Souris
Établissement d’un modèle murin présentant une fibrose avancée stabilisée pour l’évaluation de l’efficacité d’un anticorps thérapeutique sur l’inversion de la fibrose hépatique associée à la maladie hépatique liée au syndrome métabolique (MASH).
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Nourries d'un régime riche en graisses pour développer une fibrose du foie, 120 souris reçoivent ensuite un anticorps deux fois par semaine pendant huit semaines, par injection sur animal vigile. Des prélèvements sanguins sous anesthésie jalonnent le traitement, un prélèvement terminal clôt le protocole. Elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Toutes sont tuées pour collecter les foies, le porteur inscrivant parmi les effets attendus le développement d'un poil "gras" lié au régime, faute de toilettage suffisant.
Objectifs
L'objectif du projet est d'étudier l'efficacité d’un anticorps pour une meilleure prise en charge de la Maladie Hépatique Associée au Syndrome (MASH). Cette dernière, également connue sous le nom de maladie du foie gras, est la conséquence d’une alimentation trop riche en sucre et en graisse. Ce type d’alimentation va entrainer le stockage et l’accumulation de graisses dans le foie, ce qui va conduire à une inflammation locale au sein de l’organe. Cette inflammation chronique va entraîner avec le temps le développement d’une fibrose dans 20% des cas. Au stade précoce, la MASH est souvent asymptomatique et est généralement diagnostiquée lorsque la fibrose hépatique se développe, pouvant évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie dans les cas les plus graves. En mars 2024, un premier médicament a été approuvé par la FDA (Food and Drug Administration) pour le traitement de la MASH. Cependant, ce composé permet seulement de retarder l’échéance en réduisant la fibrose chez seulement 24% des patients. Il y a donc un besoin urgent d’optimiser le traitement de la MASH. Depuis une dizaine d’années nous avons développé un anticorps reconnaissant spécifiquement une protéine localisée sur la membrane des cellules et connue pour participer au développement de différents cancers, notamment celui du foie. Nous avons montré que notre anticorps conduisait à une inhibition partielle de la croissance du cancer du foie et du processus de fibrose hépatique. Cela suggère que l’utilisation de notre anticorps pourrait améliorer l’efficacité du traitement des fibroses hépatiques. L’objectif de notre projet est d’évaluer l’efficacité de notre anticorps sur une fibrose hépatique à un stade avancée dans la MASH.
Bénéfices attendus
Notre projet vise à étudier l’efficacité d’un anticorps thérapeutique dans le traitement de la fibrose hépatique avancée dans le cas d’une MASH. Les résultats de ce projet permettront une meilleure optimisation thérapeutique chez les patients atteints de MASH et de fibrose hépatique avancée et contribuera à améliorer la prise en charge des patients à l’avenir.
Procédures
Afin d’induire une fibrose hépatique les animaux suivront un régime riche en graisses tout au long de l’expérimentation. Les animaux recevront un traitement par un anticorps 2 fois par semaine pendant 8 semaines par injection. Cette injection est réalisée sur animaux vigiles et prend moins d’une minute à être réalisée. Un prélèvement de sang sera réalisé avant et pendant le traitement afin d’évaluer l’évolution de la fibrose hépatique. Avant d’effectuer ces prélèvements de sang, les souris recevront un anesthésiant local puis ces dernières auront une anesthésie générale. Cette procédure est réalisée en 1 minute environ. Les animaux subiront également un prélèvement de sang terminal. Cette procédure est réalisée sur animaux anesthésiés et est réalisé en environ 1 minute.
Impact sur les animaux
Un stress lors de la manipulation des souris pour réaliser les traitements risque d’être observé. Une légère inflammation ainsi qu’une légère douleur de courte durée suite aux injections risque d’être observées. L’injection des traitements vont également améliorer l’état de santé des souris en diminuant la pathologie (fibrose hépatique par exemple). Développement d’un poil « gras » du au régime suivi (toilettage non suffisant).
Devenir
Tous les animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les tissues (foies) qui seront utilisées pour des analyses ultérieures. Cela permettra d’étudier en détail l’effet de notre traitement sur la souris et de mieux comprendre le mécanisme d’action qui améliore la pathologie.
Remplacement
Afin de remplacer les études in vivo, nous avons procédé à des études in vitro sur lignées cellulaires et ex vivo sur des tissus de patients afin de démontrer la validité de l’approche. Celle-ci nécessite maintenant une validation dans un modèle physiologique complet sur animal entier avant transposition clinique chez l’humain. De plus, les modèles cellulaires ne peuvent récapituler que partiellement la pathogenèse complexe de la MASH et de la fibrose hépatique. Notamment concernant la fonction hépatique qui sera évaluée lors de cette étude, les réactions inflammatoires ou encore le métabolisme et qui peuvent être reproduit seulement lors de l’utilisation d’un organisme complet.
Réduction
Les tailles d’effectifs ont été déterminées grâce à de précédentes études et à l’aide d’un outil de calcul statistique afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.
Raffinement
Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont, l’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification, des briques de tremble à ronger, un tunnel pour se cacher, et des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre si nécessaire les procédures permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance. Des méthodes anesthésiques, analgésiques et de confort seront appliquées lors des procédures le nécessitant. Les animaux sont observés quotidiennement. Avant les procédures le nécessitant, au cours de la période d’acclimatations de 14 jours, les souris seront laissées 7 jours sans manipulation puis habituées à la contention afin de diminuer le stress lié aux injections.
Choix des espèces
Les souris sont de petits mammifères très proches de l’homme. Le modèle proposé dans cette étude a contribué dans le passé à établir le potentiel curatif des approches thérapeutiques actuellement prescrites chez l’homme. Notre modèle humanisé permet en outre de tester notre anticorps qui reconnait la molécule humaine. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 8 semaines minimum. Ce choix se rapproche de l’âge chez l’humain lors du développement de fibrose hépatique (âge adulte).
Rôle de l’inflammation endothéliale dans le développement de l’athérosclérose chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système immunitaire
Tuées pour analyse des tissus pour celles qui entrent en expérimentation, maintenues en élevage pour perpétuer les lignées pour les autres, 9 072 souris vont être utilisées dans des procédures allant d'un niveau de souffrance léger à sévère. Toutes suivent un régime pro-athérogène pendant douze semaines. Selon les groupes, elles subissent une biopsie d'oreille au sevrage, une irradiation de 9 Gy pendant treize minutes, des injections intrapéritonéales quotidiennes ou trihebdomadaires, et des gavages cinq jours sur sept pendant trois mois dont le porteur écrit qu'ils occasionnent "un stress et douleurs sévères en raison de leur caractère répétitif". L'effectif de 9 072 animaux tient en une phrase, qui renvoie à des tests statistiques adaptés sans autre précision.
Objectifs
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès dans le monde, avec une incidence en augmentation. L’athérosclérose est une maladie inflammatoire chronique mettant en jeu les cellules immunitaires innées et adaptatives. Le rôle de l’inflammation endothéliale sur le développement de l’athérosclérose est peu connu. En utilisant des modèles de souris mimant la pathologie humaine, ce projet a pour but de caractériser les conséquences de l’inflammation endothéliale sur le développement de l’athérosclérose expérimentale et d’en identifier les mécanismes physiopathologiques.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d'améliorer la compréhension des mécanismes immuno-inflammatoires rencontrés dans le développement de l'athérosclérose, et devrait permettre de développer de nouvelles approches thérapeutiques ciblant l'inflammation des cellules endothéliales dans les maladies cardiovasculaires chez l'homme
Procédures
Ce projet comporte une partie d'élevage de souris déficientes pour certains gènes d'intérêt. Lors du sevrage, ces animaux subiront une biopsie à l'oreille (sur souris vigile) pour génotypage (1 seconde/souris). Toutes les souris vont subir un régime pro-athérogène pendant une durée maximale de 12 semaines. Certaines souris vont subir une à deux injections intraveineuses (30 secondes/souris) sous anesthésie gazeuse en plus de subir une irradiation de 9 Gy pendant 13 minutes. Une autre partie des souris va subir des prélèvements de sang (4 prélèvements, 30 secondes/prélèvement/souris), sur souris vigile. Toutes les souris vont subir d’autres prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse et anesthésie locale (30 secondes/prélèvement/souris). Certaines vont subir 1 injection intrapéritonéale quotidienne pendant 5 jours (30 secondes/injection), d'autres vont subir des injections intrapéritonéales 3 fois par semaine pendant 4 semaines (30 secondes/injection), sur souris vigile. Certaines souris vont subir un gavage de différents traitements 5 jours sur 7 (durée du gavage 30 secondes/gavage) pendant une durée maximale de 3 mois sous anesthésie gazeuse.
Impact sur les animaux
Un stress et douleur légers peuvent être occasionnés lors des injections intraveineuses. Les gavages occasionnent un stress et douleurs sévères en raison de leur caractère répétitif. Le stress et les douleurs occasionnés par les prélèvements sanguins et les injections intra-péritonéales sont légers. Le stress induit par l'irradiation est léger. Le régime pro-athérogène n'induit pas de stress, de douleur ou de prise de poids excessive.
Devenir
Les animaux d'élevage vont servir soit pour le maintien de l’élevage des lignées de souris d’intérêts, soit pour constituer les groupes expérimentaux. Toutes les souris d'expérimentation seront mises à mort pour prélèvement et analyse des tissus.
