Rats
Etude de l’implication des cellules gliales dans le développement d’une hypersensibilité cutanée faciale dans la migraine chez le rat femelle
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Injectées tous les deux jours pendant neuf jours avec une molécule qui déclenche une crise migraineuse, 320 rates subissent ensuite l'application d'un filament sur la face pour mesurer leur hypersensibilité à la douleur. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré et toutes les rates sont tuées sous anesthésie profonde pour prélever leurs tissus nerveux. L'objectif porte sur le rôle des astrocytes dans le déclenchement de l'allodynie, avec la perspective annoncée de nouvelles cibles contre la douleur chez l'être humain. Les nuisances attendues sont estimées à partir de travaux menés sur des rats mâles, alors que le projet porte sur des femelles.
Objectifs
La migraine est une pathologie qui a un fort impact sur la santé publique (12-15% de la population touchée). Une des signatures comportementales de la migraine est l’hypersensibilité à la douleur mécanique cutanée appelée allodynie qui représente en plus de la douleur spontanée un symptôme très handicapant pour les malades. L’allodynie correspond à une douleur provoquée par une stimulation normalement non douloureuse qui peut être déclenchée suite à une inflammation. En temps normal, les informations tactiles et douloureuses n’aboutissent pas au même niveau de la moelle épinière ou du tronc cérébral, les deux modalités sensorielles (tact et douleur) sont donc normalement séparées. En conditions pathologiques, par exemple lors d’une allodynie, l’information tactile devient capable d’activer des neurones nociceptifs, grâce à un circuit qui implique plusieurs cellules. Le tact va alors devenir douleur (allodynie mécanique). Ce processus va provoquer l'activation de plusieurs populations neuronales et implique également une population spécifique de cellules gliales, les astrocytes. Cependant, peu de choses sont connues sur ces cellules et leur implication dans le déclenchement de l’allodynie .L’objectif de ce projet va consister à étudier l’implication des astrocytes et plus précisément des canaux potassiques astrocytaires dans un modèle de migraine chronique .Ce projet combinera des études comportementales et d’expression protéique. Il présente donc un intérêt fondamental, et également un intérêt plus appliqué en permettant éventuellement de proposer de nouvelles cibles thérapeutiques visant à diminuer les douleurs pathologiques chez l’homme.
Bénéfices attendus
La migraine est une pathologie qui a un fort impact sur la santé publique (12-15% de la population touchée). Les traitements proposés ont une efficacité limitée, surtout au stade chronique de la maladie. Le développement et l'évaluation des effets antalgiques de nouvelles molécules est indispensable pour l’amélioration des thérapeutiques.
Procédures
Les injections intra péritonéales (fréquence: 1 injection tous les 2j pendant 9j/ durée: 30s) et les perfusions (fréquence: 1/ durée 30min/ sans réveil) seront réalisées par du personnel formé et compétent, sous la responsabilité des membres de la Structure du Bien Etre Animal. Après une phase d'habituation, des tests comportementaux (test d'allodynie suite à l'application d'un filament au niveau de la face) seront réalisés (habituation+test: 35min/ test de la face tous les 2 jours).
Impact sur les animaux
Les résultats obtenus des travaux des autres laboratoires avec le modèle NTG ne montrent pas d'effets indésirables sur les animaux autre que la développement d'une allodynie. Ce modèle a été réalisé sur des rats mâles, dont les nuisances sont le développement de l'allodynie mécanique au niveau de la zone péri orbitale après l'application de filament de vF (modérée). Les rats doivent pouvoir continuer à se mouvoir, se toiletter, exercer leurs gestes habituels.
Devenir
A la fin des procédures d'études comportementales, les animaux seront profondément anesthésiés et seront mis à mort: pour prélever les tissus nerveux d'intérêts afin de réaliser une quantification protéique ou une analyse immunohistochimique.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. Il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux aussi bien central que périphérique (fibres afférentes). Des études comportementales chez l’animal vivant sont donc nécessaires pour mettre en évidence l’installation d’une l’allodynie mécanique après injection de NTG.
Réduction
Le nombre de 6 rats /groupe pour les études comportementales et moléculaires est d’après nos données antérieures au sein du laboratoire le minimum requis pour discriminer un effet statistique significatif . Cependant, plusieurs étapes sont limitantes donc il est préférable de prévoir 10 animaux par groupe: habituation, injection,comportement, prélèvements et préparation des échantillons. C'est un modèle que le laboratoire veut mettre en place, donc, pour chaque procédure, nous allons adapter notre approche statistique aux données obtenues afin d'obtenir des résultats statistiquement fiables et pertinents avec une puissance d’analyse d’au moins 70%. D’abord, un test de significativité sera réalisé afin de déterminer si les données suivent une distribution normale, puis un test d’égalité des variances avant de confronter les valeurs avec un test paramétrique. Dans le cas où le test de normalité soit significatif ou les variances ne puissent pas être considérées égales, nous allons donc utiliser des tests non paramétriques. La significativité sera définie pour une valeur de p≤0,05. Les groupes non stimulés (NS) seront réalisés en priorité; si les résultats obtenus sont significatifs, nous ne réaliserons pas les groupes stimulés (St).
Raffinement
Préalablement à toutes études comportementales, les animaux sont (i) hébergés dans des cages à environnement enrichi dans notre animalerie, pendant une semaine, et (ii) soumis à des séances d’habituation, pendant 4 jours, afin de diminuer le stress lié au nouvel environnement et à la manipulation par l’expérimentateur. Pour les injections, les rats seront préalablement anesthésiés. L’anesthésie adéquate des animaux est confirmée par l’absence de réflexe de retrait de la patte en réponse à un pincement de la patte postérieure. L'état général de l'animal est surveillé tous les jours avec contrôle du poids. Les points limites des animaux sont identifées par une liste définie. Si au cours de l’expérimentation, l’animal a de grosses difficultés à se déplacer, se relever pour se nourrir, l’animal sera euthanasié par dose létale de pentobarbital.
Choix des espèces
La souche de rat Sprague-Dawley est couramment utilisée au sein du laboratoire depuis de nombreuses années et dans les études précédentes sur le sujet dans d’autres laboratoires. C’est par ailleurs un des modèles les plus utilisés pour les études comportementales dans le domaine de la douleur. Nous utiliserons des animaux entre 7-10 semaines, pour comparer avec les données du laboratoire.
Test de l’effet neuroprotecteur de la kétamine dans des modèles murins d’encéphalite auto-immune
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Des anticorps prélevés chez des patients sont injectés dans le cerveau de rats, par une chirurgie de trente minutes qui pose aussi une pompe délivrant un traitement en continu pendant dix à quinze jours. 480 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue pour des études histologiques, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'exposition est répétée à trois stades, au douzième jour de gestation, au douzième jour après la naissance et à l'âge adulte, pour voir si la kétamine protège des convulsions et des troubles du comportement provoqués par ces anticorps. Le porteur écrit que les tests comportementaux employés "ne provoquent pas de douleurs et sont peu contraignants", sans en nommer un seul, alors qu'ils servent à mesurer des convulsions et des séquelles.
Objectifs
Les anticorps sont des protéines produites par le système immunitaire pour assurer la sécurité de l’organisme et lutter contre les infections. Malheureusement, dans certaines situations, la production par le système immunitaire d’anticorps anormaux qui attaquent des protéines présentes à la surface des neurones entraînent des maladies neurologiques et psychiatriques graves. L’expression aberrante d’anticorps s’attaquant aux certains récepteurs du glutamate est par exemple la cause d’une forme très sévère encéphalite (inflammation du cerveau). Ces anticorps provoquent de l’épilepsie, des maladies mentales, et de l’autisme chez l’enfant. Ils peuvent entraîner des séquelles irréversibles. La prise en charge actuelle de cette maladie repose sur l’administration d’immunosuppresseurs et d’antiépileptiques qui restent malheureusement peu efficaces. L’administration de kétamine, un anesthésique qui bloque ces mêmes récepteurs, pourrait représenter un traitement prometteur de cette maladie grâce à son activité antiépileptique et ses effets contre l’anticorps lui-même. Malheureusement, les mécanismes d’action de la kétamine et son efficacité dans le traitement des encéphalites sont encore mal connus. L’objectif de ce travail est d’étudier à différents stades du développement neurologique, l’effet protecteur potentiel de la kétamine sur les convulsions et les troubles du comportement causés par les auto-anticorps. Pour mimer la maladie, nous allons exposer le cerveau de rats à des anticorps de patients à trois stades différents du développement cérébral: au 12ème jour de gestation pendant le développement embryonnaire (correspondant au 2ème trimestre de grossesse chez l’Homme), au 12ème jour postnatal pendant la période critique du développement cérébral, et à l’âge adulte après le 60ème jour post-natal. L’administration de kétamine en parallèle permettra de tester son effet protecteur potentiel. Nous analyserons pour cela l’impact des anticorps et les bénéfices escomptés de l’administration conjointe de kétamine sur le comportement et la survenue de convulsions chez les animaux traités. Les approches comportementales de ce projet pour mesurer les séquelles nécessitent d’utiliser des animaux.
Bénéfices attendus
La prise en charge actuelle de cette maladie repose sur l’administration d’immunosuppresseurs et d’antiépileptiques qui restent malheureusement peu efficaces. L’administration de kétamine, un anesthésique qui bloque ces mêmes récepteurs, pourrait représenter un traitement prometteur de cette maladie grâce à son activité antiépileptique et ses effets contre l’anticorps lui-même.
Procédures
Injection dans le péritoine d’anticorps (5minutes) et de traitements(21 jours). 1 chirurgie d’injection Intra-cérébrale et implantation d’un système de délivrance de traitement en continu.1 chirurgie (durée 30 min) d’injection Intra-cérébrale et implantation d’un système de délivrance de traitement en continu (delivrance pendant 10 à 15 jours).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sur les animaux comprennent: 1/ un risque de douleur durant la chirurgie et douleur aiguë lié à la récupération post-chirurgie implantatoire, ce risque est compensé par l’analgésie 2/ un risque de stress à court terme induit par notre paradigme expérimental
Devenir
Mise à mort à l'issue des procédures pour effectuer les études histologiques
Remplacement
L’objectif du projet est de comprendre le rôle néfaste joué par les anticorps dirigés contre des protéines présentes à la surface des neurones, et d’évaluer l’effet protecteur de la kétamine sur les symptômes causés par ces anticorps. La méthode la plus appropriée pour atteindre cet objectif consiste à combiner des approches d’administration intracérébrales et sous-cutanées, avec des tests comportementaux, des enregistrements cérébraux, et de l’imagerie et l’activité des neurones. Le recours à l’animal est indispensable pour répondre à ces objectifs.
