Souris

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  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 132
Souffrances
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Devenir
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 132

Faire pousser un mélanome sous la peau de souris pour mesurer le rôle d'une protéine dans la réponse aux immunothérapies : 132 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modérée, toutes tuées à l'issue. Chaque souris reçoit sous anesthésie gazeuse une injection de cellules tumorales dans le flanc, une injection de lymphocytes dans une veine, puis trois injections d'un médicament dans l'abdomen. Sa tumeur est mesurée trois fois par semaine, avec une contention que le porteur décrit comme un stress léger, et une gêne possible autour de la tumeur. Les points limites sont annoncés comme précoces et prédictifs sans être précisés, et les tumeurs, rates et ganglions sont prélevés après la mise à mort.

Objectifs

Le mélanome, cancer de la peau le plus agressif, reste une maladie de mauvais pronostic malgré l’avancée révolutionnaire que constituent les immunothérapies du cancer. Notre projet vise à comprendre le rôle d’une protéine exprimée par les cellules immunitaires, dans la réponse à ces traitements. Pour ce faire, nous utiliserons des souris porteuses d’une ablation ou d’une sur-expression de notre protéine d’intérêt, afin de déterminer l’impact de ces modifications sur la progression du mélanome.

Bénéfices attendus

Nos travaux pourraient mettre en évidence un biomarqueur de réponse aux immunothérapies du cancer ainsi qu’une possible cible thérapeutique.

Procédures

Injection sous-cutanée dans le flanc, sous anesthésie gazeuse, de cellules tumorales (1x 2 minutes/souris) – Injection intraveineuse sous anesthésie gazeuse, de lymphocytes (1x 2 minutes/souris) – Injection intrapéritonéale de médicament (3x 30 secondes/souris)

Impact sur les animaux

Les volumes tumoraux sont évalués trois fois par semaine et nécessitent une contention de quelques secondes, pouvant engendrer un stress léger. Les injections peuvent entraîner des douleurs courtes au site d'injection. Possible douleur légère ou gêne autour de la tumeur.

Devenir

Afin d’effectuer des analyses sur les tumeurs, rates et ganglions lymphatiques, les souris seront mises à mort et ces tissus seront prélevés pour analyse. Ceci permettra de documenter la fonction de la molécule d’intérêt non seulement dans la croissance tumorale mais aussi dans la composition et distribution du microenvironnement immunitaire.

Remplacement

Nous avons tout d’abord effectué un certain nombre d'expériences in vitro et in silico qui suggèrent un rôle de notre protéine d’intérêt dans l’activité anti-tumorale des cellules immunitaires. Néanmoins à notre connaissance, et malgré les progrès récents dans les domaines de la culture cellulaire et de la biologie computationnelle, les interactions entre les cellules tumorales, immunitaires et leur microenvironnement, ne peuvent actuellement pas être remplacées par des systèmes in vitro fiables.

Réduction

Le nombre de souris par groupe a été défini à minima afin de permettre une analyse statistique des résultats. Notre analyse statistique a priori se base sur des données bien établies de la littérature.

Raffinement

Les protocoles que nous suivrons sont bien établis pour réduire au maximum la douleur et l’angoisse. De plus un suivi adapté des points limites précoces et prédictifs (3 fois par semaine), et la manipulation des animaux par des personnes compétentes, permettent de limiter la douleur ou souffrance des souris, via notamment l’anesthésie gazeuse et un anesthésique local. Pour garantir le bien-être animal, un enrichissement (morceaux de coton, tunnel en carton, morceaux de bois) est ajouté à chaque cage. En cas d’altération du bien être ou de perte de poids limitée, de la nourriture liquide et de l’eau gélifiée pourront être utilisées. En cas de douleur détectable, un analgésique sera administré.

Choix des espèces

Le choix de l’expérimentation sur la souris est justifié par l’existence de différents modèles de mélanomes , de souris transgéniques, et de protocoles bien établis dans la littérature, nous permettant de mesurer le rôle de la molécule d’intérêt dans l’efficacité des immunothérapies.. Les méthodes de scoring et les points limites sont également très bien établis. Les souris seront âgées de 7 à 12 semaines, ce qui correspond à un état de maturité du système immunitaire. L’âge sera homogène dans chaque procédure.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Souris : 126
Souffrances
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Devenir
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126 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées, 114 dans des procédures d'un niveau de souffrance modérée et 12 dans des procédures légères. Chacune reçoit une greffe de cellules tumorales sous la peau du flanc, dix-huit administrations par voie orale d'un premier anticancéreux, quatorze injections dans l'abdomen d'un second, une injection intraveineuse derrière l'œil sous anesthésie, et sa tumeur est mesurée au pied à coulisse jusqu'à sept fois par semaine. Le projet est réalisé pour un client dont la molécule, couplée à un élément radioactif, doit détruire les cellules cancéreuses. Le porteur écrit que le nombre d'animaux par groupe est déterminé par ce client, et qualifie le candidat médicament de "connu pour ne pas présenter d'effets délétères".

Objectifs

Chaque année, le cancer affecte des millions de personnes et représente la deuxième cause de décès dans le monde. Les modèles murins sont encore aujourd’hui indispensables en oncologie notamment pour comprendre la physiopathologie de ces maladies, trouver des thérapeutiques innovantes et évaluer leur efficacité. L’utilisation de radiopharmaceutiques (candidats médicaments détruisant les cellules cancéreuses quand il est apporté à la tumeur) est une nouvelle approche thérapeutique prometteuse. Notre projet vise à quantifier l’efficacité de la molécule thérapeutique fournie par notre client couplé à un élément radioactif pour le traitement de souris greffées avec des cellules cancéreuses. Ce traitement sera combiné à deux autres traitements anticancéreux complémentaires de la molécule thérapeutique et déjà utilisés en clinique humaine. Le but est d’évaluer le retard de croissance tumorale ou sa régression, ainsi que la toxicité éventuelle de l’association proposée. La molécule testée doit viser spécifiquement les cellules tumorales pour permettre à l’élément radioactif d’y accéder et de les détruire. Les deux anticancéreux permettent soit d’empêcher la réparation des cellules cancéreuses soit d’empêcher la croissance tumorale et potentialisent donc l’action de la molécule de notre client. Le candidat médicament, dilué dans un liquide respectant la physiologie de l’animal, a été testé chez notre client et est connu pour ne pas présenter d’effets délétères. Dans les essais de toxicologie préclinique, les deux anticancéreux ont montré des effets sur les paramètres hématologiques et biochimiques qui sont réversibles à la dose utilisée dans notre projet.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre de tester l’efficacité de la molécule thérapeutique de notre client couplée à un élément radioactif. Ce traitement sera combiné avec deux autres traitements anticancéreux complémentaires de la molécule thérapeutique. Le but est de trouver une nouvelle piste thérapeutique ciblée pour les cancers de type épithélial afin de la transférer en clinique en fonction de son efficacité et de sa toxicité éventuelle.

Procédures

Sur animal vigile : pesée (de 2 à 7 fois/semaine, 20 s) ; administration de composés thérapeutiques (Anticancéreux N°1 : per os, 18 fois et maximum 1 fois par jour, 15 s / Anticancéreux N°2 : intrapéritonéal, 14 fois et maximum 1 fois par jour, 15 s) ; greffe de cellules tumorales en sous-cutanée (flanc droit, 1 injection, 15 s). Sur animal anesthésié : administration de la molécule thérapeutique en intraveineuse retro orbitale (1 fois, 10 s); prélèvement de sang terminal en intracardiaque sous analgésie (1 fois, 5 min)

Impact sur les animaux

Stress lié à l’anesthésie gazeuse ; stress et douleur modérés liés à l’administration des molécules en intraveineuse, par gavage oral ou en intrapéritonéal ; stress lié à la manipulation vigile pour les pesées ou les mesures de tumeurs au pied à coulisse ; stress (ou gêne éventuelle) ou douleur légère liée à la pousse tumorale.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux de la procédure lorsque l’une des conditions ci-après est remplie : prélèvement d’organes ou de tumeur en cours de l’étude, atteinte d’un point limite justifiant la mise à mort de l’animal, fin de l’étude.

Remplacement

Les cellules ont préalablement fait l’objet de tests de cytotoxicité avec des traitements seuls de la molécule et son élément radioactif de notre client et en combinaison avec au moins l’un des anticancéreux, à différentes doses. Cependant, afin d’évaluer plus finement l’efficacité de ces molécules, il est nécessaire d’être en présence d’un système biologique complexe. De plus, dans le cadre de notre projet, nous devons vérifier que la molécule thérapeutique cible les cellules tumorales et suivre sa distribution dans d’autres tissus où il n’est pas souhaitable qu’elle soit en trop grande quantité. Il n’est pas possible aujourd’hui de faire ce suivi in vitro. L’animal semble donc être le modèle le plus pertinent pour ce type de traitement.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés par groupe est déterminé par le client par des méthodes classiques statistiques en fonction des résultats préalables qu'il a obtenu avec sa molécule d'intérêt et du modèle tumoral sélectionné (homogénéité de la croissance des tumeurs sous-cutanées). Ce nombre est réduit au minimum utilisable afin d'obtenir des données statistiquement relevantes.

Raffinement

Afin de réduire la douleur, la souffrance et l'angoisse au maximum, les animaux sont surveillés quotidiennement et des points limites les plus précoces possibles sont mis en place. Les animaux sont également hébergés en groupes sociaux harmonieux de 6 par cage maximum dans un environnement enrichi comme la réglementation l'exige. Toutes les cages de nos animaux contiennent trois enrichissements : tunnel placé en hauteur ou en bas en alternance, frisottis et coton ou buchette alternativement. Les injections et les prélèvements de sang effectués sur l’animal vivant le seront selon les bonnes pratiques de bien-être animal en termes de volumes, de matériel utilisé, d’anesthésie éventuelle et de préhension des animaux. Les injections intrapéritonéales seront faites avec l’aiguille la plus petite possible : une seringue à insuline 30 gauge par animal. Les injections per os seront faites avec une canule en plastique souple par animal. Les groupes recevant les traitements répétés feront l'objet d'une vigilance particulière sur les points limites décrits pour chaque administration. Enfin, les souris immunodéprimées seront hébergées dans des zones sanitairement contrôlées.

