chronique sur l'intégrité des interfaces sang-cerveau au cours du développement précoce, ainsi qu'une fois la fenêtre de plasticité cérébrale refermées (Impact sur la programmation foetale, P30).

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Souris : 126
Rats : 84
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 210
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 210

Jusqu'à un animal sur dix meurt d'un œdème malin ou d'une hémorragie sous-arachnoïdienne dans les 72 heures qui suivent la pose d'un filament dans la carotide. 210 rongeurs vont être utilisés, 126 souris et 84 rats, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, pour mettre au point une imagerie par IRM et scanner X qui suivrait l'inflammation cérébrale après un accident vasculaire cérébral. Selon les groupes, la lésion est provoquée par ce filament, par l'injection stéréotaxique d'un peptide vasoconstricteur ou par celle de lipopolysaccharide, chaque animal subissant une chirurgie d'une heure au plus, parfois deux à deux semaines d'intervalle. Un sous-groupe est génétiquement altéré et présente, écrit le porteur, une anxiété augmentée et des crises épileptiques spontanées chez certains individus, alors qu'il affirme par ailleurs que la douleur concerne uniquement la cicatrice, les dommages au parenchyme cérébral n'en engendrant pas.

Objectifs

L’accident vasculaire cérébral (AVC) constitue la première cause de handicap acquis chez l’adulte, la deuxième cause de démence et la troisième cause de mortalité : c’est donc un enjeu majeur de santé publique. L’AVC induit une réaction inflammatoire qui contribue de manière importante aux lésions cérébrales. Le suivi par imagerie in vivo de cette réaction inflammatoire permettrait de mieux comprendre sa dynamique spatio-temporelle et d’évaluer de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à la moduler. Pour cela, nous proposons de développer une approche en imagerie cellulaire et moléculaire in-vivo. L’objectif de l’imagerie cellulaire est de pouvoir suivre des cellules d’intérêt dans le cerveau : soit des cellules ayant des propriétés thérapeutiques visant à moduler l’inflammation (telles que les cellules souches issues du tissu adipeux) soit des cellules du système immunitaire (telles que les macrophages). L’imagerie moléculaire vise à suivre l’expression de récepteurs impliqués dans la réponse inflammatoire à un AVC, telles que les molécules d’adhésion qui permettent l’entrée de cellules immunitaires dans le cerveau. Les modalités d’imagerie utilisées pour ces développement méthodologiques seront les mêmes que celles qui peuvent être utilisées chez l’humain : imagerie par résonance magnétique (IRM) et scanner X. Le développement de telles techniques d’imagerie ouvrirait la voie à un suivi non-invasif des cellules et des récepteurs de l’inflammation, qui pourrait être répété dans le temps. Le but à plus long terme est de transférer ces méthodes chez l’humain, pour une meilleure prise en charge des patients présentant un AVC.

Bénéfices attendus

L’accident vasculaire cérébral est une maladie invalidante chez l’adulte. Ce projet permettra de mieux comprendre la réaction inflammatoire associée ainsi que le devenir des cellules thérapeutiques, dans des modèles rongeurs (rats et souris) plus simples à mettre en oeuvre et à standardiser que le modèle classique qui procède via une occlusion artérielle mécanique avec un filament. Ces aspects inexplorés du modèle animal permettront ensuite de définir des biomarqueurs d’imagerie utiles pour évaluer les approches thérapeutiques visant à moduler l’inflammation. Ces biomarqueurs seront à terme utilisables chez l’humain puisque le transfert en clinique des techniques d’imagerie utilisées dans ce projet est à l’étude.

Procédures

L’infusion locale du LPS (solution de lipopolysaccharide, molécule d’origine bactérienne provoquant une inflammation) induisant la neuroinflammation ou du peptide vasoconstricteur spécifique (rétrécissant le diamètre des vaisseaux sanguins) mimant l’ischémie cérébrale nécessite une injection stéréotaxique. Le modèle d’AVC transitoire nécessite l’introduction d’un filament par la carotide. Ces chirurgies, permettant de réaliser ces différents modèles d'AVC, sont réalisées sous anesthésie générale et dure au maximum une heure. Chaque animal subit une seule chirurgie de durée maximale d'une heure. Certains animaux recevront les cellules thérapeutiques par voie intracérébrale et subiront pour cela une deuxième chirurgie sous anesthésie générale deux semaines après la réalisation du modèle. Cette seconde chirurgie dure au maximum une heure.

Impact sur les animaux

Suite à cette chirurgie permettant de réaliser ces différents modèles, une perte de poids minime (

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à l'issue de chaque procédure afin de pouvoir prélever le cerveau et réaliser des analyses post-mortem (imagerie ex vivo, microscopie).

Remplacement

Les agents de contraste seront d’abord testés dans des modèles in-vitro : les cellules thérapeutiques sont marquées avec les nanoparticules par incubation puis placée dans un tube Eppendorf et imagées en IRM et en imagerie X. Cela permettra de réaliser une première sélection des agents de contraste d’intérêt. Néanmoins le contraste va dépendre également du microenvironnement (inflammatoire) et de la métabolisation des agents de contraste in-vivo : il nous apparaît donc indispensable de tester les cellules marquées avec les meilleurs agents de contraste (4 au maximum) chez l’animal vivant. Les cerveaux des animaux des cinq procédures seront prélevés pour l’imagerie post-mortem à l’aide de techniques innovantes basées sur les rayons X (scanner spectral à comptage de photon, imagerie de contraste de phase, de champ sombre et du k-edge avec le rayonnement synchrotron). Ces imageries ex-vivo viendront apporter des informations précieuses avant le développement in-vivo de ces nouvelles approches. Par ailleurs, les images issues de ces expérimentations seront mises en ligne à disposition de la communauté de manière anonyme sur une plateforme collaborative, afin de pouvoir être exploitées plus largement.

Réduction

L’avantage de l’imagerie in-vivo est qu’elle permet des études sur l’animal vivant plutôt que d’avoir à sacrifier les animaux à intervalles donnés pour faire la même observation. Chaque animal est son propre contrôle, ce qui permet d’augmenter la puissance statistique des résultats tout en limitant le nombre d’animaux. Le nombre minimal et suffisant d'animaux a été estimé par une étude bibliographique de la variabilité du modèle. Des groupes expérimentaux de 6 animaux (3 mâles et 3 femelles) seront typiquement utilisés pour ce projet à caractère exploratoire. Si certaines conditions expérimentales ne fournissent pas un signal suffisant pour être détecté (problème de sensibilité), alors l’inclusion sera stoppée. Enfin, lors des prélèvements finaux, d'autres tissus que les cerveaux pourront être prélevés et conservés en concertation avec nos collaborateurs au moment de la mise en place du projet afin de limiter, optimiser et valoriser au mieux les prélèvements et le nombre d'animaux utilisés dans cette étude.

Raffinement

Le modèle animal d’inflammation cérébrale focale provoquée par l’injection intracérébrale de lipopolysaccharide (LPS) est utilisé car il est moins invalidant pour les animaux que le modèle d’AVC et il est bien approprié pour les études d’imagerie. Il crée une lésion cortico-striatale qui occasionne des troubles sensori-moteurs mineurs et transitoires du côté contralatéral à la lésion (faiblesse des pattes, perte de sensibilité des vibrisses). Néanmoins les animaux continuent de s’alimenter normalement (récupération du poids pré-opératoire dans les 3 jours qui suivent la chirurgie, pas de perte de poids en comparaison avec les animaux sains à plus long terme) et à avoir une activité normale. Dans un second temps, nous allons évaluer si les modèles d’injection intracérébrale de peptide vasoconstricteur et de LPS peuvent nous fournir des informations pertinentes du point de vue de l’imagerie et donc se substituer aux modèles d’AVC, car ils ont l’avantage de limiter le handicap et la mortalité des animaux. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale (isoflurane) avec un traitement anti-douleur adapté (buprénorphine), une thermorégulation continue, et une hydratation sous-cutanée. Une grille dédiée au codage des expressions faciales spécifique à un modèle animal (souris ou rat) permet d’identifier les signes de la souffrance post-opératoire afin de la traiter. La salle d’évaluation neurofonctionnelle a été installée dans un endroit dédié et calme avec une lumière rouge afin de ne pas agresser les yeux des animaux albinos. En soins post-opératoires, nourriture et boisson sous forme gélifiée sont mises à disposition de l'animal pour faciliter leur hydratation, en plus de la nourriture et boisson habituelles. Les groupes sociaux sont conservés (isolement limité au réveil complet de l’animal, sauf en cas d’agressivité constatée). L’évaluation de l’état des animaux est réalisé une heure après la chirurgie et pendant une semaine suivant la chirurgie. Un score de l’état de l’animal est déterminé à l’aide d’une grille de score inspirée des études de raffinement de la procédure post-opératoire d’une chirurgie stéréotaxique, qui permet une évaluation de l’état de l’animal et l’identification des points limites. [MODIFICATION juin 2026. La manipulation et la surveillance des animaux génétiquement altérés sera renforçée.]

