Souris
Identification de biomarqueurs sanguins de la maladie de Parkinson dans un modèle murin – MODIFICATIONS
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
- Système respiratoire
Les souris M83 sont modifiées génétiquement pour produire une forme humaine de l'alpha-synucléine et développent entre 8 et 22 mois une maladie qui évolue vers la paralysie du train postérieur. 150 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, maintenues jusqu'à l'atteinte des points limites, toutes tuées. La démarche saccadée et la perte d'équilibre servent de signal, leur confirmation déclenchant la mise à mort avant la paralysie, et le seul acte décrit est une ponction cardiaque de deux minutes sous anesthésie. Le porteur présente cette mise à mort comme compassionnelle, quand elle sert aussi à prélever le sang dans lequel chercher des vésicules extracellulaires neuronales.
Objectifs
Le projet vise à identifier des biomarqueurs sanguins dans un modèle de souris modifiées génétiquement pour développer une maladie associée à l’agrégation de l’alpha-synucléine, une protéine qui est le constituant principal des lésions cérébrales dans la maladie de Parkinson. Les vésicules extracellulaires sont des petites structures libérées par les neurones et qui sont retrouvées dans le sang. Leur présence dans le sang de souris offre une fenêtre non invasive sur l'état du cerveau. L'étude des vésicules extracellulaires neuronales dans le sang de ces souris M83 par des méthodes biochimiques permettrait d'identifier des biomarqueurs de maladie. Ces derniers sont des indicateurs biologiques de l'état pathologique du cerveau de la souris, et ils peuvent être utiles au diagnostic précoce de maladies neurodégénératives ou refléter l’existence de maladies différentes sur le plan lésionnel et clinique chez l'homme.
Bénéfices attendus
Le projet vise à rechercher si de nouveaux marqueurs moléculaires de la maladie peuvent être identifiés dans ce modèle expérimental à partir d’un prélèvement de sang. Réalisable par simple prélèvement sanguin et au cours de l’incubation de la maladie, cette identification ouvrirait la voie à des recherches de marqueurs précoces de la maladie.
Procédures
Les animaux sont soumis à une anesthésie, ainsi qu'à une ponction cardiaque d'une durée de 2 minutes au maximum.
Impact sur les animaux
L’apparition des signes cliniques moteurs se manifeste par une démarche saccadée de l’animal et une perte d’équilibre. La confirmation de ces anomalies de locomotion détermine la décision de mise à mort compassionnelle des animaux, avant la survenue d’une paralysie du train postérieur.
Devenir
Les animaux sont mis à mort, en fonction de points limites adaptés, afin de leur éviter des souffrances ultérieures.
Remplacement
Le projet qui vise à rechercher des biomarqueurs dans le sang ne peut être réalisé que sur animal vivant. Il n'existe pas aujourd'hui de méthode alternative pour évaluer le potentiel de ce type d'approche.
Réduction
Le projet complet prévoit un total de 150 souris, maintenues jusqu’à l’atteinte des points limites définis. La quantité de prélèvements issus de ces souris est jugée suffisante pour permettre la réalisation d’extraction de vésicules extracellulaires neuronales, et mener à bien nos analyses.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans un portoir ventilé par groupe de 5 souris de même sexe, et originaires de la même portée, et maintenus dans un environnement enrichi (dômes en plastique, buchettes en bois et éléments de nidification) pendant toute la durée de l’expérimentation. Ces enrichissements sont renouvelés chaque semaine, et la litière en rafle de maïs changée de façon bi-hedomadaire. Les souris sont suivies quotidiennement et de façon individuelle lorsque la maladie apparaît dans le lot expérimental. La maladie se manifeste d'abord par des signes de démarche saccadée et des troubles de l’équilibre dont la manifestation constitue le stade auquel les animaux sont mis à mort. Le test de suspension par la queue montre une dégradation de l’écartement des pattes postérieures. La connaissance des zootechniciens concernant la symptomatologie et son évolution permet ainsi d’éviter que ces troubles évoluent vers une paralysie du train postérieur qui entraînerait des difficultés d’alimentation et un mal-être chez la souris. Une fiche individuelle de suivi pour chaque souris est renseignée, consignant les signes cliniques observés selon les critères et le scoring prévu en annexe et justifiant la mise à mort de l’animal. Lors de la ponction intracardiaque, une analgésie est réalisée 30 minutes avant l'anesthésie.
Choix des espèces
Les souris M83 sont des souris modifiées génétiquement et qui produisent une forme de la protéine alpha-synucléine humaine entraînant le développement d’une pathologie de cette protéine accompagnée d’une symptomatologie motrice. Elles développent une maladie qui se manifeste cliniquement par l’apparition d’une paralysie lors du vieillissement, entre 8 et 22 mois. Elles constituent un modèle pertinent de la maladie de Parkinson chez l'homme.
Étude du rôle des pièges extracellulaires des neutrophiles (NETs) dans la fibrose et la tumorigenèse associées au vieillissement dans le modèle souris
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
800 souris âgées de 18 à 22 mois vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, chacune recevant jusqu'à 120 injections dans le ventre sur quatre mois. Elles développent spontanément des tumeurs internes, une perte de poids et une baisse d'activité, que le porteur range parmi les effets attendus du modèle de vieillissement. Les molécules testées visent à bloquer des filets libérés par les globules blancs, soupçonnés de favoriser fibrose et tumeurs avec l'âge. Les bénéfices annoncés pour la qualité de vie des personnes âgées sont renvoyés au long terme, quand les injections répétées et la mise à mort de toutes les souris pour analyse de leurs organes sont, elles, programmées.
Objectifs
Ce projet cherche à comprendre comment certaines cellules de défense de notre organisme, les globules blancs appelés neutrophiles, peuvent influencer le vieillissement. Ces cellules libèrent parfois des sortes de filets collants (appelés “NETs”) qui, au lieu de protéger, peuvent parfois causer des dommages. Ils pourraient favoriser la formation de cicatrices internes dans les organes et même contribuer à l’apparition de tumeurs avec l’âge. Pour étudier ce phénomène, nous suivrons des souris âgées (de 18 à 22 mois, ce qui correspond à un âge avancé chez l’humain) et nous testerons différents traitements capables de bloquer la formation ou l’action de ces “filets”. L’objectif final est de mieux comprendre comment ces cellules du système immunitaire participent au vieillissement et d’ouvrir la voie à de nouvelles stratégies pour améliorer la santé et la qualité de vie des personnes âgées.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait apporter des connaissances importantes sur le vieillissement et sur certaines maladies qui y sont associées. En comprenant mieux comment les “filets” libérés par les globules blancs (NETs) participent à la formation de cicatrices dans les tissus ou au développement de tumeurs, nous pourrions ouvrir de nouvelles pistes pour améliorer la santé des personnes âgées. À long terme, ces recherches pourraient aider à développer de nouveaux traitements capables de bloquer ces mécanismes et donc de limiter la perte de fonction des organes, de réduire certains risques liés à l’âge et d’améliorer la qualité de vie des personnes âgées. Ce projet contribuera aussi à une meilleure compréhension générale du vieillissement, ce qui est essentiel pour trouver des solutions contre plusieurs maladies chroniques qui touchent une population de plus en plus nombreuse.
Procédures
Dans ce projet, les souris âgées seront soumises à une seule catégorie d’intervention, réalisée par du personnel expérimenté afin de limiter au maximum leur stress et leur inconfort : • Injections de traitements : certaines souris recevront des médicaments expérimentaux par une petite piqûre dans le ventre. o Chaque injection dure moins de 30 secondes. o Selon le produit testé, ces injections seront effectuées : • quotidiennement pour les inhibiteurs, soit environ 120 fois sur la durée totale de 4 mois, ou • 2 à 3 fois par semaine pour les anticorps, soit environ 40 à 50 fois au total. o Les sites d’injection seront alternés pour éviter toute irritation locale. Ces interventions sont courtes, non chirurgicales, et n’entraînent qu’un inconfort léger et transitoire. Aucun autre geste invasif n’est prévu dans le cadre de ce projet.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, plusieurs effets indésirables sont susceptibles d’apparaître chez les souris : • Effets liés aux injections : De légères irritations locales peuvent survenir au point d’injection (rougeur, petit gonflement ou peau tannée). Ces réactions restent généralement transitoires. • Effets systémiques possibles : Certains traitements peuvent provoquer une fatigue passagère, une diminution de l’appétit ou une léger trouble de l’état général, sans gravité durable. • Effets liés au vieillissement naturel : Les souris âgées (18 à 22 mois) présentent spontanément des signes de vieillissement physiologique, tels qu’une activité locomotrice réduite, un pelage altéré, une perte modérée de poids ou l’apparition de tumeurs internes. Ces manifestations font partie des effets attendus du modèle de vieillissement et peuvent s’ajouter aux nuisances mineures liées aux injections répétées. Aucun autre effet indésirable spécifique n’est anticipé.
Devenir
À la fin de l’étude, tous les animaux seront mis à mort afin de permettre l’analyse complète de leurs organes et de répondre aux objectifs scientifiques du projet. Cette étape est indispensable, car les effets du vieillissement, tels que les cicatrices dans les tissus (fibrose) ou l’apparition de tumeurs, ne peuvent être évalués qu’en observant directement les organes au microscope et en réalisant des analyses biologiques détaillées. Les prélèvements permettront d’étudier la sévérité des lésions, la présence de cellules immunitaires spécifiques et l’impact des différents traitements testés sur ces altérations.
Remplacement
Avant de travailler sur les animaux, nous avons utilisé des modèles en laboratoire, par exemple des cultures de cellules vieillies (“cellules sénescentes”) et d’autres types de cellules présentes dans les tissus et le système immunitaire. Ces expériences nous ont permis de montrer que les cellules vieillies peuvent stimuler la libération de “filets” protecteurs (appelés NETs), et que ces filets peuvent contribuer à la formation de cicatrices dans les tissus (fibrose) et au développement de tumeurs. Toutefois, ces modèles de laboratoire ne permettent pas de reproduire toute la complexité d’un organisme entier — comme la circulation du sang, le vieillissement global ou les interactions entre organes. C’est pourquoi un modèle animal reste indispensable pour répondre aux questions posées par ce projet.
Réduction
Le nombre de souris a été soigneusement calculé à l’aide d’outils statistiques, afin d’obtenir des résultats fiables tout en utilisant le moins d’animaux possible. Les travaux déjà réalisés dans d’autres modèles nous ont permis de cibler précisément les analyses et la durée du suivi (18 à 22 mois). Seuls 20 animaux par lot sont nécessaires pour tester nos hypothèses, ce qui correspond au minimum requis pour assurer une solidité scientifique tout en respectant le principe de réduction.