Réduction
La règle des 3R a été mise en place dans la conception de notre projet et une planification précise des expériences a été établie afin de réduire au maximum le nombre d’animaux inclus dans cette étude, tout en ayant des groupes suffisamment importants pour obtenir des statistiques solides. Nous proposons ainsi un projet portant sur 480 rats (réduction), avec un nombre de 12 animaux par groupe
Raffinement
Une attention permanente sera portée au bien-être des animaux avant et tout au long des protocoles (raffinement), notamment en assurant un enrichissement adéquat de leur milieu: papier tressé pour les mères, tunnels en carton dans des cages d’hébergement conçues pour qu’ils puissent exprimer leur comportement naturel. Ils seront surveillés quotidiennement par des personnels compétents et formés. Les douleurs consécutives à la chirurgie seront soulagées à l’aide des molécules les plus adaptées au protocole et à l'état des animaux. Aucune des données recueillies sur les molécules à visée thérapeutique injectées par voie intrapéritonéale ne prédisent que ces injections seront douloureuses. Néanmoins, l’état des animaux sera particulièrement surveillé durant le temps de ces injections et des mesures adaptées seront prises dans la cas contraire. Les tests comportementaux utilisés dans ce projet ne provoquent pas de douleurs et sont peu contraignants pour les animaux. Des points limites suffisamment prédictifs sont définis pour limiter la souffrance tout au long de la vie de l'animal. En cas de souffrance ou de détresse persistante, les animaux seront mis à mort dans des conditions qui évitent souffranc
Choix des espèces
Le rat est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des Vertébrés. L’organisation du système nerveux central de cette espèce est assez proche de celle de l’homme, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez cette espèce à l’espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes synaptiques à une échelle moléculaire. L’impact des anticorps contre une population des protéines à la surfaces des neurones excitatrices et le potentiel protecteur de la kétamine seront évalués à trois stades du développement cérébral: - entre le 10ème et le 18ème jour de gestation, correspondant au 2ème trimestre de grossesse chez l’Homme où se forment les réseaux neuronaux. - entre le 10ème et le 15ème jour post-natal, correspondant à une fenêtre critique du développement cérébral chez l’enfant. - chez l’adulte de plus de 60 jours, à un stade ou le cerveau est arrivé à maturité. Les conséquences de ces expositions seront systématiquement caractérisées à l’aide de tests comportementaux appropriés à l’âge adulte.
Lésions rénales : Evaluation de l’efficacité de composés chimiques ou biologiques sur les lésions rénales chez le rongeur.
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
Rats : 750
Le pédicule d'un rein ou des deux clampé pour couper le flux sanguin, l'uretère gauche ligaturé, ou du cisplatine injecté dans le péritoine : 750 souris et 750 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, 1 000 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 500 un niveau sévère. Les chirurgies durent jusqu'à deux heures sous anesthésie générale, et souris et rats reçoivent ensuite les composés à tester par voie intranasale, intratrachéale, intramusculaire, intradermique, orale, sous-cutanée ou intrapéritonéale. Le porteur ne décrit qu'une douleur "modérée durant 3 jours environ" après les chirurgies, alors qu'un tiers d'entre eux relève d'un niveau de souffrance sévère. L'effectif de dix rongeurs par groupe peut être porté à vingt si les analyses réclament un volume de prélèvement plus important, le nombre d'individus utilisés suivant ainsi les besoins de la bioanalyse.
Objectifs
L’objectif est de tester l’efficacité thérapeutique de composés chimiques ou biologiques dans des modèles de lésions rénales résultant en des états inflammatoires aigus et chroniques du rein : lésions dues à une ischémie/reperfusion rénale ou à une obstruction urétérale unilatérale causant de la fibrose. En général, la lésion rénale initiale est associée à une insuffisance rénale aiguë (déclin rapide et potentiellement réversible de la fonction rénale), tandis que la fibrose tend à se produire dans le cadre de la maladie rénale chronique. La maladie rénale chronique peut par ailleurs résulter d’une non résolution d’insuffisance aiguë. Chez l’homme, plusieurs agressions initiales peuvent déclencher des lésions rénales. L’objectif de ce projet est de modéliser chez le rongeur deux d’entre elles : l’ischémie-reperfusion (arrêt temporaire du flux sanguin dans un rein ou les deux), et l’obstruction des voies urinaires (uretère). Ces modèles nous permettront de tester des candidats médicaments visant à traiter des patients présentant des lésions rénales. Les lésions d'ischémie reperfusion (IR) rénales sont une cause fréquente d'insuffisance rénale aiguë chez les patients. Aucun traitement spécifique n'est actuellement disponible. Parmi les modèles in vivo existants, le modèle de clampage du pédicule rénal (contenant les vaisseaux sanguins rénaux) chez la souris est couramment décrit dans la littérature et utilisé en raison de l’existence de nombreuses souches de souris transgéniques. Ce clampage temporaire génère une ischémie rénale. Selon l’objectif à atteindre, le clampage peut être réalisé sur un rein (pour mimer une ischémie-reperfusion au cours de la transplantation de l’organe) ou sur les deux reins à la fois (pour mimer une ischémie-reperfusion secondaire à une forte hypotension). Aucun traitement n’existe à ce jour pour la fibrose rénale chez l’homme. Le modèle d'obstruction urétérale unilatérale (UUO) sera utilisé pour modéliser des affections rénales aboutissant à un fibrose rénale. Ce modèle d’obstruction urétérale se caractérise par une dilatation tubulaire, une expansion interstitielle, une perte de masse tubulaire proximale, une hypertrophie, une hydronéphrose, une infiltration de leucocytes, la mort des cellules épithéliales tubulaires et la présence de fibroblastes, qui conduisent tous à une fibrose tubulo-interstitielle progressive.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de tester de nouvelles molécules candidates pour une utilisation mode préventif ou thérapeutique sur les lésions rénales. A terme, cela permettra l’introduction en clinique de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ces lésions rénales pour laquelle les options sont pour le moment limitées.
Procédures
Les lésions rénales seront induites sur des animaux sevrés de plus de 6 semaines soit ischémie reperfusion unilatérale ou bilatérale rénale ou par ligature de l’uretère gauche soit par administration de cisplatine (intrapritonéale). Les trois procédures chirurgicales auront lieu sous anesthésie générale qui durera au maximum deux heures. Le cisplatine sera administré sur animal vigile (5 min maximum) ou anesthésié (30 minutes maximum). Afin d’évaluer l’efficacité de potentiels traitements sur les lésions rénales, des composés chimiques ou biologiques pourront être administrés aux animaux par toutes les voies possibles : intranasale et intratrachéale, sous anesthésie générale d’au maximum une heure; intramusculaire et intradermique sous anesthésie générale d’environ une heure avec analgésie ou en moins de 5 min sur animal vigile; orale sur animaux vigiles (acte bref d’une minute environ); sous cutanée et intrapéritonéale sur animal anesthésié ou vigile (acte bref d’une minute sur animal vigile, anesthésie d’au maximum une heure sinon). Les volumes administrés et fréquences d’administration respecteront les recommandations. Des prélèvements de sang ou d’urine pourront être réalisés. Les prélèvements de sang sur animal vigile prendront environ deux minutes. En fin de projet, les animaux seront euthanasiés pour récupération des tissus, organes, et du sang. Les études dureront au maximum 2 mois pour les modèles chirurgicaux et au maximum une semaine pour le cisplatine
Impact sur les animaux
La constitution de groupes lors de la randomisation impliquera un remaniement des groupes sociaux qui pourra générer un stress léger durant moins de 3 jours. Les chirurgies pourront générer une douleur modérée durant 3 jours environ compte tenu de l’analgésie prévue. Dans le cas d’administrations par injections ou dans le cas de prélèvements sanguins, ceux-ci génèreront une douleur limitée à celle d’une piqûre d’aiguille.
Devenir
Après les trois procédures, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes et de grands volumes de sang, nécessaires pour évaluer l’efficacité des composés testés sur les maladies d’intérêt.
Remplacement
L'étude des mécanismes impliqués ne peut être remplacée par des modèles cellulaires en raison des très nombreux types cellulaires composant le rein et de la complexité des voies de signalisation cellulaire modifiées par l'ischémie reperfusion rénale ou l’obstruction des voies urinaires, à l’origine de fibrose. Ainsi, ce projet ne peut être évalué que dans un modèle in vivo chez l’animal tant pour la compréhension précise de ces phénomènes que pour la mise en évidence de nouvelles cibles thérapeutiques.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe est réduit au minimum nécessaire pour permettre une analyse statistique fiable des résultats. Dans le cas où des composés auraient besoin d’être testés dans les trois modèles au même moment, les animaux sham seront mis en commun pour ne pas être dédoublés. Sur la base de la littérature, le nombre minimum permettant d’obtenir une puissance statistique suffisante pour conclure est de 10 animaux par groupe. Cependant, les premières études visant à établir les modèles permettront de modifier au besoin ce nombre, s’il est insuffisant, ou au contraire s’il peut être réduit. Dans le cas où la bioanalyse suite aux prélèvements nécessiterait un volume trop important de fluides, le nombre d’animaux devra être augmenté, jusqu’à au maximum 20 animaux par groupe. Dans le cas de prélèvements terminaux à différents points de temps (collecte d’organes/tissus), un groupe d’animaux devra être inclus pour chaque point de temps. Le nombre d’animaux nécessaire a été validé par une analyse statistique.
Raffinement
Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale et analgésique avec maintien de la température corporelle via l’utilisation de plaque chauffante thermostatée. Une surveillance quotidienne stricte, avec évaluation du réveil et de l’état de santé post-opératoire, permet de détecter rapidement toute complication éventuelle et d’adapter immédiatement la prise en charge, en respect des points limites préétablis, en particulier par un traitement analgésique adapté. Les animaux recevront une analgésie préalable à la chirurgie (buprénorphine au moins 30 minutes avant la chirurgie) et un anesthésique local sera utilisé (SC autour du site d’ouverture chirurgicale au moins 5 minutes avant, et sur le feuillet musculaire avant fermeture de la peau). En cours d’étude, les animaux seront pesés 2 fois par semaine jusqu’à la chirurgie puis tous les jours à partir de la chirurgie. La déshydratation sera évaluée quotidiennement à partir de la chirurgie et les animaux déshydratés seront réhydratés par voie sous cutanée. A partir de la chirurgie, de la nourriture gélifiée sera placée en fond de cage, pendant une semaine Les points limites concernent l’état général de l’animal et sont listés en détail dans la procédure. Si la litière venait à se souiller plus rapidement que ce qui est constaté habituellement, la fréquence de change des cages sera augmentée.
Choix des espèces
Ces modèles sont décrits dans la littérature chez le rat et la souris. Les mâles seront privilégiés car leur utilisation est bien décrite dans la littérature. La souris sera privilégiée lorsque l’utilisation de souches génétiquement modifiées est nécessaire. Seuls des animaux sevrés seront utilisés (jeunes adultes et adultes, 6 semaines minimum), tel que référencé dans la littérature.
Evaluer l’effet de candidats médicaments sur un modèle d’œdème vésical induit par de l’isothiocyanate d’allyle (AITC) chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
Les rats reçoivent dans la vessie une instillation d'isothiocyanate d'allyle, principal composé de l'huile de moutarde, qui y provoque une inflammation sur laquelle l'établissement teste les candidats médicaments de ses clients. 1 500 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'instillation dure une trentaine de minutes sous anesthésie, la sensibilité abdominale est mesurée en appliquant des filaments de Von Frey pendant deux à trois minutes, et les animaux reçoivent des administrations quotidiennes de molécules dont le porteur écrit ne connaître "ni la nature ni les effets secondaires possibles". L'effectif ne repose sur aucun calcul statistique, le porteur invoquant son expérience pour fixer dix animaux par groupe et annoncer cinq études par an, soit 1 500 rats sur cinq ans.
Objectifs
L'inflammation joue un rôle important dans la plupart des pathologies de la vessie et représente une réaction de défense à une lésion physique, des substances chimiques, des micro-organismes ou d'autres agents pathogènes. Cette inflammation entraîne notamment une augmentation de la perméabilité vasculaire vésicale. Le projet proposé permettra d’évaluer l’effet de candidats médicaments sur l’œdème vésical et la douleur associée à l’inflammation. Dans la littérature, il est décrit que l’instillation intravésicale d’huile de moutarde ou de son principal constituant, l'isothiocyanate d'allyle (AITC) provoque une forte réaction inflammatoire dans les tissus de la vessie, entraînant une extravasation.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces que les molécules utilisées actuellement pour traiter les pathologies vésicales.