Choix des espèces

Le choix de la souris comme modèle in vivo est guidé par le haut niveau de similarité de sa biologie par rapport à l’homme, les outils et les structures disponibles pour sa manipulation et des temps de gestation et de sevrage courts. De plus, l’analogie fonctionnelle des systèmes immunitaires murin et humain et l’existence de lignées immunodéprimées et/ou génétiquement altérées font de la souris un modèle pertinent pour analyser l’efficacité de nouvelles thérapies anti-cancéreuses. Les souris seront utilisées à un âge compris entre 6 et 7 semaines lors de leur entrée en étude, âge auquel le système immunitaire de ces animaux est décrit comme mature.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 166
Souffrances
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Devenir
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76 souris seront transférées vers un autre projet, le porteur estimant le stress subi ici négligeable, et les autres seront tuées pour analyse de leurs tissus. 166 souris vont être utilisées au total, 52 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 114 dans des procédures modérées. Certaines sont opérées pendant deux heures à deux heures trente puis reçoivent trois injections, d'autres tiennent le rôle de souris stimulus et restent enfermées sous une coupelle pendant quatre séances de dix minutes, immobilisées, pendant qu'une congénère est observée. L'objet déclaré est de comprendre les bases neurobiologiques des difficultés sociales dans un modèle murin d'autisme, un travail que le porteur relie à l'inclusion des personnes neurodivergentes dans la société.

Objectifs

L’autisme est une condition neurodéveloppementale qui touche environ 3 % des enfants. Les déficits de la cognition sociale en constituent l’une des caractéristiques fondamentales et incluent, par exemple, une difficulté à accorder une importance appropriée aux signaux sociaux. Ce projet a pour objectif de mieux comprendre les bases neurobiologiques de ces altérations, afin de favoriser une compréhension approfondie de ces troubles et de proposer des approches thérapeutiques susceptibles d’améliorer la cognition sociale ainsi que l’intégration des personnes autistes dans la société.

Bénéfices attendus

L’autisme touche environ un enfant sur 31. Il s’agit d’une condition permanente ayant un impact significatif sur l’intégration sociale, professionnelle et éducative tout au long de la vie des personnes concernées. Une meilleure compréhension des modifications neurobiologiques à l’origine des difficultés spécifiques rencontrées par les personnes autistes pourrait conduire à de nouvelles approches thérapeutiques visant à atténuer les symptômes ou à en améliorer la prise en charge. Ces interventions pourraient avoir un effet positif sur la qualité de vie des personnes autistes ainsi que sur celle de leurs familles. Ce projet s’intéresse aux déficits en communication sociale, qui constituent l’une des caractéristiques diagnostiques principales de cette condition. Il offre ainsi l’opportunité de mieux comprendre l’autisme et de contribuer à l’enrichissement des connaissances sur la manière dont notre société peut devenir plus inclusive et accueillante envers les personnes neurodivergentes.

Procédures

Les animaux seront soumis à un test comportemental d’une durée de 22 minutes. Certains d’entre eux subiront une intervention chirurgicale d’une durée comprise entre 2 heures et 2 h 30, ainsi que des injections répétées (trois injections d’environ 20 secondes chacune). Par ailleurs, certains animaux seront confinés dans une coupelle pendant le test, pour un maximum de quatre séances de 10 minutes chacune, soit un temps total maximal de 40 minutes.

Impact sur les animaux

Certains animaux subiront une intervention chirurgicale susceptible d’entraîner une altération temporaire du bien-être dans les heures ou les jours suivant l’opération. Les effets indésirables potentiels incluent un inconfort, une fatigue, une douleur transitoire, un risque d’infection et une perte de poids. Ces animaux recevront également trois injections, chacune impliquant une contention de courte durée (20 secondes). Cette contention peut induire un stress modéré. Par ailleurs, certains animaux seront utilisés comme souris stimuli dans le cadre du test de préférence sociale. Cela implique leur confinement dans une zone restreinte à l’intérieur d’une coupelle pendant toute la durée de chaque session (10 minutes). Ce confinement limite leur capacité à se déplacer librement, ce qui peut également constituer un facteur de stress modéré.

Devenir

Certains animaux seront réutilisés dans le cadre d’un autre projet, le niveau de stress engendré par la procédure étant considéré comme négligeable. D’autres seront mis à mort, et leurs tissus seront utilisés pour des analyses anatomiques.

Remplacement

Notre projet porte sur les altérations des circuits neuronaux affectant la communication sociale dans un modèle de maladie neuropsychiatrique. Pour cela, nous avons besoin d’un organisme intact, capable de riches échanges sociaux tels qu’on les observe chez les espèces mammifères. Nous avons également besoin de circuits neuronaux fonctionnels et d’une organisation cérébrale comparable à celle des sujets humains. Pour ces raisons, nous ne pouvons pas réaliser ces expériences sur des organoïdes ou des cellules isolées. Il n’est pas non plus possible de mener ces études chez une population clinique, en raison de la nécessité d’approches invasives. Les rongeurs sont évolutivement proches des humains, et les souris, en particulier, sont largement utilisées en neurosciences car elles sont sensibles aux modifications génétiques. De plus, il existe des paradigmes comportementaux bien établis qui nous permettent de comparer notre travail à celui d’autres laboratoires. Nous ne pouvons pas non plus utiliser des animaux d’une sensibilité moindre (comme les mouches), car ils ne possèdent pas la complexité des réponses comportementales sociales requises pour explorer cette problématique.

Réduction

La conception expérimentale rigoureuse de notre projet permettra de réduire au minimum le nombre d’animaux nécessaires à l’exploitation statistique des résultats. Pour estimer ce nombre de manière précise, nous avons sollicité l’avis d’experts et consulté la littérature scientifique dans le domaine. Par ailleurs, nous avons intégré des études pilotes dans notre plan expérimental, afin d’évaluer la faisabilité technique de certains aspects du projet.

Raffinement

i) Surveillance quotidienne. ii) Vérification de l’état de l’animal avant et après chaque expérience ou manipulation. iii) Perfectionnement des procédures chirurgicales afin de réduire les risques de douleur ou de souffrance : utilisation d’un gel oculaire pour prévenir le dessèchement des yeux, et d’un tapis chauffant pour maintenir la température corporelle. Utilisation systématique d’anesthésiques et d’analgésiques lors de chaque intervention chirurgicale. iv) Mise en place de soins préventifs en post-opératoire : administration de sérum physiologique, distribution de nourriture humide déposée au sol de la cage. v) Habituation préalable à la salle de comportement. vi) Hébergement en groupe avec mise à disposition de matériel de nidification. vii) Définition de points limites spécifiques et de mesures conservatoires pour chaque phase de la procédure. viii) Intégration continue des techniques de raffinement : formation régulière des expérimentateurs, consultation de ressources pédagogiques en bien-être animal, et sollicitation d’experts du domaine.

Choix des espèces

Notre projet porte sur les altérations des circuits neuronaux affectant la communication sociale. Pour cela, nous avons besoin d’une espèce capable de riches échanges sociaux, tels qu’on les observe chez les mammifères. Nous avons également besoin d’une espèce présentant une organisation cérébrale similaire à celle des sujets humains. Les rongeurs sont évolutivement proches des humains, et les souris, en particulier, sont largement utilisées en neurosciences car elles sont sensibles aux modifications génétiques. De plus, il existe des paradigmes comportementaux bien établis qui nous permettent de comparer notre travail à celui d’autres laboratoires. Âge des animaux utilisés : Pour le test de préférence sociale : des animaux adultes (8 à 10 semaines) seront utilisés. Cet âge a été choisi afin d’assurer la cohérence avec les études antérieures, et parce que les circuits neuronaux sont matures à ce stade. Pour les interventions chirurgicales : les animaux seront opérés entre 5 et 7 semaines, afin de permettre une récupération complète avant les tests comportementaux, et pour des raisons techniques liées à la manipulation des circuits neuronaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 775
Souffrances
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Devenir
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 775

Issues de l'élevage du laboratoire pour les lignées génétiquement modifiées, achetées à un fournisseur pour les témoins, 775 souris vont être utilisées et toutes tuées pour analyse. 320 subissent des procédures d'un niveau de souffrance léger, 245 un niveau modéré et 210 un niveau sévère. 210 souris reçoivent une injection ou subissent une chirurgie destinée à provoquer un choc septique qui dure jusqu'à cinq jours et peut les tuer, 245 autres sont opérées pour un test de coagulation sous anesthésie sans jamais se réveiller, et le génotypage se fait sur des souriceaux d'une semaine. Sur le remplacement, le porteur affirme que les études in silico ou in vitro ne peuvent répondre aux questions posées et que le recours au modèle animal reste "indispensable".

Objectifs

La vasorine (Vasn) est une protéine impliquée dans diverses signalisations cellulaires. Une forme circulante peut se retrouver dans la circulation sanguine. La Vasn pourrait être impliquée dans des syndromes rénaux, des troubles osseux ou plus généralement des maladies cardiovasculaires. Récemment, l’utilisation de deux modèles de souris génétiquement altérés pour la vasorine a permis de mieux comprendre le rôle de la Vasn sur la fonction et la structure vasculaire. L’un des modèles permet l’extinction de l’expression de la Vasn dans l’ensemble des tissus et l’autre modèle uniquement au niveau des cellules musculaires lisses vasculaires. En complément, nous renforcerons notre étude par la mise en place d'un 3e modèle Vasn dans les cellules endothéliales afin d’étudier son rôle dans la dysfonction endothéliale. Il est important de continuer à caractériser le rôle de la Vasn et sa fonction physiologique dans le système cardiovasculaire. D’autre part, des analyses sur l'expression de l'ensemble des gènes, l'expression de l'ensemble des protéines de nos modèles ainsi que l’analyse de sérum de patient en choc septique nous indiquent que la Vasn pourrait être impliquée dans le maintien de la fonction vasculaire, de la coagulation et d’empêcher ainsi la dysfonction d’autres organes au cours du sepsis. Brièvement, nous avions observé dans nos modèles des signes assimilables au syndrôme vasoplégique (baisse de la pression artérielle, de la vasoréactivité), une implication de la Vasn dans les processus de coagulation et le maintien du métabolisme . Ces divers éléments sont rencontrés dans le choc septique et nous ont conduit parallèlement à créer une cohorte clinique dont les premiers résultats semblent indiquer une modulation de synthèse de la Vasn circulante au cours de ce dernier. Nous souhaiterions étudier quels mécanismes seraient en jeu au cours de ces phénomènes dans des modèles murins de sepsis exprimant ou non la Vasn. Nos objectifs sont donc : 1-continuer d’étudier plus profondément l’impact de la délétion de la Vasn dans la physiologie cardiovasculaire; 2-d’étudier le rôle de la Vasn dans l’hémostase; 3- appliquer un choc septique aux souris afin d’y évaluer l’implication de la Vasn et le potentiel thérapeutique que pourrait représenter l’injection de la Vasn soluble après induction du sepsis.

Bénéfices attendus

Nos espérances pour ce projet sont multiples. En effet, nous souhaitons confirmer et approfondir des résultats générés à l’aide des autorisations précédentes. Nos précédents résultats ont donné plusieurs pistes qui sont désormais à l’étude (stress oxydatif, métabolisme, troubles de l’hémostase…) qui donneront à plus long terme des solutions potentielles à mettre en place en clinique humaine, dans le sepsis notamment, afin d’améliorer la survie des patients.

