Souris

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  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
Souris : 4400
Souffrances
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Devenir
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4 400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit un seul type d'injection, mais celle-ci peut être répétée chaque semaine pendant vingt-quatre semaines, sous anesthésie générale, avec une douleur musculaire dans la patte et une gêne à la marche parmi les effets déclarés. La mise à mort permet de prélever muscles, cœur, cerveau, foie, reins et moelle épinière pour mesurer où les molécules se sont distribuées. Les bénéfices sont formulés comme la sélection de candidats "susceptibles" d'être utilisés un jour en clinique, et l'effectif de 4 400 souris se justifie en une phrase, par des "tests statistiques" que le texte ne détaille pas.

Objectifs

Notre équipe développe des outils moléculaires innovants pour la thérapie génique et la modulation de l’expression des gènes, avec pour objectif principal l’identification de candidats potentiels à utiliser dans de futurs essais cliniques. Nos efforts se concentrent sur des pathologies génétiques, notamment neuromusculaires et neurodégénératives. Ces maladies sont particulièrement difficiles à traiter, car elles exigent que le médicament atteigne l'ensemble du corps ou traverse la barrière hémato-encéphalique. Notre objectif est d’identifier les médicaments les plus efficaces et adaptés à chaque type d’organe, afin que ces thérapies puissent, un jour, être utilisées chez les patients.

Bénéfices attendus

L’objectif principal de notre projet est d’identifier une ou plusieurs molécules thérapeutiques susceptibles d’être utilisées dans de futurs essais cliniques pour le traitement des maladies génétiques. Les bénéfices attendus de ce projet sont donc de pouvoir sélectionner les molécules candidates présentant le plus grand potentiel de biodistribution et le moins d’effets secondaires.

Procédures

Chaque animal soumis à un seul type d'injections de molécules actives afin d’évaluer les voies les plus efficaces pour la biodistribution. Les injections se feront sous anesthésie générale, et durera au maximum 10 minutes. Un analgésique sera administré avant chaque injection. Aucun animal ne recevra plus d’une injection par jour. Toutefois, pour permettre l’accumulation progressive des molécules, et compte tenu de leur demi-vie dans la circulation, les injections pourront être répétées chaque semaine, sur une période maximale de 24 semaines. Les animaux pourront également être soumis à des prélèvements sanguins en état vigile. (durée du prelevement : 2 minutes, une goutte de sang par prelevement 2 fois par jour maximum, sur 48h maximum).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables généralement observés sont dus à l’injection dans le msucle. Il est possible que les animaux ressentent une douleur musculaire localisée dans la patte et une gêne dans leurs déplacements. Les injections peuvent entraîner chez les animaux : douleurs, faibles pertes de poids et risques d’infection au point d’injection.

Devenir

En fin de projet, tous les animaux seront euthanasiés afin d’analyser les différents organes (muscles squelettiques, cœur, cerveau, foie, rein, cerveau, moelle épinière …).

Remplacement

La recherche en bioinformatique de candidats et les analyses réalisées sur modèles cellulaires permettent d’effectuer un premier criblage des molécules. Cependant, aucun modèle cellulaire ne peut remplacer complètement un organisme vivant. Il est donc indispensable de mener ces études dans un modèle animal, qui permet d’évaluer des paramètres essentiels tels que la biodistribution dans les tissus cibles, la demi-vie et les effets secondaires suite à l’administration de la molécule chez l’animal.

Réduction

Les effectifs nécessaires ont été calculés grâce à des tests statistiques, afin de réduire au minimum le nombre d'animaux permettant d'obtenir un effet statistiquement significatif.

Raffinement

Les animaux seront manipulés par du personnel formé et expérimenté, et les manipulations seront limitées au strict nécessaire. Avant chaque injection, les animaux seront anesthésiés et maintenus sur un tapis chauffant. De plus, toutes les interventions potentiellement douloureuses seront précédées de l'administration d’un analgésique. Des critères d’arrêt définis a priori seront utilisés afin d'éviter toute souffrance inutile. Un suivi clinique quotidien sera assuré, accompagné d’une grille d’évaluation du bien-être animal. Enfin, les méthodes d’administration des molécules (voie, volume, fréquence) ont été choisies pour être les moins invasives possibles, tout en garantissant la validité scientifique de l’étude.

Choix des espèces

Nous travaillerons sur des souris, car ce sont chez ces animaux que sont disponibles les modèles pathologiques des maladies que nous ciblons avec nos molécules, et qui pourront être utilisés dans la suite du développement d'une molécule thérapeutique. De plus, la souris est l'animal le plus couramment utilisé et décrit dans la littérature pour ce type d’expérimentation. De plus la souris et l’homme sont relativement proches d’un point de vue génétique, et les observations réalisées chez la souris peuvent donc être facilement transposables à l’homme. Les animaux utilisés seront âgés de 6 à 8 semaines. À cet âge, les souris sont matures, en bonne santé, et ont une taille corporelle suffisante pour permettre une injection intraveineuse ou intramusculaire en toute sécurité.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 56
Souffrances
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Devenir
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 56

56 souris rendues obèses par douze semaines de régime gras avant même leur arrivée reçoivent chacune 35 injections et 12 administrations du candidat médicament, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. S'y ajoutent seize pesées, cinq mesures de composition corporelle et trois prélèvements sanguins en boîte de contention, chaque manipulation étant décrite comme une entrave brève aux mouvements. L'enjeu est autant commercial que thérapeutique : la sémaglutide fait fondre le muscle en même temps que la graisse, et le composé testé doit lever cet obstacle à des traitements prolongés. Seuls des mâles sont utilisés, le porteur indiquant qu'inclure des femelles obligerait à doubler les effectifs, une étude chez la femelle étant renvoyée au cas où l'efficacité serait démontrée chez le mâle.

Objectifs

Le sémaglutide est utilisé comme médicament antidiabétique et anti-obésité. Son efficacité s'avère excellente, et son emploi relativement sûr. Cependant, outre la perte de masse grasse qu'ils induisent, les traitements chroniques à la sémaglutide sont également associés à une importante fonte musculaire, qui est considérée comme un effet indésirable. Le candidat médicament a été initialement développé comme un médicament visant le muscle dans le cadre de pathologies induisant une atrophie musculaire. Le présent projet vise à élargir les indications thérapeutiques potentielles du candidat médicament et de tester notamment sa capacité a compenser les effets délétères de la sémaglutide sur la masse musculaire lors d'un traitement chronique chez la souris obèse.

Bénéfices attendus

La Sémaglutide est aujourd'hui autorisée et utilisée en tant que médicament anti-obésité et anti-diabétique. Néanmoins ce composé à pour inconvénient d'induire une perte de masse et de force musculaire lors de traitements prolongés, réduisant la possibilité de son utilisation sur des périodes prolongées. Le développement du candidat médicament permettrait, en co-administration, de bloquer totalement ou partiellement cet effet délétère de la sémaglutide, autorisant son utilisation sur des périodes plus prolongées et ainsi, une meilleure prise en charge thérapeutique des troubles métaboliques chez l'humain.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes: 1) Manipulations par les expérimentateurs pour des mesures de poids corporel (16 mesures au cours de l'étude; durée de la mesure : 1 minute); 2) Administration du candidat médicament (12 administration; durée : 1 minute); 3) Injections de composés (35 injections; durée : 1 minute); 4) Analyse non invasive de composition corporelle (5 mesures; durée de la mesure: 2 minutes); 5) Prélèvements sanguins (3 prélèvements; durée du prélèvement : 5 minutes).

Impact sur les animaux

Les mesures de poids corporel et autres manipulations ainsi que les mesures de composition corporelle et le placement en boite de contention lors des prélèvements sanguins pourront être source de stress du fait d'une entrave aux mouvements de courte durée. Les administrations de traitements, ainsi que les prélèvements sanguins seront source de douleurs légère et de courte durée et de stress. Enfin, le caractère obèse des lots de souris concernés sera source d'inconfort en réduisant légèrement leur capacité de mouvement.

Devenir

L'ensemble des animaux seront euthanasiés à l'issue de l'étude. Des prélèvements d'organes sont prévus après euthanasie pour analyses ultèrieures.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la composition corporelle, la prise alimentaire et les autres paramètres altérés dans le cadre des troubles métaboliques. Par ailleurs, bien que le composé testé ait fait l'objet de plusieurs études réalisées in vitro dans les premières phases de son développement, l'étude in vivo reste une étape règlementaire incontournable pour la constitution d'un dossier de demande de premières études sur l'homme (passage aux études cliniques).

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé à partir de l'expérience acquise par notre laboratoire sur le modèle de souris obèse et l'analyse des paramètres d'intérêt de l’étude. Ainsi, le nombre d'animaux par groupe a été rationalisé de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Les groupe constitués de souris non obèse a été réduit à 8 animaux, contre 10 pour les groupes expérimentaux constitués de souris obèses, compte tenu de la moindre variabilité dans les paramètres étudiés. Enfin, compte tenu du fait que l’étude se positionne à un stade précoce du développement du candidat médicament, cette dernière sera limitée au genre mâle. La grande hétérogénéité du paramètre étudiés (notamment le poids corporel et la composition corporelle) entre mâle et femelle imposerait en effet de doubler les effectifs de chaque groupe pour étudier l’impact du composé sur les deux genres. Dans la suite du développement du candidat médicament, et uniquement dans le cas où une efficacité aura été observée chez le mâle, une seconde étude sera menée chez la souris femelle afin de s'assurer de son efficacité sur les deux genre.

Raffinement

Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum le stress et l’inconfort des animaux sans compromettre les objectifs de l’étude. Les traitements seront administrés par des expérimentateurs parfaitement formés et rodés à ce type de pratique. Les animaux seront hébergés en cages collectives (3-4 souris /cage) et un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos, de matériels de nidification et de briquettes en bois spécialement conçues pour le rongeur. Les animaux seront habitués par deux fois aux systèmes de contention utilisés pour les mesures de coposition corporelle et pour les prélèvements sanguins avant de pratiquer ces procédures. Les prélèvements sanguins prévus seront limités au volume minimum nécessaire aux dosages ultérieurs et une crème analgésique sera appliquée sur la queue 30 minutes avant les prélèvements sanguins. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent, entre autres, une surveillance renforcée et l'emploi d'analgésiques en cas de douleur avérée.