Remplacement
Ces modèles animaux sont une étape indispensable dans la compréhension des mécanismes survenant au cours du développement de l’athérosclérose. En effet, ces événements sont des phénomènes complexes, que des modèles in vitro ne pourraient pas permettre de recréer. L'objectif est de comprendre in vivo les différentes interactions cellulaires, mais également tissulaires qui sont mises en jeu lors d'une inflammation endothéliale dans l'athérosclérose. Tout ce travail sera fait dans le cadre de l’exigence des 3R. Un modèle de pré-exposition et ré-exposition au cholestérol sur des cellules endothéliales en culture sera effectué pour comprendre les interactions cellulaires et voies de signalisation.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet a été déterminé pour permettre l'analyse des résultats selon des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Lors des procédures expérimentales, la souffrance animale sera réduite au maximum par l'utilisation de protocoles d’anesthésie et d’analgésie adaptées et l’établissement de points limites stricts et adaptés aux procédures.
Choix des espèces
La souris Mus Musculus a été choisie car c’est un excellent modèle pour étudier les lésions d’athérosclérose. En effet de nombreuses voies de régulations sont conservées entre souris et homme. Ainsi, placées sous un régime riche en matière grasse les souris peuvent développer et récapituler toutes les étapes de la maladie, que l’on observe similairement chez l’homme. Les souris seront âgées de 6-7 semaines, car il est nécessaire que les systèmes cardio-vasculaire et immunitaire soient matures pour étudier le développement de l’athérosclérose.
Développement d’une technique de radiochirurgie par fractionnement spatial des rayons X : étude préclinique dans un modèle d’épilepsie mésio-temporale chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour tester une irradiation par rayons X fins comme alternative à la chirurgie de l'épilepsie, 94 souris sont rendues épileptiques par injection d'une molécule dans le cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie de quinze minutes, des IRM et une irradiation pouvant durer une heure, une seconde chirurgie de trente minutes pour implanter des électrodes, puis des enregistrements de trois heures toutes les deux semaines pendant huit mois. Le cycle reproducteur des femelles est évalué seize jours de suite, ce que le porteur reconnaît comme une source de stress répété. Toutes sont tuées pour prélever les cerveaux, une perte de poids supérieure à 20 % déclenchant l'apport d'un gel hypercalorique.
Objectifs
Une grande partie des patients épileptiques souffrent d’un type de la maladie qui est résistante aux médicaments. Cette forme d’épilepsie est caractérisée par des crises et est souvent associée à plusieurs troubles de la mémoire et de l’apprentissage. La chirurgie permet d'enlever la partie du cerveau malade qui génère les crises, mais c’est une opération qui présente certains risques et peut générer des effets secondaires. Nous étudions différentes formes de rayons X afin de développer une thérapie alternative sans avoir besoin d’ouvrir la boîte crânienne. Nous proposons d’utiliser un appareil qui permet d’appliquer des rayons X semblables à ceux actuellement utilisés en clinique humaine, mais aussi avec des faisceaux plus fins et moins nocifs, afin d'évaluer l’effet des différentes formes de rayons X. Ces expériences sont cruciales pour transférer la technologie des rayons X en faisceaux plus fins dans la pratique clinique. En démontrant sa faisabilité et son efficacité en tant que traitement non invasif de l'épilepsie pharmacorésistante, nous avons pour ambition de fournir une preuve de concept préclinique pour une application thérapeutique à l’horizon de 2030.
Bénéfices attendus
Aujourd’hui, les patients souffrant de certains types d’épilepsie répondent mal aux traitements pharmacologiques classiquement prescrits. Le meilleur traitement reste la chirurgie de retrait de la zone du cerveau malade après ouverture de la boîte crânienne. Malgré un taux d'efficacité de 60%, cette technique présente de nombreux risques, tels que des infections et des troubles de la mémoire et de l’apprentissage. De plus en plus de patients sont réticents à cette méthode. Il est donc nécessaire de trouver des traitements alternatifs efficaces et non invasifs. Notre étude par irradiation avec des rayons X plus fins que ceux utilisés actuellement permettrait de développer une nouvelle méthode de traitement, plus efficace que la chirurgie, non invasive, avec moins d’effets secondaires et une durée d’hospitalisation moindre.
Procédures
Les souris subiront dans un premier temps une chirurgie d’environ 15 min visant à les rendre épileptiques, par injection d’une molécule dans une région précise du cerveau. Des IRM seront effectuées pendant une durée n’excédant pas 60 minutes. L’irradiation dure moins de 60 minutes. Afin de mesurer les effets de l’irradiation sur les crises, des électrodes intra-cérébrales seront positionnées (chirurgie d’environ 30 min). Les souris seront ensuite soumises à un enregistrement de leurs crises pendant 3 heures toutes les deux semaines pendant 8 mois après irradiation afin de vérifier l’efficacité et la stabilité du traitement. De plus, des tests évaluant le comportement des animaux seront effectués 4 et 8 mois après l’irradiation. Le cycle menstruel des souris femelles sera également évalué de manière répétée pendant 16 jours consécutifs.
Impact sur les animaux
Cette étude se déroule sur plusieurs mois et peut comporter certains effets indésirables pour les animaux. La première étant l’épilepsie. Les animaux font essentiellement des crises partielles qui ne présentent pas de signes de douleurs apparentes lors de leur déclenchement, et qui sont indolores chez l’homme. Certaines souris peuvent présenter des crises convulsives occasionnellement, qui peuvent entraîner un stress et des douleurs musculaires. Après les chirurgies, les souris peuvent ressentir des douleurs et potentiellement des problèmes pour se nourrir et s’hydrater pendant les premières 24 heures. Les souris épileptiques sont plus réactives et doivent être hébergées séparément pour éviter tout conflit entre individus et/ou une altération possible de l’électrode. Il est possible que les souris subissent un léger stress lors des déplacements vers les salles expérimentales. Après irradiation, il est possible que les souris présentent des effets indésirables comme une perte de poids et une perte de poil au niveau de la zone irradiée. Le cycle menstruel des souris femelles sera également évalué de manière répétée pendant 16 jours consécutifs, ce qui peut induire un stress répété.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort afin de prélever les cerveaux et d’observer au niveau structural et cellulaire les effets de la radiothérapie.
Remplacement
Actuellement, aucun modèle alternatif ne permet de remplacer l'utilisation d'animaux pour étudier ce type d’épilepsie. Il n’existe aucun modèle in vitro ou sur ordinateur qui permette de mettre en évidence ce type d’épilepsie dans le cerveau, ni de le traiter par irradiation. Le modèle de souris choisi pour cette étude est reconnu dans la littérature pour reproduire la pathologie chez l’homme : crises spontanées, perte des neurones, inflammation du tissu nerveux, modification de l'architecture neuronale du cerveau, résistance aux traitements antiépileptiques, autres symptômes de la maladie.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire est calculé en fonction de notre connaissance de ces procédures et des analyses statistiques des résultats qui seront utilisées. Grâce à une approche statistique, le nombre d'animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe sans compromettre les objectifs du projet.
Raffinement
Toutes les procédures (chirurgie pour l’épilepsie, IRM, chirurgie d’implantation de l’électrode, irradiation) sont réalisées sous anesthésie générale et analgésie pour minimiser la douleur et le stress de l’animal. Pendant les premières 48h post-chirurgies et irradiation, des croquettes seront placées directement dans la cage, et un suivi journalier du poids et de l’état général de l’animal sera effectué. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long du projet, pendant et entre les procédures, et une échelle de douleur nous permettra d’intervenir rapidement par l’administration d’analgésique ou la mise à mort de l’animal. Du gel hypercalorique et appétent sera donné en cas de perte de poids constatée (plus de 20%). De plus, la manipulation des animaux sera faite de manière douce pour éviter un stress supplémentaire. Des sessions d’habituation (aux expérimentateurs, salles de comportement) seront également effectuées.
Choix des espèces
Le modèle d’épilepsie chez la souris que nous utilisons est actuellement un modèle de référence, parmi les plus proches des conditions observées chez l’homme. Des animaux adultes âgés de 8 semaines seront utilisés dans ce projet. Le modèle a été développé chez des animaux de cet âge afin de travailler sur un cerveau mature qui restera stable tout au long des procédures.
Caractérisation du rôle des vaisseaux lymphatiques dans la physiopathologie de l’athérosclérose chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Anesthésiées pour une échocardiographie de vingt minutes puis pour une imagerie des vaisseaux lymphatiques d'une heure trente, 3 684 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. S'y ajoutent une biopsie d'oreille au sevrage, cinq administrations orales, une injection et des prélèvements de sang, avant la mise à mort de tous les animaux pour analyse des tissus. Le projet cherche à préciser le rôle des vaisseaux lymphatiques dans l'athérosclérose, les nouvelles stratégies thérapeutiques annoncées étant renvoyées au long terme. Les effets déclarés se limitent à des douleurs légères et à un stress de courte durée, sans un mot sur ce que représente pour ces souris le développement de l'athérosclérose elle-même.
Objectifs
Les maladies cardiovasculaires sont une cause de morbidité et de mortalité importante dans le monde. En particulier, l’athérosclérose est connue pour ses conséquences : principalement l'infarctus du myocarde, mais aussi les accidents vasculaires cérébraux et l’anévrisme aortique. Certains lipides jouent un rôle bénéfique dans l’athérosclérose, tandis que les vaisseaux lymphatiques aident à limiter la progression de la maladie en facilitant le transport du cholestérol vers le foie. L’objectif de ce projet est de mieux caractériser le rôle des vaisseaux lymphatiques dans des modèles expérimentaux d’athérosclérose chez la souris. Cette étude permettra de développer, à terme, de nouvelles stratégies thérapeutiques permettant de prévenir la progression de l’athérosclérose chez l’humain.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus permettront de mieux comprendre l’impact potentiel de certains lipide sur les vaisseaux lymphatiques dans la physiopathologie de l’athérosclérose. Cette étude estimera le potentiel bénéfice thérapeutique d’un médicament ciblant les vaisseaux lymphatiques afin de prévenir la progression de l’athérosclérose.