Procédures

Toutes les souris génétiquement altérées (402) auront une injection quotidienne d'une molécule pendant 3 jours afin d'induire la délétion de la Vasn (arrêt de la production naturelle). 80 souris auront une injection de Vasn (60 contrôles, 20 animaux génétiquement altérés) et seront euthanasiées pour prélèvement. 245 souris subiront un test de coagulation sous anesthésie générale gazeuse sans réveil (115 contrôles, 130 animaux génétiquement altérés). Pour l'induction du choc septique, 105 souris auront une injection de molécules induisant un sepsis et 105 autres souris subiront une chirurgie. Le choc septique sera d'une durée maximum de 5 jours. En dehors des souris insérées dans les volets d'étude concernant la coagulation et le sepsis, les autres souris pourraient être évaluées en échographie sous anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

Le génotypage peut engendrer du stress et une douleur le temps du geste (quelques secondes). Il est fait sur des souriceaux d'une semaine pour limiter la douleur. La mesure de pression artérielle contraint l'animal dans un tube de contention pour une durée d'environ 15 minutes. La mise en place de l'anesthésie gazeuse (pour l'échographie, l'injection de tamoxifène et l'induction du sepsis) peut générer du stress chez l'animal. Toutes les injections (tamoxifène, LPS, vasorine, anesthésiques et analgésiques) peuvent provoquer une douleur transitoire. Dans cette étude, les nuisances principales concernent les animaux dont on va provoquer le choc septique (chirurgie ou injection). Ces animaux vont développer une réponse immunitaire aigüe qui pourra conduire à une douleur et au décès de l’animal. Néanmoins, les souffrances générées par ces procédures seront contenues dans un temps restreint (maximum 5 jours).

Devenir

Tous les animaux entrés en procédure seront euthanasiés pour analyse post-mortem.

Remplacement

La sévérité et la complexité des désordres cardiovasculaires causés par la délétion de la Vasn ne sont pas encore totalement décrits et les mécanismes à la base de ces désordres ne sont pas encore clairement élucidés. La vasorine ayant un rôle très complexe et étant exprimée dans de nombreux tissus et organes, les répercussions de sa délétion sont nombreuses et restent à étudier. En conséquence, les études in silico ou in vitro ne peuvent à l’heure actuelle répondre aux questions fondamentales et l’utilisation de modèles animaux reste indispensable.

Réduction

Le nombre d’animaux alloués dans chaque protocole a été calculé sur la base de la variabilité interindividuelle observée dans diverses études publiées par notre équipe. Un effectif minimum de 10 à 15 animaux par groupe est nécessaire afin de rendre les données statistiquement exploitables. Nos tests statistiques comparent les différences générées entre tous les groupes d'une expérience, une sous-analyse groupe à groupe est réalisée grâce au test non paramétrique. Cependant, le design de l’étude permet dans les protocoles envisagés de cumuler plusieurs types d’évaluation sur les mêmes animaux. Pour l'étape 1, mesures de pression non-invasive, échocardiographies réalisées à divers temps après induction de la délétion de la Vasn des animaux et suite à la mise à mort en fin de protocole, une banque de sérum et de tissus sera constituée afin de pouvoir développer des projets annexes sans nécessité supplémentaire de générer de nouveaux animaux. L’incorporation des animaux selon la reproduction et le génotypage permettra de générer analyses statistiques régulières afin de limiter le nombre d’animaux par groupe lorsque la significativité sera atteinte. Pour les étapes 2 et 3, des analyses statistiques intermédiaires, lorsque les groupes auront cumulé 5 animaux chacun, permettront si les statistiques sont significatives de stopper l’inclusion de nouveaux animaux et de réduire ainsi par 2 les animaux nécessaires à ces études. De même, de nombreuses expérimentations seront réalisées sur les mêmes animaux, limitant ainsi le recours à des animaux supplémentaires. En fin d'étapes 2 et 3, le plasma et les organes de ces animaux nourriront la banque de prélèvements biologiques de cette étude.

Raffinement

Les animaux génétiquement altérés proviendront de notre élevage et seront incorporés dans les procédures au fil des portées. Selon les besoins, des souris contrôles proviendront d’un fournisseur. Dès lors, une période d'acclimatation de 7 jours sera mise en place à l'arrivée des souris, avant leur entrée dans le protocole. Les conditions d'élevages seront optimisées afin d'offrir aux animaux un maximum d'éléments environnementaux leur permettant de reproduire la majorité de leurs comportements naturels qu'ils soient hébergés en groupe (enrichissement du milieu de stabulation avec des frisettes pour la confection de nids, des cylindres en cartons pour se cacher, et des bûchettes) ou seuls (cas envisagé uniquement s’il est impossible de réintroduire l'individu dans un autre groupe). Les chirurgies seront réalisées sur des souris anesthésiées par injection anesthésiante et analgésiante. L'analgésie sera maintenue suite à l’induction du sepsis par chirurgie et pourra être renouvelé quotidiennement si l'état de l'animal le nécessite. L’état général des souris est surveillé jusqu'au sacrifice (5ème jour après l'injection) par une pesée quotidienne et la recherche de signes de souffrance (observation visuelle, de signe de fuite ou de défense à la manipulation, automutilation, posture inhabituelle). Toute perte de poids supérieure aux limites fixées entraîne le sacrifice de l’animal. Des nids végétaux seront placés pour permettre à l'animal de s'isoler s'il le désire. Les animaux montrant des signes de souffrance recevront des soins adaptés. Les animaux ayant atteint les points limites définis dans les procédures seront euthanasiés.

Choix des espèces

Notre choix s’est porté sur un modèle de souris car c’est le modèle le plus utilisé, le plus accessible et reconnu par l’ensemble de la communauté scientifique pour la génération d’animaux génétiquement alterés. La délétion de la Vasn sera induite avec des animaux au stade adulte (dès 8 semaines) comme lors de nos études ayant obtenues les autorisations précédentes. L’objectif est de poursuivre ces études et de les mettre en lien. L'induction de la délétion pourra être faite jusqu'à 1 an de vie.

Le rôle des astrocytes dans le sommeil

(NTS-FR-172168v1 – 04/09/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 630
Souffrances
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Devenir
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 630

Une partie des souris utilisées est immunodéprimée pour accepter la greffe d'astrocytes humains, et le porteur indique que 15 % d'entre elles développent spontanément un lymphome du thymus, avec compression des voies respiratoires ou de l'œsophage, amaigrissement, anémie et hypoactivité. 630 souris vont être utilisées, 480 dans des procédures d'un niveau de souffrance modérée et 150 dans des procédures sévères. Entre 25 et 30 jours de vie, 600 d'entre elles reçoivent une injection dans une région profonde du cerveau sous anesthésie pendant 30 à 45 minutes, quinze se voient implanter des électrodes, trente subissent six injections d'un agent bloquant la division cellulaire, et une partie est privée de sommeil pendant quatre heures. Toutes sont tuées une fois les mesures de sommeil terminées, pour prélever leur cerveau.

Objectifs

L'objectif de ce projet est d'élucider le rôle fonctionnel des astrocytes, cellules gliales non neuronales, dans la régulation du sommeil. Une meilleure compréhension de ces mécanismes est essentielle pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et permettre à terme le développement de nouveaux traitements visant à améliorer le sommeil sur le plan qualitatif et quantitatif. Environ une personne sur trois souffre de troubles du sommeil, pour lesquels il n’existe encore aucun traitement ciblé et efficace sur le long terme. Le noyau préoptique ventrolatéral (VLPO) est une région du cerveau qui joue un rôle central dans l’induction et le maintien du sommeil. Cette région contient des neurones, qui inhibent les centres de l’éveil, et d’autres cellules, des astrocytes, en forme d’étoiles, qui régulent la transmission de l’information entre les neurones. Récemment, nous avons observé que ces astrocytes grandissent au cours du sommeil et se rétrécissent au cours de l’éveil. Leurs changements de forme modifient leurs contacts avec les neurones et leurs synapses et ainsi participent à la régulation de leur activité et donc du sommeil. Chez l’humain, les astrocytes sont beaucoup plus grands et complexes que chez les rongeurs. Ainsi, ils réalisent jusqu’à dix fois plus de contacts synaptiques, ce qui les rend plus efficaces. Récemment, il a été montré qu’une greffe d’astrocytes humains dans un cerveau murin accélère la maturation corticale et améliore ses performances d’apprentissage. Nous avons donc émis l'hypothèse qu’en modifiant le nombre d’astrocytes, ou leurs propriétés dans le VLPO, nous pourrions impacter le sommeil pour l’altérer ou le renforcer. Pour tester cette hypothèse, nous réaliserons soit une réduction du nombre d’astrocytes, par des approches virales ou pharmacologiques, ou alors nous en augmenterons le nombre, en réalisant des greffes d’astrocytes de souris, ou nous augmenterons leur efficacité, en réalisant des greffes d’astrocytes humains. Cette approche permettra d’étudier l’impact fonctionnel de l'augmentation du nombre ou de la complexité des astrocytes sur l’activité neuronale, la dynamique des réseaux et le sommeil.

Bénéfices attendus

La mise en œuvre de ce projet permettra de mieux comprendre le rôle fonctionnel des astrocytes dans la régulation du sommeil. De plus, il permettra d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, ce qui permettra le développement de nouveaux traitements pour améliorer le sommeil, dont les troubles affectent une personne sur trois. Plus largement, ce projet permettra de mieux comprendre comment les interactions entre astrocytes et les neurones, ce qui pourrait permettre de mieux comprendre d’autres comportements que le sommeil.

Procédures

Au cours du projet, chaque animal sera exposé à un maximum de deux actes sous anesthésie : (i) une injection spécifique et contrôlée dans le noyau préoptique ventrolatéral (greffe de cellules ou vecteur viral) d’une durée moyenne de 30–45 minutes (600 souris concernées) ; (ii) pour un sous-groupe restreint destiné aux enregistrements polysomnographiques, l’implantation d’électrodes, réalisée une seule fois et durant environ 60 minutes (~ 15 souris concernées). Un lot de 30 souris recevra en outre six injections systémiques d’un agent bloquant la division des cellules < 1 minute chacune) réparties sur deux semaines. Les autres interventions sont non invasives : enregistrements du sommeil (10 jours au total) et une session unique de privation douce de sommeil de 4 heures, suivie d’un rebond de 2 heures.

Impact sur les animaux

1. douleur ou inconfort post-opératoire 2. risques liés à l'anesthésie 3. réactions immunitaires et rejet de la greffe 4. altération du comportement et stress 6. altération négative du sommeil. 6. Il est possible que les souris immunodéprimée développe spontanément un lymphome thymique (dans 15 % des cas) dû à l’absence de système immunitaire. Cela peut induire des nuisances à l’échelle locale, telles que la compression des voies respiratoires, du péricarde ou de la veine cave, ainsi que la compression de l’œsophage. À l’échelle systémique, cela peut se manifester par un amaigrissement progressif, de l’anémie, de la fatigue, de l’hypoactivité et de l’hypercalcémie.

