Souris

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  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 616
Souffrances
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616 souris se répartissent en quatre groupes selon ce qu'elles subissent : 136 reçoivent deux injections d'air sous la peau, 208 sont infectées par voie orale après cinq jours d'antibiotiques, 160 sont infectées par inhalation sous anesthésie profonde, et 112 développent une inflammation intestinale provoquée par un produit ajouté à leur eau de boisson. Toutes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et toutes sont tuées à l'issue, un prélèvement sanguin terminal précédant le retrait des poumons et des intestins. Le porteur décrit pour les dernières des selles molles ou sanglantes après cinq à sept jours de traitement, une perte de poids et une baisse d'activité. L'objet est de vérifier si une protéine identifiée in vitro joue le même rôle dans un organisme vivant, le porteur affirmant que le recours à un "organisme entier" reste "indispensable" pour cette question.

Objectifs

Le système immunitaire possède un premier niveau de défense, appelé immunité innée, qui réagit très rapidement lorsqu’un microbe entre dans le corps. Ce système reconnaît certains éléments typiques des microbes (comme ceux produits par les bactéries) et déclenche une réaction de protection, souvent sous forme d’inflammation, pour limiter l’infection. Certaines substances produites uniquement par les bactéries jouent un rôle important dans cette réaction. Pour qu’elles soient détectées par les cellules du corps, elles doivent d’abord entrer à l’intérieur de celles-ci. Notre équipe a récemment identifié une protéine qui pourrait agir comme une porte d’entrée, permettant à ces substances de pénétrer dans les cellules. Ce rôle a déjà été observé lors d’expériences en laboratoire. L’objectif de ce projet est maintenant de vérifier si cette « porte d’entrée » joue le même rôle dans un organisme entier, dans différents contextes d’inflammation. Pour cela, nous utiliserons d’abord un modèle d’inflammation localisée sous la peau, afin de mieux comprendre comment cette réponse se met en place. Nous étudierons ensuite la réaction inflammatoire dans les poumons, un organe souvent exposé aux bactéries, notamment dans des maladies comme la mucoviscidose. Enfin, nous nous intéresserons à l’intestin, un environnement naturellement riche en bactéries, pour voir si cette voie est impliquée dans des maladies intestinales chroniques, comme la maladie de Crohn. Là encore, des bactéries spécifiques seront utilisées pour déclencher une inflammation et tester le rôle de la protéine étudiée. En complément, un modèle d’inflammation intestinale chronique sera utilisé pour observer si l’absence de cette protéine aggrave ou au contraire limite l’inflammation intestinale, reproduisant des situations proches de maladies humaines.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment certaines substances produites par des bactéries déclenchent une réaction inflammatoire dans le corps. En identifiant le rôle d’une protéine potentiellement responsable du passage de ces substances à l’intérieur des cellules, le projet permettra de mieux comprendre un mécanisme fondamental de la réponse immunitaire. Les bénéfices attendus sont à la fois scientifiques et médicaux. Sur le plan fondamental, ce travail permettra d’expliquer un processus mal connu, essentiel à la détection des bactéries par le système immunitaire. Sur le plan médical, ce projet pourrait aider à mieux comprendre certaines maladies inflammatoires chroniques (comme la maladie de Crohn) ou certaines infections respiratoires (comme celles observées dans la mucoviscidose), en identifiant de nouvelles cibles potentielles pour réguler l’inflammation. À terme, ces connaissances pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques, visant à limiter une inflammation excessive sans affaiblir la capacité du corps à se défendre contre les microbes.

Procédures

136 animaux recevront deux injections d’air en sous-cutanées ainsi qu’une injection d’un traitement (qui dureront 1 minute) et également une injection dans la cavité abdominale (30 secondes). Toutes ces injections seront réalisées sous anesthésie gazeuse. Au cours du suivi, les animaux seront pesés le lendemain de l’injection d’air et si une diminution de poids de plus de 10% est visible, elles seront pesées quotidiennement pendant la fin de l’expérience (la pesée dure environ 30 secondes). 208 souris seront traitées avec un mélange d’antibiotiques pendant 5 jours. Puis les souris recevront une injection dans la cavité abdominale (30 secondes). Le lendemain, elles seront infectées par voie orale avec une suspension bactérienne (30 secondes). Au cours du suivi, les animaux seront pesés quotidiennement (la pesée dure environ 30 secondes) pendant la durée de l’expérience. 160 souris recevront une injection dans la cavité abdominale (30 secondes). Puis le lendemain, elles recevront une injection afin d’avoir une anesthésie profonde (30 secondes), puis les souris seront infectées par inhalation sous anesthésie (1 minute). Finalement, une inflammation intestinale sera provoquée chez 112 souris en leur administrant un traitement dans l’eau de boisson. Toutes les souris auront un prélèvement sanguin terminal sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Les gestes réalisés dans ce projet peuvent provoquer un stress temporaire ou une douleur légère au point d'injection. Certains traitements peuvent entraîner une réaction du corps qui se manifeste par une fièvre ou une sensation de mal-être. Pendant les infections bactériennes, les souris pourront ressentir certains effets liés à l’infection, comme de la fièvre quelques heures après l’exposition, et un état de fatigue ou d’inconfort. Selon la zone touchée, les animaux pourront présenter une irritation dans la gorge et de l’inconfort digestif ou des voies respiratoires. Cela peut entraîner une baisse de l’appétit, une perte de poids et une déshydratation. Lorsque l’inflammation touche l’intestin, les animaux peuvent ressentir de la douleur ou un inconfort digestif, ce qui peut provoquer du stress. On peut alors observer des selles plus molles ou des traces de sang, généralement après 5 à 7 jours de traitement. Cela s’accompagne souvent d’une perte de poids et d’une réduction de l’activité.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin du projet afin de prélever des organes indispensables à l'analyse (poumons, intestins). Cette étape est nécessaire pour obtenir des données biologiques impossibles à collecter in vivo.

Remplacement

Des tests réalisés en laboratoire ont déjà été réalisés et ont permis de confirmer le rôle de la protéine d’intérêt au niveau cellulaire. Cependant, les analyses en dehors d’un organisme ne permettent pas de reproduire la complexité du système immunitaire. L’utilisation d’un organisme entier reste indispensable pour comprendre le rôle de cette protéine.

Réduction

De nombreux paramètres seront étudiés sur chaque animal inclus dans le projet afin de limiter au maximum le nombre de répétitions tout en garantissant la robustesse des résultats. De plus, l’effectif annoncé est le maximal (révisable à la baisse en fonction des premiers résultats), avec des « essais pilotes » déterminants. Le nombre d'animaux est calculé au minimum en fonction des résultats attendus et des tests statistiques qui seront appliqués.

Raffinement

Nous prévoyons les points de raffinement suivants : 1) Habituation des souris à la contention (i.e. la manipulation de souris) (une fois par jour, une semaine avant le début de l’expérience) pour minimiser l'angoisse des souris lors de l'expérience . 2) Anesthésie gazeuse pour chaque acte potentiellement douloureux pour la souris 3) Minimisation de la fréquence de manipulation. 4) Les souris seront surveillées quotidiennement (quand cela est necessaire) et individuellement pendant la durée de l’expérimentation. Leur poids et leur état général sera suivi. Toute souris arrivant à un point limite sera immédiatement retirée de l’étude, anesthésiée sous anesthésie générale gazeuse et euthanasiée. Les doses de traitement et la fréquence d’administration des molécules résultent de plusieurs retours d’expériences bibliographiques.

Choix des espèces

Il est nécessaire d’étudier un système intégré (in vivo, vertébré Mammifère) avec un fonctionnement immunitaire et hormonal reposant sur les mêmes types d’acteurs cellulaires et moléculaires que l’humain. La souris en est un modèle idéal pour l’étude des délétions de gènes comme utilisé dans ce projet. La souris est un modèle très utilisé pour étudier les maladies inflammatoires, que ce soit pulmonaires ou intestinales. Elle présente de nombreux avantages : les chercheurs disposent de nombreux outils adaptés à cette espèce pour mesurer l’inflammation et des modèles expérimentaux déjà bien connus, comme celui de l’inflammation intestinale. De plus, la souris réagit de manière similaire à l’humain pour ce qui concerne certaines réponses immunitaires. Tout cela en fait un modèle particulièrement adapté à ce projet. Les expériences débuteront à l’âge de 6 semaines ce qui correspond à des souris avec un système immunitaire mature.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 16000
Souffrances
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Devenir
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 16000

Toutes mises à mort pour prélèvement de tissus, 16 000 souris vont être utilisées dans l'étude des noyaux cérébelleux, 12 000 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 4 000 un niveau modéré. Les nouveau-nés subissent une biopsie de queue sans anesthésie avant leur huitième jour de vie. Les autres reçoivent une ou deux chirurgies crâniennes, jusqu'à quatre-vingt-dix minutes avec implantation d'une plaque de tête et d'une fibre optique, puis des sessions comportementales pouvant durer trois heures et se répéter pendant un à cinq mois, avec des restrictions d'eau ou de nourriture allant jusqu'à trois semaines consécutives, renouvelables cinq fois. Le porteur attribue à ces sessions un stress léger à modéré, sans jamais préciser en quoi consistent les tests, et n'avance aucun calcul pour justifier les 16 000 animaux.

Objectifs

Le cervelet joue un rôle essentiel dans notre capacité à bouger de manière coordonnée et à apprendre des mouvements nouveaux, mais beaucoup reste à découvrir. En particulier, nous cherchons à mieux comprendre une partie centrale du cervelet, les Noyaux Cérébelleux (CN), qui sont cruciaux pour ajuster nos mouvements et planifier nos actions. Notre objectif est de percer le mystère de ces noyaux en étudiant comment ils traitent et intègrent les informations venant de différentes parties du cerveau. Notre recherche se penche sur la manière dont ces informations sont traitées par les noyaux cérébelleux, en observant comment ces zones fonctionnent lors de diverses activités. Nous pensons que les CN jouent un rôle majeur dans la coordination précise de nos mouvements. Notre approche combine ces techniques de pointe avec des méthodes d'imagerie innovantes pour observer en détail l'activité des noyaux cérébelleux pendant que les animaux effectuent divers mouvements. Cette recherche nous permettra de mieux comprendre le rôle vital des noyaux cérébelleux dans la coordination de nos actions.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif d'enrichir notre connaissance des mécanismes qui régissent les mouvements et le fonctionnement cérébral, mettant l'accent sur le cervelet, une composante essentielle de notre cerveau que nous partageons avec de nombreux êtres vivants. Il explore également l'interaction de cette structure avec certaines zones du cortex. À court terme, cette recherche élargira notre compréhension des rôles du cervelet dans la coordination des mouvements et l'apprentissage de nouvelles habiletés motrices. Les découvertes issues de ce travail pourraient avoir des retombées significatives à long terme, tant pour les humains que pour les animaux. Les maladies touchant le cervelet, comme les troubles du mouvement et certaines conditions plus complexes telles que l'autisme ou la schizophrénie, pourraient être mieux comprises et, à terme, mieux traitées grâce aux connaissances acquises. Cette recherche pourrait ainsi ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour ces pathologies. Au-delà de son impact en médecine, ce projet a également un potentiel considérable dans le domaine de la technologie. Le cervelet est souvent étudié comme un modèle pour l'intelligence artificielle et la robotique, ce qui signifie que nos découvertes pourraient inspirer de nouvelles avancées dans ces domaines, menant à la création de technologies plus intuitives et plus adaptatives. Enfin, les succès de cette recherche pourraient permettre d'explorer plus profondément d'autres structures clés du cerveau, comme l'hippocampe et l'amygdale, offrant des outils et des méthodes précieux pour la communauté scientifique internationale et contribuant à une meilleure compréhension du cerveau dans son ensemble.