Procédures
Tous les animaux vont recevoir des administrations de candidats médicaments (voie, fréquence dépendant de chaque protocole expérimental mais des administrations quotidiennes per os, intrapéritonéales, sous-cutanées ou intraveineuses seront classiquement les plus utilisées). Cependant, ces gestes étant réalisé par du personnel qualifié et avec de l’expérience, ces gestes seront très rapides (1 min). Les animaux seront anesthésiés et recevront une instillation vésicale de produit irritant la vessie. Lors de cette procédure, les animaux seront placés sur des plaques chauffantes thermorégulées (classiquement instillation de 30 min). Les animaux seront placés dans un set-up de Von Frey et des filaments de différentes forces seront appliqués sur l’abdomen (au niveau de la vessie). Cette méthode est non invasive et est très rapide (environ 2-3 min par animal). Les animaux seront anesthésiés avec un anesthésique sans réveil car l’anesthésique utilisé est le seul qui n’a pas d’effet sur la contrcation de la vessie et auront des administrations de composés et des prélèvements sanguins (gestes très rapides 1-2 min).
Impact sur les animaux
Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux dues aux candidats médicaments. Toutefois, des manipulations, administrations répétées, prélèvements de sang, anesthésies sur les animaux peuvent provoquer du stress, une légère douleur (douleur de l’aiguille). De plus, ce modèle crée une inflammation vésicale donc les animaux pourront avoir les mêmes symptômes que chez l’Homme (sensation de « brûlure » lors des mictions, œdème vésical, gène pour uriner, mictions fréquentes…).
Devenir
L’anesthésique utilisé étant un anesthésique irréversible (l’animal ne peut pas se réveiller) tous les animaux de l’expérience sont mis à mort à la fin et des prélèvements de sang et des tissus seront réalisés.
Remplacement
Actuellement, aucun modèle in silico, in vitro ou ex vivo ne peut mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.
Réduction
Aucun test statistique sera utilisé pour calculer le nombre d’animaux par groupe mais de par notre forte expérience en expérimentation animale, les publications scientifiques publiées, un nombre minimum e 10 animaux par groupe sera utilisé pour avoir des résultats statistiquement différents et fiables. Des tests statistiques seront réalisés pour évaluer la différence entre les groupes expérimentaux. Nous avons établi une stratégie d’expérimentation nous permettant dans la mesure du possible, de mesurer la valeur basale de chaque animal (l’animal est son propre contrôle). Cette stratégie permet donc de réduire sensiblement le nombre d’animaux par groupe. Nous pensons réaliser 5 études par an avec un total de 1500 animaux pour 5 ans.
Raffinement
Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et auront une phase d’acclimatation de 3-4 jours minimum avant d’être manipulés. De plus un enrichissement (type tunnel et aspen brick) sera introduit dans l’hébergement des animaux. L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite à savoir prostration, perte de poids, difficulté à se mouvoir, s’alimenter, boire, piloérection, présence de blessure, … Toutes les procédures nécessitant une anesthésie des animaux se feront en utilisant des plaques chauffantes thermorégulées afin d’éviter toute hypothermie. Si un animal présentait un mauvais état général (prostration, perte de poids importante, pâleur, plaie…), celui-ci serait observé plus attentivement, soigné s’il avait une blessure et séparé de ces congénères si son état le nécessitait, réhydraté si besoin. L’accès à la nourriture pourra être facilité (directement dans la cage). Si après les premiers soins, son état ne s’améliorait pas dans les 72h, les expérimentateurs compétents excluraient l’animal de l’étude et l’euthanasieraient.
Choix des espèces
L’instillation intravésicale d’huile de moutarde ou de son principal constituant, l'isothiocyanate d'allyle (AITC) provoquant une forte réaction inflammatoire dans les tissus de la vessie chez le rat est très bien décrite dans la littérature. Nous utiliserons des rats âgés d’au moins 7 semaines afin d’avoir des jeunes adultes matures en accord avec la littérature.
Développement de nanoparticules lipidiques pour améliorer la biodisponibilité orale de substances actives peu solubles et peu perméables à travers la barrière intestinale
- Recherche appliquée
- Cancers
Aucun des 31 rats de ce projet n'est tué à son terme. Ils sont mis à jeun huit heures, gavés une fois, équipés d'un cathéter posé sur une veine de la queue sous crème anesthésiante, puis soumis à neuf prélèvements sanguins étalés sur huit heures, dans des procédures classées au niveau de souffrance le plus léger. Le porteur indique que ni les gestes ni la substance administrée ne provoquent d'effets irréversibles, et prévoit quatre semaines de récupération avant de les réutiliser dans une autre procédure. L'objet est de mesurer si l'encapsulation de l'acétate d'abiratérone dans des nanoparticules lipidiques améliore son passage intestinal, pour un effectif de quatre animaux en étude pilote et vingt-sept en cinétique, dont trois de réserve mobilisés seulement si un point limite est atteint.
Objectifs
Le projet vise à développer une nouvelle forme d’administration orale de substances actives pharmaceutiques (SA) à base de nanoparticules lipidiques (NPL) afin d’améliorer l’efficacité de SA présentant une très faible biodisponibilité orale. En effet, du fait de leur faible solubilité et faible perméabilité intestinale, elles sont généralement soit administrées par voie parentérale soit par voie orale en dose très importante. L’encapsulation de ces SA faiblement biodisponibles dans des NPL pourront pallier ce problème et permettre de diminuer les doses administrées aux patients et la toxicité qui pourrait en découler. L’acétate d’abiratérone a été retenu comme molécule modèle de notre étude, puisqu’il constitue le meilleur candidat en termes d’intérêts thérapeutique, pharmacologique et galénique. Du fait de sa faible solubilité et perméabilité à travers la barrière intestinale, cette dernière présente une très faible biodisponibilité orale (
Bénéfices attendus
De façon générale, ce projet permettra d’étudier les effets de l’encapsulation de la substance active dans des nanoparticules lipidiques sur ses paramètres de pharmacocinétique, en comparaison à la substance active seule en suspension. Plus précisément, les paramètres de pharmacocinétique étudiés seront la concentration plasmatique totale de la SA ainsi que sa concentration maximale atteinte. Dans le cadre de l’objectif (1a), il permettra de mettre en évidence l’impact des nanoparticules lipidiques sur l’absorption intestinale de l’actif mais aussi d’identifier laquelle des deux formules de NPL développées offre les meilleurs paramètres de pharmacocinétique (de l’absorption jusqu’à l’élimination). Plus précisément, une augmentation significative de la concentration plasmatique totale est attendue lorsque la substance active est encapsulée dans les NPL. Dans le cadre de l’objectif (1b), le projet permettra de démontrer l’innocuité des étapes de séchage et compression sur l’amélioration de la biodisponibilité orale de la substance active encapsulée. Ceci permettrait de valider l’administration des NPL sous forme de comprimés pour le traitement chez l’homme.
Procédures
Une mise à jeun des animaux aura lieu (sans restriction hydrique), pour une durée totale de 8h. Elle débutera 4h avant administration de la dose et durera jusqu’à 4h post-administration. Un gavage oral d’une durée inférieure à 30 secondes sera réalisé par un personnel compétent et qualifié, une seule fois pour l’administration de la dose. Un cathéter périphérique sera installé sur la veine caudale latérale des animaux, chez l’animal vigil ou sous anesthésie gazeuse si nécessaire. La durée de la pose sera de maximum 10min, en incluant la pose du tube de protection. Au total, 9 prélèvements sanguins seront réalisés, pendant une durée inférieure à 1min, sur une plage horaire de 8h, par le biais du cathéter et sans nécessité d’anesthésie.
Impact sur les animaux
Concernant les nuisances liées à la procédure de pharmacocinétique, l’administration unique est réalisée par gavage oral car il est indispensable que tous les animaux reçoivent la même dose précise et au même moment. De plus, l’absorption de la substance active étant fortement influencée par l’administration concomitante de nourriture, une période totale de mise à jeun (sans restriction hydrique) de 8h est indispensable. Enfin, pour réaliser les prélèvements sanguins, un cathéter sera installé sur la veine caudale de l’animal. Bien que le cathéter ne nécessite pas d’anesthésie de l’animal à chaque prélèvement, il peut présenter un risque d’inconfort et dans de rares cas une réaction au site de prélèvement.
Devenir
L’étude de la pharmacocinétique ne nécessite pas, in fine, une mise à mort des animaux dans la mesure où, théoriquement, ni les gestes techniques ni la substance active administrée n’engendrent d’effets indésirables importants et/ou irréversibles. Une période de 4 semaines de récupération sera nécessaire aux animaux avant de pouvoir être réutilisés pour une autre procédure.
Remplacement
La pharmacocinétique d’une substance active consiste à étudier son devenir dans l’organisme après son administration, en incluant les étapes d’absorption, distribution (dans le sang puis dans les organes cibles), métabolisme et d’élimination par les voies d’excrétion. Des expériences in vitro ont été réalisées afin de prédire certains paramètres d’absorption tels que la cytotoxicité et le passage des nanoparticules lipidiques à travers la couche de cellules intestinales. Malheureusement, aucune étude in vitro n’est, à l’heure actuelle, suffisamment robuste et complète pour prédire toute la complexité de l’organisme, et en particulier de son système digestif. C’est la raison pour laquelle le recours au rongeur apparait comme la seule issue possible pour évaluer de façon globale le profil pharmacocinétique de la substance active.
Réduction
Le nombre d’animaux est optimisé pour être le plus restreint et permettant d’obtenir rapidement des résultats scientifiquement robustes. La cohorte totale est composée de 3 groupes de 8 animaux, dont un seul groupe contrôle commun (administration de la substance active seule, en suspension dans de l’eau) et de deux groupes recevant chacun une formule différente de nanoparticules lipidiques en suspension dans de l’eau. Afin de minimiser les biais de sélection, la répartition des animaux dans chaque groupe sera faite par méthode de randomisation par paire à l’aide du logiciel Excel. Ces deux formules étudiées (une formule par groupe expérimental) ont été retenues en raison de leur innocuité et intérêt pharmacologique après un screening préliminaire in vitro. Le calcul du nombre de rats a été réalisée par une approche statistique et en s'appuyant sur des études similaires publiées dans la littérature. Un animal par groupe sera rajouté dans le cas où un point limite serait atteint durant la cinétique avec une mise à mort requise. Ainsi, chaque groupe sera composé de 8 animaux étudiés + 1 animal supplémentaire (inclus dans l’étude uniquement si besoin), soit au total 9 animaux par groupe, donc 27 animaux prévus au total pour la pharmacocinétique des 3 groupes. A chaque temps de prélèvement, il sera considéré une amélioration significative de la concentration plasmatique totale des groupes expérimentaux si cette dernière est au moins deux fois supérieure à celle du groupe contrôle. Cette différence sera appréciée à l’aide d’un test statistique de comparaison des moyennes pour échantillons indépendants. Ainsi, 4 animaux seront nécessaires pour l’étude pilote préalable et 27 animaux pour la pharmacocinétique, soit un total de 31 animaux.
