Rats

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  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 2180
Rats : 2180
Souffrances
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Devenir
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 4360

Fournir un modèle expérimental pour tester des traitements des complications oculaires du diabète : 2 180 souris et 2 180 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Ils sont rendus diabétiques par une injection de streptozotocine qui détruit les cellules du pancréas produisant l'insuline, puis une kératopathie leur est provoquée sur un œil après huit à seize semaines de diabète. Le porteur indique qu'au bout d'un mois les rats malades pèsent 50 à 60 % du poids des rats témoins du même âge, et décrit les examens oculaires comme semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet. Les gouttes peuvent être administrées six à huit fois par jour et les injections dans l'œil une à deux fois par semaine, pour des études d'efficacité relevant en partie de l'usage réglementaire.

Objectifs

Le taux élevé de sucre dans le sang entraine une cascade d’évènements impliquant des médiateurs de l’inflammation qui conduisent à la dégradation des cellules neuronales et des capillaires sanguins de la rétine.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est de proposer un modèle expérimental pour évaluer l'efficacité de nouveaux traitements des complications du diabète au niveau de la rétine et de la cornée qui sont invalidantes pour les patients et peuvent aboutir à la cécité. La recherche de traitement est en constante évolution, pour intervenir à différents stades de la maladie et preserver au mieux la visions des patients.

Procédures

L’induction du diabète chez les rats et les souris se fait par injection intrapéritonéale d’une molécule qui rend les animaux diabétiques. Le taux de glycémie sera contrôlé sur bandelette une à trois fois dans l'étude par le prélèvement d'une goutte de sang à la queue de l'animal ou au niveau de la mandibule. L'induction de la kératophatie se fera uniquement sur un œil et par un acte unique après une période de 8 et 16 semaines de diabète, la procédure ne durera pas plus de 10 minutes. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives. Ces examens sont d’ailleurs réalisés chez l’homme en cabinet médical en ambulatoire sans anesthésie. Ces examens sont également régulièrement pratiqués sur l’animal en clinique vétérinaire dans le cadre des consultations. Pour notre projet, ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles (examens au biomicroscope) mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère. Ces examens sont rapides et ne dureront pas plus de quelques minutes. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), soit par voie sous cutanée, soit par voie intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces instillations ou injections nécessitent le maintien de l’animal afin de l’immobiliser. Ces procédures sont extrêmement rapides et ne prendront pas plus d’1 ou 2 minutes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois avec généralement une moyenne de 3 administrations et un maximum de 6 à 8 administrations par jour Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leurs fréquences sont plus limitées, une à deux fois par semaine. Ces procédures sont aussi un peu plus longues et nécessitent de placer l’animal sous un microscope chirurgical. Il faudra compter quelques minutes (en général 5 minutes par animal) pour réaliser de telles administrations. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements se feront sur animal vigile et le temps nécessaire aux prélèvements ne dépassera pas les 5 minutes par animal.

Impact sur les animaux

Les animaux sont rendus diabétiques par injection de Streptozotocine. La streptozotocine détruit les cellules du pancréas qui ne produit plus d’insuline et ne peut plus controler la glycémie. L’hyperglycémie altère vaisseaux et nerfs avec une répercussion sur différents organes, comme la neuropathie, les troubles cardiovasculaires, la néphropathie, et la rétinopathie. Les animaux diabétiques ont un besoin de boire et des urines accrus, et perdent du poids. Ils perdent du tonus et prennent un aspect vouté au cours du temps. Les animaux n’ont plus ou peu de gain de poids malgré une consommation d’eau et de nourriture accrue. Au bout d’un mois de diabète, le poids des rats malades représente 50 à 60 % du poids des rats contrôles du même âge, la différence semble moins importante chez la souris et serait plutôt autour de 80% du poids des souris contrôles non induites au bout d'un mois de diabète.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...).

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. Le recours à un modèle animal est nécessaire en raison de la physiologie particulière l'oeil composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen) en interaction les uns avec les autres. Le développement de la kératopathie diabétique ne peut être mimé par un modèle alternatif.Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe est limité pour cependant rester adapté à l'analyse des résultats par des tests statistiques afin de permettre de conclure sur l'efficacité ou non d'un traitement. Une analyse de puissance avec un calcul de l’effectif sera réalisé ce qui permettra d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. Des évaluations non invasives de la pathologie sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal. L'analyse des deux yeux sera effectuée chaque fois que possible afin de réduire le nombre d'animaux.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum, de l’enrichissement adapté (abri et morceaux de bois à ronger). En raison de la polydipsie et de la polyurie des animaux diabétiques, la litière sera changée plus fréquemment (1 fois par jour), et un biberon supplémentaire sera ajouté. Les examens non invasifs pour évaluer la pathologie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou en cabinet vétérinaire. Les examens de l'œil qui requièrent un immobilisme de l'animal pourront être réalisés sous anesthésie pour son confort. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum.

Choix des espèces

Ce modèle est bien décrit sur ces espèces dans la littérature et l’apparition des signes cliniques recherchés de la cornée diabétique est bien documentée chez la souris pigmentée (Young L, et al 2014) ou le rat albinos. Les animaux, rats et souris, seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie, âgés de 6 semaines minimum à l'induction du diabète conformément aux publications de référence qui servent de base à ce modèle. Ils entrent en étude après une période d’acclimatation d'un minimum de 5 jours.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 536
Rats : 536
Souffrances
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▲ 1072
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Devenir
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 1072

Pour reproduire le syndrome des ovaires polykystiques et y tester des composés pharmacologiques, des souris et des rats reçoivent, certains dès 3 à 4 semaines d'âge, des hormones sexuelles ou d'autres molécules qui dérèglent leur équilibre hormonal, chaque jour ou par un dispositif sous la peau, pendant 1 à 24 semaines. 1072 rongeurs, 536 souris et 536 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour prélever leurs ovaires. Les rongeurs reçoivent en plus le composé testé, un témoin négatif ou une molécule de référence, un frottis vaginal par jour pendant au moins 14 jours et, selon les protocoles, des prises de sang et d'urine jusqu'à une fois par semaine. Selon le porteur, l'excès d'androgènes et les follicules immatures entraîneraient une infertilité et "ne devraient pas provoquer d'autres effets indésirables", mais il ne nomme ni les hormones ni les molécules employées. Il justifie le choix des rongeurs par le souci d'utiliser les espèces "les moins sensibles du point de vue neurophysiologique".

Objectifs

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est la maladie hormonale la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer, touchant environ une femme sur dix dans le monde. Il se caractérise par un dérèglement hormonal, une production excessive d’androgènes (comme la testostérone), des règles irrégulières et la formation de follicules inachevés dans les ovaires. Le SOPK est l’une des principales causes d’infertilité. L’origine du SOPK n’est pas clairement identifiée, mais elle est probablement multifactorielle (génétique, épigénétique, environnementale). Un lien est souvent rapporté entre l’excès d’androgènes, la résistance à l’insuline et l’obésité, avec environ 35 à 50 % des patientes avec un SOPK qui sont obèses. Les symptômes varient selon les personnes : pilosité excessive, perte de cheveux, acné, règles irrégulières ou absentes. Ces symptômes évoluent avec l’âge, l’hypersécrétion des androgènes aggravant la résistance à l’insuline. Le SOPK augmente aussi le risque de syndrome métabolique (surpoids, dyslipidémie, hypertension, troubles de la glycémie), conduisant à l’insulinorésistance, au diabète de type 2 et aux maladies cardiovasculaires. Il accroît également le risque de cancer de l’endomètre. Le SOPK est une maladie chronique, et actuellement incurable. La prise en charge des patientes vise à améliorer les symptômes par des changements de mode de vie et ou des traitements médicamenteux. La recherche médicale est donc très active, cherchant à comprendre les dysfonctionnements et à développer de nouveaux traitements, notamment des traitements curatifs. Des modèles animaux de SOPK sont décrits dans la littérature, principalement chez les rongeurs. Ceux-ci sont développés via des modifications génétiques, des manipulations environnementales (exposition au stress ou lumière constante) ou l’induction de taux élevés d’hormones sexuelles, parfois combinée à l’induction du diabète (lignée de rongeurs diabétiques ou alimentation riche en graisses (type Western ou High-fat-diet, HFD). Ce projet vise donc à développer des modèles animaux pertinents, afin de mieux comprendre la physiopathologie du SOPK et de contribuer à la recherche de nouveaux traitements, curatifs ou symptomatiques.

Bénéfices attendus

Selon l’Organisation mondiale de la santé, le SOPK est un problème de santé publique important et l’un des troubles hormonaux les plus courants chez les femmes en âge de procréer. La maladie touche environ 8 à 13 % des femmes en âge de procréer. Les effets biologiques et psychologiques du SOPK, en particulier ceux liés à l’obésité, à l’image du corps et à l’infertilité, peuvent entraîner des problèmes de santé mentale et une stigmatisation sociale. D’après l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm, dossiers SOPK), un des enjeux de la recherche sur le SOPK est le développement de nouveaux traitements qui permettraient de résoudre toutes les complications à la fois, en s’attaquant à la cause du problème et non à chacun des symptômes séparément. Ce projet de recherche permettrait la mise en place d’un modèle robuste et valide de SOPK chez le rat et la souris. Ensuite, l’évaluation de nouveaux traitements du SOPK sur ces modèles animaux, donc une preuve de concept préclinique, avant les essais chez l’homme.

Procédures

Pour l’induction du SOPK, les animaux vont recevoir un traitement par des hormones sexuelles ou autres molécules entraînant un déséquilibre hormonal. Ce sera une administration par jour par voie orale ou parentérale, ou via un dispositif sous-cutané permettant une libération prolongée, pendant 1 à 24 semaines. En plus, les animaux vont aussi recevoir une administration (voie selon la molécule à étudier) du composé à analyser, d’un contrôle négatif (souvent le véhicule du composé à tester) et d’une molécule de référence. La fréquence et la durée du traitement dépendra du composé à tester (une ou plusieurs fois par jour pendant 1 à 24 semaines). Des frottis vaginaux seront réalisés chez les animaux, une fois avant le début des traitements, puis une fois par jour pendant au moins 14 jours consécutifs afin de déterminer la présence de SOPK. Enfin, si le protocole le requiert, des prélèvements de sang et d’urines pourront être envisagés jusqu’à une fois par semaine pendant la durée de l’étude. Chaque prélèvement, réalisé par des personnels tutorés, durera moins de 3 minutes

Impact sur les animaux

L’administration des composés, la réalisation des frottis vaginaux et les prélèvements sanguins peuvent entraîner un stress et/ou une sensation d’inconfort passager chez les animaux. L’excès d’hormones androgènes et la formation des petites follicules ovariens immatures entraîneraient une infertilité mais ne devraient pas provoquer d’autres effets indésirables chez les animaux.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure. En effet, un prélèvement des ovaires est indispensable pour mettre en évidence le SOPK et l’efficacité ou non d’un traitement.