Procédures

La biopsie de queue sera réalisée sur nouveaux nés vigiles une seule fois. Les animaux subiront une ou occasionnellement deux chirurgies d'une durée d'environ 30 minutes chacune sur animal anesthésié. Si deux chirurgies, une période de récupération de 10 jours a lieu entre les deux. Les souris vigiles seront soumises à des tests comportementaux d'une durée maximale de 3 heures par session. La fréquence maximale des sessions dépend de leur durée, avec des temps de repos plus long après des sessions plus longues. Les sessions 2h sont suivies de 48h de repos. Les sessions peuvent être répétées pendant 1 à 5 mois, mais avec un repos d’une semaine toutes les 3 semaines. Les souris pourront être soumises à une restriction alimentaire ou hydrique avant chaque session comportementale avec une durée maximale de 3 semaines pour une session, répétable jusqu’à 5 fois, après récupération totale de l’animal, Les animaux subiront une chirurgie terminale sous anesthésie pour prélèvement.

Impact sur les animaux

Les chirurgies (60 minutes selon le nombre d'injections, jusqu'à 90 minutes avec implantation de headplate/fibre optique) entraînent des douleurs transitoires (24-72h), des inflammations (3-7 jours) et une perte de poids temporaire (récupération en 7-10 jours). La biopsie de queue (réalisée une seule fois avant P8, durée

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort pour prélèvement de tissus et analyse

Remplacement

La coordination des mouvements est régie par des processus extrêmement sophistiqués. Ils impliquent une multitude de connexions qui interagissent en temps réel et répondent constamment à de nouvelles informations venues de notre environnement. Actuellement, aucun modèle en laboratoire ou ordinateur ne peut reproduire cette complexité avec la fidélité nécessaire pour nos recherches. Ceci nous amène à utiliser un modèle in vivo. Le cervelet, la région du cerveau que nous examinons, est remarquablement similaire chez tous les mammifères, y compris les humains. Cela signifie que les découvertes faites chez les souris peuvent souvent nous éclairer sur le fonctionnement du cerveau humain. Des modèles évolutivement plus éloignés ne sont en revanche pas utilisables pour cette étude (invertébrés, amphibiens…) Nous utilisons des techniques qui nous permettent d'étudier le cerveau de manière très précise et réversible, réduisant ainsi au minimum le nombre d'animaux nécessaires. Ces techniques ne sont possibles qu'avec des organismes vivants pour lesquels nous avons déjà développé des lignées génétiques spécifiques. Si possible, nous aurons recours à des modèles informatiques si certains aspects peuvent être adressés de cette façon, mais l’accès aux données expérimentales reste nécessaire pour tout validation de modèle.

Réduction

Notre initiative adopte des technologies innovantes qui permettent d'ajuster de manière précise et réversible l'activité des cellules nerveuses, contrairement à des méthodes plus classiques nécessitant des lésions et donc des changements irréversibles. Ces techniques avancées offrent la possibilité de réaliser des études répétées sur un seul et même animal, permettant ainsi des analyses plus fines et plus fiables. Cela réduit considérablement le nombre d'animaux nécessaires, en harmonie avec notre engagement envers des pratiques responsables et éthiques. Nous employons des outils analytiques pour déterminer le nombre exact d'animaux nécessaires pour nos études, garantissant que chaque animal contribue de manière significative à nos découvertes. Nous analysons les données au fur et à mesure des ne pas utiliser plus d’animaux que nécessaire. Nous mettrons en places des stratégies d’élevage pour réduire autant que possible les animaux surnuméraires. De plus, nous valorisons fortement la collaboration et le partage de données au sein de la communauté scientifique. En mutualisant nos ressources et nos découvertes avec d'autres groupes de recherche, nous maximisons l'impact de chaque animal impliqué dans nos études, évitant ainsi des expériences redondantes.

Raffinement

Les animaux résident dans un environnement spécialement adapté à leur confort, où les interactions sociales sont encouragées pour leur bien-être psychologique. De plus, un environnement enrichi leur est fourni, comprenant des matériaux pour nidifier et des éléments pour stimuler leur activité naturelle. Les interventions chirurgicales sont réalisées sous anesthésie et analgésie adaptées. Les protocoles post-opératoires sont conçus pour assurer une récupération rapide et confortable, avec des évaluations régulières pour adapter les soins en fonction des besoins individuels de chaque animal. Ces interventions restent relativement modérées, et un délai adapté permettant une récupération totale est prévu après chaque procédure. Des points limites ont été établis de façon à soustraire l’animal à la souffrance. Dans les situations où les protocoles nécessitent des adaptations particulières, comme les lors des sessions d'enregistrement, une attention particulière est portée à l'habituation progressive des animaux. Cela permet de réduire leur stress et d’optimiser leurs performances. Les sessions sont minutieusement surveillées pour détecter tout signe d'inconfort, avec des pauses ou des arrêts si nécessaire.

Choix des espèces

Pour ce projet explorant les fonctions motrices et d'apprentissage du cervelet, le modèle murin est optimal pour plusieurs raisons. Tout d'abord, le cervelet est une structure très conservée chez les mammifères, ce qui permet une transposition pertinente des découvertes vers l'humain. Ensuite, la souris est un modèle de choix pour les études génétiques, avec de nombreuses lignées transgéniques disponibles, essentielles pour nos approches optogénétiques. Concernant les stades de développement, nous travaillons principalement avec des souris adultes jeunes (entre 1 et 2 mois) car les circuits cérébelleux sont alors matures et stables, permettant une étude fiable des fonctions motrices. En effet, avant 3 semaines, ces circuits sont encore en développement. Cependant, pour certaines questions spécifiques nous serons amenés à utiliser des jeunes âgés de 3-16 jours afin de cibler des zones difficilement accessibles chez l'adulte. Cette approche permet d'étudier des circuits spécifiques tout en travaillant sur un cervelet mature.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 1277
Souffrances
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Devenir
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 1277

Pour déterminer le rôle de l'inflammation dans l'installation de l'obésité, 1 277 souris vont être utilisées, toutes dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La moitié reçoit un régime riche en graisse pendant vingt semaines, puis subit des jeûnes de quinze heures avant les tests de tolérance au glucose, sept micro-prélèvements de sang à la queue par test, un faisceau infrarouge appliqué sur la patte et des séjours en cage individuelle de quatre jours renouvelés une fois. Certaines sont opérées sous anesthésie pour l'implantation d'une pompe sous la peau, d'autres au niveau du crâne, geste pour lequel le porteur attend une douleur modérée. Toutes sont mises à mort à la fin de la procédure pour prélever leurs tissus, que le porteur prévoit de constituer en "bibliothèque d'échantillons" pour de futures analyses.

Objectifs

Ce projet s'intègre dans le cadre général de l'étude des mécanismes cérébraux du contrôle de la prise alimentaire. Plus précisément, le but de ce projet est de déterminer l'importance des réponses inflammatoires dans la mise en place de l'obésité. Les mécanismes neurologiques et immunitaires impliqués dans les troubles de la prise alimentaire sont encore mal connus. Les études les plus récentes indiquent l'existence d'une inflammation dans le tissu gras, mais aussi dans le cerveau chez des animaux obèses. Cette inflammation, dite "de bas grade" serait essentielle à la mise en place et au maintien du surpoids. Les troubles de la prise alimentaire seraient associés à une modification de l’expression de molécules favorisant l’inflammation pouvant agir au niveau cérébral en perturbant le fonctionnement des neurones impliqués dans le contrôle de la prise alimentaire. Nous émettons l’hypothèse que ces neurones seraient directement ou indirectement la cible de ces molécules.

Bénéfices attendus

Les résultats de ces études devraient permettre des avancées dans la recherche fondamentale et biomédicale : i) participation à l’identification de voies cérébrales clés et caractérisation des mécanismes cellulaires et moléculaires régulant le métabolisme et la prise alimentaire; ii) sur la base de modèles animaux et d'études humaines passées et en cours, nous devrions pouvoir proposer de nouvelles cibles moléculaires pour le développement d'approches pharmacologiques innovantes pour le traitement de l'obésité et du diabète.

Procédures

La moitié des animaux est soumise à un régime riche en graisse pendant une durée maximum de 20 semaines. L’analyse du métabolisme nécessite que les animaux soient placés pour un maximum de 4 jours (x2) dans des cages individuelles afin de mesurer leurs paramètres physiologiques. Pour la détermination de la composition corporelle des animaux, les animaux sont placés pour une très courte durée (

Impact sur les animaux

Les animaux soumis à un régime riche en graisse développent une prise de poids et des symptômes pouvant ressembler au diabète. L’analyse du métabolisme énergétique recquiert que les animaux soient hébergés individuellement pour une durée maximum de 4 jours (renouvelé 1X), pouvant générer un stress. Le placement de l’animal dans le tube de l’appareil d’analyse corporelle peut créer un stress. Une douleur légère de courte durée associée aux micro-prélèvements de sang au cours des tests de tolérance au glucose est attendue. Une douleur légère et une gêne de courte durée est attendue chez les animaux implantés avec une pompe délivrant un traitement en continu. Une douleur modérée est attendue chez les animaux ayant subi une chirurgie au niveau du crane.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de collecter des tissus pour analyses biologiques.

Remplacement

L’étude de l’obésité nécessite un système affectant simultanément plusieurs tissus (foie, tissus adipeux, pancréas et cerveau). Le développement de l’obésité, et plus généralement la régulation du poids corporel, faisant appel à plusieurs organes, il est par conséquent pour le moment impossible de pouvoir réaliser notre étude sur la réponse inflammatoire autrement que chez l’animal.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Pour estimer le nombre d'animaux utilisés, nous avons utilisé un logiciel de calcul de taille d'échantillon. Chaque fois que cela est possible nous utiliserons un groupe de souris contrôles commun à plusieurs séries d'études. Nous optimiserons également la collecte de tissus post-mortem à l’issue de chaque procédure afin de créer une « bibliothèque d’échantillons » pouvant être utilisés pour de futures analyses.

Raffinement

Avant l’expérimentation, les souris sont transférées dans une pièce à lumière inversée (jour/nuit inversés) afin que les tests soient réalisés durant leur phase active qui est la nuit. Elles sont aussi habituées progressivement à être manipulées par les expérimentateurs pour limiter leur stress par la suite. La température des pièces est maintenue à 26°C, proche de la zone de confort thermique pour les souris. Les animaux sont mis au calme 1h avant d’être soumis aux tests métaboliques, et en cas d'hypoglycémie sévère pendant un test, du glucose leur est injecté. Les cages utilisées pour analyser le métabolisme et l’activité permettent aux animaux de conserver un contact visuel et olfactif et sont équipées de façon à fournir des occasions accrues d’interaction avec l’environnement afin de compenser le fait que les animaux doivent être hébergés seuls pendant ce laps de temps. Les prélèvements de sang et de tissus réalisés à la fin de l’étude sont effectués sous anesthésie. Des injections d’anti-inflammatoires sont effectuées pour gérer la douleur post-opératoire des chirurgies. Un anesthésique local est administré avant les incisions. Une analgésie supplémentaire est prévue pour la chirurgie sur le crâne. Durant la procédure, les animaux sont placés sur un tapis chauffant afin d’éviter la perte de température. Nous prévoyons d’utiliser le modèle de pompe osmotique (implantée sous la peau) le plus petit disponible afin de limiter au maximum la gêne pour les animaux. Des points limites ont été définis et seront appliqués afin de limiter la douleur et l’angoisse des animaux au minimum.