Raffinement
La pharmacocinétique implique des prélèvements sanguins répétés. Après anesthésie locale à la queue par crème EMLA, un cathéter sera implanté sur la veine caudale latérale de l’animal vigile ou si besoin anesthésié par isoflurane, par un personnel qualifié. Cela évite les anesthésies répétées et permet une cinétique complète pour chaque animal, limitant les variations inter-individuelles et donc le nombre d’animaux nécessaire. Cette technique, recommandée par notre vétérinaire, s'appuie sur un protocole similaire de prélèvements répétés chez le rat dans un autre établissement. L'absorption de la SA est influencée par la prise alimentaire. Une mise à jeun de 4h avant et après l'administration de la dose, avec accès illimité à l'eau, permet de garantir que l’absorption n’est pas biaisée par un bol alimentaire présent dans l’estomac ou le petit intestin et donc assure des résultats plus robustes. Pour limiter les effets du jeun, du sucre pourra être rajouté dans l’eau de boisson 2h après administration de la dose jusqu’à la fin du jeun. Pour réduire au maximum le stress, la procédure se déroule en période diurne, période de moins activité chez les rats. Les animaux sont hébergés par groupes de 2, dans des cages aux dimensions, litière et matériel d’enrichissement adaptés. Pendant l’acclimatation, ils seront habitués à la manipulation, au tube de contention et récompensés après les gestes par une céréale ou du lait concentré sucré. Le cathéter est posé sous anesthésie locale (EMLA) et retiré avec de l'EKYFLOGYL gel anesthésique anti-inflammatoire. En cas de problème avec un cathéter bouché, un autre abord veineux (sur la veine saphène) est utilisé pour éviter l'euthanasie en cours de procédure. Des points limites stricts et spécifiques au projet ont été définis afin de soustraire l'animal à toute souffrance.
Choix des espèces
Le choix du modèle « rat » a été établi selon plusieurs critères. Du point de vue scientifique, le rongeur, et en particulier le rat, présente des similitudes non négligeables avec l’homme, étant un mammifère avec des organes digestifs équivalents, ce qui permet une transposition des résultats à l’homme. Du point de vue technique, une pharmacocinétique requière des prélèvements sanguins répétés ce qui implique que l’espèce animale choisie doit posséder un volume sanguin suffisant. C’est pourquoi, par exemple, la souris n’était pas un modèle adapté aux besoins de l’étude, en raison de son volume sanguin trop faible. Afin de pouvoir transposer les résultats à l’homme adulte, l’ensemble des tissus et organes des animaux doivent être arrivés à maturité. C’est la raison pour laquelle les rats doivent être adultes, de préférence jeunes adultes, pour limiter les variations inter-individuelles liées au vieillissement. Ils présenteront un poids de 300-325g à leur arrivée sur la plateforme pour permettre d’être en adéquation avec la réglementation sur la fréquence et volumes de sang prélevés.
Évaluation in vivo de l’efficacité anticancéreuse des traitements locaux du glioblastome
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Les rats qui n'ont atteint aucun point d'arrêt cent vingt jours après la greffe sont considérés comme guéris, puis tués comme les autres. 204 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacun subit deux chirurgies cérébrales, une greffe de tumeur puis une résection accompagnée de la pose d'un gel ou d'une pâte chargée en chimiothérapie, avec pour certains un gavage, le porteur mentionnant des hémorragies locales possibles, une perte de poids liée à la progression tumorale et de rares troubles neurologiques. Soixante-douze d'entre eux sont tués à quatre temps prédéfinis pour mesurer la diffusion du médicament dans le cerveau, le rat étant retenu plutôt que la souris parce que sa taille permet d'administrer des volumes plus importants.
Objectifs
Le glioblastome (une forme grave de cancer du cerveau) présente un pronostic difficile, avec une survie moyenne de 15 mois malgré des traitements tels que la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie. Deux défis majeurs compliquent l'efficacité des médicaments anticancéreux pour traiter le glioblastome : d'une part, la barrière hémato-encéphalique (couche protectrice qui régule l'accès des substances sanguines au cerveau) limite l'accès des traitements à la tumeur, et d'autre part, la présence de cellules tumorales résistantes à la chimiothérapie qui se propagent dans le cerveau. Après la chirurgie et les traitements, tous les patients font face à des rechutes très agressives, souvent à proximité du site de la chirurgie. Les réponses du cerveau après la chirurgie peuvent créer un environnement favorable à la formation de ces rechutes. Il est crucial de prévenir ces rechutes pour améliorer l'efficacité des traitements pour les personnes atteintes de glioblastome. Deux approches prometteuses ont été développées pour contrer les effets dévastateurs du glioblastome : la libération ciblée de médicaments anticancéreux à l'aide d'implants, de gels ou de pâtes administrés directement dans le cerveau, et l'utilisation de nanomédicaments. La première méthode permet de délivrer les médicaments directement à la tumeur, en contournant les obstacles de la barrière hémato-encéphalique, tandis que la deuxième utilise de toutes petites particules pour cibler spécifiquement les cellules cancéreuses, surmonter la résistance et réduire les effets secondaires. Ce projet vise à évaluer l'efficacité de trois traitements locaux (deux gels et une pâte médicamenteuse) et à comprendre comment les substances actives se répandent dans le tissu cérébral. L'objectif final est d'améliorer le traitement des personnes atteintes de glioblastome.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet est de vérifier l’efficacité anticancéreuse de trois nouveaux traitements locaux véhiculant des agents chimio-thérapeutiques pour le glioblastome. Les retombées de ce projet pourraient permettre de répondre à un besoin médical non pourvu dans le traitement du glioblastome qui n’a pas bénéficié d’innovation thérapeutique depuis 2005.
Procédures
Les animaux seront soumis à deux chirurgies: 1) greffe tumorale ; 2) résection tumorale et administration locale d'un traitement. Une administration de médicament par voie orale est aussi prévue pour certains animaux.
Impact sur les animaux
Les nuisances anticipées dans ce projet concernent la greffe intracérébrale, la résection chirurgicale et le gavage par voie orale. Les sources de stress potentielles avant/pendant ces actes sont la manipulation, contention des animaux, les injections d'anesthésiques, l’incision de la peau. La résection peut induire des hémorragies locales. La perte de poids reflétant la progression tumorale des tumeurs intracrâniennes de glioblastome est aussi un effet indésirable attendu dans ce projet. Il est également possible, quoique rare, que les animaux développent des troubles neurologiques lors de stades avancés de la pathologie.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale. Les animaux de l’étude de survie seront mis à mort lorsque l'un des points d'arrêts est atteint. Si les animaux n'ont pas atteint ces points au jour 120 post-greffe tumorale, ils seront considérés comme guéris et seront mise à mort. Les animaux de l'étude de pénétration tissulaire de médicaments seront mis à mort a des temps prédéfinis pour effectuer des analyses post-mortem.
Remplacement
L’objectif de ce projet est de vérifier l’efficacité anticancéreuse des traitements locaux véhiculant des agents chimio thérapeutiques pour le glioblastome. Les équipes impliquées dans le projet ont établi les différentes étapes expérimentales sur la base des résultats obtenus préalablement. L'étape de validation de l'efficacité du traitement in vivo est indispensable avant toute évaluation clinique chez le patient. Il n’existe à l’heure actuelle, aucune autre méthode qui pourrait se substituer à l’expérimentation animale dans ce domaine.
Réduction
Le nombre totale d'animaux requis pour ce projet est de 204 animaux. Le nombre d’animaux utilisés pour évaluer l'efficacité des traitements a été déterminé selon des protocoles précédemment décrits: nous avons utilisé une méthode statistique pour réaliser le calcul d'effectif permettant d’obtenir une différence statistiquement significative entre les groupes étudiés (n=11 x 4 groupes expérimentaux = 44 animaux pour chaque traitement local --> totale = 132 animaux). Cette étude de survie va durer environ 22 jours pour les animaux contrôles et jusqu’à maximum 120 jours pour les animaux traités. Les jours de décès après la greffe des différents animaux seront analyses avec un logiciel statistique afin de comparer la survie des animaux. Un deuxième étude va nous permettre d'évaluer la pénétration de médicaments dans le cerveau, et pour ceci 72 animaux supplémentaires seront nécessaires: 3 animaux contrôle et 3 animaux du groupe traitement local seront mise à mort à quatre temps différents post-traitement pour des analyses post-mortem (n= 6 animaux x 4 temps = 24 animaux pour chaque traitement local --> totale = 72 animaux).
Raffinement
Les rats seront hébergés à raison de 2 animaux par cage et leur bien-être sera assuré par un enrichissement de leur environnement grâce à l'utilisation d'une litière à base de cellulose, de dômes autoclavables et de morceaux de bois à ronger, dans toutes les cages. Les animaux seront soumis à une observation quotidienne, et si possible, familiarisés avec des comportements susceptibles de provoquer du stress afin de minimiser les nuisances. Une échelle d'évaluation de la souffrance sera utilisé pour quantifier la souffrance en fonction des changements de poids corporel, des changements dans leur apparence physique, comportement, de réponses aux stimuli ou de l’apparition de signes cliniques de souffrance. En fonction du score total obtenu grâce à cette échelle des mesures visant à soulager la détresse (ex. eau gélifiée, nourriture dans la cage, ajout d’enrichissement, remise d’un animal isolé en hébergement de groupe) et la douleur (ex. analgésie) seront mises en place.
Choix des espèces
Le modèle rat (avec le modèle souris) représente le modèle le plus étudié dans le traitement des tumeurs cérébrales. Nous avons choisi un modèle de rat pour tester nos traitements locaux et non pas un modèle souris car il représente un modèle plus grand et qui permettra donc d'obtenir une meilleure localisation in vivo de la tumeur, de la distribution du traitement dans le tissu cérébral et d'administrer des volumes plus importants de traitement, ce qui nous rapproche davantage de la clinique. Les différents travaux scientifiques dans ce domaine ont utilisé très majoritairement des rats Fischer 344 de 5 à 8 semaines : afin de pouvoir confronter nos résultats avec la littérature et avec nos travaux précédents nous avons choisi d’utiliser des rats de 7 semaines.
Rôle protecteur de la progestérone contre la rechute à la cocaïne : dissection du rôle du cortex insulaire et du système mésolimbique
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Un rat dont l'état se dégrade ou ne s'améliore pas après 72 heures de soins est tué sur-le-champ, par décapitation ou exsanguination s'il a déjà passé des tests comportementaux qui exigent le prélèvement de son cerveau. 1 920 rats mâles et femelles vont être utilisés, tous tués à l'issue pour l'analyse de leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Opérés pour recevoir un cathéter dans la veine jugulaire et, quand l'équipe enregistre leurs neurones, des injections dans le cerveau avec pose d'une fibre optique, ils prennent de la cocaïne, et les femelles subissent sept jours de prélèvements vaginaux quotidiens. L'équipe teste si les hormones sexuelles, dont la progestérone, les protègent de la rechute, sans décrire les tests comportementaux employés. Le porteur décrit une perte de poids et une hyperactivité liées à la cocaïne, tout en affirmant que la littérature "ne montre pas de stress lié à la prise de cocaïne".
Objectifs
Les objectifs de ce protocole sont triples : - Premièrement, tester l’effet des hormones sexuelles sur la rechute à la cocaïne - Deuxièmement, étudier comment l’activité des neurones d'une partie du cerveau, appelée insula, est modulée par les hormones sexuelles lors de la rechute à la cocaïne - Troisièmement, étudier si la manipulation de l’activité des neurones de cette partie du cerveau influence la rechute à la cocaïne.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’étudier le rôle des neurones d'une partie du cerveaux (insula) dans l’effet protecteur des hormones sexuelles sur la rechute à la cocaïne chez les rats mâles et femelles. A long terme, ce projet a le potentiel d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques applicables à l’humain (homme et femme) pour prévenir la rechute à la cocaïne grâce à un traitement basé sur les hormones sexuelles qui sont déjà des molécules pharmacologiques approuvées par l’ANSM (Agence Nationale de la Santé et du Médicament).
Procédures
Les animaux subiront deux types d’intervention chirurgicales, la pose d’un cathéter dans la veine jugulaire qui durera 30 minutes et des injections intracérébrales ainsi qu’une implantation de fibre optique (durée 1h30) quand nécessaire pour enregistrer d’activité des neurones. Enfin, chez les femelles, le cycle hormonal sera suivi pendant 7 jours par un prélèvement vaginal (durée 10 secondes) quotidien. Les males seront manipulés de la même façon sans prélèvement pour éviter tous biais expérimentaux.