Procédures
Le prélèvement pour identification de la modification génétique sera fait au moment du sevrage de l’animal, elle pourra occasionner une douleur légère et ne prendra que quelques secondes. Le prélèvement de sang (1 à 2 prélèvements/souris) sera fait sur animal anesthésié. Le prélèvement prend moins de 30 secondes par animal. Les administrations par voie orale (5/souris) seront faites sur animaux vigiles et prennent moins de 15 secondes par animal. Les injections seront faites sur animaux vigiles (1 injection/souris). Une injection prend moins de 10 secondes. L’échocardiographie (2/souris) sera faite sur animal anesthésié et prendra environ de 20 minutes par animal. L'imagerie des vaisseaux et des ganglions lymphatiques (1/souris) sera faite sur animal anesthésié et prendra 1 heure et 30 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Le prélèvement pour identification peut occasionner une douleur légère et un stress de courte durée. Les injections peuvent causer un stress et une douleur légère de courte durée. Les administrations orales peuvent causer une douleur légère et un stress de courte durée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour analyses des tissus.
Remplacement
Les modèles de souris sont une étape indispensable dans la compréhension des mécanismes impliqués dans l'athérosclérose. En effet, actuellement il n'y a pas de systèmes en culture cellulaire qui reproduisent, imitent ou permettent la modélisation des interactions cellulaires et moléculaires qui conduisent au développement de l’athérosclérose. L’expérimentation in vivo est également le seul modèle permettant d’appréhender l’intégration et la participation d’acteurs de différents tissus dans une même pathologie.
Réduction
Les effectifs sont déterminés à partir des données de la littérature et avec des tests statistiques adaptés. Pour chaque expérience, le maximum de tissus est prélevé afin de maximiser les analyses biologiques possibles.
Raffinement
Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. La souffrance animale sera réduite au maximum par le raffinement des méthodes expérimentales notamment par l'utilisation d'analgésique lors de certaines étapes ainsi que l'utilisation d’anesthésie adaptée durant les procédures. Les animaux sont surveillés tout au long du projet. Une grille de score et de points limites spécifiques au projet ont été établis, permettant d'intervenir pour soulager les animaux en cas de souffrance. L'atteinte d'un point limite qui ne pourra pas être soulagé entrainera une mise à mort anticipée de l'animal avant la fin du protocole.
Choix des espèces
L’utilisation des animaux est nécessaire car il n’existe pas, à ce jour, de modèles d’athérosclérose en culture cellulaire permettant de reproduire la physiopathologie de la maladie. De nombreuses voies de régulation sont conservées entre la souris et l’humain, permettant une extrapolation des résultats obtenus. Enfin, la disponibilité de données bibliographiques importantes sur la physiopathologie de la souris est un atout important dans l'analyse et l'interprétation des résultats. Ces animaux permettront d’analyser finement le rôle spécifique de certains lipides. Seules des souris adultes de plus de 8 semaines seront utilisées pour ces études pour rester cohérents avec les conditions cliniques, l’athérosclérose étant une maladie touchant les adultes chez l’humain.
Développement d’un nouveau système d’imagerie 3D SWIR
- Recherche appliquée
- Cancers
Les souris utilisées ici sont immunodéprimées, choisies pour accepter des greffes de tumeurs humaines sans les rejeter. Elles sont 435, toutes tuées à l'issue pour prélèvement de la tumeur et des organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque animal peut subir onze séances d'imagerie sous anesthésie, neuf injections et une chirurgie d'implantation tumorale, au service de la mise au point d'un prototype d'imagerie 3D dans l'infrarouge. Le porteur range la croissance des tumeurs parmi les nuisances attendues, puis écrit quelques lignes plus loin qu'elle "n'entraîne pas de gêne".
Objectifs
L’imagerie en fluorescence dans l'infrarouge connaît un essor considérable en raison de ses avantages uniques pour l’imagerie biomédicale, la détection industrielle et l’analyse environnementale. Contrairement aux longueurs d’onde visibles, le SWIR (partie de la lumière invisible à l’œil humain, située juste après la lumière visible) permet une meilleure pénétration des tissus biologiques, réduit la diffusion de la lumière et minimise l’autofluorescence, améliorant ainsi le contraste et la précision des images obtenues. Notre projet vise à développer un nouveau système d’imagerie en fluorescence SWIR combinant des capteurs haute sensibilité et des substances fluorescentes adaptées. L’un des défis majeurs réside dans l’identification de marqueurs fluorescents efficaces émettant dans cette gamme spectrale, ainsi que dans l’optimisation des sources d’excitation et des optiques adaptées. En intégrant des technologies de traitement d’image avancées et des algorithmes de correction des interférences, nous ambitionnons d’améliorer significativement la détection de tumeurs in vivo. À terme, notre objectif est de proposer un intrument polyvalent et adaptable aux besoins spécifiques de la recherche biomédicale. Pour valider la performance et la fiabilité de notre instrument, nous prévoyons de le tester sur différents modèles de cancers chez la souris, afin d’évaluer la qualité de reconstruction des images et d’optimiser les paramètres d’acquisition.
Bénéfices attendus
Avoir un outil fiable dans l'optique de développer de nouveaux agents de contraste et de nouveaux traitements pour le cancer.
Procédures
Les souris vont être soumises aux interventions suivantes : imagerie sous anesthésie (entre 5 et 20 minutes, 11 fois maximum) ; chirurgie sous anesthésie (15 minutes, 1 fois) ; injections sous anesthésie (1 minute, 9 fois).
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues dans ce projet sont les différentes injections (douleur + stress), la croissance des tumeurs (inconfore), les différentes anesthésies (stress), les contentions (stress) et la chirurgie pour l'implantation (douleur + gène) de certains modèles.
Devenir
Les animaux issus des procédures seront mis à mort afin de prélever la tumeur et des organes pour des analyses anatomopathologiques.
Remplacement
Les tests in vitro permettront de sélectionner plus efficacement les composés et particules à tester, réduisant ainsi leur nombre. Par ailleurs, une équipe collaborant avec nous sur ce projet a développé des modèles numériques reproduisant les propriétés optiques des tissus de la souris, ce qui, combiné aux données des expériences in vivo, nous aidera à optimiser les algorithmes de reconstruction 3D et à diminuer significativement le nombre de souris nécessaires. Néanmoins, certains aspects du projet, comme la validation des algorithmes en conditions physiologiques complexes, ne peuvent actuellement être réalisés qu’en utilisant un modèle in vivo complet. Les interactions dynamiques entre les tissus, la perfusion sanguine, et l’effet de la respiration sur la qualité des images sont des éléments que les modèles in vitro ou in silico ne permettent pas encore de reproduire avec une précision suffisante. L'utilisation d'animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs scientifiques du projet.
Réduction
Nous nous efforcerons de faire en sorte que l’effectif utilisé soit minimal. En effet, dans ce projet, les expériences seront réalisées par lot de 3 animaux. Si le niveau de fluorescence et la localisation du signal sont comparables aux autres modalités d'imagerie dès le premier batch d'animaux, les suivants ne seront pas utilisés. D'après notre expérience dans ce domaine, 3 animaux peuvent être suffisants pour obtenir des informations scientifiques avec une bonne validité statistique. Cela permettra ainsi de réduire le nombre d’animaux employés autant que possible.
Raffinement
Nous utiliserons des souris immuno-déprimées nous permettant le développement de modèles tumoraux humains sans phénomène de rejet. Les circuits sales/propres sont séparés, le box est en surpression, les cages sont stériles et jetables, la litière, les croquettes et l'enrichissent sont également stérilisés. L’étude se déroulera sur une période qui, dans la vie des animaux immunodéprimés, se situe bien en amont des complications liées à l’âge chez ces animaux. Lors de la chirurgie d'implantation des tumeurs, les souris seront sous anesthésie volatile, la température de l’animal est monitorée et régulée par un tapis chauffant, la déshydratation oculaire est limitée par l’application d’un gel ophtalmique et nous assurons une prise en charge efficace de la douleur grâce à une approche antalgique adaptée. La croissance des tumeurs n’entraîne pas de gêne et sera suivie régulièrement au pied à coulisse, par imagerie de bioluminescence et par ultrasons. L’application de critères d’arrêt et le suivi quotidien des animaux garantiront leur bienêtre, et nous permettront d’intervenir immédiatement de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance par un traitement antalgique, de la nourriture humide, une réhydratation avec du sérum physiologique, une solution glucosée ou l'ajout d’un enrichissement sucré, selon le problème détecté.
Choix des espèces
Le système d'imagerie in vivo que nous devellopons est conçu pour faire de l'imagerie de fluorescence 3D sur souris, c'est pourquoi cette espèce est la plus adaptée. Les souris que nous utiliserons permettent le développement de modèles tumoraux humains sans phénomène de rejet. Les méthodes utilisées pour induire une tumeur sont rapides et reproductibles et la bonne connaissance de ces modèles de pathologie chez la souris fait que les limites éthiques de ce type d’expérimentation sont bien connues. Souris immunodéprimées de 5 semaines. Ce stade de développement permet d’avoir des souris adultes avec une prise tumorale optimale.