Choix des espèces

La souris est un modèle de référence dans les études métaboliques, nous pouvons donc bénéficier d’un grand nombre de ressources et de données préliminaires existantes. Par ailleurs, grâce à la proximité entre le patrimoine génétique de la souris et celui de l’Homme nous espérons pouvoir extrapoler les conclusions de notre étude à l’Homme. Nous réaliserons nos expériences sur des animaux adultes. A l’issue du sevrage, nous souhaitons laisser aux animaux le temps de s’acclimater aux conditions des salles d’hébergement et d’expérimentation avant de démarrer l’exposition aux différents régimes.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 3600
Souffrances
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▲ 200
▲ 3400
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Devenir
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 3600

Inoculées avec le VIH ou les virus des hépatites B, C et D, 3 600 souris subissent des injections de plasmides, des prélèvements sanguins répétés et des prélèvements vaginaux quotidiens pendant au moins cinq jours, parfois plusieurs semaines. Toutes sont tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 200 d'entre elles et modéré pour les 3 400 autres. Les animaux sont des souris immunodéficientes greffées de cellules humaines, dont certaines portent un foie humanisé, que le porteur met à disposition des laboratoires pharmaceutiques et biotechnologiques pour tester leurs candidats médicaments. Sur l'effectif, il indique qu'aucune approche statistique n'a été réalisée et que l'estimation repose sur les études des années antérieures, en anticipant une croissance annuelle "en accord avec le plan commercial".

Objectifs

Le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) est une cause majeure de mortalité dans le monde, et aucun traitement curatif n’est actuellement disponible pour les patients. Par ce projet, nous souhaitons mettre à disposition des laboratoires académiques, biotechnologiques et pharmaceutiques un modèle d’étude spécifique de l’espèce humaine permettant d’étudier l’impact du virus et des traitements sur le système immunitaire humain, et ainsi d’améliorer la connaissance de ce pathogène, d’évaluer l’efficacité prophylactique (vaccinale ou non) et thérapeutique de candidats médicaments et d’analyser les phénomènes de résistance aux traitements. Bien qu’un vaccin et des traitements anti-viraux existent contre le virus de l’hépatite B (VHB) et de l’hépatite C (VHC), plus de 250 millions de personnes dans le monde vivent avec une infection chronique, ce qui les exposent à un risque grave de cirrhose voire de cancer. La recherche de nouveaux traitements pour ces maladies est donc essentielle. Par ce projet, nous souhaitons développer un modèle d'étude de l'hépatite B et de l’hépatite C ainsi que de la co-infection avec les virus de l’hépatite B et D, en inoculant le virus à des souris, en particulier des souches possédant un foie humanisé. Ce modèle sera utilisé, non seulement pour la compréhension de cette pathologie, mais aussi pour le développement de candidats médicaments. Dans ces projets, nous utiliserons des souris immunodéficientes, immunocompétentes ou avec un système immunitaire et/ou un foie humanisé. Ces modèles permettront non seulement d’évaluer l’effet du candidat thérapeutique mais également d’analyser sa toxicité.

Bénéfices attendus

Les lymphocytes T humains constitue un atout pour suivre les mécanismes d’infection, de persistance virale et de destruction progressive des cellules immunitaires. Cela permet d’analyser les étapes précoces de l’infection, l’établissement du réservoir viral et la dynamique de la réponse immunitaire humaine. L’utilisation de souris au foie humanisé ouvre des perspectives comparables pour l’étude des infections chroniques par les virus de l’hépatite B et C. Ces modèles reproduisent fidèlement les principales caractéristiques physiopathologiques d’une infection hépatique humaine grâce à la présence d’hépatocytes humains infectés, constituant une plateforme adaptée à l’évaluation des réponses antivirales et des mécanismes de pathogénicité. Ils fournissent un outil indispensable pour mieux comprendre les mécanismes de persistance virale, l’inflammation chronique et la progression vers des complications graves telles que la cirrhose ou le carcinome hépatocellulaire. Ce projet met à disposition une gamme de modèles précliniques de haute valeur translationnelle offrant la possibilité d’étudier l’impact des virus sur les populations immunitaires humaines et de tester dans des conditions proches de la clinique l’efficacité et la tolérance de candidats médicaments. Cela permet de réduire le fossé entre les résultats obtenus en laboratoire et leur transposition à l’homme, en apportant des données prédictives plus robustes pour guider le développement clinique. L’intérêt est d’ouvrir la voie à la validation accélérée de nouvelles stratégies thérapeutiques, qu’il s’agisse d’antiviraux innovants, de combinaisons thérapeutiques visant à éliminer les réservoirs viraux, ou d’approches vaccinales de nouvelle génération. Ils constituent un outil précieux pour identifier et comprendre les mécanismes d’échappement immunitaire, facilitant le développement de traitements capables d’améliorer durablement la prise en charge des patients. Le VIH et les hépatites virales chroniques sont responsables de millions de cas et de décès chaque année, et représentent un fardeau économique et social. En fournissant des modèles précliniques fiables et transposables, il contribue à accélérer l’arrivée de nouvelles solutions thérapeutiques et préventives pour réduire la morbi-mortalité associée à ces infections et améliorer la qualité de vie des patients à l’échelle internationale.

Procédures

L’administration de composés de recherche destinés au traitement des pathologies pourra être réalisée selon différentes voies. Une anesthésie gazeuse sera appliquée en fonction de la voie choisie. Les volumes administrés seront proportionnels au poids de l’animal avec un maximum défini. La durée sera généralement de 10-15 secondes. Le nombre est défini selon le protocole d’étude et dépendra de la fréquence. Ceci sera évalué par le vétérinaire. Des prélèvements sanguins seront réalisés sur souris avec ou sans anesthésie en fonction de la voie choisie. Les volumes maximaux de prélèvements seront proportionnels au poids de l’animal avec une limite fixée sur une période glissante de 14 jours. Une réhydratation avec du sérum physiologique sera réalisée si nécessaire. La répartition des prélèvements figurera dans le protocole de l’étude et sera contrôlée par un vétérinaire. Chaque prélèvement durera quelques secondes. Pour les analyses nécessitant un volume plus important, un prélèvement terminal, sans réveil de l’animal, sous anesthésie gazeuse sera réalisé. Des prélèvements vaginaux pourront aussi être pratiqués quotidiennement pendant au moins cinq jours, voire plusieurs semaines pour caractériser le cycle œstral. Des prélèvements d’urines et de fèces pourront être pratiqués par contention et massage du ventre. Les animaux recevront des injections de solution saline isotonique contenant des plasmides, pour favoriser le développement de populations immunitaires humaines d’intérêt, une ou deux fois selon la durée de l’étude. Ces injections, administrées uniquement aux souris de plus de 18 g, dureront entre 10 et 15 secondes. Les injections pourront être répétées selon le protocole et dureront quelques secondes. Les administrations effectuées pour induire les modèles infectieux seront réalisées par injections qui pourront être répétées selon le protocole et dureront quelques secondes. À l’issue des études, les animaux devant être euthanasiés le seront selon les méthodes réglementaires. Toutes les interventions seront réalisées sous un suivi clinique rigoureux afin de minimiser douleur et stress des animaux. Un jeûne de nourriture pourra être effectué sans dépasser 12 heures par semaine avec un maximum de 6h consécutives. L’eau ne sera jamais retirée des cages.

Impact sur les animaux

-Identification par puce électronique classique ou thermopuce : stress, gêne, douleur dans les heures suivants l’injection. - Injection(s) de solution saline isotonique contenant des plasmides : hématome, troubles cardio-respiratoires, altération marquée de l’état général, pendant les minutes suivants l’injection. -Prise de température rectale : stress transitoire, inconfort ou légère douleur à l’insertion du thermomètre, risque minimal de blessure rectale. - Prélèvements vaginaux : irritation locale, inflammation ou stress temporaire. - Administration de traitements ou de composés : effets potentiellement toxiques des composés à visées thérapeutiques, hématome, douleur, lésion au site d’administration (notamment si administrations répétées). - Infection par le VIH ou les virus des hépatites B, C et D : peuvent induire une perte de poids et une détérioration de l’état général. - Prélèvements sanguins : hématome, anémie, douleur, lésion au site de prélèvement (notamment si prélèvement répétés). - Anesthésie : risque d’hypothermie et de sécheresse oculaire. - Prélèvement d’urine et de fèces : stress, gêne. Des nuisances peuvent également être induites par le stress dû aux contentions. La douleur peut se manifester, entres autres, par une perte de poids, une hypo- ou une hyperactivité, une prostration ou des difficultés à se déplacer.

Devenir

Les animaux en fin de projet, ayant atteints les point limites ou sur demande du vétérinaire seront euthanasiés. Ils ne recouvreront pas leur état de santé et de bien-être général.

Remplacement

Les tests in vitro seront envisagés si ceux-ci sont appropriés. Néanmoins, il n'est actuellement pas possible de recréer in vitro un environnement complexe comme le système immunitaire, et de mimer son interaction avec les virus, tout en objectivant les effets que pourra avoir un traitement sur un patient humain. Les études précliniques reposant sur des souris humanisées (qu’il s’agisse de modèles à système immunitaire humanisé, de modèles à foie humanisé ou de modèles double humanisés combinant foie et système immunitaire humains) constituent une approche scientifiquement robuste et indispensable pour le développement de thérapies innovantes contre les virus tels que le VIH, le VHB, le VHD et le VHC.

Réduction

Un total de 3600 souris seront utilisées, couvrant une période de 5 ans et permettant de réaliser 72 études précliniques de 5 à 10 souris par groupe avec l’utilisation d’un groupe contrôle positif et contrôle négatif et au moins 3 doses du candidat médicament testé. Aucune approche statistique n'a été réalisée pour le nombre total d’études ou pour le nombre total d’animaux dans le projet. L’estimation du nombre d’animaux est réalisée sur base du nombre d’études effectuées les années antérieures et anticipant une croissance chaque année, en accord avec le plan commercial. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étude sera réduit au maximum par des analyses rétrospectives systématiques.

Raffinement

En début d'étude et tout en respectant la réglementation en vigueur, les souris seront hébergées par groupes sociaux, préférentiellement stables, de 2 à 5 individus. Des compléments alimentaires pourront être administrés suivant l’état de santé des animaux. La cage contiendra à minima une couche de litière permettant aux souris de creuser, de se cacher et de réaliser un nid, élément essentiel à leur bien-être. En outre, des enrichissements de qualité seront fournis dans chacune des cages : morceaux de bois, tunnel en carton, kraft et/ou boules de cotons. À leur entrée dans l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation de minimum 4 jours. Les souris pourront recevoir des puces électroniques permettant de mesure la température corporelle afin d’éviter une prise rectale plus impactante. Lors d’un changement de zone au sein de l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation d’une nuit au minimum. Pour limiter la douleur, la souffrance et l’angoisse, une échelle de scores cliniques (pelage, mobilité, état général, activité, comportement, etc…) sera appliquée dès le premier geste invasif ou dès qu’un signe d’altération sera observé lors de la surveillance quotidienne. Des traitements antalgiques préventifs et curatifs seront mis en œuvre dès que nécessaire, sous avis vétérinaire, administrée avant toute procédure potentiellement douloureuse (par exemple : intervention chirurgicale, implantation de certains dispositifs ou cathéters, manipulations invasives des tissus, injection répétées). Le vétérinaire aura pleine autorité pour euthanasier un animal ou mettre en œuvre un traitement anti-douleur. Concernant les prélèvements sanguins, le volume maximal est défini pour un prélèvement unique, au-delà il s’agira d’un prélèvement terminal sous anesthésie. Les fréquences sont limitées et une réhydratation est prévue. Les points limites déclenchant l’euthanasie incluent : atteinte sévère de l’état général, douleur non contrôlée ou tout score clinique dépassant les seuils définis, perte de poids dépassant les seuils définis.