Choix des espèces

Le modèle de souris nourris avec une alimentation enrichie en graisses (60% de l'apport calorique provenant des graisses) est un des modèles de souris les plus classiquement utilisés et les mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans le contexte des troubles métaboliques. Ce modèle est sensible aux effets anti-obésité de la sémaglutide et présente également les effets secondaires de fonte musculaire observée chez l'humain. Les animaux seront utilisés au stade adulte, âgés de 18 semaines à la réception (25 semaines à l'issue de l'étude). Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testés, à savoir une population adulte et tient compte d'une pèriode de 12 semaines de régime enrichi en graisse chez le fournisseur afin d'induire le phénotype obèse.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 260
Rats : 940
Lapins : 20
Souffrances
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Devenir
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Achetés comme animaux "de réforme", 940 rats, 260 souris et 20 lapins vont être utilisés dans des travaux pratiques de premier cycle universitaire, devant jusqu'à 52 étudiants par promotion. Les gestes appris, classés en souffrance légère, se font une fois par animal : contention, piqûre, voies d'administration, prélèvements de très petits volumes. Les souris et les lapins sont réutilisés d'une séance à l'autre et les souris surnuméraires transférées à la faculté des sciences, tandis que les 940 rats, cathétérisés sous anesthésie générale pour mesurer pression artérielle, diurèse et glycémie, ne se réveillent jamais. Sur le remplacement, le porteur ne cite aucune alternative aux animaux et indique seulement que chaque séance est précédée d'un cours illustré de photos et de vidéos.

Objectifs

Le Bachelor Universitaire de technologie (BUT) est une formation technologique préparant des étudiants aux différentes missions du technicien. Les étudiants du parcours Biologie médicale et Biotechnologies (BMB) doivent acquérir des notions d’expérimentation animale qu’ils seront éventuellement amenés à mettre en oeuvre au cours de leur vie professionnelle. Au cours de la 1ère année, les différentes séances de TP réalisées in vivo leur permettent de se familiariser à l’étude des fonctions physiologiques en manipulant directement des animaux, en acquérant et analysant les données obtenues au cours des TPs. Cela concerne au maximum 52 étudiants en parcours Biologie Médicale et Biotechnologies (BMB). Au cours de la 2ème année, les étudiants sont sensibilisés aux régulations de ces fonctions par des agents pharmacologiques (notions d’agonistes, antagonistes, courbes effet-dose). Cela concerne au maximum 52 étudiants du parcours BMB. Les étudiants inscrits dans la formation leur permettant d'acquérir la compétence "Application des procédures en expérimentation animale sur les rongeurs et lagomorphes" suivent des séances supplémentaires de TPs sur la souris et le lapin, les étudiants adapteront les gestes appris sur le rat sur des animaux de plus petite et de plus grande taille. Ils apprendront aussi d’autres modes de contention, de prélèvement ou d’administration, toutes ces méthodes variant avec l’espèce considérée.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont que les étudiants acquièrent une première initiation en expérimentation animale avec la gestion et la surveillance d'un animal sous anesthésie, l'apprentissage de la pose de cathéters, l'acquisition d'un paramètre physiologique ainsi que sa modulation hormonale ou pharmacologique. Ainsi les étudiants sont à même d'acquérir des résultats pour ensuite les analyser et en faire la synthèse par des compte-rendus ou des présentations orales. Nous avons mis en place lae formation "Application des procédures expériementales chez les rongeurs et les lagomorphes" dans le parcours BMB depuis 2020, nous avons vu un nombre croissant d'étudiants intéressés par cette formation.

Procédures

Des prélèvements/administrations seront effectués sur les différentes espèces animales, rat, souris et lapin, une seule fois et pour de très petits volumes. L'étude de la pression artérielle, de la diurèse et de la glycémie se font sous anesthésie générale et conduiront à des procédures sans réveil.

Impact sur les animaux

Les animaux utilisés dans la Formation "Application des procédures en expérimentation" vont permettre l'apprentissage des différents gestes non invasifs (contention, piqûre) et repartiront à la fin de la séance en hébergement pour être réutilisés et seront surveillés afin de voir s'il n'y a pas eu d'imapact délétère (inflammation au niveau de la zone de piqûre) . Pour les procédures sans réveil, les animaux seront mis à mort à la fin de la séance.

Devenir

Les animaux, rats, souris, lapins utilisés pour la formation à l'Expérimentation animale 3application des procédures expérimentales" sont réutilisés dans d'autres séances de travaux pratiques réalisés à l'IUT (souris et lapins). Les animaux restants (souris) surnuméraires sont proposées à la Faculté des Sciences. Pour les rats utilisés dans l'étude des fonctions physiologiques, des gestes invasifs sont réalisés chez ces animaux obligeant à des procédures sans réveil.

Remplacement

Les séances de travaux pratiques font toujours l'objet d'une présentation en travaux dirigés ou en cours pour en expliquer le contenu et le but. Les différentes manipulations sont détaillées avec des photos pour illustrer ou des vidéos. Toutes les séances de TP sont encadrées par 2 enseignantes et 2 techniciennnes ayant les compétences en conception ou en application des procédures expérimentales.

Réduction

Réduction du nombre d’animaux : les animaux utilisés dans le cadre de la Formation "Application des procédures expérimentales" sont réutilisés dans les autres séances de travaux pratiques pour l'étude des fonctions physiologiques. Les étudiants travaillent par binôme pour réduire le nombre d'animaux.

Raffinement

Les animaux arrivent à l'animalerie une semaine avant le début des séances de travaux pratiques afin qu'ils bénéficient d'une période d'acclimatation à leurs nouveaux locaux d'hébergement. Les animaux sont hébergés dans des conditions de température, d'hygrométrie et de lumière adaptées. Ils disposent d'objets d'enrichissement dans leurs cages et sont observés quotidiennement. Les manipulations se font dans une salle de TP séparée de leur lieu de stabulation. Nous n'utilisons que des rat et souris de réforme pour les travaux pratiques.

Choix des espèces

Les rongeurs sont très utilisés en expérimentation animale et se prêtent à ce type de manipulations. Ce sont des animaux dociles, faciles à appréhender pour les étudiants et de taille adaptée à la préhension et à la contention. Les souris sont très utilisées en recherche biomédicale, du fait de leur taille et d’une excellente connaissance de leur génome. Le rat possède une taille adéquate pour la cathétérisation des vaisseaux sans utiliser des loupes binoculaires. C’est un animal résistant avec une physiologie proche de celle de l’homme permettant l’étude des grandes fonctions physiologiques. Il est très utilisé en recherche fondamentale et dans les essais pharmacologiques et toxicologiques. Le lapin est un animal docile, utilisé également en recherches fondamentale et appliquée. En le manipulant, les étudiants découvrent d’autres méthodes de préhension et de contention (utilisation d’une boîte de contention) et l’apprentissage de prélèvements sanguins non invasifs. Rats adultes, animaux de réforme de poids variable en fonction des disponibilités du fournisseur (> ou = à 350 grammes) Souris adultes, animaux de réforme de poids variable en fonction des disponibilités du fournisseur (entre 25 et 35 grammes) Lapins adultes (entre 2 et 2,2 kg)

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 576
Souffrances
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▲ 576
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Devenir
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 576

Tester des molécules maison contre la fibrose pulmonaire suppose d'abord de provoquer la maladie : un inducteur est déposé au fond de la gorge de 576 souris anesthésiées, puis les traitements sont administrés par la même voie, de façon répétée. Ces souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et sont toutes tuées pour quantifier la fibrose par histologie et dosage du collagène. Le texte signale une perte de poids entre le deuxième et le septième jour suivant l'induction et n'anticipe aucun effet indésirable des traitements. Les souris pèsent au moins 21 grammes, seuil choisi pour limiter la toxicité de l'inducteur, et le porteur conclut qu'aucun modèle in vitro ne pourrait se substituer à une étude sur un "animal entier".

Objectifs

La fibrose pulmonaire est une maladie sans traitement efficace. Il est donc important de comprendre les mécanismes de cette maladie pour développer de nouveaux médicaments capables de s’y opposer. Le contenu en lipides des tissus pulmonaires de patients malades est différent de celui des patients non malades et a été mise en évidence une surproduction d’une famille de lipides. Nous développons des médicaments capables d’inhiber la synthèse de ces lipides. L’objectif de ce travail est de tester l’efficacité de ces composés à limiter la fibrose pulmonaire dans des modèles chez la souris.

Bénéfices attendus

Dans un contexte de manque de thérapies de la fibrose pulmonaire le test de nouvelles molécules est crucial. Si les inhibiteurs testés dans ce projet montrent des effets protecteurs contre le développement de la fibrose pulmonaire chez la souris, ces données serviront de base à la poursuite du développement de ces composés chez les patients. Ce projet permettra aussi d’affiner la connaissance des doses efficaces de ces composés et de mettre en évidence la voie d’administration la plus appropriée pour assurer leur efficacité.

Procédures

Les souris recevront une administration d’un inducteur de fibrose par aspiration oropharyngée. Cette intervention sous anesthésie générale dure 30 secondes maximum. Ce même type d’injection sera également utilisé, de façon répétée, pour l’administration des agents thérapeutiques dans la procédure 2. Aucune nuisance supplémentaire n’est anticipée du fait de la répétition. Les administrations intraveineuses des agents thérapeutiques sont également courtes (environ 20 secondes) et ne nécessitent pas l’anesthésie de l’animal.

Impact sur les animaux

Le modèle expérimental décrit dans ce projet est couramment utilisé en recherche dans le domaine de la fibrose pulmonaire. Entre 2 et 7 jours après l’induction du modèle, les souris peuvent perdre du poids. Les administrations intraveineuses peuvent induire une douleur brève (1 sec) au moment de l’insertion de l’aiguille. Lors des réveils de l’anesthésie, les animaux connaissent quelques minutes de désorientation, rapidement résolues par la reconnaissance de leur environnement. Nous n’anticipons aucun effet indésirable après administrations des traitements anti-fibrotiques.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à l’issue de la procédure afin de mesurer et quantifier la fibrose pulmonaire par des méthodes ex vivo classiques (histologie, dosage de protéines)

Remplacement

Le poumon est un organe complexe composé de plus de 40 types cellulaires différents et le phénomène de fibrose fait lui intervenir plusieurs processus (inflammation, remodelage tissulaire etc). Aucun modèle in vitro ne pourrait se substituer à une étude sur un animal entier. L’étude de la fibrose pulmonaire chez le rongeur est de ce fait le modèle d’étude de référence dans la littérature.