Remplacement

Il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro pertinent permettant d’évaluer l’efficacité d’un principe actif sur le SOPK. En effet, le syndrome est le résultat d’un ensemble de désordres hormonaux et tissulaires, faisant appel à l’axe hypothalamo-hypophysaire et atteignant en même temps le cerveau et les organes.

Réduction

La réalisation des études se fera de façon à limiter le plus possible le nombre d’animaux utilisés. Une étude pilote sera réalisée pour la validation du modèle. L’évaluation d’un nouveau traitement se fera seulement lorsqu’un modèle robuste et valide sera obtenu. Comme utilisé par les autres équipes de recherche dans la littérature, le nombre d’animaux par groupe sera entre 5 et 8 au début du projet. Ce nombre sera ensuite affiné après la récolte des premières données avec des tests statistiques. Des tests statistiques seront aussi réalisés pour comparer les paramètres mesurés dans les groupes d’animaux étudiés. Pour une petite population, le t-test non apparié sera utilisé pour les comparaisons 2 à 2 et une analyse de variance à 1 ou 2 facteurs pour les comparaisons multiples.

Raffinement

Une réduction de la douleur, la souffrance et l’angoisse est mise en place dès que cela est possible. Les animaux sont hébergés en groupe dans les cages (2 rats et jusqu’à 5 souris) afin de favoriser leur interaction sociale et réduire leur stress. De plus, un suivi quotidien de tous les rats sera réalisé par les zootechniciens (observation comportement, état de santé général et état sanitaire de leur cage). Des points limites adaptés ont été fixés pour la réalisation du projet. L’atteinte d’un point limite sera signalé par le zootechnicien à un responsable des soins et au responsable du projet. Le cas échéant, si les symptômes sont réversibles, l’animal sera sorti de l’expérience et des procédures de soins peuvent être mis en place avant une éventuelle ré-inclusion dans l’étude. Si les symptômes sont irréversibles, l’animal sera euthanasié. Toute décision (sortie de la procédure en cours, soins ou euthanasie) sera prise en concertation avec le responsable du projet, le vétérinaire référent, et/ou le responsable de la structure du bien-être animal (SBEA) et/ou le responsable de la plateforme animalerie.

Choix des espèces

Le choix du modèle animal est guidé par le souci d’utiliser un nombre minimum d’animaux, les moins sensibles du point de vue neurophysiologique et présentant le maximum de chance d’obtenir des résultats satisfaisants. Les rongeurs, que ce soit le rat ou la souris, sont ainsi le modèle le plus utilisé en recherche dans les modèles de SOPK. En effet, les rongeurs ont aussi un axe hypothalamo-hypophysaire qui régule le taux hormonal, qui est essentiel dans l’étiologie du SOPK. Malgré l’absence de menstruation chez la femelle, le suivi du cycle œstral permet d’observer une perturbation de l’ovulation. De plus, le cycle oestral dure seulement 4 à 5 jours chez les rongeurs, permettant d’observer rapidement une perturbation ou l’efficacité d’un traitement. Les animaux seront utilisés à l’âge prépubère (3-4 semaines d’âge) ou à l’âge adulte. En effet, il a été décrit que l’excès d’hormones androgènes à l’âge prépubère, voire intra-utérin, reproduirait mieux les symptômes du SOPK qu’à l’âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 372
Souffrances
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▲ 84
▲ 288
Devenir
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 372

Injectés d'une molécule qui provoque une hypertension artérielle pulmonaire ou une maladie veino-occlusive, 372 rats développent tous la maladie, avec gêne respiratoire, toux, œdème pulmonaire, perte d'appétit et baisse de mobilité. 288 d'entre eux sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, les 84 autres dans des procédures de souffrance modérée, et tous sont tués pour que leurs organes soient analysés. Chacun passe jusqu'à trois séances d'imagerie de deux heures sous anesthésie gazeuse, avec pose d'un cathéter fémoral et trente prélèvements artériels, pour mettre au point un traceur capable de distinguer les deux maladies à l'imagerie. Le porteur annonce des points limites destinés à arrêter la souffrance, sans indiquer lesquels.

Objectifs

Le projet vise à améliorer le diagnostic et le traitement de deux maladies pulmonaires rares et graves : l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) et la maladie veino-occlusive pulmonaire (MVOP). L'HTAP est une condition où la pression dans les artères des poumons augmente, jusqu’à causer éventuellement une insuffisance cardiaque. La MVOP est souvent confondue avec l'HTAP mais implique des changements dans les veines pulmonaires et une augmentation du nombre de petits vaisseaux sanguins, ce qui réduit l'oxygène dans le sang. Ces maladies sont difficiles à diagnostiquer correctement et à traiter efficacement. Notamment, l’établissement du bon diagnostic est d’autant plus crucial que l’état de santé d’une personne atteinte de MVOP peut s’aggraver si elle reçoit un traitement contre l’HTAP. Cela représente un défi médical majeur. Le projet se concentre sur deux objectifs principaux. Premièrement, il vise à développer un traceur pour l'imagerie médicale qui permettra de visualiser spécifiquement les changements dans les artères pulmonaires, et de différencier entre les deux maladies. Deuxièmement, le projet vise à comprendre comment ces maladies se développent. Pour atteindre ces objectifs, nous avons besoin de recourir à des modèles animaux. Deux modèles spécifiques seront utilisés chez les rats : l’injection de monocrotaline (MCT), une molécule qui induit une HTAP, et l’injection de mitomycine-C (MMC), un composé qui provoque une HTAP similaire à la MVOP. Ce projet pourrait améliorer la façon dont ces maladies rares sont détectées et traitées, offrant de nouvelles perspectives pour les patients.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera des bénéfices significatifs à court et à long termes, améliorant à la fois les connaissances scientifiques et la prise en charge des patients atteints d'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) et de maladie veino-occlusive pulmonaire (MVOP). Bénéfices à court terme : Le projet identifiera des signatures moléculaires spécifiques des différents types de modifications vasculaires observés dans l’HTAP et la MVOP. Cela aidera à mieux comprendre les mécanismes sous-jacents de ces maladies. Bénéfices à long terme : Les résultats du projet permettront d'identifier les patients susceptibles de bénéficier des thérapies visant à limiter les modifications vasculaires dès les stades précoces de la maladie. Cela est crucial pour offrir des traitements personnalisés et améliorer les résultats thérapeutiques. De plus, le radiotraceur développé pourrait aider à distinguer la MVOP de l’HTAP classique, une distinction essentielle puisque les patients atteints de MVOP, qui ont un pronostic plus sévère, ne peuvent pas bénéficier des thérapies vasodilatatrices standard en raison du risque élevé d’œdème pulmonaire. Un diagnostic précis pourrait donc améliorer significativement la gestion de ces patients, souvent en attente urgente de transplantation pulmonaire. Ces nouvelles connaissances pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques et à des innovations dans le traitement de l’HTAP et de la MVOP.

Procédures

Les interventions prévues sur les animaux sont listées ci-dessous : • Administration d’un composé (10 secondes ; 1 fois par semaine pendant maximum 2 semaines) induisant une hypertension artérielle pulmonaire ou la maladie veino-occlusive pulmonaire selon le groupe . • Réalisation de 3 sessions d’imagerie sous anesthésie gazeuse (durée 120 minutes au maximum et espacé de 7 jours) • Injection d’un radiotraceur (1 minute) • Pose d’un cathéter veineux (30 secondes) et fémoral (5 minutes) • Réalisation de prélèvements artériels sous anesthésie (30 prélèvements qui durent 2-3 secondes espacés sur 120 minutes au maximum)

Impact sur les animaux

L'exposition des animaux à la monocrotaline (MCT) ou à la mitomycine-C (MMC) entraînera le développement d'une hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) chez tous les sujets, qui entrainera plusieurs effets indésirables, notamment : • Gêne respiratoire (dyspnée), toux, œdème pulmonaire • Diminution de l’activité globale et fatigue • Perte de poids due à une perte d’appétit • Modifications comportementales, telles que l’inactivité excessive ou une réduction de la mobilité • Risques de dysfonctionnement rénal (particulièrement avec la MMC) Les rats anesthésiés pour les sessions d'imagerie peuvent se sentir désorientés et anxieux à leur réveil. Pour minimiser ce stress, ils seront réveillés dans leur cage habituelle.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin d’extraire les organes et réaliser des manipulations ex vivo permettant de corréler les mécanismes biologiques, la distribution des biomarqueurs d’intérêt avec les données en imagerie.

Remplacement

Pour comprendre pleinement les mécanismes de l'HTAP et les réponses aux traitements potentiels, il est essentiel de pouvoir observer les effets des interventions dans un organisme entier, incluant la distribution, le métabolisme, et l'élimination des composés, ainsi que les interactions avec divers systèmes biologiques. Cela est particulièrement crucial pour les études sur la fonction cardiovasculaire et le remodelage vasculaire, où les interactions entre les différents organes et systèmes doivent être évaluées dans leur totalité. Bien que des progrès significatifs aient été réalisés dans le développement de modèles non animaux, à l’heure actuelle, seul le recours à des modèles animaux permet d’y parvenir en obtenant des données complètes et fiables. Ces modèles sont pour l’instant les seuls à reproduire les conditions pathologiques et les réponses physiologiques de manière holistique, ce qui est indispensable pour atteindre les objectifs de ce projet. Il n’existe pas de modèle in vitro ou in silico susceptible de constituer une alternative pour modéliser la complexité des tissus et des interactions biologiques dans un contexte physiologique et pathologique complet.

Réduction

Pour ce projet, nous avons déterminé le nombre d'animaux à utiliser par une approche intégrée visant à utiliser le moins d’animaux possible tout en garantissant des résultats fiables et reproductibles. Voici les techniques que nous mettons en œuvre pour réduire le nombre d'animaux nécessaires : - Imagerie non invasive répétée : Nous utiliserons une technique appelée tomographie par émission de positons (TEP) pour étudier les changements dans le système cardiovasculaire. Cette méthode, qui ne nécessite pas d'intervention chirurgicale, permet de suivre les mêmes animaux à plusieurs étapes de l’étude. Cela signifie que nous avons besoin de moins d’animaux, car nous pouvons observer les évolutions chez chaque individu au fil du temps. - Analyse statistique : Nous utilisons des méthodes statistiques qui nous permettent d’optimiser les comparaisons entre les groupes d’animaux. En réduisant les variations internes à chaque groupe, nous pouvons détecter des différences importantes avec un plus petit nombre d’animaux. - Nous avons également utilisé des logiciels spécialisés pour optimiser la taille des échantillons.