Impact sur les animaux
La chirurgie peut engendrer des douleurs post-opératoires au niveau des sites d’incision, l’injection, ou d’implantation de matériel (crâne, cou, abdomen). La prise de cocaïne peut engendrer une perte de poids lors des premières sessions, mais cette perte n’excède pas 3 ou 4 jours à l’issus desquels les animaux retrouvent un poids initial. La cocaïne peut également engendrer une hyperactivité des animaux qui disparaît 1 heure après la fin de la prise de drogue. La littérature ne montre pas de stress lié à la prise de cocaïne et il n’y a pas de syndrome de sevrage (tremblement, perte de poids) dans les modèles animaux de prise de cocaïne.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de procéder à des analyses sur les tissus cérébraux.
Remplacement
Le projet porte sur une analyse de la connexion des neurones et de leurs propriétés de transmission d’informations au cours du comportement. Par conséquent cette procédure doit être effectuée chez des animaux vivants. L’étude de ces phénomènes n’est donc pas possible sur des cellules isolées, car elles ne permettent pas la quantification des connections neuronales ou la mesure de l’activité en réponse à une stimulation sensorielle.
Réduction
Nous avons réduit au strict nécessaire le nombre d’animaux afin d’obtenir une analyse fiable (le nombre d’animaux estimé permet d’effectuer des tests statistiques) et complète de la connectivité et de l’activité de la région cérébrale d’étude. Nous avons utilisé un logiciel statistique pour calculer le nombre d’animaux nécessaires pour chaque procédure en prenant en compte la quantité de conditions expérimentales pour chacune d’elle. Nous utiliserons ainsi 1920 animaux sur cinq ans.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en cages collectives, pour limiter le stress de l’isolement. Nous avons réduit au strict minimum les animaux hébergés individuellement pour des raisons expérimentales. Les cages seront enrichies en nids en coton et bois. Avant la chirurgie et après anesthésie, un antalgique sera administré en sous-cutané afin d’éviter la souffrance opératoire. Un anesthésiant local en crème sera appliqué (en plus de l’anesthésie) 10 minutes avant l’incision. La chirurgie sera effectuée en conditions stériles. Si infection, le vétérinaire référent mettra en place un traitement antibiotique approprié. Après chirurgie, l’expérimentateur suivra quotidiennement l’animal (prise alimentaire, qualité du poil, locomotion) et le pèsera pendant 4 jours jusqu’à stabilisation du poids. Du baume cicatrisant sera appliqué sur les sites d’incision si mauvaise cicatrisation. Si douleur post-opératoire, nous procèderons ainsi : Points limites et les critères d’arrêt : Stade 1 : Normal (pas d’action). Si perte de poids jusqu’à 10% du poids initial une injection sous-cutanée (s.c.) de saline sera réalisée et de la nourriture humidifiée sera au sol. Stade 2 : Perte de poids qui persiste 24h post chirurgie avec des signes de douleurs (prostration, mauvaise qualité de poil, hypoactivité). Une injection s.c. d’antalgique et de saline seront réalisées et de la nourriture humidifiée sera au sol. Stade 3 : Perte de poids qui persiste 48h avec des signes de douleurs (prostration, mauvaise qualité de poil, hypoactivité). Une injection s.c. de d’antalgique, de saline, et de glucose en intrapéritonéale (i.p.) seront réalisées et de la nourriture humidifiée sera au sol. Une seconde injection de d’antalgique et de saline pourra être réalisée à 72h si pas d’amélioration. L’animal sera euthanasié si son état est prolongé au-delà de 72h sans amélioration. Stade 4 : Etat de l’animal ne pouvant être pris en charge par médication et engendrant de la souffrance, ou état qui ne s’améliore pas voire se dégrade au-delà de 72h même avec une prise en charge. Conduit à une euthanasie immédiate par décapitation ou exsanguination si animal a déjà réalisé des tests comportementaux nécessitant le prélèvement du cerveau pour analyses histologiques. Dans les deux, une injection s.c. d’antalgique puis i.p. d’euthanasiant seront réalisées avant le sacrifice.
Choix des espèces
Les rats sont un modèle largement utilisé pour l’étude des neurones impliquées dans les troubles de la consommation de drogues. L’administration de cocaïne est utilisée depuis de nombreuses années et largement décrit dans la littérature, et l’injection d’hormones sexuelles est une manipulation facile à conduire. De plus, les régions cérébrales d’intérêt de notre étude possèdent la même structure chez le rat que chez l’humain. Les animaux seront utilisés au stade adulte, afin de travailler sur des neurones des aires cérébrales ciblées matures. Les procédures chirurgicales seront réalisées chez des animaux âgés de 10 semaines.
Modèles chirurgicaux chez le rongeur
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 7500
Cochons d'Inde : 1500
Hamsters dorés : 750
Hamsters de Chine : 750
Des rongeurs sont opérés pour qu'on leur induise une maladie de Parkinson, d'Alzheimer ou un trouble cardiaque, afin que des clients de l'industrie pharmaceutique y testent leurs substances et leurs dispositifs médicaux. 13 500 rongeurs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 7 500 rats, 3 000 souris, 1 500 cochons d'Inde et 1 500 hamsters, 8 100 d'entre eux dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Les opérations, d'une durée maximale de deux heures, consistent à déposer ou injecter une substance directement dans le cerveau ou dans le cœur, à poser un cathéter dans l'intestin grêle, ou à provoquer une insuffisance de la circulation sanguine dans le cœur. Le porteur écrit que les effets indésirables "ne dépassent pas deux semaines" et prévoit de tuer les animaux dont l'état ne s'améliore pas au-delà, l'établissement décrivant par ailleurs une prestation graduée pour ses clients, du développement du modèle à l'étude réglementaire.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de réaliser différentes chirurgies chez le rongeur pour induire une pathologie, comme des troubles neurologiques tels que Alzheimer ou Parkinson mais aussi différents troubles cardio-vasculaires, ou encore pour réaliser des administrations directes dans l’intestin sans passer par l’estomac. Le but est d’évaluer l’efficacité ou la toxicité de substances ou dispositifs médicaux pour l’industrie pharmaceutique.
Bénéfices attendus
Ce projet permet d’induire des pathologies par chirurgie afin de tester une substance ou un dispositif médical sur des modèles expérimentaux correspondants. In fine, le bénéfice attendu est de pouvoir développer et tester ces substances sur l’Homme.
Procédures
Tous les animaux sont anesthésiés et analgésiés avant le début de la chirurgie. Pour les modèles de chirurgie intracérébrales, les animaux subissent le dépôt d'une substance test au contact du cerveau ou une injection directement dans le cerveau. Pour le modèle de pose de cathéter intraduodénal, les animaux subissent la pose d'un cathéter dans la partie initiale de l'intestin grêle pour administrer en direct une substance test. Pour les modèles de chirurgies cardiaques, les animaux subissent le dépôt d'une substance test au contact du coeur, ou une injection dans le coeur, ou encore une insufissance de la circulation du sang dans le coeur. En fonction du projet, différents prélèvements sanguins peuvent être réalisés. A l'issue du projet, tous les animaux sont mis à mort pour des analyses vitro et ex-vivo. La durée maximale de tous les actes chirurgicaux énoncés est de 2h.
Impact sur les animaux
Les modèles d’injections intracérébrales peuvent générer de la douleur et potentiellement des troubles neurologiques à plus ou moins long terme. Le modèle d’administration intraduodénale peut générer de la douleur et potentiellement des troubles intestinaux à plus ou moins long terme. Les modèles de chirurgies cardiaques peuvent générer de la douleur et potentiellement des troubles cardiaques à plus ou moins long terme. Ces effets peuvent aboutir à une baisse d’activité ainsi qu’un changement de comportement (baisse de la prise alimentaire, agressivité, auto-mutilation,…). Ces effets sont limités dans le temps et ne dépassent pas deux semaines. Si les effets indésirables, provenant de la chirurgie ou du traitement, s’étendent au-delà de deux semaines sans aucun signe d’amélioration, alors les animaux seront mis à mort.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux sont mis à mort pour des analyses vitro et ex-vivo.
Remplacement
Le développement de produits pharmaceutiques ou de dispositifs médicaux nécessite de réaliser des expériences chez l’animal dans le cadre du développement non clinique, afin d’évaluer l’activité des produits dans un organisme complet et complexe : - Développement du modèle sur un petit nombre d’animaux, inférieur à 10 - Validation du modèle sur un plus grand nombre d’animaux - Etude pilote : application de la substance test sur un petit nombre d’animaux - Etude réglementaire : application de la substance test sur un nombre d’animaux permettant une analyse statistique représentative. Des tests in vitro sont réalisés au préalable par nos clients ou par notre installation. Il est nécessaire de recourir aux animaux afin de tester une substance dans un organisme complexe.
Réduction
Pour chaque protocole, le nombre d’animaux est réduit au minimum requis tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement fiables. Les analyses statistiques seront effectuées à l'aide d'un logiciel, comme décrit dans les procédures internes. La distribution des données sera vérifiée et les tests statistiques seront sélectionnés en fonction de la normalité des données. Afin de réduire le nombre d’animaux, des échantillons de sang, d’urine, de salive, de LCR (liquide céphalo-rachidien), de fécès ou des organes peuvent être prélévés pour des analyses à posteriori.
Raffinement
Pour les rongeurs, de l’enrichissement comme des batonnêts à ronger, des huttes/tunnels et du papier kraft sont ajoutés dans les cages. Les animaux sont hébergés en groupe sociaux compatibles. Pour la chirurgie, une anesthésie générale, adaptée en fonction des espèces, est réalisée. Une couverture analgésique adaptée est appliquée et évaluée en fonction des observations quotidiennes des animaux. En fonction du projet, le poids des animaux est enregistré deux fois par semaine jusqu’à la fin de l’expérience. Les animaux sont observés quotidiennement et un monitoring (observation du déplacement, posture, paralysie, comportement, respiration, aspect des yeux, de la peau, des poils, des muqueuses et des excrétions dans la cage) peut être mis en place. La perte de poids est évaluée en fonction du poids de départ de chaque animal ou du poids maximal de l’animal si celui-ci n'est pas adulte au début de l’étude. Selon les essais et besoins expérimentaux, une observation de la tolérance locale après chaque traitement peut être réalisée. Une observation accrue des animaux est réalisée 2 à 6 heures après les traitements. Des points limites adaptés sont mis en place.
Choix des espèces
Les rongeurs sont des mammifères de petite taille ayant un organisme similaire à l’Homme. Leur génotype est connu et ils sont faciles à héberger. En outre, de nombreux articles bibliographiques sont disponibles pour décrire les différents modèles. En fonction de la demande de nos clients (liée aux caractéristiques de la substance ou du dispositif testé) les animaux utilisés seront des adultes ou des jeunes adultes, car ils nécessitent un système immunitaire et des organes totalement développés et fonctionnels.
Etude de pharmacocinétique d’une molécule administrée chez le rat ou la souris
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
Rats : 4350
12 050 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chaque rat subissant jusqu'à onze prélèvements sanguins et chaque souris jusqu'à sept. Les composés sont administrés une à deux fois par jour pendant sept jours au maximum, par voie orale, intraveineuse, sous-cutanée ou intrapéritonéale, et jusqu'à quatre prélèvements par ponction rétro-orbitale ou submandibulaire sont pratiqués sous anesthésie gazeuse. Une partie des animaux arrive déjà cathétérisée, d'autres reçoivent une pompe osmotique implantée, et la collecte des excreta impose un séjour en cage à métabolisme dont le porteur reconnaît qu'il induit un stress. Le bénéfice mis en avant est de "réduire le nombre d'animaux utilisés en pharmacologie", pour un projet qui en mobilise lui-même 12 050.