Raffinement
Des mesures concrètes seront mises en place pour réduire au maximum la douleur et l’inconfort des animaux. Les souris seront hébergées en groupes sociaux avec un enrichissement favorisant leur bien-être (abris, matériel de nidification). Les injections de traitement seront effectuées par du personnel qualifié, en alternant les points d’injection pour limiter les irritations locales. En cas de signe de souffrance importante (ex. grosse tumeur, perte de poids sévère, difficultés respiratoires), l’animal sera immédiatement retiré de l’expérience et mis à mort de manière éthique et indolore.
Choix des espèces
Ce projet cherche à comprendre le rôle de certaines cellules du système immunitaire, appelées neutrophiles, et des “filets” qu’elles libèrent, dans le développement de maladies liées au vieillissement, comme les cicatrices anormales dans les tissus ou l’apparition de tumeurs. La souris a été choisie comme modèle d’étude car elle présente de fortes similitudes avec l’être humain concernant le fonctionnement du système immunitaire et les mécanismes de vieillissement. Cela permet d’obtenir des résultats fiables et transposables à l’humain. Nous utilisons des souris âgées de 18 à 22 mois, ce qui correspond à un âge avancé chez l’humain. Ce choix est essentiel pour étudier les phénomènes associés au vieillissement, tels que l’accumulation de cellules vieillies, la formation de cicatrices dans les organes ou le développement spontané de tumeurs. Le recours à ce modèle permet donc d’étudier de façon rigoureuse le rôle des neutrophiles dans les maladies liées à l’âge et de tester des traitements susceptibles d’améliorer la santé et la qualité de vie au cours du vieillissement.
Conséquences fonctionnelles des infections virales sur les cellules souches musculaires et mésenchymateuses dans un modèle murin
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Infectées par le virus de la grippe A par voie nasale sous anesthésie, les souris perdent 22 à 25 % de leur poids dans les sept jours, puis jusqu'à 30 %, avec une mort imprévisible avant l'atteinte des points limites. 4 112 souris vont être utilisées, 666 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, 1 688 d'un niveau modéré et 1 758 d'un niveau léger. Certaines subissent en plus une blessure musculaire, une incision et une suture pour transplanter des cellules dans le muscle de la patte, avec des injections quotidiennes pendant quatre ou cinq jours. Toutes sont tuées pour prélever les tissus.
Objectifs
Contexte : La grippe est une maladie infectieuse contagieuse causée par les virus influenza de type A et de type B. Chaque année 3 à 5 millions d’individus sont affectés par la grippe causant de 290 000 à 600 000 morts. La grippe est une infection des voies respiratoires (nez, gorge, poumons), associée à des symptômes tels que la toux, les maux de tête, et des contractures dans les muscles et les articulations. Plusieurs conditions cliniques sont associées à des complications musculaires liées à la grippe. Dans certains cas, l'infection par le virus de la grippe A (IAV) peut entraîner une pneumonie grave et évoluer vers un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). Une faiblesse musculaire prolongée et une altération fonctionnelle sont décrites chez les patients survivant au SDRA. Objet du projet : Ce projet vise à étudier et comprendre quelles sont les conséquences de l’infection par le virus de la grippe, notamment quand elle est associée à une réponse immunitaire forte, appelé l’orage de cytokines (cytokine storm), sur les muscles squelettiques et plus particulièrement sur les cellules souches musculaires et mésenchymateuses qui permettent la maintenance du tissu musculaire et sa régénération. En effet, de nombreuses études sont orientées sur l’étude de l’organe cible des pathogènes (le poumon dans le cas de la grippe) mais peu d’études s’intéressent aux effets indirects de l’inflammation associée aux pathologies qui peut affecter par voir systémique l’ensemble des autres tissus. Notre étude précédente a permis d’obtenir de nombreux résultats sur le comportement cellulaire des cellules souches musculaires exposées aux molécules de signalisation systémiques générées au cours de l’infection virale. Nous avons montré que les cellules souches adoptent un nouvel état cellulaire (nommé GPATH pour G-PATHOLOGY) au cours de cette période infectieuse. Il reste à démontrer quels sont les mécanismes mis en jeu dans l’adoption de cet état cellulaire et s’il est bénéfique ou délétère pour les cellules en quiescence. Nous avons, par exemple, montré qu’il peut se montrer délétère dans certains cas au cours de la régénération.
Bénéfices attendus
Le projet vise à mieux comprendre l’effet des infections sur le muscle : cette recherche permettra de savoir pourquoi certaines personnes récupèrent moins bien de leurs muscles après une infection comme la grippe. Le projet apportera de nouvelles pistes thérapeutiques. Nous souhaitons trouver des molécules capables de protéger ou restaurer les cellules souches musculaires, cela pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements. L’identification phénotypiques, moléculaires et métaboliques de l’état cellulaire adoptée par les cellules nous permettra d’identifier des biomarqueurs qui pourraient servir à diagnostiquer ou prédire des altérations musculaires induites par des infections aigües ou chroniques. Les résultats auront un impact pour les personnes les plus fragiles, comme les personnes âgées et celles atteintes de maladies musculaires (dystrophies) qui sont particulièrement vulnérables à la perte musculaire après une infection. Nos résultats pourraient aider à améliorer leur récupération et leur qualité de vie. En résumé, cette étude cherche à expliquer un mécanisme encore mal connu : comment une infection générale peut fragiliser nos muscles, et surtout comment on pourrait éviter ou limiter ces effets. Cela pourrait, à terme, mieux protéger les patients fragiles et améliorer leur rétablissement après une infection virale.
Procédures
- Une injection virale avec occasionnellement soit injections (quelques secondes) soit un gavage (de l’ordre d’une minute) chaque jour, pendant 5 jours ; selon les expériences 1 injection (quelques secondes) quotidienne pendant 4 jours ; et optionnellement 4 autres injections supplémentaires avant la mise à mort (1 injection/jour). - En plus des interventions ci-dessus, un autre groupe de souris recevra une injection (quelques secondes) sous anesthésie. Une sous-partie de la procédure inclus une chirurgie sous anesthésie (d’une dizaine de minutes). - Un autre groupe recevra une injection (quelques secondes) quotidienne pendant 5 jours.
Impact sur les animaux
• Les procédures décrites peuvent générer différents types de nuisances pour les animaux. • L’infection virale intranasale, réalisée sous anesthésie et indolore, provoque une pathologie respiratoire qui s’accompagne d’une perte d’appétit et d’une perte de poids importante ainsi qu’une faiblesse générale et parfois d’une détresse respiratoire. - De 1 à 7 jours après l’infection : perte de poids importante (environ 22-25%) - Au-delà de 7 jours après l’infection : perte de poids sévère (jusqu’à 30%), avec mort imprévisible avant atteinte des points limites. • L’administration de drogues peut générer un léger stress physiologique et une douleur de courte durée au moment de la piqure. • La blessure musculaire, entraîne une douleur locale, une lésion tissulaire mais pas d’altération de la mobilité. • La transplantation cellulaire, dans le muscle de la patte inférieur, impliquant une incision et une suture, occasionne une douleur locale post-opératoire, une gêne mécanique transitoire et une détresse supplémentaire en raison de la blessure musculaire préalable (légère boiterie durant 1 journée). La répétition des anesthésies, manipulations et injections peut constituer une source de stress cumulatif.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort, selon les critères énoncés pour chaque procédure, à la fin de des expériences, pour collecter les tissus nécessaires à nos travaux de recherche.
Remplacement
La formation et la régénération des muscles squelettiques impliquent une multitude de réponses et d’interactions cellulaires entre les cellules souches musculaires et leur environnement au sein d’une ultrastructure tridimensionnelle complexe. L’environnement ou la niche, est composé de multiples facteurs comme une matrice extracellulaire tridimensionnelle et des types cellulaires interstitiels variés. Les cultures in vitro ne peuvent pas récapituler la complexité de ces interactions. Néanmoins, l’approche in vitro pour les stratégies d’analyses moléculaires sera mise en place toutes les fois où cela sera possible afin de limiter le recours à l’animal en utilisant des lignées cellulaires ou des cellules primaires amplifiées in vitro.
Réduction
Les effectifs des groupes expérimentaux ont été ajustés : - en tenant compte de notre expérience, - en fonction de la nature de l'expérience et des paramètres mesurés, - de la variabilité de ces paramètres, - de façon à produire des résultats interprétables, permettant d'atteindre une signification statistique. Nous avons déterminé que 8 à 12 animaux (4 contrôles, et 4 à 8 traités) étaient nécessaires pour atteindre la puissance statistique de notre objectif. L’analyse sera de type ANOVA (paramétrique ou non paramétrique). Selon la complexité des paramètres, nous utiliserons des techniques plus complexes comme des modèles linéaires à effets mixtes Les expériences seront effectuées en triplicata indépendants pour établir leur reproductibilité.
Raffinement
Un suivi régulier des animaux inclus dans le projet selon leur état général de santé est prévu. Les animaux infectés par influenza seront suivis quotidiennement (et pesés quotidiennement à partir du 3ieme jour post-infection). Une grille de score qui évaluera la souffrance des animaux est proposée et inclura des points limites définis afin d’interrompre les expériences par la mise à mort. L’analgésie sera administrée aux souris infectées par influenza si un inconfort est noté. Les animaux infectés les souris peuvent être sujet à une réduction de leur appétit/alimentation, dans ce cas, une hydratation par injection sous cutanée et une alimentation sous forme de gel, facile d’accès et facile à ingérer, sera procurée aux animaux. Une source de chaleur externe sera procurée aux animaux infectés dans un état fébrile. Pour réduire au minimum les nuisances sur le bien-être des animaux durant la procédure de blessure musculaire, une analgésie sera administrée combinée à l’anesthésiant gazeux ou chimique selon les procédures. Une injection sous cutanée d’analgésique, aux propriétés non inflammatoires pour ne pas interférer avec la régénération sera réalisée après l’induction de blessures De façon générale la litière procurée aux animaux et douce, absorbante, sans poussière et non toxique.
Choix des espèces
L’utilisation de la souris est basée sur plusieurs critères : - Les souris sont des petits Mammifères. Ils partagent donc de nombreuses similarités avec l’homme. - Elles constituent un modèle très maîtrisé par l’ensemble des équipes de recherche. - Leur temps de génération est court et les effectifs des portées élevés, ce qui permet d’avoir rapidement accès à un grand nombre d’animaux. - De nombreuses lignées existent (souris génétiquement modifiées) pour étudier les acteurs de la régénération notamment la souris transgénique qui permet d’isoler une population pure de cellules souches musculaires. - Modèles de pathologies humaines : l’accès à des souris « modèles de pathologies humaines » que nous étudions est un avantage considérable pour développer des thérapies La majorité des animaux seront des mâles âgés de 8 à 16 semaines. L’extraction des cellules souches musculaires nécessaires à notre étude est plus reproductible chez de jeunes adultes. En effet, avec l’âge (>4 mois) le tissu musculaire s’enrichit en tissu fibreux et adipeux limitant l’extraction des cellules souches musculaires. Une série d’expérience (procédure 1) sera réalisée sur des souris mâles âgés de 20-22 mois. Cette cohorte d’animaux âgées est en cours de vieillissement pour effectuer ces expériences.