Effet d’un composé en développement sur les fonctions musculaires chez un modèle de myopathie de Duchenne chez la souris.
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
58 souris porteuses d'une mutation qui affaiblit leurs muscles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent 37 gavages, quatorze pesées et deux mesures de force musculaire sous anesthésie, avant le prélèvement des muscles des pattes, du cœur et du diaphragme. Le porteur reconnaît que ce modèle ne reproduit qu'une forme atténuée de la maladie humaine, sans réduction d'espérance de vie ni baisse d'activité spontanée, et en conclut que le phénotype "n'est ainsi pas dommageable". L'étude est menée pour un client dont le composé doit franchir l'étape in vivo, que le porteur qualifie d'"incontournable" pour un dossier d'essai clinique.
Objectifs
La myopathie de Duchenne est une maladie d'origine génétique induisant une dégénérescence progressive de l’ensemble des muscles de l’organisme. Elle est liée à une anomalie responsable de la production d’une protéine impliquée dans le soutien de la fibre musculaire. Chez les patients atteints de cette maladie, qui sont à 99,5% des hommes, les fibres qui constituent les muscles squelettiques et cardiaque se détériorent à chaque contraction et finissent par se détruire. Des cellules souches musculaires tentent de régénérer le tissu musculaire lésé, mais ce processus est vite débordé et la dégénérescence finit par l’emporter. Les patients atteints de la maladie de Duchenne présentent ainsi une espérance de vie très réduite, de l'ordre de 25 ans, du fait notamment de complications cardiaques et respiratoires. La recherche est ainsi très active concernant cette maladie et plusieurs pistes visant à mise au point d’un traitement curatif sont actuellement à l’étude. Néanmoins, à aujourd'hui, il n'existe aucun traitement curatif sur le marché. Néanmoins, les patients sont le plus souvent traités par des molécules anti-inflammatoires Le présent projet vise à étudier les effets d'un composé X en développement sur les symptômes musculaires liés à la myopathie de Duchenne. Le modèle employé est un modèle de mutation génétique spontanée qui présente des symptômes proches de la maladie de Duchenne chez l'humain, bien que les symptômes soient beaucoup moins prononcés. Le projet devra permettre de montrer l'impact d'un traitement chronique du candidat médicament (Composé X) sur les capacités musculaires du modèle de maladie de Duchenne.
Bénéfices attendus
Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement d'un composé visant à traiter les conséquences musculaires de la maladie de Duchenne chez l'humain. Alors que plusieurs molécules ont été testées ces vingt dernières années, il n'existe toujours aucun médicament curatif de la maladie de Duchenne. Il s'agit donc d'une pathologie présentant un besoin médical très important sur le plan thérapeutique. Si l'issue du projet s'avère favorable, le développement dans lequel s'engage notre client pourrait aboutir à la mise sur le marché d'une nouvelle molécule pour le traitement de la maladie de Duchenne.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes: 1) Manipulations par les expérimentateurs pour des mesures de poids corporel (14 mesures au cours de l'étude; durée de la mesure : 1 minute); 2) Analyse non invasive de composition corporelle (2 mesures; durée de la mesure: 2 minutes); 3) Administration de traitements par gavage (37 administrations; durée : 1 minute); 4) Mesures in vivo de la force musculaire sous anesthésie avec réveil (2 mesures au cours de l'étude; durée de la mesure : 20 minutes).
Impact sur les animaux
Les mesures de poids corporel et autres manipulations ainsi que les mesures de composition corporelle et les administrations de traitement par voie orale pourront être source de stress du fait d'une entrave aux mouvements de courte durée. Les mesures de force musculaire in vivo nécessiteront une anesthésie avec réveil qui peut être source de stress. Enfin, bien que considéré comme un modèle de maladie de Duchenne d'intérêt, le modèle de souris utilisé présente un phénotype bien plus léger que l'humain. Ainsi, bien que présentant une moindre force musculaire que les souris non génétiquement modifiées, notre modèle génétique ne présente pas de réduction de l'espérance de vie, ni de différence dans l'activité spontanée, à la différence de l'humain. En effet, les défauts musculaires n'apparaissent que lors de tests impliquant un effort assez soutenu. Le phénotype de notre modèle n'est ainsi pas dommageable.
Devenir
A l'issue de la procédure, les animaux seront euthanasiés afin de récupérer les muscles des pattes, le coeur et le diaphragme pour des analyses fonctionnelles (mesures de force musculaire ex-vivo), et histologiques.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il est nécessaire de tester, suite à une première série d'études menées in vitro, le composé sur organisme entier afin de vérifier que les effets observés sur système in vitro se traduisent effectivement en un bénéfice dans le cadre de la pathologie. Par ailleurs, l'étude in vivo reste une étape règlementaire incontournable pour la constitution d'un dossier de demande de premières études sur l'homme (passage aux études cliniques).
Réduction
Le nombre de 12 animaux par groupes utilisés a été rationalisé de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés et en tenant compte de l'hétérogénéité du modèle. Le groupe contrôle du modèle, constitué de souris non génétiquement modifiées, a été réduit à 10 animaux compte tenu de la moindre variabilité dans les paramètres étudiés. Enfin, compte tenu que la maladie de Duchenne touche à 99,5% des garçons, l'étude sera limitée au genre mâle.
Raffinement
Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum le stress et l’inconfort des animaux sans compromettre les objectifs de l’étude. Les traitements seront administrés par gavage oral par des expérimentateurs parfaitement formés et rodés à ce type de pratique. Les animaux seront hébergés en cages collectives (2/3 souris par cage) et un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos, de matériels de nidification et de briquettes en bois spécialement conçues pour le rongeur. Les procédures de mesure de la force des muscles de la patte arrière seront réalisée chez la souris anesthésié. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent, entre autres, une surveillance renforcée et l'emploi d'analgésiques en cas de douleur avérée .
Choix des espèces
Le modèle de souris choisi est classiquement utilisé pour étudier la dystrophie de Duchenne et pour tester des candidats médicaments au stade préclinique visant à traiter cette pathologie. Le modèle récapitule de nombreux symptômes de la pathologie de Duchenne, bien qu'il n'exhibe qu'une forme légère de la maladie comparativement à l'humain. Les souris seront reçues à 5 semaines d'âge. Cet âge a été déterminé en fonction de la cinétique des défaut musculaires observés chez le modèle employé. En effet, à partir de 12 semaines, ces souris commencent à présenter une hypertrophie musculaire. Bien que leur force musculaire reste inférieure à tout âge à celle des souris non génétiquement modifiées à tout âge, et compte tenu de la durée du traitement, nous souhaitons que les souris ne présentent pas une hypertrophie musculaire trop marquée en fin d'étude.
Impact de l’obésité sur l’hétérogénéité des macrophages associés aux tumeurs pancréatiques
- Recherche fondamentale
- Oncologie
900 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune recevant une injection de cellules tumorales dans le pancréas sous anesthésie, cinq prises de sang hebdomadaires, cinq à sept injections, deux gavages et une biopsie de l'extrémité de la queue. Un régime riche en graisses leur fait atteindre 45 à 50 grammes, ce que le porteur décrit comme un surpoids sans autre trouble métabolique, et une mise à jeun de six heures leur impose une faim qualifiée de gêne modérée. Toutes sont tuées pour l'analyse des tumeurs et des organes, le porteur soulignant que chaque souris fournira de nombreuses données. L'objectif reste descriptif, cartographier les sous-populations de macrophages associés aux tumeurs du pancréas chez des souris obèses ou non, l'identification de cibles thérapeutiques étant renvoyée à un "but ultime".
Objectifs
Ce projet a pour but d’étudier l’impact de l’obésité sur l'hétérogénéité des macrophages associés aux tumeurs, leurs fonctions pro et anti-tumorales ansi que l’efficacité d’immunothérapies déjà existantes. Le but ultime est l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et le développement de nouveaux traitements plus spécifiques et efficaces que ceux existants. Il a été établi depuis des décennies que l’abondance des macrophages dans les tumeurs était un marqueur de pronostic pour les patients atteints de cancer et ce quel que soit le cancer considéré. En clair, plus la tumeur contient de macrophages, plus le pronostic est mauvais. De plus, il est cliniquement établi que l'obésité est un facteur de risque de cancer. Mais ces observations cliniques restent en grande partie inexpliquées en raison de notre méconnaissance des fonctions des macrophages associés aux tumeurs. Récemment, les approches analytiques sur cellules uniques ont révélé une très grande plasticité des macrophages dans les tissus sains mais également dans les tumeurs avec la coexistence de diverses sous-populations macrophages. L’objectif principal de ce projet est la caractérisation des phénotypes et fonctions de ces cellules dans différents modèles murins de cancer, obèses ou non. La cartographie des macrophages associés aux tumeurs murins sera ensuite utilisée pour analyser les données humaines existantes afin d’identifier ces différentes sous-populations et mettre en évidence de potentielles cibles thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but d’étudier l’impact de l'obésité sur l’identité et les fonctions des macrophages associés aux tumeurs. Le but ultime est l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et le développement de nouveaux traitements plus spécifiques et efficaces pour le cacner du pancréas que ceux existants.
Procédures
Injection de cellules dans le pancréas sous anesthésie générale et analgésie (n=1, durée 10 minutes). Les animaux auront une prise de sang par semaine (n=5, durée 1 minute) sous anesthésie locale. Certains pourront avoir des prélèvements de sang pour mesure de la glycémie (n=5) après biopsie d'un fragment terminal de la queue, sous anesthésie locale. Les animaux auront entre 5 et 7 injections sous anesthésie locale (durée 10 secondes). Il seront mis à jeun 6 heures, et subiront 2 gavages vigiles (durée 10 secondes). Les animaux recevront des régimes riches en graisses, ce qui va occasionner un surpoids sans effet sur la tension pendant la durée de la procédure.