Devenir

À la fin de chaque étape, les animaux sont traités de façon adaptée à la fois aux besoins scientifiques et à leur bien-être. Les souris qui reçoivent une injection cérébrale locale, un traitement médicamenteux ou une greffe ne subissent qu’une seule intervention majeure ; une fois les mesures de sommeil terminées, une mise à mort est effectuée pour prélèvement du cerveau pour des études post-mortem. Ainsi, chaque souris contribue pleinement à nos objectifs scientifiques tout en étant protégée d’un stress ou d’une douleur superflue. Ces procédures sont essentielles car elles représentent la seule façon d’obtenir une meilleure compréhension du fonctionnement du sommeil, étape essentielle au développement de nouveaux traitements pour l’améliorer.

Remplacement

À ce jour, aucun modèle in vitro ou in silico ne permet d’étudier la dynamique du sommeil, en particulier les interactions fonctionnelles entre astrocytes et neurones au sein du VLPO, une région clé dans l’initiation du sommeil. Le recours à l’animal est donc indispensable. Le modèle murin a été choisi, car il constitue un modèle de choix pour les études de sommeil. En effet, la souris présente du sommeil lent et du sommeil paradoxal, comme chez l’humain. De plus, cette région est très profondément enfouie dans le cerveau, et est donc plus accessible chez la souris. Enfin, ce modèle permet l’utilisation de lignées transgéniques essentielle à la mise en œuvre de notre projet pour la réalisation de greffes cellulaires, dans un environnement immunodéprimé, et offre des outils génétiques spécifiques permettant l’identification précise des circuits neuronaux impliqués dans le sommeil lent. Notre objectif est d’explorer le rôle des astrocytes dans la modulation du sommeil. Cette approche expérimentale ne peut pas être abordée par d’autres méthodes disponibles à ce jour.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés sera minimisé autant que possible et correspond au minimum nécessaire pour obtenir des résultats scientifiques significatifs. Nous utiliserons les mêmes souris pour les expériences de polysomnographie que pour les analyses de morphologies afin de réduire le plus possible le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Nous avons mis en place des opérations aussi courtes et douces que possible, combinées à une anesthésie et des antidouleurs efficaces ; chaque souris est vérifiée tous les jours, logée dans une cage confortable avec nid et jouets, et protégée par des critères d’arrêt très stricts.

Choix des espèces

Nous travaillons chez la souris, un modèle de référence pour l’étude du sommeil, car elle possède, comme l’humain, des phases de sommeil profond et de sommeil paradoxal. Elle offre aussi une grande palette de lignées spécialisées : des souris fluorescentes pour localiser la région d’intérêt, des souris immunodéficientes qui ne provoquent pas de rejet de greffes, et des souris ayant un fond génétique permettant des techniques spécifiques et ciblées. De plus, la petite taille des souris limite les volumes de produit injecter, ces animaux se reproduisent rapidement et en nombre. Toutes les manipulations intracérébrales sont réalisées sur des jeunes animaux âgés de 25 à 30 jours. À cet âge, le cerveau a déjà atteint sa structure définitive, mais il reste suffisamment plastique pour que les cellules greffées s’y intègrent efficacement ; la fenêtre est donc idéale pour tester nos hypothèses. Enfin, travailler sur un âge unique réduit le nombre total d’animaux requis.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 876
Souffrances
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▲ 876
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Devenir
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 876

Dix ponctions sanguines mensuelles dans la veine temporale, de un mois à dix mois de vie : une partie des 876 souris de ce projet subira ce suivi, dans des procédures d'un niveau de souffrance modérée. Toutes seront tuées, la majorité des analyses se faisant après la mort. Le porteur veut comprendre comment la baisse d'une protéine de recyclage des cellules sanguines, observée avec l'âge, favorise les maladies du sang. Les souris sont gardées jusqu'à 24 mois pour suivre ce vieillissement, et toute anomalie au point de ponction, abcès, gonflement ou perte de poils, entraîne une mise à mort immédiate.

Objectifs

Ce projet a pour objectifs d'étudier l'importance d’une protéine impliquée dans la dégradation et le système de recyclage des cellules sanguines. Ce recyclage est très important pour la fabrication des cellules du sang. Lors du vieillissement cette protéine diminue, et nous savons que les cellules du sang sont moins efficaces et moins bien renouvelées. C’est aussi au cours du vieillissement qu’apparaissent certains maladies du sang. Le but de ce projet est de mieux comprendre l’importance de la dégradation et du recyclage dans l’apparition des maladies du sang.

Bénéfices attendus

Les bénéfices sont une meilleure compréhension des processus de fabrication des cellules sanguines au cours du vieillissement. Les connaissances acquises grâce à ces modèles de souris nous permettront à moyen terme une meilleure prise en charge des patients du diagnostic jusqu’au choix du traitement de la maladie sanguine.

Procédures

Une partie des animaux subit un prélèvement sanguin mensuel, de l’âge d’un mois à dix mois. Ce geste, réalisé avec une aiguille très fine, dure environ deux minutes, contention comprise, et permet de prélever un petit volume de sang. Une légère pression est appliquée sur le point de ponction pour arrêter le saignement.

Impact sur les animaux

La suppression de notre protéine d’intérêt dans les cellules du sang mime la perte d’expression de la protéine au cours du vieillissement chez l’Homme. Nous nous attendons à reproduire chez ces souris des désordres dans la composition du sang, telle que la diminution des globules rouges. Ces désordres se présentent chez les personnes âgées comme des maladies sans signes cliniques et/ou souffrance particulières. Le diagnostic se fait la plupart du temps au regard d’une prise de sang caractérisée par une diminution de certains types de cellules. De fait durant une grande partie de la vie des souris les effets indésirables attendus concernent 1. l'état des souris vieillissantes (aspect général, mobilité, qualité du poil). 2. Les prélèvements sanguins pour les souris en suivi ; avec une douleur brève et de faible intensité. 3.la fragilisation possible des souris pouvant favoriser l’apparition d’infections.

Devenir

La majorité des expériences seront réalisées sur les animaux après les avoir euthanasiés. Seule une faible partie de ces souris seront suivies pendant 10 mois grâce à des pesées, et des prélèvements pour l’analyse de leur sang.

Remplacement

C’est dans la moelle osseuse que se déroule la fabrication de l’ensemble des cellules composant le sang. C’est un processus très complexe impliquant divers types de cellules. La moelle osseuse constitue un environnement riche dans lequel ont lieu des interactions très complexes qu’il est aujourd’hui encore impossible de reproduire in vitro. Afin de démontrer que la diminution de notre protéine d’intérêt induit des désordres au niveau du sang, nous avons besoin d'avoir recours à des animaux. Grâce à ces animaux nous avons une chance de mimer le plus justement possible les désordres observés chez l’homme, et donc plus de chances de trouver de nouvelles alternatives thérapeutiques.

Réduction

Les analyses statistiques ont pour but de déterminer le nombre d'animaux minimum nécessaires à l'observation de l'effet que nous voulons démontrer dans le sang. Il est important de noter que les suivis sanguins mensuels sont menés sur les mêmes animaux prévues pour les expérimentations post-mortem (après la mort) de manière à utiliser le moins d’animaux possible dans le cadre de ce projet.

Raffinement

Concernant les souris en suivi, seul un nombre limité de souris seront manipulées mensuellement, nous permettant de suivre l'évolution du poids de l'aspect et de la numération sanguine au cours des 10 premiers mois de vie. Ce suivi nous permettra de mettre en évidence des modifications précoces de paramètres sanguins susceptibles de varier au cours de l'apparition des désordres hématologiques induits par l'invalidation de notre protéine d'intérêt. L'objectif à terme étant d'adapter les points limites de nos modèles murins pour garantir un suivi exhaustif, prédictif et donc d'améliorer le bien-être des souris. Pour limiter le stress lors du suivi, et notamment lors du prélèvement ; la ponction s'effectue au niveau de la veine temporale, c'est un geste rapide ne nécessitant qu'une simple contention. Chaque mois avant le prélèvement la vérification de l’aspect du point de ponction est vérifié (absence d’abcès, de gonflement, perte de poils…), si la moindre anomalie est notée la souris sera automatiquement euthanasiée. Lorsqu'elles sont manipulées les souris sont soulevées à l'aide d'un support (igloo présent dans la cage) pour pallier aux blessures engendrées lors de leur manipulation par la queue uniquement. En termes d'élevage, les cages de plusieurs males seront régulièrement enrichies par des bâtonnets de bois pour diminuer l'agressivité.

Choix des espèces

Nous utilisons des souris d'une souche largement employée en recherche biomédicale pour sa génétique bien caractérisée, sa grande homogénéité et sa disponibilité commerciale. Leur cycle de reproduction court et leur facilité d’élevage permettent de constituer rapidement des cohortes importantes et standardisées. Cette souche est bien documentée dans la littérature, ce qui facilite la comparaison avec d’autres études. Les animaux étudiés ont entre 3 et 24 mois, ce qui permet de suivre l’évolution du phénotype en lien avec le vieillissement. L’inclusion de souris âgées jusqu’à 24 mois est essentielle pour étudier les processus physiologiques et pathologiques associés à l’âge. Le gène d’intérêt étant localisé sur le chromosome X, les deux sexes sont inclus dans les protocoles.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 2043
Souffrances
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▲ 1443
▲ 600
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Devenir
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 2043

Les souris qui n'ont pas le génotype recherché et les couples en fin de reproduction sont tués, comme les animaux entrés en procédure, dont les reins et le cœur sont prélevés après la mort. 2 043 souris vont être utilisées, 1 443 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 600 dans des procédures modérées. Ces souris forment spontanément des calculs de cystine, et 600 mâles subissent des recueils d'urine répétés jusqu'à treize fois, seize heures en cage métabolique sans nourriture, un gavage quotidien pendant deux semaines, pour certaines l'ablation d'un rein sous anesthésie. Le porteur précise que les animaux seront utilisés entre six et dix semaines, avant l'apparition vers six mois des calculs qui rendent leur état douloureux.