Réduction

Nous réduirons le nombre d’animaux au minimum requis pour remplir les conditions des tests statistiques. Des tests statistiques d’analyse de variance seront réalisés pour toutes les données d’analyses (histologie, dosage de collagène etc). Après avoir déterminé la distribution normale ou non des données (test Kolmogorov-Smirnov), nous utiliserons des tests paramétriques ou non paramétriques.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé (lumière, température, bruit). Leur surveillance et l’entretien des cages seront réalisés par un personnel expérimenté. Ils bénéficieront d’un enrichissement du milieu de vie par des éléments creux plastiques (tunnels), et des bandelettes de papiers (permettant leur isolement dans la cage). Ils bénéficieront d’un environnement enrichi avec accès ad libitum à des suppléments alimentaires (aliments gélifiés, morceaux de pommes), afin de limiter la perte de poids. Un suivi quotidien par du personnel qualifié et ayant l’habitude du modèle sera réalisé pour repérer au plus vite les éventuels signes de détresse. Les administrations oro-pharyngées seront réalisées sous anesthésie générale de l’animal. Après l’injection, les souris seront placées sous lampe chauffante pour favoriser le retour de l’anesthésie. Une attention particulière sera apportée à la reprise d’une activité normale de l’animal à son réveil de l’anesthésie.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris car le processus de fibrose pulmonaire est bien documenté dans la littérature chez cette espèce, ce qui en fait un modèle d’étude validé par la communauté scientifique. Nous utiliserons des souris âgées de 8 à 14 semaines et avec un poids minimum de 21g. Ces critères correspondent à un stade de développement adulte de l’animal (développement des poumons, système immunitaire mature). D’après notre expérience du modèle, l’utilisation de souris de plus de 21g permet de minimiser la toxicité des produits inducteurs de fibrose.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 320
Souffrances
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▲ 180
▲ 140
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Devenir
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 320

Une suspension de cellules tumorales est injectée dans la quatrième glande mammaire de 140 souris sous anesthésie gazeuse, avant une à deux vaccinations et, pour deux groupes, des injections dans l'abdomen tous les deux à trois jours. 180 autres souris reçoivent seulement les candidats vaccins et un rappel. Ces 320 animaux subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour une preuve de concept sur un vaccin thérapeutique contre le cancer du sein. Le porteur annonce qu'aucune nuisance n'est attendue chez les souris injectées, puis indique que celles qui portent une tumeur sont mises à mort pour éviter les souffrances. Même les souris dont la tumeur a disparu sont tuées, la vaccination ayant modifié leur système immunitaire, ce qui interdit selon le texte de les réutiliser, de les placer ou de les faire adopter.

Objectifs

Le cancer est caractérisé par la prolifération incontrôlée de cellules qui subissent une transformation maligne. Le système immunitaire joue un rôle majeur dans le contrôle de cette prolifération et plus particulièrement certaines cellules immunitaires capables de lyser les cellules tumorales de façon spécifique. L’utilisation d’une vaccination thérapeutique basée sur des nos modèles de vaccins ayant pour cible un antigène tumoral pertinent exprimé par des tumeurs mammaires, pourra être particulièrement efficace pour permettre l’activation de ces cellules spécifiques. Objectifs de ce projet: 1- Etudier l’immunogénicité de trois vaccins contre le cancer du sein et d’en sélectionner le meilleur pour la suite du projet. 2- Etablir la capacité d’une nouvelle lignée tumorale à induire des tumeurs mammaires dans un modèle murin. 3- Evaluer l’efficacité antitumorale du vaccin le plus immunogénique sélectionné en «1», seul ou en combinaison avec des molécules anticancéreuses avec le traitement optimal sélectionné en «1».

Bénéfices attendus

Les bénéfices à court terme de ce projet sont la validation de la preuve du concept préclinique d'utilisation d’une vaccination à l’aide d’un nos modèles de vaccins ou en combinaison avec d’autres molécules anticancéreuses dans l’immunothérapie du cancer du sein. Nos modèles de vaccins se sont révélés sûrs et efficaces comme des candidats vaccins contre des infections virale sou bactériennes et des tumeurs de la prostate. Un de nos modèles de vaccin a obtenu l’approbation de l’agence de santé américaine FDA et est entré en phase clinique de traitement des cancers du col de l’utérus ou des cancers oropharyngés. L’avantage à long terme du projet actuel sera l'utilisation de ces vaccins d’immuno-oncothérapie dans le contexte d’une co-administration en clinique dans le but d’obtenir un effet additif ou synergique de la réponse immunitaire permettant d’opérer efficacement contre des tumeurs mammaires.

Procédures

Dans une procédure de sévérité légère, environ 180 souris au maximum seront immunisées avec nos candidats vaccins (quelques secondes), puis restimulées (quelques secondes) deux semaines après la première injection. Les autres procédures de sévérité moyenne, et à appliquer à un maximum de 140 souris, comprennent dans un premier temps l'injection intra-mammaires de cellules tumorales pour le cancer du sein (quelques secondes) sous anesthésie gazeuse. Concernant la vaccination des individus, cette dernière sera ensuite réalisée par 1 à 2 injections espacées de 2 à 3 semaines (quelques secondes) en fonction de la vitesse de croissance des cellules tumorales et de l’efficacité du traitement vaccinal. Parmi les souris vaccinées deux groupes recevront en plus tous les 2-3 jours des injections intrapéritonéales du traitement.

Impact sur les animaux

Les souris ressentiront une légère douleur au moment de l'injection mammaire du volume de suspension cellulaire. L'injection de cellules tumorales sera effectuée sous anesthésie gazeuse. La croissance de la tumeur est bien tolérée par les souris, mais peut dans certains cas s’associer à une perte d'activité. La période maximale de nuisance sera de 1 à 2 jours. Les souris ressentiront une légère douleur au moment de la vaccination par l'injection intrapéritonéales des vaccins, pendant une courte durée. Aucune nuisance ou effet indésirable à court ou long terme n’est attendu sur les animaux injectés.

Devenir

Les souris présentant des tumeurs seront mises à mort pour des raisons éthiques et pour éviter les souffrances. Si les souris ne présentent plus de tumeur grâce aux différents, elles seront suivies pendant deux mois. Même les souris sans tumeur ne peuvent être réutilisées car leur système immunitaire a été modifié par la vaccination. Par conséquent, tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.

Remplacement

L’objectif de ce projet est de tester l’efficacité antitumorale d’un candidat vaccin thérapeutique injecté seul ou en co-injection avec une autre molécule anticancéreuse, destinés ultimement à la thérapie de certains cancers du sein chez la femme. Ce type d’étude implique nécessairement une phase d’expérimentation animale du fait de la complexité des réponses vaccinales et antitumorales au niveau d’un organisme entier. Cette étape constitue une preuve de concept requise par les agences réglementaires de santé en vue d’une application chez l’humain, en complément des études réalisées in vitro. Actuellement, aucun système cellulaire in vitro ne peut être utilisé pour remplacer la recherche vaccinale et immuno-thérapeutique sur les animaux, car aucun modèle in vitro ne permet d’évaluer l’immunogénicité des vecteurs d’immunisation. Les mécanismes en jeu sont très multifactoriels et pas encore caractérisés de façon exhaustive.

Réduction

Sur les conseils d’un biostatisticien, les groupes seront constitués de 5 à 10 animaux, en fonction de la nature de l’expérience, et du fait de la variabilité de la croissance tumorale de façon à obtenir des différences statistiquement significatives entre les groupes et pourra être réduit si la variabilité observée est moins élevée que celle actuellement estimée. Des études précédentes ont permis d’optimiser le protocole de vaccination avec nos modèles de vaccins et de définir la cinétique de vaccination permettant de limiter le nombre d’animaux utilisés. Nos modèles de vaccins seront préalablement validés par des études d’immunogénicité chez la souris afin de s’assurer qu’ils permettent la mise en place de réponses spécifiques contre les tumeurs chez la souris. Avant chaque procédure, le résultat des procédures précédentes sera pris en considération. Si un candidat vaccin n'a pas d’effet significatif sur la croissance de la tumeur, les procédures suivantes ne seront pas réalisées.

Raffinement

Selon notre expérience antérieure, l’injection de nos modèles de vaccins n’induit aucun signe clinique chez les souris. L’implantation de tumeurs mammaires peut induire une gêne modérée, qui sera contrôlée au cours des expériences. Les tumeurs seront implantées seulement au niveau des 4èmes glandes mammaires (gauche ou droite) où, par rapport aux glandes mammaires situées plus haut, il y a plus d’espace pour la croissance tumorale et par conséquent sans gêner la mobilité des souris afin de limiter le plus possible la gêne occasionnée par la tumeur. Les animaux seront observés pour détecter tout signe d’inconfort ou de souffrance, si un point limite est atteint. La souffrance des animaux sera abrégée par leur mise à mort. Si les signes cliniques de souffrance sont légers, mais néanmoins présents, comme des poils hérissés, inactivité, plusieurs mesures seront prises, incluant l’ajout de gel hydrique, réhydratation sous cutanée, chauffage des cages ou bien l’amélioration de l’enrichissement qui consistera à ajouter la litière à base de cellulose quand les tumeurs seront palpables pour éviter l’irritation par les coupons de bois.

Choix des espèces

Le système immunitaire de la souris est proche du système immunitaire humain. Il existe des modèles de tumeurs mammaires qui peuvent être utilisés chez la souris pour tester notre candidat vaccin. De plus, des études précédentes montrent que les modèles de vaccins testés sont immunogéniques chez la souris et de nombreux outils sont disponibles pour étudier les réponses immunitaires chez cette espèce. Les expériences envisagées requièrent des animaux avec un système immunitaire fonctionnel. Elles seront donc menées sur les souris adultes âgées de 6 à 12 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 900
Souffrances
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Devenir
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 30
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Des produits non nommés, destinés à la mise sur le marché, sont injectés à des souris pour mesurer leur distribution dans le corps et leurs effets. 900 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les injections peuvent se répéter, le porteur indiquant qu'"un effort sera fait" pour ne pas dépasser cinq par souris, et parmi les voies prévues figurent le coussinet de la patte, qui peut gêner l'accès à l'eau et à la nourriture, et l'œil, au risque d'un glaucome ou d'une perte de la vision. L'imagerie sous anesthésie générale va jusqu'à dix acquisitions le premier jour, et le seul bénéfice annoncé tient en une phrase : "Ce projet contribuera à la mise sur le marché de nouveaux produits." Les souris dont les organes sont prélevés sont tuées, et 30 souris sont déclarées réutilisables pour la formation du personnel.