Choix des espèces

Les souches immunodéficientes, hautement permissives à la greffe de cellules humaines, permettent la reconstitution d’un système immunitaire fonctionnel ou d’un tissu hépatique humain, selon le type de modèle développé. Elles offrent la possibilité de mettre en place des modèles prédictifs adaptés à l’étude des infections virales humaines, qu’elles ciblent le système immunitaire (VIH) ou le foie (VHB, VHC, VHD). Concernant le VIH, la souris humanisée représente une alternative éthique et scientifiquement pertinente à l’utilisation de primates non humains, qui ne peuvent être infectés que par le VIS. Pour le VHB, les modèles de souris à foie humanisé se sont révélés efficaces pour évaluer l’activité thérapeutique de candidats médicaments. Ces approches garantissent une transposition plus fiable des résultats précliniques vers l’homme et soutiennent le développement de traitements innovants. Selon les besoins des études, des animaux immunocompétents pourront être utilisés, historiquement utilisés dans ces modèles infectieux. Pour les souris non humanisées, les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 6 semaines, animaux matures d’un point de vue physiologique. Pour les souris humanisées, les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 8 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 78
Souffrances
▲ -
▲ 48
▲ 30
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Devenir
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 -
 -
 78

78 souris déficientes en dysferline vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue pour analyses histologiques et moléculaires de leurs organes. Sous anesthésie d'une dizaine de minutes, chacune reçoit deux injections, dont une en rétro-orbitaire, avant application d'ultrasons focalisés destinés à ouvrir les membranes des fibres musculaires par cavitation de microbulles de gaz. Le porteur prévoit d'arrêter avant l'apparition des signes cliniques de la myopathie, qui ne se déclarent qu'après treize mois, et reconnaît que les souris pourront souffrir des injections malgré l'anesthésie. Sur les 78 souris comptées, 30 seulement entrent dans les groupes expérimentaux, les 48 autres relevant de l'élevage de la lignée, et le porteur conclut que l'approche "ne peut éviter un essai sur un modèle in vivo".

Objectifs

Les dysferlinopathies sont un groupe de maladies musculaires rares et héréditaires caractérisées par des mutations dans un gène impliqué dans la réparation des fibres musculaires, ce qui entraîne une altération de cette fonction. Les atteintes cliniques dans les dysferlinopathies incluent généralement une faiblesse musculaire progressive qui affecte principalement les muscles des membres ; en particulier les épaules, les hanches et les cuisses. Les patients présentent aussi avec l’évolution de la maladie une perte de la force et de la fonction musculaire ce qui entraîne des difficultés à effectuer des activités quotidiennes telles que monter les escaliers, se lever d'une chaise, ou porter des objets lourds. Ces atteintes cliniques peuvent varier en gravité d'un individu à l'autre. Les souris ayant une mutation dans ce gène présentent une atteinte musculaire très progressive avec un impact clinique pour l'animal au-delà de 13 mois. Notre objectif est donc de délivrer le gène entier dans le muscle squelettique des souris. Ce gène étant trop grand pour passer les membranes, nous allons utiliser la technique de FUS (ultrasons focalisés) pour permettre à l'ADN de rentrer dans les cellules musculaires murines. En effet, des microbulles de gaz seront injectées dans la circulation sanguine et grâce aux ultrasons focalisés, ces microbulles vont s’agiter et provoquer un effet de cavitation qui va permettre l’ouverture des barrières biologiques. Au cours de tests préliminaires, nous avons démontré l’efficacité des ultrasons focalisés pour le passage de molécules à travers les membranes des fibres musculaires. Ce nouveau projet a pour objectif de tester l'efficacité de délivrance de notre gène à l’aide du FUS dans un modèle de souris déficient ; le but final étant de développer une thérapie génique efficace et sûre.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce travail seront principalement pour les patients atteints de ce type de myopathie. En effet si notre hypothèse s’avère valide, la thérapie par remplacement de gène entier va pouvoir éviter la dégénérescence des fibres musculaires et réduire l’inflammation observée chez les patients ainsi que d’améliorer potentiellement d’autres phénotypes métaboliques sans utiliser de vecteur viral.

Procédures

Les animaux seront soumis à une anesthésie d’environ 10 minutes afin de procéder aux deux injections et à l'application des ultrasons focalisés.

Impact sur les animaux

Les animaux utilisés au cours de ce projet vont développer une atteinte musculaire progressive ayant surtout un impact histologique puisqu'aucun animal ne sera gardé au-delà de l'âge auquel la myopathie clinique se déclare. Malgré l'anesthésie gazeuse, les souris pourraient ressentir des douleurs suite à la procédure comprenant deux injections.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue des procédures afin de récupérer les organes qui seront analysés d'un point de vue histologique et moléculaire.

Remplacement

Les techniques in vitro ne peuvent être utilisées qu’afin de voir un effet à l’échelle cellulaire de l’administration de la dysferline entière. L’efficacité de transduction de la dysferline entière dans le muscle squelettique grâce à la technique des ultrasons focalisés ne peut être explorée que sur des modèles vivants. Les premières étapes de notre projet ont démontré que cette approche était fonctionnelle ; nous devons maintenant étendre cette étude à des injections dans le muscle. Malheureusement, l’approche envisagée ne peut éviter un essai sur un modèle in vivo.

Réduction

Afin de réduire au strict minimum le nombre d’animaux utilisés dans notre projet, nous utilisons une approche statistique qui nous permet de conclure qu'au moins 4 souris par groupe sont nécessaires. Afin de faire face à d’éventuelles pertes d’animaux ou incidents techniques, nous avons augmenté ce nombre de 15% ; nous arrivons donc à un total de 5 souris par groupe, soit au total 30 souris (15 pour la première phase et 15 pour la deuxième). En prenant en compte les souris pour l’élevage (procédure 1), ce nombre atteint 78 souris.

Raffinement

Dès la naissance des animaux dans notre établissement utilisateur, nous porterons une attention au bien-être animal. Les animaux seront hébergés par groupe de 3 à 5 avant d’entrer en procédure. L’environnement sera enrichi en fonction des préférences des animaux à l’aide de bandelettes de kraft, de dômes en carton et/ou de buchettes de bois. La manipulation des animaux sera faite par des personnes compétentes et sensibilisées à la contention low stress. Le modèle que nous allons utiliser a été caractérisé d’un point de vue phénotypique et connaissant l’âge d’apparition des signes de souffrance ou de détresse qui est très tardif, nous étudierons les animaux avant l’apparition des phénotypes dommageables. Pendant la procédure qui se fera sous anesthésie gazeuse, nous appliquerons un anesthésique local en collyre avant l'injection retro-orbitale. Les points limites nous permettront de limiter au strict minimum l’apparition de souffrance.

Choix des espèces

L’anatomie et la fonction des muscles squelettiques sont proches des muscles humains. Les souris génétiquement modifiées sont de bons modèles d’étude des atteintes du système neuromusculaire, de leurs physiopathologies et de leurs causes génétiques. Afin d'étudier l'évolution naturelle de la pathologie, les animaux seront étudiés de l'âge de 1 mois jusqu'à l'âge de 4 mois (3 mois post-injections).

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 600
Souffrances
▲ -
▲ 600
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
 -
 600

Nées dans un élevage de lignées génétiquement modifiées destinées à créer des modèles de méningiomes et de cavernomes, 600 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. À sept à dix jours, chaque souriceau subit vigile l'ablation de l'extrémité de la queue pour établir son génotype, geste de quelques secondes qui provoque une douleur brève et peut saigner, parfois suivi d'un second prélèvement à l'oreille à l'âge adulte. Le porteur revendique un croisement entre homozygotes afin de limiter le nombre d'animaux qu'il ne pourrait pas utiliser. Une partie des souris part ensuite vers d'autres projets de l'équipe, une autre est cédée à d'autres équipes, le reste est tué.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de réaliser des prélèvements invasifs pour connaitre le patrimoine génétique des souris génétiquement modifiées produites qui seront ensuite utilisées pour nos projets scientifiques. Ces projets ont notamment pour objectif de créer des nouveaux modèles souris génétiquement modifiés de de méningiomes. L’un des projets, déjà accepté, a pour objectif de déterminer le rôle du micro-environnement tumoral dans les méningiomes de Grade 2 et 3, de l’OMS, caractérisés par un taux de récidive et de mortalités associés plus élevés, et le second, en cours d’évaluation, a pour objectif de déterminer la cellule d’origine des méningiomes en fonction de leur agressivité histologique. L’objectif de ce deux projets est in fine de mieux comprendre ces tumeurs, qui constituent les plus fréquentes du système nerveux de l’adulte, afin de développer de nouveaux traitements. Ces projets ont également pour objectif de développer de nouveaux modèles de cavernomes, une malformation vasculaire cérébrale touchant 0.5 pourcent de la population générale qui peut être à l’origine de crises d’épilepsie et handicaps neurologiques.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de connaitre les modifications génétiques des animaux produits afin de générer des souris génétiquement modifiées pour des lignées spécifiques d’intérêt qui seront ensuite utilisées soit pour l’obtention de modèles animaux de cavernomes ou méningiomes, soit en utilisation continue dans nos projets de recherche en cours ou à venir. Ces modèles permettront de mieux comprendre la tumorigenèse de ces deux lésions. De plus, le développement de ces modèles pourrait permettre d’avoir des modèles animaux plus représentatifs de la maladie dans de futures études pré-cliniques, ceci permettant de favoriser la translation des résultats obtenus chez l’humain. A plus long terme, ces connaissances pourraient permettre de contribuer à l’amélioration de la prise en charge des patients.

Procédures

Afin d’identifier leur patrimoine génétique une partie des souriceaux produits dans le cadre de notre élevage de souris génétiquement modifiées aura un petit prélèvement de l’extrémité de la queue (une fois, vigile, durée quelques secondes). Rarement un re-prélèvement à l’oreille (1 seule fois, moins d’une minute) pourrait avoir lieu sur un animal adulte vigile si cela est jugé nécessaire après avis de la structure chargée du bien-être animal.

Impact sur les animaux

Le prélèvement de l’extrémité de la queue (ou de l'oreille) sera associé à une légère et brève douleur. Il existe également un risque de saignement suite au prélèvement.

Devenir

Une partie des animaux seront transférés en utilisation continue dans nos projets en cours ou à venir pour être analysés afin de répondre à la question scientifique du projet, les autres seront proposés en dons à d’autres équipes ou euthanasiés.

Remplacement

Il n’existe actuellement pas de modèles in vitro ou in silico de cavernomes et de méningiomes permettant de répondre aux questions scientifiques posées par nos projets, ce qui justifie l’utilisation de modèles vivants. Par ailleurs nos projets actuels reposent sur l’étude des interactions entre le micro-environnement méningé et les méningiomes d’un côté et l’interface neuro-vasculaire cérébrale et les cavernomes de l’autre, rendant nécessaire l’étude de ces interactions chez un animal vivant puisqu’à ce jour aucun autre modèle ne permet de représenter la complexité de ces interactions.