Objectifs

La cystinurie est une maladie génétique responsable de lithiase récidivante. La lithiase désigne la formation de calcul/concrétion solide dans les cavités rénales (dans les voies urinaires). Cette maladie touche près d'une personne sur 7000 mais représente la principale cause de lithiase génétique chez le sujet jeune et l'enfant. Cette maladie est causée par la mutation de transporteurs rénaux d'acides aminés (tel que la cystine) qui les empêche d'être réabsorbé de l'urine. La cystine se retrouve alors en quantité excessive dans l'urine et finit par précipiter sous forme de calculs urinaires (lithiase). L'obstruction causée par ce calcul est responsable de la crise de colique néphrétique. La répétition de ces crises de colique néphrétique peut conduire à une insuffisance rénale chronique, voire à la mise en dialyse dans les cas les plus sévères. La thérapeutique actuelle est insuffisante et repose essentiellement sur l'alcalinisation des urines, l'augmentation de la diurèse et sur l'utilisation de médicaments liant la cystine (D penicillamine, tiopronine) mais exposant les patients à des effets indésirables parfois sévères. Suite à l'apparition d'une mutation spontanée sur les transporteurs d'acide aminé urinaire dans un élevage, il existe un modèle murin présentant des lithiases de cystine comparables aux lithiases décrites chez l'homme. Cependant, elles ne font pas de colique néphrétique car les calculs se trouvent dans la vessie uniquement. Notre objectif est de prouver dans ce modèle murin, que l'alcalinisation urinaire est efficace dans la prévention des récidives de calculs cystinuriques et de déterminer quel traitement alcalinisant est le plus efficace.

Bénéfices attendus

L'objectif de ce travail est de montrer que l'utilisation des nouveaux traitements peut permettre de réduire l'activité lithiasique chez les patients cystinuriques. Ces traitements pourraient permettre d'améliorer significativement la qualité de vie des patients cystinuriques et réduire le risque d'insuffisance rénale voire de mise en dialyse. Les procédures permettront de déterminer quel traitement est le plus efficace pour alcaliniser les urines, pour prévenir la précipitation de la cystine chez des souris sans dégradation de la fonction rénale et chez des souris rendues insuffisantes rénales.

Procédures

Les animaux utilisés pour ces procédures sont des souris cystinuriques. C’est-à-dire qu’elles forment spontanément des cristaux de cystines. L'accumulation de ces cristaux peut entraîner la venue de calculs urinaires conduisant au phénotype dommageable de ces souris. Cependant, les animaux seront utilisés à partir de 6-10 semaines, et les protocoles durant 4-6 semaines ou jusqu'à 3 mois, les souris n'auront pas encore développé ce phénotype dommageable survenant après 6 mois. Dans le cadre du génotypage d'une partie de ces animaux, les souris seront soumises au prélèvement d'une petite partie distale de la queue. Ce prélèvement ne dure que quelques secondes sur des souris vigiles. Les animaux seront soumis à des recueils urinaires soit par émission spontanée d'urine (technique du spot urinaire qui ne dure que quelques secondes), soit par recueil en cage métabolique de 16h (1 seule fois pendant la procédure). Les spots urinaires seront répétés de façon hebdomadaire : une ou deux fois par semaine durant 4 ou 6 semaines ou 3 mois, soit respectivement 4, 6, 8 ou 13 fois. Ces recueils sont effectués sur animal vigile. Certains animaux seront soumis à une chirurgie rénale réalisée sous anesthésie générale associé à une analgésie pré et post-opératoire (néphrectomie, chirurgie durant 25min). Certains animaux seront soumis à un gavage (procédure réalisée sur animal vigile, ne durant que 10 secondes) de façon quotidienne pendant 2 semaines soit 14 fois. A la fin de la période de maintien prévue, les animaux seront soumis à un unique prélèvement sanguin sous anesthésie générale puis d’une euthanasie, suivie des prélèvements nécessaires aux différentes analyses (rein, cœur, ...).

Impact sur les animaux

Le phénotype des animaux n'est pas dommageable avant un âge de plus de 6 mois, lorsque les calculs sont en nombre importants. Les expérimentations seront donc réalisées avant que ce phénotype apparaisse. Le prélèvement à la queue induit une brève douleur lors du prélèvement et un saignement est possible ainsi qu'une éventuelle infection au niveau du site de prélèvement. Toutes manipulations quotidiennes de l'animal peuvent induire un stress chez ce dernier, mais en particulier le recueil d'urine en cage métabolique, et le gavage. Le gavage oral peut être source d’inconfort et d'irritation de la gorge pour la souris, de même qu'il peut occasionner des fausse-routes correspondant à l'administration involontaire du produit dans les voies aériennes. Concernant la chirurgie, il y a un risque de surinfection lié à la chirurgie, mais qui est relativement rare car tous les instruments chirurgicaux sont nettoyés et stérilisés avant chaque intervention. De plus, la chirurgie peut induire des douleurs à l'animal provoquées par la procédure (injections analgésie et anesthésie, ouverture des plans cutané et musculaire, sutures), des complications liées à l'anesthésie chimique (détresse respiratoire, arrêt cardio respiratoire , stress thermique), une altération de l'état général de l'animal tel que la perte de poids ou la déshydratation, un stress de l'animal lié à l'hébergement individuel et privation d'aliment pendant 16 heures.

Devenir

Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem cela implique donc l’euthanasie de l’ensemble des animaux expérimentaux par une méthode réglementaire. Les animaux qui n'auront pas le génotype requis pour les procédures ainsi que les couples en fin de reproduction seront euthanasiés par une méthode réglementaire

Remplacement

Une partie des données seront obtenues par des analyses in vitro. Nous étudierons ainsi la cinétique de dissolution des cristaux de cystine in vitro en alcalinisant des urines de patients jusqu'à la disparition des cristaux. Toutefois ces données seront insuffisantes pour mener à bien le projet. En effet, chez les patients et chez les souris, la quantité d'espèce alcaline excrétée dans l'urine n'est pas le reflet direct de la quantité apportée par voie orale. Autrement dit, même si nous montrons que l'alcalinisation directe des urines permet de réduire la précipitation de la cystine, il restera à prouver que l'apport d'alcalin par voie digestive peut effectivement faire varier favorablement le pH urinaire. Pour cela, le recours aux animaux est indispensable

Réduction

Le nombre minimal d'animaux par expérience a été calculé à partir des données déjà connues dans ce modèle et grâce à un calcul de puissance permettant de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux prévu est de 600 souris mâles de 6 à 10 semaines pour les procédure expérimentales. Il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats. Le nombre d'animaux prévu est de 2043 pour l'élevage, incluant les 600 souris mâles utilisés pour l'expérimentation. La production et donc l’élevage des souris sera adapté aux besoins des différents protocoles. Les souris pourront être cryo-préserver s’il n’y a plus de procédure en cours.

Raffinement

Concernant l'hébergement, le bien-être des animaux est assuré par un enrichissement de leur environnement grâce à l'utilisation d'une litière à base de cellulose composée de plusieurs éléments de différentes tailles permettant aux animaux de les décompacter, et grâce à des morceaux de bois à ronger. Les animaux sont observés quotidiennement. Si une agressivité est observée, des abris seront placés dans la cage, notamment au décours des cages métaboliques. Le bien-être des animaux sera également assuré par une surveillance quotidienne afin de pouvoir détecter tout signe de douleur. Les animaux seront pesés chaque semaine. Les critères d’arrêt sont la prostration, ou la perte de poids. Les gestes invasifs, à l'exception du gavage qui nécessite que l'animal soit vigile pour ne pas induire de fausse route, seront réalisés sous anesthésie/analgésie, et un suivi post-opératoire sera réalisé. Tous les autres gestes comprenant le recueil d'urine ne sont pas invasifs. Les animaux seront habitués aux cages métaboliques et aux contentions pour le gavage.

Choix des espèces

Le modèle utilisé est un modèle murin de cystinurie déjà existant suite à la survenue spontanée d'une mutation dans un transporteur rénal d'acide aminé. Ces souris sont viables, n'ont pas de phénotype dommageable dans les premières semaines de vie. Un élevage de ce modèle sera mis en place et constitué exclusivement d'animaux homozygotes pour la mutation et ne présentant pas de phénotype dommageable avant l’âge de 6 mois. Nous utiliserons des souris de 6-10 semaines, âge à partir duquel des cristaux sont analysables chez les souris mutantes, mais bien avant l'apparition d'un phénotype dommageable (lithiase urinaire) qui occure après 6 mois. Nous utilisons régulièrement le modèle in vivo murin et possèdons donc tous les outils nécessaires à l'élevage et l'utilisation de ce modèle.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 195
Souffrances
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▲ 195
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Devenir
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 195

Comprendre pourquoi les lymphocytes T régulateurs se développent mal dans le thymus de souris diabétiques : 195 souris vont être utilisées pour cela dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, toutes tuées pour prélèvement d'organes. Les animaux reçoivent une injection intrapéritonéale par jour pendant quatre jours, puis sont mis à mort pour analyse. Des souriceaux déficients pour le gène CTLA4 sont tués au plus tard à quatre jours de vie, avant l'apparition du phénotype pathologique qui se déclare vers deux semaines, et des fœtus de seize jours de gestation sont prélevés pour mettre des thymus en culture. Le porteur affirme ne pas s'attendre à des souffrances sur une durée aussi courte, annonce une surveillance quotidienne des souriceaux et prévoit la mise à mort au moindre signe.

Objectifs

Le système immunitaire nous protège contre les maladies infectieuses et du cancer. Afin de maintenir la santé de l'organisme, le système immunitaire doit être étroitement contrôlé par un sous-type des globules blancs qu'on trouve par exemple dans le sang. Ces "lymphocytes T régulateurs" ("Treg") suppriment en effet des réponses immunitaires "inadaptée", telles que celles impliquées dans les maladies autoimmunes (ex. le diabète de type I, la sclérose en plaques). Par conséquent, ces cellules ont un potentiel thérapeutique remarquable dans le cadre du cancer, les maladies auto-immunes, la transplantation, etc. Notre compréhension du développement des Tregs dans le thymus, un organe qui se trouve sur le coeur, est essentielle pour dévoiler d'éventuels défauts sous-jacent la susceptibilité à des maladies. Notre laboratoire a effectivement démontré des anomalies importants de ces cellules chez des souris qui développent le diabète de type I. L'objectif du projet est d'étudier les mécanismes qui en sont responsables.

Bénéfices attendus

L'identification des mécanismes impliqués dans le développement anormal des Treg dans le thymus et de l'implication probable de ce phénomène dans la susceptibilité à la pathologie, ouvrent la voie au développement de thérapies visant à corriger l'anomalie et ainsi de guérir la pathologie chez les humains. Des maladies qui pourraient être traitées seraient par exemple les maladies autoimmunes (diabète de type 1, la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde, ...) mais aussi le rejet de greffons et les allergies (ex. asthme).

Procédures

Le projet concerne la manipulation de l'expression de quatre gènes potentiellement d'intérêt par administration quotidienne par voie intra-péritonéale de produits pendant quatre jours après lesquels elles seront mises à mort pour analyse.