Objectifs

L’autorisation de mise sur le marché d’un produit ou d'un médicament nécessite au préalable de caractériser notamment sa pharmacocinétique et sa pharmacodynamique. La pharmacocinétique permet d'améliorer les dosages et la posologie du produit ou du médicament. Elle permet également de déterminer les voies d'administrations optimales. La pharmacodynamique consiste quant à elle à évaluer les effets du produit sur l’organisme. Ce projet a pour objectif de caractériser la pharmacocinétique et la pharmacodynamique après administration de produits chez la souris. Le recours à l’imagerie médicale (imagerie à rayons X ou imagerie optique) dans ce projet permettra de suivre au cours du temps la distribution de produits radio-opaques, rendus fluorescents ou bioluminescents.. Cette méthode d’analyse présente l’avantage d’être non-invasive, nécessitant seulement une anesthésie générale. Elle permet également de suivre un même animal au cours du temps et de réduire le nombre d’animaux nécessaire. Il n’existe pas de méthode alternative à l’heure actuelle permettant de déterminer les dosages, la posologie, la voie d'administration et les effets sur l'organisme d'un produit ou d'un médicament sans un organisme vivantLe recours à lexpérimentation animale est donc nécessaire à l’objectif de ce projet.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera à la mise sur le marché de nouveaux produits.

Procédures

Les animaux recevront une injection le produit testé en dose unique ou répétée en respectant les volumes d’injections recommandés. Lors d’injections répétées, un effort sera fait pour ne pas excéder 5 injections maximum par animal. Sur animaux vigiles, les injections seront réalisées en quelques secondes (temps inférieur à 1 minute), soit environ 5 minutes avec l’anesthésie. Des examens d'imagerie pourront également être réalisés, avec parfois injection d’un produit de révélation, sous anesthésie générale pendant une durée de 5 à 20 minutes. la fréquence des examens sera au maximum de 10 acquisitions par jour le premier jour puis, de 3 acquisitions par jour pour les 3 jours suivants, 1 acquisition par jour jusqu’au 10ème jour et de 2 acquisitions par semaine jusqu’à la fin de l’étude. Des prélèvements sanguins pourront être réalisés sur animaux anesthésiés au maximum 3 fois par semaine la première semaine puis 1 fois par semaine. Un prélèvement s’effectue en moyenne en 1 à 2 minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront présenter des réactions différentes selon les produits testés et selon les voies d’administration, pouvant entrainer l’apparition de signes cliniques (risque de déshydratation et pertes de poids liées aux éventuelles anesthésies répétées, inflammation des sites d’injection). Certaines voies d’administration sont plus inconfortables que d’autres et nécessitent une prise en charge analgésique pré et post injection : sous-cutanée dans le coussinet du pied qui peut gêner la locomotion de l’animal et donc l’accès à l’eau et la nourriture et les injections intravitréennes pouvant altérer la vision (glaucome ou perte de vision de l’œil injecté). Dans tous les cas, des mesures adaptées sont mises en place.

Devenir

Les animaux dont un prélèvement d’organe est nécessaire seront euthanasiés. Il sera possible de réaliser une quantification des produits ex-vivo par organe grâce à de l’imagerie optique ex-vivo ou par d’autres techniques in-vitro. Les souris dont les organes ne doivent pas être prélevés pourront soit être gardés en vie et réutilisés pour la formation du personnel.

Remplacement

Le recours à l’expérimentation animale est nécessaire afin de pouvoir caractériser la pharmacocinétique et notamment la biodistribution d’un produit dans un organisme entier vivant (modélisation d’une situation clinique). Actuellement, il n’existe pas de méthode alternative permettant de modéliser de manière fiable la biodistribution d’un produit dans un organisme vivant.

Réduction

L’avantage de l’imagerie médicale est de suivre les mêmes animaux au cours du temps et donc de diminuer le nombre d’animaux utiles au projet. Afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables permettant d’étudier la biodistribution du produit testé, des groupes d’au moins 6 animaux seront constitués. Si nécessaire, des études pilotes seront réalisées sur un nombre limité d’animaux (3 par groupe minimum) afin de confirmer la visualisation d’un produit marqué en in-vivo par exemple.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 5 minimum sera respectée (7 jours minimum en cas de transport par avion). Les animaux seront tous hébergés collectivement en cage sauf en cas particuliers scientifiquement justifiés (comme par exemple l'animal contrôle pourrait être isolé pour ne pas être contaminé par ses congénères). En cas d’hébergement individuel, les cages seront organisées de manière à permettre un contact visuel et olfactif avec les animaux adjacents et un enrichissement supplémentaire sera apporté à l’animal isolé. Au cours de l’étude, les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter tout signe clinique anormal et ainsi prendre, le plus rapidement possible, les mesures nécessaires soit de traitement (désinfection de plaies, isolement, réchauffement, etc…) ou la mise à mort des animaux dont l’état clinique serait jugé irréversible. Le poids des animaux sera mesuré tout au long des études et pourra être complété par un score clinique basé sur l’état général de l’animal (comportement de l’animal, la réponse à la stimulation, l’état de son pelage (soyeux ou non), la présence d’écoulement nasaux et oculaires, des difficultés respiratoires) et en lien avec l’injections du produit testé (inflammation, lésion, nécrose, difficulté dans la locomotion et le déplacement pour atteindre l’eau et la nourriture, œil-mi-clos, fermé ou glaucome). Des examens cliniques plus approfondis pourront également être réalisés. Toute anomalie clinique sera rapportée au vétérinaire responsable du suivi. Les signes cliniques observés seront pris en charge (mise en place de traitements, injection de solutions réhydratantes, etc…) à condition qu’ils n’interfèrent pas avec les produits test injectés.

Choix des espèces

Le modèle souris a été choisi : - Pour sa taille réduite et parce qu’il permet l’utilisation de technique d’imagerie du corps entier, - Car il s’agit d’une espèce couramment utilisée pour étudier la pharmacocinétique et pharmacodynamique en expérimentation animale et permettant de travailler sur des lots homogènes (âge et sexe fixés). Des souris de plus de 6 semaines seront utilisées au cours de ce projet (stade jeune adulte) afin de s’affranchir de la période de forte croissance de l’animal et d’avoir des animaux présentant un poids d’environ 20g.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
Souris : 1080
Souffrances
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▲ 1080
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Devenir
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 1080

Génétiquement modifiées pour développer un diabète de type 2, les souris de ce projet grossissent jusqu'à une obésité que le texte qualifie lui-même de sévère et de "source de souffrance et d'inconfort". 1 080 d'entre elles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des traitements jusqu'à deux fois par jour pendant dix semaines, subissent des ponctions dans une veine de la mâchoire en état vigile, une incision à la pointe de la queue, quatre séances d'imagerie cardiaque sous anesthésie, et passent jusqu'à vingt heures seules sur une grille, sans nourriture ni litière, pour le recueil d'urine. Les mâles restent isolés pendant tout le protocole. La mise à mort intervient après ouverture du thorax et mesure de la pression directement dans le cœur, et l'effectif prévoit 20 % d'animaux supplémentaires pour compenser la mortalité attendue en cours de route.

Objectifs

L’insuffisance cardiaque est une maladie progressive qui se caractérise par une incapacité du cœur à assurer un débit de sang suffisant pour couvrir les besoins du corps en oxygène, d’abord en cas d’effort puis même au repos. L'insuffisance cardiaque peut se caractériser par une diminution de la capacité du coeur à se remplir de sang, et ses causes sont multiples : âge, hypertension, obésité, diabète… Malgré les nombreuses recherches et études cliniques menées ainsi que l’arsenal thérapeutique déployé et testé, aucune thérapie semble être efficace en termes d’allongement de la durée de vie des patients atteint de cette maladie. Afin de pouvoir tester de nouveaux composés médicaments, le développement et l’utilisation de modèles animaux aux plus proches des atteintes cardiovasculaires de l'insuffisance cardiaque est nécessaire. Le modèle de souris génétiquement modifié pour exprimer des troubles du mébolisme et de la fonction rénale permet d'entrainer une insuffisance cardiaque similaire à ce que l'on retrouve chez l'Homme. Ainsi, l’objectif du projet est d’utiliser ce modèle d'insuffisance cardiaque pour évaluer l’efficacité de nouveaux composés à visée thérapeutique sur la progression de l’insuffisance cardiaque.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’apporter une preuve de concept de l’efficacité de nouveaux traitements sur un modèle de souris génétiquement modifiée d’insuffisance cardiaque . Ces nouvelles stratégies thérapeutiques pourront être testées en clinique afin de les proposer ensuite comme traitement aux patients souffrant de cette maladie.

Procédures

Au cours du protocole, plusieurs prélèvement de sang seront réalisés sur animaux vigiles au niveau de l'une des veines de la machoire et au niveau de la queue après une légère incision (1min par prélèvement). Les animaux seront soumis à plusieurs analyses d'imagerie cardiaque (4 fois maximum, 30min par analyse) réalisées sous anesthésie générale. Durant plusieurs heures (

Impact sur les animaux

Ce modèle de souris génétiquement modifié présente un phénotype dommageable et se traduit par le développement naturel de troubles métaboliques (exemple: augmentation du glucose dans le sang) et aboutit à un diabète de type 2. Ces effets entrainent une suralimentation et provoque une obésité sévère, source de souffrance et d’inconfort. Les souris mâles seront hébergées individuellement dans des cages et génére du stress. Le prélèvement de sang sur animal vigile nécessite une contention de l’animal pouvant être source de stress, ainsi qu’une ponction avec une aiguille dans l'une des veines de la mâchoire pouvant générer une douleur. L’étude du glucose sanguin nécessite une légère incision à la pointe de la queue entrainant un court saignement pouvant générer une douleur et du stress, et peut nécessiter une privation de nourriture lorsqu'elle est faite à jeun. L’utilisation des cages permettant de récolter l'urine requière l’hébergement individuel des souris sans alimentation et dans laquelle les souris sont uniquement placées sur une grille sans sciure et enrichissement et ce, sur plusieurs heures (20h au maximum). Des anesthésies gazeuses, provoquant une légère irritation des voies respiratoires, pourront être réalisées au cours du protocole afin de réaliser des examens du coeur sur plusieurs semaines. De même, en fin de protocole, des mesures de la pression sanguine seront effectuées dans la carotide et le coeur sur animal anesthésié à la suite de l’intubation des animaux et après l'ouverture du thorax pouvant être suivi par un prélèvement de sang dans le coeur. Un des effets indésirables potentiels est lié à l'administration du candidat médicament du sponsor. Un problème lors du geste technique ou un effet secondaire du composé testé peut être observé surtout pour les nouvelles molécules innovantes avec peu de recul. Le traitement par injection intra-péritonéale peut entrainer une inflammation de l'abdomen et le traitement par voie orale peut entrainer des fausses routes.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure car les mesures effectuées en fin de procédure sont des mesures terminales nécessitant l’ouverture de la cage thoracique pour les mesures de pression.