Réduction

Ce projet nécessitera au maximum 600 animaux. Nous piloterons au plus près la production des animaux destinés à l’entretien des lignées afin d’en diminuer le nombre et d’assurer une production minimale d’animaux pour le maintien des lignées et nos lots expérimentaux. Nous privilégions un schéma d’accouplement entre homozygote afin d’obtenir un maximum d’animaux porteur des génotypes d’intérêt et limiter au maximum les animaux qui ne pourraient pas être utilisés dans nos projets de recherche. Les animaux destinés à entrer dans nos autres projets en cours ou à venir entreront dans des groupes pour lesquels nous auront définis les effectifs à partir de notre expérience et réduisant ce nombre au strict nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement exploitables. Le présent projet étant dédié uniquement au prélèvement pour génotypage des animaux aucun test statistique ne sera réalisé.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur. Ils bénéficieront d’un enrichissement de leur environnement composé d’un carré de coton et d’un bâtonnet de bois à ronger en routine complétés d’une maisonnette pour les cages d’élevage. Ils sont observés quotidiennement. En cas d'anomalie, celle-ci est transmise à la structure chargée du bien-être animal (SBEA), au vétérinaire et à notre équipe afin d’assurer la meilleure prise en charge des animaux. Des points limites sont définis et seront respectés pour éviter toute souffrance animale. Le geste de biopsie est rapide (moins d’une minute), parfaitement maitrisé et sera de la plus petite taille possible. Il sera réalisé sur de jeunes animaux permettant de favoriser une cicatrisation rapide. Les petits sont replacés rapidement avec leur mère et le reste de la portée pour leur redonner un environnement réconfortant. Ils sont surveillés immédiatement puis environ 30 minutes après pour s’assurer de l’absence de saignement et de la bonne prise en charge par la mère. Cet acte est pratiqué au calme dans une pièce dédiée. Le matériel est propre et désinfecté entre chaque animal pour limiter le risque d’infection et de contamination croisée. Nous privilégierons un schéma de croisement limitant les besoins de prélèvement invasifs pour connaitre le patrimoine génétique de nos animaux.

Choix des espèces

La souris est un modèle bien connu, son génome est connu et de nombreux outils sont disponibles pour le modifier, permettant ainsi d’introduire des mutations génétiques spécifiques pour la modélisation de pathologies humaines. Différentes souches de souris génétiquement modifiées nécessaires à l’établissement des modèles désirés dans ce projet existent déjà et présentent donc un réel intérêt dans le cadre de notre projet. De plus des modèles de méningiomes et cavernomes existent déjà, mais ne reproduisent pas encore fidèlement et parfaitement les lésions retrouvées chez l’humain, ce qui justifie la réalisation de nouveaux modèles à visée de compréhension de la pathologie humaine et de prédiction de la possible efficacité de futurs traitements. Les anciens modèles nous permettront néanmoins de comparer les éventuels nouveaux phénotypes obtenus à partir de nos nouveaux modèles avec les phénotypes de référence déjà observés. Les animaux auront un prélèvement pour connaitre leur patrimoine génétique à l’âge de 7 à 10 jours afin de bénéficier de la cicatrisation rapide observée chez les jeunes animaux et connaitre leur modification génétique très tôt.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 72
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 72
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Devenir
 -
 -
 -
 72

Tuées à la fin du projet pour que leurs muscles plantaires soient prélevés et analysés, 72 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les expérimentateurs leur sectionnent des tendons au cours d'une chirurgie de dix minutes sous anesthésie, afin de mettre le muscle plantaire en surcharge, et le porteur admet des douleurs modérées et un inconfort possibles les jours suivants. Six groupes reçoivent ensuite une injection quotidienne, pendant trois ou dix jours selon le groupe. Le projet cherche à comprendre pourquoi certaines fibres musculaires rapides ne grossissent jamais, et le porteur écarte les cultures cellulaires au motif qu'il reste "encore impossible" d'obtenir des fibres musculaires adultes in vitro.

Objectifs

Les muscles adultes peuvent être plus ou moins forts, et plus ou moins résistants à la fatigue, lors d’activités d’endurance. Ces caractéristiques dépendent de leur composition. En effet, il existe quatre types de fibres musculaires qui ont chacune des fonctions différentes : les fibres de type I ont une bonne résistance à la fatigue, tandis que les fibres IIb apportent de la force aux muscles. Les fibres IIa et IIx ont des capacités intermédiaires en termes de force et de résistance à la fatigue. Notre étude s’intéresse aux fibres IIb et IIx car ces fibres ne grossissent jamais beaucoup, même à l’entraînement. De plus, avec l'âge ou dans certaines maladies graves comme la sclérose latérale amyotrophique ou l’amyotrophie spinale infantile, ces fibres s'affaiblissent et disparaissent rapidement, entrainant une grande perte de force. Comprendre pourquoi ces deux fibres sont sensibles à l'affaiblissement et peu réactives à l'augmentation de volume est très important, notamment dans la lutte contre les effets du vieillissement. A la suite d’une surcharge d'activité sur le muscle plantaire, les fibres de type I et IIa grossissent, mais pas les fibres IIb. A sept jours de surcharge, deux substances sont libérées qui se lient à des récepteurs sur les différents types de fibres musculaires et pourraient aider à augmenter la masse musculaire. L’objectif de ce projet est de déterminer si ces molécules jouent un rôle clé dans le contrôle de la masse musculaire en bloquant leurs récepteurs dans les muscles soumis à un effort intense.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans le contrôle de la masse et de la fonction musculaire impliqués dans plusieurs pathologies et d’améliorer la prise en charge des patients pour permettre à plus long terme d’améliorer la qualité de vie (favoriser le bien vieillir et l’autonomie). De manière plus large, nous nous intéressons à la résistance à l’hypertrophie des fibres musculaires glycolytiques à contraction rapide qui sont également touchées préférentiellement au cours du jeûne, dans les cachexies cancéreuses, la sclérose latérale amyotrophique, les insuffisances cardiaques.

Procédures

Les souris sont divisées en 6 groupes (G1,G2, G3, G4, G5, G6) et seront soumises aux interventions suivantes : - une chirurgie sous anesthésie générale et analgésie d'une durée de 10 min (tous les Groupes) - Une injection 1 fois par jour d'une durée de 1 minute pendant 10 jours (G1, G2 et G3), et pendant 3 jours (G4, G5 et G6)

Impact sur les animaux

Les animaux subiront une douleur légère liée et de courte durée liée aux injections. Les animaux opérés pourront ressentir des douleurs modérées et de l’inconfort liées à la lésion des tendons, la surcharge du muscle plantaire ainsi qu’à l’inflammation les jours suivant l’opération.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à la fin du projet afin de récupérer les muscles plantaires et réaliser des analyses d'anatomie et de biologie moléculaire

Remplacement

Compte tenu du fait qu'il est encore impossible d'obtenir des fibres musculaires adultes en culture, le modèle animal reste indispensable pour étudier les effets de médicaments sur des organes.

Réduction

Les effectifs ont été calculés en utilisant une étude statistique garantissant la validité des données obtenues et l’utilisation d’un nombre réduit d’animaux. Les résultats seront analysés à l'aide de tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les souris sont opérées sous anesthésie, analgésique pré et post opératoire. Les souris sont placées sur un plateau chauffant (37°C) pendant la période de réveil post opératoire. Une grille de score adaptée a été mise en place afin d’assurer cette surveillance durant toute toute la période du protocole. Un enrichissement sous forme de tubes et de maisons sera mis dans les cages. Les souris sont hébergées par groupe de 4 par cages et une visite par jour est effectuée entre les jours J0 et J13 puis une fois tous les 2 jours entre les jours 14 et 21.

Choix des espèces

L’hypertrophie musculaire induite par la surcharge d'activité est bien démontrée dans le modèle souris et il retrace ce qu'on observe chez l'homme. Les animaux sont utilisés à l'âge adulte (8 semaines) pour s’acquitter de l'effet de croissance chez des souris plus jeune qui sont encore en train de grandir.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 1000
Rats : 280
Souffrances
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▲ 248
▲ -
▲ 1032
Devenir
 -
 -
 -
 1280

Les animaux dont la douleur ou la détresse "dépasse le cadre de l'étude" sont tués. 1 000 souris et 280 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère, tous tués à l'issue pour prélèvement de fluides et d'organes. L'équipe leur injecte jusqu'à quatre fois une protéine, un adjuvant et une toxine pour déclencher une encéphalomyélite auto-immune, modèle de sclérose en plaques qui fait perdre le tonus de la queue puis provoque tremblements, troubles de la coordination et paralysie progressive des membres postérieurs. Certains subissent en plus l'implantation chirurgicale d'un cathéter ou d'une mini-pompe, trente minutes à une heure sous anesthésie, pour tester des molécules candidates dont le porteur rappelle qu'aucune n'a jusqu'ici permis d'arrêter le processus de la maladie chez les patients.

Objectifs

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune chronique du système nerveux central, caractérisée par une réponse immunitaire aberrante dirigée contre les constituants de la myéline. Cette gaine lipidique, essentielle à la conduction des influx nerveux, est progressivement détruite, compromettant la transmission neuronale. Ce processus de démyélinisation est souvent accompagné d’une inflammation périvasculaire et d’une infiltration lymphocytaire du tissu cérébral et médullaire, aboutissant à une symptomatologie neurologique variée incluant fatigue, troubles moteurs, spasticité, ataxie et parésies. Le modèle rongeur décrit dans ce projet reproduit les caractéristiques humaines de la maladie afin de tester l'efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Bénéfices attendus

À ce jour, aucun traitement curatif de la sclérose en plaques (SEP) n’est disponible. Les approches thérapeutiques actuelles se divisent en trois grandes catégories. Les traitements de fond, principalement des immunomodulateurs ou immunosuppresseurs, ont pour objectif de réduire la fréquence et l’intensité des poussées, de ralentir la progression du handicap neurologique et de limiter l’apparition de lésions cérébrales visibles à l’IRM. Les traitements des poussées, essentiellement à base de corticoïdes à haute dose, sont utilisés ponctuellement pour atténuer l'inflammation aiguë lors des épisodes de rechute. Enfin, les traitements symptomatiques visent à améliorer la qualité de vie des patients en ciblant des manifestations spécifiques comme la spasticité, la fatigue, les douleurs neuropathiques, les troubles urinaires ou les déficits moteurs, souvent pris en charge par des approches combinant médication et rééducation fonctionnelle. Malgré ces avancées, aucune de ces stratégies thérapeutiques ne permet à ce jour de stopper définitivement le processus pathologique sous-jacent à la SEP.

Procédures

L'induction de la réaction immunitaire sera réalisée par administration d'une protéine et d’une toxine (environ 1 minute, sous contention ou quelques minutes sous anesthésie) de manière unique ou répétée (en général, 1 fois/jour ou tous les 2 jours, max 4 injections). Une phase d'administration (durée de l'ordre de la minute) sera réalisée (principalement 1 fois (2 fois max) par jour; pendant 1 à 4 semaines en fonction de la spécificité du traitement), sous anesthésie (quelques minutes) si nécessaire. Une phase chirurgicale, pourra être nécessaire dans le cas de d’administration chronique continue ou si le traitement se fait par voie intracérébrale ou intrathécale (durée de 30 minutes à 1heure) sous anesthésie. Le comportement général des animaux sera évalué (observation avec ou sans manipulation, de l'ordre de quelques minutes (score comportemental et force d’agrippement) à 30 minutes pour les tests activité locomotrice. Des prélèvements sanguins (4 maximum par animal) pourront être réalisés (durée de l'ordre de la minute, sous anesthésie légère ou non).

Impact sur les animaux

Les administrations, les phases chirurgicales (implantation sous anesthésie d’un cathéter veineux et/ou de mini-pompes pour diffusion lente) , les prélèvements sanguins ou les tests comportementaux (activité locomotrice, score EAE) peuvent entrainer un stress ou une douleur légère. Le protocole décrit dans ce projet conduit à l'apparition progressive d’effets neurologiques (perte du tonus de la queue (premier signe clinique souvent observé), troubles de la coordination, tremblements, faiblesse ou paralysie des membres postérieurs (diminution partielle puis totale de la force musculaire). De plus, l’injection de la protéine, de l’adjuvent et de la toxine, peut induire de l’inconfort, de l’inflammation ou de la douleur au niveau du site d’injection.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux sont euthanasiés pour prélèvements (fluides et organes).