Raffinement

Deux semaines d’acclimatation sont prévues avant l’entrée des animaux en protocole. Une surveillance quotidienne des rongeurs sera pratiquée par les zootechniciens et les expérimentateurs. De l'enrichissement sera ajouté dans les cages des animaux. Tous les examens d’imagerie sont réalisés sous anesthésie générale par voie gazeuse afin de minimiser le stress de l’animal. Un suivi de l’état des animaux est pratiqué de façon hebdomadaire : poids, qualité de la fourrure des animaux et posture de l’animal dans sa cage. Des points limites sont établis afin de minimiser et d’arrêter, la souffrance chez les animaux.

Choix des espèces

L'utilisation du rat comme modèle animal pour ce projet de recherche sur l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est justifiée pour plusieurs raisons : - Les modèles induits chez le rat sont couramment utilisés pour modéliser l'HTAP, car ils reproduisent fidèlement les caractéristiques pathophysiologiques de la maladie humaine, notamment le remodelage vasculaire et les réponses inflammatoires, ce qui n’est pas le cas pour les souris. - De plus, cette espèce, de par sa taille, présente l’avantage d’être particulièrement adaptée aux études d’imagerie par TEP (tomographie par émission de positons). Les rats utilisés seront aux stades adultes afin d’avoir des systèmes cardiovasculaires et immunitaires pleinement développés, ce qui permet une étude plus précise et stable des mécanismes de l'HTAP, une maladie qui survient principalement chez l’adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
Rats : 450
Souffrances
▲ 250
▲ 200
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
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 450

Tués sous anesthésie profonde pour qu'on leur prélève le cerveau, 450 rats Wistar-Han vont être utilisés, 250 pour mettre en culture les cellules de leurs vaisseaux cérébraux et 200 pour en isoler les cellules par tri magnétique. Les procédures sont classées sans réveil pour les 250 premiers et en souffrance légère pour les 200 autres, qui reçoivent en plus une injection intrapéritonéale unique trois à vingt-quatre heures avant la mise à mort. L'objet est d'élucider le mécanisme d'activation d'une protéine repérée dans les vaisseaux sanguins du cerveau. Le porteur présente la culture cellulaire comme une réduction du nombre d'animaux utilisés, les rats fournissant le matériel de départ de ces cultures.

Objectifs

L'activité de la protéine d'intérêt a été récemment identifiée dans les vaisseaux sanguins cérébraux chez le rat. L'objectif du présent projet est d'élucider le mécanisme exact d'activation de cette protéine et de comprendre son rôle physiologique. Son mécanisme d'activation sera étudié dans des cellules obtenues à-partir de vaisseaux sanguins de cerveau de rat et cultivées en laboratoire. Son rôle physiologique sera étudié en injectant un inhibiteur spécifique de cette protéine chez les rats puis en analysant les gènes dont l'expression est modifiée dans les vaisseaux sanguins cérébraux.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de caractériser une nouvelle voie de régulation physiologique de la barrière hémato-encéphalique. Il pourrait aboutir à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques dans des pathologies associées à une dysfonction de cette barrière telles que l'ischémie cérébrale et les pathologies neurodégénératives.

Procédures

Tous les rats seront mis à mort sous anesthésie générale profonde à l'issue des procédures. Une partie des rats subira, 3 à 24 heures avant la mise à mort, une injection intra-péritonéale unique (durée 30 secondes).

Impact sur les animaux

L’injection intra-péritonéale n'engendre qu'un stress léger et de courte durée chez l'animal.

Devenir

Les animaux du Lot 1 (250 rats) sont mis à mort afin de prélever leur cerveau et de réaliser des cultures de cellules à-partir des vaisseaux sanguins cérébraux. Les animaux du Lot 2 (200 rats) sont mis à mort afin de prélever leur cerveau, d'isoler les cellules des vaisseaux sanguins par tri magnétique et d'analyser l'expression des gènes dans ces cellules.

Remplacement

L'étude des mécanismes d'activation de la voie de signalisation étudiée au niveau des vaisseaux sanguins cérébraux nécessite d'étudier l'effet de nombreux agonistes et inhibiteurs permettant de moduler cette voie à différents niveaux. La réalisation de cette étude sur des cellules, et non sur des animaux, permet de diminuer fortement le nombre d'animaux utilisés puisque les expériences in vitro permettent de tester un grand nombre de composés en parallèle. Seul un petit nombre d'anbimlaux est utilisé pour obtenir les cellules qui sont ensuite mises en culture.

Réduction

Le nombre d'animaux inclus dans le projet (450 rats) a été calculé au plus juste afin d'obtenir des résultats statistiquement significatifs compte-tenu des tests utilisés. Des tests statistiques spécifiques sont utilisés pour déterminer les lots et pour analyser de façon optimale les résultats.

Raffinement

Tous les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans des cages avec enrichissement. L'ensemble des procédures chirurgicales et de mise à mort sont effectuées sous analgésie et anesthésie (chimique). Les animaux sont surveillés sur la base de point limite et si un animal présente des signes de souffrance importants, il sera mis à mort sous anesthésie générale.

Choix des espèces

Les rongeurs possèdent une barrière hémato-encéphalique très similaire à celle de l’Homme. Le métabolisme et les processus physiologiques régulant l’homéostasie sont également très proches chez l’Homme et chez les rongeurs. Ceux-ci peuvent donc valablement servir de modèles dans l'étude et le rat Wistar-Han est une espèce particulièrement recommandée pour les études sur le métabolisme. Rats jeunes adultes de 13 semaines pour que la barrière hémato-encéphalique soit mature

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 1800
Rats : 720
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1680
▲ 840
Devenir
 -
 -
 -
 2520

Greffés de cellules tumorales sous la peau ou directement dans l'organe visé, 1 800 souris et 720 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 840 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une partie des animaux est immunodéficiente pour accepter des cellules humaines, et chacun subit des prélèvements sanguins deux fois par semaine sous anesthésie générale pendant toute la durée du protocole. Le projet cherche d'abord la dose maximale tolérée, puis l'efficacité de nouvelles molécules anticancéreuses, à raison de deux campagnes par an pendant cinq ans. Les atteintes attendues tiennent en cinq lignes, perte de poids, croissance tumorale et perturbations comportementales, pour un protocole qui range 840 individus en souffrance sévère.

Objectifs

Le cancer est l'une des principales causes de décès dans le monde et représente un énorme défi pour la santé publique. Cette maladie grave impose un lourd fardeau aux patients et à leurs familles à cause des traitements coûteux et des souffrances qu'elle engendre. Les traitements contre le cancer actuels, comme les chimiothérapies, peuvent avoir de graves effets secondaires. Il est donc crucial de développer de nouveaux traitements qui soient plus efficaces et moins nocifs. Pour cela, il est nécessaire de tester de nouvelles molécules sur des modèles animaux. Notre projet a pour but d’évaluer l’efficacité de ces nouvelles molécules contre le cancer. Nous avons déjà testé ces molécules en laboratoire sur des cellules, mais ces tests ne reproduisent pas entièrement la complexité du corps humain. Nous devons donc confirmer ces résultats sur des animaux. Voici comment nous procédons : Évaluation de la Dose Maximale Tolérée (DMT) : Nous déterminons la plus grande dose de chaque molécule qui peut être administrée sans provoquer de toxicité sévère chez les animaux. Étude Pharmacologique : Nous analysons comment la molécule est absorbée, distribuée, métabolisée et éliminée par l’organisme à la dose maximale tolérée. Essai d’Efficacité : Nous testons la molécule sur des modèles animaux de cancer pour vérifier son efficacité à différentes doses, inférieures à la DMT, en utilisant plusieurs types de tumeurs. Pour ces tests, nous utilisons soit des cellules tumorales provenant de l’espèce animale étudiée, soit des cellules humaines. Les animaux doivent être immunodéficients pour accepter les cellules humaines. Les tumeurs peuvent être implantées sous la peau ou directement dans l'organe cible pour mieux imiter la réalité de la maladie. Les procédures incluent des injections sous-cutanées ou des interventions chirurgicales mineures. Nous avons établi des critères stricts pour arrêter les expériences si les animaux montrent des signes de douleur ou d’inconfort, comme un volume tumoral trop important ou une perte de poids excessive. Ce projet se déroulera deux fois par an pendant cinq ans et nous permettra d’évaluer si ces nouvelles thérapies peuvent offrir une meilleure alternative aux traitements actuels.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont multiples et significatifs pour la lutte contre le cancer. Les nouvelles molécules anti-tumorales que nous évaluons ont déjà montré un potentiel prometteur dans des tests cellulaires. Toutefois, pour déterminer leur véritable efficacité et sécurité, il est crucial de les tester sur des modèles animaux, qui simulent mieux la complexité du cancer humain. 1. Amélioration des Traitements : Ce projet vise à identifier des molécules capables de traiter efficacement les tumeurs tout en minimisant les effets secondaires. En testant ces molécules sur des modèles animaux, nous pouvons déterminer les doses optimales qui tuent les cellules cancéreuses sans nuire gravement aux tissus sains. 2. Réduction des Effets Secondaires : Les traitements actuels contre le cancer sont souvent accompagnés d’effets secondaires sévères. En évaluant la toxicité et l’efficacité des nouvelles molécules, nous cherchons à développer des traitements moins nocifs, offrant ainsi une meilleure qualité de vie aux patients. 3. Avancées Scientifiques : Ce projet contribue à une meilleure compréhension des interactions entre les molécules anti-cancéreuses et les tissus tumoraux. Cela nous permet de concevoir des thérapies plus ciblées et adaptées aux besoins spécifiques des patients. 4. Progression Vers des Essais Cliniques : Les résultats de ces études précliniques guideront les futures recherches cliniques, ouvrant la voie à des traitements innovants et potentiellement plus efficaces contre divers types de cancers.

Procédures

Pour induire le cancer chez l’animal, des cellules tumorales seront injectées sous anesthésie générale. Après cette intervention, les animaux seront surveillés et suivis tout au long de l’étude. Les traitements seront administrés selon un calendrier établi, et des prises de poids seront effectuées quotidiennement. La taille des tumeurs sera vérifiée régulièrement, deux fois par semaine. Des prélèvements sanguins d'une durée de 30 secondes, sous anesthésie générale, seront réalisés deux fois par semaine durant tout le protocole, chaque intervention anesthésique durant environ 3 minutes. À la fin de l’étude, les animaux seront euthanasiés, et des organes tels que les reins, le foie, les poumons, la rate et le cerveau seront prélevés pour une analyse approfondie.