Remplacement

L’objectif du projet est d’obtenir une preuve de concept d’efficacité de nouveaux composés in vivo. Afin d’évaluer l’effet du composé sur l’insuffisance cardiaque, le recours à un modèle animal est nécessaire. En effet, le modèle in vitro ne permet pas d’étudier les répercussions de la pathologie dans un système complexe entier ni d’évaluer l’efficacité d’un composé dans les organes.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu par groupe (n=18) pour ce projet est basé sur des données obtenues dans la littérature (n=12) qui prennent en compte que des critères d’inclusion stricts peuvent être appliqués (+ 20%) et que du fait des différentes procédures prévues il peut y avoir une mortalité des animaux (+ 20%). Les animaux sont répartis de manière homogène à la suite des pesées et mesures de glucose sanguin à jeun initiales. L’examen cardiaque par imagerie permet de faire un suivi tout au long du protocole sur le même animal limitant ainsi le nombre d’animaux. Des échantillons de plasmas et/ou de tissus des animaux contrôles sont conservés en interne pour pouvoir être utilisés dans le cadre d’autres projets de recherche (par exemple recherche d’un récepteur cible présent dans le plasma ou dans les tissus cardiaques ou vasculaires). Cela permet de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés. Avec le recul de plusieurs études, le nombre d’animaux par groupe pourra être revu à la baisse.

Raffinement

A l’arrivée des animaux, une période d'acclimatation d’au moins 7 jours est respectée. Une importance particulière est portée au suivi des animaux pour prévenir et remédier à l’apparition de douleur ou de mal-être. Les points limites sont fixés avant le début des expérimentations. Des enrichissements multiples sont proposés aux animaux (batônnets en bois, carrés de cellulose, rouleaux en carton), en alternance, pour limiter l’habituation et l’ennui. Les animaux sont observés quotidiennement et tout signe de douleur ou de détresse entraîne l’établissement d’un score grâce à une grille d’évaluation du bien-être animal. En fonction du score obtenu, un protocole d’analgésie approprié est mis en place si besoin. Les actes pouvant générer de la douleur seront réalisés sous anesthésie et/ou analgésie. Les animaux sous anesthésie lors de l’imagerie cardiaque seront placés sur un tapis chauffant et du gel ophtalmique est déposé sur leurs yeux. Après chaque prélèvement, une réhydratation sera réalisée afin de compenser la perte de vu volume sanguin. Les doses et volumes d’injection des anesthésiques chimiques, analgésiques et de sérum physiologique seront réalisés selon les recommandations éthiques (doses, volume). Les mesures de pression sanguine réalisées en fin de protocole se font sur animaux anesthésiés ayant reçus une injection préalable d'un analgésique.

Choix des espèces

La souris, classiquement utilisée en laboratoire, présente des similitudes importantes avec l’humain d’un point de vue de l’anatomie et de la physiologie vasculaire et cardiaque. La réponse pathophysiologique de la souris dans l'insuffisance cardiaque est comparable à celle des humains notamment en termes de modification du tissu cardiaque et de modification des pressions sanguines. De plus, ce modèle génétiquement modifié de souris développe des facteurs de comorbidités tels qu'un diabète de type 2 pouvant être à l’origine de l’insuffisance cardiaque chez l’Homme. Les souris utilisées auront au minimum 8 semaines. En effet, ce modèle est sensible à l’âge et la survenue de la pathologie apparait progressivement au cours du développement de l’animal. Un âge de 8 semaines correspond à l’âge minimum pour lequel les premiers symptômes apparaissent chez ces souris.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 4964
Souffrances
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▲ 4964
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Devenir
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 4964

Des fragments de tumeurs prélevées sur des patients sont greffés sous la peau de 4 964 souris, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal ne subit l'opération qu'une fois, sous anesthésie gazeuse, et la tumeur est ensuite suivie à l'œil et par palpation jusqu'à la mise à mort, qui permet d'analyser les organes et de mesurer la dissémination des cellules tumorales. Le texte annonce des conséquences systémiques "très limitées" et une simple gêne mécanique, sans indiquer jusqu'où les tumeurs sont laissées croître. Le même document annonce le développement de tumeurs cultivées en trois dimensions pour, à terme, remplacer progressivement les souris, tout en programmant près de cinq mille greffes.

Objectifs

La résistance aux traitements contre le cancer est un des plus grands défis auxquels nous faisons face. Certaines études estiment qu’elle est responsable de près de 90% des décès liés au cancer. Cette résistance peut se développer de deux façons : soit à cause de mutations génétiques qui permettent aux cellules cancéreuses de survivre au traitement, soit à cause de changements dans le comportement des cellules (appelés mécanismes épigénétiques), qui ne modifient pas leur ADN, mais influencent la manière dont elles réagissent au traitement. Le projet cherche à mieux comprendre comment ces mécanismes épigénétiques peuvent influencer la progression du cancer, la réponse du système immunitaire et la résistance aux traitements. Pour cela, des échantillons de tumeurs de patients atteints de différents types de cancer (comme les cancers digestifs, du poumon, des ovaires ou les sarcomes) seront prélevés avant puis après que la résistance au traitement soit établie. Ces échantillons seront ensuite étudiés chez la souris pour mieux comprendre les mécanismes de résistance. Au cours du projet, des modèles en 3D de tumeurs (appelés organoïdes) seront également créés, afin de pouvoir, à terme, continuer d’étudier les tumeurs sans avoir à utiliser autant de souris. L'ensemble de ce travail est essentiel pour aider les chercheurs et les médecins à mieux comprendre pourquoi certains traitements ne fonctionnent pas et à trouver de nouvelles stratégies pour vaincre le cancer.

Bénéfices attendus

Le projet vise à mieux comprendre les mécanismes de résistance aux traitements contre le cancer, notamment à travers l’étude des modifications non génétiques qui influencent la progression tumorale et la réponse aux thérapies. En analysant des échantillons de tumeurs de patients avant et après la résistance au traitement, ce projet offre de nouvelles perspectives pour des traitements plus efficaces et personnalisés. Il permettra de comprendre comment agissent de nouveaux médicaments prometteurs, de mieux comprendre l’interaction entre cancer et système immunitaire, et d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Ces avancées pourraient améliorer la prise en charge des patients, prolonger l’efficacité des traitements et, à terme, offrir des solutions plus ciblées et moins agressives pour lutter contre le cancer.

Procédures

Des fragments tumoraux issus de patients seront greffés sur les animaux, après une anesthésie générale gazeuse ainsi que l’administration d’analgésiants sur les zones incisées. Chaque animal ne subira cette procédure qu’une seule fois, pour une durée comprise entre 3 minutes et 10 minutes, et les interventions seront faites en condition stériles et optimisées pour limiter la douleur animale, sous anesthésie générale et analgésie.

Impact sur les animaux

Les nuisances anticipées sur les animaux seront principalement liées à la greffe des biopsies de tumeurs de patients. Possibilité de gêne mécanique modérée selon la taille de la tumeur et selon la localisation. Conséquences systémiques attendues très limitées, perte de poids modérée possible pour certaines greffes.

Devenir

Les souris seront euthanasiées pour analyses sur les tissus et les organes afin d'étudier les tumeurs et d’évaluer la dissémination éventuelle de cellules tumorales au niveau des organes adjacents.

Remplacement

Les modèles alternatifs, qui n’impliquent pas l’utilisation de modèles animaux, appelés in-vivo, ne permettent pas de représenter toute la complexité de l’environnement d’une tumeur. En effet, les tumeurs ne sont pas uniquement composées de cellules malignes présentant une prolifération aberrante, elles comprennent aussi un ensemble de cellules immunitaires qui régissent la biologie de la tumeur, et lui donnent des propriétés invasives ou métastatiques. Dans le cadre des cultures cellulaires dites classiques (c’est-à-dire en 2 dimensions), il n’est pas possible de mimer toutes ces diverses populations, et d’étudier les interactions entre les cellules du même système tumoral. Plus généralement, environ 95% des gènes codant pour les protéines sont identiques entre les souris et les humains, ce qui en fait un excellent modèle d’étude, plus fiable et robuste pour assurer un passage en clinique par la suite. En dépit des limites actuelles des modèles de tumeurs, nous nous efforcerons tout de même de développer des modèles de tumoroïdes, c’est-à-dire des modèles de tumeurs cultivés in-vitro mais qui sont assemblés sous forme d’une structure 3D. Bien qu’ils ne reflètent pas toute la complexité de l’environnement tumoral, ils sont aujourd’hui vastement utilisés pour des tests pharmacologiques précliniques, afin d’étudier la réponse des tumeurs à différents traitements. L’établissement de ces modèles nous permettra, à terme, de remplacer progressivement l’utilisation de modèles murins.

Réduction

Le nombre de souris anticipé sur la durée du projet a été déterminé en fonction de notre expérience concernant le taux de prise des modèles de tumeurs habituellement greffées. Les méthodes de greffes utilisées ont été pensées consciencieusement, de sorte à minimiser le nombre d’animaux utilisés tout en maximisant le taux de prise afin d’assurer le succès de l’établissement du modèle. Le nombre d’animaux a été pensée en fonction du taux de succès des greffes, et l’estimation du nombre total reste une estimation maximale. Le projet prévoit de stabiliser les modèles par passages et de vérifier leur robustesse et la possibilité de la conserver par congélation pour des recherches futures.

Raffinement

Les animaux seront suivis quotidiennement pour observer leur comportement, et, dès l’apparition d’un signe de douleur, les animaux recevront un traitement. Toutes les procédures seront réalisées sous anesthésie générale et locale, et en présence d’analgésie, afin de limiter la douleur et le stress des animaux. Les animaux seront attentivement surveillés après la chirurgie, afin de s’assurer du réveil correct de l’animal dans sa cage : il sera vérifié que la souris est vigile, réactive, mobile et se réalimente. Les animaux seront hébergés en groupe à tout moment, c’est-à-dire dès leur arrivée, après la chirurgie et sur toute la durée de leur vie. Les groupes recevront nourriture et boissons à volonté. Des points limites adaptés et des critères d’arrêt précoces de souffrance ont été définis, en vertu de la charte d’engagement en faveur du bien-être animal. Si les animaux sont amenés à présenter une faiblesse, des compléments alimentaires adaptés leurs seront proposés avec facilité d’accès.