Choix des espèces

Les rats sont utilisés car l’imagerie cérébrale de cette espèce a une meilleure résolution en comparaison avec celui de la souris, en raison de la plus grosse taille de cerveau. Nous allons travailler avec des rats Sprague Dawley chez qui le modèle de LPS est bien maîtrisé par notre équipe. Les souris sont utilisées en raison en raison du coût des certaines particules d'oxyde de fer (marquées à la rhodamine fluorescente) et du coût des anticorps (pour la fonctionnalisation des particules d’oxyde de Fer). Les souris utilisées pour cette étude seront des souris C57Bl6 car notre équipe a une expérience extensive de l’utilisation de cette souche pour la recherche translationnelle sur les AVC. Des souris Swiss pourront être utilisées afin de faciliter la pose d'un cathéter veineux. Les animaux auront entre 6 et 8 semaines (jeunes adultes) : la maturité cérébrale sera atteinte et le poids sera suffisant pour la mise en place d’un cathéter veineux caudal pour l’injection des agents de contraste. Rats : 250-300 g à T0 et souris : 25-30 g à T0.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 120
 180

Sur 300 rats, 180 seront mis à mort et 120 orientés vers d'autres protocoles déjà autorisés, selon leur génotype, leur sexe, leur âge et ce que réclament ces protocoles. Ils relèvent de procédures d'un niveau de souffrance modéré, limitées ici au tatouage des phalanges et à un prélèvement d'oreille de 2 mm pour génotypage, sous anesthésie locale, vers l'âge de quatre semaines. Ces rats appartiennent à une lignée transgénique qui développe progressivement des caractéristiques de la maladie d'Alzheimer, et le porteur prévoit de limiter à dix mois l'âge des reproducteurs pour rester en deçà des déficits les plus marqués. Il retient le rat pour sa taille, qui permet selon lui de réaliser mesures physiologiques et imagerie cérébrale dans de bonnes conditions.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de mettre en place et maintenir une colonie de rats présentant certaines caractéristiques de la maladie d’Alzheimer afin de disposer d’un modèle animal adapté aux futurs projets de recherche. Ces recherches visent à mieux comprendre les liens entre le sommeil, les mouvements naturels des vaisseaux sanguins du cerveau, les mécanismes d’élimination des déchets cérébraux et le développement de la maladie d’Alzheimer. Pour cela, une lignée de rats génétiquement modifiés sera importée depuis un laboratoire partenaire européen puis reproduite au sein de l’établissement utilisateur afin de produire les animaux nécessaires aux futurs projets de recherche autorisées.

Bénéfices attendus

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative fréquente dont les mécanismes restent encore partiellement compris. Les connaissances obtenues grâce à ce projet permettront d’améliorer la compréhension des liens entre le sommeil, le fonctionnement des vaisseaux sanguins cérébraux et l’accumulation de substances impliquées dans la maladie. À plus long terme, ces travaux pourraient contribuer à identifier de nouvelles pistes pour la prévention, le diagnostic précoce ou le développement de stratégies thérapeutiques destinées aux patients atteints de maladie d’Alzheimer.

Procédures

À l’âge d’environ 4 semaines, chaque animal fera l’objet d’une procédure d’identification par le tatouage des phalanges et d'un génotypage réalisé au moyen d'un prélèvement auriculaire par ear punch de 2 mm, effectué au cours de la même manipulation. Une anesthésie locale par lidocaïne sera appliquée avant le prélèvement afin de limiter la douleur liée à cette procédure. L'ensemble de la manipulation dure environ 5 minutes et n'est réalisé qu'une seule fois par animal.

Impact sur les animaux

Les effets attendus sont principalement liés aux manipulations nécessaires au maintien de la lignée, à la reproduction, à l'identification et au génotypage des animaux. Le tatouage et le prélèvement auriculaire par punch peuvent provoquer une douleur légère et transitoire ainsi qu'un stress temporaire lié à la contention. Les mises en reproduction, les changements de cage et le sevrage des jeunes animaux peuvent également entraîner un stress de courte durée. Les animaux appartenant à cette lignée développent progressivement certaines caractéristiques de la maladie d'Alzheimer. Toutefois, ils seront majoritairement utilisés aux stades précoces et intermédiaires de la maladie, avant l'apparition des déficits les plus sévères. Leur état de bien-être fera l'objet d'une surveillance régulière afin de détecter rapidement toute altération de leur état général.

Devenir

A l’issue de la procédure d’élevage, les animaux seront orientés selon leur génotype, leur sexe, leur âge, leur état sanitaire et les besoins d'un autre projet. Les animaux nécessaires aux expériences futures autorisées seront maintenus jusqu’à leur inclusion dans les protocoles correspondants. Les animaux WT issus des mêmes portées pourront être conservés comme contrôles ou comme reproducteurs, afin d’assurer la pérennité de la colonie. Les animaux non retenus pour les expériences ou la reproduction, ou atteignant un point limite, seront mis à mort conformément à la réglementation en vigueur.

Remplacement

La maladie d’Alzheimer implique des mécanismes complexes faisant intervenir de nombreux systèmes biologiques, notamment les interactions entre activité cérébrale, sommeil, système vasculaire, neuroinflammation et neurodégénérescence. Des approches de remplacement seront utilisées autant que possible dans le projet, notamment des modèles in silico, des analyses de données existantes et des systèmes expérimentaux simplifiés tels que des dispositifs in vitro ou des hydrogels mimant certaines propriétés du tissu cérébral. Ces approches permettront de réduire le recours à l’animal et d’orienter les hypothèses expérimentales. Cependant, elles ne permettent pas de reproduire l’ensemble des interactions physiologiques nécessaires à cette étude, notamment l’organisation du sommeil, les régulations vasculaires cérébrales, les interactions neurovasculaires, les réponses inflammatoires progressives et l’évolution neuropathologique dans un organisme vivant. Le recours à un modèle animal reste donc nécessaire pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Le modèle rat choisit est adapté à cette question car il reproduit progressivement plusieurs caractéristiques de la maladie d’Alzheimers. Le maintien de cette lignée est donc nécessaire afin de produire les animaux requis pour les expériences autorisées dans le cadre du projet.

Réduction

Les stratégies de reproduction seront organisées afin d’optimiser la production d’animaux expérimentaux tout en limitant le nombre total d’animaux produits. Les animaux WT issus des mêmes portées que les animaux transgéniques seront utilisés comme contrôles afin de limiter les biais liés à l’origine des portées et d’optimiser le nombre d’animaux nécessaires. Les reproductions seront planifiées de manière à obtenir des lots homogènes d’animaux correspondant aux différents groupes d’âge étudiés dans des projets de recherche autorisés à venir (3, 6 et 9 mois). Cette organisation permettra de limiter la production excédentaire d’animaux. Le génotypage des descendants permettra de sélectionner uniquement les animaux nécessaires au maintien de la lignée ou aux futurs projets expérimentaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur, avec enrichissement du milieu, accès ad libitum à l’eau et à l’alimentation, et surveillance quotidienne par du personnel qualifié. L’état général, le poids, le comportement, l’activité, l’aspect du pelage et la présence éventuelle de chromodacryorrhée seront suivis afin de détecter précocement toute altération du bien-être. Les animaux seront manipulés régulièrement et de manière adaptée afin de limiter le stress lié à la contention, aux interventions de suivi et aux procédures réalisées dans le cadre de l’élevage. Les procédures d’identification et de génotypage seront réalisées par du personnel formé, selon les pratiques en vigueur, afin de réduire la durée de manipulation et l’inconfort. Le tatouage au doigt et la biopsie d’oreille seront réalisés avec le matériel approprié, en limitant le nombre de manipulations et en surveillant les animaux après la procédure afin de détecter toute réaction locale ou tout signe d’inconfort persistant. Une surveillance particulière des animaux reproducteurs sera mise en place, notamment chez les animaux vieillissants, afin de détecter les signes éventuellement associés au phénotype dommageable de la lignée transgénique, tels qu’une perte de poids, une modification du comportement ou une chromodacryorrhée. Dans ce projet, l’âge maximal des animaux maintenus pour la reproduction sera limité à 10 mois, ce qui réduit le risque d’apparition de déficits cognitifs ou de signes cliniques majeurs, généralement décrits à des âges plus avancés. Des points limites adaptés seront appliqués afin de permettre une prise en charge rapide des animaux présentant une altération du bien-être. Selon la situation, les mesures pourront inclure une surveillance renforcée, des soins adaptés, le retrait de la reproduction ou une mise à mort anticipée si nécessaire, afin de limiter toute souffrance inutile. Les pratiques de raffinement seront réévaluées pendant toute la durée du projet. Toute amélioration validée permettant de réduire le stress, la douleur ou l’inconfort des animaux pourra être intégrée aux procédures, en concertation avec la structure chargée du bien-être animal, les vétérinaires et le personnel compétent.