Impact sur les animaux

Dans la procédure N°1, on pourrait avoir des nuissances inhérentes à la gestation et l'allaitement des souris. Ces nuissances éventuelles seraient identiques à celles chez des souris wt, i.e. non-mutantes. Vu que les souris CTLA4-déficientes seront mises à mort à un maximum de 4 jours, elles ne présenteront pas encore le phénotype dommageable qui se développe à partir de deux semaines de vie. Dans la procédure N°2 des nuissances légères seront causées par l'acte de piqûre nécessaire à l'administration IP des produits. La manipulation des gènes d'intérêt ne provoquera pas d'effet nuisible.

Devenir

Mise à mort pour prélèvement d'organe

Remplacement

Le développement des lymphocytes T régulateurs dans le thymus est un processus très complexe et ne peut que très partiellement être remplacé par des cultures cellulaires. Or, dans ces cultures les cellules T d'intérêt (Treg) ne se développent pas.

Réduction

Une analyse profonde de la littérature nous permet de cibler nos expériences de façon optimale. Le nombre d'animaux utilisés pour l'expérimentation est réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement significatifs.

Raffinement

Afin de permettre aux femelles gestantes de faire un nid, nous mettons un enrichissement approprié dans les cages. Même si nous ne nous attendons pas à induire/observer des souffrances sur une si courte durée (quatre jours) et si tôt dans la vie des souris, le personnel surveillera les souriceaux quotidiennement afin de détecter d'éventuelles souffrances le plus tôt et le mieux possible (posture anormale, abandon par la mère, ...). En cas de souffrance, l'animal sera mis à mort.

Choix des espèces

Le système immunitaire de la souris est très similaire à celui des humains. Les souris se reproduisent rapidement et une littérature très vaste est disponible sur le développement des lymphocytes T chez cette espèce. La mutation étudiée est chez la souris. Notre recherche est, depuis 30 ans, totalement basée sur cette espèce et nous avons, par conséquent, une grande expérience dans ce domaine: de nombreuses approches expérimentales ont été développées et une gamme très importante d'anticorps et d'autres réactifs spécifiques d'espèce est disponible. Pour les cultures de thymus foetaux nous utilisons des foetus de 16 jours de gestation. Chez des foetus plus précoces il est difficile d'extraire le thymus, les thymus issus de foetus/souriceaux plus avancés dans leur développement sont difficiles à cultiver in vitro. Le phénotype que nous étudions est clairement visible précocement dans la vie des souris mais pas chez des adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 640
Souffrances
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▲ 640
Devenir
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 640

Suspendues par l'arrière-train pendant trois jours pour que leurs pattes ne portent plus leur poids, 640 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Elles passent quatre semaines et demie seules en cage, reçoivent un gavage trois fois par semaine pendant trois semaines, puis une injection trente minutes avant la mise à mort. Le porteur veut savoir si l'halofuginone protège les mitochondries du muscle pendant l'inactivité, et décrit comme modérés les bouchons urinaires du début de suspension et la perte de poids d'environ 15 %. Sur le remplacement, il conclut que l'animal vivant est "la seule option possible", l'expérimentation sur des humains en situation d'inactivité étant selon lui éthiquement difficile.

Objectifs

Le muscle squelettique joue un rôle central dans le mouvement, le maintien de la posture, la thermorégulation et les processus de défenses contre les agressions. Maintenir la masse et la fonction musculaire est essentiel pour préserver l'autonomie, prévenir les blessures et favoriser une bonne qualité de vie, notamment avec l'âge ou en cas de maladie. Les mécanismes impliqués dans le maintien de la masse musculaire ont été beaucoup étudié avec l’identification de nombreux processus intracellulaires, dont le maintien de l’intégrité mitochondriale. Pourtant, à l’heure actuelle, il n’existe toujours pas de traitement pour lutter efficacement contre la perte de masse musculaire (atrophie) qui s’installe dans diverses situations physiologiques ou pathologiques. La lutte contre l’atrophie musculaire reste donc un enjeu majeur de santé publique. L’halofuginone est un composé dérivé d’une plante chinoise qui inhibe la fibrose et l'inflammation dans différentes pathologies musculaires et qui peut retarder l’atrophie musculaire induite par l'inactivité physique chez des souris ayant été préalablement traitées par l’halofuginone pendant 3 semaines. Le projet a pour but d’étudier les effets de l’halofuginone sur le maintien de l’intégrité mitochondriale dans le muscle lors de l'inactivité physique, notamment sur les aspects structuraux et métaboliques d’une part et sur les conséquences sur la fonction musculaire d’autre part.

Bénéfices attendus

L’halofuginone est une molécule utilisée dans des études cliniques (notamment dans le cadre du traitement de dystrophies musculaires, ou de la malaria…) et possède diverses propriétés. Son rôle potentiel sur la préservation de l’intégrité mitochondriale dans le muscle en situation d’atrophie n’est pas cependant pas documenté. Ce projet apportera donc des connaissances sur des mécanismes additionnels par lesquels l’halofuginone exerce ses effets bénéfiques sur la préservation de la masse musculaire, et pourrait donc permettre à terme d’élargir son utilisation en clinique humaine.

Procédures

4 types d'intervention: (1) Hebergement individuel : durée = 4,5 semaines. (2) Suspension anti-orthostatique : durée = 3 jours. (3) Gavages : 3 fois par semaine ; durée = 3 semaines. (4) injection : 1 seule fois. 30 min. avant la mise à mort.

Impact sur les animaux

(1) Protocole de suspension anti-orthostatique (3 jours) : les animaux peuvent présenter des bouchons urinaires surtout au début de la suspension. Les animaux sont donc observés deux fois par jour pendant les 3 jours de suspension. Si un bouchon est observé, l’expérimentateur l’élimine à l’aide d’une compresse humide. La suspension des animaux entraine de fait un stress lié à la restriction de leur mobilité. Cependant, les effets sur la prise alimentaire et sur le poids corporel restent modérés avec une baisse de l’ordre de 15% les 2-3 premiers jours sont normalisés ensuite. (2) Administration par gavage (3 fois par semaine pendant 3 semaines) : Ce mode d'administration peut entrainer dans certains cas du stress lié à la contention avec une irritation et/ou un incorfort. Les animaux seront observés quotidiennement pour évaluer tout comportement pouvant témoigner de douleur et la prise alimentaire mesurée tous les jours pour s'assurer qu'elle reste stable. (3) Injection (1 fois) : Ce mode d'administration peut entrainer dans certains cas du stress lié à la contention.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque protocole expérimental, les prélèvements nécessitant une procédure terminale sans réveil.

Remplacement

Les fontes musculaires lors de pathologies sont caractérisées par une atteinte simultanée de plusieurs tissus et/ou fonctions. Cette complexité des interactions entre tissus et organes n’existe que chez les animaux vivants. L’inactivité physique est impossible à reproduire sur des modèles expérimentaux plus simples (culture de tissus ou de cellules, organoïdes). Enfin, les situations d’inactivité physique chez l’Homme sont retrouvées lors de maladies ou de grande fatigue rendant éthiquement difficile ce type d’expérimentation chez l’Homme. L’utilisation d’animaux vivants placés en situation d’inactivité physique est la seule option possible.

Réduction

Nous avons planifié le nombre d'animaux nécessaires afin de garantir une puissance statistique adéquate tout en anticipant les éventuelles exclusions de certaines souris. Les procédures seront chacune réalisées en 2 étapes. Un premier protocole expérimental sera réalisé avec un effectif de 10 animaux par groupe, puis répété pour valider les observations dans 2 expériences indépendantes. Ces protocoles ne seront répétés que si les données initiales le justifient, dans le but de limiter autant que possible le nombre de souris utilisées dans chaque procédure.

Raffinement

Les contraintes que les animaux subissent au cours des procédures seront prises en compte par la mise en place de différentes mesures : (i) aménagement du milieu est prévu notamment par des ouates de cellulose pour augmenter le bien-être des souris pendant l’expérimentation. (ii) suivi quotidien des souris pour identifier des signes de stress ou de souffrance, caractrisés par l'état du pelage, le comportement de la souris (agressivité/apathie), mobilité, alimentation... Le poids corporel et la prise alimentaire seront donc mesurés tous les jours. (iii) soins spécifiques pendant la période de suspension (elimination des bouchons urinaires) (iv) mise en place de points limites. En cas d'atteinte d'un point limite l'animal sera exclu des procédures expérimentales.

Choix des espèces

Choix de l'espèce : Nous avons choisi d'utiliser des souris . La souris nous permet d'étudier les mécanismes par lesquels l'halofugionone permet de retarder l'atrophie musculaire lors de l'inactivité physique car cette espèce montre une bonne concordance avec l'atrophie musculaire observée chez l'homme en situation d'inactivité physique (bed rest, immobilisation), rendant les données obtenues particulièrement pertinentes pour une transposition potentielle des résultats. De plus, nous étudions ces phénomènes à un stade dé développement adulte pour s'affranchir des facteurs confondants liés à la croissance des animaux. Choix du stade de développement : Les souris seront matures âgées de 8-12 semaines, afin qu'elles soient matures d’un point de vue sexuel, ce qui permet d’éviter les modifications hormonales observées durant la croissance. De plus, la croissance musculaire est stabilisée ce qui permet d’observer les pertes de masse musculaire per se en réponse à la suspension, indépendamment d’un effet éventuel lié à un retard de croissance.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 96
Souffrances
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Devenir
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 96

27 jours seules en cage, dont cinq jours à 14 °C après cinq jours à 30 °C : c'est le protocole imposé à des souris porteuses d'une mutation qui les rend résistantes à la prise de poids. 96 souris vont être utilisées dans des procédures classées au niveau de souffrance le plus élevé, sévère. Le porteur qualifie pourtant ses mesures de non invasives et affirme qu'elles se font "sans impact négatif sur les animaux", ne retenant comme nuisances que l'isolement social et un stress physiologique transitoire au passage au froid. Toutes seront tuées pour les prélèvements.

Objectifs

L'obésité et le surpoids ont atteint des proportions épidémiques dans le monde, touchant 1,9 milliard d’adultes en surpoids et plus de 650 millions d’obèses en 2016. Des études montrent que l'immunité innée, activée par les bactéries du microbiote intestinal, joue un rôle clé dans ces troubles. Une nouvelle voie impliquant un récepteur a récemment été découverte. Des mutations du gène de ce récepteur ont été associées à l'obésité et au diabète de type 2. Pour mieux comprendre cette voie, une lignée de souris mutées a été développée. Ces souris prennent moins de poids sous régime riche en graisses et expriment davantage de gènes liés à la régulation de la température corporelle. Nous émettons donc l'hypothèse que ces souris ont une capacité adaptative accrue à un changement de température qui expliquerait leur phénotype de résistance à l'obésité. Cependant, l'effet de la température et du type de régime sur leur balance énergétique reste à étudier. Afin d'obtenir ces données, des mesures précises seront collectées de manière non invasive grâce à des cages de calorimétrie indirecte dans un environnement à température contrôlée.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment le corps régule son équilibre énergétique et sa température, des processus essentiels dans le développement de l'obésité, un problème de santé majeur avec des conséquences médicales et socio-économiques importantes. En étudiant un récepteur dont les mutations sont associées à l'obésité et au diabète de type 2 chez l'homme, cette recherche pourrait révéler de nouvelles cibles thérapeutiques. L’analyse de souris mutées pour ce récepteur, résistantes à la prise de poids sous régime riche en graisses et présentant une activation accrue des gènes liés à la production de chaleur, permettra d'explorer l'impact des régimes alimentaires et des variations de température sur le métabolisme. Des mesures non invasives, comme la calorimétrie indirecte et l'imagerie thermique, fourniront des informations précises sur l’équilibre énergétique et la composition corporelle. Les résultats obtenus pourraient ouvrir la voie à des stratégies innovantes pour prévenir et traiter l'obésité et les troubles métaboliques associés.