Impact sur les animaux
Les modèles génétiques ont déjà tous été étudiés et ne présentent pas de phénotype dommageable pour les animaux. Injection de tumeurs: les modèles de tumeurs que nous utiliserons dans ce projet peuvent occasionner de la douleur et une perte d'appétit. Régime riche en graisse : les souris vont prendre du poids au fur et à mesure des semaines (pour arriver jusqu’à 45-50 grammes) et devenir un peu moins actives. Ces régimes n'induisent pas d'autres maladies métaboliques comme le diabète ou l'hypertension pendant la durée de régime. Nuisances dues aux tests d’homéostasie glucidique: - Injection sous anesthésie locale: impact léger dû à la contention - Mise à jeun de 6 heures: Les animaux n’auront plus accès à la nourriture, ils pourront subir une gêne modérée due à la sensation de faim. - Gavage : stress léger et de courte durée dû à la contention et à la sonde de gavage. Nuisances dues aux prélèvements de sang : douleur locale et temporaire.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour analyse des tumeurs et organes post-mortem.
Remplacement
Les modèles cellulaires alternatifs in vitro, in silico ou ex vivo ne permettent pas d’appréhender le comportement cellulaire dans les tumeurs dans toute sa complexité, en particulier les interactions avec le microenvironnement ou encore la réponse aux régimes et traitements impliquant souvent différents systèmes au sein de l’organisme (système vasculaire, endocrine…). Pour étudier le développement tumoralréaliser les tests métaboliques et analyser la signalisation inter-organe, les modèles in vivo sont indispensables. Seul un animal vivant peut permettre d’étudier dans sa globalité le comportement des macrophages du foie soumis à différentes régimes. Notre projet offre des perspectives thérapeutiques qui justifient la nécessité du modèle animal pour valider les expériences in vivo avant leur application chez l'homme.
Réduction
Le nombre d'animaux analysés dans les groupes expériementaux est réduit à son minimum pour pouvoir tirer des conclusions solides des expériences proposées. Un calcul de puissance a permis de déterminer le nombre d'animaux par condition. De nombreux tissus et cellules, dont certaines rares comme les macrophages par exemple, seront collectés après euthanasie, afin d'approfondir les études moléculaires, cellulaires et transcriptomiques. Chaque souris génèrera donc de nombreuses informations.
Raffinement
Des examens cliniques seront effectués quotidiennement. . En ce qui concerne la manipulation des souris, celles-ci disposeront de suffisamment de temps pour s'acclimater à leur nouvel environnement. Nous appliquerons des méthodes visant à réduire le stress induit par la manipulation des souris, par exemple en évitant de les manipuler par la queue. Les procédures seront effectuées dans un environnement stérile et des mesures appropriées seront prises pour éviter les infections post-procédure. L'anesthésie et l'analgésie seront pratiquées pour chaque intervention pour réduire le stress et la douleur. Dès que les souris montrent de l'inconfort, la fréquence de surveillance sera augmentée et des mesures seront prises pour soulager le stress/la douleur. Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués.
Choix des espèces
- Génétique proche de celle de l’Homme - Modèles de « fate-mapping » performants et originaux - Les modèles de tumeur existants sont issus de lignées cellulaires murines et leur implantation dans la souris est adaptée pour étudier l’immunité et l’effet des traitements sur la réponse anti-tumorale dans leur globalité. Animaux à maturité sexuelle, entre 6 et 12 semaines.
Validation du modèle murin de coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) et évaluation de différentes thérapeutiques sur la dysfonction endothéliale lors d’une CIVD induite par un choc septique
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
Les souris utilisées sont génétiquement modifiées, génotypées par un prélèvement à l'oreille entre sept et dix jours de vie, et sevrées avec séparation maternelle. 1 080 souris vont être utilisées, dont 360 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un choc septique leur est provoqué par une chirurgie de quinze minutes sous anesthésie générale, suivie vingt heures plus tard d'une seconde chirurgie de quatre heures pour installer des éléments de réanimation, avec fièvre, chute de la tension artérielle, palpitations et quasi-arrêt de la production d'urine. Toutes sont tuées en fin de protocole, le porteur précisant chercher à obtenir d'une même souris le maximum de prélèvements, foie, cœur, reins, poumons, vaisseaux et sang.
Objectifs
Le choc septique est l’une des formes les plus graves d’une inflammation, il s’agit d’un motif fréquent d’admission à l’hôpital avec un taux élevé de mortalité (30 à 40%), sans traitement spécifique. Lorsque le choc septique se complique de CIVD (coagulation intravasculaire disséminée), la mortalité est de 70% malgré une prise en charge optimale. A l’heure actuelle, il n’existe en effet aucun traitement spécifique de la CIVD. Notre projet vise à valider un nouveau modèle murin de choc septique avec CIVD permettant de se rapprocher au mieux de la pathologie chez l’Homme. Une fois validé, ce modèle nous permettra d’évaluer de nouvelles cibles thérapeutiques de la CIVD du choc septique afin d’améliorer le pronostic des patients.
Bénéfices attendus
Notre projet de recherche consiste d’abord à valider un modèle murin de CIVD au cours du choc septique afin de pouvoir réaliser des études pré-cliniques. L’utilisation de ce modèle nous permettra d’étudier précisément cette maladie afin de mieux la comprendre, et d’évaluer des options thérapeutiques afin de mieux la traiter et d’améliorer le pronostic des patients.
Procédures
Les animaux seront soumis à un prélèvement à l’oreille pour génotypage entre 7 et 10 jours de vie sur animal vigile et sous anesthésie jusqu’à 4 semaines, durée du geste 1 minute. Ils subiront également une chirurgie, sous anesthésie générale, de 15 minutes, pour l’induction d’un choc septique ou une perfusion de plasma sous anesthésie générale d’une durée de 15minutes, suivie 20 heures après, par une seconde chirurgie, sous anesthésie générale, pendant 4 heures pour la mise en place des éléments de réanimation et le suivi des paramètres physiologique de l’animal comme chez l’homme. Pour certains groupes d’animaux, la première chirurgie sera remplacée par une perfusion de plasma sous anesthésie générale.
Impact sur les animaux
Les animaux seront exposés à une douleur transitoire, liée au prélèvement à l’oreille réalisé entre 7 à 10 jours, pour le génotypage. Ils subiront également un stress lié au sevrage avec séparation maternelle. Les animaux subiront une douleur modérée liée à la chirurgie et les symptômes du choc septique, à savoir fièvre, stress, tension arétrielle basse, palpitations et oligoanurie.
Devenir
A la fin du projet, les souris seront mises à mort afin de réaliser divers prélèvements complémentaires.
Remplacement
Le remplacement du modèle animal par un autre modèle n’est pas possible car le choc septique est une maladie systémique. Aucun autre modèle ne peut approcher la complexité de cette pathologie. Cependant, l’identification préalable des mécanismes moléculaires probablement impliqués ont été faits à l’aide de méthodes alternatives (modèle de cultures cellulaires stimulées par une endotoxine).
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est réduit au minimum afin d’obtenir des données statistiquement significatives, avec des tests statistiques adaptés selon les questions posées. De plus, de manière à réduire au minimum les expériences, le maximum de prélèvements sera réalisé sur une même souris (organes : foie, cœur, reins, poumons, vaisseaux, liquides broncho-alvéolaires et sang).
Raffinement
Afin de limiter l’angoisse, l’inconfort, le stress et la douleur associés, les expériences sont raffinées : - les phases douloureuses seront réalisées sur des animaux anesthésiés - les animaux sont alors replacés dans leur cage d’origine avec des congénères qui ont subi la même opération. La nourriture standard sera déposée au fond pour faciliter la prise de nutriments et l’hydratation, ainsi que du coton pour permettre aux animaux de se maintenir au chaud. - des traitements contre la douleur seront administrés - les expériences auront une durée limitée dans le temps et réduite au minimum nécessaire. Des points limites ont été établis permettant de limiter la souffrance et la douleur de l’animal. Une période d’habituation d’au moins 2 semaines sera respectée avant la chirurgie.
Choix des espèces
Le modèle de choc septique chez la souris est beaucoup utilisé dans la recherche sur le choc septique. Ils permettent de reproduire la plupart des observations faites chez les individus en choc septique. Ce modèle génétiquement modifié est le plus adapté afin d’étudier la CIVD (troubles de la coagulation) induite par le choc septique. Les animaux seront utilisés au stade jeune adulte (entre 8 et 12 semaines) car les systèmes vasculaires et immunitaires sont matures.
Effets d’une série de composés à visée thérapeutique en développement sur l’athérosclérose chez la souris ApoE -/- nourrie avec une alimentation enrichie en graisses
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
Trois candidats médicaments contre l'athérosclérose, développés par un client du laboratoire, sont testés sur des souris privées du gène de l'apolipoprotéine E, donc portées à former spontanément des plaques d'athérome. 60 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Nourries pendant douze semaines avec une alimentation dont 40 % de l'énergie vient des graisses, elles reçoivent vingt-six injections dans l'abdomen, subissent quatorze pesées et trois prélèvements de sang à la queue, puis une anesthésie terminale avant le prélèvement de l'aorte et du cœur. Le porteur justifie le recours aux souris par l'absence de toute méthode de substitution permettant d'étudier la formation des plaques, et situe le bénéfice attendu dans l'aboutissement possible du développement engagé par son client, jusqu'à une mise sur le marché.