Choix des espèces

Le projet utilise des rats, incluant une lignée transgénique développant progressivement certaines caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Ce modèle est particulièrement adapté à l’étude des interactions entre sommeil, fonctionnement des vaisseaux sanguins cérébraux et progression de la maladie. Le rat a été choisi car sa taille permet la réalisation de mesures physiologiques et d’imagerie cérébrale dans de bonnes conditions. Les animaux seront utilisés à différents âges correspondant à plusieurs étapes de l’évolution de la pathologie. Les reproducteurs seront utilisés à partir de leur maturité sexuelle, tandis que les descendants pourront être suivis jusqu’à l’âge de 10 mois, période correspondant à des stades précoces et intermédiaires de la maladie avant l’apparition des symptômes.

  • Formation professionnelle
Souris : 660
Rats : 30
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 690
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 690

Pour former environ 140 personnes aux gestes de base de l'expérimentation animale, 690 rongeurs vont être utilisés, 660 souris et 30 rats, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit des gavages et des injections sous-cutanées, intrapéritonéales, intradermiques, intramusculaires, intraveineuses caudales ou rétro-orbitaires, ainsi que des prises de sang par la veine temporale ou caudale sur animal vigile, jusqu'à dix injections et dix prélèvements au cours de sa participation. Le porteur reconnaît que les gestes encore mal maîtrisés génèrent de l'anxiété chez les souris et les rats manipulés, et que le risque de blessure ne peut être totalement exclu. La formation commence sur simulateurs et sur cadavres, supports dont il affirme qu'ils ne peuvent remplacer complètement l'apprentissage sur animal vivant, faute de reproduire la perception tactile fine et l'ajustement des gestes en temps réel.

Objectifs

Ce projet vise à former les utilisateurs aux gestes techniques fondamentaux indispensables à la conduite de projets expérimentaux, tout en intégrant pleinement les exigences liées au bien-être animal. L’objectif est de transmettre des compétences pratiques rigoureuses, fondées sur les bonnes pratiques en expérimentation animal, afin d’assurer des manipulations fiables, sécurisées et éthiquement responsables. Une attention particulière est portée à la maîtrise des techniques permettant de minimiser la douleur, le stress et l’inconfort des animaux.

Bénéfices attendus

Sur une période de 5 ans, ce projet visera à former l’ensemble des nouveaux utilisateurs de la plateforme ainsi que les utilisateurs déjà actifs souhaitant acquérir ou se remettre à niveau sur des gestes techniques nécessaires à la réalisation de leurs projets expérimentaux. Chaque année, environ 20 nouveaux entrants rejoignent la plateforme. Par ailleurs, parmi les 120 utilisateurs réguliers, certains peuvent exprimer le besoin de développer de nouvelles compétences techniques en fonction de l’évolution de leurs projets. Il est donc estimé qu’environ 140 personnes seront La mise en place de ce projet a pour objectif d’accompagner la montée en compétences des utilisateurs de la plateforme expérimentale, qu’il s’agisse de nouveaux entrants ou d’utilisateurs réguliers souhaitant approfondir ou diversifier leurs pratiques techniques. Les formations proposées permettront à chacun de maîtriser les gestes essentiels à la réalisation de leurs projets expérimentaux, tout en encourageant une autonomie progressive. Un des bénéfices majeurs est l’amélioration de la qualité des manipulations. En standardisant les pratiques et en diffusant les bonnes techniques, le projet contribuera à réduire les erreurs de manipulation et à améliorer la reproductibilité des résultats expérimentaux. Cela permettra de garantir des expérimentations plus fiables, tout en favorisant un environnement de travail rigoureux. Un volet essentiel du projet concerne le respect du bien-être animal, notamment dans le cadre des expérimentations impliquant des modèles vivants. La formation permettra d’enseigner les gestes techniques dans le strict respect des réglementations éthiques et des bonnes pratiques en matière d’expérimentation animale. Cette approche garantira la réduction du stress animal, la limitation de la douleur et des manipulations invasives superflues, tout en contribuant à la fiabilité des données scientifiques produites. Elle s’inscrit pleinement dans la démarche des 3R.

Procédures

Les animaux seront soumis à des procédures de formation comprenant des administrations de substances par différentes voies : gavage oral, injections SC, IP, ID, IM, IV caudale ou rétro-orbitale. Les injections ID, IM et rétro-orbitales seront réalisées sous anesthésie générale à l'isoflurane. Les animaux seront également soumis à des prélèvements sanguins sur animal vigile par ponction de la veine temporale ou de la veine/artère caudale. Chaque manipulation dure généralement moins de 5 minutes (hors anesthésie et surveillance). Les animaux subiront 1 à 2 manipulations par séance, espacées d'au moins 24 heures (24 à 48 heures pour certains gavages chez le rat). Les injections rétro-orbitales seront limitées à deux par animal au cours de sa vie. Un même animal ne recevra pas plus de trois types d'injections différents au cours d'une même séance, ni plus de 10 injections et 10 prélèvements sanguins sur l'ensemble de sa participation.

Impact sur les animaux

La mise en place de ce projet de formation peut entraîner certains effets indésirables sur les animaux, qui doivent être anticipés, surveillés et limités autant que possible. Les principales nuisances concernent le stress lié à la manipulation, de légers inconforts transitoires, ainsi que de rares risques de blessures mineures. Le stress constitue la première source de nuisance attendue, en particulier lors des manipulations réalisées par des personnes en apprentissage. Les gestes techniques, lorsqu’ils ne sont pas encore parfaitement maîtrisés, peuvent générer de l’anxiété chez les animaux manipulés. Ce stress reste cependant temporaire, réversible et diminue progressivement au fur et à mesure de l’acquisition des compétences. Les nuisances directes liées aux gestes pratiques sont les suivantes : • Les animaux peuvent ressentir un stress et une anxiété transitoires dus à la manipulation et à la contention. • L’introduction d’une sonde dans l’œsophage peut provoquer un inconfort modéré et un stress passager. • Lors des injections et prélèvements sanguins, les animaux peuvent présenter une légère douleur transitoire liée à la pénétration de l’aiguille, ainsi que de rares saignements maîtrisés par une simple compression. Le risque de blessure demeure faible mais ne peut être totalement exclu, notamment en cas de geste mal contrôlé. Pour cette raison, toutes les manipulations seront strictement encadrées par des personnels expérimentés, permettant une correction immédiate des erreurs et la prévention des incidents.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de leur parcours de formation, après avoir contribué aux objectifs pédagogiques prévus par le projet et lorsque leur réutilisation ne sera plus nécessaire.

Remplacement

La formation débutera systématiquement par une phase de tutorat utilisant des modèles de simulation et des cadavres d’animaux. Ces supports permettent aux apprenants d’acquérir progressivement les gestes fondamentaux, notamment le positionnement de l’animal, l’identification des zones d’injection ou de prélèvement, ainsi que la maîtrise des manipulations de base. Les modèles de simulation offrent un environnement d’apprentissage sécurisé pour s’exercer aux postures et aux techniques, tandis que les cadavres permettent de travailler dans des conditions anatomiques réalistes avant toute intervention sur un animal vivant. Toutefois, malgré l’intérêt majeur de ces dispositifs alternatifs, ils ne peuvent remplacer complètement l’apprentissage sur animal vivant. En effet, certains paramètres essentiels, tels que le comportement, les réactions physiologiques, la variabilité anatomique ou encore la gestion du stress, ne peuvent être reproduits fidèlement par des modèles inertes. De même, la perception tactile fine et l’ajustement en temps réel des gestes nécessitent une pratique encadrée sur l’animal.