Choix des espèces

L’intérêt d’utiliser des espèces murines pour la greffe de tumeurs humaines est que les souris présentent une similarité génétique et biologique avec l’espèce humaine, ce qui permet d’évaluer, de manière plus représentative, les processus tumoraux. Environ 95% des gènes codant pour les protéines sont identiques entre les souris et les humains. Ainsi, une fois les tumeurs greffées dans la souris, elles conservent leurs propriétés de colonisation et d’interaction avec leur microenvironnement. De plus, il est plus simple de suivre l’évolution tumorale en évitant tout acte invasif sur ces modèles, c'est à dire qu'il est aisé de suivre l'évolution de la tumeur de manière visuelle ainsi que par palpation, sans avoir à passer par une procédure dérangeante pour l'animal. Ce sont donc des souris âgées de 6 à 9 semaines, qui seront utilisées pour ces procédures. Ce stade de développement est celui généralement utilisé dans le cadre de greffes tumorales, car le taux de prise y est meilleur. Finalement, le sexe des souris pour les greffes est déterminé comme suit : pour les tumeurs ovariennes, des souris femelles seront préférées. Pour les autres modèles tumoraux (sarcomes, cholangiocarcinomes, tumeurs du poumon), des souris femelles ou mâles pourront être greffés de la même manière.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 54
Souffrances
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▲ 54
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Devenir
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 54
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Pour comparer trois méthodes d'extraction de protéines de larves de ver de farine et retenir celle qui apaiserait le plus, 54 souris de huit semaines subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Quarante-six reçoivent une administration orale unique et six une injection unique, puis chaque animal est placé dans deux labyrinthes inconnus pendant trois minutes, son anxiété étant lue dans le choix des zones où il se déplace. Le porteur décrit un stress "extrêmement léger et très bref" et justifie le recours aux souris par l'impossibilité de mesurer in vitro une réponse comportementale au stress. La finalité est un complément alimentaire, et les 54 souris ne sont pas tuées ici mais annoncées comme réutilisables dans d'autres projets.

Objectifs

Dans le contexte de pénurie croissante en eau douce, la production d’un kilogramme de viande bœuf nécessite un volume d’une centaine de litres d’eau, quand l’obtention d’un kilogramme de vers de farine (aliment autorisé en alimentation animale et humaine) n’en nécessite que 0.2 litres. Or de nombreux travaux ont démontré que les larves du ver de farine sont une source majeure de protéines, et que cet aliment présente de multiples bénéfices sur le plan de la santé (nutritionnel, protection du foie, dépolluant, contre la tension ou l’obésité). Néanmoins, à ce jour, les effets d’extraits protéiques de ce substrat sur le plan de l’anxiété n’ont pas encore été étudiés. L’objectif de ce projet consiste à évaluer les propriétés anti-stress d’extraits de larves de ver de farine, proposés comme complément alimentaire, chez la souris via des tests comportementaux classiques où les animaux exprimeront à travers leur choix des zones de déplacements, leurs niveaux d’anxiété.

Bénéfices attendus

Cette étude exploratoire permettra d’identifier parmi 3 méthodes d’extraction et 2 modalités de mise en forme pour administration par voie orale, la combinaison présentant les meilleures propriétés anti-stress. Les effets liés à la mise en forme de ces extraits seront évalués, de même que la possibilité d’un effet relatif au sexe. Les données préliminaires issues de ce projet permettront la mise en évidence de l’extrait le plus efficace ainsi qu’une évaluation de sa force d’effet en vue d’études plus approfondies.

Procédures

Quarante-six souris subiront une seule administration par voie orale, et 6 souris subiront une seule injection, ces deux gestes étant réalisés en quelques secondes. L’ensemble des animaux sera ensuite évalué dans deux tests comportementaux classiques, non douloureux, basés sur la préférence de place des souris et d’une durée de 3 minutes chacun.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables seront un stress extrêmement léger et très bref induit par le gavage ou l’injection, ainsi qu’un stress situationnel induit par les placements des souris dans 2 labyrinthes inconnus de ces animaux.

Devenir

Les 54 souris pourront être réutilisées dans d'autres projets.

Remplacement

Les tests in vitro ne permettent pas de prendre en compte la complexité des réponses comportementales mises en jeu dans une situation de stress, ni des phénomènes opérant lors de la réduction potentielle de cette anxiété par un traitement. Ces tests ne permettent pas non plus de discriminer une différence de réponse liée au sexe. C’est la raison pour laquelle nous avons recours aux animaux afin de révéler une possible action antistress de ce nouveau complément alimentaire.

Réduction

Cette étude étant à visée exploratoire, les effectifs impliqués ont été ramenés au minimum pour mettre en lumière un effet anti-stress des extraits étudiés. Le facteur sexe étant pris en considération, les effectifs dédiés seront de 6 animaux par groupes, répartis-en 3 mâles et 3 femelles.

Raffinement

Dans cette étude, seuls des tests comportementaux simples menés sur une brève période seront effectués sur des groupes d’animaux recevant des compléments alimentaires par gavage, sauf un groupe recevant un produit de référence en injection. Les gavages et les injections seront réalisés par le référent de la structure pour ces deux gestes. De plus, la durée des tests comportementaux sera limitée à 180 secondes. Tout au long du déroulement de ce projet, une observation quotidienne des souris sera réalisée à la recherche de symptômes référencés dans la grille de score interne à la structure.

Choix des espèces

Le modèle souris, particulièrement bien connu en comportement appliqué, est fréquemment utilisé dans les études d'évaluation de l'anxiété. Les souris utilisées dans ce projet seront âgées de 8 semaines, c'est à dire des animaux au stade jeune adulte, ce stade correspondant à la tranche d'âge visée des consommateurs des produits contenant les extraits alimentaires étudiés.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 936
Souffrances
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Devenir
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 936

Privées de nourriture pendant seize heures, injectées de glucose puis suivies deux heures durant, 936 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré et sont toutes tuées, pour analyse biochimique du cerveau ou enregistrement de l'activité de leurs neurones. L'exposition au fructose a lieu entre le trentième et le quarante-septième jour de vie, période présentée comme l'équivalent de l'adolescence, la santé cérébrale étant ensuite évaluée jusqu'à l'âge de douze mois. L'objectif déclaré est d'affiner les recommandations alimentaires sur le sucre chez les jeunes. Les effets attendus tiennent en trois phrases, les tests comportementaux censés mesurer mémoire et émotions ne sont pas nommés, et rien n'explique le passage de douze animaux par groupe jugés nécessaires à un total de 936.

Objectifs

La consommation de sucres, qui a fortement augmenté ces dernières années notamment par l’utilisation de sirop dans les produits transformés, est parallèle à celle du nombre de patients atteints d’obésité. Ces données suggèrent un rôle de ces sucres dans le développement des désordres métaboliques et ont conduit l’Anses à émettre des recommandations pour développer des recherches plus approfondies sur « le lien entre consommation de sucres et pathologies associées ». Autant les recommandations alimentaires pour la consommation de sucre semblent suivies chez les adultes, elles ne le sont pas chez les plus jeunes dont les adolescents. Ainsi, l'objectif général de ce projet est d'étudier l'impact de la consommation de sucre chez les adolescents et l'impact que cela a sur la santé cérébrale (mémoire, comportement émotionnel) à l'adolescence et plus tard à l'âge adulte. Des sucres consommés par la population générale, les données de la littérature montrent que le fructose semble être celui ayant les effets délétérères sur la santé. Ce sucre est le sucre présent dans les fruits. Néanmoins, ce n'est pas la consommation de fruits qui pose problème mais la consommation de produits transformés et de sodas qui présentent une quantité de fructose très importante et qui poserait problème sur la santé. Ainsi, nous étudierons l'impact de la consommation de fructose à l'adolescence sur la santé cérébrale d'animaux adolescents ou adultes.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de déterminer quel est l'impact de la consomation de fructose durant l'adolescence sur la santé cérébrale à l'adilescence et à l'âge adulte. Ces données seront clefs pour améliorer les recommandations alimentaires liées à la consommation de ce sucre.

Procédures

Les animaux subiront des tests comportementaux durant 5 à 20 minutes permettant d'analyser les comportements émotionnels et mnésiques. Les réaliseront des tests de tolérance au glucose (suivi de la concentration sanguine de glucose pendant 2 heures suite à une injection intrapéritonéale de glucose). Les animaux seront mis à jeun 16h au maximun une seule fois.

Impact sur les animaux

Les mises à jeûn induiront également un inconfort aux animaux. Les tests comportementaux induiront des stress modérés aux animaux le temps de ces dits tests. Les régimes pourront entrainer une prise de poids.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour réaliser des analyses biochimiques sur les cerveaux ou des enregistrements d'activité électriques de neurones.

Remplacement

L’étude des comportements de type anxieux et dépressif, des performances cognitives et de la prise alimentaire ne peuvent être réalisées que sur des animaux vivants ce qui rend impossible le remplacement de ceux-ci par des modèles in vitro. L'étude de l'effet de régimes alimentaires et plus largement de la Nutrition ne peut pas non-plus être modélisé in vitro et nécessite l'utilisation d'animaux vivants.

Réduction

Le nombre d'animaux sera reduit au mieux en se basant sur des articles scientifiques qui ont montré par le biais de tests statistiques des differences entre plusieurs groupes. D’après les études scientifiques sur l’analyse de marqueurs comportementaux et biochimiques, nous estimons que 12 animaux par groupe expérimental sont nécessaires pour atteindre une signification statistique. Pour chacune des procédures, le nombre d'animaux renseigné est le nombre maximal anticipé. Si moins d'animaux se voit nécessaire pour l'obtention de données significatives, moins d'animaux seront utilisés.