Objectifs
L'athérosclérose est un phénomène caractérisé par la formation de plaques d'athérome, constituées de lipides, sur la paroi des artères, induisant un durcissement et une perte d'élasticité de ces dernières. L'athérosclérose constitue un facteur de risque cardiovasculaire majeur. En effet, la rupture des plaques d'athérome peut conduire à une mauvaise oxygénation des organes, notamment le cerveau et le coeur et favoriser la survenue de complications graves telles que l'infarctus du myocarde ou des accidents vasculaires cérébraux. Ainsi, du fait de ces complications, et malgré l'existence de traitements ralentissant son évolution, l'athérosclérose demeure l'une des principales causes de mortalité dans le monde. Le développement de médicaments permettant un meilleur contrôle du développement de l'athérosclérose fait ainsi l'objet d'intenses recherches par les laboratoires pharmaceutiques. Le présent projet vise à tester l'efficacité d'une série de 3 candidats médicaments sur le développement des plaques d'athérome chez un modèle de souris développant spontanément de l'athérosclérose, notamment lorsque ce dernier est soumis à une alimentation enrichie en graisses (40% de l'énergie apportée par les graisses). Les candidats médicaments seront administrés 2 fois par semaine par voie intrapéritonéale pendant 12 semaines. L'effet de ces traitements sera observé au niveau de l'aorte à l'issue de l'étude.
Bénéfices attendus
Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement de composés visant à prévenir et traiter l'athérosclérose. Cette pathologie reste l'une des causes prinicipales de mortalité dans le monde, il existe un besoin important sur le plan thérapeutique. Si l'issue du projet s'avère favorable, le développemlent dans lequel s'engage notre client pourrait aboutir, à terme, à la mise sur le marché d'un nouveau médicament.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes: 1) Manipulations par les expérimentateurs pour des mesures de poids corporel (14 mesures au cours de l'étude; durée de la mesure : 1 minute); 2) Administration de placébo ou du candidat médicament par voie intrapéritonéale 2 fois par semaine (26 administrations; durée de l'administration : 1 minute); 3) à trois prélèvements sanguins pratiqués à la veine de la queue (durée: 5 minute/prélèvement); 4) à une anesthésie pour administration IV d'une sonde fluorescente (durée : 10 minute) - 5) à une anesthésies terminale avant euthanasie (durée : 10 minute).
Impact sur les animaux
En termes de nuisances, les animaux seront soumis à du stress du fait des manipulation lors des pesées régulières de poids corporel ou des injections intrapéritonéales ou intraveineuses. Par ailleurs les animaux seront soumis à des douleurs aiguës lors des administration intrapéritonéales, et des prélèvements sanguins.
Devenir
L'ensemble des animaux seront euthanasiés à l'issue de l'étude. Des prélèvements d'organes (tronc aortique, coeur) sont prévus après euthanasie afin d'observer la progression des plaques d'athérome chez les différents groupes traités, et de réaliser des dosages biochimiques.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur la formation et le développement des plaques d'athérome.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été calculé et rationalisé à partir de l'expérience acquise par notre laboratoire sur l'analyse des paramètres d'intérêt mesurés sur le modèle de souris utilisé, soumis à une alimentation enrichie en graisses. Ainsi, le nombre d'animaux par groupe a été adapté en fonction des paramètres d'intérêt de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Les données seront analysées par des tests statistiques appropriés.
Raffinement
Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress et tout inconfort pour les animaux. Les traitements par voie intrapéritonéale seront administrés par des expérimentateurs formés et expérimentés pour ce type de pratique. Les animaux seront hébergés en cages collectives (3 animaux par cage) afin de satisfaire leurs besoins sociaux. Un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos, de matériels de nidification et de briquettes en bois spécialement conçues pour le rongeur. Les prélèvements sanguins prévus seront limités au volume minimum nécessaire aux dosages ultérieurs et une crème analgésiante sera appliquée sur la queue 30 minutes avant les prélèvements. L'administration intraveineuse de la sonde fluorescente sera pratiquée en rétro-orbital sur animal anesthésié. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent notamment une surveillance renforcée et l'emploi d'analgésiques.
Choix des espèces
La souris ApoE est un modèle génétique présentant une mutation qui rend silencieux le gène codant pour l'apolipoprotéine E, une protéine constitutive des lipoprotéines, structures chargées du transport des triglycérides et du cholestérol dans le sang. Cette mutation induit chez ces souris une propension à développer spontanément des plaques d'athérome, en faisant un modèle de choix pour les études précliniques. Les animaux seront utilisés au stade adulte. Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testés, à savoir une population adulte.
Etude des conséquences des perturbations de la dynéine1 dans la rétine de souris EU1/2
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système nerveux
Amputées de l'extrémité de la queue dans leur première semaine de vie et sans analgésie, génotypées, puis suivies par électrorétinogramme, fond d'œil et tomographie sous anesthésie, les souris de la lignée Loa sont transportées jusqu'à neuf fois entre deux établissements. D'autres subissent une laparotomie sur femelle gestante pour injecter l'œil des embryons dans l'utérus, avec un risque d'avortement, de saignements et d'infection de la plaie, ou une injection sous la rétine au stade nouveau-né. 1 359 souris vont être utilisées, dont 46 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et les autres en souffrance légère. Les souris Loa portent une mutation qui provoque une ataxie des pattes arrière et un poids inférieur de 10 à 20 % à celui des témoins, et toutes sont tuées en fin de projet pour prélever les tissus de la rétine, jamais étudiée jusqu'ici chez cette lignée.
Objectifs
La mutation d’un gène de protéine de transport dans l’œil de souris et du poisson-zèbre perturbe le fonctionnement de la rétine, notamment en entraînant la perte de cellules photosensibles appelées les photorécepteurs. Ces données suggèrent l’importance de ce gène dans l’intégrité de la rétine. Chez l'homme, des mutations de ce gène sont responsables d’une maladie appelée dynéinopathie qui se caractérise par un déficit dans le développement du système nerveux, soit au niveau des membres inférieurs (déficits locomoteurs), soit du cerveau. Environ 30% des patients présentent également des déficits visuels dont certains sont liés à des anomalies de la rétine. Une mutation spontanée de ce gène a été décrite chez la souris (nommée Loa). Cette mutation est similaire à celle retrouvée chez l'homme. Les souris Loa manifestent des déficits au niveau des membres (sans impacter sa capacité à se reproduire, s’alimenter…), qui sont similaires à ceux observés chez les patients. Chez ces souris, d'autres anomalies ont été également rapportées dans le cerveau. Cependant, l'œil, notamment la rétine, de ces souris n'a jamais été étudié. L'objectif du projet, qui se déroulera dans 2 établissements distincts, est divisé en 3 parties : 1/ amplifier et maintenir une lignée de souris Loa, 2/ étudier aux niveaux cellulaire et fonctionnel les rétines de souris Loa, et 3/étudier le rôle de ce gène à différents stades de développement de la rétine de souris sauvage à l’aide d’un traitement pharmacologique contre la protéine de transport. La comparaison des résultats entre les différentes souris fournira les premières données sur l’intégrité de la rétine des souris Loa et une meilleure compréhension du rôle de ce gène dans la régulation des fonctions rétiniennes.
Bénéfices attendus
L’implantation, sur site (EU1), d’une lignée de souris atteinte de déficits dans le développement du système nerveux, telle que la lignée Loa, permettra aux équipes de chercheurs de caractériser pour la première fois, les effets, spécifiquement in vivo, d’une mutation du gène de cette protéine de transport dans les processus du développement de la rétine. De la même manière, l’administration d’un traitement pharmacologique contre cette protéine directement dans la rétine de souris permettra d'étudier pour la première fois les effets, spécifiquement in vivo, de l'inhibition de cette protéine à différents stades de développement de la rétine. La comparaison des résultats entre les différentes souris et conditions de traitement devrait donc contribuer à une meilleure compréhension du rôle de cette protéine dans la régulation des fonctions rétiniennes, et à plus long terme au développement de nouvelles thérapies pour les patients souffrant d’anomalies de l'œil, notamment de la rétine.
Procédures
Pour les souris de la lignée Loa, la mutation du gène sera vérifiée en analysant l’ADN à partir d’un prélèvement de tissu effectué sur chaque animal vigil dans sa première semaine de vie. Un suivi ophtalmologique des souris Loa sera réalisé sur animaux anesthésiés à l'aide de trois méthodes non invasives: l'électrorétinogramme (ERG), l'observation du fond d'œil (FO ) et la tomographie par cohérence optique (OCT, durée ), les deux dernières étant réalisées dans l'EU2. Ces techniques sont identiques à celles utilisées chez l’homme lors d’une évaluation ophtalmologique. Elles n'impliquent aucune intervention chirurgicale et durent entre 15 et 60 minutes. Pour réaliser les injections dans l'œil des embryons en place dans l’utérus (technique appelée injection in utero), des femelles gestantes de souris sauvages sont placées sous anesthésie générale et locale (durée
Impact sur les animaux
Le prélèvement tissulaire nécessaire pour caractériser génétiqueme,nt les nouveaux-nés entraîne un inconfort/une douleur aigue légère. La laparotomie sur femelle gestante peut induire des douleurs abdominales et des complications post-opératoires (avortement, saignements vaginaux ou de la plaie, inflammation de la suture, infection de la plaie, plaie ouverte). L’injection in utero dans l’œil d’embryons n’engendre, en général, aucune lésion ni altération rétinienne. L’injection sous-rétinienne chez les souriceaux n’engendre aucune lésion ni altération de la rétine . Lors du transport vers l'EU2 (
Devenir
A la fin du projet tous les animaux auront été mis à mort afin de prélever les tissus qui seront utilisés pour réaliser les analyses cellulaires et moléculaires.