Réduction

Dans une démarche stricte de réduction, le projet prévoit d’optimiser l’usage des animaux en utilisant ceux issus de génotypes non recherchés, de la réforme des reproducteurs ou encore les animaux surnuméraires. Ces individus, qui ne sont pas utilisés dans des projets expérimentaux, seront réaffectés aux sessions de tutorat afin d’éviter l’élevage ou l’utilisation d’animaux dédiés spécifiquement à la formation. Chaque animal pourra être réutilisé pour plusieurs séances de tutorat, espacées d’au moins 24 heures, et ce sur plusieurs semaines. Cette organisation permet de mutualiser l’usage d’un même individu entre différents utilisateurs et différentes sessions, tout en respectant les temps de récupération nécessaires. Par ailleurs, afin de réduire encore davantage le nombre total d’animaux requis, sur un même animal plusieurs types de gestes techniques compatibles entre eux pourront être réalisés (injections, prélèvements). Cette diversification des gestes par animal, strictement encadrée et assortie d’un suivi physiologique et comportemental rigoureux, constitue une mesure compensatoire supplémentaire visant à limiter les effectifs. La mise à mort ne sera réalisée qu’en toute fin de parcours, après que l’animal aura contribué à plusieurs séances et à l’acquisition de plusieurs gestes techniques. Afin de réduire encore davantage le recours aux animaux vivants, la première phase du tutorat sera systématiquement réalisée sur des modèles de simulation et des cadavres. Ces supports permettent aux apprenants d’acquérir les gestes techniques fondamentaux, positionnement de l’animal, repérage des zones d’injection ou de prélèvement, manipulation de base, avant toute intervention sur un animal vivant. Le recours aux animaux n’interviendra qu’une fois ces compétences préalables maîtrisées. D’autres mesures de réduction seront également appliquées, notamment l’adaptation du nombre d’animaux en fonction du besoin réel des apprenants à l’acquisition d’un ou plusieurs gestes techniques. L’ensemble de ces dispositions contribue à une utilisation raisonnée et minimisée des animaux, tout en maintenant les conditions nécessaires à une formation de qualité et respectueuse du bien-être animal.

Raffinement

L’enrichissement de l’environnement des animaux (bâtonnets à ronger, coton compressé pour faire des nids, maisons de carton blanc), le maintien des interactions sociales et la surveillance quotidienne des animaux permettront de s’assurer de leur bien-être et de détecter rapidement tout changement de comportement associé ou non à la PE afin que la prise en charge soit la plus efficace et rapide possible. Une période d'acclimatation d’au moins 7 jours avant toute manipulation sera respectée. De plus, une habituation progressive d'une semaine est réalisée au cours de l’apprentissage via l’acquisition des méthodes de préhension et de contention. Le projet met l’accent sur le raffinement des procédures de formation pour minimiser douleur, stress et inconfort des animaux. Cela inclut l’adoption de techniques de préhension et contention douces (tunnel, scruffguard), et l’usage d’analgésiques ou d’anesthésiques gazeux si nécessaire. La déshydratation sera prévenue par un test du pli de peau et du gel diet ou une injection de liquide pourra être administrée en SC. Le recours à l’injection IP ne sera tutorée que lorsqu’il est indispensable et dûment justifié sur des bases scientifiques par rapport à l’administration par voie SC. Des points limites stricts, gradués et spécifiques aux procédures tutorées sont prédéfinis et seront appliqués à chaque animal. Une surveillance clinique quotidienne permettra de détecter toute altération de l’état général, du comportement, de l’alimentation ou de l’hydratation. Des critères spécifiques sont également définis pour chaque geste technique (gavage, injection et prélèvement), notamment en cas de difficulté lors du geste, de saignement, de réaction locale, de détresse respiratoire, de douleur ou de toute autre complication. L’atteinte d’un point limite entraînera immédiatement l’action prédéfinie correspondante : arrêt du geste ou retrait de l’animal de la procédure, traitement analgésique et réévaluation lorsque cela est indiqué, ou mise à mort immédiate en cas de signe de gravité ou de score clinique ≥ 2. En cas de score clinique ≥ 1, une analgésie sera administrée et l’animal sera réévalué dans les 24 heures ; en l’absence d’amélioration, l’animal sera retiré de la procédure et mis à mort. Ces critères permettent une intervention précoce et garantissent que l’animal ne sera pas maintenu dans une situation de douleur, de détresse ou d’inconfort important.

Choix des espèces

Les espèces choisies correspondent à celles déjà utilisées au sein de notre EU pour la réalisation des projets scientifiques autorisés. Les animaux âgés de plus de six semaines seront utilisés. Cet âge correspond à celui des individus pouvant provenir de génotypes non recherchés, de la réforme de reproducteurs ou d’animaux surnuméraires disponibles au sein de la plateforme et non utilisés dans les projets expérimentaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Rats : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 48
Devenir
 -
 -
 -
 48

Un défaut osseux est creusé dans le palais de 48 rats sous anesthésie générale, avec insertion d'une plaque de silicone retirée un mois plus tard lors d'une seconde opération qui comble le trou. Ces procédures d'un niveau de souffrance sévère se terminent par la mise à mort de tous les rats, pour analyser au microscanner et en histologie l'os néoformé. L'objectif déclaré est de valider un biomatériau à base d'organoïdes de moelle osseuse qui remplacerait, à terme, la greffe osseuse prélevée sur le bassin des enfants opérés d'une fente labio-alvéolo-palatine vers 4 ou 5 ans. Le porteur écrit que les anesthésies gazeuses des trois séances d'imagerie engendreront un stress léger chez les rats, puis, quelques lignes plus loin, que leur "bien-être" ne sera pas impacté lors de ces acquisitions.

Objectifs

Les fentes labio-alvéolo-palatines (ou plus communément appelées « becs-de-lièvre ») sont les malformations congénitales les plus fréquentes en France (1 cas sur 700 naissances en 2023). Leur prise en charge chirurgicale commence dès les premiers mois de la vie avec, dans le cas des fentes alvéolaires, une étape d’autogreffe osseuse généralement prélevée sur l’os du bassin, à l’âge de 4 ou 5 ans. L’ingénierie tissulaire, utilisant des biomatériaux avec ou sans cellules, a connu d’importants développements au cours des dernières années dans le cadre de la réparation des pertes osseuses et ouvre désormais le champ à la médecine dite régénérative. À l’avenir, elle pourrait donc remplacer les autogreffes osseuses, ce qui permettrait d’épargner aux enfants opérés toute douleur ou inflammation au niveau de la zone de prélèvement osseux. Des substituts naturels ou synthétiques ont déjà été développés pour tenter de combler les pertes osseuses, et leur fonctionnalisation par des cellules souches du tissu osseux a prouvé une amélioration de leur efficacité en réparation osseuse. Cependant, malgré des résultats favorables, l’ingénierie tissulaire ne permet pas encore la régénération d’un tissu fonctionnel comparable au tissu sain. Le projet, qui se déroule dans deux établissements utilisateurs (EU1 et EU2), vise ainsi à proposer une solution implantable pour la reconstruction osseuse, dépassant les performances jusqu’ici obtenues grâce à l’utilisation inédite d’organoïdes de moelle osseuse.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, les fentes labio-alvéolo-palatines (ou « becs-de-lièvre ») sont l’une des malformations congénitales les plus fréquentes au monde (1 cas pour 700 naissances en France en 2023 selon l’Organisation mondiale de la santé), ce qui en fait un véritable problème national et international de santé publique. Ces malformations sont perçues comme graves et affectent le visage, l’audition, la parole, voire le développement cognitif des patients, engendrant ainsi un handicap social conséquent. La prise en charge hospitalière actuelle de ces malades s’effectue d’abord par une chirurgie de fermeture du défaut, réalisée rapidement après la naissance, puis via une greffe osseuse prélevée au niveau du bassin du patient âgé de 4 ou 5 ans. Cette succession d’opérations génère plusieurs points problématiques : chirurgie lourde (particulièrement au vu de l’âge du patient), délai long de prise en charge, nombreuses visites hospitalières obligatoires, lésions vasculaires, infections ou autres complications post-opératoires. Afin de pallier cette prise en charge fortement incommodante pour le patient, ce projet propose de valider le concept d’un biomatériau implantable innovant à l’issue d’une unique chirurgie précoce, améliorant significativement la réparation osseuse sur le long terme. Au niveau clinique, cela conduira à une prise en charge plus supportable pour le patient et moins complexe pour le personnel hospitalier.