Evaluation de la modulation du niveau de cavéoline-3 dans un modèle murin de myopathie myotubulaire liée à l’X.
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Les souris malades perdent l'usage de leurs pattes arrière vers sept à huit semaines, après des difficultés locomotrices apparues dès quatre semaines, et le groupe suivi pour la survie est maintenu jusqu'à l'atteinte d'un point limite. 82 souris mâles vont être utilisées, 66 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère et 16 d'un niveau modéré, toutes tuées à l'issue. Le porteur écrit qu'il n'est pas exclu que les animaux puissent ressentir de la douleur liée à leurs problèmes musculaires, formulation prudente pour une paralysie progressive et une mesure de force contractile sous anesthésie à l'issue de laquelle les souris sont tuées sans réveil. Leurs muscles et organes sont prélevés après la mise à mort pour les analyses histologiques et moléculaires.
Objectifs
Cette étude s’intéresse à une maladie rare du muscle responsable de graves atteintes musculaires (myopathie) chez les hommes, menant à une mort prématurée des patients avant 18 mois dans la moitié des cas. De précédentes études suggèrent un rôle important d’une protéine d'intérêt dans le mécanisme de la maladie. L’objectif de ce projet est donc d’évaluer l’importance de la protéine d'intérêt dans cette maladie par diminution de cette protéine dans un modèle souris de myopathie. La diminution de la protéine d'intérêt sera réalisée par croisement de souris. L’avancée de la maladie et l’impact de la modulation de la protéine d'intérêt sera évaluée en suivant la force musculaire et/ou la survie des animaux.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de mieux comprendre les causes de la maladie, les acteurs impliqués, et pourrait fournir des pistes pour de futures thérapies.
Procédures
Le projet est divisé en 2 groupes d’animaux : (Groupe 1) : Evaluation de la diminution de la protéine d'intérêt sur la survie des souris. Un suivi non invasif des souris sera mis en place avec un test de suspension durant 3 fois 1 minute réalisé une fois par semaine et une pesée régulière, une fois par semaine de 2 à 4 semaines d’âge, tous les 2 à 3 jours à partir de 4 semaines d’âge et tous les 1 à 2 jours à partir de 6 semaines. (Groupe 2) Evaluation de la diminution de la protéine d'intérêt sur la force des souris : deux tests seront réalisés, un test non invasif de suspension durant 3 fois 1 minute qui sera réalisé une fois par semaine de 4 à 7 semaines, et un test de mesure contractile du muscle réalisé une fois sous anesthésie générale à la fin de l’étude durant au maximum 1 heure. Une pesée régulière sera mise en place une fois par semaine de 2 à 4 semaines d’âge, tous les 2 à 3 jours à partir de 4 semaines d’âge et tous les 1 à 2 jours à partir de 6 semaines. Le test de mesure de force contractile étant sans réveil, les animaux seront mis à mort consécutivement.
Impact sur les animaux
Les souris malades présentent des difficultés locomotrices commençant à 4 semaines, et entrainant une paralysie des membres postérieurs et une perte de poids vers 7/8 semaines. Il n'est pas exclu que les animaux puissent ressentir de la douleur liée aux problèmes musculaires (comme des crampes). Les nuisances liées aux tests incluent du stress lors du test de suspension, et lors de la contention durant les injections, ainsi qu'une douleur lors de l'insertion de l'aiguille.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever les muscles et organes nécessaires aux études histologiques et moléculaires.
Remplacement
Le projet consiste à mieux comprendre les acteurs impliqués dans le développement de la maladie afin de pouvoir trouver des nouvelles approches thérapeutiques. Malheureusement, l’utilisation d’un modèle cellulaire ne permet pas d’évaluer les effets sur la contractilité du muscle, ni sur l’ensemble de l’organisme. Evaluer les fonctions motrices et la force musculaire in vivo est indispensable pour déterminer l'efficacité d'un traitement contre des myopathies. Le modèle murin est suffisamment proche physiologiquement et structurellement pour étudier la physiopathologie ainsi qu'une potentielle amélioration des symptômes.
Réduction
Le nombre d'animaux a été choisi à partir des données présentes dans la littérature, ainsi que de façon à pouvoir détecter une différence statistiquement significative entre les différents groupes d’animaux (malades, sains, etc.). Lorsque cela est possible, des animaux du groupe 1 pourront être utilisés pour réduire le nombre nécessaire pour le groupe 2. Le test de suspension étant non invasif, il permet de réutiliser les mêmes animaux à chaque point dans le temps, et un même animal pourra donc produire des données de force globale, contractile, ainsi qu’histologiques et moléculaires.
Raffinement
Chaque cage sera enrichie avec des nids de chanvre et un tube pour permettre la préhension des animaux avec un minimum de stress. Pour prévenir toute malnutrition qui pourrait être due à des difficultés locomotrices, de la nourriture hydratée en gelée sera placée dans la cage dès l’apparition des premiers symptômes à 4 semaines. Lors du test sous anesthésie générale, la température corporelle de l’animal sera maintenue par le biais d’une plaque chauffante. Pour les nouveau-nés, leur capacité à se mouvoir et le comportement maternel seront observés quotidiennement durant la première semaine de vie. Pour tous les groupes, les animaux seront pesés une fois par semaine de 2 à 4 semaines, tous les 2 à 3 jours à partir de 4 semaines d’âge et tous les 1 à 2 jours à partir de 6 semaines. Des analgésiques pourront être administrés sur avis du vétérinaire si les animaux montrent des signes de douleur persistante. En cas d'infection importante, suite à une bagarre par exemple, l'animal pourra recevoir des antibiotiques ou être euthanasié sur avis vétérinaire.
Choix des espèces
Le modèle de souris récapitule fidèlement le phénotype locomoteur et histologique présent chez les patients, et constitue donc un bon modèle pour l’étude des mécanismes pathologiques et l’évaluation de thérapies. La maladie affectant les hommes, seuls les animaux mâles seront étudiés. Les défauts locomoteurs apparaissent à 4 semaines et progressent jusqu’à 8 semaines. Le suivi longitudinal de force globale sera donc effectué à partir de 4 semaines, avec un test contractile final à 7 semaines, précédant la paralysie des membres postérieurs, dans le cas du groupe 2. Pour les études de la survie (groupe 1), le suivi de la force est prolongé jusqu'à l'atteinte d'un point limite. Tous les animaux sont pesés régulièrement dès 2 semaines d'âge pour détecter toute détresse animale au plus vite.
rétablissement de l’expression du gene CAR (Nr1i3) chez la souris par thérapie génique
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Quatre injections et un prélèvement sanguin en trois semaines, dont une injection dans la queue sous anesthésie locale : 144 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, toutes tuées pour prélever leur foie. L'objectif est instrumental, réintroduire par thérapie génique la protéine CAR chez des souris transgéniques qui ne l'expriment pas, en y ajoutant un marqueur reconnaissable par un anticorps du commerce. Le laboratoire s'y résout après avoir échoué à obtenir un anticorps spécifique de cette protéine. Le porteur écrit que le modèle n'est disponible que chez la souris, et écarte les animaux âgés chez qui des troubles métaboliques apparaissent spontanément.
Objectifs
La protéine CAR (Constitutive Androstane Receptor) est produite très majoritairement dans le foie. Elle joue un rôle essentiel dans la dégradation de nombreux xénobiotiques (contaminants externes) au niveau hépatique, participant ainsi grandement à la fonction de détoxification de l’organisme. CAR module également le métabolisme glucidique et lipidique du foie. Son expression et son activité sont plus élevées chez les femmes que chez les hommes. L'utilisation d'anticorps pour purifier une protéine d'un fluide biologique est une stratégie bien connue et qui a fait ses preuves. Cependant, pour la protéine CAR, il s'est avéré impossible d'obtenir un anticorps spécifique. Il est donc ici envisagé d'utiliser des souris transgéniques n'exprimant pas cette protéine, et de la réintroduire par thérapie génique, très légèrement modifiée par l’ajout d’un motif antigénique (tag). Les souris obtenues exprimeront alors la protéine qui, grâce au tag, sera reconnue par un anticorps du commerce. Ceci permettra d’isoler la protéine et de caractériser les autres molécules avec lesquelles elle entre en interaction. Il sera également possible d’identifier les séquences d’ADN auxquelles se fixe la protéine CAR activée, et d’en identifier de nouveaux gènes cibles.
Bénéfices attendus
La purification spécifique de la protéine CAR permettra son étude approfondie (liaison à l’ADN, interaction protéine-protéine, identification de ligands). Les résultats obtenus lors de ces expériences apporteront une contribution aux domaines de la biologie fondamentale, de la médecine (humaine et vétérinaire), de la pharmacologie et de la nutrition.
Procédures
Les animaux recevront une injection de la protéine génétiquement modifiée sous anesthésie locale (2 minutes de contention dans un dispositif prévu à cet effet de manière à la rendre rapide et limiter le stress). Deux semaines plus tard, les animaux restés vigiles recevront 3 injections d'un activateur pharmacologique (10 secondes de contention par injection) sur 3 jours. Le dernier jour de l’expérimentation, il sera pratiqué un prélèvement sanguin (30 secondes de contention) sur animal vigile.
Impact sur les animaux
Les contentions nécessaires pour pratiquer les 4 injections et le prélèvement sanguin occasionnent un stress transitoire. L'injection pour la thérapie génique de la protéine génétiquement modifiée au niveau de la queue peut engendrer éventuellement une inflammation temporaire.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure et leur foie sera prélevé pour des analyses permettant de répondre à la question scientifique.
Remplacement
Tous les tests préliminaires sur les différents transgènes utilisés (gène rapporteur, reconnaissance par anticorps spécifique) ont été effectués in vitro par culture cellulaire sur une lignée cellulaire du commerce puis sur des cellules isolées d’un animal, et sont concluants. La suite de l’expérimentation doit être menée sur le foie murin in vivo car le foie, constitué d’une grande diversité de cellules, est un organe complexe impacté par des signaux hormonaux et nutritionnels provenant de tout l’organisme. Cet environnement ne peut pas être mimé avec fidélité en culture cellulaire.
Réduction
L’utilisation de lignées de grande proximité génétique permet de limiter le nombre d'animaux nécessaires. De plus, en fonction de l'amplitude de réponse à la transgénèse, les tests de puissance statistique pourront être refaits avec de nouvelles données, et le nombre d'individus par lot révisé à la baisse au cours du projet.