Impact sur les animaux

Une perte de poids peut être observée sur certains animaux. Une apparition de nouvelle tumeur peut être observée ou une croissance tumorale dans les groupes témoins. Une non-efficacité du traitement sur les animaux. Des perturbations comportementales peuvent apparaître. Une surveillance quotidienne sera mise en place et la mesure de la douleur sera effectuée.

Devenir

Les rongeurs seront euthanasiés à la fin de l’étude. La réutilisation ou l'adoption des animaux n’est pas envisageable en raison du risque d’interactions entre les molécules, particulièrement pour ceux ayant subi une procédure sévère.

Remplacement

Les protocoles présentés dans ce projet intègrent des réponses souvent complexes obtenues à partir d'expériences in vivo, menées dans diverses conditions physiologiques. Bien que l'évaluation des réponses de différentes lignées cellulaires puisse parfois être réalisée in vitro, ces modèles restent trop simples et limités pour capturer la complexité des processus biologiques, tels que l'angiogenèse ou l'interaction avec le système immunitaire, qui sont présents dans les modèles in vivo. Par conséquent, le passage de l'in vitro à l'in vivo est indispensable pour obtenir des données supplémentaires et essentielles sur les propriétés des médicaments testés dans des tissus vivants. Les espèces animales utilisées pour les tests, ainsi que le nombre d'échantillons à tester avant un essai clinique sur l'homme, sont strictement déterminés par les normes réglementaires. Ces directives garantissent que les résultats obtenus sont aussi précis et pertinents que possible pour les étapes ultérieures du développement thérapeutique.

Réduction

En accord avec la règle des 3R, des efforts seront mis en œuvre pour déterminer un nombre optimal d'animaux à utiliser pour chaque procédure, en veillant à minimiser leur utilisation sans compromettre la qualité des données obtenues. Ce nombre pourra être ajusté en fonction des résultats obtenus au cours de l’étude, afin de réduire au maximum le recours aux animaux tout en garantissant la pertinence scientifique des données recueillies.

Raffinement

Les animaux seront suivis quotidiennement par le personnel d'animalerie et par notre équipe. Ils seront anesthésiés sous anesthésie générale pour chaque procédure et prélèvement. Un système de scoring sera instauré pour attribuer une note journalière aux animaux, permettant d'évaluer leur état de santé (voir annexe). En fonction des résultats, des analgésiques pourront être administrés, ou nous procéderons à l'euthanasie si les points limites sont atteints. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, avec un accès à la nourriture et à l'eau à volonté. Chaque cage sera équipée d'un enrichissement spécifique à l'espèce, et du diet gel pourra être ajouté si certains animaux éprouvent des difficultés à se nourrir ou à se mouvoir. Les paramètres environnementaux seront suivis quotidiennement pour garantir un hébergement optimal et assurer le bien-être des animaux.

Choix des espèces

L’utilisation des rats et des souris dans ce projet est justifiée par leur pertinence comme modèles en recherche préclinique, en raison de leur représentativité pour certaines pathologies humaines. Le choix entre souris et rats repose sur plusieurs critères essentiels : disponibilité de lignées cellulaires tumorales / capacité de chaque espèce à subir les interventions chirurgicales nécessaires / prélèvements sanguins en volumes adéquats pour analyser les molécules administrées. Les animaux utilisés auront un âge de 5 à 6 semaines, correspondant à un stade adulte où la maturité sexuelle est atteinte. Cela permet de garantir la stabilité des résultats sans risque de perturbations physiologiques dues aux variations hormonales de la puberté.

  • Formation professionnelle
Souris : 1320
Rats : 320
Souffrances
▲ 360
▲ -
▲ 1280
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1640

Entretenir la dextérité du personnel d'une unité qui vend des modèles animaux à ses clients : 1 320 souris et 320 rats vont être utilisés pour cela, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, ou menées sous anesthésie sans réveil pour la chirurgie. Chaque souris reçoit jusqu'à quatre administrations de sérum physiologique ou deux prélèvements de sang, le plus souvent sur animal vigile, et celles qui servent à l'entraînement chirurgical subissent une induction de cancer orthotopique de quinze minutes avant d'être tuées sans réveil. Une partie vient des surplus d'élevage déjà destinés à être tués, une autre d'une lignée immunodéficiente que le porteur décrit comme à phénotype dommageable. Il écrit que l'apprentissage de ces gestes bien exécutés contribue au bien-être animal et réduit la douleur lors des études commandées par ses clients.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans le contexte d’une unité d’appui à la recherche en expérimentation animale qui propose un certain nombre de modèles animaux (dont modèle de cancer par induction orthotopique) à ses clients. Les actes mis en œuvre chez l’animal nécessitent que le personnel soit toujours opérationnel. Ce projet vise donc à utiliser des animaux pour l’apprentissage, le maintien ou l’amélioration des compétences de notre établissement utilisateur.

Bénéfices attendus

L’apprentissage de ces gestes bien exécutés a pour objet de contribuer au bien-être animal et de permettre de réduire la douleur lors de leur exécution dans les études de nos clients faisant appel à notre établissement et ainsi obtenir des résultats fiables et reproductibles.

Procédures

Les souris servant à l'entrainement des administrations et prélèvements auront au maximum 4 administrations de sérum physiologiques ou 2 prélèvements de sang (durée 1 minute maximum) avec un délai d'1 semaine entre chaque acte sur une durée d'1 mois maximum. Ces administrations et prélèvements se feront sur souris vigiles exceptées le dépot pulmonaire, la nébulisation endotrachéale et le prélèvement au sinus rétro orbitaire qui se feront sur souris anesthésiées. Les rats servant à l'entrainement des administrations auront au maximum 4 administrations de sérum physiologiques (durée 1 minute maximum) avec un délai d'une semaine sur une durée d'1 mois maximum. Ces administrations se feront sur rats vigiles exceptées la nébulisation endotrachéale et l'injection intrapénien qui se feront sur rats anesthésiés. Les souris servant à l'entrainement de la chirurgie pour l'induction des modèles de cancer orthotopiques auront 1 seul acte de chirurgie (durée 15 minutes maximum) sous anesthésie et antalgiques et sans réveil, elles seront mises à mort à la fin de l'acte.

Impact sur les animaux

Les dommages attendus sont limités à un petit hématome après une injection IP, SC, IM ou un prélèvement lorsque ce dernier est « raté ». Lorsqu’une intraveineuse est manquée, un léger gonflement apparait autours du point d’injection due à l’injection de liquide qui disparait dans les 5 minutes. Les animaux utilisés pour la chirurgie seront mis à mort à la fin de la séance sans réveil de ces derniers aussi si une hémorragie se produit ou si ue détresse respiratoire importante apparait, l'animal sera mis à mort sans attente.

Devenir

Les animaux ayant servi pour des entrainements ne peuvent être réutilisés pour des études clients.

Remplacement

L’entrainement et l’optimisation des techniques utilisées en expérimentation animale nécessite l’utilisation d’animaux. Dans le cadre du respect de la règle des 3R, le remplacement de l’animal n’est pas possible lors de ces séances.

Réduction

Pour ce projet nous utiliserons des animaux de nos élevages en surplus devant être mise à mort (d’où le nombre important de lignées pouvant être utilisé). Nous utiliserons également des souris de notre élevage BalB/c Nude qui sont immunodéficientes et qui sont très utilisées dans le service d'imagerie in vivo pour la création de souris modèle orthotopique de cancer humain obtenu par chirurgie principalement. Ces dernières sont à phénotype dommageable et seront hébergées en portoir ventilé. Pour limiter le nombre d’animaux (Réduire) mis en œuvre, nous utiliserons au maximum 6 souris et 4 rats pour les différents modes d’administration et prélèvement par opérateur et 6 souris par opérateur pour des entrainements d’actes chirurgicaux. Nous comptons former annuellement 8 opérateurs et effectuer 4 séances d’entrainement administrations/prélèvements par opérateur sur la souris et 8 opérateurs et 2 séances d’entrainement administrations /prélèvements par opérateur sur le rat au maximum. Pour la chirurgie, pour le maintiens des compétences, 2 opérateurs feront 6 séances d'entrainements d'actes chirurgicaux par an sur la souris.

Raffinement

L’apprentissage de ces gestes bien exécutés a pour objet de contribuer au bien-être animal et de permettre de réduire la douleur lors de leur exécution et ainsi obtenir des résultats fiables et reproductibles pour les études de nos clients faisant appel à notre établissement. Les souris immunodéficientes seront hébergées en portoir ventilé, ce qui empêchera l’expression du phénotype dommageable des souris immunodéficientes. Ces souris de part leur aspect et leur taille sont nécessaires dans l'entrainement des protocoles de chirurgies et des protocoles d'administration et de prélèvement afin d'être dans les mêmes conditions que dans les études clients. Les souris seront hébergées par 2 à 6 maximum et les rats par 2. Les cages seront enrichies avec du matériel pour la fabrication d’un nid, de quoi ronger et jouer avec leurs congénères. Ils auront un accès à l’eau et la nourriture ad libitum. Durant les actes de chirurgie qui se dérouleront sous anesthésie gazeuse, la douleur sera prise en charge par l’administration d’antalgiques et une anesthésie locale avant le début de l’intervention. A la fin de la chirurgie, sans réveil, les animaux seront mis à mort. Les animaux qui auront eu un prélèvement sanguin ou qui auront reçu une administration seront observés durant 24h et des grilles de scoring avec des points limites prédictifs (détérioration de l'aspect général ou de la locomotion) nous permettront de prendre les mesures nécessaires afin de limiter toute souffrance.

Choix des espèces

La souris et le rat sont des espèces animales classiquement utilisées en recherche (en France en 2022, 66% de souris et 8% de rat). Ces 2 espèces sont élevées et utilisées dans les différents secteurs de l'établissement utilisateur. Les souris seront utilisées de 5 à 20 semaines et les rats seront âgés de 6 à 10 semaines de manière à reproduire les mêmes conditions que dans nos études clients.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Rats : 756
Souffrances
▲ -
▲ 756
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 756

Placés en manque d'oxygène de un à vingt-et-un jours et injectés chaque jour sous la peau, 756 rats vont être utilisés dans ce projet, mères gestantes et nouveau-nés compris. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance léger. Le porteur indique que l'hypoxie peut provoquer des troubles respiratoires, cardiovasculaires et métaboliques, et affirme dans le même temps que les effets "devraient être amoindris" chez ses animaux. Les mises à mort à la naissance, à sept jours et à vingt-et-un jours sont faites par dislocation et par décapitation, une couverture anesthésique n'étant prévue que pour les mères, afin de prélever cœur, aorte, poumons, reins, foie et sang.