Procédures

Au début de la période expérimentale, une chirurgie visant à créer un défaut osseux au niveau du palais et l’insertion d’une plaque de silicone seront réalisées chez les animaux. L’opération dure environ 30 minutes et est réalisée sous anesthésie générale. Un mois après, le retrait de la plaque de silicone et le comblement du défaut seront effectués. L’opération dure environ 10 minutes et est réalisée sous anesthésie générale. Les interventions chirurgicales seront réalisées au sein de l'EU1. Des acquisitions d’imagerie par rayons X seront réalisées au sein de l'EU2 : trois imageries au total par animal, d’environ 10 minutes par acquisition, réalisées sous anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

La manipulation des animaux engendrera un stress léger potentiel chez ces derniers, notamment lors de la phase d’acclimatation. Si l’harmonie sociale à l’intérieur des cages est compromise, les animaux seront séparés de leur congénères. De la même façon, la séparation post-opératoire, d’une durée de 24 heures, pourrait produire une angoisse légère et transitoire chez les animaux concernés. Une légère douleur passagère pourra être ressentie lors des traitements par injection abdominale (analgésique, anesthésiques, antibiotique, produit de réhydratation, produit d’aide au réveil). De plus, les anesthésies prévues dans l’étude (gazeuse en pré-opératoire et pendant toutes les phases d’acquisition d’imagerie aux rayons X) engendreront un stress léger chez les rats. La création du défaut osseux est une intervention sévère susceptible d'entrainer une douleur post-opératoire qui fera l'objet d'une prise en charge analgésique. Les deux phases chirurgicales de l’étude pourront provoquer des douleurs et/ou un changement du comportement alimentaire chez les animaux opérés, pouvant notamment amener à une perte de poids transitoire. Le transport entre les 2 établissements utilisateurs conduira à un stress léger des animaux. Un contrôle rigoureux de ces nuisances et effets indésirables attendus sera effectué et des actions spécifiques mises en place s’ils dépassent les points limites fixés par la procédure.

Devenir

Les animaux utilisés dans le projet seront mis à mort à la fin de la procédure par une méthode réglementaire, afin de pouvoir réaliser des analyses post mortem sur le défaut osseux, le tissu osseux néoformé et les tissus adjacents au défaut (acquisitions et analyses au microscanner, histologie et immunohistologie).

Remplacement

Le projet vise à proposer une solution implantable pour la reconstruction osseuse dépassant les performances jusqu'ici obtenues en chirurgie conventionnelle. Aucun modèle cellulaire ne permet de reproduire la complexité cellulaire et moléculaire, les interactions entre les cellules ainsi que le système vasculaire intervenant dans le processus de réparation osseuse. Par ailleurs, cette étude ne peut être réalisée sur des modèles invertébrés car ils ne présentent pas de squelette interne. Le recours à un modèle in vivo est dû au fait que les alternatives actuellement disponibles ne sont pas appropriées pour étudier la réparation osseuse.

Réduction

Grâce à une analyse statistique basée sur la littérature, le nombre de rats utilisés a été réduit au minimum permettant d'obtenir des résultats statistiquement significatifs. Le recours à une technologie d'imagerie non invasive in vivo, réduit de manière significative le nombre d'animaux utilisés dans cette étude.

Raffinement

Pour le bien-être des animaux, une phase d'acclimatation de 1 semaine sera observée. Durant cette période, un rapprochement positif homme-animal par des chatouilles sera mis en place. Les animaux seront hébergés par 2 dans des cages. Un enrichissement social, tactile et environnemental sera mis en place. La température et l’hygrométrie du local climatisé seront adaptées aux conditions optimales des rats. Les rythmes circadiens seront scrupuleusement respectés, l’eau et la nourriture seront fournies à volonté. Pendant les 3 jours précèdent les chirurgies, les animaux seront chatouillés (tickling). L'ensemble des procédures chirurgicales est réalisé sous anesthésie générale associé à une analgésie adaptée à l'espèce et à la nature de l'intervention. Un suivi post-opératoire est mis en place, incluant l'application de points limites définis pour ce projet. Le transport des animaux sera effectué par un transporteur agrée garantissant des conditions optimales de bien-être animal (ventilation, lumière, hydrométrie, température) et la conformité aux exigences réglementaires en vigueur. L’utilisation d’une technologie d’imagerie in vivo permettra le suivi de la régénération osseuse des animaux dans le temps par une technique non invasive. Le bien-être des animaux ne sera donc pas impacté lors des acquisitions. Une fois l’induction gazeuse réalisée et l’animal transféré à l’intérieur du microscanner sous masque ventilé, cette anesthésie sera contrôlée tout au long de l’acquisition des scans grâce à une caméra interne à l’appareil, permettant le suivi de la respiration. Enfin, à la fin de chaque phase de chirurgie et d'imagerie, les animaux recevront des friandises appétentes.

Choix des espèces

Le modèle de fente palatine chez le rat est bien caractérisé dans la littérature scientifique. De plus, le rat présente un processus de réparation osseuse comparable à celui de l'homme, ainsi qu'une taille suffisante permettant d'effectuer des gestes chirurgicaux. Les animaux utilisés dans cette procédure seront adolescents au moment de la chirurgie et seront suivis jusqu’à l’âge adulte. La taille des animaux à l'adolescence est suffisante pour la chirurgie et leur croissance osseuse restera encore forte pendant plusieurs semaines, permettant le suivi dans le temps par l’observation par une technique d’imagerie non douloureuse de la régénération osseuse.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Rats : 64
Souffrances
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▲ 64
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Devenir
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 64

Vingt-et-une injections sous-cutanées en trois semaines, une chirurgie crânienne d'environ cinq heures sous anesthésie générale, puis douze séances de test avec imagerie cérébrale de vingt à cent quarante minutes sur six semaines : 64 rats subissent ce protocole dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le produit administré appartient à la famille du cannabis, et il s'agit de voir comment une exposition répétée à l'adolescence modifie les connexions cérébrales et la mémoire à l'âge adulte. Le porteur qualifie ces administrations de procédures "bien tolérées" et prévoit une douleur post-opératoire de 24 à 48 heures. Tous les rats sont mis à mort à la fin, la chirurgie et le traitement cannabinoïde excluant selon lui qu'ils servent ensuite à autre chose, et les tests de mémoire qui occupent six semaines du protocole ne sont jamais nommés.

Objectifs

Ce projet vise à mettre en place et à valider une technique d’imagerie cérébrale chez le rat en mouvement libre, afin d’étudier comment une exposition répétée à des substances psychoactives (de la même famille que le cannabis) pendant l’adolescence modifie les connections entre différentes régions du cerveau et les capacités de mémorisation. Les animaux utilisés bénéficieront d’une intervention chirurgicale (réalisée sous anesthésie complète et avec traitement de la douleur) permettant l’accès à l’imagerie cérébrale, ainsi que d’administrations de substances apparentées aux cannabinoïdes, procédures considérées comme bien tolérées.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre comment une exposition aux cannabinoïdes à l’adolescence modifie durablement les circuits cérébraux liés à la mémoire. Ces connaissances pourront contribuer à identifier des marqueurs biologiques de vulnérabilité et à informer les politiques de prévention.

Procédures

Les interventions sur les animaux comprennent : • Injections sous-cutanées répétées (21 injections sur 3 semaines, environ 5 secondes chacune) • Une intervention chirurgicale sous anesthésie générale et traitement antidouleur (environ 5h), permettant l’imagerie cérébrale • 2 injections sous-cutanées post-chirurgicales (5 secondes chacune) • Sessions d’habituation (5 jours, 10 à 20 minutes par session) • 12 sessions de test comportemental avec imagerie cérébrale (20 à 140 minutes par session sur 6 semaines)

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont : • Douleur post-opératoire modérée (24 à 48h), prise en charge par analgésie • Douleurs brèves lors des injections sous-cutanées (quelques secondes) • Léger stress lors des séances d’imagerie cérébrale en état d’éveil (bruit modéré, changement d’environnement) • Modifications transitoires de la locomotion et de l’état général liées au traitement

Devenir

Les animaux seront mis à mort car pas de réutilisation possible dû à la chirurgie et au traitement cannabinoïde.