Raffinement
Pour limiter le stress, les animaux seront manipulés régulièrement et habitués à la contention. Nous procèderons également à une surveillance accrue des souris : en plus de l’observation quotidienne, il y aura une observation 2h après chaque injection. Concernant la gestion de la douleur, nous appliquerons un analgésique local sur la queue avant l'injection de la protéine génétiquement modifiée. Une méthode d'évaluation du stress et de la douleur est prévue sur la base d'une grille de scoring. Elle inclut des critères spécifiques tels que l’observation du point d’injection, ainsi que le suivi comportemental et de l’état physique des animaux. Des points limites adaptés ont été définis et permettent de décider des modalités de prise en charge de l'animal ainsi que des critères d'arrêt.
Choix des espèces
Le modèle que nous utiliserons n’est disponible que chez la souris. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes, dont le foie est arrivé à maturité. Les animaux trop vieux sont à éviter car des troubles métaboliques apparaissent spontanément avec l'âge.
Impact du cholestérol maternel sur le développement du système immunitaire embryonnaire
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Pour savoir si une alimentation maternelle riche en cholestérol ou de type fast-food modifie le système immunitaire du fœtus, 820 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger pour 676 d'entre elles et modéré pour 144. Les femelles suivent un régime gras qui augmente leur poids de 20 à 50 % et provoque une hypercholestérolémie modérée à sévère, avec une ponction sanguine sous la mâchoire, un gavage gastrique et, pour 144 souris, une infection à Citrobacter. Les souriceaux naissent par césarienne après la mise à mort de leur mère, puis sont confiés à des femelles adoptantes. Ceux qu'aucune femelle n'adopte sont tués, ce que le porteur justifie par la limitation du stress du reste de la portée.
Objectifs
Les cellules immunitaires appelées ILC3 jouent un rôle essentiel dans la formation du système de défense de l’intestin dès le développement du fœtus. En plus de protéger contre les infections, ces cellules participent aussi à la croissance des tissus intestinaux, à la protection des cellules souches et à l’équilibre du métabolisme. Nos premières recherches, réalisées en laboratoire et chez la souris, montrent que le cholestérol pourrait modifier profondément le fonctionnement de ces cellules. En apportant du cholestérol en plus, on observe des changements dans l’activité de certains gènes, une baisse de la production de cellules immunitaires clés, et une perturbation globale de leur bon fonctionnement. Ce projet cherche donc à comprendre comment l’alimentation de la mère pendant la grossesse — en particulier une alimentation riche en cholestérol ou de type “fast-food” (grasse et sucrée) — peut influencer le développement du système immunitaire de son futur bébé. Nous allons : 1. Étudier si un excès de cholestérol modifie la formation des cellules immunitaires chez l’embryon. 2. Observer si une alimentation de type “fast-food” perturbe les défenses intestinales du bébé. 3. Évaluer si ces perturbations précoces ont un impact durable sur l’immunité de l’enfant plus tard.
Bénéfices attendus
Ce projet s’intéresse à l’influence de l’alimentation de la mère pendant la grossesse sur le développement du système immunitaire du bébé à naître. Il cherche à mieux comprendre comment des apports en graisses, notamment en cholestérol, peuvent modifier la formation des défenses immunitaires dès la vie embryonnaire. Pourquoi c’est important : Mieux comprendre : Le projet permettra de découvrir comment une alimentation riche en cholestérol ou de type fast-food peut perturber la formation des cellules immunitaires et des organes essentiels du système de défense. Innover : Ces recherches pourraient mener à de nouvelles approches pour protéger la santé des bébés dès la grossesse, en agissant par exemple sur l’alimentation des futures mères. Agir pour la santé publique : Les résultats pourraient aider à mieux prévenir certaines maladies immunitaires ou métaboliques en comprenant leurs origines dès la vie fœtale, et ainsi affiner les conseils nutritionnels pour les femmes enceintes. Porté par une équipe experte en immunité et développement, ce projet a le potentiel de mieux anticiper les effets à long terme d’une alimentation déséquilibrée pendant la grossesse sur la santé des enfants.
Procédures
Une seule prise de sang dépassant le seuil minimal réglementaire sera réalisée au début du régime, par une ponction submandibulaire d’une durée inférieure à 1 minute, afin d’analyser le métabolisme des femelles. L’alimentation modifiée (enrichie en cholestérol ou de type “fast-food”) sera administrée à partir de deux semaines avant ou dès le début de la grossesse.
Impact sur les animaux
Régimes alimentaires spécifiques : Les femelles recevront un régime riche en graisses et cholestérol, ce qui entraînera une augmentation de leur poids corporel (environ +20 à +50 % du poids initial) et une hypercholestérolémie modérée à sévère. Prélèvements sanguins : Une seule ponction sous la mâchoire sera réalisée, pouvant provoquer une douleur brève, un léger stress, un saignement transitoire ou une petite irritation locale. Naissance et adoption des souriceaux : Les souriceaux naîtront par césarienne après euthanasie de la mère. Ils seront confiés à des femelles adoptantes préparées à cet effet. Les nouveau-nés non adoptés seront euthanasiés afin de limiter le stress du reste de la litière. Infection expérimentale (Citrobacter) : Elle pourra entraîner une perte de poids, des changements dans la consistance des selles ou le comportement. Les animaux seront surveillés quotidiennement et toute détérioration importante donnera lieu à des mesures adaptées. Gavage gastrique : Cette manipulation peut provoquer un stress transitoire et comporte de faibles risques mécaniques (lésion œsophagienne, fausse route).
Devenir
À la fin de l’étude, tous les animaux seront euthanasiés selon les procédures réglementaires. 676 animaux ayant participé à l’étude (régimes alimentaires spécifiques, gestation, prélèvements sanguins, phénotype intestinal inflammatoire, etc.) seront également euthanasiés à la fin de leur suivi. 144 animaux auront reçu une infection contrôlée par une bactérie dans le cadre de l’étude. Ils seront aussi euthanasiés en fin d’expérience.
Remplacement
Des premières expériences ont été menées sur des cellules en laboratoire, ce qui a permis de montrer que le cholestérol influence bien le développement des cellules immunitaires. Cependant, ces modèles ne permettent pas de reproduire toute la complexité d’une grossesse, avec ses nombreuses interactions entre la mère et l’embryon. Pour comprendre comment l’alimentation de la mère agit sur le système immunitaire du fœtus, l’utilisation de souris gestantes est indispensable, car il n’existe pas d’alternative permettant de recréer fidèlement ces conditions.
Réduction
Le nombre d’animaux sera réduit au strict nécessaire, calculé à partir de données préliminaires pour garantir des résultats fiables, ainsi que grâce à des approches statistiques. Les croisements seront organisés pour obtenir le plus d’embryons possibles par portée. L’utilisation de lignées transgéniques déjà existantes évite de créer de nouvelles souches, ce qui limite le nombre total d’animaux. Enfin, loger les mâles seuls entre les accouplements améliore les chances de réussite tout en réduisant le stress et le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Tout sera mis en œuvre pour garantir le bien-être des animaux. Les souris seront logées en groupes, dans des cages spacieuses et enrichies avec du coton ou du matériau pour faire des nids, ce qui encourage leurs comportements naturels et limite le stress. La température, l’humidité, la lumière et le bruit seront contrôlés pour créer un environnement stable et calme. Les manipulations seront effectuées uniquement par du personnel expérimenté. Les régimes alimentaires choisis ont été testés pour ne pas nuire au bien-être ou au comportement des animaux. Tous les animaux seront surveillés chaque jour, et en cas de signe de souffrance ou de perte de poids (décrits rigoureusement dans un tableau de score), une prise en charge rapide sera assurée selon des règles strictes.
Choix des espèces
Les souris sont le modèle idéal pour étudier comment l’alimentation de la mère influence le développement du système immunitaire chez le bébé. Elles sont utilisées pour plusieurs raisons : Leur génome est très proche de celui de l’humain (environ 85 % identique), ce qui rend les résultats pertinents pour mieux comprendre ce qui pourrait se passer chez l’être humain. Elles se reproduisent rapidement (grossesse de 3 semaines) et donnent naissance à plusieurs petits à la fois, ce qui permet d’étudier facilement l’effet de l’alimentation sur plusieurs générations. Certaines lignées de souris ont été génétiquement modifiées, ce qui permet de suivre précisément le développement de certaines cellules immunitaires ou de mimer des maladies humaines comme l’excès de cholestérol. Les animaux seront étudiés à différents moments de leur développement : les embryons et les fœtus avant la naissance, et les jeunes et adultes après la naissance, pour observer comment se forment et mûrissent les ganglions lymphatiques et comment l’alimentation de la mère peut influencer l’immunité intestinale à long terme. Leur environnement est entièrement contrôlé, ce qui garantit des conditions stables et des résultats fiables. Leur placenta fonctionne de manière similaire à celui des humains, ce qui renforce la pertinence de ce modèle pour comprendre les effets de la nutrition pendant la grossesse. En résumé, utiliser des souris permet d’obtenir rapidement des informations précieuses, dans un cadre bien contrôlé, et avec des outils très précis pour mieux comprendre le lien entre alimentation maternelle et santé future de l’enfant.
Effet d’un probiotique dans un modèle murin de chimiothérapie de l’adulte
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
Isolées en cage individuelle jusqu'à 37 jours et privées de 40 % de leur ration pendant 21 jours, 102 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes. Elles reçoivent en plus cinq injections dans le ventre, quatre sous la peau et deux à trois prises de sang. Le projet vise à mettre au point un modèle de chimiothérapie chez la souris, puis à tester si un probiotique limite les effets de cette chimiothérapie sur l'absorption intestinale. Le porteur écrit que ce projet ne devrait entraîner que des nuisances modérées, tout en listant la faim liée à la restriction calorique, le stress de l'isolement prolongé et celui de la chimiothérapie.