Procédures

La mesure de la balance énergétique sera effectuée durant 20 jours et donc les animaux seront individualisés pendant 27 jours. La température d'hébergement variera entre 30°C (5 jours) et 14°C (5 Jours) avec une transition à 22°C (5 jours).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables potentiels liés à ce protocole concernent principalement l’hébergement individuel, les manipulations ponctuelles lors de l’analyse corporelle, ainsi que l’exposition à des températures non standard, en particulier en raison de l’alternance des conditions environnementales. Les animaux seront placés en cage individuelle, ce qui peut générer un stress modéré, notamment lié à l’absence d’interactions sociales. Ce stress est susceptible de persister tout au long de la période d’isolement, qui n’excèdera pas 27 jours. Enfin, les animaux seront soumis à une alternance de conditions environnementales : une phase à 30 °C (température de thermoneutralité) suivie, après une période de transition de cinq jours à 22 °C, d’une phase à 14 °C (froid modéré). Ce changement de température, nécessaire pour étudier les capacités adaptatives des souris, nécessitera une adaptation de la souris à ce nouvel environnement, il peut entraîner un stress physiologique transitoire, notamment lors du passage au froid.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort, afin de réaliser les prélévements nécessaires à l'étude.

Remplacement

Le recours à l’expérimentation animale est justifié, car il est impossible de modéliser in vitro ou in silico les interactions complexes entre le régime alimentaire, l’immunité innée, la dépense énergétique, la composition corporelle et l’effet de la température ambiante. L’étude du métabolisme énergétique et des comportements associés nécessite un organisme entier, où les tissus métaboliquement actifs coopèrent de manière intégrée pour réguler ces processus.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux, cette étude combine l’analyse du comportement alimentaire, de la dépense énergétique, de la composition corporelle et des paramètres d’exposition à différentes températures sur les mêmes individus pendant 5 jours par palier. Douze souris par groupe expérimental sont nécessaires pour garantir des résultats statistiquement significatifs en tenant compte de la variabilité connue des paramètres mesurés. Les relevés métaboliques réalisés sur plusieurs jours réduisent cette variabilité intrinsèque et interindividuelle. De plus, les méthodes, non invasives utilisées, permettent d’obtenir des données précises sans impact négatif sur les animaux. L’évaluation des capacités adaptatives sera également optimisée par le changement de régime sur les mêmes souris. Enfin, des analyses statistiques adaptées permettront de maximiser la robustesse des résultats tout en minimisant le nombre d’animaux requis.

Raffinement

Pendant la phase d’individualisation, le poids et la consommation alimentaire seront enregistrés. La mesure de la balance énergétique et de la composition corporelle sont deux analyses non invasives. L’animal est hébergé dans une cage classique au sein des dispositifs de mesure de la dépense énergétique. Les animaux bénéficieront d’un enrichissement, avec un abri en plastique rouge, deux carrés de coton, et une nacelle pour construire leur nid. Les capteurs, encastrés dans le couvercle de la cage, ne perturbent pas l'animal. Les mesures de la balance énergétique sont effectuées automatiquement, de jour comme de nuit, sans intervention de l’opérateur. Une attention particulière est portée afin que les animaux aient suffisament de matériel de nidification pour s'adapter à la baisse de la température ambiante. Les souris seront surveillées quotidiennement pendant toute la durée du protocole afin de détecter et signaler rapidement tout signe de changement de comportement ou d'état de santé. Des points limites stricts et spécifiques au projet ont été définis. En cas d'anomalie comportementale et/ou de détérioration de l'état de santé des souris, le protocole sera interrompu.

Choix des espèces

L’espèce souris Mus musculus a été choisie car c’est un excellent modèle pour l’étude de la physiologie des mammifères dans une population homogène d’animaux. C’est également un modèle de choix pour l'étude des dysfonctionnements métaboliques, car de nombreuses voies de régulation métabolique sont conservées entre la souris et l’homme, ce qui permet d’extrapoler les résultats obtenus. Enfin, la souris est le modèle de choix et de référence pour l'étude des intéractions entre la réponse immunitaire et le métabolisme énergétique. Pour cette, les souris seront utilisées à l’âge adulte. Ce choix est justifié par plusieurs facteurs : (1) l’âge adulte garantit que toutes les structures cérébrales sont stabilisées, ce qui évite d'impacter leurs comportements alimentaires et locomoteurs au fil du temps; (2) le poids de l’animal est plus stable à cet âge, permettant une analyse fiable et robuste durant toute la durée de l’expérimentation.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1282
Souffrances
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▲ 754
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▲ 528
Devenir
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 1282

Toutes les souris du projet subissent une biopsie de la queue avant le sevrage, un geste qui entraîne une douleur aiguë et un stress de contention. 1 282 souris vont être utilisées, 754 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 528 dans des procédures sévères, toutes tuées à l'issue, une partie par perfusion intracardiaque sous anesthésie terminale. L'objectif est de cartographier l'activité cérébrale de trois lignées porteuses de mutations liées aux troubles du neurodéveloppement et de mesurer leurs déficits de comportement. Quatre tests comportementaux sont annoncés par animal, qualifiés de non invasifs et non douloureux, sans qu'aucun soit nommé.

Objectifs

Les troubles du neurodéveloppement (TND) concernent près d’une naissance sur 10 dans les pays développés. Ils constituent un groupe hétérogène d’atteintes du développement du système nerveux qui regroupe des maladies souvent invalidantes et avec peu de perspectives thérapeutiques, tels que des syndromes de retard mental, ou des déficits musculo-squelettiques. Ce projet a pour finalité l’étude en parallèle de trois gènes impliqués dans les TNDs. Notre objectif est 1) d'étudier les déficits comportementaux dans une lignée de souris porteuse d'une mutation inactivant un de ces gènes, pour mimer la pathologie humaine, et 2) de réaliser une cartographie de l’activité cérébrale dans les souris modèles pour ces trois gènes, au moyen de marquages histologiques validés lors d'une étude préalable. Cela nous permettra d’identifier les convergences de mécanismes pathologiques dans trois modèles de TND et donc de mieux comprendre la pathologie.

Bénéfices attendus

Les résultats de ces travaux permettront dans un premier temps de mieux comprendre les fonctions des gènes de notre étude, ce qui renforcera la connaissance des liens entre des perturbations au niveau cellulaire et les altérations comportementales chez la souris. En particulier, ce projet sera la première étude visant à étudier en profondeur les altérations cérébrales liées à un nouveau gène associé aux troubles du neurodéveloppement, imitant ce qui se passe chez les patients atteints d'un syndrome de déficience intellectuelle et autisme. Cette étude permettra également de mieux comprendre les troubles du neurodéveloppement et d'améliorer le conseil génétique aux familles.

Procédures

Les animaux subiront une biopsie avant le sevrage pour le génotypage (une seule fois, durée 1 minute environ). Les animaux seront soumis à des tests d’exploration des fonctions comportementales, non invasifs, et non douloureux, mais qui nécessiteront de manipuler régulièrement les animaux (4 tests prévus par animal, chaque test dure quelques minutes, les tests sont étalés sur plusieurs semaines). Ces procédures peuvent entraîner un stress léger. Certains animaux subiront une procédure sans réveil, sous anesthésie générale, d’une durée de 5 minutes environ.

Impact sur les animaux

Tous les animaux subiront une biopsie à la queue qui entraine une douleur aiguë et un stress au moment de la contention. Certains animaux reproducteurs pourront être isolés pour éviter les bagarres, entraînant un stress d’isolement social. Certains animaux seront soumis à des tests de comportement non invasifs mais qui entraînent un stress lié à la contention et la manipulation répétée. Certaines souris subiront une mise-à-mort par perfusion intra-cardiaque. Cette procédure est faite sous anesthésie gazeuse terminale, et est sans réveil.

Devenir

Les animaux sont des souris génétiquement modifiées, nous ne pouvons donc pas les replacer à l’issue de ce projet. Par conséquent les animaux seront mis à mort.

Remplacement

Ce projet a pour objectif de mieux caractériser les altérations comportementales dans des modèles animaux mimant un trouble du neurodéveloppement d'origine génétique, et d’identifier des égions différentes du cerveau qui répondent de façon anormale à la stimulation. En préalable à ce projet, nous avons réalisé des expériences in vitro validant notre hypothèse sur les gènes impliqués ce qui permet de nous assurer que l’étude est pertinente. L’approche in vivo est une nécessité afin d’aborder des troubles complexes de la cognition et du comportement. Nos modèles permettent de réaliser des expériences qui ne peuvent pas être reproduites in vitro telles que des tests des fonctions cognitives ou du comportement social.

Réduction

Les accouplements seront optimisés afin de produire strictement le nombre nécessaire d’animaux et dans la mesure du possible pour que tous les génotypes puissent être utilisés dans les études ultérieures, soit dans le groupe expérimental, soit dans le groupe contrôle. Il y a toujours une possibilité que certains génotypes soient retrouvés en excès, dans ce cas les animaux pourront être utilisés pour maintenir la colonie ou pour d’autres projets avec les mêmes lignées. Nous pourrons utiliser certains animaux qui ont subi uniquement des tests de comportement non invasifs pour réaliser une autre procédure, complémentaire, ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux. Le nombre d’animaux utilisés dans les procédures est limité au minimum nécessaire pour déterminer la significativité statistique des résultats, et a été choisi par un test de puissance statistique sur la base de notre expérience préalable. Pour le test de sociabilité, utilisant en plus des congénères étrangers, nous aurons recours si possible à des animaux déjà présents dans l’animalerie, dans le but de ne pas utiliser d’animaux supplémentaires.

Raffinement

Pour l'ensemble des procédures, nous avons défini des points limites prédictifs et précoces afin de prédire au mieux et le plus tôt possible des manifestations conduisant à la mise en place de traitements ou à l’arrêt de la procédure. Les animaux sujets aux tests de comportement seront acclimatés à la salle de test au préalable afin de réduire le stress causé par un nouvel environnement. Les différents tests seront réalisés avec un temps de pause suffisant entre chaque test pour limiter un stress éventuel des animaux. A noter que les tests de comportement ne sont pas invasifs et ne portent pas atteinte à l’intégrité de l’animal.