Objectifs
L’objectif du projet est la mesure des paramètres pharmacocinétiques chez le rat et la souris. Les caractéristiques pharmacocinétiques sont les premières données générées in vivo après que les tests in vitro aient été concluants. Ils vont permettre de décrire les différentes phases que va subir le composé quand il entre dans l’organisme du rongeur par différentes voies. Les informations obtenues impactent la progression des produits dans le projet, le design par les chimistes d’analogues ayant des meilleures propriétés pharmacocinétiques, ou les protocoles d’études de pharmacologie in vivo (choix de la dose, de la voie d’administration, et de la fréquence d’administration (une fois ou deux fois par jour).
Bénéfices attendus
La connaissance des propriétés pharmacocinétiques d’un produit chez l’animal avant le design des études de pharmacologie permet d’utiliser le meilleur traitement (dose, voie d’administration) et participe à réduire le nombre d’animaux utilisés en pharmacologie. Ces études permettront un lien avec les prévisions faites à partir des modèles in vitro. Ce lien entre données in vivo et données in vitro est critique pour prédire la pharmacocinétique chez l’homme, où seulement des données in vitro sont disponibles aux stades précoces de la recherche. Les données fournies permettront la sélection de meilleurs candidats pour les tests précliniques. Toutes les données obtenues sur les produits d’un projet permettront aux chimistes de concevoir des molécules ayant des propriétés pharmacocinétiques optimisées donc de réduire le nombre d’animaux utilisés avant d’obtenir un candidat médicament.
Procédures
Administration des composés à tester, par voie intraveineuse, orale, sous-cutanée ou intra-péritonéale, une à deux fois par jour jusqu’à 7 jours : durée quelques secondes (ou quelques minutes de perfusion) à chaque administration, sur animaux vigiles sauf dosages IV (anesthésie isoflurane). Prélèvement sanguin, 7 fois maximum pour la souris et 11 fois maximum chez le rat pendant l’étude, durée quelques secondes sur animaux vigiles si prélèvements en veine caudale, saphène ou submentale. Les prélèvements en veine submandibulaire ou rétro-orbital (maximum 4 sur la durée de l’étude) sont effectués sous anesthésie isoflurane. Pose de pompes osmotiques sous anesthésie Isoflurane chez la souris : 15 min par animal avant le début de l’étude.
Impact sur les animaux
Au cours des études de ce projet, les composés sont en général testés pour la première fois sur l’animal entier. Tous les signes cliniques sont donc surveillés et enregistrés. Au cours des administrations ou prélèvements, les animaux seront manipulés avec douceur afin de leur éviter le stress de la manipulation. L’injection IV peut provoquer un inconfort passager de 30 secondes qui sera limité par l’anesthésie gazeuse légère de la souris. La toxicité cellulaire des composés est évaluée en amont des études in vivo et seuls les composés ne présentant pas de toxicité à la dose administrée en vivo seront testés chez l’animal. Dans ce contexte, nous n’attendons pas de réaction important lors de l’administration de nos composés en in vivo. Des points limites ont été établis, permettant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. La pharmacocinétique nécessite le prélèvement de petites quantités de sang à des intervalles répétés ce qui peut générer du stress et de l’inconfort. La pharmacocinétique nécessite le prélèvement de petites quantités de sang à des intervalles répétés. Le volume de sang prélevé et le nombre de prélèvements sera adapté en fonction du poids des animaux inclus dans l’étude. La collecte des excreta implique de mettre les animaux en cage à métabolisme, ce qui induira un stress pour ces animaux.
Devenir
A la fin de nos études, tous les animaux sont mis à mort de façon ethique. Pour des raisons éthiques, les animaux cathétérisés ne peuvent pas être réutilisés dans nos procédures pendant plus d’une semaine après réception. Pour les animaux non cathétérisés, nous prélevons des organes à la fin de nos administration afin d'évaluer la concentration des nos composés dans les tissus. De plus, nous pourrions observer des risques pour la validité des résultats car les animaux, réutilisés après la periode de réccuperation, seront décalés en poids, en âge et en physiologie par rapport à ceux utilisés dans les modèles de pharmacologie, donc moins prédictifs.
Remplacement
Il n’existe pas de modèle fiable in vitro permettant de prédire de manière exacte et approfondie le comportement pharmacocinétique d’un produit chez l’homme. L’utilisation d’animaux est donc indispensable pour déterminer les paramètres pharmacocinétiques d’un composé et établir des corrélations in vivo/in vitro qui permettront d’avoir une prévision fiable des propriétés pharmacocinétiques chez l’homme.
Réduction
Les composés testés in vivo ont été sélectionnés sur la base de leurs propriétés in vitro. Un grand nombre de composés synthétisés sont donc éliminés sur la base des résultats des tests in vitro et ne sont pas évalués in vivo. Nous utiliserons le plus petit nombre d’animaux qui permet d’obtenir des résultats avec une variabilité acceptable pour l’objectif de l’étude. Ainsi dans le premier test d’un nouveau composé en pharmacocinétique, 2 animaux sont utilisés pour la voie intraveineuse et 3 animaux pour la voie extravasculaire pour décrire la pharmacocinétique des produits. Une étude pharmacocinétique est réalisée par prélèvements multiples, qui permet aussi une réduction du nombre des animaux impliqués dans les études. Des mélanges de produits peuvent être administrés pour sélectionner les meilleurs produits en réduisant le nombre d’animaux nécessaires à l’étude (exemple : 3 produits administrés en mélange à 2 animaux au lieu de 3 fois 2 animaux si les composés sont administrés séparément).
Raffinement
A l’arrivée des animaux : Contrôler que le dispositif des animaux cathétérisés est bien mis en place et qu’il n’y a pas de lésion particulière. Si c’est le cas, mis à mort sur avis du vétérinaire. Afin de réduire le stress, une acclimatation d’au moins 4 jours sera réalisée avant l'entrée en étude. Les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé en continu (température, pression, hygrométrie, renouvellement d’air, alternance jour/nuit) relié à un système d’alarme. La densité dans les cages sera en conformité avec les recommandations et autant que possible, les groupes d’animaux dans les études resteront ceux formés pendant l’acclimatation. Les animaux et leurs conditions d’hébergement (environnement, nourriture, eau de boisson) seront sous surveillance quotidienne. L’environnement des animaux sera enrichi dès leur arrivée et pendant toute la période d’acclimatation (maisons en carton, carrés de coton et feuilles de cellulose). Cet enrichissement sera adapté pour les animaux cathétérisés (pas de maison, risque de dommages au cathéter). Afin de minimiser l'inconfort du au procédures, les animaux pourront recevoir une analgésie adaptée. Pour favoriser la vasodilatation de la veine caudale au moment des prélèvements, les souris pourront être placées quelques minutes dans une thermocage. Les animaux feront l’objet d’une surveillance journalière. Si les points-limites préalablement établis sont atteints, l’animal sera euthanasié de façon anticipée afin d’éviter toute souffrance. Lors de la mise à mort les animaux seront placés sous anesthésie profonde à l’isoflurane (induction 4% et maintien de 2%).
Choix des espèces
Les espèces animales utilisées dans le cadre de ces recherches sont la souris et le rat qui sont les espèces utilisées pour les modèles précliniques de notre établissement. Les rats et les souris utilisés dans ce projet seront des adultes afin que leur métabolisme soit mature.
Etude des récupérations sensorimotrices chez le rat après lésion de la moelle épinière et implantation d’une matrice contenant des cellules souches issues du tissu adipeux.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Soumis à une contusion de la moelle épinière au niveau thoracique, 125 rats mâles subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, cinq autres étant anesthésiés et tués sans réveil pour prélever la graisse dont sont tirées les cellules souches implantées. Tous sont tués à l'issue. Après l'opération, chaque rat est testé quinze minutes par semaine pendant trois mois sur sa récupération sensorimotrice, puis soumis à un enregistrement électrophysiologique d'une heure. Le porteur décrit des troubles de la miction imposant des massages manuels de la vessie, des douleurs pouvant persister trois semaines et, rarement, de l'automutilation. L'effectif reste ouvert entre 25 et 130 animaux selon les premières vagues, le porteur prévoyant d'abandonner l'étude s'il ne parvient pas à dégager de différence entre les groupes.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’étudier l’efficacité de cellules souches issues du tissu adipeux et mises en culture sur un support 3D. Il s’agira d’étudier chez le rat mâle Sprague Dawley, une nouvelle stratégie thérapeutique consistant, après une contusion spinale thoracique, à réparer ou préserver la moelle épinière à l’aide d’un hydrogel contenant des cellules souches. L’objectif principal étant de réduire les déficits post-traumatiques et d’entraîner une récupération sensori-motrice la plus complète possible. A terme, ces résultats pourraient être transférés aux bénéfices des patients ayant subi des dommages de la moelle épinière. L’évaluation qui portera sur la récupération sensorimotrice et l’activité électrophysiologique (réflexe H : réflexe spinal monosynaptique entre les fibres afférentes proprioceptives Ia et les fibres motrices efférentes issues des motoneurones-α, activité des fibres nerveuses, ajustements ventilatoires) sera complétée par des analyses histologiques et biochimiques.
Bénéfices attendus
Dans le domaine de la réparation de la moelle épinière, malgré une recherche intensive depuis les cinquante dernières années, à ce jour aucune stratégie thérapeutique n’a été proposer afin de limiter la progression des déficits fonctionnels post-lésionnels et d’entraîner des récupérations sensori-motrices suffisantes permettant une récupération de l’autonomie des patients. Des études récentes très prometteuses ont montré que les cellules souches issues du tissu graisseux semblent entraîner une récupération fonctionnelle, une neurogenèse et une neuroprotection après lésion de la moelle épinière. Les cellules souches apparaissent comme une alternative prometteuse pour préserver et réparer la moelle épinière endommagée. Toutefois, ces études n’ont pas permis d’obtenir des résultats suffisamment marqués pour envisager une application chez des patients blessés médullaires car les cellules prélevées étaient mises en culture sur un support matriciel 2D ne permettant pas d’exprimer toutes leurs potentialités. Notre étude pré-clinique vise à tester l’efficacité thérapeutique de cellules souches mises en culture sur un support 3D en vue de proposer une thérapie transférable à l’Homme. Elle représente donc une étape très importante avant un transfert vers la clinique humaine.
Procédures
Chirurgie lésionnelle : n=1, durée : 1h ; Test sensorimoteurs : 1 fois par semaine pendant 3 mois, durée : 15 min ; Enregistrements électrophysiologiques : n=1, durée : 1h
Impact sur les animaux
La contusion spinale thoracique entraîne des déficits sensorimoteurs sous-lésionnels, ainsi que des troubles végétatifs, notamment en ce qui concerne la miction. Des douleurs peuvent également être présentes, ainsi qu’une perte de poids, une déshydratation ou une dénutrition. La littérature scientifique et notre expérience indiquent que les troubles végétatifs et les douleurs liées à la chirurgie peuvent persister jusqu’à 3 semaines selon le type et l’importance de la lésion spinale, ce qui nécessite une évaluation quotidienne des animaux. Toutefois, il faut noter que les lésions nerveuses centrales peuvent rarement conduire à de l’autophagie. Les autres nuisances éventuelles pouvant être rencontrées chez les animaux sont les infections liées à la chirurgie, les effets secondaires post-anesthésie, les douleurs liées aux injections intrapéritonéales, le stress liés à leur manipulation (pour anesthésie, mesure périodique du poids…) ou lors des tests comportementaux.