Objectifs
La dénutrition associée à une altération de l'absorption intestinale est un phenomène couramment observé après une chirurgies de l'intestin ou une chimiotherapie. Nous souhaitons développer un protocole expérimental chez la souris permettant de tester l'hypothèse selon laquelle un probiotique ou ses derivés peuvent améliorer l'absorption intestinale chez le sujet adulte dont la fonction intestinale est dégradée. Un probiotique se définit comme un micro-organisme vivant qui, lorsqu'il est ingéré en quantité suffisante, exerce des effets positifs sur la santé, au-delà des effets nutritionnels traditionnels. Nous espérons ainsi, dans ce modèle murin, améliorer la fonction intestinale par cet apport de probiotique. Dans un premier temps nous mettrons en place et caractériserons un modèle de chimiothérapie chez la souris. Dans un second temps, nous étudierons comment un traitement par un probiotique ou ses dérivés peut limiter les effets de cette chimiothérapie. Cette étude permettera de mieux comprendre l'influence du microbiote sur les phénomènes de dénutrition chez l'adulte. Nous espèrons également pouvoir ainsi, par l'apport de probiotiques ou de leurs dérivés, améliorer l’absorption intestinale et ainsi limiter les effets secondaires d'une chimiothérapie. A terme, l'utilisation de ses probiotiques pourrait permettre d'améliorer l'efficacité d'une renutrition des patients adultes après une chirurgie intestinale ou lors d'une chimiothérapie.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes physiologiques de la dénutrition et l'implication du microbiote dans ce phénomène. De plus, nous espérons à l’aide d’un probiotique ou de ses dérivés pouvoir, en ameliorant l’absorption intestinale, limiter les effets secondaires d'une chimiothérapie et améliorer l’effet d’une renutrition. Cela pourrait à terme, par exemple, permettre d’envisager un traitement probiotique des patients traités par chimiothérapie afin de limiter les éffets secondaires associés, mais aussi des patients ayant subit une intervention chirurgicale de l'intestin qui souffrent également d’une altération de la fonction intestinale.
Procédures
- Individualisation des animaux : 98 souris au maximum pendant une durée maximum de 37 jours. - Restriction alimentaire : 98 souris maximum pendant 21 jours - Prélèvement de sang sur l'animal anesthésié : 2 à 3 fois maximum pour 102 souris maximum,cela prend moins d'une minute. - 5 Injections dans le ventre sur l'animal vigile : 102 souris maximum, le geste prend moins d'une minute. 4 injections sous la peau sur animal vigile : 102 souris maximum, le geste prend moins d'une minute.
Impact sur les animaux
Ce projet ne devrait entrainer que des nuisances modérées chez les animaux : - Le stress lié au traitement par chimiothérapie est limité à 4 jours ce qui ne devrait pas induire d'effet secondaire - La sensation de faim associée à une restriction calorique de 40% de leur prise alimentaire moyenne pendant un temps limité de 21 jours - Le stress associé à l'individualisation des animaux pendant la durée de l'expérience en cas de restriction calorique. Cette individualisation sera prolongée à la phase de renutrition à satiété. En effet, après individualisation la remise en groupe des animaux pendant la période de renutrition risquerait de provoquer des combats pouvant induire des blessures graves voire la mort des animaux. Pour éviter un biais expérimental sur les conditions d'hébergement, nous devrons également individualiser les animaux contrôles non soumis à une restriction calorique. - Le stress associé à la pesée des animaux qui ne prend que quelques secondes et ne necessite pas de contention de l’animal - Le stress associé aux prélèvements sanguins qui seront espacés d’au moins 7 jours. Ces prélèvements se feront sous anesthésie - Le traitement par un probiotique ou ses dérivés qui se fera par voie orale à la pipette en déposant délicatement dans le coin de la joue une petite quantité de solution qui sera alors volontairement déglutis par l'animal. Ce traitement qui se fera après avoir contentionné la souris dure moins d'une minute. le stress induit par une injection dans le ventre et la contention associée de moins d'une minute. le stress associé à une injection sous la peau et la contention associée de moins d'une minute.
Devenir
Les animaux seront mis à mort afin de collecter différents organes en vue d'analyses ultérieures
Remplacement
Cette étude implique une réponse intégrée de l'organisme et de son microbiote à une chimiothérapie éventuellement associée à une restriction calorique ce qui nécessite une étude chez l’animal. Aucun modèle in vitro ne permet de reproduire la complexité d'un organisme dans son entier et des interactions avec sa flore dans ce contexte de restriction. C'est pourquoi cette étude nécessite d’expérimenter sur l’animal. Des études précédentes, laissent supposer un effet potentiel des probiotiques utilisés dans le contexte étudié.
Réduction
Nous avons prévu des expériences pilotes afin d'utiliser un minimum d'animaux pour mettre en place le modèle. De plus, le nombre d’animaux a été réduit au maximum pour permettre une analyse statistique pertinente des résultats obtenus. Nous avons prévu de réaliser ce projet de manière séquentielle et de ne réaliser les procédures que si les résultats précédents le justifie. Dans une optique de réduction, nous allons également prélever en fin de procédure l’ensemble des organes qui pourraient nous intéresser (muscle, foie, tissu adipeux, par exemple) mais sur lesquels nous n’avons pas forcemment prévu de travailler pour le moment et les conserver au congélateur pour d’éventuelles analyses ultérieures
Raffinement
Afin de limiter les nuisances sur le bien-être des animaux au cours de ce projet expérimental, nous n'utiliserons que des animaux de plus de 20g au debut du projet. Les animaux seront pesés à minima toute les semaines afin d’identifier tout signe de souffrance que les animaux pourraient développer en cours d’expérimentation. La prise alimentaire sera également mesurée pour vérifier que les animaux s’alimentent correctement. Les prélèvements sanguins se feront sous anesthésie suivis d’un point de compression jusqu’à l’arrêt complet du saignement. En cas de restriction calorique, les animaux seront individualisés dans des cages transparentes pour maintenir un contact visuel avec leurs congénères. Ils auront un environnement enrichi afin de pouvoir exprimer au mieux leur répertoire comportemental (abri, morceau de bois, matériel de nidification en quantité importante). Le traitement probiotique ou par ses dérivés se fera en déposant délicatement une petite quantité de solution dans le creux de la joue. Pour chaque procédure, des points limites adaptés ont été définis et seront appliqués.
Choix des espèces
La souris, qui est un animal omnivore, est un modèle classique en nutrition humaine. En raison de la connaissance de son microbiote, et des modèles disponibles, il s'agit d'un modèle préclinique de choix pour étudier la flore dans une étude nutritionnelle. Afin de pouvoir modéliser les effets d'une chimiothérapie chez l'adulte, il est nécessaire d’utiliser des animaux adultes. Nous utiliserons donc des souris mâles de 13 semaines au début de l'expérience (10 semaines à l'arrivée dans l'établissement).
Evaluation de l’efficacité de peptides antitumoraux dans des modèles de glioblastome multiforme chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
526 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. 414 d'entre elles reçoivent une greffe de cellules tumorales, puis jusqu'à six injections de peptides dans l'abdomen sur animal vigile, trois injections d'agent de contraste dans la veine de la queue et trois passages de dix minutes au micro-tomographe à rayons X. Les tumeurs sont implantées au flanc, alors que le projet porte sur le glioblastome, un cancer du cerveau. Sur le remplacement, le porteur affirme n'avoir pas d'autre choix que l'animal, la culture cellulaire ne représentant pas les mécanismes d'un "organisme entier".
Objectifs
Le glioblastome multiforme (GBM) est le cancer du cerveau le plus courant et le plus létal chez l’adulte avec une incidence de 2 à 5 cas par 100 000 personnes par an en Europe et aux Etats-Unis. Le pronostic des patients est très faible, avec une survie médiane à 15 mois malgré le suivi d'une thérapie composée d’une chirurgie puis d’une combinaison de radio- et chimiothérapie. C’est pourquoi il est primordial de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques qui permettront de limiter l’expansion et l’invasion tumorales. Dans ce contexte, nous nous intéressons à deux protéines de la matrice extracellulaire, fortement présentes dans le cancer du cerveau et connues pour favoriser la croissance tumorale. Au laboratoire, ont été développés deux peptides ciblant spécifiquement ces deux protéines. Individuellement et par des approches de culture cellulaire et de modèles murins, ces deux peptides ont montré des effets antitumoraux notamment en rétablissant l’immunité antitumorale et en diminuant la vascularisation de la tumeur. Ce projet comporte plusieurs objectifs. (1) Nous voulons analyser les effets du premier peptide de manière individuelle sur le développement de ce cancer, étude jamais réalisée jusqu’à présent. (2) Nous voulons évaluer si l’injection des deux peptides en concomitance peut entraîner un effet synergique sur l’inhibition du développement tumoral. La procédure 1 va permettre de répondre à ces différentes questions biologiques. Les procédures 2 et 3 ne seront réalisées que si et seulement si la procédure 1 présente des résultats convaincants et permettront d’évaluer (3) la toxicité aiguë et (4) à doses répétées de ces deux molécules. Enfin, la dernière procédure nous donnera (5) des indications sur la répartition de ces molécules seules ou co-administrées dans le corps des animaux et nous permettra de confirmer qu’elles sont bien recrutées au niveau de la tumeur.
Bénéfices attendus
Le cancer du cerveau résiste à tous les traitements actuellement disponibles, d’où la nécessité de trouver de nouvelles approches. Dans cette étude, nous allons tester l’efficacité de deux molécules capables de bloquer certaines fonctions favorisant la croissance des tumeurs. Chacune de ces molécules a déjà montré des effets antitumoraux, à la fois en laboratoire (sur cellules) et chez la souris dans différents cancers, mais jamais encore dans le cancer du cerveau. Le premier intérêt est donc de vérifier si elles sont efficaces aussi dans ce contexte. Le second est d’évaluer leur action lorsqu’elles sont administrées ensemble, ce qui n’a jamais été étudié. Si elles agissent en synergie, elles pourraient modifier l’environnement de la tumeur pour le rendre moins favorable à son développement et permettre au système immunitaire de mieux la combattre.
Procédures
- Injection de cellules tumorales de cancer du cerveau (1x) sous anesthésie gazeuse. Toutes les souris des procédures 1 et 4 sont concernées soit 414 souris (
Impact sur les animaux
Le développement d’une tumeur au niveau du flanc peut entraîner une gêne ou une diminution du bien-être de l’animal (nuisance modérée). Les injections répétées de peptides et les anesthésies peuvent induire un stress transitoire, une baisse de température corporelle ou une altération de l’état général (nuisance modérée). Si une perte de poids importante (>20%) est constatée ou si la tumeur atteint la taille limite autorisée, l’animal sera immédiatement retiré de l’étude afin d’éviter toute souffrance. Des analyses sanguines hebdomadaires permettront également de vérifier l’état de santé global. Ces prélèvements sanguins peuvent occasionner une gêne passagère et nécessitent une anesthésie pour assurer le confort de l’animal (nuisance modérée). Une dépilation unique sera réalisée pour certaines procédures, pouvant causer un inconfort local mais sans conséquence durable (nuisance légère). L’injection d’un agent de contraste dans la veine de la queue est un geste court, susceptible de provoquer une gêne temporaire, avec un risque limité d’hématome (nuisance légère). Enfin, les souris immunodéficientes, en raison de leur système immunitaire affaibli, présentent une plus grande sensibilité aux infections et au stress (nuisance inhérente au phénotype).
Devenir
A l’issue de chaque procédure, l’ensemble des animaux sera mis à mort pour analyse approfondie des tissus et de la tumeur.