Choix des espèces

Le cerveau de la souris est très proche du cerveau humain dans sa structure et son fonctionnement. Le modèle murin est un modèle animal reconnu dans le cadre des études des pathologies neurodéveloppementales tels l’autisme et/ou les déficiences mentales. Les tests seront réalisés chez des animaux jeunes adultes, idéalement entre 60 et 90 jours mais cet âge peut différer légèrement selon la disponibilité des animaux et la composition des cohortes. En effet, cet âge correspond à l’âge auquel nous avons préalablement identifié des altérations du comportement des souris dans d'autres lignées.

MOTORHEAD2 1/2

(NTS-FR-709683v1 – 03/09/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 750
Souffrances
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▲ 750
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Devenir
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 750

Un à deux mois de restriction d'eau, la tête maintenue par une barre en titane vissée sur le crâne pendant des séances quotidiennes d'une heure : 750 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modérée, toutes tuées à l'issue pour vérifier au microscope où les virus ont été injectés. Toutes reçoivent une injection virale dans le cerveau, 250 une fenêtre crânienne, 500 un implant, puis sont transportées vers un second établissement. L'objet est fondamental, comprendre comment le cortex moteur secondaire arbitre entre exploiter ce que l'animal sait déjà et explorer autre chose. Le porteur décrit la pose de l'implant comme "non invasive et non douloureuse" tout en la réalisant sous anesthésie générale avec couverture antalgique.

Objectifs

La prise de décision est un processus crucial qui régit chacun de nos comportements les plus évolués. Tandis que nous apprenons de notre environnement et prenons des décisions sur la base de ces connaissances, nous conservons également la capacité d’adapter notre comportement face aux modifications soudaines de l’environnement. Cette adaptation serait favorisée par l’équilibre entre les comportements d’exploitation (c'est-à dire l'utilisation des connaissances déjà disponibles pour obtenir un gain connu) et ceux d’exploration (c'est-à-dire la recherche d’options plus favorables). Cette hypothèse résulte des études cognitives menées chez l'homme, les primates non humains et les rongeurs. L’objectif général de ce projet est d’étudier les mécanismes cérébraux responsables de la transition entre comportements d’exploitation et d’exploration chez la souris. De nombreuses structures corticales et sous-corticales pourraient participer à ce phénomène. En particulier, des recherches récentes proposent que le cortex moteur secondaire (M2) des rongeurs constitue un noeud critique permettant le contrôle flexible des actions volontaires. Ce constat est étayé par la spécificité de cette structure ayant un rôle démontré dans les comportements flexibles. Ce projet qui se déroule dans deux établissements utilisateurs vise donc à éclairer le rôle du le cortex moteur secondaire pour décider quand explorer ou quand exploiter l'environnement. Pour cela, nous utiliserons l’imagerie cérébrale des structures d’intérêts lorsque la souris est soumise à un test comportemental permettant de quantifier les comportements d’exploitation et d’exploration. Enfin, nous testerons le rôle causal des connexions neuronales identifiées pendant l'exploration et l'exploitation en effectuant des manipulations sélectives des différentes voies sous-corticales.

Bénéfices attendus

Cette étude est avant tout un projet de science fondamentale visant à comprendre les principes neuronaux permettant l’adaptation de la prise de décision dans des environnements changeants.Au-delà de cet aspect fondamental, ce projet possède une forte composante translationnelle. En effet, l'accent mis sur l'exploitation-exploration des actions volontaires est central dans les neurosciences cognitives, en particulier pour la recherche sur les primates humains et non humains. En outre, l'incapacité à résoudre efficacement le compromis exploitation-exploration est une caractéristique frappante de plusieurs troubles mentaux comme la schizophrénie, les troubles de l’attention et de l’hyperactivité et la depression. En conséquence, ces patients ont moins de flexibilité d’apprentissage, ils s’adaptent moins aux nouveaux environnements, utilisent des strategies habituelles et présentent une extinction plus rapide des apprentissages. Notre projet permet d’étudier ces paramètres chez l’animal lors d’une tâche comportementale pour comprendre le rôle des régions cérébrales impliquées.

Procédures

Les animaux seront d’abord acclimatés à leur hébergement dans le premier établissement utilisateurs pendant 2 semaines. Puis les animaux seront soumis à une chirurgie avec injection d’un virus puis pose d’une fenêtre crânienne ou pose d’un implant. Ces chirurgies se feront sous anesthésie, tous les animaux auront une injection de virus, 250 animaux auront une chirurgie avec pose d’une fenêtre crânienne et 500 animaux la pose d’un implant. Après 3 à 4 semaines de récupération et de surveillance post-opératoire, les animaux seront déplacés dans le deuxième établissement utilisateurs puis acclimatés à leur nouvelle animalerie pendant 7 jours. Ensuite, les animaux auront une anesthésie pour permettre la pose d’une barre en titane nécessaire au comportement qui se fait en « tête restreinte», ils seront soumis à contrôle hydrique qui durera entre 1 et 2 mois. Pendant cette période, les animaux auront l’étape de comportement avec 3 phases : l’habituation (7 jours), l’apprentissage (10 jours) et le contrôle (au minimum 1 mois). Pour la phase d’habituation les animaux auront des essais durant 20 minutes. Pendant la phase d’habituation et de contrôle, les animaux auront au maximum une session d’une heure par jour. Les chirurgies pour l'injection du virus puis la pose d'une fenêtre cranienne ou la pose d'un implant se feront dans le premier établissement utilisateur. La pose de la barre en titane, le contrôle hydrique ainsi que le comportement auront lieu dans le second établissement utilisateur.

Impact sur les animaux

Le projet peut induire des effets indésirables sur les animaux : ● Le risque de douleur durant la chirurgie● Le risque de douleur aiguë liée à la récupération post-opératoire. ● Le risque d’infection des implants. ● Le contrôle hydrique ● Contention "tête restreinte"

Devenir

A l’issue des procédures les animaux sont mis à mort. Il est nécessaire de réaliser des contrôles histologiques ou des expériences d’immunohistochimie sur les cerveaux fixés afin de valider les coordonnées des sites d’injection des virus et des sites d'enregistrement.

Remplacement

L’étude des mécanismes de la prise de décision est un enjeu sociétal et économique majeur des neurosciences modernes, comme le relèvent de nombreuses situations humaines inadaptées (prise de risque, addiction au jeu, compulsivité, troubles psychiatriques). Par définition, ces mécanismes ne peuvent être étudiés que chez des animaux vigiles confrontés à une situation de choix. Dès lors, aucun des modèles in vitro ne peut être utilisé ici. Par ailleurs, les mêmes mécanismes comportementaux (transition exploitation / exploration) sont en jeu chez les primates humains, non-humains, et les rongeurs, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez le rongeur à l’espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes synaptiques en jeu dans la prise de décision et permettra de jeter les bases d'études plus appliquées.

Réduction

La nature innovante des méthodes utilisées (imagerie biphotonique chronique, et optogénétique chronique), ainsi que la qualité de la mise en œuvre des procédures (basée sur une expertise reconnue de l’expérimentateur) permettront de réduire significativement le nombre des animaux. En effet, certaines tâches dans les procédures mettent en jeu des techniques non invasives et non douloureuses qui seront réalisées de façon quotidienne pendant le comportement chez le même animal. Ces techniques modernes permettent donc de façon intrinsèque de réduire dramatiquement le nombre d'animaux utilisés, avec une qualité de mise en pratique assurant la reproductibilité des expérimentations entre les laboratoires. Par ailleurs, afin de limiter le nombre d’expériences et donc d’animaux, la taille de nos groups expérimentaux est définie par l’utilisation de tests statistiques.

Raffinement

Le projet comprend des chirurgies qui se feront sous anesthésie générale avec une couverture antalgique grâce à la buprénorphine injectée avant et après la chirurgie. Une injection de Mélloxicam en sous cutanée sera réalisée après la chirurgie pour augmenter la durée de la couverture analgésique. La couverture antalgique agira dès le réveil de l’animal et sera maintenue avec une injection de Buprénorphine et de Méloxicam 24h post chirurgie. Si l’animal montre des signes de souffrance de nouvelles injections seront réalisées toutes les 24h. La procédure d’implantation, bien que non invasive et non douloureuse se fera malgré tout sous anesthésie générale avec une couverture antalgique qui agira dès le réveil de l’animal et qui sera maintenue si l’animal montre des signes de souffrance. La procédure d’anesthésie a été raffinée et permet d'être rapidement inversée par l’injection d’une solution de réveil, permettant ainsi d’éviter au maximum les problèmes et inconforts liés à une anesthésie pharmacologique. Les animaux ne sont jamais isolés mais maintenus en groupe sociaux (5 par cage avec nourriture adaptée et enrichissement : nid, maison et tunnel) et manipulés/habitués quotidiennement par le même expérimentateur. Les tests comportementaux sont ainsi réalisés lors des phases actives des souris et elles ne sont pas dérangées lors de leurs phases inactives. Les résultats avec des souris en cycle inversé seront plus pertinents sur le plan éthologique et fourniront des données plus fiables si elles sont menées pendant la phase sombre, alors que les souris sont normalement éveillées et actives. L’ensemble des animaux est surveillé quotidiennement avec une surveillance renforcée (2 fois par jour) après le contrôle hydrique. Les animaux sont transférés entre les deux EU qui sont situés dans le même bâtiments dans leurs cages d'hébergement avec des chariots spécifiques. Les cages sont placées dans des sacs en kraft pour les isoler de la lumière et de tout contact visuel. Des points limites spécifiques suffisamment précoces sont définis pour éviter des souffrances aux animaux.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des Vertébrés. L’organisation du système central de cette espèce est assez proche de celle de l’homme, les propriétés du néocortex de la souris ont de nombreuses similitudes avec le néocortex des autres mammifères, y compris les humains. Par ailleurs, les mêmes mécanismes comportementaux qui nous intéressent ici (transition exploitation / exploration) sont en jeu chez les primates humains, non-humains, et les rongeurs, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez le rongeur à l’espèce humaine sans avoir recours à des primates non-humains. Les enseignements tirés de l'étude des tissus de la souris seront donc largement transférables à l'homme, et permettront de mieux comprendre les mécanismes synaptiques en jeu dans la prise de décision en général tout en jetant les bases d'études plus appliquées chez les humains. Le projet sera réalisé sur des animaux de 6 semaines ce qui correspond chez cette espèce à l’âge adulte où l’animal est en pleine capacité d’apprentissage. Leur poids et leur taille sont stables le temps de nos protocoles, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d'injection.