Raffinement

Toutes les précautions possibles seront prises afin de raffiner nos procédures et réduire au mieux la douleur (antalgique et sédation avant mise à mort) et l’inconfort (manipulation régulière et enrichissement de l’hébergement) des animaux. L’hébergement se fera à 5 souris/cage et l’environnement sera enrichi : igloo et carré de coton.Les expérimentateurs et soigneurs sont titulaires de leur certificat d’expérimentation animale niveau concepteur et/ou opérateur. Les expérimentateurs travaillent avec des animaux depuis de nombreuses années et sont très fortement sensibilisés au sujet du bien-être animal de par leur thématique de recherche (stress, anxiété, bien-être cérébral) et de par le travail de la SBEA. Les animaux sont observés quotidiennement selon les règles de l'établissement utilisateur. La SBEA procède à des contrôles réguliers de respect des procédures et de bien-être des animaux. Des points limites précoces et spécifiques pour chaque procédure ont été définis afin de limiter au mieux la souffrance des animaux.

Choix des espèces

Le modèle utilisé dans ce projet est la souris. La souris est un mammifère comme l’Homme, avec des cycles de reproduction rapides. Il est largement utilisé dans le champ de la cognition et de l'entrainement physique, ce qui permettra une comparaison de nos résultats avec les études antérieures. C’est un animal sur lequel les évaluations comportementales sont faciles à conduire et maitrisés au sein du laboratoire. Ce sont des animaux de petite taille (faciles à manipuler) et peuvent donc être facilement hébergés au sein de l’animalerie de l’unité. Les animaux seront exposés au fructose durant leur adolescence (30-47 jours de vie). Leur santé cérébrale sera étudiée à la fin de leur adolescence ou à l'âge adulte (2, 6 ou 12 mois).

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 560
Souffrances
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▲ 560
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Devenir
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 560

560 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont irradiées puis greffées avec de la moelle osseuse modifiée, laissées plusieurs mois, avant huit à vingt-quatre semaines de régime enrichi en graisses, en cholestérol et en sucre destiné à provoquer obésité, résistance à l'insuline, maladie du foie et athérosclérose. Suivent des mises à jeun, cinq microprélèvements de sang à la queue par test, des tests de tolérance au glucose et aux lipides sur animal vigile, et pour une partie une échographie cardiaque sous anesthésie. Les retombées annoncées se limitent à envisager un lipide comme marqueur de risque et à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, quand l'obésité provoquée, elle, est immédiate. Le porteur affirme que le dialogue entre organes ne peut pas s'étudier en culture cellulaire et que le projet ne s'envisage qu'à l'échelle de l'"organisme entier".

Objectifs

Les maladies métaboliques telles que l’obésité sont caractérisées par des désordres touchant le métabolisme énergétique, et notamment des lipides. Elles sont fréquemment associées à des complications cardiaques et vasculaires. L’accumulation de lipides dans la paroi des artères est une conséquence fréquente qui peut conduire à des accidents vasculaires comme la crise cardiaque. Elle est associée à d’autres troubles comme l’obésité, le diabète, le cholestérol ou la maladie du foie gras. Ces maladies touchent plusieurs organes et doivent être étudiées de façon globale afin de mieux comprendre les mécanismes impliqués. Parmi les mécanismes suggérés dans la littérature scientifique, une modification de certaines cellules immunitaires pourrait avoir un rôle important. Parmi ces éléments, un lipide essentiel pourrait être crucial. Cependant, le mécanisme d’action n’est pas compris pour le moment. Nous souhaitons donc dans ce projet bloquer la production de ce lipide essentiel uniquement dans les cellules immunitaires identifiées comme importantes afin d’identifier les mécanismes que ce lipide contrôle, notamment dans la progression des troubles qui sont associés à l’obésité.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre en évidence les mécanismes associés à l’émergence des maladies liées à l’obésité et aux troubles métaboliques qui en découlent tels que l’athérosclérose ou l’insulino-résistance, et plus particulièrement d’identifier un lipide clé des macrophages dans ce processus. Cette étude nous permettra de comprendre l’importance de la dérégulation de l’homéostasie lipidique des macrophages dans le développement des maladies cardiométaboliques et d’explorer les dialogues inter-cellulaire et inter-organes. L’ensemble de ces données permettra d’envisager ce lipide comme un marqueur pertinent, et ainsi d’identifier et de stratifier des populations humaines potentiellement à risque et finalement d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

Procédures

Les animaux impliqués dans ce projet seront soumis à une greffe de moelle osseuse qui implique une irradiation préalable (moins de 15 min) et une injection de cellules de moelle modifiées, sous anesthésie (5 min). Après plusieurs mois de repos pour que la greffe ait bien prise, les souris seront mises en présence d’un régime riche en graisses et en sucre pour une durée de 8-24 semaines. Avant et après régime, sur les souris vigiles nous évaluerons la masse grasse ce qui nécessite une courte contention (moins de 5 min), et elles seront testées par un faible prélèvement de sang sous anesthésie. A la suite du régime riche en graisse, les souris seront mises à jeun et rapidement évaluées sur le plan métabolique (moins de 2 h). Les réponses des souris à une ingestion de sucre ou de graisse seront alors évaluées grâce à de très faibles prélèvements de sang à la queue (5) sur de courtes périodes (moins de 2h). De même, la réponse des souris à l’insuline, afin d’estimer un potentiel diabète, sera réalisé selon la même procédure (2h). Afin que les évaluations soient fiables, les animaux seront vigiles et libres de leurs mouvements. De même, les évaluations seront distribuées équitablement afin d’éviter toute fatigue. Le comportement des animaux sera mesuré sur plusieurs jours grâce à des cages munies de divers capteurs. Enfin, une partie des animaux sera évaluée sur le fonctionnement du cœur par une échographie et un électrocardiogramme. Ceci sera réalisé sous anesthésie afin de garantir l’immobilité des souris et la qualité des images sans stresser l’animal. Les souris seront ensuite anesthésiées avant une euthanasie, afin de permettre les prélèvements de sang et d’organes nécessaires pour réaliser les analyses poussées requises pour ce projet.

Impact sur les animaux

Les souris seront exposées à des régimes riches en graisses, en cholestérol, et en sucre pendant plusieurs semaines (8 à 24) afin d’induire une obésité et de provoquer les désordres métaboliques qui lui sont associée : altération du métabolisme lipidique, insulino-résistance, maladies du foie non alcoolique, troubles du rythme, athérosclérose, troubles du rythme cardiaque…. Ces régimes pourraient induire un inconfort et une difficulté de déplacement dus à l’obésité développée. L’injection de progéniteurs de moelle-osseuse aux souris pourrait induire une douleur de courte durée et un risque d’hématome ou d’hémorragie. De plus, les souris seront soumises à un phénotypage métabolique qui inclus un jeûne non-strict de quelques heures ce qui peut engendrer une sensation de faim chez l’animal. Les injections pour le test de sensibilité à l’insuline et l'administration de solution de glucose pour le test de tolérance au glucose et un le suivi de glycémie (ou lipides) associé avec des prélèvements sanguins de faible volume pourront induire un stress et une douleur légère de courte durée. L'administration de solution de glucose pour le test de tolérance au glucose ou de lipide pour le test de tolérance aux lipides pourrait induire des microlésions et des irritations.

Devenir

Les souris impliquées dans les expériences seront euthanasiées à la fin de la période de maintien prévue et les tissus récupérés. L’euthanasie est en effet requise afin de réaliser les dosages moléculaires et anatomiques fins pour répondre à la question (ou aux objectifs) scientifique de ce projet.

Remplacement

Le dialogue inter-organes (coeur-foie, foie-vaisseaux sanguins, foie-tissus adipeux …) impliqué dans les maladies cardio-métaboliques, et entre les différents types cellulaires (macrophages/hépatocytes ou adipocytes) au sein d’un organe, est particulièrement complexe et ne permet pas leurs études in vitro dans des cultures cellulaires. Ainsi l’impact induit par un régime peut être différent en fonction du tissu ou des cellules observées. D’autre part, l’altération de la fonction des cellules immunitaires dans un organe peut avoir un écho profond dans des organes plus distants. La réalisation du projet ne peut donc s’envisager qu’à l’échelle de l’organisme entier afin d’avoir une approche globale et intégrée des mécanismes impliqués

Réduction

Le projet impliquera 560 animaux au total. Des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. Les études bibliographiques préalables ont permis de réduire le nombre d’évaluations à réaliser, et donc le nombre d’animaux requis. La composition et la durée du régime riche en graisse utilisé ici sera déterminée par les résultats d’une étude pilote en cours. Cette méthode nous permet ainsi d’assurer avec un faible nombre d’animaux le succès de ce projet et une utilisation rationnée et réduite au strict nécessaire.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’hébergement individuel ou à 30 degrés Celsius est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum. Le projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal. Les greffes et les explorations cardiaques seront réalisées sous anesthésie générale afin de limiter le stress des animaux. Les animaux seront vérifiés quotidiennement et un suivi régulier du poids sera effectué afin de s'assurer du bien-être des animaux. Pour faciliter l'alimentation, de la nourriture hydratée sera disposée au fond de la cage en cas de nécessité. Conformément à la réglementation, les actes techniques seront réalisés par du personnel formé et compétent pour respecter le bien-être animal et diminuer leur stress. Ainsi, la douleur et le stress sont limitées en apportant des soins adaptés ainsi qu’une surveillance attentive accompagnée de points limites suffisamment prédictifs et précoces.

Choix des espèces

La souris constitue le modèle privilégié pour l’étude des mécanismes impliqués dans la pathophysiologie des maladies métaboliques : la souris est le mammifère le moins évolué qui développe rapidement des maladies métaboliques similaires à l’Homme. L’analyse de l’athérosclérose requiert une modification du métabolisme lipidique et une altération de la communication inter-organes. Nous utiliserons une lignée de souris qui présente un métabolisme lipidique plus proche de ce que l’on peut observer chez l’Homme. Des souris âgées de 10 à 12 semaines, un âge auquel elles sont suffisamment matures pour supporter la transplantation, seront utilisées. Les régimes obésogènes seront mis en place à l'âge de 12 à 16 semaines, afin de laisser le temps aux souris de récupérer de leur transplantation.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système urogénital
Souris : 2160
Souffrances
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▲ 2160
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Devenir
 -
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 2160

Sept jours enfermées seules dans une cage calorimétrique, sans congénères et sans enrichissement : 2 160 souris vont être utilisées de cette façon, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit un implant hormonal sous la peau lors d'une chirurgie d'une trentaine de minutes, puis des injections deux fois par semaine, une partie recevant en plus un régime gras pendant près de trois mois. Le déséquilibre hormonal ainsi provoqué doit reproduire un syndrome ovarien chronique et entraîne, selon le texte, prise de poids, résistance à l'insuline, anxiété accrue et agressivité perturbant la cohabitation. Les femelles utilisées ont 5 à 7 semaines, un stade prépubère retenu pour observer l'effet d'une perturbation hormonale prolongée sur le développement ovarien.