Objectifs

L'oxygène est essentiel à la survie, les humains ayant besoin d'au moins 94 % d’oxygène dans leur sang pour un fonctionnement cellulaire approprié. Les malformations cardiaques peuvent perturber la circulation sanguine et l'oxygénation en raison de modifications anatomiques. La malformation la plus courante, touche 1 naissance sur 2 000. Cette condition entraîne des altérations morphologiques du coeur, provoquant une décoloration bleutée de la peau due à un manque d'oxygène dans le sang, communément appelée "bébés bleus", par opposition aux "bébés roses" ayant une concentration normale. Dans d'autres malformations cardiaques congénitales, la saturation peut même descendre en dessous de 30 %. De manière remarquable, ces nourrissons peuvent survivre pendant des semaines, voire des années, avant de nécessiter une intervention chirurgicale, malgré des niveaux d’oxygène dans le sang généralement considéré comme incompatibles avec la vie. Le taux de survie de ces patients est étonnamment élevé. A ce jour, aucun mécanisme moléculaire expliquant ce phénomène n’a été validé. L’identification et la compréhension de ces mécanismes sont des enjeux scientifiques et cliniques afin d’améliorer la prise en charge des patients. La stimulation d’une une modification protéique a démontré être bénéfique lors d’un manque d’oxygénation du cœur et dans le choc hémorragique. Son importance lors du développement cardiaque a été souligné dans de nombreuses études ainsi que son rôle dans la réponse à l’hypoxie. De plus notre équipe a mis en évidence un switch des niveaux de cette modification au niveau cardiaque entre le jour avant la naissance et le jour de la naissance. L’hypothèse de ce projet est que l’augmentation des niveaux de cette modification pourrait être bénéfique dans le cadre d’un manque d’oxygénation à la naissance. Les objectifs de ce projet sont : (1) Définir l’implication de cette modification dans la transition vie intra utérine et vie extra utérine. (2) Identifier les mécanismes moléculaires impliqués dans l’adaptation à l’hypoxie.

Bénéfices attendus

Pour vivre l’humains a besoin d'une concentration en oxygène dans le sang d'au moins 94 %. Les nourrissons atteints de malformation cardiaque peuvent avoir une concentration artérielle en oxygène proche de la normale (au-dessus de 90 %) ou considérablement réduite, avec des niveaux tombant jusqu'à 30 % dans les cas graves. De manière remarquable, ces nourrissons peuvent survivre pendant des semaines, avant de nécessiter une intervention chirurgicale, malgré des niveaux d’oxygène dans le sang généralement considéré comme incompatibles avec la vie. Le taux de survie de ces patients est étonnamment élevé. A ce jour, aucun mécanisme moléculaire expliquant leur capacité d’adaptation n’a été validé. L’identification et la compréhension de ces mécanismes sont des enjeux scientifiques et cliniques afin d’améliorer la prise en charge de ces patients. Les bénéfices associés à ce projet sont 1) une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans l’adaptation au manque d’oxygène natale et 2) identifier des cibles thérapeutiques.

Procédures

Les animaux subissent 1 unique procédure qui correspond à une hypoxie de 1 à 21 jours. 1 jour avant l’accouplement et jusqu’au sacrifice ou la mise bas les animaux recevront une fois par jour, une injection sous cutanée de NButGT afin d’augmenter les niveaux de O-GlcNAcylation. L’injection est réalisée sur une période de 5 secondes afin de limiter tout stress chez l’animal. L’étude de l’impact structurel et fonctionnel de l’hypoxie +/- O-GlcNAcylation sera réalisée via une échocardiographie d’environs 5min sur les animaux à la naissance et 7 jours de vies. A la fin de cette période, les animaux sont euthanasiés afin de prélever les différents organes (cœur, aorte, rein, poumons, foie, sang).

Impact sur les animaux

L’injection sous cutanée peut être à l’origine d’une inflammation localisée. Afin de limiter ce risque les sites d’injections seront modifiées chaque jour. De plus tout animal ayant une apparition d’une réaction cutanée, des difficultés respiratoires ou d’une modification de son comportement (léchage, grattage intensif) fera l’objet d’un arrêt du protocole. L’impact de l’hypoxie sur les animaux est très bien décrit dans la littérature. L’hypoxie peut provoquer des problèmes respiratoires, cardiovasculaire, et métabolique. Les animaux étant soumis à une hypoxie pendant 24h à 21 jours les effets observés ici devraient être amoindrit. Chaque signe de détresse de l’animal mettra fin au protocole.

Devenir

A la fin de la procédure, l’ensemble des animaux seront euthanasiés. Après euthanasie, le cœur, l’aorte, les poumons, les reins, le foie et le sang seront prélevés pour des analyses.

Remplacement

Le développement cardiaque est un processus complexe et intégré faisant intervenir une multitude d’acteurs. Mimer le développement cardiaque par des approches cellulaire n’est pas envisageable ; rendant l’usage d’animaux indispensable pour mieux comprendre le lien entre l’adaptation à la vie extra utérine, le manque d’oxygène et notre modification post-traductionnelle.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est réduit au minimum tout en ayant des données statistiques assez puissantes (dans la mesure du possible les tests seront réalisés en aveugle, afin d’augmenter la puissance de l’étude). Enfin, lorsque cela est possible, plusieurs investigations seront réalisées sur les mêmes animaux, afin de limiter la multiplication de groupes expérimentaux et d’animaux nécessaires. Au total, le nombre d’animaux maximal utilisé dans ce projet est de 756 animaux.

Raffinement

Après leur arrivée, les animaux seront placés par 3 dans des cages avec enrichissements (tunnel et bâton en bois) sur portoirs ventilés et avec accès à l’eau et à la nourriture ad libitum. Lors de la procédure d’accouplement et après cette dernière, les animaux seront placés individuellement dans des grandes cages avec enrichissements (tunnel, frisotis et bâton en bois) et accès à l’eau et à la nourriture ad libitum. L’alimentation et l’eau de boisson seront assurées par un membre de l’équipe, assurant une surveillance quotidienne des animaux. Lors de la mise a morts des animaux, et lorsque cela est possible (mise à mort des mères), une couverture anesthésique sera mise en place. La mise à mort des animaux à 7, 21 jours et à la naissance (J0) ne peut être réalisé respectivement que par dislocation et décapitation. Ces gestes sont connus de l’équipe qui y a régulièrement recourt et qui les maitrise.

Choix des espèces

Ce modèle est l’un des modèles les plus utilisés en recherche. De plus, notre équipe possède une expertise sur ce modèle animal, son comportement et sur l’ensemble des procédures associées. La taille des animaux permet de réaliser plusieurs analyses sur un même animal et donc de réduire le nombre d’animaux utilisés. L’objectif du projet est d’étudier le lien le lien entre l’adaptation à la vie extra utérine, le manque d’oxygène et notre modification post-traductionnelle. Afin d’étudier l’impact sur le développement cardiaque, différents stades de développement sont nécessaires dans ce projet. L’utilisation d’animaux à la naissance (J0), à 7 jours post naissance (J7) et à 21 jours post naissance, permet d’obtenir une information complète sur l’impact de l’O-GlcNAcylation lors du développement cardiaque post-natal

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 800
Rats : 400
Souffrances
▲ 900
▲ -
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1200

Pour vendre aux entreprises pharmaceutiques la mesure de l'effet de leurs composés sur l'activité électrique des neurones, 800 souris et 400 rats vont être utilisés. 900 d'entre eux sont anesthésiés et tués avant tout réveil, les 300 autres subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et tous sont mis à mort pour que leur cerveau soit collecté. Ceux qui entrent dans la seconde catégorie reçoivent une injection intrapéritonéale par jour pendant dix jours, et ceux dont l'étude exige des animaux anxieux ou stressés sont immobilisés de force trente minutes. Les composés restent désignés comme "divers composés" et les entreprises qui les commandent ne sont pas nommées.

Objectifs

Dans le cadre de la mise sur le marché d’un composé pharmaceutique, il est obligatoire de réaliser des études précliniques réglementaires sur l’animal avant son administration chez l’Homme. Il est en effet nécessaire de connaitre les organes cibles et les doses toxiques d’un candidat médicament de manière à réduire au maximum les risques liés aux premières expositions humaines lors des phases cliniques. Les neurosciences représentent un important domaine de recherche pour les entreprises pharmaceutiques. Elles regroupent l’étude de nombreuses pathologies affectant des centaines de millions d’individus dans le monde, chiffre qui ne cesse d’augmenter du fait du vieillissement de la population. Nous proposons nos services aux entreprises pharmaceutiques développant des composés thérapeutiques pour les pathologies touchant le système nerveux central. Nous intervenons lors de la phase préclinique, notamment pour déterminer l’effet des composés candidats (toxicité, efficacité, dosage etc.). Pour cela nous allons étudier l’activité électrique des neurones. Le but du projet est de déterminer l’effet, de composés pharmacologiques sur des tissus nerveux.

Bénéfices attendus

- Validation de candidat médicament impliqués dans le traitement de troubles du système nerveux central chez l’humain. -Réduire au maximum les risques liés aux premières expositions humaines lors des phases cliniques. -Détermination des mécanismes d’action des composés sur des neurones.

Procédures

Dans certaines expériences, les animaux pourront recevoir une injection intrapéritonéale quotidienne pendant 10 jours, avant de réaliser l'étude. Dans le cas où l’étude réalisée nécessitent des modèles d’animaux anxieux/stressés, les animaux seront exposés à un stress via une contention de 30 minutes

Impact sur les animaux

Pour les expériences nécessitant une injection in vivo, la piqure d'aiguille pour l’injection intrapéritonéale (50 microlitre) entraîne une douleur légère de courte durée, répétée quotidiennement pendant 10 jours. Pour les expériences de stress, les animaux subiront une contention unique de 30 minutes induisant un stress physique léger.

Devenir

L’intégralité des animaux sont mis à mort afin de collecter le cerveau.

Remplacement

Afin de limiter le recours à l’expérimentation animal, l'étude de l'activité électrique des neurones de rongeurs pourra être couplée à une étude sur des cultures de cellules humaines. Cependant si cette méthode permet de réduire le nombre d’animaux utilisés, elle ne peut pas se substituer totalement aux expérimentations menées sur l’animal lors de la validation du candidat médicament. En effet, ces méthodes alternatives conservent un caractère réducteur et ne permettent pas d’appréhender l’effet d’un composé sur un réseau de neurones contenant tous les types cellulaires et circuits pertinents pour les études.