Remplacement
Une étude sur des cellules seule ne peut suffire pour représenter les mécanismes biologiques d’un organisme entier et les approches informatiques ne permettent pas à ce jour de mimer la fonction d’un organisme et sa réaction face aux traitements. En effet, il est notamment très difficile de recréer exactement, l’environnement tumoral très complexe. Ainsi, nous n’avons pas d’autres choix que d’utiliser le modèle animal pour apporter la preuve de concept de l’efficacité thérapeutique des candidats médicaments.
Réduction
Dans un objectif de réduction du nombre d’animaux utilisés, le projet est conçu selon un schéma expérimental séquentiel. La première phase (procédure 1) vise à identifier la dose maximale efficace (d1) parmi deux doses testées. La poursuite du protocole vers la procédure 2 sera conditionnée par l’observation d’un effet antitumoral significatif et l’absence de signes de toxicité majeurs. La procédure 3 ne sera mise en œuvre qu’avec les doses jugées non toxiques à l’issue de la procédure 2. Enfin, la procédure 4 sera exclusivement réalisée avec la dose présentant le meilleur index thérapeutique, déterminé à partir des résultats précédents. Ce déroulé progressif permet d’éviter l’exposition inutile d’animaux à des conditions expérimentales non pertinentes. Par ailleurs, dans la première procédure, le nombre d’animaux par groupe a été déterminé de manière à minimiser leur utilisation tout en garantissant une puissance statistique suffisante pour l’interprétation des résultats. Pour les autres procédures, le nombre de souris par condition a été déterminé à minima afin d’obtenir des données qualitatives qui n’ont pas besoin d’être quantitatives.
Raffinement
À leur arrivée, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation d’une semaine avant le début des procédures. Le nombre de souris par cage sera limité à 3 pour les immunodéprimées et 5 pour les immunocompétentes. La litière des souris immunodéficientes sera en cellulose pour éviter tout risque de blessure, et chaque cage sera enrichie avec dômes et tubes en carton. Les animaux seront habitués à la manipulation pour réduire le stress. Toutes les interventions pouvant provoquer douleur ou gêne (implantation de tumeur, imagerie) seront réalisées sous anesthésie gazeuse. À leur réveil, les souris seront placées en cage de récupération avec lampe chauffante. Pendant toute l’expérimentation, elles seront surveillées quotidiennement et pesées trois fois par semaine, avec remplissage d’une grille de suivi au moins trois fois par semaine pour détecter les premiers signes de mal-être. Après les injections répétées de peptides, une surveillance accrue sera mise en place. La douleur éventuelle sera prévenue ou traitée par anesthésiques et analgésiques. En cas d’atteinte d’un point limite, l’animal sera euthanasié sous anesthésie profonde par une méthode rapide et validée. Seules des souris femelles seront utilisées, permettant l’hébergement de plusieurs animaux par cage. Afin de raffiner le recours à l’utilisation d’animaux, à chaque fin de procédure, des prélèvements (tumeurs et organes d’intérêts) seront réalisés après euthanasie pour analyses complémentaires approfondies.
Choix des espèces
Le recherche de nouvelles molécules antitumorales est primordial dans le contexte du cancer du cerveau au vu de la résistance des cellules tumorales aux traitements actuels et à la très faible survie des patients. Nous avons développé de nouveaux peptides qui, en culture cellulaire, montrent de réels effets antitumoraux. Il est donc primordial de tester ces nouveaux peptides dans un contexte largement plus complexe que la culture cellulaire et la souris est une espèce qui permet de récapituler assez fidèlement l’environnement tumoral (vascularisation, immunité) retrouvé chez l’humain. Les souris utilisées auront 10 semaines au début des procédures afin d’éviter toute influence du développement sur les résultats.
Rôle des adipocytes bruns dans la réponse immunitaire adaptative chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Une partie des souris utilisées est génétiquement modifiée pour que leurs adipocytes bruns soient détruits. 7 018 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Elles passent de sept à vingt jours à des températures dérogatoires et reçoivent jusqu'à quatre injections, l'inflammation provoquée par les adjuvants étant reconnue comme une source de douleur, alors que le porteur écrit que ces souris ne présentent pas de phénotype dommageable. Leurs ganglions lymphatiques et leur tissu adipeux brun sont prélevés après la mise à mort.
Objectifs
Chez les mammifères, comme chez l’humain et la souris, la température du corps est très bien régulée. Quand il fait froid, le corps met en place différents mécanismes pour rester à une température stable, par exemple en resserrant les vaisseaux sanguins ou en produisant de la chaleur dans de la graisse spéciale qu’on appelle le tissu adipeux brun. Mais cette température peut aussi changer en cas de maladie ou après une vaccination. On peut avoir de la fièvre (hausse générale de la température) ou une chaleur localisée à l’endroit de l’inflammation. Cette élévation de la température n’est pas anodine et elle peut jouer un rôle important dans le bon fonctionnement du système immunitaire. Les ganglions lymphatiques, sortes de petits centres de contrôle du système immunitaire, sont entourés de graisse. Cette graisse pourrait, elle aussi, produire de la chaleur en cas d’inflammation, aidant à réguler la température locale autour des ganglions. Des signaux envoyés par le système immunitaire (comme des cellules ou des molécules solubles) pourraient contrôler cette fonction "chauffante", comme cela a déjà été observé en cas d’exposition au froid. Ce projet de recherche a pour but de mieux comprendre ces mécanismes, à travers trois grands objectifs : 1) voir comment la température ambiante influence la réponse immunitaire chez la souris, 2) tester si certains adjuvants (substances ajoutées à un vaccin pour renforcer la réponse du système immunitaire) peuvent activer cette graisse "chauffante" autour des ganglions, et 3) déterminer si cette production de chaleur locale par la graisse joue un rôle dans la réponse immunitaire.
Bénéfices attendus
Mieux comprendre comment la température, la production de chaleur par le corps et le système immunitaire interagissent pourrait aider à trouver de nouvelles façons d'agir sur nos défenses. Par exemple, cela pourrait permettre de renforcer la réponse du corps lors d'une vaccination pour qu'elle soit plus efficace, ou au contraire de la calmer dans certaines maladies où le système immunitaire s'emballe, comme les maladies auto-immunes.
Procédures
Les interventions réalisées seront les suivantes : 7 jours d’exposition à des températures expérimentales (64 animaux), 7 jours d’exposition à des températures expérimentales + 1 injection (30 secondes) + 1 prélèvement sanguin (1 minute) (800 animaux), 8 à 10 jours d’exposition à des températures expérimentales + 2 injections sous anesthésie (10 minutes) (954 animaux), 9 à 15 jours d’exposition à des températures expérimentales + 2 injections (30 secondes par injection) + 1 prélèvement sanguin (1 minute) (400 animaux), 12 à 20 jours d’exposition à des températures expérimentales + 4 injections (30 secondes par injection) + 1 prélèvement sanguin (1 minute) (4800 animaux).
Impact sur les animaux
Les injections entraînent une douleur légère. L'inflammation induite par les adjuvants est également une source de douleur potentielle. Les animaux sont hébergés dans des conditions de température dérogatoires.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de prélever les ganglions lymphatiques et le tissu adipeux brun dans le but de les analyser.
Remplacement
Pour comprendre comment la température, la production de chaleur par le corps et le système immunitaire interagissent, il est indispensable de réaliser des études in vivo car les études in vitro ne permettent pas de reproduire les interactions complexes qui existent entre un ganglion lymphatique et la graisse qui l’entoure et entre les différents types de cellules à l’intérieur du ganglion.
Réduction
Pour satisfaire à la réduction, les souris « sauvages » seront commandées chez un fournisseur agréé afin de ne pas générer d’animaux surnuméraires. Pour les élevages, nous utiliserons des schémas de croisement qui permettent d’éviter la génération d’animaux inutiles. De plus, nous utiliserons indifféremment les souris mâles et femelles dans certaines procédures. Chaque procédure sera réalisée sur un nombre d'animaux minimum mais nécessaire pour réaliser des études statistiques pertinentes.
Raffinement
Pour satisfaire au raffinement, nous serons particulièrement attentifs à tout changement physique ou de comportement. Il est important de préciser que les souris utilisées dans ce projet ne présentent pas de phénotype dommageable. Le suivi sanitaire quotidien et nos visites régulières (au moins trois fois par semaine en fonction des procédures) permettront de déceler précocement tout signe de douleur, de souffrance ou d’angoisse et d'appliquer les points limites que nous avons définis. Des critères d’arrêt précis et précoces ont été définis pour chaque procédure.
Choix des espèces
Nous avons choisi d’utiliser la souris car notre expertise nous permet d’avoir des locaux d’hébergement et des conditions d’expérimentation appropriées à cette espèce. D’autre part, la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l’humain nous permet, dans la mesure du possible, d’extrapoler les résultats et en tirer des conclusions valables pour l’humain. De plus, nous étudions le tissu adipeux brun et nous disposons déjà des modèles génétiques murins permettant la déplétion spécifique des adipocytes bruns. Enfin, les données in vivo de la littérature sont obtenues essentiellement sur des souris et cette espèce permet d'obtenir assez de "matériel" pour faire les différentes analyses biologiques. Aucune autre espèce ne peut donc être utilisée. L’ensemble des procédures se fera sur des souris adultes (âgées d’au moins 8 semaines).
Tests de vaccination contre Clostridium difficile
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Immunisées à trois reprises par voie sous-cutanée, nasale ou orale, puis infectées par Clostridioides difficile après un gavage antibiotique qui détruit leur flore intestinale, 432 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue en raison de leur infection. Les diarrhées attendues durent deux à trois jours, avec des pertes de poids de 5 à 15 %, et les selles sont recueillies tous les deux jours pendant tout l'essai. L'enjeu est de tester des candidats vaccins déjà évalués in vitro et in silico, dont un essai préliminaire chez la souris n'avait montré qu'une efficacité partielle. Les prélèvements sanguins par voie submandibulaire sont annoncés au nombre de cinq pour quatre dates listées, et de quatre dans la rubrique des atteintes, sans que le texte lève la différence.