Objectifs

Certaines maladies chroniques touchant les ovaires peuvent entraîner des troubles hormonaux importants chez les femmes. Ces affections apparaissent souvent dès l’adolescence et peuvent évoluer au cours de la vie. Elles se manifestent notamment par des irrégularités menstruelles, une production excessive d’hormones masculines, une difficulté à ovuler ou à concevoir un enfant, ainsi que par la formation de petits kystes dans les ovaires. Ces troubles sont parfois associés à une prise de poids, à des problèmes de peau (acné), à une pilosité excessive ou à une chute de cheveux. Ils peuvent également augmenter le risque de développer d'autres maladies comme le diabète, l’hypertension ou certains troubles cardiovasculaires. L’origine de ces pathologies reste encore mal comprise, bien que des facteurs génétiques et liés au mode de vie soient probablement impliqués. Ces maladies peuvent aussi avoir un impact psychologique important, notamment en raison de l’infertilité ou de la modification de l’apparence physique. Notre projet vise à mieux comprendre les mécanismes biologiques qui contribuent à l’apparition et au maintien de ces troubles, afin d’explorer de nouvelles pistes thérapeutiques. Pour cela, nous utiliserons un modèle expérimental chez la souris, qui présente des caractéristiques proches de celles observées dans ces maladies. Nous testerons si l’activation ou la régulation de certains processus biologiques naturels permet de limiter les manifestations les plus marquantes de la maladie. L’objectif est d’identifier de nouvelles stratégies pour améliorer la santé et la qualité de vie des personnes concernées, en agissant à la source des déséquilibres hormonaux et métaboliques.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à valider, au sein de plusieurs modèles expérimentaux, une nouvelle approche thérapeutique ciblant les déséquilibres biologiques impliqués dans une maladie hormonale chronique des ovaires. Cette affection fréquente chez les femmes en âge de procréer est souvent sous-diagnostiquée. Elle constitue l’une des principales causes de troubles de la fertilité, et elle s’accompagne fréquemment de complications métaboliques, cardiovasculaires et psychologiques, ayant un impact significatif sur la santé globale et la qualité de vie des personnes concernées. Le développement d’un traitement capable de corriger les dérèglements hormonaux et métaboliques associés à cette pathologie pourrait contribuer à améliorer la fonction reproductive, à prévenir les complications à long terme, et à limiter l’apparition de maladies associées. En améliorant la prise en charge globale, cette approche permettrait aussi de réduire les coûts médicaux et sociaux liés à ces troubles. À terme, cette stratégie pourrait déboucher sur des solutions thérapeutiques innovantes et mieux tolérées, destinées à améliorer durablement la santé des patientes.

Procédures

Toutes les souris seront soumises à une chirurgie sous anesthésie générale (environ 30 minutes), précédée et suivie d’une analgésie. Certaines souris recevront un régime alimentaire riche en graisses jusqu’à la fin de la procédure (durée du régime : 80 et 87 jours). Elles recevront des injections sur animaux vigiles, deux fois par semaine (quelques secondes). Certaines souris recevront également 4 à 5 injections d’une molécule supplémentaire (quelques secondes) sur animaux vigiles en 1 semaines ou en 4 semaines. La composition corporelle sera mesurée deux fois par une méthode non invasive, sans anesthésie (durée inférieure à 2 minutes). Elles seront également hébergées individuellement en cage (durée 7 jours) pour permettre de mesurer en continu des paramètres physiologiques tels que la consommation d’oxygène, la production de dioxyde de carbone, l’activité locomotrice.

Impact sur les animaux

Les souris recevront un implant hormonal sous-cutané destiné à reproduire les déséquilibres endocriniens caractéristiques de certaines maladies chroniques des ovaires. Cette intervention chirurgicale peut entraîner une réaction inflammatoire locale et un inconfort transitoire au site d’implantation. L’anesthésie générale utilisée peut provoquer une hypothermie, une dépression respiratoire, voire des troubles du réveil. Une mauvaise cicatrisation de la plaie, une dessiccation des tissus ou une gêne post-opératoire peuvent également survenir. Le déséquilibre hormonal induit peut entraîner une prise de poids, une résistance à l’insuline, des troubles glycémiques, une baisse de l’activité physique, une sécheresse cutanée, une modification du pelage, une anxiété accrue, ainsi qu’une augmentation de l’agressivité pouvant perturber la cohabitation des animaux. Une altération du comportement exploratoire est également observée dans certains cas. Certaines souris recevront des injections intrapéritonéales répétées, ce qui peut générer un stress lié à la contention, une douleur transitoire au point d’injection, ainsi qu’un risque d’irritation locale ou d’adhérences. Des infections, bien que rares, peuvent survenir aux sites d’injection ou de prélèvement. Les animaux seront également placés, pendant une semaine, en hébergement individuel dans des cages calorimétriques. Ce dispositif, indispensable à la mesure de paramètres métaboliques individuels, impose l’absence temporaire de cohabitation et d’enrichissement, ce qui peut induire un stress social et sensoriel. Le passage en cage calorimétrique ainsi que la manipulation répétée des animaux au cours du protocole peuvent également constituer des facteurs de stress supplémentaires.

Devenir

Tous les animaux du projet seront euthanasiés afin de prélever les différents organes pour analyses biochimiques, histologiques, métaboliques.

Remplacement

Le laboratoire réalise un grand nombre d’expérimentations pour lesquelles les animaux ont été remplacés par des méthodes alternatives. Ces approches incluent notamment l’utilisation de modèles in vitro et d’outils in silico, utilisés dans les phases exploratoires pour limiter le recours aux animaux. Cependant, l’avancée du projet nécessite la mise en place d’expériences, justifiées, qui impliquent de l’expérimentation animale. L’étude des déséquilibres hormonaux et métaboliques liés aux maladies chroniques des ovaires implique des interactions complexes entre systèmes endocrinien, ovarien, nerveux et immunitaire, qui ne peuvent être fidèlement reproduites dans des systèmes alternatifs. Aucun modèle in vitro ou in silico ne permet actuellement d’évaluer l’impact d’une modulation hormonale prolongée sur l’ensemble des fonctions métaboliques, comportementales et reproductives. Le modèle animal reste donc indispensable pour valider les effets des interventions thérapeutiques dans un organisme entier, dans des conditions mimant au plus près la physiopathologie humaine.

Réduction

Ce projet prévoit l’utilisation d’un maximum de 2160 souris. Afin de limiter le nombre d’animaux témoins, les expérimentations seront regroupées autant que possible. Plusieurs tissus seront prélevés et analysés par différentes approches biologiques afin d’exploiter pleinement les données obtenues. Ces échantillons seront également partagés avec des collaborateurs, ce qui contribuera à réduire le nombre total d’animaux nécessaires. La taille des effectifs a été déterminée à l’aide d’un calcul de puissance, permettant d’utiliser le nombre minimal d’animaux requis pour obtenir des résultats fiables. Des analyses statistiques seront effectuées pour interpréter correctement les effets observés et garantir la robustesse des conclusions.

Raffinement

Les conditions d’hébergement respecteront la réglementation en vigueur et seront optimisées en collaboration avec le personnel de l’animalerie afin d’assurer le bien-être des animaux. Les souris auront accès à la nourriture et à l’eau ad libitum, et leur environnement sera enrichi avec du coton de nidification pour favoriser leur confort et leur comportement naturel. Une surveillance rigoureuse et régulière sera mise en place pour identifier rapidement tout signe de mal-être, tel que des yeux mi-clos, une réduction de l’activité ou des comportements anormaux, permettant ainsi une intervention précoce si nécessaire. Des points limites spécifiques à chaque type d’expérience seront définis afin de minimiser toute douleur ou souffrance. Une perte de poids significative, une altération marquée de l’état général ou l’apparition de signes cliniques sévères (difficultés respiratoires, prostration) entraîneront une évaluation immédiate et, si nécessaire, l’arrêt de l’expérimentation pour l’animal concerné. Les réactions au site d’implantation et aux injections seront surveillées régulièrement afin de détecter précocement toute inflammation, infection ou complication locale. Des interventions seront prévues en cas de nécessité, incluant l’application d’antiseptiques ou l’administration d’analgésiques adaptés aux animaux présentant des signes de douleur. En cas de difficulté d’alimentation, un gel alimentaire sera ajouté directement dans la cage pour garantir un apport nutritionnel suffisant. L’ensemble du personnel impliqué dans ce projet est spécifiquement formé aux bonnes pratiques d’expérimentation animale et suit une formation continue afin d’assurer des manipulations sécurisées et respectueuses du bien-être animal. Toutes les interventions seront réalisées dans le strict souci de réduire l’inconfort des animaux, notamment grâce à l’utilisation d’anesthésie et d’analgésie adaptées ainsi que de lampes chauffantes pour limiter l’hypothermie post-anesthésique. Les femelles présentant des signes d’agressivité liés à l’hyperandrogénie seront placées en hébergement individuel pour éviter les blessures et le stress liés aux interactions sociales conflictuelles. Si nécessaire, des ajustements en temps réel seront apportés aux conditions d’hébergement et aux protocoles expérimentaux afin d’améliorer le bien-être des animaux tout en garantissant la rigueur scientifique du projet.

Choix des espèces

Le choix de la souris repose sur des considérations scientifiques et méthodologiques. La souris est un modèle bien établi, bénéficiant d’une expertise approfondie en élevage, en techniques expérimentales et en suivi vétérinaire. Le choix de la souris repose sur des critères scientifiques et pratiques. Il s’agit d’un modèle largement utilisé, pour lequel les connaissances en matière de manipulation, d’élevage et de suivi vétérinaire sont bien établies. Ce modèle permet de reproduire de manière fiable les manifestations cliniques observées dans certaines pathologies humaines, notamment en ce qui concerne les déséquilibres hormonaux, les troubles métaboliques et comportementaux. Les animaux utilisés dans ce projet présentent des caractéristiques compatibles avec l’étude des effets d’un déséquilibre hormonal prolongé. Ils sont viables, fertiles et ne présentent pas d’anomalies phénotypiques connues. Les expérimentations seront réalisées chez des femelles âgées de 5 à 7 semaines, correspondant à une période prépubère. Ce stade de développement est particulièrement pertinent pour étudier l’impact des perturbations hormonales sur le développement ovarien et les fonctions métaboliques à long terme.