Remplacement

Ces tests ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car ils permettent l’étude des potentiels effets secondaires de traitements expérimentaux dans un système complexe (interaction avec et entre les différents organes et systèmes physiologiques). De plus, ces tests sont réglementaires pour toutes substance ou l’un de ses principaux métabolites ont une activité au niveau du Système Nerveux Central. Cependant, il existe des tests in vitro et in silico permettant de sélectionner en amont des molécules efficaces et dont la toxicité n’est pas avérée.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose/effet ou la comparaison par rapport à une substance de référence. Un effectif acceptable sera défini afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. En fonction des paramètres étudiés, les tests paramétriques ou non paramétiriques pertinents seront appliqués. Aussi, autant que cela sera possible sans affecter le bien-être des animaux, des prélèvements sanguins en cours d'étude seront envisagés, permettant ainsi de collecter des données biochimiques sur la molécule testée sans utiliser un plus grand nombre d'animaux.

Raffinement

Le raffinement des méthodes expérimentales pour réduire au maximum la souffrance animale est mis en oeuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis, permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse dépassant le cadre de l'étude. En cas de doute sur l’état général de l’animal, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement jusqu'au retour aux paramètres physiologiques normaux (ou attendus) ou jusqu’à atteinte des points limites. Un formulaire interne spécifique à l’espèce sera alors complété adin de prendre les bonnes décisions en évitant toute souffrance animale. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans l'hébergement des animaux (e.g. objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères...). Pour la procédure nécessitant une phase chirurgicale, les animaux sont anesthésiés et analgésiés, le programme d’anesthésie et d’analgésie étant défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. De plus, la phase de chirurgie est raffinée au maximum, par la mise à disposition d’oxygène ou air ambiant à concentration ajustable, de tapis chauffants et/ou de lampes chauffantes et de soins post-opératoires complets. En cas de prélèvements de sang, une anesthésie légère de type isolflurane sera appliquée afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance.

Choix des espèces

Les rongeurs (rats et souris) demeurent l'espèce privilégiée pour évaluer l'efficacité de nouveaux médicaments dans le modèle d'encéphalomyélite auto-immune expérimentale. Le modèle d’encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE) chez le rongeur reproduit plusieurs aspects fondamentaux de la SEP : infiltration lymphocytaire dans le système nerveux central (SNC), démyélinisation, lésion de l’axone des neurones et déficits moteurs. De plus, les réactifs immunologiques disponibles (anticorps, sondes, lignées cellulaires) sont abondants et bien validés chez la souris et le rat. Principalement rongeurs (rats, souris) sevrés, âge variant entre 3 semaines et 2 ans, conformément à la litérrature scientifique.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
Souris : 4864
Souffrances
▲ -
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▲ 4864
▲ -
Devenir
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 4864

Trente-trois séances de contention dans le noir, la queue glissée dans un manchon de mesure, répétées trois jours d'affilée toutes les quatre semaines de la douzième à la cinquante-deuxième semaine de vie : 4 864 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélèvement d'organes. Certains groupes reçoivent une alimentation très riche ou très pauvre en sel, ou un glucocorticoïde dans l'eau de boisson, pendant deux semaines. Le projet porte sur le rôle de trois gènes dans la fonction de la glande surrénale et l'hypertension artérielle, que le porteur juge "impossible à analyser in vitro". L'effectif par groupe double, de huit à seize souris, parce que la surrénale est trop petite pour être coupée en deux et fournir assez de matériel.

Objectifs

L’hypertension artérielle est un facteur de risque cardiovasculaire qui affecte jusqu’à 45% de la population. Bien qu’il existe un large arsenal thérapeutique, le contrôle optimal de la pression artérielle n’est pas atteint chez quasiment deux tiers des patients. Ces dernières années des gènes responsables d’hypertension ont été identifiés ainsi que des gènes de prédisposition au développement de formes secondaires d’hypertension artérielle. L’étude du rôle de ces gènes est indispensable pour mieux comprendre les causes de cette hypertension artérielle et identifier de nouvelles cibles thérapeutiques plus efficaces. L’objectif de ce projet est d’étudier le rôle de trois nouveaux gènes et de l’interaction de deux de ces gènes identifiés comme jouant un rôle dans le développement d’hypertension artérielle et dans la réponse physiologique de la glande surrénale à des modification de l’apport sodé ou en glucocorticoïdes.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de comprendre le rôle de différents gènes identifiés comme impliqués dans l’hypertension dans la réponse adaptative aux variations des apports sodés ou des apports en glucocorticoïdes. Une meilleure compréhension des mécanismes responsables du développement de certaines formes d’hypertension artérielle permettra d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et ainsi d’améliorer la prise en charge de patients.

Procédures

Des mesures de pression artérielle sur souris vigile seront réalisées toutes les 4 semaines chez des souris de 12 à 52 semaines : L’animal sera placé dans un dispositif de contention, dans le noir. La queue de l’animal sera placée dans le manchon (« capteur de pouls ») afin d’enregistrer la pression. L’ensemble du protocole dure environ 15 minutes et est répété 3 jours d’affilé. Ce geste sera répété toutes les 4 semaines, soit 33 fois au cours de la vie de l'animal. Certains groupes d’animaux recevront une alimentation riche ou pauvre en sel ou un glucocorticoîde dans l’eau de boisson pendant 2 semaines. Un prélèvement unique de sang sera réalisé sous anesthésie profonde. Ce geste dure 1 minute). L’injection du mélange anesthésique sur souris vigile, réalisé avant le prélèvement de sang dure moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

La contention de l’animal lors des mesures de pression artérielle peut engendrer un stress. L’injection du mélange anesthésique peut entrainer une douleur et un stress de courte durée. Le prélèvement de sang ainsi que la contention pré anesthésie peuvent occasionner une douleur et un stress de courte durée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever différents organes qui seront analysés par différentes approches.

Remplacement

Bien que des approches in vitro aient été développées pour étudier la fonction de gènes impliqués dans le développement de l’hypertension ou de gènes de prédisposition au développement de l’hypertension, le modèle animal seul permet de reproduire la complexité des réactions mises en jeu dans le développement de l’hypertension.

Réduction

A partir de données de la littérature, de l’expérience du laboratoire et des analyses de puissance statistique, il a été déterminé un nombre minimum de 8 souris par groupe expérimentale. Cependant la taille de la surrénale ne permet pas de couper le tissu en deux pour réaliser toutes les expériences souhaitées sur un même tissu. Il est donc nécessaire de prévoir 16 animaux par lot au lieu de 8 pour avoir assez de matériel et garantir une analyse statistique fiable. Les analyses observationnelles seront complétées et vérifiées par les approches in vitro.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cages enrichies dans l’animalerie où les conditions d’hébergement et d’élevage sons standardisées et contrôlées durant toute la vie de la souris. Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. La souffrance animale sera réduite au maximum par l’utilisation d’analgésiques adaptés. Une surveillance journalière sera mise en place et une grille d’évaluation établie afin de permettre de mettre fin à l’expérimentation de façon anticipée. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par les expérimentateurs ou par le personnel technique qualifié de l’animalerie pour repérer l’éventuelle apparition de signes de souffrance ou de mal-être.

Choix des espèces

La souris (Mus Musculus) est un modèle de choix, en raison de ses caractéristiques génétiques et physiologiques proches de l'homme, ainsi que la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. Ce raisonnement s'applique tout particulièrement à l'étude de l’hypertension artérielle, maladie complexe et impossible à analyser in vitro. Afin de pouvoir suivre le développement post-natal de la glande surrénale ainsi que l’effet de différents régimes sodés ou de l’apport en glucocorticoïdes, il est nécessaire d’utiliser des animaux jeunes, entre 2 et 9 semaines. Au-delà, un cycle complet de transdifférenciation du cortex de la surrénale a eu lieu et les analyses sont donc moins pertinentes. Le développement d’une hypertension artérielle est un processus long, justifiant de suivre les souris sur plusieurs mois (jusqu’à l’âge de 52 semaines).

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 2569
Souffrances
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▲ 84
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Devenir
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 2569

Une capsule contenant des larves ou des nymphes de tiques infectées, collée sur le dos sous anesthésie : 2 569 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le projet cherche à savoir comment le fond génétique de l'hôte modifie la sensibilité à un flavivirus neurotrope transmis par les tiques, et la capacité des souris à le retransmettre à des tiques saines. Chaque animal peut aussi recevoir une injection du virus, subir jusqu'à quatre prises de sang en quinze jours et rester isolé cinq jours pour éviter que ses congénères n'arrachent la capsule, le porteur admettant une perte de poids, une apathie et une paralysie possibles. Aucune souris ne sort vivante du protocole, parce qu'elles portent des pathogènes dangereux pour l'humain et parce que leurs tissus sont prélevés après la mort.

Objectifs

L’objectif global de ce projet est d’étudier le rôle du fond génétique de l’hôte dans la sensibilité à l’infection par les virus transmis par les tiques, le virus étudié neurotrope émergent en Europe. Ce virus peut provoquer des atteintes neurologiques sévères chez l’humain, dont les mécanismes physiopathologiques demeurent encore largement méconnus. En particulier, les troubles neurocomportementaux pouvant survenir à la suite de l’infection, ainsi que les modalités de transmission du virus entre l’hôte et le vecteur, restent à élucider. Ce projet, prévu sur une durée de 5 ans, vise à mieux comprendre comment la variabilité génétique de l’hôte influence à la fois la gravité de l’infection et la dynamique de transmission du virus entre tiques et souris. Plus précisément, les objectifs scientifiques de ce projet sont les suivants : 1. Identifier les différences de sensibilité à l’infection systémique par les virus transmis par les tiques entre différentes lignées de souris, notamment en ce qui concerne la charge virale dans certains organes, les symptômes cliniques, la virémie et la survie. 2. Caractériser la variabilité de la réponse des souris à une infection par exposition à des tiques infectées, en reproduisant les conditions naturelles de transmission. 3. Déterminer la capacité des souris infectées à transmettre le virus à des tiques naïves, en fonction de leur fond génétique. 4. Mettre en évidence les variants génétiques de l’hôte associés à une forme grave ou légère de la maladie, ainsi qu’à une meilleure (ou moindre) transmission du virus aux tiques. 5. Identifier les lignées les plus pertinentes pour servir de modèles expérimentaux dans l’étude de la pathogénie et de la transmission des virus transmis par les tiques.

Bénéfices attendus

À court terme, ce projet permettra d’identifier des lignées de souris particulièrement sensibles ou résistantes à l’infection par les virus transmis par les tiques, qui constitueront des modèles pertinents pour étudier la physiopathologie de l’infection neuroinvasive induite par ces virus. Ces modèles pourront également être exploités pour le développement de stratégies préventives ou thérapeutiques, notamment dans le contexte du renforcement de la surveillance du virus étudié en Europe. Le projet apportera par ailleurs des informations précieuses sur l’impact du fond génétique de l’hôte dans la sensibilité à l’infection et dans la capacité de transmission du virus aux tiques. L’analyse des profils génétiques des lignées de souris sensibles ou résistantes permettra d’identifier de nouveaux gènes ou variants associés à la pathogénie ou à la transmission virale. À plus long terme, ces travaux contribueront à améliorer la compréhension des mécanismes biologiques impliqués dans les infections virales transmises par les tiques, en particulier ceux responsables de la neuroinvasion et des formes cliniques sévères. Si le virus étudié constitue le virus central de l’étude, les connaissances générées pourront également éclairer les processus pathogéniques d'autres virus neurotropes de la même famille transmis par les tiques, qui partagent des caractéristiques virologiques, écologiques et cliniques. Cela représente un enjeu de santé publique majeur, dans un contexte d’expansion géographique du virus étudié en Europe, favorisée par les changements environnementaux, la dynamique des populations de tiques et l’augmentation des cas humains autochtones. Les résultats obtenus pourront ainsi être transposés à d’autres virus apparentés ou à d'autres systèmes vecteur-hôte, apportant une valeur à la fois fondamentale et appliquée à l’ensemble du champ des maladies infectieuses émergentes. .