Objectifs
Clostridioides difficile (C. diff) est la première cause de diarrhées bactériennes associées aux soins chez l’adulte dans les pays développés et en particulier en France (> 24000 cas par an, dont 14 % de formes compliquées). La mortalité associée aux infections à C. difficile (ICD) est de l'ordre de 3%. Les ICD peuvent évoluer sur un mode épidémique avec la survenue de cas groupés d’infection voire de véritables épidémies locorégionales. Elles représentent un coût sanitaire important pour nos sociétés, en raison de l’augmentation des durées moyennes de séjours et des surcoûts liés à leur prise en charge spécifique. Une antibiothérapie est le plus souvent efficace pour traiter une infection liée à C. difficile, mais les rechutes sont fréquentes (environ 20% des patients). La vaccination est la meilleure approche à long terme pour réduire le nombre de ces infections. Le but de cette vaccination est de lutter contre le développement de la bactérie au niveau du tube digestif et donc de réduire les symptômes ainsi que la dissémination de la bactérie dans l’environnement. Les antigènes testés ont démontré in vitro et in silico des qualités requises pour être considéré comme un bon antigène. Il est toutefois nécessaire de réaliser une évaluation préclinique de leur efficacité in vivo dans un modèle d'infection chez la souris qui permet d'étudier la réponse immunitaire suite aux vaccinations. Des essais préliminaires in vivo en modèle murin ont montré qu’administré seul par voie parentérale les antigènes étaient capables d’induire une efficacité vaccinale partielle. L'objectif de ce projet est d’améliorer cette efficacité vaccinale in vivo par une vectorisation des candidats vaccins dans des vecteurs viraux, de les combiner et de tester plusieurs schémas vaccinaux (voie parentérale et/ou voie muqueuse). Les animaux seront immunisés à trois reprises. Le statut immunitaire des animaux sera vérifié avant et après immunisation afin d'évaluer l'efficacité des différents candidats vaccinaux testés. L'efficacité vaccinale sera évaluée par le suivi de la colonisation intestinale par C. difficile (par numération de la bactérie dans les fèces des animaux) une analyse de l’inflammation intestinale et ceci sera corrélé à la réponse immunitaire spécifique analysée.
Bénéfices attendus
Les bénéfices apportés par ces essais sont d’un intérêt majeur. C. difficile a été classée comme «menace urgente» dans le dernier rapport du centre de prévention et de contrôle des maladies portant sur les menaces liées à la résistance antibiotique. En effet, le développement de nouvelles méthodes de prévention des infections à C. difficile permettrait d’offrir de nouvelles options thérapeutiques aux patients et limiter le risque d’infections communautaires et nosocomiales et de diminuer la dissémination de cette bactérie pathogène dans l’environnement. Notre approche vaccinale permettrait à moyen terme de prévenir les infections à C. difficile ou leur récidive. Les antigènes vaccinaux utilisés dans cette étude sont des facteurs impliqués dans la colonisation par la bactérie du tube digestif et des facteurs de virulence. Si une réponse immunitaire est induite lors de ces essais de vaccination, la bactérie sera limitée dans son développement et les symptômes cliniques de l'infection ne seront donc plus visibles. L’analyse de la réponse immunitaire suite à des immunisations est réalisable uniquement in vivo, aucun système in vitro ne permet d’évaluer cette stimulation par un antigene du système immunitaire dans sa globalité. Le développement à moyen terme d’un vaccin ciblant les infections à C. difficile permettrait de reduite l’incidence des infections, leur cout mais également de réduire le risque majeur de développement d’antibio-resistance grâce à une reduction notable du recours aux antibiotiques.
Procédures
Le modèle nécessite différents types d’actes expérimentaux à savoir les immunisations par voie sous-cutanée (anesthésie locale), nasale (qui dure moins de 10 secondes par animal),ou orale, immunisation ou administration par voie orale de C. difficile (un gavage unique durant la procédure, qui dure moins de 10 secondes par animal) et une injection intrapéritonéale d’antibiotique sous anesthésie locale. De plus, le recueil de selles fraiches sera réalisé tous les deux jours après infection, sur la durée de l'essai, ce recueil dure moins d'une minute. Le prélèvement de sang sera réalisé par voie submandibulaire sur animaux vigiles mais anesthésiés localement, 5 prélèvements à J-3, J13, J28 et J45. Le prélèvement sera réalisé très rapidement (moins d'une minute) par une personne très expérimentée.
Impact sur les animaux
Le modèle nécessite plusieurs types d’actes expérimentaux réalisés sur animaux vigiles à savoir 3 immunisations : injections par voie parentérale (sous-cutanée) ou administration par voie muqueuse (nasale ou orale), 1 injection intrapéritonéale d’un antibiotique pour l’induction d’une dysbiose, l’administration par voie orale de C. difficile et 4 prélèvements sanguins par voie submandibulaire. Les injections entrainent une douleur légère. Suite à l’infection, le modèle peut induire des diarrhées allant de 2 à 3 jours et des pertes de poids qui varient entre 5 et 15% du poids initial des animaux. Les nuisances suite aux infections peuvent être considérées comme modérées. Un arrêt de la diarrhée et un retour au poids initial est généralement observé 4 jours après l'infection. La procédure d’immunisation, d’induction de la dysbiose et la procédure de gavage par voie orale occasionne pour les animaux une angoisse modérée, de courte durée; le prélèvement de fèces n’occasionne aucune douleur mais peut provoquer une angoisse légère (de très courte durée) dans la mesure où il nécessite de manipuler l’animal.
Devenir
En raison de leur infection par une bactérie pathogène, tous les animaux seront mis à mort.
Remplacement
Plusieurs tests in silico, in vitro et in vivo ont permis d'évaluer l'intérêt des antigènes vaccinaux sélectionnés. La méthode de vectorisation dans des vecteurs viraux a déjà démontré son efficacité dans d’autres modèles de vaccination. Le recours à l'animal est indispensable pour valider l'effet thérapeutique. Les interactions entre l’hôte, son système immunitaire et les pathogènes sont complexes et à ce jour aucun modèle in vitro ou in silico n'est capable de les reproduire dans leur intégralité.
Réduction
Des tests in silico et in vitro ont présélectionné les antigènes candidats selon trois critères : conservation entre souches de C. difficile, pouvoir immunogène et présence membranaire, réduisant ainsi le nombre de tests in vivo. Critère de jugement principal et calcul d'effectif Le critère principal est le score clinique , couramment utilisé dans les modèles murins d'infection à C. difficile. Une différence de 3 points entre groupe vacciné et contrôle est cliniquement pertinente. Le calcul indique 12 animaux/groupe. Procédure 1 : 144 animaux (12 groupes × 12 animaux) Procédure 2 : 288 animaux maximum (24 groupes × 12 animaux). Cette planification garantit des résultats conclusifs en une seule expérimentation.
Raffinement
Les animaux seront surveillés quotidiennement par examen clinique incluant : Évaluation du score clinique (posture, activité, aspect du pelage, diarrhée) selon une grille définie, pesée quotidienne, état d'hydratation (test du pli cutané). Concernant la traçabilité : Toutes les observations seront consignées individuellement dans des fiches de suivi quotidiennes. Dès l'apparition de diarrhée ou perte de poids, nous procèderons à l’administration de DietGel. Une euthanasie anticipée sera réalisée en cas d’atteinte des points limites.
Choix des espèces
La souris est l'animal le plus utilisé dans le modèle de colonisation par C. difficile car il reproduit de façon rapide et reproductible cette pathologie. Les souris seront manipulées à l'âge de 6 ou 7 semaines (maturité sexuelle atteinte). Ce choix est motivé par la nécessité d'utiliser des animaux ayant atteints l'âge adulte et qui répondent au modèle de colonisation par C. difficile. Les animaux, âgés de 4 semaines, seront réceptionnés par l’animalerie et utilisés seulement après une période d’acclimatation d’une semaine.
Évaluation de molécules naturelles du cerveau pour protéger les neurones et réduire l’inflammation dans un modèle de maladie neurodegenerative chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
Les souris subissent une opération d'une heure sous anesthésie générale, au cours de laquelle l'expérimentateur injecte dans leur corps calleux une substance qui détruit la myéline, avec à la clé une douleur post-opératoire de 24 à 48 heures et des difficultés motrices pouvant durer deux semaines. 318 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un unique test de coordination sur échelle, quelques minutes par animal vers la fin de l'étude, doit mesurer la récupération, l'essentiel des résultats venant des analyses du cerveau après la mise à mort. Le porteur teste deux neuropeptides à trois doses et par trois voies d'administration, en les désignant comme "peptide X" et "peptide Y", sans les nommer.
Objectifs
Les pathologies neuroinflammatoires, dont la sclérose en plaques (SEP) est un exemple paradigmatique, constituent un défi thérapeutique majeur. Ces maladies sont initiées ou entretenues par une réponse immunitaire délétère au sein du système nerveux central, qui provoque des dommages chroniques tels que la destruction de la myéline (démyélinisation) et la perte neuronale. Les thérapies actuelles se concentrent sur une modulation globale de la réponse immunitaire pour freiner la progression de la maladie. Toutefois, leur efficacité reste partielle, et elles ne permettent pas de restaurer les tissus déjà endommagés, soulignant le besoin de nouvelles stratégies ciblant plus finement les mécanismes de l'inflammation locale et de la réparation tissulaire. Dans ce contexte, ce projet a pour objectif principal d'évaluer le potentiel neuro-modulateur et anti-inflammatoire de deux neuropeptides, le peptide X et le peptide Y. Étant exprimés de manière endogène par les neurones du système nerveux, ces peptides pourraient agir comme des régulateurs naturels de l'homéostasie tissulaire, avec une faible probabilité de toxicité intrinsèque. Nous utiliserons un modèle murin d'inflammation focale et de démyélinisation induit par l'injection d'une substance mimant la démyélinisation dans le corps calleux. Ce modèle est particulièrement adapté car il déclenche une activation rapide des cellules immunitaires résidentes (microglie) et une infiltration de cellules immunitaires périphériques, permettant ainsi d'étudier directement l'impact d'une intervention sur le processus neuroinflammatoire et ses conséquences. L'étude visera à : 1. Déterminer la concentration la plus efficace pour chaque peptide. 2. Identifier la meilleure méthode pour administrer le traitement : soit directement au niveau de la zone lésée, soit à distance dans le liquide circulant dans le cerveau, ou encore au niveau de la moelle épinière. 3. Étudier la cinétique de réparation myélinique et de récupération fonctionnelle à différents temps post-lésion (3, 5, 7, 10 et 14 jours).
Bénéfices attendus
Ce projet vise à approfondir notre compréhension fondamentale des mécanismes de régulation neuro-immune dans le contexte de la réparation myélinique. L'identification d'un neuropeptide endogène capable de promouvoir la remyélinisation pourrait ouvrir une nouvelle voie thérapeutique majeure pour les patients atteints de maladies neurodégénératives. Les résultats guideront les recherches futures du laboratoire, en disséquant les mécanismes d'action de ces peptides et en envisageant potentiellement des études sur des modèles précliniques plus complexes de la maladie.
Procédures
Les animaux du projet seront soumis aux interventions suivantes : Procédure chirurgicale : Une opération chirurgicale unique sera réalisée sous anesthésie générale. Sa durée sera d'environ 1 heure. Injections d'analgésiques : Plusieurs injections sous la peau pour l'administration d'antidouleurs seront effectuées pour la gestion de la douleur avant et après la chirurgie. Chaque injection dure quelques secondes. Test comportemental : Un test de coordination motrice (test de l'échelle) sera effectué une seule fois vers la fin de l'étude , pour une durée totale de quelques minutes par animal. Procédure terminale : Un prélèvement de sang réalisé sous anesthésie profonde à la fin de l'étude.