Réduction

Les études réalisées nécessitent l’utilisation d’un nombre minimal d’animaux pour être pertinentes d’un point de vue statistique et donc scientifiquement acceptable. Du fait de la variabilité entre les animaux, un minimum de 3 animaux par ensemble de données sera nécessaire, provenant de portées différentes. Afin de limiter le nombre d’animaux nécessaires, les portées seront utilisées pour plusieurs projets, chacun nécessitant des animaux de différentes portées, et 6 à 10 cellules au total seront analysées pour chaque condition afin d’obtenir des résultats suffisamment robustes statistiquement.

Raffinement

Les mesures classiques de bien-être des animaux seront appliquées au cours de leur vie dans l’animalerie par un personnel qualifié et sous la surveillance des vétérinaires. Les animaux sont en cages collectives et bénéficient d’un enrichissement adapté (matériel de nidification, barre à ronger,....), dans un environnement dont l'ambiance est régulée et suivis quotidiennement. Lors de la contention visant à induire un stress chez l’animal, le personnel qualifié et expérimenté prendra soin de ne pas appliquer de pression excessive et de ne pas blesser l’animal. Pour les injections, les animaux seront suivis quotidiennement avec un certaines nombres de critères à surveiller (comportement, poids...). Dans le cas où les points limites seraient atteints, les animaux seront sortis de la procédure.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est actuellement l’organisme-modèle le plus utilisé en recherche biomédicale. Les différents systèmes de son organisme présentent une organisation et une régulation proches de celles de l’homme. Le séquençage complet du génome de la souris, a démontré la proximité phylogénétique des souris et des hommes : 90 % des gènes humains ont un équivalent chez la souris, permettant d’élaborer des approches génétiques et fonctionnelles valides. Le développement des outils de transgenèse ont permis de créer de nombreux mutants de type knock-in ou knock-out et ainsi de nombreux modèles de maladies neurodégénératives ont pu être développé (Alzheimer, Parkinson…). Enfin, les souris peuvent présenter certains troubles neurologiques identiques à l’Homme comme par exemple des troubles liés à l’anxiété, ce qui en fait un bon modèle pour les études précliniques dans le domaine des neurosciences. Le rat (Rattus norvegicus) est également couramment utilisé en recherche biomédicale. Il présente l’avantage, par rapport à la souris, d’être plus proche physiologiquement de l’homme, ce qui confère aux résultats obtenus une meilleure performance translationnelle. Sa neuroanatomie est proche de celle de l’homme en termes de fonction des territoires cérébraux et de connectivité ce qui fait du rat un modèle de choix pour tester l’efficacité ou la toxicité de molécules avant de passer aux essais pré-cliniques chez l’homme. Selon les besoins des projets et des pathologies étudiées, les animaux pourront être utilisés du stade néonatal à adulte (jusqu’à 18 mois).

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Rats : 180
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 180
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 180

Enfermés seuls deux heures par jour pendant une semaine, le temps d'avaler un repas à base de viande, 180 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Sous anesthésie, deux prélèvements de sang sont faits dans la veine porte et dans l'artère abdominale, avec les contenus digestifs, avant la mise à mort. Le projet cherche à identifier les peptides libérés par la digestion des protéines à deux âges, et le porteur revendique par là une contribution au remplacement, les données devant servir à valider un modèle de digestion in vitro. Le rat est retenu pour son espérance de vie de vingt-quatre mois, deux groupes étant comparés à six et à dix-huit mois.

Objectifs

La digestibilité, mais surtout la vitesse de digestion, sont des déterminants importants dans l’optimisation de l’apport protéique chez les populations cibles telles que les seniors ou les malades chroniques. En plus de son rôle de fournir des acides aminés à l’organisme, la digestion des protéines alimentaires conduit également à la libération de peptides. Ces peptides sont l’objet de nombreuses études en raison de leur importance dans le déterminisme de l’effet santé des aliments. En effet, le peptidome, défini comme l’ensemble des peptides issus de la digestion des protéines, varie quantitativement et qualitativement tout au long du tractus digestif. Ce peptidome contient des peptides potentiellement bioactifs à propriétés antioxydantes, antihypertensives, ou encore anti-diabétiques. La question de l’altération des fonctions digestives au cours du vieillissement est clairement posée concernant la digestibilité des protéines alimentaires, mais son impact sur le peptidome biologiquement actif reste non exploré, ainsi que son rôle dans l’altération de certaines fonctions du tractus digestif ou organes périphériques. Une des raisons de ce peu d’information sur l’impact du vieillissement du tractus digestif sur la composition du peptidome est qu’il faut faire face à un verrou méthodologique qui est l’identification par spectrométrie de masse des peptides issus de la digestion, dans un milieu complexe, appelée peptidomique ou digestomique. Par ailleurs, des questions se posent également concernant les modèles pertinents pour étudier la digestion des protéines alimentaires et la libération des peptides, i.e. in vivo sur digestats à différents niveaux du tractus digestif ou in vitro sur digesteur artificiel.

Bénéfices attendus

A court terme, les prélèvements de contenus digestifs d’aliments marqués permettront de travailler sur la mise au point d’une méthode d’identification des peptides issus de la digestion, sans ambigüité avec les peptides endogènes. Ce point est un verrou méthodologique très important limitant grandement les études sur la digestion des aliments protéinés. A moyen terme, ce projet permettra d’obtenir des données physiologiques objectives sur le vieillissement de la fonction digestive ; il s’agit là d’un véritable verrou de connaissance pour lequel il y a très peu d’éléments de bibliographie. Lever ce verrou permettra d’approfondir les recherches sur les difficultés d’adaptation au cours du vieillissement des organismes à leur environnement ; des défauts d’adaptation pouvant potentiellement conduire à des dysfonctionnements métaboliques et fonctionnels des organes. Le long du tractus digestif, une altération et/ou diminution de l’efficacité de la digestion des aliments affecte la dégradation des aliments en nutriments, leur biodisponibilité et leur devenir métabolique. En conséquence, une moindre biodisponibilité en nutriments est un des éléments potentiellement explicatifs du développement de la malnutrition des séniors et augmenterait le risque de développement de pathologies associées au vieillissement. Il est en effet aujourd’hui admis que le besoin en acides aminés d’origine alimentaire est augmenté lors du vieillissement, et que l’apport en protéines alimentaires doit être supérieur à celui d’individus adultes plus jeunes. Les raisons sont multiples, et notamment d’origine métabolique, mais une altération de la digestion des protéines et de sa vitesse a été évoquée pour expliquer cela. In fine, la combinaison des résultats obtenus avec ceux obtenus in vitro en utilisant le protocole standardisé de digestion in vitro permettra à plus long terme de valider cette approche pour l’étude de la digestion chez l’âgé, et permettrait à l’avenir de s’affranchir de modèles in vivo sur animaux. Par ce biais, ce projet participe à apporter des éléments à un des piliers des 3R, le Remplacement.

Procédures

Les animaux seront hébergés en cages individuelles, 2h par jour pendant une semaine, le temps de manger un repas à base de viande. En fin d'expérimentation, après un repas ils subiront sous anesthésie et analgésie 2 prélèvements de sang (en veine porte et en artère abdominale) et de contenus digestifs. Après les prélèvements qui dureront moins de 10 minutes, les animaux seront euthanasiés.

Impact sur les animaux

Les procédures nécessitent de contrôler la consommation alimentaire des animaux et requiert donc une mise en cage individuelle des animaux pour le temps du repas. Celle-ci sera faite 10-12 jours avant le protocole expérimental afin d’acclimater les animaux.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure afin de procéder à des prélèvements de tissus et organes pour des analyses.

Remplacement

Le seul modèle de digestion in vitro repose seulement sur des recommandations sur des paramètres physiologiques (pH, concentration en enzymes, durée de vidange des compartiments digestifs) moyennés selon les informations issues de la bibliographie. Comme le mentionnent les auteurs eux-mêmes, des études sont nécessaires pour valider ce modèle in vitro chez le sénior et s’assurer que les adaptations du protocole de digestion in vitro sont bien représentatives de la physiologie digestive au cours du vieillissement. Il y a donc un réel besoin de données objectives quant à la physiologie digestive au cours du vieillissement afin de pouvoir valider le modèle in vitro et ainsi proposer une alternative fiable aux modèles animaux. Néanmoins, si nos résultats de tests de comparaison entre les données in vivo et in vitro sont concluants, nous pourrons utiliser, lors d’étude ultérieures, les modèles in vitro pour étudier la génération de peptides lors de la digestion chez les adultes jeunes et âgés, au moins lors des étapes de screening lors d’étude ultérieures.

Réduction

La mise en œuvre de la première procédure pour étudier la faisabilité de plusieurs conditions a été conçue pour réduire au maximum les effectifs de la seconde procédure, et notamment limiter les conditions Témoin (i.e repas sans protéines), si les résultats de marquage des protéines permettent de distinguer les peptides alimentaires des peptides endogènes, et donc permettent de s’affranchir du groupe ‘Témoin’.

Raffinement

A leur arrivée à l’animalerie, les animaux seront hébergés à 2 par cage pour une période de deux semaines correspondant à la période d’habituation et d’acclimatation à l’animalerie. Les animaux seront hébergés dans des conditions standard d’animalerie conventionnelle, dans des cages de taille conforme à la réglementation (1800 cm3) et transparentes afin que les animaux puissent se voir et positionnées proches les unes des autres afin que les animaux puissent s’entendre et se sentir. Les animaux bénéficieront d'enrichissement de leur environnement : ils auront dans leurs cages des objets en inox : balles et tunnels en alternance pour continuer à susciter de l'intérêt Les animaux seront pesés 2 fois par semaine et observés quotidiennement, y compris le week-end et les jours fériés, par des animaliers expérimentés.

Choix des espèces

L’étude porte sur les modifications de la fonction digestive au cours du vieillissement. Pour cela, deux populations de rats seront comparées, âgées de 6 et de 18 mois.Les animaux seront des rats Wistar âgés de 6 mois (jeunes) et 18 mois (âgés). Le rat est un animal de référence dans les études sur le vieillissement de par son espérance de vie de 24 mois.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Souris : 3151
Rats : 3151
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6302
▲ -
Devenir
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 -
 -
 6302

Le choix de l'espèce et du modèle dépend des demandes des clients : 3 151 souris et 3 151 rats, soit 6 302 animaux non-humains, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués pour prélèvement des ovaires, du cerveau, du tissu adipeux et de l'utérus. Le syndrome des ovaires polykystiques est induit par létrozole ou par exposition hormonale avant la naissance, avec régime gras jusqu'à dix semaines, ovariectomie de trente minutes, frottis vaginaux quotidiens et administrations deux fois par jour. Les nouveau-nés mâles, écartés du protocole, sont réorientés vers l'apprentissage de gestes techniques. Le porteur écrit qu'aucun test statistique n'a servi à dimensionner les groupes, fixés à huit animaux par comparaison avec des publications.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer les effets de candidats médicaments dans un modèle mimant le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) chez le rongeur.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces et avec moins d’effets secondaires que les molécules utilisées actuellement pour traiter les patients atteints du syndrome des ovaires polykystiques. En effet, actuellement, les traitements utilisés sont uniquement symptomatiques et l’évaluation de candidats médicaments traitant la pathologie dans son ensemble (origine du dysfonctionnement hormonal) serait bénéfique.