Remplacement

Aucun modèle in vitro ou informatique ne permet d’étudier simultanément le comportement complexe, la dynamique cérébrale en mouvement libre et de manière longitudinale sur plusieurs semaines. Le recours à l’animal est indispensable.

Réduction

Cette étude pilote utilise le nombre minimal d’animaux nécessaire. Les sessions longitudinales répétées évitent de multiplier les animaux. Les animaux serviront pour plusieurs types d’expériences (imagerie et comportement).

Raffinement

La chirurgie est réalisée sous analgésie et anesthésie complètes, avec suivi post-opératoire. Une grille de score et une liste de points limites permettent d’assurer le bien-être animal et d’interrompre l’expérience ou de procéder à la mise à mort dès qu’un point limite est atteint. Des analgésiques sont utilisés pour prévenir la douleur. Des séances d’habituation à l’imagerie et au comportement sont réalisées. Les souris [rats] sont élevés en groupes sociaux avec enrichissement du milieu.

Choix des espèces

Le rat a été choisi car il est adapté à l’implantation chronique d’un dispositif d’imagerie cérébrale, offre un volume cérébral suffisant pour l’imagerie des structures d’intérêt, et montre une robustesse comportementale pour les tests de mémoire. L’effet du traitement cannabinoïde a déjà été documenté chez cette espèce. Le traitement est administré au stade adolescent (en raison de la sensibilité accrue du cerveau en développement) et les enregistrements sont réalisés au stade adulte (cerveau mature, ossature crânienne plus résistante).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 625
Souffrances
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▲ 625
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Devenir
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 625

625 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Les rates gestantes sont soumises à un régime pauvre en protéines pendant les 22 jours de gestation pour provoquer un retard de croissance chez leurs petits, dont les barrières sang-cerveau seront ensuite examinées, et les ratons reçoivent après la naissance des injections répétées de lipopeptide dans l'abdomen, sous anesthésie gazeuse. Le porteur indique que ces ratons se nourrissent moins pendant les premières 24 heures, avec une prise de poids réduite d'environ 25 % par rapport aux contrôles, et signale aussi l'effet de la séparation d'avec la mère pendant les mesures de vocalisation et les IRM. Les petits sont mis à mort entre 3 et 30 jours pour prélever leurs tissus, les mères après le sevrage, et le porteur écrit que l'analyse in vivo reste "incontournable" pour ce projet de recherche.

Objectifs

Les pathologies pré- et postnatales telles que le retard de croissance intra-utérin (RCIU) et l’inflammation chronique sont des facteurs de risque importants d’apparition de troubles neurodéveloppementaux. Mieux comprendre leurs effets est donc crucial pour identifier des approches thérapeutiques efficaces visant à minimiser ces risques. Dans ce contexte l’objectif de notre projet est de comprendre et traiter les lésions induites par ces pathologies pré- et postnatales individuelles et combinées, en mettant en lien ces lésions cérébrales avec l’altération des barrières sang-cerveau que nous avons précédemment mise en évidence, et en testant l’efficacité à long terme d’agents pharmacologique neuroprotecteurs.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra d’apporter des informations importantes sur le lien entre l’altération des barrières sang-cerveau et les troubles du neurodéveloppement. Less données antérieures montrent que la barrière sang-cerveau est plus impactée en cas d’agressions combinées à court terme. Il est probable que la compilation de plusieurs agressions soit à l’origine de lésions cérébrales plus durables incluant des altérations des fonctions des interfaces sang-cerveau à long terme. Par exemple des différences de signal à P21 pourraient être visualisées en micro-IRM chez les animaux ayant subi une inflammation chronique postnatale en sus du RCIU. Les deux types de stress que nous explorons, retard de croissance intra-utérin et inflammation chronique telles qu’induite par une infection périnatale, sont des facteurs de risque reconnus d’apparition de troubles neurodéveloppementaux. Ces travaux évaluant un défaut de neuroprotection assurée par les interfaces sang-cerveau vont générer les données mécanistiques indispensables à l’identification d’approches thérapeutiques efficaces visant à prévenir les effets neurologiques à court et à long termes induits par ces conditions délétères.

Procédures

Le projet débute avec une mise en reproduction de deux animaux (un mâle et une femelle par cage) pendant une nuit seulement. Un prélèvement vaginal sur animaux vigiles est ensuite effectué pour confirmer la présence de spermatozoïdes et donc valider le premier jour de gestation. Quelques secondes seulement sont nécessaires pour procéder au frottis et aucune contrainte physique n’est appliquée à l’animal. Une anesthésie n’est pas envisagée pour éviter d’appliquer un stress supplémentaire à l’animal. Ces femelles gestantes sont ensuite soumises à un régime alimentaire hypo-protéiné durant toute la période de gestation (22 jours, 10 femelles). Enfin les animaux des portées sont soumis en postnatal à une injection intraperitonéale de lipopeptide accompagné ou non d'une molécule thérapeutique neuroprotectrice qui se fait sous anesthésie gazeuse. Les analyses sont ensuite effectuées entre 3 et 30 jours (586 animaux). Certains animaux sont soumis à des mesures de vocalise, et des IRM qui s'effectuent également sous anesthésie gazeuse (36 animaux). L'ensemble du projet sera réalisé dans l'établissement utilisateur EU1, sauf pour la réalisation des IRM qui sera réalisée dans l’établissement utilisateur EU2.

Impact sur les animaux

Les femelles sont soumises à un régime hypo-protéiné qui peut affecter leur comportement durant toute la période de gestation. Une inactivité ainsi qu’une prise de poids réduite associées à ce régime pourront être observées durant la période de gestation. Les ratons soumis à l'exposition au lipopetide se nourrissent moins pendant les Premières 24h (augmentation de poids réduite d'environ 25 % par rapport aux contrôles), différence qui disparait ensuite. Les ratons pourront être impactés par la séparation d’avec la mère pendant la période d’analyse de comportement, par les injections répétées sur plusieurs jours, ainsi que par les réveils d’anesthésie.

Devenir

Tous les animaux des portées ayant subi une intervention sont mis à mort à différents temps post-nataux afin de collecter les tissus pour analyses. Les mères soumises à un régime alimentaire hypoprotéiné sont mises à mort après utilisation ou sevrage des petits.

Remplacement

Bien que des modèles in vitro de barrières sang-cerveau (e.g. cellules endothéliales cérébrales) existent, ils ne permettent pas d’étudier l'influence globale des différentes cellules cérébrales sur la perméabilité de ces interfaces, et ne permettent pas de mimer des pathologies périnatales tels que le retard de croissance intrautérin. Par ailleurs, la circulation du liquide cérébrospinal dont le rôle est reconnu dans les processus neuroinflammatoires, en particulier comme vecteur de cellules immunes et de cytokines, ne peut être reproduite in vitro à l'identique de la physiologie. Les séquelles neurologiques résultantes d’une atteinte périnatale dépendent de mécanismes complexes impossibles à reproduire in vitro. Nous testons une molécule neuroprotectrice dont l’administration ne prend sens que dans un modèle d’étude globale in situ. L’analyse in vivo reste donc incontournable pour ce projet de recherche.

Réduction

- Les rates gestantes non soumises à un régime pauvre en protéine au cours de la grossesse pourront être utilisées pour de nouvelles reproductions (jusqu’à 5 reproductions par femelle), puisque seuls les ratons subissent des traitements ultérieurs à la naissance. - Nous prévoyons un nombre de six animaux par lot expérimental, et chaque condition reproduite sur 2 portées différentes, afin de remplir les conditions statistiques de test de significativité réalisés précédemment pour ce type d’expérimentation. - Les portées chez ces rats sont habituellement d’au moins 12 animaux ce qui permettra de réaliser des comparaisons au sein d’une même portée.