Remplacement
Pour cette étude, l’animal ne peut être substitué par aucun modèle in vitro existant à ce jour. En effet, les modèles actuels ne permettent pas de recréer la complexité du système visuel dans son intégralité, c’est-à-dire depuis la détection de la lumière jusqu’aux réponses fonctionnelles. Néanmoins, l'effet d’une inhibition pharmacologique de Dync1h1 (et de son solvant) a été étudié in vitro sur des cultures de cellules rétiniennes murines. Nos résultats montrent une altération du transport des lysosomes après 24h de traitement avec l'inhibiteur.
Réduction
Pour cette étude exploratoire, nous utiliserons au maximum 1359 animaux. Cet effectif a été estimé à l'aide d'analyses statistiques. Ce nombre pourra être réduit de deux manières : d’une part via une approche d’inclusion progressive dans le suivi ophtalmologique, et d’autre part via des études pilotes visant à mettre en évidence des déficits potentiels de la rétine. Par ailleurs, la période de gestation chez la souris est courte et le nombre d’embryons important, ce qui permet de générer un nombre d’animaux suffisant pour plusieurs expériences à partir de peu de fondateurs. De plus, nous pouvons comparer les animaux mutants avec leurs conspécifiques (+/+) issus des mêmes portées. L'avantage de la technique d'injection dans un organe pair tel que l'œil permet de réduire de moitié le nombre d'animaux. De plus, le nombre d'animaux est considérablement réduit grâce à la réalisation d'examens ophtalmologiques non invasifs permettant un suivi longitudinal sur le même animal. Enfin, le nombre d'animaux pourra être réduit si les résultats des études pilotes ne montrent pas de déficits rétiniens.
Raffinement
Les animaux en accouplement sont en trio continu ou une nuit, puis séparés si un accouplement est avéré. Les femelles gestantes et leurs portées ont une alimentation enrichie de la lactation au sevrage. La caudectomie réalisée dans la 1ère semaine de vie ne nécessite pas d'analgésie. Le stress et l'hypothermie sont diminué par un retour rapide à la mère et une lampe chauffante, respectivement. Zootechniciens et expérimentateurs font un suivi hebdomadaire pour alerter des premiers signes de dégradation du bien-être en portant attention à l'état général et comportemental. En cas de changements, des aliments humides sont mis dans la cage. En cas de douleur manifeste, l’animal est mis à mort. L'intervention sur femelles gestantes se fait sur tapis chauffant pour limiter l'hypothermie et sous anesthésie gazeuse et locale associée à une analgésie per- et post-opératoire. L’injection sous-rétinienne se fait sur animal placé sous anesthésie gazeuse et locale et sur tapis chauffant pour éviter l’hypothermie. Pour le transport entre les 2 EU (
Choix des espèces
Les souris Loa sont atteintes d'une mutation identique à une mutation décrite chez l'homme et qui mime parfaitement le déficit locomoteur, symptôme caractéristique. Ce modèle animal est reconnu comme modèle idéal permettant d'étudier les effets de la mutation humaine. De plus, chez la souris, la période de gestation est courte et le nombre d’embryons important, ce qui permet de générer un nombre d’animaux suffisant pour plusieurs expériences à partir de relativement peu de fondateurs. Etant donné que la rétine n'a jamais été étudiée chez les souris Loa, nous analyserons plusieurs stades: embryonnaire (photorécepteurs immatures), postnatal (quand les photorécepteurs sont matures et fonctionnels), 1 mois (jeune), 2 mois (maturité sexuelle), 4 mois (jeune adulte), 6 mois (adulte) et 12 mois (âgé).
Développement d’une nouvelle stratégie de thérapie ciblée
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
768 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit deux injections directement dans le cerveau au cours d'une intervention d'environ une heure sous anesthésie, puis trois prélèvements sanguins, avant une chirurgie terminale deux, six ou douze mois plus tard pour prélever le cerveau. Le porteur signale une douleur possible à la tête ou à la mâchoire pendant une douzaine d'heures après l'opération, un risque d'infection de la plaie et un risque faible que l'injection perturbe des connexions cérébrales. Le même RNT annonce une approche capable de "révolutionner" la prise en charge de l'autisme et des épilepsies, et affirme que la mise à mort en fin de protocole "garantit" que les animaux ne subissent aucune souffrance prolongée.
Objectifs
Ce projet a pour but de développer un nouveau type de traitement, capable de transporter des gènes réparateurs directement là où le corps en a besoin, notamment dans le cerveau. Ces traitements pourraient aider à soigner des maladies graves, actuellement sans solution efficace. Nous travaillerons en collaboration avec des experts de l’industrie pour garantir que ces traitements soient à la fois sûrs, efficaces et adaptés à une utilisation chez l’humain. Objectifs du projet : • Créer des traitements intelligents : concevoir un système capable de délivrer les gènes de manière précise. • Cibler des maladies du cerveau : utiliser ce système pour traiter certaines maladies neurologiques. • Améliorer la sécurité : éviter les effets secondaires, comme les réactions immunitaires. • Respecter les normes : s’assurer que tout respecte les règles de sécurité pour une future application chez l’homme. • Mieux comprendre leur action : étudier comment ces traitements fonctionnent dans le corps pour les améliorer. Ce projet allie science et technologie pour ouvrir la voie à de nouveaux traitements contre des maladies complexes, en toute sécurité.
Bénéfices attendus
1. De nouveaux outils pour traiter les troubles neurologiques et du développement. Ce projet vise à développer des traitements ciblant spécifiquement le cerveau pour corriger les altérations causées par le mauvais fonctionnement de certains gènes dans les troubles neurologiques, neurodégénératifs et neurodéveloppementaux. Son objectif principal est de rétablir le fonctionnement normal des neurones en s'attaquant directement à la cause génétique profonde de ces pathologies. 2. Un pas vers la thérapie. Les résultats prometteurs de ces recherches pourraient ouvrir la voie à des essais cliniques et, à l'avenir, au développement de thérapies géniques personnalisées adaptées aux besoins spécifiques de chaque patient. 3. Transformer le traitement des maladies neurologiques. Cette approche innovante pourrait révolutionner la prise en charge de pathologies telles que les troubles du spectre autistique, les épilepsies, les maladies neurodégénératives et d'autres troubles du développement liés à un dysfonctionnement génétique. Ce faisant, elle permettrait non seulement d'améliorer considérablement la qualité de vie des patients, mais aussi d'offrir un nouvel espoir à ceux qui sont confrontés à ces maladies actuellement incurables.
Procédures
Toutes les souris recevront deux injections intracérébrales (1 fois) sous anesthésie, une procédure d’environ une heure. À 2, 6 ou 12 mois après les injections, une chirurgie terminale sous anesthésie sera réalisée pour le prélèvement du cerveau, une procédure d’environ dix minutes. De plus, chaque souris fera l’objet de trois prélèvements sanguins répartis sur la durée du projet, une procédure d’environ 3 minutes.
Impact sur les animaux
Douleur et inconfort après l'opération. Les animaux peuvent ressentir une légère douleur au niveau de la tête ou de la mâchoire pendant environ 12 heures après l'opération. Stress associé à la manipulation, risque d'infection. Bien que tout soit fait dans des conditions stériles, il existe un petit risque d'infection au point d'injection. Réactions locales à la plaie. La petite plaie à la tête pourrait s'infecter ou s'enflammer. Risque pour les connexions neuronales. Il existe un très faible risque que l'injection perturbe d'importantes connexions cérébrales, ce qui pourrait affecter certains mouvements.
Devenir
Dans cette étude, tous les animaux seront euthanasiés avec un chirugie terminale sous anesthésie à la fin de la procédure. Cette étape est nécessaire pour permettre l’analyse approfondie de leurs organes, notamment du cerveau, afin de mieux comprendre les mécanismes biologiques étudiés. Ces analyses, réalisées selon des techniques histologiques précises, sont indispensables pour obtenir des résultats fiables et avancés, contribuant ainsi à la recherche scientifique et médicale. Cette approche garantit également que les animaux ne subissent aucune souffrance prolongée, en accord avec les principes de bien-être animal et les réglementations en place.
Remplacement
Malgré les efforts continus pour développer des modèles alternatifs, l'utilisation de souris reste indispensable dans les études sur les maladies neurologiques, en raison de la complexité des processus biologiques impliqués et de la nécessité d'examiner ces mécanismes au sein d'un organisme vivant. Bien que les cultures de cellules souches neurales et les organoïdes cérébraux fournissent des informations précieuses sur les réseaux neuronaux, ils ne reproduisent pas entièrement le microenvironnement cérébral complexe, en particulier les interactions cruciales entre les différents types de cellules. Ces interactions sont essentielles pour comprendre les altérations des réseaux neuronaux dans des conditions telles que l'épilepsie ou certains comportements associés aux troubles du spectre autistique. Les progrès de la modélisation informatique permettent des simulations utiles de certains aspects des réseaux neuronaux, mais ces modèles sont limités par des données restreintes et la complexité des mécanismes neuronaux. Les souris, bien qu'elles ne reproduisent que partiellement les comportements et les altérations des réseaux humains, sont particulièrement utiles dans leurs versions génétiquement modifiées pour des gènes spécifiques. Ces modèles constituent une base précieuse pour l'étude du rôle de certaines protéines, permettant aux chercheurs de tester comment moduler ou restaurer l'expression des gènes dans le cadre de pathologies telles que l'épilepsie ou l'autisme, et ainsi de mieux comprendre des mécanismes similaires chez l'homme et de développer des traitements potentiellement plus efficaces. Dans le cadre de ce projet, nous évaluerons d'abord chaque vecteur viral en culture cellulaire pour nous assurer qu'il exprime correctement les protéines. Seuls les vecteurs qui passent ce contrôle de qualité en culture seront ensuite utilisés sur des animaux vivants, ce qui réduira la nécessité d'utiliser des modèles animaux uniquement lors des étapes cruciales de validation.