Procédures

Les animaux pourront recevoir des traitements de candidats médicaments et de létrozole par différentes voies d’administration pendant maximum 10 semaines de façon biquotidienne pour les voies per os, sous-cutanée et intrapéritonéale et de façon quotidienne pour les voies intraveineuse et intramusculaire. Pour le modèle hormonale, les femelles gestantes recevront des traitements hormonaux pendant 3-5 jours par voie sous-cutanée ou intrapéritonéale. Les administrations étant réalisées par du personnel expert, ces gestes dureront de 30 sec à 1 min environ. Les nouveau-nés ne seront manipuler qu’au moment du sevrage pour pouvoir différencier les mâles des femelles. Les animaux seront pesés régulièrement et pourront être mis sous régime gras type « high fat » pendant maximum 10 semaines, subir une ovariectomie selon le protocole expérimental (environ 30 minutes de chirurgie). Des frottis vaginaux seront réalisés afin de connaître le cycle oestral des animaux, au maximum un frottis quotidien. Il faut environ 30 sec pour faire un frottis par animal. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours de l’étude avec de petits volumes (1 goutte pour le glucomètre pour les analyses de tolérance au glucose ou à l’insuline prélevée à la queue de l’animal) ou des volumes un peu plus importants pour les études de pharmacocinétique (queue ou rétro-orbital ou submandibulaire…). Un prélèvement sanguin de petit volume durera environ 30 sec 1 minute. La fréquence et le volume dépendront des demandes. Cependant, les prélèvements seront effectués en concertation avec le responsable éthique de l’entreprise et en total respect de la réglementation internationale et européenne. Un prélèvement sanguin terminal plus important sera réalisé sous anesthésie ou sédation (environ 1 min pour prélever le volume terminal). Des tissus (ovaires, cerveau, tissu adipeux, utérus...) seront prélevés à la fin de l’expérimentation.

Impact sur les animaux

Les contentions et administrations de substances répétées pourront générer du stress chez les animaux. De plus, certaines étapes du protocole pourront entraîner une douleur légère ou modérée (au point d’injection de l’aiguille, lors des chirurgies d’implantation de pellets ou d’ovariectomie). Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux dues aux candidats médicaments.

Devenir

A l’issue de la procédure, les animaux seront euthanasiés car des prélèvements tissulaires post-mortem seront réalisés.

Remplacement

Aujourd’hui il n’existe pas de thérapie pharmacologique efficace pour le traitement du syndrome des ovaires polykystiques. Actuellement, aucun modèle in silico, in vitro ou ex vivo ne peuvent mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. En effet, aucun de ces modèles ne peuvent mimer le dysfonctionnement hormonal de cette pathologie en tenant compte des différents organes intervenants et des multiples hormones, sachant que le paramètre hormonal est primordial pour cette pathologie. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Réduction

Nous avons établi une stratégie d’expérimentation nous permettant, dans la mesure du possible, de mesurer la valeur basale de chaque animal pour les paramètres sanguins (l’animal est son propre contrôle). Cette stratégie permet donc de réduire sensiblement le nombre d’animaux par groupe. Ce modèle étant nouveau pour nous, une ou deux études pilotes pour mettre au point le modèle seront nécessaires dans un premier temps (test sur un nombre restreint d’animaux). Aucun test statistique pour déterminer la taille des lots n’a été fait mais en considérant la variabilité interindividuelle des animaux (et en accord avec ce qui a déjà été publié par des équipes scientifiques et leurs résultats obtenus) nous conduit à dimensionner les groupes de traitement avec des effectifs de 8 animaux par groupe afin d’envisager des différences statistiquement significatives entre les groupes de traitement. Ce projet nécessite l’utilisation de femelles gestantes et seuls les nouveau-nés femelles seront gardés pour la suite des procédures expérimentales. Les nouveau-nés mâles pourront être utilisés pour d’autres dap (formation aux gestes techniques par exemple), permettant ainsi de diminuer l’utilisation du nombre d’animaux. Ce projet étant nouveau, il nous semble que 3 études par an soit une estimation raisonnable par rapport à nos autres modèles et aux demandes de nos clients.

Raffinement

En accord avec la règle de raffinement, les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec maintien de la température corporelle via l’utilisation de plaque chauffante thermo-régulée. Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et un enrichissement sera introduit dans l’hébergement des animaux. L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite à savoir prostration, perte de poids, difficulté à se mouvoir, s’alimenter, boire, piloérection, présence de blessure, … Pour chaque intervention chirurgicale, les animaux sédatés seront placés sur des plaques chauffantes thermorégulées afin d’éviter toute hypothermie et recevront un analgésique (type buprénorphine) afin de limiter la douleur post-opératoire et un gel ophtalmique sera utilisé. Après chaque intervention chirurgicale, une attention particulière sera apportée sur le réveil des animaux et l’absence d’agressivité vis-à-vis de leurs congénères. Nous avons établi des points d’intervention afin de limiter la douleur à son minimum : • Addition d’Aspen brick, de carré de coton, de tunnels et d’igloos en cas de bagarres entre animaux et séparation du dominant pendant quelques jours si nécessaire, • Mesure du poids des animaux régulièrement, • Arrêt des traitements en cas de perte de poids ≥ 20% du poids initial. Nous avons établi des critères qui mettront fin à l'expérimentation si nécessaire : • Altérations des fonctions normales (impossibilité d’uriner, de se nourrir, de s’alimenter, se mouvoir…), • Présence d’une souffrance/douleur (vocalisation, perte d’appétit, piloérection, prostration…), • Perte de poids ≥ 20% du poids initial sur 72h, Si l’état général de l’animal ne s’améliore pas et qu’aucune solution ne peut être apportée, ce dernier serait euthanasié.

Choix des espèces

Selon le mécanisme d’action et la cible du candidat médicament, le rat et/ou la souris pourront être utilisés. Le choix du modèle utilisé sera dépendant des demandes clients car les modèles SOPK induits par le létrozole ou par exposition hormonale prénatale sont bien décrits dans la littérature chez les deux espèces. Le SOPK débutant à l’adolescence lors de la puberté, ce modèle pourra être induit sur des animaux adultes ou prépubères (3 semaines) pour le modèle létrozole. De ce fait, nous utiliserons des animaux âgés d’au moins 3 semaines (animaux livrés avec leur mère car le sevrage ne sera pas terminé). Pour le modèle d’exposition prénatale aux hormones, nous utiliserons des femelles gestantes de 2-3 mois et les nouveau-nés femelles âgés de 21 jours minimum.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Rats : 112
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 112
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 112

Du sang est injecté sous les méninges de rats anesthésiés pour reproduire une hémorragie cérébrale, avec pose d'une mini-pompe sous la peau du dos et d'une canule dans le ventricule cérébral droit, trente-cinq à quarante-cinq minutes de chirurgie. 112 rats vont être utilisés dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur annonce des céphalées, des douleurs faciales et oculaires et des troubles de la vision, qui "peuvent se compliquer et mener à une perte de conscience de l'animal voire à un coma". Au quatorzième jour, tous les rats sont tués pour prélèvement du sang et du cerveau après fixation des tissus.

Objectifs

Le but de l'expérience est de déterminer si la molécule à tester peut réduire l'inflammation et la cicatrisation à l'intérieur et autour du cerveau après une hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA) afin (1) d'améliorer le drainage glymphatique (système d'évacuation des fluides dans le cerveau) et (2) de réduire le développement de l'hydrocéphalie (augmentation de la pression cérébrale et élargissement des ventricules cérébraux) chez le rat Sprague Dawley.

Bénéfices attendus

L'hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA) est un type d'accident vasculaire cérébral causé par un saignement dans l'espace sous-arachnoïdien situé entre le cerveau et les méninges. Les lésions cérébrales précoces consécutives à une HSA sont responsables d'une grande partie des handicaps à long terme chez les patients atteints d'HSA. En outre, ils sont plus susceptibles de souffrir de troubles neurodégénératifs et cérébrovasculaires plus tard dans leur vie. Les mécanismes des lésions cérébrales précoces comprennent l'inflammation, la mort cellulaire, l'accumulation de liquide cérébral et la rupture de la barrière hémato-encéphalique. Les traitements actuels sont chirurgicaux et empêchent les saignements ou réduisent la pression cérébrale (insertion d'une dérivation pour drainer le liquide du cerveau), il est donc nécessaire de développer des thérapeutiques alternatifs pour cibler les mécanismes de lésions cérébrales précoces de l'HSA. Cette étude pourrait mettre en évidence un effet via un thérapeutique sur la réduction de l'inflammation et la cicatrisation à l'intérieur et autour du cerveau après une hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA) afin (1) d'améliorer le drainage glymphatique (système d'évacuation des fluides dans le cerveau) et (2) de réduire le développement de l'hydrocéphalie (augmentation de la pression cérébrale et élargissement des ventricules cérébraux). Cela permettrait ainsi de développer une stratégie thérapeutique moins lourde des hémorragies sous-arachnoïdiennes car sans intervention chirurgicale ni dispositif implanté à subir par le patient.