Raffinement

- Le poids des rates gestantes soumises à un régime pauvre en protéine sera suivi régulièrement tous les trois jours à partir de la mise en reproduction. Les rates utilisées pour les reproductions observeront une période quiescente d’un mois minimum entre une naissance et une nouvelle mise en reproduction. - Cette méthode est reconnue comme moins invasive que les autres méthodes d’induction d’un retard de croissance (ligature des artères utérines). - Les ratons seront suivis attentivement avec un contrôle pondéral journalier jusqu’à P6, puis tous les trois jours, jusqu’à P15 puis à P21 ou P30. Le traitement des animaux se fera sos anesthésie gazeuse. Après traitement ou manipulation, les animaux seront replacés avec la rate avec suivi du comportement maternel et de l’allaitement. - Pour l’exploration par IRM, la mère avec la portée sera transférée avec la litière et l’enrichissement dans une cage de transport (500 m). La cage de transport présentera un couvercle avec un emballage carton opaque. Les ratons seront séparés de leur mère uniquement pendant le temps de l’examen, qui s'effectuera sous anesthésie gazeuse. Enfin une étude pilote sera menée pour tester si la voie sous-cutanée peut être utilisée pour l’injection de traceurs ou médicaments en place de l’injection intrapéritonéale très utilisée chez les animaux en développement mais pouvant engendrer de la variabilité et moins pertinente vis-à-vis de la médecine humaine.

Choix des espèces

Les expériences décrites dans ce projet seront effectuées sur des rats, espèce utilisée dansles APAFiS précédente. C’est une espèce de prédilection pour des expérimentations qui requièrent une optimisation des gestations. Les femelles de cette lignée ont en effet des portées importantes et régulières. Elles s’occupent très bien de leurs petits. Les données déjà acquises sur ce projet l'ont été avec ce modèle. Les animaux seront mis à mort soit à 8 jours postnatal (P8), soit à P30. Ces différents temps nous permettront d’évaluer l'effet du RCIU associés ou non à l'inflammation chronique sur l'intégrité des interfaces sang-cerveau au cours du développement précoce, ainsi qu'une fois la fenêtre de plasticité cérébrale refermées (Impact sur la programmation foetale, P30).

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 180
Souffrances
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▲ 180
Devenir
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 180

Chacun des 180 rats subit deux interventions sur le crâne, d'abord la greffe de la tumeur, puis son excision suivie du dépôt en une dose d'un traitement dans la cavité laissée par la chirurgie. Tous sont tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le résumé annonce des hémorragies locales possibles lors de la résection, des douleurs postopératoires liées à la craniotomie, et une perte d'appétit puis de poids à mesure que le glioblastome progresse. Quatre traitements sont ainsi comparés pour répondre à ce que le porteur appelle "un besoin médical non pourvu" depuis 2005, bénéfice renvoyé à d'éventuelles retombées quand les atteintes, elles, sont programmées.

Objectifs

Le glioblastome est une forme de cancer du cerveau particulièrement agressive. Malgré les traitements actuels (chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie), l’espérance de vie des patients dépasse rarement 15 mois. Deux grands défis limitent l’efficacité des traitements : une barrière naturelle du cerveau qui empêche les médicaments d’atteindre facilement la tumeur et la présence de cellules cancéreuses très résistantes, difficiles à éliminer. Après chirurgie, la tumeur revient souvent près de la zone où elle a été retirée. Cette région, appelée le bord chirurgical, favorise la repousse des cellules cancéreuses. Pour améliorer les traitements, les chercheurs explorent actuellement une stratégie prometteuse qui consiste à implanter directement dans le cerveau des matériaux contenant des traitements, comme des médicaments anticancéreux ou des molécules qui agissent sur des cellules responsables des récidives. Cette méthode permet de libérer les substances actives là où elles sont vraiment nécessaires, et sur une longue durée. Ce projet vise à tester et comparer l’efficacité de quatre traitements administrés localement dans le cerveau afin de mieux lutter contre ce type de cancer.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est de vérifier l’efficacité anticancéreuse de quatre nouveaux traitements véhiculant des agents thérapeutiques pour le glioblastome. Les retombées de ce projet pourraient permettre de répondre à un besoin médical non pourvu dans le traitement du glioblastome qui n’a pas bénéficié d’innovation thérapeutique depuis 2005.

Procédures

Les animaux subiront : 1) une intervention chirurgicale pour réaliser la greffe tumorale ; 2) une excision chirurgicale de la tumeur suivie de l’administration, en une seule dose, d’un traitement innovant dans la cavité laissée par la chirurgie. La durée approximative de chaque chirurgie ou de tout acte nécessitant une anesthésie ne dépassera pas 30 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances anticipées dans ce projet concernent la greffe, l'excision chirurgicale de la tumeur et la douleur liée aux actes chirurgicaux. La manipulation, contention des animaux, les injections répétées d'anesthésiques ou d'analgésiques sont générateurs de stress pour les animaux. La résection peut induire des hémorragies locales et avec la craniotomie elles peuvent générer des douleurs post-opératoires. La progression tumorale induite par la maladie (glioblastome) provoque à terme une perte d'appétit, donc une malnutrition et finalement une perte de poids.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure expérimentale. Ils seront mis à mort dès qu’ils atteindront l’un des points d’arrêt définis (modifications du poids corporel, changements dans l’apparence physique, le comportement, les réponses aux stimuli, ou apparition de signes cliniques de souffrance évalués à l’aide d’une grille de score adaptée) ou à des temps préétablis.

Remplacement

L’objectif de ce projet est de vérifier l’efficacité anticancéreuse des traitements innovants véhiculant des agents thérapeutiques pour le glioblastome. Les équipes impliquées dans le projet ont établi les différentes étapes expérimentales sur la base des résultats obtenus préalablement. Cette étape de validation de l'efficacité du traitement est indispensable avant toute évaluation clinique chez le patient. Il n’existe à l’heure actuelle, aucune autre méthode qui pourrait se substituer à l’expérimentation animale dans ce domaine.

Réduction

Le nombre d'animaux prévu dans chaque groupe est basé sur un calcul d'effectif permettant de prédire que nous avons 80% de chance d’obtenir un résultat statistiquement significatif. Animaux des deux sexes seront utilisés dans les procédures expérimentales.

Raffinement

Les nuisances seront réduites au maximum grâce à l'utilisation de mesures de raffinement appropriées. Le bien- être des animaux est assuré par un enrichissement de leur environnement grâce à l'utilisation d'une litière à base de cellulose, de dômes autoclavables et de morceaux de bois à ronger, dans toutes les cages. Tous les actes chirurgicaux seront réalisés sous anesthésie et s'accompagneront d'une prise en charge peri- et post-opératoire de la douleur. Les rats seront sous observation quotidienne, et une grille de score sera utilisé pour l’évaluation de la douleur en fonction des changements de poids corporel, des changements dans leur apparence physique, comportement, de réponses aux stimuli ou de l’apparition de signes cliniques de souffrance. En fonction du score total obtenu grâce à cette grille (score 4 à 9) des mesures visant à soulager la détresse (ex. eau gélifiée, nourriture dans la cage, ajout d’enrichissement, remise d’un animal isolé en hébergement de groupe) et la douleur (ex. analgésie) seront mises en place. Pour un score total ≥ 10, si l'animal présente des signes cliniques qui ne sont pas stoppés suite aux actions spécifiques mises en place ou si l'animal présente de signes cliniques irréversibles menant vers la mort (ex. perte de poids supérieure ou égale à 20% du poids initial de l’animal, signes neurologiques sévères, léthargie, difficultés respiratoires sévères ou prolongées) l’expérimentation sera immédiatement arrêtée par mise à mort de l’animal. Enfin seront considérés comme points d'arrêt aussi: la présence d’une plaie, d’une tumeur sur un site autre que celui attendu ou un conflit sévère entre plusieurs animaux.

Choix des espèces

Le modèle rat (avec le modèle souris) représente le modèle le plus étudié dans le traitement des tumeurs cérébrales. Nous avons choisi un modèle de rat pour tester nos traitements locaux et non pas un modèle souris car il représente un modèle plus grand et qui permettra donc d'obtenir une meilleure localisation in vivo de la tumeur, de la distribution du traitement dans le tissu cérébral et d'administrer des volumes plus importants de traitement, ce qui nous rapproche davantage de la clinique. Les différents travaux scientifiques dans ce domaine ont utilisé très majoritairement des rats de 5 à 8 semaines : afin de pouvoir confronter nos résultats avec la littérature et avec nos travaux précédents nous avons choisi d’utiliser des rats de 5-8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 413
Souffrances
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▲ 413
Devenir
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 413

Un caillot de sang injecté dans la carotide interne, par une chirurgie du cou de trente minutes, provoque l'AVC chez 413 rats, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Suivent deux passages à l'IRM sous anesthésie générale, à J+1 et J+7, et des tests comportementaux que le résumé nomme, le neuroscore et le corner test, répétés à J1, J3 et J7. Les déficits attendus, pertes d'équilibre, faiblesse musculaire du côté opposé à la lésion, difficultés à manger, boire et interagir dans les premiers jours, sont présentés comme ce qui rend justement ces tests possibles. Le porteur justifie le choix du rat par les homologies vasculaires avec l'humain, mais aussi par "le coût relativement bas" et "la logistique aisée" de l'élevage, avant de conclure que leur utilisation "devient incontournable".