Procédures

Une partie des souris sera infectée avec un virus transmis par les tiques, par injection, réalisée une seule fois et d’une durée de quelques secondes. L’autre partie sera infectée par piqûre de tiques placées dans une capsule fixée sur le dos de l’animal. Enfin, des souris préalablement infectées seront équipées d’une capsule permettant l’exposition de tiques non infectées. La pose et la dépose de la capsule se feront sous anesthésie, pour une durée d’environ 20 minutes. Durant la période où la capsule sera placée sur les souris, les animaux seront hébergés individuellement pour une durée maximale de 5 jours. Des prises de sang seront réalisées, au maximum 4 prélèvements sur 15 jours consécutifs, chaque prélèvement durant environ 30 secondes. Les volumes et la régularité des prélèvements seront adaptés en fonction du volume sanguin déjà prélevé par les tiques. Des pesées seront également réalisées au minimum tous les 3 jours afin de contrôler l’évolution de la courbe de poids, chaque pesée durant environ 30 secondes.

Impact sur les animaux

Le projet s'articule autour de 3 procédures de sévérité modérée. Dans certains cas, l'infection aura un impact très modéré sur l'état de santé des souris, avec une perte de poids inférieure à 5% et transitoire (quelques jours). Dans d'autres cas, les souris pourront développer une perte de poids plus importante dont l’ampleur sera à déterminer, une apathie et des troubles neurologiques tels qu’une paralysie. Un stress physique d’environ 5 minutes pourra être ressenti lors de la prise de sang et des injections, accompagné d’une douleur de type piqûre, de courte durée (environ 3 secondes) et d’intensité légère. Une anesthésie fixe par injection d'une durée d’environ 20 minutes sera induite, pouvant s’accompagner d’un stress physique transitoire au moment de l'injection. Une capsule destinée à contenir les tiques (larves ou nymphes) sera fixée sur la peau à l’aide d’une colle non toxique. Cette capsule pourra occasionner une gêne les 2 à 3 premiers jours, le temps que l’animal s’y habitue. Afin de prévenir le retrait de la capsule par un congénère, un hébergement individuel temporaire (maximum 5 jours) de l’animal sera nécessaire, ce qui pourra être à l’origine d’un stress social. Lors de la pose des tiques dans la capsule un stress physique ponctuel de quelques minutes pourra être observé.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car ils seront infectés par des pathogènes dangereux pour l’Homme et/ou feront l’objet de prélèvements de tissus post-mortem.

Remplacement

Les phénomènes biologiques que nous devons étudier se développent au niveau de l’organisme entier (développement de l'infection, réponse immunitaire, conséquences neurocomportementales) voire à l’interface entre deux organismes indépendants (transmission du virus entre la souris et la tique et imposent donc de recourir à des modèles animaux vivants. Des approches alternatives, telles que les cultures cellulaires, les organoïdes ou les modèles ex vivo, seront utilisées autant que possible en amont ou en complément des expérimentations in vivo. Ces méthodes permettent une analyse fine et contrôlée des mécanismes cellulaires et moléculaires de l’infection, notamment l’entrée virale, la réplication, la réponse immunitaire innée ou encore les effets dans des tissus cibles comme le cerveau. Elles offrent également la possibilité de tester un grand nombre de conditions expérimentales en limitant l’usage d’animaux, conformément aux principes des 3R. Cependant, ces approches ne permettent ni de simuler la transmission naturelle du virus par la piqûre de tique, ni d’appréhender les effets systémiques de l’infection sur l’ensemble de l’organisme, en particulier les manifestations neurologiques complexes. Elles ne reproduisent pas non plus la diversité génétique des individus ni les interactions dynamiques entre vecteur, virus et hôte dans leur environnement physiologique complet. La souris est l’espèce la plus adaptée pour ce projet, car elle constitue à la fois un modèle expérimental puissant grâce à la diversité génétique disponible et un réservoir naturel connu pour le virus étudié dans certaines régions. Cela en fait un modèle biologiquement pertinent pour étudier l’infection, sa transmission par les tiques, et les facteurs génétiques impliqués dans la sensibilité.

Réduction

L’étude de la charge virale dans le sang ou les tissus d’une lignée donnée, comme nous l’avons observé dans de précédents travaux sur un autre virus, pourra généralement être menée avec 5 à 7 souris par groupe. La virémie du virus étudié étant légèrement plus faible, un effectif de 7 souris par groupe a été retenu. Celui-ci pourra néanmoins être ré-évalué au cours des procédures selon les premiers résultats et estimations de la variabilité observée. Les procédures impliquant la transmission par des tiques nécessiteront une planification rigoureuse, dans la mesure où l’efficacité de la transmission peut varier en fonction de la souche de souris, du nombre de tiques appliquées et du délai post-infection. Ces facteurs seront mesurés et pris en compte lors des analyses statistiques La conception expérimentale reposera systématiquement sur une analyse statistique préalable, afin d’optimiser le nombre et la répartition des animaux par groupe, tout en évitant les biais, liés à la cage et à la portée principalement. Les données obtenues seront analysées avec des tests statistiques appropriés, de type modèles mixtes afin de prendre en compte la structure des données. Lorsque nécessaire, des experts en biostatistique seront consultés pour affiner les plans expérimentaux ou nous accompagner dans l'analyse des données. Pour les modèles où une absence de différence entre sexes a déjà été établie, et afin de simplifier les manipulations, certaines procédures ne seront réalisées que sur un seul sexe. Les deux sexes seront néanmoins utilisés pour valider les résultats et dans les procédures où une différence pourrait être attendue. Certaines expériences pourront être répétées, mais uniquement si cela est indispensable pour valider des résultats ou confirmer une observation inattendue. Ces cas sont justifiés dans le détail de chaque procédure.

Raffinement

Toutes les procédures seront mises en œuvre avec une attention particulière portée à la limitation de la douleur et de la détresse des animaux. Les manipulations telles que les injections par voie systémique ou les prélèvements sanguins entraînent une douleur passagère et légère, ne justifiant pas l’usage d’anesthésie ou d’analgésie. Dans la plupart des cas, l’infection aura un impact très modéré sur l’état de santé des souris. Dans d’autres cas, les souris pourront développer une perte de poids plus importante, une apathie ou des troubles neurologiques tels qu’une paralysie. Les animaux infectés seront surveillés quotidiennement pendant la période symptomatique, avec plusieurs points limites prédéfinis : un score clinique basé sur cinq critères, ainsi qu’un suivi de la perte de poids. Un gel nutritif sera placé dans les cages dès l’apparition de signes d’affaiblissement ou de paralysie, afin de garantir un accès facile à la nourriture pour les animaux les plus atteints. Lors des procédures impliquant des tiques, les souris seront anesthésiées pour permettre la pose d’une capsule contenant les tiques sur leur dos. Cette méthode permettra d’assurer une fixation efficace des tiques dans des conditions indolores et sécurisées, tout en empêchant leur dispersion et en limitant le stress des animaux. Les souris porteuses de tiques seront hébergées individuellement pendant la durée de l’exposition. Afin d’atténuer l’impact de cet hébergement individuel passager, un enrichissement environnemental adapté sera systématiquement mis en place. Chaque cage sera équipée de matériaux de nidification, d’objets à ronger et d’objets de manipulation, avec des aménagements renouvelés régulièrement afin de maintenir une stimulation suffisante, sans compromettre la fixation de la capsule. Après le repas sanguin des tiques, si besoin les souris seront réhydratées pour compenser la perte volémique. Les protocoles seront régulièrement réévalués afin d’intégrer les améliorations possibles en matière de bien-être animal.

Choix des espèces

La souris est un modèle validé pour l’étude des virus transmis par les tiques, car elle reproduit fidèlement plusieurs aspects de la physiopathologie humaine, y compris les signes cliniques et les atteintes neurologiques. Espèce réservoir naturelle du virus étudié, elle permet d’explorer les interactions hôte–virus–vecteur et la dynamique de transmission entre tiques et mammifères. Ce modèle sert aussi à l’étude d’autres virus neurotropes de la même famille, responsables d’encéphalites chez les rongeurs. Il offre une approche comparative des mécanismes d’infection, de pathogénicité et de persistance virale. La souris facilite l’infestation expérimentale par tiques infectées, rarement réalisable dans d’autres modèles, et dispose d’outils génétiques avancés pour analyser l’impact du fond génétique sur la sensibilité à l’infection. Enfin, la manipulation du virus exige un confinement strict, techniquement plus simple avec la souris qu’avec des espèces animales plus grandes ou difficiles à gérer. Pour la plupart des procédures, nous utiliserons des souris jeunes adultes (5-7 semaines) ou adultes (8-16 semaines) en nous basant sur la littérature et sur notre propre expérience concernant leur sensibilité au virus.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 57
Souffrances
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Devenir
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 57

Les souris qui perdent plus de 20 % de leur poids sont mises à mort, le poids n'étant relevé qu'une fois par mois. 57 souris déficientes en lipase hormono-sensible vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour analyser l'expression de leurs gènes. Vigiles, elles subissent des évaluations comportementales et motrices de cinq à trente minutes chacune sur quatre jours, avec préhension d'une à cinq minutes et stimulations électriques, sans qu'aucun test soit nommé. Le porteur qualifie le stress lié à ces dispositifs de "léger à modéré", et écrit ailleurs que les mêmes tests génèrent "peu de stress".

Objectifs

La quantité et la distribution de la masse grasse évolue au cours de l’âge. Les souris déficientes en HSL présentent moins de masse grasse répartie différement que les souris contôles. L’objectif est de déterminer les liens entre masse grasse (caractéristiques du tissu adipeux) et le déclin fonctionnel lié au vieillissement par phénotypage comportemental. Ces travaux peuvent déboucher sur l’identification de nouveaux biomarqueurs de fragilité.

Bénéfices attendus

Au cours du vieillissement, les tissus adipeux sont affectés précocémment par les phénomènes de sénescence cellulaire. Cette étude permettra d’avoir une compréhension plus fine des processus de vieillissement dans les tissus adipeux, de déterminer l’importance de l’évolution de la masse grasse dans les complications liées à l’âge et d’identifier des marqueurs et des facteurs de risque précoces.

Procédures

Les animaux vigiles seront soumis à une série d'évaluations comportementales et motrices, d'une durée de 5 à 30 minutes chacune, et réparties sur 4 jours non consécutifs.

Impact sur les animaux

Les tests expérimentaux utilisés pour cette étude génèrent un certains niveau de stress : préhension de une à cinq minutes lors de la mise en place des animaux dans les dispositifs de comportement ainsi que des stimulations électriques. Les tests expérimentaux utilisés pour cette étude génèrent un stress léger à modéré lié notamment à la mise en place des animaux dans les dispositifs de comportement et l'exploration d'un nouvel environnement non familier.

Devenir

Les animaux seront mis à mort et les tissus seront récupérés afin de réaliser des analyses d’expression des gènes.

Remplacement

Ce projet vise à étudier l'impact de la masse grasse sur les capacités globales des individus âgés, notamment les fonctions physiques et mentales. Pour répondre à cette question, l'étude nécessite un organisme vivant et intact capable d'intégrer des processus physiologiques complexes (métabolisme, vieillissement) et de manifester des comportements. Or, les tests comportementaux utilisés pour évaluer ces processus ne peuvent être reproduits par des approches sur cultures cellulaire. L’utilisation d’un modèle animal demeure indispensable pour cette étude, car il n’existe à notre connaissance aucun modèle alternatif reproduisant les effets du vieillissement et permettant une comparaison avec des modifications de la répartition des tissus graisseux (lipodystrophie). Le modèle de la souris a été choisi en raison de son espérance de vie plus courte et de la similarité de ses processus physiologiques avec l'Homme. Cette approche in vivo est la seule manière fiable et peu invasive d'étudier l'interaction entre la masse grasse et le déclin fonctionnel.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum en se basant sur les données de la littérature et ce nombre a été corrigé par un calcul de puissance statistique.