Devenir
A l'issu des procédures expérimentales, les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
Le rat est un mammifère dont les mécanismes neurobiologiques mis en œuvre après une lésion de la moelle épinière sont proches de ceux de l’humain. Il n’existe pas d’alternative à l’utilisation de mammifères pour réaliser notre étude pré-clinique. Les études in vivo n’utilisant pas des mammifères ou celles in vitro réalisées à partir de cellules issues de mammifères livrent une quantité́ infime d’informations au regard de ce qu’il pourrait se passer chez l’Homme. Notre projet vise donc à proposer une nouvelle stratégie de préservation et/ou réparation de la moelle épinière directement transférable vers la clinique humaine. Pour cette raison, l’utilisation de mammifères est absolument indispensable et nécessaire. Il n’existe pas d’alternative au modèle animal in vivo. Pour cela, nous avons choisi d’utiliser des rats plutôt que des primates non humains, des bovidés, des porcidés, des canidés, des félidés… ou des murinés du genre Mus dont nous n’avons aucune expertise en termes de récupération après une lésion de la moelle épinière.
Réduction
Un à cinq animaux seront nécessaires pour prélever de la graisse à partir de laquelle les cellules souches seront isolées pour être mises en culture. Afin de mener à bien notre projet, nous devrons constituer 5 groupes expérimentaux. Ces groupes seront constitués de rats males Sprague Dawley d’environ 250 g (environ 2 mois d’âge) lors de la chirurgie initiale. Des males seront choisis en raison de l’absence d’importants cycles hormonaux mensuels pouvant introduire une grande variabilité dans les résultats attendus. Dans un souci de réduction du nombre d’animaux, chaque animal opéré sera engagé dans les 3 étapes expérimentales successives décrites dans la chronologie du protocole. Dans la mesure où la comparaison des résultats entre les groupes sera réalisée avec des tests statistiques paramétriques (analyse de la variance), nous prévoyons, au regard de nos expériences passées, d’inclure initialement dans chaque groupe au maximum 25 (+ 5 pour l’extraction des cellules souches) animaux, soit un total de 125 (+ 5 pour l’extraction des cellules souches) animaux. Toutefois, afin de réduire au maximum le nombre d’animaux, nous enrôlerons, dans un premier temps, 5 (+ 1 pour l’extraction des cellules souches) animaux par groupe, soit un total de 25 (+ 1 pour l’extraction des cellules souches) animaux. A l’issue de cette première vague expérimentale, nous calculerons, au regard des résultats obtenus et de la variabilité intergroupe, d’une puissance de 80% et d’un seuil de significativité de 5%, avec un test statistique approprié, les effectifs nécessaires pour pouvoir montrer une différence entre le groupe traité et ceux non-traités. Si le calcul indique que les effectifs nécessaires sont supérieurs à ceux envisagés initialement ou qu’aucune différence intergroupe ne peut être dégagée pour un nombre d’animaux par groupe inférieur ou égal à celui initialement prévu, nous abandonnerons l’étude et conclurons à l’inefficacité du traitement thérapeutique.
Raffinement
Du gel ophtalmique sera utilisé au cours de la chirurgie afin d’éviter l’assèchement de la cornée. Une injection d’antalgique sera réalisée avant les chirurgies et une injection de sérum physiologique glucosée permettra de réhydrater les animaux en fin de chirurgie. Une couverture antibiotique (dans l’eau de boisson renouvelée toutes les 12h), ainsi qu’un traitement antalgique seront administrés au cours de la semaine suivant la chirurgie afin de réduire les éventuelles infections et douleurs post-chirurgicales. L’observation détaillée quotidienne (7j/7) de l’état de santé des animaux (à l’aide de la grille d’évaluation jointe en Annexe) et l’évaluation de l’expression faciale permettront de prendre l’ensemble des mesures destinées à réduire la douleur et le stress. En cas de trouble de la miction, des massages seront réalisés afin de vidanger la vessie jusqu’à reprise d’une miction naturelle. Les animaux atteignant le point limite seront euthanasiés selon la procédure réservée aux animaux éveillés. Au cours des 7 jours suivant la chirurgie, les animaux seront placés seuls dans une cage le temps que les plaies cicatrisent afin d’éviter les blessures et réouverture des plaies que pourraient occasionner les congénères. Toutefois, même si les animaux sont placés seuls dans leur cage enrichie avec des objets (tubes en polycarbonate rouge, morceaux de carton, papier, petites pièces de bois en peuplier…), ils ne seront pas à l’isolement. Leurs cages seront placées sur des portoir de cages à côté des cages des autres animaux. De l’eau et de la nourriture seront données ad libitum. A l’issue de cette période critique, ils seront replacés avec leurs congénères dans des cages enrichies avec des objets (tubes en polycarbonate rouge, morceaux de carton, papier, petites pièces de bois en peuplier…) et de l’eau et de la nourriture données ad libitum. L’hébergement des animaux sera réalisé dans l’animalerie du laboratoire. Nous nous efforcerons à chaque instant d’affiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive et des soins et des gestes adaptés.
Choix des espèces
Les mécanismes neurobiologiques mis en œuvre chez les mammifères après une lésion de la moelle épinière sont proches de ceux de l’humain. Il n’existe pas d’alternative à l’utilisation de mammifères pour réaliser notre étude pré-clinique. Par ailleurs, nous avons choisi d’utiliser des rats plutôt que des primates non humains, des bovidés, des porcidés, des canidés, des félidés… ou des murinés du genre Mus dont nous n’avons aucune expertise en termes de récupération après une lésion de la moelle épinière et dont la littérature scientifique est très pauvre en ce qui concerne l’utilisation de ces genres. De plus, nous disposons de plateformes d’analyse du mouvement et des dispositifs d’enregistrement électrophysiologiques uniquement destinés aux genres Mus et Rattus. Les animaux seront des jeunes adultes de 250 g, c’est-à-dire de 2 mois d’âge environ. Afin d'étudier les processus régénératifs et la plasticité nerveuse, il est impératif d'utiliser des jeunes adultes.
Evaluation du bénéfice thérapeutique systémique d’une molécule innovante de thérapie génique permettant la réexpression de dystrophine
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
Les rats utilisés sont génétiquement dépourvus de dystrophine, donc atteints d'une dégénérescence musculaire progressive qui rend, passé dix mois, la mastication difficile et une tumeur musculaire probable. 54 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, 30 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 24 un niveau modéré. Chacun reçoit jusqu'à vingt-quatre injections intraveineuses précédées d'un sédatif, une dizaine de prélèvements sanguins mensuels complétés par des séries de six ponctions étalées sur 168 heures, et des sessions répétées de mesure de force musculaire de trente minutes sous anesthésie. Ils sont maintenus en vie jusqu'à treize mois, âge où la maladie a le plus progressé, puis tués pour les analyses histologiques, le porteur retenant le rat plutôt que la souris parce qu'il "mime les maladies humaines similaires de manière beaucoup plus fidèle".
Objectifs
Les dystrophies musculaires sont des myopathies génétiques rares qui touchent principalement les muscles et le cœur. Certaines dystrophies sont causées par des changements dans le gène DMD, porté par le chromosome X. Pour cette raison, cette maladie touche surtout les hommes. Le gène DMD produit normalement une protéine appelée "dystrophine". Chez les patients, la production anormalement faible ou absente de dystrophine induit une détérioration progressive des muscles, provoquant une faiblesse musculaire. La forme la plus sévère (absence de dystrophine) apparaît dès l'enfance et entraîne un déclin progressif de la mobilité et du fonctionnement cardiaque, fatale de façon prématurée. L’objectif de notre étude est de comparer l’efficacité à long terme d’une thérapie génique qui permettra de contourner les changements dans le gène DMD afin de produire à nouveau de la dystrophine chez le rat. La dystrophine produite dans le cadre de ce traitement, plus petite que la dystrophine naturelle, conserve une partie importante de son activité. En adoptant un protocole le plus proche possible de celui réalisé chez les enfants actuellement suivis dans le cadre d'un essai clinique, ce projet permettra d’obtenir des données complémentaires précieuses impossibles à obtenir en un temps court chez les enfants. Ces données éclaireront donc les cliniciens pour optimiser les prochaines étapes de l'essai clinique.
Bénéfices attendus
L’absence totale de dystrophine au sein du muscle le fragilise et précipite la mort des fibres qui le composent. L’hypothèse sous-jacente propose que la conversion dystrophique du muscle squelettique, au moins en partie, peut être réversible après une restauration efficace et à long terme de la dystrophine. Comme chez la souris, nous espérons que le traitement restaurera la dystrophine de façon homogène le long de la fibre entière avec une large distribution homogène dans les fibres. Cette restauration répandue est probablement essentielle au succès thérapeutique. L’étude va permettre de fournir des preuves de l’efficacité thérapeutique à long terme. Nos résultats seront comparés à ceux obtenus chez les enfants enrôlés dans l'essai clinique en cours en vue d’affiner les futures analyses réalisées lors de sa probable extension.
Procédures
Le projet se décompose en deux parties distinctes, une première pour déterminer la dose idéale du composé à injecter et une seconde pour mesurer son bénéfice thérapeutique. Pour la première procédure, chaque animal recevra en 2 mois 8 injections intraveineuses durant 30 secondes, chacune précédée d'une injection sous-cutanée (20 secondes) d'un sédatif. La première et la dernière injection seront suivies de 6 prélèvements sanguins de 30 secondes étalés sur 168h. À trois reprises et 1 mois d'intervalle, les animaux réaliseront trois tests non invasifs (test d’agrippement, électrocardiogramme et analyse du patron ventilatoire) pour une durée respective de 20, 10 et 25 minutes. De plus, la locomotion spontanée et les comportements quotidiens seront investigués par le biais d’une évaluation cognitive en filmant les animaux dans une cage à furet pendant une heure. A l'issue du traitement, les animaux recevront une injection sous-cutanée (20 secondes) et la force isométrique produite par leur muscle tibial antérieur (TA) sera mesurée pendant des sessions de 30 minutes via un ergomètre. Avant le début de la seconde procédure, chaque animal vigile réalisera test d’agrippement, un ECG et une pléthysmographie pour une durée respective de 20, 10 et 25 minutes. Puis les animaux seront anesthésiés par une injection sous-cutanée (20 secondes) et la force isométrique produite par leur muscle tibial antérieur sera mesurée pendant des sessions de 30 minutes à l’aide d’un ergomètre. Le traitement sera ensuite dispensé sur 8 mois par 16 injections intraveineuses d’une durée de 30 secondes, chacune précédée d'une injection sous-cutanée (20 secondes) d'un sédatif. À 9 reprises (au début de la procédure puis tous les mois), les animaux se verront prélever leur sang au moyen d’un geste de 30 secondes. Les deux premières prises de sang seront également suivies de 6 autres prélèvements sanguins de 30 secondes étalés sur 168h. À 5 reprises pendant 8 mois (tous les 2 mois), les animaux vigiles réaliseront les tests fonctionnels, test d’agrippement, ECG et pléthysmographie pour une durée respective de 20, 10 et 25 minutes. À 3 reprises pendant 8 mois (tous les 4 mois), les animaux seront anesthésiés par une injection sous-cutanée (20 secondes) et la force isométrique produite par leur muscle TA sera mesurée pendant des sessions de 30 minutes via un ergomètre. Enfin, les animaux anesthésiés en fin de procédure seront également soumis à une échocardiographie de 20 minutes.