Objectifs

L'accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique est pathologie cérébrale causée par un caillot sanguin qui bloque une artère dans le cerveau. Actuellement, le traitement principal consiste à administrer un médicament appelé activateur tissulaire du plasminogène (tPA) pour dissoudre le caillot, parfois associé à une intervention chirurgicale appelée thrombectomie. Cependant, ces traitements ne sont pas toujours efficaces et peuvent avoir des effets secondaires graves, limitant leur utilisation à moins de 10% des patients. De plus, l'efficacité du tPA peut varier en fonction de la nature du caillot et de l’origine de la maladie. Pour améliorer la prise en charge des patients à long terme, il est crucial de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Notre projet vise à étudier chez le rongeur différentes façons d'administrer des médicaments pour voir comment ils affectent les dommages cérébraux, les saignements dans le cerveau et la récupération après un AVC. Nous utiliserons un modèle d'AVC chez le rat, largement utilisé en recherche. Cela nous permettra d'étudier comment différents traitements pourraient aider les rats à se remettre après un AVC, ce qui pourrait avoir des implications importantes pour le traitement des patients victimes d'AVC. Ce projet sera réalisé sur deux sites, avec un site pour la réalisation des chirurgies et l’évaluation comportementale et un site pour l’imagerie.

Bénéfices attendus

Actuellement, la prise en charge des patients en phase aigüe de la pathologie repose sur l’administration de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA), capable de dissoudre les thrombi, associée ou non à la thrombectomie chirurgicale. Cependant, en raison des effets secondaires du tPA et de la difficulté relative de la procédure de thrombectomie, seule une faible proportion des patients (

Procédures

Se déroulera à J-1 un prélèvement de sanguin sur tous les animaux vigiles au niveau de la veine caudale. Ce prélèvement ne prendra pas plus de 5 minutes. Tous les animaux de cette DAP seront soumis à une chirurgie au niveau du cou afin de pouvoir injecter un caillot de sang dans la carotide interne provoquant ainsi un AVC. Une fibre doppler sera positionnée sur la tête afin de valider l’AVC. Cet acte chirugical durera 30 minutes, AVC + pose de la fibre. A J+1 et J+7, ces mêmes animaux seront passés à l'IRM sous anesthésie générale pour une durée totale de 20 minutes. Les animaux passeront également une batterie de test comportementaux, jusque 3 jours avant l’induction de l’AVC pour déterminer l’activité basale, puis à J1, J3 et J7. Nous comptons un total de 15 minutes pour la prise du neuroscore et moins de 10 minutes pour le corner test. Enfin, à la fin du projet, les animaux seront soumis à une anesthésie léthale. La durée de cette intervention sera comprise entre 10 et 15 minutes, comprenant la récupération de tissu post-mortem.

Impact sur les animaux

Le modèle, par définition, reproduit les effets d’un AVC à savoir des déficits sensorimoteurs dus aux lésions cérébrales de certaines parties du cerveau. Ces déficits sont visibles chez l'animal à court et moyen terme, ce qui nous permet d'effectuer des tests comportementaux et de tirer des conclusions pertinentes. Après un AVC, les animaux peuvent présenter des pertes d’équilibres et une faiblesse musculaire des membres du côté opposé à la lésion cérébrale. Dasn les premiers jours suivant l'AVC, ils peuvent également rencontrer des difficultés à manger, à boire et à intéragir avec leur environnement, nécessitant une surveillance particulière.

Devenir

A la fin du projet, tous les animaux seront donc mis à mort permettant le prélèvement du cerveau post fixation pour analyse.

Remplacement

Ce projet correspond aux étapes des tests d’innocuité et d’efficacité de thérapeutiques in vivo faisant suite aux nombreuses expérimentations et validations réalisées in vitro par les industriels financeurs. Actuellement il n’existe aucune méthode alternative à l’expérimentation animale nous permettant d’obtenir le même niveau d’information obtenue avec l’expérimentation animale. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons dans la littérature et au sein de notre laboratoire font des rats le modèle préférentiel pour mener à bien ce projet. En effet, rattus norvegicus est l’une des espèces animales la plus étudiée dans le domaine de l’AVC ischémique, permettant une analyse comparative et critique des résultats obtenus.

Réduction

Pour l’étape de mise au point, nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction tout en aquérant un certain niveau d'expertise technique. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, et selon l'expertise nécessaire à la bonne réalisation des gestes techniques. Ainsi, le nombre d'animaux nécessaire pour cette étape de mise au point, a été calculé selon l’expérience de l’expérimentateur (habileté, expérience, prédisposition pour ce type de gestes) désigné pour réaliser ces gestes chirurgicaux. L’utilisation d’outils d’imagerie non invasive (IRM) permettent de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés. Les données extraites de la littérature scientifique préclinique, combinées surtout à une étude de détermination de la puissance statistique régulièrement mise à jour avec nos données permettent de définir un nombre minimal d’animaux de 15 par groupe dans nos conditions protocolaires. Cette approche nous offre la capacité de visualiser des différences réelles de manière statistiquement significative entre les groupes étudiés. Afin d’anticiper les exclusions d’animaux, l’augmentation de l’effectif à 20 par groupe expérimentaux est prévu mais non obligatoire pour atteindre un effectif final satisfaisant de 15 animaux par groupe. Maintenir cette marge de sécurité contribue à assurer la validité scientifique de notre projet tout en respectant les normes éthiques et les principes de réduction du nombre d'animaux utilisés en recherche. Ainsi, en optimisant le nombre d'animaux utilisés, nous parvenons à concilier l'efficacité de notre projet avec sa valeur scientifique, conformément aux principes de réduction du nombre d'animaux utilisés en recherche.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en cages conformes à la Directive, isolées des nuisances sonores, avec enrichissements, nourriture et eau ad libitum. Les rats sont maintenus à 2 par cage. Le bien-être est suivi deux fois par jour en semaine et quotidiennement les week-ends et jours fériés par du personnel qualifié. Lors des chirurgies, les animaux sont anesthésiés avec analgésie pour soulager la douleur. La température corporelle des rats sera maintenue stable pendant la chirurgie. Le site opératoire est tondu, désinfecté et reçoit une application d'anesthésiant local. Les sutures seront faites par points séparés afin de limiter le risque de déhiscence. Au réveil, les animaux sont placés en cage individuelle chauffée, puis remis en cage avec alimentation facilitée et gel nutritif. La surveillance est continue et renforcée en post-opératoire immédiat. Les points limites sont définis ; en cas de dépassement, ils seront mis à mort. Un suivi strict est assuré les jours suivants (pesée, état général). Le transport entre établissements s’effectue dans les cages d’origine, sur chariot, via un passage souterrain sans exposition extérieure, avec maîtrise des vibrations. À l’arrivée, une période de repos d’1 h est respectée avant toute manipulation.

Choix des espèces

Le rat (Rattus norvegicus) est l’espèce animale la plus étudiée dans la recherche sur les maladies neurodégénératives, particulièrement dans le développement de stratégies thérapeutiques. Cette prééminence découle de divers facteurs, notamment les homologies vasculaires et génétiques entre l’Homme et le rat, le coût relativement bas, et la logistique aisée associée à l'élevage et la stabulation de ces rongeurs. Ces caractéristiques (entre autres) font des rats un modèle animal privilégié pour la recherche préclinique. Dans le contexte spécifique de l'AVC ischémique, l'utilisation des rats devient incontournable. En effet, elle offre la possibilité d'une analyse comparative et critique des résultats obtenus avec ceux de la littérature, renforçant ainsi la fiabilité des conclusions et leur applicabilité potentielle chez l'Homme. Les animaux utilisés seront âgés de 6 semaines le jour de l’induction de l’AVC pour un poids allant de 250 à 275 g. Nous effectuerons notre modèle sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec celles dèjà disponible dans notre laboratoire et dans la littérature scientifique du domaine.