Réduction
Nous avons utilisé des tests statistiques qui te permettent de réduire le nombre d'animaux à 8 par groupe pour garantir des résultats fiables et statistiquement valables. Étant donné que nous incluons des animaux mâles et femelles et que nous comparons des conditions différentes. Cette approche nous permet d'utiliser le moins d'animaux possible tout en maintenant la validité scientifique de nos résultats.
Raffinement
Tout au long du projet, toutes les mesures nécessaires seront mises en œuvre pour éviter tout impact négatif sur le bien-être des animaux. L'expérience respectera les impératifs éthiques, en intégrant des méthodes d'hébergement appropriées, l'enrichissement de l'environnement et la prévention de toute douleur, inconfort, stress ou détresse des animaux. Ils sont placés dans la cage avec une maison en carton, de la laine de coton et une roue d'exercice, afin de répondre à leurs besoins physiologiques et comportementaux. Les animaux seront surveillés quotidiennement et leur poids sera vérifié une fois par semaine. Des anesthésiques et des analgésiques seront utilisés pendant les procédures pour réduire la douleur. Après les procédures, de la nourriture gélifiée et de l'eau seront placées sur le sol pour faciliter l'alimentation. Enfin, des points limites précis ont été établis pour suivre de près les effets des interventions. Les animaux présentant l'un des points limites ou un score supérieur à 15 dans ce tableau seront systématiquement euthanasiés.
Choix des espèces
L’objectif principal de ce projet est de développer un nouveau traitement. Avant d’y parvenir, nous devons d’abord tester la sécurité et l’efficacité de notre vecteur viral chez des souris. Nous utilisons de jeunes souris adultes âgées de 2 à 3 mois, car elles offrent plusieurs avantages. À cet âge, leur cerveau est complètement formé et elles sont en bonne santé, ce qui garantit des résultats fiables. Leur crâne est également suffisamment stable pour permettre des injections précises dans les régions spécifiques du cerveau. Cela nous aide à analyser où le vecteur se distribue et quels neurones il cible, ce qui est crucial pour améliorer la précision et la validité des résultats. Ce travail est une étape essentielle pour développer des solutions thérapeutiques innovantes pour des maladies complexes.
Caractérisation de modèles de souris de la maladie de Fanconi.
- Recherche appliquée
- Cancers
1 728 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacune suivie de la naissance jusqu'à l'âge de vingt-quatre mois, avec un prélèvement de sang à la joue chaque mois sur animal éveillé à partir de six semaines. Elles portent des mutations combinées de gènes de la voie Fanconi, et certaines développent des cancers ou une défaillance de la production des cellules sanguines par la moelle osseuse, que le porteur cite comme sources de douleur. Toutes sont tuées au plus tard à vingt-quatre mois pour l'analyse des organes. Le projet ne teste aucun traitement : il crée et caractérise les lignées, l'évaluation de thérapies étant renvoyée à un "second temps".
Objectifs
L’anémie de Fanconi est une maladie héréditaire rare, caractérisée par des malformations dès la naissance, et un défaut de la production de cellules sanguines par la moelle osseuse, menant à une quantité réduite de globules rouges, globules blancs et plaquettes dans le sang. Par ailleurs tous les patients ont une tendance très importante à développer des cancers du sang et des cancers solides tels que ceux de la tête et du cou. Cette maladie est causée par des mutations des gènes participant à la réparation de l’ADN en cas d’altération. À ce jour, 23 gènes participant à la voie de signalisation Fanconi sont connus dans cette pathologie. La mutation d’un de ces 23 gènes de la voie Fanconi provoque les symptômes de la maladie anémie de Fanconi. Il est important de travailler avec différentes mutations de la voie Fanconi afin de mieux comprendre la maladie et l’évolution vers des cancers du sang. Pour ce projet nous utiliserons des modèles de souris associant plusieurs gènes impliqués dans la maladie et retrouvés mutés chez les patients Fanconi, notamment dans les cas les plus graves. Ces modèles de souris nous permettront également de mimer des états précédant l’apparition des cancers du sang. L’objectif de ce projet est de créer et caractériser des lignées de souris transgéniques reproduisant les altérations retrouvées chez les patients Fanconi.
Bénéfices attendus
Les gènes associés à l’anémie de Fanconi sont similaires entre la souris et l’homme. Nous pouvons ainsi modéliser les mutations de ces gènes retrouvés chez les patients chez la souris. À court terme, ce projet nous permettra de créer des modèles de souris de l’anémie de Fanconi et d’étudier l’évolution naturelle de la maladie. Dans un second temps, nous utiliserons ces nouvelles lignées génétiquement modifiées pour tester des thérapies ciblant l’anémie de Fanconi.
Procédures
Pour mener à bien ce projet, nous générerons de nouvelles lignées de souris génétiquement modifiées par croisement. Les animaux ainsi obtenus seront suivis de la naissance jusqu'à l'âge de 24 mois afin de détecter tout effet sur l'apparition de cancer. Nous mesurerons également plusieurs paramètres sanguins à partir de prélèvements de sang obtenus au niveau de la joue (sur souris éveillée, d'une durée de 30 secondes environ). Ces prélèvements seront mensuels à partir de l’âge de 6 semaines et jusqu’à l’âge de 24 mois.
Impact sur les animaux
Une douleur liée au prélèvement de sang réalisé au niveau de la veine de la joue peut être constatée. Certaines souris peuvent développer des cancers ou un défaut de la production des cellules sanguines par la moelle osseuse ce qui peut être une source de douleur ressentie par l’animal.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés au plus tard à 24 mois pour l’analyse des organes post-mortem.
Remplacement
Notre projet a pour but de décrire les caractéristiques des souris avec des mutations de gènes associés à l’anémie de Fanconi, notamment les valeurs de référence pour les paramètres sanguins (hémoglobine, globules rouges, globules blancs, plaquettes) et leur évolution en fonction du vieillissement des souris, en cherchant une réduction progressive des paramètres sanguins avec le temps. Le modèle souris ne peut pas être remplacé par un modèle cellulaire car nous avons besoin de l’organisme entier et vivant pour évaluer l’impact de la perte d’un gène Fanconi sur la production des cellules du sang par la moelle osseuse.
Réduction
Afin de caractériser les nouveaux modèles de souris que nous allons créer, nous avons besoin d’un nombre minimal d’animaux de chaque groupe, défini à l’aide d’une analyse statistique. Nous prévoyons une analyse intermédiaire ce qui permettra de déterminer si les animaux créés présenteront une altération de leur bien-être. Si l’analyse intermédiaire permet de détecter une différence significative entre les groupes génétiquement altérés, l’expérience sera arrêtée.
Raffinement
Une surveillance quotidienne sera réalisée par l’expérimentateur ou l’animalier. Nous serons attentifs en veillant à ce que tous les animaux soient maintenus autant que possible en groupe et que l’enrichissement du milieu soit adapté, notamment pour les animaux qui se retrouveraient isolés en cours d’expérience. Toutes les cages auront un enrichissement (papier kraft, tunnel, buchette de bois). Une surveillance clinique hebdomadaire de l’apparence (poids, pelage, sécrétions, présence de masse tumorale) et du comportement (interactions sociales, posture, mobilité, respiration) sera effectuée dès la naissance et jusqu’à la fin de la procédure (24 mois). Le suivi se fera en suivant une grille de points limites définis, suffisamment précoces et prédictifs. Pour les nouveaux nés jusqu’au sevrage, nous surveillerons également la présence de malformations et de retard de développement éventuel. La surveillance biologique mensuelle par numération des comptes globulaires sanguins à partir de 6 semaines de vie nous permettra également de détecter des anomalies très précoces de la numération sanguine. Si des animaux présentent des signes d’inconfort, ils bénéficieront d'une analgésie. Toute souris présentant des signes de souffrance pendant la durée de l’expérience (poil hérissé, prostration, perte de poids, tumeur palpable) sera euthanasiée sans attendre et analysée.
Choix des espèces
Les gènes Fanconi sont similaires entre la souris et l’homme. Nous pouvons ainsi modéliser les mutations de ces gènes retrouvées chez les patients Fanconi chez la souris. L’utilisation du modèle souris permet à la fois de modéliser le défaut de réparation de l’ADN de l’anémie de Fanconi et d’analyser l’évolution naturelle de cette pathologie. Pour la caractérisation des modèles, les souris seront suivies dès la naissance afin de détecter l’apparition d’une tumeur. Le premier prélèvement sanguin aura lieu à l’âge de 6 semaines, afin de ne pas manquer des anomalies très précoces de la numération sanguine et jusqu’à l’âge de 24 mois, afin d’évaluer le vieillissement des souris et son retentissement sur les paramètres sanguins, ainsi que le développement de possibles cancers. Cette surveillance est basée sur la littérature scientifique existante.