Raffinement

Les tests expérimentaux utilisés pour cette étude génèrent peu de stress (préhension lors de la mise en place des animaux dans les dispositifs de comportement). Une habituation aux gestes de manipulation sera effectuée avant chaque lot de tests pour limiter le stress généré par l’expérimentateur. De plus, Les animaux seront suivis quotidiennement afin d'identifier le plus précocement possible tout signe de souffrance ou de stress. Si l’animal présente des signes de détresse, comme une diminution modérée du poids corporel (en 10 et 20%), ou une aggressivité inhabituelle ou une prostration, l’animal sera placé en surveillance rapprochée. Des mesures de renforcement de l’enrichissement peuvent être mis en place comme la nourriture liquide, nidification supplémentaire. Si les signes persistent ou s’aggravent, l’animal sera temporairement exclu de l’étude et recevra si nécéssaires des soins adaptés. Si l’animal présentent des singes cliniques critiques ou irréversibles comme l’apathie, la perte de poids >20% (poids mesurés tous les mois), difficultés de déplacements, alors l’animal sera mis à mort.

Choix des espèces

Lors de ce projet, nous cherchons à étudier les capacités d’un individu d’âge avancé en fonction de la quantité de masse grasse. Cela nécessite de l’étudier sur des organismes vivants, humains ou modèles animaux. La souris semble un choix plus approprié pour cette étude grâce à l’espérance de vie plus courte et des processus physiologiques similaires à l’Homme. Pour étudier la fragilité et les processus de vieillissement, une évaluation initiale sera effectuée à l'âge adulte (12 mois). L'objectif est d'identifier des marqueurs précoces liés à ces phénomènes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 1008
Souffrances
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▲ 1008
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Devenir
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 1008

Jusqu'à six injections par animal, des tests de suspension et d'agrippement répétés treize fois sur quatre mois, puis une chirurgie de vingt minutes sans réveil pour mesurer la contractilité du muscle : 1 008 souris porteuses d'une mutation myopathique vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour analyses moléculaires et histologiques des muscles injectés. Le projet vise à optimiser une thérapie génique que l'équipe dit avoir déjà validée dans le muscle, l'administration par voie sanguine ayant échoué lors des essais antérieurs. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de poursuivre dans ce modèle et que seule l'injection dans le sang permettra de vérifier l'effet à l'échelle d'un "organisme entier". La lignée fait l'objet d'une autorisation d'élevage pour phénotype dommageable, alors que le même document décrit des souris au comportement locomoteur, au poids, à la longévité et à la fertilité comparables à ceux des souris non modifiées.

Objectifs

Nous développons des approches thérapeutiques pour une maladie génétique rare du muscle, causée par des mutations dans un gène codant une protéine impliquée l’entrée et le transport de vésicules à l’intérieur de la cellule. Nous avons démontré que l'injection dans le muscle d’un virus thérapeutique exprimant une molécule ciblant la forme mutée de la protéine permet de restaurer la structure et la fonction du muscle dans un modèle murin de la maladie, lorsqu’elle est administrée à l’âge d’un mois. Cependant, le traitement est moins efficace chez les souris plus âgées qui présentent une atteinte musculaire plus prononcée. Par ailleurs, les essais d’administration systémique visant à traiter l’ensemble des muscles via la circulation sanguine se sont révélés inefficaces, même chez les souris âgées d’un mois. L’expression de la molécule thérapeutique dans la cellule par l’intermédiaire d’un vecteur viral est dépendante de son entrée dans la cellule et de son transport jusqu’au noyau. Nos travaux antérieurs ont montré que le vecteur est moins bien acheminé chez les souris malades et que ce phénomène s’empire avec la progression de la maladie. Ainsi la pathologie elle-même, semble compromettre l’efficacité de l’administration du traitement. L’objectif de ce projet est d’évaluer des stratégies thérapeutiques alternatives permettant d’acheminer efficacement la molécule de thérapie génique, notamment à travers l’utilisation de différentes combinaisons de vecteurs viraux ou non viraux.

Bénéfices attendus

Il s’agit d’une maladie neuromusculaire rare et invalidante (prévalence estimée inférieure à 1 pour 100 000 naissances), pour laquelle aucun traitement curatif n’est actuellement disponible. La faiblesse musculaire progressive entraîne une perte d’autonomie, altérant significativement la qualité de vie des patients et nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire. La réussite de ce projet représentera une avancée cruciale dans l’évaluation préclinique de notre molécule et permettra d’envisager le développement de traitements qui, à ce jour, n’existent pas pour les patients atteints de cette maladie. Par ailleurs, ce travail enrichira notre compréhension des différentes voies d’administration (virale et non virale) de thérapies géniques dans un contexte où la transduction virale est altérée. Les stratégies optimisées et les données générées pourront être extrapolées à d’autres pathologies caractérisées par des défauts similaires de délivrance du vecteur, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives thérapeutiques

Procédures

Toutes les souris participant à cette étude recevront une thérapie via différentes voies d’injections (entre 1 à 6 injections maximum par souris selon le protocole suivi) réparties sur plusieurs semaines. Suivant la voie, les animaux seront vigiles ou anesthésiés. L’acte technique dure 2 minutes maximum et sera répété 6 fois maximum. Afin d’évaluer la force musculaire des animaux et donc l’efficacité des thérapies testées, certains animaux suivront des tests de force non invasifs (capacité à s’agripper ou à se suspendre). Les animaux seront vigiles lors de ces tests, chaque test pourra durer 5 minutes maximum et ils seront répétés 13 fois maximum sur 4 mois. Tous les animaux auront une chirurgie en phase terminale sans réveil afin de tester la contractilité musculaire. Cette chirurgie sera réalisée sous anesthésie et analgésie et durera 20 minutes. Les animaux seront ensuite euthanasiés par une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

La lignée de souris présente un phénotype dommageable. Les souris hétérozygotes développent progressivement une atrophie et une faiblesse musculaire (mais sur certain muscle uniquement et après mesure spécifique de la force). Elles n’ont pas d’autre signe clinique, et présentent un comportement locomoteur, un poids, une longévité et une fertilité comparables à ceux des souris non génétiquement altérées. Les manipulations nécessaires aux différentes procédures peuvent provoquer un léger stress chez l’animal. Les différentes injections dureront quelques minutes et sont susceptibles d’occasionner une douleur au moment de l’injection et, secondairement, un saignement et/ou hématome, une inflammation locale et rarement une infection. Les administrations répétées comportent un faible risque de péritonite. L’anesthésie gazeuse utilisée peut entraîner une perturbation de la thermorégulation et, dans de rares cas, une détresse cardio respiratoire. Les tests comportementaux de 5 minutes maximum pourront engendrer de la fatigue musculaire. Enfin, une chirurgie sans réveil sera effectuée sur certains animaux, l'anesthésie pourra engendrer une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse respiratoire.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés en fin de protocole selon la réglementation en vigueur pour études moléculaires et analyses histologiques des muscles injectés.

Remplacement

L’efficacité et l’absence de toxicité de notre approche thérapeutique ont été démontrées au préalable sur des cellules de patients en culture. La validité du modèle de souris de la maladie est reconnue par les experts du domaine et par plusieurs publications dans des articles à comité de lecture ainsi que par des présentations lors de congrès internationaux. Nous avons préalablement démontré l’efficacité et l’innocuité de l’approche dans le muscle de souris du modèle en utilisant un vecteur de type virus thérapeutique. Le but de ce projet est l’optimisation de cette thérapie dans le modèle de souris en testant différent véhicule pour délivrer le médicament dans tout l’organisme. Il est indispensable pour le développement préclinique de la molécule de poursuivre l’étude dans ce modèle. Seule l’administration du traitement dans le système sanguin permettra de vérifier son efficacité et sa potentielle toxicité à l’échelle d’un organisme entier.

Réduction

Le nombre maximal théorique de souris impliquées si toutes les procédures sont réalisées est de 1008. La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et nos études précédentes afin de nous permettre d’évaluer de façon correcte les paramètres observés. Des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. La réalisation des procédures et des étapes à l’intérieur des procédures seront réalisées de manière successive et adaptative, dans un ordre permettant de limiter le nombre d’animaux en fonction des résultats positifs ou négatifs. Les organes et tissus de souris issus de ce projet seront conservés en banque pour d’autres projets de l’équipe, évitant ainsi de nouveau prélèvements. Grâce à ces mesures de réduction, nous limitons au strict nécessaire le nombre d’animaux utilisés, tout en conservant la validité statistique et scientifique de chaque protocole.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour. Un enrichissement de leur environnement est mis place avec au moins 2 éléments aux choix : lanières de papier Kraft, maisons en carton, tunnel en carton ou carré de coton compacté. L’entretien des animaux ainsi que les expériences seront réalisés par un personnel titulaire des autorisations et formations nécessaires. Le projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal. Les injections seront réalisées sous anesthésie gazeuse pour éviter toute douleur ou gêne, elles durent moins d’une minute par souris. Une analgésie sera pratiquée avant certaines injections pour éviter toute gêne. L’anesthésie gazeuse est réalisée en maintenant la thermorégulation en utilisant un tapis chauffant. Les jours suivants les injections une surveillance renforcée des souris sera exercée par l’animalier en charge de la lignée ou les personnes en charge des protocoles. Les mesures de forces sont non invasives et seront réalisés entre 1 et 13 fois maximum par souris afin de limiter un stress répété. Les mesures de forces en fin de projet seront réalisées sous anesthésie et analgésie et sans réveil. Les animaux ne développent habituellement pas de phénotype conduisant à une diminution de leur locomotion mais le cas échéant, de la nourriture hydratée sera disposée au fond de la cage pour améliorer la prise alimentaire. La lignée fait l’objet d’une autorisation d’élevage pour phénotype dommageable. Dans toutes les procédures, des modifications importantes de comportement laissant supposer une douleur excessive (retrait ou vocalisation excessive à la manipulation, prostration ou agitation anormale) seront considérées comme points limites et critères d’arrêt en cours d’expérimentation et conduira à l’euthanasie des animaux concernés.

Choix des espèces

Le modèle de souris utilisé est le plus adapté pour développer et tester notre traitement, car la molécule étudiée cible précisément la mutation génétique présente chez ces animaux. Il s’agit du plus petit modèle de mammifère reproduisant cette myopathie, reconnu par les experts du domaine et largement utilisé dans des études publiées et présentées lors de congrès internationaux. Nous avons déjà montré que le vecteur viral thérapeutique que nous utilisons est sûr et efficace dans le muscle de ces souris. Il est donc indispensable, à ce stade du développement préclinique, de poursuivre les tests dans ce modèle afin d’optimiser l’efficacité du traitement et de vérifier l’absence d’effets indésirables sur l’ensemble de l’organisme, après une injection dans le sang. Les souris de ce modèle développent progressivement des symptômes musculaires à partir d’un mois, qui s’aggravent jusqu’à environ huit mois. Cependant, leur déplacement, leur fertilité et leur durée de vie restent normaux. Nos travaux précédents ont montré qu’entre un et deux mois, un défaut apparaît dans le transport du vecteur thérapeutique à l’intérieur des cellules, et que ce défaut s’accentue avec la progression de la maladie. Les procédures seront réalisées sur des souris adultes âgées de 1 à 6,5 mois. Les souris âgées d’un mois serviront à évaluer la capacité de nos approches à améliorer la diffusion du traitement dans tout l’organisme, tandis que celles de trois mois, présentant des signes intermédiaires de la maladie, permettront de mesurer l’efficacité du traitement pour stopper ou inverser son évolution.