Impact sur les animaux
Pour la première partie de ce projet, les animaux DMD seront mis à morts à l’âge de 3 mois, bien avant l’expression des signes cliniques évocateurs d’un effet délétère majeur du phénotype sur les animaux. Jusqu’à 10 mois, aucune entrave majeure à une qualité de vie autonome et globalement compatible avec la vie dans une cage n’a été observée. Pour la seconde partie, les animaux DMD seront mis à morts à l’âge de 13 mois, soit après l’âge de 10 mois à partir duquel les nuisances majeures du phénotype dystrophique sont observées (difficulté croissante à mastiquer et probabilité croissante du développement d’une tumeur musculaire).. Il est attendu que le traitement atténue, réduise voire annule l'ensemble de ces nuisances. Toute observation ou signe clinique anormal dans le décours de la maladie (gêne, douleur ou souffrance exprimée par l'animal) sera quantifiée par le remplissage de la grille d’évaluation dédiée. En fonction du score, les actions décrites sur la grille seront mises en œuvre. L'équipe sera donc mobilisable 7 jours sur 7 pour préserver ces données dans un contexte de décision médicale rapide et centrée sur le bien-être des animaux. Les cas d’insuffisance cardiaque décompensée et mortelle n’ont été observés qu’au-delà de 13 mois. Un effet indésirable du test d’agrippement est la cassure d’une griffe trop longue lors du saisissement de la barre, raison pour laquelle nous vérifions les griffes avant le test et les raccourcissons si besoin. Les rats DMD peuvent exprimer une réponse aiguë de stress supérieure à la normale. Ils se figent pendant quelques minutes. Nous connaissons cette réaction et l'évitons à travers l'habituation progressive des animaux à la manipulation et aux différentes procédures. Nous pouvons aussi- avoir recours à un sédatif administré qui protège l'animal des problèmes cardiaques éventuellement induits par l'excès de cette réponse de stress.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour récupérer les prélèvements nécessaires aux analyses histologiques et moléculaires.
Remplacement
Ce qui a pu être testé de l’efficacité des composés sans l’usage d’animaux a été réalisé en amont de ce projet. L’innocuité dans un organisme mammifère a été validée chez des souris. Cette étape est indispensable pour évaluer l’éventuelle toxicité des produits administrés, mais aussi de tous leurs métabolites issus de leur transformation par les organes du corps, en particulier le foie. Sur ces bases robustes, nous souhaitons avec ce projet répondre à la question qui ne peut être obtenue que chez l’animal vivant avec l’ensemble de ses organes en interrelation constante : l’action du composé testé permet-elle de limiter la progression de la maladie ou même d’inverser les signes cliniques associés à cette maladie et ce, de façon très large, incluant bien entendu la musculature mais aussi le système nerveux.
Réduction
De nombreuses données ont été cumulées sur les modèles de rats utilisés dans ce projet. Nous avons optimisé la correction des données avant analyse statistique. Le calcul de puissance statistique nous recommande de n’utiliser qu'un maximum de 8 rats par groupe. Ce nombre a été validé avec d’autres projets similaires terminés, pour lesquels nous avons pu conclure qu'il était suffisant. En raison du nombre important de projets qui incluent toujours des animaux sains et atteints traités avec un placebo, l’histoire naturelle de la maladie est documentée avec fiabilité en comparaison avec les congénères sauvages. Pour la première partie du projet concernant la pharmacocinétique du composé, des projets antérieurs ont permis de s’assurer que 6 animaux par groupe étant suffisant pour obtenir des données fiables.
Raffinement
Les animaux sont stabulés en portoirs à cages ventilées, dans des pièces dont la température et l’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Pour le bien-être des rats, nous avons fait le choix des plus grandes cages disponibles sur le marché, de sorte qu’ils peuvent marcher et se dresser sur leurs pattes arrière. Cet exercice spontané quotidien est pleinement justifié pour des rats dont nous évaluons les capacités locomotrices. Les animaux ont un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau. Le cycle d’éclairage respecte l’alternance jour/nuit. Les rats, des animaux sociaux, sont hébergés avec des congénères, l’isolement n’existe jamais et le milieu est enrichi avec des lanières de papier Kraft, des bâtons de bois à ronger, des balles rondes, des tunnels ou des carrés de coton compacté. Pour éviter une réponse de stress induite par les divers tests, les animaux seront habitués dès leur arrivée à être manipulés régulièrement, le plus en douceur possible. Le suivi des animaux sera conduit par un personnel par ailleurs compétent pour reconnaître, quantifier, atténuer ou supprimer les signes de douleur ressentie chez les animaux. Une grille d’évaluation critériée de la douleur et des points limites ont été établis et affichés. Les rats seront constamment évalués en observant individuellement les animaux, week-ends et jours fériés inclus. Toute atteinte des points limites sera suivi d’une action correctrice. En cas d’absence de bénéfice (trouble irréversible), nous procéderons à la mise à mort compassionnelle de l’animal avant qu’il ne souffre.
Choix des espèces
Le rat est une espèce de mammifère évolutivement proche de nous et constitue donc un modèle biomédical apprécié. Les récents outils d’édition du génome ont permis d’en faire un modèle de choix pour l’analyse des affections musculaires. Nos modèles de rats déficients en dystrophine miment les maladies humaines similaires de manière beaucoup plus fidèle que ne le font les modèles historiques de la souris. Le rat conserve néanmoins certains atouts des rongeurs (courte durée de gestation, taille raisonnable, longévité moyenne, effectifs plus importants). En médecine translationnelle, le rat s’insère entre les données obtenues in vitro et la validation translationnelle du chien dont la valeur est inestimable en médecine de précision (hétérogénéité génétique, épigénome, système immunitaire, partage des facteurs d’environnement, format). Pour la première procédure de ce projet, les animaux utilisés seront âgés de 4 à 12 semaines. À cet âge, l’impact de la maladie sur les muscles est détectable par des analyses de sang, de force, cardiaques et respiratoires. En utilisant des animaux de cet âge, il sera possible de conclure sur l’efficacité d’un traitement à un stade précoce de la malade. Pour la seconde procédure, les rats seront âgés de 5 à 13 mois, ce qui correspond au stade où la maladie progresse le plus et les muscles sont de plus en plus impactés, fonctionnellement et morphologiquement. Cet âge correspond également chez le rat au stade de développement de la maladie des enfants, âgés de 6 ans ou plus, pour lesquels une thérapie est envisagée.
Rôle de la signalisation ocytocinergique dans la modulation des comportements douloureux lors d’une interaction sociale
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Opérés deux heures sous anesthésie puis injectés d'une substance inflammatoire dont la douleur n'est pas soulagée, parce qu'elle est l'objet même de l'étude, 1 760 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués pour prélèvement. Les chirurgies peuvent provoquer inflammation, infection des points de suture, hypothermie et perte de poids. Le projet cherche à savoir si la présence d'un congénère atténue la douleur, et par quels circuits neuronaux l'ocytocine y participe. Les tests comportementaux, deux par animal et vingt minutes chacun, ne sont désignés que par ce terme, sans qu'aucun ne soit nommé.
Objectifs
Notre but sera de mieux comprendre les interactions entre les relations sociales et l'atténuation de la douleur. Pour ce faire, notre stratégie de recherche s'articule autour de deux objectifs successifs et complémentaires : Dans un premier temps, nous analyserons l’activité des réseaux neuronaux impliqué dans ces interactions puis, nous étirons la relation entre les interactions entre les relations sociale et la douleur grâce à différents tests comportementaux.
Bénéfices attendus
Notre projet vise à décrypter les mécanismes et les circuits neuronaux qui relient la modulation émotionnelle de la douleur par l'intermédiaire des interactions sociales, en mettant l'accent sur un modulateur endogène : l'ocytocine. La douleur chronique touche près de 8 % de la population mondiale, ce qui en fait un fardeau majeur dans notre société moderne. Il a été prouvé que l'ocytocine est au cœur des dysfonctionnements sociaux, ce qui a un impact sur les patients souffrant de douleur chronique et vice versa. Cependant, les circuits neuronaux médiant la régulation émotionnelle du comportement douloureux vis-à-vis des interactions sociales sont largement inconnus. Le bénéfice scientifique de ce projet est de fournir une compréhension détaillée des circuits neuronaux et des mécanismes permettant cette régulation émotionnelle de la douleur et des comportements sociaux..
Procédures
Les animaux seront soumis à principales intervention : 1. Une chirurgie de 2 heures sous anesthésie générale et analgésie générale et locale. 2. Une injection de subtance inflammatoire sur un animal anesthésié et analgésié d’une durée de 5 minutes. 3. Des tests comportementaux de 20 minutes (au maximum de 2 par animal) avec un intervalle de 1 jour entre chaque tests.
Impact sur les animaux
Le modèle inflammatoire ne peut être soulagé étant l’objet de l’étude. L’objectif de la recherche est d’évaluer si l’interaction sociale peut atténuer la douleur. Les chirurgies induisent des douleurs modérées et transitoires. Elles peuvent induire des inflammations, des infections notamment au niveau des points de suture mais aussi une perte de masse de l’animal. Une hypothermie des animaux est également attendue lors des chirurgies. La manipulation des animaux peut induire un léger stress, normalement atténué par la période d’habituation systématiquement appliquée, tant à l’expérimentateur qu’au geste technique effectué
Devenir
Les animaux seront systématiquement mis à mort pour prélèvement post-mortem afin de réaliser des analyses.
Remplacement
Pour étudier l'aspect complexe, sensoriel et émotionnel de la douleur, sa relation avec les interactions sociales et les mécanismes des circuits cérébraux sous-jacents, l'utilisation d'animaux dotés d'un cortex développé est indispensable. Il n'est donc pas possible d'utiliser des modèles in vitro tels que la culture cellulaire ou un modèle mathématique complet. À cette fin, les rongeurs sont les modèles animaux les plus appropriés en raison des conditions d'élevage et de la possibilité de comparer et de confronter les résultats obtenus avec la littérature et les données cliniques.
Réduction
Le nombre d'animaux sera limité au minimum selon les règles statistiques de façon à garantir des enregistrement fiables exploitables statistiquement. Les résultats seront comparés avec des tests statistiques appropriés permettant d’émettre en évidence le rôle de l’ocytocine dans le comportement douloureux en lien avec les interactions sociales
Raffinement
Pour répondre aux besoins comportementaux des animaux, ils seront hébergés en cages collectives (groupes sociaux) enrichies (bâtons, frisure, tunnel en carton) permettant ainsi aux animaux d’exprimer leur comportement naturel. Les animaux seront préalablement acclimatés à leur environnement (2 semaines avant l’expérimentation) et habitué à la présence de l’expérimentateur, aux différents tests le cas échéant, et à la contention. Les approches invasives seront réalisées sou anesthésie analgésie. La température corporelle de l’animal sera garantie par des tapis chauffant thermostaté et le dessèchement de la cornée sera prévenu par application d’un gel oculaire hydratant. Pour faciliter la récupération post-opératoire de l’animal un traitement analgésique sera mis en place et de la nourriture gélifiée appétante sera ajoutée sur le sol de la cage. L’état de santé des animaux sera évalué à l’aide d’une grille de score et des points limites précoces permettant d’interrompre les procédures et de mettre fin à la souffrance animal ont été définis.
Choix des espèces
Le recours à l’animal est nécessaire dans l’étude des phénomènes complexes d’interactions douleur et interactions sociales ; à ce jour aucune approche alternative n’est existante. Le modèle expérimental chez le rat est un standard pour ce type d’expériences et comporte une série de symptôme superposable avec la pathologie humaine (syndrome de Pradder-Willy, anxiété chronique, douleurs inflammatoires …). De nombreuses études sont réalisées concernant les réseaux neuronaux ocytocinergiques chez les rats : les outils sont donc bien validés sur cette espèce, ce qui concourt à assurer la fiabilité des résultats obtenus, leur interprétation ainsi que leur comparaison avec la littérature. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte, ce qui correspond à environ 8 semaines. lorsque l’encéphale et donc les circuits neuronaux sont parfaitement mâtures.