Procédures

Les animaux réaliseront un test comportemental (répété à J-1, J+1, J+7 et J+14 post chirurgie) visant à quantifier et à observer des différences (et donc d’observer une récupération fonctionnelle ou pas) entre les différents groupes sur des déficits sensoti-moteurs induits par le modèle de chirurgie d’hémorragie sous-arachnoïdienne. Un prélèvement de sang au niveau de la queue sera réalisé ces mêmes jours. A J0, ils seront soumis à une chirurgie au niveau de la tête afin de pouvoir injecter du sang sous les méninges, simulant ainsi une hémorragie sous arachnoïdienne. Une pose de cathéter dans la veine caudale sera nécessaire pour récupérer le sang à injecter. Cette chirurgie sera suivie de la pose d’une mini-pompe osmotique en sous-cutané dans le dos ainsi que de la pose d’une canule par stéréotaxie dans le ventricule cérébral droit. Une injection sous-cutanée de sérum physiologique sera réalisée pour contrer la déshydratation subie suite à l’anesthésie et à l’acte chirurgical. Cette phase de chirurgie prendra entre 35 et 45 minutes. A J1 et J14, les animaux anesthésiés seront placés au sein d’un IRM pour imagerie. Cette phase d’imagerie sera réalisée en 10 minutes. A J1, une analgésie complémentaire sera réalisée après le 1er test comportemental et en fin de journée. A J14, Une injection d’un traceur fluorescent sous les méninges sera réalisée. Pour se faire le même protocole que pour l’injection de sang sera réalisé (aucune pose de cathéter ne sera nécessaire pendant cette étape). Enfin, à la fin du projet a J14, les animaux seront mis à mort. Un prélèvement de sang sera réalisé avant fixation des tissus puis prélèvement.

Impact sur les animaux

Suite au modèle d’hémorragie méningée, les rats pourront présenter des déficits neurologiques (moteurs et cognitifs) susceptibles d'induire des céphalées, des douleurs faciales et occulaires ainsi que potentiellement des troubles de la vision, accompagnées donc d’un stress de l’animal. Ces symptômes peuvent se compliquer et mener à une perte de conscience de l’animal voire à un coma. À cette fin, une surveillance sera mise en place pour contrôler la douleur et le stress afin d'adapter la couverture analgésique. Une coupelle de granulés humidifiés pour offrir une meilleure transition vers l’alimentation solide sera disposée dans la cage suite à la chirurgie.

Devenir

A la fin du projet, tous les animaux seront donc mis à mort permettant le prélèvement de sang et du cerveau post fixation pour analyse.

Remplacement

Les alternatives n’utilisant pas d’animaux ne peuvent être utilisées en raison de la complexité clinique de l'HSA et des interactions des systèmes du corps intervenant, y compris les systèmes immunitaire et nerveux, qui ne peuvent pas tous être modélisés actuellement dans des modèles de culture cellulaire ou informatiques. La voie des fluides cérébraux, en particulier, est étroitement régulée pour maintenir la pression cérébrale, les fluides étant produits par les plexus choroïdes et évacués par le système glymphatique dans une autre partie du cerveau, c'est pourquoi la structure entière du cerveau dans une cavité fermée (crâne) est nécessaire pour évaluer la dynamique des fluides et le système glymphatique.

Réduction

Les données de la littérature ainsi qu’une étude de puissance statistique en amont permettent de nous assurer que nous utiliserons le nombre minimal d'animaux pour pouvoir conclure d’un effet ou non de nos stratégies thérapeutiques. D’un point de vue statistique, nous avons déterminé que le nombre idéal d’animaux par groupe est de 12. En effet, ce nombre est reconnu pour réduire au maximum le nombre d’individus, tout en conservant la pertinence scientifique et la significativité statistique.

Raffinement

Les rats seront 2 par cage, isolés de tous bruits extérieurs, avec plusieurs enrichissements (sizzle-dri kraft, alpha-dri et bûchette de peuplier), auront de la nourriture et de l’eau ad libitum pendant toute la durée du projet. Leur bien-être sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés. Pendant les phases chirurgicales, chaque animal sera anesthésié et aura une couverture analgésique. L’anesthésie générale sera maintenue jusqu’au réveil. La température corporelle de l’animal est maintenue grâce à un système de couverture chauffante rétrocontrôlée. Une injection sous-cutanée de sérum physiologie sera réalisée après la chirurgie. La surveillance des animaux sera accrue pendant les premières heures de réveil. A J1, un analgésique sera administré en début et fin de journée. Les critères d’arrêt de la douleur, de la souffrance et de l’angoisse seront pris en compte. Si en période postopératoire, nous constaterons un dépassement des points limites précédemment fixés, l’animal sera soit soigné jusqu’à amélioration ou mis à mort. Une surveillance stricte des rats sera réalisée pendant les jours suivant l’opération : pesée des animaux et contrôle des points limites (2 fois par jour). Avant la mise à mort, les animaux seront mis sous anesthésie générale.

Choix des espèces

L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons dans la littérature font que le rat (Rattus norvegicus) est un modèle préférentiel pour mener à bien ce projet. En effet, le rat est une des espèces animales la plus étudiée dans le domaine de l’AVC ce qui permettra une analyse comparative et critique des résultats obtenus. De plus, les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes alternatives pertinentes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Les animaux utilisés seront âgés de 3 mois soit un poids d’environ 500g pour les mâles et 300g pour les femelles. Nous effectuerons notre modèle sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’HSA.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 400
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 400
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 400

Soumis à une ligature du nerf situé sous l'orbite, sous anesthésie générale, 400 rats sont ensuite testés tous les deux jours pendant soixante jours pour mesurer leur hypersensibilité de la face. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance modéré et tous les rats sont tués, une partie après une trachéotomie, une canulation de la carotide et de la jugulaire et une craniotomie menées sans réveil. Le projet vise à décrire la réorganisation du cortex somato-sensoriel dans une névralgie du trijumeau. Le porteur écrit que les résultats "ne montrent pas d'effets indésirables sur les animaux mis à part le développement d'une allodynie faciale", allodynie qui est précisément la douleur que la ligature sert à produire.

Objectifs

Les douleurs neuropathiques faciales issues d'atteintes nerveuses périphériques se révèlent très difficiles à soulager et/ou guérir lorsqu'elle mettent en jeu une sensibilisation centrale, c'est à dire une modification du fonctionnement du système nerveux central induisant des douleurs spontannées (en l'absence de stimulus) ou suite à des stimuli non douloureux (caresses, brossage de dents...). Cela peut se produire dans le cadre de compression de nerfs faciaux comme observé dans la névralgie du trijumeau. Le but de ce projet est d'étudier la mise en place de la sensibilisation centrale dans le cortex somato-sensoriel primaire dans un modèle murin de neuropathie faciale.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mieux comprendre les mécanismes de sensibilisation corticale impliquée dans les phénomènes d’hypersensibilité douloureuse. Au travers des résultats attendus, ce travail pourrait avoir des répercussions positives sur la recherche pré-clinique s’intéressant aux douleurs chroniques, et pourrait à terme mettre en lumière de nouvelles pistes thérapeutiques.

Procédures

Les différents gestes techniques utilisés lors de ce projet sont : • Injections intra-péritonéales (

Impact sur les animaux

Utilisant un modèle de douleur neuropathique, nous nous attendons au développement d’une hypersensibilité douloureuse lors d'une stimulation tactile. Les résultats obtenus ne montrent pas d'effets indésirables sur les animaux mis à part le développement d'une allodynie faciale suite à une stimulation tactile. La douleur occasionnée à l’animal est estimée comme étant « modérée » (retrait de la face). Ces mesures sont peu douloureuses puisqu’elles consistent en la mesure d’un seuil avec possibilité d’échappement et n'entrainent pas de réactions visibles autres que le retrait moteur de la zone stimulée.

Devenir

A la fin des procédures, les animaux seront profondément anesthésiés et seront mis à mort pour prélever les tissus nerveux d'intérêts afin de réaliser une analyse immunohistochimique.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. Il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux aussi bien central que périphérique (fibres afférentes). Des études comportementales chez l’animal vivant sont donc nécessaires pour mettre en évidence l’installation d’une l’allodynie mécanique après ligature du nerf infra-orbitaire. Cependant, en parralèle de cette étude expériementale, une étude computationnelle basée sur les résultats expériementaux afin de modéliser les modifications corticales associées à la mise en place de la douleur neuropathique. Nous espérons que dans le futur, un tel modèle permettra de tester des hypothèses in silico afin de permettre de remplacer certaines expérimentations.

Réduction

Le nombre d’animaux a été établi par l'utilisation de tests statistiques préalables et en tenant comptee des divers risques liés aux différentes approches expérimentales (mauvaises injections, problème d’habituation lors des études comportementales, difficultés d'enregistrements). Ce nombre sera susceptible de changer si au cours de l’expérience nous observons une différence significative avant d’atteindre le nombre maximal d’animaux autorisés. Pour la partie comportement (A), consistant à valider que la ligature du nerf infra-orbitaire induit une allodynie faciale, nous allons utiliser 10 animaux par groupe (témoins mâle, ligature mâle, témoins femelle, ligature femelle). Pour les parties patch-clamp), nous allons utiliser 15 animaux par groupe (témoins mâle, ligature mâle, témoins femelle, ligature femelle) et par mesure effectuée. Pour la partie patch-clamp axonale ex vivo, nous allons utiliser 30 animaux par groupe (témoins mâle, ligature mâle, témoins femelle, ligature femelle). Nous avons prévu plus d'animaux pour ces expériences car les enregistrements axonaux étant très complexes, le taux de succès est plus faible que pour les autres enregistrements. Pour la partie enregistrements électrophysiologiques in vivo, nous allons utiliser 15 animaux par groupe (témoins mâle, ligature mâle, témoins femelle, ligature femelle).

Raffinement

Préalablement à toutes les études, les animaux sont (i) hébergés dans des cages à environnement enrichi (tunnel pour grignotage, enrichissement social) dans notre animalerie, pendant une semaine, et (ii) soumis à des séances d’habituation, pendant 4 jours, afin de diminuer le stress lié au nouvel environnement et à la manipulation par l’expérimentateur. Pour les injections, les rats sont préalablement anesthésiés. L’anesthésie adéquate des animaux est confirmée par l’absence de réflexe de retrait de la patte en réponse à un pincement de la patte postérieure. De plus, après la ligature du nerf infraorbitaire, le suivi post-opératoire, avec un examen minutieux de la zone ligaturée, est poursuivie dans les jours suivants. L'état général de l'animal est surveillé tous les jours avec contrôle du poids. Plusieurs critères seront surveillés quotidiennement durant tout le temps des procédures, et des points limites ont été établis par une grille de scores. Le poids est mesuré quotidiennement. La nourriture sera humidifiée pour faciliter son absorption. Si la perte de poids excède 20% du poids initial, les animaux seront mis à mort. Nous regarderons également l’apparence et le comportement (poils ébouriffés, animal prostré, posture anormale, vocalisations, agitation, toilettage). S’il apparait un comportement correspondant aux points limites définis par la grille de scores, alors les animaux seront exclus de l'expérimentation.

Choix des espèces

La souche Sprague-Dawley est couramment utilisée au sein du laboratoire depuis de nombreuses années. C’est par ailleurs un bon modèle pour les études comportementales. Les animaux utilisés seront des rats adultes, par comparaison avec les autres données de la littérature.