Impact sur les animaux
La chirurgie peut provoquer une douleur post-opératoire modérée pouvant persister 24 à 48 heures, qui sera prise en charge par des médicaments. La lésion du système nerveux peut entraîner des difficultés motrices temporaires apparaissant quelques jours après l'opération et pouvant durer jusqu'à 2 semaines. Enfin, l'anesthésie générale gazeuse et les manipulations lors des soins ou des tests peuvent générer un stress de courte durée (quelques minutes)
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de protocole. Cette étape est scientifiquement indispensable car les objectifs du projet, comme l'évaluation de la réparation de la myéline et de la neuro-inflammation, ne peuvent être mesurés que par des analyses histologiques et biochimiques. Celles-ci nécessitent obligatoirement la collecte d'échantillons de cerveau après le sacrifice des animaux.
Remplacement
L'objectif est d'étudier l'effet de neuropeptides sur la neuro-inflammation au sein d’un processus intégré de démyélinisation et remyélinisation, impliquant des interactions complexes entre les neurones, les oligodendrocytes (Les cellules productrices de myéline du cerveau), la microglie (Les cellules immunitaires résidentes du cerveau) et les cellules immunitaires périphériques dans l'architecture tridimensionnelle du système nerveux central. Cette complexité biologique ne peut être modélisée de manière satisfaisante par des approches in vitro ou in silico. Toutefois, les approches in vitro sur des lignées cellulaires restent essentielles et complémentaires pour disséquer les mécanismes moléculaires et intracellulaires spécifiques. Le recours à un modèle animal est donc indispensable pour évaluer les effets globaux et intégrés des peptides dans un contexte physiopathologique pertinent.
Réduction
Le nombre total d'animaux a été optimisé grâce à une approche séquentielle et une analyse de puissance. • Plan expérimental séquentiel : Le projet est divisé en deux phases. Une phase 1 de screening (avec n=7 souris/groupe) permettra d'identifier la condition la plus prometteuse parmi de nombreuses variables (2 peptides, 3 doses, 3 voies d'administration). Seule cette condition optimale sera étudiée en profondeur dans une phase 2 (étude cinétique), évitant ainsi de mener des études complètes sur des conditions sous-optimales. • Calcul d'effectif : Une analyse de puissance, basée sur des données de la littérature pour des modèles similaires, indique qu'un effectif de 7 animaux par groupe est suffisant pour détecter une taille d'effet pertinente dans la phase de screening, tandis que 10 animaux par groupe dans la phase 2 fourniront une puissance statistique robuste pour l'analyse cinétique détaillée. Le nombre d'animaux a été calculé précisément pour garantir que l'analyse des résultats au cours du temps soit fiable et scientifiquement valide • Nombre total estimé : Le projet nécessitera un maximum de 318 souris, en fonction des résultats de la phase 1. Ce nombre est calculé pour garantir la significativité statistique tout en respectant le principe de réduction.
Raffinement
De multiples mesures seront prises pour minimiser la douleur : utilisation d'analgésiques puissants avant et après la chirurgie, et application d'anesthésiques locaux au niveau de l'incision. La chirurgie sera entièrement réalisée sous anesthésie générale gazeuse. Des points limites stricts ont été définis (comme une perte de poids importante ou des signes de douleur évidents) : si un animal atteint l'un de ces seuils, il sera immédiatement euthanasié pour ne pas le laisser souffrir.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix et largement validé pour l'étude de la neuro-inflammation. Son système nerveux central partage des similitudes anatomiques et physiologiques importantes avec celui de l'homme. Le modèle utilisé, qui consiste à induire une perte localisée de la gaine des neurones, est bien connu et maîtrisé chez cette espèce, ce qui permet des protocoles efficaces et des résultats interprétables pour la biologie humaine. Des souris adultes (âgées de 8 à 10 semaines) seront utilisées. Ce stade correspond à l'âge adulte chez l'homme, période où la neuro-inflammation se déclare le plus souvent, et est optimal pour observer les processus de démyélinisation et remyélinisation.
Étude des effets de la stimulation magnétique répétitive dans un modèle de démyélinisation de la moelle spinale
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
Sous anesthésie, une injection de détergent lèse la moelle épinière de 346 souris, 173 mâles et 173 femelles, dans une procédure de trente minutes impliquant un niveau de souffrance sévère. La paralysie des membres postérieurs qui suit les empêche d'atteindre facilement nourriture et boisson, le porteur y répondant par des croquettes mouillées et des biberons à tétine longue. La moitié d'entre elles subit ensuite dix minutes de stimulation magnétique par jour sous anesthésie, sept jours durant, pour mesurer si cette technique module la réponse inflammatoire différemment selon le sexe. Toutes sont tuées au plus tard sept jours après la lésion pour le prélèvement de la moelle, le porteur justifiant l'effectif par dix animaux par groupe sans indiquer combien de groupes sont prévus.
Objectifs
La moelle épinière conduit les informations entre le cerveau et le reste du corps : elle transmet les messages liés aux mouvements, aux sensations et au fonctionnement automatique de notre organisme. Lorsqu’elle est endommagée, à cause d’un accident ou d’une inflammation, certaines fonctions neurologiques peuvent être perdues. Les lésions traumatiques, comme celles causées par un accident, sont les plus fréquentes et entraînent une série de dommages cellulaires et une réaction inflammatoire. Les lésions inflammatoires, comme la myélite transverse, sont plus rares mais peuvent être tout aussi handicapantes. Des recherches précédentes ont montré que la stimulation magnétique répétitive, une technique non invasive utilisant des champs magnétiques, peut réduire certains effets de ces lésions en limitant la formation de cicatrices, la perte de myéline et la mort des neurones. Cette stimulation semble aussi influencer la réponse du système immunitaire, et cet effet peut varier selon le sexe. L’objectif de cette étude est donc d’examiner comment la stimulation magnétique répétitive agit sur le système immunitaire au fil du temps dans un modèle de lésion médullaire inflammatoire, en prenant en compte les différences entre mâles et femelles.
Bénéfices attendus
Cette étude nous permettra d’avoir une meilleure connaissance sur les bénéfices d’une méthode non invasive (stimulation magnétique répétitive) dans le cadre de maladie inflammatoire démyélinisation comme la myélite transverse et notamment de son efficacité en fonction du sexe.
Procédures
346 souris (173 males et 173 femelles) seront utilisées. Sur celles-ci sera réalisée une lésion de la moelle épinière sous anesthésie générale et locale d’une durée totale de 30 min. Le lendemain et ce pendant 7 jours maximum, sous anesthésie générale, la moitié des souris (soit 173 souris) sera utilisée pour la procédure de stimulation magnétique pendant 10 minutes (10hz pendant 10 secondes suivies de 20 secondes sans stimulation avec une intensité de 0.4T). L’ensemble des animaux (346 souris) sera euthanasié, 7 jours maximum après la lésion afin de récupérer la moelle épinière.
Impact sur les animaux
- Hypothermie de l’animal suite à l’anesthésie - Paralysie des membres postérieurs - Difficulté à se déplacer pour se nourrir et s’abreuver après le reveil
Devenir
L’ensemble des animaux (346 souris) sera euthanasié à l’issue des expérimentations (7 jours maximum après la chirurgie) afin de procéder au prélévement de la moelle.
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Il n’existe pas, dans notre domaine, d’alternatives satisfaisantes aux méthodes expérimentales proposées dans ce projet (expériences in vivo sur l’animal). Le modèle animal reste nécéssaire pour mesurer l’inflammation et la démyélinisation, ainsi que la récupération fonctionnelle de l’animal suite à une lésion par injection de détergent et après un traitement par stimulation magnétique répétitive. De plus, le modèle d’injection ainsi que le traitement ont déjà été mis au point lors d'une étude antérieure chez la souris. De ce fait, pour notre étude, il n’existe pas de moyen de substitution.
Réduction
Le nombre d’animaux a été évalué à partir des études précédentes effectuées dans notre Laboratoire, à savoir que les expériences histologiques et de cytométrie nécessitent 10 animaux par groupe. Des tests statistiques non paramétriques seront utilisés afin de comparer les groupes d’animaux entre eux, nous savons que ces tests permettent de mettre en évidence une différence entre deux groupes d’étude avec une bonne sensibilité dès n=6-10 par groupe. L'utilisation de 10 animaux par groupe se justifie par la variabilité pouvant être observée.
Raffinement
Afin de minimiser la souffrance et l’angoisse infligées aux animaux, les procédures se dérouleront sous anesthésie générale avec analgésie, et des points-limites seront établis, entraînant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. Pour limiter le stress des animaux, ils seront manipulés par le (ou les) même(s) expérimentateur(s) et sur le même poste expérimental, facteurs auxquels ils auront été habitués préalablement. Ils seront anesthésiés après induction gazeuse sans contention. Ils recevront un traitement analgésique et seront suivis jusqu’à leur réveil. Par la suite, chaque animal sera surveillé et le traitement analgésique sera poursuivi au-delà du réveil si besoin. Chaque animal bénéficiera d’une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien-être optimal tout au long de l’étude. La douleur sera rigoureusement contrôlée grâce à des points limites évalués en amont, et gérée grâce aux moyens pharmacologiques appropriés (myorelaxant/anesthésie/analgésie). Par ailleurs, les animaux seront hébergés dans un environnement enrichi (copeaux, matériel de nidification). Afin de leur permettre aisèment d’avoir accès à la nourriture et à l’eau de boisson ; des croquettes mouillées seront mises dans la cage tous les jours. De plus, des biberons avec une tétine longue seront utilisés de manière à ce que les souris n’aient pas à se redresser. Enfin, l'eau et la nourriture seront mises à disposition ad libitum.
Choix des espèces
Ce projet s’intéresse aux mécanismes cellulaires et moléculaires présents dans la moelle épinière dans le cadre d’un modèle inflammatoire démyélinisant. Une meilleure compréhension de ces mécanismes permettrait de pouvoir proposer des thérapies plus efficaces aux personnes souffrant de myélite transverse ou plus largement de lésions inflammatoires de la moelle épinière. Dans une étude antérieure, nous avons mis en évidence chez la souris adulte que le traitement par stimulation magnétique permettait de moduler la réponse inflammatoire dans ce modèle. De ce fait, il est important de continuer ces travaux chez la souris adulte. En effet, le modèle de lésion utilisé n’est reproductible et stable que chez l’animal adulte. De plus, les phénomènes étudiés — inflammation, démyélinisation, formation de cicatrice et récupération motrice sont représentatifs de cette tranche d'âge. Enfin, les effets du traitement par stimulation magnétique ne sont connus que chez l'animal adulte.